• Urbanités africaines

    Articles

    Le projet de reconversion du #port de #Tanger : entre #urbanisme standardisé et jeux d’alliances locales ? par Brendan Blayac
    #Maroc

    Le programme d’appui à la reconstruction de la #Fédération_Sénégalaise_des_Habitants – vers un #urbanisme_participatif et solidaire, par Lionel Chabot, Pape Ameth Keita et Bea Varnai
    #Sénégal

    #Lagos, immensité et urbanité d’une ville d’Afrique subsaharienne fantasme dans les #séries_télévisées, par Pierre Denmat
    #Nigeria

    Les #programmes_de_logement public à #Yaoundé : entre laboratoire libéral et manifestations urbaines du clientélisme dans un #Cameroun post-austérité, par Mathilde Jourdam-Boutin

    Déplacer et relocaliser les citadins à #Lomé (#Togo) : l’urbanité négociée, par Amandine Spire et Natacha Gourland

    Vivre avec l’#insécurité_hydrique dans une ville sahélienne : les stratégies d’adaptation à #Niamey (#Niger), par Sandrine Vaucelle et Hassane Younsa Harouna
    #eau


    Portfolios

    Les #chantiers à Yaoundé et Douala, poétique des villes camerounaises en construction, par Mathilde Jourdam-Boutin

    Rien ne se perd, tout se récupère ! Pour une reconnaissance des #récupérateurs_informels de #Casablanca, par Pascal Garret et Bénédicte Florin
    #recyclage

    Les #toits du Caire, des espaces ressource ? par Marie Piessat
    #Le_Caire #Egypte

    http://www.revue-urbanites.fr/urbanites-africaines

    #villes #villes_africaines #revue #urban_matter #géographie_urbaine
    ping @reka


  • Je mentionnais ici le très bon #film de #Andrea_Segre, #L'ordre_des_choses (L’ordine delle cose) :
    http://seen.li/dqtt

    Le film prend le point de vue de Corrado Rinaldi, un homme de loi qui aide à régulariser le débarquement des immigrants en traitant avec les autorités libyennes.

    Sur le fil de discussion en lien avec les accords entre l’#Italie et l’#UE/#EU avec la #Libye et notamment avec les #gardes-côtes_libyens.

    Je remets ici le film, également pour ajouter l’interview à Segre publiée sur Franceinfo.
    https://www.francetvinfo.fr/partenariats/lordre-des-choses-un-film-de-andrea-segre-au-cinema-le-7-mars_2621934.h
    L’interview commence par ce constat : « cette fiction que vous avez imaginée est devenue réalité » (hélas).

    Quelques passages très intéressants de l’interview :

    J’ai réalisé un documentaire, #Mare_Chiuso, qui a été distribué à partir de mars 2012 ; c’est-à-dire au moment où la Cour européenne des droits de l’Homme, basée à Strasbourg, a condamné l’Italie pour les opérations de refoulement de migrants en provenance d’Afrique sub-saharienne et les accords, conclus sous l’ère #Berlusconi, avec la Libye de Mouammar #Kadhafi. C’est une condamnation historique car elle a été unanime. L’Italie a été épinglée parce que sa marine militaire a directement participé à des opérations visant à refouler des migrants vers les côtes libyennes, sans que ces derniers n’aient eu la possibilité de demander asile. Ce qui est une violation des traités et conventions dont le pays est signataire. En 2012, Mare Chiuso s’est inscrit dans la campagne destinée à faire pression sur le gouvernement italien pour condamner politiquement la façon dont l’Italie traitait les migrants. Et j’ai compris au cours de cette campagne que le verdict de la Cour de Strasbourg avait été interprété par l’ensemble de la classe politique italienne, y compris le Parti démocrate (de centre gauche), comme un conseil implicite, à savoir celui d’organiser des opérations de refoulement sans que l’Italie ne puisse être accusée d’avoir violé les droits des migrants.

    #accord_d'amitié #traité_de_Benghazi #trattato_di_Bengasi

    C’est à la même période que les opérations de sauvetage des migrants ont été lancées dans le cadre de #Mare_Nostrum, l’opération militaro-humanitaire lancée par #Enrico_Letta, président du Conseil italien en 2013, pour secourir les migrants en mer après le naufrage meurtrier de Lampedusa. Ces opérations ont permis de positionner des navires militaires italiens dans les eaux territoriales internationales, en face de la Libye. Cette flottille a été renforcée par d’autres pays européens. La présence de tous ces navires a permis de continuer à former les garde-côtes libyens en dépit du chaos qui régnait dans leur pays.

