• Lutter contre la pénibilité (et la baisse tendancielle du taux de profit) : Ford équipe ses ouvriers d’un exosquelette
    https://www.bfmtv.com/tech/ford-equipe-ses-ouvriers-d-un-exosquelette-1504400.html

    Ford a déployé dans quinze usines l’EksoVest, un gilet technologiquement augmenté qui aide les ouvriers dans leurs gestes du quotidien. Le constructeur entend ainsi diminuer le risque de blessure et a fortiori augmenter la productivité.




  • The Angry Arab News Service/وكالة أنباء العربي الغاضب: These are official Saudi regime illustrations about the rules of stoning
    http://angryarab.blogspot.com/2018/02/these-are-official-saudi-regime.html

    These are official Saudi regime illustrations about the rules of stoning

    The Angry Arab News Service/وكالة أنباء العربي الغاضب: Saudi law specifies the rules and regulations for the “proper” stoning of a woman or a man.
    http://angryarab.blogspot.com/2018/02/saudi-law-specifies-rules-and.html

    It reads: “Stoning stones should be from a medium-size solid brick, almost the size of the palm, not small pebbles which can prolong suffering or he big ones which can kill fast thereby preventing the purposeful torture.  If it was a woman, a hole should be dug up to her chest so that she won’t be uncovered, and it it was a man, no hole should be dug, and his pudendum should be covered, and the whole body of the woman during stoning.  The stoned should not be tied or chained, and remorse should be offered.  He could pray two prostrations, and can be provided with water.  If he dies, he can be washed and shrouded and prayed over him”.  This regime is really a stickler for the law.

    #arabie_saoudite#modéré#cauchemar_fait_pays


  • Trump nominates former pharmaceuticals executive to head Health and Human Services - World Socialist Web Site

    https://www.wsws.org/en/articles/2017/11/14/azar-n14.html

    #Trump nominates former pharmaceuticals executive to head Health and Human Services
    By Kate Randall
    14 November 2017

    On Monday, President Donald Trump nominated Alex Azar for Secretary of the Department of Health and Human Services (HHS). The role was vacated in late September after then-HHS Secretary Tom Price resigned amid revelations that he took trips on government and private jets costing taxpayers more than $1 million.

    #santé #bigpharma #cauchemars


  • Jacques Attali : « La Suisse doit se penser comme un hôtel » Par Roland Rossier - 24 Heures - Mardi 17 Octobre 2017
    https://mobile2.24heures.ch/articles/59e62cd8ab5c3768aa000001

    De passage à Genève, l’écrivain et essayiste français Jacques Attali s’est exprimé, mercredi à Uni Dufour, sur l’intelligence artificielle, à l’occasion de la remise des Prix Latsis universitaires, récompensant chaque année, notamment, des chercheurs de l’UNIGE et de l’EPFL. Interview

    Est-ce que la France peut se réformer ?
    La France change à une vitesse folle. Et chacun des 60 millions de Français évolue et change chaque jour. On dit que la France est crispée. Mais elle se réforme en permanence et change sans cesse, sur le plan des mœurs, de l’innovation, de l’art, de la culture.

    Alors, à quoi est dû ce sentiment largement partagé qui évoque les blocages de la France ?
    Ce qui est vrai, c’est que la France modifie assez peu ses lois. Pour une mauvaise raison d’ailleurs, car nous avons de la peine à admettre les changements homéopathiques. Et pour une autre raison : les nations maritimes valorisent le changement, les nations rurales valorisent la permanence.

    La France borde pourtant plusieurs mers. Elle aurait pu être une nation maritime ?
    Elle a essayé de le faire à huit reprises, comme je l’aborde dans mon dernier livre. Mais la France a choisi d’être une nation rurale car elle possède des terres et une agriculture très riches.

    Le gouvernement Macron peut-il réussir à changer la France ?
    Lorsque je suis à l’étranger, je n’aborde jamais les questions de politique française. Ce que je peux dire, c’est que la France n’avance pas par réformes lentes, mais par révolutions. Soit sanglantes, soit plus symboliques. Depuis 1945, nous avons connu trois révolutions : 1945, 1958, 1980. Et la quatrième se déroule en ce moment. La France accumule pendant longtemps des besoins de changement, puis elle se met en mouvement. Cela prend du temps car nous sommes une nation centralisée. Notre modèle est très intégrateur : tout le monde y parle la même langue.

    Quand a débuté la « révolution » actuelle ?
    Cela a commencé il y a trois ans, avec une prise de conscience. Une maturation des réformes s’est ensuite effectuée, poursuivie par la dernière élection présidentielle.

    La France va donc garder un rôle moteur en Europe ?
    Je suis convaincu que la France est la première puissance européenne déjà aujourd’hui et qu’elle le sera encore davantage demain, car l’Allemagne est malade, démographiquement, technologiquement et financièrement. Dans vingt ans, la France sera de loin la première puissance d’Europe. Economiquement, nous sommes présents dans les meilleurs secteurs : la santé, l’éducation, la culture, l’assurance, les start-up. Sans compter deux autres domaines, peu utilisés : la mer et la francophonie.

    Pourquoi à travers la francophonie ?
    Aujourd’hui, 180 millions de personnes parlent français. Avec le développement de l’Afrique, il y en aura 700 millions. L’Afrique regroupe un milliard d’habitants, et dans trente ou quarante ans, elle en comptera deux milliards. C’est la grande question du XXIe siècle. Pour l’Europe, cette explosion démographique peut déboucher sur une catastrophe, parce que des centaines de millions d’Africains s’installeront ici, ou alors nous les aidons à bien se développer et le continent sera un formidable marché. Pour l’Europe et pour la France grâce à cette langue commune.

    L’immigration a tendance à diviser l’Europe. L’Europe doit-elle accueillir des migrants ?
    Malheureusement, tous les pays européens sont d’accord pour contenir l’immigration, et même la réduire. Mais regardons les chiffres : nous sommes 600 millions d’habitants en Europe et nous parlons d’accueillir 200 000 migrants par an. En trois ans, cela ferait 600 000, soit 1 pour mille de la population de l’Europe. Vous vous rendez compte ? 1 pour mille ! Ce n’est pas assez. Nous sommes capables d’en accueillir bien plus. Le Liban doit se débrouiller avec 25% de migrants syriens. L’Europe est aussi confrontée à un effondrement démographique. Et l’accueil des réfugiés fait partie de ses valeurs.

    N’existe-t-il pas un décalage entre vos espoirs et les politiques des pays européens ? Et puis l’Europe se met-elle en danger en voulant contenir l’immigration ?
    Non, elle se protège. Mais trop, à mon avis. Je sais que je suis très isolé face à ce consensus européen. Mais c’est honteux de ne pas accueillir tous ces gens dignes, magnifiques, souvent bien formés, jeunes, pleins de dynamisme.

    Traversons l’Atlantique et tournons-nous vers les Etats-Unis. Donald Trump est-il un homme dangereux ?
    Oui. Les Etats-Unis sont représentatifs d’un courant mondial qui se renforce, celui des dictatures de marché. Pourquoi ? Parce que les gens ont besoin de sécurité mais ils veulent aussi gagner de l’argent. Ce cocktail est dangereux. Et le monde est instable, comme en 1910. Les gens vivaient alors très bien. Ils avaient déjà la radio, l’automobile, l’électricité. La démocratie, la globalisation. Et puis le terrorisme – qu’on appelait alors nihilisme –, la crise financière et le protectionnisme ont globalement précipité le monde dans 75 ans de barbarie, de 1914 à 1989. Aujourd’hui, c’est pareil : nous connaissons des progrès technologiques, un potentiel de croissance énorme, des moyens de faire des économies d’énergie massives, une espérance de vie qui augmente. Nous avons tout pour être heureux.

    Mais tout peut donc basculer ?
    La question environnementale est urgente. Il faut sauver la mer. Nous devons aussi régler le problème de la répartition inégale des richesses et celui d’un désordre mondial dû au fait que les marchés sont plus puissants que les Etats. La probabilité d’une guerre mondiale est considérable. Elle peut se déclencher sur un rien, sur un incident entre les Chinois et les Américains à propos de la Corée du Nord, ou entre les Polonais et les Russes au sujet des pays Baltes…

    Et Donald Trump pourrait être un élément déclencheur ?
    Oui, car il est imprévisible et erratique. Nous avons échappé à un conflit majeur depuis 1945 car toutes les puissances nucléaires étaient dirigées par des gens raisonnables. Aujourd’hui, à la tête des Etats-Unis et de la Corée du Nord, nous avons affaire à deux personnes peu raisonnables, même si le président des Etats-Unis ne peut pas appuyer sur le bouton nucléaire tout seul. Mais il peut presque le faire tout seul.

    Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) ne représentent-ils pas également une forme de menace ?
    Ceux-là, ce sont les dictateurs du marché. Ils ont prospéré dans une économie libre et parfaite qui a abouti à la formation de cartels. Les GAFA sont dangereux car ils sont en train de maîtriser les instruments de prédiction.

