• Rave party de Redon : le mystérieux ordre donné aux gendarmes de détruire le matériel des fêtards - Affrontements violents lors d’une rave party à Redon - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/dossiers/affrontements-violents-lors-dune-rave-party-a-redon/rave-party-de-redon-le-mysterieux-ordre-donne-aux-gendarmes-de-detruire


    Des fêtards tentent de discuter avec les gendarmes mobiles pendant que ces derniers détruisent les murs de son
    Suzanne Bruneau/Le Télégramme

    Samedi, l’évacuation de la rave illégale de Redon s’est accompagnée de la destruction du matériel des fêtards par les gendarmes. Inédit, ce procédé n’a pas été ordonné par le Parquet, ni par le préfet. Personne ne se bouscule pour défendre une initiative que plusieurs avocats jugent totalement illégale.

    « Pourquoi vous faites ça ? Saisissez-les mais ne les détruisez pas ! Ça n’a pas de sens ! C’est illégal ! » Face à un cordon de gendarmes mobiles, l’un des participants à la rave party sauvage de Redon s’agace. Protégés par leurs collègues, au second plan, une vingtaine d’entre eux fracassent, à coups de tonfa, de pieds, voire de masse et de hache, tout le matériel entreposé sous une tonnelle dressée sur le site choisi par les teufeurs pour ce rassemblement illégal, à proximité de l’hippodrome de la petite sous-préfecture d’Ille-et-Vilaine. Quelques instants plus tard, la tonnelle siglée de la marque d’une grande boutique de motocross en ligne est lacérée à coups de cutter.

    48 h après la fin de la rave party illégale, plusieurs questions demeurent sur les conditions des opérations menées par la gendarmerie entre le début du rassemblement, vers 0 h dans la nuit de vendredi à samedi, jusqu’à son évacuation, samedi, en fin d’après-midi. Le bilan de cet épisode de violences est lourd. Dimanche, le SDIS 35 relevait 23 victimes au total. Neuf fêtards ont été blessés. Parmi eux, un Rennais de 22 ans a eu la main arrachée (une enquête est ouverte). Quatorze gendarmes ont aussi été pris en charge « en urgence relative ». Quatre d’entre eux ont été conduits à l’hôpital.

    Le site grenadé par hélicos
    Parmi les questions posées : celle de la légalité de la dégradation par les gendarmes du matériel utilisé par les teufeurs lors de l’évacuation du site, samedi. Une procédure inédite en pareil cas.

    Tout a débuté vers 16 h. « Deux hélicoptères sont arrivés et ont noyé le site de lacrymo, raconte Julien 27 ans. Ils ont visé les sound-systems. C’était irrespirable. On a dû aider des gens qui étaient par terre et n’arrivaient plus à bouger tellement c’était irrespirable. Dix minutes après cette pluie de lacrymo venue du ciel, les gendarmes sont arrivés sur le côté et se sont mis à tout casser. »

    Dans la loi, rien n’autorise à détruire du matériel qui n’est qui plus est ni dangereux, ni illégal..

    « Volonté de tout détruire »
    Plusieurs témoignages attestent de ces destructions qualifiées de systématiques, « avec une vraie volonté de tout détruire ». La scène a été constatée par une journaliste du Télégramme, sur place, recoupée auprès de multiples sources et largement documentée sur les réseaux sociaux.

    Côté teufeurs, des responsables de l’organisation contactés font part de leur volonté de porter plainte. Tous s’attendaient à des poursuites mais pas à la destruction de leur matériel. Selon des sources au sein du collectif d’organisation, les dommages s’élèveraient à 200 000 €. « Tout a été éclaté, regrette Guilhem. Les amplis cassés à la masse, les membranes des haut-parleurs lacérées au cutter, les câbles coupés avec des pinces. Même un groupe électrogène a été saboté ».

    La communication du ministère de l’Intérieur a fini de jeter le trouble. Dimanche, le compte Twitter de celui-ci a posté plusieurs images de gendarmes exhibant du matériel dégradé avec une légende : « Sur place, les forces de l’ordre ont procédé à la saisie provisoire des matériels utilisés, notamment les appareils de sonorisation ». « Non le matériel n’a pas été saisi, il a été détruit », s’indigne Guilhem.


    Deux gendarmes mobiles s’acharnent sur un bloc électrogène peu après 17 h sur le site de la rave illégale de Redon, samedi 19 juin.
    Suzanne Bruneau/Le Télégramme

    « Rien dans la loi rien n’autorise à casser du matériel, assure Marianne Rostan, une avocate qui défend les sound systems. Le matériel doit être saisi. Puis, une enquête est faite pour savoir à qui il appartient et pourquoi il est là. Une fois placé sous scellé, le procureur ou le juge d’instruction peut décider de le détruire mais on le notifie au propriétaire qui peut faire un recours. En plus, quand on détruit du matériel, c’est qu’il est dangereux, ou illégal ou nuisible. Là, l’action des forces de l’ordre s’est déroulée en toute illégalité. Clairement, ce qui s’est passé à Redon interroge. »


    Les forces de l’ordre ont noyé le site du teknival sauvage sous les gaz
    Claire Staes/Le Télégramme

    Olivier Pacheu, un avocat rennais qui intervient souvent dans des dossiers de maintien de l’ordre, confirme : « Dans la loi, rien n’autorise à détruire du matériel qui n’est, qui plus est, ni dangereux, ni illégal… ».

    « Ne pas inverser les rôles »
    « Pour désamorcer le rassemblement, plutôt que d’aller à l’affrontement, décision a été prise de neutraliser une partie du dispositif sonore », commente Bertrand Cavalier. Ce général de division (2S) dans la gendarmerie, spécialiste du maintien de l’ordre (il a quitté le service actif en 2011) rappelle « qu’il faut repasser tout le film et ne pas inverser les rôles ». « Les gendarmes ont été pris à partie dès leur arrivée par plusieurs centaines de personnes qui n’avaient pas le profil habituel des teufeurs, explique-t-il. On parle de 300 personnes à l’idéologie qui se rapproche de celle observée à Notre-Dame-des-Landes ou dans les manifestations très violentes de Nantes. On ne vient pas à ce genre d’événement avec des fusées de détresse, des boules de pétanque, des mortiers, des cocktails molotov ! »

    « Dès que la musique a été neutralisée, les personnes se sont dispersées, juge le général Cavalier. Si on ne possède pas toutes ces explications, on peut effectivement se montrer interrogatif face à ces images de destructions. Tout cela reste cependant à clarifier. Et il y a toujours la possibilité de suites contentieuses. »

    Le Parquet a ordonné des saisies
    « Qui a donné un ordre susceptible de déboucher sur des suites contentieuses » ? Personne ne se bouscule au portillon pour répondre à cette question. En tout cas, ce n’est pas le procureur de la République. Le magistrat a indiqué au Télégramme que « les gendarmes ont procédé sur instruction du parquet à la saisie conservatoire d’une platine, trois tables de mixage et de trois amplificateurs dans le cadre de l’enquête diligentée par la brigade de recherches de Redon portant sur l’organisation de la free party. Aucune instruction du parquet de Rennes n’a été donnée au-delà. »

    L’ordre ne serait pas venu du préfet non plus. Sous pression après la rave sauvage de Lieuron lors du nouvel an, Emmanuel Berthier s’est félicité que l’évacuation de celle de Redon se soit déroulée « en 45 minutes », lors de son point presse, samedi.

    Une évacuation qui a « permis la neutralisation de l’ensemble des dispositifs de diffusion du son présent sur le site », a aussi indiqué le haut fonctionnaire. Dans quel cadre juridique l’opération de destruction s’est-elle déroulée ? « Je n’ai donné aucun ordre de destruction de matériel, a indiqué le préfet au Télégramme ce lundi soir. La Justice se prononcera, si elle est saisie d’éventuels contentieux ».

    Contactés, le ministère de l’Intérieur et la direction générale de la Gendarmerie n’ont pas donné suite à nos sollicitations.

