• « The #Bibi_Files » : un film indispensable sur tout ce que la corruption détruit | Mediapart
    ▻https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/130626/bibi-files-un-film-indispensable-sur-tout-ce-que-la-corruption-detruit

    dispo/visible sur mediapart

    Le documentaire d’#Alexis_Bloom, que « Mediapart » diffuse à partir du 13 juin pendant trois mois, est, au-delà des #enquêtes_judiciaires qui visent Benyamin #Nétanyahou, une leçon de choses essentielle sur les ravages de la #corruption au sommet de l’État.

    #Benyamin_Nétanyahou est ciblé par diverses accusations dans les dossiers que la justice de son pays a sobrement baptisés « 1 000 », « 2 000 » et « 4 000 ». Dans un cas, il est soupçonné d’avoir perçu avec sa femme jusqu’à 200 000 euros de cadeaux et avantages de la part de riches hommes d’affaires, particulièrement généreux en #bijoux, #cigares de luxe et caisses de #champagne – ce qui vaudra cette mordante réplique d’un enquêteur à Benyamin Nétanyahou en pleine audition : « Est-ce qu’il est plus facile de diriger le pays avec une coupe de champagne ? »

    Dans un autre volet, le premier ministre israélien est suspecté d’avoir noué un pacte avec le propriétaire de l’influent quotidien payant Yediot Aharonot, au terme duquel Nétanyahou profitait d’une couverture médiatique favorable en échange d’un projet de loi qui aurait permis de limiter la diffusion d’un concurrent gratuit. Dans le dernier dossier, ce sont des appuis gouvernementaux au profit du propriétaire d’un groupe de télécommunications, là encore en contrepartie d’un traitement éditorial favorable sur son site #Walla, qui sont en cause.

    Le complotisme en col blanc
    Dans les entretiens filmés face aux enquêteurs, Benyamin Nétanyahou se montre à l’image de tant et tant de responsables politiques quand ils sont confrontés à l’incendie judiciaire, comme Nicolas Sarkozy en France, Jair Bolsonaro au Brésil, Silvio Berlusconi en Italie ou Donald Trump aux États-Unis.

    Le premier ministre israélien crie au complot. Il parle même d’un coup d’État, qui serait, à l’entendre, fomenté par des juges et des journalistes mus par des intérêts militants. Et aucun de ceux qui, dans son ancien entourage direct, ont osé témoigner contre lui durant l’enquête, n’échappe à la même sentence. Comme d’autres avant lui, Nétanyahou semble penser que l’État, c’est lui, et lui seul.

    Certaines scènes de The Bibi Files sont saisissantes. Tandis que Nétanyahou est filmé en train de perdre ses nerfs devant les policiers, tapant furieusement du poing sur la table, son fils Yaïr va jusqu’à comparer les enquêteurs à la Stasi devant eux. C’est aussi le parallèle qu’avait choisi Nicolas Sarkozy en 2014 dans les colonnes du Figaro quand il était aux prises avec la justice dans l’affaire Bismuth – depuis sa condamnation en première instance dans l’affaire libyenne, l’ancien président français se compare désormais au capitaine Dreyfus...

    Mais le documentaire d’Alexis Bloom ne se contente pas de mettre en scène l’incroyable matière première de son récit. Les entretiens policiers sont encadrés par les interventions de nombreux grands témoins (un ami d’enfance de Nétanyahou, d’anciens employés, son ex-directeur de la communication, des journalistes, un ancien maître espion du Shin Bet), qui donnent une épaisseur supplémentaire au film.

    Le #documentaire n’élude rien, non plus, des compromissions de Benyamin Nétanyahou avec le Hamas, dont il a par le passé justifié le soutien par l’intermédiaire du Qatar, pensant ainsi affaiblir l’Autorité palestinienne.

    Où l’on comprend comment les affaires, et surtout la panique qu’elles suscitent en lui, représentent depuis des années la matrice des choix politiques de Benyamin Nétanyahou. Voilà un homme qui paraît avoir décidé de prendre en otage la population et les institutions pour garantir sa survie politique. Son césarisme l’a même poussé jusqu’à imaginer une réforme du système judiciaire de son pays, qui lui aurait permis de le modeler à sa main.

    Ce projet – qui a échoué – avait envoyé des milliers de citoyen·nes dans la rue, qui ont manifesté pendant une quarantaine de semaines d’affilée, au cri de « crime minister » (un jeu de mots avec prime minister). Un témoin du documentaire parle d’une stratégie politique visant à « casser les os du système », quand un autre compare Nétanyahou à un « architecte du chaos ».

    Affaiblir la justice, c’était aussi l’ambition du récent référendum, perdu, de la cheffe du gouvernement d’extrême droite italien, Giorgia Meloni. Et il n’est nul besoin de faire un dessin sur les désirs de mise au pas des juges par Trump outre-Atlantique ou, en France, de plusieurs responsables politiques pyromanes.

    L’isolement politique progressif de Nétanyahou du fait des affaires a aussi été à l’origine de son rapprochement électoral avec deux responsables israéliens suprémacistes, Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich, dont l’identité politique peut se résumer à un messianisme génocidaire pour la Palestine.

    The Bibi Files n’élude rien, non plus, des compromissions de Benyamin Nétanyahou avec le Hamas, dont il a par le passé justifié le soutien par l’intermédiaire du Qatar, pensant ainsi affaiblir l’Autorité palestinienne, raconte le documentaire. Ce qui a rendu les forces sécuritaires israéliennes aveugles aux projets terroristes du #Hamas, jusqu’aux attaques meurtrières du 7-Octobre.

    C’est la raison pour laquelle le journaliste israélien Raviv Drucker, coproducteur et témoin de The Bibi Files, confiait récemment à Mediapart : « On peut tracer une ligne directe depuis les affaires de corruption de Nétanyahou […] et l’immense fissure que la réforme voulue par le gouvernement a créée au sein de la société israélienne, jusqu’à la formation des conditions qui ont rendu possible le 7-Octobre. »

    Et l’on comprend mieux cette phrase lancée il y a quelques jours par Donald Trump à Benyamin Nétanyahou, alors que la furie guerrière des deux hommes, au Liban, en Iran et à Gaza, permet de repousser toujours plus loin l’échéance judiciaire pour le #leader_israélien : « Tu serais en prison sans moi. Je te sauve la mise. »

  • Argent #libyen de #Sarkozy : suivez le dénouement du procès en direct | Mediapart
    ►https://www.mediapart.fr/journal/france/250925/argent-libyen-de-sarkozy-suivez-le-denouement-du-proces-en-direct

    Le tribunal judiciaire rend jeudi sa décision dans l’affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle de 2007. Le parquet a requis sept ans de prison et cinq ans d’inéligibilité contre l’ancien chef de l’État. Notre récit en direct avec nos journalistes sur place, dont Fabrice Arfi et Karl Laske depuis la salle d’audience…

    Il est déclaré coupable d’association de malfaiteurs pour avoir participé à une entente pour préparer le délit de corruption en tant que ministre de l’intérieur.

    #champagne

    mais déclaré coupable d’association de malfaiteurs et relaxé de corruption passive, de détournement de fonds publics (libyens) et financement illicite de campagne électorale.

  • « Comme un esclave » : L’industrie du #Champagne jugée pour #traite_des_êtres_humains

    Une affaire de traite des êtres humains, survenue lors des #vendanges de 2023, a été jugée jeudi 19 juin à Châlons-en-Champagne. Elle met au jour un système de #sous-traitance qui a conduit à une #maltraitance des travailleurs banalisée. Reportage.

