• Le sommet Pedro Sánchez- Emmanuel Macron à Barcelone n’arrêtera pas la lutte pour l’indépendance de la Catalogne

    Le Consell per la República, l’Assemblea Nacional Catalana et Òmnium Cultural, les trois plateformes engagées dans la lutte pour la reconnaissance du droit à l’autodétermination du peuple catalan, ont pris l’initiative d’organiser une mobilisation unitaire à l’occasion du sommet hispano-français de jeudi 19 janvier, qui réunira à Barcelone les présidents Emmanuel Macron et Pedro Sánchez. D’autres organisations, dont l’Assemblea de Municipis per la Independència (AMI, Assemblée des municipalités pour l’indépendance), CIEMEN (Centre international Escarré pour les minorités ethniques et les nations), Intersindical-CSC ainsi que toutes les forces politiques indépendantistes sans exception (Junts per Catalunya, ERC et, bien évidemment, la CUP) ont aussi décidé de se joindre à cette manifestation.
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2021/02/23/declaration-de-la-cup-suite-aux-elections-du-14-fevrier-en-catalogne/#comment-54898
    #international #catalogne

  • La #raison face au scandale
    https://laviedesidees.fr/Susan-Neiman-Penser-le-mal.html

    À propos de : Susan Neiman, Penser le mal. Une autre histoire de la #Philosophie, Premier Parallèle. Le mal est-il intelligible ? La philosophe américaine Susan Neiman reprenait en 2002 la question traditionnelle du mal, en refusant de la cloisonner à la sphère religieuse pour la penser en termes historiques. Son ouvrage est enfin paru en français.

    #catastrophe
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20230119_neiman.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20230119_neiman.pdf

  • Climat : les huit dernières années en passe de devenir les plus chaudes jamais enregistrées | ONU Info
    https://news.un.org/fr/story/2022/11/1129542

    Déjà trop tard

    « Plus le réchauffement est important, plus les impacts sont graves. Les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone sont si élevées que le seuil de 1,5 °C fixé dans l’Accord de Paris est à peine à notre portée », a déclaré le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas.

    « Il est déjà trop tard pour de nombreux glaciers et la fonte va se poursuivre pendant des centaines, voire des milliers d’années, avec de lourdes conséquences pour la sécurité hydrique. Le niveau de la mer s’élève à un rythme qui a doublé en 30 ans. Bien que nous mesurions encore cette élévation en millimètres par an, elle représente un demi-mètre à un mètre par siècle, ce qui constitue une menace majeure et durable pour les pays de faible altitude et les millions de personnes vivant sur les côtes », a-t-il poursuivi.

    « Trop souvent, ce sont ceux qui contribuent le moins au changement climatique qui en souffrent le plus, comme nous l’avons vu avec les terribles inondations au Pakistan et la sécheresse meurtrière qui sévit depuis longtemps dans la corne de l’Afrique. Toutefois, cette année, même les sociétés bien préparées ont été ravagées par les extrêmes, tels que les vagues de chaleur et les sécheresses prolongées dont ont pâti une grande partie de l’Europe et le sud de la Chine », a indiqué M. Taalas. « Du fait de l’intensification des conditions météorologiques extrêmes, il est plus important que jamais de veiller à ce que chaque habitant de notre planète ait accès à des alertes précoces susceptibles de sauver des vies ».

    Voir aussi : https://seenthis.net/messages/985598

    #climat #catastrophes_climatiques #administration_du_désastre

  • La #catastrophe #écologique couvait déjà il y a 50 ans

    https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/la-catastrophe-ecologique-couvait-deja-il-y-a-50-ans_168334

    En 2022, deux limites planétaires ont été dépassées. Au total, six de ces seuils fatidiques qui déterminent l’habitabilité de la Terre sont désormais dans le rouge. Une surprise ? Pas vraiment. Car il y a cinquante ans, un rapport scientifique démontrait déjà que poursuivre une croissance illimitée dans un monde aux ressources finies provoquerait une déstabilisation des équilibres planétaires, faisant courir de graves risques à l’humanité.

    Publié en 1972, traduit en 36 langues et vendu à plus de dix millions d’exemplaires, l’ouvrage intitulé « Les Limites à la #croissance » provoqua une onde de choc au sein de la communauté internationale. Il fut rédigé par quatre chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT, États-Unis) - Dennis et Donella Meadows, Jorgen Randers et William Behrens - spécialistes de la dynamique des systèmes, une technique de modélisation mathématique qui permet d’analyser des problèmes complexes.

    Le rapport présente les travaux de recherche réalisés sous la direction de Dennis #Meadows par 17 scientifiques de six pays (États-Unis, Norvège, Allemagne, Inde, Iran et Turquie). Il fut commandé par le Club de Rome, un groupe de réflexion rassemblant des hommes d’affaires, des scientifiques et des économistes, dans un contexte où naissent les premières ONG environnementales comme Greenpeace et le WWF, et où l’opinion publique s’inquiète des dégradations écologiques en cours.
    Une conclusion sans appel

    Pendant deux ans, l’équipe Meadows met au point un modèle mathématique permettant de prévoir l’évolution de plusieurs grandes variables : la démographie, l’activité industrielle, la production agricole, la pollution, les ressources naturelles… La conclusion est sans appel : même en misant sur des progrès technologiques ambitieux, la poursuite de la croissance aboutit inévitablement à un #effondrement du système d’ici à la fin du siècle. Autrement dit, une diminution brutale des ressources disponibles, s’accompagnant d’une dégradation des conditions de vie et d’une chute de la population mondiale.

    Selon les scénarios, cet effondrement est causé soit par une #pénurie de #ressources non #renouvelables comme le pétrole, dont le coût d’extraction devient trop important ; soit par l’érosion des terres agricoles et un niveau de #pollution si élevé qu’il affecte gravement la production alimentaire. Parmi la dizaine de scénarios étudiés, un seul permettait d’éviter le crash : celui d’une stabilisation de la démographie et d’un arrêt de la croissance économique.

    « La plupart des économistes ont jeté ce rapport à la poubelle, raconte l’économiste Gaël Giraud. En effet, l’écrasante majorité d’entre eux ne prend pas en compte, ou très peu, la question des ressources naturelles. Or, le rapport Meadows nous rappelle que le monde réel existe et que si nous ne nous en occupons pas, le retour de bâton sera sévère. » Après de nouvelles éditions publiées en 1992 et en 2004, des études ont confirmé que jusqu’ici, les prévisions du rapport se sont révélées justes (lire l’encadré ci-dessous). « Il est compliqué d’imaginer qu’on puisse pérenniser la croissance économique pendant des décennies et résoudre en même temps les problèmes environnementaux. Car 2 % de croissance par an pendant un siècle revient par exemple à multiplier par six ou sept notre production et notre consommation », explique Aurélien Boutaud, chercheur CNRS associé au laboratoire Environnement, ville, société, à Lyon, et coauteur du livre « Les Limites planétaires » (éd. La Découverte).

    Un scénario d’effondrement qui se confirme.

    Jusqu’ici, les prévisions du rapport Meadows se sont révélées justes. Elles ont été confirmées par plusieurs chercheurs, dont l’Australien Graham Turner en 2012 (tendance observée ci-dessous). L’évolution des différentes variables (nourriture, pollution, production industrielle…) correspond au scénario menant à un effondrement du système.

    À la suite des travaux de l’équipe Meadows, les scientifiques ont tenté de mieux évaluer l’impact de l’humanité sur la planète. Élaborée dans les années 1990, l’empreinte écologique mesure la quantité de surface terrestre nécessaire pour produire les biens et services que nous consommons et absorber les déchets que nous produisons. Elle permet de calculer le jour du dépassement, à partir duquel nous avons pêché plus de poissons, abattu plus d’arbres, cultivé plus de terre que ce que la nature peut nous procurer en une année - et émis plus de gaz à effet de serre que nos océans et nos forêts ne peuvent en absorber.

    En 2022, le jour du dépassement a eu lieu le 28 juillet. « Nous sommes face à un fort déficit écologique qui ne peut pas durer », s’alarme Aurélien Boutaud. Pour compléter le tableau, une équipe de recherche du Stockholm Resilience Centre, en Suède, a défini neuf limites planétaires. Parmi elles, le changement climatique, l’érosion de la biodiversité, mais aussi d’autres moins connues comme les cycles de l’azote et du phosphore, ou l’acidification des océans (lire l’encadré ci-dessous).

    Six limites planétaires dans le rouge

    Les scientifiques ont identifié neuf limites planétaires qui correspondent aux processus naturels conditionnant la vie sur Terre. Pour chacune d’entre elles, est déterminé un seuil au-delà duquel existe un risque de modification et d’emballement. Deux de ces seuils biophysiques ont été dépassés en 2022 : le cycle de l’eau douce, avec un déficit de l’eau verte contenue dans les sols et la biosphère, principalement dû au changement climatique et à la déforestation ; et l’introduction d’entités nouvelles (pollution chimique) qui reflète en particulier une surabondance des déchets plastiques dans l’ensemble des milieux terrestres. La prochaine sur la liste pourrait être l’acidification des océans, une modification chimique due au surplus de CO2 dans l’air qui affecte notamment le plancton, base de toute la chaîne alimentaire marine.