    #Letta #3_octobre_2011

    Une certitude : le gouvernement italien est arrivé avec le soutien des Européens à conduire des opérations de #refoulement en étant pleinement conscient des conséquences humaines qu’elles entraînaient. Les fonctionnaires italiens et européens ont visité les centres de détention et se sont entretenus avec les miliciens qui les gèrent. Ils avaient une vision assez claire de la situation en Libye. Par conséquent, le choix de faire aboutir ces opérations de refoulement, coûte que coûte, est bien l’expression d’une débâcle éthique et morale.

    #push-back #milices #débâcle_éthique #débâcle_morale

    Avant l’été 2015, les Allemands et d’autres pays européens ont demandé à l’Italie d’arrêter les opérations de sauvetage parce qu’elles ouvraient les portes de l’Europe. Par ailleurs, à cette même période, tous les efforts européens se sont déplacés vers les Balkans qui étaient le théâtre d’une autre crise migratoire. À partir de ce moment, les ONG ont pris le relais pour porter secours aux migrants, mais la marine italienne a continué à coordonner les opérations de sauvetage. Quelques mois plus tard, les Européens sont revenus en Italie avec un message sans ambiguïté : « Nous avons fermé “la route des Balkans”, il faut faire de même en Méditerranée ». L’Europe se donne dès lors les moyens humains et matériels pour fermer la porte en Libye. Les autorités italiennes ont pu alors bénéficier des ressources financières et humaines émanant de l’Union européenne pour boucler les démarches entamées depuis près de quatre ans. Pour atteindre ce but, et c’est terrible, les pays européens ont accepté que la conséquence inévitable de leur nouvelle politique de refoulement serait la détention de migrants dans des centres gérés par des miliciens libyens, au mépris de leurs droits les plus élémentaires. Autrement dit, durant toutes ces années de préparation, les Européens n’avaient trouvé pour partenaires que ces miliciens, connus également pour être des trafiquants. Résultat : l’Europe a conforté le pouvoir des milices libyennes pour parvenir à ses fins, et s’est compromise sur un plan moral et éthique.

    #Méditerranée #route_des_balkans #balkans

    Dans la brochure qui était offerte dans la salle de cinéma, l’interview était plus long. Je recopie ici deux passages intéressants :

    « Quand à ces opérations de rapatriement, soi-disant volontaires, nous atteignons des sommets d’hypocrisie. C’est évident que l’on ne peut pas parler de volontariat quand on propose à un migrant, qui vit un enfer, de rentrer chez lui »

    #retour_volontaire

    « J’estime que la transformation xénophobe de la société européenne est liée à la pression que nous sommes en train de créer au niveau de nos frontières. »

    #xénophobie #racisme

    • Dans la même brochure un extrait traduit d’un texte de #Igiaba_Scego, écrivaine et journaliste d’origine somalienne :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Igiaba_Scego

      Le texte complet, en italien, ici :
      https://lordinedellecose.it/wp-content/uploads/2017/08/Pamphlet-WEB-1.pdf