    Faut-il casser ces cartels ?
    Cela viendra comme ce fut le cas avec l’ancien géant des télécoms ATT aux Etats-Unis. Mais un autre cartel est encore plus dangereux : celui de l’industrie agrochimique, qui prétend breveter la vie sans aucun droit. Les GAFA s’approprient nos données, mais les groupes vendant notamment les semences s’approprient la vie. Ils sont de moins en moins nombreux, après le rachat de Syngenta par ChemChina et de Monsanto par Bayer. Nous devons agir avant qu’ils n’atteignent une trop grande taille.

    Comment peut-on contrôler ces groupes ? Il faudrait un gouvernement mondial ?
    Oui, il faudrait un Etat de droit mondial. La seule institution internationale se situe d’ailleurs à Genève. C’est l’OMC (Organisation mondiale du commerce), qui s’appuie sur son système de règlement des conflits. Il faut au moins une institution internationale de décartellisation, mais l’OMC a perdu une partie de son pouvoir.

    Qui est le mieux armé pour maîtriser les défis de la numérisation, du big data et de l’intelligence artificielle : la Silicon Valley ? La France ? L’Europe ?
    C’est en effet un enjeu majeur. Dans ce cadre, c’est la propriété des données, et ce que l’on en fait, qui va être déterminante. L’analyse des comportements des consommateurs permettra de déduire quels biens ou services peuvent être vendus. J’ai écrit en 2006 que les compagnies d’assurances seraient les mieux armées dans ce domaine, en particulier celles qui seront liées aux groupes maîtrisant les données. Les GAFA sont puissants quand ils sont installés dans de vastes marchés homogènes où ils peuvent accumuler les données et les prédictions. Aujourd’hui, deux marchés se détachent : les Etats-Unis et la Chine. Le marché chinois va combler son retard et sera encore plus rapide que le marché américain, car il s’agit, comme je l’ai dit, d’une dictature de marché.

    Et la Suisse ? Depuis plusieurs années, le Forum de Davos classe ce pays en tête en termes de compétitivité. A quoi est dû le miracle suisse ?
    La Suisse, puissance de taille moyenne, est le contre-exemple absolu de la thèse de mon livre. Je n’ai qu’une explication à ce miracle : le travail. Ce pays est aussi avantagé par le fait de ne pas avoir connu de guerre, par un consensus social très fort et par l’utilisation de rentes de situation qui sont en train de disparaître. Je parle du secteur bancaire, dont les services, d’ailleurs, n’ont pas besoin d’accès à la mer. Mais la finance n’a pas respecté les règles du jeu. Cela ne dure jamais bien longtemps. La Suisse est un pays hors jeu. En termes militaires comme en termes bancaires.

    Un pays hors jeu peut-il être pérenne ?
    Non. Pas de façon durable. Donc, un processus de banalisation de la Suisse est en marche. Cela dit, la Suisse joue remarquablement bien sa normalisation, de la manière la plus lente possible (sourire). La Suisse a aussi de grandes capacités à accueillir les étrangers. Le secteur de l’hospitalité, au sens large, sera l’un des principaux de l’avenir. Pas seulement sur le plan hôtelier. Le grand métier de demain sera celui de l’empathie.

    Les Suisses sont empathiques ?
    Oui, à leur façon. D’une manière particulière : c’est ce que j’appelle l’altruisme intéressé !

    C’est de l’empathie par rapport à soi-même ?
    Ce qui se passe à l’EPFL, par exemple, est assez génial. J’envie l’EPFL. Je regrette qu’elle ne soit pas française. L’EPFL est une sorte d’hôtel d’entreprises. Tout pays doit se penser comme un hôtel et ses habitants comme des hôteliers. Recevoir sans cesse des étrangers. Etre accueillant. C’est ce qui rend la Suisse symboliquement maritime.

    Et Genève ?
    C’est un cas particulier, Genève est à la fois suisse et française, suisse et internationale. Genève est un paradis particulier. Je me suis souvent dit que si j’avais à m’exiler, ce serait à Montréal ou à Genève. Des gens de toutes sortes de cultures y vivent et s’y croisent.

    La Suisse peut-elle rester hors de l’Europe ?
    Si j’avais un conseil à donner à la Suisse, c’est d’entrer dans l’Union européenne tout en gardant sa spécificité.

    L’Union européenne le permettrait-elle ?
    Tout se négocie, tout se négocie… A terme, la Suisse perdra beaucoup en restant à l’extérieur de l’Union européenne, qui est un formidable aiguillon pour accomplir des réformes. Rester dehors, c’est se condamner à s’enkyster au moment où ses particularités sont en train de disparaître. Etre hors jeu et se banaliser, c’est embêtant.

    Thémes : Récupérés dans les commentaires de https://www.les-crises.fr/jacques-attali-tout-pays-doit-se-penser-comme-un-hotel
    #Jacques_Attali #jacquatalisme Leurs #Réves Des #cauchemars pour les #Suisses et pour nous #néo_libéralisme #géopolitique #hôtel_de_passe #intelligence_artificielle #intelligence_grabataire #soupe_prétentieuse #union_européenne #consternant #gouvernement_mondial #contre-nature #homo_economicus #répugnant #creux #scientologue #vent #vide #domination_des_Gaga
    #béhachèlisme #élicohenisme #éricfassinisme, #philosophie_de_plateaux_télé #imaginer_ce_qui_n’arrive_jamais #nostradamus_de_pacotille


  •  » Un gouvernement privé : comment les employeurs règnent sur nos vies (et pourquoi nous n’en parlons pas), par Elizabeth Anderson
    https://www.les-crises.fr/un-gouvernement-prive-comment-les-employeurs-regnent-sur-nos-vies-et-pour

    Elizabeth Anderson est une philosophe sur le sentier de la guerre. Ses conférences sur l’humanisme, publiées dans ce volume avec des commentaires et une réaction, visent le pouvoir illégitime, dictatorial et arbitraire que les employeurs exercent sur leur personnel, surtout aux États-Unis où la #législation du #travail est indigente. Elle nomme cette emprise « gouvernement privé », parce que les gouvernés, nous, en fait, sommes exclus du processus de gouvernance.

    Ce livre abonde d’exemples d’#entreprises qui transforment la vie de leurs salariés en un vrai #cauchemar. On y trouve les suspects habituels et pire encore : j’ai été scandalisé de l’apprendre, le droit de se rendre aux toilettes pendant les heures de travail est un cheval de bataille des relations du travail depuis des dizaines d’années et il n’est pas rare que des travailleurs soient obligés de porter des couches sur la chaîne de montage ou en soient réduits à uriner dans leurs vêtements.

    Des exemples aussi extrêmes peuvent certes nuire à la subtilité et à la force de l’argumentation de Mme Anderson. Le problème, d’après elle, est omniprésent. Il est inhérent à la structure même du contrat de travail américain. « L’emploi de gré à gré » donne aux employeurs le droit de licencier leurs salariés pour n’importe quelle raison, hormis celles qui sont interdites par la loi, comme la discrimination sur la base de la race ou du handicap. Contrairement à l’Europe, il est aussi tout à fait légal pour les employeurs de harceler leurs salariés, tant qu’ils le font sans discrimination. Les salariés abdiquent ainsi la totalité de leurs droits. L’employeur peut espionner leurs commentaires sur Facebook, insister pour que ses salariés s’astreignent à un régime alimentaire ou un programme de santé particulier, les sanctionner pour le choix de leur partenaire sexuel et entraver leur liberté politique.


  • L’impossible suivi psychologique des migrants

    Crise d’#angoisse, #maux_de_tête, #cauchemars... La route de l’exil peut provoquer chez certains migrants des traumatismes et entraîner des dépressions. Des symptômes qui ne s’arrangent pas toujours dans le pays d’arrivée.

    http://www.infomigrants.net/fr/post/3437/l-impossible-suivi-psychologique-des-migrants
    #trauma #traumatisme #santé #santé_mentale #asile #migrations #réfugiés #dépression


  • Dead Mall: A mall with a high vacancy rate, low consumer traffic level, or is dated or deteriorating in some manner. For purposes of inclusion on this site, Deadmalls.com defines a dead mall as one having a occupancy rate in slow or steady decline of 70% or less.
    http://deadmalls.com/index.html
    Mais qu’est-ce qu’on va faire des centres commerciaux ??
    par Sébastien Navarro dans @cqfd n°152
    #récession #fièvre_acheteuse #centres_commerciaux #enseignes #friches_urbaines #consumérisme #cauchemar_climatisé
    Que notre règne arrive


    https://www.noosfere.org/icarus/livres/niourf.asp?NumLivre=2146570128
    #JG_Ballard

    • Nous avons donc de bonnes raisons de nous opposer à ces mégacentres commerciaux qui sont autant de grand projets inutiles imposés tout comme les complexes géants de cinéma, les aéroports comme celui de Notre-Dame-desLandes, les stades géants comme OL-land, etc. On ne peut donc que se réjouir que se développent partout en Europe des résistances contre ces projets. Ces mégacentres déferlent sur l’Europe parce qu’ils régressent fortement aux états-Unis. Sur plus de 11000 malls, un tiers a fait faillite, non pas en raison de la crise mais de la saturation du désir. Ne boudons donc pas notre plaisir face à ces échecs que subissent le capitalisme et le productivisme, mais avouons cependant que la plus forte probabilité n’est pas celle du passage vers une société écologiquement et socialement responsable, vers un éco-socialisme, un socialisme gourmand (par opposition au socialisme de la misère et de la grisaille des gauches productivistes), mais celle de l’adaptation de la planète et de l’humanité avec les courants transhumanistes, aux besoins du capitalisme et du productivisme. On peut le dire autrement : malgré ces crises, malgré le pic de pétrole, malgré la récession, ce système ne s’effondrera pas de lui-même (du moins pas avant d’avoir été jusqu’au bout de sa propre logique d’accumulation, de marchandisation, de mortification).

