• L’une des stratégies israéliennes dans la guerre que l’Etat hébreu mène contre le Hezbollah consiste à attiser les haines confessionnelles et à miner les logiques de coexistence et de solidarité, notamment contre les conséquences des déplacements forcés et des destructions. Mais désormais c’est aussi le futur du pays que, par leurs pressions, les Israéliens entendent, directement ou indirectement, fragiliser et fragmenter. On en trouve l’illustration glaçante dans les projets géopolitiques des partisans libanais d’une épuration confessionnelle maquillée en confédération de fédérations. Ces activistes se montrent d’une créativité sans limite et sans complexe dans l’obscène, et en même temps ignorante et de la géographie et de l’histoire, notamment celle de la Palestine voisine où la partition s’est terminée par l’absorption et la Nakba.

    Jean Riachi, banquier chrétien, PDG d’une compagnie financière basée à Dubaï, influent sur X, propose deux cantons : l’un chiite (discontinu), l’autre christiano-druzo-sunnite (qui serait une fédération).

    L’idée repose sur la création de deux entités politiques :

    Un État à caractère chiite unifié en termes d’orientation politique et stratégique ;
    Un État fédéral pluraliste regroupant le reste des composantes, doté d’une autorité centrale qui monopolise les décisions de défense et de politique étrangère.

    Et les deux entités sont liées dans un cadre confédéral flexible, limité à des domaines de coopération spécifiques, sans unifier les options souveraines fondamentales.

    (traduction X)
    https://x.com/riachi_jean/status/2048836153307255136
    Carte des deux cantons confédéraux proposés


    Carte de la "Fédération libanaise" proposée

    Ce projet s’inscrit dans la continuité d’un projet fédéraliste surtout soutenu par des chrétiens (voir notamment), eux-mêmes continuateurs des projets fédéralistes d’inspiration israélo-kissingerienne pendant la guerre civile, en vogue parmi les Forces libanaises et les Kataeb à l’époque.
    Voir :
    https://federallebanon.org (dont le rédacteur principal est Hicham Bou Nassif)
    https://fedleb.org (dont le rédacteur est Iyad Boustany)
    Voir aussi, parmi de nombreuses tribunes : Issa El Khoury, J., 2021, « Pour préserver l’unité du Liban... Fédéralisons son système politique », L’Orient-Le Jour, En ligne : https://www.lorientlejour.com/article/1267464/pour-preserver-lunite-du-liban-federalisons-son-systeme-politique.htm
    Une analyse socio-politique plus détaillée de ces milieux pro-fédéralisation du Liban reste à mener

    Plusieurs réponses proposent des contre-cartes basées sur des principes similaires, où le critère de partition reste toujours la population majoritaire selon l’Etat-civil (et non les populations résidentes).
    Par exemple ici, par le titulaire d’un compte qui s’appelle "The Lebanese Divider" !
    https://x.com/svyoz/status/2048844399656698172


    Dans cet exemple, la réalité démographique de la banlieue sud (en grande majorité chiite) est annihilée.
    Plus généralement dans ces exercices, toutes les situations de mixité chiite-autres sont évacuées. Par ex sur la carte de Riachi, le caza de Zahlé est placé en zone chrétienne-sunnite , en omettant le fait qu’il comporte une très importante population chiite.
    Ces cartes font aussi comme si il n’y avait pas, dans la société libanaise, un nombre non négligeable de mariages interconfessionnels (qu’une analyse des données de l’Etat-civil permettrait sans doute de mesurer de manière assez précise).
    Enfin, la logique d’ilotisation de l’entité chiite, pour ne pas dire de fragmentation (ce qui rappelle terriblement la division des territoires palestiniens entre Cisjordanie et gaza), traduit évidemment aussi une volonté d’affaiblissement et de contrôle du Hezbollah mais plus largement de cette composante de la société libanaise. Elle pose de manière cruciale la question des modalités de déplacement entre ces "cantons" : est-ce le retour des barrages de l’époque de la guerre civile ?
    L’un des paradoxes de ce type de solution, relevé par l’un des commentateurs de ce fil X, et plus largement mis en avant par les critiques du projet fédératif, est que cette solution politique ne résout ni les questions de défense et d’orientation de la politique étrangère du Liban ainsi fédéralisé (quel type de relations avec Israël ? la Syrie ? l’Iran ? les Etats-Unis ?) ni les dilemmes financiers issus de la gestion catastrophique des élites confessionnelles, pour le coup coalisées et solidaires, qui pendant 35 ans ont ruiné l’Etat avec une dette publique gonflée par la corruption et les choix économiques les plus délirants et absurdes, et ruiné la population, classes moyennes bancarisées et classes pauvres sans compte en banque et dépossédées de sécurité sociale, d’écoles, d’un marché de l’emploi permettant de vivre, et maintenant, en tout cas pour ceux du Sud ou de la banlieue sud, privées de villages, privées de maisons, privées de terre... Riachi balaye l’argument en évoquant la liberté d’orientation politique de chacune des entités confédérales, ce qui paraît complètement invraisemblable avec une telle marqueterie territoriale.
    #cauchemar #Liban #Israël #cartographie #confessionnelle
    Je recolle ci-dessous l’une de mes cartes favorites, mais en fait cauchemardesque, qui est à la racine de ces raisonnements cartographiques : cf. un post assez ancien : https://seenthis.net/messages/181141#message181172
    et
    Je renvoie aussi à mes analyses des différences entre ces cartes du Liban "légal" mais fantasmatique (au sens propre d’hallucinations) et du Liban "réel" : Verdeil, Éric, et al. « Chapitre 1 : Construction nationale et géopolitique régionale ». Atlas du Liban, Presses de l’Ifpo, 2007, https://books.openedition.org/10.4000/books.ifpo.414

  • Le visionscarto du jour :

    Agriculture et biodiversité dans les Balkans occidentaux : cartographier pour discuter

    https://www.visionscarto.net/balkans-agriculture-et-biodiversite

    par Orianne Crouteix

    Agronome et géographe, Orianne Crouteix a eu la très bonne idée de nous confier cette belle contribution qui montre comment on peut utiliser les cartes comme base pour discuter des futurs possibles, avec ces exemples agricoles et paysagers dans les Balkans occidentaux. Avec au passage une petite interrogation de représentation cartographique d’une certaine frontière ...

    #agricolture #biodiversité #langages #Europe_méridionale #Méditerranée #Balkans #cartographie #changement_climatique

  • Dans les #banlieues pauvres, la #lutte contre les #déserts_alimentaires s’organise

    Dans les quartiers défavorisés, les #produits_alimentaires accessibles sont peu diversifiés et de qualité médiocre. Collectivités et associations s’emparent peu à peu du sujet. Exemple en #Seine-Saint-Denis.

    Depuis un an, #Aulnay-sous-Bois est le laboratoire d’un nouveau type de #hard-discount, importé du Brésil par Carrefour. Le géant de la #grande_distribution a installé dans la commune de Seine-Saint-Denis son premier #supermarché #Atacadao, une marque brésilienne de #cash_and_carry, de la vente en gros à #prix cassés. Plus on achète et plus les prix sont dégressifs sur une gamme de produits resserrés : deux fois moins de références que dans un supermarché classique.

    Quand l’enseigne brésilienne a remplacé l’ancien Carrefour dans le nord de la ville, non loin de la cité des 3 000, habitants et élus locaux ont lancé une pétition contre l’ouverture du nouveau #discounter.

    « On enferme une population stigmatisée dans la #malbouffe. Le maire [Bruno Beschizza, Les Républicains, NDLR] n’aurait jamais accepté qu’on installe cette enseigne dans le centre-ville, s’indigne Oussouf Siby, élu socialiste d’opposition. Dans le cœur de ville, la mairie a une politique volontariste d’installation de petits commerces de bouche, de boutiques bio. Dans les #quartiers_populaires, rien. »

    Le nord d’Aulnay-sous-Bois a été identifié par le conseil départemental de Seine-Saint-Denis comme un « #désert_alimentaire » aux côtés d’autres communes dont #Tremblay-en-France, #Noisy-le-Sec, Bondy ou #Dugny. Dans son #plan_alimentaire_territorial 2024-2028, la collectivité s’alarme de l’existence de ces territoires où une offre alimentaire très limitée pénalise des villes enclavées, peu desservies par les transports en commun et qui affichent des taux de pauvreté importants.

    « Selon les personnes interrogées, il semble complexe dans ces villes de trouver à proximité de chez soi une alimentation saine, de qualité et accessible », pointe le diagnostic alimentaire de Seine-Saint-Denis, réalisé par l’association Lab3S (Laboratoire sols savoirs saveurs ) pour le compte du conseil départemental.

    « Quand il faut prendre deux bus pour aller acheter des produits frais ou bio, les gens laissent logiquement tomber », constate Assata Doumbia, bénévole gérante de l’antenne dionysienne (Saint-Denis) de #Vrac, un réseau national de #groupements_d’achats de fruits et légumes basés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.

    Un réseau d’achats en commun avec Vrac

    Tous les mois, 400 adhérents de #Stains, #Aubervilliers, #Saint-Denis et quelques autres communes achètent à bas prix des #produits_frais qu’ils ont préalablement sélectionnés ensemble. Dans certaines villes, comme à #Pierrefitte-sur-Seine, qui a récemment fusionné avec Saint-Denis, les 33 000 habitants n’ont qu’un Lidl à disposition.

    Créé il y a plus de dix ans à l’initiative du bailleur social lyonnais Est Métropole Habitat et de la Fondation pour le logement des défavorisés afin d’aider ses locataires à mieux manger et à lutter contre l’isolement, Vrac s’est développé en France et compte aujourd’hui 22 antennes. Le réseau de groupements d’achats a récemment publié une étude réalisée auprès de 500 adhérents qui a mis en exergue le sentiment général d’une « alimentation à deux vitesses » où « les plus pauvres ont le choix entre se déplacer loin de chez eux ou choisir par défaut des produits d’une qualité significativement moindre et indignes ».

    Forgé par des sociologues et géographes américains dans les années 1990, le concept de « désert alimentaire » a été pensé comme une clé explicative à l’épidémie de #diabète et d’#obésité qui touche le pays depuis plusieurs décennies. Outre-Atlantique, le ministère de l’Agriculture définit ces « #territoires_de_l’obésité » comme des secteurs cumulant un taux de pauvreté élevé et une #distance du supermarché le plus proche de plus d’un mile (1,6 km) en zone urbaine et 10 miles en zone rurale.

    En France, où les distances sont plus courtes et l’histoire sociale différente, ce concept peine à décrire des territoires pourtant également frappés par des #inégalités d’#accès_à_l’alimentation. Pour mieux saisir leur réalité, certains chercheurs préfèrent utiliser le terme de « #marécage_alimentaire », des zones où l’offre de « #junk_food » et de #produits_transformés est surabondante par rapport aux produits frais et où le réseau de #transports_en_commun ne permet pas aux habitants de se déplacer facilement.

    Des logiques de #ségrégation à l’œuvre

    « La diversité commerciale doit se retrouver à une échelle assez fine pour répondre aux contraintes temporelles et budgétaires des ménages », explique Simon Vonthron, géographe à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae).

    Auteur de plusieurs articles sur le sujet, il a participé à #Obsolim_43, un projet de #cartographie des « #environnements_alimentaires_appauvris » au niveau national. On y constate que certaines banlieues cossues de l’Ouest parisien peuvent aussi être touchées par le phénomène. « Mais ce n’est pas comparable, car les ménages y sont bien plus mobiles », précise le géographe.

    Simon Vonthron se montre assez critique sur le concept de désert alimentaire : « Cela a tendance à invisibiliser les #inégalités_territoriales et à imposer des réponses autoritaires du type : on va installer un supermarché ici, et les gens seront contents. »

    Outre-Atlantique, des associations comme #Move_for_Hunger vont plus loin en liant la rareté de l’offre alimentaire à l’histoire de la ségrégation raciale et de la #ghettoïsation des quartiers afro-américains. En #France, si le contexte historique est différent, des logiques similaires de ségrégation sont à l’œuvre. Le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) en fait lui-même le constat, en relevant dans une étude sur le sujet qu’il existerait deux fois plus de supermarchés dans les centres-villes que dans les #quartiers_prioritaires de la ville des grandes agglomérations.

    « L’#exclusion_urbaine, la #désaffiliation_sociale ont aussi contribué à dévaloriser les savoir-faire domestiques des habitants. Les #pratiques_culinaires traditionnelles de nombreux habitants issus de l’immigration se sont perdues, en partie en raison d’un accès très facile à des #aliments_ultratransformés », pointe Assata Doumbia, qui connaît bien le sujet pour être diététicienne depuis vingt ans à Saint-Denis en plus de son engagement associatif.

    Lab3S entend « Nourrir Bondy »

    A #Bondy_Nord, la fermeture en juin dernier du seul Lidl dont disposaient les 20 000 habitants pour faire leurs courses a mis en lumière la #fragilité_alimentaire du territoire. En 2023, le même Lidl avait déjà fermé pendant quelques mois, ce qui avait conduit Aurélie Trouvé, députée La France insoumise (LFI) de la circonscription, à interpeller le gouvernement sur la « ségrégation géographique que subissent particulièrement les habitants de certains quartiers populaires. A Bondy Nord, la dégradation du supermarché Lidl et sa fermeture temporaire ont créé un véritable désert alimentaire ».

