• Book Review Roundtable : Art & Climate Change
    https://urbanpolitical.podigee.io/57-bookreview_art_climate_change

    The book provides an overview of ecologically conscious contemporary art that responds to today’s environmental crisis, from species extinction to climate change. Art and Climate Change collects a wide range of artistic responses to our current ecological emergency. When the future of life on Earth is threatened, creative production for its own sake is not enough. Through contemporary artworks, artists are calling for an active, collective engagement with the planet in order to illuminate some of the structures that threaten biological survival. Exploring the meeting point of decolonial reparation and ecological restoration, artists are remaking history by drawing on the latest ecological theories, scientific achievements, and indigenous worldviews to engage with the climate crisis. (...)

    #urban,political,art,climate_change,anthropocene
    https://audio.podigee-cdn.net/941127-m-7dd3bea7033c8a4d8ab9789b9c521046.m4a?source=feed

  • Huit milliards d’humains : trop sur Terre ? - AOC media
    https://aoc.media/analyse/2022/11/16/huit-milliards-dhumains-trop-sur-terre

    Lorsqu’on regarde plus en détail ces projections on s’aperçoit que la croissance future devrait avoir très majoritairement lieu en Afrique intertropicale (excluant l’Afrique du nord et du sud), le reste du monde se dirigeant vers une stabilisation ou une décroissance légère de sa population. Ce n’est pas un hasard, la natalité est la plus forte dans les pays les plus pauvres, moins avancés dans leur transition démographique. Alors, quel effet sur l’environnement ? Cela dépend : cette croissance peut avoir des conséquences écologiques locales importantes, mais elle reste négligeable pour des enjeux globaux comme le climat. Ainsi, les pays avec un taux de fécondité au-dessus de trois enfants par femme représentent seulement 3,5% des émissions de CO2 mondiales, pour 20% de la population.
    [...]
    Sur les 20 dernières années, les émissions par habitant ont stagné en Afrique. Si l’on prolonge la croissance du PIB par habitant sur cette période, il faudrait 70 ans à l’Éthiopie pour rattraper la France (au rythme, très rapide, d’avant sa guerre civile), ou 250 ans pour le Nigeria.
    [...]
    Non seulement cette crainte de la croissance de la population mondiale brouille les pistes des responsabilités du réchauffement climatique, mais elle fait aussi détourner le regard de cette injustice criante : ce sont ces pays, pauvres et à la natalité élevée, qui en sont aussi les principales victimes et les moins bien armés pour y faire face, alors qu’ils en sont les moins responsables !
    [...]
    Aujourd’hui, c’est Emmanuel Macron qui répète à l’envi qu’il ne sert à rien d’aider des pays avec 7 enfants par femme. On ne sait la part dans ces affirmations de rapport de force avec les pays du Sahel et celle de la politique nationale : la crainte de la croissance de la population en Afrique est souvent associée à celle, chère à l’extrême droite, de migrations massives et incontrôlées. Force est de constater qu’aujourd’hui ces migrations restent marginales, « l’appel d’air » un mythe dangereux et les migrations climatiques une source sans fin de fantasmes. On touche ici un deuxième écueil du débat sur la population : voir les individus d’abord sous le prisme du nombre alimente une déshumanisation qui finit toujours mal. C’est particulièrement le cas sur cette question des migrations, qui donne déjà lieu aujourd’hui à une violence et un déni de droits de l’Homme institutionnalisés.
    On peut estimer souhaitable d’aider de toute façon à l’éducation ou au planning familial dans les pays les plus pauvres, ce qui contribuerait à la baisse de la natalité, mais il ne faut pas non plus en attendre de miracle sur le plan écologique. Ces mesures contribuent au développement économique (qu’on peut, lui aussi, juger souhaitable dans ces pays) et peuvent donc contrebalancer la baisse de la population, pour aboutir à un résultat final légèrement négatif pour le climat.
    [...]
    Qu’en est-il dans les pays plus riches, où la natalité est plus faible mais le poids écologique par personne beaucoup plus élevé ? La situation y est contraire à celle des pays à forte natalité quant au désir d’enfants : les gens ont globalement moins d’enfants qu’ils le souhaiteraient et il n’existe plus de mesure consensuelle qui baisserait la natalité.
    [...]
    En Chine, la politique de l’enfant unique s’est traduite par un taux de fécondité décroissant lentement de 2,5 à 1,5 enfants par femme, avec de nombreuses exceptions et tolérances introduites très rapidement pour limiter les pires abus. La politique la plus coercitive qu’on puisse imaginer ici, celle de l’enfant unique strict, bien plus dure qu’en Chine, aboutirait à un taux de fécondité autour de 1,1 enfants par femme. On peut pousser l’expérience de pensée et calculer les effets de cette mesure sur la population, puis sur les émissions et enfin le réchauffement climatique.

    La population diminuerait très progressivement, il faudrait attendre près de 2100 pour qu’elle soit divisée par deux par rapport au scénario à fécondité constante. L’effet sur les émissions annuelles serait plus lent car la consommation des plus jeunes est bien plus faible que la moyenne. Enfin, l’effet sur les émissions cumulées, qui déterminent le réchauffement, serait encore plus lent car les émissions par personne sont déjà sur une trajectoire descendante. Au rythme actuel (et insuffisant) d’une réduction de ces émissions autour de 2% par an, l’enfant unique réduirait les émissions cumulées en 2100 de 11%. Au rythme de 6% par an, nécessaire pour tenir les objectifs de l’accord de Paris, ce ne serait qu’une réduction de 3% en 2100.
    [...]
    On peut ici aussi proposer une expérience de pensée : que se passerait-il si la moitié de la population mondiale disparaissait instantanément, comme dans le film Avengers (2018) ? La moitié des puits de pétrole ou mines de charbon ne seraient pas fermés, cela dépendrait du rapport entre coût marginal de production et prix de vente. Ce prix baisserait, ce qui stimulerait la demande. La diminution de la densité de population réduirait l’efficacité énergétique. Il y aurait probablement un rebond de la natalité. Tous ces effets pourraient se combiner à moyen et long terme pour aboutir à une trajectoire très différente de l’actuelle. Comme exemple, on peut observer les différences de poids écologique allant du simple au double entre l’Europe et les États-Unis, pour un niveau de vie et de technologie très proches. Enfin, et plus fondamentalement, aucun des mécanismes qui causent la crise écologique et la faiblesse de l’action ne serait changé : intérêts divergents et déséquilibres de pouvoir entre États, entre riches et pauvres, pouvoir des entreprises qui en tirent des profits, culture consumériste… Sans toucher à ces déterminants fondamentaux, l’effet final d’une réduction même importante de population serait probablement faible.
    [...]
    Serait-il vraiment souhaitable d’imposer une mesure drastique (un enfant unique bien plus dur qu’en Chine) pour une réduction marginale du réchauffement ? On entend souvent qu’il faut contrôler la natalité car « il faut tout faire » pour le climat. Ce n’est pas le cas : il faut d’abord s’interroger sur la faisabilité, les risques, les coûts et bénéfices de différentes mesures. Si l’on pousse la logique jusqu’au bout, l’action la plus efficace est la disparition de l’humanité. Pas grand monde ne la souhaite.
    [...]
    Pire que seulement une rhétorique de déni, la crainte de la surpopulation nous éloigne d’un monde plus égalitaire et coopératif qui sera nécessaire pour résoudre la crise écologique sans tomber dans la barbarie.

    #surpopulation #écologie #changement_climatique

  • Jordan Is Running Out of Water, a Grim Glimpse of the Future - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2022/11/09/world/middleeast/jordan-water-cop-27.html

    Desalination is a promising lifeline for Jordan, but it will not happen quickly. A large-scale desalination project in the port city of Aqaba on the Red Sea is in the works, but it will take years.

    There is one potential quick fix: buying more water from Israel, a pioneer in desalination techniques. Cooperation on water was an important element of the 1994 peace treaty between the two countries, and they signed a water-for-energy agreement at the United Nations climate conference in the Egyptian Red Sea resort of Sharm el Sheikh on Tuesday.

    Protests broke out in Amman last year when the plan, which was brokered by the United Arab Emirates and would involve Jordan sending solar energy to Israel in exchange for water, was first announced. An overreliance on Israel water is unpalatable to many Jordanians, who oppose the occupation of the Palestinian territories.

    But water is a critical national security issue in Jordan, and shortages threaten to destabilize a stalwart U.S. Arab ally that has been an oasis of calm in a turbulent neighborhood. Iyad Dahiyat, a former water ministry official, said the water portfolio is as important as the military given the threats to Jordan posed by climate change.

    One recent study predicted that severe and potentially destabilizing water shortages will become common in Jordan by 2100 unless the country makes significant changes.

    “The government needs to increase supply to communities to limit discontent,” said Sandra Ruckstuhl, an American researcher based in Amman and a senior adviser at the International Water Management.

    Ms. Ruckstuhl and other experts say the government needs to raise water prices based on household income to account for the soaring cost of delivering it to homes and businesses. But many Jordanians are already struggling with unemployment and high prices and that would be an added, and unpopular, burden.

    Choosing crops wisely and managing water are crucial for Jordanian agriculture as climate change accelerates. The sector once used about 70 percent of the country’s water supply, though it contributes relatively little to the gross domestic product.

    Use has decreased to around 50 percent, which Mr. Salameh, the government spokesman, cited as a promising indicator. But many farmers still focus on water-intensive crops that are becoming more difficult to grow.