    Empreinte écologique et limites planétaires offrent une vision globale de notre impact sur la planète. Une nécessité lorsqu’on sait que les différents paramètres sont étroitement liés. Si bien qu’une solution ne prenant pas en compte l’ensemble de ces facteurs pourrait, au contraire, aggraver la situation.

    L’utilisation massive d’agrocarburants pour réduire les émissions de CO2 de nos voitures et de nos avions aurait par exemple un impact majeur sur la déforestation. « Il ne s’agit pas d’avoir sans arrêt recours à des solutions de substitution. Il faut juste consommer moins d’emballages, d’énergie, de produits alimentaires transformés, etc. », explique Sandra Lavorel, écologue, membre de l’Académie des sciences, et coauteure du rapport de l’IPBES (plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques).
    Énergies fossiles et agriculture intensive pointées du doigt

    Le pas à franchir est considérable : diviser par deux notre empreinte écologique au niveau mondial, et par trois en France. « Dire qu’on arrivera à résoudre le problème par des réponses purement technologiques paraît problématique », explique Aurélien Boutaud. Le chercheur souligne l’importance de l’effet rebond : lorsqu’une nouvelle technologie permet de réduire notre impact, cette réduction est compensée par l’augmentation de la consommation. « Il faut avant tout convoquer la sobriété. La meilleure énergie, c’est celle qu’on n’utilise pas, la meilleure ressource est celle qu’on n’a pas eu besoin d’extraire », confirme Philippe Bihouix, ingénieur et auteur de « L’Âge des low tech » (éd. du Seuil).

    Deux secteurs en particulier pèsent très lourd dans notre empreinte écologique : les énergies fossiles, fortement émettrices de CO2, mais aussi l’agriculture. « Notre agriculture intensive produit beaucoup, mais détruit aussi beaucoup », souligne l’agronome Marc Dufumier, évoquant le labour qui dégrade l’humus des sols, l’impact des pesticides et des engrais sur la biodiversité et la pollution des eaux. Sans compter qu’à eux seuls, l’agriculture et l’élevage pèsent 30 % des émissions de gaz à effet de serre.

    Selon une étude de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), réduire notre consommation de viande et passer à l’agroécologie permettrait de diminuer fortement notre empreinte écologique tout en nourrissant 10 milliards de personnes en 2050. "Vous pouvez réduire de moitié votre impact individuel, mais le reste ne peut être baissé que de manière collective ", insiste Aurélien Boutaud. Un changement des modes de consommation est donc nécessaire, mais pas suffisant.

    « Nous n’avons aucune chance de résoudre le problème en gardant le modèle économique et sociétal actuel, confirme Sandra Lavorel. La question n’est pas de savoir s’il faut changer de modèle, mais de déterminer ensemble comment y parvenir. Plus nous attendons, plus les changements seront difficiles. »

  • „Letzte Generation“ sägt Weihnachtsbaum am Brandenburger Tor ab
    https://www.berliner-zeitung.de/news/letzte-generation-saegt-weihnachtsbaum-am-brandenburger-tor-ab-li.2

    Ils ont mutilé le sapin officell de Berlin ! Le gouvernement réagira-t-il enfin en faisant arrêter le rechauffement du climat ? Les berlinois revendiquent le droit aux fêtes sous la neige

    21.12.2022 von Sophie Barkey - Die Klimaaktivisten sorgen am Mittwoch erneut für Aufmerksamkeit. Mit einer Hebebühne und einer Handsäge machten sie sich an der Tanne auf dem Pariser Platz zu schaffen.

    Bei einer Protestaktion der „Letzten Generation“ ist am Mittwoch die Spitze des Weihnachtsbaumes am Brandenburger Tor abgesägt worden. Mithilfe einer eigenen Hebebühne erreichten zwei Frauen den Wipfel der 15 Meter hohen Nordmanntanne, welche zentral auf dem Pariser Platz aufgestellt ist. Mit einer Handsäge trennten sie nach eigenen Angaben die oberen zwei Meter vom Rest des Baums. Auf einem an der Hebebühne angebrachten Transparent heißt es: „Das ist nur die Spitze des Weihnachtsbaums.“

    Razzia bei der Letzten Generation: „Die Polizei hat meine Tagebücher durchwühlt“

    „Letzte Generation“: Blockaden im Berliner Berufsverkehr am Dienstagmorgen

    „Wir sehen in Deutschland bisher nur die Spitze der darunter liegenden Katastrophe“, erklärt die Aktivistin Lilli Gomez mit der abgesägten Spitze des Weihnachtsbaumes in der Hand. „Während ganz Deutschland die Woche damit verbringt, die besten Geschenke aus den größten Läden zu besorgen, fragen sich andere, woher sie ihr Wasser zum Trinken bekommen, nachdem Dürren und Fluten ihre Ernte vernichtet haben. Der Klimakollaps in Deutschland steht vor der Tür und die Bundesregierung macht keinerlei Anstalten uns zu schützen“, so Gomez.

    Eine Sprecherin der Berliner Polizei sagte auf Anfrage der Nachrichtenagentur AFP, dass drei Aktivisten in Gewahrsam genommen worden seien. Gegen sie werde nun unter anderem wegen Sachbeschädigung ermittelt.

    Der Weihnachtsbaum vor dem Brandenburger Tor am Vorabend.

    Der Weihnachtsbaum vor dem Brandenburger Tor am Vorabend.BLZ
    „Letzte Generation“ sorgt seit Monaten für Kritik und Aufmerksamkeit

    Aktivistinnen und Aktivisten der „Letzten Generation“ sorgen mit ihren Protestformen für viel Aufmerksamkeit und Kritik. Sie blockierten in der Vergangenheit den Autoverkehr, indem sie sich auf Straßen festklebten, bewarfen Kunstwerke in Museen mit Lebensmitteln und drangen auf Flughafengelände ein. In der vergangenen Woche hatte es bei Mitgliedern der Gruppe Hausdurchsuchungen gegeben, weil die Justiz bei Aktionen gegen die Raffinerie in Schwedt strafbare Handlungen vermutet. (mit dpa)

    #catastrophe_climatique #Berlin #wtf

  • An Obituary for Our World And I’m Not Kidding !
    https://tomdispatch.com/an-obituary-for-our-world

    Selon le blogeur Tom Engelhard de TomDispatch nous vivon tous sur le Titanic y compris toute la faune connue et inconnue de la planète. Il y identifie plusieurs équipes qui oevrent pour l’accélération du naufrage. Proverbe barbare : Lieber ein Ende mit Schrecken als ein Schrecken ohne Ende.

    1.11.2022 BY TOM ENGELHARDT - Oddly enough, I’ve read obituaries with fascination from the time I was quite young. And yet, in all these years, I’ve never really reflected on that fact. I don’t know whether it was out of some indirect fascination with death and the end of it all or curiosity about the wholeness (or half-ness or brokenness) of an individual life in full. But here’s the odd thing: in all that time — put it down to the charm of youth or, later, perhaps a lingering sense of youthfulness or, at least, agelessness — I never really thought about my own obituary. Like so many of us when younger, I simply couldn’t imagine my own death. Against all reason, it seemed strangely inconceivable.

    Now, at 78, I find that obituaries are again on my mind — and not just because people I knew are being featured in them all too often these days or for that other all-too-obvious reason, which I hardly need to spell out here. As a matter of fact, if you put my last name or yours into a search engine, you may be surprised at how many obituaries come up. It turns out, in fact, that Engelhardts have been dying for centuries now.

    After all, the one obituary you can’t really have is your own; at least, not unless you decide to write it yourself or you’re so well known that a newspaper obit writer interviews you as one of the “pre-dead” while you’re still kicking. Of course, for the best known among us, such pieces, as at the New York Times, are prepared and written well in advance because the one thing we do know, whether we think about it or not, accept it or not, is that we all will indeed die.

    Nuclear Winter or a Climate-Change-Induced Nuclear Summer?

    Let’s not be shy. If there’s one word that comes to mind (mine anyway) at the moment, it’s madness. And no, believe it or not, I’m not even thinking about Donald Trump or the crazed crew of election deniers, QAnon conspiracy believers, and white nationalists who have become the essence of the Republican Party and may sweep to victory, at least in the House of Representatives, only days from now. And no, neither am I thinking about the Trumpist-leaning Supreme Court that might single-handedly (or perhaps hand in hand with all too many voters on November 8th) send us even further down the road to autocracy or at least to an eternally Republican-controlled mania-ocracy.

