• Sexualité : en finir avec les injonctions paradoxales

    « Il faut pimenter sa vie sexuelle », « le sexe est meilleur quand il fait un peu mal »... Les femmes sont victimes de matraquage, dénonce Maïa Mazaurette dans une chronique « coup de gueule ». Car comment réussir à s’écouter quand on demande de considérer l’insulte comme un compliment et la douleur comme un plaisir ?

    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2020/02/23/sexualite-en-finir-avec-les-injonctions-paradoxales_6030503_4500055.html

    ...quand un homme dit non, personne ne vient lui expliquer qu’il pense oui. Parce que quand il a mal, personne ne prétend que c’est pour son bien, que ça n’a pas d’importance, ou qu’il doit réessayer pour s’habituer. Aucun magazine masculin ne propose de se frotter le pénis contre une râpe à fromage avant un rapport pour « pimenter » ses ébats.

    Le point commun de ce matraquage est simple : aux femmes, et aux femmes seulement, on demande de nier leur propre ressenti. Pas parce qu’elles sont folles, mais parce que leur ressenti constitue un bâton dans les roues des partenaires égoïstes (tous les hommes ne sont pas égoïstes). Si les femmes cessent de se faire confiance, alors on peut leur faire subir absolument n’importe quoi : en l’occurrence des violences, des injures, des rapports non désirés et des techniques sexuelles inefficaces.
    Tour de passe-passe

    Dans son ouvrage Pourquoi le patriarcat ? (Flammarion, 2019), la psychologue américaine Carol Gilligan raconte comment la construction de l’identité féminine repose sur ce tour de passe-passe. Vers la pré-adolescence, les filles apprennent à dire « I don’t know » (« je ne sais pas »), tandis qu’encore plus tôt, les petits garçons apprennent à dire « I don’t care » (« je m’en fiche »).

    Cette réduction au silence de ses propres émotions génère des conséquences bien réelles, comme des troubles de la concordance sexuelle. Les travaux de la sexologue américaine Meredith Chivers démontrent en effet que même quand les femmes ressentent une excitation physique (afflux sanguin dans les zones génitales, lubrification), elles n’en sont pas toujours conscientes. Exactement comme s’il existait une barrière invisible entre la tête et le corps.

    Cette discordance est probablement multifactorielle (autocensure, tests mal adaptés, etc.), mais tout de même : comment s’écouter soi-même, quand notre culture sexuelle nous demande en permanence de considérer l’insulte comme un compliment, la douleur comme un plaisir, ou le ressentiment comme un motif de désir ? Quand il faut en permanence « transcender » les signaux les plus élémentaires du corps ?

    Ces aphorismes ne concernent d’ailleurs pas seulement le champ sexuel : « la force des femmes, c’est leur faiblesse », « Les plus visibles sont les plus minces », « L’accouchement est le plus beau jour de leur vie ». On fait comme si les femmes étaient irrationnelles (ce qui revient à les psychiatriser), alors que c’est la logique sous-jacente qui est irrationnelle. Et abusive. « Elle dit non, elle pense oui », « elle dit oui, elle pense oui », « quand on aime son conjoint, on lui donne des rapports », « quand on déteste son conjoint, on lui donne des rapports » : la ficelle est énorme, et nous valons mieux que ces discours littéralement aberrants.

    #sexisme #injonction_paradoxal #catch22 #domination_masculine #hétérosexisme #hétérosexualité #amour #haine #culture_du_viol #BDSM #porno

  • Et si on parlait de la charge mentale de Noël ?
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/12/23/et-si-on-parlait-de-la-charge-mentale-de-noel

    Selon une enquête réalisée en 2017 sur un échantillon représentatif de 1009 personnes, 80% des femmes en couple préparent le dîner chaque jour en semaine, 92% ont le sentiment d’être responsables du foyer et 95% se sentent plus responsables des enfants que les hommes.

    Sans surprise, la période des fêtes ne fait qu’amplifier la charge mentale que les femmes subissent déjà quotidiennement. Qu’il s’agisse d’établir la liste des courses, d’acheter les cadeaux de toute la famille, de piétiner pendant des heures au rayon jouets, de décorer la maison pour en faire un havre de paix qui sent le pain d’épices, d’organiser jeux et activités pour occuper les enfants, de préparer les valises en cas de départ en vacances, de dresser la table, de cuisiner pendant des heures (liste hélas non exhaustive), la somme des choses à faire semble s’étirer jusqu’à l’infini. Un labeur évidemment non rémunéré, qui profite à toute la famille et notamment aux hommes.

