• #compte-rendu du 5ème #Apér-EAU_scientifique : S. Flaminio ; Léa Riera
    https://reseaux.parisnanterre.fr/compte-rendu-du-5eme-aper-eau-scientifique-s-flaminio-lea-rier

    Le rés-EAUx a le plaisir de vous proposer le compte rendu du 5ème apér-EAU scientifique du 12 avril 2021. Celui-ci a été rédigé par Gaële Rouillé-Kielo, avec des amendements des intervenantes : CR_Apér-EAUx_12042021 En complément, vous trouverez ci-après les présentations … Lire la suite

    #Apér-EAUx_2020-2021 #afrique_australe #changement_climatique #risques_côtiers

  • Usbek & Rica - Le dérèglement climatique est en train de perturber l’axe de rotation de la Terre
    https://usbeketrica.com/fr/article/le-dereglement-climatique-est-en-train-de-perturber-l-axe-de-rotation-d

    Ainsi de l’axe de rotation de la Terre, dont on sait désormais qu’il est perturbé depuis la fin du siècle dernier… par la fonte massive des glaciers de l’Arctique et de l’Antarctique, elle-même largement causée par le dérèglement climatique. D’après un récent rapport de l’Académie des sciences chinoise, la perte de « plusieurs milliards de tonnes de glace par an » dans ces zones a ainsi contribué, par ricochet, à pousser les deux pôles terrestres « vers de nouvelles directions ». Depuis 1980, la position des pôles Nord et Sud du globe a été modifiée d’environ 4 mètres du sud vers l’est, à raison d’une trajectoire de perturbation « 17 fois plus rapide entre 1995 et 2020 qu’entre 1981 et 1995 », notent les chercheurs.

  • Identifying Climate Adaptive Solutions to Displacement in Somalia

    This assessment report created by Samuel Hall for IOM, UNEP, and the Directorate for Environment and Climate Change of the Somali Government explores the interactions between climate change, displacement and urbanisation. It answers two key questions in the context of the Somali cities of Baidoa and Kismayo: What factors trigger climate-induced migration? And what adaptive and transformative solutions may contribute to building resilience amid displacement and climate change – at both the community and policy levels?

    https://www.samuelhall.org/publications/iom-amp-unep-nbspidentifying-climate-adaptive-solutions-to-displacement-

    table des matières:

    #changement_climatique #Somalie #rapport #IDPs #déplacés_internes #réfugiés_environnementaux #réfugiés_climatiques

  • Cartes sensibles ou subjectives

    Cartographie sensible ou subjective
    Pour Quentin Lefèvre, la cartographie sensible (ou #cartographie_subjective) peut se définir comme un média de restitution de l’#expérience du territoire ou encore comme la "#spatialisation_sensible de données sensibles".
    http://quentinlefevre.com/cartographie-sensible

    Cartographie sensible, émotions et #imaginaire
    #Elise_Olmedo cerne les contours théoriques et méthodologiques de la cartographie sensible, en décrit les étapes de création et s’interroge sur ses impacts, son utilité et ses limites, à partir d’une expérimentation faite sur le terrain au Maroc, à Marrakech, au printemps 2010.
    http://visionscarto.net/cartographie-sensible

    Cartographier les #interstices de la #ville
    En faisant remonter à la surface les éléments du #paysage, l’artiste scénographe #Mathias_Poisson délivre des informations sur l’#ambiance des lieux, qui sensorialisent la carte. Élise Olmedo rend compte de cette #expérience_urbaine subjective dans ce beau billet.
    http://www.strabic.fr/Mathias-Poisson-Cartographier-les-interstices-de-la-ville

    Cartes et cartographie des ressentis et représentations d’individus
    La cartographie d’objets tels que des #ressentis (une gêne) ou des représentations de l’#espace_vécu (un risque) relatés par des individus mobilise des bagages conceptuels et techniques nombreux, nécessitant une mise au point sémantique et méthodologique. Aurélie Arnaud discute l’état de la recherche dans ce domaine dans la revue M@ppemonde.
    https://journals-openedition-org/mappemonde/4666

    Et si les cartes permettaient aussi d’explorer l’#invisible ?
    C’est ce que propose l’atelier pédagogique de la BNF "Les cartes de l’invisible".
    http://c.bnf.fr/JtG

    L’#Otletosphère
    Cette cartographie relationnelle des personnalités et institutions liées à #Paul_Otlet cherche à mettre en visibilité la forte implication de l’auteur au sein des organisations pacifistes internationales ainsi qu’au sein des institutions bibliographiques et documentaires.
    http://hyperotlet.huma-num.fr/otletosphere/117

    Pour une pratique féministe de la #visualisation de données
    #Donna_Haraway, dans son essai fondateur sur les #savoirs_situés, offre une critique brillante non seulement de la représentation visuelle mais de la préférence extrême et perverse donnée aux yeux sur le corps dans la pensée occidentale.
    http://visionscarto.net/visualisation-donnees-feministe
    #feminisme

    Nouvelles cartographies – Lettres du #Tout-Monde
    Ce projet de création expérimental et ouvert à tou.te.s a été lancé par des artistes et journalistes associés au #Labo_148. Quelle sera la cartographie du monde après la crise sanitaire ? Que redéfinit-elle ? Quelles urgences « à rêver un autre rêve, à inventer d’autres espoirs » s’imposent ? Le “Tout-Monde” selon #Edouard_Glissant, est cette inextricabilité de nos devenirs, et en cela, il invite à une poétique active de la #mondialité, de rencontres des imaginaires. Voir notamment l’expérience de Paul Wamo Taneisi : “Je porterai moi-même ma carte géographique”
    http://www.labo148.com/category/nouvelles-cartographies

    #Cartographies_traverses
    « Cartographies traverses » est un dispositif de recherche-création qui regroupe des productions visuelles et sonores traitant des expériences migratoires contemporaines.
    http://visionscarto.net/cartographies-traverses

