• 3 millions de tonnes par an pour Coca-Cola, 750 000 pour Danone... : quand les multinationales révèlent leur production de plastique Olivier Petitjean - 20 Mars 2019 - L’Oservatoire des mulitinationales
    http://multinationales.org/3-millions-de-tonnes-par-an-pour-Coca-Cola-750-000-pour-Danone-quan

    Certaines multinationales ont accepté pour la première fois de dévoiler la quantité de plastique qu’elles produisaient chaque année - et les chiffres donnent le vertige. Un début de transparence qui ne fait que souligner le besoin urgent de mesures contraignantes, au-delà des promesses vertes et des initiatives volontaires, pour mettre fin aux ravages de la pollution plastique.

    Le débat sur le plastique et son impact environnemental, notamment sur les océans, a pris énormément d’ampleur ces dernières années. Gouvernements et entreprises, de plus en plus interpellés par l’opinion et les consommateurs, ont multiplié les annonces et les engagements sur le sujet. Dans le cadre d’un programme lancé par la fondation Ellen McArthur, créée par la célèbre navigatrice britannique, certaines grandes multinationales ont même accepté de dévoiler la quantité d’emballages plastiques qu’elles produisent chaque année pour écouler leurs produits. Et les chiffres donnent le vertige.

    #Coca-Cola déclare ainsi produire par an au niveau du groupe (incluant la célèbre boisson gazeuse mais aussi ses autres marques comme #Fanta et #Minute_Maid) pas moins de 3 millions de tonnes de plastique. #Nestlé occupe la deuxième place mondiale avec 1,7 millions de tonnes, et #Danone la troisième avec 750 000 tonnes annuelles, principalement liées à ses activités dans l’eau en bouteille.

    Plusieurs #multinationales ont refusé de jouer le jeu de la transparence, à commencer par #PepsiCo dont on peut imaginer que la production de plastique est aussi très importante. Parmi les mauvais élèves, on compte également L’#Oréal, #Pernod_Ricard, et les groupes de la grande distribution (mis à part #Carrefour qui publie une estimation, mais seulement pour les produits sous marque propre).

    La coalition internationale « #Break_Free_from_Plastic », regroupant des associations écologistes, a récemment abordé le problème par l’autre bout, en demandant à des milliers de bénévoles de récolter des déchets plastiques partout dans le monde et d’identifier à quelles marques ces déchets étaient liés. Le résultat est le même : les déchets de marques appartenant à Coca-Cola sont les plus omniprésents, suivis par ceux de PepsiCo, Nestlé et Danone.

    Stratégies de diversion
    Jusqu’à aujourd’hui, les industriels producteurs et utilisateurs de #plastique (de l’industrie chimique à l’agroalimentaire) avaient adopté une stratégie consistant à déplacer totalement l’attention vers la #responsabilité des consommateurs individuels, accusés de ne pas mettre leurs déchets au « bon » endroit. Un message que l’on retrouve par exemple en France avec la campagne « Gestes propres », derrière laquelle on retrouve Coca-Cola, Danone, Nestlé ou Total (lire notre article, ainsi que notre enquête plus large au niveau européen).

    Aujourd’hui, alors que le problème du plastique prend de plus en plus d’ampleur, les industriels tendent à changer leur fusil d’épaule. Ils misent plutôt sur la participation à des initiatives et des programmes de « responsabilité sociale » comme celui de la fondation Ellen McArthur ou encore l’« Alliance pour mettre fin à la pollution plastique » lancée en janvier dernier par des multinationales parmi les principales responsables de cette même #pollution.

    #Environnement


  • J’ai testé… de venir avec mes contenants chez Carrefour Olivier Dauvers - 11 Mars 2019 - Le web grande conso Extrait de l’article.
    https://www.olivierdauvers.fr/2019/03/11/jai-teste-de-venir-avec-mes-contenants-chez-carrefour

    Vendredi, Carrefour a dévoilé le nouveau volet de son programme (mondial) ActForFood : permettre au client de venir avec ses contenants pour réduire les emballages. Bigrement malin car l’enseigne creuse son sillon de la transition alimentaire (élargie à sa dimension environnementale) tout en sensibilisant le client sur son rôle : acteur et non simple spectateur du projet. Samedi, direction le premier Carrefour sur ma route de chaland pour… tester.

    Entrer dans le magasin avec mes contenants est d’une facilité déconcertante. Même si rien ne m’y incite, je présente mon cabas à l’agent de sécurité dont le détachement m’interpelle (a-t-il été informé ?) tout en me rassurant (la confiance règne). J’apprendrai plus tard que j’aurais quand même mieux fait de l’informer moi-même qu’il avait un rôle dans l’opération…

    Première halte, la poissonnerie. Je suis manifestement le premier client. Et j’en subi le rodage.

    L’employée sert et pèse les bulots dans un emballage habituels puis… les vide dans mon contenant.

    Plein de bonne volonté mais pas franchement l’esprit du nouvel engagement de Carrefour. L’emballage finira donc dans la poubelle du rayon pendant que je repars avec mon récipient. Direction la boucherie.

    A la boucherie, le brief est bien passé. Au moins pour l’entame normale du process : la tare du contenant du client. L’employé s’affaire ensuite aux hachés de bœuf commandés, les place dans mon contenant et entreprend de… le sceller dans l’emballage habituel.

    A Mamie Dauvers qui, candide, s’étonnait (oui, je sais, c’est héréditaire), réponse : “C’est pour la sécurité Madame“. Et visiblement soucieux de “sécurité”, il achève de sceller mon paquet avec 3 autocollants supplémentaires.

    Réduire les emballages qu’ils disaient…

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    #zéro_déchets #consommation #déchets #environnement #écologie #emballages #packaging #carrefour #grande_distribution


  • Guerre des prix : la grande distribution fait vaciller la filière bio _ Marina Fabre - 11 Février 2019 - Novethic *
    https://www.novethic.fr/actualite/social/consommation/isr-rse/guerre-des-prix-la-grande-distribution-fait-vaciller-la-filiere-bio-146858.

    L’appétit des géants de la grande distribution pour le bio rime aussi avec guerre des prix. C’est ce que constatent de plus en plus de fabricants et producteurs de produits bio à qui les distributeurs ont demandé de baisser leur prix lors des négociations commerciales. Une pression qui pourrait freiner le développement d’une filière encore fragile et reproduire les failles du secteur conventionnel.


    La grande distribution a demandé à près de la moitié des fabricants et producteurs bio de baisser leur prix. ©CC0

    Le bio en plein boom. Le marché des produits alimentaires issus de l’agriculture bio, a représenté, en 2017, 8,4 milliards d’euros, une croissance de 17 % par rapport à 2016. Une manne à côté de laquelle la grande distribution ne veut pas passer. Carrefour, Leclerc, Auchan, System U… Les enseignes généralistes se sont engouffrées dans la brèche. Le chiffre d’affaires de la grande distribution dans la bio dépasserait même 4,5 milliards d’euros, selon les dernières estimations du syndicat national des entreprises bio (Synabio).

    À première vue, cet attrait des mastodontes de la grande distribution est une bonne nouvelle… sauf quand il participe à la guerre des prix. « Avec l’arrivée de la grande distribution et de nouveaux fabricants, le secteur est de plus en plus concurrentiel », explique Charles Pernin, délégué général du Synabio. "Les négociations commerciales sont de plus en plus difficiles. On constate une vraie guerre des prix".

    La pression sur les prix freine le développement du bio
    28 % des entreprises bio se sont vues réclamer une baisse de tarif « avant toute discussion », rapporte l’observatoire des négociations commerciales du Synabio. Au premier round des négociations, ce sont 40 % des producteurs et fabricants bio à qui la grande distribution a demandé un effort. Et ce, malgré les avertissements émis par le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume mardi 15 janvier.

    « J’ai rencontré tout le monde (…) et je leur ai dit : si les négociations commerciales cette année se passent comme l’année dernière, c’est la fin pour beaucoup d’exploitations agricoles et pour certaines filières », a-t-il prévenu. « Quand il y a des promos où le bio est moins cher que le conventionnel, ça ne peut pas durer ».

    La loi alimentation obligeait pourtant la grande distribution à définir le prix de vente en fonction du prix de production. Mais peu de distributeurs semblent aujourd’hui appliquer cette mesure. Or cette pression sur les prix est d’autant plus néfaste sur la filière bio qu’elle freine son développement. « Le fournisseur peut encaisser un certain temps mais à un moment, il va devoir répercuter cette baisse des prix sur le producteur. C’est ce qui s’est passé avec le conventionnel », explique Charles Pernin.

    Les enseignes historiques maintenaient en bonne santé la filière
    Jusqu’ici, la filière bio était épargnée par ces pratiques commerciales abusives. Les enseignes historiques comme Biocoop, longtemps premier distributeur français de produits bio, avaient tout intérêt à ce que la filière soit en bonne santé. « La grande distribution s’intéresse à la bio parce que c’est une filière à forte croissance », glisse un spécialiste, "mais son avenir n’en dépend pas, contrairement aux enseignes spécialisées".

    Face à la concurrence, pas question pour ces enseignes de baisser les prix. Au contraire, elle mise sur la qualité. « Notre rôle est de maintenir une agriculture bio paysanne et de proximité basée sur le commerce équitable. Nous défendons une bio de cohérence, c’est notre valeur ajoutée », expliquait à Novethic Claude Gruffat, président de Biocoop, en avril dernier. C’est maintenant au consommateur de trancher.

      #grande_distribution    #bio    #alimentation    #agriculture_biologique    #quelle_agriculture_pour_demain_    #france #super_marché #hyper_marché #auchan #carrefour #leclerc #monoprix #super_u #géant #lidl #aldi   #chaîne_d'approvisionnement #responsabilité_sociale_des_entreprises


  • Retail Giants like #walmart, #carrefour and Auchan Adopting #blockchain #technology
    https://hackernoon.com/retail-giants-like-walmart-carrefour-and-auchan-adopting-blockchain-tech

    Large retailers putting groceries on the blockchain to optimize their supply chainWhen going to the supermarket, do you ever wonder where those products you put in your trolley come from? I live in a first world country where one usually assumes all products come from honest farmers and factories.Lately, however, more and more stories surface of animals in slaughterhouses that are being treated horribly, before they are brutally killed and their meat is shipped off to meat factories for further processing. Do we actually know what type of pesticides farmers use? Are those harmful to us, human beings?Over the years, various food scandals made headlines, ranging from 700,000 contaminated eggs that flooded the supermarket shelves to a deadly milk contamination scandal in China, which (...)

