• Cartographier les #interstices de la #ville

    Parcourir la ville, la saisir en mouvement, et la restituer ensuite à travers une carte. Telle est la démarche de #Mathias_Poisson. Diplômé de l’École Nationale Supérieure de Création Industrielle (ENSCI/Les Ateliers), parallèlement à son travail de scénographe et interprète pour le théâtre et la danse, Mathias Poisson déploie un intérêt particulier pour la #promenade et l’#expérience_subjective des lieux à travers plusieurs supports tels la #carte, la #visite_guidée ou la #performance.

    Ses #dessins, que l’on pourrait croire échappés d’une bande dessinée, n’ont rien de banal. Objets insolites, ils renversent l’idée habituelle que l’on se fait d’une carte et éveillent notre curiosité. Pour cet artiste, penser la ville s’articule en deux temps : d’abord, la marche s’offre comme un moyen pour la saisir dans sa complexité et ses aspects changeants. Puis, la carte permet de restituer « l’image de la ville » [1] - pour reprendre les mots de Kevin Lynch - que cette expérience urbaine a engendrée. Les cartes de Mathias Poisson nous donnent un véritable éclairage sur le lieu traversé. L’artiste-promeneur expose une facette du grand kaléidoscope par lequel aménageurs, urbanistes, géographes, architectes, paysagistes, chercheurs en sciences humaines et sociales et citoyens pensent la ville.

    Le centre de la ville de #Rennes est partagé par la Vilaine. Au Sud se situe le quartier du Colombier : rénové à partir de 1962, il devait faire figure de centre-ville moderne. Suivant les quadrillages d’un nouveau plan d’aménagement urbain, les travaux se poursuivirent jusqu’en 1986. C’est ce terrain que Mathias Poisson a arpenté pendant plusieurs jours. Ses déambulations lui ont permis de réaliser une carte retraçant l’ensemble de ses impressions, éditée en 2009 par le Centre Culturel du Colombier et destinée aux habitants [2]. La légende indique des éléments sensibles du paysage invisibles à vol d’oiseau :

    Départ. Pénétrer dans le labyrinthe

    Pour Mathias Poisson, ce quartier s’offre comme un écheveau où se succèdent galeries et boyaux souterrains, couloirs étroits entre immeubles, larges espaces à traverser et passages aériens... Ainsi que l’indique le sous-titre, il s’agit « d’une promenade à travers les architectures modernes et labyrinthiques du quartier ». Dans L’Empire des cartes, Christian Jacob écrit : « La carte est un nouvel espace de lisibilité dans la distance » [3]. Cela signifie que la carte n’est pas « un double mimétique de la réalité, mais un double analogique ». Chez Mathias Poisson, l’analogie qui recrée cet espace de lisibilité dans la carte est organisée autour de la métaphore du labyrinthe. Elle est avant tout une trace de l’expérience spatiale du promeneur qui nous suggère son point de vue sur ce quartier : la ville comme un immense dédale, rigoureusement conçu et courant sur plusieurs niveaux.

    Ce quartier de 21 hectares construit sur une grande dalle [4] a été conçu par l’architecte-urbaniste de la reconstruction, Louis Arretche, dont le style s’inscrit dans le sillage de Le Corbusier. Les immeubles du quartier du Colombier reprennent son système « Domino ». Sur la grande dalle du Colombier siègent de nombreux immeubles formés d’une trentaine d’étages pour certains, tandis que le sous-sol abrite deux niveaux de parking et de nombreuses voies souterraines conçues pour éviter les nuisances. Cet urbanisme invite à une fonctionnalisation des circulations urbaines grâce à une division verticale : les piétons circulent sur la dalle et les automobiles dans les profondeurs. Mathias Poisson tente de figurer cette architecture sur la carte grâce à un itinéraire, symbolisé par des traces de pas, qui relie les différents étages du quartier afin que le lecteur puisse pénétrer visuellement dans les sous-sols. L’épiderme urbain que forme la dalle est comme découpé au scalpel, laissant apparaître voies souterraines et parkings.

    L’auteur a pris le parti de faire apparaître singulièrement sur la carte les nombreux éléments d’architecture décrits précédemment : une tentative pour réintroduire du réel. L’aspect extérieur du quartier y est donc inscrit graphiquement. En faisant remonter à la surface les éléments du paysage, l’auteur délivre des informations sur l’ambiance des lieux, qui sensorialisent la carte. Mathias Poisson semble proposer une cartographie « de plain-pied dans le monde » pour reprendre le titre de l’ouvrage d’Olivier Orain [5], conçue à partir de l’expérience de l’espace et s’opposant à la froideur et à la neutralité des représentations cartographiques classiques.

    Se faufiler entre les interstices. À travers, au-dessus, en-dessous...

    Mathias Poisson est « un observateur aventureux » [6] très attentif à sa propre déambulation, aux émotions, impressions premières et points de vue sur l’espace qu’elle engendre. Pour comprendre la ville en mouvement, le lecteur est aussi invité à changer de dimension, à dépasser l’espace de la page pour aller vers l’espace réel, à devenir un promeneur. Cette « carte prescriptive » propose au marcheur un itinéraire sensoriel à travers un quartier à l’architecture complexe et singulière.

    "Si cette carte est une invitation à l’arpentage de la ville, sa lecture-même invite aussi au mouvement."

    Les mots et éléments qui y figurent ne sont pas dirigés dans la même direction. Lorsqu’on regarde le point de départ, le titre, Entre les dalles, est écrit à l’envers. Il faut donc tourner la carte dans tous les sens pour la lire entièrement. Mathias Poisson, dans la conception du processus cartographique, encourage l’idée d’un lecteur dynamique opposé au lecteur statique des cartes conventionnelles.

    Carte en main, le lecteur ne peut que s’interroger sur cet objet hybride et déconcertant. Des bâtiments dessinés en perspective cavalière jouxtent des immeubles en vue à vol d’oiseau. Cette impression première d’étrangeté semble être provoquée par l’alternance des projections cartographiques permise par la présence énigmatique d’une brume épaisse de couleur bleu-gris. Les informations délivrées ici relèvent de deux ordres : d’une part les informations sensorielles indiquées par la légende et d’autre part, le fond de carte hybride aux projections protéiformes qui témoignent de la complexité organisationnelle du quartier, au-delà de son univers sensoriel. Les formes identifiables du territoire apparaissent sous des allures différentes telles des surgissements du paysage : ici un monument à la gloire de la résistance, là une devanture de centre commercial, ailleurs une image d’un parking souterrain...

    Désarçonné par cette carte insolite, le lecteur peut donc être tenté de la comparer avec une vue satellitaire de ce quartier, d’effectuer un retour au réel. En observant les documents, il s’aperçoit que la partie cartographiée de ce quartier forme une unité urbaine délimitée par des grandes artères de la ville : le boulevard du Colombier au sud, le boulevard de la Tour d’Auvergne à l’ouest, au nord et à l’est, il est cerné par deux larges rues.

    En réalité, les rues de cette unité urbaine sont très étroites, elles permettent essentiellement l’accès aux parkings au bas des immeubles. Cette absence de voies routières apparentes est compensée par un réseau sous la dalle. Les voies sur la dalle sont donc presque uniquement piétonnes. Alors que la quasi-absence de voies routières rend inopérant le recours au populaire programme en ligne Google Street View pour entrer virtuellement à l’intérieur de ce quartier, la carte de Mathias Poisson nous laisse, elle, pénétrer au cœur de cette unité urbaine. Google Street View nous permettant seulement de faire le tour du quartier, le travail de Mathias Poisson nous paraît d’autant plus essentiel : il cerne les caractéristiques et l’univers sensoriel de l’unité intra-urbaine à très grande échelle.

    Paradoxalement, l’approche Google Street View qui se veut subjective l’est peut-être moins que celle de Mathias Poisson. Au fur et à mesure que « l’acteur-spectateur » avance sur la voie, la vue qu’il a du paysage change, alors que dans la carte de Mathias Poisson, les angles de vue sur le paysage sont prescrits à l’avance par l’itinéraire de l’auteur. Mais il ne faut pas s’y méprendre, c’est en fait l’approche Google Street View qui est la plus tributaire d’une vue contrainte de la ville. Les vues sont prises à angles et hauteurs fixes, à espacement régulier. Les itinéraires de « l’acteur-spectateur » sont donc programmés. Par ailleurs, ce programme est établi sur le modèle de la ville fondée sur la rationalité économique adaptée aux pratiques de l’homo-economicus qui préfère des voies larges et rectilignes pour faciliter ses déplacements : un urbanisme fonctionnel, moderne. Contrairement à cela, la déambulation de Mathias Poisson cherche une réinterprétation par les interstices qui laissent naturellement place à un déplacement non-programmé à l’avance, à une déambulation qui fait sienne le hasard.

    "La carte est avant tout un outil de reconstruction du réel."

    Cette comparaison avec l’image satellitaire nous rappelle que la carte est avant tout un outil de reconstruction du réel. « La carte fait le deuil de certaines informations et invite à redécouvrir le monde » [7] écrit l’historien de la cartographie, Christian Jacob. Là où Google Street View peine à représenter ces unités intersticielles de la ville, beaucoup mieux que l’image satellitaire, la carte, parce qu’elle ne représente pas la totalité du réel mais qu’elle en sélectionne certains éléments, permet de dégager les structures de l’espace. Elle est beaucoup plus efficace qu’une simple photographie. Tout l’enjeu de la carte se cache dans sa portée synthétique et analytique.

    Arrivée. Une carte subjective ?

    Avec Entre les dalles, M. Poisson déploie un contrepoint saisissant au développement contemporain des cartes standardisées, animées d’un tel désir de neutralité qu’elles en sont devenues froides et foncièrement anémiées du réel. Ce modèle est célébré par les Systèmes d’Information Géographique (SIG). À l’inverse, Mathias Poisson manifeste pour une approche phénoménologique. On perçoit toute la portée du geste cartographique : faire resurgir la complexité du réel et traduire la manière dont le paysage se révèle aux sens.

    "La manière de faire les cartes s’est largement unifiée grâce à l’utilisation de logiciels qui permettent l’application de conventions bien définies."

    Expliquons-nous. Il faut bien dire d’abord que la diffusion des cartes propres à notre époque s’accompagne d’une homogénéisation relative des pratiques cartographiques, grâce à l’emploi d’un langage international de la carte qui correspond aux normes occidentales. La manière de faire les cartes s’est largement unifiée grâce à l’utilisation de logiciels qui permettent l’application de ces conventions bien définies. Grâce à l’accès gratuit sur internet aux logiciels de cartographie comme Philcarto, la standardisation des cartes est rendue plus aisée encore. Ces logiciels très utilisés par les chercheurs en sciences humaines et sociales sont des outils efficaces pour représenter les structures spatiales des territoires. Ils utilisent une mesure de l’espace fondée sur les mathématiques. Dessinée sur un plan euclidien, tout point sur la carte est référencé par des coordonnées très précises, c’est ce qu’on appelle le géo-référencement. Ces programmes ont normalisé la fabrication des cartes. Ce schéma de production s’est légitimé comme démarche à suivre pour la fabrication « d’une bonne carte » :

    Digitalisation d’un fond de carte - Exportation du fond de carte - Mise en relation de variables statistiques avec la localisation - Exportation de la carte vers un logiciel de traitement d’image - Travail « esthétique » de la carte.