    Re-dessiner l’expérience, art, sciences, conditions migratoires
    #Sarah_Mekdjian et #Marie_Moreau utilisent la cartographie avec des migrants "pour un autre partage du sensible". Le projet débouche sur l’élaboration d’une très belle carte sensible (à voir).
    http://www.antiatlas-journal.net

    Cartes de migrants
    L’artiste camerounais #Jean_David_Nkot réalise des portraits avec des cartes afin de "représenter les nombreux lieux qui se bousculent dans la tête des migrants" : https://wepresent.wetransfer.com/story/jean-david-nkot

    Cartes d’ici et d’ailleurs
    Favoriser l’inclusion sociale des personnes migrantes en France à travers des ateliers de #cartographie_participative et sensible (CartONG) : tel est l’objectif global du projet “Cartes d’ici et d’ailleurs”, soutenu par la Fondation de France et mis en oeuvre par #CartONG.
    http://veillecarto2-0.fr/2018/12/21/carte-sensible-un-outil-dinclusion-sociale

    #Guerilla_Cartography
    L’objectif de Guerrilla Cartography est d’utiliser l’#art pour promouvoir une #cartographie_collaborative et engagée. Le site rassemble plusieurs atlas originaux et artistiques sur l’#eau, la #nourriture, les migrants.
    http://www.guerrillacartography.org

    Plateforme Art & Géo de Cartes Sensibles
    Proposé par le polau-pôle des arts urbains et #Crévilles, ce site regroupe des cartes artistiques et géographiques qui rendent compte d’un territoire existant en assumant un regard sensible et/ou subjective. Il est conçu comme un outil de ressource et de partage pour chercheurs, artistes et curieux.
    http://polau.org/pacs

    L’art est dans la cARTe
    #Ghislaine_Escande est artiste peintre et plasticienne. Avec ses cARTes, elle redessine le Monde et nous fait voyager.
    http://neocarto.hypotheses.org/10407

    Carte sensible du festival de #Glastonbury
    Le plan du célèbre festival de musique et d’arts de Glastonbury au Royaume-Uni selon The Word Magazine.

    La carte subjective du musicien #Nick_Cave
    Il s’agit d’une affiche de 2006 pour le concert de Nick Cave à Manchester en Angleterre. Elle contient plus de 50 énigmes basées sur les paroles de ses chansons. Voir cette vidéo qui revient sur le sens de cette carte subjective.
    http://www.davidrumsey.com/luna/servlet/s/3ypdis

    Médier les récits de vie. Expérimentations de #cartographies_narratives et sensibles
    Article de Sarah Mekdjian et Élise Olmedo paru en 2016 sur le site de M@ppemonde.
    http://mappemonde.mgm.fr/118as2
    #cartographie_narrative

    Cartographier une année de sa vie
    #Nicholas_Felton est un artiste designer qui traduit les données de la vie quotidienne en objets et en expériences significatives. Il est l’auteur de plusieurs rapports annuels qui résument les événements de l’année en cartes et graphiques rendant compte de son expérience subjective.
    http://feltron.com/FAR08.html

    Cartographie du #confinement en période d’épidémie
    L’artiste britannique #Gareth_Fuller (https://fullermaps.com/artworks/quarantine-maps) raconte en 14 cartes l’expérience de survie que représente la #quarantaine. Un grand nombre de cartes décrivant différents vécus en mode confiné sur Citylab (www.citylab.com/life/2020/04/neighborhood-maps-coronavirus-lockdown-stay-at-home-art/610018/). Le confinement en croquis, vu de France : géographie politique, sociale et culturelle du monde post-Covid19 par #Jérôme_Monnet (Cybergéo : https://journals.openedition.org/cybergeo/34804). Une manière de décaler le regard sur le monde peut être d’utiliser (et d’admirer au passage) les très belles oeuvres de #street-art (https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/street-art/coronavirus-tour-du-monde-des-plus-belles-oeuvres-de-street-art-face-a-) produites dans le contexte de la pandémie. #Virginie_Estève a proposé un projet cartographique à ses élèves de 4e : cartographier leur espace vécu de confinement et aborder le paysage sensible depuis leur fenêtre. La preuve que l’on peut continuer à faire de la géographie et travailler à distance, moyennant quelques aménagements ( voir ce Genialy : https://view.genial.ly/5e80c8155ad5150d93dab237/guide-geographie-du-confinement). Julien Dupont (Kobri), professeur d’histoire-géographie en collège à Vaulx-en-Velin et auteur de fictions radiophoniques et cartographiques, a mis en ligne sur son site Kartokobri (https://kartokobri.wordpress.com) ses cartes quotidiennes du confinement. #SCOPIC (http://www.revuesurmesure.fr/issues/battre-aux-rythmes-de-la-ville/explorations-sensibles-de-notre-1km) s’est interrogée sur l’expérience du kilomètre autour de nos habitats. Pour d’autres liens, consulter le billet "Faire de la géographie en période de confinement" (https://cartonumerique.blogspot.com/2020/03/geographie-et-confinement.html).

    Maps of Home
    "Maps of Home" est une vision nostalgique faite des souvenirs de #Janesville dans le #Wisconsin, où l’auteur a grandi et où il a dû revenir à cause de la pandémie.
    http://moriartynaps.org/maps-of-home

    Suivre ses proches en temps de guerre
    Carte dessinée à la main par ma grand-mère pour suivre les mouvements de mes grands-pères pendant la Seconde Guerre mondiale (1943-1945).
    http://www.reddit.com/comments/be814f

    #Nomadways
    Le groupe Nomadways a invité 24 artistes, éducateurs et travailleurs sociaux à découvrir et explorer l’espace à partir de leurs #émotions et à créer leurs propres cartes subjectives dans un but de construction et d’inclusion communautaires.
    http://nomadways.eu/subjective-mapping-2017-france

