• Témoignage | “Ici, les gens souffrent de problèmes psychologiques, de manque de sommeil et de mauvaise alimentation”
    https://asile.ch/2019/11/04/temoignage-ici-les-gens-souffrent-de-problemes-psychologiques-de-manque-de-som

    https://asile.ch/wp/wp-content/uploads/2019/11/Capture-d’écran-2019-11-04-à-16.14.27.png

    Réflexions sur la vie au Centre fédéral de Perreux¹ par l’un de ses habitants Récit recueilli lors de la journée des réfugié-e-s, le 15 juin 2019, par Droit de Rester Neuchâtel. Traduit de l’anglais. « De l’extérieur, cet endroit ressemble à une prison, parce qu’il est entouré de clôtures. À l’intérieur, il y a des […]

  • #Suicide au centre de requérants

    Un jeune homme s’est suicidé au centre pour demandeurs d’asile de #Boudry. Des organisations dénoncent un manque d’accompagnement et d’accès aux soins médicaux.


    https://lecourrier.ch/2019/11/03/suicide-au-centre-de-requerants
    #centre_fédéral #centres_fédéraux #mort #décès #mourir_dans_la_forteresse_europe #Suisse #asile #migrations #réfugiés

  • Analyse de la situation des réfugiées. Analyse de la situation des #femmes et des #filles relevant du domaine de l’asile dans les #centres_fédéraux pour requérants d’asile et les centres d’hébergement collectif cantonaux. Rapport du Conseil fédéral,en réponse au postulat 16.3407, Feri, du 9 juin 2016


    https://www.sem.admin.ch/dam/data/sem/aktuell/news/2019/2019-10-16/ber-br-fluechtlingsfrauen-f.pdf

    #Rapport #asile #migrations #réfugiés #réfugiées #femmes_réfugiées #Suisse #centre_fédéral #victimes #hébergement #CFA #violences_sexuelles #violence_sexuelle #exploitation_sexuelle #centres_d'hébergement_collectifs

    –---
    Le postulat :

    Les réfugiées sont particulièrement exposées à la violence et à l’exploitation sexuelles, non seulement dans les zones de guerre qu’elles fuient, mais également pendant leur fuite et même dans le pays dans lequel elles demandent l’asile. Cette situation nous amène à reconsidérer deux pans de notre politique :

    1. La question se pose de savoir dans quelle mesure l’encadrement, le traitement et le soutien que la Suisse offre aux réfugiées victimes de violence et d’exploitation sexuelles remplissent leur fonction. En parallèle se pose également la question de savoir s’il ne serait pas judicieux que ces victimes puissent compter sur le soutien des organes d’aide aux victimes. Ce soutien ne leur est pas garanti à l’heure actuelle. En effet, l’article 3 de la loi sur l’aide aux victimes prévoit qu’il n’est accordé que lorsque l’infraction a été commise en Suisse.

    2. La question se pose de savoir si un besoin d’action existe aussi dans le cadre de l’hébergement des femmes et des filles requérantes d’asile, si ces dernières sont suffisamment encadrées et si elles bénéficient d’une protection suffisante contre le harcèlement. Par ailleurs, la question se pose de savoir s’il existe suffisamment de directives de qualité et de mesures sensibles au genre concernant l’hébergement des femmes et des filles requérantes d’asile, comme les dortoirs séparés pour les femmes seules et les familles ou la formation du personnel encadrant.

    Face à tant d’incertitudes, je demande au Conseil fédéral de rédiger un rapport dans lequel il analysera la situation d’encadrement actuelle des réfugiées et déterminera s’il y a lieu d’agir.

    https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20163407

    • Sécurité des femmes dans le domaine de l’asile : le Conseil fédéral adopte des mesures décevantes

      Les femmes et les jeune-filles qui déposent une demande d’asile en Suisse ont souvent été victimes de violence ou d’exploitation sexuelle dans leur pays d’origine ou durant leurs parcours migratoires. Elles sont aussi souvent des cibles idéales dans les centres fédéraux ou les centres cantonaux et subissent régulièrement des actes de violence.

      Sur les cinq dernières années la proportion des requérantes d’asile nouvellement arrivées en Suisse représente en moyenne 30% du nombre total des demandes d’asile. Parmi elles se trouvent une majorité de femmes érythréennes, syriennes, afghanes, somaliennes, turques, irakiennes ou encore iraniennes. Souvent elles n’osent pas parler de leurs traumatismes ou encore reçoivent les mauvais soins. Certaines n’osent pas aller se doucher de peur de croiser certains hommes au passage, d’autres ne ferment pas l’oeil car elles ne peuvent verrouiller leur porte. Et si elles osent communiquer un problème grave elles n’ont personne pour traduire.

      Les témoignages de femmes, accessibles sur le site de l’organisation TERRE DES FEMMES Suisse et les informations révélées dans l’excellent rapport du Centre suisse de compétence pour les droits humains (CSDH) sur la situation dans les cantons, font froid dans le dos.

      Enquête sur la sécurité des femmes et des filles dans le domaine de l’asile

      Il y a quelques jours, le Conseil fédéral adoptait un rapport important en réponse au postulat Feri (16.3407) soumis en juin 2016 et qui avait pour objectif de déterminer quelles améliorations devaient être apportées à l’hébergement et à l’encadrement des femmes et des filles requérantes d’asile en Suisse.

      Il se base sur le rapport plus détaillé du Secrétariat d’État aux migrations (SEM), publié en septembre 2019 et élaboré avec la collaboration de représentants du SEM, de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS) et de plusieurs organisations qui ont fait partie du “groupe de suivi”.

      Le Centre suisse de compétence pour les droits humains (CSDH) a eu pour mission titanesque d’analyser la situation dans les cantons à la demande des cantons (CDAS). Son rapport séparé sur la situation des femmes hébergées dans plusieurs cantons est une mine d’information sur la pratique des autorités cantonales. Les autres organisations, le Centre d’assistance aux migrantes et aux victimes de la traite des femmes (FIZ), l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR), TERRE DES FEMMES Suisse et le Haut Commissariat des Nations-unies pour les réfugiés (HCR) se sont penchés sur tous les aspects de protection et d’assistance aux femmes et aux filles dans le domaine de l’asile y compris celles victimes de violence. Constituant le “groupe de suivi” qui a accompagné l’élaboration du rapport du SEM ces organisations se sont concentrées sur la situation des femmes dans les centres fédéraux (CFA).

      Après deux ans d’enquêtes dans les centre fédéraux et dans les foyers de plusieurs cantons, le SEM propose 18 mesures en précisant que les cantons devront s’aligner autant que possible sur ces dernières.
      Les mesures adoptées par le Conseil fédéral…

      Parmi les changements envisagés, celles qui concernent la sécurité des femmes dans les hébergements fédéraux et cantonaux sont prioritaires. Le SEM est d’avis que les structures d’hébergement doivent mieux tenir compte des différences entre les sexes. Les femmes doivent avoir la possibilité de verrouiller leurs dortoirs, accéder librement et sûrement aux sanitaires dont beaucoup devront être dotés d’éléments pare-vues pour garantir l’intimité. L’accès aux soins médicaux doit mieux prendre en compte les besoins spécifique des femmes et des victimes de violence. Le SEM reconnaît aussi le besoin de mettre en place des formations adaptées pour le personnel en charge de l’administration, de la sécurité et de l’encadrement dans les centres d’hébergement. Un programme de formation est aussi prévu pour les prestataires fournissant des soins médicaux. Comme il n’existe aucune donnée sur le nombre de femmes et de filles victimes de violence, le SEM prévoit de saisir les données sur les incidents de violence ou d’exploitation sexuelles.
      …Sont décevantes !

      Le HCR comme les autres organisations ont salué l’adoption de ces premières mesures tout en recommandant de les étoffer et de les compléter car elles sont jugées trop minimalistes et incomplètes. Ces organisations reprochent aussi le manque de professionnalisme du SEM qui aurait dû mener son enquête autrement. Ce n’était pas au SEM d’évaluer lui-même la situation dans les centres fédéraux. Il aurait fallu confier ce travail à une organisation externe. Pourquoi les requérantes d’asile n’ont pas été interrogées ? Pourquoi ce rapport ne contient aucun chiffre sur les violences subies par les femmes et les filles réfugiées ? Pour l’enquête, les organisations estiment que des mesures destinées à générer des données aurait dû être prises.

      Parmi les mesures recommandées par ces organisations mais passées à la trappe citons l’installation d’espaces non mixtes intérieurs et extérieurs dans les centres, des lieux d’hébergement externes aux centres fédéraux pour les personnes particulièrement vulnérables, la présence continue d’un personnel féminin formé à intervenir en cas de problèmes dans les hébergements, la prise en charge médicale par des doctoresses, un accès permanent à un service d’interprétariat professionnel et enfin l’instauration d’un système de dépistage systématique à l’arrivée dans les centres fédéraux.
      Les femmes à l’aide d’urgence et en détention provisoire doivent aussi bénéficier des mesures d’aide

      Avec les mesures du Conseil fédéral, on est encore bien loin des exigences d’assistance sans discrimination prévue par la Convention d’Istanbul qui est entrée en vigueur pour la Suisse en 2018. Selon ce texte toutes les femmes victimes de violence doivent avoir accès à des services de soutien facilitant leur rétablissement. Pourtant notre Loi fédérale sur l’aide aux victimes d’infractions (LAVI) conditionne les mesures d’assistances au lieu de l’infraction ou de résidence de la victime au moment des faits, à savoir la Suisse. Ainsi les violences subies par les femmes et les filles pendant leur fuite ou dans leur pays d’origine ne donnent pas droit à une prise en charge.

      Pour l’instant, le Conseil fédéral n’envisage pas de modification de la loi mais propose des “solutions pragmatiques” pour les femmes qui ne sont pas couvertes par la loi. Quelles solutions pragmatiques ? Comment les mettre en place dans les centres fédéraux et dans chaque canton ?

      Dans un Appel adressé aujourd’hui au Conseil fédéral et aux cantons, TERRE DES FEMMES Suisse et 108 services spécialisés, organisations, institutions religieuses et partis politiques demandent à la Confédération et aux cantons que des solutions pragmatiques soient mises en place rapidement.

      “Nous demandons qu’il n’y ait plus de discriminations selon le statut. Notre demande est très actuelle puisque le Conseil fédéral a annoncé dans son récent communiqué de presse du 16 octobre que ces solutions pragmatiques devront être trouvées. Nous exigeons l’accès à l’aide pour toutes les victimes de violence, indépendamment du lieu du crime ou de leur statut de résidence.” explique Georgiana Ursprung.

      L’organisation revendique beaucoup d’autres mesures et estime que les femmes réfugiées ne sont pas du tout en sécurité dans le système d’asile. Elle insiste pour que des mesures de protection et d’assistance soient mises en place dans les cantons suisses pour les femmes et les filles à l’aide d’urgence ou celles placées en détention administrative. La pratique de l’expulsion des femmes enceintes jusqu’à la 36e semaine de grossesse est particulièrement grave et doit cesser.
      Le groupe de suivi n’est plus et c’est dommage

      Fallait-il attendre 2019 pour concevoir des accès sécurisés aux toilettes, des verrouillages aux portes, des activités et des pièces réservées aux femmes, des formations spécifiques au personnel encadrant et au personnel de sécurité encore trop rarement féminin ?

      En adoptant ces mesures le Conseil fédéral reconnaît pour la première fois la nécessité d’aider les victimes de violence ou d’exploitation dans leur pays d’origine ou durant leur fuite. Féliciter le Conseil fédéral pour une telle reconnaissance c’est un peu désolant après toutes les informations à disposition des autorités sur les violences subies par les femmes déplacées de force dans le monde.

      Difficile de savoir si la restructuration de l’asile a permis des améliorations pour les femmes dans le domaine de l’asile. Le SEM prétend que oui parce qu’il a pu intégrer certains standards dans son Plan d’hébergement (PLEX) qui est sensé évoluer prochainement. Ce plan n’est pas accessibles au public.

      Pour Eliane Engeler, porte-parole de l’OSAR, « le fait de concentrer tous les intervenants dans les centres fédéraux est une opportunité pour améliorer l’encadrement et la protection des femmes et filles. Mais cela nécessite une bonne collaboration entre tous les acteurs dans les centres, ainsi qu’une étroite collaboration avec des professionnels externes. » Elle estime que c’est encore trop tôt pour le dire.

      Pour conclure, il faut préciser que rien n’oblige le SEM à mettre en oeuvre les mesures adoptées par le Conseil fédéral (sur ses propres recommandations) et le groupe de suivi pour l’élaboration du rapport n’est pas habilité à surveiller la suite des travaux. Il serait donc judicieux que les ONG s’organisent pour suivre les actions du SEM et des autorités cantonales. Enfin, aucun calendrier d’exécution n’est prévu pour l’instant. Seul un “rapport sur l’avancement de la mise en oeuvre des mesures prises au niveau fédéral” devra être soumis au Conseil fédéral dans deux ans. Les termes sont choisis pour ne pas aller trop vite en besogne.

      Heureusement, l’OSAR a bien l’intention de veiller à leur mise en place comme l’explique Eliane Engeler. “ Nous allons suivre les mesures qui seront prises. Le groupe de suivi a été constitué pour l’élaboration du rapport dans le cadre du postulat Feri. Le postulat ne prévoit pas de suivi. Néanmoins nous avons appelé à ce que les lacunes soient comblées au plus vite . Indépendamment du postulat Feri, nous avons élaboré des standards minimaux destinés aux hébergements.”

      https://blogs.letemps.ch/jasmine-caye/2019/10/31/securite-des-femmes-dans-le-domaine-de-lasile-le-conseil-federal-adopt

  • La Confédération attribue des mandats pour les prestations de service de sécurité dans les centres fédéraux pour requérants d’asile

    Le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) a attribué à trois entreprises privées les mandats d’assurer la sécurité dans les centres fédéraux pour requérants d’asile. L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) demande que ce soit en premier lieu la sécurité des personnes requérantes d’asile qui soit garantie et pas exclusivement celle des centres et de leur espace environnant.