    Devant le tribunal judiciaire de Châlons-en-Champagne, plusieurs dizaines de personnes, travailleurs immigrés et syndicalistes de la CGT, profitent des quelques coins d’ombre alors que l’audience du jour, ce jeudi 19 juin, est suspendue pour la pause de midi. « C’est une victoire que l’on soit tous là, que nos voix passent partout, à la radio, à la télévision », lance un travailleur au micro.

    Celui-ci fait partie des 47 travailleurs immigrés reconnus victimes potentielles d’une affaire de traite des êtres humains qui secoue l’image de luxe entretenu par l’industrie du Champagne. La moitié de la salle d’audience est remplie de ces travailleurs, concentrés dans leur écoute, venus massivement demander #justice.

    « Je salue le courage de ces vendangeurs des raisins de la misère. Ce procès doit marquer un tournant, introduit Maxime Cessieux, l’avocat de la CGT de la Marne et de la fédération agro-alimentaire et forestière. Si en septembre 2025 des récoltes se passent de la même façon, alors on aura échoué à attirer l’attention du monde entier sur ce qu’il se passe réellement en Champagne ».

    Ce dossier de traite des êtres humains incarne en effet l’envers du décor du travail saisonnier en Champagne. L’histoire commence dans une maison au cœur du petit village de #Nesle-le-Repons. 130 âmes, au milieu des splendides coteaux du vignoble champenois. Le 14 septembre 2023, trois inspecteurs du travail accompagnés de deux policiers y ont découvert des dizaines et des dizaines de #travailleurs_saisonniers, immigrés d’Afrique de l’Ouest (Mali, Mauritanie, Côte d’Ivoire, Sénégal…), entassés là, disposant de moins d’un mètre carré d’espace chacun. Dans ce #taudis, les matelas alignés à même le sol sont sales. L’électricité n’est pas aux normes. Il n’y a pas d’eau chaude tandis que les trois toilettes existantes sont vétustes et bouchées. Des conditions assimilables à un « #bidonville », résume le rapport de l’inspection du travail au cœur du dossier.

    « J’ai cru que l’on était dans une morgue »

    « Quand on est entrés dans cette maison, à 21h, j’ai vu les pieds des travailleurs, tous alignés en rang, dépasser d’un demi-plafond. J’ai cru que l’on était dans une morgue », glisse, assise sur les bancs du tribunal, Marilyne Breton, l’une des inspectrices du travail qui a découvert la situation. « Beaucoup d’entre nous étaient malades, fatigués, à cause de ces conditions insalubres. Personnellement, j’avais de la toux à cause de ça. Tout ça m’a énormément marqué, traumatisé », confie même devant les juges l’une des victimes présumées, M. Doumbia.

    À l’instar d’autres travailleurs qui l’écoutent derrière lui, et le soutiennent du regard, M. Doumbia a été recruté via les réseaux sociaux. D’autres l’ont été par des boucles Whatsapp ou par du bouche-à-oreille. Tous ont été ainsi ramenés de région parisienne vers la Marne, à bord d’un bus, où chacun a dû payer 10 euros sa place. Les deux recruteurs, Témuri Muradian et Abdoulaye Camara, leur ont fait miroiter 80 euros par jour travaillé, et un hébergement hôtelier. Aucune promesse n’a été tenue.

    Les deux hommes ont été engagés par une société de prestation, #Anavim, dirigée par une femme, #Svetlana_Goumina, de nationalité kirghize. Ce type de sociétés de prestataires de service s’est démultiplié ces dernières années, et fournit une large partie des 120 000 travailleurs qui viennent pour les vendanges chaque année. De la main d’œuvre à bas coût, basée sur une concurrence organisée entre travailleurs d’Afrique de l’Ouest et d’Europe de l’Est, tandis que les locaux délaissent ce travail difficile devenu trop mal rémunéré.

    En lieu et place de contrats, les rares qui ont signé un document, ont signé seulement une déclaration préalable à l’embauche – plusieurs d’entre eux ne savaient ni lire ni écrire. Les conditions de travail imposées dans ces #vignes étaient terribles, selon les témoignages recueillis. « Je n’ai jamais travaillé dur comme ça. On nous a aussi fait travailler sous la pluie. J’ai été traité comme un âne, comme un esclave », raconte M. Camara devant les juges.

    Un lever vers 5 h, un départ entre 6 et 7 h pour les vignes, entassés à l’arrière de fourgonnettes sans sièges et sans fenêtres, pour démarrer le travail à 8 h. Une fin de journée vers 18h30, avec une pause d’une demie-heure grand maximum le midi. Un retour à la maison vers 20h, parfois 21h. En somme : des amplitudes horaires à disposition de l’employeur qui explosent tous les compteurs du code du travail. Le tout, accompagnés d’une pression constante pour accélérer la cadence, de violences verbales et de menaces à l’arme blanche, racontent plusieurs victimes.

    Cinq kilos de riz pour une cinquantaine de personnes

    Malgré la dureté de la tâche, les travailleurs étaient sous-nourris. Un café le matin, un sandwich parfois « pourri », « encore congelé » le midi. Le soir, du riz avec parfois du poulet, mais en quantité très insuffisante. Cinq kilos de riz pour une cinquantaine de personnes, précisent les témoins. « J’étais mal. Je n’ai pas mangé pendant deux jours, j’ai eu des maux de tête », se souvient un autre travailleur, M. Camara, devant les juges. « Mais on est resté, on avait pas le choix. On se disait qu’on allait travailler et être payés. » Sans moyen de transport, #sans-papiers pour la plupart, les travailleurs ne savaient pas non plus comment se rendre à la gare la plus proche, à près de 2 heures 30 de marche.

    La traite des êtres humains est caractérisée par la #soumission de plusieurs personnes vulnérables ou dépendantes à des #conditions_d’hébergement indignes ou encore à une #rétribution insuffisante ou inexistante. On leur avait promis une paie à 80 euros par jour : la grande majorité n’a pas touché un centime. Sur les 57 personnes recensées par les gendarmes, 47 sont reconnues potentielles victimes de traite.

    Devant les caméras et les micros tendus vers Svetlana Goumina au début de l’audience, la responsable de la société de prestation donne à voir un air abattu, se laisse réconforter par sa fille. Face aux juges, elle nie en bloc le fait d’avoir acheté et aménagé cette maison pour y loger des vendangeurs. Elle dit ne pas les connaître. Assure qu’ils ont « squatté ». Que tout est la faute de ses deux hommes de main. Le procureur de la République, à sa gauche, lève les sourcils et souffle. C’est que le dossier d’instruction ne trompe pas : toutes les auditions et les perquisitions (achats de matelas en nombre, rétention de documents d’identité de travailleurs…) viennent contredire sa défense du jour – durant laquelle elle-même se contredit sans cesse.

    Rejet des responsabilités

    D’un bout à l’autre de la chaîne, tout le monde se défausse sur le maillon d’en-dessous, ou celui d’au-dessus. Le premier homme de main, #Témuri_Muradian, indique avoir « fait de son mieux » et répète qu’il avait « peur » de Svetlana Goumina et de son mari. Décrit par plusieurs victimes comme l’un des encadrants les plus violents, il nie en bloc et, habillé tout de blanc, jure en levant la main : « Je suis croyant, j’ai une famille. J’ai été piégé. Moi aussi, j’ai connu la galère ».

    Le recruteur lui-même a vécu en situation irrégulière pendant douze ans et a été amené à travailler comme saisonnier dans les vendanges, il y a près de quinze ans. Lui qui connaît le système, nie avoir compris qu’il recrutait des personnes sans-papiers : « On ne pouvait pas vérifier, on est pas des experts ». #Abdoulaye_Camara, le second recruteur, tient la même défense en disant que c’est Svetlana Goumina les a « mis dans la merde ».