      #Paul_Ariès
      http://www.kairospresse.be/article/le-buen-vivir-contre-les-megacentres-commerciaux





  • BOUQUINS#3
    https://coutoentrelesdents.noblogs.org/post/2016/10/11/bouquins3

    Une galerie de portraits de députés hors du commun, avec en filigrane l’histoire de l’Assemblée, des tendances s’y étant affrontées, et des hurluberlus qui s’y sont illustrés. Polar se déroulant en banlieue Sud durant les 90’s. On suit le parcours … Continue reading →

    #LIVRES #a_l'est #angry_brigade #bruno_fuligni #cauchemar_périphèrique #eschatologie_occidentale #jacob_taubes #jean_gab1 #karim_madani #la_chambre_ardente #maurice_pianzola #servando_rocha #thomas_munzezr_ou_la_guerre_des_paysans


  • Une réinvention radicale du djihadisme
    par Peter Harling

    http://orientxxi.info/magazine/une-reinvention-radicale-du-djihadisme,1420

    L’organisation de l’État islamique (OEI) a renouvelé le mouvement djihadiste. Alors que celui-ci avait fini par s’autodétruire, l’OEI a su utiliser le vide créé par la guerre en Syrie pour se réinventer et renaître. C’est désormais une force dépourvue d’idéologie qui s’installe dans une région où les États sont en totale déliquescence. Et cette force est capable d’exploiter les erreurs, les excès, les faiblesses et les insuffisances de ceux qui le combattent.

    Le djihadisme au Proche-Orient a de beaux jours devant lui. Un seuil semble bien avoir été franchi au-delà duquel la réponse à la menace grandissante du djihadisme perpétue et exacerbe les causes mêmes du phénomène dans une spirale qui enfle à chaque rotation.

    Le recours de plus en plus fréquent aux bombardements aériens a détruit, jour après jour, le paysage urbain de la région et ravagé son tissu social. Des villes entières sont rayées de la carte et des millions de personnes contraintes de fuir, plongées dans des situations de désespoir extrême. La si nécessaire aide humanitaire se fait rare, contrairement à l’intolérance et à la discrimination. Le développement des milices aux dépens des armées régulières est alimenté par une course effrénée aux armements qui ne pourra qu’affaiblir les États existants, et nourrit ce qui est devenu un « système de radicalisation » dans la région. Des opérations militaires sont continuellement conduites sans que l’on pense un instant à une normalisation politique ultérieure ou à une reconstruction de l’économie. Paradoxalement, les menaces djihadistes servent de prétexte pour n’aborder aucune des questions politiques et socio-économiques les plus urgentes. Plus la situation empire, plus le statu quo se dégrade, plus il semble avoir le soutien des acteurs-clés et des principaux protagonistes.


  • Un paysan opposé au Grand stade inutile de Lyon a été violemment agressé
    http://www.reporterre.net/spip.php?page=redirect&id_article=8720

    Philippe Layat est un agriculteur qui s’oppose à la construction du Grand stade de Lyon, qui va détruire une partie de son exploitation. Il a été agressé chez lui par 3 hommes cagoulés et armés le dimanche 20 décembre 2015 vers 20h30. L’#agression a durée 20 minutes avec séquestration chez lui. Les agresseurs lui ont demandé ou était l’argent, et une fouille complète des lieux a été faite. La police a perquisitionné la maison pendant deux heures, un dossier du grand Lyon à disparu. Une plainte a été déposé, Philippe se remet de ses blessures.

    #gpii



    • Le Choc (documentaire) d’après le livre de Naomi Klein. C’est très bien même si le Diplo n’a pas aimé à l’époque, mais ils ne sont pas nécessairement une référence.

      The corporation - Documentaire en trois partie de 52 minutes. Formidable. Montre qu’une corporation est une « personne morale » immorale et psychopathe. Indirectement sur la mondialisation et très très bien.

      J’ai les deux au cas où.

    • Ronnie Ramirez : Un monde absent- Documentaire.

      Film : « import Export », Ulrich Seidl

      Le cauchemar de Darwin.

      De la servitude moderne-Jean-François Brient

      Werner Herzog : Écho d’un sombre empire (Echos aus einem düsteren Reich)

    • Sur #cauchemar_de_Darwin, une vision critique de Frédéric Giraut :

      Révélations et impasses d’une approche radicale de la mondialisation.

      Une approche critique de la mondialisation peut consister à montrer l’environnement de pauvreté, de misère et d’exploitation de l’amont des filières marchandes globalisées qui exploitent une ressource localisée dans le Sud, notamment en Afrique. Une telle approche critique devient militante et terriblement efficace lorsqu’elle établit des liens de cause à effet entre l’environnement misérable et l’activité de production destinée au marché mondial. C’est le projet du film Le Cauchemar de Darwin qui prend appui sur les évolutions que connaît la ville de Mwanza au Nord-ouest de la Tanzanie sur le lac Victoria. Cité frontalière, elle est aussi capitale administrative d’une région minière et lieu de transformation des produits de la pêche lacustre qui a connu un boom avec le développement des exportations des filets de perche du Nil ou capitaine. C’est cette industrie de la pêche et de la transformation d’un poisson exogène et fossoyeur de biodiversité qui est au centre des investigations du documentaire ainsi que le trafic d’armes dont l’aéroport serait une plaque tournante. Parallèlement, sont montrés les ravages du sida, de la prostitution et des enfants des rues. Par souci d’efficacité et pour que le film fonctionne comme une allégorie sur les maux de l’Afrique dans le cadre de la globalisation, le Cauchemar de Darwin ne se contente pas d’asséner l’horreur de ces réalités et du sort d’une grande partie de la population, mais suggère une relation étroite entre ces différents aspects. Les trois scandales (environnemental, social et politico-économique) que ce film dénonce auraient ainsi pour cause commune l’exploitation de la perche du Nil. L’approche systémique se fait holiste, et la perche du Nil se retrouve, au moins symboliquement, au centre de la machine infernale qui voue les abords du lac Victoria et plus généralement l’Afrique des Grands lacs à la damnation sur fond d’opulence occidentale .Le film sorti en 2005 a connu un succès critique et commercial international et fonctionne dorénavant comme une référence pour une approche critique de la mondialisation libérale et de ses modèles de développement dans les Suds, et plus particulièrement en Afrique. Le professeur que je suis a pu constater en 2006 la généralisation des références à ce film dans les copies sur la mondialisation, tandis que fleurissaient de nombreuses conférences et rencontres organisées par les altermondialistes qui ont pris ce documentaire comme support et comme étendard. L’année 2006 a également été l’occasion de quelques contre-enquêtes journalistiques qui ont relativisé certaines affirmations et suggestions du film. Ceci à la suite et en parallèle de l’offensive menée par François Garçon contre le film documentaire et son auteur, Hubert Sauper, accusé de supercherie et de falsification, d’abord dans un long article paru dans la revue Les Temps Modernes, puis dans un ouvrage de journalisme d’investigation intitulé Enquête sur le Cauchemar de Darwin.

      http://www.espacestemps.net/articles/revelations-et-impasses-drsquoune-approche-radicale-de-la-mondialisati

    • Les contre enquètes ont existé mais si mes souvenirs sont bons, se sont toutes cassées les dents. C’est, pour moi, un brouhaha médiatique que je compare aux ennuis de Charles Enderlin, de Denis Robert.

      "La brouille qui oppose l’historien François Garçon à Hubert Sauper, le réalisateur autrichien du « Cauchemar de Darwin », a connu son dernier acte, mercredi. Poursuivi en diffamation par le réalisateur pour avoir qualifié son film de « supercherie », l’historien a vu sa condamnation pour diffamation confirmée par la cour d’appel de Paris.