    La nouvelle loi sur l’asile, entrée en vigueur le 1er mars 2019, prévoit la mise en place de #centres_fédéraux_pour_requérants_d’asile (#CFA) dans six régions d’asile de Suisse. Ce nouveau système implique des exigences nouvelles en matière d’hébergement et de sécurité des personnes requérantes d’asile. Le SEM a attribué le mandat des prestations de sécurité dans les CFA à trois entreprises : #Protectas SA, #Securitas SA et #Verkehrsüberwachung Schweiz AG.

    Les personnes requérantes d’asile en priorité

    Dans la pratique, la sécurité est souvent comprise de manière unilatérale : la sécurité des centres et de leur espace environnant passe fréquemment avant celle des personnes requérantes d’asile. L’OSAR réclame une formation spécifique obligatoire régulière du personnel de sécurité. Il faut en effet que celui-ci dispose d’une compétence et d’une sensibilité transculturelles pour permettre la communication avec les personnes requérantes d’asile ayant des besoins particuliers comme notamment les personnes traumatisées et les victimes de la violence sexuelle ou de la traite d’êtres humains. L’OSAR assure régulièrement la formation du personnel de Securitas dans le domaine de la compétence transculturelle.

    Il faut en outre veiller à une proportion suffisante de personnel féminin dans le domaine de la sécurité pour que les besoins des personnes requérantes d’asile puissent être pris en considération 24 heures sur 24.

    L’OSAR exige de Securitas, Protectas et Verkehrsüberwachung Schweiz qu’ils s’engagent à observer des normes minimales en matière de protection des droits fondamentaux des personnes requérantes d’asile. Concrètement, cela signifie que le personnel de sécurité se charge de tâches clairement définies et séparées de celles du personnel d’encadrement et qu’il ne puisse imposer de mesures disciplinaires. Le prononcé de sanctions et de mesures disciplinaires doit être réservé à la direction du centre dans le respect du principe de la proportionnalité.

    Collaboration avec d’autres #prestataires_de_services

    Les rapports entre le personnel de sécurité et les autres acteurs actifs dans les centres (personnel d’accompagnement, personnel médical, représentation juridique, etc.) doivent être institutionnalisés. La création de structures favorisant une culture d’entreprise pacifique devrait être proritaire. Cela répondrait au principe qu’une organisation adaptée du quotidien avec des possibilités raisonnables d’occupation et une prise en compte des divers besoins agit de manière préventive contre les conflits. Non seulement les contacts réguliers avec l’extérieur et la scolarisation étendue des personnes mineures ont des effets positifs dès le départ sur le processus d’intégration, mais ils brisent aussi l’isolement et les craintes réciproques.

    https://www.osar.ch/news/archives/2019/la-confederation-attribue-des-mandats-pour-les-prestations-de-service-de-securi
    #privatisation #asile #migrations #réfugiés #centres_fédéraux #SEM #Suisse #sécurité

  • UNHCR in Libya Part 1 : From standing #WithRefugees to standing #WithStates ?

    October 3rd is a day upon which the UNHCR “remember and commemorate all the victims of immigration and promote awareness-raising and solidarity initiatives.”

    With that very sentiment in mind, Euronews has undertaken an investigation into the UNHCR’s operation in Libya, where tens of thousands of migrants live in detainment camps, hoping to make it to Europe.

    We uncover the extent of neglect in terms of care that can be found where migrants wait to be processed. We ask why the UN’s humanitarian agency cannot have the required access in Libya when the mother organisation - The United Nations - is working with the Tripoli-based government. We ask why there is a severe lack of transparency surrounding the agency’s operation and we talk to some of the migrants involved in the process and allow them to tell their stories.


    https://www.euronews.com/2019/10/02/unhcr-in-libya-part-1-from-standing-withrefugees-to-standing-withstates
    #Libye #HCR #UNCHR #responsabilité #camps_de_réfugiés #réfugiés #asile #migrations #ONU #nations_unies #transparence #droits_humains #droits_fondamentaux #réinstallation #inefficacité #argent #financement #aide_humanitaire #indépendance

    ping @isskein @karine4 @reka

    • UNHCR in Libya Part 2 : Migrants in detention centres : ’Why does UNHCR want to keep us in prison ?’

      In this, the second part of our four-part investigation into the UNHCR’s operation in Libya, we talk to those migrants actually involved in the registration and detainment process. They tell Euronews their stories.

      Despite increased EU funding to the Libyan coastguard, and an Italian memorandum of understanding with the DCIM (the body responsible for running migrant detention centres) no effective provision has been made by the EU to implement migrants’ human rights and living conditions in Libya.

      The migrant experience in the embattled North African nation is deteriorating. Many people in that position who spoke to Euronews have reported abuses after being thrown into detention centres with the hope of being registered by UNHCR. Testimonies include instances of torture, rape and extortion at the hands of local militias and when this leads to an attempt to cross the Mediterranean sea, reports also detail how they have been intercepted by the Libyan coastguards and automatically re-incarcerated into the detention centres.

      “It has become an infinite, terrible circle from which there is no way out”, Julien Raickman, head of the MSF-France’s Libyan operation, told The Times.

      UNHCR’s main mission in Libya is to register migrants and find a solution to get them out of the country. However, as Raickman adds, “the resettlement procedure is totally blocked”.


      https://www.euronews.com/2019/10/02/unhcr-in-libya-part-2-migrants-in-detention-centres-why-does-unhcr-want-to
      #centres_de_détention #détention #Qasr_Bin_Gashir #Zintan #Az-Zāwiyah #Abu_Salim ##Az-Zawiyah

    • UNHCR in Libya Part 3: Former staffer blows whistle on favouritism and ’culture of impunity’

      Libya’s United Nations Refugee Agency has been branded “the worst in the region” by a former staff member who has alleged corruption, mismanagement and incompetence in its dealings with tens of thousands of vulnerable refugees and asylum seekers.

      The former staff member, who spoke to Euronews on condition of anonymity, painted an image of an agency overstretched and out of its depth, with asylum seekers left homeless, deprived of medical care and in legal limbo in an increasingly violent and unstable Libya.

      Migrants and refugees on the ground told Euronews that they had even bribed their way into Libya’s notorious detention centres in an effort to speed up their asylum claims. There they face exploitation at the hands of militia groups, which run the centres in all but name.

      The former staff member described a chaotic infrastructure at UNHCR, where he worked for several years, with asylum seekers registered under incorrect nationalities and others forced to wait for months to hear the status of their applications.

      Meanwhile, questions about UNHCR in Libya have stretched to procurement. An internal audit found that the agency had purchased laptop computers at inflated prices (eight laptops for just under $50,000) and used two travel agents to purchase almost $200,000 worth of flight tickets. The audit also notes that “no competitive bidding was conducted for the travel services” (sect. D of OIOS report 2019/007).
      Medical care

      Euronews has spoken to dozens of asylum seekers on the ground in Libya, including a man suffering from pulmonary tuberculosis. Asyas, 30, was discharged from the hospital by a UN medical partner, the International Medical Corps (IMC), and was now living in a private home in Tripoli.

      “I’m just waiting to die,” he told us.

      A medical source in Tripoli said that the hospitalisation of migrants and refugees - especially those cases with tuberculosis - is expensive, and some public hospitals lack the equipment to correctly diagnose the cases.

      As a result, NGOs have to find a balance between paying very high bills to private hospitals or discharging patients too early, the source concludes.

      The IMC told Euronews it cannot comment on the case.

      The feeling on the streets is one of abandonment by international institutions. Asylum seekers in urban areas believe that the UN agency will be there to help them find accommodation for example but the UNHCR are not obligated to do so.

      In one case, a group of Sudanese refugees – including expectant mothers and newborn babies - have been living for several months in an abandoned warehouse in an area of Tripoli known as al-Riyadiya.

      The group were since evicted from the warehouse and are now sleeping in front the UNHCR community day centre, waiting to be moved to safer housing.

      Commenting on the experiences Euronews uncovered, a spokesperson for the UNHCR, Charlie Yaxley, said: “Life for many refugees is extremely difficult and what we can do is at times very limited.”
      Libya in the eye of the storm

      Libya has been at the forefront of the migrant crisis and is the embarkation point for many boats that attempt to cross the Mediterranean to Italy.

      Libya’s lawlessness since the 2011 war that followed the overthrow of Colonel Gaddafi has seen the rise of numerous militia groups, all competing for a piece of the lucrative migrant trade.

      A large part of that trade is the operation of detention centres, officially run by the government but effectively controlled by militia groups. Asylum seekers detained in Libya are held at the centres, where they are often subject to abuse and violence.

      The conditions at detention centres has got so bad that the UNHCR prioritise the processing of refugees and migrants that are held in them - as they are considered among the most vulnerable. This has led to asylum seekers actually bribing their way into centres, sources say.

      In December, migrants and refugees detained in Khoms Suq al-Khamis started a hunger strike to persuade UNHCR to visit the centre and register them in the hope that this might stop them from being sold and disappeared.

      Amina, a Somali refugee now in Triq al-Sikka facility in Tripoli confirmed to Euronews that she paid money to be “accepted into detention and have a better chance to be registered and evacuated".

      The former UN staff member detailed one case where he claims a pregnant rape victim had opted to return to a detention centre in order to be considered for evacuation.

      At the Abu Salim detention centre, Eritrean refugees have been begging the detention centre manager to admit them, with the sole hope of being evacuated.

      Others are paying to get themselves in to the UNHCR’s Gathering and Departure Facility (GDF) - managed by the Libyan Ministry of Interior, UNHCR and UNHCR’s partner LibAid - in Tripoli, where refugees are normally hosted until their transfer to another state is confirmed.

      There, one refugee awaiting evacuation told Euronews: “The guards who are working at the gate, brought inside Somalian and Eritrean women; they paid 2000 dinars (around 430€) each. We told this to UNHCR, and they asked us not to tell anyone”.

      Commenting on the allegations, Yaxley said: “UNHCR takes any claims of misconduct very seriously. Any claim that is found to be valid following an investigation is followed by a zero tolerance approach. We strongly encourage any victims to directly contact our Inspector General’s Office.”.
      Lack of information

      Aside from bribery, the former employee said that the fate of individual asylum seekers and their families in Libya largely relies on luck.

      “It’s up to the office,” the source said.

      “At the beginning of 2019, the UNHCR registered a woman from Ivory Coast (which is not among the 9 nationalities that are prioritised according to Cochetel), only because there was a recommendation letter from a higher rank.

      “Sometimes you may wait months to register a case because no one will give you approval; there are cases of favouritism and a lazy attitude. All registration processes are unclear.”

      Many refugees and asylum seekers in Tripoli complained to Euronews about the lack of information available to them about their personal case. The former employee said that this is part of a strategy at the agency in order to avoid having to deal with the huge amount of admin involved.

      “It’s a general attitude not to answer refugees and keep them blind to avoid more requests. In Tripoli, refugees or asylum seekers are left without a clue. They don’t know if they are accepted or rejected.

      “They receive very little information about their file and most of the time, no proper update about the process, or in case they have to appeal if their request has been rejected.”

      The source said that since September 2017 there is no system in place to appeal against rejection on their refugee status, and asylum seekers don’t know they have the right to appeal the decision within 30 days.

      One family from Nigeria, now detained in Az-Zāwiyah detention centre, described their experience.

      “The first time we managed to meet UNHCR was secretly in Tarik Al Matar centre in July 2018. Since that time UNHCR is refusing to register us. When we try to ask about our cases they kept telling us later, next time, next time,” the father said.

      “Sometimes they avoid us totally. Once, UNHCR has even advised us to return home. My youngest girl has been born in detention and the eldest have some traumatic effects due to a whole lot of horrible stuff they’ve experienced.”

      Meanwhile the situation in Libya is only likely to get worse, with a bottleneck in some states like Niger slowing down the evacuation plan from Libya.

      There are currently 1,174 evacuees from Libya staying in Niger, including 192 evacuated unaccompanied children, according to UNHCR. With the Emergency Transit Mechanism (ETM) at full capacity, many cases are still pending a decision.

      “The Government of Niger has generously offered additional space for up to 1,500 refugees in the Emergency Transit Mechanism run by UNHCR in Niamey with financial support from the European Union,” writes Cochetel in May 2018.

      Mistakes

      To make the situation worse, according to the former employee, many mistakes have been made including nationalities wrongly assigned to individuals.

      “UNHCR was registering Chadians as Sudanese, or Ethiopians as Eritreans. The UNHCR staff in Libya was not qualified to properly understand the situation,” the source said.

      Commenting on that claim, Yaxley said: “UNHCR staff are selected through the same processes as in all other operations worldwide, following human resources rules. There are over 100 national staff working in Libya. UNHCR does not work with external contractors.”

      The aforementioned concentration on nine specified nationalities was put in place in order to keep numbers down, the former staff member said.

      Libya’s Undersecretary of the Ministry of Interior for Migration, Mohammed Al-Shibani, said that on the contrary the Libyan government is not refusing to register other nationalities. “The nationalities are determined by the UN not by us,” he said.

      Procurement

      On issues with procurement, the former staff member points Euronews at the internal UN audit of the operations in Libya, which found that UNHCR designated procurements to 12 partners worth $4.7 million and $4.0 million in 2017 and 2018 respectively.

      But the mission “did not conduct any cost-benefit analysis”, opting instead for direct procurement “despite the significant differences between official and market exchange rates.

      In 2017 and 2018, “the mission designated procurement exceeding $100,000 to three partners without them being pre-qualified by the Procurement Service at headquarters”. A lack of procurement plans resulted in ’’unnecessary and higher” costs.

      For example, the audit found a transaction for eight laptops with total expenditure of $47,067 (equivalent to a unit cost per laptop of $5,883). Moreover, flight tickets amounting to $128,000 and $66,000 during 2017 and 2018 were bought from two different travel agencies without any clear process for selection, as mentioned in the audit and confirmed by a former UN source.