    Khaireddin Shukri, 68, is a retired farm owner and a consultant who has long pushed for crops that require less water and bring in more money. He said the water issue revolves around planning and pointed to inefficient practices and waste.

    “It’s a country with huge potential but lack of management,” he said of Jordan.

    #eau #changement_climatique #agriculture #irrigation

    • commentaire du journaliste Taylor Luck
      https://twitter.com/Taylor_Luck/status/1590603807545004032 et suivants

      Great article, but quick note, the #Jordan-#Israel 200mcm #water deal is not a “quick fix.” Even with water from Israel and 200mcm desalination from Aqaba (when?), the country faces 1.6 billion cubic meters demand amid dwindling groundwater and rainfall
      #Jordan-#Israel #water deal will ease the immediate emergancy, no doubt (when it happens). But it, along with the Red Sea Conveyance Project will barely keep up pace with increased water demand due to population growth and decline in rainfall/groundwater resources.
      Also, deal is dependent on construction of the solar plant and an #Israel-i prime Minister who won’t withhold water to strong-arm #Jordan. #Netanyahu has mused withholding water from Jordan in the past and has criticized this solar-water deal.

  • Le marché du crédit carbone est en croissance Le Devoir - Ian Bickis - La Presse canadienne à Toronto
    Les banques s’intéressent de plus en plus au marché du crédit carbone.

    Ces crédits compensatoires peuvent aussi être utilisés par le nombre croissant d’entreprises qui ont fait voeu de carboneutralité.

    Comme il est encore impossible de réduire complètement les émissions de gaz à effet de serre, les entreprises se fient au crédit carbone afin d’atteindre leur objectif de carboneutralité. Malgré le scepticisme ambiant sur l’efficacité du système, les banques veulent se placer pour un rôle de courtier.


    George Frey Agence France-Presse Comme il est encore impossible de réduire complètement les émissions de gaz à effet de serre, les entreprises se fient au crédit carbone afin d’atteindre leur objectif de carboneutralité.

    Par exemple, la Banque de Montréal a acheté l’été dernier Radicle Group, un développeur de crédits carbone qui aide les organisations à mesurer et à réduire leurs émissions. En septembre, Valeurs Mobilières TD a annoncé la création de l’unité Services-conseils en carbone. L’entreprise a aussi investi 10 millions $ dans le projet Terres boréales piloté par Conservation de la nature Canada.

    « On a assisté au cours de la période s’étendant des derniers 12 à 18 mois à une plus grande intégration du marché du carbone, signale le directeur général des Services-conseils en carbone, Andrew Hall. Nous constatons que sa croissance a été très, très rapide. Je m’attends à ce que cette tendance se poursuive. »

    De son côté, la Banque canadienne impériale de commerce cherche à établir les fondations, avec d’autres institutions bancaires, d’une nouvelle plateforme technologique pour le marché volontaire du carbone nommée Carbonplace.

    La Banque Royale du Canada avait lancé dès 2008 « ses capacités mondiales de négociation de droits d’émission de gaz à effet de serre ». Selon elle, le crédit carbone représente une part importante de toutes les transactions commerciales. Ce marché devrait connaître une forte croissance.

    Le projet Carbonplace couvre une grande variété de projets pouvant aller des cuisinières moins polluantes jusqu’à la préservation des tourbières. La valeur des échanges a dépassé 1 milliard $ US en 2021, un volume modeste comparativement aux systèmes existants, comme celui en place en Europe qui gère plusieurs centaines de milliards de dollars.

    Le marché volontaire du carbone pourrait atteindre 50 milliards $ d’ici 2030, prédit la firme de consultants McKinsey . L’ancien gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, parlait l’an dernier d’une échelle de 100 milliards $ d’ici la fin de la décennie.

    M. Carney est actuellement envoyé spécial des Nations unies pour le financement de l’action climatique. Il a été l’un des personnages importants derrière la création du groupe de réflexion Taskforce on Scaling Voluntary Carbon Markets en 2020, dont les objectifs étaient de proposer des solutions à l’accroissement de la demande.

    En mars, le groupe a changé son nom pour Integrity Council for the Voluntary Carbon Market. Il porte son attention davantage sur la crédibilité du marché que sur sa croissance.
     
    Selon la Banque Royale, la normalisation sera importante pour renforcer la crédibilité et piloter la croissance. La Banque TD, quant à elle, donne encore sa confiance aux quatre normes de vérification déjà en place depuis des années et en ses propres capacités d’analyser un projet.

    « Nous serons très sélectifs pour déterminer avec qui nous ferons affaire. Nous allons nous assurer d’utiliser les meilleurs registres disponibles », soutient Amy West, directrice générale et cheffe mondiale chez Solutions ESG de Valeurs mobilières TD.

    Elle ajoute que l’institution concentrera ses efforts sur des secteurs qu’elle connaît bien en Amérique du Nord. Elle espère insuffler de la confiance et de la transparence dans le système.

    Des opposants  
    Le concept même de marché volontaire du carbone n’a pas que des partisans.

    « Fondamentalement, cela légitime et autorise l’extraction permanente des carburants fossiles », déplore Kate Ervine, professeure agrégée à l’Université Saint Mary’s en Nouvelle-Écosse.

    Selon elle, les entreprises qui présentent des projets compensatoires ne sont pas nécessairement fiables, notamment sur le plan des résultats financiers ou environnementaux. Ce système d’échange est une source de distraction de ce qui est réellement urgent : une réduction directe des gaz à effet de serre.

    « Les banques qui s’intéressent à ce marché veulent procurer à leurs clients un instrument dont elles pourront tirer profit. Cela n’a rien à voir avec les changements climatiques. »

    Le groupe Greenpeace n’a jamais caché son opposition au marché volontaire. Le responsable canadien de la campagne Nature et alimentation, Shane Moffatt, parle même de « greenwashing » à son sujet. « C’est un obstacle aux réductions des émissions », souligne-t-il.

    Le système ne trouve grâce à ses yeux que si des entreprises de bonne foi font de sérieux efforts de réduction, mais qu’elles sont aux prises avec des problèmes à court terme. Sinon, ce n’est qu’une simple panacée.

    Mais les banques en semblent bien conscientes. Ainsi, l’Alliance bancaire zéro émission nette, qui regroupe de nombreuses institutions internationales et canadiennes, dit que les crédits compensatoires ne doivent être utilisés que dans les endroits où les solutions ne sont pas possibles d’un point de vue technique ou financier.

    Ils ne sont qu’un moyen complémentaire pour atteindre la carboneutralité.

    « On n’atteindra pas la carboneutralité sans les crédits compensatoires de carbone. Ce système ne sera pas efficace tant qu’il ne sera pas mis en place de façon permanente. Il doit être complémentaire, mesurable, vérifiable et transparent », déclare Levent Kahraman, cochef des Marchés mondiaux, chez Marché des capitaux BMO.

    #inflation #taxes #greenwashing #banques #McKinsey #climat #écologie bancaire #changement_climatique #crédit_carbone

    Source : https://www.ledevoir.com/societe/769741/le-marche-du-credit-carbone-est-en-croissance

  • COMBATTRE L’EFFONDREMENT FINANCIER ET ENVIRONNEMENTAL EN COURS – Gaël Giraud
    https://www.les-crises.fr/combattre-l-effondrement-financier-et-environnemental-en-cours-gael-girau

    Gaël GIRAUD est économiste et prêtre jésuite. Directeur de recherches au CNRS, il dirige depuis 2021 le programme de justice environnementale à l’université de Georgetown. Depuis plusieurs années, il alerte sur les risques d’effondrement économique, financier et environnemental pesant sur notre civilisation. À l’occasion de la parution de son nouveau livre « Composer un monde en […]

    #Non_classé #Catastrophe_environnementale #Changement_climatique #Crise_économique #Crise_financière #Non_classé,_Catastrophe_environnementale,_Changement_climatique,_Crise_économique,_Crise_financière

  • #Migrations_climatiques : l’#Afrique_de_l’Est et la #Corne_de_l’Afrique montrent la voie

    Une nouvelle déclaration pourrait créer un précédent en matière de coopération régionale sur la crise du changement climatique en Afrique.

    La coopération régionale et la liberté de circulation sont essentielles pour bien gérer les migrations et les déplacements dus au climat. Or, ces deux outils sont peu utilisés. L’Afrique de l’Est et la Corne de l’Afrique, durement frappées par le changement climatique, sont des régions pionnières dans la reconnaissance de leur importance.

    Les pays de la Corne de l’Afrique, qui contribuent à hauteur de 0,1 % aux émissions mondiales, sont confrontés à une mauvaise saison des pluies pour la quatrième année consécutive, un phénomène climatique jamais observé en quarante ans. Au moins 36,1 millions de personnes ont été touchées par la sécheresse et 8,9 millions de têtes de bétail ont péri. Plus de 16 millions de personnes n’ont pas un accès suffisant à l’eau potable et 20,5 millions sont confrontées à une situation d’insécurité alimentaire aiguë et à une malnutrition croissante dans certaines régions en Éthiopie, en Somalie et au Kenya. En Somalie, plus d’un million de personnes ont été déplacées, principalement des femmes et des enfants.

    L’irrégularité des précipitations a provoqué une sécheresse dans certaines régions d’Afrique de l’Est et de la Corne de l’Afrique, ainsi que de graves crues soudaines et des inondations par débordement de cours d’eau, comme au Soudan du Sud, en Ouganda et au Burundi. Depuis le début de la saison des pluies en mai, les inondations au Soudan ont endommagé 238 établissements de santé, 1 500 sources d’eau et ont emporté plus de 1 500 latrines. Les inondations de 2021 au Soudan du Sud seraient les pires que le Soudan ait connues depuis ces soixante dernières années.