    Cartographie autochtone, activités extractives et représentations alternatives
    Le réseau #MappingBack a pour objectif de fournir du soutien cartographique aux membres des communautés autochtones luttant contre les industries extractives sur leur territoire. MappingBack cherche à utiliser la cartographie comme un outil de #résistance.
    http://mappingback.org/home_fr
    #peuples_autochtones #extractivisme

    #Native_land, cartographier les voix autochtones
    Le site Native Land, mis sur pied en 2015 par #Victor_Temprano, propose un outil cartographique participatif permettant une conceptualisation décoloniale des Amériques, du #Groenland, de l’#Australie et de la #Nouvelle-Zélande. Lire la présentation du site.
    http://native-land.ca
    #décolonial

    Cartographie et #langues_autochtones
    #Marlena_Myles utilise son art pour célébrer sa culture et sa langue autochtones ainsi que pour aider le public (notamment les enfants) à comprendre l’importance des traditions et de l’histoire orales autochtones. Ses cartes racontent le passé, le présent et l’avenir du peuple et de la langue du #Dakota.
    http://marlenamyl.es/project/dakota-land-map
    #histoire_orale

    Counter Mapping
    #Jim_Enote, agriculteur #zuni traditionnel dans le Colorado (Etats-Unis), collabore avec des artistes pour créer des cartes qui ramènent une voix et une perspective autochtones à la terre. Ces cartes zunis s’inspirent profondément d’expériences partagées de lieux dans une volonté de #réappropriation du territoire par les #Amerindiens.
    http://emergencemagazine.org/story/counter-mapping

    Cartographie personnelle et subjective de #Mary_Jones
    Au cours de ses dérives dans la ville de #Des_Moines, Mary Jones observe les lieux et les habitant⋅e⋅s, fait des photos, remplit des carnets d’#esquisses, prend des notes, enregistre parfois aussi des sons. Une masse de matériaux bruts qu’elle assemble ensuite en images hybrides (#collages, #superpositions, #sampling_visuels) qui composent une sorte de cartographie personnelle, subjective, voire intime de la cité et de ses marges.
    http://aris.papatheodorou.net/une-flaneuse-a-la-derive

    Cartographier les espaces vécus et les émotions (#Drusec)
    La ville telles qu’elle est vécue par les usagè.re.s de drogue marginalisés de #Bordeaux.
    http://drusec.hypotheses.org/1722

    #Queering_the_Map
    Queering the Map est un projet de cartographie généré par la communauté #queer afin de géolocaliser des moments, des souvenirs et des histoires par rapport à leur espace physique. En cartographiant ces moments éphémères, Queering the Map vise à créer une archive vivante d’expériences queer.
    http://queeringthemap.com

    Cartographie subjective des Etats-Unis par #Paul_Steinberg
    Cette série de vues subjectives des Etats-Unis et du monde a été réalisée par Saul Steinberg pour des couvertures anciennes de magazines (The New Yorker ou autres)
    http://saulsteinbergfoundation.org/essay/view-of-the-world-from-9th-avenue

    La cartographie au service des théories platistes
    La théorie de la Terre Plate perdure jusqu’à aujourd’hui. La réalisation de cartes à l’image de la #terre_plate devient un objet de promotion de ces théories.
    http://veillecarto2-0.fr/2020/09/22/la-cartographie-au-service-des-theories-platistes

    Le monde vu de...
    Une série de vues du monde à partir de #New_York, #San_Francisco et différentes villes des Etats-Unis (lire notre article sur le monde vu de la Silicon Valley).
    https://imgur.com/a/XTnSn#0

    Le monde vu par les Anciens
    Cet atlas de #Karl_Müller de 1874 reproduit "les systèmes géographiques des Anciens" et d’une certaine manière la façon dont ces systèmes de représentation de l’#Antiquité étaient eux-mêmes vus au XIXe siècle.
    http://geodata.mit.edu/catalog/princeton-r207tq824

    L’Europe vue de la Russie
    L’Europe vue de Moscou et l’Asie vue d’#Irkoutsk pendant la Guerre froide (1952).
    https://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/epdn4c/europe_from_moscowasia_from_irkutsk_time_magazine

    Cartographie et subjectivité chez #Alexander_von_Humboldt
    En scrutant minutieusement les différentes cartes réalisées par Alexander #von_Humboldt, on remarque certaines particularités, des mentions qui, à priori, n’auraient pas lieu de s’y trouver tant elles témoignent de la subjectivité de l’auteur.
    http://visionscarto.net/Humboldt-carto-subjective

    Le monde sens dessus dessous
    Un planisphère renversé montrant la Terre vue depuis l’hémisphère sud (à télécharger en haute résolution). Consulter la page des #projections cartographiques (http://cartonumerique.blogspot.com/p/projections-cartographiques.html) pour accéder à d’autres vues renversantes de la Terre.
    https://www.digitalcommonwealth.org/search/commonwealth:9s161j433

    Cartographie ultrapériphérique, et si on changeait de point de vue
    Une carte des territoires ultramarins vus depuis l’hémisphère sud.
    http://www.une-saison-en-guyane.com/extras/carte/carto-ultraperipherie-si-on-changeait-de-point-de-vue%e2%80%89

    Projections du futur
    Les projections du futur seront probablement centrées sur les océans, comme ces deux cartes du monde en projection Mercator oblique qui représentent les continents tout autour d’un océan unique.
    http://rightbasicbuilding.com/2019/09/09/the-world-maps-of-the-future

    Carte subjective de #Paris en 2050
    Cette carte imagine Paris en 2050, lorsque les effets du #réchauffement_climatique se seront durement faits ressentir... si rien n’est fait. Voir notre article de présentation : https://cartonumerique.blogspot.com/2019/02/carto-subjective-geo-prospective.html
    http://www.deuxdegres.net/projects/paris-2050
    #changement_climatique

    Utiliser des #SIG pour cartographier les #pratiques_spatiales
    Des recherches récentes montrent l’intérêt d’utiliser les données fournies par les #réseaux_sociaux pour les cartographier et mettre en évidence des comportements des individus dans l’espace.
    http://www.gislounge.com/using-gis-to-analyze-peoples-attitudes