      “The mission was unable to demonstrate it used its resources effectively and efficiently in providing for the essential needs of persons of concern. The lack of reporting also increased UNHCR’s reputational risk”, reads the audit.

      https://www.euronews.com/2019/10/03/unhcr-in-libya-part-3-former-staffer-blows-whistle-on-favouritism-and-cult
      #impunité

    • UNHCR in Libya Part 4: The detention centres - the map and the stories

      When NGO workers arrived at the Janzoor detention centre in Libya in October 2018 to collect 11 unaccompanied minors due to be returned to their country of origin, they were shocked to find that the young people had completely disappeared.

      The failed asylum seekers were registered and ready to go, a staff member at the International Organisation of Migration, who wished to remain anonymous, told Euronews. It took six months to find out what had happened to the group.

      “They were sold and their families were asked for ransom”, the former staff member said.

      In February 2019, the Libyan government revealed that there were 23 detention centres operating in Libya, holding over 5,000 asylum seekers. While they are officially run by the government, in reality it is Libya’s complex patchwork of militias that are in control.

      Even those ostensibly run by Libya’s Directorate for Combatting Illegal Migration (DCIM) are effectively under the control of whichever armed group controls the neighbourhood where a centre is located.
      Rule of militias

      Militias, also known as “katibas”, are de-facto in control of the gates of the centres and the management. In many cases, migrants and refugees are under arrest in locations which are not considered official detention facilities, but “holding places” for investigation.

      By correct protocol, they should be sent to proper detention facilities, but in reality procedures are seldom respected and asylum seekers are detained with no legal review or rights.

      For many migrants and refugees, the ordeal begins at sea.

      According to the Libyan coast guard, from January to August 2019, nearly 6,000 people were intercepted and brought back to Libya.

      On September 19, a man from Sudan died after being shot in the stomach hours after being returned to shore.

      The IOM, whose staff witnessed the attack, said it occurred at Abusitta disembarkation point in Tripoli, when 103 people that had been returned to shore were resisting being sent back to detention centres.

      IOM staff who were on the scene, reported that armed men began shooting in the air when several migrants tried to run away from their guards.

      “The death is a stark reminder of the grim conditions faced by migrants picked up by the Coast Guard after paying smugglers to take them to Europe, only to find themselves put into detention centres” said IOM Spokesperson Leonard Doyle.

      With conflict escalating in Tripoli and many detention centres located on the frontline, the majority of the people intercepted by Libyan coast guards are brought to al-Khoms, a coastal city 120km east of the Libyan capital.

      Tortured, sold, and released

      According to UN sources, guards at the city’s two detention facilities - al-Khoms and Souq al-Khamis - have either facilitated access to the militias or were afraid to deny them access.

      “Let me be honest with you, I don’t trust anyone in al-Khoms centre,” a former DCIM official told Euronews.

      “The detention centre has been officially closed by the DCIM but the militia there do whatever they want and they don’t respect the orders given by the Ministry of Interior.

      “People have been tortured, sold and released after paying money. The management and the militia in al-Khoms, they act independently from the government”.

      Last June, during the protection sector coordination meeting in Tripoli, UN agencies and international organisations raised the question of people disappearing on a daily basis.

      “In one week at least 100 detainees disappeared and despite the closure of the centre, the Libyan coast guard continued to bring refugees to al-Khoms detention centre” according to a note of the meeting seen by Euronews.

      The head of an international organisation present at the meeting, who asked to remain anonymous, said: “Many organisations have been turning their back on the situation, as they were not visiting the centre anymore.

      “19 people from Eritrea were at risk, including young ladies between 14 and 19 years old”.

      During a press briefing last June, the spokesman for UN High Commissioner for Human Rights, Rupert Colville, reported that women held in detention have been sold into sexual exploitation.

      David, a migrant who had been detained in Misrata detention centre was able to get out after transiting from a safe house in al-Khoms. He said that centre staff “had been extorting money from detainees for months.

      “I didn’t have a choice as the UN refused to register me because I come from Central African Republic and my nationality is not among the one recognised by UNHCR.”

      Detention centres are still open

      In August 2019, Libyan authorities in Tripoli confirmed the shutdown of three detention centres in Misrata, Khoms and Tajoura, but DCIM officers and migrants held in detention confirmed to Euronews that the centres are still open.

      While it is impossible to independently verify the current status of the facilities - as as the Ministry of Interior in Tripoli does not authorise access to them - Euronews was able to speak on the phone with detainees.

      “Just bring a letter with the authorisation from the Ministry of Interior and I will let you enter,” said one commander from Tajoura on the phone, confirming that the centre was still running.

      Another source at the DCIM in Tripoli mentioned that Tajoura was still running and the militia was mainly arresting people from street to fill the hangars again.

      The decision to close the Az-Zāwiyah detention centre - mentioned in PART 1 and 2 - was taken in April 2018 by former head of DCIM Colonel Mohamed Besher. But the centre has instead been transformed into an arrest and investigation centre.

      Located at the Az-Zāwiyah Refinery, which is secured by Al-Nasser brigade since 2011, it is close to the base of the Az-Zāwiyah coastguard

      Both the commander of the Libyan Coast Guard’s Unit and the head of Al-Nasr brigade are sanctioned by UN and the United States for alleged involvement in human trafficking and migrant smuggling.

      Mohammed Kushlaf is working in cooperation with “Osama” (➡️ SEE PART 2), who is in charge of the detention facility. His name appears 67 times in the recent investigation conducted by Italian prosecutor Luigi Patronaggio.

      ‘Inhumane conditions’

      The investigation had “confirmed the inhumane conditions” endured by many migrants and “the need to act, at an international level, to protect their most basic human rights.”

      The Government of National Accord has supported the UN sanctions and issued public statements of condemnation against the trafficking and smuggling of migrants.

      The Libyan prosecutor has also issued an order to suspend the commander of the Libyan Coast Guard and bring him into custody for investigations, although this was never implemented, confirmed a Libyan lawyer working at the Ministry of Justice.

      Sources at the DCIM mentioned that between September 2018 and April 2019 - when the Libyan National Army (LNA) troops guided by the general Khalifa Haftar seized Tripoli’s southern suburbs – many detention centres were located near the clashes.

      Salaheddin, Ain Zara, Qasr Bin Ghashir and Tariq Al Matar detention centres have been closed because of the conflict.

      As a result, large groups of refugees and migrants have been displaced or transferred to other locations. A DCIM officer in Tripoli mentioned that “The Tariq Al Matar centre was in the middle of the clashes and many refugees left to find safety in other areas after a few people were injured. A group was transferred to Ain Zara and another to Janzour detention centre, some 20 kilometres southwest of Tripoli’s centre.”

      Migrants being recruited to help militia in Libya’s civil war

      In September and several times in December and January, refugees say they were forced to move and pack weapons as fighting between rival armed groups in the capital of Tripoli flared up.

      They also engaged directly with local militia, from the Tripoli suburb of Tarhouna, that was controlling Qasr Bin Ghashir detention centre at the time.

      “No one was fighting on the front but they would ask us to open and close the gate and move and pack weapons”, said Musa, a Sudanese refugee who left Qasr Bin Ghashir in April following the attack.

      On October 2, Abdalmajed Adam, a refugee from South Sudan was also injured by a random bullet on his shoulder and was taken to a military hospital,” adds Musa.

      The militia who is controlling the area where Abu Salim detention centre is located is known as Ghaniwa and is aligned to the GNA.

      The group has been asking refugees, especially Sudanese – as they speak Arabic - to follow them to the frontline.

      “Last August they bought us to Wadi Al-Rabea in southern Tripoli, and asked us to load weapons. I was one of them. They took five of us from the centre,” said Amir, a Sudanese asylum seeker who is detained in Abu Salim.

      A former DCIM officer confirmed that in June 2018, the head of Abu Salim DCIM, Mohamed al-Mashay (aka Abu Azza), was killed by an armed group following internal disputes over power.

      The Qasr Bin Ghashir detention centre, in which 700 people were locked up, was attacked on April 23. Video and photographic evidence shows refugees and migrants trapped in detention having incurred gunshot wounds.

      Multiple reports suggested several deaths and at least 12 people injured. A former DCIM officer mentioned that behind the attack there was a dispute over the control of the territory: it is a very strategic point being the main road to enter to Tripoli.


      https://www.euronews.com/2019/10/03/unhcr-in-libya-part-4-the-detention-centres-the-map-and-the-stories

      #torture #traite_d'êtres_humains #cartographie #visualisation #localisation

  • Guards accused of rape and #torture of migrants arrested in Italy

    Exploitation, extortion and murder allegedly took place in Libyan detention centre.

    Three men accused of torturing and raping refugees and migrants in Libya have been arrested in Italy. They include a 22-year-old Guinean man and two Egyptians, aged 24 and 26.

    A 37-page report, written by the prosecutor’s office in Palermo and seen by The Irish Times, documents allegations of sexual and labour exploitation, extortion and murder. It says the abuse took place inside Zawiya detention centre, in Libya’s northwest.

    The men were identified by dozens of refugees and migrants, who eventually crossed the Mediterranean to safety in Europe.

    The Irish Times is in contact with refugees still being held in detention in Zawiya, who welcomed the arrests but say torture and abuse is ongoing.

    “People are still tortured, beaten, [made into] slaves and sold like a goat,” one man messaged on Monday, using a hidden phone. “It’s clear how many prisoners are dead from secret torture and poor medication, even [a] lack of nutrients, food. We hear in the middle [of the] night noisy screaming sometimes in the locked hanger.”

    He said at least 20 detainees had recently been sold back to traffickers. “This place is the most dangerous,” he said.

    In one incident, when people tried to escape, the guards opened fire on them, he said. One man was shot dead while another was badly wounded.

    The refugee’s testimony has repeatedly been confirmed by other sources.

    In April, the UN Refugee Agency and the International Organisation for Migration moved 325 migrants and refugees from Qasr bin Ghashir detention centre in Tripoli to a detention centre in Zawiya, saying it had evacuated them to safety.
    Ineffectiveness

    UNHCR has repeatedly been criticised by other aid workers, who accuse the agency of downplaying the scale of abuse and its own ineffectiveness to secure funding from the European Union.

    For 2½ years, the EU has been supporting the Libyan coast guard to intercept boats on the Mediterranean and forcibly return refugees and migrants to Libya, where they are detained indefinitely in conditions that have been condemned by human rights groups.

    Refugees and migrants who arrived in Zawiya in April said they were immediately met with threats and aggression by management and armed guards, and told how they would only see sunlight again after they paid substantial amounts of money.

    Meanwhile, on Saturday, 82 refugees and migrants disembarked in Italy after they were saved off the Libyan coast by the Ocean Viking boat. This is the first time this year an NGO ship has been allowed disembark rescued people there, and marks a reversal of the country’s anti-immigration policies enforced by former far-right interior minister Matteo Salvini under its new ruling coalition.

    https://www.irishtimes.com/news/world/africa/guards-accused-of-rape-and-torture-of-migrants-arrested-in-italy-1.40201
    #Libye #arrestation #Italie #migrations #asile #réfugiés #viol #centres_de_détention #détention #prisons #assassinat #exploitation #Italie

    • Inchiesta. #Ossama_il_libico, ecco chi è «il più spietato di tutti con i migranti»

      Per la prima volta fotografato il boss dei trafficanti. I carcerieri prendono ordini da lui. Una scia di omicidi e prevaricazioni di ogni tipo ai danni dei profughi. Arrestati in Sicilia tre complici

      Dicono di lui: «Il più spietato». È Ossama, il libico. O almeno così dice di chiamarsi. Nessuno era mai riuscito a fotografare il capo torturatore del vasto campo di prigionia di #Zawyah, tranne un giovane subsahariano che ha tenuto con sé l’immagine del suo aguzzino.

      La foto è stata consegnata a un avvocato di Londra e potrebbe dare una spinta all’inchiesta sulle violenze subite nei lager libici. Il nome di Ossama ricorre per settanta volte nelle 37 pagine dell’ordinanza con cui i magistrati siciliani hanno fatto arrestare pochi giorni fa tre complici fuggiti in Italia.

      I racconti dei sopravvissuti sono voci scampate agli spettri che ogni notte si davano il cambio addosso alle ragazze. Libici, egiziani, migranti promossi kapò, come nei campi di concentramento quando a un deportato veniva affidata il comando sugli altri prigionieri.

      «Tutti hanno riferito di una struttura associativa organizzata, indicando il suo capo, Ossama, e spesso fornendo l’organigramma dell’associazione – si legge nell’ordinanza della procura di Palermo –, ovviamente nei limiti in cui gli stessi prigionieri potevano rendersi conto del numero di sodali addetti alla struttura di prigionia e dei loro rispettivi ruoli». Materiale buono anche per gli investigatori del Tribunale internazionale dell’Aia, che tra poco più di un mese diffonderanno un rapporto aggiornato sull’inferno libico.

      «Dalle nostre fonti in loco – spiega Giulia Tranchina, legale per Diritti Umani dello studio Wilson di Londra – sappiamo che le torture continuano ancora in questi giorni e che nessuna svolta c’è stata per questi profughi che continuano a subire abusi, tanto più che le organizzazioni internazionali non sono messe in grado neanche di registrare tempestivamente, dunque è più facile per «Ossama» rivenderle ad altri gruppi di trafficanti senza lasciare alcuna traccia».

      Uno dei testimoni ha parlato così di Ossama: «Picchiava, torturava chiunque, utilizzando anche una frusta. A causa delle torture praticate Ossama si è reso responsabile di due omicidi di due migranti del Camerun, i quali sono morti a causa delle ferite non curate. Anche io, inauditamente e senza alcun pretesto, sono stato più volte picchiato e torturato da Ossama con dei tubi di gomma. Tanti altri migranti subivano torture e sevizie di ogni tipo». C’è chi lo ricorda come «una persona adulta, muscolosa, con ampia stempiatura». Ai suoi diretti ordini «vi erano tanti carcerieri».

