• Les oubliés d’#Indochine du Camp de #Saint-Livrade.

    Cinquante ans après la chute de Dien Bien Phu, des Français rapatriés d’Indochine vivent toujours dans des baraquements.

    Une route défoncée. Des dizaines de #baraquements délabrés, alignés les uns à côtés des autres, marqués d’une lettre ou d’un numéro, et surmontés d’un toit de tôle. A quelques kilomètres du coeur de Sainte-Livrade, un village d’un peu plus de 6.000 âmes, posé sur les berges du Lot, une simple pancarte indique l’entrée du « #Centre_d'accueil_des_Français_d'Indochine », le #CAFI.

    C’est là, dans cet ancien camp militaire, que sont arrivés en avril 1956, 1.160 réfugiés, dont 740 enfants, rapatriés d’Indochine. Après les accords de Genève de 1954 et le retrait de la France du Sud-Vietnam, l’Etat français a pris en charge ces #couples_mixtes ou ces #veuves de Français (soldats ou fonctionnaires), qui fuyaient la guerre et le communisme. L’Etat les a hébergés « provisoirement » -selon les mots employés en 1956 par les autorités - dans ce #camp_de_transit. Puis les a oubliés. Cela fait cinquante ans qu’ils attendent, cinquante ans qu’ils vivent là.

    « Nous sommes restés toutes ces années sans comprendre, sans rien dire », dit Jacqueline Le Crenn. Agée de 91 ans, cette vieille femme eurasienne vit dans le même baraquement depuis qu’elle a quitté le Tonkin de son enfance, il y a près d’un demi-siècle. Son appartement comprend une entrée-cuisine, une chambre-salon, et une pièce transformée en pagode, où elle voue son culte au Boudha. « Je me suis habituée au camp et à cette vie, poursuit-elle. Je veux mourir ici. »

    Jacqueline fait partie des 48 « ayants-droits » encore en vie, sur les quelque 200 personnes hébérgés au CAFI. La plupart des enfants de rapatriés ont quitté le camp. Mais les plus fragiles sont restés : les veuves, qui n’ont jamais eu les moyens de s’installer ailleurs ; les enfants qui n’ont pas trouvé de travail ; les malades et les handicapés.

    "La guerre est venue et nous avons tout perdu"

    Selon l’association « Mémoire d’Indochine », une quinzaine de personnes handicapées vivent au CAFI, dans des conditions très précaires. Des silhouettes mal assurées hantent en effet le centre des rapatriés. Comme cet homme au teint sombre et aux yeux bridés, claudiquant le long des barraquements. Ou ce quadragénaire aux cheveux longs, qui erre dans le camp en parlant tout seul. « Certains enfants du centre ont fait des crises d’adolescence difficiles, explique le président de Mémoire d’Indochine, Georges Moll. Ils ont été conduits à l’hôpital psychiatrique, et en sont ressortis dans un état catastrophique. »

    Jacqueline Le Crenn vit seule depuis le départ de ses six enfants. La mère de cette femme au physique sec était Vietnamienne et son père, mort à la guerre de 1914-18, Français. « Nous sommes pupilles de la nation », dit fièrement Jacqueline. La vieille femme voûtée, assise à côté d’un poêle à gaz, raconte sa vie d’avant, la « vie heureuse ». La construction d’une maison au Tonkin, où son mari et elle avaient projeté de s’installer, l’achat de rizières pour leurs vieux jours. « Et puis la guerre est venue et nous avons tout perdu. »

    Après la chute de Dien Bien Phu, en 1954, la famille Le Crenn, comme la plupart des rapatriés d’Indochine, ont dû quitter le nord pour le sud du Vietnam. Ils ont ensuite attendu à Saigon, dans des camps, avant de prendre le bateau pour Marseille et d’être hébergés dans plusieurs centres de transit en France. Sainte-Livrade est l’un des deux seuls camps qui subsistent aujourd’hui, avec celui de Noyant, dans l’Allier. « C’était un déchirement, raconte encore Jacqueline. La traversée a duré un mois. Je me disais que ce n’était plus la vie. Les autres étaient sur le pont. Moi j’étais au fond du bateau et je pleurais. »

    En arrivant au camp de Sainte-Livrade, alors entouré de barbelés, le fils de Jacqueline a demandé : « Maman, c’est ici la France ? » « Le plus dur, c’était le froid, précise Jacqueline. Ensuite, il a fallu tenir, tout reconstruire, trouver de quoi vivre. » Beaucoup de rapatriés ont été embauchés dans les usines d’agro-alimentaire de la région. Ou travaillaient dans les champs de haricots.

    Claudine Cazes, 11ème de 16 enfants - et première à être née dans le CAFI, en 1957 -, se souvient des heures d’« équeutage ». « Des sacs de haricots arrivaient au camp le matin et devaient être prêts pour le soir, raconte cette aide-soignante de 47 ans, qui a quitté le camp en 1977. Tout le monde s’y mettait. » Sa mère, Vuong, âgée de 81 ans, vit toujours au CAFI. Son père, Paul, est mort l’année dernière. Français d’origine franco-chinoise, il avait fait de prestigieuses études en Indochine, et travaillait dans les forces de sécurité. Mais en arrivant en métropole, Paul Cazes n’a pas pu intégrer la police française, et a dû travailler à l’usine.

    "L’Etat français sait ce qu’il nous doit. Moi, jamais je ne lui réclamerait rien"

    Logé dans un autre barraquement du camp, Emile Lejeune, 84 ans, dit ne pas avoir de « nostalgie ». Pour sa mère et lui, le rapatriement de 1956 fut un soulagement. Militaire du corps expéditionnaire français en extrême orient (CEFEO), ce fils d’un magistrat français et d’une princesse vietnmienne a été fait prisonnier par le Vietminh en 1946, et est resté sept ans en captivité. « Là-bas, la vie et la mort étaient sur le même plan, témoigne Emile. Beaucoup de mes camarades sont morts de dysenterie, du palu, ou de malnutrition. Le pire, c’était le lavage de cerveau. On nous affaiblissait pour nous inculquer le communisme. » Sur près de 40.000 prisonniers du CEFEO, moins de 10.000 ont survécu aux camps du Vietminh.

    Chez Emile, une photo de jonque, voguant dans la baie d’Halong, des statues de Boudha, et plusieurs couvre-chefs : le traditionnel chapeau conique des vietnamiens, un chapeau colonial usé et un képi de soldat français. Son vieux képi entre les mains, le vieil homme aux yeux bridés dit qu’il n’a « pas de haine en lui ». « Mais je suis attristé, ajoute-t-il. Parce que la France en laquelle nous croyions ne nous a pas accueillis. Nous n’avons jamais été considérés comme des Français, mais comme des étrangers. Parqués, surveillés, puis abandonnés. » Emile, lui, demande juste « un peu de reconnaissance ». Au nom de « ces dames du CAFI, trop humbles pour réclamer ». Au nom de ces « épouses ou mamans de combattants, pour certains morts au champ d’honneur, morts pour la France. »

    D’abord rattachés au ministère des affaires étrangères, les rapatriés du CAFI ont ensuite été administrés par huit ministères successifs. Les directeurs du camp étaient des anciens administrateurs des colonies. « Ils reproduisaient avec nous leurs mauvaises habitudes de là-bas, se souvient Jacqueline Le Crenn. Ils nous traitaient comme des moins que rien. Nous devions respecter un couvre-feu et l’électricité était rationnée. »

    Au début des années 1980, la commune de Sainte-Livrade a racheté les sept hectares de terrain à l’Etat pour 300.000 francs, avec le projet de réhabiliter le centre. Mais ces bâtiments, contruits avant-guerre pour abriter provisoirement des militaires, n’ont jamais été rénovés. Longtemps, il n’y a eu ni eau chaude, ni salle d’eau, et des WC communs. « Pas d’isolation, pas d’étanchéité, sans parler des problèmes d’amiante, et des réseaux d’électricité hors normes », énumère la première adjointe au maire, Marthe Geoffroy.