    Qui n’a jamais observé les femmes de sa famille s’affairer en cuisine – le saumon fumé ! la dinde aux marrons ! la bûche au chocolat ! – pendant que les hommes conversent nonchalamment autour d’un verre est non seulement chanceux.euse, mais a également raté une expérience sociologique essentielle.

    La période de Noël n’est pas le seul moment lors duquel la force de travail et la charge émotionnelle des femmes sont réquisitionnées. Mariage, anniversaire, célébrations diverses : tous les événements qui rythment la vie sont généralement pensés, élaborés et organisés par les femmes, qui y voient l’occasion de mettre en œuvre les compétences relationnelles, d’organisation et de soin à autrui qu’elles ont spécifiquement acquises (note pour les néophytes : non, ce n’est pas inné).

    Mais ce n’est pas la seule raison.

    En réalité, ce n’est pas tant que les femmes se plient de bonne grâce à ces marathons organisationnels – il y a plus fun que d’organiser une cérémonie de mariage de A à Z ou de préparer un repas de réveillon pour 20 personnes, par exemple.

    C’est aussi et surtout une affaire de traditions genrées et d’attentes sociales, si solidement établies qu’il peut être difficile d’y échapper.

    Les femmes sont en effet jugées sur leurs capacités (et leur motivation) à être une bonne « maîtresse de maison » – même si plus personne ne se risquerait à employer une expression aussi désuète, pour ne pas dire sexiste. Plus globalement, la société les déclare responsables des événements familiaux, de l’atmosphère du foyer et du bien-être de ses membres – et qu’importe si elles doivent sacrifier le leur au passage.

    Il est donc attendu qu’elles endossent sans mot dire le rôle qui leur a été assigné, celui d’une G.O (gentille organisatrice) enthousiaste et infatigable. C’est à elles qu’il revient de rendre les membres du foyer heureux, de désamorcer les potentiels conflits, de s’assurer de la bonne ambiance générale, et de combler les besoins gustatifs, esthétiques et récréationnels de leurs convives. C’est sur elles que pèse le devoir d’occuper les fonctions de cheffe cuisinière, décoratrice, organisatrice d’événement, médiatrice et lubrifiant social. Le tout gratuitement et sans se départir de leur bonne humeur, bien sûr.

    Ces normes sociales sont particulièrement difficiles à combattre car elles sont implicites, sous-jacentes, et profondément ancrées. Leur invisibilité est un piège, puisque ce qui n’est pas nommé n’existe pas.

    #sexisme #charge_mentale #maitresses_de_maison #domesticité #dominant

    • En écoutant l’émission de conseils de radio binge sur la survie à Noël
      https://seenthis.net/messages/816699
      j’ai été assez gêné de les entendre suggéré de se réfugié en cuisine ou l’ambiance serait meilleur et moins oppressante. Perso j’y aurais plutot envoyé les oncles et cousins afin qu’ils me démontrent par l’exemple leur prétendu égalitarisme ou humanisme. Je ne conteste pas que 80% du temps ce sont les femmes et les filles qui sont en cuisine et sont moins oppressives que 80% des hommes qui picolent le cul sur leur chaise en se faisant servir tout en t’expliquant que l’égalité est déjà là, mais en même temps ca renforce le problème et ca désempouvoire les femmes qui sont renvoyé avec bienveillance aux fourneaux. Classique #catch22 ou effet des #injonctions_paradoxales qui fait que pile tu perd et face tu ne gagne pas.

      Mais surtout ce qui me chiffonne autour des fetes de famille et ici Noel, c’est la permanance du tabou sur les violences interfamilliales.
      l’article que je met ici demande

      Et si on parlait de la charge mentale de Noël ?

      mais je demande
      https://www.youtube.com/watch?v=6rfWuHK0uEQ&feature=emb_title


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      «Et si on parlait des violences intrafamiliales de Noël ?»