      La polizia di Agrigento ha interrogato separatamente i migranti transitati da Zawyah e salvati nello scorso luglio dalla barca a vela Alex, della piattaforma italiana “Mediterranea”. Tutte le testimonianze concordano sul ruolo e le responsabilità di Ossama e dei suoi scagnozzi.

      Quando i magistrati di Agrigento, che poi hanno trasmesso per competenza gli atti ai colleghi di Palermo, raccoglievano fonti di prova e testimonianze non sapevano che anche il segretario generale delle Nazioni Unite, Antonio Guterres, aveva ricevuto e raccolto informazioni analoghe. A cominciare dalla vendita dei migranti da parte della polizia libica. «Un giorno, nel mese di luglio 2018, io e mia moglie – ha raccontato un uomo catturato e seviziato con la moglie – ci trovavamo a Zuara (non lontano da Zawyah, ndr). In quell’occasione venivamo avvistati e avvicinati da due libici, in uniforme, i quali ci hanno poi venduto al trafficante Ossama». Ad accordo fatto, «i due libici ci hanno condotto direttamente nella prigione gestita proprio da Ossama, a Zawyiah, in un’ex base militare».

      L’avvocato Tranchina, che nello studio di legali londinesi specializzati nella difesa dei Diritti umani ha vinto numerose battaglie nei tribunali del Regno, continua a ricevere filmati e immagini che tagliano il respiro.

      Alcuni sono recentissimi e documentano il fallimento di ogni accordo tra le autorità libiche e gli organismi internazionali. Diversi migranti raccontano di essere stati feriti durante le sessioni di tortura, non di rado a colpi di arma da fuoco, e poi nascosti lontano dalle prigioni durante le ispezioni concesse alla mmissione Onu in Libia.

      https://www.avvenire.it/attualita/pagine/libia-ossama-lo-spietato-coi-migranti

  • After peace deal, a bittersweet homecoming for CAR refugees

    ‘If we want to facilitate repatriations, we need to reinforce schools, water points, health centres.’
    More than six months after rebel groups in the Central African Republic signed a peace deal with the government, a trickle of refugees is returning back to the shattered country, but one in four Central Africans remain either internally displaced or living in neighbouring states.

    https://www.thenewhumanitarian.org/photo-feature/2019/09/04/Central-African-Republic-refugees-peace-deal
    #asile #migrations #réfugiés #retour_au_pays #République_centrafricaine #Centrafrique #Mongoumba #centres_de_transit

  • CRA de Lyon : vidéo de la répression policière que subissent les détenu.es - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/NOUVELLE-GREVE-DE-LA-FAIM-AU-CRA-DE-LYON-20996

    Jeudi 15 août au soir, les keufs ont éteint les lumières des cellules à 22h. Iels ont matraqué les personnes à l’intérieur, ont blessé des personnes...
    Une vidéo est sortie du CRA. Ces images sont rares et répondent à la volonté des personnes enfermées de montrer ce qui se passe à l’intérieur.

    Vendredi, la galère continuait avec gazage massif à la lacrymo et le parcage des personnes dans la cour, puis de certains dans une cage dans la cour.

    https://archive.org/embed/cra_2019-08-18-122213

    #cra #centres_de_rétention #prisons #frontières #migration #sans-papiers #répression #violences_policières

  • @_kg_ a commenté, via un mail qu’elle m’a envoyé, l’article que j’ai écrit avec @i_s_ pour Plein Droit :
    Le couteau suisse des politiques migratoires
    https://www.cairn.info/revue-plein-droit-2019-2-page-5.htm

    Voici le commentaire de @_kg_ :

    Vous parlez des pressions pour quitter le territoire ou passer à la clandestinité ; disparition. En Allemagne, surtout en #Bavière avec le concepte AnkER-Zentrum ça semble la même stratégie - jusque que ça mène de plus en plus vers le suicide. « They play a mind game. [ ] If you stay at the camp you’ll get mental problem » me disait un interviewé. Un suicide, une attente, une annonce pendant quelques jours que à #Regensburg (pas officiel) et un autre suicide le mois passé...

    #Anker-Zentrum #suicide #santé_mentale #réfugiés #asile #migrations #Allemagne #Anker-Zentrum #anker (#ancrage) #centres_d'ancrage (on pourrait ainsi traduire de manière très directe).

    –--------

    Sur seenthis, d’autres articles mentionnes ce type de centres :
    Press Release on the Protest in #Ellwangen March 14, 2019


    https://seenthis.net/messages/767185

    Stop security guard and police violence ! Justizwatch on the Bamberg police raid of Dec 11, 2018
    https://seenthis.net/messages/745447

    Dans les centres pour exilés, la réalité des #violences_policières
    https://seenthis.net/messages/708964#message708964

    ping @isskein

    • Allemagne : un site web pour signaler les incidents dans les structures d’accueil

      Un nouveau site internet doit permettre d’évaluer et d’améliorer les conditions de vie dans les "centres d’ancrage" en permettant à leurs résidents de témoigner de leur quotidien.

      En Allemagne, trois Länder (Etats fédérés), dont la Bavière, ont transformé l’an dernier près d’une dizaine de centres d’accueil en "centres d’ancrage" Les demandeurs d’asile peuvent rester jusqu’à 24 mois dans ces centres à guichet unique en attendant que leur dossier soit traité.

      Alors que ce dispositif est très critiqué, les Conseils pour les réfugiés de Bavière et de Munich ont mis en place avec d’autres partenaires le site internet “ANKER-Watch”, pour rendre compte de la vie dans ces centres et recueillir les témoignages et réclamations de leurs résidents.

      Sur ce site internet, les demandeurs d’asile qui vivent ou ont vécu dans un centre d’ancrage peuvent :

      Remplir un questionnaire anonyme sur les conditions de vie pour "analyser les problèmes concrets". Ce questionnaire est en anglais, allemand et dari.
      Rapporter un incident ou des mauvais comportements
      Contacter l’équipe d’ANKER-Watch par mail, par téléphone, sms, WhatsApp ou encore sur Facebook, Twitter et Instagram

      Selon le site internet, il s’agit aussi de permettre au personnel travaillant dans les centres de signaler des incidents ou de faire connaître leurs opinions. Les faits signalés peuvent aller de conditions d’insalubrité à des cas d’agressions.

      Lutter contre la culture du silence

      "Ce qui manquait était un moyen de documenter et de rendre public les petites choses du quotidien qui ne vont pas se retrouver dans la presse", assure Katharina Grote du Conseil pour les réfugiés de Bavière. Selon elle, à côté d’une poignée de bénévoles, au moins cinq personnes travaillent actuellement à temps plein pour le site. Jusqu’à présent, seuls quelques résidents ont utilisé l’outil de signalement d’incidents, mais les appels pour des questions concernant les centres d’ancrage se sont multipliés.

      Katharina Grote explique qu’il s’agit d’amener les résidents à ne pas avoir peur d’être sanctionnés s’ils rapportent un incident. Certains craignent en effet que cela puisse nuire à leur dossier et avoir des conséquences sur leur demande d’asile.

      Un dispositif critiqué

      Le but affiché des centres d’ancrage est de raccourcir la durée de traitement des demandes d’asile, en proposant tous les services nécessaires à l’étude du dossier dans un seul et même lieu. En juillet dernier, soit un an après leur lancement, le ministre allemand de l’Intérieur s’est vanté du succès de ce concept.

      Mais les ONG de défense des réfugiés estiment que ces lieux sont des centres de détention de masse dont les résidents sont privés d’un accès à la justice et coupés de la société. De plus, des expulsions vers les pays d’origine ont lieu quotidiennement depuis ces centres, ce qui rend le séjour psychologiquement très difficile pour les résidents.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/19447/allemagne-un-site-web-pour-signaler-les-incidents-dans-les-structures-

      –--------

      #Anker-watch :

      Who we are and our Goals

      In order to get more insight into the living conditions of the people, despite the isolated situation of the ANKER centres, to give them a voice and to make this known to the public, the bavarian and munich refugee councils together with a broad network of supporting organisations and individuals founded “ANKER-Watch”. On the one hand a survey will be conducted to find out what the conditions in the institutions are like and on the other hand a platform will be offered for reports from experts and victims on the subject. The aim is to break through the isolation barrier and make these problems more transparent to the public.

      The introduction of ANKER centres has brought about a major change for all those who are either active full-time in the refugee field or on a voluntary basis. Access to and the exchange with refugees has become much more difficult than before due to the often remote camps and the inaccessibility of those. At the same time, the need for support seems to be increasing due to the difficult circumstances in the ANKER facilities. The Bavarian and Munich Refugee Councils in particular have been repeatedly informed of serious grievances, fatal living conditions and experiences of violence by fugitives from the ANKER centres. In most ANKER centres there are only a few active volunteers. Access is complicated and the burden and frustration for volunteers is high.

      Out of the collected reports, we are creating a documentation in the form of a watch list.

      We stand up for the rights of refugees. We are against the exclusion and isolation of refugees by placing them in camps and we demand equal rights and a life in safety for all.

      https://www.anker-watch.de/en/about-us

    • Doctors to quit German ’Anchor Center’ for asylum seekers

      The international human rights organization Doctors of the World says it won’t continue to run medical clinics at an asylum seeker center in Bavaria. The group says the living conditions in the Anchor Center make it impossible to provide proper treatment.

      The German branch of Doctors of the World has announced that it is pulling out of the so-called Anchor Center (known as “Anker”-Center in German) in Manching-Ingolstadt in Bavaria as of the end of October.

      The organization was joined by a number of other groups in criticizing the one-stop processing facilities for asylum seekers during a hearing of the state’s parliamentary committee on legal affairs in late September.

      Despite calls from the Greens party for the Anchor Centers to be shut down, the chief of the Federal Office for Migration and Refugees, Hans Echkard-Sommer, defended the system and said the centers had made asylum procedures faster and more effective, according to reports in the Die Welt daily newspaper.

      ’Sickening living conditions’

      Doctors of the World has been offering an onsite clinic twice a month since January, providing psychological and psychiatric care to asylum seekers in the center. The Ingolstadt facility was the first “Anker” Center (Arrival, Distribution, Decision and Return facility) to open in Germany. Located in a former military barracks, the center was intended to accommodate asylum seekers from “safe countries of origin,” such as Bosnia, Serbia and Macedonia.

      “The sickening living conditions in the Anchor Center at Manching/Ingolstadt prohibit successful treatment,” said Professor Heinz-Jochen Zenker, a psychiatrist and committee chair of Doctors of the World. “Under these circumstances, Doctors of the World cannot take responsibility for the condition of patients with severe mental illness and for their medication.”

      The group said factors like inadequate protection from assault, lack of privacy, and disturbances at night, as well as uncertainty about the future and insufficient control over their own lives meant that patients could not even be made stable, let alone cured. The group said medical teams were under too much pressure as a result.

      No system to identify vulnerable migrants

      Some people who attend bi-monthly clinics offered by Doctors of the World at the Manching facility have been severely traumatized through experiencing war, rape and other forms of violence, according to the organization. Yet they often find their way to the clinic “by chance”.

      The group also says there is no systematic procedure in place at the Anchor Center to identify highly vulnerable residents. And even when special needs are recognized, there is no procedure nor sufficient personnel to provide the necessary support.

      Doctors of the World says despite the fact that it has raised these concerns in the past, only minor changes have been made as a result, and the “sickening structure of the facility remains in place.”
      The organization says it had “no choice” but to withdraw from the facility, though it will continue to provide support to staff who remain in the center. The psychological counselling and psychiatric walk-in clinic in Munich will continue to operate.

      Three German states, including Bavaria, last year turned nine reception facilities into Anchor Centers. Asylum seekers are supposed to stay at the anchor centers for up to 24 months while their applications are being processed — and they either receive asylum or get deported.

      Since their launch, the concept of the holding facilities has been repeatedly criticized by NGOs while the government has called them a success. This summer, the Bavarian and Munich refugee councils together with a network of partner and support organizations launched the “ANKER-Watch” website to document and “critically monitor” the situation inside the seven Bavarian anchor centers.

      https://www.infomigrants.net/en/post/20011/doctors-to-quit-german-anchor-center-for-asylum-seekers

      #santé #accès_aux_soins

  • #Biorégions_2050

    Biorégions 2050 est le résultat d’un atelier de #prospective sur l’#Île-de-France #post-effondrement, téléchargeable gratuitement. Nous sommes presque en 2050. L’Île-de-France a subi une #fragmentation forcée résultant du #Grand_Effondrement. À partir de 2019, les effets du #dérèglement_climatique sont devenus de plus en plus perceptibles, obligeant une partie de la population francilienne – la plus aisée – à quitter la région. En raison d’une #crise_économique liée à l’interruption erratique des flux de la #mondialisation, la carte des activités a dû être redessinée et la capacité d’autoproduction renforcée. Le tissu des bassins de vie s’est redéployé autour de localités plutôt rurales et s’est profondément relocalisé. La vie quotidienne a retrouvé une forme de #convivialité de #proximité, à base d’#entraide et de #solidarité. Les #hypermarchés ont disparu, démontés pour récupérer le #fer et l’#aluminium. Certains #centres_commerciaux ont été transformés en #serres de #pépinières. Le #périphérique a été couvert de verdure et transpercé de radiales cyclistes et pédestres qui conduisent aux #biorégions limitrophes. La fin des #moteurs_thermiques, liée à la pénurie de #pétrole et à des décisions politiques, a induit une atmosphère nouvelle. L’#ozone_atmosphérique et les #microparticules ne polluent plus l’#air. Les #cyclistes peuvent pédaler sans s’étouffer. Mais les épisodes de #chaleurs_extrêmes interdisent encore la circulation sur de grandes distances par temps estival.


    http://fr.forumviesmobiles.org/publication/2019/03/27/bioregions-2050-12915
    #pollution #climat #changement_climatique #collapsologie #effondrement #scénario

    Le pdf :
    http://fr.forumviesmobiles.org/sites/default/files/editor/bioregions_2050.pdf

  • Procédures accélérées et accès aux soins. L’équation impossible ? | Prise en considération de l’état de santé : des procédures bâclées
    https://asile.ch/2019/07/29/procedures-accelerees-et-acces-aux-soins-lequation-impossible-prise-en-conside

    Depuis le mois d’août 2018, dans le cadre de la nouvelle procédure d’asile, le Tribunal administratif fédéral (TAF) a renvoyé une dizaine d’affaires au Secrétariat d’État aux migrations (SEM) pour compléments d’instruction[1]. En cause : une prise en compte insuffisante de l’état de santé des requérant.e.s et des manquements dans l’encadrement médical des centres fédéraux […]

  • En Grèce, dans une usine autogérée, le travail devient un « lieu de solidarité et de liberté »
    PAR ANDREA FUORI, RAPHAËL GOUMENT // 8 JUILLET 2019 // Bastamag

    Au mur du petit bureau, Dimitris pointe une photo jaunie d’Alexis Tsipras, premier ministre depuis 2015, et qui vient d’être battu aux élections législatives du 7 juillet. Le patron de Syriza avait visité l’usine lors de sa campagne électorale en 2014. « Il nous a promis de légaliser notre statut. Il nous a assuré qu’on était des travailleurs modèles, sur qui ils s’appuieraient pour leur projet économique. Cinq ans plus tard, rien n’a changé. »

    Après huit ans de lutte, les ouvriers de Vio Me sont toujours dans l’illégalité. En 2014, ils ont créé une société coopérative qui s’est dotée d’un compte en banque. Mais elle n’est ni propriétaire ni locataire des actifs. « Sur le papier, on est toujours considérés comme les employés d’une entreprise en faillite. Depuis six ans, notre travail n’est pas reconnu », peste Makis.