    Le vigneron indépendant #Olivier_Orban, dont la SARL #Cerseuillat_de_la_Gravelle est poursuivie pour recours au #travail_dissimulé et à des étrangers en situation irrégulière, se défausse lui aussi sur la prestataire. Dans un secteur où la main d’œuvre se fait rare, « quand quelqu’un s’occupe de vous trouver du monde, vous savez, on est contents », balaie-t-il, derrière ses lunettes rouges et sa chemisette.

    Des travailleurs sont venus le voir pour se plaindre ? « C’est pas à moi de gérer ça, rétorque-t-il. Je pense même être un bon citoyen, je leur ai amené de l’eau ». Quand on lui demande s’il ne s’est tout de même pas dit qu’il y avait un problème en voyant les travailleurs, il ose même interpeller le président du tribunal : « Moi je ne peux pas vérifier si vous êtes en règle, c’est le ministère qui vous emploie ».

    Y compris lorsqu’on lui demande où part le raisin recueilli, le vigneron demeure vague. Il dit : « Je n’ai pas tous les gens en tête. On livre, après ce n’est plus de mon ressort. » Le dossier d’instruction ne suit pas la trace du raisin. Sauf que ce jour-là, les juges, insistent. Olivier Orban finit par lâcher un nom : #Moët_&_Chandon, propriété de #Bernard_Arnault via son groupe #LVMH. « Tous les prestataires, on travaille plus ou moins pour eux », ajoute le vigneron.

    Au vu des montages en sous-traitance, cette difficulté de responsabiliser les maisons de champagne se pose à chaque enquête ouverte. Ceci étant, en 2022, la justice avait identifié 200 victimes d’une traite des êtres humains survenue lors des vendanges 2018, dans laquelle il était avéré que les deux prestataires livraient pour #Veuve_Clicquot. Bien qu’un cadre de la maison ait été entendu au procès, l’entreprise n’a pas été jugée responsable. « Tant que les donneurs d’ordre ne seront pas sanctionnés, il ne se passera pas grand chose », estime José Blanco, secrétaire général de la CGT Champagne.

    « Chaîne de travail dissimulé »

    « C’est un système en bande organisée, caractérisé par l’#opacité : chacun dissimulant, chacun n’étant pas regardant, chacun refilant la responsabilité à l’autre… Tout cela aboutit à un #dumping_social, à traiter des gens pire que des animaux dans notre société actuelle », accuse l’avocat de la CGT Champagne, active depuis des années sur ces questions. Un système qui a des effets, bien au-delà des seules victimes de ce jour, sur tous les salariés du Champagne, estime l’avocat : « On déstabilise toute une économie. De vrais #emplois sont cassés par ça. »

    « C’est un scandale humain, organisé, et surtout banalisé par leurs auteurs. Qui sape les fondements même de notre cohésion sociale, introduit le procureur de la République dans ses réquisitions. On ne peut pas accepter que derrière n’importe quelle bouteille de champagne puisse se cacher une chaîne de travail dissimulé. Et la chaîne de sous-traitance ne saurait être un écran de fumée derrière lequel on dissimule l’#indignité ». Le procureur demande aux juges de reconnaître tous les prévenus coupables de l’ensemble des chefs de prévention.

    Il requiert quatre ans de prison dont deux avec sursis à l’égard de Svetlana Goumina, et trois ans de prison dont deux avec sursis pour les deux hommes de main. Enfin, 200 000 euros d’amende sont requis contre la société du vigneron. « Ce procès est l’occasion d’envoyer un message fort à tous les prestataires de service, appuie-t-il. La décision aura des retentissements, en espérant qu’elle sonne la fin d’un amateurisme professionnel. »

    En attendant, ces procès de l’indignité ne sont pas près de s’arrêter. Deux autres affaires sont en cours d’instruction par la procureure de Châlons-en-Champagne concernant de l’habitat indigne durant les vendanges 2024, nous indique la présidence du tribunal.

    Pourtant, ces vendanges 2024 avaient été particulièrement mises sous surveillance des autorités après les « vendanges de la honte » de 2023. Tandis qu’une autre affaire de traite des êtres humains pendant les vendanges 2023, concernant cette fois-ci des Ukrainiens, sera jugée en novembre dans ce même tribunal. Le délibéré de l’affaire de Nesle-le-Repons sera rendu courant juillet.

    ▻https://basta.media/Comme-un-esclave-industrie-Champagne-jugee-pour-traite-des-etres-humains
    #traite_d'êtres_humains #néo-esclavage #agriculture #France #vin #travail #conditions_de_travail #exploitation #logement #migrations

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  • Les dessous du #champagne : le « Guardian » révèle le #travail de migrants « à la rue » et « affamés »

    Le journal britannique a rencontré des travailleurs sous-payés, parfois obligés de dormir dehors. Des entreprises et gérants du prestigieux secteur ont fait déjà fait l’objet de condamnations judiciaires

    Derrière une coupe de champagne, des vendangeurs à la rue qui « volent de la nourriture pour échapper à la faim ». L’enquête exclusive du Guardian fera sans nul doute grand bruit, à quelques jours des Fêtes. Quatre journalistes du quotidien britannique se sont rendus à Epernay, haut lieu de la filière du champagne français, pour y rencontrer des travailleurs qui témoignent de conditions de travail illégales.

    Ces petites mains du raisin constituent l’arrière-cour des grands noms du champagne, tels que Moët & Chandon ou Mercier, deux maisons détenues par LVMH. Une main-d’œuvre pas chère – en deçà du salaire minimum – qui contribue à un marché de pas moins de six milliards d’euros.

    Le journal britannique a notamment observé « des dizaines » d’ouvriers chargés de la récolte s’apprêtant à dormir dans l’embrasure du cinéma situé en face de la gare centrale de la ville – un problème récurrent, selon une salariée dudit cinéma.

    Traités « comme des chiens »

    Les journalistes ont notamment rencontré Kanouté (nom d’emprunt), qui affirme avoir volé de la nourriture dans des villages environnant Epernay, après avoir été payé 200 euros pour une semaine de labeur – bien loin des 100 euros journaliers garantis par le Code du travail français. Même sous-paiement à quelques kilomètres du village, avec des ouvriers polonais.

    Un ancien vigneron du cru se remémore par ailleurs des ouvriers traités « comme des chiens » : « C’est une honte, cela ne donne pas une bonne image de la Champagne. »

    Sollicitée par le Guardian, la faîtière du secteur, Comité Champagne, affirme que « lorsque nous entendons ces termes [traite des êtres humains] associés à notre région, nous ne pouvons qu’être choqués. Ces pratiques honteuses ne reflètent pas l’engagement d’une profession passionnée et la tolérance zéro doit être appliquée. »

    Ce n’est pas la première fois que la filière est éclaboussée par les scandales, rappelle le média. Six personnes et trois sociétés viticoles de la région ont été condamnées, en 2020 puis en 2022 en appel, pour « travail dissimulé », « soumission de personnes vulnérables à des conditions d’hébergement indignes », ou « traite d’être humains ».

    Plus récemment, le parquet du tribunal judiciaire de Châlons-en-Champagne a ouvert en 2023 une enquête du chef de traite d’être humains. 57 victimes ont été identifiées, tandis que le procès d’une société de prestation de services, sa gérante et deux hommes s’ouvrira le 26 mars 2025.

    ▻https://www.letemps.ch/monde/les-dessous-du-champagne-le-guardian-revele-le-travail-de-migrants-a-la-rue-
    #exploitation #migrations #France #agriculture #viticulture

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    • Champagne’s sordid secret: the homeless and hungry migrants picking grapes for France’s luxury winemakers

      Exclusive: Guardian investigation finds an underpaid, underfed workforce, some of whom are forced to sleep on the streets, exploited by a system of labour providers.