    En 1999, la municipalité, aidée de l’Etat, a engagé un programme de réhabilitation d’urgence pour les logements ne bénéficiant pas du confort sanitaire minimal. Des travaux à « but humanitaire » dans l’attente d’une solution pour l’ensemble du CAFI. Mais depuis, rien. Le maire (UMP), Gérard Zuttion, se dit bien « un peu choqué » par cette « sorte d’abandon ». Mais il dit aussi que la commune n’a pas les moyens « d’assumer seule les déficiences de l’Etat vis-à-vis de cette population ». Le maire évoque des « projets de réhabilitation sérieux pour les prochains mois ». Puis il se ravise, parle plutôt « d’années ». « A cause de la lenteur de l’administration... »

    « C’est trop tard, tranche Claudine. Tout ce que nous voulons, au nom de nos parents, c’est la reconnaissance. » Sa mère, Vuong, écoute sa fille sans rien dire, s’affaire dans la cuisine puis s’assoit dans un grand fauteuil d’osier. Au crépuscule de sa vie, cette femme jadis ravissante, des cheveux blancs tirés dans un chignon impeccable, n’attend plus rien. Tous les matins, elle apporte une tasse de café sur l’autel où repose une photo de son mari, disparu l’année dernière. Elle dépose d’autres offrandes et brûle un bâton d’encens. Avant de mourir, l’homme de sa vie répétait à ses seize enfants : « Ma seule richesse, c’est vous. L’Etat français sait ce qu’il nous doit. Moi, jamais je ne lui réclamerait rien. Nous vivons dans le camp des oubliés. »

    http://www.rapatries-vietnam.org/oublies-indochine.php

    #camps #France #histoire #rapatriés

    Galerie photo :
    http://www.rapatries-vietnam.org/photos/cafi1/galerie-cafi.htm

    • La mémoire d’Indochine en pointillés dans le village de Sainte-Livrade

      Un fruit du dragon, un bananier, l’autel des ancêtres. Dans le sud-ouest de la France, un air d’Indochine plane sur la localité de Sainte-Livrade, 60 ans après l’arrivée de 1.160 rapatriés dont les descendants tentent de sauver la mémoire.

      C’était dans ce camp de l’armée française, comptant à l’époque 26 baraquements, un peu en dehors du village agricole de quelque 3.500 habitants, que ces « rapatriés d’Indochine », dont quelque 740 enfants, se sont installés en avril 1956, deux ans après les Accords de Genève marquant la fin de la Guerre d’Indochine, le départ des troupes françaises et l’indépendance du Vietnam et du Laos.

      Ils étaient Français, issus de couples mixtes pour certains. Il y avait aussi des veuves, et, disent certains avec une certaine pudeur, des « secondes familles » indochinoises de soldats français.

      Et alors que la France commémore la chute il y a 60 ans de Dien Bien Phu, le 7 mai 1954, il reste encore à Sainte-Livrade, à l’est de Bordeaux, une centaine de ces rapatriés et leurs enfants, dont une poignée vit encore dans les baraquements d’origine, à côté de maisons murées en passe d’être rasées.

      Il y a par exemple dans le « D1 » Mme Thi Lua Fanton d’Andon, qui explique fièrement qu’elle a eu 12 enfants, dont cinq nés en Indochine, d’où elle est arrivée à l’âge de 27 ans avec son mari, un militaire français.

      Tous ont vécu dans ce logement-bâtisse d’environ 60 m2, divisé en trois pièces : un salon-cuisine et deux chambres. « Elle préfère rester là, on lui offrirait un château qu’elle n’en voudrait pas », explique Patrick Fernand, président de l’Association des amis du Cafi (Centre d’accueil des français d’Indochine) de Sainte-Livrade, lui même descendant de rapatriés.

      De sa vie d’avant, Madame Thi, 87 ans, une femme frêle au sourire doux qui cuisine toujours avec des baguettes, parle peu. Juste le souvenir ébauché de son départ de Hanoï, dans le nord, où elle vivait, pour Saïgon, dans le sud, où « il faisait très chaud », avant d’être emmenée en France.

      Pour éviter les représailles sur ces militaires, fonctionnaires ou proches de Français, les autorités avaient décidé de les évacuer et de les accueillir, dans divers centres, en particulier à Noyant (centre), à Bias (sud-ouest) et à Sainte-Livrade. Ils furent les premiers « rapatriés », bien avant ceux d’Algérie.

      Des milliers s’éparpillèrent sur tout le territoire et les plus démunis furent installés dans des camps, une situation en principe provisoire et précaire. Dans les baraquements de Sainte-Livrade, où la France a aussi reçu des Républicains espagnols, l’eau chaude faisait défaut, l’isolation était nulle et l’électricité, rationnée.

      – ’Sale chinetoque’ -

      "Nous avons été très mal accueillis. On était partout humiliés. On nous disait +sale chinetoque+, se souvient Robert Leroy, 68 ans, ouvrier à la retraite, fils d’un colonel de l’armée française. Mais ces rapatriés, qui avaient leur école dans le camp, « n’ont pas fait de bruit », complète Patrick Fernand non sans rappeler que dans la France de l’après-guerre la vie était dure pour tous.

      L’Etat, qui a cédé le camp à la commune de Sainte-Livrade au début des années 1980, « ne s’en est pas beaucoup occupé », témoigne aussi l’ancienne maire du village, Claire Pasut.

      C’est finalement au début des années 2000 que les descendants ont commencé à réclamer. Etrangement, ils craignaient la destruction des baraquements, qui, bien qu’insalubres, semblaient être le réceptacle de toute leur mémoire.

      « Des autels privés (de culte aux ancêtres) ont dû être détruits. C’est très douloureux », explique Patrick Fernand.

      Un accord a finalement été trouvé en 2008 pour la construction de nouveaux logements. Six ans plus tard, la dernière livraison de maisons est prévue en juillet.

      Le frère aîné de Patrick Fernand, Pierre, s’installera au « 17, rue de la Soie ». Un déménagement qu’il vit comme un déracinement, même s’il a lieu à quelques centaines de mètres. L’architecture évoque pourtant le Vietnam : maisons en bois, pergolas rouges, entre lesquelles poussent des cerisiers.

      Dans les deux nouvelles épiceries, on trouve tous les produits du pays : gâteaux au soja, gingembre, pho et soupe aux raviolis, très appréciés des autres habitants du village qui s’y arrêtent pour déjeuner.

      Mais les « rapatriés » espèrent que le quartier du souvenir qu’on leur a promis dans quatre anciens baraquements comprenant la pagode, la chapelle et un lieu de mémoire, sera bien construit.

      « Allez on trinque pour la dernière fois, après ils vont tout raser », dit Patrick Fernand.

      https://www.20minutes.fr/societe/1369581-20140507-20140507-memoire-indochine-pointilles-village-sainte-livr


  • #Mauritanie : 60000 #réfugiés_maliens vivent dans le #camp de #Mbera

    Ils sont #peuls, #touaregs ou #arabes et viennent tous du Mali. Certains fuyant les violences des groupes jihadistes, d’autres celles de l’armée malienne. Depuis 2012, ce sont près de 60 000 réfugiés qui ont élu domicile dans le camp de Mbera, en Mauritanie. Et qui ne sont pas prêts à refranchir la frontière.

    « Nous allons relever sept données biométriques, ce qui nous garantit demain que quiconque ne peut plus se présenter sous cette identité. » Ici, nous sommes au #centre_d’enregistrement du #HCR, le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies. Passage obligé pour tout demandeur d’asile.

    Ses #empreintes_digitales, Hamady Ba, 40 ans, les a données il y a quatre ans déjà. Il a fui les persécutions contre les peuls au Mali. « J’ai vu des exactions de la part de l’armée, raconte-t-il. Ils rentraient dans notre village, prenaient des gens, les attachaient, et les frappaient. C’est pour ça que j’ai fui. »

    Zeïna, elle, est arrivée il y a quatre mois à peine. À dos de mulet, pour fuir les jihadistes. Et il n’est pas question de repartir. « On a vraiment essayé de supporter cette situation, mais c’était trop. J’ai décidé de prendre mes enfants pour arrêter d’entendre le bruit des armes, confie-t-elle. J’ai été obligé de fuir, mais je ne supportais vraiment plus cette situation. »

    Sous sa tente bien tenue, mais rudimentaire, Sidi Mohamed est un habitué du camp. En 1991 déjà, il avait trouvé refuge ici. À 70 ans, il a encore de l’espoir. « Chaque prière que je fais, je prie Dieu pour que la paix revienne au Mali et dans le monde. En dehors de tout ça, on veut juste vivre avec dignité », dit-il.

    Le mois dernier, environ 300 réfugiés ont décidé de retourner tenter leur chance au Mali. Contre l’avis du HCR, qui estime que la situation n’est pas prête à se stabiliser.

    http://www.rfi.fr/afrique/20190603-reportage-mauritanie-60000-refugies-maliens-vivent-le-camp-mbera
    #réfugiés #asile #migrations #camps_de_réfugiés #retour_au_pays

    Notez que le titre du sujet parle de #camps , alors que le HCR parle de #centre_d’enregistrement ...
    #cpa_camps #terminologie #vocabulaire #mots


  • Call immigrant detention centers what they really are: concentration camps

    If you were paying close attention last week, you might have spotted a pattern in the news. Peeking out from behind the breathless coverage of the Trump family’s tuxedoed trip to London was a spate of deaths of immigrants in U.S. custody: Johana Medina Léon, a 25-year-old transgender asylum seeker; an unnamed 33-year-old Salvadoran man; and a 40-year-old woman from Honduras.