      Car si on écoute les conseils les seuls problèmes qu’on rencontrent à Noël ce sont des remarques irritantes sur nos choix politique, mais Noël c’est le moment ou la famille est réunie et la famille c’est le premier lieu d’oppression. C’est le moment ou un agresseur va être accueilli et avoir l’occasion d’agresser à nouveau, avec souvent l’excuse de l’alcool et profitant de la charge de travail qui tiens les femmes en cuisine. C’est le moment ou les victimes de violences sont revictimisées, confrontées au déni des agresseurs et de la famille - car il y a la charge mentale et émotionnelle de ne pas gacher cette bonne ambiance festive. Une fête qui est elle même fondatrice du concept de famille.

      C’est une période ou tu apprend aussi ta place et ta valeur dans le groupe. Une de mes grand mère détaillait à chacun·es des membre de la famille le prix du présent qu’elle offrait en fonction d’un rang qu’elle attribuait. Il y avait le rang d’ainesse modulé par le sexe, ainsi elle m’expliquait chaque années que mon petit frère avait un cadeau plus cher que moi parce que c’était un garçon, mais que ma petite soeur en avait un moins cher que moi car elle etait plus jeune. Je recommande cette technique pour faire des féministes radicales ;)
      Elle faisait ca aussi avec les adultes, les épouses de ses fils qui recevaient un bijoux en fonction de l’ainesse de leurs époux, c’etait un peu comme aux JO, or, argent, bronze... C’est assez particulier je veux bien le reconnaitre, surtout dans le coté explicite, mais je pense que noel c’est ce moment qui installe et favorise la répétition transgénérationnelle des violences intrafamiliales.

      #violences_intrafamiliales #inceste #famille #sexisme #agisme #discrimination #valeur #hiérarchie

    • L’article de départ parle aussi de mariage, et de la charge d’organisation qui incombe là aussi aux femmes. Le mariage est ritualisé avec des « enterrements de vie de garçon et maintenant jeunes filles ». Comme si les garçons se privaient vraiment d’avoir des maitresses et de prostituer une fois marié et comme ci c’etait eux qui allaient etre en deuil de leur liberté, de leur salaire, de leur nom, de leurs points de retraites... Et même si aujourd’hui on réprime moins vigoureusement l’adultère des femmes, la situation est loin d’être symétrique dans le mariage.

      C’est un peu comme si les femmes devaient redoublé les preuves de soumission dans les moments clé de leur asservissement.
      Ce sont les rituels de domestication des femmes, des étapes clés dans l’édifice des discriminations qui leur sont infligées.
      C’est en plus l’objet de toutes les cristalisations pour les femmes.
      Le plus beau jour de leur vie.
      Le jour ou elles peuvent mettre une robe de princesse et etre la reine de la soirée
      Noel c’est aussi le plus beau jour de l’année,
      L’accouchement c’est aussi le plus beau jour de la vie d’une femme
      Les enfants c’est ce qu’elles ont de plus précieux...
      – les hommes qui tirent les plus de bénéfices matériels et symboliques de ces rituels, affichent souvent leur mépris pour ces « trucs de bonnes femmes ».
      De mon coté la réponse à tout ceci c’est le boycott et je réfléchit à de nouveaux rituels (mais ca marche pas trop).

  • Ces #femmes dites « difficiles » parce qu’elles n’ont pas voulu se conformer aux #stéréotypes | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/photographie/ces-femmes-dites-difficiles-parce-quelles-nont-pas-voulu-se-confo
    https://www.nationalgeographic.fr/sites/france/files/styles/desktop/public/Jack_Klugman_Bobby_Riggs_Billie_Jean_King_Odd_Couple.jpg?itok=FZm

    Le titre du livre ne mentionne pas les sous-entendus qui entourent le terme « difficile ». Les femmes fortes, passionnées et déterminées ne se pavanent pas en disant « Regardez, je suis difficile ». Elles ne font que vivre leur vie. Ce terme « difficile » est utilisé par les autres pour décrire ces femmes. Si vous vous moquez de ce que les gens pensent, vous serez considérée comme une femme difficile parce que vous ne faites pas ce que l’on attend de vous. Une femme difficile est donc une femme qui ne fait pas ce qu’elle devrait faire, une femme qui dérange ou une femme qui estime que ses propres besoins, objectifs et désirs sont aussi importants que ceux des autres. L’une des premières critiques du livre m’a dit que la barre était bien basse. Je l’ai remercié d’avoir souligné ce point pour moi. Il ne faut pas grand chose pour être perçue comme une femme difficile. C’est pour cela que nous sommes si nombreuses [rires].