    Même si ce modèle est très utilisé, il n’en est pas moins vrai qu’il existe d’autres manières de faire des cartes. La cartographie numérique, parce qu’elle est née dans le contexte du développement des mathématiques en sciences humaines et sociales, a remporté une large adhésion et s’est légitimée à tel point que d’autres procédés sont d’emblée reléguées au statut de ce que nous appellerons les cartographies non-euclidiennes et « insuffisantes », c’est-à-dire dotées d’un faible potentiel de qualification des espaces. On entend par là, l’ensemble des cartographies non-scientifiques, les cartes produites par des artistes, les cartes mentales, les cartes autochtones etc.

    "Une carte prise dans le tissu du monde."

    Or, Mathias Poisson présente une cartographie dotée assurément d’une portée analytique. Cette carte semble moins demeurer le résultat d’une action de perception unique, personnelle et incommunicable que celui d’une action cognitive [8]. Cette cartographie que l’on pourrait caractériser de cartographie phénoménologique est un outil de connaissance qui met en relation des lieux avec des informations que nous nommerons phénoménales, c’est-à-dire issues de la perception. Contrairement aux données invisibles et impalpables des cartes mathématiques (un taux de fécondité par exemple), elles sont saisies par les sens.

    Cette carte ne considère pas l’espace vu de l’extérieur ou « du dessus », c’est plutôt une cartographie « prise dans le tissu du monde » pour reprendre l’expression de Maurice Merleau-Ponty [9]. Avec beaucoup d’humour et en pétrissant les conventions cartographiques, Mathias Poisson traduit graphiquement un point de vue sur la ville bâti sur le socle des perceptions et sensations. La mise en dessin de cette expérience - la carte - correspond au jaillissement de cette pensée spatialisante en image. La carte serait-elle une version communicable d’un territoire parcouru par une conscience ? Elle aura ici pour fonction de connecter deux subjectivités différentes, celle de l’auteur et celle des lecteurs. De plus, elle ne nécessite pas de posséder un savoir préalable, contrairement aux cartes IGN qui requièrent un minimum de connaissances pour lire les courbes de niveau par exemple. Cette carte s’adressant aux habitants du quartier, elle semble anticiper le dialogue entre deux subjectivités en laissant une grande part de découverte au lecteur (la carte propose des variantes de l’itinéraire). Il semble que cette carte laisse une place à l’individualité.

    En définitive, Entre les dalles est un titre énigmatique qui suggère qu’entre les lignes du plan d’aménagement s’insèrent les pratiques des habitants, un peu à l’image des herbes qui poussent entre le quadrillage des dalles et qui rappellent l’écoulement du temps. La vie reprend ses droits sur les assignations de la planification urbaine. La ville habitée est la trame d’Entre les dalles. Cette déambulation non-prescrite suscite le vrai mouvement. Elle encourage « une autre spatialité » [10] écrivait Michel de Certeau dans L’Invention du quotidien.
    Entre les dalles cherche avant tout à faire partager au lecteur de carte l’expérience subjective de l’itinéraire à travers le paysage, et semble demeurer au seuil d’un déploiement de possibles du processus cartographique.

    http://www.strabic.fr/Mathias-Poisson-Cartographier-les-interstices-de-la-ville

    #cartographie #visualisation #cartoexperiment #géographie_urbaine #urban_matter #cartographie_sensible
    ping @visionscarto @reka

  • Carte de Bretagne - Conservatoire botanique national de Brest
    http://www.cbnbrest.fr/observatoire-milieux/cartes-de-repartition/cgtv/carte-des-grands-types-de-vegetation-de-bretagne

    La #carte des grands types de #végétation de #Bretagne a été produite entre 2018 et 2020 avec le soutien de 10 partenaires. Cet outil régional et mutualisé permet de visualiser la répartition de 27 grands types de végétation à l’échelle de la Bretagne administrative.

  • Glocal Climate Change

    Global warming is not only about melting icebergs or expanding deserts. It is something which does happen in our backyard as well. Data and estimates on the mean temperatures at the local level indicate that climate change has been affecting almost every corner of Europe, as mean temperatures have increased by more than 2°C in half a century in multiple areas.

    https://climatechange.europeandatajournalism.eu/en/map

    Les données sont présentées au niveau de la commune, ici par exemple Grenoble :

    #carte #cartographie #visualisation #changement_climatique #climat #local #Europe #températures #données #database #statistiques #chiffres #commune

    ping @reka @visionscarto @simplicissimus

  • Steden volgen bezoekers tot in hun portemonnee
    https://www.tijd.be/ondernemen/technologie/Steden-volgen-bezoekers-tot-in-hun-portemonnee/10292453

    Wie zijn de bezoekers van uw stad, waar komen ze vandaan en hoeveel geven ze uit ? Steden voeren lang op buikgevoel, maar dat is voorbij. Met gsm-signalen en betaaldata zetten Knokke, Kortrijk en Leuven zichzelf slimmer in de markt. In het station van Luxemburg-stad hangt een reclamebanner om Knokke aan te prijzen. Dat is geen lukrake keuze, maar het resultaat van harde data die de mondaine badstad sinds 2019 over zijn bezoekers aangeleverd krijgt. ’Onze dienst toerisme heeft een intern (...)

    #MasterCard #Proximus #carte #smartphone #géolocalisation #données #DataBrokers #marketing #profiling (...)

    ##_
    https://images.tijd.be/view

  • Exclusivité : Carte des tonnages d’achats de pesticides par départements en 2019 - Générations Futures
    https://www.generations-futures.fr/actualites/carte-pesticides-2019

    Générations Futures rend publique ce jour la #carte de France, détaillée et exclusive, des achats de #pesticides par #département et par type de substances actives pesticides. Notre association profite de la publication de ces données pour remettre les « #Glyph’Awards » d’or, d’argent et de bronze ainsi que leurs accessits aux départements qui arrivent en tête du classement pour les achats de #glyphosate ! [...]

    Les 5 départements présentant le tonnage d’achat de pesticides le plus élevé pour l’année 2019 sont : la Gironde (1er), la Marne (2e), le Loiret (3e), la Seine-et-Marne (4e) et la Somme (5e).

    https://www.generations-futures.fr/cartes/carte-achats-pesticides-2019

  • OpenRailwayMap, la #carte détaillée en ligne de l’infrastructure ferroviaire mondiale
    http://carfree.fr/index.php/2021/03/10/openrailwaymap-la-carte-detaillee-en-ligne-de-linfrastructure-ferroviaire-mo

    OpenRailwayMap est une carte détaillée en ligne de l’infrastructure ferroviaire mondiale, établie à partir des données d’OpenStreetMap. Ce projet a été lancé en décembre 2011 afin de créer une carte Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Ressources #Transports_publics #cartographie #internet #métro #monde #trains #tramway #transports_en_commun

  • #Développement_humain (2020)

    - L´#indice_de_développement_humain et ses composantes
    – L´évolution de l´indice de développement humain
    – L´indice de développement humain ajusté aux #inégalités
    – L´indice de développement de #genre
    – L´indice d´#inégalités_de_genre
    – Indice de #pauvreté multidimensionnelle : pays en développement
    – Tendances démographiques
    #Santé
    – Niveaux d´#instruction
    #Revenu_national et composition des ressources
    #Travail et #emploi
    #Sécurité_humaine
    #Mobilité humaine et flux de capitaux
    – Qualité du développement humain
    – Inégalités femmes-hommes sur le cycle de vie
    – Autonomisation des #femmes
    #Durabilité_environnementale
    – Viabilité socio-économique

    http://www.cartostat.eu/dr=2020_developpement_humain/F/TABLEAU.html

    #cartothèque #cartes #visualisations #développement_humain
    #ressources_pédagogiques #statistiques #chiffres #monde
    #inégalités #démographie #éducation #mobilité_humaine #dette #tourisme #migrations #téléphone #téléphone_mobile #mortalité_infantile #paludisme #tuberculeuse #VIH #HIV #scolarisation #alphabétisation #PIB #chômage #réfugiés #IDPs #déplacés_internes #suicide #suicides #violence_domestique #violence_conjugale #alimentation #déficit_alimentaire #espérance_de_vie #lits_d'hôpitaux #soins #médecin #PISA #électricité #eau_potable #assainissement #travail_domestique #accouchement #contraception #congé_maternité #combustibles_fossiles #CO2 #émissions_de_CO2 #forêt #engrais #industrie_agro-alimentaire #pollution #pollution_atmosphérique #hygiène #dépenses_militaires #armée #pauvreté

    ping @reka

  • #Genève : Vers une #carte_d’identification_universelle en Ville ?

    Une #motion demande à l’exécutif de la Ville d’étudier la création d’un document permettant l’accès à tous les services municipaux, quel que soit le statut légal.

    Après Zurich et La Chaux-de-Fonds, la Ville de Genève se lancera-t-elle dans la création d’un document d’identification communale ? Ce projet, déjà adopté dans la capitale économique suisse et que la Métropole horlogère a mis à l’étude la semaine dernière, vise à élaborer une carte accessible à tous les habitants, quel que soit leur statut légal, pour pouvoir bénéficier de l’ensemble des services municipaux. Une motion déposée par le conseiller municipal socialiste Pascal Holenweg au début du mois demande au Conseil administratif de se pencher sur la question.

    Cette carte « permettrait un accès facilité aux soins, à l’inscription dans des #services_municipaux ainsi qu’aux lieux culturels, sportifs, sociaux, le cas échéant à partir d’un guichet unique les rassemblant tous », explique le texte. « L’initiative part du constat qu’une partie de la population rencontre des difficultés à accéder aux #services offerts par la Ville, que ce soit faute de #statut_légal, d’#adresse ou de #papiers_d’identité, affirme Pascal Holenweg.
    Sur l’exemple d’autres villes, en Suisse mais aussi aux Etats-Unis, nous proposons d’étudier la possibilité d’établir un #document_d’identification – et non pas d’identité, ce qui est de
    compétence fédérale – et d’#accès_universel aux prestations municipales, qui pourrait servir à tous les habitants, comme carte d’accès aux piscines, aux bibliothèques, etc. »

    Le MCG opposé

    Autre avantage avancé par Pascal Holenweg : « Si la Ville décidait de rendre payants aux habitants d’autres communes les services qu’elle propose actuellement gratuitement à tout le canton ou d’instaurer des tarifs différenciés, cette carte permettrait aux habitants de la
    commune de bénéficier de la gratuité ou de tarifs réduits. »

    La proposition devrait être soutenue par la gauche, majoritaire au Conseil municipal, comme l’espère #Pascal_Holenweg, mais elle ne rencontre en tout cas pas l’adhésion du Mouvement citoyens genevois (MCG). « Le sujet avait déjà fait l’objet de discussions par le passé. Au MCG, nous sommes contre, explique Daniel Sormanni, chef de groupe au délibératif municipal. Ce n’est pas vraiment une pièce d’identité mais ça y ressemble. C’est surtout destiné aux clandestins, avec l’argument d’améliorer leur accès aux services municipaux. En réalité, ils l’ont déjà. Je ne vois donc pas l’utilité. Et puis ça donnerait un faux sentiment de légitimité à des gens qui ne devraient pas être sur notre territoire. » Du côté de la conseillère municipale démocrate-chrétienne Alia Chaker Mangeat, on attend d’en savoir plus. « Je ne suis pas opposée au principe, mais j’aimerais qu’on étudie en commission l’apport réel d’un tel outil », affirme-t-elle.