    #supply-chain


  • Leclerc, l’enseigne dont les prix ont le plus augmenté (sans surprise Olivier Dauvers - 7 Février 2019
    https://www.olivierdauvers.fr/2019/02/07/lobservatoire-srp-10-2e-vague-leclerc-lenseigne-dont-les-prix-ont-le-
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    Il y avait une forme de logique à anticiper que l’inflation serait plus élevée dans les enseignes les plus discounts. Sans surprise, c’est le cas ! Pour à peine caricaturer, l’inflation mesurée du 5 février vs le 28 janvier est forte chez Leclerc (+ 5,1 %), inexistante chez Casino et Monoprix (– 0,2 %). Entre les deux, c’est quasiment le reflet parfait de l’indice DISTRI PRIX (voir ici), y compris pour Géant dont les prix drives sont découplés des prix hypers désormais. Conséquence logique : l’avantage-prix de Leclerc sur les majeurs fond comme neige au soleil et les écarts se resserrent. Le 1er février, sur le panier de L’Observatoire (certes réducteur mais significatif d’une tendance), il y avait 8 point d’écart entre Leclerc et Intermarché. Le 5 février, plus que 1,4 pt. Ce qui, nécessairement, va se voir, obligeant Leclerc à être plus créatif pour préserver son image-prix. 

    Autre enseignement de la vague 2 : l’application des nouveaux prix est toujours en cours. En effet, le niveau d’inflation progresse encore d’une journée sur l’autre. Preuve que certains magasins “descendent” vraiment progressivement les prix “SRP + 10″. Et à ceux qui voudraient des “cas”, en voici. Par exemple ce Leclerc (parmi d’autres) qui, hier soir mercredi, proposait toujours le Ricard à… 18,22 €, soit très exactement à “SRP 0″. Et, en guise d’absurdité, le prix était accompagné d’une remise différée de 10 %. Ben tiens…

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    http://a-p-c-t.fr/dauvers/fichiers/20190207_5c5bbacc055a9.pdf

    #inflation #distribution #grande_distribution #super_marché #hyper_marché #auchan #carrefour #leclerc #monoprix #super_u #géant


  • Premiers résultats de L’Observatoire “SRP + 10″ Le Web grande conso - 4 Février 2019 - Olivier Dauvers
    https://www.olivierdauvers.fr/2019/02/04/premiers-resultats-de-lobservatoire-srp-10

    Le volet “prix” de la loi EGA est entré officiellement en application vendredi avec le dispositif SRP + 10. En clair, tous les produits doivent désormais intégrer une marge minimale de 10 %. Un dispositif par principe inflationniste puisque, selon les enseignes, de quelques centaines à quelques milliers d’articles (jusqu’à près de 3 000 dans certains Leclerc) étaient jusque là vendus avec une marge inférieure à 10 %. Quel est le niveau d’inflation ? A quelle vitesse les nouveaux prix sont-ils déployés ? Quelles seront, au final, les principales enseignes concernées ? Autant de questions (et d’autres) auxquelles L’Observatoire “SRP+10″ mis en place par A3 Distrib, Linéaires et Editions Dauvers va répondre. Plusieurs semaines durant, vous retrouverez ici (et sur le site de Linéaires) les différentes livraisons de L’Observatoire. 

    Premier volet aujourd’hui : les nouveaux prix “EGA” ont-ils été immédiatement répercutés, dès vendredi 1er février ? Pour le mesurer, 25 produits plus que bataillés dont nous avons mesuré les prix dans près de 5 000 points de vente (drive) le 28 décembre, le 28 janvier, le 1er février et le 2 février. Des produits dont, avec mes camarades de Linéaires, nous avions une bonne vision du niveau des marges (donc du SRP), ce qui permet de suivre les nouveaux prix… 

    Enseignement principal : l’application des nouveaux prix “EGA” est quand même davantage progressive qu’immédiate, alors que, sur le papier, elle devrait être instantanée. Pour preuve : le 1er février, sur les 25 produits de l’échantillon, la hausse n’atteignait que 1,6 %, alors qu’elle doublait le lendemain pour atteindre 3,8 %. Sur 8 produits, l’inflation dépasse même 4 % : + 6 % pour Ricard, + 5 % pour Nescafé, Nutella, Président, Lindt, etc. Des niveaux loin d’être indolores. 

    Autre démonstration de la progressivité de l’application des nouveaux prix : dans nombre de cas, les magasins n’avaient toujours pas modifié leurs étiquettes samedi. Tel ce Super U où le Ricard est toujours affiché à 17,95 € (voir ici), ce Carrefour Contact avec le PET de Coca-Cola 1,25 l à 1,22 € (ici), ce Match où le même Coca-Cola est à 1,35 € (ici) ou ce Leclerc et son Nutella 400 g à 1,77 € (ici). Au-delà de ces anecdotes, des cas plus frappants encore : dans 20 % des points de vente étudiés, le bocal de 200 g de Nescafé Spécial Filtre est toujours affiché 5,70 € ou moins, ce qui est en deçà du niveau SRP+10. Quant à l’emblématique Ricard, samedi, plus de 500 drives le proposaient encore à moins de 19 € alors que le prix EGA le positionne au-delà de 20 €. 
    Pour télécharger la première vague de L’Observatoire A3 Distrib / Linéaires / Ed. Dauvers, c’est ici : http://a-p-c-t.fr/dauvers/fichiers/20190203_5c570ec35f353.pdf

    #inflation #distribution #grande_distribution #super_marché #hyper_marché #auchan #carrefour #leclerc #monoprix #super_u #géant . . .


  • Heurts et malheurs des ouvriers du textile au Bengladesh Vincent de Féligonde - 17 Janvier 2019 - Radio RCF
    https://rcf.fr/la-matinale/heurts-et-malheurs-des-ouvriers-du-textile-au-bengladesh

    Les ateliers textiles du Bangladesh, qui produisent des vêtements pour nombre de marques occidentales, ont licencié hier des centaines d’ouvriers…

    Oui Stéphanie. Le début de l’année a été marqué au Bangladesh par des débrayages et manifestations pour réclamer des hausses de salaires, qui n’avaient pas cru depuis 2013. Le salaire minimum était alors passé de l’équivalent de 28 à 58 euros par mois. Cette semaine, ils ont obtenu une nouvelle augmentation de 50%, pour atteindre 83 euros. Mais les ouvriers intermédiaires se plaignent de n’avoir eu, eux, qu’une augmentation dérisoire au regard de l’augmentation du coût de la vie, notamment celui du logement. 

    Le puissant syndicat des patrons du secteur a averti qu’en cas de poursuite des manifestations, il pourrait fermer l’ensemble des usines textiles du pays pour une durée indéterminée. Et de nombreux employés venus reprendre le travail hier ont réalisé qu’ils étaient congédiés. Au moins 750 d’une usine de la banlieue industrielle de la capitale, Dacca, ont découvert leur nom et leur photo sur des listes de personnes renvoyées qui avaient été placardées devant les locaux de leur employeur. Certains affirment que s’ils créent des problèmes, on les fera disparaître.

    Ça fait froid dans le dos. Est-ce habituel ?
    Malheureusement oui. Au Bangladesh, beaucoup de députés sont propriétaires d’usines de confection. Il est difficile et dangereux pour les ouvriers de s’organiser. Les ateliers de de confection se trouvent sous la surveillance d’une « police industrielle » qui arrête régulièrement les meneurs. Mardi 8 janvier, un ouvrier a été tué et 50 ont été blessés au cours d’une manifestation.

    Qu’est-ce que représente le secteur textile dans le pays ?
    Depuis une quinzaine d’années, le Bangladesh a largement profité de la mondialisation de l’industrie de la confection. Il est devenu le deuxième fournisseur de vêtements au monde, derrière la Chine. Ses usines fournissent les plus grandes enseignes comme H & M, Zara ou Auchan. Plus de 4 millions de salariés travaillent dans les 5 000 usines ou ateliers que compte le pays. Et les produits textiles représentent 80% des exportations du pays. Mais cette croissance, basée sur les bas salaires, s’est faite au prix de conditions de travail inhumaines. Les ateliers ne comportent pas toujours de sortie de secours en cas d’incendie, ou sont construits sans respect des normes.

    D’où l’accident du Rana Plaza…
    Oui Stéphanie. Le 24 avril 2013, l’effondrement d’un immeuble abritant des ateliers textiles, avait causé la mort de 1 134 personnes et fait plus de 2000 blessés. L’immeuble avait auparavant été surélevé sans permis de construire et la direction de l’usine avait refusé l’évacuation malgré les signes de faiblesse que montrait le bâtiment.

    Les choses ont-elles changé ?
    Oui. Les grandes chaines de distribution, qui faisaient semblant de ne pas connaître les fournisseurs de leurs sous-traitants, n’ont pas pu se cacher quand on a retrouvé des vêtements avec leurs étiquettes dans les ruines du Rana Plaza. Un fond d’indemnisation des victimes a été constitué. Des syndicats ont été créés, ainsi qu’un un corps d’inspecteurs, qui vérifie les conditions de sécurité des bâtiments, et peut exiger la fermeture temporaire, le temps que des travaux soient faits.

    C’est bien…
    Oui mais ce n’est pas gagné : une usine qui avait ainsi été fermée a porté l’affaire en justice, et a gagné en septembre dernier devant la Cour suprême. Elle a décidé que le bureau coordonnant les inspections devrait être expulsé du pays… La mesure n’a pas été exécutée mais pourrait intervenir d’un jour à l’autre.

     #bangladesh #textile #rana_plaza #esclavage #responsabilité_sociale_des_entreprises #conditions_de_travail #travail #auchan #zara #h&m #carrefour . . ..