      Que je copie-colle ci-desssous :
      A noi mai

      Ho sempre amato il film Casablanca. Un classico della cinematografia mondiale. Un intenso Humprhey Bogart, una fatata Ingrid Bergman, una storia d’amore che non ha uguali nel mondo della celluloide. I loro sguardi languidi, intensi, unici sono rimasti nel cuore di molti di noi. Bogie&Ingrid in the star with diamonds, ci verrebbe da dire parafrasando i Beatles, ma c’è dell’altro. E questo altro sono i rifugiati di cui il film parla. Infatti pochi si accorgono, o addirittura non l’hanno mai saputo, che Casablanca mette in scena il dramma dei rifugiati europei in fuga dal nazismo. Una folla fatta di anarchici, ebrei, dissidenti, antifascisti, gente comune, famiglie, bambini che hanno perso ogni cosa. Nel film la città marocchina è solo un riflesso di Marsiglia, un riflesso edulcorato di quella città francese che durante la guerra pullulava di trafficanti e di miseria. Hollywood non ci mostra quella miseria,non può, non sarebbe Hollywood senza un abito da sera e un paio di tacchi a spillo, ma ecco in Casablanca nonostante il glamour spunta qua e là quella verità che negli anni ‘40 era sotto gli occhi di tutti. Ho sempre trovato particolarmente intensa la scena in cui due anziani signori parlano tra loro in inglese rifiutandosi di usare la madrelingua tedesca.
      Il motivo è semplice vogliono (ancor prima di arrivarci) abituarsi all’idioma del nuovo mondo che verrà per loro, vogliono provare a sentirsi un po’ a casa in quella lingua così straniera. C’è una scena che tutti ricordano di #Casablanca, una scena a me particolarmente cara, quella in cui i rifugiati riuniti al Rick cafè (il luogo in cui potevano trovare i trafficanti e vendersi per ottenere un visto) cantano la Marsigliese per contrastare il canto arrogante dei nazisti. L’attrice Madeleine Lebeau, che interpreta Yvonne l’amante di Bogart, ci regala un fotogramma indimenticabile dove piange gridando il nome della patria perduta, Vive La France, dice e noi tutti ci commuoviamo. Le lacrime di Madelaine sono vere, infatti lei e il marito, come i personaggi del film, avevano fatto un viaggio allucinante che li aveva portati dalla Francia occupata fino a Lisbona. Il tutto usando documenti falsi, andando incontro a respingimenti e rimanendo intrappolati in quel non luogo che per molti rifugiati era Marsiglia.La vita di Madelaine sembra quella di una rifugiata siriana di oggi, la coincidenza colpisce. Sono storie quelle di Casablanca di rifugiati europei che l’Europa ha però presto dimenticato, ma che i suoi scrittori non hanno mai perso di vista. Come non pensare ad #Hercule_Poirot di #Agatha_Christie? Quell’investigatore impomatato sempre preoccupato per i suoi baffetti era anche lui un rifugiato. La dama del giallo l’avrebbe inventato ispirandosi a uno dei tanti belgi che l’Inghilterra aveva accolto (ne accoglierà 250.000) durante la prima guerra mondiale.
      L’Europa ha dimenticato quando era lei a scappare dalle guerre. Si scappava anche dalle carestie come gli irlandesi negli Stati Uniti. E poi non ultima l’epopea degli emigranti italiani che in mancanza di tutto si riversavano nelle terze classi dei bastimenti con la speranza di trovare un paese dove ricominciare. L’Europa ha davvero la memoria corta e nel dimenticare non vuole cercare soluzioni per le migrazioni odierne che la vedono come territorio di approdo. Oggi siamo intrappolati in una narrazione binaria per quanto riguarda migranti e rifugiati provenienti in Europa dal Sud globale. Il paradigma in uso è quella del contenimento o respingimento. Ed ecco che le nostre orecchie sono bombardate da una parte da “aiutiamoli a casa loro”, “Non possiamo prenderci carico di tutta l’Africa” o un secco “non li vogliamo, se la sbrigassero da soli”, dall’altra invece si parla solo di accoglienza, dove la buona volontà si unisce a tratti ad una visone solo migratoria dell’altro condita da un paternalismo a tratti coloniale. Sono pochi a parlare oggi di diritto alla mobilità e apartheid di viaggio. Pochi a parlare di reciprocità nei diritti sia per chi scappa dalle guerre sia per chi vuole semplicemente coronare un sogno.
      Così costringiamo sia i rifugiati, sia i migranti a viaggi impossibili. Anzi ultimamente stiamo costringendo molte persone, con una schizofrenia europea che non ha pari nella storia, a fingersi rifugiate. Se scappi da una guerra forse ti tollero (formalmente) un po’, ma se vieni per trovare un lavoro o per studiare non entrerai mai (o peggio entri, ma ti farò rimanere un illegale a vita, sfruttabile da mafie e caporali).
      E ora nel Mediterraneo queste contraddizioni le stiamo pagando con i morti in mare, il terrorismo nelle città, l’ansia che non ci da tregua. Questa idea di fortezza Europa sta intrappolando gli altri fuori e gli europei dentro un recinto malefico, che ci rende sempre più deboli davanti a chi vuole la distruzione delle democrazie.
      Viviamo di fatto in un pianeta dove se nasci nel posto giusto (nel Nord del mondo ricco, il cosiddetto occidente, ma anche la Cina, il Giappone, l’Australia) hai la possibilità di andare dove ti pare, basta un visto, un biglietto aereo e un trolley. Non serve altro. Ed ecco per chi nasce nel posto giusto un ventaglio di possibilità da seguire. E lì si può pensare di andare a studiare all’estero, lavorare per un po’ in un altro paese, trasferirsi per amore (o bisogno), e si perché no farsi una meritata vacanza se questo si desidera. Si è turisti e al limite, anche quando si decide di emigrare, non si viene definiti migranti economici, ma espatriati. Gli italiani lo sanno bene, i media infatti chiamano cervelli in fuga i tanti giovani che vanno all’estero per trovare il lavoro che in Italia non si trova più. Si, cervelli in fuga, anche se molti all’estero non hanno la possibilità di usare il loro cervello, ma sono costretti a raccogliere le cipolle in Australia, fare i camerieri a cottimo a Londra o vivere l’atroce situazione di essere illegale a New York City. L’emigrazione interna, italiana ed europea, viene edulcorata con perifrasi sempre più acrobatiche, Ma questa migrazione (come quella degli spagnoli, dei portoghesi, degli slovacchi, dei polacchi, dei bulgari, oggi addirittura anche dei rumeni e degli albanesi) non fa rumore, perché (per fortuna aggiungo io) è possibile in clima di legalità di viaggio. Questo purtroppo non è possibile per somali, eritrei, ghanesi, gambiani, senegalesi, ecc. Dall’Africa o dall’Asia (Afghanistan e paesi mediorientali soprattutto) si suppone che i corpi hanno come fine ultimo la migrazione, a volte è così (molti effettivamente sono in fuga da guerra e dittatura), ma altre volte no, le situazioni sono sempre complesse e legate al singolo individuo. Non si pensa mai che un corpo del Sud globale voglia studiare, specializzarsi, lavorare per un po’ e avere la possibilità dopo un lungo soggiorno di tornare indietro, al paese, con le conoscenze acquisite. Non si pensa che un corpo del Sud anche quando fugge da guerre e dittature ha bisogno di leggi sull’asilo chiare, di un percorso burocratico facilitato e di un viaggio sicuro fatto attraverso corridoi umanitari, molto lontani dalle attuali agenzie dell’orrore guidate da trafficanti senza scrupoli. Va detto chiaramente ai nostri governanti che gli abitanti del Sud non vanno considerati parassiti da fermare ad ogni costo o vittime passive da aiutare. Hanno un passato e possono riavere un futuro. Ma invece di collaborare ad una sinergia di intenti, il Nord mette in campo per “difendersi” i fantasmi della nostra contemporaneità: i tristi muri, gli apparati securitari, le strutture extraterritoriali che gestiscono enormi flussi di denaro, gli accordi ricatto con sedicenti leader locali (spesso autonominati o da noi imposti) che come usurai chiedono sempre di più ad una Europa disunita e confusa. Chiediamo agli altri di fare il lavoro sporco, di farli morire un po’ più in là questi rifugiati/migranti, non a favore di telecamera insomma. Nessuno dice agli abitanti spaventati del Nord che un viaggio legale è sicuro per il “migrante”, il rifugiato, lo studente ed è sicuro anche per il paese di approdo, perché con un sistema legale si ha la vera percezione di chi effettivamente arriva nel nostro territorio e perché. Possiamo monitorare la situazione, evitando di farci infiltrare da presenze non gradite. E soprattutto il viaggio legale ci toglierebbe dal ricatto in cui siamo precipitati pagando tagliagole e dittatori. Inoltre nessuno parla all’europeo spaventato della contraddizione del continente che da una parte non vuole le persone del Sud (anche se poi gli studi sottolineano che l’Europa senza migranti è perduta, niente più pensioni per esempio) e dall’altra vuole le sue risorse che si prende con la forza usurpando territori e cacciando popolazioni. È utopia, mi chiedo, cambiare il paradigma di questa relazione malata tra Europa (Occidente in genere) e Sud globale? Non credo sia impossibile. Io lo dico sempre che i miei genitori dalla Somalia sono venuti in Italia in aereo (non con il barcone!), erano gli anni ‘70. e ho l’immagine anche di tanti famigliari e dei loro viaggi circolari. Si andava in Svezia, in Egitto, in Francia per tornare poi a Mogadiscio. Mio fratello Ibrahim studiava a Praga. E all’epoca nessuno di loro aveva un passaporto europeo, ma viaggiavano con il passaporto somalo che oggi invece è considerato carta straccia in qualsiasi consolato. Forse dobbiamo ridare dignità ai documenti delle nazioni del Sud del mondo. Uscire dall’idea di fortezza. E cominciare a costruire una relazione diversa. Quindi non considerare chi fugge dalla guerra come un disperato, ma come una persona che a causa della guerra ha perso momentaneamente tutto, ma che è stata studente, maestra, ingegnere, dottoressa e potrà tornare ad esserlo. E lo stesso vale per chi non è in fuga, ma cerca semplicemente fortuna. I media velatamente li considerano usurpatori, invasori. E’ chiaro che questo sguardo e questo linguaggio devono cambiare.
      Perché respingere se si possono creare ponti e scambi commerciali o culturali utili?
      Se ci si può difendere reciprocamente dai pericoli (come il terrorismo) che ci colpiscono? Inoltre non sarebbe un cambio di rotta smettere di pagare dittatori per tenere nei moderni lager giovani uomini e donne e mettere in campo invece una cooperazione che non avvalla la corruzione reciproca come purtroppo è sempre stato, ma le eccellenze? Ahinoi le barriere crescono un po’ ovunque. E non è solo il Mediterraneo il dilemma. Per gli africani, per fare un esempio, è difficile al momento attuale anche viaggiare dentro il continente africano stesso. Basta pensare ai centri di detenzione in Angola. Barriere e muri sono addirittura più alti dentro il continente che fuori. La paura del Nord contagia anche il Sud e la cattiva politica spesso sguazza (per ragioni elettorali) dentro queste inquietudini. Ma serve un approccio più sereno.
      Serve soprattutto rompere il monopolio dei trafficanti che dal 1990, attraverso ricatti e violenze, si stanno arricchendo sulla pelle dei migranti e degli europei.
      Il viaggio legale del sud aiuterebbe il nord a non alimentare un mercato sommerso fatto di crimine e terrorismo, perché lì vanno i soldi che vengono depredati ai giovani in cerca di futuro. Terrorismo che (ricordiamolo!) poi usa quel denaro per compiere attentati nelle nostre città, come abbiamo visto a Manchester, a Barcelona, a Parigi, a Londra.
      Legalizzare il viaggio ci permetterebbe inoltre di mettere a riparo anche il nostro futuro. In un momento di incertezza come questo, dove l’Italia e il Sud Europa sono esposti a mille pericoli, ci conviene fare la guerra a chi è più a sud di noi? Che Dio non voglia, ma se un giorno negassero il viaggio legale anche a noi che abbiamo ora passaporti considerati forti? Basta un cambio di rotta negli equilibri politici ed economici o qualche sfortunato evento che ci schiaccia verso il basso nella scala dei poteri globali. Nulla di così improbabile purtroppo. Negli anni ‘60 i somali, belli, eleganti, facevano belle feste davanti al mare con aragoste e branzini, se qualcuno allora avesse detto loro che i figli e i nipoti avrebbero preso un barcone (e non l’aereo come loro) per andare in Europa, facendosi ricattare, stuprare, imprigionare, non ci avrebbero creduto, Avrebbero scosso la testa dicendo “a noi mai”, avrebbero riso probabilmente. E invece è successo. Il futuro è sempre incerto amici miei. Preoccuparsi per i diritti degli altri non è buonismo, ma significa anche (oltre ad essere segno di umanità) preoccuparsi dei propri. Perché non si sa a chi toccherà la prossima volta il fato avverso. Almeno affrontiamolo tutti quanti con dei diritti in tasca. Datemi retta, lo so per esperienza, è meglio. Preoccuparsi per i diritti degli altri non è buonismo, ma significa preoccuparsi dei propri. Perchè non si sa a chi toccherà la prossima volta il fato avverso.

