• Suisse, États-Unis, France : le retour du scorbut – Réalités Biomédicales
    https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2022/10/06/suisse-etats-unis-france-le-retour-du-scorbut

    Stéphanie Thiemann, Valeria Cimorelli, Nadia Bajwa qui rapportent ce cas clinique de scorbut infantile survenu en Suisse, pays riche, rappellent que les premiers symptômes du scorbut sont principalement des signes généraux qui peuvent passer inaperçus. Des douleurs osseuses et musculaires sont présentes dans plus de 80 % des cas et s’expliquent par la fragilité des ligaments, des os et des fibres musculaires, la carence vitaminique entraînant une anomalie de formation du collagène. Les douleurs osseuses sont également directement provoquées par des saignements de la membrane synoviale qui tapisse l’intérieur des articulations, la présence d’hématomes sous le périoste et des micro-fractures. Les saignements sont dus à une fragilité capillaire. Il est à noter que la perte des dents et les saignements des gencives (gingivorragies), qui figurent parmi les signes historiquement associés au scorbut, sont des symptômes tardifs.

    Le traitement du scorbut infantile consiste généralement en une prise quotidienne de vitamine C par voie orale ou intraveineuse pendant une semaine. Les jeunes enfants sont ensuite supplémentés par voie orale pendant un à trois mois. Les symptômes généraux disparaissent en 24 heures alors que les signes cutanés et musculaires mettent plusieurs semaines pour s’améliorer.

    Selon les pédiatres suisses, ce cas clinique est « un exemple de l’importance de disposer de l’histoire détaillée du patient, y compris sur le plan nutritionnel », et d’ajouter : « Si nous avions inclus les carences nutritionnelles dans notre diagnostic différentiel initial, nous aurions été en mesure d’éviter des examens de laboratoire inutiles, d’imagerie, des procédures invasives, et nous aurions pu traiter le patient plus rapidement ». Il importe en effet de traiter les patients sans délai car cette carence vitaminique peut être mortelle.

  • Près d’un salarié sur deux qui transmet le virus en entreprise se sait malade
    https://www.bfmtv.com/economie/pres-d-un-salarie-sur-deux-qui-transmet-le-virus-en-entreprise-se-sait-malade

    « De façon inquiétante, 46% des personnes sources de l’infection en milieu professionnel étaient symptomatiques au moment du contact infectant et s’étaient donc rendues sur leur lieu de travail se sachant symptomatiques », pointe le conseil scientifique reprenant les données de l’étude ComCor.

    #covid-19 #travail #carence #présentéisme #conseil_scientifique

    • Rarement la bêtise du « monde du travail » ne m’aura autant sauté aux yeux. Les employeurs sont évidemment les premiers responsables mais pas les seuls, malheureusement. A commencer par le gouvernement : aucune règle stricte n’a été établie concernant le télétravail. Toujours cocasse donc de les voir s’étonner que « ce n’est pas respecté ». Ils n’ont toujours pas compris (ou plutôt font semblant de ne pas comprendre) que le seul truc que les patrons comprennent plus ou moins, ce sont des lois avec sanctions en cas de non respect. Et puis les employés, qui trop souvent ne sont pas en reste pour montrer qu’ils peuvent être aussi idiots que leur employeur.
      Je suis sûr que si je demande à mes collègues comment le virus se propage, je n’aurai pas beaucoup de réponses justes (faut dire que la communication gouvernementale est toujours à la ramasse là dessus). Mais pourtant je bosse dans une entreprise du secteur de la santé (on forme même des professionnels de santé à propos du Covid, c’est fou d’ailleurs comme certains arrivent à séparer ce qu’ils enseignent de leur pratique quotidienne). La dernière fois que j’ai demandé à ce qu’on ouvre la fenêtre de la cuisine pendant la pause déjeuner, on m’a répondu qu’on l’ouvrait 5 minutes avant et que c’était suffisant. Donc depuis je suis en télétravail à temps plein, ça fait 5 mois, j’en avais un peu marre de passer pour le chieur de service (bonus : le bureau à côté du mien, c’est sans masque toute la journée, même se laver les mains c’est trop demander). Je plains toutes celles et ceux qui ont l’obligation de rester sur place à leur taf... Je n’oublie pas aussi que les années précédentes certains venaient avec leur gastro (très sympa, en plus d’être contaminants, les chiottes sont occupées la moitié de la journée et bien pourries). Est-ce que c’est typiquement français cette bêtise crasse ou faudrait que je déménage ailleurs ? (je sais que les 3 jours de carence ça joue aussi, mais franchement dans le lot y en a qui sont pas dans le besoin, et au pire y a le télétravail, mais c’est vu comme un « congé » dans ma boîte).

    • Ces gens qui nous gouvernent, se sentent en train d’écrire l’Histoire. Ils se voient dans le costume de Pétain à Verdun ou de Thiers en 1871. Pour eux, gouverner, c’est punir, c’est avoir son lot de cadavres. Même ceux qu’on aurait pu éviter. Surtout ceux-là. Sans morts gratuites, pas de postérité.
      Ces gens sont des malades à oublier très vite. Enfin pas trop non plus. A oublier correctement. C’est à dire en évitant de leur faire des statues ou en attribuant leurs noms à des rues ou des boulevards...

  • #Covid-19 : des contrôleurs SNCF ont caché qu’ils étaient contaminés - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/economie/covid-19-des-controleurs-sncf-ont-cache-qu-ils-etaient-contamines-28-09-2

    (Via Maître Pandaï sur Twitter)

    « Ce n’est pas un sujet purement SNCF. Tous les salariés qui ont une part variable, comme les commerciaux, ou qui sont en difficulté financière, risquent de ne pas dire qu’ils ont le coronavirus. Il faut que le gouvernement agisse ».

