• Les eurodéputés adoptent des nouvelles règles d’expulsion des #sans-papiers avec une majorité de droite et d’extrême droite

    Jusqu’au bout, les libéraux de Renew, au Parlement européen, ont voulu croire que la plateforme majoritaire les unissant aux conservateurs du Parti populaire européen (PPE) et aux sociaux-démocrates (S&D) pourrait trouver un compromis autour du nouveau règlement « retour » afin d’encadrer les expulsions des migrants déboutés du droit d’asile.

    Lundi 9 mars, en commission des libertés publiques, leur compromis n’a pas été soutenu.

    C’est un autre #compromis, plus radical, proposé par le PPE, qui a été validé, cette fois avec les voix des #conservateurs et de l’ensemble des groupes d’#extrême_droite, dont les Patriotes pour l’Europe, qui compte le Rassemblement national dans ses rangs. « Après des mois de négociations, ce #vote va nous permettre de reprendre le contrôle sur la #politique_migratoire, afin de faire en sorte que ceux qui sont irrégulièrement sur le sol de nos pays soient enfin reconduits », a de suite salué #François-Xavier_Bellamy, du PPE, qui a orchestré cette majorité alternative. Pour lui, « ce #règlement n’est pas un texte de plus : il est la condition pour rétablir l’autorité du droit ». Cela s’est fait en « réduisant les droits » des migrants, se sont indignés les sociaux-démocrates.

    Si le Parlement doit encore valider le texte en session plénière, les eurodéputés ont encore durci le texte voulu par les États et la Commission européenne. Cette mesure vient compléter l’ensemble des nouvelles règles de gestion de l’immigration du pacte asile et migration, qui doit entrer en vigueur d’ici trois mois – deux ans tout juste après son vote, en 2024. « Les retours constituent un élément essentiel d’un système de gestion des migrations qui fonctionne bien », rappelait jeudi 5 mars, #Magnus_Brunner, le commissaire européen en charge du dossier migratoire.

    Alors que le #taux d’application des reconduites à la frontière reste relativement bas en Europe, entre 20 et 30 % selon les pays, les pouvoirs publics européens ont cherché à renforcer la législation afin de faciliter les expulsions. Dans le texte adopté par les parlementaires, les départs volontaires seront certes encouragés, mais si les personnes refusent de quitter le territoire européen, ils risquent d’être détenus dans des centres de rétention, et ce, jusqu’à vingt-quatre mois.

    Si Magnus Brunner estimait ce nouveau règlement « ferme, mais juste », ce texte « transforme les expulsions en #option_par_défaut pour les personnes en situation irrégulière, malgré la position de longue date de la Commission selon laquelle des solutions plus humaines, telles que le départ volontaire, devraient être privilégiées », regrette l’ONG Picum, qui défend les migrants et a réuni près d’une centaine d’ONG qui condamnent la nouvelle législation.

    Le règlement « élargit considérablement le recours à la détention des migrants » et introduit « des #mesures_punitives sévères, telles que des #interdictions_d’entrée pouvant aller jusqu’à dix ans, contre cinq ans auparavant, prolongeables de cinq ou dix ans supplémentaires en cas de risques pour la sécurité ». Pour Sarah Chander, directrice de l’Equinox Initiative for Racial Justice, « l’ironie de la situation actuelle est que l’Union européenne met discrètement en place un cadre d’expulsion similaire à celui de l’ICE », le service américain de l’immigration et des douanes.

    « Renforcer des systèmes opaques »

    Surtout, la nouvelle législation autorise, une fois adoptée, des « #plateformes_de_retours » installées hors du continent européen. « Ces dispositions comportent de graves risques de violations systématiques des droits humains, notamment la détention automatique et arbitraire, le refoulement direct et indirect, la torture et autres traitements inhumains et dégradants des pays tiers », s’inquiète Olivia Sundberg Diez, responsable des questions migratoire à Amnesty International.

    A contrario, pour les promoteurs de ces solutions dites « innovantes », ce nouveau cadre légal marque un nouveau succès. « Pendant des années, nous avons bataillé pour imposer ces idées dans le débat public, puis, nous avons travaillé pour faire évoluer la législation, salue un diplomate européen favorable à ce type de solutions. Désormais, il faut démontrer que cela peut fonctionner. »

    Plusieurs pays souhaiteraient créer des « #centres_de_retour », qui auraient, selon eux, le mérite de dissuader des migrants de refuser tout retour dans leur pays d’origine. Le 5 mars, les ministres de l’intérieur de l’#Allemagne, de l’#Autriche, du #Danemark, de #Grèce et des #Pays-Bas se sont réunis à Bruxelles pour s’organiser. « Un noyau de cinq pays a lancé ces discussions sur les retours, confirme Bart van den Brink, le vice-premier ministre néerlandais. Nous sommes encore dans une phase exploratoire, qui implique des discussions avec des pays hors d’Europe. »

    Alors que les Pays-Bas ont déjà signé, le 25 septembre, une lettre d’intention pour ouvrir un centre de retour en #Ouganda, ces Etats cherchent les leviers qu’ils pourraient activer pour que des Etats tiers acceptent ce type de centre sur leur territoire. « Il y a toute l’aide bilatérale que nous apportons déjà à certains pays, notamment en Afrique, par exemple, mais ce n’est pas notre seul levier, confie une diplomate. Il y a aussi la possibilité de créer des voies légales d’entrée dans nos pays pour les populations de ces pays. ».

    Alors que l’Italie dispose déjà de centres installés en #Albanie, où 90 personnes attendent leur sort, d’autres pays réfléchissent à l’établissement de tels centres, à l’image de la Finlande ou de la Suède, au grand dam des ONG. « Cette approche non seulement externalise les responsabilités de l’Europe en vertu du droit international relatif aux réfugiés et aux droits humains, mais elle risque également de renforcer des systèmes opaques de détention illimitée, s’inquiète Silvia Carta, de Picum. Nous exhortons les dirigeants européens à abandonner ces projets et à investir plutôt dans des mesures de régularisation, comme celle annoncée en Espagne, et dans l’octroi d’un plus grand nombre de permis de travail décents. Ces mesures profitent à tous, et il est grand temps que l’Europe le reconnaisse. »

    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/09/immigration-les-eurodeputes-adoptent-des-nouvelles-regles-d-expulsion-des-sa
    #centres_de_retour #return_hub #migrations #réfugiés #externalisation #expulsions #règlement_retour #EU #Union_européenne #UE #pacte_sur_la_migration_et_l'asile #rétention #détention_administrative #retours_volontaires #dissuasion #chantage #conditionnalité_de_l'aide #pays-tiers

    ping @reka @karine4

  • Newsroom – L’Italia sostiene il piano della Libia per costruire 70 nuovi centri per i rimpatri volontari. I misteri di Arkenu, la compagnia che ridisegna il potere petrolifero libico
    https://irpimedia.irpi.eu/newsroom-italia-libia-centri-rimpatri-migranti-societa-arkenu

    Una mozione italiana apre la strada ai centri libici per i rimpatri volontari, mentre una nuova compagnia libica esporta greggio per centinaia di milioni grazie a un oscuro accordo con lo Stato L’articolo Newsroom – L’Italia sostiene il piano della Libia per costruire 70 nuovi centri per i rimpatri volontari. I misteri di Arkenu, la compagnia che ridisegna il potere petrolifero libico proviene da IrpiMedia.

    #Mondo #Podcast_Newsroom #Bielorussia #Sanzioni

  • Les pays de l’UE intensifient les #expulsions en signant un nouvel accord sur les #centres_de_retour

    Les États membres de l’UE seront autorisés à conclure des #accords_bilatéraux avec des #pays_tiers pour faciliter l’expulsion des demandeurs d’asile #déboutés.

    Les pays européens ont approuvé lundi l’introduction de centres de retour pour les migrants dans un projet de législation, alors que l’Union européenne cherche à accélérer les expulsions.

    Selon cette proposition, les États membres de l’UE pourront renvoyer les migrants en situation irrégulière vers des pays tiers sans lien avec leur origine, à condition qu’ils aient conclu des accords bilatéraux. Les centres peuvent être des lieux de #transit ou des lieux où une personne est censée rester. En renvoyant vers un pays tiers les migrants illégaux qui n’ont pas le droit de rester dans l’UE, les États membres pourraient accélérer les retours, mais cela pourrait aussi mettre en danger la vie des personnes, car elles seraient renvoyées dans des pays avec lesquels elles n’ont aucun lien.

    Cette disposition fait partie d’une nouvelle #loi appelée « #règlement_sur_le_retour », conçue pour assurer la validité juridique des décisions de retour dans tous les États membres, ce qui, selon la Commission européenne, permettra d’accélérer l’#exécution des expulsions hors de l’Union européenne. Cette loi, qui doit être approuvée par le Parlement européen avant d’entrer en vigueur, s’inscrit dans le cadre d’un effort global visant à rendre plus difficile l’entrée des immigrés clandestins en Europe, mais aussi à accélérer leur sortie, l’opinion publique et les nouvelles majorités politiques poussant à un durcissement de la ligne de conduite.

    Les plateformes de retour en tant que destination temporaire ou finale pour les migrants

    La nature de chaque #plate-forme_de_retour dépendra des accords bilatéraux conclus entre les États membres de l’UE et les pays tiers. Les plateformes peuvent être un lieu de transit, une étape avant que les personnes ne soient renvoyées dans leur pays d’origine, ou devenir un lieu permanent pour ceux qui n’ont pas le droit de rester dans l’UE.

    Les personnes peuvent être renvoyées dans leur pays d’origine, voire dans des pays tiers, à condition qu’elles respectent les normes internationales en matière de droits de l’homme et les principes du droit international. « Le critère de #connexion a été supprimé. Cela permet aux États membres d’établir des centres de retour soit comme centres de transit, où les migrants irréguliers sont traités avant d’être renvoyés dans leur pays d’origine, soit comme installations où une personne peut être détenue pendant une période plus longue », a déclaré lundi le ministre danois de l’immigration et de l’intégration, Rasmus Stoklund, à des journalistes.

    Les organisations de la société civile ont critiqué l’introduction de centres de retour comme une pratique inhumaine qui augmentera les abus et les violations générales des droits de l’homme à l’égard des migrants. Dans une déclaration commune publiée en juillet dernier, alors que l’UE étudiait la législation présentée aujourd’hui, plus de 100 organisations - dont Amnesty International, ActionAid, Caritas Europa et Human Rights Watch - ont averti que la proposition risquait d’éloigner l’UE du droit international et pourrait conduire à des retours illégaux et à des détentions arbitraires.

    https://fr.euronews.com/my-europe/2025/12/08/les-pays-de-lue-intensifient-les-expulsions-en-signant-un-nouvel-accord
    #return_hub #migrations #réfugiés #renvois #Europe

    ping @karine4

  • L’Italia sostiene il piano della #Libia per costruire 70 nuovi centri per i rimpatri volontari
    https://irpimedia.irpi.eu/centri-rimpatri-libia

    È quanto si legge in una mozione della maggioranza approvata il 16 ottobre. Il «coordinatore regionale» del progetto sui rimpatri volontari è un poliziotto italiano, Vincenzo Tagliaferri. La Libia, intanto, ha cominciato anche a fare rimpatri forzati L’articolo L’Italia sostiene il piano della Libia per costruire 70 nuovi centri per i rimpatri volontari proviene da IrpiMedia.