    En avril 2021, le Burundi avait déclaré l’état d’urgence lorsque des inondations avaient détruit des maisons et des cultures et déplacé des milliers de personnes. Cette même année, 2,6 millions de personnes ont été déplacées en Afrique subsaharienne en raison de catastrophes liées au climat.

    La communauté internationale a mis longtemps à s’attaquer aux liens entre changement climatique et migration

    Le changement climatique est l’une des principales causes des migrations et des déplacements internes et transfrontaliers. Ce phénomène devrait s’accentuer à mesure que les effets du changement climatique se feront de plus en plus durement ressentir. La Banque mondiale prévoit qu’il pourrait y avoir jusqu’à 85,7 millions de migrants climatiques en Afrique subsaharienne à l’horizon 2050. Malgré cela, la communauté internationale a mis du temps à aborder la question de la corrélation entre le changement climatique et la migration.

    Les choses changent cependant, le climat et la mobilité humaine étant de plus en plus souvent inscrits dans les cadres juridiques et politiques à tous les niveaux en Afrique. En juillet, les pays de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) ont signé la déclaration ministérielle de Kampala sur les migrations, le changement climatique et l’environnement. En 2020, les États de l’IGAD avaient adopté le Protocole sur la libre circulation des personnes dans la région de l’IGAD – le premier document à traiter spécifiquement des personnes fuyant les catastrophes et les changements climatiques.

    La nature intersectorielle du changement climatique et des migrations pose d’importants problèmes de gouvernance. Étant donné que de nombreux ministères et entités étatiques sont concernés, il n’existe pas à ce jour de politique ou de législation unique pour faire face aux déplacements provoqués par le climat. Au contraire, on recense au moins 50 cadres et mécanismes politiques sur la migration, le changement climatique et la réduction des risques de catastrophe qui abordent différemment le lien entre le changement climatique et la mobilité en Afrique.

    La coopération régionale est essentielle car la migration climatique est par nature transfrontalière. Les réponses telles que la déclaration de Kampala permettent de sensibiliser l’opinion aux menaces existantes, d’établir des priorités et des plans d’action communs et de mobiliser la communauté internationale afin d’obtenir un soutien pour leur mise en œuvre.

    On recense au moins 50 cadres politiques abordant différents aspects du lien entre changement climatique et mobilité en Afrique

    Cette déclaration prévoit 13 mesures, dont le renforcement de la résilience au changement climatique et des interventions d’adaptation, la promulgation de lois, de politiques et de stratégies régionales et nationales, et l’introduction d’environnements réglementaires qui favorisent l’exploitation des avantages issus des transferts de fonds, du commerce et des investissements.

    Parmi ces mesures, l’investissement dans les économies circulaires et vertes et le renforcement des instituts météorologiques et climatiques sont encouragés. Il est également prévu de créer un groupe de travail interministériel sur le changement climatique, l’environnement et la migration et de demander aux principales parties de soutenir la déclaration lors de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP27) qui se tiendra en Égypte en novembre.

    Outre les pays membres de l’IGAD et de la CAE, la déclaration de Kampala a reçu un soutien de haut niveau de tout le continent. Parmi les représentants de pays éminents étaient présents : le Sénégal, qui assure actuellement la présidence de l’Union africaine ; l’Égypte, qui préside la COP27 ; l’Algérie ; la Zambie, qui préside actuellement le Groupe africain de négociateurs sur le changement climatique. Les messages clés de la déclaration devraient donc être repris lors de la COP27 et d’autres forums régionaux et continentaux.

    Les protocoles régionaux permettant la libre circulation peuvent augmenter de manière significative la protection et les ressources pour les populations qui émigrent en raison des effets du changement climatique. Ce type de mesure favorise la création d’emplois et les échanges commerciaux, tout en offrant à leurs bénéficiaires les moyens d’accéder à d’autres possibilités de revenus et à d’autres compétences. La libre circulation permet les migrations transfrontalières circulaires et saisonnières, donnant la possibilité aux migrants de rentrer chez eux avec des transferts financiers et sociaux, y compris des connaissances, des technologies et des compétences.

    Pour l’Afrique de l’Est et la Corne de l’Afrique, la migration est une mesure d’adaptation vitale qu’il convient de favoriser

    La libre circulation a également l’avantage de réduire la nécessité de définir la notion de réfugié climatique. Bien que couramment utilisée, l’expression « réfugiés climatiques » est trompeuse. En effet, la Convention de 1951 sur les réfugiés protège les personnes menacées de persécution, mais ne concerne pas la dégradation de l’environnement ou les catastrophes naturelles. La Convention de 1969 de l’Organisation de l’unité africaine sur les réfugiés élargit la définition des réfugiés mais ne couvre toujours pas la dégradation de l’environnement. Cela signifie qu’il existe toujours un vide normatif dans le droit des réfugiés qui fuient les effets du changement climatique.

    Les protocoles de libre circulation ont été conçus pour améliorer l’intégration régionale et le développement économique. Le protocole de l’IGAD est le premier du genre à protéger les personnes qui se déplacent vers les pays voisins avant, pendant ou après la survenue de menaces environnementales et à leur permettre d’y séjourner jusqu’à ce qu’elles puissent rentrer en toute sécurité dans leur pays d’origine.

    L’Afrique de l’Est et la Corne de l’Afrique sont confrontées à de graves menaces climatiques. Leurs actions collectives reconnaissent la migration comme une mesure d’adaptation vitale qui devrait être autorisée de manière sûre et ordonnée afin d’optimiser le développement. La déclaration de Kampala et le protocole de libre circulation de l’IGAD créent de nouveaux précédents qui devraient inspirer d’autres organismes régionaux et les inciter à adopter la même démarche.

    https://issafrica.org/fr/iss-today/migrations-climatiques-lafrique-de-lest-et-la-corne-de-lafrique-montrent-

    #réfugiés_climatiques #réfugiés_environnementaux #mobilité #déclaration_de_Kampala #libre_circulation #coopération_régionale #Afrique #exemple #changement_climatique #climat #IGAD_Free_Movement_Protocol #IGAD

    ping @isskein @karine4

  • 100 millions de dollars volés sur la plateforme de cryptomonnaies Binance Agence France-Presse à Paris

    Binance, la plus grande plateforme de cryptomonnaies au monde en volume, a affirmé vendredi avoir été victime d’un piratage. Elle évalue l’ampleur du vol à environ 100 millions de dollars.

    Selon Binance, les pirates sont parvenus à retirer un total de deux millions de BNB, la cryptomonnaie émise par Binance, soit environ 580 millions de dollars au cours de vendredi. Ils n’ont toutefois pu en exploiter qu’une fraction, la majorité du montant ayant été immédiatement bloquée. Grâce à la réaction rapide des personnes chargées de valider les transactions, « la majorité des fonds sont restés sur l’adresse des pirates », a indiqué à l’Agence France-Presse un porte-parole de Binance. Environ 100 millions de dollars ont en revanche été dérobés et n’ont pour l’heure pas pu être récupérés.


    Plus tôt dans la journée, le patron de Binance, Changpeng Zhao, plus connu sous le pseudonyme CZ, avait tenté de rassurer sa communauté d’utilisateurs en assurant sur Twitter, où il compte sept millions d’abonnés : « Le problème est désormais maîtrisé. […] Vos fonds sont en sécurité. Nous présentons nos excuses pour la gêne occasionnée et fournirons d’autres mises à jour en conséquence. »

    Les pirates ont pris pour cible le pont interchaîne BSC Token Hub. Un pont est un service qui permet à un utilisateur de transférer des jetons cryptographiques d’une chaîne de blocs (blockchain) vers une autre. La Binance Smart Chain (BSC), à laquelle est relié le pont visé par les pirates, a été suspendue pendant quelques heures.

    Les attaques informatiques contre des ponts interchaînes se sont multipliées au cours des derniers mois. Selon Chainanalysis, deux milliards de dollars ont été dérobés par le biais de 13 piratages de ponts interchaînes entre janvier et août. Ces attaques représentent 69 % des vols de cryptomonnaies en 2022, indique Chainanalysis. Elliptic, un autre cabinet d’analyses en cryptomonnaies, a noté dans son rapport trimestriel sur les piratages publié cette semaine que les ponts « ont tendance à accumuler de grandes quantités d’actifs verrouillés sur de nombreuses chaînes de blocs, dont beaucoup n’ont peut-être pas de culture de sécurité ou d’audit avancée en raison de leur relative obscurité ».

    Source : https://www.ledevoir.com/economie/762515/cryptomonnaies-100-millions-de-dollars-voles-sur-la-plateforme-de-cryptomo

    #cryptomonnaie #escroquerie #piratage #carbone #bitcoins #binance #ether #ethereum #co2 #changement_climatique #électricité #climat #dommages_climatiques #blockchain #monnaie #crypto-monnaie #finance #numérique

  • Ralentir ou périr. L’#économie de la #décroissance

    Loin d’être le remède miracle aux crises auxquelles nous faisons face, la croissance économique en est la cause première. Derrière ce phénomène mystérieux qui déchaine les passions, il y a tout un #système_économique qu’il est urgent de transformer.

