• How the coronavirus disrupts food supply chains
    https://multimedia.scmp.com/infographics/news/world/article/3080824/covid19-disrupts-food-supply/index.html

    The coronavirus is putting each link of the food supply chain under immense stress. From agricultural production and transportation to supermarket sales, governments around the world face tough political decisions to stem rising food costs and the real possibility of economic and humanitarian crises.

    #datavis #cartographie_narrative #alimentation #mondialisation

  • High radiation levels found in giant clams near U.S. nuclear dump in Marshall Islands - Los Angeles Times
    https://www.latimes.com/science/environment/la-me-marshall-islands-dome-is-leaking-radiation-20190528-story.html

    Researchers have found high levels of radiation in giant clams near the Central Pacific site where the United States entombed waste from nuclear testing almost four decades ago, raising concerns the contamination is spreading from the dump site’s tainted groundwater into the ocean and the food chain.

    The findings from the Marshall Islands suggest that radiation is either leaking from the waste site — which U.S. officials reject — or that authorities did not adequately clean up radiation left behind from past weapons testing, as some in the Marshall Islands claim.

    #déchets #nucléaire #contamination #chaine_alimentaire

  • You’ll never want to buy synthetic clothing after watching ’The Story of Microfibers’ : TreeHugger
    http://www.treehugger.com/sustainable-fashion/microfibers-may-be-small-theyre-enormous-problem.html

    Earlier this month, the Story of Stuff released its newest video on the problem of microfibers. The three-minute film offers a short yet powerful explanation of how the miniscule bits of synthetic fibers washing off our clothes are creating an environmental catastrophe in the #oceans.

    The microfiber pieces are smaller than a grain of rice, measuring less than 5 millimeters in length, which mean they cannot be filtered out by washing machines or even waste water treatment plants. They get flushed out into waterways and oceans, where they act like little sponges, attracting and absorbing other toxic chemicals around them, like motor oil and pesticides. Eventually they climb their way up the food chain, until they reach human bellies at mealtime.

    https://www.youtube.com/watch?v=BqkekY5t7KY&feature=youtu.be

    #vêtements #synthétiques #pollution #chaine_alimentaire #toxiques #empoisonnement

  • I signori del cibo: chi decide cosa arriva sulla nostra tavola

    “Pochi grandi gruppi controllano la produzione, la commercializzazione e la distribuzione del cibo che mangiamo”, spiega Stefano Liberti. “Queste industrie trattano il cibo come se fosse un giacimento di petrolio. Si cerca di produrre il più possibile al minor costo possibile, a scapito della qualità degli alimenti, dell’ambiente e dei diritti dei lavoratori che operano nella catena alimentare”.
    Stefano Liberti, autore del libro I signori del cibo. Viaggio nell’industria alimentare che sta distruggendo il pianeta (Minimum fax 2016), ha seguito la filiera di quattro prodotti alimentari – la carne di maiale, la soia, il tonno in scatola e il pomodoro concentrato – per scoprire come si sta trasformando il mercato globale del cibo.

    http://www.internazionale.it/video/2017/02/07/liberti-cibo
    #alimentation #finance #spéculation #chaîne_alimentaire #Stefano_Liberti #porc #soja #thon #tomates #globalisation #mondialisation

    • I signori del cibo. Viaggio nell’industria alimentare che sta distruggendo il pianeta

      Dopo A Sud di Lampedusa e il successo internazionale di Land grabbing, Stefano Liberti ci presenta un reportage importante che segue la filiera di quattro prodotti alimentari – la carne di maiale, la soia, il tonno in scatola e il pomodoro concentrato – per osservare cosa accade in un settore divorato dall’aggressività della finanza che ha deciso di trasformare il pianeta in un gigantesco pasto.
      Un’indagine globale durata due anni, dall’Amazzonia brasiliana dove le sconfinate monoculture di soia stanno distruggendo la più grande fabbrica di biodiversità della Terra ai mega-pescherecci che setacciano e saccheggiano gli oceani per garantire scatolette di tonno sempre più economiche, dagli allevamenti industriali di suini negli Stati Uniti a un futuristico mattatoio cinese, fino alle campagne della Puglia, dove i lavoratori ghanesi raccolgono i pomodori che prima coltivavano nelle loro terre in Africa.
      Un’inchiesta che fa luce sui giochi di potere che regolano il mercato del cibo, dominato da pochi colossali attori sempre più intenzionati a controllare ciò che mangiamo e a macinare profitti monumentali.

      http://www.minimumfax.com/libri/scheda_libro/779

    • Le #capitalisme raconté par le #ketchup

      La force d’un système économique tient à sa capacité à s’insinuer dans les moindres replis de l’existence, et en particulier dans nos assiettes. Une banale boîte de concentré de tomate contient ainsi deux siècles d’histoire du capitalisme. Pour son nouvel ouvrage, Jean-Baptiste Malet a mené une enquête au long cours sur quatre continents. Une géopolitique de la « malbouffe » dont il présente ici un tour d’horizon inédit.