      A Guardian investigation has found that workers in France’s champagne industry are being underpaid and forced to sleep on the streets and steal food to stave off hunger. Workers from west Africa and eastern Europe in the town of Épernay, home to the headquarters of some of the world’s most expensive champagne brands, including Moët & Chandon and Mercier, claim that they are either not being paid for their work or illegally underpaid by vineyards near the town.

      The Guardian found workers in the town sleeping on the streets or in tents as the vineyards did not provide accommodation. Other workers staying in a nearby village said they had been forced to steal food from local people as they did not have anywhere to buy provisions.

      Last year, 300m bottles of champagne from the vineyards of northern France were shipped around the world, generating €6bn (£5bn) in revenues.

      Yet the champagne industry has been hit by a string of controversies related to its treatment of grape-pickers, with four workers dying from suspected sunstroke during last year’s harvest. In a case scheduled to go to court early next year, four people, including a vineyard owner, have been charged with human trafficking.

      In #Épernay, the grand offices of the world’s most luxurious champagne brands sit side by side on the town’s Champagne Avenue, where tens of millions of bottles of champagne reported to be stored underground have led the avenue to be named the “richest street in the world”.

      Just a few minutes walk away, dozens of workers responsible for harvesting the champagne grapes are getting ready to sleep in the doorway of the cinema opposite the town’s main train station.

      Another group of people from French-speaking Africa are collecting belongings hidden in bushes after returning from a day’s grape-picking. One of them, Youniss, says he’s been working on vineyards for three days but remains vague about where he will be sleeping tonight, saying “outside”.

      Youniss, like other workers, had been drawn to the region by the promise of a well-paid job picking some of the most expensive grapes in the world during August and September. Even the cheapest bottle of champagne is rarely sold for less than £20.

      Another worker, Nora*, says she was left to sleep on a soaking mattresses in a tent after heavy rainfall during this year’s harvest. She says they were put under pressure to work faster. “Every night, we wondered whether we were going to be fired the next morning or not.” Her payslip showed she was paid less than the French minimum hourly wage, and no overtime.

      Unions blame vineyards for continuing to blindly accept cheap labour and the sector as a whole for failing to ban exploitative labour providers. They say some vineyard owners try to justify themselves by arguing that they are “helping African migrants” by giving them employment, even if it is underpaid.

      “It’s greed. The grapes are selling for €10 to €12 a kilo (£8-£10), so it’s shocking to treat people this bad,” says José Blanco, secretary general of the General Confederation of Labour (CGT) trade union in the Champagne region. “They look at them as machines and not humans.”

      Kanouté was living in Paris when he heard about “a job in the countryside” promising €80 a day. Originally a migrant from Mali, he had been surviving for a decade on a series of low-paid cleaning and dishwashing jobs, so jumped at the opportunity.

      A few days after starting work in September 2023, Kanouté, 30, says he and more than 50 other workers – most of whom were undocumented migrants from west Africa – found themselves hungry and living in a dilapidated house in the village of Nesle-le-Repons, on the Champagne tourist route in north-east France.

      They had been left to survive on one sandwich a day given to them at lunchtime as they were transported between vineyards in the area, says Kanouté, and became so desperate that they started to steal food from neighbouring fields in the village.

      “We worked hard and were promised a salary and bonuses, but we didn’t get anything,” he says. “We’d go round ringing people’s doorbells looking for cigarettes. Sometimes, people would see us coming and close the doors. It was hard on our dignity.”

      The legal minimum wage is €9.23 an hour after deductions meaning the workers should have been paid between €100 and €110 each day – much more than the €80 promised by the recruiters. Kanouté says he ended up being paid €200 by the providers for one week of work. Most of the other workers allegedly returned to Paris without any payment for their labour.

      “They were treated like dogs,” a retired winegrower living opposite the workers’ house in the village says. “The people who do that aren’t winegrowers: they’re exploiters. It’s a shame, it doesn’t give a good image of Champagne.”
      An image of the food workers say they were eating in Nesle-le-Repons , which he has saved on his mobile phone.

      Unions said conditions were going backwards in the champagne sector and that labour providers offered poor conditions and low pay because of winegrowers’ insistence on cheap labour. But it is hard to hold specific champagne houses responsible for the exploitation of workers, says Blanco, because of a system of “Russian dolls” where you have “one company delegating to another and so on”.

      In Kanouté’s case, neighbours notified the police. The boss of a labour provider, two of her agents and one of the winegrowers who used the provider have now been charged with human trafficking, providing unfit accommodation and nonexistent or inadequate pay. They are due to appear in court in March.

      In Épernay, staff at the Palace cinema next to the train station say rough-sleeping workers during the harvest period was a recurring problem and that the dozen or more they found this year had just been looking for somewhere out of the rain.

      “It has been so cold this year that we went home wondering if they’d still be alive in the morning,” says Elise, who has worked at the cinema for the past two years and says she saw minibuses dropping the workers off every evening.

      “They [the city] just want to move the workers on because we get a lot of tourists now, but they should find a house for them. It is horrible. We asked our manager and gave them popcorn, cola and M&Ms, but we knew it wasn’t real food.”

      A few kilometres outside Épernay, the Guardian met a group of Polish workers. They say they were working 10 hours a day and show employment contracts saying they are paid €11.40 an hour. That is below the legal minimum of €11.65 an hour before deductions. According to French law, workers should receive 25% more each hour in overtime if they work more than 35 hours in a week – and this rises to 50% if more than 43 hours a week are being worked.

      The unions have called on the industry to start adding treatment of labour to its stipulations of what can be verified as champagne.

      “When we denounce what’s happening in Champagne, it’s omertà. Everyone keeps quiet. The image of champagne is that of a party wine and luxury. People don’t want to think about allegations of human trafficking,” says Blanco.

      In a statement to the Guardian, the industry body, Comité Champagne, says it has asked public authorities to step up controls and severely punish any abuses.

      “When we hear these terms [human trafficking] associated with our region, we can only be shocked. These shameful practices do not reflect the commitment of a passionate profession and zero tolerance must be applied,” it says.

      It has reminded winegrowers that “using a service provider cannot cost less than direct employment. Low prices may be an indication of dubious practices and should draw your attention.”

      ▻https://www.theguardian.com/global-development/2024/dec/23/france-champagne-growers-allegations-trafficking-court-case-vineyard-wo

  • Vendangeurs mal nourris, mal logés : une affaire d’esclavagisme moderne découverte en Champagne
    ▻https://www.francebleu.fr/infos/agriculture-peche/vendangeurs-mal-nourris-mal-loges-une-affaire-d-esclavagisme-moderne-deco