  • The roundabout revolutions

    The history of these banal, utilitarian instruments of traffic management has become entangled with that of political uprising, #Eyal_Weizman argues in his latest book

    This project started with a photograph. It was one of the most arresting images depicting the May 1980 #Gwangju uprising, recognised now as the first step in the eventual overthrow of the military dictatorship in South Korea. The photograph (above) depicts a large crowd of people occupying a roundabout in the city center. Atop a disused fountain in the middle of the roundabout a few protestors have unfurled a South Korean flag. The roundabout organised the protest in concentric circles, a geometric order that exposed the crowd to itself, helping a political collective in becoming.

    It had an uncanny resonance with events that had just unfolded: in the previous year a series of popular uprisings spread through Tunisia, Egypt, Bahrain, #Oman, Yemen, Libya, and Syria. These events shared with Gwangju not only the historical circumstances – they too were popular protests against military dictatorships – but, remarkably, an urban-architectural setting: many of them similarly erupted on roundabouts in downtown areas. The history of these roundabouts is entangled with the revolutions that rose from them.

    The photograph of the roundabout—now the symbol of the “liberated republic” – was taken by #Na_Kyung-taek from the roof of the occupied Provincial Hall, looking toward Geumnam-ro, only a few hours before the fall of the “#Gwangju_Republic”. In the early morning hours of the following day, the Gwangju uprising was overwhelmed by military force employing tanks and other armed vehicles. The last stand took place at the roundabout.

    The scene immediately resonates with the well-known photographs of people gathering in #Tahrir_Square in early 2011. Taken from different high-rise buildings around the square, a distinct feature in these images is the traffic circle visible by the way it organises bodies and objects in space. These images became the symbol of the revolution that led to the overthrow of President Hosni Mubarak in February 2011 – an event described by urban historian Nezar AlSayyad as “Cairo’s roundabout revolution”. But the Gwangju photograph also connects to images of other roundabouts that erupted in dissent in fast succession throughout the Middle East. Before Tahrir, as Jonathan Liu noted in his essay Roundabouts and Revolutions, it was the main roundabout in the capital of Tunisia – subsequently renamed Place du 14 Janvier 2011 after the date on which President Zine el-Abidine Ben Ali was forced to flee the country. Thousands of protesters gathered at the roundabout in Tunis and filled the city’s main boulevard.

    A main roundabout in Bahrain’s capital Manama erupted in protests shortly after the overthrow of Mubarak in Egypt. Its central traffic island became the site of popular protests against the government and the first decisive act of military repression: the protests were violently broken up and the roundabout itself destroyed and replaced with a traffic intersection. In solidarity with the Tahrir protests, the roundabouts in the small al-Manara Square in Ramallah and the immense Azadi Square in Tehran also filled with protesters. These events, too, were violently suppressed.

    The roundabouts in Tehran and Ramallah had also been the scenes of previous revolts. In 2009 the Azadi roundabout in Iran’s capital was the site of the main protests of the Green Movement contesting President Mahmoud Ahmadinejad’s reelection. Hamid Dabashi, a literature professor at Columbia University and one of the most outspoken public intellectuals on these revolutions, claims that the Green Movement was inspirational for the subsequent revolutionary wave in the Arab world. In Palestine, revolt was a permanent consequence of life under occupation, and the al-Manara roundabout was a frequent site of clashes between Palestinian youth and the Israeli military. The sequence of roundabout revolutions evolved as acts of imitation, each building on its predecessor, each helping propel the next.

    Roundabouts were of course not only exhilarating sites of protest and experiments in popular democracy, but moreover they were places where people gathered and risked their life. The Gwangju uprising is, thus, the first of the roundabout revolutions. Liu wrote: “In all these cases, the symbolism is almost jokingly obvious: what better place to stage a revolution, after all, then one built for turning around?” What better way to show solidarity across national borders than to stage protests in analogous places?

    Why roundabouts? After all, they are banal, utilitarian instruments of traffic management, certainly not prone to induce revolutionary feeling. Other kinds of sites – squares, boulevards, favelas, refugee camps – have served throughout history as the setting for political protest and revolt. Each alignment of a roundabout and a revolution has a specific context and diverse causes, but the curious repetition of this phenomenon might give rise to several speculations. Urban roundabouts are the intersection points of large axes, which also puts them at the start or end of processions.

    Occupying a roundabout demonstrates the power of tactical acupuncture: it blocks off all routes going in and out. Congestion moves outward like a wave, flowing down avenues and streets through large parts of the city. By pressuring a single pivotal point within a networked infrastructure, an entire city can be put under siege (a contemporary contradistinction to the medieval technique of surrounding the entire perimeter of a city wall). Unlike public squares, which are designed as sites for people to gather (therefore not interrupting the flow of vehicular traffic) and are usually monitored and policed, roundabout islands are designed to keep people away. The continuous flow of traffic around them creates a wall of speeding vehicles that prohibits access. While providing open spaces (in some cities the only available open spaces) these islands are meant to be seen but not used.

    Another possible explanation is their symbolic power: they often contain monuments that represent the existing regime. The roundabouts of recent revolutions had emblematic names – Place du 7 Novembre 1987, the date the previous regime took power in Tunisia; “Liberty” (Azadi), referring to the 1979 Iranian Revolution; or “Liberation” (Tahrir), referring to the 1952 revolutions in Egypt. Roundabout islands often had statues, both figurative and abstract, representing the symbolic order of regimes. Leaders might have wished to believe that circular movement around their monuments was akin to a form of worship or consent. While roundabouts exercise a centripetal force, pulling protestors into the city center, the police seek to generate movement in the opposite direction, out and away from the center, and to break a collective into controllable individuals that can be handled and dispersed.

    The most common of all centrifugal forces of urban disorganisation during protests is tear gas, a formless cloud that drifts through space to disperse crowds. From Gwangju to Cairo, Manama to Ramallah, hundreds of tear-gas canisters were used largely exceeding permitted levels in an attempt to evict protesters from public spaces. The bodily sensation of the gas forms part of the affective dimension of the roundabout revolution. When tear gas is inhaled, the pain is abrupt, sharp, and isolating. The eyes shut involuntary, generating a sense of disorientation and disempowerment.

    Protestors have found ways to mitigate the toxic effects of this weapon. Online advice is shared between activists from Palestine through Cairo to Ferguson. The best protection is offered by proper gas masks. Improvised masks made of mineral water bottles cut in half and equipped with a filter of wet towels also work, according to online manuals. Some activists wear swim goggles and place wet bandanas or kaffiyehs over their mouths. To mitigate some of the adverse effects, these improvised filters can be soaked in water, lemon juice, vinegar, toothpaste, or wrapped around an onion. When nothing else is at hand, breathe the air from inside your shirt and run upwind onto higher ground. When you have a chance, blow your nose, rinse your mouth, cough, and spit.


    https://www.iconeye.com/opinion/comment/item/12093-the-roundabout-revolutions
    #révolution #résistance #giratoire #carrefour #rond-point #routes #infrastructure_routière #soulèvement_politique #Corée_du_Sud #printemps_arabe #Egypte #Tunisie #Bahreïni #Yémen #Libye #Syrie #Tahrir

    Du coup : #gilets_jaunes ?

    @albertocampiphoto & @philippe_de_jonckheere

    This project started with a photograph. It was one of the most arresting images depicting the May 1980 #Gwangju uprising, recognised now as the first step in the eventual overthrow of the military dictatorship in South Korea. The photograph (above) depicts a large crowd of people occupying a roundabout in the city center. Atop a disused fountain in the middle of the roundabout a few protestors have unfurled a South Korean flag. The roundabout organised the protest in concentric circles, a geometric order that exposed the crowd to itself, helping a political collective in becoming.

    –-> le pouvoir d’une #photographie...

    signalé par @isskein

    ping @reka


  • Le déclin inéluctable des grandes surfaces _ Alexandre Mirlicourtois - 17 Décembre 2018 - XERFI Canal
    https://www.xerficanal.com/economie/emission/Alexandre-Mirlicourtois-Le-declin-ineluctable-des-grandes-surfaces_37466

    Conséquence sur le commerce du mouvement des gilets jaunes, le e-commerce a fait un nouveau bond en avant. A l’opposé, c’est la chute pour la grande distribution, plus précisément pour les hypers et les supermarchés en région situés en périphérie des petites villes ou des villes moyennes. Ce destin croisé, c’est l’image à peine déformante d’une tendance de fond : les hypers et les supermarchés ne sont plus totalement en phase avec les attentes des consommateurs, les technologies et de ce qu’est devenue la concurrence.

    https://www.youtube.com/watch?v=T6pUo7bQuCc


    
De prime abord cela ne se voit pas dans l’évolution du nombre de magasins : à plus de 8 400 unités, jamais le maillage du territoire n’a été aussi dense, avec un parc en hausse de 19% sur un peu moins de 10 ans. Autant dire que la majorité des Français dispose d’une, ou plusieurs, grandes surfaces à proximité de leur lieu de vie. Le nombre de m² a suivi, en hausse de près de 20% sur la période pour un total approchant les 20 millions de m², un record. Cette bonne santé apparente de l’offre n’est pourtant rien d’autre que le symptôme d’une lutte sans merci aux parts de marché, une fuite en avant avec à la clé un recul du chiffre d’affaires par magasin, une érosion de la rentabilité et finalement un affaiblissement général. Il faut d’abord partir de ce constat : la demande traditionnelle adressée à la grande distribution s’épuise structurellement.

    
En partant de la répartition du chiffre d’affaires des grandes surfaces, il est possible de calculer un « proxy » de la demande qui leur est adressée en partant de l’évolution de la consommation des ménages par grands postes. Très forte au milieu des années 60, date de l’apparition des premiers hypermarchés, elle reste vigoureuse au cours des années 70 même si elle perd en intensité. Après une parenthèse ente 2000 et 2008, la tendance est à nouveau au ralentissement. Ce n’est pas une surprise, c’est en partie la loi d’Engel qui joue et qui veut que la part de revenu consacrée à l’alimentaire diminue au fur et à mesure que le niveau de vie s’élève. C’est vrai pour l’alimentaire (cœur de métier des grandes surfaces) et par extension de toute une série de biens dits « inférieurs » qui correspondent aux besoins indispensables à la vie courante comme l’habillement Il y a ensuite l’impact du passage du primo équipement à celui du renouvellement dans l’électroménager et l’électronique grand public.