    From the time we left our Neanderthal cousins in the dust, the story of humanity is tens of thousands of years old; and our history — you know, since we first began herding other creatures, raising crops, and arming ourselves to the teeth — is thousands of years old. In all those eons, we discovered so many things, both uplifting and down-thrusting. But perhaps, looking back (if, given our present circumstances, anyone’s even bothering), the most remarkable thing may be that we discovered — once quite purposely and once without at first even noticing that we’d done so — two different ways to do ourselves in. And, believe me, I’m using that word advisedly, given the Elizabethan moment that passed only recently, leaving so many of us watching a “news” spectacle that was her obituary and nothing else but that for what seemed like ever and a day. Now, of course, the former British queen is gone not just from our world but from that news cycle, too. Not a trace of her remains. Nothing, it seems, lasts long these days, Donald Trump aside. And if things continue to go ever wronger on this planet of ours — and I wouldn’t Truss (joke, joke) that they won’t — it’s possible that she could indeed prove to be the last queen.

    As I’m sure you already know, those two discoveries I’m thinking about are nuclear weapons and climate change. Each of them should be on all our minds right now for reasons almost too obvious to enumerate. Our own president recently chatted privately with Democratic Party donors about the possibility that we might indeed face “Armageddon” (his word, not mine) for the first time since the Cuban missile crisis of 1962. That would be thanks to Vladimir Putin’s invasion of Ukraine and the Russian president’s threat (“this is not a bluff“) to use nuclear weapons for, as he himself pointed out, the first time since the United States ended World War II by obliterating the cities of Hiroshima and Nagasaki.

    In a sense, however, whether Putin ever uses those “tactical” nuclear weapons or not, he has, in his own uniquely deplorable fashion, already nuked this planet. His decision to invade Ukraine and, after an eight-month disaster (including the especially dangerous occupation of a Ukrainian nuclear power plant), only increase the level of destruction, while evidently looking for no off-ramp whatsoever, has sent energy politics in the worst possible direction. Some desperate European countries have already turned back to coal power; militaries are burning ever more fossil fuels; gas prices have been soaring globally; and what modest attention was focused on the broiling of this planet and the very idea of the major powers cooperating to do anything about it now seems like a fantasy from some past universe.

    It evidently doesn’t matter that a combination of fearsome monsoons and growing glacial melt flooded one-third of Pakistan in an unparalleled fashion; that record heat and drought was last summer’s reality across much of the northern hemisphere; that Hurricane Ian only recently leveled parts of Florida in what should have been, but given where we’re heading, won’t be a once-in-500-year fashion; that a mainstream website like Politico can now refer to our country as “the United States of Megadrought“; or that rivers from the Yangtze to the Mississippi are drying up in a historic manner. Worse yet, that’s just to start down a far longer list of climate horrors. And I almost forgot to mention that the giant fossil-fuel companies continue to live on another planet from the rest of us. Call it profit heaven.

    Returning to the subject of obituaries, you could, of course, have written a group one for the approximately one billion sea creatures that died last summer, thanks to a record heat wave on Canada’s Pacific coast, or another based on the recent report that, since 1970, the population of fresh-water species on this planet has fallen by a startling 83%. In fact, if you’re in an obituary-writing mood and thinking of the pre-dead, don’t forget the emperor penguin. According to the U.S. Fish and Wildlife Service, that classic creature is threatened with extinction by the end of this century thanks to the increasing loss of the sea ice it needs to exist on a fast-warming planet.

    So, give the Vlad full credit. His invasion of Ukraine refocused the attention of the world on that other way we’ve come up with to do ourselves in, those nuclear weapons. In short, he’s helped take our minds off climate change at the worst possible moment (so far), even as his war only increases the level of greenhouse gases heading into the atmosphere. Well done, Mr. President!

    I’m sure you won’t be surprised to learn then that, according to a recent United Nations report, of the 193 nations which, in 2021, agreed to step up their efforts to fight climate change, only 26 have followed through so far (and even some of those in an anything but impressive fashion). In other words, our future — should we ever get there — will be blistering. The Earth is now on track to warm not by the 1.5 degrees Celsius the 2015 Paris climate accord made its ultimate temperature, but a potentially broiling 2.1 to 2.9 degrees Celsius by century’s end.

    Even before the Ukraine war began, the powers that be were paying all too little attention to how we could do ourselves (and so many other species) in by overheating the planet. Worse yet, the major powers of the old Cold War were already “modernizing” their nuclear arsenals — in the case of the United States, to the tune of more than a trillion dollars over the coming decades. That will include a mere $100 billion to create a “next generation” intercontinental ballistic missile dubbed the LGM-35A Sentinel, undoubtedly because it’s meant to stand guard over hell on earth. Meanwhile, the rising power on the planet, China, is rushing to catch up. And now, with a war underway in Europe, “dirty bombs” and far worse are seemingly back on the playing fields of history.

    Here, I suspect, is the strangest thing of all. We now know that we’re quite capable of doing something humanity once left to the gods — creating a genuinely apocalyptic future on this planet. With our weaponry, we already have the ability to induce a “nuclear winter” (in which up to five billion of us could starve to death) or, with greenhouse gases, to fry this planet in a long term way via, to coin a new phrase, a climate-change-induced nuclear summer.

    And that — don’t you think? — should already have been game-changing information.

    And yet, despite the Greta Thunbergs of this world when it comes to climate change, these days there are no significant equivalents to her or, say, 350.org or the Sunrise Movement when it comes to nukes. Worse yet, despite the growing green movement, the fact that we’re already in the process of making Earth an increasingly unlivable place seems not to have fazed so many of those in a position to run things, whether nationally or corporately. And that should stun us all.

    An Ultimate Obit?

    Give humanity credit. When it comes to our urge to destroy, we seem to see no limits, not even those of our own existence. I mean, if you really had the desire to write a communal obituary for us, one logical place to start might indeed be with the invasion of Ukraine at a time when the planet was already beginning to broil. Honestly, doesn’t it make you want to start writing obituaries not just for our individual selves, but for all of the pre-dead on a planet where the very idea of mass killings could, in our future, gain a new meaning?

    And in that context, if you want to measure the madness of the moment, just imagine this: It’s quite possible that a political party largely taken over by that supreme narcissist, Donald Trump, the Me-Man of history, could win one or both houses of Congress in this country’s coming midterm elections and even the presidency again in 2024. Given that the U.S. is one of the planet’s two leading greenhouse gas emitters, that would, of course, help ensure a fossil-fuelized future hell. The Donald — like his authoritarian cohorts elsewhere — could be the ultimate god when it comes to our future destruction, not to speak of the future of so many other beings on this planet. Think of him and his crew as potentially the all-too-literal ultimate in (un)civilization.

    After all these thousands of years — a long, long time for us but not for planet Earth — the question is: Should we aging types begin thinking not just about our own obituaries (“He was born on July 20, 1944, in New York City, on a planet engulfed in war….”) but humanity’s? (“Born in a cave with their Neanderthal and Denisovan cousins…”)

    Everything, of course, ends, but it doesn’t have to end this way. Yes, my obituary is a given, but humanity’s should be so much less so. Whether that proves true or not is up to us. When it comes to all of this, the question is: Who will have the last word?

    #catastriphe_climatique #guerre #extractivisme #guerre #disparition_des_espèces

  • Une folle #Histoire du monde
    https://laviedesidees.fr/Vioulac-Anarcheologie-Fragments-heretiques.html

    À propos de : Jean Vioulac, Anarchéologie. Fragments hérétiques sur la #catastrophe historique, Puf. Pour penser la catastrophe qui vient, Jean Vioulac propose, après d’autres, une fresque historico-philosophique de l’humanité. Il n’est pas sûr cependant que celle-ci débouche sur autre chose qu’un nouveau discours catastrophiste n’ouvrant aucune perspective de solution.

    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20221219_vioulac-v4.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/xml/20221219_vioulac-v4.xml

  • „Letzte Generation“ ärgert sich über Rückruf ihres Lieblingsklebers
    https://www.berliner-zeitung.de/news/letzte-generation-aergert-sich-ueber-rueckruf-ihres-lieblingskleber

    Les militants du groupe Dernière Génération sont en manque de colle. Les forces de sécurité ont demandé au producteur de retirer sa colle de la vente au public général. Le groupe fait également objet de fouilles et perquisitions à domicile malgré ses formes de protestation exclusivement non-violentes.

    11.12.2922 von Alexander Schmalz - Die Klimakleber teilten auf Twitter mit, dass ihr „Lieblings-Sekundenkleber“ zurückgerufen wurde. Das sorgt bei den Aktivisten für Verwunderung. 

    Für ihre Straßenblockaden und Aktionen in Museen benutzen sie offenbar einen ganz besonderen Klebstoff. Nun haben die Klimaaktivisten der „Letzen Generation“ mitgeteilt, dass ihr „Lieblings-Sekundenkleber“ zurückgerufen wurde. „Wir sind untröstlich“, schrieben sie auf Twitter. Der Grund war zunächst unklar. „Die Filialleitung konnte uns nicht weiterhelfen“, hieß es weiter. 

    WIR SIND UNTRÖSTLICH!