    Le maire favorable

    Si la motion passe la rampe du délibératif, elle obtiendra une oreille attentive de la part de l’exécutif communal. Collaborateur personnel de Sami Kanaan, Félicien Mazzola affirme en effet que « le maire est favorable au projet ». « La Ville s’était déjà intéressée à la question il y
    a quelques années, poursuit-il, quand New York a développé sa City Card. Puis Zurich a lancé sa propre carte destinée aux sans-papiers. De notre côté, nous avons approché les associations qui travaillent avec eux, pour connaître les besoins. Après l’#opération_Papyrus, qui a permis un grand nombre de régularisations, une carte spécifique pour les sans-papiers n’apparaissait pas vraiment appropriée. »

    En revanche, une carte universelle, qui permette l’accès à l’ensemble des services municipaux et aux démarches en ligne pour tous les habitants, quel que soit leur statut, et réduisant ainsi les risques de traçage des sans-papiers, se révèle très intéressante, explique Félicien Mazzola.

    https://lecourrier.ch/2021/02/26/vers-une-carte-didentification-universelle-en-ville
    #ville-refuge #asile #migrations #réfugiés #Suisse #citoyenneté #citoyenneté_urbaine

    Genève après :
    #Berne : https://seenthis.net/messages/801885
    #Zurich : https://seenthis.net/messages/889029
    #La_Chaux-de-Fonds : https://seenthis.net/messages/896514

    –—

    Ajouté au fil de discussion sur les cartes d’identification universelle en Suisse :
    https://seenthis.net/messages/801885

    ... qui, lui-même, est ajouté à la métaliste sur les villes-refuge :
    https://seenthis.net/messages/759145#message801886

  • Seeing the city with #Nausicaa_Pezzoni, on mapping perceptions of European cities

    1. Could you describe your project on mapping perceptions of European cities by people with migration backgrounds, and what motivated you to initiate these projects?

    The project of mapping the city through the hand drawings of migrants aims at exploring an emerging issue in the contemporary governance of a city that is increasingly inhabited by transitory populations, namely, how its new inhabitants relate to the urban landscape. I have chosen to focus on people with migration backgrounds as exemplary of this transitory living, and of a relationship with the city more characterized by assigning meaning to urban spaces rather than appropriating them.

    In anthropology and sociology, the literature on the meaning of life as related to movement and instability is extensive and by now consolidated. From Bauman’s liquid modernity to Sennett’s exile man, to Attalì’s nomadic man, some descriptions have taken on the role of mapping our era.

    In urban planning, however, movement and temporariness remain under explored. Planning tools are still oriented towards permanence. Moving populations urge urban planning to update this consolidated paradigm based on permanence. The first motivation to initiate my research sprang from this consideration.


    2. What motivated you to choose the medium of cognitive maps to open up a dialogue with research participants?

    I started from the hypothesis that rethinking the city, and any attempt to consider temporary living in urban planning, cannot be separated from the observation and experience of people who live under the condition of transiency. How migrants represent the city also provides an opportunity to listen to people who are at the same time “guests” of the new city and are architects of its transformation.
    I have chosen the medium of cognitive maps as the most adept instrument to bring to the surface the lived space of a transitory living, both in the mind of those who draw and in the resulting drawings.

    Giving the pencil to the newcomers means giving them the possibility to propose their ideas of the city through its representation, as the representation itself is expected to produce a particular vision of reality, in contrast to a scientific, objectifying vision, which sees the map as a reflection of reality. It is a reason linked to the need to introduce new tools in order to read the contemporary city, as well as to expand the audience of subjects who can express an idea about the city.

    Starting from the question asked by Kevin Lynch sixty years ago to deepen his study on “The image of the city” (Lynch, 1960), “How does a stranger build an image of a new city?”, I have proposed an empirical research using and adapting the medium of mental maps first introduced by Lynch. Indeed, the question suggested by Lynch seemed to be very current in the city nowadays and had never been answered since it was asked.


    3. Based on your research, what do European cities represent for migrants?

    European cities represent the landfall territory, the threshold to cross and a place to live in. They also represent a place to build a new idea of the city itself, and of the society that could be. In the framework of an epochal migration crisis, my research took on an ethical aspect within urban policies. Maps become, in this context, tools to try and describe European cities differently from how they have always been represented and conceived. A migratory phenomenon of unthinkable proportions until ten years ago found in Europe inhospitable land, unable not only to host the populations that press on its borders, but also to see their possible contribution in the wider horizon of ideation and planning. As such, maps represent a city knowledge device in terms of building of a new awareness of the city itself.

    A new project was conceived, “Migrants mapping Europe”, aimed at applying the method introduced in Milan to other Italian and European cities, starting with the exploration of Bologna and Rovereto. This is the second phase of research, aimed at incrementally building a European map of the present time that brings to surface the meaning and forms of the first landing and of the transitory living conditions in the territories of contemporaneity.


    4. What were your expectations at the beginning of your project? Have they changed whilst carrying out research? If so, how?

    At the beginning of the research project, I did not expect the reaction received from of almost all the participants who were asked to draw their cognitive maps. However, the initial disorientation, disbelief, incomprehension, and often the interviewee’s resistance to draw, progressively disappeared. It was replaced by the surprising acceptance of that improbable challenge, which induced 150 migrants to a creative observation of the city, fully participating in a project that had no purpose that was immediately evident.

    What I understood and changed whilst carrying out my research is the necessity to project the interviewee into the current experience within the landing city, without looking back towards their past experiences, but rather focussing on their immanent condition.

    When, at the beginning of the survey, some participants were asked to speak about their backgrounds, their migration journey, their past, before drawing the map, those migrants found it impossible to draw any map, at all. Looking at the city they currently live in was actually the only way for them to be able to draw. It has proved to be a determining factor for the actual creation of the maps, and it has further convinced me that it was much more critical to invite participants to think about their current living conditions, rather than asking them to look back to their personal history.


    5. How do you ensure inclusion and participation in your projects? And how do you create a safe space for individuals to share their connection to the city as well as their personal history?

    I try to speak about the kind of participation involved in this experiment, and about its significance from the newcomers’ point of view. Amidst widespread and growing efforts to conduct participatory research, this survey has a particular goal, that is to offer a possibility for migrants to appropriate the city by recognizing their relationship to the urban space. Through their drawings of the map, they develop their sense of belonging to the city. The representation of the urban landscape drawn by migrants who are trying to find their bearings in the city is an act of self-organization within the landscape. The action of imagining and drawing the urban geography corresponds to the act of mentally inhabiting the city and in this way taking possession and transforming it from a space of estrangement into a space which is more articulated and complex, where even a person who has recently arrived can conceptualize and live within it. This is the reason why it is important for migrants to look at the city and not to look back at their history. We can say that the exercise of mapping makes explicit the act of taking to oneself to a space which, no longer about an estranging experience, becomes a space open to unpredictable inhabiting conditions.

    There is an ethical reason for this kind of participatory process. It is the opportunity to listen to participants’ point of view with the intention of building a level of equality between the expert and the disorientated gaze: It is an attempt to overcome the prerogative of power over the other that has always divided those who belong—to a territory, to a right, to a system—from those who are excluded.


    6. Could you share three maps that convey a particularly strong visualisation of how people with migration backgrounds perceive cities of transit?

    I chose one map of Bologna, one of Rovereto and one of Milan, which are the first three Italian cities included into the project “Migrants mapping Europe”. These surveys are going to be published in the second edition of my book with the title “La città sradicata. L’idea di città attraverso lo sguardo e il segno dell’altro” [The Uprooted City] (2020, O barra O edizioni, Milano)

    7. Your projects have investigated and voiced migrants’ perceptions of several cities, how were these settings similar and different from one another?

    In all the cities so far involved, the sample of interviewees included people from all over the world and who had not yet settled in the city. Thus, they had a mobile point of view, characterized mainly by instability.

    The instruments used for each interview were a sheet of A4 paper, pens, crayons and markers, which were left on the table available to the interviewees to choose the most appropriate graphical tools to draw their map. On the back of the map, newcomers were asked to write their name, age, country of origin, the location of their hometown, and duration of stay in that city.

    The interview also included information, if participants were willing to share, on the migratory path and the current working situation, to build a more complex picture of their condition. However, as I was saying earlier, the survey did not focus on the reasons for migration, nor the living conditions in the original country; the idea was to bring the newcomer directly to his current condition, to open up a reflection on the arrival city.

    The locations of interviews were different in the various cities, depending on the context in which the research originated. While in Milan they were chosen to reflect the heterogeneity of places where newcomers have their main activities, in the other Italian cities, interviews took place where the group of participants involved lived (Bologna) or where they attended school (Rovereto). In Paris, a group of people with migration backgrounds was interviewed at the École Normale Supérieure where they were attending an integration program with local associations.


    8. Who would you say is the target audience of your work and how has your work been received so far?

    At the beginning I thought I would address my work to urban planners. In fact, I used an interdisciplinary method to investigate the city, other disciplines were interested in opening up a dialogue with my research. Serveral discussions, in Italy and abroad, found food for thought and fertile ground for cross pollination in the areas of geography, anthropology, sociology, and the sciences of representation, in addition to the field of urban planning. The workshops I developed in the different cities are the results of these cross-pollinations . Recently, I took part in a seminar of postcolonial studies and it was on this occasion that I conducted the last workshop with migrants in Paris.


    9. What are going to be the next developments of your projects?

    The next developments of “The Uprooted City” are to map new cities, with the idea of changing the point of view on Europe as a whole. My hypothesis now is to propose an idea of Europe whose identity is not predefined. It is the possibility that its representation could be transformed by the observation of migrants, and it is the idea and the wish that Europe may be able to transform itself in relation to the foreigner who is coming. It is a hope that migrants could induce each city to represent itself with another map, in a framework oriented not to speak in the name of the other, but to allow the other to lead the narrative of the city.

    http://journal.urbantranscripts.org/article/seeing-the-city-with-nausicaa-pezzoni-on-mapping-perceptio

    #urbanisme #villes #géographie_urbaine #visualisation #cartes_mentales #cartographie #migrations #instabilité #planification_urbaine #permanence #mobilité #expérience #représentations #Kevin_Lynch #Milan #cartographie_participative #appartenance #dessin #Bologna #Rovereto

    –-> la référence à l’afflux sans précédent de migrants en Europe et la « crise migratoire » semblent vraiment ne pas réussir à s’effacer, même pour les personnes avec les meilleures intentions du monde :

    In the framework of an epochal migration crisis, my research took on an ethical aspect within urban policies. Maps become, in this context, tools to try and describe European cities differently from how they have always been represented and conceived. A migratory phenomenon of unthinkable proportions until ten years ago found in Europe inhospitable land, unable not only to host the populations that press on its borders, but also to see their possible contribution in the wider horizon of ideation and planning.

    ping @reka

  • The Octopus, a Motif of Evil in Historical Propaganda Maps
    https://hyperallergic.com/375900/the-map-octopus-a-propaganda-motif-of-spreading-evil

    Since the 19th century, the motif of an octopus on propaganda maps has represented the inhuman spread of evil, its tentacles grasping for land and power.