    #Diritti #Migrazioni

    • L’Italia sostiene il piano della Libia per costruire 70 nuovi centri per i rimpatri volontari

      È quanto si legge in una mozione della maggioranza approvata il 16 ottobre. Il «coordinatore regionale» del progetto sui rimpatri volontari è un poliziotto italiano, #Vincenzo_Tagliaferri. La Libia, intanto, ha cominciato anche a fare rimpatri forzati

      Esiste un progetto per la realizzazione in Libia di «70 centri di accoglienza (con la collaborazione e presenza di Oim [Organizzazione mondiale delle migrazioni, ndr] e Unhcr [Alto commissariato Onu per i rifugiati, ndr])». Hanno lo scopo di rinforzare la rete dei rimpatri volontari assistiti dalla Libia ai Paesi d’origine. Ne fanno menzione i deputati della maggioranza in una mozione approvata alla Camera il 15 ottobre sulla quale il governo ha espresso parere positivo.

      In breve

      – Un gruppo di deputati della maggioranza ha citato il piano per realizzare 70 centri per i rimpatri in Libia in una mozione approvata dal parlamento e dal governo. Sarebbe già stato discusso anche con il ministro Piantedosi. Il responsabile per il Viminale del piano per i rimpatri volontari dei migranti dalla Libia sarebbe Vincenzo Tagliaferri, poliziotto che da anni lavora con le guardie di frontiera del Paese
      - Nessuno degli attori internazionali, o istituzionali in Italia, ha risposto alle nostre domande su un progetto che ha delle criticità rispetto ai diritti umani. L’Onu ha sostenuto più volte che esiste il rischio che i rimpatri dalla Libia, finanziati con soldi italiani, non siano “volontari”
      – Il piano dei rimpatri volontari è una priorità per Tripoli. Il ministero dell’Interno libico sostiene che ci siano oltre tre milioni di migranti in Libia. Il progetto ha il pieno appoggio anche della missione Ue in Libia
      – I rimpatri volontari nel 2025 saranno 16mila. Da ottobre, Tripoli ha anche lanciato un programma per i rimpatri forzati. In tre mesi, sono stati rimpatriati in Nigeria, Niger, Egitto e Bangladesh in tutto oltre 2.900 persone
      – Nel 2025 si chiude anche Sibmmil, il programma cominciato nel 2017 che ha potenziato il controllo delle frontiere terrestri e marittime. Nel 2026 verrà lanciata una nuova iniziativa concentrata sui confini di terra

      Il ministro dell’Interno Matteo Piantedosi, secondo quanto ha detto in aula uno dei firmatari, il deputato leghista Igor Iezzi, «ha iniziato a ragionare con le autorità libiche sulla costituzione dei 70 centri di accoglienza dentro i quali ci saranno proprio le organizzazioni internazionali» quando è stato in visita a Tripoli a luglio 2025. In una conferenza stampa tenuta il 2 dicembre dal ministro dell’Interno libico Imad Trabelsi, un delegato delle Nazioni Unite ha parlato di un recente progetto cominciato dalla Libia per realizzare «return centers», cioè «centri per il rimpatrio».

      Chi segue il dossier in Libia per conto del Viminale è il dirigente superiore della polizia Vincenzo Tagliaferri, che sui social media del ministero dell’Interno libico è indicato come «coordinatore regionale per il progetto di rimpatrio volontario assistito». Una carica mai apparsa sui giornali italiani, così come mai prima d’ora si era parlato del progetto per i 70 nuovi centri.

      Tagliaferri è un uomo di comprovata esperienza: nel 2010 la testata Polizia moderna ne parlava come esperto di immigrazione irregolare di stanza a Tripoli. In tempi più recenti, dal 2016 al 2020, Tagliaferri è stato capo di Eubam Libya, la missione europea che aiuta le autorità libiche a sigillare le loro frontiere.

      L’Organizzazione internazionale delle migrazioni (Oim) ha spiegato a IrpiMedia di non conoscere gli sviluppi del progetto di costruzione dei 70 centri. L’Unhcr, invece, non ha risposto alle domande. La prima firmataria della mozione Sara Kelany, responsabile immigrazione di Fratelli d’Italia, non ha risposto alle richieste di intervista inviate via email, per messaggio e per telefono. Nessuna risposta nemmeno dalla delegazione europea in Libia, guidata dall’ambasciatore italiano Nicola Orlando.

      IrpiMedia avrebbe voluto chiedere chiarimenti soprattutto in merito alla gestione di questi centri, che da quello che si deduce sarebbero sotto la responsabilità delle agenzie delle Nazioni Unite. Storicamente, però, l’Onu ha difficoltà ad accedere alle strutture dove si trovano i migranti.

      L’ultimo caso è segnalato nel report 2024 del Gruppo di esperti delle Nazioni Unite sulla Libia: «A luglio 2024 – si legge – gruppi armati gestivano sei centri di detenzione non ufficiali, in cui si stima siano detenute arbitrariamente oltre tremila persone e ai quali le Nazioni Unite non hanno accesso». Secondo l’ong Refugees in Libya, l’Unhcr avrebbe ovunque un accesso limitato o nullo, soprattutto nelle strutture che si trovano nel sud-est del Paese.

      Rimpatri volontari oppure no?

      I rimpatri volontari assistiti sono viaggi operati dall’Oim e promossi dall’Unhcr che permettono a un migrante di rientrare volontariamente nel proprio Paese d’origine. Dal 2015 Oim ha fatto rientrare dalla Libia oltre 100mila persone, anche grazie al contributo del governo italiano. L’ultimo piano è stato siglato nel 2024, quando il ministero degli Affari esteri italiano ha finanziato per la Libia un programma biennale dal valore 7 milioni di euro, di cui 2,4 milioni sono dedicati al reinserimento dei «migranti bloccati e vulnerabili» nelle loro comunità di origine.

      La volontarietà di questi rimpatri è stata però messa in dubbio da diverse ong – la campagna Voluntary Humanitarian Refusal, di cui fa parte Asgi, chiede la sospensione dei finanziamenti – e dai relatori speciali delle Nazioni Unite che hanno firmato insieme al Gruppo di lavoro sulla detenzione arbitraria un richiamo indirizzato all’Italia ad aprile 2025. Lettere simili erano già state inviate al nostro governo nel 2017 e nel 2024.

      Secondo i relatori speciali i dati sui voli di rimpatrio volontario «indicano che donne, bambini, vittime di tratta e persone con vulnerabilità mediche sono stati rimpatriati direttamente dai centri di detenzione libici senza che fossero garantite loro le adeguate e dovute garanzie procedurali», trasformando potenzialmente le operazioni in espulsioni di massa.

      Aggiungono che «il 43% dei “beneficiari” del loro programma nel 2023 era in detenzione al momento della loro identificazione e quasi il 7% era vittima di tratta». In una riunione di uno dei gruppo di lavoro europei sulla gestione delle frontiere avvenuta a febbraio 2024, di cui IrpiMedia ha ottenuto una copia, la stessa Oim parla di 9.370 rimpatri volontari effettuati in Libia, di cui il 63% di migranti che si trovavano in centri di detenzione.

      A luglio 2025 la Farnesina ha risposto al richiamo dei relatori Onu specificando che i voli di rimpatrio volontario dalla Libia rientrano in una procedura umanitaria, definita in inglese Voluntary humanitarian return, Vhr.

      Hanno quindi standard diversi dei voli di rimpatrio assistito, la cui sigla inglese è Avrr. E ha scaricato la responsabilità di come si effettuano i voli finanziati dall’Italia sull’Oim: «L’Oim Libia – si legge nella risposta italiana – è responsabile dell’attuazione del programma Vhr, che offre assistenza rapida, sicura, dignitosa e salvavita per il rimpatrio ai migranti presenti in contesti operativi e di sicurezza particolarmente complessi, dove non risulta possibile implementare il programma standard Avrr». Di conseguenza, secondo l’Italia, non c’è alcun caso di costrizione dei migranti a partire.

      Cosa dice il resto della mozione

      Approvata il 15 ottobre 2025 alla Camera con 153 voti favorevoli, 112 contrari e 9 astenuti, la mozione della maggioranza che cita i «centri d’accoglienza» finalizzati al rimpatrio chiede che il governo prosegua nella «strategia nazionale di contrasto ai trafficanti di immigrati e di prevenzione delle partenze dalla Libia, fondata sul Memorandum del 2017». È all’interno di questo accordo che l’Italia, dal 2017, collabora con la Libia per la gestione delle frontiere e dei flussi migratori.

      Oim e Unhcr sono definiti «cruciali attori» che sono stati «coinvolti nella cosiddetta Cabina di regia quadrilaterale dei ministri dell’interno di Italia, Libia, Tunisia e Algeria lanciata dal Ministro Piantedosi, d’intesa con il ministro Tajani, per favorire lo sviluppo di un programma di rimpatri volontari assistiti». Il primo incontro della Cabina di regia è avvenuto nel 2024, anno in cui, annunciando i numeri sugli sbarchi, Piantedosi dichiarava: «Stiamo coordinando azioni finalizzate a presidiare più efficacemente le frontiere nell’area del Sahel e sviluppare progettualità per aumentare i rimpatri volontari assistiti grazie al lavoro di una cabina di regia e alla collaborazione con l’Oim e l’Unhcr». Una settimana prima dell’ultimo incontro tra i quattro ministri dell’interno, avvenuto ad aprile 2025 a Napoli, Viminale e Farnesina hanno stanziato per i rimpatri da Algeria, Tunisia e Libia 20 milioni di euro divisi in una prima tranche per formare funzionari capaci di gestire le pratiche nei Paesi coinvolti e una seconda per realizzare 3.300 voli.

      Oltre alla Cabina di regia, la mozione cita «un nuovo esercizio di supporto che coinvolge, oltreché le autorità libiche anche quelle di Turchia e Qatar, già riunitesi nell’ambito di uno specifico gruppo tecnico di lavoro». Non è chiaro cosa sia questo «nuovo esercizio di supporto» ma di certo Turchia e Qatar sono impegnate nel sostegno della Libia, anche sul piano dei rimpatri. Soprattutto il Qatar: sui media libici già nel 2019 si scriveva di un fondo da 20 milioni di dollari per il rimpatrio di «migranti illegali» dalla Libia realizzato dal Paese del Golfo su impulso dell’Unione africana. In quel caso non si specificava se il rimpatrio fosse volontario o no.