    Wegen „behördlicher Beanstandung“ wurde unser Lieblings-Sekundenkleber deutschlandweit zurückgerufen. Grund unbekannt. Die Filialleitung konnte uns nicht weiterhelfen, so etwas sei noch nie vorgekommen.

    Hinweise, was das Problem sein könnte, bitte an uns! pic.twitter.com/mwQT5okx4O
    — Letzte Generation (@AufstandLastGen) December 10, 2022

    Carla Hinrichs, Sprecherin der „Letzten Generation“, meinte auf Twitter, dass der Rückruf nach „behördlicher Beanstandung“ erfolgte. Laut der Filialleitung sei das noch nie vorgekommen, erklärte sie auf Twitter. Die Gruppe hofft nun auf Hinweise, um das Ganze aufzuklären. Um welchen Kleber es sich genau handelt, war zunächst unklar. 

    Klimakleber blockieren immer wieder Straßen, indem sie sich mitten auf der Fahrbahn festkleben. Besonders in die Kritik sind sie geraten, nachdem einige von ihnen am Hauptstadt-Flughafen BER den Flugbetrieb lahmgelegt hatten. Sie hatten sich am Donnerstag auf die Rollfelder des Hauptstadtflughafens geklebt.

    #catastrophe_climatique #Allemagne #militantisme

  • First refugees arrive in tiny Catalan villages under repopulation plan

    Orwa Skafe, who fled Syria seven years ago, is among those given jobs and a home in attempt to revive rural areas.

    It’s been a long journey since Orwa Skafe fled the war in Syria seven years ago but thanks to an innovative resettlement scheme he’s found peace in a tiny village 900 metres (3,000ft) up in the Pyrenees. He is one of the first to benefit from a Catalan government programme to relocate refugees in depopulated villages.

    The programme, called Operation 500 because it involves villages with fewer than 500 inhabitants, is being run jointly by the regional employment agency, the equality commission and the Association of Micro-villages.

    The scheme, which runs for one year, provides participants with a home and a salary of €19,434 (£16,700) paid via the local authority, which also organises work for them. The programme is open to refugees, asylum seekers and immigrants who are legal residents.

    So far, 30 families have been accommodated, 24 of them refugees.

    “Up till now the system of dealing with refugees has been very centralised and focused on major cities,” said Oriol López Plana, a facilitator at the Association of Micro-villages, which helps participants integrate, learn the language and become independent.

    “The programme aims to integrate people in villages where there’s a social network and then, if they want to move to the city, they can.

    “There’s a similar system in France. The difference here is we create a social fabric, we run mentoring and communitarian programmes, in both the work and social spheres.”

    Skafe, who comes from the coastal town of Latakia where he worked as an English teacher, left Syria in 2015 and went to Haiti because, he says, it was the only place he could go to legally.

    “It turned out that Haiti is even more dangerous than Syria,” he said, so he made his way to Spain and arrived in Barcelona in January this year. A month later he was granted asylum.

    He now lives in Tírvia, a remote, mountaintop village of 130 souls close to the border with France, although Skafe says in reality the population is more like 50. He’s employed by the local authority doing maintenance and cleaning.

    “I’m very happy here,” he said, freely mixing Spanish and English. “What I want most of all is peace. I like Barcelona but there are too many people. I love nature, which is why I wanted to join this programme.

    “I’m learning Catalan, poc a poc [little by little]. Everyone in the village is Catalan. I’m the only foreigner. I don’t understand much but I’m patient and I’m not afraid to learn new languages.

    “People are very welcoming, everyone talks to me, they offer me help or to do my shopping. That’s the case for 90%. Of course, there are always people who don’t like strangers.”

    He hopes that his wife and child, who are still in Syria, will be able to join him once he obtains a residency permit, but sees no prospect of returning to Syria.

    “I want to stay in the village when the programme ends and I want my family to live here with me. I’m going to work hard to stay here.”

    https://www.theguardian.com/world/2022/dec/11/catalan-villages-refugees-repopulation-plan

    #repeuplement #réfugiés #Espagne #asile #migrations #accueil #rural #Tírvia #montagne #Tirvia #Pyrénées #Catalogne #Operation_500 #plan_repeuplement

    • #Oportunitat500 - Vols optar a una plaça de tècnic?

      Acollida de persones migrades i refugiades per aconseguir el seu l’establiment sostenible i arrelament progressiu. Participa en l’acollida omplint el formulari que trobaràs a la notícia.

      L’objectiu del projecte Oportunitat500 és que els micropobles de Catalunya donin resposta a l’acollida de persones migrades i refugiades per aconseguir el seu l’establiment sostenible i arrelament progressiu. Per assolir aquest objectiu, aquest projecte s’estructura en tres línies estratègiques: participació dels micropobles, participació de les persones migrades, i comunicació.
      La participació dels micropobles és una línia estratègica perquè aquest projecte busca garantir i fomentar la sobirania del territori. Per aconseguir aquest objectiu específic s’han dissenyat una sèrie de processos participatius on els micropobles podran dissenyar i implementar estratègies locals per implementar el projecte.
      Les persones migrades han de prendre la decisió conscient de voler-se desplaçar a un micropoble. S’ha dissenyat un procés d’acompanyament a les persones migrades i refugiades per tal que optin pels micropobles com una opció de vida. Aquest acompanyament passa per tallers de treball de l’imaginari on s’explica què és Catalunya i com són els micropobles d’una manera vivencial, unes visites als municipis, un acompanyament per prendre la decisió conscient de voler-se desplaçar al micropoble, un seguiment en el desplaçament, i un enllaç amb el teixit social del territori.
      Al ser un projecte amb un fort component d’innovació, Oportunitat500 ha creat un pla de comunicació per tenir una veu pròpia que situï els micropobles i el mon rural de Catalunya en una posició de rellevància en l’acollida de persones migrades i refugiades.

      https://www.youtube.com/watch?v=JXlhnPro0n4


      https://www.micropobles.cat/actualitat/5625/oportunitat500---vols-optar-a-una-placa-de-tecnic

      #micro-pobles #Oportunitat_500

    • Programa de suport a la implementació de les PAO en municipis de menys de 500 habitants de Catalunya (SOC – MICROMUNICIPIS)

      El Programa de suport a la implementació de les #Polítiques_Actives_d'Ocupació (#PAO) en municipis de menys de 500 habitants de Catalunya es tracta d’una política de foment de l’ocupació que, mitjançant els projectes de millora de l’ocupabilitat de les persones treballadores en situació d’atur i les persones treballadores, permet adquirir experiència laboral en un entorn real de treball, i que obtinguin la qualificació o les capacitats necessàries, per a la seva inserció laboral.

      Els ajuntaments dels municipis de menys de 500 habitants solen estar agrupats territorialment, singularitat que afavoreix la seva sinergia de treball mancomunat i de treballar en conjunt en programes col·lectius per donar resposta a necessitats i problemàtiques concretes.

      L’objectiu d’aquest Programa és implementar les polítiques actives d’ocupació en municipis de menys de 500 habitants de Catalunya. Aquests municipis per la seva mida i capacitat tècnica i econòmica tenen menys recursos per presentar-se a les convocatòries anuals del SOC en l’àmbit del foment de l’ocupació i el desenvolupament econòmic local.

      Les actuacions subvencionables són les següents:

      - Actuació de contractació laboral.
      - Actuació de formació.
      - Actuació d’acompanyament.

      https://serveiocupacio.gencat.cat/ca/entitats/subvencions-desenvolupament-local/programa-de-suport-a-la-implementacio-de-les-pao-en-municipis

  • Rentrer ou pas à #Futaba, près de #Fukushima : le dilemme des anciens habitants

    La dernière des 11 municipalités évacuées en 2011 à proximité de la centrale nucléaire de Fukushima accueille de nouveau des habitants sur 10 % de son territoire. La levée de l’#interdiction_de_résidence, présentée comme un pas vers la #reconstruction, ne déclenche pas l’enthousiasme.

    Lorsque Shinichi Kokubun, 72 ans, emménagera dans son logement HLM tout neuf, il pourra apercevoir au loin les ruines de son ancienne maison, qui fut détruite à 80 % par le tremblement de terre de mars 2011. Devant l’ampleur des travaux, il a préféré la laisser pour s’installer dans un trois pièces du projet immobilier flambant neuf actuellement en construction près de la gare de Futaba.

    « Mon ancien voisin, lui, est retourné chez lui. Moi, je vais devoir attendre octobre 2023 pour rentrer mais je peux bien patienter un an de plus », dit en souriant le septuagénaire. Plus de onze ans qu’ils attendent. En mars 2011, les 7 000 habitant·es de Futaba ont fui leur ville, dans la peur et la panique, chassé·es par la menace de la centrale nucléaire de #Fukushima_Daiichi, qui se trouve à trois kilomètres de là. Maisons, affaires, souvenirs, ils ont tout abandonné, contraints de recommencer leur vie ailleurs.