    • Rave party de Redon : le ministère de l’Intérieur n’a pas ordonné (non plus) la destruction du matériel des fêtards - Affrontements violents lors d’une rave party à Redon - Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/bretagne/rave-party-de-redon-le-ministere-de-l-interieur-n-a-pas-ordonne-non-plu


      Des affrontements ont émaillé la rave sauvage de Redon durant 7 heures dans la nuit de vendredi à samedi dernier
      Claire Staes/Le Télégramme

      Après le préfet et le Parquet, c’est au tour du cabinet de Gérald Darmanin d’assurer qu’aucun ordre émanant du ministère de l’Intérieur n’a été donné aux gendarmes pour procéder à la destruction du matériel des fêtards réunis, samedi à Redon, pour une rave illégale.

      Samedi, l’évacuation de la rave illégale de Redon s’est accompagnée de la destruction du matériel des fêtards par les gendarmes. Inédit, ce procédé interroge sur sa légalité (lire notre enquête). Les fêtards font connaître leur volonté de porter plainte estimant le préjudice à 200 000 €.

      Qui a donné un tel ordre ? Lundi, le Parquet et le préfet ont assuré que la consigne ne venait pas d’eux. Depuis, tous les regards se tournent vers le ministère de l’Intérieur. Interrogé par nos soins ce mardi matin, le cabinet de Gérald Darmanin dément également être à l’origine de cet ordre et nous renvoie vers « les autorités locales ». Affaire à suivre donc…

      Des affrontements très violents ont émaillé cette rave illégale dans la nuit de vendredi à samedi dernier à proximité de l’hippodrome de Redon. Dimanche, les sapeurs-pompiers d’Ille-et-Vilaine avaient relevé 23 blessés, dont quatorze gendarmes. L’un des fêtards, un Rennais de 22 ans, a eu la main arrachée (une enquête est ouverte).

  • C’est je crois la première fois qu’une décision de justice cible explicitement un résolveur #DNS public (ici, #Quad9).

    https://torrentfreak.com/sony-wins-pirate-site-blocking-order-against-dns-resolver-quad9-210621

    Je note l’argument juridique « One of the arguments that Sony brought up in court was that Quad9 already blocks various problematic sites voluntarily. » qui a affaibli la défense de Quad9. En effet, si on commence à filtrer pour « le bien », il est ensuite difficile de se réclamer de la neutralité et de refuser une extension de ce filtrage, on n’est plus un simple intermédiaire (« the liability protections that other third-party intermediaries such as ISPs and domain registrars typically enjoy »).

    C’est peut-être cet argument qui explique pourquoi les ayant-droits n’ont pas poursuivi Google Public DNS et Cloudflare qui, eux, sont neutres ?

    C’est une leçon qui va au-delà des résolveurs DNS : à partir du moment où on choisit et où on filtre, on n’est plus neutre et on ne peut donc plus se réclamer du statut de « simple intermédiaire ».

    #censure

  • Crise à Europe 1 : censurée pour une blague sur Zemmour, Christine Berrou claque la porte : « C’est gravissime ! »

    https://www.telerama.fr/radio/crise-a-europe-1-censuree-pour-une-blague-sur-zemmour-christine-berrou-claq

    Une censure d’autant plus alarmante que plusieurs voix pressenties sur la future grille de rentrée officient sur CNews...où elles côtoient Eric Zemmour. Notamment Dimitri Pavlenko, annoncé par Le Parisien comme potentiel futur matinalier d’Europe 1. Eric Zemmour serait-il d’ores et déjà intouchable sur Europe 1 ?
    […]
    Le matin, j’ai enregistré une chronique sur la fête des pères, qui imaginait un enseignant en classe, proposant aux élèves de préparer le traditionnel cadeau : “on va faire des colliers de nouilles ! Non, mon papa il est allergique au gluten ! Bon alors on va faire des porte-clefs en cuir ! Non mon papa il est vegan, il ne porte pas de cuir ! Bon alors on va dessiner des bonhommes qui sourient ! Non mon papa c’est Eric Zemmour, il aime pas les gens heureux.”

    #censure #europe1 #cnews #démission #chronique #humour #christineberrou #ericzemmour #blague #sketch #télérama #presse #actualité #média #fête

  • St-Jean-du-Gard (Cévennes) : #expulsion de #La_Borie
    https://fr.squat.net/2021/06/07/st-jean-du-gard-cevennes-expulsion-de-la-borie

    Mercredi 2 juin 2021, vers 7h, environ 200 gendarmes et autres larbins nous ont cueillis au réveil. Perquiz ? Astreintes ? Non non non, l’huissier nous apprend que c’est l’expulsion. On apprend alors qu’une ancienne procédure nous rendait expulsable depuis quelques mois. Une procédure en cassation dont nous n’avions pas été notifié : pas de courrier, […]

    #Cévennes #Saint-Jean-du-Gard

  • Subappalti e decenza. Lavoro, cosa insegna l’indagine su Dhl

    La presunzione d’innocenza vale anche per le imprese e i loro vertici. Tanto più quando un’indagine si incentra su questioni fiscali, economiche e organizzative, che presentano sempre qualche margine di interpretazione delle norme. Dunque nessuna sentenza anticipata di colpevolezza nei confronti di Dhl, accusata ieri dai pm di Milano di frode fiscale operata tramite cooperative e consorzi che, secondo i sospetti dei magistrati, fungono da «meri serbatoi di manodopera». Tuttavia, l’importanza della multinazionale sotto inchiesta e il ricorrere di alcuni tratti ’tipici’ della somministrazione irregolare di lavoratori, con il loro presumibile sfruttamento, non possono essere ignorati e anzi offrono l’occasione per cercare di illuminare meglio un tratto buio del nostro mercato del lavoro.

    Dhl, infatti, non è una società qualsiasi ma il leader mondiale della logistica, come orgogliosamente ricorda nel suo sito web. Soprattutto è particolare il suo azionariato, controllato dal 2002 dal colosso Deutsche Post, le Poste tedesche, a loro volta sotto il controllo del governo di Berlino. E, come ogni grande azienda tedesca che rispetta la legge sulla cogestione, la Mitbestimmungsgesetz, Dhl ha un Consiglio di gestione (come il nostro Cda) e un Consiglio di sorveglianza, nel quale siedono in numero paritario azionisti e rappresentanti dei lavoratori, con il compito di sorvegliare e indirizzare appunto le attività gestionali. Insomma, un gruppo ’blasonato’ di uno Stato fratello, dal quale tutto ci si potrebbe attendere tranne che anche solo il sospetto di una frode fiscale e un utilizzo illecito della manodopera in un altro Paese dell’Unione Europea. Pur in attesa del giudizio che non spetta a noi anticipare, si può dire che non si tratta semplicemente dell’’incidente’ di un’inchiesta penale, quanto di un imbarazzante caso diplomatico, proprio all’indomani dell’intesa al G7 sulla tassazione minima delle multinazionali.

    C’è però dell’altro, oltre alla presunta frode fiscale. Per dirlo con le parole dell’accusa: «La società committente (Dhl appunto) abusa dei benefici offerti dal sistema illecito, neutralizzando il proprio cuneo fiscale mediante l’esternalizzazione della manodopera e di tutti gli oneri connessi. Ciò comporta l’utilizzo di fittizi contratti d’appalto per prestazioni di servizi che, invero, dissimulano l’unico, reale oggetto del negozio posto in essere tra le parti, ossia la mera somministrazione di personale effettuata in violazione delle norme che ne regolamentano la disciplina».

    Tradotto, significa che il gruppo tedesco, per elevare il suo margine di profitto, avrebbe utilizzato nei propri magazzini lavoratori formalmente assunti da consorzi in appalto – «uno schermo di ben 23 cooperative, 20 delle quali con la medesima sede fiscale » – ma in realtà eterodiretti dalla stessa Dhl. Che avrebbe imposto tariffe irrealistiche a tali cooperative, alle quali non restava altro che frodare lo Stato non versando l’Iva dovuta e parte dei contributi previdenziali di lavoratori sottopagati rispetto ai contratti nazionali, sottraendosi infine ai controlli grazie a cambi di denominazione e trasferendo il personale da una società all’altra. Dhl ha dichiarato che «fornirà agli inquirenti tutta la collaborazione necessaria per chiarire in modo tempestivo e soddisfacente la propria posizione, ritenendo di aver sempre operato nel pieno rispetto della normativa fiscale italiana».