    
Enfin, la pression démographique liée à l’évolution même de la population française s’est réduite au fil du temps. A cet affaiblissement de la demande s’ajoutent des évolutions sociétales. La réduction de la taille des ménages, des familles rend moins nécessaire d’effectuer de « grosses courses ». Les interrogations du consommateur sur la qualité des produits alimentaires, notamment vendus en grande surfaces, sont également un frein même si sondages après sondages, c’est bien le prix qui reste de loin le principal déterminant du choix dans l’alimentaire. En plus de l’affaiblissement de leur demande, les grandes surfaces vont subir une double attaque, principalement dans le non-alimentaire.

    
Au début des années 2000, c’est la montée de la concurrence des réseaux spécialisés et pour la première fois depuis 40 ans de conquête, les supers et hypers perdent des parts de marchés, près de deux points de cédés entre 1999 et 2005. Puis, c’est à partir de 2010 le boum du e-commerce avec l’arrivée de concurrents, des pure players qui ne cessent de prendre de l’importance. D’abord cantonné au non-alimentaire, l’offensive sur l’alimentaire est en marche. Finalement, c’est le cœur même du business model qui est remis en question. Ce modèle repose d’abord sur une consommation de masse en accélération. Même si les marges sont réduites, les volumes sont là. Ce n’est plus le cas. C’est ensuite le jeu des décalages financiers entre délais de paiement fournisseurs, longs, et des clients qui paient cash et donc l’apparition d’une ressource en fond de roulement dont le rendement dépend de l’évolution des taux d’intérêt. Or concernant, les délais de paiement, l’un des objectifs de loi de modernisation sur l’économie de 2008 a été de les raccourcir. Quant aux taux d’intérêt, ils sont nuls ou presque depuis plus de 5 ans.

    
Et enfin, c’est une implantation en périphérie, où le coût du foncier est faible, alors même que les citadins, en quête d’immédiateté privilégient de plus en plus les achats de proximité. Bref, harcelé de tous les côtés, le concept originel de tout le monde et de toutes choses sous le même toit de l’hyper et supermarché va continuer de s’épuiser.

     #consommation #grande_distribution #hypermarché #supermarché #hypermarchés #alimentation #auchan #carrefour #Casino #Intermarché #Leclerc #monoprix #géant #lidl #aldi #mulliez #économie #France #pollution #exploitation #pauvreté #e-commerce #ecommerce #commerce #capitalisme #villes #drive

    • . . . . .
      Côté pile, l’hypermarché demeure le circuit le plus fréquenté : 91 % des Français s’y rendent (vs 83 % pour le super, 68 % pour les SDMP ou encore 39 % pour la proximité). Côté face, le trafic est en baisse régulière. 2018 ne fait que le confirmer. Seuls échappent au marasme les « petits hypers » de moins de 5 000 m2 dont la fréquentation mesurée par Nielsen progresse de 0,4 %.

      Pour les plus grandes unités, la chute du trafic est violente : – 2,6 % en moyenne pour les hypers de plus de 11 000 m2. Les plus grandes surfaces sont à la fois victimes du désamour des clients pour les magasins XXL, du transfert du off-line vers le on-line pour le non-alimentaire mais également de l’agressivité des supermarchés, à la fois par le choix alimentaire (souvent proche des hypers) et les prix (Intermarché est par exemple 4 à 5 % moins cher qu’Auchan).

      Conséquence : 2018 va se solder par une baisse des ventes en hypers. De janvier à octobre, selon Nielsen, le chiffre d’affaires tous produits est en recul de 1,6 % dans les grandes unités. Comme il s’agit d’évolution à magasins globalement comparables, l’effet sur la rentabilité sera violent. Auchan et Carrefour seraient ainsi sur leur étiage historique.

      Pire : 2019 ne fera qu’empirer la situation. . . . . .

      Source : https://www.olivierdauvers.fr/2018/12/18/deja-malade-lhyper-sera-la-1ere-victime-des-ega

    • Le commentaire de PJULIEN, sur l’article d’Olivier Dauvers, bonne description des conditions de travail dans la grande distribution.

      Et c’est reparti ! En voilà une nouvelle couche ! la grand’messe française de l’hyper malade !
      Toujours les mêmes mots pour illustrer les mêmes maux !
      Argument Question 1 : A qui appartiennent à 95 % les Hypers en France !
      Réponse 1 : Aux grands distributeurs français ayant de “grosse société” = Carrefour, Auchan, Casino, les petites sociétés propriétaires d’hypers sont marginales –

      Argument Question 2 :
      Quelles sociétés parlent tout le temps de #Digital ?
      Quelles sociétés ont le plus de personnels salariés qui ont plus de 45 ans en age et plus de 10 Ans d’ancienneté ?
      Quelles sociétés ont le plus de contraintes sociales avec des syndicats bien Organisés ?
      Réponse Argument 2 : Les Mémes = Carrefour, Auchan, Casino …

      Conclusion :
      Quelles société gémissent depuis 8 Ans en “déshabillant” les Hypermarchés les rendant à la limite de l’impopularité, en stressant continuellement le personnel, en ne communicant plus en proximité, et en se “foutant” du Client avec de Grands concepts novateurs sans intérêt pour la masse de clientèle ( = des bornes, écrans digitaux qui n’intéressent et ne sont utilisés que par 0,2 Client sur 100 ?

      — les mémes = Carrefour, Auchan, Casino qui n’ont pas eu d’autres idées pour se “débarrasser” de salariés qu’ils jugent “vieillissants” donc plus performants …

      NON les Hypers ne sont pas malades, juste contaminés par une “élite perverse” contaminée par une certaine nullité qui squatte la France et qui suivant certains gilets jaunes risqueraient forts la guillotine avec les futurs Hypers IKEA, GRAND FRAIS, LECLERC, dont les plus grands magasins ne sont pas malades et deviendront vite hypers….

      Ces gens M Dauvers n’ont rien découverts, rien inventés, méme le plus basique = “Quand on veut abattre son chien on lui donne la gale” c’est très basique et très …. courant chez les “héritiers” incompétents –

      Quand à EGA elle ne ruinera en rien les Hypers (sauf pour les pervers !) car en lieu et place de promotions devenues “vulgaires et communes” il suffit de remettre l’Hyper en Ambiance de vente, par le soucis de la Proximité, du Plaisir Shopping, et par l’ingéniosité-événement commercial = juste une solution de communication !
      Pour faire simple rendre à l’Hyper son attractivité en fonction de son environnement et de sa cible Humaine ….

      Cordialement,
      PJULIEN / Consultant Expert GD depuis 40 Ans -


  • Comment les supermarchés se font rembourser leurs dons d’invendus… par l’Etat  Emmanuel Lévy - 23 Novembre 2018 - Marianne
    https://www.marianne.net/economie/comment-les-supermarches-se-font-rembourser-leurs-dons-d-invendus-par-l-et

    Pas moins de 40% des 930 millions d’euros de déduction fiscale au titre du mécénat finissent dans les poches des grandes enseignes, les Leclerc, Carrefour, Casino et Auchan. Telle est la contrepartie de leurs dons.

    « Nous distribuons l’équivalent de 350 millions d’euros de nourriture avec seulement 20 millions d’euros de frais de fonctionnement. C’est le système le plus performant. » L’argument de Jacques Bailet, patron national des Banques alimentaires, est sans appel. C’est d’ailleurs fort de ce constat qu’il a écrit aux députés mi-octobre. Touché, coulé. L’amendement de Joël Giraud, le rapporteur général du budget (LREM), qui plafonnait à 10 millions d’euros le crédit d’impôt des entreprises au titre du mécénat, pour freiner l’explosion de cette niche, a été abandonné.

    Car c’est l’une des révélations du rapport de la Cour des comptes sur le mécénat : le gros de l’enveloppe est capté par la grande distribution. Pas moins de 40 % des 930 millions d’euros de déduction fiscale finissent dans les poches des grandes enseignes, les Leclerc, Carrefour, Casino et Auchan. Telle est la contrepartie de leurs dons. Si la générosité est souvent mise en avant dans leur communication, ces centaines de millions d’euros sont, eux, passés sous silence. Bref, ils donnent, mais c’est in fine l’Etat qui paie. Et les chiffres donnent le tournis : des dizaines de milliers de tonnes de nourriture, l’équivalent de 150 millions de repas. Rien de nouveau pourtant dans cette économie du don. Cela fait des dizaines d’années que la ramasse des organismes humanitaires, Restos du cœur, Secours catholique et Banques alimentaires, fait le tour des hypers.

    Quelle aubaine !
    Mais, depuis la loi antigaspillage de 2015, le système s’est profondément modifié, organisé. En interdisant la destruction de la nourriture pour les surfaces de vente de plus de 400 m2, en obligeant celles-ci à contracter avec une association, le législateur a placé l’Etat comme acheteur en dernier ressort. Une aubaine pour la grande distribution qui a fortement augmenté ses volumes de dons : + 25 % entre 2015 et 2016. « J’ai fait une économie de 300 000 € », témoigne Thomas Pocher, patron du Leclerc de Templeuve (Nord) . . . . . .

    Le reste de l’article payant

    #ruissellement #hyper_marché #cadeau #ruissellement #mécénat #Leclerc, #Carrefour #Casino #Auchan #dons #Banques_alimentaires #restaurants_du_coeur #niche_fiscale #Secours_catholique #Banques_alimentaires #gaspillage #nourriture #grands_distribution #super_marché #hyper_marché


  • #beurk : 71 % d’Huile végétale, eau, amidon, sel, arôme, sel de fonte (E331 E341), colorant (E180a), anti agglomérant : cellulose. Le râpé du père Jean #Carrefour, #Leader_Price

    Le râpé du père Jean - Préparation à base de matières grasses végétales et de fromage.
    Imprimé sur le sachet : Ingrédients : Fromage > 28% , Huile végétale, eau, amidon, sel, arôme, sel de fonte (E331 E341), colorant (E180a), anti agglomérant : cellulose.

