• Banques d’affaires : Exemple les affaires du crédit suisse !
    Comment Credit Suisse a (encore) perdu le contrôle - Mathilde Farine, Xavier Filliez - letemps.ch

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    1977 Affaire Chiasso : la banque encaisse une perte de 1,4 milliard de francs, après la découverte d’un montage permettant de cacher des fonds non déclarés venant d’Italie et de les réinvestir dans des sociétés, dont une grande partie ont perdu de la valeur.

    1998 Credit Suisse, l’Association suisse des banquiers, UBS, SBS participent à l’accord global sur les fonds en déshérence par lequel elles mettront 1,25 milliard de dollars à disposition d’organisations juives pour indemniser les personnes concernées.

    2007 Deux traders de Credit Suisse sont condamnés pour avoir surévalué le prix de produits financiers liés au marché du crédit. La banque doit encaisser une dépréciation d’actifs de 2,65 milliards.

    2008 Lors des résultats du premier trimestre, Credit Suisse évalue le coût de la crise des subprimes à 10 milliards depuis l’été 2007. (L’ardoise reste faible comparé à celle d’UBS qui aurait atteint 40 milliards.)

    2009 Credit Suisse doit payer une amende de 536 millions de dollars pour violation des sanctions américaines contre l’Iran et le Soudan entre 1995 et 2006.

    2011 Urs Rohner devient président du conseil d’administration.

    Septembre 2011 Credit Suisse paie 150 millions d’euros à l’Allemagne pour régler les affaires d’évasion fiscale.

    Mai 2014 Credit Suisse plaide coupable d’aide à l’évasion fiscale et paie 2,6 milliards de dollars aux autorités américaines.

    Octobre 2014 Bruxelles inflige des amendes à plusieurs banques, dont Credit Suisse et UBS, dans les affaires de manipulation du taux Libor.

    2016 L’affaire dite des « tuna bonds » au Mozambique éclate. Des employés de la banque sont accusés d’avoir fait des prêts secrets à hauteur de 2 milliards de dollars, où eux-mêmes et des fonctionnaires mozambicains se seraient servis en pots-de-vin. Plusieurs procédures sont encore en cours et la banque est aussi sous enquête.

    2017 Credit Suisse doit payer une amende de 5,28 milliards de dollars dans une affaire de prêts hypothécaires aux Etats-Unis.

    Mai 2017 Credit Suisse écope d’une amende d’un demi-million à Singapour dans l’affaire 1MDB en raison de lacunes dans ses contrôles anti-blanchiment.

    Février 2018 Credit Suisse (et d’autres banques) doivent fermer des fonds de placements sophistiqués liés à la volatilité et dont la valeur a perdu 96% en une journée. La perte estimée des clients est de 1,8 milliard de dollars.

    2018 Credit Suisse paie 47 millions aux autorités américaines dans l’enquête dite des « petits princes » sur les pratiques d’embauche en Asie. Des banques, dont Credit Suisse, engageaient des proches ou membres de grandes familles fortunées dans l’espoir de recruter plus facilement des clients, pratique considérée comme étant de la corruption par les autorités américaines.

    2018 La justice genevoise condamne à de la prison un gérant de fortune de la banque pour avoir causé un dommage de 143 millions de francs au préjudice, notamment, de l’ancien premier ministre géorgien Bidzina Ivanishvili, mais aussi pour s’être enrichi de 30 millions. Plusieurs procédures sont en cours et une enquête confiée à un cabinet externe montre qu’il y a eu des déficiences dans le contrôle du risque à Credit Suisse.

    Septembre 2018 La Finma, le gendarme suisse des banques, constate des manquements dans le respect des obligations de diligence dans le domaine de la lutte contre le blanchiment d’argent en lien avec les affaires Petrobras, PDVSA et FIFA.

    2019 Credit Suisse conseille le fonds d’investissement Softbank pour une obligation convertible d’une valeur de 900 millions de dollars qu’il revend ensuite à des investisseurs. Wirecard a fait faillite.

    Automne 2019 On découvre que Credit Suisse a fait suivre plusieurs de ses employés et ex-employés.