      Dans la salle d’un restaurant décorée d’ours et de cobras empaillés, au cœur de la vallée de Sacramento, en Californie, un homme mord dans son hamburger face à une bouteille de ketchup. M. Chris Rufer, patron de la Morning Star Company, règne sur la filière mondiale de la tomate d’industrie. Avec trois usines seulement, les plus grandes du monde, son entreprise produit 12 % du concentré de tomate consommé sur la planète.

      « Je suis une sorte d’anarchiste, explique M. Rufer entre deux bouchées. C’est pourquoi il n’y a plus de chef dans mon entreprise. Nous avons adopté l’autogestion » — une « autogestion » où l’informatique remplace les cadres, mais qui ne prévoit pas que les travailleurs contrôlent le capital de l’entreprise. Mécène du Parti libertarien (1), M. Rufer laisse aux employés le soin de se répartir les tâches qui échoient encore à des êtres humains. Dans les ateliers de la ville de Williams, la Morning Star transforme chaque heure 1 350 tonnes de tomates fraîches en concentré. Lavage, broyage et évaporation sous pression sont entièrement automatisés.

      Traversé continuellement d’un essaim de camions tractant des doubles bennes de fruits rouges, l’établissement est le plus compétitif du monde. Il fonctionne en trois-huit et n’emploie que soixante-dix travailleurs par rotation. L’essentiel des ouvriers et des cadres ont été éliminés, remplacés par des machines et des ordinateurs. De ce traitement de « première transformation » sortent de grandes caisses contenant différentes qualités de concentré.

      Mises en conteneurs, elles circuleront sur tous les océans du globe. On les retrouvera, aux côtés de barils de concentré chinois, dans les mégaconserveries napolitaines qui produisent l’essentiel des petites boîtes de concentré vendues par la grande distribution européenne. Les usines dites « de seconde transformation » des pays scandinaves, d’Europe de l’Est, des îles Britanniques ou de Provence emploieront également du concentré importé comme ingrédient dans leur nourriture industrielle — ratatouille, pizzas surgelées, lasagnes... Ailleurs, ce produit pourpre et visqueux, mélangé à de la semoule ou à du riz, entre dans les recettes populaires et les mets traditionnels, du mafé à la paella en passant par la chorba. Le concentré de tomate est le produit industriel le plus accessible de l’ère capitaliste : on le trouve sur la table des restaurants branchés de San Francisco comme sur les étals des villages les plus pauvres d’Afrique, où il se vend parfois à la cuillère, comme dans le nord du Ghana, pour l’équivalent de quelques centimes d’euro (lire « Des produits chinois frelatés pour l’Afrique »).

      Toute l’humanité mange de la tomate d’industrie. En 2016, 38 millions de tonnes de ce légume-fruit (2), soit environ un quart de la production totale, ont été transformés ou mis en conserves. L’année précédente, chaque Terrien avait en moyenne absorbé 5,2 kilos de tomates transformées (3). Ingrédient central de la « malbouffe » (4) autant que de la diète méditerranéenne, la tomate transcende les clivages culturels et alimentaires. Elle n’est soumise à aucun interdit. Les civilisations du blé, du riz et du maïs décrites par l’historien Fernand Braudel ont aujourd’hui cédé la place à une seule et même civilisation de la tomate.

      Lorsqu’il presse le flacon Heinz pour couvrir ses frites d’une nouvelle giclée de ketchup, produisant ce bruit caractéristique que des milliards d’oreilles ont appris à reconnaître depuis l’enfance, M. Rufer n’a sans doute en tête ni la composition de la sauce ni son histoire mouvementée. Si, malgré sa couleur rouge, le « tomato ketchup » n’a pas le goût de la tomate, c’est que sa teneur en concentré varie entre 30 % et... 6 % selon les fabricants, pour 25 % de sucre en moyenne. Aux États-Unis, il s’agit de sirop de maïs (génétiquement modifié, la plupart du temps). Mis en cause dans l’épidémie d’obésité qui frappe le pays, omniprésent dans l’alimentation industrielle des Américains, ce « glucose-fructose » coûte moins cher que les sucres de canne ou de betterave. Dopés à l’amidon modifié, aux épaississants et aux gélifiants comme la gomme xanthane (E415) ou la gomme de guar (E412), les pires ketchups représentent l’aboutissement d’un siècle de « progrès » agroalimentaire.

