• The Janes, un nouveau documentaire sur l’avortement aux États-Unis
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1894511/documentaire-avortement-etats-unis-reactions-realisatrices

    Les réalisatrices de ce documentaire sont découragées et pessimistes face à l’avenir du droit des femmes.

    Sorti sur HBO et Crave, au Canada, le 8 juin dernier, The Janes relate l’histoire d’un réseau clandestin qui permettait aux femmes de se faire avorter dans les années 1960 à Chicago. Réalisé par Tia Lessin et Emma Pildes, ce documentaire décrit la réalité de l’avortement aux États-Unis avant l’arrêt Roe c. Wade en 1973.

    C’est ce même arrêt que la Cour suprême a invalidé vendredi dernier laissant de nombreuses personnalités artistiques américaines inquiètes pour l’avenir du droit à l’avortement dans leur pays.


    Quelques femmes du réseau clandestin d’avortement parmi les sept arrêtées par la police de Chicago en 1972. Photo : HBO

    L’histoire d’un réseau clandestin
    The Janes est l’histoire des femmes composant ce réseau clandestin d’avortement qui utilisaient des noms de code et des couvertures pour se protéger. Elles se faisaient ainsi appeler “Jane” et se cachaient dans des refuges.

    Sept de ces femmes ont été arrêtées au printemps 1972, quand la police a fait une descente dans un appartement du sud de Chicago.
    https://www.youtube.com/watch?v=pRbquE2BAkQ

    Des coréalisatrices découragées
    “Je suis vidée, a déclaré Tia Lessin à Deadline ¨. Cela fait plusieurs mois que nous tirons la sonnette d’alarme. Et même si la fuite de la nouvelle nous a donné un aperçu des choses à venir, je pense que le fait de vivre ce moment maintenant est déchirant.”

    L’autre coréalisatrice de The Janes , Emma Pildes, n’en revient pas que la Cour suprême ait enterré Roe c. Wade. Ce jugement va forcer les femmes vivant dans certains États à se faire de nouveau avorter dans la clandestinité, “avec tout ce que l’on sait sur les conséquences de la criminalisation de l’avortement. Tout va se reproduire. Des femmes vont mourir, être blessées, humiliées et agressées sexuellement.”

    Plusieurs autres films traitant de la question de l’avortement ont été tournés aux États-Unis ces dernières années, dont Roe v. Wade : La véritable histoire de l’avortement (Reversing Roe) _ . On peut voir ce documentaire, réalisé par Annie Sundberg et Ricki Stern en 2018, sur Netflix.

    Certaines femmes plus touchées
    Les réalisatrices de ces deux documentaires pensent que les femmes pauvres et de couleur feront davantage les frais de la décision de la Cour suprême.

    Annie Sundberg explique que son film montre bien que les femmes qui avaient de l’argent pouvaient se payer un avortement. “Même si ce n’était pas toujours sécuritaire.”

    Tia Lessin ajoute que les femmes qui habitent loin des villes et loin des frontières avec les États permettant l’avortement n’y auront pas accès. “Ces femmes ne peuvent pas se permettre de s’absenter de leur travail, de faire garder leurs enfants pour quitter leur domicile un jour ou deux.”

    Tia Lessin s’inquiète des lois interdisant l’avortement dans certains États, lois qui sont encore plus sévères qu’avant 1973. “Ces lois sont beaucoup plus punitives que tout ce qui existait à l’époque des "Janes". Dans certains États, il n’y a aucune exception pour les victimes de viol ou d’inceste. On incite les gens à espionner leur voisinage, les membres de leur famille et à les dénoncer”, soutient-elle.

    Les cinéastes sont également préoccupées par les prochaines décisions que la Cour suprême pourrait rendre, notamment en ce qui concerne les droits des membres de la communauté LGBTQ+ et l’accès aux moyens de contraception.

    “Ce n’est que la pointe de l’iceberg, soutient Emma Pildes. C’est une guerre contre les femmes. C’est dangereux et ça commence vraiment à ressembler à de la tyrannie et à la chute d’une démocratie.”

     #avortement #femmes #ivg #sexisme #contraception #santé #viol #droits_des_femmes #pologne #usa #catholicisme #international #religion #documentaire

  • L’univers sexiste, homophobe et autoritaire de Stanislas, le « meilleur » lycée de France | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/280622/l-univers-sexiste-homophobe-et-autoritaire-de-stanislas-le-meilleur-lycee-

    De nombreux témoignages et des documents obtenus par Mediapart montrent ce qui est proposé par ce prestigieux établissement catholique. Une quinzaine d’anciens élèves racontent les « humiliations » et les « souffrances » vécues.

    https://justpaste.it/85wqg
    #enseignement_catholique #sexisme #homophobie #la_manif_pour_tous

  • Des enseignants attaqués par l’extrême droite, sanctionnés par l’Education nationale
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2022/04/07042022Article637849103918637276.aspx

    A quoi joue le Dasen de #Seine_Saint-Denis ? Traités de « #terroristes » et trainés dans la boue par un magazine d’#extrême_droite, des #enseignants de l’école Pasteur de Saint Denis espéraient la protection fonctionnelle de l’#Education_nationale. Ils récoltent des mutations « dans l’intérêt du service ». L’éducation nationale valide ainsi la campagne d’extrême droite contre l’école et contre le syndicat #Sud_93, auquel appartiennent seulement quelques uns des déplacés. Une intersyndicale crie au scandale et appelle à la grève le 12 avril pour soutenir ces 6 enseignants.

    [...]

    Tout allait bien jusqu’à l’arrivée d’une nouvelle directrice, nommée sur poste à profil, par le Dasen. Venue tout droit du privé, avec seulement trois années d’expérience dans l’Education nationale, elle se retrouve à la tête de cette grande école particulièrement difficile. Et ça ne se passe pas bien. Pour Catherine Da Silva, responsable du Snuipp Fsu sur Saint Denis, « elle ne faisait pas son travail de directrice ». Cela créé des tensions avec une équipe très investie dans le fonctionnement de l’école.

    Accusés de terrorisme par l’extrême droite

    La réponse de la directrice c’est de témoigner spontanément dans un magazine d’extrême droite, #L'incorrect (n°49 janvier 2022). Dans cet article, où tous les enseignants sont présentés comme des « extrémistes fanatisés » de Sud 93 (alors qu’ils appartiennent à plusieurs syndicats), elle se plaint que « la hiérarchie n’existait pas à l’école ». L’article est redoublé d’une vidéo du même magazine poste sur Youtube. Ces enseignants d’une école Rep+ sont traités de « terroristes ». Ils « ne se préoccupent pas de la surveillance des enfants dans la cour ». Les maitres « fument des joints sur le parking de l’école ». Ils empêchent les enfants d’apprendre à lire. « Le lobby LGBT a ses entrées dans l’école » déplore L’incorrect, allusion probable au projet pédagogique sur l’égalité filles et garçons. La vidéo laisse deviner le numero de téléphone d’une enseignante. Les prénoms sont à peine altérés, voire pas du tout.

    L’éducation nationale refuse la protection et déplace

    Après cette publication insultante et menaçante, les enseignants ont demandé la protection fonctionnelle du ministère de l’éducation nationale. Ils ont multiplié les saisines du registre santé sécurité au travail.

    La réponse vient de tomber. « Une enquête administrative sur le fonctionnement de l’école a été diligentée à l’automne 2021 », nous dit le Dasen de Seine Saint-Denis. « La commission d’enquête vient d’adresser son rapport à monsieur le recteur, et dans lequel les conclusions formulent six mesures de mutation dans l’intérêt du service et une mesure de retrait de fonction, afin de restaurer un climat de sérénité dans l’école, propice aux apprentissages. Les enseignants concernés en ont été informés par courrier le lundi 4 avril et la procédure contradictoire s’applique. Par ailleurs, les demandes de protection fonctionnelles que nous avons reçues sont en cours d’instruction ».

    Le poids de l’extrême droite

    « C’est une injustice sans nom », nous dit Marie. « On va mettre des contractuels à notre place. On aidait les jeunes collègues à maintenir le cap dans l’école. Ca va être difficile pour eux maintenant. Les élèves sont en colère de nous voir partir. Des parents pleurent. Je ne comprends pas. J’ai l’impression que mes supérieurs ne sont pas attachés à un service public de qualité ».

    « A la veille des élections on sait le poids de l’extrême droite », nous rappelle Catherine Da Silva. Mais pour elle le conflit est surtout hiérarchique. « Personne n’a voulu voir que cette directrice, choisie par le Dasen, n’est pas capable de tenir cette charge de direction. On ne choisit pas quelqu’un qui n’a que 3 ans d’ancienneté pour diriger cette école ». On peut se demander si la campagne, totalement ratée, de #Jean-Michel_Blanquer contre le syndicat Sud n’a pas joué aussi dans la décision du Dasen.

    [...]

  • Le droit de faire mal
    https://laviedesidees.fr/Le-droit-de-faire-mal.html

    Historiennes du religieux, Élisabeth Lusset et Isabelle Poutrin publient un Dictionnaire du fouet et de la fessée. Des notices telles que « Armée », « Correction paternelle », « Gifles dans les séries télévisées » montrent que la fessée et ses déclinaisons sont complémentaires de la #violence d’État.

    #Histoire #religion #éducation #catholicisme #domination #sexualité #Entretiens_écrits
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220401_fessee-2.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220401_fessee.pdf

  • Interdiction de l’accès des femmes aux tavernes au Québec, jusque 1984
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Acc%C3%A8s_des_femmes_aux_tavernes_au_Qu%C3%A9bec

    À la fin des années 1960, des mouvements féministes radicaux[1],[2] revendiquent l’égalité pour tous et partout. Des actions d’éclat[3] sont organisées dont l’assaut des tavernes réservées exclusivement aux hommes, depuis une loi de 1937[4]. La résistance antiféministe est cependant très forte [5]et ce n’est qu’en 1986 que toutes les tavernes sont obligées de se conformer à la loi et ouvrir leurs portes aux femmes.

    Contexte historique
    Au début de la colonie, les hôtels et les auberges sont des endroits publics où les femmes et les hommes majeurs peuvent consommer de l’alcool[6]. À l’époque de la prohibition aux États-Unis, qui s’étend au Canada, le Québec vote, en 1921, une loi sur les liqueurs alcooliques[7] et crée le premier organisme de contrôle au Canada : la Commission des liqueurs du Québec[8] (ancêtre de la Société des Alcools du Québec). Cette loi institutionnalise aussi l’existence légale des tavernes[9]. Le permis octroyé stipule que : "Nul autre débit de boisson n’est autorisé à vendre, sur place, de la bière en fût," destinée à une vente rapide[10]. La taverne offre aux classes ouvrières, dans le contexte de l’industrialisation rapide des grandes villes, un lieu de socialisation et un pendant aux clubs privés bourgeois[11]. Les femmes fréquentent aussi les tavernes à cette époque. Toutefois, la moralité publique décrie de plus en plus les lieux comme une menaces aux bonnes mœurs [12] et à l’ordre social. En 1937, cédant aux pression des organisations sociales et religieuses, pour la tempérance [13] et la protection des mœurs, le gouvernement de Maurice Duplessis vote une loi qui en interdit l’accès aux femmes[14]. On les accuse même d’être la cause du désordre[15], fréquent dans ces établissements. Les femmes, sauf celle du tavernier, se voient aussi refuser le droit d’y travailler [16] . Les tavernes sont donc devenues un espace homosocial populaire, culturel et "un lieu de résistance" pour les ouvriers [17] .

    L’égalité pour tous et partout
    Depuis la fin du XIXe siècle les femmes revendiquent leurs droits à l’égalité dans tous les domaines et dans tous les lieux publics. Dans les années 1960, les mobilisations féminines s’accentuent. De nombreuses lois à caractère sexiste, ou limitant l’action des femmes, sont ciblées. Les mouvements féministes se radicalisent et deviennent un outil de prise de conscience féministe [18] . De grands rassemblements et des actions chocs ont lieu pour contester l’attitude des politiciens, des syndicats et de la société en général afin d’ accélérer la libération et l’égalité des femmes.