    Cartographie collaborative
    L’objectif de ce site est de développer un ensemble d’usages pour aider à la dissémination des pratiques collaboratives en matière de cartographie, que ce soit pour le citoyen ou au sein de structures (associations, collectivités, milieu scolaire).
    http://cartographie-collaborative.eu

    #Mapquote
    Le projet collaboratif Mapquote prend la forme d’une #carte_interactive où chaque utilisateur peut déposer une #citation de #romans où il est question de cartes.
    http://neocarto.hypotheses.org/6502

    L’usage de Google Maps dans « #Netherland »
    Netherland est une belle réflexion désabusée sur les lieux et le déplacement, l’#espace et la #séparation, le fait de pouvoir être physiquement dans un lieu et mentalement dans un autre. Google Maps n’intervient que dans deux courts passages au début et à la fin du livre (source : Spacefiction)
    http://spacefiction.fr/2009/11/01/google-maps-enters-litteraturegoogle-maps-entre-dans-la-litterature

    #Hoodmaps
    Hoodmaps permet de créer des cartes participatives pour éviter les #pièges_à_touristes et fréquenter les quartiers branchés de la ville. La typologie est assez basique, voire un peu réductrice : entre les “hipsters”, les touristes, les étudiants, les “riches”, les “costards” et les “normaux”, mais permet de rapidement identifier les différents quartiers d’une ville.
    http://hoodmaps.com

    Apprendre sur le territoire en représentant son territoire
    Carte sensible élaborée par une classe de 1re ES qui montre la vision de leur lycée. A compléter par l’interview de Sophie Gaujal pour le Café pédagogique : L’approche sensible en cours de géographie, un ingrédient du bonheur ?
    http://hal.archives-ouvertes.fr

    Cartographie ton quartier
    Les cartes postales géocartographiques permettent d’articuler géographie spontanée et géographie raisonnée. Organisé par Sophie Gaujal, en partenariat avec le Café pédagogique, la Cité de l’architecture et l’IGN, le concours Cartographie ton quartier récompense les cartes postales cartographiques réalisées par des classes.
    http://blog.ac-versailles.fr/geophotographie

    Atelier de cartographie sensible (Ehess)
    La plateforme SIG de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, met à disposition des ressources sur la cartographie sensible dans le cadre des ateliers Géomatique et humanités numériques qu’elle organise, notamment sur Gennevilliers.
    http://psig.huma-num.fr/cartes-sensibles

    #Cartes_mentales dans le nord de #Marseille
    Ce billet de #Jérémy_Garniaux relate un atelier « cartes mentales » mené à Marseille, dans les 14, 15 et 16e arrondissements, par une plate-forme culturelle hors-les-murs constituée de cinq structures culturelles du Nord de Marseille.
    http://www.mapper.fr/cartes-mentales-dans-le-nord-de-marseille

    Chicago HomeStories Project
    Le projet est né à #Chicago et commence à se diffuser dans le monde. Il s’agit d’encourager les citoyens par des #marches_civiques à en savoir plus sur leur quartier.
    http://www.nationalgeographic.org/projects/out-of-eden-walk/blogs/lab-talk/2021-04-chicago-homestories-goes-global

    Concours #cartographie_imaginaire
    Cartographier la ville de demain, son quartier dans le futur, son école ou son collège idéal...
    http://www.concourscarto.com/accueil-cci

    Concours de dessin de cartes du monde pour enfants
    Le concours #Barbara_Petchenik est un concours biennal de dessin de carte destiné aux enfants. Il a été créé par l’Association cartographique internationale en 1993 dans le but de promouvoir la représentation créative du monde sous forme graphique par les enfants.
    http://icaci.org/petchenik

    Lignes d’erre - Les cartes de #Fernand_Deligny
    Pendant des années, Deligny a dessiné et fait dessiner des cartes de ce qu’il appelle leurs #lignes_d’erre, soit les trajets « libres » des #enfants sur leur aire de séjour. Il a perçu, par l’observation, que les autistes avaient une autre façon d’être au monde, une autre manière d’incarner l’humain.
    http://culture.univ-lille1.fr/fileadmin/lna/lna60/lna60p34.pdf

    La carte sensible de #Boulogne-Billancourt
    Un projet pédagogique conduit par une équipe d’enseignants du lycée J. Prévert de Boulogne-Billancourt avec des classes de Seconde.
    http://www.cafepedagogique.net

    La "carte du Tendre" de #Nantes
    #Gwenaëlle_Imhoff et #Emilie_Arbey, professeures de français et d’histoire géographie au collège Gutenberg de Saint-Herblain ont amené leurs 4èmes à réaliser de nouvelles « Cartes du Tendre » à la manière de Madame de Scudéry pour inventer « une géographie nantaise de l’Amour ». Enjeu de ce travail créatif et collaboratif, visuel et oral : aider les élèves à s’approprier « l’espace urbain proche et pourtant trop souvent lointain ».
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/08/31082020Article637344555283464848.aspx
    http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/lettres/continuite-pedgogique-et-numerique-en-lettres-carte-du-tendre-pr

    Cartographier l’#insécurité au collège
    Professeure d’histoire-géographie au collège Molière de Beaufort en Anjou, #Anaïs_Le_Thiec lance sa classe de 5ème dans une cartographie sensible du collège. Elle les invite à libérer leur parole via une #storymap.
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2019/10/18102019Article637069844590338061.aspx

    Dans ma ville on traîne
    Visite guidée et habitée par le rappeur #Orelsan, qui propose une description de la ville de #Caen. L’intérêt principal est de rappeler qu’un espace géographique, avant d’être un objet d’étude, reste surtout un lieu de vie que l’on habite. Le rappeur énumère ses souvenirs d’enfant, d’adolescent, d’étudiant. Ce faisant, il raconte SA ville. Il associe chaque action passée au lieu où elle s’est déroulée.
    http://lhistgeobox.blogspot.com/2020/10/dans-ma-ville-on-traine-visite-guidee.html