    Ma – sempre in attesa del giudizio – la vicenda mostra comunque quanto sia diffuso (e pericoloso) il subappalto a cooperative spurie – come recentemente il clamoroso caso della #Ceva – rispetto alle quali neppure le novità legislative e i tavoli aperti con aziende e prefetti sembrano aver scongiurato gli illeciti e lo sfruttamento dei lavoratori. Oggi che ancora si discute di come regolamentare la materia nel Pnrr, questa indagine offre allora due indicazioni preliminari importanti. La prima: vanno rafforzati e non allentati i meccanismi che rendono responsabili i committenti di quanto avviene nelle società appaltatrici. La seconda: l’appalto esterno andrebbe sempre proibito per le attività core, tipiche e centrali, di un’azienda. Per non arrendersi alla logica del profitto illecito e della sotto-tutela dei lavoratori.

    https://www.avvenire.it/opinioni/pagine/subappalti-e-decenza

    #DHL #travail #conditions_de_travail #fraude_fiscale #fiscalité #sous-traitance

  • Amendes pour mendicité ? Un arrêt européen défait la justice suisse

    Un arrêt de la #Cour_européenne_des_droits_de_l’homme a mis fin aux amendes pour mendicité à #Genève. Cette décision, fondée sur l’emprisonnement d’une femme Rom, a une portée internationale.

    Peut-on mettre à l’amende et emprisonner une personne au simple motif qu’elle a tendu la main devant des passants ? Le 19 janvier, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a décidé à l’unanimité que cette pratique violait l’article 8 de sa charte, qui consacre le droit au respect de la vie privée et familiale. « Se trouvant dans une situation de vulnérabilité manifeste, la requérante – une femme Rom – avait le droit, inhérent à la dignité humaine, de pouvoir exprimer sa détresse et d’essayer de remédier à ses besoins par la mendicité », a jugé la Cour.

    Ayant été incapable de payer plusieurs contraventions pour mendicité, pour un total de 500 francs, Mme Lacatus avait purgé à Genève une peine de prison de 5 jours. C’était en 2015. La sanction est grave, estime la CEDH. « Eu égard à la situation précaire et vulnérable de la requérante, l’imposition d’une peine privative de liberté (…) peut alourdir encore davantage (sa) détresse et (sa) vulnérabilité. » La Cour a condamné Genève à payer à cette femme originaire de Roumanie 992 Euros pour dommage moral.

    Fait surprenant, en 2008, le Tribunal fédéral avait presque anticipé les conclusions de la CEDH, estimant que le droit de mendier doit « manifestement être considéré comme (…) faisant partie de la liberté personnelle garantie par la Constitution ». Puis, les juges suisses avaient conclu que cette interdiction reposait sur une base légale. Pour Genève, l’interdiction visait à sauvegarder la sécurité et la tranquillité publiques.

    Pas d’atteinte à l’ordre public

    La CEDH ne s’est pas limitée à annuler des décisions prises successivement par la justice genevoise et le Tribunal fédéral au sujet du sort réservé à cette femme. Dans ses commentaires, la Cour a également attaqué l’article du code pénal genevois, voté fin 2007, qui punit d’amende toute mendicité. Les juges ont aussi estimé que la mendicité ne représentait pas une atteinte à l’ordre public, tout au plus une gêne morale. Enfin, l’argument qui consiste à dire que la poursuite des mendiants vise à lutter contre des réseaux mafieux – fait que la Suisse n’a pas pu démontrer – pose problème. Pour la CEDH, les Roms apparaissent plutôt comme des victimes.
    Une avocate des Roms félicitée et menacée

    Le 19 janvier, l’avocate Dina Bazarbachi, défenseuse des Roms à Genève depuis 14 ans, a pris connaissance de cette décision avec émotion. « Deux semaines avant l’annonce, j’ai craint de perdre devant la Cour, ce qui aurait eu des conséquences néfastes sur la manière dont les Roms sont traités en Europe. » L’arrêt de la CEDH, dont la jurisprudence s’applique aux 47 pays membres du Conseil de l’Europe, représente l’aboutissement d’une bataille juridique menée dès 2008. Dina Bazarbachi a reçu plusieurs messages d’avocats qui l’ont félicitée pour sa ténacité. Mais aussi des lettres d’insultes, dont une missive ordurière la menaçant de mort, qu’elle a signalée à la police. « Cela montre la haine que certaines personnes peuvent porter aux Roms », dit-elle, rappelant qu’à son sens, la loi genevoise contre la mendicité a été élaborée et appliquée spécifiquement contre cette population. Les débats législatifs se sont en effet focalisés sur les Roms et l’essentiel des amendes, sinon la totalité, visent ces personnes. Cette situation, si elle pouvait être prouvée, serait constitutive d’une violation de l’interdiction de discrimination indirecte, a relevé la Cour.

    Genève prépare une nouvelle loi anti-mendicité

    À Genève, la décision de la CEDH a fait grand bruit. Le procureur de la République, Olivier Jornot, qui avait participé au lancement de la loi contre la mendicité, a été contraint d’annuler toutes les procédures en cours et de stopper la mise à l’amende des mendiants. Des centaines de contraventions se sont évaporées. En 2020, la police genevoise a dressé 3723 amendes pour mendicité, représentant 457 890 francs. Durant ces opérations, elle a saisi 5278 francs, retirant aux mendiants le produit d’une activité illégale. Depuis des années, Dina Bazarbachi a organisé une véritable fronde contre ces contraventions, lesquelles sont finalement réduites par les juges, du fait de la situation précaire des Roms. « L’ensemble de ce système coûte très cher. Or il y a d’autres combats à mener », selon l’avocate, qui déplore le lancement d’un nouveau projet de loi cantonal contre la mendicité par un député PLR. Déposé début mars, ce texte interdirait notamment de tendre la main dans toute rue commerciale ou touristique.

    La juriste estime que des sanctions en lien avec cette loi risquent de se heurter à l’arrêt de la CEDH. Le gain politique de ce texte lui semble incertain.

    Les cantons sur le grill

    L’arrêt de la Cour force tous les cantons à examiner les risques juridiques de condamnations qui pourraient être attaquées, voire aboutir à l’octroi d’indemnités. À Bâle, une motion prônant la réintroduction de l’interdiction de la mendicité avait été adoptée au Grand Conseil. L’arrêt de la CEDH a suspendu ce processus. À Lausanne, dont la loi cantonale sur la mendicité est inspirée de la loi genevoise, l’arrêt de la CEDH est en cours d’analyse. À Zurich, où la police amende les mendiants – 700 contreventions en 2020 –, le service de la communication a indiqué courant mars que, pour le moment, l’arrêt de la CEDH ne changeait rien.