    #sexisme

    • Héhé @aude_v merci du signalement, en plus d’être une femme difficile, j’ai aussi entendu « une femme à qui on ne peut rien dire ». Ainsi mon père se dédouanait de mes reproches de m’avoir laissé travailler à 16 ans juste après la réussite de mon bac dans des conditions d’exploitation indignes : « Ah oui mais toi, on ne pouvait rien te dire. » C’est également sous ce prétexte qu’il cachait qu’il favorisait mes frères.
      Je ne sais pas si vous avez le même retour sur « toi, on ne peut rien te dire » mais je trouve que c’est fort de café de se retrouver avec un pouvoir de castration si fort qu’il vous retombe sur la gueule. D’autant que dès 13 ans mes parents ne se sont plus préoccupés de ce que je faisais. Mon père était juste gentiment misogyne, mine de rien sourd aux femmes, et j’ai mis longtemps à m’en rendre compte.
      Pour ma part je suis fière maintenant de m’être sortie d’une si mauvaise #estime_de_soi ayant commencé à parler à 25 ans, pas que j’étais muette, mais l’effacement était de mise.

    • @aude_v je vois bien ce que tu évoques, trouver sa place quand il n’y en a pas.
      Et c’est effectivement basée sur le principe des #injonctions_paradoxales. La phrase « on ne peut rien te dire » clôt la discussion en renvoyant à l’impossibilité de l’échange, elle fait taire ou se soumettre. Le continuum de ce conflit qui ne peut se résoudre est le reproche même de faire langage avec le sous entendu « parce que tu réponds ». Il me semble que cela recoupe ce dont tu parles où l’interlocuteur impose un point de vue qui vise à ostraciser avec son « tu gueules contre tout le monde ».

      Je suis très sensible au reproche de #déranger, tant pis, parce qu’au final c’est parfois la seule manière d’avancer et qu’il n’existe pas de changement qui puisse être confortable. Pas toujours facile à vivre cependant, mais je m’en revendique, d’ailleurs je monte une asso féministe de ce pas nommée #les_dérangées :)

    • J’avais aussi pensé à dérangeantes mais ça fait un peu penser à ménage ou déménagement, bref à ranger. Les dérangées me semble plus proches des enragées ou même des salopes, ou des folles hystériques ! et je trouve assez drôle de jouer de cette violence induite.

    • Le féminisme de Elle me laisse toujours perplexe. Si on regarde la définition de Midinette ce mot ne me semble pas du tout incompatible avec le féminisme.


      http://www.cnrtl.fr/lexicographie/midinette
      MIDINETTE, subst. fém.

      Vieilli. Jeune ouvrière ou vendeuse qui travaillait dans une grande maison de couture ou de mode à Paris. Jeanne Samary s’est mariée ce matin, à la Trinité. (...) aux inévitables midinettes, trottins et autres arpètes (...) est venu se joindre (...) le Tout Paris artiste (Galipeaux,Souv.,1931, p.109).Rue de la Paix, les midinettes sortaient en bandes et traversaient la place Vendôme et la rue de Rivoli en se donnant le bras (Nizan,Conspir.,1938, p.51) :
      1. Le curé de la Madeleine me dit que dans la chapelle de l’Assomption (au 1erarrondissement) qui peut tenir six cents personnes, ils réunissent neuf cents midinettes. Elles prennent vingt minutes pour leur déjeuner, puis arrivent mangeant encore un bout de saucisson : « Nous ne vous parlerons pas du placement de vos économies, de vos intérêts ; non, nous vous parlerons de vos âmes, car vous ne le savez peut-être pas, vous avez une âme. Vous êtes souvent malheureuses. Nous vous approcherons de votre perfectionnement. » Elles comprennent. Les couturières plus que les modistes. Ces dernières gagnent plus d’argent. Barrès,Cahiers, t.9, 1911, p.138.
      − P. ext. Jeune fille simple et frivole, à la sentimentalité naïve. « Je me suis monté la tête comme une midinette », se disait Antoine en marchant (Martin du G.,Thib., Pénitenc., 1922, p.699).Bref, elle n’osait avouer son rêve de midinette qui lit toutes les semaines Ciné-Monde (H. Bazin, Lève-toi,1952, p.81) :
      2. ... ce que j’admire le plus chez les lecteurs assidus, ce n’est pas leur science ni leur constance (...) mais leur faculté d’illusion, et qu’ils ont tous en commun, et qui les marque comme d’un signe distinctif (...) qu’il s’agisse d’un savant érudit spécialisé dans une question hors série et qui coupe les cheveux en quatre, ou d’une midinette sentimentale dont le coeur ne s’arrête pas de battre à chaque nouveau fascicule des interminables romans d’amour à quatre sous qu’on ne cesse de lancer sur le marché, comme si la terre qui tourne n’était qu’une rotative de presse à imprimer. Cendrars,Bourlinguer,1948, p.382.
      Prononc. : [midinεt]. Étymol. et Hist. 1890 (Le Journ. amusant, 17 mai, 2a, Légende d’un dessin de Henriot ds Quem. DDL t.17). De midi et dînette*, littéralement « qui fait la dînette à midi »* . Fréq. abs. littér. : 47. Bbg. Hasselrot 1957, 204.