    « On voudrait exporter vers l’Amérique Latine, mais c’est impossible sans cadre légal. L’absence de statut freine notre développement. »

    #Zanon #savons #lessives #écologie#BTP #crise #huile_d_olive #organisation_collective #espace_social #distribution_militante #réseau #solidarité #assemblées #centres_sociaux #coopératives #faillite #illégalité #société_coopérative #statut #projet_économique #Syriza #Tsipras #production #autogestion #coopératives_ouvrières #structures_autogérées #Grèce #mouvement_des_places #réappropriation_industrielle #Vio Me #usine #lutte

    https://www.bastamag.net/Grece-Vio-Me-cooperative-usine-autogeree-savons-ecologiques-legislatives-T

  • Les opposants à EuropaCity bloquent les travaux de la future gare Alexandre-Reza Kokabi - 26 Juin 2019 - Reporterre
    https://reporterre.net/Les-opposants-a-EuropaCity-bloquent-les-travaux-de-la-future-gare

    Mercredi 27 juin 2019, une soixantaine de citoyens se sont réunis sur le site de la future gare Triangle-de-Gonesse pour bloquer les travaux de terrassement, commencés quelques jours avant. Cette gare en plein champ, selon les opposants, ouvrirait la voie à l’aménagement du projet de mégacentre commercial EuropaCity.

    Ce mercredi 26 juin, au petit matin, une soixantaine d’habitants, d’élus et d’activistes écologistes se sont donné rendez-vous en lisière des champs du « triangle du Gonesse ». Ils protestent contre le début des travaux de la gare Triangle-de-Gonesse, comprise dans le projet de la ligne 17 du futur métro du Grand Paris Express (GPE). Le permis de construire de la gare Triangle-de-Gonesse avait été validé en septembre 2018 et ses opposants avaient alors déposé un recours pour le faire annuler.

    « Il faut lutter, car cette gare ne desservirait pas les Gonessiens : la première habitation serait située à 1,7 kilomètre de la gare ! déplore Steven Januario Rodrigues, du mouvement politique Nous Gonessiens. C’est une aberration, aucun habitant ne rêve de prendre le métro ici. »

    En dépit des préoccupations des habitants, un grand sillon de plusieurs mètres de largeur, s’étendant sur des centaines de mètres, a été creusé par les bulldozers en plein champ de maïs. Michel, retraité, est le premier à l’avoir remarqué. C’était le vendredi 21 juin. « Je passais par là et j’ai vu des machines au milieu du champ avec, dessus, des publicités pour le terrassement, raconte-t-il. Les récoltes avaient déjà été massacrées. »

    « Ça correspond, pour nous, au début des travaux, estime Bernard Loup, président du Collectif pour le triangle de Gonesse (CPTG). Selon les indications rassemblées par le CPTG, ce chantier concernerait la réalisation de la canalisation des eaux usées de la gare. Mais nous ne savons même pas qui est le maître d’ouvrage ! s’insurge Bernard Loup. La Société du Grand Paris ? Grand Paris Aménagement ? Le Syndicat intercommunal Aménagement Hydraulique Vallées ? Nous voulons des réponses ! » Ce mercredi, les opposants à l’urbanisation du triangle de Gonesse avaient prévu de bloquer l’avancée des machines, mais celles-ci ne sont pas apparues. Ils se sont alors attelés à bâtir une butte de sable, de branchages, de pierres, de piquets et de plots pour retarder une nouvelle intrusion.

    « EuropaCity est tout le symbole d’un #monumentalisme complètement décalé avec les enjeux écologiques et sociaux » 

    « Nous ne lâcherons pas, car cette gare, c’est le cheval de Troie qui rendra irréversible l’urbanisation du triangle de Gonesse », prévient Bernard Loup, désireux de protéger ces terres fertiles du nord de Paris. La gare Triangle-de-Gonesse desservirait en fait une zone pensée pour accueillir le gigantesque projet EuropaCity : un demi-millier de boutiques, de quatre hôtels, d’une piste de ski, d’une salle de spectacle, des cinémas, d’un centre aquatique et d’un palais des congrès.

    Le sort du mégacomplexe commercial, culturel et sportif, estimé à 3,1 milliards d’euros, est actuellement ballotté entre décisions politiques et judiciaires. Ses promoteurs, le groupe Auchan et le conglomérat chinois Wanda, restent décidés à l’ériger et aspirent à y attirer près de 30 millions de visiteurs par an. Mais l’opposition est tenace : sur le terrain judiciaire, le plan local d’urbanisme (PLU) et la zone d’aménagement concerté (ZAC) — devant permettre l’urbanisation du triangle de Gonesse — ont pour l’heure été refusés par les tribunaux. Des appels sont en cours.

    Le CPTG et ses soutiens dénoncent une tentative de passage en force, alors que le gouvernement a récemment fait savoir au CPTG et au collectif Carma, qui propose un ambitieux projet d’agriculture périurbaine et de transition écologique pour le triangle de Gonesse, qu’il réfléchissait aux différentes options et que rien n’était décidé.

    « Commencer les travaux de la gare alors que le PLU et la ZAC sont en suspens, ce n’est rien d’autre qu’un déni de démocratie », dit Steven Januario Rodrigues. « On traverse en ce moment une grande canicule, et on va encore imperméabiliser des terres agricoles, bâtir d’énormes infrastructures de béton ? déplore Didier Delpeyrou, porte-parole d’Europe Écologie-Les Verts en Seine-Saint-Denis. EuropaCity est tout le symbole d’un monumentalisme complètement décalé avec les enjeux écologiques et sociaux. »

    Un nouveau rassemblement est prévu sur le triangle de Gonesse dimanche 30 juin, pour organiser la lutte contre la gare. Les opposants envisagent une demande de référé pour obtenir la suspension du chantier. Certains citoyens se sont également dits prêts à mener des actions de désobéissance civile pour éviter que les travaux ne reprennent.

    Le portfolio de notre reportage : https://reporterre.net/Les-opposants-a-EuropaCity-bloquent-les-travaux-de-la-future-gare

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  • Call immigrant detention centers what they really are: concentration camps

    If you were paying close attention last week, you might have spotted a pattern in the news. Peeking out from behind the breathless coverage of the Trump family’s tuxedoed trip to London was a spate of deaths of immigrants in U.S. custody: Johana Medina Léon, a 25-year-old transgender asylum seeker; an unnamed 33-year-old Salvadoran man; and a 40-year-old woman from Honduras.

    Photos from a Border Patrol processing center in El Paso showed people herded so tightly into cells that they had to stand on toilets to breathe. Memos surfaced by journalist Ken Klippenstein revealed that Immigration and Customs Enforcement’s failure to provide medical care was responsible for suicides and other deaths of detainees. These followed another report that showed that thousands of detainees are being brutally held in isolation cells just for being transgender or mentally ill.

    Also last week, the Trump administration cut funding for classes, recreation and legal aid at detention centers holding minors — which were likened to “summer camps” by a senior ICE official last year. And there was the revelation that months after being torn from their parents’ arms, 37 children were locked in vans for up to 39 hours in the parking lot of a detention center outside Port Isabel, Texas. In the last year, at least seven migrant children have died in federal custody.

    Preventing mass outrage at a system like this takes work. Certainly it helps that the news media covers these horrors intermittently rather than as snowballing proof of a racist, lawless administration. But most of all, authorities prevail when the places where people are being tortured and left to die stay hidden, misleadingly named and far from prying eyes.

    There’s a name for that kind of system. They’re called concentration camps. You might balk at my use of the term. That’s good — it’s something to be balked at.

    The goal of concentration camps has always been to be ignored. The German-Jewish political theorist Hannah Arendt, who was imprisoned by the Gestapo and interned in a French camp, wrote a few years afterward about the different levels of concentration camps. Extermination camps were the most extreme; others were just about getting “undesirable elements … out of the way.” All had one thing in common: “The human masses sealed off in them are treated as if they no longer existed, as if what happened to them were no longer of interest to anybody, as if they were already dead.”

    Euphemisms play a big role in that forgetting. The term “concentration camp” is itself a euphemism. It was invented by a Spanish official to paper over his relocation of millions of rural families into squalid garrison towns where they would starve during Cuba’s 1895 independence war. When President Franklin D. Roosevelt ordered Japanese Americans into prisons during World War II, he initially called them concentration camps. Americans ended up using more benign names, like “Manzanar Relocation Center.”

    Even the Nazis’ camps started out small, housing criminals, Communists and opponents of the regime. It took five years to begin the mass detention of Jews. It took eight, and the outbreak of a world war, for the first extermination camps to open. Even then, the Nazis had to keep lying to distract attention, claiming Jews were merely being resettled to remote work sites. That’s what the famous signs — Arbeit Macht Frei, or “Work Sets You Free” — were about.

    Subterfuge doesn’t always work. A year ago, Americans accidentally became aware that the Trump administration had adopted (and lied about) a policy of ripping families apart at the border. The flurry of attention was thanks to the viral conflation of two separate but related stories: the family-separation order and bureaucrats’ admission that they’d been unable to locate thousands of migrant children who’d been placed with sponsors after crossing the border alone.

    Trump shoved that easily down the memory hole. He dragged his heels a bit, then agreed to a new policy: throwing whole families into camps together. Political reporters posed irrelevant questions, like whether President Obama had been just as bad, and what it meant for the midterms. Then they moved on.

    It is important to note that Trump’s aides have built this system of racist terror on something that has existed for a long time. Several camps opened under Obama, and as president he deported millions of people.

    But Trump’s game is different. It certainly isn’t about negotiating immigration reform with Congress. Trump has made it clear that he wants to stifle all non-white immigration, period. His mass arrests, iceboxes and dog cages are part of an explicitly nationalist project to put the country under the control of the right kind of white people.

    As a Republican National Committee report noted in 2013: “The nation’s demographic changes add to the urgency of recognizing how precarious our position has become.” The Trump administration’s attempt to put a citizenship question on the 2020 census was also just revealed to have been a plot to disadvantage political opponents and boost “Republicans and Non-Hispanic Whites” all along.

    That’s why this isn’t just a crisis facing immigrants. When a leader puts people in camps to stay in power, history shows that he doesn’t usually stop with the first group he detains.

    There are now at least 48,000 people detained in ICE facilities, which a former official told BuzzFeed News “could swell indefinitely.” Customs and Border Protection officials apprehended more than 144,000 people on the Southwest border last month. (The New York Times dutifully reported this as evidence of a “dramatic surge in border crossings,” rather than what it was: The administration using its own surge of arrests to justify the rest of its policies.)

    If we call them what they are — a growing system of American concentration camps — we will be more likely to give them the attention they deserve. We need to know their names: Port Isabel, Dilley, Adelanto, Hutto and on and on. With constant, unrelenting attention, it is possible we might alleviate the plight of the people inside, and stop the crisis from getting worse. Maybe people won’t be able to disappear so easily into the iceboxes. Maybe it will be harder for authorities to lie about children’s deaths.

    Maybe Trump’s concentration camps will be the first thing we think of when we see him scowling on TV.

    The only other option is to leave it up to those in power to decide what’s next. That’s a calculated risk. As Andrea Pitzer, author of “One Long Night,” one of the most comprehensive books on the history of concentration camps, recently noted: “Every country has said their camps are humane and will be different. Trump is instinctively an authoritarian. He’ll take them as far as he’s allowed to.”

    https://www.latimes.com/opinion/op-ed/la-oe-katz-immigrant-concentration-camps-20190609-story.html
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    #cpa_camps

    • ‘Some Suburb of Hell’: America’s New Concentration Camp System

      On Monday, New York Congresswoman Alexandria Ocasio-Cortez referred to US border detention facilities as “concentration camps,” spurring a backlash in which critics accused her of demeaning the memory of those who died in the Holocaust. Debates raged over a label for what is happening along the southern border and grew louder as the week rolled on. But even this back-and-forth over naming the camps has been a recurrent feature in the mass detention of civilians ever since its inception, a history that long predates the Holocaust.