      Il ministro dell’Interno libico Imad Trabelsi il 2 dicembre 2025 ha convocato una conferenza stampa per illustrare gli ultimi risultati della Libia nel contrasto alla migrazione irregolare. Oltre ai rimpatri volontari – 16mila previsti entro la fine del 2025, 16.207 erano stati anche nel 2024 mentre erano stati 9.369 nel 2023 – la Libia da ottobre ha avviato il Programma nazionale per il rimpatrio forzato dei migranti irregolari. Funziona grazie a una collaborazione bilaterale tra la Libia e quattro Paesi di provenienza dei migranti: Egitto, Niger, Nigeria e Bangladesh. In tutto, riportano i dati del Programma, finora sono stati rimpatriati 2.908 migranti, 131 egiziani, 904 nigeriani, 928 bangladesi e 945 nigerini.

      Cosa sappiamo dei progetti per i rimpatri dalla Libia

      «Ho elogiato le recenti misure adottate dalla Libia per facilitare il rimpatrio volontario dei migranti nei loro paesi di origine, in coordinamento con le rispettive ambasciate, e ho ribadito la disponibilità dell’Unione Europea ad approfondire la cooperazione nella gestione delle frontiere terrestri e nella lotta alle reti di tratta di esseri umani». Parola dell’ambasciatore Nicola Orlando, via X, a seguito dell’incontro del 23 novembre 2025 con il presidente del Consiglio di Tripoli Abdul Hamid Debaiba.

      Cinque giorni dopo, sempre su X, l’ambasciatore Orlando annunciava da Roma «un nuovo programma di punta finanziato dall’Ue, a livello transnazionale, che si basa sul lavoro della Missione Tecnica sulla gestione delle migrazioni e delle frontiere basata sui diritti».

      Intervenuto alla conferenza stampa organizzata dal ministro Trabelsi di inizio dicembre, Orlando ha sottolineato l’apprezzamento per i miglioramenti nella relazione tra Unione europea e Libia, in particolare dal 2024, e ha sottolineato la disponibilità europea ad impegnarsi ancora di più per sostenere i rimpatri volontari assistiti. «Sicuramente – ha aggiunto – non intendiamo stabilire migranti in Libia. Questo va contro la volontà della Libia e dell’Unione europea».

      Il rapporto ha mostrato che circa l’84% dei migranti in Libia sono giovani di età inferiore ai trent’anni e che la maggior parte di loro sono uomini non sposati, mentre la percentuale di donne non supera l’1% e la maggior parte di loro è entrata attraverso il Sudan.

      L’altro aiuto alla Libia: il progetto Sibmmil

      L’ambasciatore Orlando ha poi parlato anche dei risultati del progetto Sibmmil (Support to integrated border management in Libya), il cui scopo è addestrare la guardia costiera libica, fornire nuove imbarcazioni, riparare le esistenti e fornire l’equipaggiamento necessario a migliorare le operazioni Sar nel Mediterraneo, inclusa la realizzazione del Centro di coordinamento marittimo per le operazioni di salvataggio (Mrcc in inglese). I fondi per il programma sono stati elargiti dal Fondo fiduciario europeo per l’Africa (Eutf), per un totale di 59 milioni di euro. Sibmmil, di cui l’Italia è stata capofila, è iniziato nel 2017 e si chiuderà con la fine del 2025. Orlando ha annunciato un nuovo progetto per gennaio 2026, che si focalizzerà sulle frontiere terrestri.

      Le ultime infrastrutture realizzate da Sibmmil sono state due centri per l’addestramento dei guardacoste libici, uno inaugurato il 13 novembre 2025 a Tripoli e un altro nel 2024 a Sabratha. Altri finanziamenti stanziati nel 2025 riguardano corsi di formazione per la polizia libica e l’incontro del comitato di indirizzo di Sibmmil.

      L’ambasciatore Ue Orlando ha ribadito più volte che la guardia costiera libica e la General administration for coastal security (Gacs), le componenti militare e civile preposte al pattugliamento delle frontiere marittime beneficiarie di Sibmmil, «contribuiscono a salvare migranti in mare». Questo punto è però molto controverso. Una delle motovedette classe Corrubia fornite da Sibmmil il 24 agosto e il 26 settembre 2025 ha aperto il fuoco ad altezza uomo contro le imbarcazioni Ocean Vikings e Sea Watch-5, rispettivamente operate dalle ong Sos Méditerranée e Sea Watch, che erano impegnate in attività di salvataggio. Questi due attacchi sono stati particolarmente violenti e rappresentano un nuovo livello di conflittualità della guardia costiera libica nei confronti delle ong internazionali.

      Di certo, con Sibmmil, è aumentato il numero di migranti intercettati in mare dalle forze libiche: oltre 25mila nel 2025 (erano stati 21.700 nel 2024 e 17mila nel 2023). Nel 2024 è morto un migrante ogni 73 tra coloro che hanno cercato di attraversare il Mediterraneo centrale. Negli anni precedenti il dato era migliore: uno ogni 90 nel 2023 e uno ogni 116 nel 2022.

      #IOM #OIM #Libye #migrations #réfugiés #Italie #externalisation #return_hub #Vincenzo_Tagliaferri #renvois #expulsions #retours_volontaires #motion #Nigeria #Niger #Egypte #Bangladesh #Sibmmil #Matteo_Piantedosi #centres_de_retour #Imad_Trabelsi #Eubam_Libya #Voluntary_humanitarian_return (Vhr) #Avrr #Cabina_di_regia #financement #aide_financière

  • #Migrations : les États membres discutent d’un renforcement de #Frontex et des #renvois vers des #pays_tiers

    Selon une note interne du Conseil de l’UE, les Vingt-Sept s’apprêtent à débattre d’un #renforcement du #mandat de Frontex pour travailler avec les pays tiers, y compris la possibilité d’organiser des #transferts de migrants entre des États non membres de l’UE — ce que les règles actuelles ne permettent pas.

    En mars, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait annoncé une réforme du mandat de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) pour 2026, s’engageant à renforcer le rôle de l’agence dans la gestion des retours de migrants.

    La question sera à l’ordre du jour des ministres de l’UE lors du prochain Conseil « Affaires intérieures ».

    La note interne du Conseil de l’UE, consultée par Euractiv, révèle que les États membres soutiennent largement le renforcement de la coopération avec les pays tiers, y compris l’exploration des options juridiques permettant à Frontex d’organiser « les retours de pays tiers vers d’autres pays tiers », par exemple en renvoyant les migrants d’un pays de transit vers leur pays d’origine ou vers un autre pays où ils pourraient demander la protection.

    Certains gouvernements ont également proposé de confier à Frontex un rôle de soutien dans les « #centres_de_retour », des installations situées dans des pays tiers où les migrants pourraient être transférés vers d’autres pays dans le cadre de la nouvelle proposition de l’UE en matière de retours.

    La note souligne également que cette plus grande flexibilité, notamment la possibilité de négocier des accords ciblés avec des pays tiers, pourrait faire de Frontex « un partenaire plus attractif » le long des principales routes migratoires vers l’Europe.

    La taille et le rôle du corps permanent de Frontex seront également évoqués au Conseil. Si Ursula von der Leyen s’est engagée à tripler ses effectifs pour atteindre 30’ 000 agents d’ici 2027, plusieurs capitales se montrent prudentes. Tout en soutenant une expansion, elles insistent pour que le « #mandat et les #tâches futurs » de Frontex soient clarifiés avant tout renforcement des #effectifs.

    Si les gouvernements de l’UE s’accordent sur le fait que la responsabilité principale de la gestion des frontières et des décisions de retours doit rester aux États membres, la note relève « l’intérêt » d’étudier le rôle de soutien que pourrait assumer Frontex dans le cadre d’une « #gestion_intégrée » des #frontières.

    Par ailleurs, plusieurs capitales estiment que la règlementation actuelle ne permet pas à Frontex de répondre aux exigences du nouveau #Pacte_européen_sur_la_migration_et_l’asile, qui entrera en vigueur l’été prochain, ni de contrer les « #menaces_hybrides » aux frontières de l’UE.

    La présidence danoise du Conseil de l’UE a demandé aux capitales de transmettre leurs commentaires à ce sujet.

    Ces discussions se déroulent alors que Frontex est au centre de controverses. L’agence a été accusée à plusieurs reprises de fermer les yeux sur des violations des droits aux frontières extérieures de l’Union, ce qui avait conduit en 2022 à la démission de son directeur exécutif, Fabrice Leggeri — aujourd’hui député européen. En parallèle, des enquêtes restent en cours sur son rôle présumé dans des refoulements illégaux de migrants.

    https://euractiv.fr/news/migrations-les-etats-membres-discutent-dun-renforcement-de-frontex-et-des-r
    #réfugiés #expulsions #pays-tiers #return_hubs

  • Expulsions vers l’Afghanistan, #centres_de_retour pour migrants... comment l’Union européenne veut durcir sa politique migratoire

    Sous l’impulsion de la nouvelle présidence danoise, l’Union européenne veut muscler sa politique migratoire en ouvrant un cadre légal aux « #hubs_de_retour » dans des pays tiers, et en facilitant les #expulsions de #déboutés du droit d’asile, y compris en Afghanistan et en #Syrie. Une politique qui s’inscrit dans la lignée du nouveau pacte asile et immigration.

    « Le système d’asile européen doit être réformé », a déclaré le commissaire européen aux Affaires intérieures et aux migrations, #Magnus_Brunner, le 22 juillet dernier, lors conseil informel de l’UE dédié aux affaires intérieures, à Copenhague.

    Lors de ce sommet, qui réunissait les ministres de l’Intérieur européens, la présidence danoise du Conseil a mis l’accent sur la volonté de durcir la politique migratoire européenne, notamment en améliorant la directive « retour » de 2008, puisque seuls 20 % des étrangers sommés de quitter le territoire quittent effectivement l’Union européenne (UE). L’UE veut aussi réviser « le concept de pays tiers sûr et la liste des pays d’origine sûrs », a résumé Magnus Brunner sur X.

    En avril, la commission européenne a notamment proposé de classer sept pays - le Bangladesh, la Colombie, l’Égypte, l’Inde, le Kosovo, le Maroc et la Tunisie - comme « pays d’origine sûrs », facilitant le rejet accéléré des demandes d’asile jugées infondées.
    Vers des centres de retours sur le modèle italien ?

    De son côté, le ministre de l’Intérieur italien Matteo Piantedosi fait la promotion des centres de retours pour migrants en Albanie. Ces derniers « sont un modèle pour l’UE, nous sommes convaincus que nous allons dans la bonne direction ».