    Vendangeurs mal nourris, mal logés : une affaire d’esclavagisme moderne découverte en Champagne
    Sophie Constanzer
    Mardi 19 septembre 2023 à 18:17
    Par France Bleu Champagne-Ardenne , France Bleu
    Le préfet de la Marne a pris un arrêté le 15 septembre pour fermer un hébergement collectif de vendangeurs dans la Marne, où étaient logés dans des conditions insalubres des travailleurs sans papiers, sans contrats de travail et également mal nourris. C’est suite à un contrôle de l’inspection du travail que le préfet de la Marne a pris un arrêté le 15 septembre pour fermer un hébergement à Nesle-le-Repons qui ne respectait pas la règlementation en matière d’hébergement collectif. À l’intérieur, des dizaines de travailleurs sans papiers, employés par un prestataire de service pour faire les vendanges en Champagne, mal logés et mal nourris. La CGT de la Marne en dénombre au total 52, d’origine sénégalaise, malienne ou encore mauritanienne.
    L’intérieur d’une dépendance qui aurait été utilisée pour loger des vendangeurs. L’intérieur d’une dépendance qui aurait été utilisée pour loger des vendangeurs. « Ils étaient dans un dortoir qui ressemble plutôt à l’intérieur d’un hangar, avec des tapis de piscine, pas de couvertures, pas de toiture au-dessus de la tête, de la laine de verre », détaille Sabine Dumesnil, secrétaire départementale de la CGT dans la Marne, qui a rencontré les vendangeurs. Dans son arrêté portant fermeture d’hébergement collectif de travailleurs saisonniers, la préfecture note « la présence d’au moins 60 couchages, de literies de fortunes, d’absence de nettoyage et de désinfection, d’état répugnant des toilettes, des sanitaires et des lieux communs (...) et de l’existence d’un risque électrique par contact direct avec des pièces nues sous tension ». Pour seule nourriture, ils n’avaient qu’un sac de riz et du raisin, selon des propos récoltés par des membres de la CGT qui ont rencontré les travailleurs, depuis relogés par la préfecture de la Marne dans un hôtel et dans les locaux d’une association. Le contrôle de l’inspection du travail a également permis de mettre à jour l’absence de contrats de travail. Et si le prestataire de service agricole qui les a logés, une société nommée ANAVIM basée à Paris, est connu, on ne connaît pas à ce jour le donneur d’ordre, la maison de Champagne pour laquelle ils travaillaient. Eux ne le savent pas. « La dérive, elle est à plusieurs niveaux, l’État qui autorise n’importe qui à être prestataire, et il y a la complicité des donneurs d’ordres, parce qu’on pense que ce ne sont pas des petites maisons de Champagne qui sont derrière ça », dénonce Sabine Dumesnil.
    Le parquet de Châlons-en-Champagne confirme à ce stade l’ouverture d’une enquête pour traite d’êtres humains. En 2020, le procès de plusieurs prestataires de services pour une affaire d’esclavagisme moderne avait fait grand bruit.

    #Covid-19#migrant#migration#france#travailleurmigrant#esclavagemoderne#agriculture#agriculture#champagne#sanspapier#economie#droit

  • Des vendangeurs bulgares exploités en Champagne
    ▻http://www.lessentiel.lu/fr/news/grande_region/story/des-vendangeurs-bulgares-exploites-en-champagne-13774023

    Huit personnes ont été mises en examen pour infractions au travail illégal et blanchiment en bande organisée après un coup de filet contre un réseau franco-bulgare détachant frauduleusement, depuis 2017, des centaines de vendangeurs sous-payés, principalement en Champagne, a annoncé vendredi le parquet de Lille. L’opération « d’ampleur » a été conduite le 15 septembre « dans le milieu viticole des départements de l’Aisne, l’Aube et la Marne par la juridiction interrégionale spécialisée de Lille », a précisé la procureure, Carole Etienne dans un communiqué.


    Huit personnes ont été mises en examen pour infractions au travail illégal et blanchiment en bande organisée après un coup de filet contre un réseau franco-bulgare. (photo : AFP)

    Elle visait un « système d’exploitation et de fraude » organisé depuis 2017 via des sociétés bulgares « qui détachaient frauduleusement de la main d’œuvre sous-payée, principalement au moment des vendanges en Champagne », a-t-elle précisé. « En relation avec des ressortissants français, elles mettaient chaque année à disposition entre 350 et 500 travailleurs bulgares auprès de prestataires viticoles ou de vignerons, pour un coût attractif ».

    « Non paiement des cotisations sociales obligatoires »
    Trois des huit personnes mises en examen ont été placées en détention provisoire, les autres sous contrôle judiciaire. Les investigations ont permis de « caractériser des infractions de travail dissimulé au préjudice des travailleurs bulgares et de la Mutualité Sociale Agricole, du fait du non paiement en France ou en Bulgarie des cotisations sociales obligatoires », selon le communiqué. La fraude sociale « est d’ores et déjà estimée à plusieurs millions d’euros ».

    L’opération menée la semaine dernière a mobilisé « près de 130 militaires de la gendarmerie nationale, dont la section de recherche de Reims et l’Office central de lutte contre le travail illégal, ainsi que les administrations ayant participé aux investigations, MSA et Direction régionale de l’Économie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (Dreets) », a précisé la magistrate.

    #travail #france #capitalisme #économie #conditions_de_travail #exploitation #champagne #esclavage

  • Petit caca nerveux entre la Russie et la France autour du #Champagne. « Une question de principe » dit le ministre français (lien #1). Quand en janvier dernier on apprenait que le marché s’effondre et que pour la première fois « l’export a fait mieux que le marché français » (lien #2).

    Une question de principe qui concerne donc 2 millions de bouteilles (1,5% de l’export qui n’en finit plus de chuter)

    Et ces 18% (53 millions) de bouteilles en stock (#lien 3) qui va les acheter ? A priori personne.

    Et qui va crever ? Les vignerons du coin (lien #3), le raisin frais ça ne se stocke pas, contrairement aux bouteilles qui elles, se millésiment.

    « Le champagne, c’est français ! » : deux ministres montent au créneau pour défendre une appellation protégée que la Russie veut s’approprier
    ▻https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/le-champagne-c-est-francais-deux-ministres-montent-au-creneau-pour-defe

    Le temps des tsars où la Russie était le premier marché d’export est loin. Aujourd’hui, le pays est au 15e rang, avec tout de même deux millions de bouteilles vendues par an. Pas de catastrophe économique, mais la nouvelle loi russe est inacceptable pour David Châtillon, directeur de l’union des maisons de champagne : « Ce n’est pas une question de coût, c’est une question de principe puisque ça fait plus de 20 ans que nous cherchons à faire reconnaître l’appelation champagne en Russie. Champagne en caractères latins et en caractères cyrilliques. »

    Les ventes mondiales de champagne ont chuté en 2020 | La Presse
    ▻https://www.lapresse.ca/gourmand/alcools/2021-01-26/les-ventes-mondiales-de-champagne-ont-chute-en-2020.php

    Alors que le niveau des ventes de champagne est souvent lu comme un indicateur de la confiance ou des crises économiques, « depuis 50 ans, c’est la première crise champenoise où l’export a fait mieux que le marché français », a noté M. Barillère.

    Les ventes en France, à 114 millions de bouteilles l’an passé affichent en effet un recul de 20 %, alors qu’à l’export, la baisse est limitée à 16 %, à 131 millions de bouteilles.

    « Cette crise sanitaire n’est pas une crise comme les autres », a estimé M. Barillère. Pour lui, le recul des bulles dans l’hexagone n’a rien à voir avec une baisse de moral des Français qui auraient perdu le sens de la fête, mais vient du quasi-arrêt du tourisme international et de la fermeture de tous les relais de consommation que sont hôtels, cafés et restaurants.

    Baisse de la vente de champagne : vers une crise « longue et profonde » si aucune solution n’est trouvée pour les stocks, alerte un spécialiste
    ▻https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/baisse-de-la-vente-de-champagne-si-on-ne-trouve-pas-rapidement-des-solu

    Antoine Gerbelle, journaliste et spécialiste du monde du vin, estime que « les grandes maisons peuvent supporter » ces pertes, mais alerte sur « une crise très importante si on ne trouve pas rapidement des solutions pour vendre les stocks ».

    Mais vous savez, la Champagne, c’est un équilibre très subtil entre des producteurs, majoritairement des vignerons, et des maisons de champagne, des négociants qui achètent le raisin des vignerons. Et quand aujourd’hui, on vous dit que c’est moins 30% ou moins 15% de production, ça veut dire qu’ils vont négocier très durement à la baisse l’achat des raisins. Cela va avoir un impact très important sur toute la région. Les vignerons vont souffrir.