      Dans les usines de M. Rufer comme dans toutes les installations de transformation du globe, l’essentiel de la technologie vient d’Italie. Née au XIXe siècle en Émilie-Romagne, l’industrie de la tomate a connu une expansion planétaire. C’est en émigrant, à la fin du XIXe siècle, que des millions d’Italiens diffusent l’usage culinaire de la tomate transformée et stimulent les exportations de conserves tricolores vers l’Argentine, le Brésil, les États-Unis. En Italie, durant la période fasciste, la boîte en fer symbolise la « révolution culturelle » inspirée du futurisme qui exalte la civilisation urbaine, les machines et la guerre. La tomate en conserves, nourriture de l’« homme nouveau », conjugue ingénierie scientifique, production industrielle et conservation de ce qui a été cultivé sur la terre de la patrie. En 1940 se tient à Parme la première « Exposition autarcique des boîtes et emballages de conserve », un événement qui fait la fierté des hiérarques du régime. La couverture de son catalogue montre une boîte de conserve frappée des lettres AUTARCHIA. L’autarcie verte, la voie économique suivie par le fascisme, rationalise et développe l’industrie rouge. « De nos jours, deux aliments globalisés de la restauration rapide, le plat de pâtes et la pizza, contiennent de la tomate. C’est là, en partie, l’héritage de cette industrie structurée, développée, encouragée et financée par le régime fasciste », souligne l’historien de la gastronomie Alberto Capatti.

      Apparues au XIXe siècle aux États-Unis, la boîte de soupe à la tomate Campbell’s et le flacon rouge Heinz — dont il se vend annuellement 650 millions d’unités à travers le monde — rivalisent avec la bouteille de Coca-Cola pour le titre de symbole du capitalisme. Fait méconnu, ces deux marchandises ont précédé l’automobile dans l’histoire de la production de masse. Avant que Ford n’assemble des automobiles sur des chaînes de montage, les usines Heinz de Pittsburgh, en Pennsylvanie, fabriquaient déjà des conserves de haricots à la sauce tomate sur des lignes de production où des tâches telles que le sertissage des boîtes étaient automatisées. Des photographies de 1904 montrent des ouvrières en uniforme Heinz travaillant sur des lignes de production : les bouteilles de ketchup s’y déplacent sur un rail. Un an plus tard, Heinz vend un million de bouteilles de ketchup. En 1910, il produit quarante millions de boîtes de conserve et vingt millions de bouteilles de verre. L’entreprise est alors la plus importante multinationale américaine (5).

      Dans le sillage de la vague néolibérale des années 1980, et grâce à l’invention des conditionnements aseptiques (traités pour empêcher le développement de micro-organismes), qui ouvrent la voie aux flux intercontinentaux de produits alimentaires, les géants tels que Heinz ou Unilever sous-traitent progressivement leurs activités de transformation de tomates. Désormais, les multinationales du ketchup, de la soupe ou de la pizza se fournissent directement auprès de « premiers transformateurs » capables de fournir du concentré industriel à très bas coût et en très grande quantité. En Californie, en Chine et en Italie, quelques mastodontes transforment à eux seuls la moitié des tomates d’industrie de la planète. « Si les Pays-Bas, où s’est implantée une usine Heinz gigantesque, sont le premier exportateur de sauces et de ketchup en Europe, ils ne produisent pas de tomates d’industrie, précise le trader uruguayen Juan José Amézaga. Tout le concentré employé dans les sauces qu’exportent les Pays-Bas ou l’Allemagne est produit à partir de concentré d’importation en provenance de diverses parties du monde. Les fournisseurs peuvent se trouver en Californie, en Europe ou en Chine. Cela fluctue en fonction des périodes de l’année, des taux de change, de l’état des stocks et des récoltes. »

      Premier producteur mondial de concentré de tomate, la Californie ne compte que douze usines de transformation. Toutes sont titanesques. Elles fournissent à elles seules la quasi-totalité du marché intérieur nord-américain et exportent vers l’Europe des concentrés vendus parfois moins cher que les concentrés italiens ou espagnols. À la différence des « tomates de bouche », destinées au marché de frais, les variétés buissonnantes de « tomates d’industrie » ne sont pas tuteurées. Parce que le soleil dispense une énergie abondante et gratuite, elles poussent exclusivement en plein champ, contrairement aux cultures sous serre qui alimentent les étals toute l’année. En Californie, les récoltes débutent parfois dès le printemps et s’achèvent, comme en Provence, à l’automne.