  • La Commission Culture du Sénat rend son rapport sur le système de recherche face à la pandémie

    Le sénateur Pierre Ouzoulias nous fait l’honneur de nous transmettre le résumé du rapport de la commission de la Culture, de l’éducation et de la communication du Sénat.
    Le groupe de travail de la commission de la culture du Sénat a rendu son rapport sur le système de recherche face à la pandémie.
    Il dit son admiration et sa reconnaissance pour la mobilisation exceptionnelle de toute la communauté scientifique.
    Néanmoins, il regrette le manque de #stratégie_nationale de recherche sur la Covid-19 et l’absence de structure de #pilotage_unique. Il demande la mise en place d’une stratégie nationale pilotée par une structure unique.
    Il regrette que l’absence d’organisation et de coordination entre les institutions a eu pour conséquence la diffusion de messages au mieux désordonnés, au pire contradictoires.
    Il note une dispersion des #financements sur un grand nombre de projets, alors qu’il aurait été plus pertinent de consacrer des montants plus élevés sur des projets bien ciblés.

    Il estime que la pandémie a mis en lumière les #carences_structurelles du #système_de_recherche français et plus particulièrement le décrochage de la #recherche_biomédicale.

    Ainsi, il regrette que les travaux de recherche sur les coronavirus ont considérablement été réduits il y a une quinzaine d’années en France, faute de financements et de programmation stratégique.

    Il estime que l’érosion continue des #dotations_de_base depuis plusieurs années oblige les opérateurs de recherche à se tourner de plus en plus vers les #financements_sur_projets.
    Or, ce mode de #financement est peu compatible avec la prise de risques et ne permet pas de mener des #projets_exploratoires.

    « Aussi, [il] estime indispensable de mettre un terme à la diminution constante des dotations de base des laboratoires de recherche et de rééquilibrer leur structure de financement entre ces dotations et les financements sur projets ».

    Il considère que l’épidémie de Covid-19 confirme la nécessité d’une #réforme globale de la recherche, qui tirerait les leçons de cette crise. Pour cela, il estime nécessaire :

    - d’amorcer une trajectoire financière ambitieuse qui permette d’atteindre l’objectif de 1 % du PIB consacré à la #recherche_publique ;
    - de rééquilibrer la structure de financement des #laboratoires_de_recherche entre dotations de base et financements sur projets ;
    – de revaloriser très nettement la #rémunération et le #statut des chercheurs.

    À très court terme, il rappelle la nécessité d’un indispensable soutien aux doctorants et post-doctorants pénalisés par la crise.

    Enfin, il déplore les excès médiatiques qui vont à l’encontre de la démarche et de l’#intégrité_scientifiques, lesquelles exigent de la méthode, de la rigueur, de l’esprit critique et de la discrétion professionnelle.

    https://academia.hypotheses.org/24538

    Le lien vers la synthèse du rapport :
    http://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/commission/affaires_culturelles/documents/GT_Recherche.pdf

    #rapport #recherche #pandémie #covid-19 #coronavirus #ESR

  • La #pêche locale pourrait contrer la #malnutrition de millions de personnes
    https://www.acadienouvelle.com/etc/dans-votre-nature/2019/09/26/la-peche-locale-pourrait-contrer-la-malnutrition-de-millions-de-pers

    Ces #poissons, s’ils étaient en partie redistribués aux populations dans le besoin, permettraient aux gens de combler des carences en fer, en zinc et en calcium. Les résultats de cette étude, menée par des chercheurs du Royaume-Uni, des États-Unis et de l’Université Dalhousie à Halifax, ont été publiés mercredi dans la revue scientifique « #Nature ». Le professeur agrégé Aaron MacNeil, de la faculté de biologie de l’Université Dalhousie, a créé un modèle prédictif permettant d’anticiper la présence de sept nutriments essentiels susceptibles de se retrouver chez 367 espèces de poissons que l’on retrouve au large des côtes de 43 pays. Selon ce qu’a pu constater l’équipe de chercheurs, les poissons pêchés au large des côtes de certains pays d’#Afrique comme la Namibie et la Mauritanie sont souvent exploités par des pays étrangers et destinés à l’#exportation. « Il y a suffisamment de #micronutriments disponibles actuellement pour régler un immense problème de #santé et de #carence alimentaire dans le monde », a déclaré Aaron MacNeil en entrevue.

    How the global fish market contributes to human micronutrient deficiencies
    http://www.nature.com/articles/d41586-019-02810-2

    This problem is perhaps greatest for countries on the northwestern coast of Africa. There, fishing by fleets from the European Union, Russia and East Asia — and high fish exports to the EU — have led to local fish scarcity and price increases that have made fish increasingly inaccessible to local consumers5.

    #Sénégal #Mauritanie #UE #Chine #Russie

  • Contrats courts : « On n’apparaît nulle part », Amandine Cailhol, Mathilde Frénois, Correspondante à Nice et Gurvan Kristanadjaja
    https://www.liberation.fr/france/2019/03/28/contrats-courts-on-n-apparait-nulle-part_1718018

    Réservé à certains secteurs, le CDD d’usage permet aux employeurs d’embaucher temporairement sans payer de #prime_de_précarité. « Ration » donne la parole à trois « permittents », à commencer par un chef cuisinier abonné aux extras.

    Cela représente une belle pile de paperasse. Au cours des dix dernières années, Nicolas Durot-Pouchtajevitch a travaillé successivement pour trois traiteurs de la région parisienne. Mais sur la période, le chef cuisinier, tout juste 40 ans, a signé des centaines de contrats. Autour de 2 500, estime-t-il, soit un pour chaque journée de travail, souvent même deux par jour, lorsqu’il enchaînait deux missions. Des contrats d’usage, plus exactement. Aussi appelés « #extras », ces CDD sont réservés à certains secteurs, dont la #restauration. Leur but : permettre aux employeurs d’embaucher temporairement du renfort, sans payer de prime de précarité. Sauf que, souvent, le temporaire dure. Mais la situation de ces salariés « permittents », qui alternent CDD et chômage, reste précaire.

    Lui parle de contrats d’« usure ». Après un « burn-out », il dénonce un « esclavage moderne ». Il raconte les appels de dernière minute, les doubles journées au cours desquelles la durée de travail journalière maximale (11 heures pour les cuisiniers) est largement dépassée. « Les pauses pour pisser, ça n’existe plus. Pour tout faire, on doit arriver une heure en avance », raconte Nicolas. Une heure de travail gratuite. Puis c’est la course : « Décharger le matériel, l’installer, cuisiner, gérer le personnel, les relations clients. » Les heures supplémentaires sont légion, mais pas majorées. Pour six heures de travail, il empoche 80 euros net.