    Mais depuis le 31 août dernier, 10 % du territoire de Futaba a été déclaré habitable par les autorités. Une décision qui entre dans le projet de #revitalisation de la région mis en place après le #tremblement_de_terre. La commune, sur laquelle se trouve en partie la centrale nucléaire endommagée, était la dernière des 11 municipalités évacuées en 2011 à être encore frappée, sur 96 % de son territoire, d’une interdiction totale de résidence. 

    Depuis la réouverture partielle, une vingtaine de personnes se sont réinstallées. Le 1er octobre, le lotissement de #Shinichi_Kokubun, baptisé « Le village de la communauté », a ouvert une première tranche de 25 logements qui a accueilli ses résident·es. D’ici à un an, il comptera 86 habitations, auxquelles s’ajouteront trois bâtiments de vie commune et un service de consultations médicales.

    « Nous voulons passer la barre des 2 000 habitants à Futaba dans les cinq ans », explique Naoya Matsubara, fonctionnaire qui s’attelle au projet de reconstruction de la ville. Un pari qui est loin d’être gagné : selon une enquête réalisée cette année, moins de 11 % des 5 562 ancien·nes résident·es toujours en vie se disent prêt·es à revenir vivre à Futaba. Il faut dire qu’au-delà des logements, il n’y a rien. Pas de commerces, de supermarchés, de médecins ni d’écoles…

    En guise de restauration, une camionnette vient le midi, en semaine, pour proposer quelques plateaux-repas et snacks. La ville vit au rythme des engins de chantier. En plus d’être aux portes de la #zone_interdite, celles et ceux qui viendront vivre ici seront cerné·es d’immeubles et d’habitations toujours en cours de #décontamination et de démolition, qui ponctuent le paysage.

    Fin août, le gouverneur de Fukushima, Masao Uchibori, déclarait que « les étapes du chantier de décontamination à venir, ainsi que le traitement des maisons et des terres de ceux qui ne souhaitent pas rentrer, n’ont pas encore été définis ». 

    Le retour n’est-il pas prématuré ? « Au Japon, lorsqu’il s’agit de construire des bâtiments, ils sont très efficaces, explique Trishit Banerjee, étudiant à l’université du Tohoku, investi dans le tourisme dans la préfecture de Fukushima, en particulier Futaba. Mais l’aspect communautaire n’est pas suffisamment réfléchi. C’était la même chose en 1995, après Kōbe. » 

    Les beaux bâtiments donnent « l’impression que la reconstruction va vite. Mais lorsque l’on creuse, on se rend compte que les besoins des résidents n’ont pas été pris en compte ». À une heure d’ici, dans le quartier de #Nakoso, dans la ville d’#Iwaki, 237 personnes évacuées, parmi lesquelles 131 venaient de Futaba, vivent dans une HLM.

    Shinichi Kokubun y réside depuis quatre ans. Lors d’une réunion de consultation tenue en 2020, les personnes évacuées avaient émis de nombreuses inquiétudes à propos du « village de la communauté », par exemple son manque d’accessibilité.

    « Beaucoup d’anciens résidents sont âgés aujourd’hui. Les allées sont trop étroites dans le nouveau lotissement », se désole Shinichi Kokubun. Il bondit à la sirène de l’ambulance. « Les secours viennent souvent ici. Je vais vérifier si quelqu’un a besoin d’aide », dit en s’éclipsant quelques minutes celui qui prête volontiers main-forte à la communauté.

    L’abnégation de Shinichi Kokubun est désarmante : « Il ne me reste plus beaucoup d’années à vivre : autant me rendre utile. » Dans le nouveau lotissement, il espère simplement pouvoir aider. « Je n’ai pas besoin de grand-chose, confie-t-il. Je suis veuf, mes deux fils sont grands. Mes parents sont décédés. Je n’ai pas de petits-enfants. Je peux vivre n’importe où et je ne pense pas aux risques pour ma vie. » 

    Une population discriminée

    Né à Motomiya, un peu plus au nord de la préfecture, il s’installe à Futaba, à l’époque pour travailler dans la centrale. En 2011, il s’apprêtait à prendre sa retraite quand la catastrophe frappe. Ce jour-là, comme les 165 000 personnes évacuées de la préfecture de Fukushima, il ne l’oubliera jamais. Il était à Tokyo – « c’était la panique ». Il remue alors ciel et terre pour rentrer chez lui et retrouver sa famille.

    Une fois à Futaba, l’ordre d’évacuer tombe : les heures de bouchons sur les routes pour fuir la radioactivité, les nuits en centres d’évacuation. « C’était le chaos, la nuit on ne pouvait pas dormir. » De cette expérience tragique, il veut en tirer un enseignement pour l’avenir : « Je suis sûr que je peux aider à la prévention de catastrophes. »

    Le 11 mars 2011, le tremblement de terre du Tohoku fait près de 20 000 morts, dont 1 614 dans la préfecture de Fukushima, auxquels s’ajoutent 196 personnes disparues. Depuis, la préfecture a déclaré 2 333 décès supplémentaires parmi les personnes évacuées (chiffre de mars 2022), dus aux conséquences de la catastrophe.

    La femme de Shinichi Kokubun, décédée en 2015, en fait partie, confie-t-il sans s’étendre. Problèmes de santé mais aussi suicides sont élevés chez les évacué·es : comme les hibakusha, les survivants de la bombe atomique avant eux, ils ont souffert et souffrent toujours d’une #discrimination sévère.

    On ne veut pas d’eux en ville, on ne veut pas leur dire bonjour. Comme si l’exposition à la #radioactivité était honteuse, voire contagieuse. Dans le nouveau Futaba, « va-t-on devenir une attraction ? », s’inquiète Shinichi Kokubun, qui craint l’étiquette de village de la zone interdite. « À Tchernobyl, on ne peut pas approcher si près. Futaba va attirer du tourisme macabre, je le crains. » 

    Pour Katsuyoshi Kuma, 71 ans, rentrer à Futaba dans les conditions actuelles, c’est hors de question. « Ce n’est pas que l’on ne veut pas rentrer, c’est plutôt que l’on ne peut pas décemment le faire. » Pour cet enfant du pays, l’ensemble est pensé à l’envers : avant d’installer des gens, il faut d’abord réfléchir à leurs conditions de vie. « Comment va-t-on survivre ? Et ceux qui ne veulent pas d’une HLM, où vont-ils aller ? » 

    La maison de Katsuyoshi Kuma se trouve dans la partie de la ville où l’interdiction de résider n’a toujours pas été levée. Sa maison risque de rester inaccessible encore un certain temps, si ce n’est toujours. « La zone qui a été rouverte concentrait autrefois plus de 60 % de la population. Nous, nous vivions dans la montagne. » Futaba, c’était le quotidien d’une « petite ville de campagne ». « Il y avait pas mal d’agriculteurs. » 

    Les habitant·es qui travaillaient la terre « ne veulent plus revenir ». Désabusé, Katsuyoshi Kuma rêve néanmoins de « rentrer un jour pour cultiver des légumes et du riz sur [s]on lopin de terre ». En attendant, il ne retournera pas vivre à Futaba. « Si je ne peux pas retourner dans ma maison, cela ne m’intéresse pas. » 

    Il vit aussi à Nakoso, mais pas dans le quartier des personnes évacuées. Il préfère s’en éloigner un peu mais pas trop : comme autrefois, lorsque du haut de ses montagnes il continuait de garder un œil bienveillant sur sa communauté, sans trop s’y mêler.

    La zone devrait-elle rester condamnée ? La menace de la radioactivité est-elle pleinement levée ? Cette ville dont la centrale assurait autrefois l’emploi d’une grande partie des habitant·es parviendra-t-elle à recréer un bassin économiquement viable ?

    Dans la mairie, une centaine de fonctionnaires travaillent à relancer la machine. Ils comptent aussi sur de nouveaux arrivants, originaires d’autres régions du Japon, qui veulent participer à l’effort de reconstruction. Sur la question de la radioactivité, les autorités locales se veulent rassurantes.

    « Je comprends la peur, avoue Naoya Matsubara. Mais en 2011, les doses de radioactivité étaient très élevées, cela n’a plus rien à voir avec aujourd’hui. » Shinichi Kokubun et Katsuyoshi Kuma ont décidé de faire confiance. Malgré ce qu’ils ont vécu, ils ne sont pas contre le nucléaire. Pour eux, la décontamination est « un chantier qui fonctionne et il n’y a pas de raisons de croire que l’on nous ment ».

    Trishit est plus tourmenté. « C’est une peur que je garde dans un coin de ma tête… Mais que faire ? Abandonner ? Est-ce que l’on devrait empêcher les gens de rentrer chez eux si c’est leur vœu le plus cher ? » Il poursuit : « Il faut garder espoir. » 

    Ce redémarrage à zéro, l’étudiant, débordant d’optimisme, le perçoit aussi comme une « occasion de réfléchir à notre lieu de résidence, de repenser la ville selon les besoins des citoyens, de façon durable ». Si la communauté se reconstruit ainsi, « ce sera une expérience humaine incroyable ».