      At the heart of such policy is a question: What does a country owe desperate people whom it does not consider to be its citizens? The twentieth century posed this question to the world just as the shadow of global conflict threatened for the second time in less than three decades. The dominant response was silence, and the doctrine of absolute national sovereignty meant that what a state did to people under its control, within its borders, was nobody else’s business. After the harrowing toll of the Holocaust with the murder of millions, the world revisited its answer, deciding that perhaps something was owed to those in mortal danger. From the Fourth Geneva Convention protecting civilians in 1949 to the 1989 Convention on the Rights of the Child, the international community established humanitarian obligations toward the most vulnerable that apply, at least in theory, to all nations.

      The twenty-first century is unraveling that response. Countries are rejecting existing obligations and meeting asylum seekers with walls and fences, from detainees fleeing persecution who were sent by Australia to third-party detention in the brutal offshore camps of Manus and Nauru to razor-wire barriers blocking Syrian refugees from entering Hungary. While some nations, such as Germany, wrestle with how to integrate refugees into their labor force—more and more have become resistant to letting them in at all. The latest location of this unwinding is along the southern border of the United States.

      So far, American citizens have gotten only glimpses of the conditions in the border camps that have been opened in their name. In the month of May, Customs and Border Protection reported a total of 132,887 migrants who were apprehended or turned themselves in between ports of entry along the southwest border, an increase of 34 percent from April alone. Upon apprehension, these migrants are temporarily detained by Border Patrol, and once their claims are processed, they are either released or handed over to ICE for longer-term detention. Yet Border Patrol itself is currently holding about 15,000 people, nearly four times what government officials consider to be this enforcement arm’s detention capacity.

      On June 12, the Department of Health and Human Services announced that Fort Sill, an Army post that hosted a World War II internment camp for detainees of Japanese descent, will now be repurposed to detain migrant children. In total, HHS reports that it is currently holding some 12,000 minors. Current law limits detention of minors to twenty days, though Senator Lindsey Graham has proposed expanding the court-ordered limit to 100 days. Since the post is on federal land, it will be exempt from state child welfare inspections.

      In addition to the total of detainees held by Border Patrol, an even higher number is detained at centers around the country by the Immigration and Customs Enforcement agency: on a typical day at the beginning of this month, ICE was detaining more than 52,500 migrants. The family separation policy outraged the public in the 2018, but despite legal challenges, it never fully ended. Less publicized have been the deaths of twenty-four adults in ICE custody since the beginning of the Trump administration; in addition, six children between the ages of two and sixteen have died in federal custody over the last several months. It’s not clear whether there have been other deaths that have gone unreported.

      Conditions for detainees have not been improving. At the end of May, a Department of Homeland Security inspector general found nearly 900 migrants at a Texas shelter built for a capacity of 125 people. On June 11, a university professor spotted at least 100 men behind chain-link fences near the Paso del Norte Bridge in El Paso, Texas. Those detainees reported sitting outside for weeks in temperatures that soared above 100 degrees. Taylor Levy, an El Paso immigration lawyer, described going into one facility and finding “a suicidal four-year-old whose face was covered in bloody, self-inflicted scratches… Another young child had to be restrained by his mother because he kept running full-speed into metal lockers. He was covered in bruises.”

      If deciding what to do about the growing numbers of adults and children seeking refuge in the US relies on complex humanitarian policies and international laws, in which most Americans don’t take a deep interest, a simpler question also presents itself: What exactly are these camps that the Trump administration has opened, and where is this program of mass detention headed?

      Even with incomplete information about what’s happening along the border today and what the government plans for these camps, history points to some conclusions about their future. Mass detention without trial earned a new name and a specific identity at the end of the nineteenth century. The labels then adopted for the practice were “reconcentración” and “concentration camps”—places of forced relocation of civilians into detention on the basis of group identity.

      Other kinds of group detention had appeared much earlier in North American history. The US government drove Native Americans from their homelands into prescribed exile, with death and detention in transit camps along the way. Some Spanish mission systems in the Americas had accomplished similar ends by seizing land and pressing indigenous people into forced labor. During the 245 years when slavery was legal in the US, detention was one of its essential features.

      Concentration camps, however, don’t typically result from the theft of land, as happened with Native Americans, or owning human beings in a system of forced labor, as in the slave trade. Exile, theft, and forced labor can come later, but in the beginning, detention itself is usually the point of concentration camps. By the end of the nineteenth century, the mass production of barbed wire and machines guns made this kind of detention possible and practical in ways it never had been before.

      Under Spanish rule in 1896, the governor-general of Cuba instituted camps in order to clear rebel-held regions during an uprising, despite his predecessor’s written refusal “as the representative of a civilized nation, to be the first to give the example of cruelty and intransigence” that such detention would represent. After women and children began dying in vast numbers behind barbed wire because there had been little planning for shelter and even less for food, US President William McKinley made his call to war before Congress. He spoke against the policy of reconcentración, calling it warfare by uncivilized means. “It was extermination,” McKinley said. “The only peace it could beget was that of the wilderness and the grave.” Without full records, the Cuban death toll can only be estimated, but a consensus puts it in the neighborhood of 150,000, more than 10 percent of the island’s prewar population.

      Today, we remember the sinking of the USS Maine as the spark that ignited the Spanish-American War. But war correspondent George Kennan (cousin of the more famous diplomat) believed that “it was the suffering of the reconcentrados, more, perhaps, than any other one thing that brought about the intervention of the United States.” On April 25, 1898, Congress declared war. Two weeks later, US Marines landed at Fisherman’s Point on the windward side of the entrance to Guantánamo Bay in Cuba. After a grim, week-long fight, the Marines took the hill. It became a naval base, and the United States has never left that patch of land.

      As part of the larger victory, the US inherited the Philippines. The world’s newest imperial power also inherited a rebellion. Following a massacre of American troops at Balangiga in September 1901, during the third year of the conflict, the US established its own concentration camp system. Detainees, mostly women and children, were forced into squalid conditions that one American soldier described in a letter to a US senator as “some suburb of hell.” In the space of only four months, more than 11,000 Filipinos are believed to have died in these noxious camps.

      Meanwhile, in southern Africa in 1900, the British had opened their own camps during their battle with descendants of Dutch settlers in the second Boer War. British soldiers filled tent cities with Boer women and children, and the military authorities called them refugee camps. Future Prime Minister David Lloyd George took offense at that name, noting in Parliament: “There is no greater delusion in the mind of any man than to apply the term ‘refugee’ to these camps. They are not refugee camps. They are camps of concentration.” Contemporary observers compared them to the Cuban camps, and criticized their deliberate cruelty. The Bishop of Hereford wrote to The Times of London in 1901, asking: “Are we reduced to such a depth of impotence that our Government can do nothing to stop such a holocaust of child-life?”

      Maggoty meat rations and polluted water supplies joined outbreaks of contagious diseases amid crowded and unhealthy conditions in the Boer camps. More than 27,000 detainees are thought to have died there, nearly 80 percent of them children. The British had opened camps for black Africans as well, in which at least 14,000 detainees died—the real number is probably much higher. Aside from protests made by some missionaries, the deaths of indigenous black Africans did not inspire much public outrage. Much of the history of the suffering in these camps has been lost.

      These early experiments with concentration camps took place on the periphery of imperial power, but accounts of them nevertheless made their way into newspapers and reports in many nations. As a result, the very idea of them came to be seen as barbaric. By the end of the first decade of the twentieth century, the first camp systems had all been closed, and concentration camps had nearly vanished as an institution. Within months of the outbreak of World War I, though, they would be resurrected—this time rising not at the margins but in the centers of power. Between 1914 and 1918, camps were constructed on an unprecedented scale across six continents. In their time, these camps were commonly called concentration camps, though today they are often referred to by the more anodyne term “internment.”

      Those World War I detainees were, for the most part, foreigners—or, in legalese, aliens—and recent anti-immigration legislation in several countries had deliberately limited their rights. The Daily Mail denounced aliens left at liberty once they had registered with their local police department, demanding, “Does signing his name take the malice out of a man?” The Scottish Field was more direct, asking, “Do Germans have souls?” That these civilian detainees were no threat to Britain did not keep them from being demonized, shouted at, and spat upon as they were paraded past hostile crowds in cities like London.

      Though a small number of people were shot in riots in these camps, and hunger became a serious issue as the conflict dragged on, World War I internment would present a new, non-lethal face for the camps, normalizing detention. Even after the war, new camps sprang up from Spain to Hungary and Cuba, providing an improvised “solution” for everything from vagrancy to anxieties over the presence of Jewish foreigners.

      Some of these camps were clearly not safe for those interned. Local camps appeared in Tulsa, Oklahoma, in 1921, after a white mob burned down a black neighborhood and detained African-American survivors. In Bolshevik Russia, the first concentration camps preceded the formation of the Soviet Union in 1922 and planted seeds for the brutal Gulag system that became official near the end of the USSR’s first decade. While some kinds of camps were understood to be harsher, after World War I their proliferation did not initially disturb public opinion. They had yet to take on their worst incarnations.

      In 1933, barely more than a month after Hitler was appointed chancellor, the Nazis’ first, impromptu camp opened in the town of Nohra in central Germany to hold political opponents. Detainees at Nohra were allowed to vote at a local precinct in the elections of March 5, 1933, resulting in a surge of Communist ballots in the tiny town. Locking up groups of civilians without trial had become accepted. Only the later realization of the horrors of the Nazi death camps would break the default assumption by governments and the public that concentration camps could and should be a simple way to manage populations seen as a threat.

      However, the staggering death toll of the Nazi extermination camp system—which was created mid-war and stood almost entirely separate from the concentration camps in existence since 1933—led to another result: a strange kind of erasure. In the decades that followed World War II, the term “concentration camp” came to stand only for Auschwitz and other extermination camps. It was no longer applied to the kind of extrajudicial detention it had denoted for generations. The many earlier camps that had made the rise of Auschwitz possible largely vanished from public memory.

      It is not necessary, however, to step back a full century in American history to find camps with links to what is happening on the US border today. Detention at Guantánamo began in the 1990s, when Haitian and Cuban immigrants whom the government wanted to keep out of the United States were housed there in waves over a four-year period—years before the “war on terror” and the US policy of rendition of suspected “enemy combatants” made Camps Delta, X-Ray, and Echo notorious. Tens of thousands of Haitians fleeing instability at home were picked up at sea and diverted to the Cuban base, to limit their legal right to apply for asylum. The court cases and battles over the suffering of those detainees ended up setting the stage for what Guantánamo would become after September 11, 2001.

      In one case, a federal court ruled that it did have jurisdiction over the base, but the government agreed to release the Haitians who were part of the lawsuit in exchange for keeping that ruling off the books. A ruling in a second case would assert that the courts did not have jurisdiction. Absent the prior case, the latter stood on its own as precedent. Leaving Guantánamo in this gray area made it an ideal site for extrajudicial detention and torture after the twin towers fell.

      This process of normalization, when a bad camp becomes much more dangerous, is not unusual. Today’s border camps are a crueler reflection of long-term policies—some challenged in court—that earlier presidents had enacted. Prior administrations own a share of the responsibility for today’s harsh practices, but the policies in place today are also accompanied by a shameless willingness to publicly target a vulnerable population in increasingly dangerous ways.

      I visited Guantánamo twice in 2015, sitting in the courtroom for pretrial hearings and touring the medical facility, the library, and all the old abandoned detention sites, as well as newly built ones, open to the media—from the kennel-style cages of Camp X-Ray rotting to ruin in the damp heat to the modern jailhouse facilities of Camp 6. Seeing all this in person made clear to me how vast the architecture of detention had become, how entrenched it was, and how hard it would be to close.

      Without a significant government effort to reverse direction, conditions in every camp system tend to deteriorate over time. Governments rarely make that kind of effort on behalf of people they are willing to lock up without trial in the first place. And history shows that legislatures do not close camps against the will of an executive.

      Just a few years ago there might have been more potential for change spurred by the judicial branch of our democracy, but this Supreme Court is inclined toward deference to executive power, even, it appears, if that power is abused. It seems unlikely this Court will intervene to end the new border camp system; indeed, the justices are far more likely to institutionalize it by half-measures, as happened with Guantánamo. The Korematsu case, in which the Supreme Court upheld Japanese-American internment (a ruling only rescinded last year), relied on the suppression of evidence by the solicitor general. Americans today can have little confidence that this administration would behave any more scrupulously when defending its detention policy.

      What kind of conditions can we expect to develop in these border camps? The longer a camp system stays open, the more likely it is that vital things will go wrong: detainees will contract contagious diseases and suffer from malnutrition and mental illness. We have already seen that current detention practices have resulted in children and adults succumbing to influenza, staph infections, and sepsis. The US is now poised to inflict harm on tens of thousands more, perhaps hundreds of thousands more.

      Along with such inevitable consequences, every significant camp system has introduced new horrors of its own, crises that were unforeseen when that system was opened. We have yet to discover what those will be for these American border camps. But they will happen. Every country thinks it can do detention better when it starts these projects. But no good way to conduct mass indefinite detention has yet been devised; the system always degrades.

      When, in 1940, Margarete Buber-Neumann was transferred from the Soviet Gulag at Karaganda to the camp for women at Ravensbrück (in an exchange enabled by the Nazi–Soviet Pact), she came from near-starvation conditions in the USSR and was amazed at the cleanliness and order of the Nazi camp. New arrivals were issued clothing, bedding, and silverware, and given fresh porridge, fruit, sausage, and jam to eat. Although the Nazi camps were already punitive, order-obsessed monstrosities, the wartime overcrowding that would soon overtake them had not yet made daily life a thing of constant suffering and squalor. The death camps were still two years away.

      The United States now has a vast and growing camp system. It is starting out with gruesome overcrowding and inadequate healthcare, and because of budget restrictions, has already taken steps to cut services to juvenile detainees. The US Office of Refugee Resettlement says that the mounting number of children arriving unaccompanied is forcing it to use military bases and other sites that it prefers to avoid, and that establishing these camps is a temporary measure. But without oversight from state child welfare inspectors, the possibilities for neglect and abuse are alarming. And without any knowledge of how many asylum-seekers are coming in the future, federal administrators are likely to find themselves boxed in to managing detention on military sites permanently.