    Photos from a Border Patrol processing center in El Paso showed people herded so tightly into cells that they had to stand on toilets to breathe. Memos surfaced by journalist Ken Klippenstein revealed that Immigration and Customs Enforcement’s failure to provide medical care was responsible for suicides and other deaths of detainees. These followed another report that showed that thousands of detainees are being brutally held in isolation cells just for being transgender or mentally ill.

    Also last week, the Trump administration cut funding for classes, recreation and legal aid at detention centers holding minors — which were likened to “summer camps” by a senior ICE official last year. And there was the revelation that months after being torn from their parents’ arms, 37 children were locked in vans for up to 39 hours in the parking lot of a detention center outside Port Isabel, Texas. In the last year, at least seven migrant children have died in federal custody.

    Preventing mass outrage at a system like this takes work. Certainly it helps that the news media covers these horrors intermittently rather than as snowballing proof of a racist, lawless administration. But most of all, authorities prevail when the places where people are being tortured and left to die stay hidden, misleadingly named and far from prying eyes.

    There’s a name for that kind of system. They’re called concentration camps. You might balk at my use of the term. That’s good — it’s something to be balked at.

    The goal of concentration camps has always been to be ignored. The German-Jewish political theorist Hannah Arendt, who was imprisoned by the Gestapo and interned in a French camp, wrote a few years afterward about the different levels of concentration camps. Extermination camps were the most extreme; others were just about getting “undesirable elements … out of the way.” All had one thing in common: “The human masses sealed off in them are treated as if they no longer existed, as if what happened to them were no longer of interest to anybody, as if they were already dead.”

    Euphemisms play a big role in that forgetting. The term “concentration camp” is itself a euphemism. It was invented by a Spanish official to paper over his relocation of millions of rural families into squalid garrison towns where they would starve during Cuba’s 1895 independence war. When President Franklin D. Roosevelt ordered Japanese Americans into prisons during World War II, he initially called them concentration camps. Americans ended up using more benign names, like “Manzanar Relocation Center.”

    Even the Nazis’ camps started out small, housing criminals, Communists and opponents of the regime. It took five years to begin the mass detention of Jews. It took eight, and the outbreak of a world war, for the first extermination camps to open. Even then, the Nazis had to keep lying to distract attention, claiming Jews were merely being resettled to remote work sites. That’s what the famous signs — Arbeit Macht Frei, or “Work Sets You Free” — were about.

    Subterfuge doesn’t always work. A year ago, Americans accidentally became aware that the Trump administration had adopted (and lied about) a policy of ripping families apart at the border. The flurry of attention was thanks to the viral conflation of two separate but related stories: the family-separation order and bureaucrats’ admission that they’d been unable to locate thousands of migrant children who’d been placed with sponsors after crossing the border alone.

    Trump shoved that easily down the memory hole. He dragged his heels a bit, then agreed to a new policy: throwing whole families into camps together. Political reporters posed irrelevant questions, like whether President Obama had been just as bad, and what it meant for the midterms. Then they moved on.

    It is important to note that Trump’s aides have built this system of racist terror on something that has existed for a long time. Several camps opened under Obama, and as president he deported millions of people.

    But Trump’s game is different. It certainly isn’t about negotiating immigration reform with Congress. Trump has made it clear that he wants to stifle all non-white immigration, period. His mass arrests, iceboxes and dog cages are part of an explicitly nationalist project to put the country under the control of the right kind of white people.

    As a Republican National Committee report noted in 2013: “The nation’s demographic changes add to the urgency of recognizing how precarious our position has become.” The Trump administration’s attempt to put a citizenship question on the 2020 census was also just revealed to have been a plot to disadvantage political opponents and boost “Republicans and Non-Hispanic Whites” all along.

    That’s why this isn’t just a crisis facing immigrants. When a leader puts people in camps to stay in power, history shows that he doesn’t usually stop with the first group he detains.

    There are now at least 48,000 people detained in ICE facilities, which a former official told BuzzFeed News “could swell indefinitely.” Customs and Border Protection officials apprehended more than 144,000 people on the Southwest border last month. (The New York Times dutifully reported this as evidence of a “dramatic surge in border crossings,” rather than what it was: The administration using its own surge of arrests to justify the rest of its policies.)

    If we call them what they are — a growing system of American concentration camps — we will be more likely to give them the attention they deserve. We need to know their names: Port Isabel, Dilley, Adelanto, Hutto and on and on. With constant, unrelenting attention, it is possible we might alleviate the plight of the people inside, and stop the crisis from getting worse. Maybe people won’t be able to disappear so easily into the iceboxes. Maybe it will be harder for authorities to lie about children’s deaths.

    Maybe Trump’s concentration camps will be the first thing we think of when we see him scowling on TV.

    The only other option is to leave it up to those in power to decide what’s next. That’s a calculated risk. As Andrea Pitzer, author of “One Long Night,” one of the most comprehensive books on the history of concentration camps, recently noted: “Every country has said their camps are humane and will be different. Trump is instinctively an authoritarian. He’ll take them as far as he’s allowed to.”

    https://www.latimes.com/opinion/op-ed/la-oe-katz-immigrant-concentration-camps-20190609-story.html
    #terminologie #vocabulaire #mots #camps #camps_de_concentration #centres_de_détention #détention_administrative #rétention #USA #Etats-Unis
    #cpa_camps


  • 2017 : 140,4 tonnes de cocaïne saisie dans l’union européenne Eric Steffens, Belga, 6 Mai 2019
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2019/06/06/le-port-d_anvers-une-des-principales-portes-dentee-de-la-cocain

    Plus de 104.000 saisies de cocaïne ont été signalées dans l’UE en 2017 (contre 98.000 en 2016), pour un total de 140,4 tonnes, soit environ le double de la quantité saisie en 2016 (70,9 tonnes).

    La Belgique, avec 45 tonnes saisies en 2017, arrive en tête des pays d’Europe, devant l’Espagne (41 tonnes), la France (17,5 tonnes) et les Pays-Bas (14,6 tonnes).
"La cocaïne entre en Europe par de nombreux itinéraires et des moyens variés, mais la croissance du trafic de gros volumes dans des conteneurs de transport maritime constitue un défi majeur", expose l’agence européenne sur les drogues.
"Les niveaux estimés de pureté de la cocaïne vendue au détail sont les plus élevés qui aient été observés au cours de la décennie, ce qui tend également à indiquer une disponibilité accrue de cette drogue", ajoute l’agence.
    Anvers et Amsterdam, mais aussi Bristol ou Barcelone, figurent parmi les villes d’Europe où sont décelées les plus grandes quantités de résidus de cocaïne dans leurs eaux usées.

    Le trafic de cocaïne apparait en outre de plus en plus concurrentiel, avec des groupes de petite taille et des individus qui se servent de plus en plus des médias sociaux, des marchés du « darknet » et des techniques de chiffrement.

    « Sur le marché de la cocaïne, l’esprit d’entreprise se manifeste au travers de méthodes de distribution innovantes : des ’centres d’appel’ emploient des coursiers qui assurent une livraison rapide et flexible. Ces méthodes, reflets d’une possible ’ubérisation’ du commerce de la cocaïne, illustrent le caractère compétitif du marché, au sein duquel les revendeurs rivalisent en proposant des services allant au-delà du produit proprement dit », analyse l’Observatoire.

    Quant à l’héroïne, la quantité saisie dans l’UE a augmenté de plus d’une tonne en 2017 pour atteindre 5,4 tonnes. Une préoccupation croissante concerne les opioïdes de synthèse, dont onze nouveaux types ont été détectés en Europe en 2018.

    Le cannabis, lui, est désormais la substance que les nouveaux patients admis dans les services spécialisés de traitement pour usage de drogues citent le plus souvent comme raison principale de leur prise de contact.
Concernant les drogues de synthèse, 21 laboratoires de MDMA - le principe actif de l’ecstasy - ont été démantelés dans l’UE, contre 11 en 2016, tous aux Pays-Bas. Un déversement de produits chimiques suggérant la production de MDMA a été signalé en Belgique.