    Sous la pression de plusieurs pays membres, la Commission européenne avait annoncé en mars qu’elle était favorable à la création d’un cadre légal pour les « hubs de retour » en dehors de ses frontières.

    « Nous voulons créer la possibilité de renvoyer les migrants dans des pays voisins proches de leur pays d’origine » lorsque ce dernier refuse de reprendre ses ressortissants, a appuyé le chancelier allemand Friedrich Merz, lors d’une conférence de presse le 18 juillet.

    Seul le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a exprimé « de sérieuses réserves politiques, juridiques et économiques » sur ce projet.

    Dans un rapport publié la semaine dernière, l’ONG Action Aid et l’Université de Bari ont calculé que le centre de retour italien à Gädjer, en Albanie, a déjà coûté 114 000 € par jour pour la détention de 20 personnes entre mi-octobre et fin décembre 2024. C’est « l’instrument le plus coûteux, le plus inhumain et le plus inefficace de l’histoire des politiques migratoires italiennes », estiment les deux organisations, ajoutant que les centres de rétention pour demandeurs d’asile sur le territoire italien sont loin d’être remplis.
    Faciliter les retours vers l’Afghanistan et la Syrie

    Début juillet, la Première ministre danoise et issue de la gauche, Mette Frederiksen, avait donné le ton en plaidant pour le renforcement des frontières extérieures de l’Europe et pour l’externalisation des demandes d’asile.

    Sous l’impulsion de l’Italie, de l’Allemagne ou encore de l’Autriche, plusieurs États européens veulent aussi permettre le renvoi de déboutés du droit d’asile afghans et syriens dans leur pays d’origine, malgré le retour des talibans dans le premier et la fragilité de la situation politique dans le second.

    Début juillet, l’Autriche a ainsi expulsé un condamné vers la Syrie, une première dans l’UE après la chute du régime d’Assad. Quelques semaines plus tard, c’est l’Allemagne qui a expulsé un groupe de criminels condamnés vers l’Afghanistan. Il s’agit de la première expulsion de ce type depuis 2024 et de la première sous le gouvernement du chancelier Friedrich Merz. L’initiative a aussitôt été dénoncée par l’ONU, qui a demandé « l’arrêt immédiat du renvoi forcé de tous les réfugiés et demandeurs d’asile afghans ».

    Réunis le 18 juillet à Zugspitze, dans les Alpes bavaroises, plusieurs ministres de l’Intérieur européens conservateurs, dont Bruno Retailleau, ont signé une déclaration appelant à généraliser ces expulsions : « Il s’agit là d’étapes extrêmement importantes vers une politique d’asile crédible en Europe, si nous pouvons également renvoyer les criminels dans leur pays d’origine », a notamment déclaré le ministre autrichien de l’Intérieur Gerhard Karner.

    Une position qui va pourtant à l’encontre de la politique de la Commission européenne qui considérait encore cet hiver, au même titre que l’ONU, que les conditions nécessaires à des retours sûrs en Syrie n’étaient pas réunies.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/66054/expulsions-vers-lafghanistan-centres-de-retour-pour-migrants-comment-l
    #UE #EU #Union_européenne #Afghanistan #expulsions #durcissement #politique_migratoire #directive_retour #pays-tiers_sûrs #pays_d'origine_sûrs #Bangladesh #Colombie #Egypte #Inde #Kosovo #Maroc #Tunisie #réfugiés_afghans #réfugiés_syriens

    ping @reka @karine4

  • Le Royaume-Uni envisage des « centres de retour » pour migrants hors de ses frontières

    En déplacement en #Albanie, le Premier ministre britannique #Keir_Starmer a évoqué avoir entamé des discussions pour créer, hors du Royaume-Uni, des « centres de retour » pour les demandeurs d’asile déboutés. Depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2024, le gouvernement travailliste multiplie les annonces visant à lutter contre l’immigration irrégulière.

    Quelques jours après avoir annoncé un nouveau tour de vis contre l’immigration légale, le Premier ministre britannique a annoncé jeudi 15 mai avoir entamé des discussions pour la mise en place hors du Royaume-Uni de « centres de retour » pour les demandeurs d’asile déboutés.

    « Nous sommes en discussions avec un certain nombre de pays à propos de centres de retour, je les considère comme une innovation vraiment importante », a déclaré Keir Starmer en déplacement à Tirana, lors d’une conférence de presse avec son homologue albanais Edi Rama.

    Il n’a toutefois pas donné de détails sur la façon dont ces « hubs » fonctionneraient ni avec quels pays ces pourparlers étaient menés. Il a simplement précisé vouloir rendre plus efficaces les expulsions des personnes n’ayant pas le droit de rester dans le pays. « Cela s’appliquera essentiellement aux personnes qui ont épuisé toutes les voies légales pour rester au Royaume-Uni », a précisé un porte-parole de Keir Starmer.

    De son côté, le Premier ministre albanais a déclaré que son pays n’avait pas vocation à accueillir un « centre de retour » britannique. L’Albanie accueille déjà deux centres de rétention italiens dans son pays, gérés par Rome, pour des migrants en situation irrégulière.

    « C’est un modèle qui demande du temps pour être testé. S’il fonctionne, [il) pourra être repris, non en Albanie, mais dans les autres pays de la région », a ajouté Edi Rama alors que ces structures sont quasiment vides suite à de nombreux revers judiciaires en Italie depuis leur ouverture.

    Un « modèle » pour toute l’Europe

    Avec ces déclarations, le Premier ministre ouvre la voie à une politique similaire à celle avancée par l’Union européenne (UE). Le 11 mars dernier, la Commission européenne a présenté des mesures pour accélérer les expulsions de migrants en situation irrégulière sur le Vieux continent. Et parmi elles figuraient celle d’offrir un cadre légal à la création de « hubs de retour » en dehors de ses frontières. Une proposition réclamée avec force par certains États membres.

    Ces « centres de retours » sont très critiqués par les ONG, qui redoutent de les voir se transformer en zones de non-droit, et soulèvent de nombreuses questions. L’exemple italien montre d’ailleurs qu’il s’agit d’un système difficile à mettre en place.

    Ce projet d’externalisation du traitement de l’immigration dans un pays tiers, présenté comme un « modèle » pour toute l’Europe, par Giorgia Meloni affiche aujourd’hui un bilan plus que mitigé. Seulement une quarantaine de personnes ont été envoyées dans les centres albanais pour l’instant pour un coût de « plusieurs centaines de millions d’euros », avait dénoncé l’opposition italienne.

    Pour Enver Salomon, directeur général du Refugee Council, une ONG d’aide aux réfugiés, ces « centres de retour » sont « inhumains » et « impraticables ». Le renvoi de personnes qui n’ont pas le droit de rester au Royaume-Uni doit se faire de manière « ordonnée et humaine » pour être efficace, a-t-il ajouté.
    Durcissement de la politique migratoire

    Londres avait également tenté d’externaliser le traitement des demandes d’asile en envoyant les migrants arrivés illégalement, notamment par « small boats », vers le Rwanda. Un projet de l’ancien gouvernement de Rishi Sunak, abandonné par Keir Starmer à son arrivée au pouvoir en juillet 2024.

    Le Premier ministre s’est toutefois engagé à réduire l’immigration - régulière comme irrégulière - dans le pays. Lundi, il a annoncé de nouvelles mesures pour réduire l’immigration légale, notamment en restreignant les conditions d’accès à la nationalité et en empêchant le recrutement à l’étranger pour le secteur des soins aux personnes âgées.

    Il s’est aussi engagé à combattre les réseaux de passeurs et l’immigration irrégulière. Malgré toutes ces annonces, les chiffres d’arrivées de migrants traversant la Manche sur de petits bateaux ne cessent d’augmenter. Quelque 36 800 migrants ont atteint l’Angleterre l’an dernier et près de 13 000 depuis janvier, plus que l’an dernier sur la même période. Les demandes d’asile, elles, ont triplé au Royaume-Uni ces dernières années avec 84 200 en 2024, contre une moyenne de 27 500 entre 2011 et 2020, selon les chiffres officiels.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/64600/le-royaumeuni-envisage-des-centres-de-retour-pour-migrants-hors-de-ses
    #hubs_de_retour #centres_de_retour #UK #Angleterre #migrations #déboutés #asile #réfugiés #hubs

    ajouté à ce fil de discussion :
    The Brief – Solidarity replaced by calls for tougher measures in EU migration debate
    https://seenthis.net/messages/1077010

  • Exclusif : la #Commission_européenne s’apprête à proposer des « #centres_de_retour » pour les migrants

    La Commission européenne réfléchit à une nouvelle législation européenne sur le #retour des migrants, alors que de nombreux pays insistent sur la nécessité d’adopter une ligne dure.

    La Commission européenne est désormais prête à inclure les « centres de retour » situés en dehors des frontières de l’Union et à partir desquels les migrants peuvent être renvoyés dans leur pays d’origine dans une prochaine proposition législative visant à accélérer le retour des demandeurs d’asile déboutés. Cette information émane des « minutes » d’une réunion informelle des ministres de l’Intérieur de l’UE qui s’est tenue la semaine dernière et qu’euronews a pu consulter.

    Lors du Conseil informel qui s’est tenu à Varsovie le 30 janvier, le nouveau commissaire autrichien à l’immigration, Magnus Brunner, a discuté de propositions « innovantes » pour la gestion de l’immigration avec des représentants des Etats membres de l’espace Schengen et des institutions de l’UE (https://fr.euronews.com/my-europe/2024/10/15/delocalisation-des-migrants-hors-de-lue-la-commission-europeenne-favora). A ce stade, il a surtout été question de la #législation sur les #retours, d’après le compte-rendu.

    Les réunions informelles du Conseil sont des rassemblements réguliers des États membres et des institutions de l’UE, organisés par la présidence tournante du Conseil de l’UE, cette fois-ci dirigée par la Pologne, qui a accueilli l’événement dans sa capitale.

    Interrogé par euronews, un porte-parole de la Commission a refusé de commenter les informations divulguées.

    La proposition de l’UE visant à accélérer le retour des migrants devrait être publiée par la Commission dès la fin de ce mois, donnant ainsi le coup d’envoi du processus législatif.

    Le commissaire Brunner a proposé des « règles plus strictes en matière de #détention » et la « possibilité de développer des centres de retour » au cours de la réunion, selon le document.

    Les centres de retour sont des lieux proposés en dehors de l’UE, où les personnes dont la demande d’asile a été rejetée au sein de l’Union pourraient être envoyées avant d’être renvoyées dans leur pays d’origine. C’est le genre de solution que l’Italie a déjà mis en place après un accord avec l’Albanie, mais qui soulève beaucoup de questions juridiques.