  • M6 et TF1 confirment préparer leur fusion
    ▻https://www.nextinpact.com/article/45659/m6-et-tf1-confirment-preparer-leur-fusion

    L’annonce était attendue, elle est tombée hier soir : c’est TF1 qui va racheter une partie des parts de M6 à l’allemand Bertelsmann (RTL Group). L’objectif est de créer un géant des médias à la française. Un projet qui n’est pas sans soulever quelques craintes, notamment en termes de diversité et de concurrence.

  • Bas-Rhin : le maire de #Lauterbourg remet en place un ancien #panneau « #région_Alsace »

    #Jean-Michel_Fetsch, maire de Lauterbourg, a décidé de réinstaller lundi 28 décembre un ancien panneau « région Alsace », à quelques jours de la naissance de la #collectivité_européenne_d'Alsace.

    Le 1er janvier 2021 marquera la création de la Collectivité européenne d’#Alsace (#CEA). A quelques jours de cette date, Jean-Michel Fetsch, le maire de Lauterbourg, village frontalier avec l’Allemagne situé au nord-est du Bas-Rhin, a décidé de réinstaller symboliquement un ancien panneau « région Alsace ». Le panneau qu’il conservait depuis des années a (re)pris place à l’entrée de la commune, #rue_du_général_Mittelhauser, à la frontière allemande.

    « C’est avec mes adjoints Jean-Luc Stoltz et José Saum mais aussi avec l’aide du personnel communal que Lauterbourg est revenue en Alsace. Deux années, ce panneau qu’ils voulaient remplacer par celui Grand Est, était bien au chaud dans mon bureau. Que vive l’Alsace !!! »", raconte le maire sur sa page Facebook,

    Sur les réseaux sociaux justement, le post représentant cette installation rencontre un certain succès et suscite de nombreux partages. Une démarche insolite que le premier édile justifie également par ces mots : « Lauterbourg est alsacienne et ne sera ni Grand-Estoise ni Pamina Land.(..) Nous sommes très bien chez nous comme nous sommes, croyez-moi. »

    Le maire, farouchement opposé à la #fusion des régions Alsace, #Lorraine et #Champagne-Ardenne, n’en est pas à son premier coup d’éclat. Il y a trois ans déjà, en octobre 2017, il annonçait, après avoir participé à l’enlèvement du panneau « Alsace » vouloir retirer son successeur, celui de la #région_Grand_Est, puis remettre le premier. « Un acte de #résistance » (...), pour absolument défendre notre petite Alsace", expliquait-t-il à l’époque.

    ▻https://france3-regions.francetvinfo.fr/image/JdtP1fGIPHkF3mS9aTDCnBc985A/930x930/regions/2020/12/29/5feb049500152_panneau_cea_1-5136922.jpg

    Les panneaux officiels représentant la Collectivité européenne d’Alsace sont eux déjà prêts et devraient être installés au début de l’année 2021 dans le territoire.

    ▻https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/insolite-bas-rhin-maire-lauterbourg-remet-place-ancien-
    #toponymie #toponymie_politique #région #France

  • « Champagne », le sulfureux intermédiaire des industriels français au Brésil - Page 1 | Mediapart
    ▻https://www.mediapart.fr/journal/international/281219/champagne-le-sulfureux-intermediaire-des-industriels-francais-au-bresil

    Les fleurons de l’industrie française qui ont remporté ces dernières années d’importants contrats au #Brésil sont désormais dans le viseur des magistrats #anticorruption. Le consultant José Amaro Pinto Ramos (nom de code « #Champagne ») est accusé d’avoir ventilé des #pots-de-vin pour le compte des #groupes_français.

    #corruption

  • Ponche a la romana
    ▻https://cuisine-libre.fr/ponche-a-la-romana

    Punch à l’ananas, #Champagne, sorbet et vin blanc. Éplucher l’ananas et le couper en morceaux. Mixer avec un peu de jus. Sucrer à votre goût. Mélanger l’ensemble des boissons. Ajoutez l’ananas mixé. Servir bien frais, en ajoutant un peu de sorbet à l’ananas à la nage et décorer d’une tranche d’ananas. #Ananas, Champagne, #Punchs / #Sans_œuf, #Sans_viande, #Végétarien, #Sans_lactose, #Sans_gluten, Végétalien (vegan)

    #Végétalien_vegan_

  • Carfree France soutient les agents #sncf en lutte pour la sécurité des usagers
    ▻http://carfree.fr/index.php/2019/10/21/carfree-france-soutient-les-agents-sncf-en-lutte-pour-la-securite-des-usager

    Un #accident qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques a eu lieu le 16 octobre 2019 en #Champagne-Ardenne. En effet, un train #TER a percuté un convoi exceptionnel sur un Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Transports_publics #reims #sécurité #services_publics #trains #transports_en_commun

  • Pâté-croûte champenois
    ▻https://cuisine-libre.fr/pate-croute-champenois

    Sous la croûte dorée, une viande finement assaisonnée et marinée au champagne… Désosser les viandes et les couper en gros dés. Hacher le porc. Dans un plat en terre, préparer une marinade avec le Champagne. Saler, poivrer. Éplucher et émincer oignons, ail et échalotes en tranches fines. Les ajouter à la marinade avec les herbes. Mélanger et couvrir. Laisser mariner la viande pendant 48 heures. Cuisson du pâté Préchauffer le four à 200°C. Abaisser 2/3 de la pâte à 1 cm d’épaisseur au rouleau en lui…

    #Lapin, #Veau, #Tourtes_et pâtés_en croûte, #Champagne / #Four, #Marinade/Saumure

  • Guerre de survie politique Le Courrier.ch - Michel Warschawski - 27 Février 2018
    ▻https://lecourrier.ch/2018/02/27/guerre-de-survie-politique

    Au pied du mur
    On sait le premier ministre israélien empêtré dans de multiples affaires de corruption (dossiers 1000, 2000 et 3000). La police vient de soumettre ses recommandations au parquet : sa mise en examen approche à grands pas. Et voilà que les plus proches collaborateurs de Benjamin Netanyahou, dont son conseiller en communication et son ancien directeur de cabinet, viennent d’être placés en détention pour un quatrième dossier – le dossier 4000, dont le quotidien Haaretz affirme que c’est « de loin le plus grave ».

    Benjamin Netanyahou, par le biais du directeur général du Ministère de l’information, Shlomo Filber, et de son porte-parole et homme à tout faire, Nir Hefetz, a graissé la patte à Shaul Elovitch, propriétaire de la plus importante compagnie de télécommunications, Bezeq, en échange d’une couverture médiatique flatteuse sur le très populaire site d’information Walla, qui appartient à Bezeq.

    On s’en souvient, le dossier 2000 avait dévoilé une tentative de marchandage avec le propriétaire du grand quotidien Yediot Aharonot, afin que celui-ci mette un bémol à ses critiques envers Netanyahou et sa femme Sarah.

    Le dénominateur commun entre ces deux affaires saute aux yeux, il s’inscrit au cœur même de l’ADN de Netanyahou : l’image. Est-ce un hasard si le premier ministre – pour combien de temps encore ? – tient tant à conserver le portefeuille de ministre de l’Information ? L’homme dont le règne est déjà plus long que celui de Ben Gourion n’a aucune stratégie politique ni projet à long terme : son seul but est de se maintenir indéfiniment au pouvoir ; et son moyen, l’usage des ressources de communication pour se présenter comme le bouclier d’Israël face à ses innombrables ennemis, et comme rempart contre l’ennemi intérieur – les gauchistes, comme il les appelle tous, quelle que soit la diversité de leurs programmes politiques.