    Les dernières données montrent que la teneur en MDMA des comprimés d’ecstasy a atteint un pic décennal en 2017, avec une estimation de 6,6 millions de comprimés de MDMA saisis dans l’UE, soit le chiffre le plus élevé depuis 2007.

    Les données disponibles indiquent également que la production d’amphétamine se concentre principalement en #Belgique, aux #Pays-Bas et en #Pologne ainsi que, dans une moindre mesure, dans les #États_baltes et en #Allemagne.

    #concurrence #innovation #distribution #ubérisation #service #compétitivité #centre_d_appels #médias_sociaux #commerce #drogue #cocaïne #drogues #santé #addiction #société


  • Témoignages : le #travail_forcé, l’autre facette de l’enfer que vivent les migrants détenus en #Libye

    Agriculture, travaux ménagers, construction de bâtiments… En Libye, les migrants enfermés dans les centres de rétention officiels sont forcés de travailler pour des employeurs libyens, sans rémunération et avec la complicité des autorités.

    « Régulièrement, des Libyens viennent nous chercher en prison et nous forcent à travailler pour eux », affirme à InfoMigrants John*, un migrant érythréen enfermé dans le centre de détention officiel de #Zintan, au sud de Tripoli.

    « Lorsque j’étais au centre de Tarek-el-Matar [à Tripoli, ndlr], des hommes en armes choisissaient parmi nous des personnes pour les forcer à travailler », explique à son tour Landry, un migrant camerounais qui vit aujourd’hui en Tunisie, joint par InfoMigrants.

    « On travaille de 8h du matin à la tombée de la nuit »

    La rédaction d’InfoMigrants a récolté nombre de témoignages qui racontent la même histoire : des employeurs libyens qui entrent dans les centres officiels, avec la complicité des gardes, pour choisir plusieurs migrants et les obliger à travailler toute la journée. Le soir, ils sont re-déposés au centre, sans avoir perçu la moindre rémunération.

    Il existe en Libye 16 centres de détention officiels où s’entassent environ 6 000 migrants, selon les estimations d’Amnesty International données fin 2018. C’est là que les migrants interceptés en mer par les garde-côtes libyens sont envoyés.


    « On travaille de 8h du matin à la tombée de la nuit. Si la tâche donnée n’est pas terminée, ils peuvent nous forcer à travailler toute la nuit », précise encore Landry.

    Cette main-d’oeuvre gratuite est ainsi réquisitionnée pour travailler dans la construction de bâtiments, dans les champs d’oliviers ou la récolte de tomates, dans l’agriculture mais aussi effectuer des travaux ménagers. Les femmes, sont, elles, forcées de se prostituer ou d’effectuer des tâches domestiques chez des particuliers.

    « Nous en avons entendu parler sur les réseaux sociaux mais nous n’avons pas la confirmation que cela existe », déclare à InfoMigrants Sasfa Msehli de l’Organisation internationale des migrations (OIM) en Libye.

    Ce phénomène n’est pourtant pas nouveau. Il est documenté depuis plus de deux ans. Un rapport du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH) et de la mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul) publié fin 2016 faisait déjà état de travaux forcés dans les centres de détention gérés par les autorités libyennes.

    « Si on refuse de les suivre, ils nous torturent et nous tuent »

    Des migrants « ont été forcés de travailler afin d’économiser suffisamment de fonds pour pouvoir sortir de détention. Après avoir travaillé toute la journée, certains sont ramenés dans les centres de détention le soir. D’autres sont détenus sur le lieu de travail pendant des semaines ou des mois », écrivent les auteurs du rapport.

    En décembre 2018, un rapport produit par les mêmes institutions réitère les observations de 2016. « Les hommes migrants et réfugiés sont régulièrement retirés de leur captivité pour effectuer des travaux manuels forcés […] », peut-on lire dans le document.

    Ces travaux forcés se font, par définition, sous la menace. « Si on refuse de les suivre, ils nous torturent, parfois nous tuent », signale Moussa, un Camerounais qui est passé par le centre de détention de Zouara, à l’ouest de Tripoli.

    « Lorsque je travaillais dans les champs, des hommes en armes contrôlaient ce que nous faisions. Si ça ne leur convenait pas ou si on s’arrêtaient quelques minutes, ils nous frappaient », assure de son côté Landry.

    Tous racontent aussi les privations de nourriture lors de leur journée de travail, sous le soleil brûlant de Libye. « Ils nous donnent seulement un morceau de pain et de l’eau », déplore John, toujours enfermé au centre de Zintan. « Le travail est très éprouvant, certains s’évanouissent ».

    « Les autorités légitiment cette pratique »

    Comment les migrants sont-ils choisis par les exploitants ? Souvent, ce sont les personnes les plus fortes physiquement qui sont désignées. « Si tu es costaud en Libye, tu es mort. Tu es réquisitionné pour toutes les tâches », se souvient Moussa.

    Le Camerounais explique aussi que les « anciens » ont plus de risques d’être exploités. « Les gardes ont espoir que les nouveaux arrivants puissent récupérer de l’argent de leur famille pour payer leur libération. Alors ils préfèrent envoyer les plus anciens pour les travaux forcés car ils savent qu’ils n’ont plus aucune chance de se faire de l’argent avec eux ». En d’autres mots, les plus anciens ne représentent plus aucun intérêt financier pour les gérants des centres de détention et sont donc à la merci des trafiquants.

    « Les autorités légitiment cette pratique », estime Hassiba Hadj-Sahraoui, conseillère aux affaires humanitaires de Médecins sans frontières (MSF), contactée par InfoMigrants. « Les employeurs passent des arrangements avec les gardes des centres de détention. Souvent, ils reçoivent de l’argent des trafiquants en échange de main d’œuvre gratuite ».

    Selon elle, les centres de détention sont une source de revenus pour de nombreux Libyens. « Tout le monde se fait de l’argent sur le dos des migrants, à tous les niveaux. Cela explique en partie que ces centres existent encore ».

    « Le système de détention libyen est en fait un système d’exploitation »

    Les travaux forcés ne se limitent pas à l’extérieur des prisons. Au sein même des centres de détention, certains migrants sont exploités par le personnel.

    « J’ai dû déboucher des toilettes du centre à mains nues, mais j’ai aussi été forcé de décharger des armes dans un entrepôt situé à quelques mètres de la prison », glisse Landry.

    Une pratique confirmée dans le rapport de 2018 du HCDC et de la Manul. Selon les auteurs, les migrants sont forcés de travailler « à l’intérieur des installations, notamment le nettoyage, la cuisine, le déchargement d’objets lourds et le lavage des véhicules des fonctionnaires de la DCIM [le département de lutte contre la migration illégale, chargé des centres de détention, ndlr] ».

    « Le système de détention libyen est en fait un système d’exploitation », déplore Hassiba Hadj-Sahraoui.
    Depuis 2016, l’Union européenne (UE) a signé un accord avec la Libye, permettant de fournir un appui logistique et matériel aux garde-côtes libyens. Pour les ONG, cet accord rend les États européens complices des exactions commises sur les migrants en Libye. En début de semaine, un collectif d’avocats a déposé plainte à la Cour pénale internationale (CPI) contre l’Union européenne pour « crimes contre l’humanité ».

    https://www.infomigrants.net/fr/post/17333/temoignages-le-travail-force-l-autre-facette-de-l-enfer-que-vivent-les
    #centres_de_détention #asile #migrations #réfugiés #esclavage_moderne
    ping @reka



  • Croix : manifestation “contre les suppressions d’emploi” devant le siège d’Auchan AFP - 23 Mai 2019 - France 3 Régions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille-metropole/croix-manifestation-contre-suppressions-emploi-devant-s

    Près d’une centaine de personnes manifestaient ce jeudi devant le siège d’Auchan Retail à Croix (Nord), à l’appel de la CGT, pour « refuser les suppressions d’emploi » qui menacent la filiale française et réclamer « le remboursement des aides versées par l’Etat ».

    Confronté de son propre aveu à une situation économique « très difficile », Auchan France avait annoncé le 30 avril la prochaine mise en vente de 21 sites jugés insuffisamment rentables, concernant potentiellement 700 à 800 salariés.

    « Un PSE ne se négocie pas, il se combat ! Non aux licenciements », pouvait-on lire ce jeudi sur une banderole déployée devant les grilles du siège. Plusieurs dizaines de salariés, venus notamment de Roubaix, Tourcoing, Valenciennes (Nord) ou encore Amiens (Somme), et quelques « gilets jaunes » en soutien, étaient rassemblés dans le calme.