    L’#Autriche, la #Bulgarie, la #République_tchèque, le #Danemark, l’#Allemagne, la #Grèce, l’#Italie, la #Lettonie et #Malte ont accueilli favorablement la proposition de centres de retour et l’ont décrite comme « un moyen de #dissuasion possible de l’#immigration_irrégulière ».

    Les décisions en matière d’immigration sont prises à la majorité qualifiée, ce qui signifie qu’au moins 15 des 27 États membres représentant au moins 65 % de la population de l’Union européenne doivent approuver la proposition.

    Lisbonne et Madrid ont émis des doutes

    D’autres Etats membres, tels que le Portugal et l’Espagne, ont émis des « #doutes » d’un point de vue juridique et opérationnel, tandis que d’autres, tels que l’Irlande et la Belgique, ont « souligné la nécessité de mesures réalistes et réalisables, dans le respect des #droits_fondamentaux », selon le compte-rendu.

    Lors de son audition de confirmation au Parlement européen à l’automne dernier, M. Brunner avait déclaré que l’Union européenne devait rester « ouverte » à l’exploration de « nouvelles idées » pour freiner l’immigration irrégulière.

    L’établissement de ces centres pourrait se faire d’une manière « humaine et juridiquement saine », avait-il déclaré à l’époque, ajoutant qu’une réflexion plus approfondie était nécessaire pour « découvrir à quoi ce type de concept pourrait ressembler » dans la pratique.

    Les organisations humanitaires ont déjà rejeté cette initiative, affirmant que ces centres conduiraient à des détentions sans fin et à des souffrances endémiques. La législation européenne actuelle interdit aux autorités d’envoyer des migrants contre leur gré dans des pays avec lesquels ils n’ont pas de lien.

    Mais la pression politique exercée pour améliorer le #taux_d'expulsion a eu raison de ces avertissements, favorisant une approche plus stricte dans de nombreux États membres.

    La présidente de la Commission, #Ursula_von_der_Leyen, a également soutenu fermement les « centres de retour » dans une lettre adressée aux dirigeants de l’UE avant un sommet de deux jours à Bruxelles dominé par les discussions sur l’immigration en octobre dernier. Dans cette lettre, Mme Von der Leyen estimait qu’un protocole de migration conclu entre l’Italie et l’Albanie - qui a fait l’objet d’une contestation juridique - pourrait déterminer les prochaines étapes de la politique migratoire de l’UE.

    Autres détails de la future #loi

    Mme Brunner a également proposé d’introduire une obligation pour les personnes renvoyées de « coopérer et d’énoncer des conséquences claires » en cas de non-respect des règles, de renforcer les règles pour les « personnes renvoyées qui représentent une #menace_pour_la_sécurité » et de faciliter la reconnaissance mutuelle des décisions de retour au sein de l’Union.

    Les ministres du Danemark, de l’Islande, du Liechtenstein, de la Lituanie, de Malte, de la Norvège, de la Roumanie, de la Slovénie et de la Suède ont salué les « obligations claires des rapatriés et les sanctions » pour ceux qui refusent de coopérer.

    Plusieurs pays ont accepté l’idée d’une #reconnaissance_mutuelle des décisions de retour entre les Etats membres, la France étant la seule à s’y opposer totalement, selon le compte-rendu.

    L’Espagne, soutenue par le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie et l’Islande, a demandé un renforcement du rôle de #Frontex, l’agence européenne des frontières, pour les retours. L’agence « a accepté la proposition [...] et a souligné la nécessité d’avoir des ressources adéquates pour cela », selon le compte-rendu.

    La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé dans son discours de réélection l’été dernier qu’elle avait l’intention de tripler le personnel de Frontex.

    Enfin, le document indique que la plupart des Etats membres considèrent qu’il est préférable de rédiger la loi sous la forme d’une #directive plutôt que d’un #règlement, afin de donner aux Etats membres plus de #flexibilité dans son #application.

    Suspension du #droit_d'asile

    Le procès-verbal fait également état d’une discussion sur le trafic de migrants aux frontières de la Russie et du Bélarus, sous le titre « #armement_des_migrants ».

    M. Brunner a rappelé aux États membres qu’ils peuvent prendre les « mesures nécessaires pour s’opposer aux acteurs hostiles » qui envoient des migrants aux frontières de l’UE. Cependant, toute action contre ces #acteurs_hostiles pouvant avoir un impact sur les demandeurs d’asile doit être considérée comme une « mesure exceptionnelle » et doit être conforme au droit international, a-t-il déclaré.

    À cet égard, la Suède a présenté la #suspension des régimes d’asile « dans des circonstances exceptionnelles » comme une réponse possible à ces « acteurs hostiles ».

    Cette idée reflète des initiatives similaires prises récemment par la Finlande et la Pologne.

    Prochaines étapes

    Après la publication de la proposition sur le retour des demandeurs d’asile, la Commission européenne entamera son processus législatif, qui dure généralement deux ans.

    Le commissaire Brunner sera chargé de mettre en œuvre le nouveau #pacte_pour_l'immigration_et_l'asile, la réforme de grande envergure que l’#Union_européenne a achevée en mai après près de quatre ans de négociations acharnées. Le Parlement considère le nouveau pacte comme une réussite historique et souhaite que tous les États membres se conforment aux nouvelles règles.

    Cependant, la Pologne et la Hongrie ont ouvertement déclaré qu’elles ne le feraient pas, ce qui alimente les craintes que la réforme complexe ne s’effondre avant d’avoir eu la chance de produire des résultats.

    Le nouveau commissaire s’est engagé à poursuivre en justice ceux qui ne respectent pas les règles. « Si cela s’avère nécessaire et justifié, des procédures d’infraction pourraient être engagées », a-t-il déclaré.

    https://fr.euronews.com/my-europe/2025/02/04/exclusif-la-commission-europeenne-sapprete-a-proposer-des-centres-de-re
    #migrations #asile #réfugiés #expulsions #innovation #renvois #guerre_hybride #externalisation

    via @karine4

    –-

    ajouté à la métaliste sur l’#accord entre #Italie et #Albanie pour la construction de #centres d’accueil (sic) et identification des migrants/#réfugiés sur le territoire albanais...

    https://seenthis.net/messages/1043873

  • The Brief – Solidarity replaced by calls for tougher measures in EU migration debate

    The trend appears to include the entire political spectrum, from far-right figures like Geert Wilders to progressive leaders like Olaf Scholz.

    “Since 2015 everyone said that I am an idiot or evil to have this point of view. But at the end of the day everyone is going to agree with me in the end," said Viktor Orbán in Strasbourg last week.

    The Hungarian prime minister’s words are starting to sound more like a prophecy, as we witness a significant shift in how leaders approach and discuss migration policies in the EU.

    The trend appears to encompass the entire political spectrum. From growing calls to opt out of migration policies, led by far-right figures like Geert Wilders in the Netherlands and Viktor Orbán in Hungary, to progressive leaders such as German Chancellor Olaf Scholz, and even from outside the EU, UK Prime Minister Keir Starmer, showing interest in Italy’s controversial offshore migration deal with Albania.

    Questions persist over what drove this shift in the EU’s migration narrative, as the focus on solidarity, responsibility sharing and unity has now been replaced by member states advocating for tougher measures.

    The EU’s migration debate now focuses almost exclusively on combating smugglers, addressing instrumentalisation, tightening border controls, and reinforcing the external dimension of migration.

    Externalisation efforts ramped up following the 2015 migration crisis, which highlighted the weaknesses of the EU’s asylum system and exacerbated internal divisions. This crisis underscored the need for a unified and integrated approach across the Union.

    “This is also a long-term trend,” said #Giuseppe_Campesi, Associate Professor in Law and Society at the Department of Political Sciences of the University of Bari. “Starting with the agreement with Turkey, then the strengthened collaboration between Italy and Tunisia, and now the European Union’s partnership with Tunisia,” he added.

    After the 2015 crisis, the EU has actively pursued reforms to promote a more integrated migration strategy.

    After all, as the most quoted saying of founding father Jean Monnet goes, “Europe will be forged in crisis” and will be the “sum of the solutions adopted for those crises.”

    In May 2020, the newly established von der Leyen Commission announced its plan to introduce the New Pact on Migration and Asylum, which was ultimately approved in April this year amid considerable criticism from both governments and NGOs.

    But it seemed that lessons were learned when, in 2022, following Russia’s invasion of Ukraine, the Council unanimously adopted a resolution to activate the Temporary Protection Directive (TPD), reviving the long-dormant “sleeping beauty” of the EU asylum system to welcome Ukrainians fleeing the conflict.

    Two years later, however, the Ukrainian crisis stands as a unique circumstance that did not indicate a shift in the European Union’s strategy, especially as the political discourse surrounding migration becomes harsher.

    On the eve of the October European Council, which is expected to focus on migration, the push for a stricter migration policy is more evident than ever.

    The Commission’s letter sent to member states on Monday (October 14) outlines plans for innovative strategies to combat illegal migration, explicitly mentioning the “development of #return_hubs outside the EU.”

    In the approved New Pact, “the idea of containment at the border is very strong, particularly the concept of mandatory border procedures involving detention,” Campesi said.

    The new rules will affect border infrastructure by necessitating the establishment of detention centres, imposing significant costs on the countries of first arrival.

    “Until now, border procedures existed, but they were not mandatory and did not necessarily involve detention. However, that will no longer be the case,” he added.

    The letter sent by the Commission also references the “Italy-Albania protocol,” as the EU “will also be able to draw lessons from this experience in practice,” further normalising the offshore model, that now represents a practice from which the EU can learn and potentially expand.

    Just last year, former Council of Europe Commissioner for Human Rights Dunja Mijatović highlighted some controversial aspects of the pact, stating that it raises concerns for human rights “and adds to a worrying European trend towards the externalisation of asylum responsibilities.”