    Lorsqu’on lui parle de « désert alimentaire », Stephen Hervé, le maire de #Bondy, réfute le terme, en faisant la liste des supérettes qui bordent le nord de la ville. L’élu local reconnaît tout de même que « cela peut être ressenti comme tel par des habitants peu mobiles ».
    L’élu s’inquiète surtout de la prolifération d’enseignes de #restauration_rapide dans sa commune, sur un territoire déjà frappé de plein fouet par l’obésité, qui touche 20 % des adultes en Seine-Saint-Denis, le taux le plus élevé de France :

    « Quand un nouveau commerce alimentaire cherche à s’installer en ville, on refuse les offres de restauration rapide. On privilégie les #épiceries. Hélas, quand il s’agit de reprises de commerces existants, nous n’avons pas la main. »

    Pour pallier l’absence d’#offre_alimentaire de qualité à Bondy Nord, #Lab3S, qui gère un potager de près de 1 000 m² en plein cœur du quartier, a mis en place le projet « #Nourrir_Bondy ». L’association réfléchit à lancer des groupements d’achats participatifs sur le modèle de Vrac. L’idée : faire venir des produits frais dans une zone sous-dotée en commerces et où la moitié des habitants n’a pas de voiture.
    Aujourd’hui, une cinquantaine de bénévoles s’occupent du potager et gèrent une #cuisine_collective, qui permet l’organisation de #repas_partagés avec les fruits et légumes du jardin. Pour favoriser l’accès à une alimentation de qualité pour tous, l’association cherche à s’inspirer des « #cuisines_communautaires » nées au Québec dans les années 1980. L’idée est simple : mettre en commun, à l’échelle d’un quartier, des moyens financiers et humains pour #cuisiner des plats sains et économiques et apprendre à mieux se nourrir en s’ouvrant à de nouvelles façons de s’alimenter, plus diététiques et écologiques.

    #Vital’im, le #chèque_alimentation_durable du département

    En Seine-Saint-Denis, l’accès à une alimentation de qualité est devenu une question politique, qui ne doit plus seulement reposer sur la charité associative. Il y a un an, le conseil départemental a lancé une expérimentation autour d’un chèque alimentation durable, baptisé Vital’im.

    Distribuée à un peu plus de 600 ménages de #Montreuil, #Sevran, #Villetaneuse et #Clichy-sous-Bois, cette carte de paiement créditée mensuellement de 50 euros pendant six mois est utilisable dans tous les commerces. A chaque achat dans un magasin « durable » (selon les critères définis par le département, principalement des magasins bio), 50 % du montant dépensé sont recrédités sur la carte par la collectivité territoriale.

    A Montreuil, où le centre-ville regorge de magasins bio qui ont fleuri à mesure que la gentrification progressait, 60 % des usagers ont profité de ce système de bonification, contre 25 % à Sevran, une commune qui attire moins les CSP+. « Ce projet met en évidence l’existence de ces marécages alimentaires », commente Mathilde Fassolette, chargée du projet Vital’im pour Action contre la faim, partenaire de la Seine-Saint-Denis sur cette expérimentation qui doit se terminer à la fin de l’année.

    Pour ne pas pénaliser les Sevranais par rapport aux Montreuillois, l’ONG a élargi le système de bonification aux communes limitrophes de Sevran et à tous les commerces à proximité de la ligne de train francilien qui relie Villetaneuse à Paris. « On veut aussi montrer comment un système de #compensation_financière permet de lutter contre les inégalités alimentaires », poursuit la responsable de l’ONG.

    Toutes ces initiatives partagent une même philosophie : démonter l’idée reçue selon laquelle le « #manger_mieux » n’intéresserait pas les quartiers populaires.

    https://www.alternatives-economiques.fr/banlieues-pauvres-lutte-contre-deserts-alimentaires-sorganise/00115873
    #pauvreté #France #alimentation #résistance

  • People dead and missing along migration routes to Europe from 2014 to 2024

    The map shows the locations (latitude and longitude) where 2880 incidents caused the death and disappearance of 36693 people from January 2014 to December 2024.
    The size of the circle indicates how many people died and are missing in each incident. By clicking on the icons you can see the date of the incident, the exact number of people involved and cause of death.
    The four different colours identify the four main migration routes to Europe:

    - Western African Atlantic Route (red);
    - Western Mediterranean Route (green)
    - Central Mediterranean Route (orange);
    - Eastern Mediterranean Route (blue).

    https://medium.com/peopleonthemove/people-dead-and-missing-along-migration-routes-to-europe-from-2014-to-2024-d
    #visualisation #cartographie #cartes #frontières #migrations #morts_aux_frontières #border_deaths #Silvia_Costantini #infographie
    ping @reka @fil

  • Stanze segrete per trattenere i migranti. La mappa esclusiva dei «#luoghi_idonei»

    Negli ultimi tre anni 2.500 cittadini stranieri, prima di essere rimpatriati, sono stati trattenuti dalla polizia nei cosiddetti «luoghi idonei», di cui nessuno vuole parlare. Ecco in quali città si trovano e cosa succede all’interno

    Una persona va in questura per rinnovare il permesso di soggiorno, ma dall’ufficio le dicono che ci sono problemi con i documenti. D’un tratto diventa irregolare sul suolo italiano, un clandestino o una clandestina da rimpatriare. Inizia così quella che i burocrati definiscono “detenzione amministrativa”: seppure non abbia commesso alcun crimine, quella persona viene privata della libertà personale, spesso senza opportune tutele.

    Gli agenti la portano in una stanza, dove passerà dalle 24 alle 144 ore in attesa di essere imbarcata su un aereo diretto al suo paese d’origine. Nel frattempo, non può lasciare l’edificio e, in alcune strutture, le viene tolto il telefono e può solo chiamare i parenti più stretti e l’avvocato.

    Questi posti si chiamano luoghi idonei ed esistono dal 2018. Ogni anno ci finiscono dentro centinaia di uomini e donne, almeno 2.445 nel triennio 2023-2025. Spazi a cui al momento possono accedere solo i garanti, invisibili a tutti gli altri e dei quali nessuno ha voglia di parlare; non esiste neppure un elenco che ne indichi la posizione o numeri che spieghino quanto e come siano utilizzati. Per ricostruire dove si trovano e, soprattutto, per capire cosa succede al loro interno, lavialibera li ha mappati in esclusiva, ottenendo i dati su trattenimenti e rimpatri.

    Cosa sono e come funzionano i luoghi idonei

    I luoghi idonei sono comparsi per la prima volta nel 2018, quando l’allora ministro dell’Interno Matteo Salvini ha firmato il decreto Sicurezza che modificava il Testo unico sull’immigrazione del 1998. In particolare, all’articolo 4 della norma per la prima volta si fa riferimento a «strutture diverse e idonee nella disponibilità dell’autorità di pubblica sicurezza», da utilizzare «nel caso in cui non ci sia disponibilità di posti» nei Centri di permanenza per il rimpatrio (Cpr).

    Chi non è in grado di mostrare agli agenti di polizia un valido documento di soggiorno è trattenuto in questura e accompagnato in queste stanze: entro 48 ore il giudice di pace deve indicare il giorno dell’udienza di convalida e, se autorizza la permanenza, il trattenimento si prolunga fino alla data dell’effettivo allontanamento. Per quest’ultimo passaggio possono essere necessarie altre 48 ore. Martina Stefanile è un’avvocata di Napoli specializzata in diritto dell’immigrazione. Negli ultimi anni ha seguito i procedimenti di espulsione e trattenimento di alcuni cittadini stranieri che da un momento all’altro sono stati privati della libertà senza opportune tutele.

    A lavialibera ha spiegato come funziona il meccanismo: «Le casistiche sono disparate. È successo che la persona si sia presentata all’ufficio della questura per rinnovare il permesso di soggiorno o per chiedere asilo, e che sia stata raggiunta da un provvedimento espulsivo e trattenimento per mero errore». A quel punto, spesso senza che il cittadino straniero abbia possibilità di fare ricorso, la questura chiede al giudice di pace di autorizzare il trattenimento in «locali idonei nella disponibilità dell’autorità di pubblica sicurezza».

    «Possiamo dire che il giudice autorizzi a occhi chiusi – continua Stefanile – nel senso che non conosce questi locali, non sa nemmeno dove si trovino. Questo viola le normative europee, secondo cui il confinamento può avvenire solo in luoghi determinati». Le regole che gli agenti seguono nel trattamento sono decise dalle singole questure, che dovrebbero tener conto delle norme nazionali e comunitarie che tutelano la dignità umana. In pratica, però, questi regolamenti non sono resi pubblici, ufficialmente per «questioni di sicurezza». Secondo quanto stabilito dal ministero dell’Interno, gli standard da applicare sono quelli dei Cpr, già oggetto di numerose polemiche.

    Per Federica Borlizzi, avvocata e operatrice legale della Coalizione italiana libertà e diritti civili (Cild), «nei locali idonei le criticità dei Cpr rischiano di essere ancora maggiori, perché alla fragilità della base normativa si sommano minore trasparenza, minore controllo dall’esterno e il pericolo concreto che in luoghi più invisibili e meno regolati diritti già debolmente garantiti nei Cpr come salute, informazione, difesa, comunicazioni con l’esterno, condizioni materiali dignitose, risultino ancora più compressi».

    La persona trattenuta rimane in questura con gli indumenti che indossava al momento del fermo. I documenti ed eventuali oggetti personali come cellulari, zaini e orologi devono essere consegnati ai poliziotti, che li restituiranno solo all’uscita.

    Alcune questure permettono l’utilizzo del telefono, altre concedono di chiamare solo pochi contatti, come l’avvocato e i propri cari. Le condizioni di detenzione amministrativa lasciano a desiderare e in molti casi i luoghi idonei sono tutt’altro che tali. Addirittura in 11 città le persone sono trattenute nelle camere di sicurezza, spazi che in teoria sarebbero destinati a chi è in stato di fermo o di arresto, e solo in via eccezionale utilizzate per i trattenimenti.

    A Milano la situazione è critica: non c’è la doccia, le coperte non vengono lavate e mancano i cuscini. «Non è compatibile con uno Stato di diritto privare della libertà persone che non hanno commesso reati, ma si trovano in violazione di regole amministrative su ingresso e soggiorno – dice Borlizzi –, ed è ancora meno compatibile farlo in luoghi la cui collocazione e i cui standard restano opachi». Poi, il giudice di pace convalida o meno il trattenimento.

    «Il verbale rilasciato – prosegue Stefanile – viene compilato mettendo una crocetta sulla casella “autorizzo” o “non autorizzo”, senza alcuna valutazione di tipo oggettivo o soggettivo che verifichi l’idoneità della permanenza in questi locali». Dai tempi del covid, i giudici di pace hanno la possibilità di completare la procedura direttamente online e, tra le altre cose, non è prevista una visita medica che accerti le condizioni di salute della persona trattenuta, come invece avviene nei Cpr. Visti i tempi stretti per completare il rimpatrio, la questura accelera la pratica acquistando il biglietto aereo (che poi verrà rimborsato dalla prefettura), e lo intesta alla persona da espellere. In tal modo, dal momento del primo trattenimento al rimpatrio il cittadino straniero potrebbe rimanere nelle mani dello Stato all’incirca sei giorni.
    La mappa dei luoghi idonei

    Fino al 2023 (ma i dati si riferiscono al 2022) nella Relazione curata dal garante delle persone private della libertà personale, Mauro Palma, è stato possibile consultare il censimento di queste stanze. Dal documento si evince che 36 questure avevano dichiarato di disporre di locali idonei adibiti al trattenimento dei cittadini stranieri nella fase di esecuzione dell’espulsione, mentre 15 avevano riferito di utilizzare per lo stesso scopo le camere di sicurezza.

    L’ex garante Mauro Palma: «Parlare di “luoghi idonei” lascia passare il messaggio che è accettabile trattenere delle persone, in modo opaco e invisibile all’opinione pubblica, senza controllo effettivo sulle garanzie per i loro diritti»

    Già all’epoca il garante aveva espresso molte perplessità su queste stanze: «Pur considerando positivamente il ricorso a forme di trattenimento più brevi, e al netto delle numerose criticità che tali ambienti allestiti all’interno delle questure presentano in termini di condizioni materiali, assenza di servizi, garanzie e controlli esterni, questa propensione per l’accelerazione dei rimpatri forzati non deve essere sottovalutata».

    Il paragrafo si concludeva con una nota amara: «Procedure più rapide di allontanamento hanno l’effetto di amplificare la portata dell’agire coercitivo aumentandone la potenza traumatica e afflittiva sulla persona». Terminato il mandato di Palma, la pubblicazione è stata interrotta. A lavialibera, un componente del collegio dell’attuale garante nazionale, Mario Serio, ha spiegato che «a breve sarà pubblicata la relazione al parlamento 2023/2024 contenente anche i dati relativi al funzionamento delle strutture diverse e idonee». Dati che nel 2026 arrivano già vecchi. Per conoscere ciò che ancora non è pubblico, abbiamo mandato una serie di accessi civici alle questure, scoprendo che a fine 2025 sono 50 quelle che gestiscono luoghi idonei, mentre 10 utilizzano le camere di sicurezza.