    Information trouvé sur : https://www.olivierdauvers.fr/2018/11/26/cher-alexandre

    « Quitte à me fâcher avec Orangina-Suntory (propriétaire de la marque), ce “Père Jean” est le “Canada Dry” du fromage râpé. Un ersatz. Tous les attributs en apparence mais si peu en réalité. Attardez-vous sur la composition, cher Alexandre : royalement 27 % de fromage. Le reste, 73 % quand même ? De l’huile (de palme !, allez-y soyez “provoc” jusqu’au bout…), de l’eau, de l’amidon de pomme de terre, etc. Bien loin d’un emmental râpé dont il reprend pourtant les codes. Ce que j’appelle “la zone grise de l’industrie agro-alimentaire”. Des produits légaux mais honteux. Surtout, le genre de produits qui nourrit légitimement la défiance alimentaire contemporaine. »

    La fiche produit est presque illisible sur #openfoodfacts , hélas. (probablement due à la mise à jour automatique de la fiche produit)
    https://fr.openfoodfacts.org/produit/3304100012251/la-rape-du-pere-jean-leader-price

    l’#ersatz est fabriqué par « Les Fromagers de Saint-Omer », à Campagne-lès-Wardrecques, Pas-de-Calais , entreprise subventionnée par la communauté d’agglomération du pays de Saint-Omer (voir la voix du nord).

     #malbouffe #capitalisme #alimentation #nécrotechnologies #huile_de_palme #industrie_palmiste #agrobusiness #obésité #junk_food #agro-alimentaire #emmental #France

    • Déjà, vendre le fromage déjà râpé est une folie emplastifiée. Après, c’est souvent moins cher que le bloc du même poids. Tout est dit ? Consommateur, économise et tais-toi.


  • La bataille de Tourville : Victoire des Gilets Jaunes

    Cet après-midi, à force de persévérance et avec une intelligence redoutable, les gilets jaunes auront fermé l’intégralité d’une des plus grandes zones commerciales de la région.

    Si plusieurs actions ont eu lieu aujourd’hui autour de Rouen, celle des gilets jaunes de Tourville La Rivière a le mérite d’être d’une efficacité redoutable. Pour la 3e fois depuis le début de la mobilisation, le centre commercial Carrefour, sa galerie commerciale et la quasi totalité des grandes enseignes du site : IKEA, Leroy Merlin, Décathlon, Darty, Mac Donald, a été totalement fermée dans la journée.

    Jamais un mouvement n’aura pris autant au sérieux la question du blocage économique et de mémoire de manifestants, jamais ce site n’aura été contraint de fermer ses portes deux samedis de suite, dont celui du tant attendu Black Friday. Comment 200 personnes qui, pour la plupart, n’ont jamais manifesté ou bloqué quoi que ce soit de leur vie, ont malicieusement déjoué un dispositif de 70 gendarmes mobiles et d’une trentaine de flics du coin ?

    https://a-louest.info/La-bataille-de-Tourville-Victoire-des-Gilets-Jaunes-602

    La bataille de Tourville : Victoire des Gilets Jaunes

    Cet après-midi, à force de persévérance et avec une intelligence redoutable, les gilets jaunes auront fermé l’intégralité d’une des plus grandes zones commerciales de la région.

    #actions #Rouen #mobilisation #Carrefour #IKEA #Leroy_Merlin #Décathlon #Darty #Mac_Donald #mouvement #blocage #Black_Friday #Tourville #Victoire #GiletsJaunes

    • Gilets jaunes à Paris : « Ce n’est que le début de la révolte ! »
      "« Je bosse aux 3-8 dans une usine de moteurs électriques et je gagne le Smic, une misère », explique Clémentine. Pour elle, Emmanuel Macron « mène une politique pour les riches, il ne se met pas à la place de ceux qui travaillent dur ». Nicolas abonde : « Quand Macron dit qu’il suffit de traverser la rue pour trouver du boulot, c’est du mépris total. » Même sentiment de « ne plus respirer » chez Vadim, séparé de la mère de son enfant. « Toutes les six semaines, je fais 1400 kilomètres aller-retour pour aller chercher mon gamin. Avec le prix de l’essence, il ne me reste plus rien à la fin du mois, même si j’ai beau faire des heures sup’ ! » Les dernières vacances du trio ? Une semaine à Berck-sur-Mer, à une centaine de kilomètres de chez eux.

      Installées sur un banc pour souffler quelques instants au milieu d’une atmosphère saturée par les gaz lacrymogènes, Céline, Isabelle et Mélanie dressent le même constat : celui d’une vie passée à travailler pour des « clopinettes ». Ces habitantes des Yvelines et de l’Oise sont respectivement préparatrice de commandes, aide-soignante et équipière-caisse dans un magasin. « On gagne le Smic et après le loyer, les assurances et les taxes, il ne reste plus grand-chose pour manger », soupire Céline, la plus âgée. « A chaque élection, on se dit pourtant que ça peut difficilement être pire… Mais là Macron a battu les records ! » Elle ne supporte plus ce président de la République qu’elle souhaiterait voir « démissionner » : « Il n’y a plus rien à en tirer. Il est imbu de sa personne, il ne sait pas ce qu’est une fin de mois difficile, et pourtant il ose nous rabaisser en nous traitant de fainéants. »"

      Gilets jaunes à Paris : « Ce n’est que le début de la révolte ! »
      Par Sylvain Mouillard et Gurvan Kristanadjaja — 24 novembre 2018 à 16:33

      Ce samedi de mobilisation dans tout le pays a été marqué par divers débordements sur les Champs-Elysées. Entre selfies et cris de colère, des gilets jaunes livrent leurs témoignages et pistes pour l’avenir du mouvement.

      Gilets jaunes à Paris : « Ce n’est que le début de la révolte ! »

      La scène se voulait symbolique pour ce deuxième acte de la mobilisation : les Champs-Elysées, la plus belle avenue du monde selon la formule consacrée, prise par les gilets jaunes. Peu après 10 heures, 5000 personnes - équipées pour beaucoup de masques de ski, lunettes de plongée et autres protections -, ont tenté de pénétrer sur l’avenue malgré l’interdiction de la préfecture, provoquant des affrontements avec les forces de l’ordre. « Ils disent qu’on est 5000, mais on est bien plus ! C’est nous le peuple, pas les boutiques de luxe, c’est notre argent et notre avenue ! », clame un manifestant énervé près d’un barrage de fortune.

      Dès lors, jusqu’au milieu de l’après-midi, plusieurs feux ont été allumés aux abords de l’Arc de Triomphe, notamment de scooters électriques et vélos en libre-service, et des barricades ont été dressées. La police a répliqué à plusieurs reprises avec des jets de grenades lacrymogènes et en déclenchant son canon à eau pour disperser la foule, sans succès.

      La mobilisation a rapidement tourné au concours de faits d’armes. Un des manifestants sort en courant d’un affrontement avec les CRS. Il interpelle son copain en mimant un coup de poing : « J’ai pris un flic par le dos mais il faut se barrer vite sinon tu prends de la gardav (garde à vue, ndlr) ». Un autre, aux abords d’un feu de scooter électrique avenue Friedland, s’adresse à sa compagne, drapeau français à la main : « Tu peux me prendre en photo ? ». Puis pose fièrement, l’étendard flottant entre ses bras tendus.

      Au même moment, face à l’arrivée imminente d’un nouveau nuage de gaz lacrymogène, un autre manifestant lance, amusé : « Y’a un Décathlon qui vend des masques de piscine pas loin. » Il y a aussi ces autres manifestants, inspirés par la vidéo virale de Jacline Mouraud, en partie à l’origine de la mobilisation des gilets jaunes. Ils se filment, eux aussi, en selfie et commentent en direct sur les réseaux ce qu’ils voient. « Là, vous voyez, un gros feu et une barricade. On lâche rien, on est là ! », dit l’un d’eux. Il croise une autre manifestante aussi occupée à se filmer en direct en selfie, chapeau, sac et chaussures jaunes. Ils comparent leurs audiences : « T’en es à combien de spectateurs, toi ? 122, 123 ? », interroge-t-il. Et le procédé semble fonctionner : à chaque accalmie, les manifestants se partagent sur leurs téléphones des vidéos d’autres barrages dans d’autres villes, les galvanisant un peu plus encore.

      Au soleil, sous la pluie

      Devant l’une des barricades près de l’Arc de Triomphe, faite de barrières métalliques de travaux, un autre « gilet jaune » fait résonner la chanson Les Champs Elysées de Joe Dassin dans son sac, en partie couverte par les bourdonnements incessants de l’hélicoptère de la préfecture de police. Avec sa compagne, ils sont venus de Normandie jusqu’à Paris, principalement pour protester contre la baisse de leur pouvoir d’achat. « Les taxes on en paye plein, mais on voit pas le prix de ce qu’on donne », dit l’un d’eux. « C’est la province qui monte à Paris », s’exclame une autre manifestante. Au pied de l’Arc de Triomphe, on croise Clémentine, Vadim et Nicolas, la trentaine, venus de Béthune, dans le Pas-de-Calais. Ils ont pris un bus, affrété par l’association « Robin des bus ». 15 euros l’aller-retour, une somme abordable pour ces trois ouvriers décidés à crier leur « ras-le-bol ».

      « Je bosse aux 3-8 dans une usine de moteurs électriques et je gagne le Smic, une misère », explique Clémentine. Pour elle, Emmanuel Macron « mène une politique pour les riches, il ne se met pas à la place de ceux qui travaillent dur ». Nicolas abonde : « Quand Macron dit qu’il suffit de traverser la rue pour trouver du boulot, c’est du mépris total. » Même sentiment de « ne plus respirer » chez Vadim, séparé de la mère de son enfant. « Toutes les six semaines, je fais 1400 kilomètres aller-retour pour aller chercher mon gamin. Avec le prix de l’essence, il ne me reste plus rien à la fin du mois, même si j’ai beau faire des heures sup’ ! » Les dernières vacances du trio ? Une semaine à Berck-sur-Mer, à une centaine de kilomètres de chez eux.