    Faire des extras, au départ, était pourtant un choix. « Je voulais plus de flexibilité que dans la restauration classique. Et j’aimais le défi de ces missions », explique le chef. Mais cette liberté a des limites. « Refuser un contrat, c’est risquer de ne pas être rappelé ». Mieux vaut faire profil bas, malgré la dégradation des #conditions_de_travail : « Un hiver, on travaillait sous des tentes, il faisait zéro degré et j’ai osé demander des chauffages. La semaine suivante, on ne m’a pas donné de mission. »
    Les choses se gâtent encore lorsqu’il demande un CDI. Après cinq ans de mini-CDD chez un premier traiteur - et alors qu’il réalise presque l’équivalent d’un temps plein -, il réclame ce sésame, synonyme de sécurité professionnelle et de sérénité personnelle. « Résultat : ils ont baissé mon activité, puis m’ont mis à la porte. » Rebelote, plus tard, chez un second employeur. Même requête d’un CDI, même coup de balai. Un troisième, « avec insistance », lui suggère de devenir #autoentrepreneur, puis lui impose de baisser ses tarifications. Face à ce « salariat déguisé » et ce « chantage à l’emploi », il finit par jeter l’éponge fin 2018.

    En dix ans, Nicolas Durot-Pouchtajevitch assure n’avoir vu qu’une fois un médecin du travail, uniquement parce que cela avait été exigé par un client dans le cadre d’une prestation. « Le matin, on est à un endroit, le soir à un autre, mais on n’apparaît nulle part, même pas sur les registres du personnel, car tous les jours on est licencié. Même les syndicats ne nous connaissent pas », pointe le cuisinier. Autre galère, il n’a jamais réussi à se faire indemniser un arrêt maladie : « J’ai envoyé 84 fiches de paye à la Sécu. Mais mon employeur n’a pas complété l’attestation, arguant que je ne faisais pas partie de l’effectif de l’entreprise, que j’étais au #chômage. »

    Au chômage, il l’était, en effet. Du moins au sens de Pôle Emploi, qui le classait alors dans la catégorie C des demandeurs d’emploi, celle regroupant les personnes en activité réduite de plus de 78 heures par mois. Lui dépassait largement ce plancher. Les bons mois, il tournait à 250 heures. Bien suffisant pour ouvrir des droits à #Pôle_Emploi et bénéficier d’allocations, notamment pendant les mois creux, l’été. En 2017, il a, en plus des 26 000 euros net de salaires perçus, encaissé 6 000 euros d’allocations. « Je n’ai aucun complexe à avoir perçu cet argent. A Paris, il n’y a pas moyen de vivre avec les #salaires de la restauration. Surtout quand, comme moi, on est père célibataire et qu’il faut financer un mode de garde, le soir et les jours fériés », explique Nicolas.

    Sans complexe, il n’est pas moins critique contre ce « système d’assistanat qui permet aux employeurs de disposer de bras pas chers et dociles ». Lui réclame de meilleurs salaires, la sécurité de l’emploi, une véritable couverture sociale. Et ne croit pas au bonus-malus, cette modulation des cotisations sociales des employeurs pour limiter le recours à aux CDD : « C’est une bêtise. En 2012, une surtaxe similaire a été instaurée. En fin de chaîne, les employeurs ont répercuté les coûts sur les salariés en réduisant le nombre d’intervenants ou les heures payées. Et une fois de plus, les #permittents ont été les maltraités du système. »

    Adel Yedes, 59 ans, Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis)

    « J’ai commencé les CDD en 1993 dans une boîte de sondages. J’étais enquêteur avec des contrats soit hebdomadaires, soit à la journée. Parfois, j’en avais plusieurs dans une même semaine. Mon dossier avec mes centaines de contrats et quelques documents fait 8,5 kilos. Quand je l’ai envoyé à mon avocat, il a halluciné. D’un point de vue pécuniaire, je n’avais pas de soucis. Avec un CDD d’usage, on reste sur les listes de chômeurs : si je ne travaille pas assez ou si je pars en vacances, Pôle Emploi compense la perte de revenus. Mais cette situation est #précaire. Surtout depuis que les dossiers pour Pôle Emploi se sont informatisés. Ce n’était plus à nous d’apporter les papiers, mais au patron de les envoyer par Internet. Il y avait toujours un problème et on recevait les indemnités avec des mois de retard. Et puis quand il n’y a plus de travail, c’est « au revoir et merci ». Il est difficile d’avoir un avenir. J’avais un stress continuel : dès qu’il y a un dossier à remplir, qu’on nous demande une fiche de paie à la #banque ou pour louer un appartement, on a peur. On me traite comme un clochard parce que, sur ma fiche de paie, il y a écrit « vacataire ».

    « Ce qui me faisait oublier ce genre de stress, c’est que je sentais que j’avais des responsabilités. Comme j’étais chef d’équipe puis superviseur, j’avais des réunions avec les chefs, je faisais des commandes, je gérais entre 2 et 3 millions d’euros de timbres, je planifiais le travail, je dépannais les ordinateurs. Ça me donnait une petite assurance.

    « Je suis devenu quelqu’un qui a signé un CDI le 18 janvier 2018. Un an plus tôt, une grande enquête de cinq ans se terminait dans la boîte de sondages pour laquelle je travaillais. Tout le monde avait peur, moi y compris. Mais l’entreprise n’a pas réussi à me faire partir car j’étais syndicaliste CFDT. C’est là que j’ai préparé mon dossier pour les prud’hommes. Mon CDD est devenu un CDI. Quand on a eu le jugement, j’étais encore en poste mais il n’y avait pas de boulot pour moi. Je suis resté quelques mois à la maison et finalement je suis parti avec une enveloppe. Si c’était à refaire, avec une famille et des enfants, ce serait non. Quand j’ai commencé, j’étais célibataire, jeune et sans responsabilité. Maintenant, je recherche un emploi et je ne reprendrai pas ce type de CDD. C’est fini. »