    A Milano esistono entrambi in aggiunta al Cpr. Inoltre, negli ultimi tre anni il numero delle persone trattenute si è moltiplicato: 309 nel 2023, 906 nel 2024 e 1.225 nei primi dieci mesi del 2025. Nell’ultimo triennio, le tre città che hanno più ricorso a queste modalità di trattenimento risultano essere Milano (765), Brescia (235) e Napoli (231). In altre province, i locali ci sono ma non sono mai stati utilizzati. Anche la provenienza dei cittadini stranieri è variegata, con 46 paesi censiti tra cui tre europei: Francia, Grecia e Romania. Meno precisi sono, invece, i dati ottenuti sui rimpatri effettuati direttamente dai locali idonei. Negli ultimi tre anni, 1.685 persone sono state imbarcate su voli diretti in paesi extra Ue, mentre 75 sono state trasferite nei Cpr o espulse. Per quanto riguarda le dimensioni delle stanze e i regolamenti interni, alcuni uffici hanno risposto alle nostre domande, mentre altri hanno preferito non rilasciare dichiarazioni, spiegando che si tratta di documenti legati a questioni di sicurezza e che quindi non possono essere divulgati.

    Per capire cosa avviene davvero nei luoghi idonei non resta quindi che affidarsi alle uniche due ispezioni del garante, che a marzo e luglio 2025 ha visitato quelli di Milano e Livorno, rendendo poi disponibili le relazioni un anno e mezzo dopo. Incrociando i contenuti del documento e i dati ottenuti da lavialibera, emerge che nel capoluogo lombardo le strutture sono malridotte. Nella città toscana, i locali idonei sono entrati in funzione due anni fa: nel 2024 sono state trattenute 7 persone, 28 nel 2025. Delle 108 richieste di accesso civico inviate, in 13 casi le istituzioni non hanno risposto né alla prima istanza né al sollecito. Non abbiamo ottenuto informazioni su Ancona, Ascoli Piceno, Bari, Belluno, Caltanissetta, Caserta, Grosseto, Messina, Piacenza, Rovigo, Salerno, Torino e Trieste. Oltre alle questure, i luoghi idonei sono presenti anche negli aeroporti: nel momento in cui scriviamo è in corso il riesame dell’istanza per ottenere i dati che il ministero dell’Interno non ha ancora fornito.

    Cosa succede nei luoghi idonei?

    La legge sui luoghi idonei entrata in vigore otto anni fa era talmente generica nella sua formulazione che nel 2020 il garante Palma aveva chiesto che fossero specificati tempi e modi di utilizzo, vista la vaghezza della definizione di “idoneo”. «La legge non definisce in modo sufficientemente preciso quali luoghi possano essere usati, con quali requisiti materiali, organizzativi e di tutela, lasciando un margine molto ampio all’amministrazione di pubblica sicurezza. Questa indeterminatezza comporta delle evidenti tensioni con l’articolo 13 della Costituzione», spiega l’avvocata Borlizzi.

    All’epoca il dicastero guidato da Luciana Lamorgese (governi Conte II e Draghi) aveva recepito alcune raccomandazioni del garante e definito regole più chiare, senza però arrivare alla pubblicazione di una mappa. Era stato comunque stabilito che i locali fossero «un surrogato dei Cpr» e che quindi all’interno dovessero valere gli stessi diritti: la tutela della salute, la custodia degli affetti personali, il servizio mensa, i colloqui con gli avvocati e con gli assistenti socio-psicologici, la corrispondenza epistolare o telefonica, la compilazione dei registri delle entrate e degli eventi critici. In realtà, dalle poche informazioni in nostro possesso, i comportamenti delle questure possono essere discrezionali.

    Alcune questure hanno chiesto dei fondi al governo per ristrutturare gli edifici e potere ospitare cittadini stranieri in attesa di rimpatrio. In particolare, consultando i documenti sullo stato di avanzamento del Fondo asilo migrazione integrazione (Fami) presentato a maggio 2025, nel periodo 20212027 il Ministero e la polizia hanno proposto due tipi di progetto: il primo, da 10 milioni di euro, prevede la ristrutturazione degli spazi all’interno delle questure; il secondo, da 1,5 milioni, riguarda invece gli aeroporti.

    Ma se per i cantieri nelle questure la fase progettuale sta andando avanti, per i lavori negli aeroporti i finanziamenti sono ancora da confermare. In ogni caso, nell’aggiornamento della valutazione intermedia del Fondo si legge che il numero delle «presenze irregolari sul territorio italiano» è in aumento e non ci sono abbastanza luoghi idonei dove trattenere le persone prima del rimpatrio forzato. La soluzione prospettata è chiara: costruire nuovi centri. Dove? A Foggia, Taranto, Isernia, Mantova, Reggio Emilia, Vicenza e La Spezia.
    Braccio di ferro per avere trasparenza sui luoghi idonei

    Sulla carta, i diritti che devono essere rispettati nei Cpr e nei luoghi idonei sono equiparati, ma rimangono da chiarire almeno due grandi coni d’ombra: la salute e l’accesso all’interno dei locali. Il 6 giugno 2025, dopo una richiesta formulata da Asgi, il presidente della sezione Immigrazione presso il giudice di pace di Napoli ha dichiarato «di non aver mai effettuato controlli o accessi ispettivi presso le strutture utilizzate come luoghi idonei, di non possedere verbali di accesso relativi alle visite ispettive svolte e di ritenere tale compito estraneo alle proprie competenze, attribuendolo invece all’Ufficio prevenzione generale e soccorso».

    Una risposta simile è arrivata qualche giorno dopo dall’Ufficio di prevenzione dell’Asl Napoli 1 Centro: «Per il trattenimento nelle strutture idonee non è previsto nessun tipo di intervento da parte della Asl se non su eventuale richiesta della questura». Infine, c’è la questione dell’accesso da parte di soggetti terzi. A Bergamo, dove, secondo i dati raccolti da lavialibera, tra il 2023 e il 2025 sono stati trattenuti 28 cittadini, una recente sentenza cautelare del Tar ha annullato il provvedimento della prefettura, che aveva negato ad Asgi l’accesso ai locali idonei per «esigenze di sicurezza, privacy e logistica».

    Una motivazione che si è scontrata con la posizione degli avvocati Asgi, secondo cui «l’idoneità di una struttura al trattenimento presuppone anche la sua apertura al controllo esterno, condizione indispensabile per garantire trasparenza, dignità e rispetto dei diritti umani». Ed è proprio per questo che anche la società civile ha il diritto a entrare in questi spazi. Non resta quindi che attendere la decisione di merito per capire quali persone, associazioni, enti sono legittimati a vigilare su questi luoghi di privazione della libertà.

    https://lavialibera.it/it-schede-2635-trattenimento_dei_migranti_nei_luoghi_idonei_la_mappa_esc
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    • Il buco nero dei “luoghi idonei alla detenzione”

      Stanze di detenzione di cui nessuno parla. Sono all’interno delle questure, liberalizzate dal decreto Salvini. Usate per le persone che vanno a chiedere il permesso di soggiorno, ora sono diventate una terra di nessuno fuori da ogni forma di controllo. In Italia ci sono luoghi di detenzione più invisibili delle carceri e dei centri di permanenza per i rimpatri (Cpr). Sono i cosiddetti luoghi idonei presso le questure e le zone di transito aeroportuali. Qui i cittadini stranieri in attesa di esecuzione del rimpatrio vengono trattenuti per ore, se non per giorni, in un contesto normativo grigio, dove non esistono tutele e monitoraggio. Se le carceri italiane sono un buco nero della democrazia e i Cpr dei lager di stato, i luoghi idonei presso le questure e le zone di transito aeroportuali sono aree di detenzione amministrativa discrezionale che per la legge è come se non esistessero, ma a cui il governo sta facendo sempre più ricorso.

      Nel 2018 in Italia è entrato in vigore il cosiddetto “Decreto Salvini”. La legge, sbandierata come argine al boom degli sbarchi, è intervenuta tra le altre cose sul tema della detenzione amministrativa degli stranieri in attesa di rimpatrio, prevedendo che essa potesse avvenire non più solo nei Cpr, ma anche in “strutture diverse e idonee nella disponibilità dell’Autorità di pubblica sicurezza”, nel caso in cui negli stessi Cpr non ci fosse più posto.

      È con questa formula molto generica che in Italia è stata inaugurata la stagione dei luoghi idonei presso le questure. Succede che persone che si trovano sul territorio italiano da anni vengano convocate in questura per informazioni relative al rinnovo del permesso di soggiorno e si ritrovino invece sbattuti in una cella e poi, nel peggiore dei casi, imbarcati su un volo verso il loro paese di origine.

      Hassan è arrivato in Italia da ormai oltre dieci anni. Ha ottenuto un permesso di soggiorno per protezione speciale, in patria subiva discriminazioni per una malattia da cui è affetto. In Italia si è costruito una vita e ha lavorato con contratti regolari. Il governo Meloni nel 2023 ha cancellato la tipologia del suo permesso di soggiorno, che intanto gli è pure scaduto. Qualche tempo fa la questura di Milano gli ha detto di presentarsi negli uffici con il passaporto, senza dargli ulteriori dettagli.

      “Mi hanno fatto aspettare in sala d’attesa, poi sono arrivati gli agenti che mi hanno sequestrato il permesso scaduto, la mia carta d’identità italiana e il mio passaporto e mi hanno messo in una cella dicendo che entro poche ore mi avrebbero rimpatriato”, racconta. “Non avrei mai pensato di poter ricevere un trattamento simile, dopo aver vissuto e lavorato per anni in Italia”. La prassi prevede che le persone straniere trattenute nei locali della questura possano rimanerci per un massimo di 96 ore, durante le quali deve avvenire la convalida del rimpatrio del Giudice di pace. Il problema è che non esiste una legge a disciplinare questa restrizione della libertà personale. Che dunque si trasforma in una forma di detenzione grigia e arbitraria, fuori da ogni forma di controllo e in violazione di quelli che, normalmente, sarebbero i diritti dei detenuti.

      Hassan è stato diverse ore nella cella della questura. “Mi hanno sequestrato il cellulare, mi hanno dato un pantalone sporchissimo e usato da altre persone, io non avevo niente con me perché ero andato in questura pensando di restarci pochi minuti”, racconta. “C’era un materassino molto sottile su cui dormire, mentre per andare in bagno dovevi chiedere il permesso agli agenti che ti accompagnavano. Lì dovevi stare con la porta aperta, sotto sorveglianza. La mia privacy è stata violate”. Alla fine il Giudice di pace non ha convalidato l’espulsione e Hassan è uscito dalla questura da uomo libero.

      Anche Adem, 31 anni, ha passato qualcosa di simile. Arrivato in Italia da bambino, dopo un lungo periodo di regolarità non ha più ricevuto risposta per il rinnovo del permesso di soggiorno, che intanto è scaduto. Lo scorso luglio lo hanno fermato per un controllo in strada ed è stato portato in questura. “Avevano già il biglietto pronto per mandarmi in Marocco, era mezzogiorno e l’aereo partiva alle 18”, spiega. “Mi hanno lasciato per sette ore in una cella, mi hanno tolto tutto lasciandomi in mutande senza neanche una coperta e ritirandomi il cellulare”.

      L’ambiente era una sorta di discarica: “Era sporchissimo, i muri cadevano in terra, il bagno era tutto nero. Mi hanno dato da mangiare del riso ma dentro c’erano le larve. Chissà da quanti giorni era lì”. Adem è affetto da una malattia cardiaca, ha provato a spiegarlo agli agenti e a un certo punto ha finto un malore. Quando è stato portato in ospedale gli esami hanno confermato la sua sindrome e una volta in questura è stato liberato per le sue condizioni di salute. “Ho messo in scena un malore perché era l’unico modo per andare in ospedale e dimostrare che sono un soggetto fragile”, spiega.

      Come sottolinea in un report l’Associazione per gli Studi Giuridici sull’Immigrazione (Asgi), “nessun protocollo è in essere con il servizio sanitario nazionale e i trattenuti non vengono sottoposti ad alcuna visita di idoneità prima di accedere alla struttura; questo perché, sostiene la questura, non vi è alcuna prescrizione di legge in tal senso”. Ma non è l’unica mancanza. Sempre l’Asgi denuncia che durante la detenzione “il diritto di presentare reclami al Garante, il diritto di corrispondenza con l’esterno e perfino il diritto a un pasto caldo sono di fatto condizionati alla disponibilità dell’operatore di turno”.

      Raccontare i luoghi idonei presso le questure non è facile, perché il loro monitoraggio è di fatto precluso. Abbiamo fatto richiesta alla prefettura di Milano per potervi fare visita, ma non abbiamo ricevuto risposta. Anche l’Asgi aveva ricevuto il rigetto al sopralluogo dalla questura di Milano, che poi è stato effettuato nel 2022 grazie al ricorso al Tar. Le richieste di un elenco dei luoghi idonei presso le questure italiane non ha mai avuto seguito e oggi non si sa quante siano e dove siano, né quante persone ci siano passate. Incrociando le varie testimonianze, solo a Milano le presenze sarebbero decine ogni mese.