    À l’assaut des tavernes
    Une opération féministe, « drink-in », est donc mise en place, par des étudiantes de l’Université de Montréal et vise l’occupation d’une taverne sur la rue St-Laurent à Montréal. Elles justifient la contestation en ces termes : « Nous, des femmes québécoises, nous allons à la taverne manifester notre colère. Nous sommes “tannées” d’un petit salaire accompagné d’un gros prix pour un repas ou une bière. Ou encore d’être obligées de rester “au foyer” neuf fois sur dix. Nous nous élevons contre ces sanctuaires de la domination masculine, desquels les chiens, les enfants et les femmes sont exclus »[19]. C’est le 23 janvier 1969 que des femmes envahissent la Taverne Le Gobelet[20], pour s’opposer à la loi sexiste interdisant aux femmes d’y entrer et d’y consommer de la bière en fût. Elles sont semoncées et expulsées par la police. Cette manifestation a permis de porter une attention médiatique [21], sur un problème flagrant d’inégalité envers les femmes, dont les politiciens ont pris acte.

    Afin d’éliminer un des éléments discriminatoires, décrié par les féministes, le projet de loi 44 crée les brasseries, qui sont ouvertes à tous, et modifie en conséquence la Loi de la régie des alcools (1971). Un nouveau type de permis permet aux brasseries de servir de la bière en fût "mais sans que soit supprimé l’exclusivité masculine dans les tavernes"[22]. Ainsi, plutôt que d’éliminer le sexisme dans les tavernes, les législateurs choisissent de donner du temps à la tradition et de favoriser une lente transition « pour ne pas créer de bouleversement non seulement dans les traditions établies, mais également dans les investissements de ceux qui sont propriétaires de tavernes »[23].

    La fin de la discrimination dans les tavernes
    Les tavernes ont maintenant le choix ou non de se transformer en brasserie[24]. À Montréal, Le Gobelet est une des premières taverne à se convertir en brasserie, en décembre 1971[25]. Cependant la confusion règne entre les types de permis et les femmes continuent à se faire expulser des tavernes ou des brasseries ayant un permis de taverne[26]. En 1975, l’Assemblée Nationale vote à l’unanimité la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. Les législateurs doivent réviser toutes les lois sexistes et agir pour se mettre en conformité avec la Charte. C’est donc dans cet état d’esprit, qu’en 1979, le gouvernement présente le projet de loi 55 modifiant les permis des tavernes pour éliminer définitivement tout interdit basé sur le sexe[27]. Les nouvelles tavernes doivent donc se conformer à la loi et accueillir les femmes. Toutefois la loi , par une clause d’antériorité, permet aux tavernes existantes, avant 1979, de se soumettre ou non aux exigences en matière de sexisme [27]. Certaines tavernes modifient leurs permis, mais plusieurs irréductibles contestent la loi. La discrimination continue pendant plusieurs années et le problème devient épineux, notamment en 1981, lors de débats électoraux qui ont lieu dans des tavernes. Comme les femmes candidates, ne peuvent entrer dans les tavernes, elles sont privées ainsi de l’accès à une partie de l’électorat masculin[28]. En 1986, la discrimination sur le sexe est définitivement abolie dans tous les lieux publics, incluant les tavernes[29]. Malgré cela plusieurs établissements ne se conforment toujours pas à la loi [30] et demeurent des « piliers de tavernes ». Cela prendra jusqu’à trois ans pour tourner définitivement la page sur cette discrimination que les femmes ont subie pendant un demi siècle[31].
    . . . . . .
    #Femmes #prohibition #sexisme #interdiction #Canada #Quebec #Brasseries #discrimination #mentalité #bourgeoisie #religion #catholicisme

  • Pédocriminalité dans l’Église : les députés espagnols créent une commission d’enquête Belga
    https://www.rtbf.be/article/pedocriminalite-dans-leglise-les-deputes-espagnols-creent-une-commission-denque

    Les députés espagnols ont voté ce jeudi 10 mars la création d’une commission d’experts chargée de mener la première enquête officielle dans le pays sur la pédocriminalité dans l’Église catholique, une institution longtemps accusée d’opacité sur ce sujet.

    Proposée par les socialistes au pouvoir et le parti basque PNV, cette initiative inédite a été approuvée par une très large majorité de 277 voix dans une Chambre des députés qui compte 350 élus. A la différence d’autres pays comme les États-unis, la France, l’Allemagne, l’Irlande ou l’Australie, aucune enquête d’ampleur n’a été menée jusqu’ici sur les violences sexuelles contre les mineurs au sein de l’Église.


    Le texte voté par les députés prévoit que cette commission indépendante soit présidée par le Défenseur du peuple (équivalent du Défenseur des Droits en France) et formée de représentants de l’administration, des victimes et du clergé. Elle sera chargée « d’enquêter sur les actes exécrables commis par des individus contre des enfants sans défense » et d’"identifier les personnes ayant commis ces abus, tout comme celles qui les ont couverts", avant de rédiger un rapport qui sera soumis au parlement, selon le texte.

    « Le début de la fin d’une ignominie »
    Cette enquête marquera « le début de la fin d’une ignominie », a déclaré récemment au quotidien El País la députée socialiste Carmen Calvo, ancienne numéro deux du gouvernement de gauche de Pedro Sánchez. Faute de données officielles, le quotidien El País a lancé sa propre enquête en 2018, recensant 1246 victimes depuis les années 1930. De son côté, l’Église a seulement reconnu 220 cas depuis 2001.

    Dans ce pays à forte tradition catholique, l’Église a eu un rôle central dans l’éducation sous la dictature de Francisco Franco (1936-1975), dont elle était un pilier. Actuellement, plus de 1,5 million d’enfants étudient encore dans quelque 2500 écoles catholiques, selon les chiffres de 2020 de la Conférence épiscopale espagnole (CEE).

     #pédophilie #enfants #viol #prêtre #culture_du_viol #catholicisme #pédocriminalité #viols #violences_sexuelles #religion #impunité #violophilie #pedocriminalité #églises #écoles_catholiques #Espagne

    • Déferlement de violence contre les préfectures corses Audrey Chauvet - Le figaro
      https://www.lefigaro.fr/flash-actu/manifestations-pour-colonna-un-lyceen-blesse-par-un-tir-de-lbd-en-corse-202
      À Bastia et à Ajaccio, elles ont été, mercredi, le théâtre d’attaques : vingt-trois CRS, sept manifestants et deux journalistes blessés.

      Les fins d’après-midi ressemblent à des comptes à rebours avant le début des hostilités. Depuis cinq jours, de violents affrontements opposent chaque soir manifestants et forces de l’ordre aux abords despréfectures de Corse. Et, chaque soir, la tension monte d’un cran. La machine s’est emballée et «  elle est plus facile à démarrer qu’à arrêter », reconnaît le maire nationaliste de Bastia, Pierre Savelli, qui redoutait jeudi que les scènes de guérilla urbaine qui ont eu lieu à Ajaccio la veille ne se reproduisent dans sa ville.

      Mercredi, soit une semaine après l’agression d’Yvan Colonna par un codétenu à la prison d’Arles, des manifestants, ralliés derrière le slogan «  État français assassin » et armés de cocktails molotov et de bombes artisanales, se sont opposés aux CRS jusque tard dans la soirée, devant la préfecture d’Ajaccio. Quelques-uns se sont introduits dans le palais de justice et ont mis le feu au rez-de-chaussée.

      Une agence du Crédit agricole a également été endommagée avec un engin de chantier. Un journaliste de TF1 a été blessé à la jambe tandis que, à Bastia, un photographe de presse a été la cible de jets de pierres des manifestants. Sur toute l’île, on compte vingt-trois CRS, sept manifestants et deux journalistes blessés en une seule soirée.

      #France #EnMarche

    • Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Église | #ARTE
      https://www.youtube.com/watch?v=WdjBJeVwFPA


      Si la parole des victimes de prêtres pédophiles s’est libérée publiquement ces dernières années, celle de sœurs agressées sexuellement par des hommes d’Église peine à franchir le mur du silence. Pourtant, elles sont nombreuses, partout dans le monde, à subir des viols par des #ecclésiastiques abusant de leur autorité. Certains prêtres n’hésitent pas même à détourner les textes des évangiles pour disposer impunément du corps des religieuses. Lesquelles, lorsqu’elles se retrouvent enceintes, sont exclues de leurs congrégations ou contraintes d’avorter. Quand ces #crimes sont avérés dans les paroisses, les coupables sont seulement mutés par la justice cléricale. Dans les années 1990, après plusieurs années d’enquête dans vingt-trois pays, deux missionnaires américaines transmettent l’une et l’autre au Vatican un rapport très documenté sur ces abus sexuels. Mais leur cri d’alarme reste sans réponse. En mars 2001, le journal américain The National Catholic Reporter publie pour la première fois ces révélations. Des parlementaires européens, qui se saisissent de l’affaire, font alors adopter une résolution sommant le #Saint-Siège de réagir, en vain. Depuis, malgré les dénonciations répétées au sein de l’institution, trois papes se sont succédés sans jamais remédier aux violences sexuelles perpétrées contre les femmes concsacrées.

  • « Révérends pères » de Jean-Marc Turine
    https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-samedi-noir/reverends-peres-de-jean-marc-turine

    L’auteur raconte ce qu’il a voulu oublier : les agressions sexuelles perpétrées par des pères jésuites lorsqu’il était jeune garçon.

    Mon corps n’a rien oublié, n’a rien pu oublier. Marqué au fer d’un marquage invisible et indélébile à la fois.
Une braise toujours dormante.
J’écris, pour la première fois, sur des agissements qui se sont produits il y a près de soixante ans durant lesquels les eaux glacées de la souffrance ont coulé sous des cieux illisibles et pourtant d’une exactitude à crever les yeux.

    Avec Jacques Gamblin
    Réalisation :  Juliette Heymann
    Conseillère littéraire Caroline Ouazana

    Jean Marc Turine remonte le fil de sa mémoire et raconte ce qu’il a voulu oublier : les agressions sexuelles répétées par des pères jésuites du Collège Saint Michel à Bruxelles lorsqu’il était jeune garçon. Il déroule les faits et navigue entre le récit factuel, cru, et l’émotion, entre le recul nécessaire à l’écriture et la répugnance des souvenirs évoqués.
La force du travail de Jean Marc Turine réside dans sa capacité à dénoncer sans relâche les injustices, de donner la parole aux sans-voix, aux opprimés. Après trente-cinq ans de travail acharné, de créations radiophoniques, de livres de résistance, il prend la parole pour lui-même et l’enfant qu’il était et permet à son enfance meurtrie de trouver les mots de sa blessure.
L’importance de ce texte réside dans son honnêteté, il n’occulte rien, ni la part d’ombre, ni le déni, ni la difficile construction en tant qu’homme adulte.