    Février 2020 Départ forcé de Tidjane Thiam après l’affaire des filatures.

    Juin 2020 Credit Suisse se trouve mêlée au scandale de la chaîne de cafés chinoises Luckin Coffee. La banque l’a aidée pour son entrée en bourse à New York en 2019, or on découvre que des chiffres, notamment de ventes, avaient été gonflés par l’entreprise.

    Novembre 2020 Implosion du hedge fund York Capital Management, Credit Suisse s’attend à une perte allant jusqu’à 450 millions de dollars.

    Décembre 2020 Le Ministère public de la Confédération accuse Credit Suisse dans une affaire de blanchiment et de trafic de stupéfiants d’une organisation bulgare.

    Février 2021  La banque révèle qu’elle a payé 600 millions de dollars pour régler une autre affaire liée à des prêts hypothécaires aux Etats-Unis datant d’avant la crise financière de 2008.

    Mars 2021 Credit Suisse doit suspendre des fonds comptant 10 milliards de dollars sous gestion en lien avec la société Greensill en faillite. La banque a remboursé 7 milliards aux clients des fonds. Sur les 3 milliards restants, 1 à 2 pourraient ne pas être retrouvés. Plusieurs enquêtes sont en cours.

    Mars 2021 L’implosion du hedge funds américain Archegos conduira à une perte d’environ 5 milliards de dollars pour Credit Suisse.

    Octobre 2021 Credit Suisse doit payer 475 millions de dollars aux autorités américaines et britanniques dans l’affaire du Mozambique. En même temps, la Finma rend ses rapports d’enquête sur cette affaire et celle des filatures.

    Cette accumulation d’affaires jette un sérieux doute sur la gestion des risques de l’entreprise, ce qui est confirmé par des rapports d’enquête externes que Le Temps a pu lire, par les employés qui ont accepté de raconter leur expérience, de même que par les conclusions de la justice ou des régulateurs dans d’autres cas. Ne serait-ce qu’en termes de frais juridiques et d’amendes, Credit Suisse a payé un total de plus de 15 milliards de francs depuis 2008 aux Etats-Unis, selon plusieurs estimations. 

    A nos questions, la banque a fini par répondre par une prise de position générale : « Credit Suisse a des bases très solides et est fier de son riche héritage et de ses racines entrepreneuriales.
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    Source de ce extrait : https://www.letemps.ch/grand-format/credit-suisse-perdu-controle

    #banque #finance #spéculation #gestion_de_fortune #subprimes #ubs #bonus #faillite #lehman_brothers #McKinsey #cds #hedge_funds #banksters #affaires

    • France, ce 24 Octobre : Credit Suisse paie 238 millions d’euros pour éviter des poursuites pénales en France
      Elle suit ainsi le chemin de HSBC private Bank, une filiale suisse du géant bancaire britannique HSBC, qui avait accepté de payer 300 millions d’euros,
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      Le 17 octobre, déjà, crédit suisse avait annoncé être parvenu à un accord définitif avec le procureur général du New Jersey pour solder une affaire ancienne concernant la vente de titres adossés à des créances hypothécaires, dont la valeur s’était brutalement effondrée lors de l’éclatement de la bulle immobilière aux Etats-Unis.
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      La banque va donc s’acquitter d’une amende de 495 millions de dollars pour régler tous les dédommagements en justice. Un montant déjà couvert par des provisions, précise la banque dans son communiqué.
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      Tous les détails : https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/credit-suisse-paie-238-millions-d-euros-pour-eviter-des-poursuites-penales

  • #paywall

    #Europcar : comment les créanciers qui se croyaient protégés ont tout perdu | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/europcar-comment-les-investisseurs-qui-croyaient-etre-proteges-contre-le-ri

    Un clou de plus dans le cercueil des dérivés de crédit ? Jeudi, les porteurs de « #Credit_Default_Swaps » (CDS) sur Europcar attendaient de connaître le montant de l’indemnisation qui allait leur être versée après le défaut du loueur automobile. La réponse a été cinglante : pas un centime. Un dénouement inimaginable.