    L’arrêt en question a déjà déployé ses effets hors de la Suisse. C’est le cas en France, où le droit pénal n’interdit que la mendicité dite « agressive ». L’avocat parisien Lionel Crusoé, spécialiste de ces questions, a plaidé en février pour la Fondation Abbé Pierre et la Ligue française pour la défense des droits de l’homme. Il contestait un arrêté municipal de la ville de Metz interdisant la mendicité. « Nous avons utilisé l’arrêt européen devant le tribunal et obtenu gain de cause », explique-t-il.

    https://www.swisscommunity.org/fr/nouvelles-et-medias/revue-suisse/article/amendes-pour-mendicite-un-arret-europeen-defait-la-justice-suisse

    #amendes #mendicité #Suisse #justice #CourEDH #CEDH

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    ajouté à la métaliste sur la #criminalisation de la mendicité :
    https://seenthis.net/messages/827982

  • Les Dimanches de la Canebière. Politiques d’attractivité et événements culturels à l’échelle de la rue
    https://metropolitiques.eu/Les-Dimanches-de-la-Canebiere-Politiques-d-attractivite-et-evenement

    Comment les événements culturels contribuent-ils à l’attractivité urbaine ? Nicolas Maisetti étudie le cas des Dimanches de la Canebière et interroge l’avenir de la politique de reconquête socio-spatiale de l’hyper-centre de #Marseille qui a présidé à la mise en place de cet événement. À l’occasion du 90e anniversaire de la « création » de la Canebière en janvier 2017, la mairie du premier secteur de Marseille (regroupant les 1er et 7e arrondissements, au cœur du #centre-ville) inaugure les « Dimanches de la #Terrains

    / Marseille, centre-ville, attractivité, #événements_urbains, #culture

    #attractivité
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-maisetti4-2.pdf

  • 🔴DES ARTISTES ARRÊTÉS POUR UNE FRESQUE SUR LA PALESTINE !
    https://www.nantes-revoltee.com/des-artistes-arretes-pour-une-fresque-sur-la-palestine

    https://nantes-revoltee.com/wp-content/uploads/2021/05/4-1-1024x848.jpg

    – Paris : une vingtaine de policiers arrêtent 5 personnes qui peignaient sur un mur autorisé –

    La scène, digne d’un Régime autoritaire, est une nouvelle attaque accablante contre la liberté d’expression et de création. Des dizaines de policiers déployés pour empêcher une fresque sur la Palestine, et arrêter des peintres !

    Le collectif Black Lines, célèbre pour ses grandes et belles fresques engagées en noir et blanc, organisait mercredi 26 mai, à Paris une œuvre collective en soutien à la Palestine. Le tout sur un mur légal du 13ème arrondissement, régulièrement graffé, et réservé à cet usage. Mais en 2021, il suffit de délivrer un message artistique sur un mur pour déclencher un déchaînement répressif. Une personne présente sur les lieux raconte à Nantes Révoltée :

    « On était en train de peindre la fresque quand, vers 19H, une première voiture de police s’arrête. Quatre policiers nous demandent ce qu’on fait, si on a l’autorisation de peindre sur le mur. » Une intimidation hors de propos, puisqu’il s’agit d’un mur d’expression libre. Mais l’opération ne fait que commencer.

    « Ils appellent leurs supérieurs, en décrivant exactement ce qu’il y a sur la fresque, en précisant qu’elle a un caractère politique. Une deuxième voiture de police arrive, puis une troisième… Finalement, ils étaient une vingtaine de policiers pour 5 artistes ! » Essayez la dictature, avait déclaré un certain Président de la République.

    « Sous prétexte qu’on n’avait pas de papiers officiel, ils ont emmené les peintres au commissariat pour prendre leurs identités. Et ils ont ouvert une procédure pénale pour « dégradation » ! Au poste, ils ont cherché à avoir le maximum d’informations sur la fresque, qui l’a commandité, pourquoi peindre sur la Palestine et pas sur Israël, etc … »

    Un procédé inquisitorial, dans la continuité des interdictions de manifester en soutien au peuple palestinien, et des innombrables atteintes aux libertés fondamentales ces derniers mois. Les peintres du collectif Black Lines sont même reconvoqués ce jeudi au commissariat pour être auditionnés.

    Nous vous invitons à faire connaître ce scandale pour ne pas laisser ce collectif de peintres seul face à la répression. Et à faire circuler au maximum les images de cette fresque censurée par un Etat en roue libre.

  • Une BD évoquant Darmanin censurée par les Éditions des Équateurs
    https://actualitte.com/article/100626/edition/une-bd-evoquant-darmanin-censuree-par-les-editions-des-equateurs

    Cas de force majeure, le huitième livre de Remedium, était prêt pour la publication : l’auteur avait même reçu le Bon À Tirer (BAT), le document final, envoyé à l’imprimeur. « C’est juste avant le départ pour l’impression qu’il y a eu ce retard, non expliqué par l’éditeur », nous explique Remedium par téléphone.

    Cherchant à obtenir une explication de ce délai, l’auteur-illustrateur découvre qu’un portrait de Gérald Darmanin, dans Cas de force majeure, pose problème.

    « On me transmet un ensemble de raisons complètement vaseuses avancées par Olivier Frébourg [directeur des Équateurs et éditeur, NdR] : d’abord, que Darmanin a sorti un livre aux éditions de l’Observatoire [Le séparatisme islamiste. Manifeste pour la laïcité, NdR], qui fait partie du groupe Humensis, ce qui serait problématique, puis qu’une autrice publiera aux Équateurs un livre sur le terrorisme à la rentrée, et que sa protection policière pourrait être remise en cause si le ministre est attaqué. »

    « Au final, on m’a indiqué que le récit tombait sous le coup de la diffamation. Or, je me suis basé sur plusieurs articles de presse, je fais usage du conditionnel et je cite même Mediapart pour un élément », précise Remedium, qui n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai en matière d’enquête et de portrait.

    Finalement, Olivier Frébourg a, selon l’auteur, demandé de modifier le récit consacré à Darmanin, « en modifiant pratiquement toutes les cases », à moins de renoncer à publier le livre. Choqué par le procédé, Remedium n’a pourtant pas hésité longtemps, et a choisi de résilier le contrat d’édition, pour récupérer ses droits sur Cas de force majeure.

    #édition #censure

  • Genève se mobilise pour réclamer la libération de Julian Assange Chams Iaz

    « Il a perdu sa liberté pour protéger la nôtre ». Plusieurs personnalités genevoises emmenées par la compagne du lanceur d’alerte déclenchent ce vendredi un « Appel de Genève » pour que Londres le libère et pour qu’il puisse être accueilli, en Suisse ou ailleurs


    De gauche à droite : le conseiller aux Etats Carlo Sommaruga, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture Nils Melzer, l’avocat de Julian Assange Antoine Vey et la fiancée du lanceur d’alerte, Stella Morris — © KEYSTONE/Magali Girardin

    « Son seul crime est d’avoir dit la vérité », martèlent tour à tour les signataires de l’Appel de Genève. Cette pétition https://www.change.org/p/la-justice-du-royaume-uni-gen%C3%A8ve-lance-un-appel-pour-lib%C3%A9rer-assan , lancée ce vendredi 4 juin, demande « la libération immédiate » de Julian Assange, le lanceur d’alerte et fondateur de Wikileaks retenu dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, à Londres, depuis le 11 avril 2019 – jour de son arrestation à l’ambassade d’Équateur. Julian Assange venait déjà de vivre sept années enfermé dans cette ambassade, où il s’était réfugié pour éviter l’extradition vers la Suède, qui le réclamait pour viol, un dossier depuis classé.

    Le fondateur de WikiLeaks est aujourd’hui menacé d’extradition vers les Etats-Unis. Là-bas, il risque une peine de prison de 175 ans. En cause, son ONG fondée en 2006, Wikileaks, cette plateforme internet développée par l’Australien pour permettre à tout citoyen de publier anonymement des documents compromettants sur une société, une organisation ou un gouvernement. C’est grâce à celle-ci que des centaines de milliers de câbles diplomatiques ont pu être publiés dès 2010 en partenariat avec des médias internationaux dont  The New York Times, The Guardian, Der Spiegel, Le Monde et El País.

    Et parmi ceux-ci : des milliers de documents confidentiels du Département d’Etat américain et du Pentagone. Julian Assange a notamment révélé les bavures commises par l’armée américaine en Irak ou en Afghanistan, ou encore les mauvaises conditions de détention à Guantanamo. Pour les Etats-Unis, il a surtout mis en péril la vie d’individus ayant fourni des informations à l’armée ou à la diplomatie américaine.

    C’est pourquoi le Ministère américain de la justice réclame son extradition auprès du gouvernement britannique. La juge en charge de ce dossier a déjà opposé un premier refus, le 6 janvier 2021, invoquant le risque de son suicide, et a décidé de le maintenir en détention sur son territoire en attendant l’examen de l’appel demandé par les Etats-Unis. La date exacte de cette procédure est toujours inconnue.