    Jean Marc Turine , écrivain, réalisateur et documentariste, vit et travaille à Bruxelles. Il a co-réalisé avec Marguerite Duras et Jean Mascolo le film Les Enfants. Il a produit et réalisé en collaboration avec Jean Mascolo, plusieurs films documentaires à caractère historique, littéraire ou sociétal, notamment consacrés à Robert Antelme ou encore au groupe de la rue Saint-Benoît. Il a également produit des documentaires pour France Culture et pour la RTBF. Plusieurs de ses textes ont fait l’objet d’une réalisation radiophonique pour France Culture : le feuilleton D**on Carlo Gesualdo a précédé l’édition du roman du même nom ; Liên de Mê Linh est adapté d’un récit publié sous le même titre ; le feuilleton La Théo des fleuves est devenu un roman récompensé par le Prix des Cinq Continents de la Francophonie ; puis viennent Les chants d’Anjouan et aujourd’hui Révérends pères, adaptation du récit publié sous le même titre, à paraître en mars 2022 aux éditions Esperluète. https://www.esperluete.be/index.php/catalogue-2/litteratures/en-toutes-lettres/r%C3%A9v%C3%A9rends-p%C3%A8res-detail

    Prise de son montage et mixage : Pierric Charles, Eric Villenfin, Dhofar Guerid
    
Assistante à la réalisation :  Claire Chaineaux

     #pédophilie #enfants #viol #prêtre #jésuites #culture_du_viol #catholicisme #pédocriminalité #viols #violences_sexuelles #religion #impunité #violophilie #pedocriminalité #églises #Collège_Saint_Michel #Bruxelles #Etterbeek

  • Liévin : le pensionnat de la perversion Mediacités - Jacques Trentesaux

    Il y a d’abord la figure impressionnante du Père Revet, un géant drapé dans sa soutane brune dotée d’un sinistre ceinturon qui servait à punir les enfants désobéissants. Le Père les frappait torses nus, du côté de la boucle de fer, puis les enfermait pendant une semaine dans les douches, en slip, avec un broc d’eau et du pain. Le Père Revet – que beaucoup d’enfants appelaient en cachette « Crevet » – a fondé en 1960 le Village d’enfants de Riaumont, à Liévin, pour accueillir des jeunes de 6 à 18 ans en déshérence. Les orphelins y côtoyaient des cas sociaux, des débiles légers, des réfugiés du sud-est asiatique ou des enfants de familles ultra-catholiques désireuses de faire bénéficier leurs rejetons d’une éducation à la dure inspirée du scoutisme.

    À Riaumont, la violence est permanente. Claques, coups de poing, coups de pied… Les châtiments corporels servent à expier les fautes. Les fugueurs ont le crâne rasé et barré d’une croix rouge tracée au mercurochrome pour éviter qu’ils ne récidivent. Tous les temps libres sont occupés à construire le village, à monter des murs, à dessoucher des arbres. Été comme hiver, on porte la culotte de cuir et les godillots. La règle, c’est la loi du plus fort. La violence est banalisée entre enfants mais aussi avec les « éducateurs ». Et puisqu’il n’y a plus de limites, le pire arrive. En 2001, un enfant se suicide par pendaison dans le village. Et les plaintes pour agressions sexuelles ou viols finissent par surgir.

    Un lieu figé, en dehors du temps
    De 1960 à 2019, le Village d’enfants de Riaumont a perduré envers et contre toutes les alertes. Il a fallu attendre 1982 pour qu’il perde son habilitation à recevoir des enfants placés par la DDASS ou par les juges. Mais le lieu s’est maintenu par la suite sous la forme d’une école privée hors contrat… et sans aucun contrôle avec l’assentiment - ou la lâcheté - de tous. Une sorte de conspiration du silence. C’est la force du livre d’Ixchel Delaporte Les enfants martyrs de Riaumont, qui paraît le 2 mars aux Éditions du Rouergue, que de reconstituer avec minutie la réalité de ce lieu figé, en dehors du temps, grâce au recueil patient d’une soixantaine de témoignages (lire également son interview https://www.mediacites.fr/interview/lille/2022/02/28/a-riaumont-cetait-une-violence-systemique-instauree ).



    Le livre d’Ixchel Delaporte, Les enfants martyrs de Riaumont, paraîtra le 2 mars aux Éditions du Rouergue.

    La démonstration est implacable, le résultat terrifiant. Le Village fonctionne en vase clos avec ses rites et ses codes, ses raids commandos de nuit ou ses escouades où le chef a tout pouvoir et le « cul de pat’ » (soit le dernier de la patrouille) le souffre-douleur. On y cultive la nostalgie des preux chevaliers, de la France éternelle, on y cultive la virilité et les vraies valeurs. Dans son bureau, le Père Revet collectionne armure de chevalier, souvenirs de guerre et insignes nazis. Il entretient des liaisons étroites avec les milieux d’extrême-droite. S’il se montre parfois violent avec les enfants, il sait aussi se montrer affectueux avec eux, les embrasse parfois sur la bouche et en convie certains à dormir dans sa maison…

    Broyés par les humiliations
    Ixchel Delaporte met à jour une inversion de valeurs effrayante. Sous couvert de lutter contre la déchéance de la société moderne et former des petits soldats du Christ, les encadrants - prêtres intégristes ou laïcs – détruisent les enfants. Si les profils dominants ou rebelles résistent aux lois du village, les plus faibles en sortent broyés par des humiliations constantes, une violence systémique et la perversion de certains encadrants. « La folie est ancrée au cœur de l’enfant. Le fouet bien appliqué l’en délivre », aimait à répéter l’un d’entre eux, reprenant une citation de Saint François d’Assise.

    Le Village de Riaumont était dédié à la protection de l’enfance en danger. Dans les faits, il a mis en danger de nombreux enfants. Et cela durant près de soixante ans, dans une impunité quasi-générale.

    #clergé #perversion #enfance #pédophilie #église_catholique #scouts #violences #viol #pedoviols #catholicisme #violences_sexuelles #enfants en déshérence #virilité #impunité

  • Colombie, scandale pédophile dans l’église
    https://www.rtbf.be/article/colombie-scandale-pedophile-dans-l-eglise-10927524

    Le scandale a éclaté dans la petite ville de Villavicencio, à quelques 120 kilomètres de la capitale Bogota. La ville d’un demi-million d’habitants, majoritairement catholique, est dotée d’un évêché. Et c’est là que sous l’impulsion du pape François et après une enquête de deux années, il apparaît qu’un réseau d’une quarantaine de prêtres s’est livré à des agressions sexuelles sur des mineurs. Des agissements qui ont été couverts ou cachés par la hiérarchie locale.

    A la base de l’enquête, deux femmes, catholiques pratiquantes


    Socorro Martinez (G) et Olga Cristancho (D) AFP

    En Mars 2019, le pape François, qui a fait de la lutte contre les agressions sexuelles une priorité, a chargé l’évêque de Villavicencio, Mgr Oscar Urbina, d’enquêter sur la possibilité d’abus dans son diocèse. Celui-ci confie le dossier à deux fidèles de son entourage, deux femmes, ferventes catholiques et disposant d’une solide connaissance juridique. La première se nomme Olga Cristancho. Elle a 68 ans, elle est à la retraite et a mené une carrière qu’elle a terminé comme procureure. Socorro Martinez a quant à elle 59 ans, elle est aussi fonctionnaire retraitée. Sa carrière s’est déroulé au bureau du procureur général. 

    Les deux femmes entament l’enquête mais, bien vite, elles soupçonnent Mgr Urbina de vouloir couvrir des auteurs présumés d’agressions et d’abus sexuels. Elles prennent leurs distances et poursuivent leurs investigations loin du palais épiscopal. 

    En 2021, elles ont envoyé leurs conclusions au Vatican et se sont retrouvées au ban de leur église. Elles se sentent considérées comme des ennemies parce qu’elles ont divulgué toutes ces informations. 

    "De nombreux éléments permettent de penser qu’ils voulaient que tout cela passe inaperçu", ajoute Socorro Martinez, qui évite désormais d’aller à la messe, mais "prie le chapelet tous les jours". 
 

    40 prédateurs, 20 victimes au moins


    Socorro Martinez et Olga Cristancho ont recueilli plusieurs témoignages, comme celui de Miguel (prénom d’emprunt). AFP

    Au bout de deux ans d’enquête, les deux femmes identifient une quarantaine de prêtres et au moins 20 victimes. L’une d’elles témoigne pour l’AFP. Un homme de 26 ans qui se fait appeler Miguel pour l’entretien. Pendant son enfance, il était quelques fois envoyé en vacance chez son oncle, lui-même ecclésiastique, chez qui il s’est fait abuser.

     » C’est une personne, un séminariste, qui a parfaitement su gagner la confiance de mon oncle et la confiance de ma famille. Ainsi, je me suis retrouvé dans le lit d’une personne qui n’était même pas de ma famille. Je me souviens d’être allé dans la chambre de cet homme, il y avait une télévision, je me souviens de beaucoup de choses et je me souviens que cette personne m’obligeait à lui faire une fellation et qu’il me faisait la même chose."

    Arrivé à l’âge adulte, le jeune homme souffre de dépression et réalise la nature et l’importance de l’abus dont il a été victime. Le diocèse n’a jamais donné de suite à ses dénonciations.

    Les prédateurs étaient organisés. Ils se "partageaient" leurs victimes au moyen de subterfuges secrets. C’est Olga Cristancho, l’ancienne procureure, qui explique :
    "Les prêtres utilisaient un "mot de passe" entre eux. C’était un CD. Un prêtre envoyait ce garçon à un autre prêtre, il disait "apporte-lui ce CD", mais c’était comme si il y allait avec ce garçon, et indiquait qu’il pouvait lui faire une proposition indécente qu’il accepterait sûrement".

    L’arbre qui cache la forêt


    Juan Pablo Barrientos, écrivain et journaliste AFP

    Le travail des deux femmes a été prolongé par un journaliste, Juan Pablo Barrientos qui a révélé le scandale dans un livre intitulé "Voici l’agneau de Dieu". Des témoignages et des éléments impliquant 38 prêtres. L’église de Villavicencio a tenté de faire censurer l’ouvrage, des prêtres cités ont engagé des actions juridiques pour le faire exclure des librairies mais sans succès. 

    Pour le journaliste, l’affaire qu’il décrit n’est que l’arbre qui cache la forêt. Juan Pablo Barrientos a donné une interview à l’AFP : _ " En France, on parle de 250 000 cas entre 1950 et 2020. En Colombie, nous pourrions tripler ce chiffre si une commission similaire était formée, une commission sérieuse, pour découvrir les scandales d’abus sexuels sur les enfants et les adolescents. Nous ne faisons que commencer et, ici en Colombie, nous n’avons fait qu’effleurer les archidiocèses de Villavicencio et Medellín, mais la même chose se produit dans tous les diocèses, archidiocèses et communautés religieuses de Colombie". _

    A la suite de la publication du livre, l’église a discrètement écarté 20 religieux. Deux autres sont en prison, condamnés pour des abus sur un ancien enfant de chœur, âgé de 13 ans à l’époque des faits. Le père William Prieto, du diocèse de Villavicencio, sollicité par l’AFP, a brièvement réagi :

    Il appartiendra aux tribunaux, tant civils que canoniques, de rendre leur verdict.

    Les autorités colombiennes ont ouvert une enquête en janvier 2022. Les deux enquêtrices initiales ont témoigné devant le procureur. Ce dernier ne s’est pas exprimé devant la presse. 

    #prêtres #église_catholique #sexualité #perversions #pédophilie #culture_du_viol #viol #catholicisme #enfants #pédocriminalité #viols #religion #violences_sexuelles #pedocriminalité #impunité #violophilie #eglise #Colombie #Femmes #évêché #CD #diocèses #archidiocèses

  • Williams Lake : 93 tombes non marquées potentielles près de l’ancien pensionnat François Macone - Philippe Moulier
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1857015/williams-lake-premiere-nation-commence-recherche-pensionnat-enfant

    La Première Nation de Williams Lake, en Colombie-Britannique, a annoncé que les résultats d’une première phase d’enquête et de recherches ont permis d’identifier 93 tombes non marquées potentielles près du site de l’ancien pensionnat pour Autochtones de la région.


    Le pensionnat pour Autochtones St Joseph’s Mission a été fondé en 1886 par des missionnaires catholiques. Il a fermé ses portes en 1981 avant d’être démoli il y a 26 ans. Photo : Ressources des pensionnats autochtones et de la réconciliation

    Les responsables de la Première Nation ont rendu publics les résultats préliminaires lors d’une conférence de presse mardi.

    Les premières recherches se sont concentrées sur un périmètre de 14 hectares. En tout, elles doivent examiner 470 hectares du pensionnat St. Joseph’s Mission, qui comprennent différents bâtiments et structures.