      #WWII #seconde_guerre_mondiale #histoire #réfugiés_européens #deuxième_guerre_mondiale #paternalisme #paternalisme_colonial #fuite_Des_cerveaux #inégalité


  • Indésirables dans la ville, utiles dans l’#ordure ? Les récupérateurs de déchets urbains entre relégation, intégration et demande de reconnaissance (#Casablanca, #Rabat)

    Les #récupérateurs de déchets au Maroc, parce qu’ils fouillent les #poubelles, sont indésirables et relégués à la #marge de la société et aux marges des villes alors même que leurs activités fondent l’#économie_informelle et formelle du #recyclage. L’#exclusion dont ils sont l’objet est liée à la construction sociale de l’#indésirabilité et aux politiques de gestion qui tentent de les réguler, de les réprimer, parfois de les instrumentaliser. Leur double statut, oscillant entre #parias trop visibles dans les espaces publics et main-d’œuvre nécessaire à la filière du recyclage, rend compte de l’ambiguïté de la figure du récupérateur de déchets, même si l’émergence de petits entrepreneurs (grossistes et recycleurs) s’accom­pagne d’une demande de reconnaissance de leur travail pour faire valoir leurs droits. Cependant, leur impuissance à réduire ou à échapper à l’indésirabilité, en partie parce qu’ils ne sont jamais intégrés aux débats publics ou aux réformes du système de gestion des déchets, ouvre le débat sur le rôle et la responsabilité de l’État.


    http://journals.openedition.org/gc/4434
    #déchets #Maroc #travail


  • Touching the ‘Other’

    This becomes particularly pertinent when talking about migration and xenophobia in Morocco but in any other country facing similar issues: if we want to imagine a multi-ethnic, multicultural society, then we also need to imagine the spaces required to foster familiarity via physical contact and interaction with the various ‘Others’. The matter then expands beyond creating opportunity in terms of socioeconomic means: it must include provisions for shared spaces, and an infrastructure that facilitates moving about and around such spaces.

    https://inthesameboatmorocco.wordpress.com/2016/01/20/295

    #espace #géographie #rencontres #altérité #xénophobie #racisme #espace_public #radicalisation #Maroc #Casablanca

    Ce texte est tirée d’une critique du #film #Horses_of_god (en français : #Les_chevaux_de_dieu) :