    “It seems that Italy is partially preparing for the implementation of new rules on border asylum procedures and returns, which have yet to be approved but are set to take effect in 2026,” Campesi added.

    https://www.euractiv.com/section/politics/opinion/the-brief-solidarity-replaced-by-calls-for-tougher-measures-in-eu-migratio

    #procédure_à_la_frontière #frontières #migrations #réfugiés #asile #pacte #pacte_européen #enfermement #détention #rétention #centres_de_retour #externalisation #modèle_albanais

    ping @karine4
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    ajouté au fil de discussion:
    Procedura di frontiera: dall’UE arrivano le quote massime per ciascun Paese
    https://seenthis.net/messages/1067127

    ajouté à la métaliste sur #Pacte_européen_sur_la_migration_et_l’asile:
    https://seenthis.net/messages/1019088

    • Migration : les Européens à la recherche de solutions « innovantes »

      Il faut mettre en place des solutions innovantes pour faire baisser le nombre d’entrées illégales sur le territoire européen. Cette demande se fait de plus en plus pressante aux quatre coins de l’Union européenne. Et qu’importe si de récentes études universitaires comme le projet MIRREM (Measuring Irregular Migration) tendent à démontrer que le nombre d’étrangers en situation irrégulière dans l’UE reste stable depuis 2008 (environ 1% de la population de l’UE), les États membres veulent rajouter des briques dans la forteresse Europe.
      Une pression politique de plus en plus forte

      La pression politique est forte. La poussée de l’extrême droite dans les urnes en France, en Allemagne, en Autriche, aux Pays-Bas… donne des sueurs froides aux dirigeants européens. C’est dans ce contexte que le 15 mai dernier, une quinzaine d’États membres de l’UE a demandé à la Commission européenne « d’identifier, d’élaborer et de proposer de nouveaux moyens et des solutions innovantes pour prévenir l’immigration irrégulière en Europe ». Une initiative lancée par le Danemark rejoint par l’Autriche, la Bulgarie, Chypre, la République tchèque, l’Estonie, la Finlande, la Grèce, l’Italie, La Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Pologne et la Roumanie. L’annonce avait initialement été accueillie avec un certain scepticisme « Je ne voudrais pas faire partie d’une solution innovante » avait lancé un diplomate européen à ses collègues.

      Aujourd’hui, la donne a changé. L’atmosphère politique s’est tendue. L’Allemagne rétablit les contrôles à ses frontières, les Pays Bas veulent se retirer de la politique d’asile et de migration européenne, la France veut augmenter le nombre d’expulsions… C’est ainsi que les solutions innovantes se sont officiellement retrouvées à l’ordre du jour de la réunion des 27 ministres de l’intérieur ce jeudi à Luxembourg.
      Un concept encore très flou

      Le concept reste encore assez flou mais la plupart des appels vers des solutions innovantes semblent aller dans le sens de la mise en place de « hubs de retour ». Des centres situés hors du territoire de l’Union européenne et vers lesquels seraient renvoyés des migrants en situation irrégulière.

      Ces « hubs » s’inspireraient largement de l’accord passé par le gouvernement de Giorgia Meloni avec l’Albanie où deux centres doivent recevoir les migrants arrêtés dans les eaux italiennes. Ils rappellent aussi le projet (désormais abandonné par Londres) d’expulser au Rwanda les migrants arrivés illégalement au Royaume Uni.

      Le flou du projet européen devrait se dissiper sous peu. La Hongrie qui préside le Conseil des ministres de l’Union européenne a promis des initiatives concrètes lors d’une prochaine réunion des 27 ministres de l’intérieur de l’UE. Les solutions innovantes commencent à prendre la forme d’une politique de découragement de l’immigration vers l’Europe et il n’y a plus grand monde aujourd’hui pour s’en émouvoir.
      La solution innovante alternative de l’Espagne

      Seule l’Espagne prend le contrepied de la majorité des États membres. Depuis des mois, le pays fait face à une hausse des arrivées de migrants illégaux aux îles Canaries. Malgré cette pression, le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez prône une approche ouverte. Et pour lui, ce n’est pas juste une question morale. « L’immigration n’est pas qu’une question d’humanité, même si serait déjà suffisant en soi. Elle est, en plus, nécessaire pour la prospérité de notre économie et le maintien de notre bien-être » a déclaré ce mercredi le chef du gouvernement espagnol.

      Pour défendre sa vision, Pedro Sanchez pointe la place qu’occupent déjà les migrants dans l’économie de son pays. Ils représenteraient déjà 25 à 50% des travailleurs dans le secteur de l’hôtellerie, de l’agriculture ou de la construction. Le Premier ministre souligne aussi les difficultés de recrutement auxquelles les entreprises ibériques font face.

      « Aujourd’hui, plus de la moitié des entreprises espagnoles font état de difficultés pour trouver de la main-d’œuvre et le nombre de postes vacants non pourvus dépasse déjà les 150.000, a-t-il détaillé. Il s’agit d’un niveau record qui, si nous n’agissons pas, se multipliera au cours des prochaines décennies ». Dans la foulée, le chef du gouvernement espagnol a annoncé une réforme de l’accueil des migrants pour éliminer les procédures bureaucratiques inutiles et faciliter leur intégration.
      Avancer la mise en œuvre du pacte européen sur l’asile et la migration

      Pourtant comme les autres Européens, les Espagnols se disent de plus en plus inquiets face à la migration. Selon un sondage publié mardi par le quotidien El Pais, 57% d’entre eux estiment qu’il y a trop d’immigrés dans leur pays et 41% se disent « préoccupés » face à l’immigration, soit 16 points de plus qu’il y a un an et demi.

      Mais face à cette inquiétude Pedro Sanchez refuse la course à l’échalote. Pour lui, les « hubs de retour » ne sont que de la poudre aux yeux. Sa solution innovante, il préfère aller la chercher dans ce qui a déjà été approuvé par les 27 États membres. Le Premier ministre espagnol voudrait avancer d’un an, soit dès l’été prochain, l’entrée en vigueur du pacte européen sur l’asile et la migration. Nul besoin de solution innovante. Tout ce dont les Européens ont besoin y figure déjà : un renforcement des frontières extérieures de l’Union et surtout un mécanisme de solidarité avec les pays qui, comme l’Espagne, sont sous pression migratoire.

      https://www.rtbf.be/article/migration-les-europeens-a-la-recherche-de-solutions-innovantes-11447499

      #innovation

    • UN refugee agency endorses EU ‘#return_hubs’ — but with conditions

      The UN refugee agency (UNHCR) says EU ’return hubs’ in foreign countries may work as an incentive for rejected asylum seekers in Europe to go home.

      The concept aims to forcibly send failed asylum seekers in the EU, who refuse to leave, to centres abroad before final repatriation later on.

      “UNHCR gives preference to voluntary returns,” Jean-Nicolas Beuze, the agency’s representative in Brussels, told EUobserver earlier this week.

      But he also said \"return hubs can work as an incentive for rejected asylum seekers to go back home, because they are no longer on European soil."

      Coupled with reintegration and assistance once back home, the EU would also need to be involved to ensure conditions at the centres are up to human right standards, he said.

      “People should have access to adequate health facilities, education and so on and so forth, pending the time they are able or willing to return to their country of origin” he said.

      The UNHCR has not been consulted on any specific country where return hubs could be located. Instead, Beuze said they are talking with the EU Commission to ensure the centres would “be legally viable in line with international and eventually European law.”

      Asked why foreign-based centres could expedite forced returns when member states are unable to do it themselves, Beuze said there is a belief that the host nation could facilitate communication between the EU and the country of origin.

      “I think that there’s some belief that by having this staged approach, it will give more time for a deal to be made with the receiving country,\” he said.

      ’Catastrophic human cost’

      However, the issue has generated alarm among civil society, which warn similar efforts have either failed to deliver or have been corrupted by massive human rights violations.

      “Every time this kind of scheme has been attempted, it has had a truly catastrophic human cost,” said Olivia Sundberg Diez of Amnesty International.

      “From our perspective, these are not humane. These are not sustainable or even feasible examples to follow,” she said, noting the enormous financial and human costs.

      Unlike return hubs, Italy’s deal aims to process asylum claims of people rescued on the high seas at centres in Albania under Italian jurisdiction.

      But it is also set to cost €670m, or possibly more, over the next five years. And an initial batch of people disembarked at the centres were eventually returned to Italy, following a Rome court decision.

      A UK plan with Rwanda to send asylum seekers arriving on British shores to the central African nation reportedly cost over €800m. The scheme, now scrapped by the new Labour government, managed to send only four people who had volunteered after being offered over €3,000 each

      Australia’s decade-old efforts to offshore people to Nauru, a remote small pacific island, or Papua New Guinea, has led to riots, hunger strikes and suicides

      Whatever the stakes, the current European Commission appears determined to explore such ideas amid pressure from member states to curtail asylum arrivals.

      European Commission president Ursula von der Leyen has tasked commissioner-designate Magnus Brunner, among others, for the task.

      The Austrian national and finance minister is set to become the European Commissioner for internal affairs.

      Brunner made no mention of return hubs in his letter ahead of the hearing with the European Parliament next week, but instead referenced future legislation on returns.

      https://euobserver.com/migration/ar9f2c375e
      #HCR

    • ‘Return hubs’ possible under new EU rules

      The new regulation, seen by Euractiv, is expected to introduce tougher migration rules and facilitate the creation of return hubs.

      The Commission is “aiming to make it possible” for member states to explore innovative ideas, including “return hubs,” in new legislation set to be unveiled today.

      The EU’s new return rules – the so-called “missing piece” of the asylum and migration system – are set to be unveiled during Parliament’s plenary session in Strasbourg today. The new legislation will replace the existing directive, which has been in place since 2008.

      The new text, which as Euractiv previously reported is set to be a regulation, will be directly applicable and binding in all member states, bypassing the need for national implementation.
      The draft regulation seen by Euractiv paves the way for the EU to establish controversial “return hubs” – dedicated deportation centers outside the bloc.
      “I aim to make it possible for member states to think about new, innovative ideas, including return hubs,” EU Commission chief Magnus Brunner said during a closed-door briefing on Monday.

      The issue has been under EU-level discussion for months, with Commission President von der Leyen raising the concept in a letter to member states last October, calling for further exploration.

      The new proposal will outline three return scenarios for individuals: their country of origin, the country they transited from, or a country with a “return hub” agreement with an EU member state, the draft reads.

      According to Brunner, the issue of returns is “existential”. “We try to give people the feeling that they have control over what is happening in Europe”, the Commissioner said. He stressed that if the democratic center parties do not address the issue, “we will lose the trust of our citizens altogether.”
      A unified EU system and harsher rules
      The new rules aim to create a unified return system across member states, addressing inconsistencies in rule interpretation to tackle the EU’s low return rates.

      “Four out of five people with a return decision remain in the European Union,” Brunner said. “That’s not acceptable.”

      As announced by EU Commission President on Sunday, the regulation will propose a new “European return order,” and mutual recognition of return decisions among member states. However the draft says this mutual recognition will not be mandatory.

      The new proposal will introduce tougher rules for individuals with a return decision, particularly those considered security threats. Detention grounds should be expanded to address the risk of absconding, with a possible detention period of up to 24 months. For those deemed security risks, detention is expected to last as long as a judge deems necessary following assessment.

      Entry bans, previously capped at 5 years, could now extend to 10 years, with high-risk individuals facing bans of up to 20 years. The proposal will also introduce new obligations for returnees and removes the fixed 7 to 30-day voluntary departure period, giving member states control over deadlines.

      The text could also pave the way for a broader role for the EU Border Agency Frontex in returns, to be addressed in a future regulatory reshuffle. “We are working on that,” Brunner said.