    Aurélie*, 28 ans, technicienne dans l’audiovisuel

    « Je suis intermittente du spectacle et en CDD d’usage depuis huit ans. Quand j’entends que nous sommes l’une des principales cibles du gouvernement, comme nous l’avons déjà été largement précédemment, ça me fait rire. Quand on connaît les conditions d’attribution du complément de salaire que Pôle Emploi nous attribue… Mon indemnisation Pôle Emploi est de 67 euros par jour non travaillé, ce qui est plutôt correct. Mais cette aide est désormais soumise à des conditions tellement nombreuses que je ne la touche plus. Je suis considérée comme une #intermittente qui « travaille trop ». Résultat, je ne perçois rien de Pôle Emploi le mois M si j’ai beaucoup travaillé le mois M-1, car on estime qu’il doit me rester de l’argent du mois précédent. Je ne vois pas ce que le gouvernement veut prendre de plus, puisqu’il ne donne déjà quasiment plus rien. Désormais, nous ne sommes indemnisés que si nous ne sommes pas en #carence.

    « En réalité, je ne peux pas vraiment me plaindre de ma situation, car en six ans à France Télés, j’ai eu trois propositions d’embauche sérieuses que j’ai déclinées. Je ne peux qu’assumer mes choix. Mais ce qui est devenu dur, au-delà du fait que les contrats tombent parfois du jour pour le lendemain, c’est que depuis près de deux ans, nous devons déclarer tous nos frais avec une facture pour chaque dépense. Depuis environ un an, nous devons aussi les rentrer dans un logiciel, ce qui est un vrai boulot de secrétariat, en plus des diverses réservations que nous avons toujours eues à gérer. Et je ne parle même pas des versements de salaire divisés en autant de contrats que nous avons signés, et des remboursements de frais que je ne contrôle jamais. Je me dis que si un versement est oublié, tant pis pour moi, c’est le prix à payer pour garder une vie sociale plutôt que de passer mon temps à faire de la comptabilité.

    « Dans le regard des gens, il persiste l’idée que nous sommes bien payés par nos employeurs et grassement indemnisés par Pôle Emploi. C’était davantage vrai avant. Même si je ne suis pas malheureuse aujourd’hui, je ne peux que constater que mon salaire annuel a largement baissé depuis six ans, alors que je travaille un peu plus qu’avant. Mais la liberté que ce statut offre reste primordiale pour moi… Jusqu’à quand ? »

    *Le prénom a été modifié.

    #CDD_d’usage

  • L’autoroute vers la France entièrement bloquée à Rekkem par les syndicats du transport
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_des-militants-de-la-csc-transcom-menent-une-action-au-poste-frontiere-de

    Les syndicats du transport manifestaient lundi au poste-frontière de Rekkem et bloquaient l’autoroute l’autoroute E17 en direction de la France. 

    Les syndicats du transport se sont rassemblés aux alentours de 07h30 lundi matin. Ils ont d’abord mené une petite action sur un parking avant de bloquer complètement l’autoroute E17. Ils dénoncent les plans de l’Europe autour des temps de conduite et de repos des conducteurs de poids lourds et de bus.

    Ils veulent informer les chauffeurs de poids lourds et de bus des dangers du paquet « mobilité » voulu par les autorités européennes qui vise à raccourcir les temps de repos des chauffeurs, et donc d’allonger leur présence sur les routes.

    Les syndicats trouvent cela dangereux. « A Rekkem, nous allons informer de manière proactive les chauffeurs de poids lourds mais aussi les automobilistes sur les dangers de l’applications – si elles passent – de nouvelles législations européennes sur les temps de conduite et de repos, explique Roberto Parillo, président de la CSC Transcom. L’Europe veut diminuer le temps de repos des chauffeurs. En faisant cela, elle mettrait en danger la sécurité des chauffeurs et des citoyens. »

    Cette action a lieu à de nombreux postes frontière européens.

    #transport #transports #camions #ue #union_européenne #parlement_européen #esclavage

    • Belgique : La réforme du transport routier qui divise l’Europe revient ce jeudi au Parlement européen _ Belga - 8 Janvier 2019 - RTBF

      La réforme du transport routier, qui divise l’Europe des transporteurs, revient ce jeudi en commission du Parlement européen, alors que la Belgique s’oppose toujours à certaines modifications concernant le « cabotage ».

      Ouest vs. est 
      Cette réforme divise l’Europe du transport en deux blocs : d’un côté se retrouvent des pays de l’ouest qui dénoncent le dumping social de l’est - une forme de concurrence déloyale due à des normes sociales moins élevées, qui allègent donc le coût des chauffeurs routiers -, de l’autre ceux qui accusent l’ouest de vouloir maintenir un protectionnisme déguisé.

      La réforme est compilée dans un « paquet mobilité ». Elle touche notamment aux règles de temps de repos encadrant les travailleurs « détachés », ceux venant d’un autre pays de l’Union européenne. Déjà soumis aux eurodéputés en plénière en juillet dernier, le paquet avait été renvoyé en commission, où les élus doivent à nouveau prendre attitude ce jeudi.

      La réforme ne va pas assez loin pour certains
      En Belgique, les fédérations de transporteurs routiers apprécient certaines améliorations proposées sur les conditions de travail dans le secteur, comme le repos hebdomadaire normal qui devra être pris en dehors de la cabine, alors que de nombreux routiers passent une partie du week-end dans leur poids lourd arrêté sur un parking. Mais la réforme ne va pas encore assez loin aux yeux de certains, car des dérogations seront possibles si le parking autoroutier est suffisamment équipé.

      Par ailleurs, un conducteur devra retourner dans son pays d’établissement au moins toutes les quatre semaines, sauf dans certains cas particuliers, prévoit la réforme.

      Discussions autour du « cabotage »
      En revanche, la Belgique n’apprécie pas un autre point de l’accord, portant sur le « cabotage ».

      Cette pratique consiste pour un transporteur à effectuer des opérations dans un pays où il est arrivé dans le cadre d’une livraison internationale. Entre deux séries de cabotage dans un autre pays, le transporteur devrait respecter une « période de carence » minimale de cinq jours, afin d’éviter que cette activité à l’étranger ne devienne quasi permanente, selon les termes de l’accord.