    La #pieuvre dans les #cartes de propagande nazies, anti-communistes, antisémites, anti-japonaises, anti-russes, anti-allemandes, anti-britanniques et j’en passe. On peut considérer que c’est un trope xénophobe (au minimum).

    Un peu plus original, l’#araignée :

    on en trouve aussi, comme @cdb_77 le fait remarquer, dans la propagande xénophobe suisse contemporaine :

    https://seenthis.net/messages/804196

    ou dans la propagande japonaise (de l’Axe) en Inde
    Japan’s World War II poster propaganda against Britain in India — Quartz India
    https://qz.com/india/1599799/japans-world-war-ii-poster-propaganda-against-britain-in-india

    l’araignée Churchill

    le Union Jack gravé au couteau dans la peau de l’esclave indien

    • et donc en 2021 :

      “Indian Chronicles” : à Bruxelles, un réseau de désinformation au service de l’Inde
      https://voxeurop.eu/fr/indian-chronicles-europe-reseau-desinformation-secret-influent-service-new-

      Révélé par l’ONG bruxelloise EU DisinfoLab, le réseau de lobbying et de désinformation crée et entretenu par le holding indien Srivastava au profit du gouvernement nationaliste de New Delhi exerce en Europe une influence à faire pâlir celle de la Russie. Premier d’une enquête en quatre volets des Jours.

      Publié le 26 janvier 2021 à 08:30
      Antoine Hasday, Nicolas Quénel - Les Jours (Paris)

      (...) Des centaines de sites internet, des dizaines d’ONG fantoches et des centaines de faux médias montés de toutes pièces pour servir les intérêts de New Delhi et du Premier ministre, le nationaliste Narendra Modi.

      Si on arrive à passer la question de l’illustration, l’article est peut-être très bien, mais de toute façon derrière un #paywall

  • Balade décentralisée : « Cartographions la surveillance »
    https://agenda.collectifs.net/events/274b13e8-d6fe-4972-9d6c-4a213f2ae6b9

    Ce samedi 30 janvier venez cartographier la surveillance à Bruxelles lors d’une balade décentralisée organisé par Technopolice Bruxelles. INSCRIPTION VIA —> https://cryptpad.fr/sheet/#/2/sheet/edit/5w4zHBFd4UHjZnJHlm6mhpdo/embed Nous nous baladerons en petit groupe de 4 personnes à travers les rues de Saint-Josse-ten-Noode pour identifier les caméras de surveillance. Ce sera aussi l’occasion de localiser les panneaux publicitaires et le mobilier anti-SDF. Toutes les informations récoltées seront (...)

    #CCTV #vidéo-surveillance #surveillance #urbanisme #Technopolice #cartographie

  • Offre d’emploi : Journaliste #Pigiste
    https://www.les-crises.fr/offre-d-emploi-journaliste-pigiste

    Afin de poursuivre le processus de professionnalisation du site, nous souhaitons renforcer notre équipe avec des compétences spécialisées. Nous recrutons donc un(e) Journaliste Pigiste disposant d’une #Carte_de_presse. En termes de spécialisation, nous sommes particulièrement intéressés par les thématiques suivantes : Actualité législative française – Lois et Décrets Actualité institutionnelle (Union européenne / France) […]

    #Divers #Les-Crises #Recrutement #Divers,_Carte_de_presse,_Les-Crises,_Pigiste,_Recrutement

  • #guide pratique pour réaliser des cartes de #temps de parcours à pied et/ou à #Vélo
    http://carfree.fr/index.php/2021/01/13/guide-pratique-pour-realiser-des-cartes-de-temps-de-parcours-a-pied-et-ou-a-

    La Direction Générale de la Santé (DGS) du Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé et l’Institut national de prévention et de l’éducation pour la santé (Inpes) ont Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Guides #Marche_à_pied #Ressources #carte #marche #piétons #ville

  • La #carte_interactive de l’#Observatoire_des_territoires s’enrichit

    L’outil de #cartographie_interactive de l’Observatoire des territoires (https://www.observatoire-des-territoires.gouv.fr/outils/cartographie-interactive/#view=map36&c=indicator) c’est plus de 600 #indicateurs_statistiques disponibles à une vingtaine d’échelons territoriaux, de la commune à la région européenne. C’est également un outil d’édition de #portraits_de_territoires qui permet d’analyser les caractéristiques d’une zone géographique (démographiques, sociales, économiques…) en la comparant avec un espace de référence.

    Dans l’optique de mettre à disposition à la fois les #données les plus récentes possibles mais aussi de diffuser des #zonages actualisés et dans la #géographie_communale la plus récente, la carte interactive de l’Observatoire des territoires a récemment fait l’objet d’une importante mise à jour.

    Nouveaux zonages (aires d’attraction des villes, zones d’emploi 2020, ressorts de justice...), nouveaux #fonds_de_carte (AAV 2020, massifs, PNR...), nouveaux #indicateurs (agriculture biologique, accessibilité aux services et niveaux de centralités...), retrouvez le détail de ces mises à jour dans notre actualité :
    https://www.observatoire-des-territoires.gouv.fr/actualites/2020-geoclip-maj-ngeo2020-actualite

    #cartographie
    ping @reka @simplicissimus

  • #Atlas des mondes urbains

    Aux sources classiques des organisations internationales et des réseaux de villes, les auteurs de cet Atlas des #mondes_urbains ont confronté l’éventail des nouvelles possibilités offertes par le #numérique, multiplié les échelles et se sont affranchis des spatialités territoriales usuelles. Voici une cartographie inédite de la planète des citadins.

    Sept humains sur dix vivent en ville. Des mégapoles se forment sur tous les continents. Partout le bâti s’étale et se standardise, les mondes ruraux disparaissent, les modes de vie s’uniformisent et, dans le même temps, les #inégalités se creusent. La généralisation de l’#urbain réchauffe la planète, détruit la biodiversité et nous rend encore plus vulnérables face au changement climatique. Mais les villes sont aussi notre #bien_commun. Elles sont des lieux de production de richesses, d’innovation, de création culturelle, de solidarité et de résilience. Elles fascinent par leur gigantisme, leurs foules et leurs innombrables activités, laissant dans l’ombre une autre réalité : la myriade de villes petites et intermédiaires qui composent l’essentiel des mondes urbains d’aujourd’hui. Celles des pays dits en développement, en particulier, dont les « basses technologies » sont loin d’affecter autant l’avenir de la planète que les métropoles mondialisées.

    http://www.pressesdesciencespo.fr/fr/book/?gcoi=27246100249530

    #ressources_pédagogiques #villes #urban_matter #cartographie #visualisation #livre #géographie_urbaine

    –—

    déjà signalé par @simplicissimus :
    https://seenthis.net/messages/885759
    et @marclaime :
    https://seenthis.net/messages/885729
    ... je remets ici en y ajoutant des mots-clé...

    • Comment les villes mutent avec le numérique

      Les #études_urbaines se renouvellent. Des #cartes étonnantes évoquent les sujets brûlants du moment sur les inégalités. Un #nouvel_ordre_urbain_local qui prospère face à la #mondialisation_métropolitaine émerge dans un atlas à nul autre pareil.

      Devant la lassitude à parler des villes et leurs inégalités et tous les maux qu’elles portent, Eric Verdeil et son équipe de l’atelier de cartographie de Sciences Po changent de ton : « les villes sont [aussi] notre bien commun ». Ils les étudient en « défrichant de multiples champs hétéroclites » en fouillant ce que le numérique fait aux échelles, comment « il affranchit les villes des spatialités territoriales usuelles ».

      Rien n’est simple, les méthodes de calcul variant d’un pays à l’autre. Représenter les « mondes urbains », c’est constater avec l’ONU que le Japon et la Jordanie sont les deux pays qui comptent plus de 90% de leurs habitants en villes (et le Burundi le moins urbanisé avec 12% de citadins). De là, faut-il parier de l’avènement « d’une ville-monde » dont les mégapoles ne sont plus européennes, les têtes étant en Chine, Corée du Sud, Japon, Indonésie, Thaïlande, Turquie, Afrique du Sud, Nigeria… Et ceci dans des configurations très étalées qui changent la nature de ce qu’on appelait jadis une ville en Europe, à l’inverse des petites villes se maintenant sur notre continent comme en Allemagne, en Italie, en Espagne.

      Julien Gracq aimait la « forme » des villes. Nos géographes tirent de leur formation initiale le goût des trames antiques et leur fascination pour l’étalement vertical ». Ils fouillent les sous-sols comme une « nouvelle frontière ». Ils guettent les signes qui marquent une différentiation dans un océan de standardisation. Ils ne regrettent pas la faible végétalisation des villes car ils calculent aussi la hauteur et le volume de verdure au détriment de la seule surface. Ils prennent en compte aussi les trames vertes, les jardins privés.
      100 villes détiennent la moitié de la richesse mondiale

      Le philosophe de l’urbain Thierry Paquot regrettait la démesure (Désastres urbains, 2015), les géographes déplorent, eux, le faible « ruissellement » de la prospérité économique des métropoles : 100 villes détiennent près de la moitié des richesses mondiales, alors qu’elles ne représentent que le quart de la population du globe. Les pires sont les villes « extraverties, artificielles, fragiles » type Dubai.

      La cartographie des « vies urbaines » est audacieuse : une carte du multilinguisme à Toronto, ville de forte diversité ethnique ; une carte sur l’accroissement des rythmes urbains dans les métropoles, produit « d’un capitalisme ne cessant d’étendre la sphère des besoins » à mettre en lien avec les confinements ; un remarquable document cartographique sur « l’insécurité perçue par les femmes » à Delhi ; sur les gentrifications, l’habitat indigne…

      Le #Policène ?

      La « Grande accélération » qui mène à l’anthropocène (qu’Eric Verdeil verrait mieux désignée par « Policène », l’époque de la ville) est l’occasion de montrer une « géologie de dépotoir », des sols remaniés, des matériaux déplacés, des villes qui « ont faim », polluées par les particules fines, menacées par la hausse du niveau des mers, par les pandémies.