    Les #CDS sont en effet des produits dérivés qui jouent en quelque sorte le rôle d’une police d’assurance contre le défaut d’un emprunteur. Ils sont aussi souvent utilisés dans un but spéculatif, par des investisseurs qui parient sur la faillite d’une entreprise ou d’un Etat.

  • « Dette, concurrence et Brexit ont entraîné la faillite du voyagiste britannique Thomas Cook » Le Monde, Jean-Michel Bezat, 23.09.2019
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/09/23/dette-concurrence-et-brexit-ont-entraine-la-faillite-du-voyagiste-britanniqu

    Quelque 600 000 vacanciers dans le monde devront être rapatriés et les 22 000 salariés du groupe risquent de perdre leur emploi. […]

    Vendredi 20 septembre, des fonds spéculatifs, détenteurs de credit default swaps (CDS) et pariant sur une incapacité du voyagiste à rembourser sa dette, ont réclamé 200 millions de livres supplémentaires pour valider le plan de restructuration engagé à l’été, ce qui portait ce plan de sauvetage à 1,1 milliard de livres, entraînant une plongée du titre de 22,78 % à la Bourse de Londres.

    Le gouvernement britannique a refusé, dimanche, de voler au secours de ce fleuron de l’industrie touristique, […] fidèle à une longue tradition libérale de non-intervention. […] »

    #paywall #tourisme #finance #cds #liberalisme

    • fidèle à une longue tradition libérale de non-intervention. […]

      n’est-ce pas en légère contradiction avec la suite :

      Le gouvernement a activé un plan d’urgence baptisé « opération Matterhorn », du nom d’une campagne de bombardement américaine, lors de la seconde guerre mondiale. Pour le ministère des transports, c’est « l’opération de rapatriement de civils la plus importante de l’histoire en temps de paix ».

  • Le détournement d’attention comme méthode #Politique
    https://reflets.info/le-detournement-dattention-comme-methode-politique

    C’est une technique pratiquée dans les arts martiaux depuis la nuit des temps : le détournement d’attention. Un mouvement détourne l’attention de l’adversaire qui est alors frappé à un autre endroit. L’attaquant peut espérer terminer ainsi le combat. Il existe des variantes plus ou moins élaborées, mais la plus courante est celle de l’attaque dans […]

    #Economie #Banques #Bernard_Cazeneuve #CDS #Crise #Dérives #Finance #François_Hollande #Manuel_Valls #Sarkozy #subprime #Subprimes

  • Comment la #taxe_sur_les_transactions_financières est torpillée par la #France

    http://abonnes.mobile.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/12/22/comment-la-taxe-sur-les-transactions-financieres-est-torpille

    C’était la promesse n° 7 du candidat #François_Hollande : soutenir une « action coordonnée au niveau européen pour imposer l’ensemble des transactions, y compris donc les #produits_dérivés ».

    La taxe sur les transactions financières (#TTF), aussi appelée « Robin des bois » ou #Tobin, du nom de l’économiste qui l’a imaginée dans les années 1970, devait entrer en vigueur au 1er janvier 2016 en Europe. Mais elle semble, sinon enterrée, du moins s’éloigner de plus en plus.

    Pourtant, le chef de l’Etat et son premier ministre ont été rappelés à l’ordre par 140 députés de leurs propres rangs, qui ont signé une lettre jeudi demandant à ce « que notre pays conserve intacte l’ambition initiale du projet qui inclut “toutes les transactions financières” ». Parmi ces derniers figurent entre autres l’ancien premier ministre Jean-Marc-Ayrault, Karine Berger, Aurélie Filippetti, Elisabeth Guigou, François Lamy…

    CHANTAGE À LA DÉLOCALISATION

    Cette lettre a été largement partagée pendant le week-end, alors que les 11 pays européens désireux de créer un tel impôt ne sont pas parvenus à se mettre d’accord le 9 décembre dernier à Bruxelles.

    Lancée au lendemain de la crise financière de 2008, l’idée de la TTF était de prélever 0,1 % sur les échanges d’actions et 0,01 % sur les produits dérivés. Ceux-là, destinés à assurer leurs acheteurs contre des risques financiers (de change, de taux…), ont connu ces dernières années une croissance exponentielle.