    Yassine a 10 ans lorsque le Maroc émerge à peine des années de plomb. Sa mère, Yemma, dirige comme elle peut toute la famille. Un père dépressif, un frère à l’armée, un autre presque autiste et un troisième, Hamid, petit caïd du quartier et protecteur de Yachine. Quand Hamid est emprisonné, Yachine enchaîne les petits boulots. Pour les sortir de ce marasme où règnent violence, misère et drogue, Hamid, une fois libéré et devenu islamiste radical pendant son incarcération, persuade Yachine et ses copains de rejoindre leurs « frères ». L’Imam Abou Zoubeir, chef spirituel, entame alors avec eux une longue préparation physique et mentale. Un jour, il leur annonce qu’ils ont été choisis pour devenir des martyrs…


    http://www.imdb.com/title/tt2369047




  • Typology: Housing Estate | Thinkpiece | Architectural Review
    https://www.architectural-review.com/rethink/typology/typology-housing-estate/10008640.article


    Source: Alamy - Prefabricated housing built under the leadership of Wolfgang Urbanski, Groß Klein estate, Rostock, mid 1970s


    Source: Michel Ecochard /Aga Khan Trust - Candilis, Woods et al, Carrières Centrales, Casablanca (1951), with the bidonville to the lower right

    From the green quadrangles of medieval almshouses to towering banlieues, the history of mass housing represents architecture at its most high-minded – which makes its failures all the more painful

    The housing estate, whether it is built by a charity, developer, government or cooperative, is essentially a collection of dwellings disposed in space. The design of this negative space is as significant as that of the individual unit – a precept that has not always been sufficiently acknowledged. From the medieval almshouse to the blocks of Pruitt-Igoe, estate-space has changed in function and texture, coagulating and thinning with and against the space of the city and the wider territory.

    #architecture #casablanca #rostock #michel_écochard




  • Politiques urbaines et inégalités en #Méditerranée

    Les réflexions restituées dans ce numéro des Cahiers d’EMAM sont issues du workshop organisé à l’IRMC (Institut de recherches sur le Maghreb contemporain) de Tunis, les 28 et 29 mars 2014 par Hend Ben Othman Bacha et Olivier Legros. Intitulée « Politiques urbaines et production des inégalités socio-spatiales en Méditerranée à l’heure néolibérale : tendances de fond et évolutions en cours », cette rencontre correspondait à l’axe 1 de l’ANR Marges « Action publique et processus de marginalisation socio-spatiale ». Rappelons que l’ANR Marges (Les marges et la ville : entre exclusion et intégration), inscrite dans le programme « Métamorphose des sociétés : Inégalité/Inégalités », a démarré en 2013 et se poursuit jusqu’en 2016 (http://marges.hypotheses.org).

    La question des #marges urbaines ou des processus de #marginalisation n’est pas nouvelle, mais elle est relancée par le contexte actuel de montée des #inégalités. En particulier, la #mondialisation place les villes – et leurs territoires – au cœur des compétitions économiques internationales, où elles deviennent les lieux privilégiés des nouvelles formes d’échange et d’accumulation du capital. Cette recherche comparative sur des villes méditerranéennes du Nord et du Sud interroge les effets des transformations urbaines importantes que subissent ces #villes et, notamment les #ségrégations complexes qui se dessinent, accentuées par les crises économiques.

    Les analyses empiriques des actions publiques de mise aux normes des villes et des grands projets urbains, généralement financés par des investisseurs privés étrangers, montrent les bouleversements des règles du jeu urbain et des processus décisionnels, mais surtout les processus « d’annexion » des marges et, en déplaçant les anciens occupants vers la périphérie plus lointaine, la création de nouvelles marges. Rappelons que les marges urbaines sont envisagées ici comme une construction par les représentations et les pratiques de stigmatisation des acteurs dominants.

    Outre l’analyse des processus de marginalisation socio-spatiale dans le contexte actuel de la mondialisation où la logique néolibérale tend à devenir hégémonique, l’objectif est aussi de participer aux débats internationaux qui replacent les inégalités au centre de ceux sur la pauvreté et redonnent à la question sa dimension politique. Ce qui contribue, à notre sens, à interroger les rapports entre croissance économique et répartition des ressources.

    Enfin, au nom des coordinateurs de ce numéro – Hend Ben Othman Bacha et Olivier Legros – je tiens à remercier l’équipe de rédaction des Cahiers d’EMAM et en particulier Roman Stadnicki et Florence Troin, qui ont assuré la préparation à l’édition de ce numéro, cartographie comprise ; sans oublier François Fièvre qui a mis en ligne ces mêmes textes sur revues.org avant de s’atteler à la maquette papier de cet opus.