    « Les salariés sont en colère, inquiets » et « notre première requête aujourd’hui (jeudi), c’est de réclamer l’argent public ! Auchan a profité de plus de 500 millions d’aides d’Etat au titre du CICE [entre 2013 et 2018], qui devait permettre de maintenir l’emploi, le défendre et le développer, et pas le supprimer ! », a martelé Gérald Villeroy, délégué syndical central de la CGT Auchan. Il a assuré que la CGT « ne signerait pas le PSE ».

    « On a 800 personnes qui se demandent ce qu’ils vont devenir alors qu’ils ont donné leur force, leur énergie, leur temps à cette entreprise ! », s’est aussi alarmé Eric Mars, délégué du magasin de Petite-Forêt.
    . . . . . . . . .

    #auchan #mulliez #centres_commerciaux #centre_commercial #immobilier #grande_distribution #hyper_marché #CICE #licenciements


  • Attendre dans un foyer dʹ#aide_dʹurgence

    Quelle est la vie des personnes logées dans des foyers dʹaide dʹurgence ? Dès 2008, lʹextension de la suppression de lʹ#aide_sociale à toutes les personnes déboutées du droit dʹasile sʹest matérialisée par lʹouverture de #centres_dʹaide_dʹurgence, où seul le #minimum_vital est délivré et les personnes nʹayant pas suivi lʹordre de quitter le territoire y sont soumises à un #contrôle quotidien. A partir dʹune approche ethnographique, #Giada_de_Coulon a enquêté dans lʹun de ces centres où des femmes et des hommes sont immobilisés des années entières, conservant lʹ#espoir dʹêtre un jour régularisés. Elle montre ainsi comment la vie de ces personnes prend forme au cœur dʹun appareil administratif qui a comme raison dʹêtre leur #disparition du territoire suisse.
    Entretien avec Giada de Coulon, docteur en anthropologie de lʹUniversité de Neuchâtel.

    https://www.rts.ch/play/radio/versus-lire-et-penser/audio/attendre-dans-un-foyer-daide-durgence?id=10369100
    #déboutés #asile #migrations #réfugiés #Suisse #hébergement #régularisation #expulsions #renvois #surveillance


  • Putains de camions - Les poids lourds en question | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/081593-000-A/putains-de-camions

    En Europe, 80 % des marchandises sont transportées par voie routière. Mais à quel prix ? Enquête sur la folie des #poids_lourds.

    Cela n’aura pas échappé aux automobilistes : les #autoroutes européennes sont encombrées par des files de poids lourds toujours plus interminables. Alors que près de 80 % des marchandises transitent par #voie_routière, le nombre de camions en circulation devrait augmenter de 40 % dans cinq ans. Pourquoi ce choix de la route au détriment du #rail ou du #transport_maritime, qui présentent pourtant de nombreux avantages, notamment écologiques ? Pour quelle raison les camions sont-ils aussi nombreux – un tiers d’entre eux, selon les estimations – à rouler à vide ? #Diesel bon marché, dumping sur les salaires des chauffeurs, explosion des commandes sur Internet, production et livraison à flux tendu : cette folie des poids lourds, qui résulte d’une série de décisions politiques, notamment un investissement massif dans les autoroutes, sert des intérêts économiques. Si les entreprises privées profitent de ce système, les citoyens en subissent les conséquences : embouteillages, pollution, risques sanitaires et usure précoce des infrastructures publiques. À l’échelle du continent, la #Suisse offre pourtant un modèle plus vertueux : le pays a su s’affranchir du #lobby_automobile pour miser sur le #transport_ferroviaire.

    #transport #transport_routier

    • C’est la transition écologique selon Macron. Pour moi, cette question du rail, c’est l’évidence d’un gouvernement qui se branle avec les problèmes climatiques et qui, s’il s’inquiète de la fin du monde, c’est pas pour l’éviter, c’est pour l’aménager. On appelle ça du survivalisme, pas de l’écologie.

    • Petite synthèse du reportage.
      1. Le #budget d’entretien des autoroutes et routes nationales allemandes est de 3,9 milliards. Ce coût s’explique en particulier par l’impact des poids lourds : 1 camion de 40 tonnes a un impact équivalent à celui de 60 000 véhicules légers.

      2. Le fonctionnement en #flux_tendu de l’ensemble du système #logistique transforme de facto le #réseau_routier en espace de #stockage grâce à un coût particulièrement intéressant ne prenant pas en compte les #externalités_négatives et reposant largement sur l’#exploitation des travailleurs de l’est de l’#union_européenne, que ce soit les chauffeurs ou les employés des #centres_logistiques. Le reportage cite notamment l’exemple d’Amazon — mais cela doit être valable pour l’ensemble des acteurs du #e-commerce
      qui installe ses centres en Pologne pour ses livraisons en Allemagne. Ce coût extrêmement faible se reflète également dans le fait que 36 % des camions roulant en Allemagne roulent à vide !

      3. Pour en revenir à l’exploitation, les patrons des sociétés de transport mettent une pression terrible sur leurs chauffeurs au détriment de la #sécurité_routière tout en profitant d’un nombre de contrôle très insuffisant et des sanctions trop légères (en #Allemagne) en cas d’irrespect de la législation européenne sur les temps de repos. Ainsi, il est estimé qu’un chauffeur routier pourra faire 100 000 kilomètres sans être contrôlé alors que 50 % de ces contrôles amènent à constater une infraction (cas allemand toujours) ! La faiblesse des sanctions amène d’ailleurs les transporteurs à prévoir leur coût lorsqu’ils ne fraudent pas directement en manipulant les instruments de contrôle.

      4. Bien entendu, le reportage aborde également la question du diesel (subventionné) et des émissions de #particules_fines avec leur impact sur la #santé : maladies cardio-vasculaires, décès prématurés.

      5. L’#électromobilité ne concernera le fret longue distance qu’à long terme, les constructeurs allemands ne s’y investissant pas pour la plupart. Il y a un début de développement de solutions pour le #fret_urbain. Pour le transport de passagers, le reportage cite l’exemple d’un #bus_électrique développé par l’entreprise Build your dreams, d’origine chinoise comme l’indique son nom, et exploité par #Flixbus pour sa liaison Paris – Amiens.

      6. En matière de lobbying, #Volkswagen entretient en particulier un groupe de pression de 40 personnes auprès des instances de l’Union.

      7. Alors qu’un train de marchandise de 740 mètres de long permet de remplacer 52 poids lourds, les #infrastructures_ferroviaires souffrent d’un manque d’investissement, de voies d’évitement trop réduites, d’une #électrification des lignes insuffisante, de gros problèmes de jonctions entre les différents réseaux nationaux.

      8. Le reportage se termine en citant le cas #suisse qui a développé une politique ambitieuse de #ferroutage. Le ferroviaire représente 37 % du fret, dont 70 % pour le transit, soit 2 fois plus qu’en Allemagne et 4 fois plus que la France. Cela s’explique notamment par la question des redevances versées pour l’usage des voies ferrées et routières qui permet de redonner sa chance au ferroviaire alors qu’il est estimé que le fret routier va augmenter en Allemagne de 40 % d’ici 2030 par rapport à 2010.

      J’en profite pour renvoyer vers ce message, de 2016, citant un article de Jean Gadrey signalant le documentaire de Gilles Balbastre, Transport de marchandises : changeons d’ère ! réalisé à l’initiative du comité d’entreprise de SCNF-fret : https://seenthis.net/messages/548855

    • merci @af_sobocinski pour ce résumé. J’ai arrêté à la publicité pour flixbus avec les interviews convenues des voyageurs émerveillé·es par les bus « non polluants », mais rien sur la pollution nucléaire, ce n’est pas sérieux.
      Déçue qu’il n’y est apparemment rien non plus sur les militants écologistes #anti-fret-routier, comme ceux certes des années 1990 de la Vallée du Somport.

      Il y a un passage sur les conducteurs de Pologne ou de Roumanie sous payés mais qui naviguent dans l’espace européen (surtout l’Allemagne) avec des camions qui font des trajets Allemagne=>Pologne=>Allemagne pour justifier ces aberrations socios-économiques-polluantes, Amazon en bonne position des pires entreprises implante ses plateformes dans les pays européens les plus pauvres.

      Et je renote ici le chiffre donné impressionnant : un poids-lourd représente le passage de 60.000 voitures . Donc, il faut inclure dans le coût global du #fret_routier la construction et l’entretien des routes, autoroutes et aires de stationnement tous saturé·es par les poids-lourds. En plus des cadeaux fiscaux, diesel moins cher, #subventions aux entreprises etc. #croissance #folie_humaine #inside_the_wall

      @aude_v j’appellerai pas ça du survivalisme mais du #déni_opportuniste
      #fin_du_monde #macronerie

    • Des cars électriques ? C’est un progrès ! Peut-être qu’un jour on va réussir à éviter le frottement et à en mettre dix les uns derrière les autres et ça ressemblera à un bête train Paris-Amiens qu’on sait faire depuis longtemps. Le car n’a aucun avantage comparé sur le rail ni même la voiture individuelle, quand on a le choix, c’est du sous-transport... Grrrr !