    Katsuyoshi Kuma boit son café glacé. Il se redresse et sans un mot, il tire sur son tee-shirt, découvrant sa gorge et une large cicatrice. « J’ai été opéré de la thyroïde il y a quatre ans. Tout de suite, j’ai pensé à la centrale. Y a-t-il un lien ? » À l’époque, il contacte Tepco. « Un employé, qui est resté anonyme, m’a dit d’aller au tribunal. » 

    Pourtant, Katsuyoshi Kuma ne fera rien. « C’est compliqué pour moi, ce type de procédure. Je me suis résigné. La cause, je ne la connaîtrai jamais... » Mais il affirme : « Je ne suis pas le seul. D’autres ont vécu la même chose que moi. On ne saura jamais vraiment à quelles doses nous avons été exposés lorsque nous avons évacué. C’est vrai que nous aussi nous sommes des #hibakusha. » Depuis le 11 mars 2011, « nos vies ont été bien sombres ».

    https://www.mediapart.fr/journal/international/041222/rentrer-ou-pas-futaba-pres-de-fukushima-le-dilemme-des-anciens-habitants#a

    #nucléaire #retour #catastrophe_nucléaire #IDPs #déplacés_internes #habitabilité

    –—

    voir aussi ce fil de discussion, qui traite aussi des questions des retours :
    https://seenthis.net/messages/767195

  • Kapitalozän - Zeitschrift Luxemburg
    https://zeitschrift-luxemburg.de/ausgaben/kapitalozaen

    Face à la crise planétaire l’idéologie bourgeoise a pondu le terme #Anthropocène pour nous faire croire que toi et moi sommes responsables pour le dérèglement catastrophique du climat qui menace l’espèce humaine et toute la vie sur terre. C’est simplement faux car ce n’est pas notre existence qui en est la cause. Pour désigner le coupable il faudrait employer le terme #Capitalocène, car ce sont les intérêts du capital et les membres de la classe dominatrice qui ont poussé le monde entier dans l’abîme de la catastrpophe écologique. La revue Luxemburg consacre son dernier numéro à la discussion du Capitalocène .

    Disponible gratuitement en ligne comme PDF et en HTML

    Krieg, Erderwärmung, Inflation: Eine Krise jagt die nächste. Doch sie lösen einander nicht ab, sondern verstärken sich wechselseitig. Wie lässt sich eine Zeit auf den Begriff bringen, die sich selbst überschlägt? Führt der Katastrophenkapitalismus über kurz oder lang zum ökologischen Kollaps? Es ist die kapitalgetriebene Aneignung und Verwertung der Natur, die uns all das eingebrockt hat. Wir leben im #KAPITALOZÄN

    Inhalt

    Kannibalismus des Kapitals
    Welche Strategie braucht die Klimabewegung?
    Kommunismus und Katastrophe
    Streiken fürs Gemeinwohl
    Grüner Kolonialismus und globale Solidarität
    Kalter Krieg in der Heißzeit?
    An der Grenze des Weißseins

    #capitalisme #écologie #catastrophe_climatique #rrchauffement_de_la_terre

  • [Vidéos] Le Maquis en Catalogne (1939 - 1963) - PARTAGE NOIR
    https://www.partage-noir.fr/le-maquis-en-catalogne-1939-1963

    Un documentaire, en sept chapitres, qui traite de l’histoire du mouvement de guérilla antifranquiste en Catalogne, de la fin de la guerre civile jusqu’à sa fin dans les années 1960.

    #CNT #Catalogne #Guerilla #Antifranquiste #Fédérica_Montsény #Francisco_Sabaté

  • Octobre 2022 bat tous les reccords de chaleur jamais enregistrés en France pour octobre - Déni ou luttes offensives ?
    https://ricochets.cc/Octobre-2022-bat-tous-les-reccords-de-chaleur-jamais-enregistres-en-France

    Le réchauffement climatique s’accélère et ses effets néfastes s’installent. En moyenne +3.5°C pour octobre 2022 ! Mais plus la situation s’aggrave moins les médias dominants et le Pouvoir discutent des problèmes de fond. Ils nous enfument avec d’autres sujets ou avec leur solutionnisme techno-industriel, en se gardant bien de nommer la civilisation industrielle comme cause des désastres. Est-ce que les saines réactions de révolte organisée vont se multiplier afin qu’une offensive puisse s’affirmer, où la (...) #Les_Articles

    / #Catastrophes_climatiques_et_destructions_écologiques

    https://www.ouest-france.fr/environnement/rechauffement-climatique/pourquoi-les-anomalies-de-temperatures-d-octobre-pourraient-etre-les-pi
    https://mediascitoyens-diois.info/2022/10/emma-haziza-octobre-2022-nous-raconte-un-nouveau-niveau-attei

  • L’écoterrorisme, c’est la brutalité quotidienne des Etats et du capitalisme, c’est le réchauffement climatique et les destructions du vivant
    https://ricochets.cc/L-ecoterrorisme-c-est-la-brutalite-quotidienne-des-Etats-et-du-capitalisme

    Le terrorisme de l’Etat-capitalisme s’exerce quotidiennement dans la banalité froide du contrôle social, des inégalités sociales, des vies brisées par le travail, les pollutions, le désespoir, les canicules récurrentes, les violences d’Etat... Et parfois, souvent même, ce terrorisme institutionnel et armé éclate encore plus crûment dans une répression brutale et absurde pour protéger des projets et politiques criminels caricaturaux ; à Sainte Soline pour protéger l’agro-industrie ce week-end, ou dans le (...) #Les_Articles

    / Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire, Catastrophes climatiques et destructions (...)

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature... #Catastrophes_climatiques_et_destructions_écologiques
    https://ricochets.cc/IMG/distant/html/watchvHtj-zfbddd-60bc4f0.html

  • COMBATTRE L’EFFONDREMENT FINANCIER ET ENVIRONNEMENTAL EN COURS – Gaël Giraud
    https://www.les-crises.fr/combattre-l-effondrement-financier-et-environnemental-en-cours-gael-girau

    Gaël GIRAUD est économiste et prêtre jésuite. Directeur de recherches au CNRS, il dirige depuis 2021 le programme de justice environnementale à l’université de Georgetown. Depuis plusieurs années, il alerte sur les risques d’effondrement économique, financier et environnemental pesant sur notre civilisation. À l’occasion de la parution de son nouveau livre « Composer un monde en […]

    #Non_classé #Catastrophe_environnementale #Changement_climatique #Crise_économique #Crise_financière #Non_classé,_Catastrophe_environnementale,_Changement_climatique,_Crise_économique,_Crise_financière

  • Le réchauffement climatique encore plus rapide que prévu : le GIEC encore trop optimiste
    https://ricochets.cc/Le-rechauffement-climatique-encore-plus-rapide-que-prevu-le-GIEC-encore-tr

    Le réchauffement climatique catastrophique et meurtrier fabriqué par la civilisation industrielle s’accélère, tandis que le système en place continue - forcément il ne peut pas faire autrement - d’aggraver les choses et d’accentuer ses moyens de répression contre toute forme de contestation. Au vu des possibles effets de seuil (boucles de rétroaction positive), les scénarios terrifiants du GIEC pourraient bien être encore trop « optimistes ». Les actions de résistance, de luttes et d’alternatives (...) #Les_Articles

    / #Catastrophes_climatiques_et_destructions_écologiques

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/10/20/en-france-le-rechauffement-climatique-s-annonce-pire-que-prevu-selon-de-nouv
    https://basta.media/Points-de-bascule-Notre-derniere-chance-d-eviter-l-effondrement-consiste-a-
    https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/21144_GIEC-2.pdf
    https://reporterre.net/Des-militants-antipub-perturbent-le-Mondial-de-l-auto
    https://reporterre.net/Mouvement-climat-strategie-Radicalite-luttes-locales-criminels

  • La Confédération paysanne Drôme se bat POUR une gestion démocratique de l’eau
    https://ricochets.cc/La-Confederation-paysanne-Drome-se-bat-POUR-une-gestion-democratique-de-l-

    Après les graves épisodes de sécheresse et de canicules accentués par le réchauffement industriel provoqué par la civilisation industrielle (dont l’agro-industrie), la Confédération paysanne #Drôme se bat pour une gestion démocratique de la ressource en eau, pour une gestion soutenable qui préserve la biodiversité, la vie, la souverainteté alimentaire locale et les paysans. Motion sur la gestion de l’eau lors de la Session de la Chambre d’agriculture départementale le 30 septembre 2022 à Bourg-lès-Valence (...) #Les_Articles

    / Drôme, #Agriculture, #Catastrophes_climatiques_et_destructions_écologiques

    https://drome.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=12875
    https://drome.confederationpaysanne.fr/sites/41/articles/documents/220915_Motion%20Eau_CP_Drome.pdf
    https://www.riviere-drome.fr/commision-locale/reunions

    • #Sitopia. How Food Can Save the World

      Sitopia is the sequel to Hungry City. It explores the idea, first developed in Hungry City, that food shapes our lives, and asks what we can do with this knowledge in order to lead better ones. In essence, it is a practical, food-based philosophy.