    Des lieux où l’on exprime ses sentiments
    Carte interactive des lieux où les étudiants ont déclaré avoir pleuré sur le campus de l’université de Waterloo aux Etats-Unis (avec les commentaires). Cela correspondrait-il aux bâtiments de sciences et de mathématiques ?
    http://www.reddit.com/r/dataisbeautiful/comments/l3t3xx/oc_an_interactive_map_of_where_students_have

    Psycho-géographie de la ville de #Gibellina
    Quand les artistes essaient de tromper les algorithmes de télédétection. C’est ce qu’a fait l’artiste #Burri avec une oeuvre d’art gigantesque couvrant les ruines de la vieille ville de Gibellina en Italie (à voir dans Google Maps)
    http://www.archdaily.com/958178/the-psycho-geography-of-the-cretto-di-burri

    Lyon-La Duchère 2030 : imaginer des scénarios prospectifs
    Ces #scénarios prospectifs sont proposés par des élèves de 2nde du Lycée La Martinière-Duchère concernant le projet d’aménagement urbain #Lyon-La Duchère 2030.
    http://canabae.enseigne.ac-lyon.fr/spip/spip.php?article1103

    #Cartographie_sonore du quartier de l’Union (#Lille - #Roubaix - #Tourcoing)
    Réalisé dans le cadre du projet de recherche Géographie et prospective piloté par l’IFE, cette expérimentation pédagogique a permis de découvrir par l’expérience spatiale un projet d’#aménagement_urbain d’envergure (son évolution, ses acteurs et ses enjeux) dans l’environnement proche des élèves, en privilégiant une géographie fondée sur l’expérience du terrain.
    http://ife.ens-lyon.fr/geo-et-prospective/projet/cartographie-sonore-du-quartier-de-lunion

    #Cartophonies
    Comment sonne le monde ? Le site « Cartophonies » a pour objectif d’explorer l’#expérience_sonore contemporaine et d’aider a les prendre en compte dans l’avenir et dans les projets de transformation. Il contribue à construire une connaissance des milieux habités, du vécu des espaces et des ambiances contemporaines, celles du passé proche comme celles du futur.
    http://www.cartophonies.fr
    #son

    Cartes et mise en récit des mobilités
    Dans le cadre d’une recherche doctorale, #Sylvie_Joublot-Ferré étudie les spatialités des adolescents en s’appuyant sur la cartographie de leurs déplacements quotidiens enregistrés sous forme de traces GPS et en analysant ces cartes comme des #récits_de_vie.
    http://www.researchgate.net
    http://www.radiobus.fm/episode/interview-de-sylvie-joublot-ferre-hepl

    Comment les enfants ont perdu le droit de se déplacer
    Carte montrant le territoire pratiqué pendant l’enfance sur quatre générations à #Sheffield.
    http://www.dailymail.co.uk/news/article-462091/How-children-lost-right-roam-generations.html

    Comment les jeunes géographes ressentent-ils le monde contemporain ?
    Un exercice de cartographie sensible proposé à des étudiants de master destinés à s’orienter vers le monde associatif donne un regard sur leurs représentations du monde. Environnement menacé, mobilités généralisées, et questionnements autour de la mondialisation émergent de ces cartes mentales, témoignant des inquiétudes d’une génération.
    http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/a-la-une/carte-a-la-une/cartographie-emotions-monde-contemporain

    « Mais madame, je n’y suis jamais allé ! »
    Un #voyage_virtuel à #La_Réunion à travers la confection de #cartes_postales sensibles par des élèves de lycée professionnel. La #géographie_expérientielle ce n’est pas seulement du vécu, ce sont aussi (et surtout) des représentations (article extrait des Cahiers pédagogique, n° 559 "L’aventure de la géographie".
    http://www.cahiers-pedagogiques.com/Mais-madame-je-n-y-suis-jamais-alle

    Tour de la France par deux enfants (G. Bruno)
    Cet ouvrage constitue l’archétype du roman scolaire géographique. Réédité de nombreuses fois depuis sa sortie en 1877, l’ouvrage a connu un énorme succès (plus de 9 millions d’exemplaires), contribuant à façonner une image du territoire national.
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5684551x

    Une géographie subjective à travers les romans d’aventure pour la jeunesse
    Aurélie Gille Comte-Sponville, Modernité et archaïsme des lieux dans les romans d’enquête et d’aventure pour la jeunesse pendant les Trente Glorieuses en France, thèse soutenue en 2016. L’importance des lieux correspond à la quête d’une #utopie de l’enfance éternelle, qui figerait non seulement les héros dans la perfection de leur âge, mais aussi les lieux, dans une forme d’uchronie idéalisée.
    http://www.theses.fr/2016ARTO0008

    Le #Londres des romans de #John_Le_Carré
    #Mike_Hall a été chargé de dessiner pour l’éditeur Penguin Books la carte des personnages, des lieux et des scènes de romans d’espionnage de John Le Carré.
    http://thisismikehall.com/smileyslondon

    La carte de la classe de khâgne
    Cartographie subjective de la classe khâgne par Gus (@ecsolius) : quand un khagneux dresse la carte symbolique d’une année en prépa littéraire
    http://twitter.com/ecsolius/status/1292071140047937536

    La carte des mathématiques
    La carte du "#Mathematistan" représente les rapports ambigus que l’on peut avoir les #mathématiques. Une région souvent inaccessible ?
    http://www.reddit.com/r/math/comments/2av79v/map_of_mathematistan_source_in_comments

    Cartographie de son appartement
    Géographie de mon appartement vu par Thibaut Sardier.
    http://twitter.com/tsardier/status/1326832393655816192