    Un cimetière
    Le site sur lequel se trouvent les 93 tombes non marquées potentielles héberge un cimetière. Cependant, selon Whitney Spearing, qui dirige l’équipe d’enquête, les résultats préliminaires indiquent que 50 de ces restes humains potentiels ne sont pas associés au cimetière.

    Le pensionnat St. Joseph’s Mission, ouvert de 1891 à 1981, est à quelques kilomètres de Williams Lake. Il a été démoli depuis, mais a laissé un héritage douloureux pour les survivants et leurs familles.

    “Nous avons entendu des histoires de torture, de viol et d’agression sexuelle systémiques”, a déclaré Willie Sellars, le chef de la Première Nation de Williams Lake, en faisant référence aux nombreux témoignages de personnes ayant été envoyées au pensionnat lorsqu’elles étaient jeunes.

    « Ce voyage a conduit notre équipe d’enquête dans les recoins les plus sombres du comportement humain. »
    Une citation de Willie Sellars, chef de la Première Nation de Williams Lake


    Des chaussures d’enfants sont placées sur les marches du Musée des beaux-arts de Vancouver en souvenir des enfants autochtones victimes des pensionnats.
    Photo : Radio-Canada / Ben Nelms / CBC

    L’horreur des pensionnats
    Selon Willie Sellars, l’équipe a entendu des récits de disparitions, de meurtres, de torture, de sévices, de viols et de famine. Des enfants ont été attachés à des planches et fouettés, battus pour avoir parlé leur langue. Des nouveau-nés ont été jetés dans l’incinérateur de l’école.

    Willie Sellars a déploré que ces histoires aient été “intentionnellement occultées” par la destruction des dossiers et les dissimulations des gouvernements, des autorités religieuses et de la police.

    Le chef autochtone a aussi relaté l’histoire de deux enfants âgés de 8 ans, qui ont essayé de fuir le pensionnat, et dont l’un est mort de froid. Il a aussi évoqué une correspondance de 1920, qui indique que neuf enfants ont tenté de mettre fin à leurs jours en ingurgitant du poison, dont un est mort.

    « Il ne peut y avoir de réconciliation avant qu’il n’y ait la vérité. »
    Une citation de Willie Sellars, chef de la Première Nation de Williams Lake

    Il a souligné le courage des aînés qui ont tenté par le passé de dénoncer ces actes, auxquels “personne n’a cru ou dont personne n’a voulu entendre parler. Nous devons nous assurer que le Canada est au courant de ces atrocités ”, a-t-il ajouté.

    Un travail « long et minutieux »
    Pendant 90 ans, le pensionnat a été dirigé par différents ordres religieux, mais toujours sous l’autorité de l’Église catholique. Depuis, l’archidiocèse de Vancouver a collaboré aux recherches pour établir la vérité.

    Les Premières Nations ont mis en place des mesures d’accompagnement en santé mentale pour leurs membres, mêlant “techniques traditionnelles et médecine moderne”, a expliqué Willie Sellars.

    D’après Whitney Spearing, le travail qui reste à accomplir sera “long et minutieux”, en raison de l’étende de la zone de recherche, mais aussi du manque de données, notamment pour la période de 1941 à 1980.

    Cependant, l’annonce de milliers de documents transmis par Ottawa aux communautés autochtones permettra peut-être d’avancer plus rapidement dans le processus d’identification des tombes anonymes.

    Les recherches ont utilisé la technologie de radar, qui a permis de découvrir des centaines de dépouilles près d’anciens pensionnats à travers le Canada.


    Il est estimé que plus de 150 000 enfants ont fréquenté les pensionnats autochtones du Canada depuis les années 1830. Photo : Bibliothèque et Archives Canada

    Les experts soulignent que, comme les résultats annoncés mardi sont “préliminaires”, les travaux de détections aérienne et terrestre par radar à pénétration de sol et magnétométrie devront être poursuivis.

    Les responsables des recherches précisent toutefois que la technologie de détection n’est pas totalement fiable et qu’il faudra procéder à des fouilles pour “obtenir des certitudes”. Ils en appellent au soutien des gouvernements fédéral et provincial pour poursuivre ce travail de “vérité”.

    Au lancement des fouilles à Williams Lake, en août dernier, une petite partie du site de 4,5 kilomètres carrés a été classée comme prioritaire, après des recherches approfondies sur l’histoire du terrain.

    Les violences physiques, psychologiques et sexuelles dont ont été victimes les élèves de l’établissement ont été documentées par la Commission de vérité et réconciliation du Canada.

    On estime que plus de 150 000 enfants ont fréquenté les pensionnats pour Autochtones du Canada entre les années 1830 et la fermeture du dernier établissement, en 1997.

    #peuples_autochtones #histoire #disparitions #cimetiéres #enfants #pensionnat #pensionnats #école #cadavres #vol #viols #église_catholique #religieuses #religieux #peuples_premiers #nations_premières #premières_nations #autochtones #colonialisme #extermination #génocide #tuberculose

  • Abus sexuels : l’affaire Ribes secoue trois diocèses de Rhône-Alpes Eve Guyot
    https://www.la-croix.com/Religion/Abus-sexuels-laffaire-Ribes-secoue-trois-dioceses-Sud-Est-2022-01-19-12011

    Depuis le début de l’année, les témoignages accusant d’agressions sexuelles sur mineurs le père Louis Ribes, prêtre et artiste désormais décédé, se multiplient. Les victimes enjoignent aux trois diocèses concernés d’agir.


     
    Il est un peu plus de 20 heures, mardi 18 janvier, quand une soixantaine de personnes entrent timidement dans la salle d’œuvre de Grammond, petit village à l’est de la Loire. Elles se réunissent à l’appel de l’évêque du diocèse de Saint-Étienne, Mgr Sylvain Bataille, qui a pris connaissance récemment de faits d’agressions sexuelles commis sur ces lieux, il y a une trentaine d’années, par Louis Ribes, un prêtre originaire de la commune, décédé en 1994.

    Alors que cinq personnes se sont officiellement signalées comme victimes, l’objectif de la réunion est clair : informer, mais surtout libérer la parole. En l’espace d’une heure et demie, près d’une dizaine de personnes raconteront en avoir été victimes.

    « Prédateur », « manipulateur » et « orgueilleux »
    Ces témoignages difficiles, à travers leurs mots, mais aussi ceux de leurs parents ou de leurs proches, dressent le portrait d’un « prédateur », « manipulateur » et homme « orgueilleux », nourrissant une emprise très forte sur des familles entières, enfants comme parents. Le prêtre, qui a grandi dans la Loire, avant d’exercer son ministère dans les diocèses de #Lyon, puis de #Grenoble, était connu pour ses peintures, fresques, vitraux, dont une centaine serait exposée dans la région, où il était surnommé le « #Picasso des #églises ».

    À Grammond, où il revenait régulièrement, il faisait poser nus les enfants, filles et garçons, avant de leur imposer des attouchements sexuels. « Plusieurs dizaines de familles » pourraient être concernées, affirment Catherine et son frère Richard, qui, avant ce mardi soir, n’avaient jamais pris la parole. « Je n’attends qu’une chose : que tout éclate maintenant », s’exclame ce dernier.

    « Manque de confiance » en l’Église
    Le diocèse de Saint-Étienne, premier des trois à organiser ce type de rencontre, appelle les personnes concernées à se rapprocher de sa cellule d’accueil et d’écoute (1). « Elles seront ensuite dirigées vers l’instance spécialisée de l’Église de France (Inirr,qui devrait être opérationnelle mi-février, NDLR) », explique Jean-Louis Reymondier, diacre délégué à la protection des mineurs.

    Au-delà de la difficulté à mettre un mot sur ces abus, beaucoup font part de leur « manque de confiance » en l’Église dans le contexte actuel. Les trois diocèses ont publié le jeudi 13 janvier un communiqué reconnaissant avoir « acquis la certitude, en octobre dernier, de la véracité des faits » et lancé un appel à témoins commun.

    « Les victimes sont certainement très nombreuses »
    Le premier signalement dans le diocèse de Grenoble date pourtant de 2016. À Lyon, l’archevêque Olivier de Germay indique qu’il a été informé seulement à l’été 2021 d’une première victime. Les faits ont été confirmés grâce aux enquêteurs de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase).

    « Nous avons manqué de coordination, a-t-il reconnu lors d’une conférence de presse organisée mercredi 19 janvier. Certains prêtres qui l’ont connu tombent des nues, d’autres affirment qu’ils avaient des soupçons. Les victimes sont certainement très nombreuses. »

    Le témoignage de Luc, 57 ans, publié en octobre 2021 par l’hebdomadaire Marianne, a été le véritable élément déclencheur. « Arrêtons l’hypocrisie : il faut qu’ils se bougent !, s’exclame Sihem, son épouse. Nous avons besoin d’un dédommagement total pour des années de souffrance, de psychanalyse, d’instabilité psychologique et professionnelle… »

    Les œuvres « doivent toutes disparaître »
    Mgr Bataille explique avoir pris connaissance des faits le jeudi 6 janvier. « Nous avions eu vent de difficultés avec le père Ribes, mais nous ne savions rien de son lien avec notre diocèse », explique-t-il. Il se rendra, le surlendemain, à Grammond, pour rencontrer des victimes, mais aussi pour aborder la délicate question du devenir des œuvres.

    Certaines familles en possession de tableaux s’en sont rapidement débarrassées « bien que l’emprise soit parfois encore présente », affirme Sihem. Les diocèses sont en train de déposer les leurs : un à Saint-Étienne, dix-huit à Lyon.

    L’histoire est un peu plus complexe pour les fresques ou vitraux d’église, propriétés des communes. Comme à Grammond, dont la grande fresque fait apparaître un dessin suggestif. « Nous prendrons le temps de décider ensemble, mais la priorité sera donnée à la volonté des victimes », indique Mgr Bataille. Ce mardi soir, elles sont unanimes : « Elles doivent toutes disparaître. Et rapidement. »
    –------------
    Un agresseur prêtre et artiste
    1920. Louis Ribes naît dans le village de Grammond (Loire). Orphelin à 14 ans, il grandit à Caluire-et-Cuire (Rhône) et entre au séminaire d’Oullins, où il sera initié aux arts plastiques.

    1947. Il est ordonné prêtre et exerce son ministère dans les diocèses de Lyon, puis de Grenoble. Il acquiert une renommée d’artiste-peintre.

    Des années 1970 à 1990. Période de la majorité de ses agressions sexuelles, selon les témoignages.

    1994. Décès à Vienne (Isère).

    #prêtres #église_catholique #sexualité #perversions #peinture #pédophilie #culture_du_viol #viol #catholicisme #enfants #pédocriminalité #grand_homme #viols #religion #violences_sexuelles #france #pedocriminalité #impunité #violophilie #eglise

  • Le genre et le prêtre
    https://laviedesidees.fr/Le-genre-et-le-pretre.html

    Josselin Tricou, Des Soutanes et des hommes, enquête sur la masculinité des prêtres catholiques, Puf. Autrefois placard pour homosexuels, aujourd’hui rattrapée par les scandales de pédophilie, l’Eglise catholique tente de redonner un vernis de virilité à son personnel religieux, sacrifiant ainsi à la politique du genre.