      European Commission President Ursula von der Leyen’s second-term agenda includes tripling the European Border and Coast Guard to 30,000, a move that will require a major regulatory overhaul.
      The new text forms part of a broader push for stricter rules. The EU migration chief has confirmed plans to fast-track the safe third country review under the new Pact of Migration.

      Last week, the Commission also confirmed that an EU safe country of origin list is in the making, set for completion before June.

      Euractiv has previously reported that the Commission was consulting member states to accelerate the review to March instead of June.

      https://www.euractiv.com/section/politics/news/return-hubs-possible-under-new-eu-rules

    • Le Royaume-Uni envisage des « centres de retour » pour migrants hors de ses frontières

      En déplacement en #Albanie, le Premier ministre britannique #Keir_Starmer a évoqué avoir entamé des discussions pour créer, hors du Royaume-Uni, des « centres de retour » pour les demandeurs d’asile déboutés. Depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2024, le gouvernement travailliste multiplie les annonces visant à lutter contre l’immigration irrégulière.

      https://seenthis.net/messages/1116344

  • UE : von der Leyen durcit elle aussi ses propositions sur l’immigration

    Alors que Donald Tusk en Pologne réfléchit à suspendre temporairement le droit d’asile, la présidente de la Commission a pris position lundi pour l’ouverture de centres dédiés au « retour » des exilés dans des pays tiers, en dehors de l’UE.

    Le mandat de la nouvelle Commission n’est pas encore lancé – ce sera chose faite, au mieux, le 1er décembre. Quant aux dix textes du pacte « asile et migration » adoptés en avril à Strasbourg, ils sont encore loin d’être appliqués, tant ils sont touffus et contiennent des incertitudes et chausse-trappes juridiques.

    Mais tout cela n’empêche pas #Ursula_von_der_Leyen, à la tête de l’exécutif bruxellois, de relancer les hostilités. La conservatrice allemande a envoyé lundi une lettre aux 27 États membres dans laquelle elle plaide pour un nouveau texte sur l’immigration au niveau européen, en amont du sommet des chef·fes d’État et de gouvernement qui s’ouvre jeudi à Bruxelles.

    Dans cette missive, elle écrit : « Nous devrions continuer à explorer les options concernant le développement de “#centres_de_retour” [“#return_hubs”] en dehors de l’UE, notamment dans la perspective d’un nouveau texte législatif sur les retours. » Lors de son discours programmatique pour son second mandat, mi-juillet, devant le Parlement européen, elle s’était contentée de dire : « Il faudra faire davantage [que le pacte asile et migration]. Nous avons besoin d’une approche commune sur les retours, pour les rendre plus efficaces et plus dignes. »

    Ursula von der Leyen acte ainsi une politique basée sur l’externalisation, autrement appelée sous-traitance de la gestion des flux migratoires et des procédures qui y sont liées, dans des #pays_tiers dits « sûrs ». Elle l’assume d’ailleurs dans sa lettre, expliquant vouloir continuer « à établir des partenariats globaux avec des #pays_tiers_clés » : « Développer des partenariats en amont avec des partenaires clés en #Afrique et en #Asie est important pour notre stratégie globale. »

    La présidente de la Commission européenne va jusqu’à vanter les mérites de tels accords en citant les chiffres à la baisse des migrations vers l’Europe. En 2024, « les arrivées irrégulières ont diminué d’environ deux tiers sur la route de la Méditerranée centrale. Cela peut être attribué en grande partie à l’intensification des opérations de gestion des migrations et de lutte contre le trafic de migrants menées par les autorités libyennes et tunisiennes », déroule-t-elle, sans souligner le coût à la fois financier et humain de telles opérations, ni le marchandage que cela peut augurer avec les pays partenaires.

    De nombreux précédents

    Tombée lundi, la lettre de von der Leyen n’est pas forcément une coïncidence : la présidente de la Commission a envoyé ce courrier lundi, qui est aussi le jour où l’Italie a transféré le premier groupe de demandeurs d’asile vers les centres de traitement des demandes créés en Albanie. Elle s’inspire donc de cette expérience très controversée mise en chantier par la présidente du conseil italien Giorgia Meloni, sous la forme d’un accord entre l’Italie et l’Albanie signé en 2023.

    D’après cet accord, les hommes adultes interceptés par la marine italienne seront désormais déportés dans des centres situés en Albanie mais gérés par l’Italie (dont Mediapart avait suivi la construction), d’où ils pourront effectuer une demande d’asile.

    Dans une forme de procédure express, et donc potentiellement bâclée, les intéressés considérés comme légitimes à déposer une demande d’asile pourront se rendre par la suite en Italie, tandis que les autres devront rester en Albanie avant d’être expulsés, sans que l’on sache vers où dans le cas où leur pays serait en proie à des conflits ou à un contexte de chaos politique (comme l’Afghanistan).

    Cette stratégie de sous-traitance de la gestion des migrations à des pays tiers, dénoncée par de nombreuses ONG, n’est pas nouvelle. En juin 2023, Ursula von der Leyen s’était ainsi rendue en Tunisie aux côtés de Giorgia Meloni, afin de signer un accord proposant des fonds européens à Tunis, en échange de son engagement à freiner les départs de personnes migrantes depuis ses côtes vers l’Europe.

    Car durant des mois, alors que les traversées depuis la Tunisie vers l’Italie explosaient, de nombreux acteurs affirmaient que le pays du Maghreb avait « ouvert les vannes » pour faire pression sur l’UE, et ainsi obtenir un juteux accord financier pour permettre de réduire ensuite les départs (la Turquie en avait fait de même en son temps).

    Ces accords se sont multipliés, sous différentes formes, de la Turquie à l’Égypte, en passant par la Libye. À chaque fois, l’UE a financé la formation des gardes-côtes pour intercepter les exilés en Méditerranée centrale – souvent dans des conditions terribles –, pour les renvoyer vers la Libye où ils subissent des traitements tout aussi terribles.

    L’idée de trier les personnes aux frontières de l’UE sans leur laisser la possibilité d’accéder au territoire européen a déjà surplombé les débats autour du pacte migratoire européen. C’est en revanche la première fois que l’UE évoque, par la voix d’Ursula von der Leyen, la perspective d’ouvrir des centres dédiés au « retour » des exilés, sans préciser si ces derniers pourraient ou non demander l’asile.

    Or, l’UE est bien obligée de respecter le principe de non-refoulement, imposé notamment par la Convention de Genève relative aux réfugié·es. Celle-ci interdit d’empêcher une personne de demander l’asile dans le pays d’arrivée. Et les expulsions de personnes étrangères relèvent habituellement des politiques nationales de chaque État membre.
    Une dynamique partagée au sein de l’UE

    Quelques mois après une lettre coécrite et adressée à la Commission européenne par quinze États de l’UE, dans le contexte des élections européennes, von der Leyen semble ainsi céder à la pression. Dans cette lettre, des mesures étaient réclamées pour « prévenir et lutter contre les migrations irrégulières à la racine et le long des routes migratoires » et « faire la promotion du retour » des exilé·es. Et il était proposé d’« encourager l’établissement d’accords et de partenariats durables avec les pays partenaires le long des routes migratoires ».

    La manière dont la conservatrice von der Leyen emboîte le pas de la présidente du Conseil italien, membre d’un parti post-fasciste, sur la question ultra-sensible de l’immigration, peut surprendre. Meloni s’était refusée à soutenir, au Conseil en juin, un second mandat de von der Leyen, tandis que les eurodéputé·es Fratelli d’Italia, suivant la consigne de leur cheffe Meloni, ont elles et eux voté contre la réélection de von der Leyen en juillet.

    Celle-ci ne s’en émeut visiblement pas et a déjà envoyé en septembre le signal qu’elle voulait travailler de manière étroite avec Meloni à Rome : elle avait octroyé une place de choix – une vice-présidence de la future Commission – au candidat italien Raffaele Fitto, issu de Fratelli, provoquant là encore l’indignation des gauches. Au Parlement européen aussi, les alliances entre la droite et certaines formations d’extrême droite devraient être plus régulières au cours du mandat.

    Sur le papier, von der Leyen ne fait que s’inscrire dans une dynamique globale de surenchère presque partout sur le continent. En France, l’exécutif réclame désormais une nouvelle loi qui pourrait être examinée dès 2025, soit un an seulement après la loi Darmanin.

    De son côté, sous la pression des succès de l’extrême droite au niveau régional, l’Allemagne a réintroduit en septembre des contrôles à ses frontières. En Espagne, le chef du gouvernement socialiste Pedro Sánchez, bousculé par la droite et l’extrême droite qui instrumentalisent les arrivées de migrant·es aux Canaries, exhorte l’UE à accélérer la mise en application du pacte asile et migration adopté au printemps dernier.
    L’exception ukrainienne

    Mais c’est sans doute Donald Tusk, au pouvoir à Varsovie, qui a suscité la plus vive polémique : le libéral polonais a proposé à son parti, Coalition civique, de suspendre temporairement le droit d’asile, en réponse à ce qu’il décrit comme des attaques de Moscou et de Minsk organisant des « afflux » d’exilé·es pour déstabiliser la Pologne. La Pologne a déjà proposé d’outrepasser la primauté du droit européen par le passé, notamment sur la question migratoire. Une soixantaine d’ONG ont rappelé Tusk, plutôt considéré comme un progressiste autour de la table du Conseil à Bruxelles, à son devoir d’« humanité ».

    Ces crispations partout sur le continent se déroulent aussi alors que la Hongrie de Viktor Orbán occupe, pour le plus grand plaisir des extrêmes droites, la présidence tournante de l’UE jusqu’à décembre. Début septembre, le patron du Fidesz avait suscité des remous en proposant d’affréter des bus de migrants, de Budapest à Bruxelles, alors que la Cour de justice de l’UE a infligé une amende de 200 millions d’euros à la Hongrie pour non-respect du droit d’asile.

    Parmi les autres mesures proposées par von der Leyen dans sa lettre lundi, un autre point peut heurter : l’exception faite pour les réfugiés ukrainiens, en majorité des femmes, qui bénéficient de la protection temporaire enclenchée à l’échelle européenne (prolongée jusqu’en mars 2026), et pour lesquels la Commission européenne s’engage à présenter « des propositions qui garantiraient la sécurité juridique nécessaire pour continuer à gérer la situation aussi longtemps que nécessaire ». Elle s’engage également à soutenir les pays qui accueillent un grand nombre de ces réfugié·es.