    Une banque française, #BNP_Paribas, en est un des champions européens, voire mondiaux. Et l’ensemble du secteur a brandi la menace des délocalisations si la taxe s’appliquait en l’état.

    Lire notre enquête : Comment les lobbies détricotent la taxe sur les transactions financières

    LES SOCIALISTES DEMANDENT DES COMPTES

    La #taxe, qui ne visait pas à « tuer » l’activité #bancaire, mais à l’encadrer (en rendant moins intéressants les échanges les plus spéculatifs), avait aussi pour object de #redistribuer une partie de ces profits (environ 35 milliards d’euros par an si l’on incluait tous les produits dérivés dans l’assiette taxable) vers le développement #humanitaire, les projets #écologiques et la recherche sur les #maladies, comme le #sida.

    Les associations militant pour cette taxe (Aides, Oxfam et #Attac, notamment) ont rappelé que cette mesure devait au départ, selon les vœux de François Hollande, entrer en vigueur… en 2013. Elle se sont également félicité de l’initiative des députés, demandant au président de la République de « recadrer [le ministre des finances] #Michel_Sapin ».

    Dans leur lettre de jeudi, les socialistes signataires expliquent :

    « C’est la France qui a proposé de réduire l’#assiette d’une telle taxe, la limitant aux #actions et aux contrats d’#assurance contre le risque de défaut de paiement [#CDS – credit default swap], soit 3 % des produits dérivés. Cette proposition réduirait largement le rendement de cette taxe, le rendant encore plus limité que la taxe française créée en 2012. »

    LES RENONCEMENTS DE #BERCY

    Le projet de loi de finances 2015 table sur un rendement de 700 millions d’euros pour la version française de la taxe Tobin, en vigueur depuis trois ans. Loin des premières estimations qui tablaient sur un rendement de l’ordre de 1,5 milliard d’euros annuel.

    En cause, un torpillage en règle de l’assiette taxable : alors que la taxe aurait pu être renforcée par la taxation du #trading_haute_fréquence, c’est aussi un gouvernement Hollande qui l’a fait échouer en France. Bercy a fait pression sur sa majorité et son rapporteur, Christian Eckert, a depuis été nommé secrétaire d’Etat au budget.

    Lire : Trading haute fréquence, l’histoire d’un renoncement

    Même les autorités britanniques ont été plus ambitieuses dans leur décision de taxer le secteur bancaire : le stamp duty (« droit de timbre ») rapporte quelque 3 milliards d’euros par an, grâce à une large assiette de 0,5 % sur tous les échanges d’actions, contre 700 millions d’euros pour la taxe française (entrée en vigueur en 2012).

    Hongkong, Singapour ou encore Taïwan ont également mis en place, à des degrés divers, une telle taxation de leur place financière.

    #fiscalité #entreprise #finance #parti_socialiste

  • Zone euro : la semaine de tous les dangers ?
    http://reflets.info/zone-euro-la-semaine-de-tous-les-dangers

    Ce n’est pas toujours aisé de jouer les marabouts lisant l’avenir. Ni confortable d’ailleurs. Tentons toutefois de nous projeter dans quelques jours, en utilisant le conditionnel, on n’est jamais trop prudents. #Chypre sera-t-il l’étincelle, le déclencheur d’un monumental foutoir, créé par les décideurs de Bruxelles et du FMI ? La question mérite d’être posée. Jusqu’ici, [...]

    #A_la_Une #Economie #Banques #BCE #CDS #Crise_de_la_dette_souveraine #Crise_financière_mondiale #Espagne #Europe #featured #Grèce #Italie #Mario_Draghi #Système_financier #Taux #UE

    • Effectivement, avec la crise slovène à venir, les crises luxembourgeoises et belges qui couvent, on risque de vite savoir si le bazar bruxellois qu’on nomme europe a une substance plus signifiante que celle d’un syndicat d’épargnants et de spéculateurs.

      Bref, si l’europe est autre chose qu’une pyramide de Ponzi.