    Six demandes
    Dans l’attente, plusieurs institutions et personnalités genevoises ont donc décidé de s’unir ce vendredi 4 juin, aux Bains des Pâquis, pour soutenir Julian Assange et rappeler ses mauvaises conditions de détention. Parmi les figures mobilisées figurent la compagne du lanceur d’alerte l’avocate britannique Stella Morris, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture Nils Melzer, la maire de Genève Frédérique Perler, l’ancien directeur du CICR Yves Daccord, le conseiller aux Etats Carlo Sommaruga, le secrétaire général de l’ONG Reporters Sans Frontières Christophe Deloire, l’ex-député Jean Rossiaud et le directeur exécutif du Club suisse de la presse Pierre Ruetschi.

    Ce dernier estime que « cet Appel de Genève est avant tout un appel citoyen » et que le lieu de cette conférence de presse est particulièrement symbolique. « Genève, ville où siège le Conseil des droits de l’homme, ville humanitaire, ville de paix et de négociation, ville qui accueillera le 16 juin les présidents Joe Biden et Vladimir Poutine : c’est ici que les choses se décident, c’est ici que nous exigeons la libération de Julian Assange. »

    Dans leur pétition, les signataires s’adressent à plusieurs interlocuteurs « au nom des valeurs promues par les organisations de défense des droits humains basées à Genève ». Ils demandent ainsi aux autorités britanniques de refuser l’extradition de Julian Assange et de lui rendre sa liberté, au gouvernement américain de renoncer aux poursuites engagées contre lui, aux organisations internationales et aux ONG d’user de leurs compétences et autorités pour contribuer à le faire libérer, aux médias de continuer à informer sur sa situation, aux peuples de le soutenir, enfin à tous les Etats démocratiques de lui assurer un refuge.

    Un visa humanitaire
    Frédérique Perler, maire de Genève, s’associe « pleinement » à cet appel, souligne-t-elle. « Julian Assange est le symbole de la persécution politique et judiciaire insensée dont les lanceurs d’alerte peuvent être victimes. Il a dû fuir, s’exiler et vivre caché pour nous avoir informés. Il a perdu sa liberté pour protéger la nôtre. » Le conseilleur aux Etats Carlo Sommaruga déclare son indignation face « aux crimes commis prétendument pour le maintien de la démocratie » et « aux turpitudes commises à l’insu des citoyens. » Pour le socialiste, il est du devoir de la Suisse de « protéger les nouveaux dissidents qui agissent désormais dans le monde virtuel. »

    Sur ce sujet, l’ancien député du grand conseil genevois Jean Rossiaud réitère son idée d’accorder à l’Australien un visa humanitaire. « Les députés ont déjà voté cette résolution, donc Genève est prête à l’accueillir, dit-il. Sauvons-le de la torture, amenons-le dans un hôpital pour le soigner, et ensuite, grâce à ce visa il pourra choisir ce qu’il veut faire et où aller. Le plus important est qu’il soit libre et qu’il puisse recouvrer sa santé et son état mental. »

    Confiné, puis incarcéré depuis plus de dix ans, Julian Assange a vu son état de santé physique et mental se dégrader, rapportent régulièrement des observateurs ou proches. Sa compagne Stella Morris confie craindre pour sa survie. Pour elle, son mari et père de ses deux enfants sortira de prison soit en homme libre, soit mort. « Julian n’est pas simplement un nom ou un symbole ; c’est un homme, un être humain et il souffre. On le cache, on tente de le faire taire, mais il se bat », insiste-t-elle.

    Bouleversée par la statue de son compagnon réalisée par le sculpteur Davide Dormino érigée aux Bains des Pâquis, au côté de celle d’Edward Snowden et de Chelsea Manning, elle poursuit : « Il est en cellule pour avoir divulgué des preuves concrètes sur des crimes commis par le même pays qui tente aujourd’hui de l’extrader. Joe Biden, qui sera bientôt ici, doit cesser cette folie ».

    Source : https://www.letemps.ch/suisse/geneve-se-mobilise-reclamer-liberation-julian-assange

    #wikileaks #assange #julian_assange #surveillance #snowden #actualités_internationales #nsa #internet #etats-unis #censure #usa #cablegate #journalisme #activisme #julianassange #liberté

  • Qui est Bella Poarch, la star de TikTok dont le premier single bat des records ?
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2021/05/31/qui-est-bella-poarch-la-star-de-tiktok-dont-le-premier-single-bat-des-record

    Le 14 mai dernier, une jeune vidéaste populaire sur le réseau social TikTok publiait son premier single sur toutes les plates-formes de diffusion de musique en ligne. Presque deux semaines après sa sortie, son titre Build a B*tch recensait plus de 114 millions de vues sur YouTube, et des milliers de vidéastes plus ou moins amateurs en reprenaient en chœur les paroles sur TikTok. Si l’on n’a pas de compte sur la plate-forme de partage de vidéo, propriété du chinois Bytedance, l’incroyable popularité de sa musique peut interroger : mais qui est donc Bella Poarch ?

    Quelques mois et une trentaine d’autres courtes vidéos plus tard, la jeune créatrice publie un clip d’apparence tout aussi anodine. Sur une musique rythmée, elle se filme en gros plan et multiplie des mimiques kawaii (« mignon », en japonais) qu’on croirait sorties d’un anime japonais. Le tour est joué : Bella Poarch devient en quelques jours le visage le plus connu de la plate-forme en publiant la vidéo la plus regardée de TikTok de tous les temps (49,5 millions de vues à ce jour).

    #TikTok #Kawai #Bella_Poarch #Célébrité #Culture_numérique

  • Guía para Familias Víctimas de la Frontera

    La Guía tiene como principal objetivo ayudar a todas esas familias a iniciar y facilitar las labores de búsqueda de las víctimas de las fronteras, ofreciéndoles distintas estrategias para sortear las dificultades con las que se irán encontrando a lo largo de todo el proceso; desde la denuncia hasta la repatriación de los cadáveres.

    Destacamos lo doloroso y complicado que ha sido, en muchas ocasiones, poder arrojar algo de luz a la desesperación de las familias. Obtener información ha sido una labor ardua y complicada, pero esperamos que todo el resultado de nuestra investigación se traduzca en el reconocimiento de las familias como víctimas de las fronteras y en un señalamiento explícito al sistema que permite que esta sea la terrible realidad de miles de personas.

    https://caminandofronteras.org/guia-para-familias-victimas-de-la-frontera

    https://www.youtube.com/watch?v=s7rZNW4OhJk&feature=emb_logo

    #caminando_fronteras
    #guide #morts_aux_frontières #frontières #celleux_qui_restent #ceux_qui_restent #mourir_aux_frontières #morts #décès #familles #migrations #asile #réfugiés

  • Passe sanitaire : les lieux dans lesquels il sera nécessaire
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/25/passe-sanitaire-les-lieux-dans-lesquels-il-sera-necessaire_6081399_3244.html