    Netanyahou met aujourd’hui ses indéniables qualités de communicant au profit de sa survie politique, face aux affaires qui le menacent de toutes parts. Avec l’aide de sa garde rapprochée, qui dénonce quotidiennement et violemment « le coup d’Etat policier et juridique » contre un premier ministre élu démocratiquement par le peuple. Le député du Likoud Miki Zohar a même osé comparer la « campagne de calomnies » contre Netanyahou à l’assassinat du premier ministre Yitzhak Rabin.

    Tout cela pourrait être relégué dans le domaine des faits divers et de la rubrique judiciaire, s’il s’agissait d’un Ehoud Olmert ou d’un Ariel Sharon, anciens premiers ministres eux aussi impliqués dans des affaires de corruption. Mais il s’agit de Benjamin Netanyahou, persuadé que le pouvoir lui appartient pour l’éternité, à la fois pour sauver Israël et pour couvrir sa femme de bijoux et de champagne rosé. Pour conserver le pouvoir, ce personnage est prêt à tout, littéralement tout.

    Notamment une guerre contre l’Iran – une vieille obsession – par Syrie et Liban ­interposés.
    Après avoir repris les bombardements contre Gaza, sorte de réflexe conditionné chaque fois que rien ne va plus, il brandit la menace d’une guerre totale contre l’Iran, prétextant le survol du territoire israélien par un drone iranien. Certains journalistes mal intentionnés lui ont d’ailleurs déjà trouvé un nom : « la guerre des dossiers ».

    La majorité des experts militaires s’y opposent catégoriquement, arguant que la riposte iranienne risquerait de faire des milliers de victimes israéliennes. Mais que vaut la vie de milliers de civils israéliens, si c’est le prix à payer pour que Benjamin et Sarah Netanyahou conservent la résidence ministérielle de la rue Balfour, à Jérusalem, et

    continuent à y vivre une opulence digne d’un autocrate ottoman ?

    #corruption #Benjamin_Netanyahou #Sarah_Netanyahou #Bezeq #affaires #champagne #bijoux #Syrie #Iran #Liban #Gaza #michel_warschawski

  • #Réchauffement_Climatique : Les Vins Anglais Veulent Concurrencer Le #Champagne | Le Blog Du Bureau De Londres | Franceinfo
    ▻http://blog.francetvinfo.fr/bureau-londres/2017/07/17/rechauffement-climatique-les-vins-anglais-veulent-concurrencer-le-

    Les #vignobles de #Grande-Bretagne ont le vent en poupe. Avec la hausse généralisée des températures, le sud-est de l’Angleterre affiche désormais des conditions climatiques similaires à la région Champagne d’il y a une trentaine d’années. De nouvelles exploitations ouvrent en permanence et le secteur accroît rapidement sa productivité et son savoir-faire.

    #viticulture

  • Les Garcons Bouchers - La biere
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=rphfvoQtB1Y

    Le clip des Garçons bouchers, avec François Hadji-lazaro.
    Grande époque du punk français et de la musique alternative.
    Je me rappelle les avoir vu à ce moment là en première partie de La Souris Déglinguée... François osant sortir une vielle à roue au milieu de cette déjante punk.

    #musique #repérage

  • Enfin un procès !

    C’est avec une émotion non dissimulée que toute l’équipe du Postillon a la joie de vous faire part de l’arrivée de son premier procès. Il a deux petits noms « Injure » et « Diffamation », et la paternité est à aller rechercher du côté de Christophe Ferrari, maire de Pont-de-Claix et président de la Métropole de Grenoble, et de sa directrice de cabinet Yveline Denat.

    Un premier procès est une étape très importante dans le développement d’un petit journal local indépendant. Chacun sait que cela permet de faire un maximum de publicité, d’augmenter les ventes et de prouver son utilité. Cependant, la recherche du procès est un art très délicat : il ne faut pas se faire poursuivre par une personne insignifiante (un procès contre un responsable d’union de quartier ou un obscur conseiller municipal est ainsi à éviter), ni pour des attaques trop bêtes (se faire poursuivre pour avoir écrit « le maire est une sous-merde crapuleuse crypto-fasciste » est également à proscrire). Cela fait six ans et demi que Le Postillon cherchait à tâtons un procès intéressant : ce procès contre le président de la Métropole est donc une consécration.

    (...)
    Nous invitons le tout-Grenoble à un « vernissage judiciaire » à l’ occasion de ce procès. Ça se passe le mercredi 29 juin, entre midi et 13h30, devant le palais de Justice. Il y aura des nappes blanches, du vin d’honneur et des petits fours. Venez comme vous êtes !

    Voir la suite de l’article sur :
    ▻https://www.lepostillon.org/Enfin-un-proces.html

    Et lire aussi cette interview pleine de philosophie :
    ▻https://haro-grenoble.info/spip.php?article76

    #Proces #LePostillon #Ferrari #Champagne #pressepaspareille

  • Dans le grand Est, la droite rétrécie à un département
    ▻https://www.mediapart.fr/journal/france/071215/dans-le-grand-est-la-droite-retrecie-un-departement

    Un #FN en tête dans 9 départements sur 10 dans la région #Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Une droite qui ne s’impose que dans le Bas-Rhin et un candidat socialiste qui se maintient malgré l’injonction de se retirer de la direction du parti. Entretien avec le politologue Philippe Breton sur la faiblesse des propositions politiques dans cette région.

    #France #2015 #Acal #Champagne_Ardenne #élection_régionale #Florian_Philippot #Les_Républicains #lorraine #PS

  • Les couleurs de Berlin font place au noir et blanc

    Flashmob : Diner en Blanc lockt weiß gekleidete Berliner zum Reichstag - Berlin - Berliner Morgenpost
    ▻http://www.morgenpost.de/berlin/article129081865/Diner-en-Blanc-lockt-weiss-gekleidete-Berliner-zum-Reichstag.html

    Sie kamen von allen Seiten, mit Picknickkörben, Klappstühlen und kleinen Tischen. Nach und nach füllte sich die Wiese vor dem Reichstag mit Menschen, die ganz in Weiß gekleidet waren.
    2500 Menschen beim Picknicken im Lustgarten

    Traditionell verabredet man sich zu dem gemeinsamen Essen an einem öffentlichen, besonders bekannten Ort. In Berlin traf man sich unter anderen auf dem Bebelplatz und am Gendarmenmarkt.

    Im vergangenen Jahr waren etwa 2500 Menschen zum Picknicken in den Lustgarten gekommen.

    Depuis quelques années Berlin se remplit de gens qui forment une société parallèle inoffensive au premier regard. Dans la capitale des chômeurs et Hartz-IV c’est pour le moins bizarre quand se réunit une foule de gens en uniforme blanc pour célébrer un pique-nique au champage sur une des places centrales.

    La couleur de deuil d’Asie et d’Afrique dégomme les vives couleurs de l’ancienne métropole cosmopolite et multiculturelle. On a l’impression d’assister à un spectacle fait pour symboliser l’asphyxie des anciens quartiers populaires par l’étreinte de l’argent. En conséquence l’auteur du plus célèbre graffitti de Kreuzberg Blu vient de répondre au blanchissement de la ville en recouvrant son oeuvre d’une couche épaisse de couleur noire.

    Nerdcore › Blu is painted black in Berlin
    ▻http://www.nerdcore.de/2014/12/12/blu-is-painted-black-in-berlin

    ▻http://urbanshit.de/blu-cuvrybrache-uebergemalt

    Paint it black
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=JECto-DjZIU

    Et le blanchiment continue ...