      Trois ans de polémique

      Le conflit entre les deux hommes remonte à décembre 2005, date à laquelle François Garçon publie un article à charge dans la revue « Les Temps modernes ». Il remet en cause le documentaire, sorti sur les écrans en mars 2005, qui montre que la pêche intensive de la perche du Nil en Tanzanie est l’un des facteurs de la misère des populations locales et suggère que les avions utilisés pour le transport du poisson servent à un trafic d’armes."

    • https://www.bakchich.info/m%C3%A9dias/2009/04/10/cauchemar-de-darwin-le-garcon-paie-l-addition-55099

      Francois Garcon s’est occupé il y a 20 ans de la création de Canal + pour le compte du groupe Havas qui, comme le soulignait finement un article des Inrockuptibles, « détient les budgets publicitaires de Carrefour et de Mac Donald, c’est à dire des deux principaux acheteurs de Perches du Nil ».

      Frédéric Giraut pour la revue en ligne Espacestemps.net, signalé par la liste H-Français : "Révélations et impasses d’une approche radicale de la mondialisation. Retour sur la controverse autour du Cauchemar de Darwin". Il a le mérite de revenir, avec l’avantage du recul et de l’esprit scientifique, à la fois ce documentaire "référence pour une approche critique de la mondialisation libérale et de ses modèles de développement dans les Suds, et plus particulièrement en Afrique." et sur le livre-enquête à charge de François Garçon (Enquête sur le cauchemar de Darwin, Flammarion, 2006). Un partout, la balle au centre ? Pas tout à fait : il valide les critiques adressées au film sur "son désintérêt pour l’amélioration éventuelle du sort des ouvriers des pêcheries et l’amorce de constitution d’une classe d’employés aux revenus réguliers et sensiblement plus élevés que ceux de l’agriculture ou du secteur artisanal et/ou informel, voire des secteurs administratifs et miniers", et souligne "les paradoxes et présupposés à tendance racistes de certains avocats de l’autarcie." Mais il accorde le bénéfice du doute à Hubert Sauper sur le trafic d’armes, rapport de l’ONU à l’appui…
      Et de conclure : "S’il nécessite bien sûr une sérieuse prise de distance critique, ce documentaire-choc, outre la valeur déjà évoquée de quelques lieux et de portraits qui ponctuent le film, a des vertus pédagogiques. À ce titre, son apport essentiel est certainement la démonstration de l’imbrication (ce qui ne veut pas dire lien de dépendance ou de causalité) d’une part des économies formelles (l’industrie de la transformation, la consultance internationale…) et informelles (le gardiennage, la pêche artisanale, la récupération et le traitement des restes après éfiletage…), et d’autre part des activités légales (commerce alimentaire transcontinental, transport aérien…) et illégales (trafic d’armes, prostitution…). On touche certainement là un des aspects les plus fondamentaux de la mondialisation appliquée au continent africain."

    • #De_la_servitude_moderne

      De la servitude moderne est un livre et un film documentaire de 52 minutes produits de manière totalement indépendante ; le livre (et le DVD qu’il contient) est distribué gratuitement dans certains lieux alternatifs en France et en Amérique latine. Le texte a été écrit en Jamaïque en octobre 2007 et le documentaire a été achevé en Colombie en mai 2009. Il existe en version française, anglaise et espagnole. Le film est élaboré à partir d’images détournées, essentiellement issues de films de fiction et de documentaires.

      L’objectif central de ce film est de mettre à jour la condition de l’esclave moderne dans le cadre du système totalitaire marchand et de rendre visible les formes de mystification qui occultent cette condition servile. Il a été fait dans le seul but d’attaquer frontalement l’organisation dominante du monde.

      Dans l’immense champ de bataille de la guerre civile mondiale, le langage constitue une arme de choix. Il s’agit d’appeler effectivement les choses par leur nom et de faire découvrir l’essence cachée de ces réalités par la manière dont on les nomme. La démocratie libérale est un mythe en cela que l’organisation dominante du monde n’a rien de démocratique ni même rien de libérale. Il est donc urgent de substituer au mythe de la démocratie libérale sa réalité concrète de système totalitaire marchand et de répandre cette nouvelle expression comme une trainée de poudre prête à incendier les esprits en révélant la nature profonde de la domination présente.

      D’aucuns espéreront trouver ici des solutions ou des réponses toutes faites, genre petit manuel de « Comment faire la révolution ? ». Tel n’est pas le propos de ce film. Il s’agit ici de faire la critique exacte de la société qu’il nous faut combattre. Ce film est avant tout un outil militant qui a pour vocation de faire s’interroger le plus grand nombre et de répandre la critique partout où elle n’a pas accès. Les solutions, les éléments de programme, c’est ensemble qu’il faut les construire. Et c’est avant tout dans la pratique qu’elles éclatent au grand jour. Nous n’avons pas besoin d’un gourou qui vienne nous expliquer comment nous devons agir. La liberté d’action doit être notre caractéristique principale. Ceux qui veulent rester des esclaves attendent l’homme providentiel ou l’œuvre qu’il suffirait de suivre à la lettre pour être plus libre. On en a trop vu de ces œuvres ou de ces hommes dans toute l’histoire du XXº siècle qui se sont proposés de constituer l’avant-garde révolutionnaire et de conduire le prolétariat vers la libération de sa condition. Les résultats cauchemardesques parlent d’eux-mêmes.

      Par ailleurs, nous condamnons toutes les religions en cela qu’elles sont génératrices d’illusions nous permettant d’accepter notre sordide condition de dominés et qu’elles mentent ou déraisonnent sur à peu près tout. Mais nous condamnons également toute stigmatisation d’une religion en particulier. Les adeptes du complot sioniste ou du péril islamiste sont de pauvres têtes mystifiées qui confondent la critique radicale avec la haine et le dédain. Ils ne sont capables de produire que de la boue. Si certains d’entre eux se disent révolutionnaires, c’est davantage en référence aux « révolutions nationales » des années 1930-1940 qu’à la véritable révolution libératrice à laquelle nous aspirons. La recherche d’un bouc émissaire en fonction de son appartenance religieuse ou ethnique est vieille comme la civilisation et elle n’est que le produit des frustrations de ceux qui cherchent des réponses rapides et simples face au véritable mal qui nous accable. Il ne peut y avoir d’ambigüité sur la nature de notre combat. Nous sommes favorables à l’émancipation de l’humanité toute entière, sans aucune forme de discrimination. Tout pour tous est l’essence du programme révolutionnaire auquel nous adhérons.

      Les références qui ont inspiré ce travail et plus généralement ma vie sont explicites dans ce film : Diogène de Sinoppe, Étienne de La Boétie, Karl Marx et Guy Debord. Je ne m’en cache pas et ne prétend pas avoir inventé l’électricité. On me reconnaîtra simplement le mérite d’avoir su m’en servir pour m’éclairer. Quand à ceux qui trouveront à redire sur cette œuvre en tant qu’elle ne serait pas assez révolutionnaire ou bien trop radicale ou encore pessimiste n’ont qu’à proposer leur propre vision du monde dans lequel nous vivons. Plus nous serons nombreux à diffuser ces idées et plus la possibilité d’un changement radical pourra émerger.

      La crise économique, sociale et politique a révélé la faillite patente du système totalitaire marchand. Une brèche est ouverte. Il s’agit maintenant de s’y engouffrer sans peur mais de manière stratégique. Il faut cependant agir vite car le pouvoir, parfaitement informé sur l’état des lieux de la radicalisation de la contestation, prépare une attaque préventive sans commune mesure avec ce que nous avons connu jusqu’à maintenant. L’urgence des temps nous impose donc l’unité plutôt que la division car ce qui nous rassemble est bien plus profond que ce qui nous sépare. Il est toujours très commode de critiquer ce qui se fait du côté des organisations, des individus ou des différents groupes qui se réclament de la révolution sociale. Mais en réalité, ces critiques participent de la volonté d’immobilisme qui tente de nous convaincre que rien n’est possible. Il ne faut pas se tromper d’ennemis. Les vieilles querelles de chapelle du camp révolutionnaire doivent laisser la place à l’unité d’action de toutes nos forces. Il faut douter de tout, même du doute.

      Le texte et le film sont libres de droits, ils peuvent être copiés, diffusés, projetés sans la moindre forme de contrainte. Ils sont par ailleurs totalement gratuits et ne peuvent en aucun cas être vendus ou commercialisés sous quelque forme que ce soit. Il serait en effet pour le moins incohérent de proposer une marchandise qui aurait pour vocation de critiquer l’omniprésence de la marchandise. La lutte contre la propriété privée, intellectuelle ou autre, est notre force de frappe contre la domination présente.