    • Je n’ai pas encore pété de télé @touti mais il n’est pas trop tard pour que je m’y mette. Ce n’est pas les boîtes à conneries et les raisons qui manque. J’ai beaucoup cassé et dès l’adolescence, tout seul où en groupe. Puis on s’est calmé quand on a eu affaire aux flics. Plus tard avec un pote, on pointe à pôle-emploi (anpe à l’époque) depuis une antique cabine téléphonique. Tapez 1, tapez 2… tatati tatata, patins,couffins… au tour de mon compère, avant de finaliser par je ne sais quelle touche, il arrache le combiné et s’en sert telle une masse d’arme pour détruire la cabine. J’ai rien fait pour le retenir, je crois bien même que j’ai dû l’aider. J’ai encore, dans la tête, l’image de cette cabine toute destroy alors qu’on étaient partis faire du stop un peu plus loin.

    • Bon, je n’ai pas imaginé que ça allait déclencher de telles réactions. Je me retire de cette discussion et j’emmène avec moi la façon dont je pense que la télévision fonctionne avec une conclusion qui semble avoir activé moralisme et souvenirs de vandalisme à mon grand désarroi.

    • Je t’ai dit que je comprenais, @touti. Je ne voulais pas laisser passer ton message sans une réaction, je ne savais pas quoi dire et j’ai finalement trouvé que ce serait sympa de te dire que ta colère fait plaisir à entendre. Et j’ai rajouté que c’était sûrement mieux que de casser des télés parce que moi, quand je casse des trucs parce que je suis en rogne, c’est beaucoup de souffrance au départ et je m’en prends plein la gueule à l’arrivée, alors je préfère largement arriver à bien exprimer cette colère par écrit comme tu fais ici.


  • amazon ferme la totalité de ses pop-up stores, 87 magasins 7 Mars 2019 - L’ADN
    https://www.ladn.eu/news-business/actualites-annonceurs/amazon-ferme-popup-stores

    Le géant du e-commerce Amazon a annoncé la fermeture de l’ensemble de ses pop-up stores, soit 87 magasins. D’après Business Insider https://www.businessinsider.fr/us/amazon-is-closing-all-pop-up-stores-2019-3 , l’entreprise de Jeff Bezos va donc ce séparer des collaborateurs concernés par les fermetures.
    En place depuis cinq ans, les Amazon pop-ups fermeront leur portes le 29 avril 2019.

    « Après une longue réflexion, nous avons décidé de mettre fin à notre programme de pop-up stores.
    A la place, nous allons étendre les concepts Amazon Books et Amazon 4-star qui nous permettre d’offrir une meilleure expérience et une plus large sélection à nos clients, » a expliqué Amazon. 

    #amazon #pop-up stores #licenciements #commerce #phygital #délire #centres_commerciaux #fantasme #délire de    #jeff_bezos


  • Plein d’infos sur la radio !
    https://nantes.indymedia.org/articles/45450

    Radio Cayenne, à #Nantes, une radio qui cause #de luttes (et pas que), en direct (presque) tous les lundis à 19h sur https://radiocayenne.antirep.net Automédia, autogéré, si toi aussi tu veux participer n’hésite pas à nous contacter ;)

    #Informatique #Médias #Répression #Resistances #contrôle #social #/ #prisons #centres #rétention #quartiers #populaires #gilets_jaunes #Informatique,Médias,Répression,Resistances,contrôle,social,/,prisons,centres,de,rétention,quartiers,populaires,gilets_jaunes


  • CAEN : POUR QUE CE 1ER MAI NE SOIT PAS LA FÊTE #de L’ALIENATION...
    https://nantes.indymedia.org/articles/45437

    Le texte suivant a été distribué ces deux derniers samedis par nossoins lors des manifestations #gilets_jaunes à Caen. Ce texte propose de revenir aux origines du 1er mai, de discuter de l’état de l’opposition à la politique gouvernementale avec ou sans gilet à Caen et revient sur de nombreuses limites rencontrées, et cherche à ouvrir quelques perspectives et propositions, #en appelant à la constitution d’un cortège autonome le 1er mai, en appelant à braver les interdictions de manifester, en rappelant la nécessité de maintenir une solidarité concrète face à la #Répression en s’attaquant notamment à tous les enfermements, et en proposant enfin de perturber le jeu (...)

    #Resistances #contrôle #social #luttes #salariales #/ #-ismes #tout #genres #_anarch-fémin #prisons #centres #rétention #actions #directes #lutte #anti-repression #étudiant-e-s #lycéen-ne-s #election_s_ #mouvement #Répression,Resistances,contrôle,social,luttes,salariales,/,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…,prisons,centres,de,rétention,actions,directes,lutte,anti-repression,étudiant-e-s,lycéen-ne-s,election_s_,mouvement,gilets_jaunes


  • j’ai eu l’immense déplaisir de me promener à Nantes il y a quelques jours ; hé bien croyez-moi, c’est une belle piscine de merde.
    Année après année, les manifestations spectaculaires consacrées aux formes les plus joviales et les plus puériles de l’art contemporain qui s’y déroulent abandonnent à cette ville absurde des vestiges de fêtes foraines tristes, qui viennent tiqueter graduellement le paysage comme autant de sémaphores de l’idiotie et de la marchandise.
    L’espace public est ainsi ponctué de gadgets toujours déjà vieux, car en traitant l’art contemporain avec les moyens de la mode on l’entraîne fatalement dans ses effets délétères ; mais il est plus facile de faire disparaitre discrètement un pantalon devenu honteux au bout d’un mois qu’une sculpture monumentale. Ces balises vulgaires ne témoignent de rien d’autre que la volonté de transformer la ville non pas en œuvre d’art, comme ont pu l’être en leur temps Florence, Ferrare ou Venise, mais en centre d’art contemporain, lieu qui retrousse la valeur muséale comme un gant : un centre d’art se passe de toute œuvre pour exister en tant que centre d’art ; elle peuvent y être bonnes ou mauvaises, présentées ou absentées, ça n’a aucune espèce d’importance. Là où le musée devient musée par les œuvres qu’il abrite, le centre d’art fait exister comme œuvre tout ce qui le traverse. Tout ce qui y existe ne sert qu’à le faire exister lui. Toute œuvre l’agrandit comme une brique indifférenciée agrandit un projet plus important qu’elle. La rengaine des centres d’art est « la puissance du lieu », ce qui a pour effet de transformer tout centre d’art en zone d’errance dont les œuvres sont les accidents fugaces ; elles sont constatées le court instant nécessaire pour garantir que le centre fonctionne. Comme lieu d’art. Comme lieu.
    Quel est le sens de cette transformation d’une ville en centre d’art contemporain ? Qu’apporte le centre d’art contemporain — passé ce cap utile où un Centre d’Art a servi d’éperon pour saborder un quartier populaire et le transformer en galerie marchande ou en parcs de bureaux -, qu’offre-t-il donc de si appétissant comme modèle urbain pour que la ville de Nantes y succombe à ce point ? Hé bien il apporte la promesse de la plus grande, de la plus totale paisibilité. Il n’existe aucun lieu plus pacifié qu’un Centre d’Art Contemporain. Un cimetière est plus riche en promesses agonistiques qu’un Centre d’Art Contemporain. chaque avancée de Nantes-en-tant-que-Centre-d’Art-Contemporain dévorant Nantes-la-ville est une portions d’espace conquise sur les tensions. Nantes est la promesse d’un monde serein, sans heurt, suite ininterrompue d’aspérités illusoires décoratives dont la profusion doit permettre, au bout du compte, une planéité complète de l’espace public dont la conséquence la plus étrange est celle-ci :
    condamnés à traverser leur ville hagards et heureux, flânants entre deux œuvres ludiques animées, un bar à chaï, un burger vegan et une librairie pour tatoueurs, les nantais sont en train d’habiter leur propre ville en badauds. Car c’est ça, le but de la ville de Nantes : transformer en touristes ses propres habitants.

    • Autant de questions sur « la dépossession que l’art contemporain a initiée concernant l’existence collective » auxquelles Annie Le Brun commencent à répondre dans son dernier livre : « Ce qui n’a pas de prix » (lecture obligatoire).