      In una serie di visite effettuate tra il 2020 e il 2021 ai luoghi idonei di Bologna, Parma e Trieste, il Garante dei diritti dei detenuti ha evidenziato numerose criticità sia dal punto di vista strutturale, chiedendo interventi di adeguamento e ristrutturazione, sia riguardo i diritti di base delle persone straniere recluse, come la comunicazione con familiari e avvocati e l’accesso alle informazioni sul loro status. L’Onu ha lamentato un’assenza di tracciabilità dei luoghi idonei e condizioni detentive che rischiano di tramutarsi in una violazione dell’articolo 17 della Convenzione internazionale per la protezione di tutte le persone dalle sparizioni forzate, che vieta la detenzione segreta.

      I luoghi idonei presso le questure sono zone grigie di detenzione, di cui si sa molto poco. “Negli ultimi tempi è incrementata la loro funzione. Con il nostro sportello stiamo entrando in contatto con sempre più persone coinvolte”, denuncia Cesare Mariani, volontario dello sportello legale Naga. “Molti dei rimpatri ci risultano poco legittimati. Persone che avrebbero diritto a rimanere in Italia o perlomeno a ricorrere contro il provvedimento di espulsione rimanendo sul territorio, da un momento all’altro vengono invece rispedite nel loro paese di origine”.

      Quello che non funziona nei locali idonei è soprattutto l’isolamento totale, che rende molto difficile riuscire a dimostrare il proprio diritto a restare. E si crea anche un cortocircuito istituzionale. “I provvedimenti nel caso di domanda di protezione internazionale arrivano su parere della commissione territoriale e su esecuzione della questura, che sono a loro volta organi soggetti al ministero dell’Interno”, sottolinea Mariani, che chiosa: “Questi attori agiscono su chiare indicazioni politiche, non c’è volontà di tutela”.

      https://ristretti.org/il-buco-nero-dei-luoghi-idonei-alla-detenzione

    • I “locali idonei” al trattenimento dei cittadini stranieri: le criticità del dettato normativo, i rilievi mossi dalle autorità di garanzia e i dati raccolti da ASGI

      Sull’introduzione della fattispecie relativa ai ‘locali idonei’ per il trattenimento dei cittadini stranieri in attesa della convalida dell’accompagnamento immediato alla frontiera

      Il D.L. 113/2018 convertito in L. 132/2018 ha ampliato la tipologia dei luoghi di privazione della libertà destinati alla detenzione amministrativa dei cittadini stranieri in attesa della convalida dell’accompagnamento immediato alla frontiera. Con la modifica del c. 5-bis dell’art. 13 del D.Lgs. 286/1998 (Testo Unico Immigrazione, TUI) è stata infatti introdotta la possibilità per il giudice di pace, su richiesta del Questore, di disporre il trattenimento dei cittadini stranieri sopracitati presso “strutture idonee nella disponibilità dell’Autorità di pubblica sicurezza” nel caso di indisponibilità di posti nei Centri di Permanenza per il Rimpatrio (CPR). Inoltre, qualora anche dopo l’udienza di convalida permanga l’indisponibilità di posti nelle sopracitate strutture di cui all’art. 14 del D.Lgs. 286/1998, è possibile disporre il trattenimento dei cittadini stranieri in “locali idonei presso l’ufficio di frontiera interessato, sino all’esecuzione dell’effettivo allontanamento e comunque non oltre le quarantotto ore successive all’udienza di convalida”. L’articolato in questione non veniva abrogato né ulteriormente integrato dal legislatore con il D.L. 130/2020 convertito con modifiche in L. 173/2020, il quale invece conferma l’ampliamento della tipologia dei luoghi di privazione della libertà destinati al trattenimento dei cittadini stranieri in attesa di convalida del rimpatrio coatto, limitandosi unicamente a specificare che ai trattenuti si applicano le disposizioni di cui al secondo comma dell’art. 14 del medesimo D.Lgs: in tali luoghi di detenzione devono essere dunque garantiti adeguati standard igienico-sanitari e abitativi, informazioni relative allo status giuridico, assistenza, rispetto della dignità della persona e libertà di corrispondenza anche telefonica con l’esterno.

      Le criticità del dettato normativo e i rilievi mossi dal Garante nazionale dei diritti delle persone private delle libertà personale e dal Comitato ONU di controllo sull’attuazione della Convenzione internazionale per la protezione di tutte le persone dalle sparizioni forzate

      La norma in oggetto è stata ampiamente criticata[1] da ASGI per via della sua indeterminatezza e per i rilevanti profili di illegittimità costituzionale che ne conseguono, non essendo specificate le modalità del trattenimento e il relativo criterio di idoneità di tali luoghi, la cui valutazione è dunque demandata esclusivamente alla discrezionalità delle autorità di pubblica sicurezza.

      Lo stesso Garante nazionale[2] dei diritti delle persone private della libertà personale accoglieva con preoccupazione la novella normativa, rilevando la criticità dell’assenza di un elenco completo di locali individuati come “idonei” e la mancata determinazione dei criteri oggettivi di idoneità a valenza nazionale, ed evidenziando il conseguente rischio che tali strutture possano sfuggire al controllo preventivo, e dunque all’esercizio delle prerogative di competenza, della stessa autorità nazionale di garanzia. La perdurante sussistenza dei due sopracitati profili di criticità, nonostante gli input in merito ai criteri utili a guidare il vaglio di idoneità forniti dal Garante nell’ambito della interlocuzione avvenuta con il Ministero dell’Interno, veniva nuovamente evidenziata da parte dell’autorità nazionale di garanzia nel parere[3] sul D.L. 130/2020 inviato il 5 novembre 2020 al Parlamento nell’ambito dell’iter di conversione dell’atto governativo.

      In ultimo, ma non meno significativamente, anche il Comitato ONU di controllo sull’attuazione della Convenzione internazionale per la protezione di tutte le persone dalle sparizioni forzate, nelle sue osservazioni conclusive[4] sul rapporto presentato dall’Italia ai sensi dell’articolo 29 della Convenzione del 10 maggio 2019, esprimeva preoccupazione per la mancata pubblicazione dell’elenco dei luoghi “idonei”, che impedisce di fatto al Garante di visitare gli stessi, e per la possibilità che le condizioni di detenzione in tali ambienti potrebbero non essere conformi all’articolo 17 della Convenzione. Il Comitato concludeva raccomandando al governo italiano di pubblicare immediatamente il sopracitato elenco, di garantire l’accesso da parte del Garante nazionale a tali locali, e di ottemperare a quanto disposto dall’articolo 17 della Convenzione[5].

      Le istanze di accesso civico generalizzato presentate da ASGI, le risposte e i dati restituiti dalle Questure e dai valichi di frontiera interrogati

      I dati relativi ai trattenimenti avvenuti dall’entrata in vigore della norma in esame presso i luoghi “idonei” diversi dai CPR e i locali “idonei” presso gli uffici di frontiera non sono stati resi noti dalle amministrazioni competenti. Per questo, ASGI, nell’ambito del progetto In Limine, ha provveduto a sollecitare queste ultime alla pubblicazione di tali informazioni, inviando il 21 luglio 2020 alcune istanze di accesso civico alle autorità interessate in merito al numero di trattenimenti eseguiti, alle strutture individuate e utilizzate a tal fine, alle modalità attuative e condizioni di trattenimento, con indicazione dei criteri di idoneità e della autorità competente alla verifica dell’adeguatezza dei luoghi, alle modalità attuative o protocolli per lo svolgimento di attività di informativa nei confronti dei cittadini stranieri, e alle modalità di svolgimento dei colloqui con i difensori legali.

      Per quanto riguarda le Questure, tutti gli uffici interrogati[6] hanno risposto all’istanza, fornendo, tuttavia, solo parziale riscontro alle richieste avanzate da ASGI, sulla scorta della non ostensibilità di alcune informazioni e di alcuni dati al fine di salvaguardare l’ordine pubblico e per la prevenzione e la repressione della criminalità. Dai dati forniti dagli uffici sopracitati, si rileva tuttavia che presso tutte le Questure interrogate, con l’eccezione di Roma[7], sono già utilizzati i locali ‘idonei’ per il trattenimento dei cittadini stranieri in attesa di convalida dell’accompagnamento immediato in frontiera. Con riferimento al numero di trattenimenti eseguiti, solo alcune delle Questure hanno fornito i dati richiesti, da cui emerge che dal 1 gennaio 2019 al luglio 2020 le stesse hanno trattenuto, nei locali “idonei” individuati (sui quali, come si vedrà di seguito, non hanno fornito ulteriori informazioni), un totale di 393 cittadini stranieri in attesa di convalida del rimpatrio coatto[8]. Pur non avendo tutti gli uffici interrogati fornito i dati relativi alle nazionalità dei trattenuti, si può in ogni caso rilevare che la nazionalità maggiormente interessata da tali trattenimenti risulta essere quella marocchina, seguita, a stretto giro, da quella albanese, e da quella tunisina. Le altre nazionalità coinvolte, seppur in maniera più esigua di quelle appena citate, sono: Moldavia, Senegal, Nigeria, Cina, Palestina, Pakistan, Ghana, Perù, Bosnia, Egitto, Serbia, Ucraina, Bangladesh, Brasile, Colombia, Kosovo, Macedonia, Georgia, India, e Romania.

      Con riferimento ai modi e ai tempi con cui vengono fornite informazioni ai cittadini circa i propri diritti e in particolare al diritto di difesa, all’accesso alla procedura di asilo e ai contatti con il mondo esterno, viene esercitata un’ampia discrezionalità dell’autorità amministrativa nell’individuazione delle sopracitate modalità, come evidenziato dalle risposte fornite dalle Questure interrogate dalle quali emerge un quadro di prassi variegate. Relativamente all’implementazione di attività di informativa ai cittadini stranieri soggetti a trattenimento circa i propri diritti, i tempi del trattenimento, le modalità del rimpatrio, l’accesso al diritto di difesa e alla procedura di richiesta protezione internazionale, a seconda della Questura coinvolta si fa unicamente riferimento all’utilizzo di scheda informativa multilingue per la partenza volontaria, al foglio notizie (che non ha alcun contenuto informativo), o – nel caso di Bologna – ad una scheda informativa relativa al trattenimento ex art. 13 c. 5bis D.Lgs. 286/1998. Nessuno degli uffici interessati sembrerebbe prevedere in ogni caso l’assistenza linguistica, che è riconosciuta, al contrario, unicamente da parte di alcune Questure[9] sulla base di una valutazione caso per caso. Inoltre, tali documenti, la cui compilazione è tra l’altro rimessa al cittadino straniero trattenuto, non fanno alcun riferimento al diritto di accedere alla richiesta di protezione internazionale e, in ogni caso, non assolvono autonomamente ad alcuna funzione informativa. Anche con riferimento alle risposte fornite dagli uffici interrogati in merito allo svolgimento dei colloqui con i difensori legali delle persone soggette a trattenimento ai sensi dell’art. 13 c. 5 bis del D.Lgs. 286/1998, ai luoghi predisposti per tale finalità e alle modalità di comunicazione con gli avvocati e con il mondo esterno, si evidenzia la mancata descrizione delle procedure attuate e dei luoghi individuati al fine di garantire il diritto dei cittadini trattenuti a conferire con i propri difensori e a comunicare con il mondo esterno, essendosi, le Questure interessate, limitate a confermare di garantire il diritto dei cittadini stranieri trattenuti di avere colloqui riservati con i propri difensori e di contattare i propri familiari, anche al fine di recuperare i propri effetti personali.

      In ultimo, con riferimento alle risposte pervenute – e nonostante i solleciti in tal senso dello stesso Garante nazionale dei diritti delle persone private della libertà e dal Comitato ONU sopracitato che hanno invitato le autorità a determinare e rendere noti i criteri oggettivi di idoneità delle strutture con uniforme valenza su tutto il territorio nazionale e alla pubblicazione dell’elenco completo dei locali individuati all’esito del giudizio di idoneità – nessuna delle Questure interrogate ha fornito informazioni relativamente alle strutture[10] e ai luoghi ‘idonei’ individuati e alle modalità di attuazione della privazione della libertà personale[11], comunicando l’esclusione del diritto di accesso alle informazioni e i documenti riguardanti l’organizzazione ed il funzionamento dei servizi di polizia e le strutture strettamente strumentali alla tutela dell’ordine pubblico, ai sensi dell’art. 8 c. 5 del DPR 352/1992. Anche con riguardo ai criteri utilizzati al fine di determinare l’idoneità dei luoghi di trattenimento, tutti gli Uffici coinvolti si sono limitati[12] a fare genericamente riferimento all’interlocuzione avvenuta tra il Ministero dell’Interno e il Garante nazionale e all’indicazione da parte di quest’ultimo di alcuni criteri utili a guidare il vaglio di idoneità, sulla base degli standard europei e internazionali elaborati in materia. Non è chiaro, dunque, se a tale interlocuzione, resa già nota dallo stesso Garante e chiaramente propedeutica alla determinazione e pubblicazione, da parte dell’autorità preposta, dei criteri oggettivi di idoneità delle sopracitate strutture con uniforme valenza su tutto il territorio nazionale, siano seguiti gli auspicati atti amministrativi a valenza nazionale.