      Ce film qui est diffusé en dehors de tout circuit légal ou commercial ne peut exister que grâce à l’appui de personnes qui en organisent la diffusion ou la projection. Il ne nous appartient pas, il appartient à ceux qui voudront bien s’en saisir pour le jeter dans le feu des combats.


      http://www.delaservitudemoderne.org/francais1.html

    • Extraits du documentaire #the_corporation

      Joe BARADACCO, Prof. Havard Business School :
      Définition de corporation : « un groupe d’individus qui poursuit de nombreux objectifs. L’essentiel étant de faire des bénéfices importants, croissants, en toute légalité, pour les propriétaires de l’affaire »

      Roy ANDERSON, PDG d’Interface, leader mondial des fabriquants de moquette :
      « La corporation est née avec l’ère industrielle, donc en 1712 avec l’invention de la pompe à vapeur pour pomper l’eau de la mine à charbon afin que les mineurs extraient plus de charbon. C’était une question de productivité : plus de charbo par heure »

      Mary ZEPERNICK, Programme d’Etude sur les entreprises, le droit et la démocratie :
      "Il y avait peu de corporations à la création des Etats-Unis. Celles qui existaient devaient se plier aux stipulations des chartes délivrées par l’Etat : la durée de la production, le montant de la capitalisation, ce qu’elles construisaient, etc. Elles ne faisaient rien d’autre. Elles ne pouvaient posséder d’autres corporations.

      Richard GROSSMAN, confondateur du Programme d’Etude sur les entreprises, le droit et la démocratie :
      « D’un point de vue juridique et culturel, la corporation était une entité subordonnée et le but était de servir le bien public »

      Mary ZEPERNICK :
      « La guerre de Sécession et la révolution industrielle ont multipié les corporations. On a assisté à l’explosion du chemin de fer, des banques, de l’industrie lourde. Il y a un siècle et demi, les avocats des corporations ont compris qu’il leur fallait plus de pouvoir. Ils ont voulu supprimer certaines contraintes imposées aux entreprises par le passé »

      Howard ZINN, auteur de Une histoire populaire des Etats-Unis :
      Avec la fin de la guerre de Sécession et la fin de l’esclavage → « A partir de ce moment on empêche les Etats de prendre la vie, la liberté ou les biens des Noirs ».
      → Les corporations vont devant les tribunaux et demandent la même chose, car « nous sommes aussi une personne ». Et la Cour suprême a accepté.

      Richard GROSSMAN :
      « 600’000 personnes ont perdu la vie en luttant pour ces droits. Et dans les 30 années suivants, les juges ont donné les droits au capital et à la propriété ».

      Après avoir obtenu les droits d’une personne, une question se pose : quelle sorte de personne est cette entreprise ?

      Noam CHOMSKY :
      « La corporation a les droits d’une personne immortelle. Mais pas n’importe quelle personne : celle dénuée de conscience morale. Elle est créée par la loi pour s’occuper uniquement de ses actionnaires, mais pas de ses partenaires comme la communauté ou la population active »

      Robert HARE, Docteur en médecine :
      "Il n’est pas difficile de rapprocher la psychopathie de l’individu de celle de la corporation. On peut examiner les caractéristiques de cette maladie et voir comment elles s’appliquent à la corporation :
      – indifférence flagrante aux sentiments d’autrui
      – incapacité de maintenir des relations durables
      – désintérêt imprudent de la sécurité d’autrui
      – deceitfulness : repeated lying and conning others for profit
      – incapacity to experience guilty
      – failure to conform to social norms with respect to lawful behaviours
      → « Elles auraient toutes les caractéristiques. Ce genre d’entreprise est le psychopathe type »

      Richard GROSSMAN sur les « programmes sociaux » des corporations :
      « Ils aident vec l’argent des contribuables et des actionnaires. Mais les contribuables devraient décider de l’emploi de cet argent. Et pendant qu’ils font ces trucs sympas, ils diminuent les impôts des entreprises et des gens riches et remanient la politique nationale. On ne voit pas ces remaniements, ni l’argent se faire aspirer, mais on voit l’apparence sympathique »

      Lien entre nazisme et corporations :

      Howard ZINN :
      « Il y a un lien intéressant entre la montée du fascisme en Europe et la position des radicaux vis-à-vis du pouvoir des corporations. Parce qu’il a été reconnu que la montée du fascisme en Europe s’est faite grâce aux multinationales »

      Noam CHOMSKY :
      « Mussolini était idolâtré par toutes les classes sociales. Le milieu des affaires l’adorait. Quand Hitler a pris le pouvoir, les investissements sont aussi montés en flèche. Il contrôlait la main-d’œuvre, se débarassait des gens de gauche. Les conditions d’investissement s’amélioraient »

      Michael MOORE :
      « Une des histoires passées sous silence au 20ème siècle est la connivence des corporations avec l’Allemagne nazie. D’abord, comment les entreprises américaines ont aidé à reconstruire l’Allemagne et épaulé le régime nazi à ses débuts. Puis, quand la guerre a éclaté, comment elles ont contribué à les faire fonctionner. General Motors a gardé Opel, Ford a continué à faire tourner ses usines. Mais pour Coca-Cola s’était impossible, alors ils ont inventé Fanta Orange pour les Allemands. C’est comme cela que Coca-Cola a pu continuer à faire des bénéfices. Quand vous buvez Fanta Orange, c’est la boisson des nazis créée pour que Coca-Cola fasse de l’argent pendant que des millions de gens mouraient »

      Vandana SHIVA :
      « Au cours des 10 dernières années, nous avons gagné du terrain. Nous, c’est-à-dire les gens ordinaires, qui se consacrent au bien de l’humanité, sans distinction de sexe, de classe, de race, de religion, toutes les espèces de la planète. Nous avons réussi à poursuivre en justice un gouvernement et une entreprise tout-puissants pour l’affaire Neem. Et nous avons gagné. Le brevet de la société américaine Grace sur Neem a été révoqué suite à un procès intenté par nous, les Verts au parlement européen et le Mouvement international de l’Agriculture biologique. On a gagné parce qu’on était unis. On a renversé 99% du brevet basmati de Rice Treck parce qu’on a formé une coalition mondiale : des vieilles femmes du Texas, des savants d’Inde, des activistes de Vancouver, un groupe local d’action basmati. On a montré que le Tiers-Monde n’était pas des pirates, mais que les corporations l’étaient »

    • #Mittal

      Le groupe Mittal est le n° 1 mondial de l’#acier. Plus qu’une entreprise, c’est un empire présent dans soixante pays qui emploie 250 000 personnes. Issu d’une famille modeste de Calcutta, Lakshmi Mittal est devenu, en l’espace de quinze ans, l’un des hommes les plus riches au monde. Plus qu’une réussite, Mittal incarne un symbole : celui du nouveau capitalisme mondialisé et de la revanche du monde émergent sur les vieilles nations industrialisées. Accueilli comme un sauveur en 2006 à la faveur son OPA sur le groupe Arcelor, Mittal est aujourd’hui perçu comme le fossoyeur de la sidérurgie européenne. Touchée de plein fouet par la crise économique, sa multinationale criblée de dettes a perdu 80 % de sa valeur, accumule les pertes et ferme ses usines les unes après les autres en Europe. Un déclin brutal qui révèle l’autre visage d’un modèle économique obsédé par la rentabilité à court terme, qui privilégie l’exploitation des richesses au profit des seuls actionnaires, au détriment de l’intérêt collectif. L’échec du modèle Mittal illustre également la perte d’influence d’un continent, l’Europe, qui apparaît comme le maillon faible de la mondialisation. Impuissante à enrayer sa désindustrialisation, elle apparaît incapable, contrairement aux États-Unis et à la Chine et exception faite de l’Allemagne, de protéger ses champions industriels et de proposer un nouveau modèle économique porteur d’avenir.

      http://boutique.arte.tv/f9841-empire_mittal

      Les ressources en ligne sur Mittal sur le site d’Arte :
      http://info.arte.tv/fr/mittal-web-links-und-pressestimmen

    • #Goldman_Sachs, la #banque qui dirige le monde

      Plus qu’une banque, Goldman Sachs est un empire invisible riche de 700 milliards d’euros d’actifs, soit deux fois le budget de la France. On l’appelle « la Firme », comme dans les romans d’espionnage des années 1980. Après s’être enrichie pendant la crise des subprimes en pariant sur la faillite des ménages américains, elle a été l’un des instigateurs de la crise de l’euro en maquillant les comptes de la Grèce puis en misant contre la monnaie unique. Un empire de l’argent sur lequel le soleil ne se couche jamais, qui a transformé la planète en un vaste casino. Grâce à son réseau d’influence unique au monde, et son armée de 30 000 moines-banquiers, Goldman Sachs a su profiter de la crise pour accroître sa puissance financière, augmenter son emprise sur les gouvernements et bénéficier de l’impunité des justices américaine et européennes.

      http://boutique.arte.tv/f7894-goldman_sachs

    • C’est en français, malgré le résumé en espagnol...
      *Los Deportados del TLC (Les #déportés_du_libre_échange) Marie-Monique Robin*