      À considérer le sort que les dernières décennies ont réservé à celui-ci, sous prétexte de le célébrer, il est difficile de ne pas y voir des similitudes avec les processus qui ont accéléré l’enlaidissement du monde en général. Il y a quelque chose d’aussi fatal dans la façon dont le « triomphe de l’esthétisme » aura réussi à contrefaire les corps que dans celle dont le paysage est en train de devenir la proie d’un tourisme qui le défigure et le détériore de manière irréversible. Plus encore, depuis que la surproduction de déchets ne peut plus cacher ses ravages, la nécessité d’une esthétisation d’urgence nous est présentée comme la réparation obligatoire. Comme si l’enlaidissement des villes, des paysages, des objets affectant progressivement les êtres devait être racheté, à tous les sens du terme, grâce à un éventail de marchés tout à la fois du camouflage et de la réparation, allant de la chirurgie esthétique au design généralisé, en passant par l’industrie du fitness et des compléments alimentaires, le tout sur fond théorique de résilience. Tel est le seul moyen de continuer à anéantir sans vergogne ce que l’on est justement en train d’anéantir. Toute l’industrie du tourisme fonctionne sur ce modèle. À ce stade, cette cosmétisation du monde tient de l’acharnement esthétique qui redouble l’enlaidissement en cours pour lui donner force de paradigme. À croire même que la beauté vive n’a plus droit de cité, quand c’est cette laideur proliférante qui désormais invente son contraire, non sans le surcharger d’une fonction de leurre. Des lèvres botoxées aux trésors du patrimoine, du bodybuilding au réaménagement des villes, il ne s’agit plus que de beauté surjouée jusqu’à la caricature.

      Le Brun, Annie. Ce qui n’a pas de prix (pp. 111-112). Stock.

    • @recriweb

      Autant de questions sur « la dépossession que l’art contemporain a initiée concernant l’existence collective » auxquelles Annie Le Brun commencent à répondre

      Qu’on s’entende bien, quand même, et qu’on ne se trompe pas de cible : ce n’est pas « l’art contemporain » qui dépossède qui que ce soit de quoi que ce soit, mais bien les cadres institutionnels qui en capturent le vocabulaire, les modes de socialisation, les flux etc. L’art contemporain, c’est l’ensemble des œuvres d’art produites par toutes sortes d’artistes pris dans des questions contemporaines à un moment m . Autant dire : un flot hétérogène de productions de toutes natures, formes, sens, conditions d’apparition sociale. « L’art contemporain », ça ne « fait » rien. Les œuvres, les artistes, « font » quelque chose, augmentent le monde sans qu’on puisse rien dire de général sur la valeur de cette augmentation. L’art contemporain, ce sont les œuvres, et rien n’existe entre elles qui ressemble de près ou de loin à une homéostasie éthique, plastique, politique, formelle, politique.
      Supposer que « l’art contemporain » se résume à ce qui se montre dans les centres d’art contemporain est à peu près aussi absurde que d’attendre une description de Macron pour se faire une idée de qui sont les Gilets Jaunes. Je préfère être clair ; qu’on ne s’imagine pas, par exemple, que je me sente proche de ce genre de conneries : https://lundi.am/Lettre-ouverte-au-monde-de-l-art
      que ce guignol se trouve une conscience héroïque de laisser l’activité « art » à l’indignité dans laquelle les marchands de camelote l’abaissent est aussi aberrant que contre productif (et ça dénote un sérieux problème de compréhension de ce que, précisément, l’art fait et que d’autres activités humaines ne font pas)


  • Rassemblement contre les frontières et les CRA !
    https://nantes.indymedia.org/articles/45402

    version audio #de cet appel sur radiocayenne.noblogs.org Les #centres de #rétention administrative (CRA) sont des #prisons pour étranger·e·s dont l’administration ne reconnaît pas le droit de séjourner dans le pays. L’enfermement et ces conditions désastreuses, ainsi que les violences policières, ont cristallisé les tensions en leur sein. Rassemblons-nous ce dimanche 28 avril en soutien aux révolté·e·s à l’intérieur et contre toutes les formes d’enfermement !

    #/ #immigration #sans-papieres #frontieres #montreuil #/,prisons,centres,de,rétention,immigration,sans-papieres,frontieres


  • Déclaration #de Georges Abdallah à l’occasion de la Journée internationale du prisonnier palestinien
    https://nantes.indymedia.org/articles/45386

    Cher.e.s Camarades, Cher.e.s ami.e.s, Les conditions de détention des Résistant.e.s palestinien.ne.s ne cessent de s’empirer dans les geôles sionistes ces derniers temps. Depuis le début de l’année, Gilda Erdan, ministre israélien de la sécurité, cherche à imposer « une nouvelle réalité » à nos Camarades prisonniers, dans le but de faire reculer, ou tout bonnement annuler les droits que ces derniers ont acquis de hautes luttes durant les précédentes années. Les perquisitions et autres fouilles générales se multiplient de plus en plus dans les divers #centres pénitentiaires israéliens. Les unités spéciales de #Répression lourdement armées, se livrent aux pires excès lors de ces diverses interventions. Plus de 120 prisonniers blessés à Ketziot lors de la répression des protestations depuis février, ainsi qu’à (...)

    #Guerre #Racisme #Resistances #/ #prisons #rétention #antifascisme #Guerre,Racisme,Répression,Resistances,/,prisons,centres,de,rétention,antifascisme


  • [Limoges] Libération #de l’inculpé dans l’affaire de la caserne Jourdan à #Limoges.
    https://nantes.indymedia.org/articles/45362

    S. inculpé dans l’affaire de l’incendie des véhicules de gendarmerie de la Caserne Jourdan à Limoges est sorti le 8 avril 2019 sous Assignation à Résidence en Surveillance Electronique (ARSE). L’enquête est toujours en cours. La fin des investigations est estimée à 6 mois.

    #Répression #/ #prisons #centres #rétention #anti-repression #Répression,/,prisons,centres,de,rétention,anti-repression



  • retour sur le rassemblement devant la taule #de Seysse
    https://nantes.indymedia.org/articles/45297

    le 24 mars, on s’est rendu.e.s devant la maison d’arrêt de Seysse, en fin d’après-midi, pour faire un salut à tou.te.s les prisonniers et les prisonnières. Nous qui racontons, nous faisions partie d’un petit groupe de gens. On n’a pas rejoint l’endroit où il y avait le plus de gens, du coup on ne parlera que de ce qu’on a vécu.

    #Répression #/ #prisons #centres #rétention #toulouse #Répression,/,prisons,centres,de,rétention


  • Belgique – Rendez-vous quotidien pendant la semaine #de procès contre des anarchistes.
    https://nantes.indymedia.org/articles/45292

    Pour les personnes qui voudraient se tenir au courant, soutenir les compagnon.ne.s (inculpé.e.s et autres), démontrer leur solidarité, être là d’une manière ou d’une autre ; un point d’info sera tenu tous les jours de la semaine du 29 avril à 20h à la bibliothèque Acrata**.

    #/ #prisons #centres #rétention #actions #directes #anti-repression #immigration #sans-papieres #frontieres #/,prisons,centres,de,rétention,actions,directes,anti-repression,immigration,sans-papieres,frontieres


  • #Saint_Etienne : Le centre commercial Steel, zone d’activité du pont de l’âne

    Steel, le futur pôle du Pont-de-l’Âne commence à prendre forme.
    Un chantier colossal qui donnera naissance à plus de 70.000 m² de surfaces commerciales.
    A côté d’Ikea, le long de l’autoroute, le plus vaste de ces bâtiments accueillera un Leroy Merlin sur 14.000 m².
    De l’autre côté, au bord de la rue Emile-Zola, d’autres bâtiments sont également en construction. Les travaux vont continuer encore pendant de long mois, pour une ouverture prévue en mars 2020.

    https://www.dailymotion.com/video/x736c1t

    Engagements pour une ville durable
    https://www.epase.fr/le-lab/engagements-pour-une-ville-durable

    Reconstruire la ville sur la ville, une ambition forte pour : . . . . . .
    Soutenir durablement l’économie stéphanoise : . . . . . .
    Concevoir des projets adaptés au contexte spécifique de Saint-Étienne : . . . . . .
    Maîtriser l’empreinte environnementale de la ville et améliorer le cadre de vie : . . . . . .
    Placer l’usage et l’usager au cœur de nos projets d’aménagement : . . . . . .

    Placer l’humain au centre de la démarche et impliquer les publics concernés grâce à des méthodes diversifiées, souvent expérimentales, pour alimenter l’innovation et garantir la qualité des réalisations. . . . . . .