      Or, actuellement, des camionneurs belges partent de Belgique conduire des marchandises par exemple en France, où ils font trois opérations de cabotage avant de rentrer le week-end en Belgique et repartir la semaine suivante, expliquait dernièrement encore le ministre fédéral des Transports, François Bellot. « Ce ne sera plus possible » si la réforme passe, selon lui. La France est en effet parvenue à imposer sa période de carence.

      En revanche, la Belgique soutient la mise en place du tachygraphe intelligent qui permettra des contrôles plus fréquents du cabotage. Toutefois, les camions qui réalisent des transports internationaux ne devront en être équipés qu’à partir de fin 2024, une date qu’il conviendrait d’avancer selon certaines fédérations.

      Si le paquet mobilité passe les écueils de la commission parlementaire jeudi puis de la plénière la semaine prochaine à Strasbourg, il devra encore être négocié avec le Conseil, avant que les deux instances ne se prononcent définitivement, peut-être avant les élections de mai.

      Au Conseil, la Belgique continuera de s’opposer à cette modification sur le cabotage. Le poids de la Roumanie, qui a pris la présidence semestrielle du Conseil, pourrait être déterminant.

      #cabotage #travailleurs_détachés #dumping_social #eurodéputés #carence

  • L’histoire de l’alimentation de l’homme | Le site officiel de la méthode Montignac
    http://www.montignac.com/fr/l-histoire-de-l-alimentation-de-l-homme
    Je ne sais pas si on a déjà évoquer ici les #carences_alimentaires des débuts de l’agriculture dues à la non assimilation des #céréales par le #biotope_intestinal humain. J’ai lu cela dans le livre super chouette
    de Marc-André Sélosse, lequel pense que c’est le manque de gibier qui aurait contraint à la #domestication animale et végétale.https://seenthis.net/messages/624971
    Il défend dans ce bouquin les aliments fermentés #microbes #bactérie #fermentation #alimentation #agriculture #inégalités

    J’ai trouvé cet article sur l’#histoire de la transition entre #nomadisme et #sédentarisation

    D’aucun pourrait croire qu’en se sédentarisant, l’homme primitif avait mis forcément un pied dans un processus qui allait le conduire à améliorer son existence.
    Or sur le plan alimentaire, c’est plutôt l’inverse qui se produisit. Au contraire du #chasseur-cueilleur du Mésolithique, l’#agriculteur-éleveur dut en fait réduire considérablement la variété de son alimentation. Car seuls quelques rares animaux se prêtaient à la domestication et à l’#élevage, et seules quelques espèces végétales pouvaient être cultivées. Il n’est même pas exagéré de dire que l’agriculteur-éleveur dut nécessairement rationaliser voire optimiser son activité au sens où nous l’entendons aujourd’hui.

    Cette véritable révolution dans le mode de vie de nos ancêtres ne fut donc pas sans conséquences.
    Sur la santé d’abord. Le monophagisme qui résultait des mono cultures se révéla source importante de carences, ce qui se traduisit par une diminution notable de l’espérance de vie des populations concernées. De plus, l’agriculture (même réalisée sur de riches terres alluviales bien irriguées comme en Egypte et en Mésopotamie) se révéla beaucoup plus pénible en termes d’effort physique que la traque et la chasse du gibier du mésolithique et même des gros animaux du paléolithique supérieur.

    L’homme primitif avait vécu en harmonie et en équilibre avec la nature et lorsque sa nourriture naturelle se déplaçait du fait des migrations des espèces ou du cycle des saisons, il se déplaçait avec elle. En se sédentarisant, il s’imposa de nouvelles contraintes et de nouvelles restrictions.
    Car en sortant de ce quasi paradis terrestre pour devenir autonome par rapport à ses sources d’approvisionnement alimentaire, l’agriculteur-éleveur dut notamment faire face à de nombreux nouveaux risques : risques des caprices du climat, risques au niveau du choix des variétés et des espèces plus ou moins productives et fragiles, mais risque aussi sur le choix des sols plus ou moins adaptés. L’histoire des sept années de vaches maigres rapportée dans la Bible illustre bien les incertitudes de ce nouveau mode de culture, par nature aléatoire.
    Par ailleurs, l’émergence de l’agriculture et de l’élevage généra, comme l’on dirait aujourd’hui, une politique nataliste et productiviste de la part des intéressés. Devant la peur de manquer, l’agriculteur n’eut en effet de cesse de penser qu’il fallait produire plus et que pour cela, il avait besoin de bras supplémentaires.
    Sans le savoir, le laboureur et ses enfants ont ainsi ouvert la porte à un cercle vicieux. En contribuant à un essor démographique constant, les risques et la gravité des disettes du fait des mauvaises récoltes en étaient d’autant plus catastrophiques.

  • Mon corps a-t-il un #sexe ? | A dire d’elles
    https://sandrine70.wordpress.com/2015/03/12/mon-corps-a-t-il-un-sexe

    Evelyne Peyre a étudié de très nombreux squelettes d’habitants d’un village au premier millénaire de notre ère et s’est retrouvée devant un problème scientifique qui allait rendre possible la réflexion que nous avons ici aujourd’hui : 70% des squelettes qu’elle observait ne présentaient pas de caractères typiques qui permettent de déterminer avec certitude leur sexe (1).

    70% où ce n’était pas clair du tout. En revanche, aux deux « extrêmes d’une courbe en cloche », on avait des squelettes avec des os « faibles », légers, et des squelettes avec des os « lourds », forts. Les premiers sont à coup sûr des squelettes de femmes et les autres d’hommes. Mais pourquoi une telle conclusion, puisqu’une majorité des autres ne présentent pas une différence de « force des os » qui permette de différencier le masculin du féminin ? C’est là que la connaissance des habitudes sociales des individus de l’époque permet de comprendre : ce n’est pas le sexe biologique qui apparaît ici, mais comme pour le corset cité plus haut, les effets de la croissance différenciée et hiérarchisée des enfants filles et garçons. La #nourriture donne la force aux os. Les protéines sont nécessaires pou cela. Le village était constitué de nombreuses personnes pauvres, c’est à dire miséreuses. Souvent donc, il ne devait pas y avoir la possibilité de donner de la #viande à tout le monde parfois pendant plusieurs années. Qui en bénéficiait alors ? Pas chacunE à tour de rôle, mais les hommes en priorité. Les fillettes pauvres pouvaient ainsi avoir des #carences alimentaires fortes entraînant une fragilité osseuse. On peut donc déterminer ici le sexe du squelette, uniquement sur des critères environnementaux et de connaissances historiques des modes de vie et de l’idéologie qui décide que les hommes doivent être mieux nourris.