    Dans cet essai d’économie accessible à tous, #Timothée_Parrique vient déconstruire l’une des plus grandes mythologies contemporaines : la poursuite de la #croissance. Nous n’avons pas besoin de produire plus pour atténuer le #changement_climatique, éradiquer la #pauvreté, réduire les #inégalités, créer de l’#emploi, financer les #services_publics, ou améliorer notre #qualité_de_vie. Au contraire, cette obsession moderne pour l’#accumulation est un frein au #progrès_social et un accélérateur de l’#effondrement écologique.

    Entre produire plus, et polluer moins, il va falloir choisir. Choix facile car une économie peut tout à fait prospérer sans croissance, à condition de repenser complètement son organisation.

    C’est le projet de ce livre. Explorer le chemin de #transition vers une économie de la #post-croissance.

    https://www.seuil.com/ouvrage/ralentir-ou-perir-timothee-parrique/9782021508093

    #livre

    signalé aussi par @olivier_aubert ici :
    https://seenthis.net/messages/973364

  • Mobilités : quand les pratiques informelles expliquent la laborieuse transition climatique
    https://metropolitiques.eu/Mobilites-quand-les-pratiques-informelles-expliquent-la-laborieuse-t

    Pourquoi les politiques de transition écologique des #mobilités sont-elles si difficiles à mettre en œuvre ? Jean-Baptiste Frétigny pointe l’écart entre règles et pratiques effectives des citoyens, des entreprises et même des acteurs publics chargés de les appliquer. Les États tiendront-ils leurs engagements en matière de réduction de l’empreinte écologique des mobilités ? À l’heure de l’urgence climatique, les transports produisant 31 % des émissions territoriales françaises en 2019 (CITEPA 2021), la #Essais

    / mobilité, #informel, #Paris, #Île-de-France, #Grenoble, #La_Réunion, #changement_climatique, politiques (...)

    #politiques_publiques
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_fretigny.pdf

  • #David_Van_Reybrouck sur la #désobéissance_fiscale :

    Je pense qu’il faut plutôt penser à une #désobéissance_civile, qui relève d’abord pour moi d’une désobéissance fiscale. Au milieu du XIXe siècle, #David_Thoreau refuse de payer l’impôt dans l’État du Massachusetts à cause de l’esclavagisme et de la guerre contre le Mexique. Il a été arrêté au bout de six ans.

    Regardons le budget de nos États, et calculons quel pourcentage des dépenses de l’État belge ou hollandais va vers le secteur fossile. Si c’est 18 %, on enlève 18 % de nos impôts et on le met au pot commun. Quand les lois ne sont pas justes, il est juste de leur #désobéir.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/011022/david-van-reybrouck-il-existe-une-forme-de-colonisation-de-l-avenir
    et aussi :
    https://seenthis.net/messages/974979

    #budget #Etat #changement_climatique #climat #résistance #impôts

  • #Bruxelles (Jette) : un bac à fleurs installé au milieu d’une piste cyclable Rédaction, image : Twitter Jef Vandenbergen
    https://bx1.be/categories/mobilite/jette-un-bac-a-fleurs-installe-au-milieu-dune-piste-cyclable/?theme=classic

    Le dispositif a été installé récemment.
    Un bac à fleurs a été installé en plein sur la piste cyclable de l’avenue de Jette. Pour éviter la chute, les cyclistes doivent dévier de la piste. Le dispositif a été installé il y a quelques jours pour empêcher les automobilistes d’éviter un ralentisseurs récemment placé sur la voirie.

    Selon Bruxelles Mobilité, il s’agit d’une situation temporaire : “Nous sommes conscients que la situation n’est pas optimale pour les cyclistes“ . Le passage est en effet plus étroit pour les deux-roues. “Le bac à fleurs ne restera pas là, mais il assurera désormais une plus grande sécurité pour les cyclistes“ , précise l’administration bruxelloise à nos confrères de Bruzz.

    https://twitter.com/nonkelvladimir/status/1573035952074903557

    #Fleurs #Piste_cyclable #vélo les #Cyclistes utilisés comme #otages #voitures #ralentisseur @carfree

    • En cinq ans, le bitcoin a coûté autant à l’environnement que la production de viande de bœuf Le temps - AGP

      Selon une étude, parue jeudi, le « coût social du carbone » émis par le minage du bitcoin correspond à 35% de sa valorisation sur le marché

      L’énergie consommée entre 2016 et 2021 pour produire des bitcoins, la plus importante des cryptomonnaies, a eu un impact social et environnemental comparable à celui de la production de viande bovine et neuf fois plus élevé que l’extraction de l’or, un concurrent non virtuel, selon une étude publiée jeudi dans la revue Scientific Reports du groupe Nature. https://www.nature.com/articles/s41598-022-18686-8

      L’article, publié s’appuie sur le concept du « coût social du carbone », une méthode qui chiffre les effets négatifs (sanitaires, économiques et environnementaux) de l’émission dans l’atmosphère d’une tonne de CO2 ou d’équivalent. Avec cette méthode, qui se répand dans l’évaluation de la lutte contre le changement climatique et ses conséquences, le coût de la tonne de CO2 est estimé entre 50 et 185 dollars selon différentes hypothèses d’experts.

      Les auteurs, en retenant un coût de 100 dollars la tonne, « estiment que chaque bitcoin produit en 2021 a généré 11 314 dollars de dommages climatiques, le total des dommages mondiaux dépassant 12 milliards de dollars » depuis 2016, soit 25% de la valeur totale du marché de cette cryptomonnaie.



      Sur la période 2016-2021, ce coût social de la production de bitcoin a représenté en moyenne 35% de la valeur de marché de la cryptomonnaie. Autrement dit, un dollar de bitcoin produit a eu un coût social de 35 centimes. Un coût comparable à celui de la production de viande bovine (33%), inférieur à celle de l’électricité générée à partir du gaz naturel (46%) et largement supérieur à l’extraction de l’or (4%).

      Davantage « pétrole brut numérique » qu’« or numérique »
      « Nos résultats suggèrent que la production de bitcoins pose de réels problèmes de durabilité » , a déclaré à l’AFP Benjamin Jones, principal auteur. « La production de bitcoins est de plus en plus néfaste pour le climat au fil du temps (en moyenne) », a-t-il souligné. L’étude relève que « les émissions énergétiques liées à l’extraction de bitcoins ont été multipliées par 126, passant de 0,9 tonne d’émissions par pièce en 2016 à 113 tonnes par pièce en 2021 » .

      Par ailleurs, « cette production est parfois « submergée », ce qui signifie que ses dommages climatiques dépassent la valeur d’un bitcoin créé », a-t-il expliqué. En effet, avant l’explosion des prix au cours de l’année 2020, « les dommages climatiques des bitcoins ont dépassé le prix des pièces vendues » pendant près de quatre mois cette année-là, atteignant « un pic à 156% du prix des pièces en mai 2020 », selon l’étude.

      « Du point de vue des dommages climatiques, le bitcoin se révèle être du « pétrole brut numérique » plutôt que « l’or numérique » vanté par ses partisans », écrivent les auteurs.

      L’Ether, deuxième cryptomonnaie derrière le bitcoin, a pour sa part effectué mi-septembre une mutation radicale de son mode de fonctionnement, censé faire baisser de 99% sa consommation d’électricité.

      Source : https://www.letemps.ch/economie/cinq-ans-bitcoin-coute-autant-lenvironnement-production-viande-boeuf

      #cryptomonnaie #carbone #bitcoins #ether #ethereum #co2 #changement_climatique #viande #électricité #climat #dommages_climatiques #blockchain #monnaie #crypto-monnaie #finance #numérique #agriculture #élevage

    • Une Brésilienne à Paris pour la Fashion Week se fait voler 3 millions d’euros de bijoux Le Figaro avec AFP - Publié le 29/09/2022
      Une Brésilienne s’est fait dérober des bijoux qu’elle estime à 3 millions d’euros alors qu’elle se rendait à la Fashion Week de Paris mardi, a appris l’AFP ce jeudi 29 septembre de sources policière et proche de l’enquête, confirmant une information du Parisien.

      La victime, une cheffe d’entreprise brésilienne, a déposé plainte au commissariat du 16e arrondissement de Paris, évaluant les biens volés à 3 millions d’euros, selon la source policière. « Le montant du préjudice n’est pas connu actuellement », a nuancé le parquet de Bobigny.

      Mardi, la cheffe d’entreprise atterrit à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle et se rend en VTC à la Fashion Week parisienne qui a débuté la veille. Au niveau de l’intersection A1/périphérique extérieur, sur la commune de Saint-Denis, au nord de Paris, le véhicule se retrouve coincé dans les bouchons, relate la source proche de l’enquête.

      « Tout début de l’enquête »
      Deux hommes arrivent alors en scooter, cassent la vitre arrière du VTC et volent un bagage à main et une valise Louis Vuitton, sans faire de blessé, poursuit la source policière. Les suspects sont en fuite. « On en est au tout début de l’enquête », a relevé la source proche de l’enquête. Les enquêteurs cherchent notamment à savoir si la victime était ciblée ou s’il s’agit d’un vol d’opportunité.

      L’enquête a été ouverte pour « vol avec violences en réunion » et confiée à la Brigade de répression du banditisme, a indiqué le parquet de Bobigny.

      Source : https://www.lefigaro.fr/faits-divers/une-bresilienne-a-paris-pour-la-fashion-week-se-fait-voler-3-millions-d-eur

      #redistribution des #richesses #vol #France #en_vedette #réapropriation

    • Laaouej sur le parterre au milieu d’une piste cyclable : “L’incompétence de Bruxelles-Mobilité est insupportable”

      Le bourgmestre de Koekelberg a poussé un coup de gueule hier/lundi sur Twitter. https://twitter.com/AhmedLaaouej/status/1576861268581158912/photo/1 “L’incompétence de Bruxelles-Mobilité est insupportable” , a-t-il écrit, faisant référence au bac à fleurs installé en plein milieu d’une piste cyclable.