      Algo que parecía imposible hace unos pocos años, algo propio de la ciencia y ficción comenzó a verse hace poco en América Latina. Las semillas comenzaron a patentarse y los propios campesinos que eran los portadores del conocimiento durante milenios fueron dejados de lado, pues las nuevas políticas de acuerdos de intercambio comercial los afectaron gravemente. Hoy guardar la semilla en algunos países se ha convertido en un crimen. Uno de los medios para despojar a los campesinos de este derecho ha sido introduciendo poco a poco políticas neoliberales, que en lugar de apoyarlos, los debilitaron totalmente hasta el grado de hacerlos abandonar sus propias tierras. El caso muy marcante es de México donde el TLC (Tratado de Libre Comercio) en lugar de darles beneficios, los destrozó. El resultado claro es que miles y miles de campesinos mexicanos emigraron al pais vecino buscando tener suerte, dejando a sus familiares, en una aventura donde arriesgan incluso sus propias vidas, hoy el buscar trabajo se ha convertido incluso en un crimen. Los grandes ganadores con estos tratados de Libre Comercio, no son los pequeños productores, sino aquellos que ya más tienen y sobretodo las poderosas multinacionales. La gran periodista francesa Marie Monique Robin en este filme, nos desvela lo que significó el Tratado de Libre Comercio para México, el aniquilamiento del campesinado y la invasión escandalosa de productos subvencionados estadounidenses, que evidentemente matan la producción local mexicana. Recomiendo también ver el documental Los piratas de los seres vivos.

      https://www.youtube.com/watch?v=tG89P8II0cA

    • Les dessous de la mondialisation

      Sénégal : la fripe mondialisée

      Les français se débarrassent de 11kg de vêtements chaque année. Ces fripes ne sont pas toutes données à des personnes dans le besoin. Majoritairement collectées et triées, elles sont en partie revendues en Afrique. Au Sénégal, la fripe habille une grande partie de la population et fait vivre des centaines de milliers de personnes : des trieuses aux charretiers en passant par les négociants et les grossistes. Mais ce commerce prospère aux dépens d’une production textile locale. Un documentaire réalisé par Angèle Berland.

      http://replay.publicsenat.fr/emissions/les-dessous-de-la-mondialisation/senegal-la-fripe-mondialisee/139515

      Et d’autres reportages de la même série

    • Quelques notes tirées du film « Planète_à_vendre » :
      Facteurs nécessaires des terres pour intéresser les investisseurs :
      – sol fertile ;
      – terres proches d’un point d’exportation ;
      – accès à l’eau.
      Si une terre a ces caractéristiques, c’est un bien comme les autres.

      Mais pourquoi s’intéresser aux terres cultivables alors que les personnes/institutions qui s’y intéressent les avaient toujours méprisées ?
      → car la population mondiale augmente et il y a donc nécessité d’augmenter la production agricole.

      On est aujourd’hui face à la construction d’un nouvel ordre agricole global.

      Arabie Saoudite :
      Depuis 40 ans il y a un développement de l’agriculture en Arabie Saoudite. A un certain moment, l’Arabie Saoudite est devenu exportatrice de blé.
      Mais le prix a été l’épuisement des réserves d’eau. A cause de cela, en 2008, le roi a déclaré qu’il fallait arrêter la production de blé dès 2016.

      Fin 2007 : événement déclencheur du changement→ la crise alimentaire mondiale, causée notamment par l’augmentation de la production de biocarburants, par la diminution du niveau des stocks de céréales et par les restrictions d’exportations de certains pays (Vietnam et Argentine notamment, qui refusaient d’exporter des céréales).
      → solution : investir dans des terres et cultiver soi-même les céréales nécessaire.

      Le Roi Abdullah octroi 800 mio. de dollars pour que l’Arabie Saoudite achète des terres. L’Arabie Saoudite achète des terres notamment en Afrique de l’Est en promettant qu’elle investi dans des infrastructures, des technologies dans le pays et qu’elle augmentera l’emploi national.

      On voit donc un changment dans la direction des investissements, il n’y a plus seulement des investissements du Nord au Sud, mais aussi des investissements Sud – Sud (Arabie Saoudite et Inde).

      3 vagues de mondialisation :
      – industrie
      – services
      – agriculture.

      Exemple d’un investisseur indien en Ethiopie (il y a implanté la plus grande plantation de roses au monde), pour son exploitation :
      – le plastique vient de Chine
      – le système d’irrigation d’Israël
      – le capital d’Inde
      – les roses vont en Europe
      – les pelleteuses viennent de Corée
      – les serres d’Equateur
      – les moteurs d’Allemagne

      L’Ethiopie a déjà 1,6 mio. d’ha de terres prêtes pour les investisseurs étrangers. Dans le futur, l’Ethiopie prévoit de mettre à disposition 3 mio. d’ha de terres.
      → En Ethiopie toutes les terres sont de propriété de l’Etat ethiopien (suite du régime socialiste des années 70 et 80)

      L’investisseur indien déclare « On se sent un peu comme Christoph Colomb (…). C’est de la terre vierge, de l’or vert, elle n’a jamais été labourée depuis qu’elle existe ».
      « L’Etat a besoin d’un investisseur et les investisseurs ont besoin d’un bon Etat », il continue.

      L’investisseur indien paie 10 dollars par an par ha. de taxes sur les terres, mais les 6 premières années sont gratuites. Le contrat est de deux fois 40 ans" → le prix a été fixé par l’Etat éthiopien.

      Avant, sur ces terres, les locaux y faisaient pêtre leur bétail et ils cultivaient du tèf et du sésame pour la production familiale. Maintenant, ils doivent partir et laisser leurs terres.

      Litige avec l’investisseur indien : accès à l’eau, car l’eau est sur le territoire de l’Indien.

      Renée VALLVE de l’ONG « Grain » :
      « Le ’land grabbing’ est vu comme la solution à la crise alimentaire. Alors que c’est une agriculture intensive, qui est à l’origine de la crise alimentaire »

      Arrivée sur scène de la finance (banques, fonds de pension, etc.) :
      Dans les années 2010, une grande spéculation sur les matières premières agricoles a commencé. Cette spéculation a fait augmenter les prix et augmenter la volatilité de ces prix. Ainsi, les investisseurs ont compris qu’on pouvait gagner de l’argent avec l’agriculture et ainsi ils ont commencé à acheter des terres.

      En 2005, la proposition d’un financier d’acheter des terres était ridiculisée « ici en Europe on nous paie pour ne pas cultiver la terre et tu veux qu’on te donne de l’argent pour acheter des terres ? »
      → Réponse du spéculateur : « l’UE continuera à subventionner la paysannerie européenne pour qu’elle ne cultive pas, mais on augmentera la cultivation dans le Sud, non pas car il y a des subventions, mais car c’est rentable »

      Au lieu de créer des emplois, comme veulent le faire croire les investisseurs, c’est une agriculture sans agriculteurs qui est promue. En Uruguay, les campagnes se vident. Les petits paysans quittent la campagne pour aller dans les périphéries des villes ou à l’étranger, ou alors ils sont payés à la journée pour un salaire de faim pour le nouvel investisseur…

      Olivier SCHUTTER, rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation :
      « Les pays ainsi produisent pour l’étranger et sont de plus en plus dépendants des marchés internationaux. Tant que les prix alimentaires sont bas, c’est ok, mais quand les prix augmenteront… »

      Absurdité du système : l’investisseur indien vend le riz qu’il produit en Ethiopie aux agences d’aide alimentaire qui distribuent le riz à la population éthiopienne…

    • Overdose
      Symboles de la société du tout-jetable, les plastiques sont devenus incontournables dans notre quotidien. Résistants, légers et peu coûteux à produire, ils sont néanmoins une plaie à collecter et à recycler après usage. Entre les dangers que leur abandon sauvage fait peser sur l’environnement, et les risques sanitaires, liés au recyclage rudimentaire, qu’encourent les populations les plus pauvres, principalement en Chine, cette #enquête fouillée, réalisée sur trois continents, dresse un état des lieux plus qu’alarmant. Face aux puissants
      #lobbies_industriels et à la #catastrophe_annoncée, les politiques sauront-ils prendre les décisions qui s’imposent pendant qu’il est encore temps ?
      https://www.arte.tv/fr/videos/077392-000-A/plastic-partout
      #plastique


  • Les aveugles font quatre fois plus de cauchemars que les voyants | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/93111/aveugles-cauchemar

    Selon des chercheurs de l’Université de Copenhague cités par Science Nordic, 25% des rêves que font les aveugles sont des cauchemars, alors que la moyenne n’est que de 6% de cauchemars pour les personnes qui voient.

    ...

    Les aveugles de naissance faisaient quatre fois plus de cauchemars que les autres, et leurs mauvais rêves étaient souvent liés aux menaces qu’ils devaient gérer au quotidien, comme avoir peur de se faire écraser par une voiture, de se perdre dans la rue, ou de renverser des objets, relève la BBC.

    Les rêves des aveugles de naissance n’avaient aucun contenu visuel, et se définissaient plutôt par des goûts, des sons, des odeurs et des expériences de toucher.