    Nora Semmoud

    Hend Ben Othman Bacha et Olivier Legros
    Introduction. Politiques urbaines et inégalités en Méditerranée [Texte intégral]
    Jean-François Troin
    Quand les « marges » territoriales, sociales et économiques bougent. Le rôle du #métro et des #tramways dans les métropoles maghrébines : quelques pistes de recherche [Texte intégral]
    When urban fringes are moving : the territorial, social and economic role of subway and tramways in Maghreb metropolis. Some research tracks.
    Nora Semmoud
    Les marges urbaines : un analyseur privilégié de l’urbanisme d’#Alger ? [Texte intégral]
    The urban margins : a privileged analyzer for Algiers’ urbanism ?
    Elisabetta Rosa
    #Aménagement urbain et marginalisation socio-spatiale. L’exemple des migrants #roms à #Turin [Texte intégral]
    Urban planning and socio-spatial marginalisation. The case of Roma migrants in Turin
    Hicham Mouloudi
    Quand les acteurs locaux mobilisent le droit pour s’opposer aux grands projets : l’exemple de l’aménagement de la vallée du #Bou_Regreg (Rabat-Salé) [Texte intégral]
    The project of the development of the BouRegreg valley facing local stakeholders : mobilizations, negotiations and compromises
    Nihal Durmaz
    Transformation urbaine par la loi « désastre » et réactions habitantes à #Tozkoparan et #Sarıgöl (#Istanbul) [Texte intégral]
    Urban transformation by the "disaster law" and reactions of inhabitants in Tozkoparan and Sarıgöl (Istanbul)
    Mourad Ben Jelloul
    Lotissements clandestins et accaparement frauduleux des domaines de l’État à la Corniche de #Bizerte : acteurs, enjeux et dimension territoriale [Texte intégral]
    Illegal and fraudulent grabbing areas of the State to the Corniche Bizerta : actors, issues and territorial dimension
    Roman Stadnicki
    Les Frères musulmans au pouvoir et la question urbaine en #Égypte : un rendez-vous manqué ? [Texte intégral]
    Ruling Muslim Brotherhoods and the Urban in Egypt : a missed opportunity ?
    Biographie des auteurs [Texte intégral]
    Résumés de thèses
    Julie Picard
    #Le_Caire des migrants africains chrétiens. Impasse migratoire et citadinités religieuses [Texte intégral]
    Saliha Ouadah
    Les pratiques et les représentations urbaines des couches moyennes dans la périphérie algéroise, Programme de Location-Vente « AADL » [Texte intégral]
    Anissa Boutemedjet
    Imagerie et quartier, entre pratiques des populations et action publique : le cas de la ville d’#Annaba en #Algérie [Texte intégral]
    Marc David
    Valeurs patrimoniales en situation diasporique. Au prisme du web : les identités judéo-marocaine et amazighe dans les processus de patrimonialisation de #Casablanca [Texte intégral]
    Comptes rendus
    Yoann Morvan
    Le #Téhéran des #quartiers_populaires. Transformation urbaine et société civile en République Islamique, de Mina Saïdi-Sharouz (dir.) [Texte intégral]
    Irène Salenson
    #Jérusalem 1900, la ville sainte à l’âge des possibles, de Vincent Lemire [Texte intégral]
    Olivier Legros
    L’Urbain en #Tunisie. Processus et projets, de Morched Chabbi [Texte intégral]
    Charlotte Jelidi
    Les Trois Médinas. #Tunis, #Alger, #Fès, de Alexandre Orloff et Salah Stétié [Texte intégral]

    https://emam.revues.org/1077
    #urban_matter #géographie_urbaine #revue


  • Casablanca construit son rêve de place économique internationale
    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/04/15/casablanca-construit-son-reve-de-place-economique-internationale_4616523_321

    Une urbanisation « à deux vitesses » ?

    Qu’en est-il des près de 500 familles qui vivaient sur une partie du terrain convoité ? « Nous avons trouvé des solutions de relogement. Mais ils pourront revenir s’ils le souhaitent », assure le directeur de l’Auda. Eventualité peu probable tant, à l’instar de ce que le site du Huffington Post au Maghreb dénonce au sujet de la nouvelle marina, les futures constructions proposeront « des prix clairement prohibitifs pour l’écrasante majorité des Casablancais ».

    « Nous assistons à une urbanisation à deux vitesses », dénonce de son côté Karim Rouissi, architecte et activiste, membre du mouvement citoyen Anfass démocratique. « D’un côté, ces projets destinés à une classe aisée et diplômée, confiée à de grandes signatures du monde de l’architecture pour vendre une image de Casa. De l’autre, des logements low cost, standardisés, sous-équipés, sans mixité, placés en périphérie. » Il en serait ainsi des zones d’urbanisation nouvelles de Lahraouine, au sud-est de Casablanca, ou d’Errahma, à l’ouest, construites dans le cadre d’une politique de « débidonvillisation ».