      « Macron, il n’y a plus rien à en tirer »

      Installées sur un banc pour souffler quelques instants au milieu d’une atmosphère saturée par les gaz lacrymogènes, Céline, Isabelle et Mélanie dressent le même constat : celui d’une vie passée à travailler pour des « clopinettes ». Ces habitantes des Yvelines et de l’Oise sont respectivement préparatrice de commandes, aide-soignante et équipière-caisse dans un magasin. « On gagne le Smic et après le loyer, les assurances et les taxes, il ne reste plus grand-chose pour manger », soupire Céline, la plus âgée. « A chaque élection, on se dit pourtant que ça peut difficilement être pire… Mais là Macron a battu les records ! » Elle ne supporte plus ce président de la République qu’elle souhaiterait voir « démissionner » : « Il n’y a plus rien à en tirer. Il est imbu de sa personne, il ne sait pas ce qu’est une fin de mois difficile, et pourtant il ose nous rabaisser en nous traitant de fainéants. » Pour sa fille Mélanie, l’attitude des CRS sur la place de la Concorde « reflète l’état d’esprit de Macron » : « Ils nous gazent et nous traitent comme des chiens. »

      De son côté, Frédéric, 48 ans, n’en veut pas aux forces de l’ordre : « Quand on discute avec eux, on comprend qu’ils nous soutiennent mais bon, ils travaillent pour l’Etat. » L’homme, qui vit à Crépy-en-Valois (Oise), a rejoint la capitale en train : « C’était une obligation de venir car c’est le seul moyen pour nous faire entendre. » Son message ? Un « ras-le-bol des taxes et des conditions de vie et de travail. » Lui bosse à l’aéroport de Roissy, souvent en horaires décalés. « Je me lève parfois à 4 heures du matin, ou alors je rentre à minuit. Les transports en commun, à ces heures-là, il ne faut pas y penser. »

      Pourtant, Frédéric a conscience que « la planète est en danger » et qu’il faudrait faire plus pour l’environnement. « On veut bien payer des impôts, mais il faut qu’ils servent à quelque chose. Ce que fait le gouvernement, c’est bénin et ça touche les plus fragiles. » Il ne se remet pas de la suppression de l’impôt sur la fortune : « Irresponsable », tranche-t-il. « Jusqu’alors, les Français étaient très dociles. Ils se rendent compte des abus. Ils réalisent qu’ils peuvent exprimer leur mécontentement sur les réseaux sociaux, alors que les médias traditionnels, eux, font bloc avec le gouvernement en minimisant la mobilisation alors qu’il y a un réel malaise. »

      Barricades improvisées

      La suite ? Le groupe de Béthune souhaiterait que les « gilets jaunes » passent à la vitesse supérieure. « Bloquer les ronds-points, ça ne sert pas à grand chose, à part à faire chier les Français », tranchent-ils. Leur idée ? « Bloquer les points économiques, les raffineries, sans que les policiers ne soient au courant, même si c’est dur de continuer à mobiliser avec la fatigue et les heures de boulot. » D’autant, selon Nicolas, que la précarité économique risque de s’accentuer prochainement « avec les augmentations en janvier des prix du diesel, du gaz, des timbres ». Il en est persuadé, « ce n’est que le début de la révolte ».

      A 16 heures, malgré l’interpellation de 19 personnes, la mobilisation des gilets jaunes dans la capitale ne semblait pas s’éteindre. Tout autour des Champs Elysées, des barricades improvisées se montent, entassement de barrières métalliques très vite enflammées. En difficulté face à ces groupuscules très nombreux et mobiles, les forces de l’ordre peinent à reprendre le contrôle de la situation.

      Sylvain Mouillard , Gurvan Kristanadjaja

      https://www.liberation.fr/france/2018/11/24/gilets-jaunes-a-paris-ce-n-est-que-le-debut-de-la-revolte_1694052


  • Haut de France Blocages Un week-end commercial de fièvre jaune
    http://www.lavoixdunord.fr/494289/article/2018-11-23/un-week-end-commercial-de-fievre-jaune

    Alors qu’une grande manifestation est prévue à Paris et une autre à Lille, le mouvement des Gilets jaunes devrait être à l’origine de blocages dans plusieurs centres commerciaux du Nord et du Pas-de-Calais. À méditer avant de prendre la route.


    La situation s’annonce clairement tendue ce samedi aux abords de nombreux grands magasins du Nord-Pas-de-Calais. Les représentants régionaux de la grande distribution ont été reçus ce jeudi par le préfet de Région. Message de la préfecture : les centres commerciaux seront la priorité des forces de l’ordre ce week-end. Le point sur les prévisions de blocages à Auchan, Leclerc et Carrefour, les trois enseignes les plus concernées avec les zones commerciales dont elles sont les cœurs.

    #Auchan
    Deux points durs à envisager ce samedi pour l’enseigne qui ouvrira l’ensemble de ses magasins : à Englos avec peut-être une opération escargot dans la zone. Et Louvroil qui risque une fois de plus de regrouper le plus grand nombre de Gilets jaunes.

    La plupart des autres magasins sont concernés. Une marche collective déclarée en préfecture est annoncée depuis la mairie de Tourcoing (8h) jusqu’à Auchan Roncq. Des rendez-vous sont fixés en matinée à l’entrée nord d’Arras et sur le parking d’Auchan pour des départs groupés vers Paris. D’autres Gilets jaunes resteraient sur place, mais sans bloquer la circulation mais en menant de possibles actions dans les zones commerciales (occupation de parkings, remplissage de chariots laissés ensuite à l’abandon...). À Villeneuve d’Ascq (V2), aucune certitude mais seraient envisagés des remplissages de chariots ensuite abandonnés dans le magasin.

    Des manifestants convergeront sans doute vers les magasins de Sin-le-Noble, Boulogne-sur-Mer, Grande-Synthe, Noyelles-Godault et Hazebrouck.

    #Leclerc
    L’enseigne serait particulièrement touchée par les blocages d’entrepôts. Des Gilets jaunes sont attendus pour des barrages filtrants vers plusieurs magasins, dont Etaples, Bailleul ou Boulogne-sur-Mer.

    #Carrefour
    Une action des Gilets jaunes sur Calais-Cité Europe est annoncée sur les réseaux sociaux sans préciser le lieu et et l’heure. Un point de blocage est prévu à Landrecies au rond-point du magasin jusqu’à lundi 22 h, ainsi qu’à Liévin. Les Gilets jaunes qui ont décidé ce samedi matin à 8h30 de se rassembler au parking de Kinepolis Lomme pour converger vers Auchan Englos vont-ils également perturber le centre commercial Carrefour et Ikea à proximité du Kinepolis ? De la même manière, le magasin d’Euralille sera-t-il bloqué dans l’après-midi en marge de l’autre manifestation régionale déclarée en préfecture, celle de Lille ?

    À noter de sérieux problèmes d’approvisionnements, notamment dans les petites surfaces de proximité Carrefour à la suite des perturbations de circulation autour de la plateforme logistique Logidis de Vendin-le-Vieil qui approvisionne les magasins Carrefour de la région. Ces derniers ne seront pas livrés ce samedi.

    #GiletsJaunes #Black_Friday #Samedi_noir pour la #grande_distribution


  • Gilets jaunes Pour le directeur d’Auchan Grande-Synthe, le mois de novembre est « fichu » Estelle Jolivet Et B. C. - 21 Novembre 2018 - la voix du mort
    http://lavdn.lavoixdunord.fr/492872/article/2018-11-21/le-directeur-d-auchan-depite-apres-les-blocages-des-gilets-jaunes

    Les répercussions du mouvement des Gilets jaunes ne se sont pas ressenties uniquement sur les conditions de circulation. La fréquentation des enseignes de la grande distribution a également été fortement touchée. En premier lieu Auchan, à Grande-Synthe...

    Isolés des flux de circulation par deux points de blocage, entre vendredi soir et lundi soir, l’hypermarché Auchan Grande-Synthe et sa zone commerciale ont compté parmi les commerces les plus pénalisés de l’agglomération. « Samedi, on a fait -90 % de chiffre d’affaires par rapport à un samedi normal et -50 % pour la journée de lundi, rapporte le directeur de l’hypermarché, Thierry Puentes, qui était loin d’imaginer une action d’une telle ampleur. Le magasin était désert, samedi. On n’avait rien anticipé, ni au niveau des commandes, ni des effectifs. On a arrêté les préparations (pains, viennoiseries, gâteaux) l’après-midi, en voyant que ça ne s’améliorerait pas. Certains collaborateurs n’ont même pas pu venir travailler. » Thierry Puentes se dit « dépité, consterné » et constate, amer, que « l’impact a été beaucoup plus fort pour Auchan que pour les autres grandes surfaces. Notre mois de novembre est fichu ».

    Carrefour Saint-Pol-sur-Mer aussi
    Reste le Black Friday – une journée de soldes exceptionnels sur Internet et dans les commerces – vendredi et la première ouverture de l’hypermarché le dimanche matin, prévus ce week-end. Thierry Puentes appréhende de nouveaux blocages et espère que les autorités empêcheront les Gilets jaunes de paralyser de nouveau l’activité commerciale de la zone.

    Du côté de l’hypermarché Carrefour, à Saint-Pol-sur-Mer, la direction ne souhaite pas s’exprimer sur l’ampleur de l’impact du mouvement sur le chiffre d’affaires mais confirme : « Nous avons été fortement pénalisés, dès samedi, indique le directeur, Fahad Ras-Laine. Nous sommes restés ouverts mais nous avons mis tous nos efforts pour assurer la sécurité de nos équipes et des clients lors des allers-retours des Gilets jaunes dans le magasin et la galerie marchande. »

    Dans les petites surfaces de proximités, comme au Carrefour Express à Malo-les-Bains, le mouvement des Gilets jaunes a eu des répercussions sur l’approvisionnement du magasin. Jusqu’à mardi soir, des affiches informaient les clients de la raison du manque de produits dans les rayons.
    Nous ne sommes pas parvenus à contacter Cora Coudekerque-Branche et Leclerc Quaëdypre.

    #giletsjaunes #auchan #Carrefour #haut-de_France #enmarche vers la #décroissance !


  • Rendement : l’hyper s’enfonce dans la crise #décroissance Olivier Dauvers - 15 Novembre 2018 - Le web grande conso
    https://www.olivierdauvers.fr/2018/11/15/rendement-lhyper-senfonce-dans-la-crise

    Aucun doute sur la tendance, ni même sur son ampleur… 2018 sera la 4e année consécutive de baisse des rendements du format hypermarché. D’un côté, les surfaces progressent toujours (+ 1,2 %, principalement sous l’effet de supermarchés qui s’agrandissent) et, de l’autre, les chiffres d’affaires tous produits reculent : en moyenne de 1,2 %, en raison du reflux du non-al (– 4 % environ).