    A contrario, inquiète des conséquences du conflit au Proche-Orient, désormais étendu au Liban, elle évoque un « risque évident de nouveaux déplacements internationaux » et une aide humanitaire supplémentaire en conséquence, d’un montant de 30 millions d’euros pour le Liban, portant le total « à plus de 100 millions d’euros pour 2024 afin d’aider les personnes dans le besoin ». Elle dit aussi étudier les options pour permettre le retour « sûr et volontaire » de réfugiés syriens dans leur pays d’origine, bien que la situation reste dangereuse sur place. Deux poids, deux mesures.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/151024/ue-von-der-leyen-durcit-elle-aussi-ses-propositions-sur-l-immigration
    #UE #Union_européenne #externalisation #asile #migrations #réfugiés

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    ajouté à la métaliste sur les tentatives de différentes pays européens d’#externalisation non seulement des contrôles frontaliers (https://seenthis.net/messages/731749), mais aussi de la #procédure_d'asile dans des #pays_tiers :
    https://seenthis.net/messages/900122

    • Why it matters that the EU is pushing to #offshore_asylum: 10 questions

      For years, EUobserver has been tracking the European Union’s increasing efforts to move asylum processing and responsibilities beyond its borders — a policy euphemistically referred to as “externalisation” and “border management”.

      This controversial trend raises significant legal, ethical, and humanitarian questions — but recently has been gaining increasing political acceptability.

      It’s a policy that has been years in the making, and one that raises serious concerns about the EU’s adherence to rule of law and guaranteeing fundamental rights to people.

      Here, because it’s not always easy to piece together the context from individual news stories, we answer some of the most pressing questions — and offer further reading based on our extensive reporting.
      1. What exactly is ’externalisation of asylum’ in the EU context?

      It refers to a range of policies and practices where the EU or its member states aim to transfer responsibility for asylum seekers — including their reception, processing of their claims, and potentially their long-term protection — to countries outside the EU.

      The EU’s deal with Ankara back in 2016, for instance, helped pioneer the approach whereby Syrians would be returned from Greece to Turkey without having their cases for international protection heard based on a so-called ‘safe third country’ concept.

      Further reading:

      EU leaders to discuss offshoring asylum centres to Turkey (2015)

      Europe’s solution to migration is to outsource it to Africa (2018)
      2. How does ‘externalisation’ actually work?

      The policy can involve formal agreements with third countries — countries outside of the EU — to host asylum processing centres (like the proposed Italy-Albania deal), funding third countries to intercept and manage migrants before they reach EU borders (like in the EU-Tunisia deal), or exploring models where certain protection claims sought in the EU could be processed elsewhere in a country, like Turkey, deemed ‘safe’ to send people back to.

      Further reading:

      Libyan coast guard infiltrated by criminals, says EU commissioner

      EU unclear on legality of Italy-Albania deal to offshore asylum
      3. Why is the EU pursuing these policies?

      Our reporting has identified a few different factors that play a role in the development and acceleration of implementing policies that would allow the EU to offshore asylum cases.

      Deterrence: A primary goal is to deter asylum seekers from attempting to reach EU territory in the first place.

      Reducing arrivals: To lower the number of asylum applications lodged within EU member states.

      Political pressure: To respond to domestic political pressure in some member states concerned about migration numbers.

      Perceived burden sharing: An attempt (often criticised) to shift the ’burden’ of asylum processing away from EU states, even if it means transferring it to countries with fewer resources and oversight.

      Further reading:

      The asylum files: deadlock and dead-ends (2017)

      The secrecy behind the EU’s plans to ’externalise’ migration (2023)
      4. Is this a new development?

      No. A European Parliament briefing from early 2024 lays out the timeline of the concept. Already back in 1986, Denmark tabled a draft resolution in the United Nations General Assembly to create “UN centres where asylum claims could be processed, in order to coordinate the resettlement of refugees among all states.”

      In the early 2000s, several proposals were made to ‘externalise’ the processing of asylum claims. Both the UK (then in the EU) and Germany proposed the establishment of asylum centres in 2003 and 2005. None of these proposals passed.

      After the 2014-2016 rise in asylum seeker’s requests, the EU-Turkey asylum deal was signed, which stated that “all new irregular migrants and asylum seekers arriving from Turkey to the Greek islands and whose applications for asylum have been declared inadmissible should be returned to Turkey,” effectively implementing externalisation.

      Further reading:

      EU looks to African dictators for migration solutions (2014)

      EU leaders to discuss offshoring asylum centres (2015)
      5. What are some key examples of these offshoring efforts?

      Albania: Italy’s 2023 deal aims to transfer people plucked from international waters to then have their asylum claims processed in Albania. Crucially, the processing of the claims in the Albanian centres would fall under Italian jurisdiction - an innovation praised by European Commission president Ursual Von der Leyen.

      Tunisia: The EU’s €1bn deal with Tunisia, including €105m specifically for migration control, sought to stem irregular migrant arrivals towards Italy. The deal was described as a blue-print for future cash-for-migrant deals.

      Libya: EU states cannot return asylum seeker hopefuls and refugees back to Libya given the rights abuses. So the European Commission helped bankroll Libya’s own search-and-rescue zone so that its Libyan coast guard could intercept and return people to the war-torn country.

      UN investigators in 2023 accused Libyan authorities of “widespread practice” of arbitrary detention, murder, torture, rape, enslavement and enforced disappearance of migrants. A few months later, the Libyan coast guard received its first EU-funded patrol boat with the European commission openly admitting that some of its ranks were infiltrated by criminal gangs.

      Turkey: The EU’s 2016 deal with Turkey sought to curb arrivals of Syrian refugees on the Greek islands in exchange for billions of euros in funds and political concessions to Ankara. But Turkey stopped accepting returns leading to a containment policy in Greece, described as inhumane by rights defenders.

      In the new migration pact: The EU’s pact on asylum and migration, specifically its Asylum Procedures Regulation, included a review of the safe-third country concept. The European Commission recently finalised its review, which resulted in making it easier for member states to send asylum seekers abroad to have their protection claims examined — even if they have never set foot in that country.

      Further reading:

      EU backs launch of Albania-Italy migrant ’offshoring’ deal (2024)

      EU lays groundwork to more easily offshore asylum (2025)
      6. What are the main criticisms and concerns surrounding these policies? Why are they called “cruel”?

      Our reporting consistently highlights several major concerns raised by human rights organisations, legal experts, and international bodies:

      Human rights violations: Risk of ’refoulement’ (sending people back to danger), substandard conditions in offshore centres, lack of access to fair and efficient asylum procedures, and potential for abuse in third countries.

      Legality: Questions about compatibility with international asylum law (e.g., the 1951 Refugee Convention), EU law (including the Charter of Fundamental Rights), and national constitutions.

      Accountability gaps: Difficulty in ensuring oversight and accountability when asylum processes are outsourced to countries outside the EU’s legal framework.

      Ethical concerns: The morality of shifting responsibility for vulnerable people to countries often less equipped to handle them, and the potential for creating a two-tiered system of rights.

      Practicality and cost: Many proposed schemes face immense logistical hurdles and can be extremely expensive, with questionable effectiveness in achieving their stated aims.

      The label “cruel” often stems from the potential human suffering, the denial of access to asylum on EU territory, and the abdication of legal and moral responsibilities. The leaked plans to detain migrant children also contribute to this perception of harshness.

      Further reading:

      EU commission takes stand against Danish asylum law (2021)

      North Africa and the human cost of Europe’s ’safe’ labels (2025)
      7. Who is pushing for these policies within the EU, and who is resisting?

      Proponents: EUobserver has reported that certain member states (e.g., Italy, Denmark, Hungary, Austria, Netherlands, Germany) have been strong advocates.

      At the EU-level, the European Commission under Ursula von der Leyen has shown openness to, or even endorsement of, some externalisation initiatives, seeing them as part of a broader migration management strategy. The EU’s new migration pact also reflects a compromise that includes elements facilitating externalisation.

      Opponents: Resistance comes from human rights organisations (Amnesty International, Human Rights Watch, etc.), refugee advocacy groups, UNHCR (the UN Refugee Agency), many legal scholars, and parts of the European Parliament (particularly Green and Left MEPs). They raise the legal and ethical concerns mentioned above.

      Further reading:

      Commission divisions open over asylum ahead of EU elections (2024)

      EU to expand deportation regime as Europe turns against migrants (2025)
      8. Does EU law currently allow for widespread offshoring of asylum seekers?

      This is a highly contested area.

      While the EU’s new Migration Pact includes concepts like “safe third countries” and border procedures that could be interpreted as facilitating externalisation, direct offshoring of individuals who have reached EU territory to have their entire asylum claim processed elsewhere by a third country (as in the UK-Rwanda or Italy-Albania model) faces significant legal challenges under existing EU asylum directives and the Charter of Fundamental Rights.

      The legality often hinges on specific interpretations and whether sufficient safeguards can truly be guaranteed.

      Further reading:

      Polish and Danish EU presidencies press to strip safeguards from asylum outsourcing (2025)

      Does the fundamental right to seek asylum still exist in the EU of 2024? (2024)
      9. What are the potential long-term consequences if these policies become widespread?

      Based on expert analysis covered by EUobserver, potential consequences include:

      – Erosion of the international refugee protection system and the principle of asylum.

      – Increased human rights abuses and suffering for asylum seekers.

      – Damage to the EU’s credibility as a champion of human rights and the rule of law.

      – Potential for instability in third countries tasked with hosting asylum seekers if not adequately supported or if deals are poorly designed.

      – A ’race to the bottom’ where more countries globally try to offload their asylum responsibilities.

      Further reading:

      O’Flaherty: state of human rights in Europe ’worst in my professional life’ (2025)

      EU asylum and anti-racism policies ’inadequate’ and ’abusive’, says Human Rights Watch (2025)
      10. What’s next? Is this trend likely to continue?

      All indications from our reporting suggest that the push for externalisation will continue, and possibly intensify.

      In the new Pact on Migration and Asylum the commission proposes solidarity mechanisms to manage arrivals of asylum seekers. A part of the pact is that member states can organise and pay for the deportation of people of specific nationalities, if they have bilateral agreements with those states – again, effectively externalising the asylum procedure.

      The political appetite in several member states remains strong and the new EU Migration Pact provides a framework that could be used to further these aims. We are likely to see more bilateral agreements, ‘pilot projects’, and continued political debate over the legality and morality of these approaches.

      Further reading:

      EU to expand deportation regime as Europe turns against migrants (2025)

      Language battle over ’deportation’ shines light on EU spin (2025)

      https://euobserver.com/migration/aredb505d6

  • #Métaliste sur l’#accord entre #Italie et #Albanie pour la construction de #centres d’accueil (sic) et identification des migrants/#réfugiés sur le territoire albanais...

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    ajouté à la métaliste sur les tentatives de différentes pays européens d’#externalisation non seulement des contrôles frontaliers (https://seenthis.net/messages/731749), mais aussi de la #procédure_d'asile dans des #pays_tiers :
    https://seenthis.net/messages/900122

    #migrations #externalisation