    #Société #Eglise #homosexualité #sexualité #virilité
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220106_pretre.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220106_pretre.docx

  • En vrac sur le Web
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html#vrac

    C’est Noël, la fête du petit Jésus et de tous les enfants pour les adeptes de la religion chrétienne… mais ces bondieuseries sirupeuses ne nous ferons pas oublier l’attirance criminelle que portent certains prêtres auxdits enfants, avec sinon la bénédiction, du moins la tolérance de la hiérarchie de l’Eglise. A force de répéter que la femme, c’est le démon… comment s’étonner de tels agissements. Récemment, les « incartades » d’un évêque avec une spécialiste de la théologie, relation entre deux adultes consentants, a attiré les foudres sur ce religieux qui aimait trop sa prochaine. Il a vite été démis de ses fonctions…

    #Noël #catholique #anarchisme #UTCL #LouiseMichel #CourantAlternatif #PingouinGoéland

  • À deux pas d’une école « catho », la boutique de gaufres « quéquettes » fait scandale
    https://www.leparisien.fr/societe/a-deux-pas-dune-ecole-catho-la-boutique-de-gaufres-quequettes-fait-scanda
    Ouverte non loin de l’école du Sacré-Cœur à Angers, une boutique de pancakes en forme de « quéquette » et de « foufoune » fait polémique. Une pétition circule au nom de la protection des mineurs contre la « pornographie ». Les jeunes, eux, applaudissent le concept.


    –—
    Venant de la part de personnes qui confient l’éducation de leurs enfants à un réseau international de viol d’enfants c’est assez cocasse. C’est peut etre pas assez BDSM pour elleux qui ont l’habitude de décoré leur églises de femmes qui se font couper les seins ou des mecs en slip cloué au mur. Peut etre que ce pâtissier devrait ajouté certaines références catholiques à sa carte pour apaisé ces braves gens. Je propose la gaufre " Secrets de la confession " avec des paillettes en crucifix, le parfum " Ceci est mon corps " serait orné à sa base de deux hosties bien blanches, " Laissez venir à lui les petits enfants " aurait un glaçage à l’eau bénite, celle nommée " Dieu merci, il y a prescription " arborerait le bout rouge en hommage à monseigneur Barbarin et pour les fêtes une version revisité de la crèche s’impose. Celle là je l’appellerait " Un papa dans maman pour tous "en hommage à la manif éponyme et ca serait un trio de vèrge Marie et Joseph et un petit Jesus dans son berceau foufoune.
    Ces gaufres sont tout de même problématiques car les vulves n’ont pas de clito.
    #catholicisme #penis #vulves #gaufres

  • Der Mann hinter Adenauer - Hans Maria Globke
    https://www.youtube.com/watch?v=awTUDrEzsUg

    Eichmann devait mourir le plus vite possible car il fallait protégér le comentateur des lois de Nuremberg devenu l’éminence grise derrière le chancelier Adenauer. En secret l’avocat d’Eichman, Servatius, était payé par l’Allemagne et faisait tout pour éviter que le nom de Globke soit évoqué pendant les procès à Tel Aviv. Cette histoire avait une grande importance pour les dirigeants allemands car la présence de Globke auprès du chancelier permettais d’intégrer les anciens nazis et les réfugiés de l’Est dans le projet de la reconstruction en Allemagne de l’Ouest.

    Sous Hitler le commentaire des lois de Nuremberg rédigé par Globke constituait la base juridique pour la décision qui devait être gazé à Auschwitz. Eichmann voulait que Globke soit entendu comme témoin afin de prouver que lui même n’avait fait que suivre les mêmes règles élaboré par le scretaire d’état d’Adenauer, comme l’avait fait chaque fonctionnaire du Reich.

    Ce film raconte qui état Hans Maria Globke, ses liens avec le milieu catholique réactionnaire et comment sa véritable biographie n’a été connue qu’en 1968 après les enquêtes d’un étudiant social-démocrate. La publication du livre qui devait faire connaître les faits au grand public a été empêché par le chef du service d’espionnage allemand BND , l’ancien Général nazi Reinhard Gehlen.

    Hans Maria Globke, Staatssekretär im Bundeskanzleramt von 1953 - 1963, war die rechte Hand Konrad Adenauers - und mit ihm fiel von Anfang an der lange Schatten des gerade überwundenen NS-Regimes auf die junge Bundesrepublik.

    Denn der katholische Jurist Globke hatte eine problematische Vergangenheit: Bekannt war allgemein, dass er Mitkommentator der Nürnberger Rassegesetze gewesen war und wichtige Funktionen im Reichsinnenministerium innegehabt hatte.

    In der neu gegründeten Bundesrepublik Deutschland wird der erfahrene Jurist Globke ins Bundeskanzleramt berufen. Wegen seiner Vergangenheit im Reichsinnenministerium wagt es Adenauer noch nicht, ihn zum Staatssekretär zu ernennen, aber der verschwiegene, effizient arbeitende rheinische Katholik wird auf Anhieb Adenauers Vertrauter, zum Schattenmann, der im Verborgenen agiert. Globke pflegt enge Beziehungen zum Vatikan und ist Adenauers Verbindungsmann zur CIA, mit der er alle wichtigen Entscheidungen, auch personelle, bespricht. Globke taucht von nun an immer da auf, wo es gilt, Machtpositionen zu besetzen. Er sorgt dafür, dass die Organisation Gehlen, die nach dem Krieg von der CIA als Spionagedienst finanziert wird, schließlich zum BND wird. Globke kümmert sich um den Aufbau des Verfassungsschutzes und um die Vorbereitungen für den Aufbau der Bundeswehr.

    1953 wird Globke Staatssekretär im Kanzleramt, mit einer kaum vorstellbaren Machtfülle. Er lässt den BND gesetzeswidrig im Inland Gegner der Adenauer-Regierung ausspionieren und kontrolliert das Presse- und Informationsamt. Mit Gesetzesvorlagen öffnet er ehemaligen NS-Eliten (Beamten, Richtern, Militärs, Polizisten, Geheimdienstlern) die Rückkehr in hohe Positionen. Globke verfügt über den ""Reptilienfonds"", mit dem er die erwünschte innen- und außenpolitische Stabilität auch durch hohe Geldzahlungen sichert. Und er spielt zunehmend in der neuen Regierungspartei CDU die entscheidende Rolle. Der bestinformierte Mann in Bonn beeinflusst als engster Berater Adenauers die Richtlinien der Politik; Globke - der heimliche Kanzler.

    Hans Maria Globke ist sicher das prominenteste Beispiel für die bruchlose Kontinuität von Karrieren im Staatsdienst vor und nach 1945. Die Dokumentation von Bernhard Pfletschinger und Jürgen Bevers geht auf die Suche nach dem „Geheimnis Globke“, nach seiner Rolle in der Judenvernichtung der Nazis, nach dem weitgespannten Netzwerk an Interessen und Loyalitäten, die er bediente und die ihn trugen - so weit, dass im Prozess gegen Adolf Eichmann nicht einmal sein Name auftauchte. Aus den Ergebnissen entsteht ein Bild, das einen neuen Blick auf die Entstehungsgeschichte der Bundesrepublik erlaubt.

    https://de.wikipedia.org/wiki/Hans_Globke
    https://de.wikipedia.org/wiki/Reinhard_Gehlen
    https://de.wikipedia.org/wiki/Bundesnachrichtendienst
    https://de.wikipedia.org/wiki/Pius_XII.
    https://de.wikipedia.org/wiki/Reichskonkordat

    #Allemagne #nazis #guerre_froide #catholicisme

  • Un concert annulé sous la pression de catholiques intégristes à Nantes
    https://www.lemonde.fr/culture/article/2021/12/08/un-concert-annule-sous-la-pression-de-catholiques-integristes-a-nantes_61051


    L’église Notre-Dame du Bon-Port, à Nantes, en juin 2014.
    JEAN-SÉBASTIEN ÉVRARD / AFP

    Un petit groupe de radicaux a bloqué l’entrée d’une église, à Nantes, où devait se tenir mardi soir un concert programmé par le Lieu unique. Les organisateurs et plusieurs élus de la ville dénoncent une atteinte à la liberté d’expression.

    La musicienne suédoise Anna von Hausswolff devait se produire dans une église de Nantes, mardi 7 décembre au soir, mais un groupe de catholiques intégristes l’en a empêchée. Jugeant sa musique « sataniste », ces derniers se sont cadenassés dans l’église Notre-Dame du Bon-Port, bloquant ainsi l’accès aux spectateurs.

  • Les équivoques du pardon : la conférence épiscopale face au rapport Sauvé
    https://theconversation.com/les-equivoques-du-pardon-la-conference-episcopale-face-au-rapport-s

    L’interrogation sur la moralité du pardon revient en force à l’occasion de la révélation de l’ampleur de la pédocriminalité dans l’Église catholique en France de 1950 à 2020. Le rapport de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE) appelle l’institution à la reconnaissance de la réalité du mal commis et à « une humble reconnaissance de responsabilité de la part des autorités de l’Église pour les fautes et les crimes commis en son sein » ; à un « chemin de contrition » et à une entreprise de réparation. « Il ne peut y avoir d’avenir commun sans un travail de vérité, de pardon et de réconciliation. »

    Les études philosophiques sur le pardon peuvent éclairer ces conclusions, car elles affrontent deux questions. Quelles sont les conditions pour qu’il s’agisse d’un pardon et non d’autre chose (oubli ou insouciance) ? Et quelles conditions pour que cette pratique soit appropriée ?

    Selon le paradoxe du philosophe Aurel Kolnai, le pardon, supposé répondre à une faute grave, est soit injustifié, soit sans objet. À première vue, il n’est donc jamais justifié. On accorde qu’il ne consiste pas à fermer, mais à ouvrir les yeux sur la réalité de la faute et suppose sa mémoire partagée. On admet généralement qu’il n’y a pas de droit au pardon. La réflexion a été particulièrement alimentée par l’expérience des commissions de vérité et réconciliation qui ont dû faire face aux crimes collectifs de l’apartheid.
    « Le risque de dévoiement du pardon »

    Dans le cas du rapport Sauvé, le registre emprunte à la fois au lexique du sacrement de pénitence et à celui, tant séculier que religieux, de la réparation et d’une forme de justice restaurative centrée sur les victimes. Cependant, le Rapport dénonce l’instrumentalisation du pardon par les agresseurs. Une recommandation de la CIASE attire l’attention sur « le risque de dévoiement du pardon en facile absolution des bourreaux, pire comme une exigence incombant aux victimes de pardonner à leurs persécuteurs ». Il s’agit aussi, dans la formation des prêtres, de rappeler « la nécessité préalable de la sanction ou de la rétribution des crimes et des délits… ».

    Le discours de clôture de l’assemblée de la Conférence des évêques de France, le 8 novembre 2021, fait référence à un pardon de Dieu qui « devrait fortifier le coupable pour qu’il se prépare à rendre compte de ses actes et à en assumer les conséquences ».

    Il n’est pas étonnant que des clercs expriment dans le vocabulaire de leur confession la manière dont ils croient devoir répondre à des crimes engageant leur église.
    La matrice théologique du pardon

    Mais des visions différentes du pardon se télescopent. La première est celle du pardon interpersonnel, celui que la victime seule ou son représentant est en droit d’accorder ou de refuser au coupable, ou de ne même pas considérer. La seconde est celle du pardon que, selon la théologie catholique, Dieu peut accorder, souverainement, au pécheur.

    La Conférence espère dans le pardon divin des fautes qu’elle reconnaît être celles de l’institution, et qui sont distinctes de celles des auteurs des agressions sexuelles. De manière oblique, elle fait allusion au pardon humain qu’elle sait ne pas être en droit d’attendre. Elle entend le rapport de la CIASE :

    « Lorsqu’elles ont été prises au sérieux, les personnes agressées ont reçu une demande de pardon au nom de l’Église, et ont été invitées à pardonner [à] leur agresseur. Ces demandes de pardon, de même que les offres de prières, ont été perçues par les enquêtées comme une violence supplémentaire… »

    Conditionnel ou inconditionnel ?