    ▻http://www.elle.de/lifestyle-how-to-diner-en-blanc-helle-freude-193971.html
    ▻http://fraeuleinchen.de/diner-en-blanc-2014-rueckblick
    ▻http://waitamo.de/2014/06/16/berlin-diner-en-blanc-pique-nique-tres-chic
    ▻http://www.multikulinarisch.es/?/archives/287-1-diner-en-blanc-in-berlin.html

    The mysterious Diner en Blanc in Melbourne – review
    ▻http://www.theguardian.com/lifeandstyle/australia-food-blog/2015/mar/10/the-mysterious-diner-en-blanc-in-melbourne-review

    At about 6.30pm last Saturday, close to 800 people gathered in front of the Convention and Exhibition Centre (known colloquially as Jeff’s Shed) dressed entirely in white: white shoes, white dresses, white purses, even a few white wigs.

    Guests, who paid $45 each, were bused to the mystery location to enjoy a mass picnic.

    It may have looked effortless, but behind the carefully constructed French insouciance was weeks upon weeks of seemingly endless preparation.

    Not only were guests ordered to dress entirely in white, we had to abide by a series of strict edicts governing food, equipment and our general decorum.

    Guests had to purchase their own white table (which must be smaller than 76cm x 76cm) and white foldable chairs.

    We also had to bring our own three-course meal unless you opted to buy one of the pre-made hampers, although, in a concession to common sense, the food did not have to be white.

    Flashmob in Weiß
    ▻http://www.faz.net/aktuell/gesellschaft/diner-en-blanc-flashmob-in-weiss-12221716.html

    „Lebensfreude, Freundschaft, Zusammenleben, das sind die einzigen Devisen, die beim ’Dîner en blanc’ zählen“, sagt ein Pariser Arzt, der am Donnerstagabend wie auch in den Vorjahren mit zahlreichen Freunden zu dem Groß-Picknick gekommen ist. Den Ort des diesjährigen Picknicks erfuhren sie erst in letzter Minute per SMS - bis dahin machten die Organisatoren ein großes Geheimnis aus dem Treffpunkt.
    Elegante Version eines Flashmobs

    Denn um in Paris an dem „Dîner en blanc“ teilnehmen zu dürfen, bedarf es einer Einladung bereits Eingeweihter. Auch ist das Picknick nicht bei den Behörden angemeldet. Die Teilnehmer - vornehmlich im Yuppie-Milieu angesiedelt - dürfen sich bei der eleganten Version eines Flashmobs also wie eine Großstadt-Guerilla fühlen.

    Die Polizei drückt aber stets ein Auge zu, seit vor 25 Jahren im Stadtwald Bois de Boulogne im Südwesten von Paris rund 200 Menschen der Einladung von François Pasquier zum ersten „Dîner en blanc“ folgten. „Mit dem Ethos des Savoir-vivre kann man fast alle Probleme lösen“, sagt Pasquier heute. „Es reicht, wohlerzogen zu sein, die Leute und Örtlichkeiten zu respektieren.“

    ►http://www.liberation.fr/direct/element/le-diner-en-blanc-pas-si-propre-que-ca_9887
    ▻https://twitter.com/JosepherEmerson/status/609234268041011201

    White Dinner Checkliste
    ▻http://www.whitedinner.eu/haeufige-fragen/white-dinner-checkliste

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    Tisch
    weiße Tischdecke
    Stühle
    weiße Stuhlüberzüge
    weiße Sitzkissen (bei Bedarf)
    Tisch-Deko (wenn gewünscht)
    kaltes 3 Gänge Menü
    Geschirr, Gläser und Besteck
    weiße Stoff-Servietten
    Picknickkorb
    Wein und sonstige Getränke
    Ihr White Dinner Outfit
    Kühlbox, um Ihre Getränke kühl zu halten
    Wunderkerzen (wenn gewünscht)
    weiße Stofftaschentücher (wenn gewünscht)
    Müllbeutel

    #merci @rezo ▻http://seenthis.net/messages/380455
    ▻https://de.wikipedia.org/wiki/D%C3%AEner_en_blanc

    #champagne #reclaim_the_streets #gentrification

    • Mise en parallèle avec un autre exemple (via Guillaume Duval sur FB)

      Post de Gilles Savary qui est à l’origine d’une loi novatrice sur les travailleurs détachés :
      "Journée Bruxelloise pour defendre ma loi contre la concurrence sociale déloyale ! La Fédération Internationale des Transporteurs routiers ( IRU) s’emeut de la disposition qui interdit aux chauffeurs routiers de prendre leurs week end dans leurs cabines aux heures d’interdiction de circuler !
      Lors d’un contrôle routier , j’ai contrôlé un chauffeur roumain , payé 191 euros ( salaire minimum roumain ) pour une mission de trois semaines ! Ne pouvant rentrer chez lui le week end , et encore moins se payer l’hôtel et le restaurant en France , il stationne sur les aires d’autoroutes, confectionne ses repas avec des conserves du pays et un réchaud , dors sur sa couchette de cabine et fait sa toilette dans les stations service !

      Beaucoup d’entre eux sont attachés à ce mode de vie comme l’otage à son geôlier : syndrome de Stockholm ...j’ai découvert à cette occasion qu’ils effectuaient sur le marché une tâche de gardiennage du véhicule et de sa cargaison pendant le week end , sans la moindre rémunération !

      Ce n’est pas du travail le Dimanche rémunéré au tarif du travail du Dimanche ; ce n’est pas même du travail au noir , puisqu’il n’est pas rémunéré du tout ; c’est une forme moderne de servage sur laquelle tout le monde ferme complaisamment les yeux !
      En obligeant les transporteurs à loger et défrayer leurs chauffeurs en mission lointaine , et à leur donner leur liberté le week end , je fais œuvre sociale élémentaire , mais je renchéris aussi le coût du travail des mercenaires low cost , de façon parfaitement euro compatible car non discriminatoire en fonction de la nationalité du chauffeur ou du pavillon national du transporteur ! Espagnols et Italiens font pression sur la Commission Européenne pour annihiler cette législation française ! Moi je commence une croisade européenne pour la généraliser en Europe ! Prochaines étapes : à Bruxelles le 12 novembre et à Rome le 19 à l’invitation de la confédération syndicale Européenne ! Surprise ; un sondage réalisé par l’Officiel des Transporteurs montre que 64 % des patrons français du secteur « sont d’accord avec ma loi ! »

  • Victoire syndicale des ouvriers du #champagne chez #LVMH

    Dans la Marne, le monde du champagne 
est en #grève depuis début avril. Après trois semaines de mobilisation continue sur les sites de Reims et d’Épernay, la grève des employés des cinq maisons de production de champagne, propriétés de LVMH, a commencé à porter ses fruits avec une première victoire sur les #salaires.

    ▻http://www.humanite.fr/les-salaries-sabrent-le-champagne-522432

    #syndicalisme

  • #Hip-hop & #champagne

    We’ve built a browser based infographic that visualizes all the mentions of Champagne by U.S. rappers from 1980-2010. The infographic has 3 views: Map View, Graph View and Song View. The slider allows users to choose the range of time they want to look at. The graphic is rich with storytelling: on one hand the image of Rappers & Champagne have a legendary place in pop culture. On the other hand when you consider Champagne as an aspirational product, this infographic tells a nuanced story of Rapper’s relationship to The American Dream. Browse the datavis here.

    ▻http://www.fastcompany.com/3007753/hip-hop-word-count-living-breathing-database-every-word-every-rap-song-

    ▻http://staplecrops.com/index.php/interactive-infographic-champagne-always-stains-my-silk-screenshots

    #carte #visualisation #musique #lyrics #texte #rap