      Sur son compte, Ahmed Laaouej (PS) a publié deux photos du chantier de l’avenue de Jette, entre le rond-point Broustin et l’avenue des Gloires Nationales. On peut y voir un bac à fleurs installé en plein milieu de la piste cyclable. “Une aberration” , commente le bourgmestre, dénonçant “un chantier mal conçu et mal suivi sur une voirie régionale à Koekelberg”.

      “Et l’on attend toujours la sécurisation de la station de bus à Simonis ( 2 accidents graves en une année)” _ , a poursuivi Ahmed Laaouej, identifiant par la même occasion le compte Twitter de Bruxelles-Mobilité.

      Source : https://bx1.be/categories/news/laaouej-sur-le-parterre-au-milieu-dune-piste-cyclable-lincompetence-de-bruxelles-mobilite-est-insupportable/?theme=classic
      #bruxelles-mobilité #aberration #sécurité

  • Canicule et mortalité urbaine
    https://metropolitiques.eu/Canicule-et-mortalite-urbaine.html

    Dans un livre traduit récemment, Eric Klinenberg propose une analyse éclairante des logiques sociales de la surmortalité lors de la canicule de 1995 à #Chicago. Rédigée il y a plus de vingt ans, son #ethnographie urbaine apparaît toutefois aujourd’hui datée et peu à même de saisir les liens entre nature, sciences et sociétés. L’été 2022 a été marqué par une succession inédite de vagues de chaleur des deux côtés de l’Atlantique. Horizon encore lointain il y a quelques années, le changement climatique est devenu #Commentaires

    / #climat, ethnographie, #environnement, Chicago, #écologie

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-larchet.pdf

    • Canicule. #Chicago, été #1995 : Autopsie sociale d’une catastrophe

      Jeudi 13 juillet 1995, les habitants de Chicago se réveillent ; une journée torride commence, au cours de laquelle la température va atteindre 41 degrés. La #vague_de_chaleur s’étendra bien au–delà des deux jours initialement annoncés par les météorologues. Au cours de la semaine qui suit, plus de sept cents personnes
      vont périr. La grande vague de chaleur de Chicago est l’une des plus meurtrières de l’histoire américaine.
      Eric Klinenberg entreprend l’“#autopsie_sociale” d’une métropole, examinant les organes sociaux, politiques et institutionnels de la ville. Il y étudie les raisons de la surmortalité marquée dans certains quartiers, examine comment la municipalité a réagi à la crise et comment les journalistes, les scientifiques et les fonctionnaires ont rapporté et expliqué ces événements.

      Combinant des années de travail sur le terrain, des entretiens approfondis et des recherches d’archives, l’auteur découvre qu’un certain nombre de formes surprenantes et inquiétantes de rupture sociale ont contribué aux taux élevés de mortalité.
      Ce compte rendu incisif et saisissant de la condition urbaine contemporaine révèle les fissures de plus en plus importantes dans les fondations sociales des villes américaines.

      “Les dynamiques qui ont affecté Chicago de manière si désastreuse perdurent et nous ne pouvons continuer de les ignorer” affirme Eric Klinenberg.

      Le changement climatique a fait des événements météorologiques extrêmes dans les centres urbains, un défi majeur pour les villes et les nations de notre planète.
      Un défi qui nécessitera un engagement : celui de la modification des infrastructures pour les rendre résistantes au climat plutôt que de se contenter de mesures de secours.

      https://www.editions205.fr/products/canicule-chicago-ete-1995-autopsie-sociale-d-une-catastrophe

      #TRUST #master_TRUST #climat #changement_climatique #villes #urban_matters

  • « Alerte rouge » pour le plus grand lac de Chine face à une sécheresse sans précédent

    Les autorités chinoises ont émis pour la première fois une « alerte rouge » pour le lac Poyang, au centre du pays. La plus grande réserve d’eau douce de Chine a atteint, vendredi 23 septembre, son plus bas niveau depuis 1951.

    https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20220924-alerte-rouge-pour-le-plus-grand-lac-de-chine-face-%C3%A0-une-s%C3%A9che

    #Chine#Environnement#Eau#Changement_climatique#Climat

  • The potential of unused small-scale water reservoirs for climate change adaptation: A model- and scenario based analysis of a local water reservoir system in Thuringia, Germany

    The 6th Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) report (2021) stated that hot extremes have become more frequent and intense across most land regions in the past decades. It is projected that the changing climatic conditions in Germany and Thuringia in particular will lead to a higher frequency of drought events. Thus, it is vital to develop local adaptation strategies to mitigate the effects of droughts on agriculture to ensure future crop production. Water resource infrastructure has a critical role in planning future climate change adaptation measures that are sustainable. As the construction of new dams and reservoirs is controversial, it is preferable to use existing infrastructures, if they are suitable. Small-scale water management reservoirs built in Thuringia during the GDR (German Democratic Republic) and decommissioned after the German reunification were examined in this study to determine whether their reuse could be considered as a potential adaptation strategy. For this purpose, three reservoirs in Thuringia were selected. The impact of climate change on soil moisture, water availability and crop production, and the use of water from the reservoirs to meet future irrigation needs were modeled using the #Water_Evaluation_and_Planning_system (#WEAP). The modeled climatic changes have direct effects on the soil moisture status, leading to a higher water demand of the local agriculture. The results show that the crop water needs could double between near future (2020–2040) and distant future (2071–2100). However, predicted declines in yields can be mitigated by irrigation; modeling results indicate that supplemental irrigation with reservoir water mitigates projected losses and even allows 6.2–13.5% more crop production. Hence, the reuse of the reservoirs is worth to be considered as an adaptation strategy by policymakers. In addition to a cost-benefit analysis for future evaluation of the reservoirs, local user interests and demands need to be included avoiding conflicts about water. In general, WEAP as a modeling tool and the findings of the study show, that this research approach could be used to investigate the potential adaptive capacity of other small-scale water infrastructures.

    https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/frwa.2022.892834/full

    #eau #réservoirs #micro-réservoirs #réservoirs_d'eau #changement_climatique #adaptation #aménagement_du_territoire #irrigation

  • Community adaptation strategies in Nairobi informal settlements: Lessons from Korogocho, Nairobi-Kenya
    https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/frsc.2022.932046

    Informal settlements are often the hotspots of vulnerability as evidenced by the recurrent environmental and climate-related shocks and stressors. Despite this exposure and susceptibility, their role in spearheading disaster risk preparedness and response is often overlooked. This exploratory research profiles four local community initiatives for climate mitigation and adaptation within Korogocho informal settlement in Kenya. Findings from 10 purposefully sampled key informants and 30 stratified sampled residents across nine villages within the informal settlement demonstrated the impact of locally led initiatives in creating awareness and developing the absorptive, adaptive and transformative capacity of communities for climate resilience. The research findings elaborate on the (...)

  • La planète crame, ils bronzent
    https://www.frustrationmagazine.fr/capitalisme-ecologie-bourgeoisie

    Il se pourrait bien que l’été 2022 ait marqué un tournant : celui d’une prise de conscience plus généralisée du lien entre capitalisme et réchauffement climatique. La cause en est que les conséquences du dérèglement deviennent extrêmement perceptibles, ses effets plus directs et massifs. La dégradation concrète de nos modes de vie, qui annonce des […]

  • Civil disobedience by scientists helps press for urgent climate action

    Time is short to secure a liveable and sustainable future; yet, inaction from governments, industry and civil society is setting the course for 3.2 °C of warming, with all the cascading and catastrophic consequences that this implies. In this context, when does civil disobedience by scientists become justified?

    https://www.nature.com/articles/s41558-022-01461-y

    #désobéissance_civile #science #climat #changement_climatique #chercheurs #neutralité (une critique à - ) #objectivité

  • Heatwave in China is the most severe ever recorded in the world

    A long spell of extreme hot and dry weather is affecting energy, water supplies and food production across China


    Low rainfall and record-breaking heat across much of China are having widespread impacts on people, industry and farming. River and reservoir levels have fallen, factories have shut because of electricity shortages and huge areas of crops have been damaged. The situation could have worldwide repercussions, causing further disruption to supply chains and exacerbating the global food crisis.

    People in large parts of China have been experiencing two months of extreme heat. Hundreds of places have reported temperatures of more than 40°C (104°F), and many records have been broken. Subway stations have set up rest areas where people can recover from the heat.

    On 18 August, the temperature in Chongqing in Sichuan province reached 45°C (113°F), the highest ever recorded in China outside the desert-dominated region of Xinjiang. On 20 August, the temperature in the city didn’t fall below 34.9°C (94.8°F), the highest minimum temperature ever recorded in China in August. The maximum temperature was 43.7°C (110.7°F).

    It is the longest and hottest heatwave in China since national records began in 1961. According to weather historian Maximiliano Herrera, who monitors extreme temperatures around the world, it is the most severe heatwave recorded anywhere.

    “This combines the most extreme intensity with the most extreme length with an incredibly huge area all at the same time,” he says. “There is nothing in world climatic history which is even minimally comparable to what is happening in China.”

    Together with the extreme heat, low rainfall in parts of China has led to rivers falling to low levels, with 66 drying up completely. In parts of the Yangtze, water levels are the lowest since records began in 1865. In a few places, local water supplies have run out and drinking water has had to be trucked in. On 19 August, China announced a national drought alert for the first time in nine years.