    #délire #centre_commercial #des_grands_projets..._inutiles #grande_distribution #destruction #urbanisme #france #terres #grande_distribution #immobilier #centres_commerciaux #immobilier_commercial


  • Israel/Palestine : Les prisonniers palestiniens entament une grève #de la faim
    https://nantes.indymedia.org/articles/45242

    Aujourd’hui, 120 prisonniers palestiniens ont entamé une grève de la faim collective dans les #prisons israéliennes pour demander la fin de la répression en cours dans les prisons. Il est prévu que la grève s’intensifie le 17 avril, en Palestine et à l’échelle internationale à l’occasion de la Journée des prisonniers palestiniens. Les prisonniers sont représentés par un groupe de dirigeants représentant toutes les forces politiques dont Ahmad Sa’adat, dirigeant national palestinien et secrétaire général emprisonné du FPLP. La grève a été lancée suite au renoncement par le Service pénitentiaire d’Israël aux accords convenus dans le but d’atténuer le niveau de répression imposé aux (...)

    #Resistances #/ #centres #rétention #libérations #nationales #anti-repression #israel/palestine #Resistances,/,prisons,centres,de,rétention,libérations,nationales,anti-repression


  • #Bosnie-Herzégovine : la #Chine va financer une #centrale_à_charbon à 614 millions d’euros

    Les deux chambres du Parlement de Bosnie-Herzégovine ont approuvé la souscription d’un crédit de 614 millions d’euros auprès de la Banque d’import-export de Chine pour construire un nouveau bloc dans la centrale à charbon de #Tuzla. Ce projet énergétique, le plus grand depuis la fin de la guerre, suscite de vifs débats.


    https://www.courrierdesbalkans.fr/Bosnie-Chine-centrale-charbon-614-millions-euros
    #extractivisme #charbon #énergie
    ping @albertocampiphoto


    • Affrontements en Libye : le #HCR relocalise en lieu sûr des réfugiés depuis des #centres_de_détention

      Du fait de l’insécurité actuelle dans la capitale libyenne, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, a relocalisé aujourd’hui plus de 150 réfugiés depuis le centre de détention d’#Ain_Zara au sud de #Tripoli vers le centre du HCR pour le regroupement et le départ, dans une zone sûre située non loin.

      Le centre de détention d’Ain Zara a été affecté par de violents affrontements ces derniers jours. Les réfugiés ont fait part au HCR de leur peur et leur inquiétude pour leur sécurité, car des combats survenaient dans les environs, et il ne leur restait que très peu de vivres.

      Le HCR a reçu des informations faisant état de situations similaires dans d’autres centres de détention et examine actuellement ces demandes.

      Aujourd’hui, la relocalisation de réfugiés et de migrants détenus est la première effectuée par le HCR depuis l’escalade récente des violences.

      Le HCR travaille en étroite collaboration avec les autorités et ses partenaires pour assurer la relocalisation des personnes vulnérables des centres de détention.

      « En Libye, de nombreux réfugiés et migrants subissent des abus effroyables. Ils courent désormais également de sérieux risques et ne doivent pas être négligés dans les efforts visant à mettre tous les civils à l’abri du danger et à les relocaliser dans des endroits plus sûrs », a déclaré Matthew Brook, chef-adjoint de la mission du HCR en Libye.

      Depuis l’éruption des combats dans la capitale libyenne, plus de 3400 Libyens ont été déplacés par les combats et beaucoup d’autres sont pris au piège dans les tirs croisés. Ils sont dans l’incapacité de fuir en quête de refuge.

      Le HCR se joint à la communauté humanitaire pour exhorter au respect des obligations juridiques internationales afin d’assurer la sécurité de tous les civils et la sauvegarde de l’infrastructure civile, ainsi que de permettre un accès humanitaire complet, sûr, sans entrave et durable dans les zones touchées.

      Dans le cadre de sa réponse à la crise d’urgence résultant de la violence actuelle, le HCR a également prépositionné du matériel de secours dans des endroits clés à Tripoli et Misrata, a renforcé ses services d’assistance téléphonique et assure la continuité de ses programmes d’assistance aux réfugiés et aux Libyens déplacés en milieu urbain.

      Le HCR réitère sa position selon laquelle les conditions en Libye ne sont pas sûres pour les réfugiés et les migrants secourus ou interceptés en mer, et que ces personnes ne doivent pas y être renvoyées.

      https://www.unhcr.org/fr/news/press/2019/4/5cad93afa/affrontements-libye-hcr-relocalise-lieu-s-r-refugies-centres-detention.html
      #évacuation #UNHCR #pays_sûr

      v. aussi ce fil twitter du HCR :
      https://twitter.com/Refugees/status/1115908064270532609


  • Les magasins Auchan et Carrefour menacés de pillage (vidéo) SOusmane Thiang - 27 Mars 2019 - Senenews
    https://www.senenews.com/actualites/les-magasins-auchan-et-carrefour-menaces-de-pillage-video_268414.html

    Le collectif « FRAPP FRANCE DÉGAGE » était présent devant le ministère du commerce pour dénoncer la manière dont se sont implantées les grandes surfaces telles Auchan, Carrefour et d’autres services qui sont pour la majeure partie d’origine française.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=225&v=TT9yniNl5kU

    Selon Guy Marius Sagna, «  il devrait y avoir une étude d’impact des multinationales et de toutes ces structures étrangères sur l’économie du pays et sur l’intérêt des commerçants locaux « . Guy Marius Sagna déplore aussi l’arrestation de 6 des membres qui «  ont manifesté pour la bonne cause  ».

    #auchan    #carrefour       #françafrique    #france    #grande_distribution    #centre_commercial   #urbanisme    #afrique

    • Manifs devant des magasins de Auchan et de Carrefour - FRANCE DEGAGE entendu par la Police du Point E et de Dieupeul

      Le FRAPP FRANCE DEGAGE informe l’opinion publique nationale et internationale qu’il a été entendu aujourd’hui 29 mars 2019 par les commissariats de police du Point E et de Dieupeul suite au dépôt par le FRAPP de six (06) lettres d’information sur la table du préfet de Dakar l’informant des six manifestations qui auront lieu le 03 avril 2019 de 15h à 19h devant les cinq (05) magasins Auchan de Gibraltar, HLM, Castor, Point E et Sacré Cœur ainsi que devant le magasin Carrefour du Point E.

      Le FRAPP a été entendu aujourd’hui pour les manifestations qui auront lieu devant Auchan Point E et Carrefour Point E, devant Auchan Sacré Cœur et Auchan Castor.

      Le FRAPP reste à l’écoute des commissariats de police devant l’entendre pour les manifestations qui auront lieu devant les 02 magasins Auchan des HLM et de Gibraltar.

      Le FRAPP informe l’opinion publique nationale l’administration Macky manœuvre pour empêcher la tenue de ses manifestations. Les deux commissariats de police on demandé au FRAPP s’il ne pouvait pas reporter ses manifestations ou choisir d’autres endroits. Le commissariat de Police de Dieupeul est allé jusqu’à nous dire que « vous savez très bien que cela sera interdit. ». A la question « et si c’est interdit pour risque de menace de trouble à l’ordre public ? » nous avons répondu : « si la police a suffisamment d’éléments pour empêcher la tenue d’une manifestation interdite, c’est qu’elle a suffisamment d’éléments pour l’encadrer. »

      Le FRAPP :
      – proteste contre les intérêts des commerçantes et commerçants sénégalais sacrifiés par le gouvernement du Sénégal au profit des intérêts des magasins de grande surface (Auchan, Carrefour…)

      – proteste contre la perte de la souveraineté du Sénégal sur son commerce intérieur au profit des multinationales de la distribution

      – proteste contre un processus de prise en otage, à terme, des consommateurs et fournisseurs sénégalais par les magasins impérialistes

      – demande l’amendement du décret et de l’arrêté relatif à l’organisation de la grande distribution au Sénégal

      – demande l’organisation des assises de la distribution nationale

      – demande la réalisation d’études d’impact de l’implantation des magasins de grande distribution au Sénégal

      Dakar, le 29 mars 2019
      Le comité de coordination nationale
      Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine
      FRAPP/FRANCE DEGAGE. frappsenegal@gmail.com. 77424 92 08


  • Manifestation nationale pour la libération #de Georges Abdallah
    https://nantes.indymedia.org/articles/45103

    Printemps d’agitation pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Rassemblement le 17 avril et manifestation nationale à Place des Fêtes le 22 juin 2019

    #Répression #Resistances #/ #prisons #centres #rétention #antifascisme #Répression,Resistances,/,prisons,centres,de,rétention,antifascisme