    En ce qui concerne les personnes devenues aveugles au cours de leur vie, leur taux de cauchemar était de 7%, très proche de celui des voyants (6%). Selon les chercheurs, cette différence avec les aveugles de naissance pourrait être liée au fait que ces personnes ont déjà vu l’espace dans lequel ils circulent, et qu’ils se sentent donc moins menacés par leur environnement. « Pour cette raison, ils n’ont peut-être pas autant besoin de gérer ces impressions quotidiennes en faisant des cauchemars », explique Amani Meaidi.

    L’idée sous-jacente est que les cauchemars permettent de se préparer à affronter des moments difficiles (comme une sorte de répétition générale), notamment en aidant à développer des mécanismes de gestion du stress.

    #cécité


  • Iraq crisis : Troops swell in Baghdad amid ISIS threat, humanitarian nightmare

    A crisis so dire that families are fleeing to Syria. A militant threat so strong that U.S. forces are striking from the sky. And political strife so tense that it could derail hopes for government stability.

    As Iraq’s political and humanitarian crises escalate at the same time, foreign countries are getting more deeply involved. Here’s where things stand:

    http://edition.cnn.com/2014/08/10/world/meast/iraq-crisis/index.html?sr=sharebar_twitter

    #ISIS #EIIL #Syrie #Irak #cauchemar #crise_humanitaire


  • Israël a-t-il perdu la guerre ? Entretien avec l’historien israélien Shlomo Sand - Idées - Télérama.fr

    http://www.telerama.fr/idees/israel-a-t-il-perdu-la-guerre-entretien-avec-l-historien-israelien-shlomo-s

    Shlomo Sand vraiment génial ici.

    Parce que cette guerre était pour vous non défensive ? Des roquettes tombaient sur les villes israéliennes...

    Bien sûr, il n’est pas normal que des roquettes tombent sur Israël. Mais est-il plus normal qu’Israël n’ait toujours pas décidé quelles étaient ses frontières ? Cet Etat qui ne supporte pas les roquettes est aussi un Etat qui ne veut pas renoncer aux territoires conquis en 1967. Il a refusé l’offre de la Ligue arabe en 2002 d’une pleine reconnaissance d’Israël dans les frontières d’avant 1967.

    Mais le Hamas, lui, ne reconnaît pas Israël.

    Le Hamas, ce mouvement bête, pas diplomate, avait proposé une « oudna », une trêve de longue durée à Gaza et en Cisjordanie. Israël a refusé parce qu’il veut continuer de tuer les militants du Hamas en Cisjordanie, soit une quinzaine en octobre-novembre après des mois de calme. Israël a donc eu sa part de responsabilité dans la reprise des tirs de roquettes. Au lieu de renforcer le courant modéré du Hamas, Israël pousse les Palestiniens au désespoir. Nous avons ghettoïsé une population entière et refusons de lui accorder sa souveraineté depuis quarante-deux ans. Comme je suis indulgent envers Israël, je dirai seulement depuis vingt ans, 1988, date à laquelle Arafat et l’Autorité palestinienne ont reconnu l’Etat d’Israël, sans rien avoir gagné en échange.

    #israël #gaza #shlomo_sand mon héros

    • Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, dit pourtant qu’Israël ne doit pas « courir au suicide au nom des bons sentiments ».

      Mais de quoi parle-t-on ? Qu’est-ce qui menace notre existence ? Nous avons le meilleur armement et le soutien de la première puissance mondiale. Le monde arabe nous propose une paix globale sur les frontières de 1967. La dernière guerre qui a menacé l’existence d’Israël remonte à trente-cinq ans ! Est-ce qu’il ne comprend pas ça, ce grand rabbin ?

    • Shlomo Sand :

      Maintenant, ce qui me choque plus que jamais, c’est que cet Etat que j’ai servi comme soldat durant deux guerres, et qui se définit depuis sa Déclaration d’indépendance en 1948 comme l’Etat de tous les juifs, appartienne davantage à Bernard-Henri Lévy qu’à mes amis universitaires qui vivent ici, payent leurs impôts ici, mais sont d’origine arabe. Qu’est-ce que ça veut dire être sioniste quand on vit en France, qu’on ne veut pas vivre sous l’autorité juive, et qu’on s’identifie au pire de la politique des dirigeants d’Israël ? Ça veut dire contribuer à la montée de l’antisémitisme.

      Que dire de plus...

    • Il est très important de bien cadrer le sujet : si l’"État juif" n’est pas envisageable (et il n’est sans aucun doute pas envisageable) sans créer de facto des bantoustans, certains de luxe, d’autres sous perfusion minimum, alors le respect des droits humains des Palestiniens constitue bel et bien une menace existentielle pour Israël.

    • Nightmare in #Gaza
      http://www.truth-out.org/opinion/item/25343-noam-chomsky-%7C-nightmare-in-gaza

      Amid all the horrors unfolding in the latest Israeli offensive in Gaza, Israel’s goal is simple: quiet-for-quiet, a return to the norm.

      For the West Bank, the norm is that Israel continues its illegal construction of settlements and infrastructure so that it can integrate into Israel whatever might be of value, meanwhile consigning Palestinians to unviable cantons and subjecting them to repression and violence.

      For Gaza, the norm is a miserable existence under a cruel and destructive siege that Israel administers to permit bare survival but nothing more.

      #cauchemar érigé en #norme.


  • Deux mises en ligne récentes qui se font écho :

    « Il n’y a pas d’enfance sans peur », par #Boris_Cyrulnik
    http://citrouillealsj.blogspot.fr/2014/07/il-ny-pas-denfance-sans-peur-par-boris.html

    À quelle peur initiale renvoie-t-elle, cette peur que les créateurs parviennent à réveiller en nous ? Est-elle une émotion humaine nuisible ou salvatrice ? Boris Cyrulnik, dans un texte publié dans l’ouvrage Même pas peur ( Gallimard jeunesse / Envols d’enfance, voir ici : http://envolsdenfance.com, ndlr) la décrypte, dit son utilité, et l’importance d’apprendre, par les liens aimants qui nous unissent, à la surmonter. En permettant de jouer avec elle, en la radiographiant et en esquissant les pistes des réponses qui peuvent la vaincre, les livres qui la mettent en scène, et qu’on propose aux enfants dans un rapport de confiance, ne contriburaient-ils pas ainsi à son dépassement ?

    et « Faut-il et peut-on se débarrasser des cauchemars ? » dans l’émission Science publique (#France_Inter)
    http://www.franceculture.fr/emission-science-publique-faut-il-et-peut-on-se-debarrasser-des-cauche

    « Pour dormir tranquille, il faut n’avoir jamais fait certains rêves », écrivait Alfred de Musset dans Lorenzaccio. Peut-être pensait-il alors aux #cauchemars... Sa phrase illustre en effet un phénomène qui nous touche pratiquement tous. Et qui reste très mystérieux. En effet, si les rêves sont largement étudiés, leur coté obscur, lui, a longtemps échappé à la compréhension des chercheurs. Il a ainsi fallu attendre le milieu des années 2000 pour qu’un premier modèle précis du fonctionnement des cauchemars soit élaboré par Tore Nielsen, psychologue à l’hôpital du Sacré Cœur à Montréal. Pour lui, les cauchemars naissent dans l’hippocampe, le siège de la mémoire contextuelle dans notre #cerveau. Il se poursuit dans l’amygdale où se situe la mémoire de la peur avant de mobilier le cortex préfrontal médian capable d’analyser le cauchemar, d’inhiber la peur qu’il suscite et de le transformer en souvenir tolérable...

    Mais si le cortex préfrontal échoue... le cortex cingulaire antérieur se réactive et... le dormeur se réveille brutalement, terrorisé et paniqué. Suivant ce scénario, il existerait donc de bons et de mauvais cauchemars. Les premiers nous serviraient à traiter nos souvenirs de peur et à les neutraliser. Les mauvais résulteraient de l’échec de ce processus avec des conséquences pénibles. Et qui peuvent devenir douloureuses si la fréquence de tels cauchemars est importante. Cela se produit assez souvent après des événements traumatisants de la vie éveillée comme les guerres ou les catastrophes. D’où l’importance des travaux visant à soigner les personnes victimes de cauchemars à répétition. Une méthode psychologique, l’IRT, dont nous allons parler, donne des résultats prometteurs dans ce domaine.

    http://rf.proxycast.org/908491272874893312/10192-27.06.2014-ITEMA_20647259-0.mp3

    #enfants #peur #audio #radio #livre #imaginaire


  • Encore un exemple de code spaghetti : #Toyota
    http://linuxfr.org/news/encore-un-exemple-de-code-spaghetti-toyota

    Un jour lors d’un freinage périlleux le freinage électronique a échoué, entraînant un accident qui a coûté la vie à la conductrice et blessé gravement son amie.