    Passe sanitaire : les lieux dans lesquels il sera nécessaire. Le secrétaire d’Etat chargé de la transition numérique, Cédric O, a détaillé les modalités d’utilisation du passe sanitaire, nouvel outil de l’application TousAntiCovid développée par le gouvernement, qui permettra de poursuivre le déconfinement.
    Cet outil prévu par un projet de loi en examen au Parlement doit faire l’objet d’un dernier vote à l’Assemblée nationale, mardi 25 mai.
    Cet outil prévu par un projet de loi en examen au Parlement doit faire l’objet d’un dernier vote à l’Assemblée nationale, mardi 25 mai.
    29 mai, 9 juin, 1er juillet… Dans un entretien au Parisien, mardi 25 mai, le secrétaire d’Etat chargé de la transition numérique et des communications électroniques, Cédric O, détaille les modalités d’utilisation du passe sanitaire, nouvel outil de l’application TousAntiCovid développée par le gouvernement, qui permettra de poursuivre le déconfinement.
    Cet outil prévu par un projet de loi en examen au Parlement doit faire l’objet d’un dernier vote à l’Assemblée nationale, mardi, puis au Sénat le 27 mai, valant adoption définitive par le Parlement. Le 29 mai, l’Assurance-maladie mettra à disposition de tous les vaccinés leur certificat de vaccination sous la forme d’un QR code. Ils pourront le télécharger sur le site attestationvaccin.ameli.fr ou appeler leur caisse d’assurance-maladie. Le 9 juin, le passe sanitaire entrera en vigueur pour les grands rassemblements. Ce passe subordonnera l’accès aux grands rassemblements ou à certains lieux à la présentation d’un résultat négatif de dépistage du virus, d’un justificatif de vaccination ou encore d’une attestation de rétablissement après une contamination.La Défenseure des droits, Claire Hédon, a manifesté son inquiétude à l’égard de ce dispositif, demandant aux autorités des « précisions ». Dans Le Parisien, le secrétaire d’Etat prévient que « le passe sanitaire ne peut s’appliquer qu’aux cas définis par la loi, tout autre usage est illégal ».
    (...)
    Dans le domaine du tourisme : le passe sanitaire ne sera requis que pour les navires de croisière au-delà de 1 000 passagers ; sa présentation n’est pas envisagée, quelle que soit la jauge, pour les hôtels, campings, ou tout autre lieu de villégiature.Le certificat sanitaire européen, qui a fait l’objet d’un accord jeudi entre le Parlement européen et les Etats membres de l’Union européenne, entrera en vigueur le 26 juin, a expliqué, dimanche, Cédric O sur Franceinfo. A partir du 1er juillet, il sera nécessaire pour voyager en Europe. A ce jour, quelque 16 millions et demi de Français ont téléchargé l’application TousAntiCovid.

    #Covid-19#migrant#migration#france#UE#passesanitaire#certificatsanitaireeuropeen#frontiere#circulation#tourisme

  • More than just a statue: why removing Rhodes matters

    In the context of a worldwide movement against race hate, Oriel College’s position makes no sense

    Anger is a potent, if volatile, political force. It can be channelled toward many ends. It’s often dismissed as counterproductive, but Audre Lorde, the African American writer and civil rights activist, reminds us that anger can be a powerful source of energy. It can serve progress and change, it can be liberating and clarifying.

    I remember so viscerally my own anger this time last year as I screamed Black Lives Matter in the aftermath of George Floyd’s murder. And I was not alone. The world witnessed a prolonged outpouring of rage. Global protests with emotionally charged testimonies and determined calls for justice abounded. These protests soon extended beyond the immediate circumstances of Floyd’s death at the knee of Derek Chauvin to challenging an array of institutions that are built on or propagate anti-Black racism. Anger had made it abundantly clear that, despite all the promises of liberal democracy, western society still has a problem with race.

    At first the message appeared to be getting across. If we were to believe the black squares on Instagram, or the spike in sales of anti-racism books, or the spread of a new mantra among white people (“I need to educate myself”), then change of some kind was afoot.

    In Oxford, the Black Lives Matter protests folded into the anti-colonial activism of Rhodes Must Fall. This is not surprising. Colonialism and racism are entwined like the strands of a double helix. In modern Britain, colonialism has transcended its historical epoch. It exists in the present as a kind of nostalgia for the country’s hegemony on the world stage, while fuelling nationalism, buttressing white supremacy and generating anxieties about immigration and cultural change. The statue of Cecil John Rhodes at Oriel College in Oxford perfectly distils this imperial nostalgia into a concrete object.

    The charge sheet against Rhodes is well documented. Rhodes’s imperial philosophy was unabashedly supremacist, and he detested Africans (“If the whites maintain their position as the supreme race, the day may come when we shall be thankful that we have the natives with us in their proper position”). At the end of the 19th century, Rhodes invaded the Ndebele kingdom in what is now Zimbabwe. His British South Africa Company mowed down soldiers, women and children with Maxim guns; it looted cattle and destroyed grain stores and crops, leaving the local population destitute; and it went on to establish the apartheid state of Rhodesia. Rhodes was often present while these atrocities were taking place, and he was involved in strategic discussions about the wars he waged against Black people in southern Africa.

    I have been part of the campaign to take down the statue of Rhodes at Oxford since 2015. In the last six years, I have seen the history of Rhodes – and indeed colonialism – sanitised, ignored, denied and distorted by critics of the campaign. Some claim that Rhodes was not a racist, others who know little of Africa have the gall to accuse people like me of erasing history. George Orwell was right when he wrote: “It is quite true that the English are hypocritical about their Empire.”

    In response to the anti-racism protests last June, Oriel College’s governing body expressed its desire to remove the statue of Rhodes subject to review by an independent commission composed of academics, city councillors, Oriel alumni, university administrators and journalists. This was the second time the college had made such a pledge. In 2016, the college had stated that it would launch a six-month “listening exercise” on the Rhodes statue, only to renege on this commitment within six weeks because it feared losing donor gifts from the college’s old boys’ network.

    I wanted to believe that the independent commission would be taken seriously this time round. The commissioners worked hard. They gathered evidence and testimonies from a wide range of perspectives for nearly a year before producing a detailed, heavily footnoted report. Ultimately, they recommended the removal of the statue and offered several other suggestions for advancing academic and public understanding of the Rhodes legacy.

    On 20 May, Oriel College finally announced its decision: it would retain the statue despite the apparent wishes of the college’s governing body and the recommendations of the independent commission. Why? The college’s website states that the governing body has “carefully considered the regulatory and financial challenges, including the expected time frame for removal, which could run into years with no certainty of outcome, together with the total cost of removal”. Like dowdy clothing, such statements conceal more than they reveal. What are these regulatory and financial challenges exactly? What is meant by “no certainty of outcome”? Even Oxford City Council was baffled.

    The statement goes on to say that “instead” of taking down the statue, the governing body will focus on contextualising Rhodes’s relationship to the college and “improving educational equality, diversity, and inclusion”. The word “instead” is doing a lot of work here: it is dissipating the core demand of the protests into an array of tiny initiatives that the college should be taking anyway. As educators, I think part of our professional mandate is to constantly improve equality, diversity and inclusion among students and colleagues. Oriel deserves no special credit for committing to this.

    Taking down the Rhodes statue might seem symbolic, but it actually represents real change. At the very least, it would demonstrate that the university is not only beholden to a group of wealthy alumni and political patrons. The education secretary, Gavin Williamson, lauded Oriel’s decision as “sensible”. More generally, arguments over statues are always about the present and not the past. They are about which aspects of our cultural heritage we choose to honour in public space and why. They are about what values we wish to promote and who has a voice in these matters.

    There is another salient lesson here. Public outrage can mobilise impassioned calls for change like an all-consuming fire, but this is difficult to sustain. Anger is potent but it is exhausting. When the temperature cools down, when energy is depleted, those opposed to change can extinguish the urgency of anti-racism agendas using bureaucracy, platitudes and obfuscation.

    Still, I don’t think the story will end here. The anger that was activated last summer has shifted the public conversation about race and colonialism. If history has taught us anything, it’s that social change is often slow and difficult. It rarely unfolds through absolute victories but through partial gains and subtle shifts in collective consciousness. It’s a matter of time before anger erupts again. The question of how that anger will ultimately be used is an open one.

    https://www.theguardian.com/commentisfree/2021/may/24/oriel-college-rhodes-statue-anti-racist-anger

    #statute #commémoration #mémoire #toponymie_politique #rage #Rhodes_Must_Fall #colonialisme #colonisation #Cecil_John_Rhodes #Oxford #Oriel_College #université

    ping @cede

  • Un pass sanitaire européen et des pays blacklistés cet été – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/sante/retrouvez-les-dernieres-informations-sur-lepidemie-de-covid-19-20210522_R
    https://www.liberation.fr/resizer/jbMJkL2pvOdir4s92zy9VabQfp4=/1200x630/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/V44V7CV7T5DCXDTCV4B6R4CHSA.jpg