  • Les 400 culs - Mon squelette a-t-il un sexe ? - Libération.fr
    http://sexes.blogs.liberation.fr/2015/02/15/le-squelette-t-il-un-sexe
    On en parlait ici : que la dichotomie homme/femme était acquise et non innée, surtout sur la question de la taille et de l’accès aux protéines.

    Les os des #femmes sont-ils plus légers ?

    « Tout dépend de l’accès aux ressources nutritives et du mode d’#alimentation », répond Evelyne Peyre. Autrement dit : les différences homme femme inscrites dans le corps peuvent avoir une origine environnementale et culturelle. « Le squelette se forme jusqu’à l’âge de 19 ans. Or il s’avère qu’à l’heure actuelle 20% des jeunes adultes françaises sont anorexiques. Lorsqu’on examinera leur squelette dans un siècle, il y a de fortes probabilités que tous les squelettes présentant des signes d’ostéoporose seront identifiés comme ceux de femmes, parce qu’elles auront subi les séquelles de la #malnutrition. » C’est la même chose quand on examine les squelettes de villageois français des siècles passés : les os des femmes portent les stigmates évidents de leur sacrifice. « Jusqu’à récemment encore, dans les familles paysannes pauvres, lorsqu’il n’y avait qu’un morceau de viande, il était pour le chef de famille. Quand il y en avait un deuxième, il était pour le fils ainé. Les femmes, elles, en général buvaient le bouillon de cuisson. Les protéines, c’était en priorité pour les hommes. » Impossible d’identifier le sexe d’un squelette, sans avoir une connaissance précise des habitus d’une population : les hommes et les femmes développent leur corps selon des activités qui leur sont parfois propres. Il y a des gestes répétés de travaux dont les femmes ont le monopole, par exemple, et l’usure de certains de leurs os sert donc d’indice très fort pour les identifier. Le fait que les femmes se soumettent à des critères de beauté comme la minceur n’est pas non plus anodin : la minceur acquise par défaut nutritionnel laisse son empreinte sur le squelette. De même que le sport extrême. Les activités physiques, les coutumes alimentaires ou vestimentaires, « ça marque l’os, résume Evelyne Peyre. Les inégalités sociales économiques aussi marquent l’os. Dans les cultures qui attribuent moins d’importance au sexe dit “faible“, les squelettes présentant des symptômes de #carence alimentaire sont plus souvent ceux des femmes… ». Ce que l’on attribue à la constitution « naturelle » des femmes relève donc surtout de la construction : le squelette ne naît pas faible, il le devient.

    • De l’allongement des périodes de carence. Au début, ça a été vendu comme une mesure de justice sociale et d’économie bien ciblée, en prétendant que cela ne concernait que les cadres sup’ méga bien payés qui partiraient avec une sorte de parachute doré. Ça, ça passe bien, comme idée. À l’arrivée, c’est extension de la période de carence à 180 jours (soit 6 mois) pour tout ce que n’importe quel viré arrivera à gratter lors d’un licenciement en plus des indemnités légales. Par extension, ça s’applique rétroactivement aux indemnités prud’hommales obtenues en réparation des torts causés par l’entreprise. In fine, finit d’espérer faire autre chose après le licenciement que de survivre en cherchant un autre boulot d’esclave : ceux qui utilisaient leurs indemnités supra-légales pour créer leur activité ou juste éponger des dettes se le tiendront pour dit.

    • Les nouvelles règles pourraient dissuader d’aller aux #prud'hommes.
      DÉCRYPTAGE
      Selon la nouvelle convention #Unedic, les chômeurs ayant gagné un procès pour licenciement abusif devront rendre jusqu’à 16 200 euros de dommages et intérêts.
      C’est un tour de passe-passe qui doit réjouir le Medef. Alors que la nouvelle convention d’assurance chômage, signée le 14 mai par le patronat et trois syndicats (CFDT, CFTC et FO), doit être agréée dans les jours qui viennent par le gouvernement, le Syndicat des avocats de France (SAF) vient de soulever un loup qui pourrait faire chuter dangereusement, en matière de licenciements, les recours devant les prud’hommes.
      D’ores et déjà, les règles de l’assurance chômage prévoient un « différé d’indemnisation » pour les licenciés touchant un bonus extralégal. Autrement dit, un chômeur ne commence à toucher ses droits qu’après une période de #carence, dont la durée est liée au montant de la prime. Concrètement, les indemnités de rupture obtenues au-delà du minimum légal sont converties en jours d’indemnisation par Pôle Emploi, et déterminent ainsi la durée de cette période de différé. Dans la limite, cependant, de 75 jours.

      Prime. En résumé, si la somme touchée se traduit par un différé inférieur à 2,5 mois, le salarié épuisera, en théorie, l’équivalent de toute sa prime en jours d’indemnisation avant de commencer à toucher ses allocations. Si cette durée est supérieure à 2,5 mois, le salarié conservera alors ce qu’il reste de son « capital », puisque l’indemnisation commencera quoi qu’il en soit au bout de cette période.

      Or ce différé ne joue pas qu’en amont, par rapport à la prime extralégale arrachée par le salarié, mais aussi plusieurs années après, en cas de victoire de l’employé devant les prud’hommes pour licenciement abusif. Ce qui veut dire que Pôle Emploi peut réclamer aujourd’hui, et de façon rétroactive, tout ou partie des sommes obtenues par le salarié devant les prud’hommes, dans la limite d’un montant correspondant à 2,5 mois d’indemnisation.

      Problème : la future convention d’assurance #chômage va porter cette période de différé à 180 jours, soit près de six mois… Et le calcul sera forfaitaire : 90 euros par jour d’indemnisation . Soit 16 200 euros pour six mois.