    Pis : la situation se dégrade et démontre son caractère quasi-inéluctable. Car le déclin du non-al est durable, concurrence du e-commerce oblige. Ce qui pose, en parallèle, le problème du modèle économique du format. Depuis toujours, le rendement est la base de ce modèle : le volume généré par mètre carré permet le discount, lequel assure le volume. Et ainsi de suite. 

    L’effritement du rendement remet ce fragile équilibre en question. Et impose aux enseignes l’ajustement des surfaces. C’est même le bon sens qui le commande : si le CATP recule durablement (la probabilité est forte), alors les surfaces commerciales doivent accompagner le mouvement. Casino l’a compris le premier (parce que le plus fragile). Carrefour aussi. Désormais, Cora le reconnaît : tous les hypers de plus de 11 500 m2 devraient voir leur surface réduite. Quant à Auchan, jusqu’il y a peu encore, les dirigeants du groupe faisaient toujours mine de ne pas comprendre la question lorsqu’ils étaient interrogés…

    Au-delà, c’est l’ensemble des grandes surfaces alimentaires qui sont concernées. Même si la situation s’est améliorée à court terme, les supermarchés sont également menacés. En cause pour ce format très majoritairement alimentaire : la fragmentation de la consommation, conduisant les clients à multiplier les lieux d’achat.

    #hypermarché #supermarché #économie #discount #auchan #carrefour #monoprix #leclerc #casino #cora


  • #Carrefour a financé la campagne du président d’#extrême_droite brésilien

    En effet, l’un des actionnaires des plus célèbres supermarchés de France, Carrefour, est l’un des généreux bienfaiteurs du parti de #Bolsonaro, le PSL.


    http://www.wikistrike.com/2018/10/carrefour-a-finance-la-campagne-du-president-d-extreme-droite-bresilien.
    #Brésil #France #financement

    • Mouais, c’est un peu ampoulé comme titre. Ce mec gagne de l’argent entre autre grace à Carrefour (mais pas que), et ensuite il utilise SON argent pour financer l’autre facho. Mais ce n’est pas Carrefour, son conseil d’admin, etc, qui a financé quoi que ce soit de sa campagne, c’est un mec précis avec son argent. Bref, titre un peu putaclic.


  • Le mall est mort, vive le mall !
    https://www.demainlaville.com/mall-mort-vive-mall

    Aux États-Unis, près de 25% des centres commerciaux pourraient disparaître dans les cinq années à venir. Temples de la consommation, points de ralliement iconiques des teen movies et accélérateurs de l’étalement urbain, ces « #malls » doivent entre autre faire face à la concurrence des sites de #vente_en_ligne. De l’autre côté de l’Atlantique, le modèle français traverse les mêmes difficultés. Pourtant, déjà championne d’Europe du nombre de #centres_commerciaux par habitant, la France continue à distribuer les autorisations de construire, dans une fuite en avant inquiétante.

    #Europacity


  • #carrefour, la rentabilité avant tout !
    https://nantes.indymedia.org/articles/43308

    Carrefour réduit la voilure et les emplois pour satisfaire ses actionnaires. Derrière son « plan de transformation », se dessine une diminution drastique de la masse salariale : l’équivalent de 7 000 postes, soit 6 % des effectifs du groupe en France !

    #luttes #salariales #/ #précarité #lutte #étudiant-e-s #lycéen-ne-s #mouvement #exclusion #chômage #luttes,salariales,/,précarité,lutte,étudiant-e-s,lycéen-ne-s,mouvement,exclusion,chômage,carrefour


  • Étude : la plupart des magasins perdent des clients Olivier Dauvers - 17 Juillet 2018 - www.olivierdauvers.fr
    https://www.olivierdauvers.fr/2018/07/17/etude-la-plupart-des-magasins-perdent-des-clients

    Des dépenses des ménages qui sont à l’arrêt ou presque alors que les enseignes ouvrent toujours de nouveaux magasins, la conséquence est logique : il y a, en moyenne, moins de clients par magasin. Ce qu’une étude Nielsen quantifie…

    L’an dernier, deux enseignes ont survolé toutes les autres en recrutement de nouveaux clients à nombre de magasins comparables : Aldi et Lidl. Les deux enseignes ont respectivement compté 7,9 % et 5 % de foyers acheteurs supplémentaires par magasin. Une performance qui traduit à la fois la réceptivité des clients pour cette proposition de valeur (faible choix, quasi exclusivité de MDD) et leur adhésion à l’évolution de leur expérience d’achat qui s’améliore au fil des ans.

    A l’inverse, sur les 13 enseignes étudiées par Nielsen, 9 ont vu leur clientèle s’éroder, parfois violemment comme c’est le cas des supermarchés Casino avec – 6,8 %. Le recul d’ensemble est – hélas – normal et va continuer. Les dépenses des clients, tant en volumes qu’en valeur, ne progressent plus que faiblement alors qu’il y a chaque année plus de magasins accessibles. La clientèle s’étale ! Et elle… s’éparpille, les consommateurs multipliant les circuits fréquentés (enseignes spécialisées par exemple).
    En parallèle, l’étude Nielsen permet aussi de rappeler le lien évident qui existe entre surface et attractivité. Sans surprise, Auchan est ainsi l’enseigne dont la taille de clientèle par magasin est la plus importante et… celle dont la surface moyenne des hypers est aussi la plus élevée.

    Logiquement, il existe une forme de proportionnalité entre taille de clientèle et superficie. Et ce sont finalement les écarts qui sont significatifs. Par exemple entre Carrefour et Cora : Carrefour dispose d’une surface inférieure mais d’une clientèle plus large que Cora, ce qui signe une meilleure attractivité.

    Autre exemple : Lidl. L’enseigne dispose d’une taille de clientèle proche de celle des supermarchés « classiques » mais avec une surface deux fois inférieure !

    MDD Marque De Distributeur
     #Aldi #Lidl #auchan #casino #Carrefour #Cora #géant #leclerc #monoprix #intermarché #U #leader_price #market #france #carrefour #grande_distribution #clients #grande_distribution #économie


  • Derrière le code-barres : des inégalités en chaînes Oxfam - 20 Juin 2018
    http://www.oxfamfrance.org/rapports/justice-fiscale/derriere-code-barres-des-inegalites-en-chaines

    Il y a une histoire derrière les produits que nous consommons. Dans le rapport « Derrière le code-barres : des inégalités en chaînes », Oxfam révèle comment des millions de femmes et d’hommes qui produisent la nourriture que nous consommons vivent dans la pauvreté tandis que l’industrie agro-alimentaire engrange toujours plus de bénéfices. 12 produits de consommations courantes dans plusieurs pays du monde ont été passés au crible et le constat est sans appel : le modèle économique de l’industrie agro-alimentaire alimente les inégalités et génère des souffrances humaines parmi les travailleurs. 

    TELECHARGER LE RAPPORT => http://www.oxfamfrance.org/sites/default/files/file_attachments/rapport_oxfam_derriere_le_codebarres.pdf

    Le système alimentaire mondial revêt des disparités de plus en plus criantes. Agriculteurs et producteurs, en France et dans le reste du monde, gagnent toujours moins depuis 20 ans, alors que la grande distribution accumule les bénéfices, dénonce l’ONG Oxfam dans une étude internationale publiée jeudi.

    "La grande distribution est devenue la gardienne du commerce alimentaire mondial", estime l’ONG, qui dénonce les "pressions continues" subies par les producteurs pour "qu’ils réduisent leurs coûts" tout en répondant "à des exigences de qualité des plus rigoureuses".


    Selon un calcul de l’ONG, les huit premières grandes surfaces du monde cotées en bourse ont réalisé quelque 1.000 milliards de dollars de vente en 2016 et près de 22 milliards de bénéfices.

    "Au lieu de réinvestir dans leurs fournisseurs, elles ont reversé la même année plus de 15 milliards de dollars de dividendes à leurs actionnaires", indique cette étude internationale, intitulée : "Derrière le code-barres, des inégalités à la chaîne".

    La puissance d’achat de la distribution qui fait baisser continuellement les prix, exacerbe le risque de violations des droits de l’homme et des droits du travail : précarisation sans limite, enfants au travail, harcèlement, sont légion dans le secteur agricole et alimentaire, souligne Oxfam.

    - 74% sur les haricots verts du Kenya
    Entre le milieu des années 1990 et celui des années 2010, le prix des haricots verts du Kenya a ainsi baissé de 74% et celui du jus d’orange brésilien de 70%.

    "Cette tendance a contribué au recul des prix payés aux paysans et producteurs qui désormais recouvrent à peine le coût de production", de plus en plus d’entre eux se voyant contraints d’abandonner leurs terres ou d’accepter des travaux précaires dans de grandes plantations, dénonce Oxfam.

    Jusqu’au paradoxe le plus "cruel" , régulièrement dénoncé par des organisations internationales comme la FAO ou les associations de commerce équitable : la faim chez les paysans et les travailleurs du secteur. Ceux-là même qui produisent la nourriture.

    En France, où le marché des produits alimentaires dépasse les 240 milliards d’euros par an, soit le plus gros marché de l’Union européenne (UE) derrière l’Allemagne, cette évolution, accompagnée de suicides de paysans, a conduit le gouvernement à proposer une loi en cours de discussion au parlement pour tenter de desserrer l’étau.

    L’objectif est de rééquilibrer le partage de la valeur entre ceux qui produisent et ceux qui vendent dans un pays où cinq centrales d’achat "ont une influence sur 90% des achats de produits alimentaires dans les enseignes de la grande distribution", _ selon Oxfam.

    Moins pour les producteurs, plus pour les supermarchés
    Au niveau mondial, l’étude illustre les disparités croissantes sur la répartition de la valeur en étudiant un panier-type contenant 12 produits allant des avocats du Pérou aux tomates du Maroc, en passant par des bananes d’Equateur, du thon en conserve de Thaïlande, du cacao de Côte d’Ivoire, café de Colombie, raisin d’Afrique du sud, haricots verts du Kenya, jus d’orange du Brésil, riz de Thaïlande, crevettes du Vietnam, ou thé d’Inde.

    Entre 1996 et 1998, les producteurs, qui touchaient en moyenne 8,8% du prix final du panier, ne recevaient plus que 6,5% vingt ans plus tard, en 2015.