    Cartographie imaginaire du nourrisson
    @LittleBigData suit, en infographies et sur les réseaux sociaux, les tourments et les joies de #jeunes_parents (voir cette présentation). Le résultat est un cartographie imaginaire des premiers mois de la vie d’un enfant. Avec une magnifique carte de la première année extraite de l’ouvrage Le Bébégraphe publié par Claire Dealberto et Jules Grandin aux éditions Les Arènes en 2021.
    http://twitter.com/LittleBigData_/status/1263721598076555265

    Carte des #lieux_communs
    De "l’usine à gaz" au "terrain d’entente", @LaMineComics passe en revue tous nos lieux communs inspirés de métaphores géographiques.
    http://twitter.com/LaMineComics/status/1097068721846321152

    https://cartonumerique.blogspot.com/p/cartes-sensibles.html

    #cartographie_sensible #bibliographie #ressources_pédagogiques

    ping @visionscarto @odilon @reka

  • La Face cachée des #énergies_vertes

    Voitures électriques, éoliennes, panneaux solaires… La transition énergétique laisse entrevoir la promesse d’un monde plus prospère et pacifique, enfin libéré du pétrole, de la pollution et des pénuries. Mais cette thèse officielle s’avère être un mythe : en nous libérant des combustibles fossiles, nous nous préparons à une nouvelle dépendance à l’égard des métaux rares. De graves problèmes écologiques et économiques pour l’approvisionnement de ces ressources stratégiques ont déjà commencé. Et si le « monde vert » qui nous attend se révélait être un nouveau cauchemar ?

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/61421_1

    #film #film_documentaire #documentaire

    #COP21 #COP_21 #transition_énergétique #technologie #technologies_vertes #voiture_électrique #énergies_propres #extractivisme #mines #green-washing #greenwashing #délocalisation_de_la_pollution #pétrole #métaux_rares #néodyme #cobalt #graphite #lithium #photovoltaïque #énergie_solaire #énergie_éolienne #éolienne #solaire #dépendance #RDC #République_démocratique_du_Congo #Australie #Chili #Bolivie #Indonésie #Chine #industrie_minière #Mongolie #Terres_rares #eaux_usées #radioactivité #réfugiés_des_technologies_vertes #eau #IDPs #déplacés_internes #cuivre #santé #Chuquicamata #cancer #Aliro_Boladas #centrales_à_charbon #modèle_économique_extractiviste #énergies_renouvelables #engie #Norvège #charbon #hypocrisie #green_tech #zéro_émissions #changement_climatique #Jean-Louis_Borloo #ADEME #Renault #bornes_électriques #Rapport_Syrota #Jean_Sirota #BYD #EDF #Photowatt #Péchiney_métallurgie #magnésium #nationalisme_des_ressources #Bolivie #recyclage #déchets #décharges_sauvages #Neocomp #fausse_transition #sobriété #progrès_technologique #décroissance #énergies_renouvelables

    –-

    déjà signalé par @odilon sur seenthis :
    https://seenthis.net/messages/888273

    • « La face positive des énergies vertes »

      Le documentaire « La face cachée des énergies vertes » est passé fin novembre sur Arte. Truffé d’erreurs et d’arguments partisans, allant jusqu’à comparer le problème des pales d’éoliennes, soit disant non recyclables, à celui posé par les déchets nucléaires !

      Autre exemple : ce documentaire assène que les énergies vertes et que les batteries nécessitent obligatoirement l’utilisation de terres rares. Ce n’est pourtant pas du tout l’avis de l’Ademe. D’autre part, le photovoltaïque n’utilise jamais de terres rares. Et pour l’éolien et les voitures électriques, leur utilisation dans les moteurs à aimants permanents permet de gagner en performances, mais cet usage n’est ni systématique, ni indispensable.

      Cet article présente :

      – La quinzaine d’erreurs grossières parmi les très nombreuses qui émaillent ce documentaire.
      – Le cercle vertueux du photovoltaïque et de l’éolien : plus on en installe, plus on réduit les émissions de gaz carbonique.
      – Que nos voitures contiennent davantage de terres rares que les voitures électriques sans moteurs à aimants permanents.
      – Pour qui roule le journaliste Guillaume Pitron, à l’origine de ce documentaire.

      En se fondant sur les avis qui se colportent, principalement sur la production des terres rares utilisées dans les énergies vertes, Guillaume Pitron, qui a enquêté dans une douzaine de pays, nous fait visiter quelques sites d’exploitation qui portent atteinte à l’environnement et à la santé des travailleurs.

      Hélas ce documentaire est gâché autant par sa partialité, que par de très nombreuses erreurs grossières.

      https://www.passerelleco.info/article.php?id_article=2390
      https://seenthis.net/messages/894307

    • Geologic and anthropogenic sources of contamination in settled dust of a historic mining port city in northern Chile: health risk implications

      Chile is the leading producer of copper worldwide and its richest mineral deposits are found in the Antofagasta Region of northern Chile. Mining activities have significantly increased income and employment in the region; however, there has been little assessment of the resulting environmental impacts to residents. The port of Antofagasta, located 1,430 km north of Santiago, the capital of Chile, functioned as mineral stockpile until 1998 and has served as a copper concentrate stockpile since 2014. Samples were collected in 2014 and 2016 that show elevated concentrations of As, Cu, Pb, and Zn in street dust and in residents’ blood (Pb) and urine (As) samples. To interpret and analyze the spatial variability and likely sources of contamination, existent data of basement rocks and soil geochemistry in the city as well as public-domain airborne dust were studied. Additionally, a bioaccessibility assay of airborne dust was conducted and the chemical daily intake and hazard index were calculated to provide a preliminary health risk assessment in the vicinity of the port. The main conclusions indicate that the concentrations of Ba, Co, Cr, Mn, Ni, and V recorded from Antofagasta dust likely originate from intrusive, volcanic, metamorphic rocks, dikes, or soil within the city. However, the elevated concentrations of As, Cd, Cu, Mo, Pb, and Zn do not originate from these geologic outcrops, and are thus considered anthropogenic contaminants. The average concentrations of As, Cu, and Zn are possibly the highest in recorded street dust worldwide at 239, 10,821, and 11,869 mg kg−1, respectively. Furthermore, the contaminants As, Pb, and Cu exhibit the highest bioaccessibilities and preliminary health risk indices show that As and Cu contribute to elevated health risks in exposed children and adults chronically exposed to dust in Antofagasta, whereas Pb is considered harmful at any concentration. Therefore, an increased environmental awareness and greater protective measures are necessary in Antofagasta and possibly other similar mining port cities in developing countries.