      J’ai jamais touché ça des Assedic, jamais !

    • Le PS veut agréer un accord Unedic qui met de fait en pratique, par la dissuasion à agir (la fabrication du non recours) une revendication patronale de suppression des prud’hommes, seule juridiction où les propriétaires (les patrons) perdent souvent, face aux salariés. La réparation du préjudice subi dans l’emploi devient « fongible » dans l’allocation chômage, une prouesse juridique qui fait de toute ressource dune chômeur une valeur conditionnelle, soumise à condition.

      De plus, cette extension de la carence, du différé d’indemnisation (jusqu’à 6mois !!) est une bonne manière de dresser dès le début d’une périodes de chômage les salariés à la situation de chômeur non indemnisé. La majorité des chômeurs n’a pas d’indemnité, le chômage commence par l’absence d’indemnisation, et l’affirmation collective des chômeurs et précaires en lutte des années 90, « un revenu c’est un du » a été renversée (honte aux assistés !) en « un revenu c’est #indu ».

      Sauf modification du rapport de forces, on va là : Deux millions six cent mille privilégiés en France. Combien de temps ce scandale va-t-il durer ?
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6853

  • CIP-IDF > Nouveau différé d’indemnisation de l’ANI du 22 mars 2014 : La double peine pour le #salarié victime d’un licenciement injustifié - SAF
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=7080

    Le SAF s’alarme tout particulièrement de l’article 6 de cet accord relatif au différé d’indemnisation, qui, hors licenciements pour motif économique, porte le différé d’indemnisation de 75 jours à 180 jours, soit l’équivalent de six mois.

    Présenté à tort comme une disposition concernant une minorité de cadres les mieux payés, ce nouveau délai a en réalité vocation à s’appliquer à tous les salariés, dès lors qu’ils perçoivent des indemnités de rupture au-delà du minimum légal, ce qui est très fréquemment le cas.

    Or, #Pôle_Emploi fait notamment entrer dans le décompte des indemnités de rupture servant de base au calcul du différé, et ce de manière rétroactive, les dommages et intérêts obtenus par les salariés lorsqu’ils contestent leur licenciement devant la juridiction prud’homale [2]. Ainsi, un salarié licencié qui aura gain de cause dans le cadre d’un procès prud’homal ou qui obtiendra une indemnisation transactionnelle pourra se voir réclamer jusqu’à six mois de remboursement d’allocations chômage [3], sachant que ce maximum de six mois sera atteint dès l’obtention de 16 200 € de dommages et intérêts.

    Ce nouveau différé d’indemnisation par Pôle Emploi aura pour effet de dissuader les salariés de faire usage de ce qui est un droit essentiel : saisir le Conseil de Prud’hommes lorsqu’ils ont fait l’objet d’un licenciement injustifié [4]. Pourquoi en effet s’infliger une procédure longue et les frais d’une défense souvent nécessaire, dès lors que les sommes obtenues au final en réparation du préjudice du salarié seront en grande partie récupérées par Pôle Emploi ?

    #Précarité #carence #dette

  • La majorité des nouveaux #chômeurs ont plus de 50 ans - lesirritantsdepoleemploi.net
    http://www.lesirritantsdepoleemploi.net/article-la-majorite-des-nouveaux-chomeurs-ont-plus-de-50-a

    Tout comme l’accord Unedic en projet s’attaque au grand nombre de chômeurs qui le sont « en activité à temps réduit », c’est en particulier à cette « majorité des nouveaux chômeurs » que s’attaque le projet de convention #Unedic : ils auront tous à subir le nouveau mécanisme de la #carence qui vise à dresser chacun à la #non-indemnisation en faisant débuter toute période de chômage par un nb de jours non-indemnisés en hausse et parfois conséquent (si prime de licenciement par exemple).

  • CIP-IDF > Alerte rouge : les conséquences pour les annexes 8/10 du texte signé au Medef
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6922

    Cher(e) collègue,

    Ce n’est pas trop dans mes habitudes de me saisir de mon clavier d’ordinateur pour adresser ce type de mail mais j’estime que cette fois il y a urgence !

    Peut-être, t’es tu senti vaguement réconforté(e) à l’annonce de la signature des accords de l’#UNEDIC en te disant :
    « Ouf, le régime spécifique (Annexe 8 et 10) des #intermittents est maintenu. C’est reparti jusqu’à la prochaine négociation. »
    Quand tu as entendu parlé du fameux « plafond de cumul allocations/salaires établi à 5 400 et quelques euros », tu t’es dit « Oh la la, mais je ne gagne pas ça moi !! Heureusement, qu’il y a un plafond !!! » Nous sommes bien d’accord et le Comité de suivi préconisait même un plafond plus bas, sachant que celui-ci ne concerne que très très peu d’entre nous.

    Tu as eu vent de l’#occupation du Carreau du Temple, de ceux qui protestaient contre la signature de ces accords (je passe sur la manière absolument scandaleuse) desquels il résulte une augmentation des cotisations pour nos employeurs et pour nous-mêmes (+2% environ) et une précarisation extrême des intérimaires... Tu t’es dit « C’est dégueulasse, c’est toujours les mêmes qui trinquent mais fallait s’y attendre ! » ET TU EN ES RESTÉ LA !

    Seulement voilà, il est des aspects dont tu n’as peut-être pas encore connaissance et qui vont te faire frémir ! Je veux te parler notamment du « #différé_d’indemnisation » !

    Projette-toi à cet instant critique, que nous connaissons tous, du renouvellement de tes droits. (…)

    #carence

  • Rapport soumis par le Rapporteur spécial [de l’#ONU] sur le droit à l’#alimentation, #Olivier_De_Schutter
    Rapport final : Le droit à l’#alimentation, facteur de changement
    http://www.srfood.org/images/stories/pdf/officialreports/20140310_finalreport_fr.pdf

    « Les modes industriels de production agricole » sont un échec nutritionnel avec de graves répercussions environnementales qui doivent être abandonnés.