      « Améliorées » depuis les années 1960 par des généticiens, les tomates de l’agro-industrie sont conçues d’emblée pour faciliter leur transformation ultérieure. La science qui guide l’organisation du travail intervient aussi en amont, au cœur même du produit. L’introduction d’un gène a par exemple permis d’accélérer les cueillettes manuelles et rendu possibles les récoltes mécaniques. Tous les fruits de la filière mondiale se détachent de leur pédoncule d’une simple secousse. Bien qu’aujourd’hui les tomates d’industrie du marché mondial soient majoritairement de variétés dites « hybrides », la purée de tomates est entrée dans l’histoire comme le tout premier aliment OGM commercialisé en Europe (6).

      Avec sa peau épaisse qui craque sous la dent, la tomate d’industrie supporte les cahots des voyages en camion et le maniement brutal par les machines. Même placée au fond d’une benne sous la masse de ses congénères, elle n’éclate pas. Les grands semenciers ont veillé à ce qu’elle contienne le moins d’eau possible, contrairement aux variétés de supermarché, aqueuses et donc inadaptées à la production de concentré. L’industrie rouge se résume au fond à un cycle hydrique perpétuel et absurde : d’un côté, on irrigue massivement les champs dans des régions où l’eau est rare, comme la Californie ; de l’autre, on transporte les fruits dans des usines pour évaporer l’eau qu’ils contiennent afin de produire une pâte riche en matière sèche.

      https://www.monde-diplomatique.fr/2017/06/MALET/57599

      Un article qui date de 2017, avec une infographie de @odilon... je mets ici pour archivage

  • Phytoplankton rapidly disappearing from the Indian #Ocean | Science News
    https://www.sciencenews.org/article/phytoplankton-rapidly-disappearing-indian-ocean

    The loss of these #microbes, which form the foundation of the ocean food web, may undermine the region’s ecosystem, warns study coauthor Raghu Murtugudde, an oceanographer at the University of Maryland in College Park.

    #phytoplancton #chaîne_alimentaire #climat #écosystème

  • Abrupt changes in food chains predicted as Southern Ocean acidifies fast: study
    http://www.smh.com.au/environment/climate-change/abrupt-changes-in-food-chains-predicted-as-southern-ocean-acidifies-fast-stu

    Below a certain pH level, shells of such creatures become more brittle, with implications for fisheries that feed off them since pteropods appear unable to evolve fast enough to cope with the rapidly changing conditions.

    “For pteropods it may be very difficult because they can’t run around without a shell,” Professor Timmermann said. “It’s not they dissolve immediately but there’s a much higher energy requirement for them to form the shells.”

    Given the sheer scale of the marine creatures involved, “take away this biomass, [and] you have avalanche effects for the rest of the food web”, he said.

    #effet_de_serre #co2 #acidification #océan #coquille #chaine_alimentaire

  • A quoi ressemblerait la Terre sans #microbes ?
    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2014/12/21/a-quoi-ressemblerait-la-terre-sans-microbes

    En l’absence des #procaryotes, toute la #chaîne_alimentaire imploserait.

    Commençons par le bas. Sans les #bactéries, qui jouent un rôle essentiel dans la fixation de l’#azote par les #plantes, la #photosynthèse cesserait dans l’année qui suivrait. L’humanité pourrait néanmoins parer le coup en nourrissant ses cultures avec des engrais azotés que l’on sait produire à bas coût. Mais pourrait-on également apporter ces compléments à toutes les grandes zones végétales sauvages du monde, à toutes les #forêts tropicales, à la #taïga, à la #savane, etc. ? On en doute. Passons à l’étage supérieur, celui des #herbivores et en particulier des ruminants qui nous fournissent leur #viande et leur #lait. Si nous ne voulons pas dire « adieu, veaux, vaches, moutons, chèvres », il faudra là encore, expliquent Gilbert et Neufeld, avoir recours au talent des chimistes humains pour que ces animaux se passent des services des bactéries et archées qui aident notre bétail à digérer la #cellulose des plantes.