      Per quanto riguarda invece i valichi di frontiera interessati, a dicembre 2020 il Responsabile della prevenzione della corruzione e della trasparenza del Ministero dell’Interno confermava quanto già comunicato dai valichi di frontiera di Roma-Fiumicino e Milano-Malpensa nel gennaio 2020 in merito alla mancata realizzazione di tali locali la cui progettazione sembrerebbe essere ancora in fase preliminare[13], con la conseguenza che presso tali valichi di frontiera non sono ad oggi ancora state disposte le misure di trattenimento in esame.

      Al termine di questo riepilogo sul trattenimento in “locali idonei”, evidenziante da un lato le lacune del dettato normativo[14] rilevate dalle autorità di garanzie (il Garante nazionale ed il Comitato ONU) e dall’altro le ombre nell’implementazione evidenziate dai dati raccolti da ASGI tramite le istanze di accesso civico, emerge chiaramente la necessità di un monitoraggio delle modalità, dei luoghi, dei tempi, delle condizioni e dei termini applicativi di implementazione di tale forma di detenzione sui generis al fine di verificare che l’indeterminatezza della norma, che sfugge alla riserva assoluta di legge prevista dall’art. 13 Cost., determini la creazione di aree prive di tutela effettiva ed esposte, quindi, al rischio di arbitri e abusi.

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      [1]https://www.asgi.it/wp-content/uploads/2018/10/2018_10_25_scheda_ASGI_art_2_3_4_DL_Immigrazione_113.pdf; https://www.asgi.it/wp-content/uploads/2018/10/ASGI_DL_113_15102018_manifestioni_illegittimita_costituzione.pdf

      [2] https://www.garantenazionaleprivatiliberta.it/gnpl/resources/cms/documents/17ebd9f9895605d7cdd5d2db12c79aa4.pdf

      [3] https://www.garantenazionaleprivatiliberta.it/gnpl/resources/cms/documents/a4b7703edaea321d90b273c116f1eafd.pdf

      [4] https://tbinternet.ohchr.org/_layouts/15/treatybodyexternal/Download.aspx?symbolno=CED%2fC%2fITA%2fCO%2f1&Lang=en

      [5] Giova rammentare che tale articolo, al suo terzo comma, richiede che ogni Stato contraente assicuri che siano compilati e conservati registri ufficiali relativi alle persone private della libertà, che saranno prontamente messi a disposizione su richiesta da parte di qualunque autorità giudiziaria o altra autorità o istituzione competente autorizzata a ciò dalle legge nazionale o sovranazionale, e che le informazioni contenute in tali documenti debbano comprendere, come minimo, inter alia, la indicazione del luogo di privazione della libertà e l’autorità di esso responsabile.

      [6] Questura di Bergamo, Questura di Milano, Questura di Bologna, Questura di Brescia, Questura di Parma e Questura di Roma.

      [7] Fa eccezione la Questura di Roma che, al 3 agosto 2020, dichiarava di aver continuato a disporre i trattenimenti unicamente presso i CPR presenti sul territorio nazionale non avendo ancora individuato/realizzato dei luoghi ‘idonei’ e non usufruendo di strutture diverse ed idonee nella disponibilità dell’autorità di pubblica sicurezza.

      [8] Di cui 91 trattenuti dalla Questura di Bergamo (79 nel 2019 e 12 nel 2020), 179 dalla Questura di Brescia e 50 dalla Questura di Parma.

      [9] Questure di Milano, Brescia e Parma.

      [10] Solo la Questura di Bergamo riferisce di disporre di camere per il trattenimento di cittadini fermati, utilizzate per la permanenza di cittadini stranieri in fase di esecuzione dell’espulsione ai sensi dell’art. 13 c. 5 bis del D.Lgs. 286/1998 e comunica la non ostensibilità dei documenti relativi alle strutture di polizia, essendo esclusi dal diritto di accesso ai sensi dell’art. 24 c. 6 lett. c) e art. 3 c. 1 lett. d) del decreto del Ministero dell’Interno del 10 maggio 1994 n. 415.

      [11] La Questura di Bergamo si limita ad aggiungere, genericamente, in merito alle modalità di attuazione della privazione della libertà personale, che quest’ultima avviene nel rispetto delle previsioni di legge e con la convalida dell’autorità giudiziaria.

      [12] Ancora una volta ad eccezione della Questura di Bergamo che, sul punto, integra genericamente quanto già riferito dalle altre Questure, riferendo che i criteri utilizzati al fine di determinare l’idoneità dei luoghi di trattenimento sono quelli specifici della normativa di settore, sottoposta ai controlli degli uffici preposti.

      [13] Il valico di Roma-Fiumicino a gennaio 2020 ha inviato gli atti relativi alla progettazione di tali locali, senza fornire informazioni in merito alle tempistiche previste per la realizzazione degli stessi. Dalla documentazione inoltrata in merito alla progettualità per l’individuazione dell’area e la realizzazione dei locali idonei si evince che le autorità stanno predisponendo una vera e propria area di detenzione temporanea presso il varco 1 dell’aeroporto di Roma Fiumicino nell’ottica di un grave ampliamento e decentramento dei luoghi di privazione della libertà personale. Il valico di Milano-Malpensa ha invece comunicato che sono ancora in corso le attività tecniche preliminari per l’individuazione dei suddetti locali che dovrebbero essere realizzati entro la metà del 2022.

      [14] https://www.asgi.it/wp-content/uploads/2018/10/2018_10_25_scheda_ASGI_art_2_3_4_DL_Immigrazione_113.pdf; https://www.asgi.it/wp-content/uploads/2018/10/ASGI_DL_113_15102018_manifestioni_illegittimita_costituzione.pdf

      Foto di Lucia Gennari tratta dal rapporto di Migreurop Rinchiusi ed esclusi: La detenzione informale e illegittima in Spagna, Grecia, Italia e Germania

      https://www.asgi.it/inlimine/i-locali-idonei-al-trattenimento-dei-cittadini-stranieri-le-criticita-del-detta

    • L’altra detenzione amministrativa: i misteriosi “luoghi idonei”

      Squarci di informazione sulla detenzione amministrativa si sono potuti cogliere nel corso di quest’anno, il c.d. “grande pubblico” è stato raggiunto da parole come C.P.R. (Centri di Permanenza per il Rimpatrio), vere e proprie carceri esclusivamente per persone straniere. Luoghi di detenzione dove i migranti perdono la libertà per questioni connesse al loro permesso di soggiorno: detenzione amministrativa per l’appunto. Una vera e propria contraddizione in termini.

      Si è parlato di CPR per le condizioni inumane in cui sono costrette a vivere le persone migranti, private in buona sostanza di ogni diritto fondamentale e costituzionalmente sancito, dalla salute alla comunicazione ad esempio e, soprattutto, spogliate della dignità umana. Il Governo Meloni con il Decreto – Legge n. 124/2023 ha ampliato il termine massimo di permanenza fino ad addirittura diciotto mesi e con l’intendimento di costruire un CPR in ogni Regione. Persone (esclusivamente straniere, è doveroso ribadirlo) che il nostro Stato riduce a fantasmi in attesa di un’espulsione che una volta su due nemmeno avviene. Ed è in fase di costruzione un CPR anche in Albania, sempre su volere del nostro Governo in collaborazione con il suo omologo albanese. Si potrebbe affermare, rimanendo perversamente coerenti con i blackout terminologici, che esportare la detenzione amministrativa è la nuova frontiera.

      Ma i trattenimenti delle persone straniere non avvengono esclusivamente nei CPR ma, altresì, nei “luoghi idonei”. Ovvero?

      Il D.L. 113/2018 – il famigerato primo “Decreto Salvini” – convertito nella L. 132/2018 ha ampliato la tipologia dei luoghi di privazione della libertà destinati alla detenzione amministrativa delle persone straniere in attesa della convalida dell’accompagnamento immediato alla frontiera.

      La modifica dell’art 13 del Testo Unico dell’Immigrazione ha così introdotto la possibilità per i Giudice di Pace, su richiesta del Questore, di disporre il trattenimento dei cittadini stranieri sopracitati presso “strutture idonee nella disponibilità dell’Autorità di pubblica sicurezza” nel caso di indisponibilità di posti nei CPR. Inoltre, qualora anche dopo l’udienza di convalida permanga l’indisponibilità di posti nelle sopracitate strutture (ndr: i CPR) di cui all’art. 14 del D.Lgs. 286/1998 (ndr: il Testo Unico dell’Immigrazione), è possibile disporre il trattenimento dei cittadini stranieri in “locali idonei presso l’ufficio di frontiera interessato, sino all’esecuzione dell’effettivo allontanamento e comunque non oltre le quarantotto ore successive all’udienza di convalida”

      In altri termini, questi luoghi “idonei” destinati al trattenimento dei cittadini stranieri in procinto di essere espulsi sono sussidiari ai CPR, disponibili presso le Questure e diffusi sul territorio nazionale. Luoghi di privazione della libertà personale, ancor più sconosciuti dei CPR e non conoscibili perché non è dato avere nemmeno un elenco degli stessi da parte della Pubblica Amministrazione.

      Le persone trattenute (sempre e solo straniere) possono rimanere in piccole stanze collocate in Questura sotto stretta sorveglianza per un massimo di novantasei ore, al termine delle quali possono essere liberate o rimpatriate, il tutto passa da un’udienza di convalida tenuta da un Giudice di Pace rigorosamente da remoto. I cellulari vengono sequestrati, quindi, la persona trattenuta una volta in Questura non ha modo di comunicare con l’esterno se non per concessione della Questura stessa.

      Non esiste una legge che disciplini le modalità di questo tipo di restrizione della libertà personale.

      Negli ultimi mesi questi casi di trattenimenti in “luoghi idonei” sono in aumento (ndr: chi scrive ha appreso di un forte incremento nella Questura di Milano). Tuttavia, le informazioni al riguardo sono pressoché inesistenti. Nebbia fitta insomma.

      Quello che si sa è che abbiamo delle persone, spesso residenti in Italia da anni, che si recano in Questura per ottenere, ad esempio, informazioni sullo stato della propria richiesta di permesso di soggiorno o di rinnovo dello stesso che poi si trovano letteralmente detenute, impossibilitate o quasi ad avere contatti con l’esterno per contattare il proprio difensore o i famigliari, sottoposte ad un’udienza che dura pochi minuti con un Giudice “da remoto” e poi imbarcate su un aereo.

      E spesso ci si reca in Questura su un appuntamento dato dagli stessi organi di polizia, appuntamento, questo, atteso, a volte, anni, con la speranza di uscire da quei locali con un permesso di soggiorno. E, invece, in luogo del rilascio dell’agognato titolo di soggiorno il buio della detenzione e dell’espulsione, quasi senza possibilità di difendersi e, ancor prima, di capire quello che sta succedendo.

      Perché tutto questo? Una risposta la si può trovare nel c.d. “decreto Cutro” (il decreto-legge emanato dal Governo Meloni il 10 marzo 2023) e l’abrogazione del comma 2 dell’art. 12 del D.P.R. 394/1999, con la conseguente soppressione del meccanismo di intimazione a lasciare il territorio nazionale entro il termine di quindici giorni, previsto in occasione della notifica allo straniero del rifiuto/revoca del permesso di soggiorno.

      E, pertanto, volendo citare la Circolare del Ministero dell’Interno n. 400/B dell’1.6.2023 “In tale prospettiva codesti Uffici, contestualmente alla notifica del rifiuto del permesso di soggiorno, contenente l’avviso di cui al comma 1 della norma citata, valuteranno l’adozione dell’espulsione di cui all’art. 13 del Testo Unico, previa verifica della sussistenza dei presupposti”.

      Ormai per un cittadino straniero è preferibile recarsi in Questura munito di passaporto, dichiarazione di ospitalità, contratto di lavoro o dichiarazione di disponibilità all’assunzione per il futuro per sperare che il suo trattenimento non venga convalidato avendo dimostrato il suo radicamento in questo paese. Altrimenti, ormai rimpatriato nel paese d’origine, dovrà sperare di trovare un avvocato che si opponga al suo decreto di espulsione.

      Ormai, volendo citare l’avvocato Maurizio Veglio, si può affermare che “La semplice osservazione dei luoghi di trattenimento amministrativo, di fatto e di diritto, dei non cittadini – in Italia come nel mondo – consente di affermare che quello che si consuma al loro interno è un rito di separazione su base etnica. Il trattenimento degli stranieri è un poderoso strumento di propaganda a disposizione del governo di turno, che l’attuale riforma (ndr: il Decreto Cutro) porta alla sua massima espansione.”