    Hydroelectricity generation has fallen because of the low water levels. Sichuan has been especially affected because it normally gets 80 per cent of its electricity from hydropower. Thousands of factories in the province have had to cease operations because of electricity shortages amid high demand for air conditioning. Offices and shopping malls were also told to reduce lighting and air conditioning to save power.

    In Sichuan alone, 47,000 hectares of crops are reported to have been lost and another 433,000 hectares damaged. The agriculture ministry has said it will try to increase rainfall by seeding clouds. It remains scientifically unclear whether cloud seeding makes a significant difference.

    China is far from the only place affected by drought. Europe is having what may be its worst drought in 500 years. There is also a drought in the Horn of Africa, and across much of the US and Mexico.

    Lower crop yields in these regions could worsen the global food crisis. Global food prices hit record levels even before Russia invaded Ukraine, and though they have fallen since March, they remain higher than in previous years. However, China has built up large grain reserves in recent years, so it can make up for some shortfall.

    According to a 2021 report from the Intergovernmental Panel on Climate Change, droughts have been increasing as a result of global warming and will become more frequent and severe as the planet continues to warm.

    https://www.newscientist.com/article/2334921-heatwave-in-china-is-the-most-severe-ever-recorded-in-the-worl

    #Chine #sécheresse #changement_climatique #climat #vague_de_chaleur #chaleur

    • Chinese city dims lights as record heatwave hits energy supplies

      Highs of over 40C in Chengdu dry up hydropower reservoirs and raise demand for air conditioning

      A provincial capital in south-west China has dimmed outdoor advertisements, subway lighting and building signs to save energy as the area struggles with a power crunch triggered by record-high temperatures.

      Temperatures rose past 40C (104F) in Sichuan province this week, fuelling massive demand for air conditioning and drying up reservoirs in a region reliant on dams for most of its electricity.

      Factories including a joint venture with the Japanese car maker Toyota in the provincial capital, Chengdu, have been forced to halt work, while millions in another city, Dazho, grappled with rolling power cuts.

      “Hot and muggy weather has caused the city’s electricity supply for production and daily life to be pushed to its limit,” Chengdu’s urban management authorities said in a notice on social media on Thursday.

      Faced with a “most severe situation”, the city, which is home to more than 20 million people, had ordered landscape illumination and outdoor advertising lights to be switched off in notices issued Tuesday, the statement said. Building name signs will also be darkened.

      Chengdu metro said in a video on China’s Weibo social media platform that it would also turn off advertisement lights and “optimise” the temperature in stations to save energy.

      Photos circulating on Weibo showed dimmed lights on metro platforms, walkways and in malls, with commuters walking in partial darkness.

      China has suffered a series of heatwaves and record-breaking temperatures this summer. By Friday, the national meteorological administration had issued red-level heat warnings for eight consecutive days, bringing the total to 30 days since June. The heat is expected to continue in some areas for the next 10 days.

      On Thursday, the south-western city of Chongqing registered a record high of 45C, state media reported, hitting a record 11 consecutive days above 40C. As of Friday, Hangzhou had also experienced a record 30 days of high temperatures, the national meteorological administration said.

      Multiple heat records have been broken and a worsening drought has reduced water levels in the country’s largest lake by 75%. On Thursday morning, the total area of Poyang lake in Jiangxi province had reduced by more than 2,200 sq km, to 737 sq km.

      The drought is also drying up the critical Yangtze River, with water flow on its main trunk about 51% lower than the average over the last five years, state media outlet China News Service reported on Thursday.

      Sichuan’s power woes could also have ripple effects on the wider Chinese economy – the province is a key supplier of energy generated by hydropower, including to eastern industrial powerhouses like Jiangsu and Zhejiang.

      China is battling extreme weather on several fronts, with 17 people killed in a flash flood in the north-west of the country on Thursday after torrential rains.

      Meanwhile, weather authorities in the eastern Jiangsu province warned drivers of tire puncture risks on Friday as the surface temperatures of some roads were expected to hit 68C.

      The China Meteorological Administration earlier said the country was going through its longest period of sustained high temperatures since records began in 1961.

      Scientists say extreme weather across the world has become more frequent due to the climate crisis and that urgent global cooperation is needed to slow an impending disaster. The world’s two largest emitters are the US and China.

      But earlier this month Beijing announced it was freezing its cooperation with Washington on global heating in protest over a visit by the US House speaker, Nancy Pelosi, to Taiwan.

      https://www.theguardian.com/world/2022/aug/19/chinese-city-dims-lights-as-record-heatwave-hits-energy-supplies

      #énergie

    • China issues alert as drought and heatwave put crops at risk

      Local authorities told to take measures and ‘use every unit of water carefully’ in effort to save autumn harvest

      A drought in China is threatening food production, prompting the government to order local authorities to take all available measures to ensure crops survive the hottest summer on record.

      On Tuesday, four government departments issued an urgent joint emergency notice, warning that the autumn harvest was under “severe threat”. It urged local authorities to ensure “every unit of water … be used carefully”, and called for methods included staggered irrigation, the diversion of new water sources, and cloud seeding.

      A record-breaking heatwave combined with a months-long drought during the usual flood season has wreaked havoc across China’s usually water-rich south. It has dried up parts of the Yangtze River and dozens of tributaries, drastically affecting hydropower capacity and causing rolling blackouts and power rationing as demand for electricity spikes. There is now concern about future food supply.

      Even Pay, an analyst at Trivium China who specialises in agriculture, said her immediate concern was for fresh produce.

      “The kinds of fresh vegetables that supply the local markets where people buy their produce each day – that’s the category that is least likely to be in a major irrigation area, and which is not likely to be strategically prioritised in a national push to protect grain and oil feeds,” she said.

      Crop losses would also hit supply chains and exacerbate supply problems, Pay said, as a Chinese city’s produce supply was often grown close to that city, but would have to be sourced from further away and could rot on longer journeys.

      Pay said the concerns were mainly domestic, and that categories of food that would affect the global markets were “keeping pretty safe”. But she said attention should be paid to rapeseed if the drought was still going when crops are planted in the autumn.

      China is now relying more heavily on its own corn production – 4% of which was grown in drought affected Sichuan and Anhui – after Russia’s invasion of Ukraine drastically destabilised global supplies.

      Pay added:“I think we’re going to start to see reports of livestock farmers getting hit. A lot of pig farmers have upscaled in recent years … There are big intensive vertical farms, and if the AC gets cut off [the pigs] are not going to be in good shape.”

      Pay was relatively optimistic about the measures announced on Tuesday, and its call for tailored local solutions. The order to divert water sources would probably help areas where water is inaccessible, she said, and subsidies have already been announced.

      “But we’ve now had 35 straight days of heat warnings. We have dry season water levels, or below typical dry season water levels. The conditions are very, very extreme and there’s no question that there will be some loss of crops.”

      Tuesday’s notice heavily emphasised that it came from the highest levels of government, partially titled “emergency notice on thoroughly implementing the spirit of general secretary Xi Jinping’s important instructions”.

      “That’s a really important signal to localities that there is a very high degree of political will behind the push to do anything and everything possible to support farmers and ensure crops can be saved,” said Pay.

      It was also a sign of the pressure on China’s Communist party to avoid food price rises and inflation, as it prepares for its five-yearly congress meeting in the coming months.

      “It’s signalling to markets, anyone with the jitters, or thinking of stocking up on food, that: hey everybody is mobilised and we’re going to do everything we can,” said Pay. “It’s also signalling to local province and county level governments that they need to get out and be seen to do something even if there is nothing that can be done.”

      China has made climate crisis commitments to peak its carbon output before 2030, but – along with some European countries – has recently reprioritised coal production to stave off a global energy crisis.

      Pay said China was making big efforts in adaptability. She said the hydropower failure in Sichuan – where it contributes 80% of power supply – would probably lead to a fossil fuel-driven response in the short term before efforts to boost other renewable sources which had struggled to compete with cheap hydropower.

      “What’s happening this summer is going to be the base case for what a climate emergency looks like, and we’re likely to se a lot of policy research and redesign … and a lot more attention around water availability.”

      https://www.theguardian.com/world/2022/aug/24/china-issues-alert-drought-heatwave-put-crops-at-risk
      #agriculture

  • « La #forêt des #Landes a joué le rôle exactement inverse d’un #puits_de_carbone »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/08/31/la-foret-des-landes-a-joue-le-role-exactement-inverse-d-un-puits-de-carbone_

    « La forêt des Landes a joué le rôle exactement inverse d’un #puits de #carbone »
    L’historien Jean-Baptiste Fressoz s’interroge, dans sa chronique, sur la croyance dans une forêt forcément vertueuse parce que « verte ».

    Les statistiques ont un effet réducteur. Elles aplatissent une réalité complexe sur un chiffre, une courbe, une dimension. Les incendies de forêt de cet été en fournissent un bon exemple. Jour après jour, les médias ont fait l’angoissant décompte des milliers d’hectares de forêt partis en fumée à travers la France. Mais de quelle forêt parle-t-on ? Qu’ont en commun la forêt de Brocéliande, en Bretagne, berceau de la légende arthurienne, et la « forêt » des Landes, une plantation industrielle remontant au Second Empire ? La première abrite des milieux humides et une riche biodiversité, la seconde n’a de forêt que le nom.