    Dans un procès fait à Toyota, deux experts en embarqué ont donné leur avis sur le code source que Toyota avait utilisé dans sa voiture. C’était du code très sale, comme vous pouvez le voir dans la suite de cette dépêche.

    http://www.safetyresearch.net/Library/BarrSlides_FINAL_SCRUBBED.pdf
    #embarqué #tests

    • Très beau travail d’analyse

      Deux experts ont été désignés par l’accusation pour analyser le code source de Toyota et juger par eux-mêmes d’où pouvait provenir la défaillance. Michael Barr est resté 20 mois dans une salle semblable à une chambre d’hôtel, avec des gardes pour s’assurer qu’aucun document ne rentre ou ne sorte de sa salle pendant tout le temps de son analyse. Phillip Koopman est plutôt à l’aise dans le domaine de l’embarqué.

      Dans les transparents de présentation des résultats
      –> perte de contrôle de la manette des gaz (possible et confirmée) sur tous les modèles Toyota à commande de gaz électronique (ETC) de 2002 à 2010 : Camry, Lexus ES, Tacoma et autres…

      –> p. 20
      – régulateur fixé à 110 km/h
      – le bug provoque une accélération continue pendant 30 secondes de 95 à 150 km/h
      – pour le faire cesser, il faut retirer totalement son pied du frein…

      le tout prouvé expérimentalement…

    • Encore un argument en faveur de l’#open-source et contre le #code_privatif !

      L’article conclut sur le fait que Toyota n’aurait donc pas voulu que l’on voit son code source, non pas pour garder secret ses algorithmes, mais plutôt pour cacher le fait que c’est un merdier total.

      #bugs

      Et je regardais hier sur Arte l’hallucinante vérité sur la #programmation du condenseur de la centrale de Fukushima qui, comme prévu, s’est éteint automatiquement avec la panne électrique, mais les techniciens dans la centrale l’ignoraient car aucun message ne les a prévenu, les deux réacteurs n’ont donc pas pu être refroidis et les coeurs ont fondu en moins d’une heure.
      Si ils avaient lu le #mode_d'emploi ils auraient su qu’il fallait rouvrir les vannes du condenseur à la main. #cauchemar_automatisé




  • « A suivre », édito de la (très bonne) revue en ligne Angle mort
    http://www.angle-mort.fr/editorial/no-9

    Pour tout dire, cet édito commence comme un #cauchemar :

    En août dernier, la branche américaine d’#Amazon a annoncé avoir acheté les droits des personnages et des univers des romans de Kurt Vonnegut pour permettre aux utilisateurs de Kindle Worlds, un service destiné à la #fan_fiction, de mettre à leur sauce le monde des Sirènes de Titan ou d’Abattoir 5. Le principe est simple, les auteurs potentiels peuvent proposer un récit dans l’univers de leur choix (plusieurs sont déjà disponibles, de Gossip Girl à Vampire Diaries en passant par celui des comics Valiant), en designer la couverture et le mettre en vente sur le site. Le choix d’un auteur plus respecté et littéraire, et a priori peu propice à la fan fiction, a beaucoup surpris. Au-delà de l’appât du gain d’héritiers peu sensibles à l’héritage de l’œuvre, on peut y voir une tentative de la part d’Amazon de légitimer un peu plus la fan fiction et un indice sur la prochaine orientation du service : plus littéraire et diversifiée.

    (...) Au-delà de cet aspect purement mercantile, le phénomène parait tout de même intéressant pour ce qu’il dit de l’avenir potentiel de l’édition. La fiction y est vue comme une entreprise communautaire, fondée sur un univers prédéfini. La pratique de la création littéraire s’y apparente alors à une sorte de reprise d’éléments existants placés dans de nouvelles situations, quelque chose qui ressemble au remix pratiqué dans la musique électronique.

    (...) Pour mitiger l’amateurisme de masse, un acteur comme Amazon pourrait munir ses auteurs d’un arsenal de #rédaction. On a vu des #logiciels pour organiser la structure de son intrigue, écrire dans un environnement sans distraction ou se poser des contraintes de productivité. Maintenant, imaginez un réviseur orthographique pro-actif qui mettrait en mots vos notes et suggérerait des retournements de situation, un environnement de composition enrichi qui réécrirait « à la manière de », ou dans un champ lexical donné. Plus d’un auteur criera au sacrilège, tout en avouant utiliser des dictionnaires de synonymes, auto-correcteurs et autres Antidote. Après tout, les logiciels de traitement de texte sont aussi une amélioration majeure par rapport à la machine à écrire ou la plume. Au final, ce ne sont que des outils, et comme avec Garage Band ou iMovie, les vrais artistes finissent toujours par subvertir leur fonction première et retoucher à la main.

    On pourrait même pousser l’expérience un peu plus loin en empruntant des techniques issues du #marketing ou du génie logiciel, comme l’optimisation algorithmique basée sur les motifs de lecture. Par exemple, en appliquant la technique de test A/B qui propose des variantes différentes à chaque lecteur pour déterminer celle qui donne de meilleurs résultats. Des mots, phrases ou éléments d’intrigues seraient alors altérés automatiquement et les effets positifs sur la lecture enregistrés pour continuellement réécrire l’œuvre.

    Outre la remise en question du concept même d’#auteur et d’#œuvre, ces possibilités semblent vouées à accélérer la concentration de l’édition vers une poignée de best-sellers. Ce serait cependant ignorer l’avènement de la tendance inverse, soit le financement crowdsourcé via des plateformes comme Kickstarter ou IndieGoGo. Ici, la viabilité du projet littéraire est validée au préalable par le soutien des futurs lecteurs, et c’est moins leur nombre qui compte que leur engagement. Du coup, les concepts trop mainstream attirent peu, et mieux vaut viser une niche pointue à l’aide d’un pitch bien rôdé, idéalement propulsé par quelque auteur en vogue ou une campagne sur médias sociaux.

    Surgissent ensuite de nouvelles pistes, plus nuancées :

    En dehors du mastodonte Amazon, on avait déjà évoqué les micro-spores de Jeff Noon sur Twitter (http://microspores.tumblr.com). Sur le continent, l’ami Léo Henry a monté son propre canal de nouvelles par email (http://www.leo-henry.com/html/nouvellesparemail.html). Des fictions à la brièveté fulgurante, parfaitement adaptées au format. Ces expériences restent cependant encore des cas isolés pour l’instant, et n’exploitent pas encore toutes les possibilités du médium.

    Il ne s’agit évidemment pas simplement de raccourcir la longueur des récits pour s’adapter aux pratiques de lecture actuelles. D’autres dimensions restent à explorer.

    (...) Si on cherchait à exploiter une fiction littéraire en temps réel, difficile d’imaginer un meilleur support que Twitter. En novembre dernier, le réseau avait d’ailleurs même organisé son propre festival de micro-fictions sur cinq jours (https://blog.twitter.com/2012/announcing-twitter-fiction-festival).

    (...) Les écrivains qui travaillent dans le jeu vidéo aujourd’hui ont ouvert la voie. Ils programment des structures narratives informatisées, construisent des univers numériques qui s’adaptent au joueur. Des concepts qui risquent bien de déborder de l’arène vidéo-ludique pour s’appliquer à la fiction au sens large qui, on l’a vu, est en passe de se mêler à notre quotidien.

    Les auteurs les plus progressistes pourraient alors être mis à contribution pour élaborer cette hybridation de l’#imaginaire au réel : expériences multi-sensorielles immersives et personnalisées, assistants personnels artificiels dotés de personnalités (imaginez Siri ou Google Now dans dix ans), campagnes narratives de cé­lé­bri­tés/politiques.

    Au final, les conteurs, penseurs, artisans des mots et bâtisseurs de mondes continueront la mission qu’ils poursuivent depuis des millénaires : inventer des histoires qui épousent le tissu sans couture de la réalité.

    Au-delà de la #technophilie assumée et de la focale sur les géants du #web, une réflexion étayée sur les transformations à l’oeuvre dans la #littérature et la #création en général - du moins celles que ces géants encouragent ou permettent.

    Quoique je préfère souvent à l’auteur-e augmenté-e celle ou celui qui saurait aussi bien se contenter d’une feuille de papier et d’un stylo, ou de sa seule voix, pour donner à comprendre ce qu’elle ou il a perçu du réel. Le corps est un outil que l’on maîtrise encore à peine - et la machine ne vient souvent que masquer cette ignorance commune, lui donner un prétexte pour ne pas trop se regarder en face.

    Cela me rappelle le débat, incroyablement étriqué, sur « la fin de la peinture » - alors que n’importe quelle toile de #Rebeyrolle est plus moderne (c’est-à-dire plus à même de saisir l’époque, et au-delà de l’époque, ce que c’est d’être ici, et le fait avec la matière même de l’époque) que toute l’oeuvre de Jeff Koons.

    Disons que le #numérique et la #technologie en général n’invalident pas le stylo ou le pinceau - pas plus que le stylo ou le pinceau ne représentent un état absolu de la pureté littéraire ou artistique.