    Dans le cas de crimes graves, on a du mal à admettre que le pardon humain puisse être inconditionnel. On peut l’admettre de la part de victimes à la suite d’une punition légale sévère. Mais un regard religieux peut être tenté de valoriser le pardon inconditionnel comme l’expression de cet amour pratique qui est une image de l’amour divin. La théologie catholique fixe cependant des conditions du sacrement de pénitence et de réconciliation. Selon la conception catholique de l’absolution des péchés, le prêtre a un pouvoir de pardonner au nom du Christ, qu’il exerce en l’assortissant d’une condition d’examen de conscience, d’aveu, de repentir ; la pénitence, selon la gravité de la faute, peut impliquer une réparation.
    Te absolvo, une œuvre de Josip Urbanija (1910). Digital Library of Slovenia/Wikimedia

    Le pardon humain n’est pas incompatible avec la punition légale humaine (ni avec la supposée punition divine). Ils peuvent se cumuler. Mais le pardon divin, compatible aussi avec la punition humaine, comme le rappelle la Conférence, est par définition incompatible avec la punition divine (il peut y faire suite, mais dans ce cas il y met un terme). Et cela, que l’on conçoive ce pardon comme une suspension de la colère divine ou, selon une métaphore qui insiste plus sur la justice que sur les émotions supposées de Dieu, comme un effacement de la dette que, selon certains, le péché constitue.

    Le christianisme assigne une condition au pardon divin, à savoir le pardon humain lui-même, bien que la nécessité et la causalité de cette condition restent l’objet de controverses qui ont une grande affinité avec celles qui concernent la grâce, comme on le voit dans la théologie d’Augustin. Le Notre Père en donne un condensé : « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». On attache communément au catholicisme une conception très forte de la condition de pardon humain, comme s’il était un moyen d’obtenir le pardon divin.
    Vers la libération ?

    Le président de la Conférence déclare :

    « La miséricorde de Dieu met à nu ce qui fait notre honte mais pour nous permettre d’en être libérés et soignés, peut-être un jour guéris, et elle nous indique un chemin de relèvement. »

    L’horizon suggéré par le vocabulaire de la libération est l’absolution. Il peut sembler présomptueux de l’employer quand l’institution fautive n’a pas fini de parcourir les étapes d’examen de conscience et de contrition.

    Ce registre n’est pas adéquat à l’engagement de la Conférence dans une entreprise de pénitence institutionnelle qui consiste notamment en la prise en charge de réparations. Comme le dit une victime :

    « Le pardon c’est quand on peut tourner la page une fois qu’on l’a lue, si on la tourne sans la lire, ça ne va pas. »

    Il est douteux qu’une perspective qui donne au pardon un sens religieux soit la bonne optique. Les crimes individuels et les fautes collectives qui leur sont associées appellent des réponses autres que théologiques. Le salut de leurs agresseurs n’importe pas aux victimes.

    L’Église catholique n’a-t-elle été que le « lieu » des agressions sexuelles, selon un mot du discours du 8 novembre ?

    Le rapport de la CIASE y voit plus fortement leur « terreau ». Et l’Église admet sa part de responsabilité en s’engageant dans une réparation à venir, au-delà de la seule reconnaissance, et en deçà d’un pardon. C’est pourquoi ces quelques remarques sur le choc entre le scandale de la violence et le langage du pardon réagissent seulement à ce qui est dit, et non à ce qui sera fait.

    #catholicisme #pardon
    –-
    un commentaire m’a semblé interessant je l’archive ici

    Vous écrivez « La théologie catholique fixe cependant des conditions du sacrement de pénitence et de réconciliation. Selon la conception catholique de l’absolution des péchés, le prêtre a un pouvoir de pardonner au nom du Christ, qu’il exerce en l’assortissant d’une condition d’examen de conscience, d’aveu, de repentir ; la pénitence, selon la gravité de la faute, peut impliquer une réparation. » Mais dans tout ce que j’ai pu lire ou voir l’Église catholique de France ne semble jamais avoir demandé aux agresseurs : [ une condition d’examen de conscience, d’aveu, de repentir ; la pénitence] au contraire elle les protège par le secret de la confession mais eux n’ont pas à avouer ni à se repentir. Les seules réparations qu’elle propose semblent pour l’instant sont des compensations financières ou des aveux de culpabilité de l’église. Elle ne parle jamais du repentir et des aveux des coupables devant les victimes et la justice.Les coupables n’ayant pas à se repentir ni à se faire connaître protégés qu’ils sont par le secret de la confession. Si l’on pousse le raisonnement à l’extrême tout pédophiles prêtre ou civil aurait même intérêt à se confesser à tous ses supérieurs et même à tout prêtre pouvant avoir connaissance de ses actes ainsi il ne pourrait plus être dénoncé ni mis en accusation. Et que dire du texte de huit membres de l’académie catholique qui mettent en cause, sans jamais apporter de preuves sérieuses ni aucune étude contradictoire, les conclusions du rapport Sauvé. Même s’ils précisent qu’ils n’engagent pas la dite académie, le texte n’a été dénoncé ni par celle-ci ni par l’Église catholique.Je pourrais éventuellement croire que l’Église catholique prend le problème au sérieux et fait en sorte qu’il ne puisse plus se reproduire mais pas alors que les coupables ne feront pas d’aveux, resteront protégés de fait parce qu’ils se sont confessés et que les réparations seront éventuellement financières et décidées par la dite église. Bien sûr, il faut aussi que les victimes pardonnent, pendant qu’on y est ne devraient elle pas aussi s’offrir à leurs bourreaux en compensation de ce qu’elles leur ont fait subir en les dénonçant. Je ne pense pas que l’Église catholique puisse sortir grandi cela.
    Eric de Saxcé

  • A propos de l’indemnisation prévue par les Evêques français
    https://blogs.mediapart.fr/libre-pensee/blog/171121/propos-de-lindemnisation-prevue-par-les-eveques-francais

    . . . . . . . .
    Au moins soixante-dix ans d’omerta et de règne de la terreur pour les dénonciateurs ont aggravé les abus en privant les victimes de la satisfaction de voir leurs auteurs confrontés à la justice, et ont permis à ces derniers de continuer à abuser, souvent activement aidés par des clercs de haut rang qui les déplaçaient régulièrement vers des paroisses qui ne se doutaient de rien.

    Quelle confiance pouvons-nous avoir dans le fait que ce secret et la terreur des dénonciateurs disparaîtront après le sommet des évêques sur les abus à Lourdes ? Ne devrait-il pas s’agir d’un engagement formel que les évêques doivent prendre sous peine de perdre leur siège ?


    La mise en place d’un nouveau tribunal canonique national chargé de juger les clercs accusés d’abus constitue une grave préoccupation à cet égard. Le droit canonique ne peut se substituer au droit pénal civil pour de telles affaires ; il n’est pas contradictoire et la peine maximale - la défroque - n’est pas suffisante. Aucune action canonique ne doit précéder une procédure pénale, sinon le risque existe qu’un acquittement canonique soit utilisé comme justification pour bloquer toute saisine de la justice civile.

    Seul l’avenir nous dira si l’échelle d’indemnisation proposée par l’"organisme national indépendant de reconnaissance et de réparation" sera réaliste et s’il traitera les victimes équitablement et avec respect. Il est essentiel que l’organisme préserve farouchement son indépendance.
    Marie Derain de Vaucresson , présidente du nouvel organisme, l’a déjà annoncé : « On ne va pas se caler sur l’indemnisation de la justice qui évalue le prix de la douleur. Nous sommes dans une autre dynamique, celle de la justice restauratrice. »
    D’après mon expérience dans le monde entier, par exemple en Australie https://www.theguardian.com/australia-news/2019/mar/05/qa-church-leader-says-george-pells-melbourne-response-should-be-scrappe , l’Église catholique offre des systèmes de compensation uniquement lorsque cela est à son avantage, lorsque le coût est bien inférieur (et souvent l’exposition des détails compromettants est moindre) à ce que les victimes pourraient prétendre en allant au tribunal. Les premiers signes ne sont pas encourageants.

    Nous n’entendons rien sur ce que l’Église doit recevoir en échange de l’indemnisation. Un prêtre catholique français m’a dit qu’une condition préalable, si évidente qu’il n’est guère nécessaire de l’énoncer ouvertement, à tout geste de compensation, aussi minime soit-il, est qu’aucune action en justice ne soit engagée, que ce soit au pénal ou au civil.

    Si c’est le cas, c’est l’affaire du siècle pour l’Église. Et c’est tout le contraire pour les victimes et en particulier les futures victimes, car il est difficile de croire qu’elle conduira à la divulgation de l’auteur présumé des faits aux tribunaux.

    Ces énormes lacunes doivent être comblées ; les évêques et le nouvel organe doivent maintenant le déclarer :
    Aucune attribution de compensation n’est subordonnée à une quelconque obligation de ne pas divulguer les noms des auteurs présumés ou de ne pas engager d’autres actions pénales ou civiles. Il est évident que les indemnités accordées par l’organisme seront déductibles de tout autre dommage accordé par les tribunaux.
    •   Aucune mesure de rétorsion, y compris sur les perspectives de carrière futures, ne pourra être prise à l’encontre de ceux qui porteront de bonne foi des soupçons d’abus, y compris d’abus passés, à l’attention des autorités civiles, et que toute victimisation sera sanctionnée. Le nouvel organisme devrait être en mesure de statuer sur les plaintes relatives à de telles victimisations.
    Les évêques introduiront des réglementations qui font de l’omission de signaler aux autorités civiles des soupçons raisonnables d’abus un délit inadmissible , comme la loi et les directives épiscopales l’exigent déjà, et que cela s’applique à tout abuseur présumé vivant. Un délai de grâce d’un an devrait être accordé pour la divulgation de soupçons d’abus du passé.
    Un rapport annuel devrait divulguer séparément par diocèse et par ordre religieux le nombre d’évêques (ou l’équivalent dans les ordres religieux), de clercs et de laïcs au sujet desquels des soupçons d’abus ont été signalés aux autorités civiles, le nombre de ces soupçons qui ont été jugés fondés et non fondés et les sanctions imposées lorsqu’ils étaient fondés, ou qu’il n’y en avait pas. Les révocations recommandées pour les évêques et les responsables d’ordres religieux devront bien entendu être soumises à la Rome.
    Le nouvel organe devra publier régulièrement des informations tout aussi détaillées sur le nombre de plaintes, la période à laquelle elles se rapportent et les montants versés au total et par tranches.
    •  * Les procédures canoniques ne seront engagées qu’après la conclusion de toutes les procédures *pénales et civiles séculaires.

    Lors d’un événement à Assise, en Italie, le pape a fait l’éloge du cardinal français Barbarin dans une remarque apparemment improvisée. Il l’a remercié pour son « témoignage qui construit l’Église », pour la façon dont il a fait face aux vicissitudes subies en raison des accusations de dissimulation d’abus . . . . . .

    Le pape faisait référence à la condamnation de Barbarin en 2018 pour n’avoir pas signalé de multiples abus sur des mineurs, dont il avait connaissance. Ceci est requis par la loi française depuis 2000. Après la condamnation de Barbarin, il a publié une déclaration indiquant qu’il acceptait la responsabilité. La condamnation a été annulée par des tribunaux supérieurs, bien qu’il n’ait jamais été affirmé au tribunal qu’il n’était pas au courant des abus commis par le prêtre. La défense invoquait le fait que l’obligation de signaler les abus passait à la victime lorsqu’elle atteignait l’âge adulte. La plupart ne le font pas avant des décennies, voire jamais.

    L’agresseur était le prêtre et chef scout Bernard Preynat . . . . . .
    #pédocriminels #culture_du_viol #catholicisme #eglise #religion #prêtres #pape #évêques #cardinaux #abbés #curés #bedeaux #religieux #religieuses #ecclésiastiques #clercs #catéchisme . . .#viol #déni #pédophilie #violophilie #élites #victimes #diocèses #victimes #justice #CIASE #LP #France #fric #enfants

  • Angers : anciennes pensionnaires du Bon Pasteur, elles veulent être reconnues comme victimes pour les violences psychologiques ou physiques subies
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/maine-et-loire/angers/maine-et-loire-anciennes-pensionnaires-du-bon-pasteur-e

    Angers : anciennes pensionnaires du Bon Pasteur, elles veulent être reconnues comme victimes pour les violences psychologiques ou physiques subies
    Elle ont vécu un calvaire. Placées, alors qu’elles étaient mineures, par la justice ou leurs familles, au Bon Pasteur à Angers, d’anciennes pensionnaires dénoncent des violences psychologiques et physiques que leur faisaient subir les religieuses qui les encadraient. 50 ans plus tard, réunies en association, elles réclament des comptes à l’institution religieuse et à l’état.