      (Le français c’est formidable on passe de « Jeune ouvrière ou vendeuse qui travaillait dans une grande maison de couture ou de mode à Paris. » à « Jeune fille simple et frivole, à la sentimentalité naïve. » )

      J’ai pas besoin de cliquer sur le lien pour savoir que Elle, en bonne revue servante du patriarco-capitalisme, se complait dans les #injonctions_paradoxales et fait régulièrement des sortes d’hybrides feministo-misogynes improbables.

      #double_contraires #noir_blanc #double_pensée #catch22 #vocabulaire

    • Éhhh, bien vu @mad_meg, Et ici le magazine Elle a comme prédicat que le #bon_sexe c’est de perdre le contrôle, #misère. Cette injonction aux femmes est totalement perverse et insidieuse (Où comment Elle mélange les cartes en nous faisant parler de midinette/féministe pour faire disparaitre son discours prônant la #culture_du_viol) car qu’est ce que

      perdre le contrôle

      quand il s’agit de sexe … si ce n’est perdre justement la possibilité de dire non.

    • Par ailleurs quand une femme se masturbe (et on rappellera que ce n’est pas une activité forcément solitaire, ça peut très bien être à plusieurs, apparemment faut le rappeler à Elle), elle peut parfaitement jouir sans perdre le contrôle face à son/sa conjoint⋅e.
      À moins que « perdre le contrôle » pour elles c’est le fait même de jouir ?…

      Et puis bon ya clairement une confusion entre « lâcher prise » et « perdre le contrôle », ça peut être important de faire gaffe aux termes. Qu’on soit homme/femme/autre, homo/hétéro/autre, ça peut effectivement être vecteur de plaisir que de lâcher prise ("ça peut", ou pas donc, ya rien de généralisable dans les goûts sexuels !), se laisser aller, mais je ne vois absolument pas en quoi c’est contradictoire avec garder du contrôle, pouvoir changer en cours de route, s’arrêter, dire non, etc. Du coup ça entretient la confusion.

  • D’après les lois allemandes Edward Snowden serait livré aux Etats-Unis même si l’administration compétente en la matière lui accorderait le droit à l’asile politique.

    Bitte um Asyl : Deutschland würde Edward Snowden ausliefern - Politik - Süddeutsche.de
    http://www.sueddeutsche.de/politik/antrag-auf-asyl-warum-deutschland-snowden-ausliefern-wuerde-1.1710466

    Deutschland müsste Snowden ausliefern

    Selbst wenn er es auf deutsches Hoheitsgebiet schaffen würde, dürften die USA sehr schnell einen Auslieferungsantrag stellen - ein entsprechendes Abkommen existiert. Da Snowden bei einer Verurteilung in den USA mit einem langen Gefängnisaufenthalt, nicht aber mit der Todesstrafe rechnen muss, müsste er ausgeliefert werden. Das Bundesamt für Migration und Flüchtlinge erklärt hierzu: „Der Gesetzgeber hat dem Auslieferungsverfahren einen Vorrang gegenüber dem Asylverfahren eingeräumt. Asylentscheidungen des Bundesamtes sind bei Auslieferungsverfahren nicht verbindlich.“

    #catch22 #allemagne