    Ce n’est là que le début des problèmes. Il faudrait par exemple penser à donner à tous les animaux du monde (et notamment au #phytoplancton) de la vitamine B12 qui nous est fournie grâce à l’activité bactérienne. Cette dernière joue aussi un rôle important dans le recyclage de la biomasse. Ainsi, sans les bactéries, le #phosphore qui existe en quantité limitée à la surface de la planète et qui est contenu dans les êtres vivants, ne pourrait plus, une fois ceux-ci passés de vie à trépas, être restitué à la nature et viendrait progressivement à manquer, en particulier dans les #océans qui cesseraient de produire de la vie en quelques décennies, sauf à se dire que nos chimistes joueraient de nouveau les pompiers et ensemençant toutes les mers du globe en phosphore...

    Même en imaginant que nous puissions, par notre chimie, empêcher la chaîne alimentaire de s’effondrer complètement, il est un domaine où l’absence de bactéries finirait par se faire cruellement sentir : celui de l’#oxygène que nous respirons. Sa production serait déjà bien entamée par la disparition prévisible d’une bonne partie des écosystèmes végétaux, terrestres ou marins, mais le phénomène serait aggravé parce qu’une partie de cet oxygène provient directement des #cyanobactéries ! Nous pourrions vivre sur les réserves probablement pendant plusieurs centaines de millénaires, calculent nos deux biologistes, mais celles-ci finiraient par s’épuiser.

    Il est de toute manière fort probable qu’avant d’arriver à l’asphyxie finale, l’humanité n’aura pas survécu à des périodes prolongées de famine et de guerres pour la nourriture dignes de certaines fictions apocalyptiques. Les auteurs soulignent que, même si la disparition subite des bactéries n’entraînait pas dans la foulée celle des plantes et animaux, « la survie à long terme des eucaryotes serait douteuse ». Bel euphémisme. Cette expérience de pensée a le mérite, en décortiquant la multitude de processus dans lesquels les #micro-organismes sont impliqués, de mettre en lumière à quel point ces minuscules êtres, que l’on regroupe un peu par dédain sous le terme de « microbes », sont en réalité les véritables maîtres de la #vie sur #Terre.

  • La progressive dégringolade de l’anthropocentrisme et de la téléologie anthropique .

    L’anthropocentrisme est une position morale vis a vis de l’environnement, identifié en philosophie, par les personnes mettant au centre de leur intérêt l’humain, au lieu par exemple de la souffrance (pathocentrisme), du social (sociocentrisme) ou des mammifères (zoocentrisme), ou encore des entités comme les espèces ou les écosystèmes (écocentrisme).
    Toutes ces positions sont problématiques pour différentes raisons que je vous épargnerai ici (celles et ceux que ça intéresse, peuvent se pencher sur les livres d’éthique environnementale, ou me poser des questions), mais grosso-modo l’anthropocentrisme a une sorte de popularité du sens commun assez forte, il commence a avoir quelques revirement, mais ça reste difficile.
    Une autre perspective problématique est la téléologie en biologie, et disons dans les sciences du vivant. Côté scientifique, on a dépassé les idées reçus et ça fait bien longtemps que l’on a accepté (du moins théoriquement) l’humain n’est plus l’aboutissement de l’évolution, et d’une manière générale, que l’évolution n’a pas d’aboutissement prévisible de toute façon. Mais toujours est-il que cette idée a la vie dure, parce qu’elle a été dans le passé soutenus par des scientifiques (qui maintenant ne sont plus reconnus comme tel) et que l’on en trouve toujours quelques uns aujourd’hui pour faire des approximations malheureuses. Je rappelle que l’humain ne descend pas du singe... puisque l’humain fait partie de l’espèce des grand singes sans queue ; que certaines plantes au point de vue génétique sont bien plus complexe que nous, et que si l’on compare en capacité d’adaptation, des bactéries sont biens plus anciennes et étant toujours en vie, on vécu beaucoup plus d’adaptation que notre espèce.
    Bref.