    #institutions_religieuses #congrégations #maltraitance #maisons_de_correction #exploitation #patriarcat

  • Podcast : La commission Sauvé, les abus sexuels dans l’Église catholique
    http://federations.fnlp.fr/spip.php?article2124

    Ecouter l’émission, le lien http://www-radio-campus.univ-lille1.fr/ArchivesN/LibrePensee/211016LP.mp3

    Les conclusions rendues par la Commission Indépendante sur les Abus Sexuels dans l’Église (CIASE), installée par la Conférence des évêques de France (CEF) et présidée par M. Jean-Marc Sauvé, vice-président honoraire du Conseil d’État viennent d’être présentées aux médias ce mardi 5 octobre 2021.


    Le rapport Sauvé est un véritable séisme qui risque d’emporter l’Église catholique toute entière dans l’abîme, d’où l’effroi, les erreurs, les provocations des Éminences qui s’accrochent à l’Autel pour ne pas disparaître. Chacun essaie de tirer son épingle du jeu et la crise se développe.

    La Commission Sauvé (et il faut lui rendre hommage pour cela, contrairement aux premières craintes de la Libre Pensée) a fait remarquablement son travail. Le scandale était si énorme, les victimes si nombreuses, l’horreur si grande, que plus rien ne pouvait empêcher la lumière de se faire jour.

    La commission Sauvé, qui a enquêté sur l’ampleur de la pédo-criminalité, a publié ce mardi ses conclusions accablantes, estimant à 216 000 le nombre de mineurs victimes de clercs et de religieux depuis 1950. Ces religieux sont estimés à plus de 5 000. Si l’on ajoute les personnes agressées par des laïcs travaillant dans des institutions de l’Église, le nombre grimpe à 330 000.

    216 000 le nombre de mineurs victimes de prêtres pédophiles ! De 1950 à 2020, c’est à dire en 70 ans. Cela fait 3000 victimes par an ! 10 victimes par jour !
    Ces chiffres sont issus du très sérieux et très documenté rapport d’environ 500 pages élaboré par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), titré « Sociologie des violences sexuelles au sein de l’Église catholique en France (1950-2020) » . Il a été remis courant septembre à la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase).

    Créée en 2018 sous l’impulsion de la hiérarchie catholique, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase) a enquêté pendant deux ans et demi sur l’ampleur des violences sexuelles commises par des membres du clergé sur des enfants et des adultes vulnérables depuis 1950. Elle a rendu son rapport le mardi 5 octobre dernier.

    La journaliste, essayiste et réalisatrice, Caroline Fourest, a salué le grand courage, la grande droiture de cette commission qui a traversé l’enfer, a auditionné des centaines de victimes. La hiérarchie ecclésiale a couvert ces crimes depuis des décennies. Chaque fois qu’un prêtre était dénoncé par un enfant, on l’envoyait dans une autre province, une autre paroisse violer d’autres enfants. C’est comme ça que ça a fonctionné, la hiérarchie a couvert. Caroline Fourest a insisté sur le culte du silence, le culte du secret de la confession.

    Mercredi 6 octobre, au lendemain de la publication du rapport de la Commission Sauvé, le président de la Conférence des évêques de France (CEF) était invité à réagir sur France Info.

    Interrogé sur ce que dit la loi en matière de non-dénonciation d’agressions ou d’atteintes sexuelles infligées à un mineur – article 434-3 du Code pénal –, Éric de Moulins-Beaufort a déclaré :
    « Le secret de la confession s’impose à nous, et en cela, il est plus fort que les lois de la République. »
    A peine connu le Rapport Sauvé que chaque prélat, chaque mitré y allait de son repentir. Au même moment, Médiapart dévoilait que l’Archevêque de Strasbourg, qui faisait aussi son numéro de repentir, avait préservé et préserve toujours la réputation d’un agresseur, accusé d’abus sexuel. Que ta main droite ignore ce que fait ta main gauche.

    Comme la Libre Pensée l’établit dans une note d’analyse, le « secret de la confession » est une auguste fadaise qui ne s’impose à personne au nom d’une quelconque autorité, quelle qu’elle soit. Le « secret de la confession » est une convenance personnelle passée entre personnes qui l’acceptent. C’est une convention purement privée. Elle n’a aucune force de loi. . . . . .

    Tournai : Défilé de mode ecclésiastique


    Ce 10 novembre 2021, la cathédrale de Tournai, en Belgique, accueille un défilé de mode insolite présentant des tenues de prêtres catholiques. La plus ancienne remonte à environ six siècles. La plus précieuse vaut plus de 300.000 dollars.
    Source le lien : https://www.mediacongo.net/article-actualite-96333_des_vetements_sacerdotaux_lors_d_un_defile_de_mo

    En France, un prêtre condamné pour atteinte sexuelle sur mineur officie la messe en direct sur France 2


    Le dimanche 24 octobre 2021, comme à son habitude, France 2 diffuse la messe dans le cadre son émission « Le Jour du Seigneur ». Parmi les trois prêtres officiant la messe, A., un homme condamné pour atteinte sexuelle sur mineur à 10 mois de prison avec sursis en 2007, rapportent nos confrères de Libération.
    Source le lien : https://soirmag.lesoir.be/404739/article/2021-11-05/en-france-un-pretre-condamne-pour-atteinte-sexuelle-sur-mineur-offici

    Le pape françois remercie les journalistes pour leur travail sur les abus sexuels dans l’église


    Le pape a salué la "mission" des journalistes et souligné l’importance, pour ces derniers, de sortir des salles de rédaction et de se confronter la réalité afin de combattre la désinformation notamment exprimée en ligne.
    Remarque : Le scandale des les abus sexuels dans l’église a complètement disparu de l’actualité, le pape françois peut donc remercier les journalistes.
    Source le lien : https://www.rtbf.be/info/monde/detail_le-pape-francois-francois-salue-les-journalistes-pour-leur-travail-sur-l

    Synopsis de l’émission : http://federations.fnlp.fr/spip.php?article2124

    #Podcast #pédocriminels #Radio #culture_du_viol #catholicisme #eglise #religion #prêtres #viol #déni #pédophilie #violophilie #élites #victimes #diocèses #victimes #justice #CIASE #LP #France

    • Sur le patrimoine immobilier de l’église catholique en France.

      Les possessions immobilières (bâtiments, terrains, immobilisations financières dans des sociétés civiles immobilières) des associations diocésaines de Paris, Lyon, Nice, Lille et Tours, choisies à titre d’exemples, constituent un patrimoine de grande valeur.

      En valeur comptable nette2019, c’est-à-dire au coût historique après amortissement des biens concernés, elles représentent des montants impressionnants : 152,1 millions d’euros à Paris après la vente pour 36 millions d’un terrain ; 113,7 millions à Lyon ; 56,7 millions à Nice ; 45,1 millions à Lille ; 19,8 millions à Tours.
      Le total de ces biens atteint pratiquement 525 millions d’un point de vue comptable, une somme très sous-estimée au plan économique.

      D’une part, les biens très anciens, totalement amortis, n’apparaissent plus dans l’actif net des bilans. D’autre part, lorsqu’est prise en compte la flambée des prix de l’immobilier, à Paris comme en province, la valeur de marché de ce patrimoine est bien plus élevée. Ainsi, l’actualisation grossière de cette somme par l’application du taux d’évolution de l’indice du prix des logements de mars 2000 à décembre 2020 (multiplication par 1,7) la porte à 892,5 millions d’euros.

      Ce montant n’inclut pas le patrimoine des Congrégations. Si l’on s’en tient à Paris, d’aucuns soutiennent que le patrimoine de l’Église, y compris celui des Congrégations, serait de 700 millions d’euros en valeur de marché(selon la cellule investigation de Radio-France).

      Petit florilège de possessions immobilières de l’Église à Paris https://www.fnlp.fr/wp-content/uploads/2021/11/LEglise-doit-payer-lEglise-peut-payer.pdf

  • « Maintenant que nous connaissons l’étendue des crimes sexuels commis par des religieux, dissolvons l’Eglise catholique ! »
    Tribune

    Vincent Cespedes

    philosophe
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/11/25/maintenant-que-nous-connaissons-l-etendue-des-crimes-sexuels-commis-par-des-

    Le philosophe Vincent Cespedes rappelle que l’Eglise savait qu’elle abritait un grand nombre de pédocriminels et qu’elle a choisi de se taire. Cette corruption devrait mener à sa dissolution, estime-t-il dans une tribune au « Monde ».

    Tribune. Un peu plus d’un mois après la publication retentissante du rapport fleuve sur les violences sexuelles dans l’Eglise catholique depuis 1950 (330 000 victimes, soit 13 par jour en moyenne), la Conférence des évêques de France annonce la mise en place d’une instance « de réparation » et d’un fonds d’indemnisation des victimes financé par les biens de l’Eglise. Oui, genoux à terre, l’Eglise entend bien acheter les crimes qu’elle a étouffés pendant des décennies – 2 500 euros les attouchements, 25 000 euros le viol ? Aucun évêque responsable n’a démissionné. Au Sénat, on insiste seulement sur des réformes à opérer dans le recrutement des prêtres.

    La bien nommée « commission Sauvé » (du nom du président de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise, Jean-Marc Sauvé) ne doit pas sauver l’Eglise, mais sauver les croyants honnêtes, en signant son dépôt de faillite morale. Elle décrit un phénomène « massif » et « systémique ». Notre responsabilité historique est d’avoir laissé l’Eglise catholique commettre et cacher pendant des décennies ces violences pédocriminelles. Maintenant que nous savons, maintenant que des témoins ont été entendus et que les chiffres de l’ignominie défraient la chronique, agissons : dissolvons l’Eglise catholique sans plus attendre ! Quand une institution sait et se tait, elle devient complice des criminels, et donc criminelle elle-même.

    Seule cette solution paraît salutaire et digne, au regard de la République comme de la foi. Ce que perd un enfant violé par une personne garante à ses yeux de l’autorité morale, un prêtre prédateur appelé « père », ce n’est pas son seul présent, où tout s’effondre, c’est aussi l’avenir, qui ne devient plus possible autrement que dans la peur et la méfiance, et c’est aussi le passé, où tout ce qui faisait certitude et se voulait rassurant devient duperie et mensonge. Souvent accompagné d’emprise, d’abus de toutes sortes et de harcèlement, le viol de l’enfant est un meurtre sans cadavre – meurtre de l’innocence, de la pureté, de la croyance. C’est humainement impardonnable.
    Contradiction vivante

    Et aimer Dieu, n’est-ce pas aimer aussi les hommes qui ont donné leur vie pour le servir ? En trahissant une communauté tout entière, en brisant la sincérité des cœurs de milliers de fidèles, les religieux pédocriminels ont trahi en premier lieu leur foi et leur dieu. Ils deviennent une contradiction vivante.

    Dissoudre l’Eglise en France paraîtra comme « naïf » ou « utopique » à tous ceux qui ont été biberonnés au narratif cocorico de la France « fille aînée de l’Eglise », avec ses clochers en patrimoine génétique. L’utopie et la naïveté se situent pourtant de leur côté. Plus prosaïquement, qu’ils imaginent une fédération sportive reconnue coupable d’avoir commis et caché des centaines de milliers de viols d’enfants et dont les dirigeants minorent ou justifient cela publiquement, voire tarifient leurs exactions abominables par le biais d’une commission ad hoc. Diraient-ils que vouloir démanteler cette organisation participe d’un raisonnement « naïf » ou « utopique » ? Cela n’empêcherait nullement les gens de continuer à pratiquer leur sport !