    En 2013, dans un rapport particulièrement musclé, le Conseil économique, social et environnemental marocain avait mis en doute « la pertinence du modèle de développement de l’habitat ». Tout en concédant des « progrès notables » en matière d’accès au logement avec un déficit estimé à « 640 000 unités en 2013 contre 1,2 million dix ans auparavant », il avertit : ces projets d’aménagement urbains périphériques, vers lesquels sont déplacés de façon « massive » des ménages paupérisés « risquent de constituer, dans les années à venir, des foyers grandissants d’insécurité et de tensions sociales. »

    #maroc #casablanca #urbanisation


  • Can #Morocco face terrorist threats with security arrangements?
    http://english.al-akhbar.com/content/can-morocco-face-terrorist-threats-security-arrangements

    Moroccan police officers arrive at a detention centre in Sale, near Rabat. AFP/Abdelhak Senna Moroccan police officers arrive at a detention centre in Sale, near Rabat. AFP/Abdelhak Senna

    Moroccan authorities launched a preventive security policy that includes stationing military patrols in large cities to “fight the various threats facing the Kingdom.” The government has indicated that its main concern is the involvement of over 2,000 Moroccans in terrorist groups abroad and the implication of their return to the country. However, will a security campaign, on its own, be able to ward off attacks against the Kingdom?

    Rime El Jadidi

    read (...)

    #Mideast_&_North_Africa #Agadir #Al-Akhawayn_University #Articles #Casablanca #Fès #Hadar #Hadar_campaign #ISIS #Marrakech #Mohammed_Hassad #Mohammed_V_airport #Mohammed_VI #Tangier


  • #Tcharmil
    je suis tombée sur cette polémique marocaine sur un #mème internet local à bas de coutelas, joggings et montres en « or »...

    Le phénomène « Tcharmil » : psychose ou vrai danger ?
    http://www.telquel-online.com/content/le-ph%C3%A9nom%C3%A8ne-tcharmil-psychose-ou-vrai-danger

    Le mot tcharmil se rapproche de tcharmila, une marinade où sont mélangées viandes rouges et légumes généralement effectuée par un boucher. Une profession à laquelle les mcharmlines (adeptes du tcharmil) ont emprunté le principal accessoire : le couteau aiguisé. Ce dernier fait partie intégrante de leur look et inspire la terreur chez leurs supposées victimes.

    Autre signe distinctif du mcharmel (singulier de mcharmline), l’envie d’exhiber, sur les réseaux sociaux, le butin arraché à ses victimes : montres, bracelets, baskets ou colliers. Dans les clichés pris par les mcharmlines, on retrouve parfois une référence (voulue ou inconsciente) à Tony Montana, héros de Scarface, lorsque ces jeunes posent avec du cannabis et étalent leur richesse en exhibant des billets bleus.


    http://www.le360.ma/fr/societe/tcharmil-des-filles-suspectes-arretees-12429
    http://www.leconomiste.com/article/930441-ins-curit-que-cache-l-op-ration-tcharmil
    http://www.aufaitmaroc.com/maroc/societe/2014/4/1/six-individus-arretes-lenquete-se-poursuit_218938.html

    http://www.yabiladi.com/articles/details/24621/tcharmil-casablanca-police-aurait-arrete.html

    http://www.medias24.com/SOCIETE/10566-Securite-neutraliser-le-tcharmil-ne-suffit-pas.html
    A Casablanca, dénonciations et délit de faciès pour combattre l’insécurité
    http://www.medias24.com/SOCIETE/10525-A-Casablanca-denonciations-et-delits-de-facies-pour-combattre-l-inse

    “Nous n’avons blessé personne. Les photos n’étaient pas destinées à terrifier les citoyens. Le but de ces images était de se vanter devant nos camarades de classe et nos amis du quartier, et également à séduire les filles.”

    http://solidmar.blogspot.be/2014/04/tcharmil-casablanca-six-individus.html


    #maroc #jeunes #casablanca #Lissasfa


  • Comment les architectes, les experts, les politiciens, les agences internationales et les citoyens négocient l’urbanisme moderne : Casablanca Chandigarh | Centre Canadien d’Architecture (CCA)

    http://www.cca.qc.ca/fr/expositions/1984-comment-les-architectes-les-experts-les-politiciens-les

    J’ai vu cette très belle expo la semaine dernière. Ça regorge de documents anciens très originaux, cartes, plans d’urbanismes, photos... DAns la partie Casablanca, j’ai découvert une série étonnante de cartes thématique établies par les services d’un urbaniste français en poste au Maroc à l’époque : Michel Ecochard. J’en partage une avec vous, c’est une repréentation originale de l’évolution de la population. Toutes les autres suivront :

    #cartographie #maroc #urbanisme #casablanca #michel_écochard #visualisation