    Comme l’a indiqué le Rapporteur spécial (voir A/HRC/19/59), même lorsque l’apport alimentaire est suffisant, des régimes alimentaires inadaptés peuvent entraîner des #carences en micronutriments, par exemple en iode, en vitamine A ou en fer, pour ne citer que les carences les plus courantes dans une grande partie du monde en développement.

    À l’échelle mondiale, plus de 165 millions d’enfants présentent un retard de croissance − leur degré de #malnutrition est tel qu’ils ne se développent pas pleinement sur les plans physique et cognitif − et 2 milliards de personnes présentent des déficiences en vitamines et en minéraux indispensables à une bonne santé.

    Bien que les bénéfices à long terme d’une #nutrition adéquate pendant la #grossesse et avant le deuxième anniversaire de l’#enfant aient été prouvés, trop peu de mesures ont été prises pour garantir une nutrition adéquate, tant dans les pays à faible revenu, où la sous-alimentation est le principal sujet de préoccupation5, que dans les pays à revenu moyen et élevé6. En outre, les régimes alimentaires inadaptés sont l’une des principales causes de l’augmentation des #maladies non transmissibles, qui touche aujourd’hui toutes les régions du monde. À l’échelle mondiale, la prévalence de l’#obésité a doublé entre 1980 et 2008. En 2008, 1,4 milliard d’adultes étaient en #surpoids ; 400 millions d’entre eux étaient obèses et étaient donc exposés à un risque accru de diabète de type 2, de troubles cardiaques ou de cancer gastro-intestinal7.

    L’accent mis exclusivement sur l’augmentation de la production agricole a également eu de graves conséquences pour l’environnement. La « révolution verte » du XXe siècle a associé l’utilisation de variétés végétales à haut rendement, l’augmentation de l’irrigation, la mécanisation de la production agricole et le recours à des pesticides et à des engrais azotés. Ces techniques combinées, ainsi que le soutien apporté par l’État sous forme de subventions et de marketing, ont permis une augmentation du volume de production des principales céréales (maïs, blé et riz, notamment) et du soja. Le but de la révolution verte était de relever l’enjeu tel qu’il était compris à l’époque : faire en sorte que l’augmentation de la productivité agricole corresponde à la croissance démographique et à la transition alimentaire facilitée par la hausse des revenus. Elle a cependant conduit à une extension des #monocultures et, partant, à une baisse importante de la #biodiversité agricole et à une #érosion accélérée des #sols. L’utilisation excessive d’engrais chimiques a entraîné la #pollution des #eaux potables et l’augmentation de leur teneur en phosphore et des apports de phosphore dans les #océans, qui s’élèveraient actuellement à quelque 10 millions de tonnes par an. La pollution des eaux par le phosphore et par l’azote est la principale cause de l’#eutrophisation, augmentation d’origine humaine des processus de fertilisation naturelle, qui stimule la croissance des algues, et entraîne une absorption de l’oxygène dissous nécessaire pour maintenir le niveau des stocks de #poissons.

    Les répercussions des modes industriels de production agricole qui peuvent être les plus dévastatrices viennent de la contribution de ces modes de production à l’augmentation des émissions de gaz à #effet_de_serre. Au total, les pratiques agricoles sont à l’origine d’environ 15 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, sous la forme d’hémioxyde d’azote (N2O) provenant de l’utilisation d’#engrais azotés organiques et inorganiques, de #méthane (CH4) dégagé par les terres inondées des rizières et par le #bétail, et de dioxyde de #carbone (CO2) provenant de la perte de carbone organique du sol dans les terres cultivées et, en raison du pâturage intensif, dans les pâtures. De plus, la production d’engrais, d’herbicides et de #pesticides, le labour, l’irrigation et la fertilisation, ainsi que le transport, le conditionnement et la conservation des aliments nécessitent des quantités considérables d’#énergie, qui sont à l’origine de 15 à 17 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine imputables aux systèmes alimentaires9. Les #changements_climatiques résultant de ces émissions risquent de limiter fortement la productivité que les méthodes agricoles actuelles permettent d’atteindre. Dans certains pays, il semble que l’évolution des conditions climatiques observée ces trente dernières années ait déjà remis en cause en grande partie l’augmentation des rendements moyens obtenue, entre autres, grâce à la technologie et à la fertilisation par le dioxyde de carbone10. En l’absence de changement notable, on peut s’attendre à une baisse de productivité de 2 % en moyenne tous les dix ans, les variations de rendement dans les pays en développement allant de -27 % à +9 % pour les cultures essentielles11.

    (...)

    L’enseignement que l’on peut tirer de cet échec est que le passage à des politiques agroalimentaires qui soutiennent la réalisation du droit à l’alimentation demande une action #politique d’envergure visant à restructurer le système d’appui, autour de formes d’#agriculture #agroécologique à fort coefficient de #main-d’œuvre qui contribuent à la réduction de la #pauvreté.

  • Cerveau et maintien de l’ordre, comment améliorer l’information scientifique du grand public ? | En quête de sciences
    http://sciences.blog.lemonde.fr/2011/11/15/cerveau-et-maintien-de-lordre-comment-ameliorer-l%E2%80%99info

    Cerveau et maintien de l’ordre, comment améliorer l’information scientifique du grand public ?

    Plusieurs articles parus dans la presse britannique ou sur le Web ont relayé les résultats d’une étude scientifique qui aurait expliqué les émeutes londoniennes d’août par des carences en une certaine substance chimique présente dans le cerveau humain. Des conclusions totalement infondées.

    Consternés, les scientifiques à l’origine de cette recherche nous ont fait parvenir la tribune ci-dessous, publiée à l’origine dans le Guardian.

    Par Petroc Sumner, Frédéric Boy et Christopher Chambers, chercheurs en neurosciences cognitives, School of Psychology, Cardiff University.

    Avez-vous entendu dire que les émeutes dévastatrices à travers l’Angleterre1 étaient dues à une carence d’une substance chimique dans le cerveau ? Ou bien que nous allions bientôt être en mesure de réduire le nombre d’émeutes en utilisant un spray nasal contenant des extraits de cette substance ? De telles informations ont été diffusées, au cours des dernières semaines, dans des quotidiens grand public, donc, potentiellement lues par des millions de personnes.

    #ukriot #pressepoubelle