      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5922233

      #santé #mines

    • L’association #Vernunftkraft

      Aufgeklärte und deshalb zu Recht besorgte Bürger dieses Landes (https://www.vernunftkraft.de/bundesinitiative) erkennen hinsichtlich der Rationalität energiepolitischer Entscheidungen nicht hinnehmbare Defizite.

      Die Zerstörung von Wäldern zwecks Ansiedlung von volkswirtschaftlich sinnlosen Windindustrieanlagen ist dabei die Spitze des Eisbergs.

      Zentrale Elemente der gegenwärtigen Energiepolitik sind extrem unvernünftig.

      Daher möchten wir der Vernunft Kraft geben.
      https://www.vernunftkraft.de

    • La guerre des métaux rares. La face cachée de la transition énergétique et numérique

      En nous émancipant des énergies fossiles, nous sombrons en réalité dans une nouvelle dépendance : celle aux métaux rares. Graphite, cobalt, indium, platinoïdes, tungstène, terres rares… ces ressources sont devenues indispensables à notre nouvelle société écologique (voitures électriques, éoliennes, panneaux solaires) et numérique (elles se nichent dans nos smartphones, nos ordinateurs, tablettes et autre objets connectés de notre quotidien). Or les coûts environnementaux, économiques et géopolitiques de cette dépendance pourraient se révéler encore plus dramatiques que ceux qui nous lient au pétrole.

      Dès lors, c’est une contre-histoire de la transition énergétique que ce livre raconte – le récit clandestin d’une odyssée technologique qui a tant promis, et les coulisses d’une quête généreuse, ambitieuse, qui a jusqu’à maintenant charrié des périls aussi colossaux que ceux qu’elle s’était donné pour mission de résoudre.

      http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-La_guerre_des_m%C3%A9taux_rares-9791020905741-1-1-

      #livre #Guillaume_Pitron

    • Rapport ADEME 2012 :

      Énergie et patrimoine communal : enquête 2012

      L’enquête « Énergie et patrimoine communal » est menée tous les cinq ans depuis 1990. Elle porte sur les consommations d’énergie et les dépenses payées directement par les communes sur trois cibles principales : le patrimoine bâti, l’éclairage public et les carburants des véhicules.

      https://www.ademe.fr/energie-patrimoine-communal-enquete-2012

      –—

      Rapport ADEME 2015 :


      Scénarios 2030-2050 : une vision énergétique volontariste

      Quel mix énergétique pour les années 2030-2050 ? L’ADEME actualise son scénario Énergie Climat et propose des mesures pour contribuer à la déclinaison du plan CLIMAT.

      Les objectifs ambitieux du Plan Climat lancé par Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, confirment la stratégie volontariste de la France pour la transition énergétique. Dans le contexte actuel de mise à jour de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) et de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), l’actualisation du scénario énergie-climat de l’ADEME vient contribuer aux réflexions pour mettre en oeuvre ces objectifs.

      Cette contribution est double : d’une part, l’actualisation des « Visions énergétiques » de l’ADEME, qui souligne l’enjeu que représente l’atteinte des objectifs ambitieux inscrits dans la loi, et d’autre part, l’étude « Propositions de mesures de politiques publiques pour un scénario bas carbone », qui propose une liste de mesures concrètes à mettre en oeuvre.

      https://www.ademe.fr/recherche-innovation/construire-visions-prospectives/scenarios-2030-2050-vision-energetique-volontariste

  • ‘A system of #global_apartheid’ : author #Harsha_Walia on why the border crisis is a myth

    The Canadian organizer says the actual crises are capitalism, war and the climate emergency, which drive mass migration.

    The rising number of migrant children and families seeking to cross the US border with Mexico is emerging as one of the most serious political challenges for Joe Biden’s new administration.

    That’s exactly what Donald Trump wants: he and other Republicans believe that Americans’ concerns about a supposed “border crisis” will help Republicans win back political power.

    But Harsha Walia, the author of two books about border politics, argues that there is no “border crisis,” in the United States or anywhere else. Instead, there are the “actual crises” that drive mass migration – such as capitalism, war and the climate emergency – and “imagined crises” at political borders, which are used to justify further border securitization and violence.

    Walia, a Canadian organizer who helped found No One Is Illegal, which advocates for migrants, refugees and undocumented people, talked to the Guardian about Border and Rule, her new book on global migration, border politics and the rise of what she calls “racist nationalism.” The conversation has been edited for length and clarity.

    Last month, a young white gunman was charged with murdering eight people, most of them Asian women, at several spas around Atlanta, Georgia. Around the same time, there was increasing political attention to the higher numbers of migrants and refugees showing up at the US-Mexico border. Do you see any connection between these different events?

    I think they are deeply connected. The newest invocation of a “border surge” and a “border crisis” is again creating the spectre of immigrants and refugees “taking over.” This seemingly race neutral language – we are told there’s nothing inherently racist about saying “border surge”– is actually deeply racially coded. It invokes a flood of black and brown people taking over a so-called white man’s country. That is the basis of historic immigrant exclusion, both anti-Asian exclusion in the 19th century, which very explicitly excluded Chinese laborers and especially Chinese women presumed to be sex workers, and anti-Latinx exclusion. If we were to think about one situation as anti-Asian racism and one as anti-Latinx racism, they might seem disconnected. But both forms of racism are fundamentally anti-immigrant. Racial violence is connected to the idea of who belongs and who doesn’t. Whose humanity is questioned in a moment of crisis. Who is scapegoated in a moment of crisis.