  • Article long et difficile mais qui montre à quel point une minorité (ben moins de 1%) est en train de mettre en esclavage l’humanité toute entière.

    Avec le nouveau standard minimal de friandises à la réglisse de pourriture, la BCE évalue à 14.000 milliards d’euros ce qui pourrait lui être déposé en alibi de garantie contre des fraiches liquidités. La BCE aime la pourriture à en perdre la raison mais affiche sous forme d’ex voto son plan de relancer l’économie avec des liquidités fraiches. Nous assistons, comme je vous l’écris depuis 2008 au plus grand transfert de toute l’humanité de la dette privée vers cette dette publique que Sarkozy et Merkel, Draghi et le FMI font passer pour La dette publique. Il n’y a pas crise de l’euro, il y a la crise des banques.

    avec l’url c’est mieux : http://www.renovezmaintenant67.eu/index.php?post/2012/02/05/Balkanisation-de-la-Zone-Euro-2%C3%A8me-Carry-Trade-de-la-Bad-Ba

    #banque #bâle #cds #cdo #otc #rmbs #esclavagisme

  • Mon pauvre Paulo, la situation se dégrade… | kitetoa
    http://reflets.info/mon-pauvre-paulo-la-situation-se-degrade

    A force d’écrire des choses sur la crise financière qui secouait le monde depuis l’explosion de celle des subprimes, il m’avait semblé utile de vulgariser un peu tous ces concepts macro-économiques abscons. J’avais donc entrepris fin 2010 de raconter comment j’avais expliqué la crise financière à Paulo, un habitué du Bar des Amis ou je bois régulièrement mon café. C’était un résumé de tout ce que j’avais pu raconter précédemment sur Aporismes.com ou sur Kitetoa.com. Mais en prenant le temps d’expliquer calmement les répercussions à venir. Par la suite, au fil des innombrables « sommets de la dernire chance » pour sauver la Grèce, l’Irlande, le Portugal, tous pays qui disait-on quelques semaines avant, n’avaient pas besoin d’être sauvés, je racontais que tout cela n’était que marketing et écrans de fumée. L’Europe, mais aussi les Etats-Unis ou la Chine sont au bout d’un cycle. Tout s’écroule doucement, mais très sûrement. Il n’y a qu’une solution pour sauver ce qu’il reste du système

    #A_la_Une #Economie #France #Monde #CDS #Crise_de_la_dette #Crise_de_la_dette_souveraine #Mario_Monti #Merkel #Sarkozy #Subprimes

  • Les Potins du Cyberpotier : tic tac tic tac tic tac
    http://cyberpotier.blogspot.com/2011/09/tic-tac-tic-tac-tic-tac.html

    tic tac tic tac tic tac
    La bombe des CDS, produits dérivés extrêmement dangereux.

    Comment comprendre l’obstination des autorités françaises à refuser toute restructuration de la dette publique grecque et à laisser passer le temps sans agir ? Plus le temps passe et moins la situation ne sera gérable.

    Réponse très probable : la faillite de la Grèce = activation des CDS = faillite des banques francaises.

    L’engagement total des banques françaises s’élève à une quarantaine de milliards d’euros environ. Donc si la Grèce restructurait sa dette à hauteur de 50%, la perte de 20 ou 30 milliards serait supportable sans trop de problème pour les banques, peut être avec une aide de l’État, qui au passage lui coûterait moins cher que les multiples plans d’aide à ce pays à la dérive.
    Mais un élément de l’équation reste dans l’ombre : le montant des CDS, et surtout qui les a vendus ?

    Les CDS (Credit Default Swap) sont des assurances que l’on prend pour se couvrir en cas de défaut de l’emprunteur.
    Un CDS est un produit dérivé qui permet de se protéger contre un risque de crédit, d’une grande entreprise ou d’un État. Si vous possédez des emprunts d’état (grecs par exemple), vous pouvez acheter des CDS auprès d’une banque. Vous lui versez à échéances régulières une prime (d’autant plus élevée que le risque de défaut est grand), et si la Grèce fait effectivement défaut sur tout ou partie de sa dette, la banque compense la perte que vous subissez. ...

    #économie, #CDS, #Grèce