      Y a-t-il des pilotes ? Oui, ce sont des Etats qui y ont prospéré, des oligarchies qui en confisquent les aménités mais aussi des démocraties participatives (d’échelon urbain) comme à Surabaya, en Indonésie, des municipalités qui se préoccupent d’approvisionnement en eau, d’ordre social (milices contre les violences). Les querelles d’échelle sont un sujet hautement inflammable car les juridictions locales peuvent faire échec à des politiques urbaines d’inspiration néolibérale. Quelles solutions ? Les réseaux ? La chasse aux automobiles (impossible aux Etats-Unis), le « verdissement », les « smart cities », le recours aux low tech ? L’informel ? En somme, toute une palette qui transforme constamment la géographie des villes. Sur ces questions ouvertes, l’atlas ne prend pas parti, montrant combien les acteurs peuvent répondre à une demande locale sans intégration aux collectifs déjà en place.

      Incontestablement, l’Atlas des mondes urbains (et non des villes) ouvre un nouveau chapitre des études urbaines. Les géographes gardent une place forte dans le maniement des cartes qui sont l’un des instruments du pouvoir politique sur les villes. Un instrument puissant pour la décision et des gouvernances au plus près du local.

      http://geographiesenmouvement.blogs.liberation.fr/2020/11/09/comment-les-villes-mutent-avec-le-numerique

  • #Zurich veut offrir des papiers à ses clandestins, mais sans les régulariser

    La Ville de Zurich veut distribuer à sa population une « #carte_d'habitant » qui pourra être présentée à la police en guise de #pièce_d'identité. Compromis à une #régularisation en bonne et due forme, elle permettra un meilleur accès des sans-papiers aux #services_publics.

    S’inscrire dans une bibliothèque, se rendre à l’hôpital, ou encore dans une administration : des situations de la vie de tous les jours que les personnes sans papiers tendent à éviter, de peur qu’on leur demande leur carte d’identité.

    Pour éliminer ces difficultés liées à leur statut, l’exécutif de la Ville de Zurich vient d’accepter l’idée de la « City Card ». Ce concept de #carte_d'identité_urbaine est une revendication de longue date du monde associatif zurichois.

    Aux yeux de Cristina (prénom d’emprunt ), ressortissante d’un pays d’Amérique du Sud vivant à Zurich sans statut légal, ce projet est une bonne nouvelle. Dans la vie de tous les jours, « la #peur est très présente », a-t-elle confié au 19h30 de la RTS lundi. « On ne sait jamais comment les gens vont réagir. Quand on voit la police, on a peur, parce qu’on ne sait pas si on va être contrôlé. La peur est tout le temps là ».
    « Une bien plus grande #insécurité ici qu’en Suisse romande »

    Environ 10’000 personnes sans papiers vivraient aujourd’hui à Zurich les difficultés de cette vie de clandestin au quotidien. C’est pour les aider et aussi leur donner une visibilité qu’une association de la ville a eu l’idée de proposer la #City_Card.

    La militante associative Bea Schwager rêvait de voir sa ville mener une politique de régularisation des sans-papiers à l’instar de Genève et son opération Papyrus. Face au refus du canton, elle a vu dans cette carte, inspirée d’un projet new-yorkais, une solution de #compromis dans un contexte alémanique où, explique-t-elle, la question reste très délicate : « Vis-à-vis des sans-papiers, le canton de Zurich a une politique très restrictive. Ils ressentent une bien plus grande insécurité ici qu’en Suisse romande. Ils ont davantage peur dans l’#espace_public. Tout est beaucoup plus difficile pour eux », constate-t-elle.

    « Quasiment une façon de contourner l’Etat de droit »

    Les modalités de la future City Card zurichoise doivent encore être débattues au Parlement de la ville. La minorité de droite, elle, ne soutiendra pas un projet qu’elle considère comme problématique à plus d’un titre.

    « Cela revient à légitimer le #travail_au_noir et l’#exploitation des sans-papiers. Ce qui nous dérange aussi, bien sûr, c’est que cela va rendre les contrôles de police plus difficiles. C’est quasiment une façon de contourner l’Etat de droit », estime ainsi la conseillère communale PLR Mélissa Dufournet.

    Malgré ces oppositions, la gauche, majoritaire à Zurich, a bon espoir de voir la City Card se concrétiser. D’autres villes, comme Berne, Fribourg en encore Lucerne, s’y intéressent également.

    https://www.rts.ch/info/regions/autres-cantons/11789518-zurich-veut-offrir-des-papiers-a-ses-clandestins-mais-sans-les-regulari
    #sans-papiers #citoyenneté_locale #Suisse #visibilité #visibilisation

    –—

    voir aussi :
    https://seenthis.net/messages/801885

    ping @isskein @karine4

  • Benefitting whom ? An overview of companies profiting from “digital welfare”
    https://www.privacyinternational.org/long-read/4144/benefitting-whom-overview-companies-profiting-digital-welfare

    Could private companies be the only ones really profitting from digital welfare ? This overview looks at the big players. Key findings Companies like IBM, MasterCard and credit scoring agencies are developping programmes that reshape our access to welfare. A particular example is the case of the London Counter Fraud Hub were an investigation by Privacy International revealed how several London councils (Camden, Croydon, Ealing and Islington) were exploiting data about their own residents (...)

    #IBM #MasterCard #PrivacyInternational #notation #pauvreté #profiling #fraude #BigData #SmartCity #santé #Sodexo #Visa #carte #prison (...)

    ##pauvreté ##santé ##algorithme

  • #Indicibile, virtualmente non autorizzata

    L’idea nasce dal connubio tra una serie fotografica che esiste eccome (ed è qui) e l’impossibilità attuale di esporre e creare eventi in presenza, a causa della pandemia e del conseguente DPCM del 4 novembre (nonché dalla mancanza cronica di fondi per la cultura!).
    Il materiale originale consta di 58 immagini (INDICIBILE – Il coraggio di rompere il silenzio) + 1 (INDICIBILE II – Sulla bocca di tutti e tutte), prodotte nell’arco di un anno: i primi 12 esemplari, infatti, sono stati esposti in anteprima nel 2019 al Teatro Sociale di Como e al San Teodoro di Cantù.

    Quindi il materiale c’è ma non lo si può esporre; e se anche fosse esposto nessuno e nessuna potrebbe vederlo…

    Da sempre, per me, la destinazione naturale di #Indicibile sarebbe stata una esposizione di grandi dimensioni e diffusa, all’aperto, con le immagini stampate come poster e attaccate ai muri al posto delle pubblicità, a invadere lo spazio collettivo e imporsi allo sguardo anche distratto di chi passa, come a chiamarci in causa tutti/e e ciascuno/a. Inesorabilmente. (Alle Bonicalzi)

    https://www.allebonicalzi.com/indicibile


    https://www.allebonicalzi.com/indicibile/le-opere

    #exposition_virtuelle #photographie #espace_public #art #Côme #carte #cartographie #Alle_Bonicalzi

    ping @albertocampiphoto

  • Au #Tigré_éthiopien, la #guerre « sans pitié » du prix Nobel de la paix

    Le premier ministre éthiopien #Abyi_Ahmed oppose une fin de non-recevoir aux offres de médiation de ses pairs africains, alors que les combats entre l’armée fédérale et les forces de la province du Tigré ne cessent de prendre de l’ampleur.

    Le gouvernement d’Addis Abéba continue de parler d’une simple opération de police contre une province récalcitrante ; mais c’est une véritable guerre, avec blindés, aviation, et des dizaines de milliers de combattants, qui oppose l’armée fédérale éthiopienne aux forces de la province du Tigré, dans le nord du pays.

    Trois semaines de combats ont déjà provoqué l’afflux de 30 000 #réfugiés au #Soudan voisin, et ce nombre pourrait rapidement grimper après l’ultimatum lancé hier soir par le gouvernement aux rebelles : 72 heures pour se rendre. L’#armée demande aussi à la population de la capitale tigréenne, #Makelle, de se « libérer » des dirigeants du #Front_de_libération_du_peuple_du_Tigré, au pouvoir dans la province ; en cas contraire, a-t-elle prévenu, « il n’y aura aucune pitié ».

    Cette escalade rapide et, en effet, sans pitié, s’accompagne d’une position inflexible du premier ministre éthiopien, Abyi Ahmed, vis-à-vis de toute médiation, y compris celle de ses pairs africains. Addis Abéba a opposé une fin de non-recevoir aux tentatives de médiation, celle des voisins de l’Éthiopie, ou celle du Président en exercice de l’Union africaine, le sud-africain Cyril Ramaphosa. Ils seront poliment reçus à Addis Abéba, mais pas question de les laisser aller au Tigré ou de rencontrer les leaders du #TPLF, le front tigréen considéré comme des « bandits ».

    Pourquoi cette position inflexible ? La réponse se trouve à la fois dans l’histoire particulièrement violente de l’Éthiopie depuis des décennies, et dans la personnalité ambivalente d’Abyi Ahmed, le chef du gouvernement et, ne l’oublions pas, prix Nobel de la paix l’an dernier.

    L’histoire nous donne des clés. Le Tigré ne représente que 6% des 100 millions d’habitants de l’Éthiopie, mais il a joué un rôle historique déterminant. C’est du Tigré qu’est partie la résistance à la sanglante dictature de Mengistu Haile Mariam, qui avait renversé l’empire d’Haile Selassie en 1974. Victorieux en 1991, le TPLF a été au pouvoir pendant 17 ans, avec à sa tête un homme fort, Meles Zenawi, réformateur d’une main de fer, qui introduira notamment le fédéralisme en Éthiopie. Sa mort subite en 2012 a marqué le début des problèmes pour les Tigréens, marginalisés après l’élection d’Abyi Ahmed en 2018, et qui l’ont très mal vécu.

    La personnalité d’Abyi Ahmed est aussi au cœur de la crise actuelle. Encensé pour ses mesures libérales, le premier ministre éthiopien est également un ancien militaire inflexible, déterminé à s’opposer aux forces centrifuges qui menacent l’unité de l’ex-empire.

    Ce contexte laisse envisager un #conflit prolongé, car le pouvoir fédéral ne renoncera pas à son offensive jusqu’à ce qu’il ait, au minimum, repris Mekelle, la capitale du Tigré. Or cette ville est à 2500 mètres d’altitude, dans une région montagneuse où les avancées d’une armée régulière sont difficiles.

    Quant au front tigréen, il a vraisemblablement envisagé une position de repli dans la guerrilla, avec des forces aguerries, dans une région qui lui est acquise.

    Reste l’attitude des pays de la région, qui risquent d’être entrainés dans cette #guerre_civile, à commencer par l’Érythrée voisine, déjà touchée par les hostilités.

    C’est une tragédie pour l’Éthiopie, mais aussi pour l’Afrique, car c’est le deuxième pays le plus peuplé du continent, siège de l’Union africaine, l’une des locomotives d’une introuvable renaissance africaine. L’Afrique doit tout faire pour mettre fin à cette guerre fratricide, aux conséquences dévastatrices.

    https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopolitique-23-novembre-2020

    #Ethiopie #Tigré #Corne_de_l'Afrique #Tigray

    • Conflict between Tigray and Eritrea – the long standing faultline in Ethiopian politics

      The missile attack by the Tigray People’s Liberation Front on Eritrea in mid-November transformed an internal Ethiopian crisis into a transnational one. In the midst of escalating internal conflict between Ethiopia’s northernmost province, Tigray, and the federal government, it was a stark reminder of a historical rivalry that continues to shape and reshape Ethiopia.