    #paywall (je comprend pas l’intérêt de la publication d’une tribune sous paywall... c’est pas comme si l’e-monde avait payé un·e journaliste.
    #catholicisme #viol #violophilie #omerta

  • Réconciliation
    Au Vatican, Emmanuel Macron cherche les grâces des catholiques
    https://www.liberation.fr/societe/religions/au-vatican-emmanuel-macron-cherche-les-graces-des-catholiques-20211126_2O

    La papauté, cette vieille institution, n’en est pas à un paradoxe près. En Occident, l’influence de l’Eglise catholique, sous l’effet de la sécularisation, n’en finit pas de s’estomper. Pour les chefs d’Etat ou de gouvernement, la visite au pape, chez lui à Rome, demeure pourtant un quasi-passage obligé. En particulier depuis l’accession à la papauté de François, un pontife très populaire. Voilà donc Emmanuel Macron, le président de la République française, reçu au Vatican, ce vendredi matin, pour la seconde fois depuis le début de son quinquennat.

    Avant ce déplacement, l’Elysée s’est d’ailleurs félicité des échanges réguliers (cinq en tout au téléphone) entre les deux hommes, le dernier remontant au mois de mars. Le courant, dit-on, passe bien entre le vieux François et le jeune Emmanuel. Au-delà de l’anecdote, la France et le Vatican partagent des préoccupations communes qui seront au centre des discussions. Il y a d’abord les questions écologiques. En 2015, le Vatican a pesé de son poids pour que l’Accord de Paris sur le climat aboutisse. Le pape François avait publié, quelques mois plus tôt, l’historique encyclique sur l’écologie, Laudato si. Pour les deux parties, l’autre dossier d’importance est l’avenir de l’Union européenne, sujet d’actualité d’autant que la France s’apprête à prendre, dans quelques semaines, la présidence du Conseil de l’UE.
    « Une espérance est née »

    De ce côté-ci des Alpes, la seconde visite de Macron au Vatican, à cinq mois de l’élection présidentielle, est lue autrement. En rendant visite au pape, Macron n’irait-il pas à la pêche aux voix catholiques ? Rencontrer François ne peut pas, en l’espèce, faire de mal. Mais ce n’est pas non plus suffisant pour rallier ces votes-là. En effet, l’histoire (complexe) des relations entre Macron et les catholiques n’est pas un long fleuve tranquille. Son élection en 2017 avait été plutôt bien accueillie après le quinquennat difficile de François Hollande, marqué par les gigantesques manifestations contre le mariage pour tous.

    Le 9 avril 2018, Macron scelle la réconciliation par sa visite au collège des Bernardins. Il y prononce un discours qui fait date. « Nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Eglise et l’Etat s’est abîmé, et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer », déclare le président de la République. Les mots fâchent la gauche laïque. Mais rassérènent les milieux catholiques. « Une espérance est née. C’est une date importante dans l’histoire des relations entre l’Eglise et l’Etat », analyse Olivier Ribadeau Dumas, porte-parole à cette époque de la Conférence des évêques de France (CEF). « Le langage employé par Macron aux Bernardins n’aurait pas été renié par les juristes catholiques. L’Eglise était reconnue comme étant une institution ayant son propre droit, sa propre rationalité, sa propre autonomie que l’Etat reconnaissait comme tels. C’était une rhétorique qui ne pouvait que séduire l’institution », explique, de son côté, le sociologue et historien du catholicisme, Philippe Portier.
    « Situation globalement tendue »

    « Cela n’a pas porté tous les fruits que les catholiques attendaient », poursuit Olivier Ribadeau Dumas. Au début de son quinquennat, Macron, plutôt intéressé à titre personnel par le fait religieux, a visité chacun des principaux cultes, augurant d’un mode assez cordial de relations, une sorte de laïcité à l’anglo-saxonne. Au fil des mois, les choses ont mal tourné avec les catholiques. La pandémie a contraint l’exécutif à suspendre, lors des confinements, la célébration des offices religieux. Ce qui a créé un grave conflit avec les évêques catholiques. A l’automne 2020, ceux-ci ont porté – une première dans les relations entre l’Eglise et la République – l’affaire devant le Conseil d’Etat qui leur a donné raison. Les déceptions se sont creusées après l’ouverture de la PMA à toutes les femmes et le vote définitif de la loi bioéthique en juin dernier. « Cela a été un choc au regard des promesses faites par Macron aux Bernardins », explique Philippe Portier. La loi confortant les principes républicains, dite loi sur le séparatisme, adoptée, elle, en août, a aussi sérieusement mécontenté les autorités catholiques qui, à l’instar d’autres responsables religieux, considèrent qu’elle instaure un contrôle accru des cultes.

    Malgré tout, le président Macron, qui entretient de bonnes relations avec le président de la CEF, Eric de Moulins-Beaufort, continue à ménager l’institution. Lors de la remise du rapport Sauvé, qui a révélé l’ampleur des affaires de pédocriminalité au sein de l’Eglise, il a félicité la hiérarchie pour son « courage ». Le chef de l’Etat a aussi tapé sur les doigts de son ministre de l’Intérieur qui avait convoqué, début octobre, le président de la CEF après sa déclaration sulfureuse sur le secret de la confession, d’après lui « au-dessus des lois de la République ». A Rome, il est « plausible », selon l’Elysée, que Macron évoque le rapport Sauvé avec le pape. « C’est une situation globalement tendue qui n’a pas été apaisée par des gestes symboliques comme la visite, en juillet dernier, de Macron à Lourdes », estime Philippe Portier. Le rendez-vous avec le pape ne devrait pas non plus y suffire.

    Libé mentionne quand même un peu à la fin le rapport sauvé, mais c’est très secondaire quant on veut parlé des catholiques et du Pape sur libé. Qui ca intéresse les violences sexuelles à part les victimes et leurs agresseurs ? Personne. Macron soutiens les violeurs d’enfants et leur complices qui sont informés de violences sexuelles et ne font rien et j’apprend qu’il a engueulé Darmanin pour avoir osé convoqué un évêque afin de lui rappelé la loi.

    #catholicisme #violophilie #confession #pedocriminalité #pape

    • Je découvre un championnat sportif qui m’avait jusqu’ici échappé :

      « Il y a une dizaine d’années déjà, il nous avait aidés avec un chèque pour le championnat de France de karting des prêtres », raconte l’abbé Pierre Amar.

    • Vincent Bolloré, le catholique | Enquête de « La Croix » par Héloïse de Neuville et Mikael Corre (12/11/2021)

      Le grand patron est surtout « sincèrement inquiet » pour la France, selon plusieurs sources qui le disent soucieux d’en freiner la déchristianisation. « Pour lui, une certaine vision de l’homme est aujourd’hui menacée », croit savoir Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, qui le voit régulièrement (Vincent Bolloré possède un pied-à-terre à Saint-Tropez).

      (…) Le haut fonctionnaire se serait agacé auprès du grand patron que Pascal Praud et ses chroniqueurs parlent sans cesse des problèmes d’insécurité et d’islamisme à Trappes. Vincent Bolloré aurait alors demandé à son présentateur vedette de calmer le jeu. Et quelques semaines plus tard, la chaîne recontactait la préfecture avec comme projet de mettre en valeur des « initiatives positives » du territoire, si possible chrétiennes, et de retransmettre la messe de Noël. Un projet validé par le diocèse de Versailles.

      Mais Vincent Bolloré ne peut pas tout gérer en direct. Pour le seconder sur certains sujets, il s’est adjoint les services d’un chapelain : l’abbé Gabriel Grimaud. Ce prêtre atypique, ordonné en1977, est d’abord passé par plusieurs paroisses parisiennes avant de devenir aumônier dans l’enseignement scolaire, notamment à la Maison d’éducation de la Légion d’Honneur à Saint-Denis(2000-2021). Réputé bon prêcheur, il cultive la discrétion. Il n’a pas répondu à La Croix L’Hebdo et refuse toute interview, mais laisse courir sa plume sous divers pseudonymes (Défendente Génolini, Alexamenos…) dans plusieurs titres catholiques, dont ceux de Vincent Bolloré.

      (…) Ce goût pour la piété apparaît parfois loin de l’actualité. La liste des dernières émissions d’« En quête d’Esprit » en dit quelque chose. 19 septembre : « Comment sauver les églises de France. » 29 septembre : « Les anges sont-ils de retour ? » Le 10 octobre, cinq jours après la publication du rapport sur la pédocriminalité dans l’Église, l’émission est intégralement consacrée au film Fatima .

      Aucune mention de ce qui secoue alors les catholiques français. « Notre silence est-il un déni ?, s’interroge dix jours plus tard le présentateur Aymeric Pourbaix, dans un édito de France catholique intitulé « Se taire ou parler ? ». Non, bien sûr. (…) Parfois même, le silence est une indication à demeurer prudents. Et il est aussi permis de se poser la question, sans pour autant tomber dans le complotisme : quand toutes les ondes tiennent le même discours, qui leur a appris cet hymne à l’unisson ? Ne peut-il y avoir un chef d’orchestre caché, et à quelles fins ? » Et l’émission de spiritualité, tout à la piété, apporte ainsi, et par omission, sa contribution au combat contre-culturel, anti-« politiquement correct », mené plus largement sur CNews.

    • Et dans l’article du Monde :

      Qui a haussé la voix lorsque, en février 2019, il est intervenu pour annuler un projet pourtant déjà validé : l’achat de Grâce à Dieu, un film de François Ozon inspiré de l’affaire Preynat, ce prêtre reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement des enfants pendant vingt ans ?

    • Éric Zemmour escorté en gare de Marseille

      https://www.bfmtv.com/politique/eric-zemmour-escorte-en-gare-de-marseille-devant-les-huees-de-militants-antif

      Le polémiste d’extrême droite Éric Zemmour, qui doit annoncer sa candidature à la présidentielledans les prochains jours, a subi plusieurs déconvenues lors de sa visite à Marseille. Lors de son retour en gare ce samedi, il a été hué par des militants antifascistes et escorté par les CRS jusqu’au train.

      le charlot du chouan de l’île du Loch’ échoue

  • Le Vatican pourrait perdre 116 millions d’euros dans la vente d’un immeuble à Londres
    https://www.lefigaro.fr/flash-eco/le-vatican-pourrait-perdre-116-millions-d-euros-dans-la-vente-d-un-immeuble

    Le Vatican va perdre plus de 100 millions d’euros dans la vente d’un immeuble londonien au cœur d’un scandale financier, selon le quotidien britannique Financial Times. Selon le journal, qui cite des sources anonymes, cette vente au fonds américain Bain Capital avoisinera les 200 millions de livres (233 millions d’euros), soit environ 116 millions d’euros de moins que les quelque 350 millions investis par le Vatican en 2014. Sollicité par l’AFP, le Vatican n’a pas souhaité réagir.


    Cet immeuble de luxe est actuellement au cœur d’un vaste procès financier au Vatican. DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP

    Cet immeuble de luxe, situé dans le quartier chic londonien de Chelsea, est actuellement au cœur d’un vaste procès financier au Vatican. Dix personnes, dont l’influent cardinal Becciu, ancien bras droit du pape, sont jugées notamment pour fraude, détournement de fonds, abus de pouvoir et blanchiment, soupçonnées de financement opaque, via des hommes d’affaires italiens.

    Cette acquisition à un prix surévalué - via des montages financiers hautement spéculatifs - a mis en évidence l’utilisation imprudente du Denier de Saint-Pierre, la grande collecte annuelle de dons dédiés aux actions caritatives du pape, générant des pertes substantielles pour les finances du Vatican. Cette affaire a porté un rude coup à la réputation de l’Église et du pape François, qui a accéléré ces derniers mois les réformes financières internes pour lutter contre la corruption.

    #vatican #argent #immobilier #spéculation #blanchiment #charité #catholicisme #religion #pape #église_catholique #église #eglise #lp