      President Trump and senior White House adviser Stephen Miller appear to have purged the Department of Homeland Security of most internal opposition to their anti-immigrant policies. In doing so, that have removed even those sympathetic to the general approach taken by the White House, such as former Chief of Staff John Kelly and former Homeland Security Secretary Kirstjen Nielsen, in order to escalate the militarization of the border and expand irregular detention in more systematic and punitive ways. This kind of power struggle or purge in the early years of a camp system is typical.

      The disbanding of the Cheka, the Soviet secret police, in February 1922 and the transfer of its commander, Felix Dzerzhinsky, to head up an agency with control over only two prisons offered a hint of an alternate future in which extrajudicial detention would not play a central role in the fledgling Soviet republic. But Dzerzhinsky managed to keep control over the “special camps” in his new position, paving the way for the emergence of a camp-centered police state. In pre-war Germany in the mid-1930s, Himmler’s struggle to consolidate power from rivals eventually led him to make camps central to Nazi strategy. When the hardliners win, as they appear to have in the US, conditions tend to worsen significantly.

      Is it possible this growth in the camp system will be temporary and the improvised border camps will soon close? In theory, yes. But the longer they remain open, the less likely they are to vanish. When I visited the camps for Rohingya Muslims a year before the large-scale campaign of ethnic cleansing began, many observers appeared to be confusing the possible and the probable. It was possible that the party of Nobel Peace Prize winner Aung San Suu Kyi would sweep into office in free elections and begin making changes. It was possible that full democracy would come to all the residents of Myanmar, even though the government had stripped the Rohingya of the last vestiges of their citizenship. These hopes proved to be misplaced. Once there are concentration camps, it is always probable that things will get worse.

      The Philippines, Japanese-American internment, Guantánamo… we can consider the fine points of how the current border camps evoke past US systems, and we can see how the arc of camp history reveals the likelihood that the suffering we’re currently inflicting will be multiplied exponentially. But we can also simply look at what we’re doing right now, shoving bodies into “dog pound”-style detention pens, “iceboxes,” and standing room-only spaces. We can look at young children in custody who have become suicidal. How much more historical awareness do we really need?

      https://www.nybooks.com/daily/2019/06/21/some-suburb-of-hell-americas-new-concentration-camp-system

    • #Alexandria_Ocasio-Cortez engage le bras de fer avec la politique migratoire de Donald Trump

      L’élue de New York a qualifié les camps de rétention pour migrants érigés à la frontière sud des Etats-Unis de « camps de concentration ».

      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/19/alexandria-ocasio-cortez-engage-le-bras-de-fer-avec-la-politique-migratoire-

  • Témoignages : le #travail_forcé, l’autre facette de l’enfer que vivent les migrants détenus en #Libye

    Agriculture, travaux ménagers, construction de bâtiments… En Libye, les migrants enfermés dans les centres de rétention officiels sont forcés de travailler pour des employeurs libyens, sans rémunération et avec la complicité des autorités.

    « Régulièrement, des Libyens viennent nous chercher en prison et nous forcent à travailler pour eux », affirme à InfoMigrants John*, un migrant érythréen enfermé dans le centre de détention officiel de #Zintan, au sud de Tripoli.

    « Lorsque j’étais au centre de Tarek-el-Matar [à Tripoli, ndlr], des hommes en armes choisissaient parmi nous des personnes pour les forcer à travailler », explique à son tour Landry, un migrant camerounais qui vit aujourd’hui en Tunisie, joint par InfoMigrants.

    « On travaille de 8h du matin à la tombée de la nuit »

    La rédaction d’InfoMigrants a récolté nombre de témoignages qui racontent la même histoire : des employeurs libyens qui entrent dans les centres officiels, avec la complicité des gardes, pour choisir plusieurs migrants et les obliger à travailler toute la journée. Le soir, ils sont re-déposés au centre, sans avoir perçu la moindre rémunération.

    Il existe en Libye 16 centres de détention officiels où s’entassent environ 6 000 migrants, selon les estimations d’Amnesty International données fin 2018. C’est là que les migrants interceptés en mer par les garde-côtes libyens sont envoyés.


    « On travaille de 8h du matin à la tombée de la nuit. Si la tâche donnée n’est pas terminée, ils peuvent nous forcer à travailler toute la nuit », précise encore Landry.

    Cette main-d’oeuvre gratuite est ainsi réquisitionnée pour travailler dans la construction de bâtiments, dans les champs d’oliviers ou la récolte de tomates, dans l’agriculture mais aussi effectuer des travaux ménagers. Les femmes, sont, elles, forcées de se prostituer ou d’effectuer des tâches domestiques chez des particuliers.

    « Nous en avons entendu parler sur les réseaux sociaux mais nous n’avons pas la confirmation que cela existe », déclare à InfoMigrants Sasfa Msehli de l’Organisation internationale des migrations (OIM) en Libye.

    Ce phénomène n’est pourtant pas nouveau. Il est documenté depuis plus de deux ans. Un rapport du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH) et de la mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul) publié fin 2016 faisait déjà état de travaux forcés dans les centres de détention gérés par les autorités libyennes.

    « Si on refuse de les suivre, ils nous torturent et nous tuent »

    Des migrants « ont été forcés de travailler afin d’économiser suffisamment de fonds pour pouvoir sortir de détention. Après avoir travaillé toute la journée, certains sont ramenés dans les centres de détention le soir. D’autres sont détenus sur le lieu de travail pendant des semaines ou des mois », écrivent les auteurs du rapport.

    En décembre 2018, un rapport produit par les mêmes institutions réitère les observations de 2016. « Les hommes migrants et réfugiés sont régulièrement retirés de leur captivité pour effectuer des travaux manuels forcés […] », peut-on lire dans le document.

    Ces travaux forcés se font, par définition, sous la menace. « Si on refuse de les suivre, ils nous torturent, parfois nous tuent », signale Moussa, un Camerounais qui est passé par le centre de détention de Zouara, à l’ouest de Tripoli.

    « Lorsque je travaillais dans les champs, des hommes en armes contrôlaient ce que nous faisions. Si ça ne leur convenait pas ou si on s’arrêtaient quelques minutes, ils nous frappaient », assure de son côté Landry.

    Tous racontent aussi les privations de nourriture lors de leur journée de travail, sous le soleil brûlant de Libye. « Ils nous donnent seulement un morceau de pain et de l’eau », déplore John, toujours enfermé au centre de Zintan. « Le travail est très éprouvant, certains s’évanouissent ».

    « Les autorités légitiment cette pratique »

    Comment les migrants sont-ils choisis par les exploitants ? Souvent, ce sont les personnes les plus fortes physiquement qui sont désignées. « Si tu es costaud en Libye, tu es mort. Tu es réquisitionné pour toutes les tâches », se souvient Moussa.

    Le Camerounais explique aussi que les « anciens » ont plus de risques d’être exploités. « Les gardes ont espoir que les nouveaux arrivants puissent récupérer de l’argent de leur famille pour payer leur libération. Alors ils préfèrent envoyer les plus anciens pour les travaux forcés car ils savent qu’ils n’ont plus aucune chance de se faire de l’argent avec eux ». En d’autres mots, les plus anciens ne représentent plus aucun intérêt financier pour les gérants des centres de détention et sont donc à la merci des trafiquants.

    « Les autorités légitiment cette pratique », estime Hassiba Hadj-Sahraoui, conseillère aux affaires humanitaires de Médecins sans frontières (MSF), contactée par InfoMigrants. « Les employeurs passent des arrangements avec les gardes des centres de détention. Souvent, ils reçoivent de l’argent des trafiquants en échange de main d’œuvre gratuite ».

    Selon elle, les centres de détention sont une source de revenus pour de nombreux Libyens. « Tout le monde se fait de l’argent sur le dos des migrants, à tous les niveaux. Cela explique en partie que ces centres existent encore ».

    « Le système de détention libyen est en fait un système d’exploitation »

    Les travaux forcés ne se limitent pas à l’extérieur des prisons. Au sein même des centres de détention, certains migrants sont exploités par le personnel.

    « J’ai dû déboucher des toilettes du centre à mains nues, mais j’ai aussi été forcé de décharger des armes dans un entrepôt situé à quelques mètres de la prison », glisse Landry.

    Une pratique confirmée dans le rapport de 2018 du HCDC et de la Manul. Selon les auteurs, les migrants sont forcés de travailler « à l’intérieur des installations, notamment le nettoyage, la cuisine, le déchargement d’objets lourds et le lavage des véhicules des fonctionnaires de la DCIM [le département de lutte contre la migration illégale, chargé des centres de détention, ndlr] ».

    « Le système de détention libyen est en fait un système d’exploitation », déplore Hassiba Hadj-Sahraoui.
    Depuis 2016, l’Union européenne (UE) a signé un accord avec la Libye, permettant de fournir un appui logistique et matériel aux garde-côtes libyens. Pour les ONG, cet accord rend les États européens complices des exactions commises sur les migrants en Libye. En début de semaine, un collectif d’avocats a déposé plainte à la Cour pénale internationale (CPI) contre l’Union européenne pour « crimes contre l’humanité ».

    https://www.infomigrants.net/fr/post/17333/temoignages-le-travail-force-l-autre-facette-de-l-enfer-que-vivent-les
    #centres_de_détention #asile #migrations #réfugiés #esclavage_moderne
    ping @reka

    • Libye, loin des yeux, loin du cœur : reportage dans les centres de détention

      5 000 à 6 000 réfugiés et migrants sont détenus de façon arbitraire dans les centres de détention libyens qui dépendent du ministère de l’Intérieur basé à Tripoli.

      Ces derniers mois, leur situation s’est encore aggravée à cause du conflit qui a éclaté début avril entre le gouvernement libyen reconnu par les Nations unies et basé à Tripoli (GNA) et les forces de l’Armée Nationale Libyenne (ANL). Toutefois, malgré des appels répétés à la protection et à l’évacuation des réfugiés et des migrants détenus, ceux-ci ont peu de chances de parvenir en lieu sûr dans un avenir proche. Par ailleurs, nombre d’entre eux sont renvoyés de force dans ce même cycle de violences et de détention en Libye par les garde-côtes libyens soutenus par l’Union européenne.

      Loin de la zone de combat, des centaines de personnes restent enfermées pour une durée indéterminée, dans des conditions néfastes, dans des centres de détention où elles sont exposées aux maltraitances et à la mort, et poussées au désespoir.

      Dans le djebel Nafousa, une région montagneuse au sud de Tripoli, des personnes nécessitant une protection internationale et enregistrées auprès du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en tant que réfugiés ou demandeurs d’asile, ont été abandonnées dans des centres de détention depuis des mois, voire des années, sans aucune assistance.

      De septembre 2018 à mai 2019, au moins 22 personnes sont décédées dans les centres de détention de Zintan et de Gharyan, principalement de la tuberculose. Parmi les morts se trouvaient des jeunes hommes, des femmes et un enfant de huit ans.

      Dans le centre de détention de Zintan, quelque 700 personnes étaient enfermées dans un entrepôt agricole surpeuplé, tandis que 200 autres étaient confinées dans un ensemble de petits bâtiments.

      https://www.msf.fr/actualites/libye-loin-des-yeux-loin-du-coeur-reportage-dans-les-centres-de-detention

  • Croix : manifestation “contre les suppressions d’emploi” devant le siège d’Auchan AFP - 23 Mai 2019 - France 3 Régions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille-metropole/croix-manifestation-contre-suppressions-emploi-devant-s

    Près d’une centaine de personnes manifestaient ce jeudi devant le siège d’Auchan Retail à Croix (Nord), à l’appel de la CGT, pour « refuser les suppressions d’emploi » qui menacent la filiale française et réclamer « le remboursement des aides versées par l’Etat ».

    Confronté de son propre aveu à une situation économique « très difficile », Auchan France avait annoncé le 30 avril la prochaine mise en vente de 21 sites jugés insuffisamment rentables, concernant potentiellement 700 à 800 salariés.

    « Un PSE ne se négocie pas, il se combat ! Non aux licenciements », pouvait-on lire ce jeudi sur une banderole déployée devant les grilles du siège. Plusieurs dizaines de salariés, venus notamment de Roubaix, Tourcoing, Valenciennes (Nord) ou encore Amiens (Somme), et quelques « gilets jaunes » en soutien, étaient rassemblés dans le calme.

    « Les salariés sont en colère, inquiets » et « notre première requête aujourd’hui (jeudi), c’est de réclamer l’argent public ! Auchan a profité de plus de 500 millions d’aides d’Etat au titre du CICE [entre 2013 et 2018], qui devait permettre de maintenir l’emploi, le défendre et le développer, et pas le supprimer ! », a martelé Gérald Villeroy, délégué syndical central de la CGT Auchan. Il a assuré que la CGT « ne signerait pas le PSE ».

    « On a 800 personnes qui se demandent ce qu’ils vont devenir alors qu’ils ont donné leur force, leur énergie, leur temps à cette entreprise ! », s’est aussi alarmé Eric Mars, délégué du magasin de Petite-Forêt.
    . . . . . . . . .

    #auchan #mulliez #centres_commerciaux #centre_commercial #immobilier #grande_distribution #hyper_marché #CICE #licenciements

  • Attendre dans un foyer dʹ#aide_dʹurgence

    Quelle est la vie des personnes logées dans des foyers dʹaide dʹurgence ? Dès 2008, lʹextension de la suppression de lʹ#aide_sociale à toutes les personnes déboutées du droit dʹasile sʹest matérialisée par lʹouverture de #centres_dʹaide_dʹurgence, où seul le #minimum_vital est délivré et les personnes nʹayant pas suivi lʹordre de quitter le territoire y sont soumises à un #contrôle quotidien. A partir dʹune approche ethnographique, #Giada_de_Coulon a enquêté dans lʹun de ces centres où des femmes et des hommes sont immobilisés des années entières, conservant lʹ#espoir dʹêtre un jour régularisés. Elle montre ainsi comment la vie de ces personnes prend forme au cœur dʹun appareil administratif qui a comme raison dʹêtre leur #disparition du territoire suisse.
    Entretien avec Giada de Coulon, docteur en anthropologie de lʹUniversité de Neuchâtel.

    https://www.rts.ch/play/radio/versus-lire-et-penser/audio/attendre-dans-un-foyer-daide-durgence?id=10369100
    #déboutés #asile #migrations #réfugiés #Suisse #hébergement #régularisation #expulsions #renvois #surveillance

  • Putains de camions - Les poids lourds en question | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/081593-000-A/putains-de-camions

    En Europe, 80 % des marchandises sont transportées par voie routière. Mais à quel prix ? Enquête sur la folie des #poids_lourds.