      The rivalry between the Tigray People’s Liberation Front and the movement which has governed Eritrea in all but name for the past 30 years – the Eritrean People’s Liberation Front – goes back several decades.

      The histories of Eritrea and Ethiopia have long been closely intertwined. This is especially true of Tigray and central Eritrea. These territories occupy the central massif of the Horn of Africa. Tigrinya-speakers are the predominant ethnic group in both Tigray and in the adjacent Eritrean highlands.

      The enmity between the Tigray People’s Liberation Front and the Eritrean People’s Liberation Front dates to the mid-1970s, when the Tigrayan front was founded in the midst of political turmoil in Ethiopia. The authoritarian Marxist regime – known as the Derg (Amharic for ‘committee’) – inflicted violence upon millions of its own citizens. It was soon confronted with a range of armed insurgencies and socio-political movements. These included Tigray and Eritrea, where the resistance was most ferocious.

      The Tigrayan front was at first close to the Eritrean front, which had been founded in 1970 to fight for independence from Ethiopia. Indeed, the Eritreans helped train some of the first Tigrayan recruits in 1975-6, in their shared struggle against Ethiopian government forces for social revolution and the right to self-determination.

      But in the midst of the war against the Derg regime, the relationship quickly soured over ethnic and national identity. There were also differences over the demarcation of borders, military tactics and ideology. The Tigrayan front eventually recognised the Eritreans’ right to self-determination, if grudgingly, and resolved to fight for the liberation of all Ethiopian peoples from the tyranny of the Derg regime.

      Each achieved seminal victories in the late 1980s. Together the Tigrayan-led Ethiopian People’s Revolutionary Democratic Front and the Eritrean front overthrew the Derg in May 1991. The Tigrayan-led front formed government in Addis Ababa while the Eritrean front liberated Eritrea which became an independent state.

      But this was just the start of a new phase of a deep-rooted rivalry. This continued between the governments until the recent entry of prime minister Abiy Ahmed.

      If there’s any lesson to be learnt from years of military and political manoeuvrings, it is that conflict in Tigray is unavoidably a matter of intense interest to the Eritrean leadership. And Abiy would do well to remember that conflict between Eritrea and Tigray has long represented a destabilising fault line for Ethiopia as well as for the wider region.
      Reconciliation and new beginnings

      In the early 1990s, there was much talk of reconciliation and new beginnings between Meles Zenawi of Ethiopia and Isaias Afeworki of Eritrea. The two governments signed a range of agreements on economic cooperation, defence and citizenship. It seemed as though the enmity of the liberation war was behind them.

      Meles declared as much at the 1993 Eritrean independence celebrations, at which he was a notable guest.

      But deep-rooted tensions soon resurfaced. In the course of 1997, unresolved border disputes were exacerbated by Eritrea’s introduction of a new currency. This had been anticipated in a 1993 economic agreement. But in the event Tigrayan traders often refused to recognise it, and it caused a collapse in commerce.

      Full-scale war erupted over the contested border hamlet of Badme in May 1998. The fighting swiftly spread to other stretches of the shared, 1,000 km long frontier. Air strikes were launched on both sides.

      It was quickly clear, too, that this was only superficially about borders. It was more substantively about regional power and long standing antagonisms that ran along ethnic lines.

      The Eritrean government’s indignant anti-Tigray front rhetoric had its echo in the popular contempt for so-called Agame, the term Eritreans used for Tigrayan migrant labourers.

      For the Tigray front, the Eritrean front was the clearest expression of perceived Eritrean arrogance.

      As for Isaias himself, regarded as a crazed warlord who had led Eritrea down a path which defied economic and political logic, it was hubris personified.

      Ethiopia deported tens of thousands of Eritreans and Ethiopians of Eritrean descent.

      Ethiopia’s decisive final offensive in May 2000 forced the Eritrean army to fall back deep into their own territory. Although the Ethiopians were halted, and a ceasefire put in place after bitter fighting on a number of fronts, Eritrea had been devastated by the conflict.

      The Algiers Agreement of December 2000 was followed by years of standoff, occasional skirmishes, and the periodic exchange of insults.

      During this period Ethiopia consolidated its position as a dominant power in the region. And Meles as one of the continent’s representatives on the global stage.

      For its part Eritrea retreated into a militaristic, authoritarian solipsism. Its domestic policy centred on open-ended national service for the young. Its foreign policy was largely concerned with undermining the Ethiopian government across the region. This was most obvious in Somalia, where its alleged support for al-Shabaab led to the imposition of sanctions on Asmara.

      The ‘no war-no peace’ scenario continued even after Meles’s sudden death in 2012. The situation only began to shift with the resignation of Hailemariam Desalegn against a backdrop of mounting protest across Ethiopia, especially among the Oromo and the Amhara, and the rise to power of Abiy.

      What followed was the effective overthrow of the Tigray People’s Liberation Front which had been the dominant force in the Ethiopian People’s Revolutionary Democratic Front coalition since 1991.

      This provided Isaias with a clear incentive to respond to Abiy’s overtures.
      Tigray’s loss, Eritrea’s gain

      A peace agreement between Ethiopia and Eritrea, was signed in July 2018 by Abiy and Eritrean President Isaias Afeworki. It formally ended their 1998-2000 war. It also sealed the marginalisation of the Tigray People’s Liberation Front. Many in the Tigray People’s Liberation Front were unenthusiastic about allowing Isaias in from the cold.

      Since the 1998-2000 war, in large part thanks to the astute manoeuvres of the late Prime Minister Meles Zenawi, Eritrea had been exactly where the Tigray People’s Liberation Front wanted it: an isolated pariah state with little diplomatic clout. Indeed, it is unlikely that Isaias would have been as receptive to the deal had it not involved the further sidelining of the Tigray People’s Liberation Front, something which Abiy presumably understood.

      Isaias had eschewed the possibility of talks with Abiy’s predecessor, Hailemariam Desalegn. But Abiy was a different matter. A political reformer, and a member of the largest but long-subjugated ethnic group in Ethiopia, the Oromo, he was determined to end the Tigray People’s Liberation Front’s domination of Ethiopian politics.

      This was effectively achieved in December 2019 when he abolished the Ethiopian People’s Revolutionary Democratic Front and replaced it with the Prosperity Party.

      The Tigray People’s Liberation Front declined to join with the visible results of the current conflict.

      À lire aussi : Residual anger driven by the politics of power has boiled over into conflict in Ethiopia

      Every effort to engage with the Tigrayan leadership – including the Tigray People’s Liberation Front – in pursuit of a peaceful resolution must also mean keeping Eritrea out of the conflict.

      Unless Isaias is willing to play a constructive role – he does not have a good track record anywhere in the region in this regard – he must be kept at arm’s length, not least to protect the 2018 peace agreement itself.

      https://theconversation.com/conflict-between-tigray-and-eritrea-the-long-standing-faultline-in-

      #Derg #histoire #frontières #démarcation_des_frontières #monnaie #Badme #Agame #travailleurs_étrangers #Oromo #Ethiopian_People’s_Revolutionary_Democratic_Front #Prosperity_Party

      –—

      #Agame , the term Eritreans used for Tigrayan migrant labourers.

      –-> #terminologie #vocabulaire #mots
      ping @sinehebdo

    • Satellite Images Show Ethiopia Carnage as Conflict Continues
      – United Nations facility, school, clinic and homes burned down
      – UN refugee agency has had no access to the two camps

      Satellite images show the destruction of United Nations’ facilities, a health-care unit, a high school and houses at two camps sheltering Eritrean refugees in Tigray, northern Ethiopia, belying government claims that the conflict in the dissident region is largely over.

      The eight Planet Labs Inc images are of Hitsats and the Shimelba camps. The camps hosted about 25,000 and 8,000 refugees respectively before a conflict broke out in the region two months ago, according to data from the United Nations High Commissioner for Refugees.

      “Recent satellite imagery indicates that structures in both camps are being intentionally targeted,” said Isaac Baker, an analyst at DX Open Network, a U.K. based human security research and analysis non-profit. “The systematic and widespread fires are consistent with an intentional campaign to deny the use of the camp.”

      DX Open Network has been following the conflict and analyzing satellite image data since Nov. 7, three days after Ethiopian Prime Minister Abiy Ahmed declared war against a dissident group in the Tigray region, which dominated Ethiopian politics before Abiy came to power.

      Ethiopia’s government announced victory against the dissidents on Nov. 28 after federal forces captured the regional capital of Mekelle. Abiy spoke of the need to rebuild and return normalcy to Tigray at the time.

      Calls and messages to Redwan Hussein, spokesman for the government’s emergency task force on Tigray and the Prime Minister Abiy Ahmed’s Spokeswoman Billene Seyoum were not answered.

      In #Shimelba, images show scorched earth from apparent attacks in January. A World Food Programme storage facility and a secondary school run by the Development and Inter-Aid Church Commission have also been burned down, according to DX Open Network’s analysis. In addition, a health facility run by the Ethiopian Agency for Refugees and Returnees Affairs situated next to the WFP compound was also attacked between Jan. 5 and Jan. 8.

      In #Hitsats camp, about 30 kilometers (19 miles) away, there were at least 14 actively burning structures and 55 others were damaged or destroyed by Jan. 5. There were new fires by Jan. 8, according to DX Open Network’s analysis.

      The UN refugee agency has not had access to the camps since fighting started in early November, according to Chris Melzer, a communications officer for the agency. UNHCR has been able to reach its two other camps, Mai-Aini and Adi Harush, which are to the south, he said.

      “We also have no reliable, first-hand information about the situation in the camps or the wellbeing of the refugees,” Melzer said in reference to Hitsats and Shimelba.

      Eritrean troops have also been involved in the fighting and are accused of looting businesses and abducting refugees, according to aid workers and diplomats briefed on the situation. The governments of both Ethiopia and Eritrea have denied that Eritrean troops are involved in the conflict.

      The UN says fighting is still going on in several Tigray areas and 2.2 million people have been displaced in the past two months. Access to the region for journalists and independent analysts remains constrained, making it difficult to verify events.

      https://www.bloomberg.com/news/articles/2021-01-09/satellite-images-show-destruction-of-refugee-camps-in-ethiopia?srnd=premi

      #images_satellitaires #camps_de_réfugiés #réfugiés

    • Ethiopia’s government appears to be wielding hunger as a weapon

      A rebel region is being starved into submission

      ETHIOPIA HAS suffered famines in the past. Many foreigners know this; in 1985 about one-third of the world’s population watched a pop concert to raise money for starving Ethiopians. What is less well understood is that poor harvests lead to famine only when malign rulers allow it. It was not the weather that killed perhaps 1m people in 1983-85. It was the policies of a Marxist dictator, Mengistu Haile Mariam, who forced peasants at gunpoint onto collective farms. Mengistu also tried to crush an insurgency in the northern region of Tigray by burning crops, destroying grain stores and slaughtering livestock. When the head of his own government’s humanitarian agency begged him for cash to feed the starving, he dismissed him with a memorably callous phrase: “Don’t let these petty human problems...consume you.”

      https://www.economist.com/leaders/2021/01/23/ethiopias-government-appears-to-be-wielding-hunger-as-a-weapon

      #famine #faim
      #paywall

    • Amnesty International accuses Eritrean troops of killing hundreds of civilians in the holy city of #Axum

      Amnesty International has released a comprehensive, compelling report detailing the killing of hundreds of civilians in the Tigrayan city of Axum.