    Dans le même temps, la grande distribution voyait sa part gonfler à 48,3% du prix final contre 43,5% vingt ans avant. #carrefour #Auchan #Simply_Market #Atac #Leclerc #Casino #Franprix #Leader_Price #Monoprix #Intermarché #Netto #Système_U

    Avec la croissance des discounteurs comme #Aldi Nord, Aldi Sud et #Lidl, et le rachat de #Whole_Foods en 2017 par #amazon, Oxfam craint une "ère nouvelle de réduction des coûts encore plus impitoyable" et une "accélération du nivellement par le bas des normes sociales et environnementales de la chaîne d’approvisionnement".

    Pourtant, Oxfam estime qu’il est "tout à fait possible" que les "paysans et travailleurs gagnent un revenu minimum vital".

    "Il suffirait d’investissements minimes" pour favoriser un partage plus équitable de la valeur, selon l’étude qui préconise notamment la fixation d’un prix minimum par les pouvoirs publics pour les produits agricoles de base.

    Dans les pays de vente au détail, Oxfam prône l’utilisation du droit de la #concurrence "pour démanteler la concentration de la puissance d’achat".

    #inégalités #OXFAM #pauvreté #industrie_agro-alimentaire #souffrances #Kenya #Brésil #super_marchés #hyper_marchés #grande_distribution #actionnaires #prix #code-barres #EAN13


  • En Chine, Carrefour lance son premier magasin connecté
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/05/19/en-chine-carrefour-lance-son-premier-magasin-connecte_5301573_3234.html

    A Shanghaï, Carrefour inaugure un concept de supermarchés connectés, grâce à son nouveau partenaire local, Tencent. C’est le premier Carrefour du monde où les clients peuvent payer avec leur visage. Chez « Carrefour, le Marché » (en français dans le texte), Tencent, géant chinois du Web et partenaire du distributeur en Chine depuis février, expérimente son système de paiement par reconnaissance faciale, qui pourrait à terme remplacer le paiement mobile. Avec un design rajeuni, une sélection de produits (...)

    #Carrefour #Tencent #CCTV #facial #consommation #surveillance #biométrie


  • Une quinzaine d’hypermarchés Carrefour fermés ces vendredi et samedi RTBF - 11 Mai 2018
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_une-quinzaine-d-hypermarches-carrefour-fermes-ce-vendredi-et-samedi?id=9

    Ce vendredi et samedi, une quinzaine d’hypermarchés Carrefour seront fermés, annonce Myriam Delmée, Vice-Présidente du SETca.

    Les travailleurs de Carrefour veulent davantage de précisions sur la future réorganisation du groupe. Mais aussi sur la polyvalence que la direction souhaite leur imposer. Au début de l’année un plan de restructuration a été annoncé. Et avec lui, la suppression de 1200 emplois. A Bruxelles et dans le Brabant wallon, tous les hypermarchés seront fermés.

    « Carrefour n’a pas compris comment le commerce fonctionnait en Belgique »
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_myriam-delmee-setca-ca-fait-18-ans-que-carrefour-n-a-pas-compris-comment

    Une quinzaine d’hypermarchés Carrefour resteront fermés ce vendredi et samedi. Les négociations entre syndicats et la direction du groupe français sont à l’arrêt dans le cadre du plan de restructuration annoncée janvier dernier. Invitée de La Première, Myriam Delmée considère que le plan de carrefour « ne fonctionne pas ». Qu’est-ce qui coince ? « A peu près tout », confie la Vice-présidente du SETca.

    « L’annonce a été faite il y a environ 4 mois. Et qu’est-ce qu’on a pu engranger ? Rien », explique-t-elle. Deux sujets ont été discutés pour l’instant : l’organisation du travail et la transformation de 5 hypermarchés en supermarchés.

    « Carrefour est venu assez vite avec un plan de polyactivités qui, à mon sens, ne fonctionnera pas dans un hypermarché... même pas dans un supermarché », dénonce Myriam Delmée. « On a malheureusement l’expérience d’autres enseignes où on a négocié ce genre de choses, où ça ne fonctionne pas, où on est obligés de renégocier quelque chose d’autre maintenant. Et la direction vient à la dernière réunion en disant ’ok a compris on veut bien faire une contre-proposition transitoire... parce qu’en 2020 ce sera notre plan’ ».

    Selon la Vice-présidente du SETCa, cette démarche n’est « pas audible pour les travailleurs. Parce que ça veut dire que c’est reculer pour mieux sauter et qu’il n’y a pas de volonté réelle de négocier quelque chose. »

    De plus, ajoute-t-elle, « on a une série de directeurs de magasins qui nous disent ’c’est du suicide ce genre de plan, ça ne marchera pas’. Quand tout le monde revient vers nous en disant ça, on se demande : quand la direction viendra-t-elle avec un plan qui va fonctionner ? »

    « Je ne suis pas en train de renégocier un plan de restructuration pour me dire que dans 2-3 ans on recommence. On en a déjà eu 3. J’espère que ce sera le dernier », déclare Myriam Delmée. Et ajoute : « ça fait 18 ans que Carrefour est sur le sol belge et 18 ans que le groupe n’a pas compris comment le commerce fonctionnait en Belgique. Qui est le malade ? Ce n’est pas le personnel qui est à soigner. C’est peut-être à Carrefour d’enfin comprendre le marché sur lequel il joue. Ca malheureusement, il y a pas une ligne écrite sur le sujet. »

    #incompétence #esclavage #travail #carrefour #grande_distribution #agriculture #exploitation #capitalisme #management #économie #Belgique #grève #violence #actionnaires


  • Belgique De nombreux Carrefour Market Mestdagh encore fermés ou non approvisionnés RTBF - 9 Mai 2018
    https://www.rtbf.be/info/regions/hainaut/detail_de-nombreux-carrefour-market-mestdagh-encore-fermes-ou-non-approvisionne
    http://www.lalibre.be/economie/libre-entreprise/3e-jour-de-greve-dans-les-supermarches-mestdagh-le-point-sur-les-magasins-fe

    Le mouvement de gréve se poursuit dans les magasins du groupe Mestdagh aujourd’hui mercredi, deux jours après l’annonce du plan de restructuration.

    Des piquets de grève sont déjà annoncés aux entrées du centre de distribution de Gosselies.

    Hier mardi, une quarantaine de Carrefour Market sont restés fermés sur les 52 magasins situés en Wallonie et à Bruxelles.

    Ceux qui ouvrent ont des rayons bien vides puisque les marchandises partent de la centrale de Gosselies qui est bloquée.


    #esclavage #travail #carrefour #grande_distribution #agriculture #exploitation #capitalisme #management #économie #Belgique #grève #violence #actionnaires


  • Belgique : Plan de restructuration de Carrefour : plusieurs supermarchés Carrefour fermés mercredi RTBF - 9 Mai 2018
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_plan-de-restructuration-de-carrefour-plusieurs-supermarches-carrefour-fe

    Des mouvements de grève spontanés ont éclaté mercredi dans plusieurs magasins Carrefour du pays. Les grandes surfaces de Haine-Saint-Pierre, Berchem-Sainte-Agathe, Belle-Île et Sint-Kruis (Bruges) sont notamment fermés, confirme Myriam Delmée, vice-présidente du SETCa.

    Le mouvement s’inscrit dans le cadre du plan de restructuration mis en oeuvre par Carrefour. La réunion entre direction et syndicats mardi s’est déroulée dans un climat « houleux », selon les mots de Mme Delmée. L’entreprise précise sa position sur certains points dans la future organisation du groupe, mais aucune avancée n’a été engrangée.


    « Politique irresponsable de la direction »
    « La direction joue avec le feu », estime la syndicaliste, qui dénonce la politique « irresponsable » de la direction. « On veut faire passer cinq hypermarchés en supermarchés le 1er juillet, alors que les vacances commencent et que les magasins tourneront avec bon nombre d’étudiants », s’étrangle-t-elle.

    Le mouvement de grève n’est pas organisé, précise Mme Delmée, qui parle d’un « coup de semonce » et agite la menace d’une grève générale au sein de l’entreprise si les discussions ne progressent pas prochainement.

    D’autres magasins Carrefour pourraient encore fermer mercredi. Ce mouvement de grève concerne les magasins du groupe Carrefour et n’est pas lié à celui en cours dans les magasins gérés par le groupe Mestdagh, qui a annoncé une restructuration lundi.
    Carrefour avait annoncé la suppression de 1.233 emplois en janvier.

    #esclavage #travail #carrefour #grande_distribution #agriculture #exploitation #capitalisme #management #économie #Belgique #grève #violence #actionnaires


  • Après LIDL, le printemps des licenciements continue dans la grande distribution Belge.

    OPÉRATION COUP DE POING DES DIRIGEANTS SURDOUÉS ET HÉROÏQUE DE CARREFOUR MARKET (GROUPE MESTDAGH) CONTRE SES SALARIÉS.

    Lundi matin, lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire, la direction du groupe a annoncé un plan de restructuration avançant notamment le chiffre de 450 suppressions d’emplois, soit 18% du personnel, prés d’une personne sur 5.

    Une nouvelle organisation du travail a également été présentée, prévoyant la suppression du quart d’heure de pause, la polyvalence des tâches et l’ouverture des magasins le dimanche . . . . . Rien sur les augmentations de charge de travail pour les clients, ou le licenciement d’actionnaires, un Re-Modeling des magasin est prévu ! ! !

    En réponse à cette violence, une majorité de magasins intégrés Mestdagh devraient rester fermés mardi 8 Mai 2018.
    Une heure avant l’ouverture théorique des magasins, le personnel de 23 des 52 magasins intégrés avait déjà annoncé son intention de débrayer.

    Des piquets bloquent également le dépôt et la centrale, situés à Gosselies (Charleroi).

    A ces débrayages déjà décidés s’ajouteront en principe d’autres fermetures selon la CSC.
    D’après le syndicat chrétien, toutes les régions sont concernées. Selon le Setca, aucun magasin intégré n’ouvrira ses portes à Bruxelles mardi.

    http://www.lalibre.be/economie/libre-entreprise/une-majorite-de-magasins-du-groupe-mestdagh-fermes-ce-mardi-les-negociations

    #esclavage #travail #carrefour #grande_distribution #agriculture #exploitation #capitalisme #management #économie #Belgique #grève #violence #actionnaires