    Cela n’aura pas échappé aux automobilistes : les #autoroutes européennes sont encombrées par des files de poids lourds toujours plus interminables. Alors que près de 80 % des marchandises transitent par #voie_routière, le nombre de camions en circulation devrait augmenter de 40 % dans cinq ans. Pourquoi ce choix de la route au détriment du #rail ou du #transport_maritime, qui présentent pourtant de nombreux avantages, notamment écologiques ? Pour quelle raison les camions sont-ils aussi nombreux – un tiers d’entre eux, selon les estimations – à rouler à vide ? #Diesel bon marché, dumping sur les salaires des chauffeurs, explosion des commandes sur Internet, production et livraison à flux tendu : cette folie des poids lourds, qui résulte d’une série de décisions politiques, notamment un investissement massif dans les autoroutes, sert des intérêts économiques. Si les entreprises privées profitent de ce système, les citoyens en subissent les conséquences : embouteillages, pollution, risques sanitaires et usure précoce des infrastructures publiques. À l’échelle du continent, la #Suisse offre pourtant un modèle plus vertueux : le pays a su s’affranchir du #lobby_automobile pour miser sur le #transport_ferroviaire.

    #transport #transport_routier

    • Petite synthèse du reportage.
      1. Le #budget d’entretien des autoroutes et routes nationales allemandes est de 3,9 milliards. Ce coût s’explique en particulier par l’impact des poids lourds : 1 camion de 40 tonnes a un impact équivalent à celui de 60 000 véhicules légers.

      2. Le fonctionnement en #flux_tendu de l’ensemble du système #logistique transforme de facto le #réseau_routier en espace de #stockage grâce à un coût particulièrement intéressant ne prenant pas en compte les #externalités_négatives et reposant largement sur l’#exploitation des travailleurs de l’est de l’#union_européenne, que ce soit les chauffeurs ou les employés des #centres_logistiques. Le reportage cite notamment l’exemple d’Amazon — mais cela doit être valable pour l’ensemble des acteurs du #e-commerce
      qui installe ses centres en Pologne pour ses livraisons en Allemagne. Ce coût extrêmement faible se reflète également dans le fait que 36 % des camions roulant en Allemagne roulent à vide !

      3. Pour en revenir à l’exploitation, les patrons des sociétés de transport mettent une pression terrible sur leurs chauffeurs au détriment de la #sécurité_routière tout en profitant d’un nombre de contrôle très insuffisant et des sanctions trop légères (en #Allemagne) en cas d’irrespect de la législation européenne sur les temps de repos. Ainsi, il est estimé qu’un chauffeur routier pourra faire 100 000 kilomètres sans être contrôlé alors que 50 % de ces contrôles amènent à constater une infraction (cas allemand toujours) ! La faiblesse des sanctions amène d’ailleurs les transporteurs à prévoir leur coût lorsqu’ils ne fraudent pas directement en manipulant les instruments de contrôle.

      4. Bien entendu, le reportage aborde également la question du diesel (subventionné) et des émissions de #particules_fines avec leur impact sur la #santé : maladies cardio-vasculaires, décès prématurés.

      5. L’#électromobilité ne concernera le fret longue distance qu’à long terme, les constructeurs allemands ne s’y investissant pas pour la plupart. Il y a un début de développement de solutions pour le #fret_urbain. Pour le transport de passagers, le reportage cite l’exemple d’un #bus_électrique développé par l’entreprise Build your dreams, d’origine chinoise comme l’indique son nom, et exploité par #Flixbus pour sa liaison Paris – Amiens.

      6. En matière de lobbying, #Volkswagen entretient en particulier un groupe de pression de 40 personnes auprès des instances de l’Union.

      7. Alors qu’un train de marchandise de 740 mètres de long permet de remplacer 52 poids lourds, les #infrastructures_ferroviaires souffrent d’un manque d’investissement, de voies d’évitement trop réduites, d’une #électrification des lignes insuffisante, de gros problèmes de jonctions entre les différents réseaux nationaux.

      8. Le reportage se termine en citant le cas #suisse qui a développé une politique ambitieuse de #ferroutage. Le ferroviaire représente 37 % du fret, dont 70 % pour le transit, soit 2 fois plus qu’en Allemagne et 4 fois plus que la France. Cela s’explique notamment par la question des redevances versées pour l’usage des voies ferrées et routières qui permet de redonner sa chance au ferroviaire alors qu’il est estimé que le fret routier va augmenter en Allemagne de 40 % d’ici 2030 par rapport à 2010.

      J’en profite pour renvoyer vers ce message, de 2016, citant un article de Jean Gadrey signalant le documentaire de Gilles Balbastre, Transport de marchandises : changeons d’ère ! réalisé à l’initiative du comité d’entreprise de SCNF-fret : https://seenthis.net/messages/548855

    • merci @af_sobocinski pour ce résumé. J’ai arrêté à la publicité pour flixbus avec les interviews convenues des voyageurs émerveillé·es par les bus « non polluants », mais rien sur la pollution nucléaire, ce n’est pas sérieux.
      Déçue qu’il n’y est apparemment rien non plus sur les militants écologistes #anti-fret-routier, comme ceux certes des années 1990 de la Vallée du Somport.

      Il y a un passage sur les conducteurs de Pologne ou de Roumanie sous payés mais qui naviguent dans l’espace européen (surtout l’Allemagne) avec des camions qui font des trajets Allemagne=>Pologne=>Allemagne pour justifier ces aberrations socios-économiques-polluantes, Amazon en bonne position des pires entreprises implante ses plateformes dans les pays européens les plus pauvres.

      Et je renote ici le chiffre donné impressionnant : un poids-lourd représente le passage de 60.000 voitures . Donc, il faut inclure dans le coût global du #fret_routier la construction et l’entretien des routes, autoroutes et aires de stationnement tous saturé·es par les poids-lourds. En plus des cadeaux fiscaux, diesel moins cher, #subventions aux entreprises etc. #croissance #folie_humaine #inside_the_wall

      @aude_v j’appellerai pas ça du survivalisme mais du #déni_opportuniste
      #fin_du_monde #macronerie

    • Je n’ai pas encore pété de télé @touti mais il n’est pas trop tard pour que je m’y mette. Ce n’est pas les boîtes à conneries et les raisons qui manque. J’ai beaucoup cassé et dès l’adolescence, tout seul où en groupe. Puis on s’est calmé quand on a eu affaire aux flics. Plus tard avec un pote, on pointe à pôle-emploi (anpe à l’époque) depuis une antique cabine téléphonique. Tapez 1, tapez 2… tatati tatata, patins,couffins… au tour de mon compère, avant de finaliser par je ne sais quelle touche, il arrache le combiné et s’en sert telle une masse d’arme pour détruire la cabine. J’ai rien fait pour le retenir, je crois bien même que j’ai dû l’aider. J’ai encore, dans la tête, l’image de cette cabine toute destroy alors qu’on étaient partis faire du stop un peu plus loin.

    • Bon, je n’ai pas imaginé que ça allait déclencher de telles réactions. Je me retire de cette discussion et j’emmène avec moi la façon dont je pense que la télévision fonctionne avec une conclusion qui semble avoir activé moralisme et souvenirs de vandalisme à mon grand désarroi.

  • amazon ferme la totalité de ses pop-up stores, 87 magasins 7 Mars 2019 - L’ADN
    https://www.ladn.eu/news-business/actualites-annonceurs/amazon-ferme-popup-stores

    Le géant du e-commerce Amazon a annoncé la fermeture de l’ensemble de ses pop-up stores, soit 87 magasins. D’après Business Insider https://www.businessinsider.fr/us/amazon-is-closing-all-pop-up-stores-2019-3 , l’entreprise de Jeff Bezos va donc ce séparer des collaborateurs concernés par les fermetures.
    En place depuis cinq ans, les Amazon pop-ups fermeront leur portes le 29 avril 2019.

    « Après une longue réflexion, nous avons décidé de mettre fin à notre programme de pop-up stores.
    A la place, nous allons étendre les concepts Amazon Books et Amazon 4-star qui nous permettre d’offrir une meilleure expérience et une plus large sélection à nos clients, » a expliqué Amazon. 

    #amazon #pop-up stores #licenciements #commerce #phygital #délire #centres_commerciaux #fantasme #délire de #jeff_bezos

  • Plein d’infos sur la radio !
    https://nantes.indymedia.org/articles/45450

    Radio Cayenne, à #Nantes, une radio qui cause #de luttes (et pas que), en direct (presque) tous les lundis à 19h sur https://radiocayenne.antirep.net Automédia, autogéré, si toi aussi tu veux participer n’hésite pas à nous contacter ;)

    #Informatique #Médias #Répression #Resistances #contrôle #social #/ #prisons #centres #rétention #quartiers #populaires #gilets_jaunes #Informatique,Médias,Répression,Resistances,contrôle,social,/,prisons,centres,de,rétention,quartiers,populaires,gilets_jaunes

  • CAEN : POUR QUE CE 1ER MAI NE SOIT PAS LA FÊTE #de L’ALIENATION...
    https://nantes.indymedia.org/articles/45437

    Le texte suivant a été distribué ces deux derniers samedis par nossoins lors des manifestations #gilets_jaunes à Caen. Ce texte propose de revenir aux origines du 1er mai, de discuter de l’état de l’opposition à la politique gouvernementale avec ou sans gilet à Caen et revient sur de nombreuses limites rencontrées, et cherche à ouvrir quelques perspectives et propositions, #en appelant à la constitution d’un cortège autonome le 1er mai, en appelant à braver les interdictions de manifester, en rappelant la nécessité de maintenir une solidarité concrète face à la #Répression en s’attaquant notamment à tous les enfermements, et en proposant enfin de perturber le jeu (...)

    #Resistances #contrôle #social #luttes #salariales #/ #-ismes #tout #genres #_anarch-fémin #prisons #centres #rétention #actions #directes #lutte #anti-repression #étudiant-e-s #lycéen-ne-s #election_s_ #mouvement #Répression,Resistances,contrôle,social,luttes,salariales,/,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…,prisons,centres,de,rétention,actions,directes,lutte,anti-repression,étudiant-e-s,lycéen-ne-s,election_s_,mouvement,gilets_jaunes

  • Rassemblement contre les frontières et les CRA !
    https://nantes.indymedia.org/articles/45402

    version audio #de cet appel sur radiocayenne.noblogs.org Les #centres de #rétention administrative (CRA) sont des #prisons pour étranger·e·s dont l’administration ne reconnaît pas le droit de séjourner dans le pays. L’enfermement et ces conditions désastreuses, ainsi que les violences policières, ont cristallisé les tensions en leur sein. Rassemblons-nous ce dimanche 28 avril en soutien aux révolté·e·s à l’intérieur et contre toutes les formes d’enfermement !

    #/ #immigration #sans-papieres #frontieres #montreuil #/,prisons,centres,de,rétention,immigration,sans-papieres,frontieres

  • Déclaration #de Georges Abdallah à l’occasion de la Journée internationale du prisonnier palestinien
    https://nantes.indymedia.org/articles/45386

    Cher.e.s Camarades, Cher.e.s ami.e.s, Les conditions de détention des Résistant.e.s palestinien.ne.s ne cessent de s’empirer dans les geôles sionistes ces derniers temps. Depuis le début de l’année, Gilda Erdan, ministre israélien de la sécurité, cherche à imposer « une nouvelle réalité » à nos Camarades prisonniers, dans le but de faire reculer, ou tout bonnement annuler les droits que ces derniers ont acquis de hautes luttes durant les précédentes années. Les perquisitions et autres fouilles générales se multiplient de plus en plus dans les divers #centres pénitentiaires israéliens. Les unités spéciales de #Répression lourdement armées, se livrent aux pires excès lors de ces diverses interventions. Plus de 120 prisonniers blessés à Ketziot lors de la répression des protestations depuis février, ainsi qu’à (...)

    #Guerre #Racisme #Resistances #/ #prisons #rétention #antifascisme #Guerre,Racisme,Répression,Resistances,/,prisons,centres,de,rétention,antifascisme

  • [Limoges] Libération #de l’inculpé dans l’affaire de la caserne Jourdan à #Limoges.
    https://nantes.indymedia.org/articles/45362

    S. inculpé dans l’affaire de l’incendie des véhicules de gendarmerie de la Caserne Jourdan à Limoges est sorti le 8 avril 2019 sous Assignation à Résidence en Surveillance Electronique (ARSE). L’enquête est toujours en cours. La fin des investigations est estimée à 6 mois.

    #Répression #/ #prisons #centres #rétention #anti-repression #Répression,/,prisons,centres,de,rétention,anti-repression

  • retour sur le rassemblement devant la taule #de Seysse
    https://nantes.indymedia.org/articles/45297

    le 24 mars, on s’est rendu.e.s devant la maison d’arrêt de Seysse, en fin d’après-midi, pour faire un salut à tou.te.s les prisonniers et les prisonnières. Nous qui racontons, nous faisions partie d’un petit groupe de gens. On n’a pas rejoint l’endroit où il y avait le plus de gens, du coup on ne parlera que de ce qu’on a vécu.

    #Répression #/ #prisons #centres #rétention #toulouse #Répression,/,prisons,centres,de,rétention