      This story has been carried several times by Eritrea Hub, most recently on 20th February. On 12 January this year the Axum massacre was raised in the British Parliament, by Lord David Alton.

      Gradually the picture emerging has been clarified and is now unambiguous.

      The Amnesty report makes grim reading: the details are horrifying.

      Human Rights Watch are finalising their own report, which will be published next week. The Ethiopian Human Rights Commission is also publishing a report on the Axum massacre.

      The Ethiopian government appointed interim administration of Tigray is attempting to distance itself from the actions of Eritrean troops. Alula Habteab, who heads the interim administration’s construction, road and transport department, appeared to openly criticise soldiers from Eritrea, as well as the neighbouring Amhara region, for their actions during the conflict.

      “There were armies from a neighbouring country and a neighbouring region who wanted to take advantage of the war’s objective of law enforcement,” he told state media. “These forces have inflicted more damage than the war itself.”

      The full report can be found here: The Massacre in Axum – AFR 25.3730.2021. Below is the summary (https://eritreahub.org/wp-content/uploads/2021/02/The-Massacre-in-Axum-AFR-25.3730.2021.pdf)

      https://eritreahub.org/amnesty-international-accuses-eritrean-troops-of-killing-hundreds-of-civ

      #rapport #massacre

    • Ethiopia’s Tigray crisis: How a massacre in the sacred city of #Aksum unfolded

      Eritrean troops fighting in Ethiopia’s northern region of Tigray killed hundreds of people in Aksum mainly over two days in November, witnesses say.

      The mass killings on 28 and 29 November may amount to a crime against humanity, Amnesty International says in a report.

      An eyewitness told the BBC how bodies remained unburied on the streets for days, with many being eaten by hyenas.

      Ethiopia and Eritrea, which both officially deny Eritrean soldiers are in Tigray, have not commented.

      The Ethiopian Human Rights commission says it is investigating the allegations.

      The conflict erupted on 4 November 2020 when Ethiopia’s government launched an offensive to oust the region’s ruling TPLF party after its fighters captured federal military bases in Tigray.

      Ethiopia’s Prime Minister Abiy Ahmed, a Nobel Peace Prize winner, told parliament on 30 November that “not a single civilian was killed” during the operation.

      But witnesses have recounted how on that day they began burying some of the bodies of unarmed civilians killed by Eritrean soldiers - many of them boys and men shot on the streets or during house-to-house raids.

      Amnesty’s report has high-resolution satellite imagery from 13 December showing disturbed earth consistent with recent graves at two churches in Aksum, an ancient city considered sacred by Ethiopia’s Orthodox Christians.

      A communications blackout and restricted access to Tigray has meant reports of what has gone on in the conflict have been slow to emerge.

      In Aksum, electricity and phone networks reportedly stopped working on the first day of the conflict.
      How was Aksum captured?

      Shelling by Ethiopian and Eritrea forces to the west of Aksum began on Thursday 19 November, according to people in the city.

      “This attack continued for five hours, and was non-stop. People who were at churches, cafes, hotels and their residence died. There was no retaliation from any armed force in the city - it literally targeted civilians,” a civil servant in Aksum told the BBC.
      1px transparent line

      Amnesty has gathered similar and multiple testimonies describing the continuous shelling that evening of civilians.

      Once in control of the city, soldiers, generally identified as Eritrean, searched for TPLF soldiers and militias or “anyone with a gun”, Amnesty said.

      “There were a lot of... house-to-house killings,” one woman told the rights group.

      There is compelling evidence that Ethiopian and Eritrean troops carried out “multiple war crimes in their offensive to take control of Aksum”, Amnesty’s Deprose Muchena says.
      What sparked the killings?

      For the next week, the testimonies say Ethiopia troops were mainly in Aksum - the Eritreans had pushed on east to the town of Adwa.

      A witness told the BBC how the Ethiopian military looted banks in the city in that time.

      he Eritrean forces reportedly returned a week later. The fighting on Sunday 28 November was triggered by an assault of poorly armed pro-TPLF fighters, according to Amnesty’s report.

      Between 50 and 80 men from Aksum targeted an Eritrean position on a hill overlooking the city in the morning.

      A 26-year-old man who participated in the attack told Amnesty: “We wanted to protect our city so we attempted to defend it especially from Eritrean soldiers... They knew how to shoot and they had radios, communications... I didn’t have a gun, just a stick.”
      How did Eritrean troops react?

      It is unclear how long the fighting lasted, but that afternoon Eritrean trucks and tanks drove into Aksum, Amnesty reports.

      Witnesses say Eritrean soldiers went on a rampage, shooting at unarmed civilian men and boys who were out on the streets - continuing until the evening.

      A man in his 20s told Amnesty about the killings on the city’s main street: “I was on the second floor of a building and I watched, through the window, the Eritreans killing the youth on the street.”

      The soldiers, identified as Eritrean not just because of their uniform and vehicle number plates but because of the languages they spoke (Arabic and an Eritrean dialect of Tigrinya), started house-to-house searches.

      “I would say it was in retaliation,” a young man told the BBC. “They killed every man they found. If you opened your door and they found a man they killed him, if you didn’t open, they shoot your gate by force.”

      He was hiding in a nightclub and witnessed a man who was found and killed by Eritrean soldiers begging for his life: “He was telling them: ’I am a civilian, I am a banker.’”

      Another man told Amnesty that he saw six men killed, execution-style, outside his house near the Abnet Hotel the following day on 29 November.

      “They lined them up and shot them in the back from behind. Two of them I knew. They’re from my neighbourhood… They asked: ’Where is your gun’ and they answered: ’We have no guns, we are civilians.’”
      How many people were killed?

      Witnesses say at first the Eritrean soldiers would not let anyone approach the bodies on the streets - and would shoot anyone who did so.

      One woman, whose nephews aged 29 and 14 had been killed, said the roads “were full of dead bodies”.

      Amnesty says after the intervention of elders and Ethiopian soldiers, burials began over several days, with most funerals taking place on 30 November after people brought the bodies to the churches - often 10 at a time loaded on horse- or donkey-drawn carts.

      At Abnet Hotel, the civil servant who spoke to the BBC said some bodies were not removed for four days.

      "The bodies that were lying around Abnet Hotel and Seattle Cinema were eaten by hyenas. We found only bones. We buried bones.

      “I can say around 800 civilians were killed in Aksum.”

      This account is echoed by a church deacon who told the Associated Press that many bodies had been fed on by hyenas.

      He gathered victims’ identity cards and assisted with burials in mass graves and also believes about 800 people were killed that weekend.

      The 41 survivors and witnesses Amnesty interviewed provided the names of more than 200 people they knew who were killed.
      What happened after the burials?

      Witnesses say the Eritrean soldiers participated in looting, which after the massacre and as many people fled the city, became widespread and systematic.

      The university, private houses, hotels, hospitals, grain stores, garages, banks, DIY stores, supermarkets, bakeries and other shops were reportedly targeted.

      One man told Amnesty how Ethiopian soldiers failed to stop Eritreans looting his brother’s house.

      “They took the TV, a jeep, the fridge, six mattresses, all the groceries and cooking oil, butter, teff flour [Ethiopia’s staple food], the kitchen cabinets, clothes, the beers in the fridge, the water pump, and the laptop.”

      The young man who spoke to the BBC said he knew of 15 vehicles that had been stolen belonging to businessmen in the city.

      This has had a devastating impact on those left in Aksum, leaving them with little food and medicine to survive, Amnesty says.

      Witnesses say the theft of water pumps left residents having to drink from the river.
      Why is Aksum sacred?

      It is said to be the birthplace of the biblical Queen of Sheba, who travelled to Jerusalem to visit King Solomon.

      They had a son - Menelik I - who is said to have brought to Aksum the Ark of the Covenant, believed to contain the 10 commandments handed down to Moses by God.

      It is constantly under guard at the city’s Our Lady Mary of Zion Church and no-one is allowed to see it.

      A major religious celebration is usually held at the church on 30 November, drawing pilgrims from across Ethiopia and around the world, but it was cancelled last year amid the conflict.

      The civil servant interviewed by the BBC said that Eritrean troops came to the church on 3 December “terrorising the priests and forcing them to give them the gold and silver cross”.

      But he said the deacons and other young people went to protect the ark.

      “It was a huge riot. Every man and woman fought them. They fired guns and killed some, but we are happy as we did not fail to protect our treasures.”

      https://www.bbc.com/news/world-africa-56198469

  • #Jules_Grandin, cartographe du quotidien

    Oui, c’est possible de voir la carte de France dans une galette complète. La #géographie, c’était d’abord un truc d’explorateur. Puis c’est aussi devenu un truc d’artiste, et aujourd’hui c’est plutôt pour les analystes. Mais Jules Grandin, ce qui lui plait, c’est le côté #aventure.

    Cartographe presse, il a une mission : montrer au public que les #cartes c’est intéressant. Et c’est plutôt réussi, avec ses threads sur des parties du monde méconnues, ou avec ses #think-maps, il séduit les twitto·a·s qui lui envoient régulièrement leurs petites trouvailles. Il a récemment reçu une photo d’un caillou qui faisait une superbe carte de l’Afrique, et ça, c’est ses petits moments de joie de la journée.

    https://www.binge.audio/podcast/derriereletweet/jules-grandin-cartographe-du-quotidien

    #cartographie #podcast #audio

    compte twitter de Jules Grandin :
    https://twitter.com/JulesGrandin

    ping @reka @odilon

  • Proposition de loi nº 2425, adoptée par le Sénat, tendant à instituer une carte Vitale biométrique, le 19 novembre 2019.
    http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b2425_proposition-loi

    Le Sénat a adopté, en première lecture, la proposition de loi dont la teneur suit :

    – 1 –
    Article 1er

    I. – À titre expérimental, pour une durée de douze mois, des organismes gestionnaires de l’assurance maladie désignés par décret délivrent aux personnes qui leur sont rattachées la carte électronique individuelle inter‑régimes mentionnée à l’article L. 161‑31 du code de la sécurité sociale, à laquelle est intégrée l’image numérisée des empreintes digitales du titulaire. Sous cette forme, la carte électronique individuelle inter‑régimes est appelée « carte Vitale biométrique ».