    Le pass sanitaire européen accessible au 1er juillet. Jean-Yves Le Drian a annoncé que ce certificat, en version numérique ou en version papier, qui permettra de circuler sur le continent, serait accessible au 1er juillet. « C’est un facilitateur d’entrée mais ce n’est pas un droit », a tenu à préciser le ministre des Affaires Etrangères, invité sur LCI. Ce certificat intégrera trois options : la production d’un test de dépistage négatif, le certificat vaccinal ou la preuve d’une contamination passée de 2 semaines à 6 mois. Par ailleurs, a précisé le ministre, pour les ressortissants de pays hors du continent. Il y aura un code couleur sur lequel les 27 États-membres se sont entendus mercredi. Une liste verte de pays sera élaborée, dans laquelle un simple test négatif au Covid sera demandé aux ressortissants pour entrer dans l’espace européen. Puis, une liste orange « obligera les ressortissants de ces pays extra-européens à avoir un vaccin ». Enfin, une liste rouge établira un certain nombre de pays interdits d’entrée en Europe « en raison de la gravité des variants », comme le Brésil ou l’Inde actuellement.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#certificatsanitaireeuropeen#sante#circulation#frontiere#vaccination#test

  • Intervenir sur les rez-de-chaussée en ville : une #action_publique à enrichir
    https://metropolitiques.eu/Intervenir-sur-les-rez-de-chaussee-en-ville-une-action-publique-a-en

    Décisifs pour l’animation des centres-villes, les commerces disparaissent dans beaucoup de rues. Valérie Strock-Huttepain et David Rottmann reviennent sur les causes de cette déprise et sur quelques initiatives imaginées pour redonner vie aux rez-de-chaussée. Les rez-de-chaussée, fondements de l’animation des centres-villes et de leur mixité fonctionnelle et sociale, sont aujourd’hui en crise. Si la déprise commerciale des centres-villes ne date pas d’hier, elle est aujourd’hui accentuée par #Essais

    / #centre-ville, #commerce, #villes_moyennes, #foncier, action publique

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_rottman-strock.pdf

    • Cette vacance est une ressource qui doit être reconnue pour ouvrir les rez-de-chaussée à d’autres programmations, et en premier lieu le maintien ou le retour d’activités productives en ville. L’implantation de rez-de-chaussée productifs ou hybrides permettrait d’accueillir de nombreuses activités qui ne trouvent pas leur place dans nos tissus urbains, alors même qu’elles favorisent le retour de l’artisanat, une économie et des services plus inclusifs ou encore l’entrepreneuriat. C’est le cas par exemple à Villeurbanne qui, dans le cadre de l’expérimentation « Territoire zéro chômeur de longue durée » et en partenariat avec des bailleurs sociaux, des entreprises sociales et des PME locales, a favorisé l’implantation d’Emerjean

      , une entreprise d’insertion qui occupe un ancien rez-de-chaussée vacant et y déploie de la petite production textile ou des activités liées à l’ESS.

      Ainsi, dans des cas où les marchés sont défaillants, il n’y a plus de transaction et plus d’occupation des rez-de-chaussée, les lois du marché ne favorisent plus mécaniquement les activités commerciales au détriment des activités artisanales. D’autres activités peuvent alors s’installer. C’est donc peut-être dans les interstices de ces marchés défaillants, et à condition d’adapter les locaux, que l’on peut retrouver l’espace nécessaire au retour ou au développement d’activités qui s’étaient retrouvées en concurrence avec les activités commerciales.

  • Vaccins contre Covid-19 : feu vert pour le certificat sanitaire européen
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/20/covid-19-dans-le-monde-les-vaccins-efficaces-contre-tous-les-variants-assure

    Vaccins contre Covid-19 : feu vert pour le certificat sanitaire européen
    Très attendu par les pays les plus dépendants du tourisme, ce certificat sanitaire européen destiné à fournir un cadre harmonisé pour faciliter les déplacements au sein de l’UE, devrait entrer en vigueur au 1er juillet.Les vaccins actuellement disponibles et approuvés sont, jusqu’à présent, efficaces contre « tous les variants du virus », a assuré l’Organisation mondiale contre la santé (OMS), jeudi 20 mai, tout en appelant à continuer à agir avec « prudence » face au Covid-19.Si, en Europe, la situation sanitaire s’améliore, les voyages internationaux doivent toujours être évités « face à une menace persistante et à de nouvelles incertitudes », a prévenu Hans Kluge, le directeur de l’OMS Europe, notamment celles liées au nouveau variant préoccupant, décelé d’abord en Inde mais identifié dans la moitié de la cinquantaine de pays de la zone.« C’est une menace incertaine », a souligné Catherine Smallwood, chargée des situations d’urgence à l’OMS Europe. « La pandémie n’est pas terminée ». « Il n’y a pas de risque zéro », a déclaré, de son côté, M. Kluge. « Les vaccins sont peut-être une lumière au bout du tunnel, mais nous ne pouvons pas nous laisser aveugler par cette lumière. »Cette annonce survient alors que la vaccination se poursuit dans la plupart des pays et que certains ont décidé de « rouvrir ».
    L’horizon se dégage pour les voyages au sein de l’Union européenne (UE) cet été malgré la pandémie : les eurodéputés et les Etats membres sont parvenus à un accord sur le passe sanitaire européen, qui devrait entrer en vigueur au 1er juillet.« Fumée blanche : nous avons un accord sur la proposition de la Commission de [mettre en place un] certificat numérique européen Covid », a tweeté le commissaire européen Didier Reynders. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a souligné que ce certificat serait « un élément-clé sur la voie d’une reprise des voyages de façon sûre et aisée à travers l’UE ».Les représentants du Parlement européen et des Vingt-Sept sont parvenus à un compromis au terme d’une quatrième séance de négociations, menées à un rythme accéléré, sous la pression du calendrier. Très attendu par les pays les plus dépendants du tourisme, et initialement suggéré par la Grèce, ce certificat sanitaire européen est destiné à fournir un cadre harmonisé pour faciliter les déplacements au sein de l’UE cet été. Il contient un code QR indiquant que son titulaire a été vacciné, qu’il a passé un test négatif ou encore qu’il dispose d’une immunité après avoir été infecté par le Covid-19. Le compromis trouvé mentionne la nécessité de tests « abordables et accessibles », et l’engagement de la Commission européenne à mobiliser 100 millions d’euros pour acheter des tests, en recourant à un financement européen, « l’instrument d’aide d’urgence », et au besoin 100 millions supplémentaires, selon un texte consulté par l’AFP. Le texte prévoit que les Etats membres « s’abstiennent d’imposer des restrictions de voyage supplémentaires » comme des tests ou une période d’isolement, « à moins qu’ils ne soient nécessaires et proportionnés pour protéger la santé publique ».

    #Covid-19#migrant#migration#sante#UE#passeportvaccinal#certificatsanitaireeuropeen#codeQR#circulation#deplacement#frontiere#santepublique#immunite#vaccination

  • A Madrid, 55 pays des cinq continents réunis pour réactiver le tourisme international
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/05/21/a-madrid-55-pays-des-cinq-continents-pour-reactiver-le-tourisme-internationa