      Food is the most powerful medium available to us for thinking in a connected way about the numerous dilemmas we face today. For countless millennia, food has shaped our bodies, lives, societies and world. Its effects are so widespread and profound that most of us can’t even see them; yet it is as familiar to us as our own face. Food is the great connector – the staff of life and its readiest metaphor. It is this capacity to span worlds and ideas that gives food its unparalleled power. Food, you might say, is the most powerful tool for transforming our lives and world that we never knew we had.

      While Hungry City explored how the journey of food through the city has shaped civilisations over time, Sitopia starts with a plate of food and travels out to the universe. Its structure thus consists of a series of overlapping scales, in which food is always central. Food animates our bodies, homes and societies, city and country, nature and time – seven scales that form the chapters in the book. This idea came from a drawing I did in 2011, in order to understand food’s place in our world. The drawing showed me how food’s effects at various scales interact in myriad interconnected ways. From the cultural norms into which we are born spring personal tastes and preferences that affect our individual health and pleasure, but also the vibrancy of local economies, global geopolitics and ecology. This interconnectivity made the book tricky to write, since every chapter overlapped with every other. As I wrote, however, a hidden structure began to reveal itself: as well as radiating out from food like ripples from a pond, the chapters, I realised, were mirrors of one another, so that Chapter 1 (Food) was mirrored by Chapter 7 (Time), in the sense that the former dealt primarily with life, while the latter was concerned with mortality. Similarly, Chapter 2 (Body) explores how out of synch with our world we have become, while Chapter 6 (Nature) offers a solution: to re-engage with the natural world. Chapter 3 (Home) examines our relative lack of a sense of belonging, while Chapter 5 (City and Country) shows how by rethinking the ways we inhabit land, we can regain our sense of home. It is not insignificant that this mirroring effect should have revolved around the central Chapter 4 (Society), which I came to realise was indeed pivotal, since the manner in which we share is key to all the rest.

      These two drawings – the original sketch exploring the scales of food and the chapter structure – were key to the creation of Sitopia. The first was the direct inspiration for the book and the second, drawn about half-way through the writing process, became pivotal to my understanding, not just of the book’s narrative structure, but of the way in which it echoes that of our experienced world. The Allegory of Sitopia, which illustrates many of these themes, was kindly drawn for me by the wonderful artist Miriam Escofet and forms the frontispiece of the book.

      https://www.carolynsteel.com/sitopiabook
      #livre #alimentation #nourriture

    • Carolyn Steel : « L’habitat idéal pour un animal politique est d’avoir un pied en ville et l’autre à la campagne »

      Dans son nouveau livre, l’architecte urbaniste britannique plaide pour une réorganisation de la #ville à partir des besoins en alimentation.

      Architecte urbaniste britannique, Carolyn Steel voit dans la nourriture « la clé de la ville » mais constate que « nous n’en parlons pas, nous ne voyons pas d’où elle vient ». Paru en mars 2020, Sitopia. How Food Can Save the World (« Sitopie. Comment la nourriture peut sauver le monde », Chatto & Windus, non traduit) invite à repenser villes, multinationales, écologies et relations humaines. Ambitieux projet qu’elle justifie en écrivant que « la nourriture, le support omniprésent de la civilisation, a toujours façonné le monde, pas toujours pour le mieux ».

      Votre travail vous a fait découvrir ce que vous appelez le « #paradoxe_urbain ». Qu’entendez-vous par là ?

      J’ai étudié l’architecture, où nous parlions sans arrêt des villes et de l’#urbanisation croissante sans jamais aborder les enjeux liés à la #campagne, soit l’autre face du phénomène. C’est là qu’a lieu la #production_agricole sans laquelle nous n’existerions pas.

      Aristote souligne notre dualité fondamentale en disant que nous sommes des animaux politiques. Nous avons besoin de la société et de nourriture provenant du milieu naturel. Les villes produisent le côté politique, mais pas ce qui nous rend heureux et nous permet de prospérer en tant qu’animaux. Voilà le paradoxe urbain.

      L’habitat idéal pour un animal politique est d’avoir un pied en ville et l’autre à la campagne. Les riches ont toujours fait ça. C’est bien entendu ce que nous voulons tous mais la plupart d’entre nous n’en ont pas les moyens. Ça devient un problème de design : comment on peut concevoir un environnement dans lequel les animaux politiques peuvent s’épanouir et apprendre. En reconnaissant le paradoxe, nous pouvons transformer notre manière de concevoir les espaces dans lesquels nous vivons.

      Comment expliquez-nous qu’on ne prête pas davantage attention à la manière de nourrir nos villes ?

      La nourriture pâtit d’un gros problème d’invisibilité. Jadis, les animaux étaient conduits jusqu’en plein centre. Les marchés renforçaient la relation entre villes et campagnes de manière vivante.

      Mais nous avons perdu tout ça avec les chemins de fer qui ont rendu possible le transport de nourriture rapidement et sur de longues distances. Pour la première fois, on pouvait construire des villes loin des côtes et des rivières. Cela a marqué le début de l’urbanisation massive. Les gens ignoraient de plus en plus d’où provenait leur alimentation.

      Nos ancêtres savaient que le contrôle de la nourriture constituait une forme de pouvoir. Aujourd’hui, une poignée de multinationales en a plus que certains Etats-nations. La conséquence la plus grave est l’illusion que la nourriture créée par l’industrialisation peut être « bon marché ».

      Cela engendre une #catastrophe_écologique. Nous traitons les animaux avec cruauté et les travailleurs agricoles presque comme des esclaves (parfois littéralement). La production industrielle de nourriture, facteur de déforestation, est responsable pour un tiers de l’émission des gaz à effet de serre.

      Vous développez ces points dans votre premier livre, Ville affamée. Avec Sitopia que vous venez de publier, vous allez plus loin. Qu’entendez-vous par « économie sitopienne » ?

      L’idée de Sitopie, du grec sitos, « nourriture », et topos, « lieu », m’est venue à la fin de Ville affamée. J’ai réalisé que nous vivions dans un monde façonné par la nourriture, mais mal façonné. Elle est la meilleure connexion entre nous et nous rapproche aussi du monde naturel. La traiter comme un bien de peu de prix et en externaliser les coûts met nos valeurs sens dessus dessous. Je propose d’aller vers un système de nourriture fondé sur sa valeur réelle. Premier gain, si nous répercutions à nouveau ses coûts réels sur son prix, les produits artisanaux et écologiques nous sembleraient de véritables aubaines, puisque ce sont les seuls qui internalisent de tels coûts.

      Ensuite, nous nous rendrions compte qu’une partie de la population n’a pas les moyens de se nourrir. C’est pourquoi je propose le contrat social « sitopien » : je mange bien, tu manges bien aussi. Mon image d’une bonne société est celle où nous nous asseyons et mangeons ensemble autour d’une table. C’est reconnaître que manger, c’est ce qui nous unit aux autres et à l’ensemble du système écologique. Construire notre société autour du partage d’un bon repas tous les jours, telle est l’idée de base.

      Ça n’est pas une idée entièrement nouvelle…

      Elle s’inspire en effet du concept de cité-jardin, inventé en 1898 par Ebenezer Howard à l’issue d’une crise agricole provoquée, en Grande-Bretagne, par des importations à bas coûts de céréales américaines. Comme le Brexit auquel je m’oppose.

      L’idée était de construire de nouveaux centres urbains, petits et compacts sur des terres agricoles achetées à bas prix du fait de la dépression. Ce ne serait pas le propriétaire qui s’enrichirait (comme à la ville), mais la ville qui achèterait les terres agricoles pour la communauté et les mettrait à disposition de ses membres moyennant une rente foncière. A mesure qu’elle augmenterait – c’est inévitable si vous construisez une nouvelle ville au milieu de nulle part –, l’argent serait utilisé pour financer les transports publics, la santé, etc. Une sorte d’Etat-providence à l’échelle d’une ville.

      Valoriser la nourriture mènerait, selon vous, à une renaissance rurale. Comment voyez-vous le futur des villes ?

      Il y a, d’abord, l’aspect spatial. Plus les villes grandissent, plus les campagnes s’éloignent pour ceux qui vivent en leur centre. Je propose de rétablir la relation entre la ville et sa région, et d’introduire l’espace de production de nourriture dans la ville. L’Europe est pleine d’espaces inefficaces structurés par le béton, qui pourraient devenir productifs. Nombre de terrains pourraient être convertis en jardins, vergers, fermes communaux. Bien entendu, cela ne pourra jamais nourrir la ville dans sa totalité mais ça peut redonner aux gens accès à la nature.

      Comment voyez-vous l’impact du Covid-19 sur le système alimentaire que vous dénoncez ?