    #biométrie #carte_Vitale_biométrique

  • Atlas des Régions Naturelles Nelly Monnier & Eric Tabuchi
    http://www.poursuite-editions.org/index.php?/parutionspubli/carte-arn

    L’Atlas des Régions Naturelles (ARN) se donne pour objet la création d’une archive photographique documentant la grande diversité - mais aussi leur uniformisation progressive - des paysages et plus particulièrement des bâtis que l’on rencontre sur le territoire français. Commencé en 2017, il devrait être achevé en 2024.
    Cette #carte représente les quatre-cents-cinquante régions naturelles de #France, petites entités territoriales aux frontières souvent indécises, renvoient à l’histoire pré-révolutionnaire, elles précèdent donc les départements actuels et n’ont aucune valeur administrative. Cependant, même s’il est impossible d’en tracer les frontières exactes, leurs limites géologiques, historiques et culturelles persistent à dessiner, dans une sorte de tradition orale, les contours d’une géographie dont la vivacité demeure bien réelle. Ainsi, Semur-en-Auxois, Sucy-en-Brie, Bourg-en-Bresse ou Verdun-en-Lauragais ont conservé dans leur toponyme le nom de l’ancienne région à laquelle elles appartenaient.

    Après expérimentations, la trame que tissent ces pays, du fait de leurs dimensions réduites, de leurs caractéristiques géologiques propres mais aussi de la relation affective qu’il est possible d’entretenir avec chacune d’elle, s’est révélée être la plus appropriée à la réalisation d’un tel projet. Cette carte qui les délimite sur la totalité du territoire français constitue donc le document de référence de l’ARN.

    #atlas

  • Afternoon Map : The Hippie Trail
    http://www.midafternoonmap.com/2013/10/the-hippie-trail.html
    https://lh3.googleusercontent.com/proxy/ztBzd9CZ_-QbaO-gsMnozdAuo1Q6Q1zye4l4iGTO5d7T5fZP1hgVn44gsXn5L

    If there’s one aspect of Turkey that we don’t talk about much these days, its the country’s former importance as the starting point of the Hippie Trail.

    #carte #hippies

    Je pense que c’est la Grèce le Starting point et j’en veux pour preuve les centaines de hippies tout pourris qui infestent encore la Crète.

  • En #Géorgie, la #frontière avec l’#Azerbaïdjan au cœur de l’« affaire des cartographes »

    A la veille des élections législatives du 31 octobre, ce scandale impliquant le parti d’opposition pourrait peser sur le scrutin.

    Il y a encore un an et demi, Zviad Naniachvili grimpait chaque matin sur la crête qui sépare la Géorgie de l’Azerbaïdjan pour voir le soleil se lever sur les montagnes. Ce guide géorgien de 37 ans a grandi là, au pied du #monastère orthodoxe de #David_Garedja, un complexe spectaculaire d’églises et de cellules troglodytes fondé au VIe siècle. Le site, creusé dans la roche, s’étire sur plusieurs hectares de part et d’autre de la frontière, dans un paysage désertique. Jusqu’ici, tout le monde pouvait s’y promener librement. C’est désormais impossible.

    Depuis la visite, en avril 2019, de la présidente géorgienne, Salomé Zourabichvili, proche du parti au pouvoir, Rêve géorgien, des #gardes-frontières azerbaïdjanais ont fait leur apparition sur la crête, empêchant touristes et pèlerins de visiter la partie du monastère située de l’autre côté de la frontière. « C’est comme si quelqu’un vivait chez moi », déplore Zviad Naniachvili, en levant les yeux vers la cime.

    La chef de l’Etat, flanquée de deux hommes en armes, avait appelé à régler « de toute urgence » la question de la #délimitation des frontières, ravivant les tensions autour de ce sujet sensible : les Géorgiens affirment que ce site historique, culturel et religieux leur appartient, ce que contestent les Azerbaïdjanais, pour lesquels ces hauteurs ont une importance stratégique.

    Devant la porte en bois gravée de la grotte où vécut David Garedja, l’un des pères assyriens venus évangéliser la Géorgie, trois jeunes filles en jupe plissée entonnent un chant sacré face aux #montagnes. « Dieu va tout arranger », veut croire l’une.

    A l’approche des élections législatives du samedi 31 octobre, le #monastère est désormais au cœur d’un scandale susceptible de peser sur le scrutin. L’histoire, aux ramifications complexes, cristallise les crispations qui traversent la société géorgienne, plus polarisée que jamais, sur fond de « fake news » et de tensions régionales avec le conflit au #Haut-Karabakh, enclave séparatiste en Azerbaïdjan.

    Deux cartographes arrêtés

    L’affaire a éclaté trois semaines avant le premier tour. Le 7 octobre, deux #cartographes, anciens membres de la commission gouvernementale chargée de négocier la démarcation de la frontière, ont été arrêtés et placés en #détention provisoire – une mesure exceptionnellement sévère.

    #Iveri_Melachvili et #Natalia_Ilicheva sont accusés par le procureur général de Géorgie d’avoir voulu céder des terres à l’Azerbaïdjan entre 2005 et 2007, lorsque l’ex-président Mikheïl Saakachvili était au pouvoir. Ils auraient caché la bonne carte, datée de 1938, pour en utiliser une autre à la place, défavorable à la Géorgie, lui faisant perdre 3 500 hectares. Les deux cartographes, qui clament leur innocence, encourent dix à quinze ans de prison.

    Ces #arrestations surprises, survenues en pleine campagne électorale, électrisent le débat à quelques jours du scrutin. Qualifié de « #traître », le parti de l’opposition, emmené par Mikheïl Saakachvili, le Mouvement national uni, dénonce une « manipulation politique » du parti au pouvoir – dirigé par le milliardaire Bidzina Ivanichvili – visant à le discréditer avant le scrutin.

    La nature politique de cette affaire ne fait aucun doute non plus pour les ONG. Quinze d’entre elles, dont Transparency International et Open Society Foundation, ont ainsi conjointement dénoncé, le 9 octobre, une « enquête à motivation politique ». Elles pointent le « timing de l’enquête », en période préélectorale, les commentaires du parti au pouvoir, qui « violent la présomption d’innocence », et « l’approche sélective » des investigations, certains témoins majeurs n’étant pas auditionnés. Ces ONG exhortent ainsi les autorités à « cesser de manipuler des sujets sensibles pour la population avant les élections ».

    « Cette affaire est une tragédie personnelle pour les deux cartographes, mais, au-delà, c’est l’indépendance de la justice, inexistante, qui est en question, souligne Ivane Chitachvili, avocat à Transparency International. Tant que notre système restera un instrument politique aux mains du gouvernement, cela continuera. »

    « Attiser le sentiment nationaliste et religieux »

    Des membres du gouvernement, dont le ministre de la défense, Irakli Garibachvili, et des représentants de l’Eglise orthodoxe, proche de la Russie, accusent même les deux cartographes d’avoir tenté de vendre le monastère de David Garedja lui-même. Le site religieux n’est pourtant mentionné nulle part dans les 1 500 pages du dossier judiciaire. « Ils parlent du monastère pour embrouiller les gens et les prendre par l’émotion, en attisant leur sentiment nationaliste ou religieux, analyse Ivane Chitachvili.

    La stratégie fonctionne auprès d’une partie de la population, qui compte 84 % d’orthodoxes. Tamuna Biszinachvili, une vigneronne de 32 ans venue en famille visiter le monastère, en est convaincue : « Notre ancien gouvernement a fait une énorme connerie. » Ce qu’elle a lu sur Facebook et ses échanges avec un moine l’ont persuadée que cette histoire était vraie. C’est même pour cela qu’elle a tenu à venir avec ses enfants aujourd’hui : « Je veux leur montrer le monastère avant que les Azerbaïdjanais prennent cette terre. Notre terre. »

    Sur les hauteurs du monastère, Goram, un réserviste de 24 ans venu déposer quelques bougies, n’accorde au contraire aucun crédit à ces accusations. « Qui peut croire à cette histoire ? Aucune terre n’a pu être cédée, puisqu’il n’y a même pas d’accord sur la frontière ! », rappelle-t-il.

    De fait, voilà près de trente ans, depuis la chute de l’URSS, que la Géorgie et l’Azerbaïdjan négocient leur frontière, centimètre par centimètre, en exhumant de vieilles cartes. Les deux tiers ont fini par faire l’objet d’un #accord technique, un tiers est toujours en discussion, mais rien n’a encore jamais été ratifié.

    Rôle trouble de la #Russie

    Assis derrière la table à manger de sa cellule troglodyte, un moine orthodoxe en robe noire et à la longue barbe brune se prend la tête à deux mains, affligé par l’affaire des cartographes. Derrière lui, une guirlande « happy birthday » pendille entre deux icônes. Quelques morceaux de pain et un bidon en plastique rempli de vin traînent encore sur la table après les agapes.

    Persuadé d’être surveillé, le père redoute de parler, mais accepte, sous le couvert de l’anonymat, de livrer son point de vue, en rupture avec celui de ses supérieurs. « C’est la visite de la présidente qui a déclenché tout ça », se lamente-t-il. Sans oser le nommer, il soupçonne également « un grand pays » d’avoir « intérêt à créer un #conflit » dans la région. L’affaire des cartographes lui « rappelle les purges soviétiques, quand 60 % des prisonniers étaient des détenus politiques ». La comparaison revient souvent dans ce dossier.

    Plus divisés que jamais, les Géorgiens oscillent entre colère et consternation. « Ceux qui n’ont pas subi un lavage de cerveau savent bien que cette histoire est absurde, soupire Chota Gvineria, chercheur au Centre de recherche sur la politique économique (EPCR), basé à Tbilissi. Le bureau du procureur est directement subordonné au gouvernement, qui utilise deux innocentes victimes pour manipuler l’opinion avant les élections. »

    Cet ancien diplomate pointe également le rôle trouble de la Russie, où la #carte prétendument « dissimulée » par les cartographes a soudain été retrouvée par un homme d’affaire, #David_Khidacheli, ancien vice-président du conglomérat russe #Sistema, qui l’a transférée à la Géorgie. A travers cette affaire, « Moscou veut déstabiliser la région et créer un conflit entre la Géorgie et l’Azerbaïdjan pour renforcer son influence », analyse le chercheur. Malgré ce #différend_frontalier, Bakou garde de bonnes relations avec Tbilissi, son partenaire stratégique.

    Pour Guiorgui Mchvenieradze, directeur de l’ONG Georgian Democracy Initiative et avocat du cartographe Iveri Melachvili, « cette affaire est inacceptable au XXIe siècle ». Devenu à son tour la cible d’une campagne de dénigrement, il affirme qu’il est « clair et net que les activistes et trolls sont extrêmement mobilisés, notamment sur Facebook, pour diffuser des “fake news” » sur ce dossier, et le faire passer lui aussi pour un « traître qui veut vendre le monastère ». Le procès des cartographes doit s’ouvrir le 4 décembre.

    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/10/29/en-georgie-la-frontiere-avec-l-azerbaidjan-au-c-ur-de-l-affaire-des-cartogra
    #cartographie #frontières #cartographe #nationalisme

    via @fil