    Dans la seconde moitié du XIXe siècle, après une loi privatisant des terres communales, l’immense zone humide située entre la Gironde et l’Adour se transforme en une plantation de pins maritimes. Certains font fortune dans les pignadas (« pinèdes ») ; les bergers doivent se reconvertir au gemmage des arbres exploités pour leur résine. En 1911, l’écrivain Joseph-Honoré Ricard, pourtant admiratif du succès commercial, reconnaissait, dans son livre Au pays landais, que les Landes n’avaient rien à voir avec une forêt : « L’oreille ne perçoit aucun son, nul chant d’oiseau, nul frémissement d’allégresse, le vent ne soulève qu’un long vagissement plaintif et lugubre. Parfois, une lande rase : le vestige d’un incendie. »

    Maintenant victimes du #changement_climatique, les Landes ont aussi joué un rôle important et méconnu dans l’histoire de ce dernier. Au début du XXe siècle, c’est grâce à leur #bois que l’Angleterre a pu extraire des quantités record de #charbon. Les mines, comptant des centaines de kilomètres de galerie, étaient en effet d’énormes consommatrices de bois. Soumis à la pression des roches environnantes, les étais devaient être régulièrement remplacés. La Grande-Bretagne, presque dépourvue de forêt, importait la quasi-totalité de son #bois_d’œuvre. Les navires britanniques déchargeaient le charbon à Bordeaux et repartaient de Bayonne les cales remplies d’étais. Ce commerce était suffisamment stratégique pour que le Royaume-Uni cherche à le sécuriser en signant un accord de troc « poteaux contre charbon » avec la France en 1934.

    Du bois au charbon
    Cet exemple historique illustre deux points importants. Premièrement, le passage à une « nouvelle » énergie, dans le cas d’espèce le charbon, a nécessité d’énormes quantités d’une #matière_première, le bois, qui était censée être substituée. Paradoxalement, au début du XXe siècle, les mines britanniques engloutissaient davantage de bois que l’Angleterre n’en brûlait cent cinquante ans auparavant, et il faudra attendre les années 1960 pour que les #mines de charbon s’affranchissent de cette dépendance complète vis-à-vis du bois. Il nous reste à espérer que les #énergies #renouvelables s’autonomiseront bien plus vite de l’#économie_fossile qui les a vu naître.

    Deuxièmement, dans la crise climatique, les forêts ont en général le beau rôle en tant que puits de carbone. Pourtant, celle des Landes a joué un rôle exactement inverse : chaque tonne de bois permettait en effet d’extraire de vingt à trente fois son poids de charbon. De même, actuellement, la moitié du bois des Landes est destinée à être transformée en #cartons_d’emballage dans des papeteries polluantes, cartons dont la production accompagne celle de marchandises transportées par des énergies fossiles. Grâce aux Landes et à d’autres plantations industrielles du même type, le #carton règne en maître sur nos poubelles et Amazon sur les chaînes de distribution.

    Après les incendies, Emmanuel Macron a immédiatement lancé l’idée d’un « grand plan de reboisement national ». Si l’argent public devait subventionner des forêts privées – 90 % des Landes sont privées –, il faudra s’interroger au préalable sur la valeur écologique des forêts et sur les usages réels du bois dans la « transition écologique ».

  • Vers des transports durables. Des #métropoles en mouvement

    Penser la #ville_sans_voitures : c’est l’un des défis à relever dans l’aménagement de l’#espace_urbain moderne. De #Barcelone à #Copenhague en passant par #Berlin et #Paris, tour d’horizon de plusieurs approches pionnières.

    Comment rendre nos villes plus agréables à vivre, dépolluer l’air, trouver des #solutions pour faire face à la hausse des températures liée au #changement_climatique, ou encore créer de l’espace pour une population en croissance constante ? Autant de défis auxquels sont confrontées les métropoles du monde entier. Pionnière en la matière depuis les années 1960, Copenhague continue de penser la ville hors des sentiers battus et des rues saturées par l’#automobile, tandis que des projets alternatifs se multiplient aussi désormais dans d’autres capitales européennes, notamment à Barcelone, Berlin ou Paris. Plus loin, à Singapour, la ville poursuit sa densification, mais en hauteur et sans moteurs… L’avenir est-il à l’absence de mobilité, cette « #ville_du_quart_d’heure » (la durée de marche idéale pour accéder aux services), dont parle l’architecte #Carlos_Moreno ? Entre réalisations concrètes et utopies, une esquisse passionnante du visage des métropoles de demain.

    https://www.arte.tv/fr/videos/096280-000-A/vers-des-transports-durables

    #film #vidéo #reportage #transports_publics #voiture #car_free #voitures #mobilité #villes #TRUST #Master_TRUST #alternatives #urban_matters #urbanisme #géographie_urbaine

    signalé par @touti ici :
    https://seenthis.net/messages/970872#message971260

  • Human Impacts
    https://camilo-mora.github.io/Diseases

    Carte interactive des répercussions des conséquences du changement climatique (feux, inondation, etc…) sur les #maladies_infectieuses.

    #climat #santé

    Via :
    58 % des maladies infectieuses humaines sont à risque d’aggravation en raison du changement climatique ; #cartographie des risques basée sur l’examen de 77 000 études - Citizen4Science
    https://citizen4science.org/58-des-maladies-infectieuses-humaines-sont-a-risque-daggravation-en

  • Un village de #montagne qui résiste

    À #Guttannen, dans l’#Oberland_bernois, on est depuis toujours habitué aux hivers rigoureux et aux avalanches. Avec le changement climatique, ce sont maintenant les coulées de boue qui menacent en été. Toutefois, les habitants du village de montagne ne veulent pas entendre parler de déplacement.

    « Tout grondait, le sol tremblait : c’était comme un tremblement de terre ». Aujourd’hui retraité, Edi Schläppi était inspecteur des routes suppléant quand, le 22 août 2005, dans le bassin de la Rotlouwi, 500 000 mètres cubes d’éboulis et de terre ont dévalé de la montagne. Il avait beaucoup plu au cours des jours précédents, mais personne au village n’avait anticipé une telle violence de la nature. Edi Schläppi non plus : « Ce que j’ai vécu est indescriptible. »

    Il a été appelé pour voir ce qu’il se passait sur la route cantonale au-dessus du village. Une immense coulée de pierres et de boue s’était déversée sur plusieurs centaines de mètres dans la combe et sur la route. L’Aar avait gonflé en lac, et la rivière se frayait de nouvelles voies… à travers le village. Dans l’église, l’eau atteignait un mètre de haut. Une marque et un panneau intitulé « Die Aare kommt » (L’Aar déferle) témoignent de ces événements remontant à 17 ans. Aujourd’hui, l’église du village constitue l’une des 28 stations du sentier thématique « Das Wetter und wir » (La météo et nous), inauguré en 2021, qui débute devant l’hôtel de ville et propose un circuit de trois kilomètres autour de Guttannen. Les panneaux d’information contiennent un code QR permettant de télécharger des fichiers audio. Sur ces bandes, les habitants de Guttannen, et parmi eux Edi Schläppi, racontent leurs expériences personnelles avec les événements naturels et le climat : des avalanches en hiver aux coulées de boue en été, en passant par le foehn qui souffle depuis le col du Grimsel plus de 100 jours par an.

    Fonte du #pergélisol

    Le sentier thématique mène également sous la paroi rocheuse de Rotlouwi. Depuis la grande coulée de boue de 2005, celle-ci est en mouvement et suscite une inquiétude permanente. Les températures croissantes sont notamment en cause : elles accélèrent non seulement le retrait du glacier, mais font aussi fondre le pergélisol en altitude. Les régions de montagne suisses sont particulièrement touchées par le changement climatique. Depuis l’époque préindustrielle, la température moyenne y a augmenté d’environ 2 °C, soit presque le double de la moyenne mondiale.

    Les conséquences concrètes pour Guttannen apparaissent clairement lors de forages près du glacier Homadgletscher, à 2500 mètres d’altitude. Plus il fait chaud, plus la couche supérieure de pergélisol fond en profondeur. De ce fait, le sous-sol rocheux perd en stabilité, et les parois glissent. Ces sondages servent également à alerter en amont sur les glissements de terrain qui menacent.

    De l’autre côté de la vallée, le Spreitgraben est également surveillé de près. En 2009, plusieurs glissements de terrain accompagnés de coulées de pierres se sont produits sur le sommet voisin du Ritzlihorn. Ils ont progressivement rempli le lit de l’Aar, dans la vallée, de gravats et de sable. Cela a accru le risque de voir le hameau de Boden submergé en cas de nouvelles coulées. Les 30 habitants concernés ont même dû se préparer à devoir quitter leur foyer pour toujours. Mais finalement, le déplacement a pu être évité. En 2014, les experts ont estimé la probabilité d’une menace comme faible pour les 25 prochaines années. En revanche, certaines maisons situées trop près de la zone de danger ont dû être abandonnées.

    Pas qu’un « lieu de catastrophes »

    Werner Schläppi-Maurer préside la commune depuis 2019 et gère la menuiserie du village. « Les événements naturels soudent la population locale », affirme-t-il, en parlant sciemment d’« événements » et non de « dangers ». « Ici, nous vivons avec la nature et ses forces primitives ». L’homme de 61 ans s’engage pour le développement durable de la commune, qui compte 260 habitants. Cela lui déplaît que le village ne soit perçu que comme un « lieu de catastrophes » dans les médias. « Nous ne voyons pas seulement les risques, mais aussi les opportunités. »

    Werner Schläppi-Maurer préside aussi l’association « Guttannen bewegt » (Guttannen bouge), qui souhaite assurer un avenir viable au village, y attirer de nouveaux arrivants et favoriser le tourisme doux. Le sentier thématique n’est qu’un des projets lancés récemment. Pendant les mois d’été, des nuitées peuvent être réservées dans une « Ecocapsule ». Cette micromaison écologique au cœur du village est autonome en énergie et n’émet pas de CO2 : des cellules solaires intégrées et un générateur éolien produisent l’énergie nécessaire pour l’électricité, le chauffage, l’aération et le recyclage d’eau de pluie.