      Il y a eu un aspect positif. Dans les pays riches, on a redécouvert le plaisir de manger. Les gens ont disposé de plus de temps. Ils se sont mis à cuisiner avec leurs enfants mais aussi pour leurs voisins. Ils ont veillé au bien-être de la dame âgée en bas de la rue. La nourriture a retrouvé son pouvoir de rassemblement.

      Mais le négatif est peut-être plus important. La pandémie est venue exacerber les inégalités et beaucoup de gens ont dû se rabattre sur les banques alimentaires.

      Par ailleurs, de nouvelles connexions se sont créées entre consommateurs et producteurs mais personne ne veut faire les récoltes en Grande-Bretagne (ce qui fait ressortir la fragilité du pays). Nous sommes une société qui refuse littéralement de se nourrir. Si vous payez 30 livres par heure pour récolter des carottes, je peux vous dire que vous en trouverez des gens ! Une fois de plus, la valeur est biaisée.

      Quelles conséquences tout cela pourrait-il entraîner ?

      De nombreux petits producteurs, petites entreprises alimentaires et petits restaurants indépendants ne survivront pas au profit des Starbucks, McDonald’s, Amazon et Google. Cela m’attriste et me bouleverse, mais c’est presque inévitable.

      J’espère, par contre, sincèrement – c’est plus un souhait qu’autre chose – que les Sitopiens qui comprennent la valeur de la nourriture et son pouvoir utiliseront le Covid-19 pour dire : nous avons découvert ce qui compte vraiment dans la vie, avoir un emploi décent, de quoi manger et un toit sur la tête. Nous avons les moyens d’assurer ça.

      Le New Green Deal [« nouvelle donne verte »] va dans ce sens. Il y a là une chance unique de bien faire les choses.
      Vous incitez à accepter la complexité pour comprendre le rôle essentiel de la nourriture, mais vous en faites une voie unique pour comprendre le monde. N’est-ce pas contradictoire ?

      Vous avez mis le doigt sur ce que j’aime le plus avec la nourriture. Elle est à la fois la chose la plus simple – si simple qu’on peine à la voir – et la plus complexe. Un outil, un moyen et une manière de penser et d’agir. Toutes ces questions reviennent à bien se traiter les uns les autres, à être dans une société égalitaire.

      Pour y parvenir, vous faites appel aux anarchistes et à une conception différente de la taxe foncière…

      Ils ont eu une grande influence sur Ebenezer Howard et sa proposition de cité-jardin. L’idée de base – elle vient de Proudhon – consiste à distinguer la « propriété individuelle privée » (proprietorship), qui permet de dire « c’est ma terre à perpétuité, elle n’appartient à personne d’autre », et la « possession » de la surface dont j’ai besoin pour cultiver et/ou pour vivre… mais qui appartient, en dernière instance, à la société. C’est une conception différente de la propriété foncière qui ouvre la porte à un nouveau type d’imposition, notamment pour les villes.

  • #écologie #planète #terre #environnement
    #capitalisme #catastrophe
    #productivisme #consumérisme #croissancisme
    #anticapitalisme #décroissance

    🛑🌍 En dix ans, plus 1700 activistes écolos ont été tués dans le monde...

    « Deux ou trois morts par semaine, un meurtre tous les deux jours environ pendant dix ans. Plus de 1 733 défenseurs de la terre et de l’environnement ont été tués entre 2012 et 2021, selon les chiffres du rapport 2022 de Global Witness. Assassinés par des tueurs à gages mandatés par des groupes criminels organisés ou leurs propres gouvernements. Tués par balles. Tabassés. Torturés parfois. Attaqués chez eux, devant leurs familles, ou endormis dans leur lit. Marchant sur un chemin ou conduisant leur voiture. Retrouvés abandonnés au bord d’une route, ou en morceaux dans une poubelle (...) »

    https://reporterre.net/En-dix-ans-plus-1700-activistes-ecolos-ont-ete-tues-dans-le-monde

  • Phosphore et profit font bon ménage : engrais toxique pour patates et céréales
    https://ricochets.cc/Phosphore-et-profit-font-bon-menage-engrais-toxique-pour-patates-et-cereal

    La France est le premier utilisateur d’engrais phosphatés en Europe, à raison de plus de 400 000 tonnes par an. C’est un fertilisant utilisé surtout pour les céréales et les pommes de terre et qui est censé favoriser de gros rendements. Mais il contient du cadmium. C’est un métal lourd, classé cancérogène pour l’humain, et qui, à haute dose, abîme les reins, les os et l’appareil respiratoire. Un poison qui plombe les sols puis contamine toute la chaîne alimentaire… Dans son dernier numéro, « Que choisir » (...) #Les_Articles

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    #Le_monde_de_L'Economie
    https://basta.media/La-malediction-des-phosphates-dans-les-coulisses-polluees-et-desertifiees-d

  • Le capitalisme c’est la destruction non créatrice : exemples
    https://ricochets.cc/Le-capitalisme-c-est-la-destruction-non-creatrice-exemples.html

    Selon la théorie économique officielle, le capitalisme produirait de manière accélérée et perpétuelle une « destruction créatrice » du fait de l’innovation technologique, ce qui générerait un progrès (des forces productives et du volume d’argent). Or, le capitalisme semble plutôt accélérer le chaos et les formes de destructions non-créatrices de quoi que ce soit, il crée surtout des pollutions et de la mort en série. Quelques exemples actuels : Plutôt que de livrer son gaz à l’Europe, la Russie le brûle - La (...) #Les_Articles

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    https://fr.wikipedia.org/wiki/Destruction_cr%C3%A9atrice
    https://reporterre.net/Plutot-que-de-livrer-son-gaz-a-l-Europe-la-Russie-le-brule
    https://www.facebook.com/1837035587/videos/596054905504278

  • Vercors : le béton coule à flot au col de la Bataille pour industrialiser le tourisme avec le projet « sublimes routes » du département Drôme
    https://ricochets.cc/Vercors-le-beton-coule-a-flot-au-col-de-la-Bataille-pour-industrialiser-le

    D’abord un article de la FAUP, puis quelques remarques : Une toupie à béton, un écogarde et un bus de Liverpool Vendredi 2 septembre, route du Col de la Bataille. Bon allez, on va le voir ce Col de la Bataille ? Tant de bruits courent sur les travaux qui se déroulent, en cet été 2022, dans cet épicentre des aménagements des fameuses « sublimes routes du Vercors »… On passe le Col de Carri, Lente et on arrive au Pas de l’Aubasse. Désert. Des barrières de chantier, des grilles et fers à béton. Ha tiens, (...) #Les_Articles

    / #Catastrophes_climatiques_et_destructions_écologiques, Tourisme, idylle ou divorce ?, Tourisme, sports & loisirs, #Le_monde_de_L'Economie, #Ecologie, (...)

    #Tourisme,idylle_ou_divorce ? #Tourisme,_sports&_loisirs #Drôme
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  • Début d’auto-emballements des désastres planétaires causés par la civilisation industrielle ?
    https://ricochets.cc/Emballements-des-desastres-causes-par-la-civilisation-industrielle.html

    Il semblerait que l’auto-emballement des catastrophes climatiques produites par la civilisation industrielle ait débuté : Les incendies ont causé des émissions de CO2 records - Selon le programme européen Copernicus, les incendies de forêt qui ont ravagé l’Europe ces derniers mois ont provoqué des émissions de gaz à effet de serre très élevées. Les scientifiques ont surveillé tout au long de l’été l’intensité des émissions quotidiennes, ainsi que l’impact des feux de forêt sur la qualité de l’air. D’après (...) #Les_Articles

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    https://reporterre.net/Les-incendies-ont-cause-des-emissions-de-CO2-records
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    https://reporterre.net/La-canicule-a-cause-vraisemblablement-11-000-morts-en-France
    https://reporterre.net/Deforestation-l-Amazonie-a-atteint-son-point-de-bascule
    https://reporterre.net/Climat-Nous-sommes-proches-de-plusieurs-points-de-bascule

  • Suite sécheresse et canicule : le syndicat de la rivière Drôme lance un questionnaire sur l’eau...
    https://ricochets.cc/Suite-secheresse-et-canicule-le-syndicat-de-la-riviere-Drome-lance-un-ques

    Après canicules et sécheresse record dans le bassin versant de la rivière Drôme comme partout ailleurs, que font autorités et institutions ? Rien, nada. Seul le SMRD (Syndicat Mixte de la Riviere Drôme et de ses affluents) semble s’activer un peu et sauver l’honneur ...en proposant un formulaire consultatif en vue de prochaines actions de sensibilisations à la question de l’eau : voir le Formulaire de la SMRD En réponse à un niveau historiquement bas de nos cours d’eau en cet été 2022, le SMRD souhaite (...) #Les_Articles

    / #Vallée_de_la_Drôme, #Ecologie, #Catastrophes_climatiques_et_destructions_écologiques

    https://www.riviere-drome.fr
    https://framaforms.org/leau-dans-la-vallee-de-la-drome-1662021553
    https://framaforms.org/leau-dans-la-vallee-de-la-drome-1662021553/public-results