    Toujours est-il que des scientifiques, proposent aujourd’hui de remettre en question la supériorité entendu de l’espèce humaine dans la chaîne trophique (chaîne alimentaire). Scientifiquement ça constitue un argument contre la téléologie anthropique, moralement ça peu servir (à contré les affirmation qui se prétende basé sur une évidence « naturelle » d’un humain supérieur)... mais c’est limité, description et prescription étant deux choses différentes.
    L’étude en question
    http://www.pnas.org/gca?allch=&submit=Go&gca=pnas%3B1305827110v1
    Indique le « type de régime alimentaire » auquel participe les humains, avec des distinctions géographiques. Et il se trouve, pour reprendre leur exemple que nous avons plus ou moins la même place que des anchois.
    http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/un-nouvel-indice-positionne-l-homme-au-meme-niveau-que-l-anchois-dans-la-chaine-
    http://wwz.ifremer.fr/institut/Les-ressources-documentaires/Medias/Communiques-de-presse/Niveau-trophique-humain
    http://www.liberation.fr/sciences/2013/12/04/chaine-alimentaire-l-homme-un-anchois-comme-les-autres_964185
    Ça ne signifie pas que ce n’est pas l’espèce humaine qui décime le plus d’espèce vivante, on parle ici bien du régime alimentaire de certains humains, pas de la quantité totale de ce que certains humains tuent.
    Pour le faire court, bien que l’orque a un régime plus exclusivement carnivore que le notre (il est donc noté 5.5, la ou nous sommes noté 2.2), il n’en reste pas moins que c’est certainement l’espèce humaine qui tue plus de mammifères que les orques.

    Notons par ailleurs, la sortie de la science par l’article pour une proposition politique :

    En poursuivant cette étude, il serait possible de convertir la consommation humaine en production primaire requise pour soutenir ses besoins alimentaires. En effet, pour chaque passage à un niveau trophique supérieur, 90 % de l’énergie est perdue. L’augmentation de notre niveau trophique a ainsi des répercussions immédiates sur notre extraction de ressources naturelles dans un monde à capacité limitée. Cette quantification de l’impact de l’augmentation du niveau trophique humain de chaque pays sur l’extraction de ressources naturelles permettrait de mieux comprendre l’impact de notre alimentation sur notre capacité future à nourrir les 9 milliards d’êtres humains en 2050.

    #philosophie #écologie #évolution #chaîne_trophique #chaîne_alimentaire #anchois #espèce #éthique_de_l'environnement

    • L’humain n’est plus la fin de l’évolution mais le stade actuel d’une des branches de l’évolution. Bien. Maintenant il faut qu’ils intègrent qu’il n’y a pas de chaîne alimentaire mais des cycles, et que les niveaux supérieurs ne sont pas que du gâchis d’énergie/de calories/de protéines mais des régulateurs, des agents qui permettent de bouger et de faire « pulser » la fertilité. Le saumon doit avoir un niveau trophique élevé, mais c’était grâce à eux que le système de fertilité bouclait partout où ils abondaient, lorsqu’ils remontaient les cours d’eau pour se reproduire et mourir, étant un des rares facteurs contrant l’entropie qui a tendance à tout ramener dans l’océan. Pareil pour les immenses nuées de Passenger Pigeons qui faisaient des apports ponctuels et massifs de phosphore dans les forêts amérindiennes. « 90% de l’énergie est perdue » ? Où, quand, pourquoi comment ? Quelqu’un qui a accès à l’article peut nous le dire ?

    • A mon avis l’énergie est perdu en tant qu’elle n’est pas utilisé pour se faire fonctionner, ou comme matériau de construction de sa propre croissance non ? Après je suis d’accord que le terme de « chaîne » est pas adapter, certains propose « réseau » plutôt. Cycle, je sais pas, ça sous entend retour au même, dans ma tête... J’ai personnellement pas accès a l’article en anglais. :/

    • Oui, le papier parle de reseau (food web), jamais de chaine.

      Le passage dont est tiree cette histoire de 90% :

      Between each trophic level, there is a loss of energy (3, 6), meaning that more primary production is required to sustain higher trophic levels (7). Assuming an energy transfer rate of 10%, it would require 100 kg C of primary production to produce 1 kg C of a species that has a trophic level of 3 (7). This energy transfer rate can vary significantly between ecosystems [3–20% (8)]. Net primary production (NPP) is the limited capacity of the globe to produce biomass. Humans currently appropriate 25% (8–14.8 Pg C) of the NPP through food production and land use (9, 10), and this human appropriation is approaching the planetary boundary (11, 12). Direct extraction of resources for food production represents 35–40% of human appropriation of NPP (10), relating both to the volume of food consumed and to diet composition. Therefore, for a fixed quantity of food consumed, it is more efficient for human populations to eat from lower trophic levels to reduce the extraction of resources.