    Par ailleurs, Guttannen a construit l’hiver dernier un stûpa de glace dans le cadre d’un projet de recherche de l’université de Fribourg. L’idée d’ériger une pyramide de glace en guise de réservoir d’eau pour les étés secs vient du Ladakh, dans le nord de l’Inde, où les pluies se font de plus en plus rares. Grâce au stûpa de glace de Guttannen, les chercheurs ont pu étudier des processus de gel et de fonte. Les résultats permettront aux personnes concernées dans l’Himalaya indien de peaufiner leurs stratégies d’adaptation.
    Endiguer l’exode rural

    Guttannen et la région du Grimsel se sont eux aussi dotés d’une « stratégie d’adaptation climatique » en 2016. Ce document contient toute une palette de champs d’activité, de la protection face aux dangers naturels à l’aménagement du territoire, en passant par le développement social et économique.

    Outre le changement climatique, le village de montagne subit également les conséquences du vieillissement et de l’exode rural. « La génération des 30 à 45 ans nous manque », constate Werner Schläppi-Maurer. Comme toujours moins d’enfants voient le jour ici et le canton de Berne a voulu fermer l’école en 2019 en raison du trop faible nombre d’élèves. Afin que les enfants puissent continuer à fréquenter l’école du village de la première à la sixième année, la commune la finance depuis lors par ses propres moyens.

    Pour offrir de la place aux nouveaux arrivants et aux personnes qui reviennent s’installer au village, la commune a acquis des maisons vides, dans lesquelles vivaient autrefois les employés de la centrale électrique d’Oberhasli. Le président de la commune peut déjà s’enorgueillir d’un premier succès, puisqu’une famille s’est entre-temps installée au village. Pour les anciens habitants comme Edi Schläppi, c’est une bonne nouvelle. Pour lui, il est hors de question de quitter Guttannen : « Mon pays, c’est ici. »

    https://www.swisscommunity.org/fr/nouvelles-et-medias/revue-suisse/article/un-village-de-montagne-qui-resiste

    #Suisse #coulée_de_boue #boue #changement_climatique #climat

  • D’une canicule à l’autre
    https://laviedesidees.fr/D-une-canicule-a-l-autre.html

    À propos de : Eric Klinenberg, Canicule. Chicago, été 1995 : autopsie sociale d’une catastrophe, éditions 205. La canicule est un phénomène météorologique intense, mais aussi une catastrophe sociale et urbaine. C’est ce que révèle l’été 1995 à Chicago : l’environnement local et l’absence de politique publique conséquente furent pour beaucoup dans le lourd bilan.

    #Histoire #inégalités #ville #changement_climatique
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220718_canicule.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220718_canicule.docx

  • Thread by WxNB_ on Thread Reader App – Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1540713805495140352.html

    La semaine prochaine, @meteofrance basculera officiellement vers les normales (références climatiques) 1991-2020, remplaçant ainsi les normales 1981-2010. Dans un contexte de changement climatique, à l’allure où vont les choses, ces normales sont-elles déjà dépassées ? #Thread

    https://twitter.com/WxNB_/status/1540713805495140352

    https://meteofrance.com/actualites-et-dossiers/actualites/climat/de-nouvelles-normales-pour-qualifier-le-climat-en-france

    Pourquoi changer de référence ?

    Les normales climatiques permettent de caractériser le climat sur un lieu donné, pour une période donnée. Il s’agit d’un produit statistique de référence pour l’étude du climat. Les normales ne sont toutefois pas des outils adaptés pour caractériser le changement climatique.

    Le concept de normales climatiques est apparu au cours de la seconde moitié du XIXe siècle et était basé sur le principe que le climat était constant à des échelles décennales à centennales. Or le climat évolue à ces échelles de temps, sous les effets conjugués de sa variabilité naturelle à de multiples échelles temporelles et des activités humaines. De ce fait, les normales 1981-2010 n’étaient plus représentatives du climat actuel. Météo-France a donc entrepris de calculer les nouvelles normales sur la période 1991-2020, conformément aux règles de l’OMM, comme la plupart des services météorologiques dans le monde. Cette opération a conduit à la publication de nouvelles données de référence sur le climat, avec une évolution sensible notamment pour les différents indicateurs liés aux températures. Ces nouvelles normales remplaceront, à partir du 28 juin 2022, celles portant sur la période de référence 1981-2010.

    #météo #climat #changement_climatique

  • « La recherche bas carbone met en tension le fonctionnement académique ordinaire »
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2022/06/27/la-recherche-bas-carbone-met-en-tension-le-fonctionnement-academique-ordinai

    « La recherche bas carbone met en tension le fonctionnement académique ordinaire »
    Par David Larousserie
    Publié hier à 18h00
    Le chercheur en sciences politiques Antoine Hardy analyse l’initiative Labos 1point5, qui vise à #décarboner l’activité #scientifique, et ses retentissements dans le monde de la #recherche.

    Antoine Hardy est doctorant en sciences politiques au Centre Emile Durkheim à Bordeaux. Depuis bientôt deux ans, il s’intéresse aux liens entre science et politique dans les mobilisations scientifiques et, en particulier, au collectif Labos 1point5, qui veut « mieux comprendre et réduire l’impact des activités de recherche scientifique sur l’environnement ». Intervenant au colloque de ce collectif organisé le 1er juin, il livre ici des analyses préliminaires sur la nature du mouvement.

    Comment qualifieriez-vous l’initiative Labos 1point5 ?
    Il faut bien se garder de figer ce mouvement avec des étiquettes immuables. Il serait tentant de se demander si la quantification de l’activité de recherche, par la réalisation de bilans des émissions de gaz à effet de serre, vise à politiser ou à techniciser le problème social créé par les conséquences du #changement_climatique. Or, loin d’une alternative binaire, j’ai observé des acteurs mus par des motivations différentes. Certains veulent défendre la science contre les critiques qui l’accusent d’hypocrisie si elle ne s’appliquait pas ce que ses constats appellent. D’autres insistent sur la crédibilité de la recherche ou sa responsabilité, puisqu’elle est financée avec de l’argent public, et qu’elle ne peut donc participer à dégrader les conditions de vie au nom de la science. D’autres considèrent que ces estimations sont simplement un premier moyen d’agir face à la complexité du problème climatique… Il y a donc un riche faisceau de motivations.

    Ces engagements ne rangent-ils pas ces membres dans la catégorie des activistes ou des militants ?
    Il faut s’attacher à la manière dont ils décrivent eux-mêmes leur action : une spécificité de Labos1point5 est la volonté de s’inscrire dans la science par la production de nouvelles connaissances. En outre, le terme de #militantisme peut aussi être utilisé pour disqualifier une tentative de penser les conditions du travail scientifique, sous prétexte que la science serait neutre sur le plan des valeurs. Or les historiens ont montré que la neutralité est utilisée pour des raisons différentes avec le temps. Au XVIIe siècle, il s’agit d’affirmer une autonomie de la science hors de l’influence de l’Etat et de l’Eglise. Au XXe, cette revendication ne sert plus à échapper à des tutelles, mais souvent à masquer les rapports de force et les intérêts qui façonnent la recherche.

    Quelles sont les autres spécificités de Labos1point5 ?
    Le mouvement connaît à la fois une phase d’intensification de ses activités et de reconnaissance institutionnelle, sans renoncer à son ambition d’être un mouvement national associant réflexion sur les finalités de la recherche et accompagnement des laboratoires qui veulent faire évoluer leurs pratiques. Derrière l’empreinte carbone, il y a l’idée que les connaissances ainsi produites pourront contribuer à transformer les façons de travailler. Bien sûr, être exposé à une information n’entraîne pas mécaniquement une action. Sinon, on ne comprendrait pas les difficultés à lutter contre le réchauffement climatique, sur lequel le consensus scientifique est total. La connaissance seule ne suffit pas, plus encore si elle fait l’économie d’installer un rapport de force. C’est aussi en ce sens qu’il faut comprendre la volonté manifestée par certains de redonner du pouvoir aux laboratoires et de rompre avec l’organisation actuelle de la vie scientifique.

    Le projet de transformation pourrait-il réussir ?
    L’agenda de décarbonation met en tension le fonctionnement #académique ordinaire. Le risque de récupération n’est toutefois jamais exclu. On pourrait très bien imaginer que l’empreinte carbone soit enrégimentée au service de politiques néolibérales de la recherche. Il pourrait, aussi, y avoir une recherche bas carbone qui occulterait des problèmes scientifiques contemporains décisifs ou qui cohabiterait avec une absence d’autonomie de questionnement.

    Est-ce que certaines solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ne vont pas se heurter à la liberté académique, si elles conduisent à abandonner ou à limiter des recherches ?
    En fait, les #libertés_académiques sont déjà sous contrainte. Tout le monde n’a pas accès aux mêmes ressources, ne voyage pas autant, n’est pas soumis aux mêmes pressions politiques… Les inégalités sont des contraintes puissantes à l’exercice des libertés académiques. C’est donc une #perspective très intéressante de les repenser à l’aune des #contraintes_climatiques.