    A Madrid, 55 pays des cinq continents réunis pour réactiver le tourisme international. La foire internationale du tourisme de Madrid, Fitur, a été le dernier grand salon professionnel du genre célébré avant la pandémie, en janvier 2020. Elle est à présent le premier grand événement du secteur à reprendre un format présentiel en Europe. Du 19 au 23 mai, Fitur prévoit d’accueillir 10 000 visiteurs dans le palais des expositions Ifema – le même qui, durant la première vague de la pandémie, avait été transformé en un vaste hôpital de campagne pour malades du Covid-19. A présent, l’Espagne, avec un taux d’incidence de moins de 150 cas pour 100 000 habitants sur quatorze jours, a remonté la pente et attend avec impatience l’approbation du certificat vert européen par l’Union européenne – le passe sanitaire – pour réactiver le secteur du tourisme. Ce dernier pesait pour 13 % du produit intérieur brut en 2019.
    Si les perspectives sont loin des chiffres de 2020, quand plus de 11 000 entreprises de 165 pays et régions du globe et 150 000 professionnels avaient fait le déplacement, le gouvernement espagnol a misé gros sur une édition de Fitur dont le slogan est « Tourism is Back » (« le tourisme est de retour »). Afin de faciliter la venue de représentants d’un maximum de pays possibles, il a donné à l’événement un caractère d’« intérêt public », lui permettant de concéder facilement aux participants étrangers des visas pour « voyage essentiel » et de permettre aux entreprises espagnoles qui y participant de déduire leurs frais de leurs impôts. Près de 5 000 entreprises de 55 pays des cinq continents, 50 000 professionnels et 37 représentations officielles internationales, sont ainsi attendues. De la Colombie à la Russie, en passant par l’Egypte, l’Italie, le Mexique, les Maldives, la Tunisie ou la Turquie, l’événement veut marquer un grand coup. Pour accéder au palais de l’Ifema, toutes les personnes accréditées doivent fournir un test PCR de moins de 72 heures, ou un test antigénique si elles se trouvent déjà en Espagne. La jauge sera fixée à 50 % et le port du masque, bien entendu, obligatoire. Enfin, les professionnels qui n’auront pas fait le déplacement pourront se connecter sur la nouvelle plate-forme numérique Fitur Live Connect.Sur place, dans un espace consacré à la « mobilité sûre », près de vingt-trois protocoles de sécurité « anti-Covid » seront présentés. Et vendredi 21 mai, l’application qui doit être mise en fonctionnement en Espagne une fois le certificat digital vert européen approuvé sera dévoilée officiellement en présence du chef du gouvernement, le socialiste Pedro Sanchez. « L’Espagne est prête », a insisté ces derniers jours la ministre du tourisme, Reyes Maroto, qui a qualifié Fitur de « point d’inflexion pour réactiver le secteur du tourisme ». Pour le président du comité d’organisation de Fitur et président d’Iberia, Javier Sánchez-Prieto, la foire va démontrer « qu’il est possible de conjuguer santé et économie ». L’Espagne espère accueillir, cet été, 50 % des 83 millions de touristes internationaux qu’elle avait accueillis en 2019, soit plus de 40 millions de personnes, contre 19 millions en 2020.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#tourisme#mobilitesure#protocolesanitaire#tauxincidence#passeportvaccinal#certificateuropeen#protocoledesecurite

  • Maroc-Espagne : le bras de fer sur le Sahara occidental se joue à Ceuta
    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210521-maroc-espagne-le-bras-de-fer-sur-le-sahara-occidental-se-joue-%C3%A0-ce

    Cette crise migratoire a pour origine une brouille diplomatique entre le Maroc et l’Espagne, autour d’un tout autre territoire : le #Sahara_occidental, revendiqué par les autorités de Rabat. La position marocaine s’est durcie depuis fin 2020 sur ce dossier en souffrance depuis des décennies, faute de référendum d’autodétermination pour les Sahraouis.

    Les tensions euro-marocaines ne sont pas près de s’éteindre, avec, fin juin-début juillet, une décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) sur l’accord de pêche qui pourrait être défavorable au Maroc.

    La Royal Navy basée en face doit être sur ses gardes. le rocher de Gibraltar (#colonie_confetti de la couronne) ne s’en laisse pas compter sur la pêche. Pour les migrant.es le royaume à voté le brexit.
    https://seenthis.net/messages/914782
    Sahara occidental. Chantage marocain à l’immigration pour faire plier l’Espagne.
    https://orientxxi.info/magazine/sahara-occidental-chantage-marocain-a-l-immigration-pour-faire-plier-l-e

    Rabat voudrait que les pays européens suivent l’exemple des États-Unis, qui ont reconnu la souveraineté marocaine sur cette ancienne #colonie_espagnole qu’est le Sahara occidental. Pour cela tous les moyens sont bons, y compris laisser filer l’émigration clandestine vers les Canaries espagnoles. D’autant qu’en Espagne, l’opinion est plutôt favorable au Front Polisario.

    Entre quota de poissons ou d’humains, l’important est la qualité du filet.

    #Maroc #Espagne #Ceuta #émigration

  • Comment le rap construit sa centralité à #Marseille ?
    https://metropolitiques.eu/Comment-le-rap-construit-sa-centralite-a-Marseille.html

    Comment s’opère l’association entre un répertoire culturel et un territoire urbain ? À partir d’une enquête ethnographique auprès d’artistes marseillais, Rémi Boivin met en lumière les « ressources écologiques » que ces derniers mobilisent pour construire à Marseille la centralité du rap. Peut-on associer un répertoire culturel et un territoire ? Cet article se propose de mettre ce questionnement à l’épreuve d’un cas empirique : le rap à et de Marseille au cours des années 2010. En s’appuyant sur une #Terrains

    / Marseille, #musique, centralité, #centre-ville, #culture

    #centralité
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_boivin.pdf

  • Spain accused of summary deportations as thousands sent back to Morocco | Spain | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/may/19/spain-accused-of-summary-deportations-as-thousands-sent-back-to-morocco
    https://i.guim.co.uk/img/media/483d6ab248139098fd4b0790acac7f7b99046748/0_400_6000_3600/master/6000.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Spain accused of summary deportations as thousands sent back to Morocco Campaigners say Spain may be violating migrants’ rights after mass crossing into enclave of Ceuta The rapid pace at which Spain is returning migrants to Morocco could mean that migrants’ rights are being violated, campaigners have warned, as Spain said it had already sent back 4,800 of the 8,000 people who had arrived in the north African enclave of Ceuta since Monday. “How can 4,000 people be summarily returned without violating the rights of children, asylum seekers, everyone?” Judith Sunderland, of Human Rights Watch, asked on Twitter. “The challenge of so many arrivals in a short time does not justify the violation of rights or abandoning our humanity.”
    On Wednesday arrivals in Ceuta had all but halted as Morocco tightened control of the border. Even so, Spain’s prime minister stepped up his criticism of the Moroccan government, drawing a direct link between its actions and the unprecedented influx of thousands of people, including an estimated 2,000 minors. “This is an act of defiance,” Pedro Sánchez told Spain’s parliament on Wednesday. “The lack of border control by Morocco is not a show of disrespect of Spain, but rather for the European Union.”
    The 36-hour mass crossing played out against a backdrop of deepening tensions with Morocco over Madrid’s decision to allow the leader of the Western Sahara independence movement to be treated for Covid-19 in Spain.As Spain scrambled to cope with the humanitarian crisis – deploying its army, military vehicles and 200 extra police to patrol the border – Sánchez promised swift action. “We will proceed to immediately return – I repeat, immediately return – all those who have entered Ceuta and Melilla irregularly,” he said, citing provisions set out in a longstanding bilateral agreement with Morocco. The agreement, however, stipulates exceptions for vulnerable groups such as minors, people with disabilities, pregnant women and asylum seekers. It also sets out a process that specifies that migrants must be identified before being returned.Rafael Escudero, of the Spanish Network for Immigration and Refugee Aid, said the frenzied pace of returns suggested Spanish officials were ignoring these provisions. “The maths don’t work out,” he said. “Even if there were 4,000 police officers on the ground, it would take at least 4,000 minutes to collect data and take a declaration. That’s dozens of hours … They’re carrying out summary deportations.”The concerns echo reports from journalists at the scene. The Associated Press said its reporters saw Spanish military personnel and police officers ushering adults and children through a gate in the border fence. Those who resisted were pushed and chased by soldiers who used batons to hasten them, it said.Spain’s interior minister, Fernando Grande-Marlaska, has denied that unaccompanied minors are being deported in violation of Spanish laws, but the ministry has not provided details on how migrants’ rights are being protected.Spain’s hardline approach has been vaunted by the Italian far-right politician Matteo Salvini on Twitter, and EU officials have backed Spain. “EU stands in solidarity with Ceuta & Spain,” Ursula von der Leyen, the president of the EU commission, said on Twitter on Tuesday.The commission vice-president Margaritis Schinas took a tougher stance, telling the Spanish broadcaster RTVE: “Nobody can intimidate or blackmail the European Union. Ceuta is Europe, this border is a European border and what happens there is not a problem for Madrid, but a problem for all.”

    #Covid-19#migration#migrant#maroc#espagne#UE#saharaoccidental#sante#circulationtherapeutique#immigration#politiquemigratoire#ceuta#