      Definiti “luoghi idonei” ma, in realtà, sono luoghi dove si celebra il rito della segregazione nel silenzio dell’opinione pubblica. Come per i CPR occorre impegnarsi per fare luce su queste zone d’ombra dei diritti totalmente sconosciute per porre fine all’ennesima guerra in corso, quella ai migranti.

      https://transform-italia.it/laltra-detenzione-amministrativa-i-misteriosi-luoghi-idonei

  • Migreurop : Notre histoire

    Le réseau Migreurop trouve son origine au début des années 2000 dans un contexte marqué par le durcissement des politiques migratoires européennes. La frontière franco-britannique en constitue l’un des points de départ emblématiques avec le camp de Sangatte, symbole d’une Europe qui organise l’exclusion des personnes étrangères à grande échelle. C’est dans ce contexte que, lors du Forum social européen de Florence 2002, un séminaire consacré à « l’Europe des camps » réunit militant·e·s et chercheur·se·s désireux de partager analyses et expériences. De cette rencontre naît informellement le réseau Migreurop, officiellement constitué en association en 2005.


    Aujourd’hui, il rassemble une centaine d’associations, des militant·e·s et des chercheur·se·s issus de 18 pays d’Europe, d’Afrique subsaharienne, du Maghreb et du Proche-Orient, avec pour objectif de décrypter, documenter et dénoncer les conséquences des politiques migratoires européennes sur les droits des personnes exilées. Depuis 20 ans, le réseau a permis de tisser des liens entre les sociétés civiles des différents pays situés le long des routes migratoires, luttant ensemble contre les politiques européennes mortifères, pour le respect des droits et la #liberté_de_circulation pour tous et toutes.

    20 ans de lutte contre les politiques migratoires assassines

    En 2025, le réseau Migreurop a fêté ses 20 ans d’existence. A cette occasion, un film documentaire*, réalisé par Romain Kosellek, a été produit retraçant l’histoire de Migreurop.

    https://player.vimeo.com/video/1162221765?h=34e157e0f7
    https://migreurop.org/article3547.html
    #Migreurop #vidéo #histoire #Sangatte #enfermement #camp #encampement #Gisti #ARCI #MRAX #migrations #réfugiés #frontières #recherche #enfermement #politiques_migratoires #rétention #détention_administrative #carte_des_camps #cartographie #externalisation #morts_aux_frontières #mourir_aux_frontières #no_camps #AMDH #Maroc #association_malienne_des_expulsés (#AME) #altermondialisme #2005 #société_civile #antiracisme #droits_des_étrangers #européisation_des_politiques_migratoires #Europe_du_rejet #directive_retour #atlas #Frontex #droit_d'asile #frontexit #boats_for_people #watch_the_med #Alarmphone #libre_circulation_des_personnes #boat_4_people #open_access_now #hotspots #moving_beyond_borders #racisme #genre

  • Mapping pesticide mixtures to cancer risk at the country scale with spatial exposomics

    Despite decades of concern over the carcinogenic potential of agricultural pesticides, toxicological studies relying on single endpoints have yet to establish a definitive link between environmental pesticide exposure and cancer in real-world contexts. Here we use an integrative spatial Bayesian framework that merges high-resolution environmental pesticide risk modelling with comprehensive cancer registry data to map pesticide-linked cancer clusters in Peru with unprecedented precision. Our process-based model, encompassing 31 key pesticide active ingredients, together with an innovative stratification of cancer cases by developmental lineage, reveals a robust spatial association between environmental pesticide exposure risk and cancer incidence. In pesticide-associated cancer hotspots, exposomic profiling of liver tissue—a primary target of chemical carcinogens—uncovers a distinct transcriptomic signature of pesticide exposure, implicating a non-genotoxic mode of action that disrupts core regulatory circuitries sustaining cell identity. Collectively, these findings strongly support a mechanistic link between pesticide exposure and cancer, challenging assumptions of human non-carcinogenicity derived from reductionist experimental models. This study redefines the exposome as a lineage-conditioned, mechanistically tractable framework and shows how complex pesticide mixtures can contribute to carcinogenic trajectories, with profound and far-reaching implications for global health policy and socio-ecological equity.

    https://www.nature.com/articles/s44360-026-00087-0

    #épidémiologie #santé #santé_publique #cancer #pesticides #agriculture #toxicologie #Pérou #équité_socio-écologique #géograhie #géographie_de_la_santé #cartographie

    ping @reka

    voir aussi, signalé par @colporteur :
    Lien entre #pesticides et #cancers : pour la première fois, des chercheurs mesurent des effets à l’échelle d’un pays
    https://seenthis.net/messages/1165937

    • #Pesticides et #cancer : une étude révèle les mécanismes d’un risque environnemental et sanitaire

      Une nouvelle étude scientifique, publiée dans Nature Health, révèle un lien solide entre l’exposition aux pesticides agricoles présents dans l’environnement et le risque d’apparition de cancers. En combinant des données environnementales, des registres nationaux du cancer et des analyses biologiques, les chercheurs de l’IRD, de l’Institut Pasteur, de l’Université de Toulouse et de l’Instituto Nacional de Enfermedades Neoplásicas (INEN) du Pérou ont mis en lumière pour la première fois comment des expositions aux pesticides peuvent contribuer au développement de certains cancers.

      Les pesticides sont présents de manière diffuse dans l’alimentation, l’eau et les milieux naturels, souvent sous forme de mélanges complexes. Jusqu’à présent, il était difficile d’évaluer précisément leurs effets sur la santé humaine, car la plupart des travaux se concentrent sur des substances isolées et sur des modèles expérimentaux éloignés des conditions réelles d’exposition. Cette nouvelle étude adopte une approche innovante et intégrative, capable de prendre en compte la complexité des expositions telles qu’elles sont vécues par les populations.

      Le Pérou, un terrain d’étude pertinent

      Le pays est marqué par une agriculture intensive dans certaines régions, une grande diversité de climats et d’écosystèmes, ainsi que de fortes inégalités sociales et territoriales. Le cancer y est devenu une priorité de santé publique et les niveaux de contamination corporelle par les pesticides sont préoccupants. Les résultats mettent en évidence une exposition accrue de certaines populations, en particulier rurales et autochtones, aux pesticides. En moyenne, elles sont exposées simultanément à 12 pesticides différents détectés à des concentrations élevées.

      Une méthode innovante pour relier environnement, biologie et cancer

      L’étude s’appuie sur une modélisation qui permet de cartographier les zones du territoire les plus exposées à la pollution environnementale liée aux pesticides. Appliquée à l’ensemble du pays, cette approche intègre 31 substances chimiques utilisées en agriculture — dont aucune n’est classée comme cancérogène avéré pour l’être humain par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) — et modélise leur dispersion dans l’environnement.

      « Nous avons d’abord modélisé la dispersion des pesticides dans l’environnement sur une période de six ans, de 2014 à 2019, ce qui nous a permis de réaliser une cartographie à très haute résolution et d’identifier les zones présentant le risque d’exposition le plus élevé », explique Jorge Honles, docteur en épidémiologie de l’Université de Toulouse.

      En croisant cette cartographie avec les données de plus de 150 000 patients diagnostiqués entre 2007 et 2020, les chercheurs ont pu identifier des zones où les populations sont à la fois plus susceptibles d’être exposées aux pesticides dans l’environnement et davantage touchées par certains cancers. Dans ces territoires, le risque de développer un cancer était en moyenne 150 % plus élevé. “C’est la première fois que l’on peut relier, à l’échelle nationale, l’exposition aux pesticides et des perturbations biologiques suggérant un risque accru de cancer”, explique Stéphane Bertani, directeur de recherche en biologie moléculaire à l’Institut de Recherche pour le Développement, au sein du laboratoire PHARMA-DEV (IRD/Université de Toulouse).

      Des effets biologiques précoces et silencieux

      L’étude montre que certaines tumeurs, bien que touchant des organes différents, partagent des vulnérabilités biologiques communes liées à leur origine cellulaire et peuvent être fragilisées par l’exposition aux pesticides. On sait notamment que le foie est un organe clé dans la transformation des substances chimiques considéré comme une sentinelle de l’exposition environnementale. Or, des analyses moléculaires réalisées par le groupe de Pascal Pineau à l’Institut Pasteur sur de échantillons péruviens montrent que les pesticides perturbent les mécanismes qui maintiennent l’identité et le fonctionnement normal des cellules. Ces altérations biologiques apparaissent avant le développement du cancer, suggérant des effets précoces, cumulatifs et silencieux. Elles pourraient rendre les tissus plus vulnérables à d’autres facteurs, comme des infections, des inflammations ou des facteurs environnementaux.

      Des implications majeures pour la santé mondiale et la prévention des cancers

      Les résultats remettent en question les approches toxicologiques classiques, basées sur l’évaluation de substances isolées et la fixation de seuils considérés comme sûrs. Ils montrent l’importance de prendre en compte les mélanges de pesticides, l’exposition environnementale et les contextes socio-écologiques réels. L’étude suggère également que des événements climatiques extrêmes, tels qu’El Niño, peuvent aggraver l’exposition en modifiant l’usage et la dispersion des pesticides dans l’environnement. Elle plaide pour une réévaluation des méthodes d’évaluation des risques et des politiques de prévention.

      Au-delà du Pérou, cette étude s’inscrit dans une réflexion plus large sur la santé mondiale et les limites planétaires. Elle illustre comment les changements environnementaux, les pratiques agricoles non durables, les événements climatiques extrêmes et les inégalités sociales peuvent se combiner pour affecter la santé des populations, en particulier celle des plus vulnérables, comme pour les communautés rurales et autochtones du Pérou.

      Les chercheurs prévoient de poursuivre leurs travaux pour mieux comprendre les mécanismes biologiques identifiés et renforcer les outils de prévention, afin de soutenir des politiques de santé publique plus justes et efficaces.

      https://www.pasteur.fr/fr/espace-presse/documents-presse/pesticides-cancer-etude-revele-mecanismes-risque-environnemental-sanitaire

  • Projet de #territoire Suisse

    Nous aurons besoin en Suisse, à l’avenir aussi, de suffisamment d’espace pour bien vivre et rester économiquement forts. Le Projet de territoire Suisse montre à quoi pourrait ressembler notre pays dans le futur.


    https://projet-de-territoire-suisse.ch
    #Suisse #aménagement_du_territoire #cartographie #visualisations

  • #Servitude_volontaire : #Pikachu, livreur et espion malgré nous – Charlie Hebdo
    https://charliehebdo.fr/2026/03/societe/tech/servitude-volontaire-pikachu-livreur-et-espion-malgre-nous

    On le sait désormais. « Pokémon Go » n’était pas qu’un jeu : c’était une gigantesque opération de #cartographie_participative. Sans le savoir, des millions de joueurs ont alimenté des bases de données précieuses, aujourd’hui utilisées par des entreprises pour nous livrer des conneries facultatives avec des robots. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que les géants de la #tech transforment des activités ludiques en #travail_gratuit, en exploitant à grande échelle la participation des utilisateurs.

  • IL PIANO DELLE OPERE OLIMPICHE PER OPEN MILANO CORTINA 2026

    #SIMICO ha posto al centro della propria strategia l’impegno concreto verso la trasparenza e la condivisione delle informazioni con tutti gli attori coinvolti nel percorso verso Milano Cortina 2026. È in questa prospettiva, e in collaborazione con gli stakeholder territoriali, che nasce #Open_Milano_Cortina: una piattaforma dedicata a garantire un accesso chiaro, aggiornato e verificabile alle informazioni relative alla realizzazione del Piano delle Opere Olimpiche.

    Attraverso Open, intendiamo fornire un quadro trasparente dello stato di avanzamento dei progetti, accompagnato da contenuti che ne documentano gli sviluppi e gli effetti concreti sui territori. Milano Cortina 2026 rappresenta un evento di rilevanza internazionale, ma anche e soprattutto un’occasione per generare valore pubblico duraturo. Il nostro obiettivo è costruire questo percorso in modo aperto, responsabile e accessibile a tutti.

    https://www.simico.it/piano-delle-opere
    #Milano-Cortina #jeux_olympiques #jo2026 #Alpes #montagne #base_de_données #liste #cartographie #visualisation #infrastructure #travaux #projets

    • Open Olympics 2026

      100 giorni senza aggiornamenti sul portale delle opere olimpiche

      Trasparenza in standby e aggiornamenti mancati: a lanciare l’allarme è l’iniziativa Open Olympics 2026, promossa da Libera insieme a una rete di ventiassociazioni nazionalie locali. A cento giorni dall’ultimo aggiornamento del portale Open Milano Cortina, il sito ufficiale pensato per informare cittadini e cittadine sullo stato delle opere legate ai Giochi Olimpici e Paralimpici Invernali 2026, nulla si muove.

      Il portale, attivo da ottobre 2024 anche grazie alla pressione della stessa campagna, prevedeva un aggiornamento “ogni 45 giorni”. Ma l’ultimo aggiornamento risale al 22 aprile 2025. Da allora, silenzio.

      «Due scadenze di aggiornamento sono ormai saltate. Ci aspettavamo un potenziamento della qualità e completezza dei dati, ma l’attesa si è fatta troppo lunga.»

      Così denunciano i promotori della campagna, che da mesi chiedono trasparenza sui costi, cantieri, appalti, così come previsto dalla legge. “Contro il malaffare e la deregulation, la vera sfida olimpica oggi è il diritto di sapere”. Con l’avvicinarsi dell’evento, previsto per il febbraio 2026, le associazioni ribadiscono l’urgenza di informazioni accessibili, aggiornate e verificabili. È questo l’unico modo per garantire un vero monitoraggio civico e contrastare i rischi di corruzione e sprechi. «Invitiamo Simico S.p.A., soggetto responsabile della piattaforma, a riprendere al più presto le pubblicazioni, rendendo disponibili dati completi e coerenti con gli impegni assunti e con le richieste di Open Olympics 2026».

      Nel frattempo, restano irrisolte alcune criticità informative. Il numero delle opere censite si ferma a 94, come previsto dall’ultima riformulazione del Piano delle Opere, ma mancano le opere connesse, funzionalmente legate all’evento ma non più incluse formalmente. Inoltre, i dati economici si riferiscono ai valori abase d’asta del decreto del 2023, senza tenere conto dei costi reali aggiornati o delle eventuali variazioni di spesa.

      Alla luce delle recenti indagini e inchieste giudiziarie che coinvolgono anche opere legate alle Olimpiadi, la richiesta delle associazioni è chiara:

      «Ogni ente coinvolto a vario titolo nell’organizzazione dei Giochi garantisca piena rendicontabilità e trasparenza. La posta in gioco non è solo l’efficienza dell’evento, ma la fiducia pubblica e il rispetto dei diritti dei cittadini.»

      https://www.libera.it/it-schede-2767-open_olympics_2026

  • « On vit dans un #dépotoir_numérique » : en #Seine–Saint-Denis, les #data_centers dégradent le quotidien des #riverains

    Entre #pollution de l’air, #nuisances_sonores et #risques liés aux #substances_chimiques, l’implantation annoncée d’un data center au #Bourget cristallise les inquiétudes des riverains. Dans une Seine–Saint-Denis déjà marquée par la forte concentration de ces infrastructures numériques, beaucoup redoutent une altération durable de leur #cadre_de_vie et des conséquences encore mal mesurées sur la #santé_publique.

    « Si le projet aboutit, j’envisage de déménager. » Depuis la fenêtre de sa chambre, située au deuxième étage d’une résidence du Bourget, Adil Champion avait pris l’habitude de scruter l’horizon. Bientôt, des cheminées viendront se hisser dans le décor. La Ville souhaite implanter d’ici 2030 un data center de 25 300 m² sur l’ancien site d’un entrepôt H&M, à moins de 200 m de chez lui. Père d’un enfant de deux ans, Adil Champion refuse qu’il grandisse à côté d’une zone « risquée pour sa santé et sa sécurité ». Alors les jours de marché, emmitouflé dans une épaisse doudoune, il distribue des tracts aux côtés de membres du collectif de 120 riverains déterminés à s’opposer à l’arrivée de cette nouvelle ferme numérique.

    En une décennie, une trentaine de data centers ont poussé en Seine–Saint-Denis. Véritable « cœur du réacteur », le département est aujourd’hui celui qui en concentre le plus dans l’Hexagone, porté par un foncier abordable et une bonne capacité de raccordement au réseau électrique. « Les habitants ont l’impression de vivre dans un dépotoir numérique, s’insurge Jean-Marie Baty, président du Mouvement national de lutte pour l’environnement (MNLE) du département. Rien que sur 2 km² vont se trouver trois énormes centres de données qui ensemble vont produire une puissance proche de celle d’un réacteur nucléaire [soit environ 800 MW, NDLR]. »

    Une concentration qui nourrit l’inquiétude des riverains face à la proximité du site du Bourget, encore suspendu à l’aval de la préfecture, du #Digital_Park de #La_Courneuve, déjà opérationnel, et de celui de #Dugny, dont le permis de construire vient d’être accordé. Plus ces data centers sont regroupés, plus les risques se cumulent, notamment en matière de #pollution_de_l’air. « On parle de la présence de plus de 200 #groupes_électrogènes », alerte le président du MNLE 93. Ces moteurs, destinés à alimenter les centres de données en cas de coupure électrique, fonctionnent pour la plupart au #fioul. Lorsqu’ils sont en marche, ils rejettent des particules d’#oxydes_d’azote et de #dioxyde_de_carbone.

    Un impact sur la #qualité_de_l’air sous-évalué

    Pour chaque projet, les maîtres d’ouvrage réalisent une étude d’impact environnemental pour démontrer que les quantités de polluants seront minimes. Sauf que les avis rendus par la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) d’Île-de-France pointent que les tests ne se déroulent jamais dans les conditions réelles. Par exemple, pour celui de Dugny, l’#étude_d’impact n’a observé que des tests réalisés par lots de sept, pendant 1 h 30, en été et sans vent, alors que « les 108 groupes électrogènes vont tourner tous ensemble au moins trois à quatre heures par mois pour vérifier leur bon fonctionnement » , détaille Philippe Schmit, ancien président de la MRAe.

    L’impact réel sur la qualité de l’air est donc plus élevé, même si aucune étude ne permet d’en quantifier précisément l’ampleur. D’autant qu’il est déjà arrivé qu’un data center fonctionne sur groupes électrogènes pendant 270 heures — un épisode survenu en Essonne en 2022. « Sans oublier que la qualité de l’air du département n’est pas réputée pour être bonne et que le vent peut orienter les mouvements d’air du site vers les zones habitées », ajoute Philippe Schmit. Au Bourget, devant le terrain du futur data center, Adil Champion pointe du doigt les bâtiments les plus proches avec agacement : « Là il y a une école primaire et là-bas une maison de retraite, deux populations particulièrement fragiles. »

    Les systèmes de #refroidissement des data centers posent également des questions sur la #santé des habitants. Pour maintenir les serveurs qui surchauffent à une température de 28 °C, des #fluides_frigorigènes sont utilisés. L’un d’eux, le barbare #R1234ze, se dégrade en formant du #TFA, un #polluant_éternel qui augmente les risques de maladies, comme les #cancers ou les problèmes de #thyroïde. L’Autorité environnementale alerte par ailleurs sur les impacts potentiels pour les riverains en cas d’incendie, si ces substances venaient à se diffuser dans l’air. « On nous dit qu’au moindre problème, tout restera confiné strictement dans le périmètre du data center, s’esclaffe Jean-Marie Baty. Comme pour le nuage de Tchernobyl », ironise-t-il.

    Du #bruit et de la #chaleur

    À La Courneuve, difficile de louper le Digital Park. Surnommé la « soucoupe volante », le mastodonte de 400 000 m² est au cœur d’une zone urbaine dense. Les logements les plus proches se trouvent à 20 m. Des arbres ont été plantés et un parc a été créé. Mais rien n’y fait : on le voit de partout. « De base, les datacenters sont implantés dans les champs, aujourd’hui on se rapproche des villes sans s’adapter aux nouvelles contraintes », explique Philippe Schmit de la MRAe. Résultat, des riverains se plaignent de nuisances sonores causées par les #ventilateurs, les groupes électrogènes et de refroidissement. « Ce n’est pas tous les jours ni toute la journée, mais avec le sens du vent, cela peut indisposer des personnes qui vivent jusqu’à 500 m de l’infrastructure, surtout la nuit », rapporte l’ancien président.

    L’installation de gigantesques centres de données en pleine #ville n’arrange également rien au réchauffement climatique. Avec leurs serveurs qui tournent sans arrêt, presque toute l’#électricité consommée est transformée en chaleur. Sans refroidissement, la température intérieure peut grimper jusqu’à 60 °C. Elle est ensuite évacuée vers l’extérieur par les systèmes de climatisation, ce qui contribue à la formation d’#îlots_de_chaleur autour des habitations et affecte les riverains à proximité. Un phénomène qui vient s’ajouter à la vulnérabilité de la Seine–Saint-Denis, déjà régulièrement confrontée aux fortes températures, en grande partie à cause de sa bétonisation.

    Les entreprises promettent de récupérer ce surplus d’énergie appelé chaleur fatale pour chauffer des bâtiments proches du data center. C’est le cas pour la piscine olympique de Saint-Denis. Mais, dans les faits, seule une minorité de sites récupère réellement cette chaleur. « Cela suppose de lourds aménagements pour la transporter et c’est à la charge des contribuables », souligne Jean-Marie Baty, du MNLE. D’autant que, pour le projet du Bourget, à peine 13 % de cette énergie pourrait être exploitée.

    Beaucoup ne savent pas ce qu’est un data center

    Ce sont ces mêmes arguments que le collectif contre le data center du Bourget répète auprès des passants du marché qui prennent le temps de s’arrêter. « La plupart ne se sentent pas concernés », confie Adil Champion avec dépit. Le bout des doigts rougi par le froid, il ne désespère pas et continue de tendre des flyers : « Beaucoup ne savent pas ce qu’est un data center et ce que cela implique, on est là pour les sensibiliser. » Le groupe accuse la mairie de ne pas avoir organisé de réunion publique et d’avoir annoncé le projet le plus discrètement possible dans le journal de la ville.

    Une pétition a malgré tout recueilli 18 000 signatures, alors que Le Bourget ne compte que 16 000 habitants. Au-delà des associations environnementales mobilisées, les signataires sont aussi « des riverains des communes voisines, comme Dugny ou La Courneuve, qui n’ont pas réussi à se mobiliser à temps contre les data centers chez eux et tentent aujourd’hui de se rattraper », explique le militant. Le marché touche à sa fin, mais la lutte, elle, est loin d’être terminée. Adil Champion glisse les derniers tracts dans son sac à dos, prêt à les déposer dans les boîtes aux lettres sur son chemin.

    https://synthmedia.fr/vie-quotidienne/impact-des-datacenters-en-seine-saint-denis
    #infrastructure #France #data_center #localisation #cartographie

    ping @xbodin

  • #Nevediversa: La montagna nell’era della crisi climatica

    Con l’aumento delle temperature la montagna sta cambiando volto. Dalle Alpi agli Appennini nevica sempre meno. Con il report Nevediversa denunciamo i ritardi del Governo nell’affrontare la crisi climatica in quota i cui effetti si ripercuotono a valle, sulle comunità locali e in settori chiave come il turismo.

    E’ urgente un cambio di rotta a livello politico e territoriale, più risorse al turismo montano invernale sostenibile e azioni di mitigazione alla crisi climatica accompagnando gli operatori del settore in questo percorso di riconversione
    Nevediversa 2026

    In Italia nonostante l’aumento delle temperature e la riduzione del manto nevoso, il 90% dei fondi pubblici destinati al turismo montano continua a sostenere il “sistema neve” lasciando alla riconversione degli impianti e alla destagionalizzazione del turismo solo le briciole.

    Su Alpi e Appennini abbiamo mappato 273 impianti sciistici dimessi e ben 247 “edifici sospesi", ossia alberghi, residence, strutture turistiche e ricettive, complessi militari o produttivi dismessi o sottoutilizzati.

    Ogni impianto inattivo ha un costo economico e testimonia la fragilità di un modello di turismo montano che riduce la montagna a scenografia. Infrastrutture abbandonate e neve artificiale rivelano i limiti di un’illusione collettiva, con ricadute sull’ambiente, sulle comunità e sulle generazioni future. Anche le Olimpiadi invernali soffrono sempre di più la crisi climatica, occorre ripensare il loro modello di gestione.

    Insieme ai dati, nel report abbiamo raccolto una serie di proposte per il futuro delle realtà montane sintetizzate con il “#Manifesto_della_Carovana_dell’accoglienza_montana” che mette al centro le comunità locali.

    https://www.legambiente.it/attivita-scientifiche/nevediversa
    #montagne #neige #ski #Italie #rapport #climat #crise_climatique #Alpes #Apennins #changement_climatique #alternative #Carovana_dell’accoglienza_montana #fermeture #remontées_mécaniques

  • Cartographie participative par Marguerite Vin-dekoker

    M2 CAPS approches créatives de l’espace public — Diplôme carrières sociales parcours animation sociale et socioculturelle

    https://www.linkedin.com/posts/marguerite-vin-dekoker-a5ab331ab_lancement-de-projet-ces-derniers-mois-act

    ateliers de cartographie collective au Hall du PAM, où l’idée sera simplement de se retrouver, discuter, dessiner, écrire… et faire émerger petit à petit une carte sensible du quartier, à partir des expériences de chacun·e.

    Ce projet s’inscrit dans le festival Les Dingueries de la Terre, porté notamment par GRPAS, CRIDEV, Keur Eskemm et Front de Mères.

    #cartographie_sensible #cartographie_participative

  • Spatialement et dans tous les sens
    Méthodologies, méthodes sensibles et géographie

    https://journals.openedition.org/norois/16994

    La prise en considération conjointe des sensations et des émotions permet d’intégrer de manière singulière les façons dont les individus vivent, ressentent et s’approprient leurs territoires. Selon J.-M. Besse (2013), « la sensation, c’est la donnée brute, vécue par le corps en rapport avec le monde, à travers l’ouïe, la vue, le toucher, l’odorat, le goût », tandis que l’émotion, pour A. Damasio (1999), « est une réaction affective complexe, incluant sensations corporelles, évaluation subjective, mémoire et expression. Elle implique à la fois le vécu subjectif immédiat et la signification donnée à une situation ». Alors que l’affect désigne un état de l’esprit provoqué par les qualités relationnelles et diffusives des lieux (Anderson, 2009), l’émotion est un « état affectif positif ou négatif » (Clerc, 2019) qui, au-delà du simple ressenti, peut être verbalisé, conscientisé et partagé. En croisant des approches qui combinent les apports de la psychologie, de la phénoménologie et de la géographie humaniste, les articles qui composent ce numéro proposent une compréhension riche et située des spatialités à partir du registre sensible. Le vécu sensoriel, le sentiment d’appartenance, la découverte, l’attachement voire la peur donnent à voir une texture des usages, des appropriations et des représentations des lieux.

    #territoire #espace #géographie #cartographie #cartographie_sensible

  • Circular packing the chaos of icons and colours

    https://attilabatorfy.substack.com/p/circular-packing-the-chaos-of-icons

    Between 1901 and 1915, the Ministry of Trade and Commerce published five annual reports on the state of industrial education nationwide. The maps in the report covering the years 1902–1905, published in 1906, and in the subsequent reports published in 1909 and 1912, were drawn by the Ministerial Advisor for Industrial Affairs, Director General, later City Clerk of Budapest, and incidentally an amateur literary critic, Andor Gyula Zulawski (1867–1936). As a literary critic Zulawski was a conservative-nationalist, he accused the poet Endre Ady of spreading moral Bolshevism and blamed Mihály Babits’s poems for the Treaty of Trianon.

    #carto_experiment #cartographie #précurseurs

  • #Atlas social de France : Pour un autre récit des inégalités dans l’espace national

    Cet atlas est d’abord un #atlas_social, son ambition est de rendre compte de la dimension spatiale des hiérarchies et #inégalités_sociales qui structurent la France contemporaine. Ce projet est né d’une insatisfaction collective face aux visions simplificatrices et caricaturales qui structurent trop souvent le débat public national en matière de #géographie : France « périphérique », « des métropoles », des « sous-préfectures », « des pavillons », « des ruralités », « des tours », etc. Notre ambition est donc également politique, au sens où il s’agit de contribuer à ce débat public en y apportant notre expertise académique disciplinaire.

    https://atlas-social-de-france.fr

    #cartographie #visualisation #statistiques #France #chiffres #inégalités

  • Dans Libération, une carte « originale » de Birmanie
    https://www.visionscarto.net/carte-originale-de-myanmar

    Le quotidien français « Libération » a publié en pleine page, dans son édition du 7 octobre 2009, une très belle carte de la Birmanie figurant la mosaïque des peuples. L’objet est élégant et le design recherché. De quoi nous réconcilier avec la presse. Mais en y regardant de plus près... Par Philippe Rekacewicz géographe et cartographe Alors que nous mettions une dernière main à fabrication de la carte thématique de Birmanie pour le numéro de novembre 2009 du Monde diplomatique, (…) Billets

    #birmanie #cartographie #manipulation

  • Speciale 21 marzo. Tutti i processi di mafia in Piemonte
    https://lavialibera.it/it-schede-2577-speciale_21_marzo_i_processi_di_mafia_in_piemonte

    Per la conoscenza e il contrasto alle mafie in Piemonte esiste un prima e un dopo Minotauro. L’operazione, scattata all’alba dell’8 giugno 2011 con l’arresto di 142 presunti ’ndranghetisti e complici, ha cambiato la percezione comune della presenza criminale nella regione. Da quella indagine e successivamente dalle udienze del processo, celebrato nell’aula bunker del carcere di Torino, sono emersi i legami tra certi esponenti della ’ndrangheta e politici locali, alcuni dei quali (come il sindaco di Leinì, Nevio Coral, o un assessore di Chivasso, Bruno Trunfio) condannati per le loro pesanti complicità. A 10 anni da Minotauro, politica e imprenditoria assenti "È evidente che l’organizzazione ha cercato di infiltrare la politica e le istituzioni", aveva detto l’allora (...)

    #MAFIE_●_RESISTENZE

    • Speciale 21 marzo. Narcotraffico, cantieri e clan stranieri: tutti i processi di mafia in Piemonte

      Dal 2011 a oggi, oltre 25 inchieste giudiziarie e decine di condanne per mafia. In Piemonte i clan, anche stranieri, si occupano di narcotraffico e lavori pubblici. E coltivano buoni rapporti con i colletti bianchi

      Per la conoscenza e il contrasto alle mafie in Piemonte esiste un prima e un dopo Minotauro. L’operazione, scattata all’alba dell’8 giugno 2011 con l’arresto di 142 presunti ‘ndranghetisti e complici, ha cambiato la percezione comune della presenza criminale nella regione. Da quella indagine e successivamente dalle udienze del processo, celebrato nell’aula bunker del carcere di Torino, sono emersi i legami tra certi esponenti della ‘ndrangheta e politici locali, alcuni dei quali (come il sindaco di Leinì, Nevio Coral, o un assessore di Chivasso, Bruno Trunfio) condannati per le loro pesanti complicità.

      «È evidente che l’organizzazione ha cercato di infiltrare la politica e le istituzioni», aveva detto l’allora procuratore capo di Torino, Gian Carlo Caselli, nel corso della sua requisitoria. Il maxiprocesso e le condanne seguite hanno modificato la consapevolezza pubblica del problema ma anche, più tecnicamente, l’operato della magistratura.

      Prima di Minotauro gli inquirenti partivano dall’indagine sui reati scopo (cioè su quei reati compiuti dagli associati, ad esempio le estorsioni) per poi cercare di dimostrare l’esistenza di un’associazione mafiosa. Con Minotauro il metodo cambia: «C’è l’associazione, ne parlano nelle intercettazioni, andiamo a vedere cosa fa», ha sintetizzato durante un incontro di Libera nel 2021 Roberto Sparagna, il magistrato che – raccogliendo le confessioni del pentito Rocco Varacalli – ha imbastito la maxi-inchiesta ed è oggi procuratore aggiunto a Torino.

      I frutti di quel lavoro hanno portato ad almeno altre 25 inchieste giudiziarie sul territorio piemontese. Inchieste che – con più di 450 indagati e parecchie decine di condanne per 416 bis – hanno dimostrato come la presenza criminale in Piemonte sia un fenomeno in costante evoluzione. L’ultimo rapporto della Direzione investigativa antimafia del 2024 indica la presenza della ‘ndrangheta in almeno 24 comuni.
      Politici e mafiosi

      Pochi giorni dopo Minotauro, il 21 giugno 2011, l’indagine Albachiara ha rivelato le presenze mafiose nel Basso Piemonte, tra le province di Asti, Cuneo e Alessandria, dove la criminalità aveva stretto rapporti con la politica: un consigliere comunale, Giuseppe Caridi, era stato addirittura affiliato e perciò poi condannato per mafia.

      Nel 2012 l’operazione Colpo di coda ha approfondito la presenza della ‘ndrangheta a Chivasso (Torino) e Livorno Ferraris (Vercelli). In quel contesto, gli investigatori hanno scoperto l’impegno di alcuni affiliati nella raccolta dei voti a favore del candidato sindaco del centrosinistra, Gianni De Mori, per le elezioni amministrative di Chivasso. De Mori non fu mai coinvolto nel procedimento, ma si dimise evitando lo scioglimento del Comune per infiltrazioni mafiose.

      Provvedimento che invece colpì il comune di Leinì e quello di Rivarolo Canavese. Il 2012 è stato l’annus horribilis per gli enti locali piemontesi, con il Piemonte prima regione del Nord Italia per numero di comuni sciolti per mafia: tre, in totale, considerando anche il caso di Bardonecchia (Torino), datato 1995. Nel 2014 l’operazione San Michele ha rivelato gli appetiti di alcuni ‘ndranghetisti sui lavori di movimento terra e smaltimento degli inerti nei lavori della Tav Torino-Lione.

      Alcune inchieste successive, come Alto Piemonte, Barbarossa e Carminius, hanno fatto luce sugli insediamenti della ‘ndrangheta fuori dal capoluogo. La prima, del 2016, ha rivelato i legami tra uomini delle ‘ndrine e gli ultras della Juventus e scoperto altre presenze nelle province di Biella e di Vercelli. La seconda, datata 2018, ha sgominato quella che secondo gli inquirenti era la “locale” astigiana, portando all’arresto di 26 persone tra Asti, Alba e Costigliole d’Asti.
      La terza, del 2019, si è concentrata sull’area di Carmagnola, ma ha colpito anche i piani alti della Regione Piemonte: un assessore, Roberto Rosso, è stato arrestato e processato per voto di scambio politico-mafioso. Secondo gli inquirenti, Rosso aveva chiesto il sostegno elettorale a due uomini della ‘ndrangheta. L’accusa ha retto fino al 2025, quando la Cassazione ha annullato la sentenza ordinando un nuovo processo d’appello: per i giudici non è dimostrato che Rosso fosse consapevole di interloquire con uomini dei clan.

      Traffici di cocaina e cantieri

      Il 2019 è stato l’anno di altre tre grosse indagini. Cerbero (su 66 persone legate alle locali di ‘ndrangheta a San Giusto Canavese e Volpiano, alcune delle quali coinvolte in grossi traffici internazionali di cocaina), Criminal Consulting e Pugno di ferro. Dalle ultime due operazioni è emersa una ‘ndrangheta capace di servirsi di colletti bianchi per intascare ampie fette di fondi pubblici con il ricorso ad aziende fittizie e prestanomi.

      Nel 2021 l’inchiesta Platinum-Dia ha smantellato una grossa rete di narcotraffico che si riforniva nei porti del Nord Europa. Il narcotraffico con il Sudamerica è il core business anche di alcune famiglie di origini calabresi insediate da decenni a Torino e a Volpiano, come gli Agresta, i Marando, gli Assisi, già coinvolti in altre indagini come Pinocchio (2015), Cerbero e Samba.

      Nel 2024 l’operazione Echidna ha fatto luce su una serie di condotte illecite nella gestione di appalti pubblici. Tra le persone messe agli arresti domiciliari figura Roberto Fantini, ex amministratore delegato di Sitalfa, parte del gruppo Sitaf che gestisce l’autostrada A32 Torino-Bardonecchia. Questa indagine ha dimostrato i legami tra l’imprenditore e un anziano ‘ndranghetista, Giuseppe Pasqua, ma anche tra quest’ultimo e un politico navigato con un trascorso tra i socialisti, Salvatore Gallo, padre dell’allora capogruppo regionale del Pd Raffaele Gallo.

      Infine, la recente inchiesta Factotum ha mostrato che a Torino gli ‘ndranghetisti potevano contare su un loro “rappresentante” anche all’interno del sindacato Cisl. Secondo quanto ricostruito, l’uomo, rappresentante della Filca (la sigla dei lavoratori edili), era attivo nel favorire la latitanza di alcuni mafiosi, trovare lavori alle imprese edili degli affiliati, sostenere gli “amici” nelle vertenze e aiutare alcuni a ottenere il reddito di cittadinanza.
      Clan rumeni e nigeriani

      L’attività giudiziaria ha certificato la presenza sul territorio piemontese anche di mafie straniere: nel 2014 l’inchiesta Brigada ha portato per la prima volta in Italia a una condanna per 416 bis, confermata anche in Cassazione, a carico di un gruppo di cittadini rumeni dediti a estorsioni, rapine e controllo dei traffici illeciti. La successiva operazione Athenaeum ha invece confermato la presenza dei clan nigeriani Black Axe, Eiye e Maphite.

      Le indagini hanno mostrato che questi gruppi sono organizzati in strutture verticistiche, rinsaldate dal vincolo di fedeltà e dalla pressione esercitata sui propri associati, anche attraverso la minaccia di ritorsioni contro i familiari rimasti in patria.

      #ndrangheta #Piémont #mafia #cartographie #ndrine #visualisation #familles #colpo_di_coda #enquêtes #Cerbero #Criminal_Consulting #pugno_di_ferro #Platinum-Dia #cocaïne #Echidna #Sitalfa #Sitaf #Factotum #Cisl #Filca #Athenaeum #mafia_nigériane #mafia_roumaine #Black_Axe #Eiye #Maphite

  • Dr. Serge Zaka - #agrometeorologie
    https://fed.brid.gy/r/https://bsky.app/profile/did:plc:vwxoyr42ifja2mya3xfmc2z3/post/3mflt2m6gcs2c

    Ce site est gratuit et unique au monde. C’est, en quelque sorte, la #météo des #cultures et des #animaux. Depuis plusieurs mois, nous avons développé le site Agrometeorologie qui permet, parmi plus de 50 indicateurs, d’estimer la vitesse de #croissance de plus de 200 #espèces #végétales.

    https://agrometeorologie.fr

    #cartographie #plantes

  • Data center map

    Launched in 2007, Data Center Map was the first research tool of its kind. We operate a global data center directory, mapping data center locations worldwide. Our intention is to make it easier for buyers, sellers, investors, regulators and other professionals working with the industry to gain insights into the markets of their interest.

    https://www.datacentermap.com
    #cartographie #visualisation #centres_de_données #data_centers #recensement #liste #infrastructure