    How do you understand the rise of white supremacist violence, particularly anti-immigrant and anti-Muslim violence, that we are seeing around the world?

    The rise in white supremacy is a feedback loop between individual rightwing vigilantes and state rhetoric and state policy. When it comes to the Georgia shootings, we can’t ignore the fact that the criminalization of sex work makes sex workers targets. It’s not sex work itself, it’s the social condition of criminalization that creates that vulnerability. It’s similar to the ways in which border vigilantes have targeted immigrants: the Minutemen who show up at the border and harass migrants, or the kidnapping of migrants by the United Constitutional Patriots at gunpoint. We can’t dissociate that kind of violence from state policies that vilify migrants and refugees, or newspapers that continue to use the word “illegal alien”.

    National borders are often described as protecting citizens, or as protecting workers at home from lower-paid workers in other countries. You argue that borders actually serve a very different purpose.

    Borders maintain a massive system of global apartheid. They are preventing, on a scale we’ve never seen before, the free movement of people who are trying to search for a better life.

    There’s been a lot of emphasis on the ways in which Donald Trump was enacting very exclusionary immigration policies. But border securitization and border controls have been bipartisan practices in the United States. We saw the first policies of militarization at the border with Mexico under Bill Clinton in the late 90s.

    In the European context, the death of [three-year-old Syrian toddler] Alan Kurdi, all of these images of migrants drowning in the Mediterranean, didn’t actually lead to an immigration policy that was more welcoming. Billions of euros are going to drones in the Mediterranean, war ships in the Mediterranean. We’re seeing the EU making trade and aid agreements it has with countries in the Sahel region of Africa and the Middle East contingent on migration control. They are relying on countries in the global south as the frontiers of border militarization. All of this is really a crisis of immobility. The whole world is increasingly becoming fortified.

    What are the root causes of these ‘migration crises’? Why is this happening?

    What we need to understand is that migration is a form of reparations. Migration is an accounting for global violence. It’s not a coincidence that the vast number of people who are migrants and refugees in the world today are black and brown people from poor countries that have been made poor because of centuries of imperialism, of empire, of exploitation and deliberate underdevelopment. It’s those same fault lines of plunder around the world that are the fault lines of migration. More and more people are being forced out of their land because of trade agreements, mining extraction, deforestation, climate change. Iraq and Afghanistan have been for decades on the top of the UN list for displaced people and that has been linked to the US and Nato’s occupations of those countries.

    Why would governments have any interest in violence at borders? Why spend so much money on security and militarization?

    The border does not only serve to exclude immigrants and refugees, but also to create conditions of hyper exploitation, where some immigrants and refugees do enter, but in a situation of extreme precarity. If you’re undocumented, you will work for less than minimum wage. If you attempt to unionize, you will face the threat of deportation. You will not feel you can access public services, or in some cases you will be denied public services. Borders maintain racial citizenship and create a pool of hyper-exploitable cheapened labor. People who are never a full part of the community, always living in fear, constantly on guard.

    Why do you choose to put your focus on governments and their policies, rather than narratives of migrants themselves?

    Border deaths are presented as passive occurrences, as if people just happen to die, as if there’s something inherently dangerous about being on the move, which we know is not the case. Many people move with immense privilege, even luxury. It’s more accurate to call what is happening to migrants and refugees around the world as border killings. People are being killed by policies that are intended to kill. Literally, governments are hoping people will die, are deliberating creating conditions of death, in order to create deterrence.

    It is very important to hold the states accountable, instead of narratives where migrants are blamed for their own deaths: ‘They knew it was going to be dangerous, why did they move?’ Which to me mimics the very horrible tropes of survivors in rape culture.

    You live in Canada. Especially in the United States, many people think of Canada as this inherently nice place. Less racist, less violent, more supportive of refugees and immigrants. Is that the reality?

    It’s totally false. Part of the incentive of writing this second book was being on a book tour in the US and constantly hearing, ‘At least in Canada it can’t be as bad as in the US.’ ‘Your prime minister says refugees are welcome.’ That masks the violence of how unfree the conditions of migration are, with the temporary foreign worker program, which is a form of indentureship. Workers are forced to live in the home of their employer, if you’re a domestic worker, or forced to live in a labor camp, crammed with hundreds of people. When your labor is no longer needed, you’re deported, often with your wages unpaid. There is nothing nice about it. It just means Canada has perfected a model of exploitation. The US and other countries in Europe are increasingly looking to this model, because it works perfectly to serve both the state and capital interests. Capital wants cheapened labor and the state doesn’t want people with full citizenship rights.

    You wrote recently that ‘Escalating white supremacy cannot be dealt with through anti-terror or hate crime laws.’ Why?

    Terrorism is not a colorblind phenomena. The global war on terror for the past 20 years was predicated around deeply Islamophobic rhetoric that has had devastating impact on Black and Brown Muslims and Muslim-majority countries around the world. I think it is implausible and naive to assume that the national security infrastructure, or the criminal legal system, which is also built on racialized logics, especially anti-black racism – that we can somehow subvert these systems to protect racialized communities. It’s not going to work.

    One of the things that happened when the Proud Boys were designated as a terrorist organization in Canada is that it provided cover to expand this terror list that communities have been fighting against for decades. On the day the Proud Boys were listed, a number of other organizations were added which were part of the Muslim community. That was the concern that many of us had: will this just become an excuse to expand the terrorist list rather than dismantle it? In the long run, what’s going to happen? Even if in some miraculous world the Proud Boys and its members are dismantled, what’s going to happen to all the other organizations on the list? They’re still being criminalized, they’re still being terrorized, they’re still being surveilled.

    So if you don’t think the logics of national security or criminal justice will work, what do you think should be done about escalating white supremacist violence?

    I think that’s the question: what do we need to be doing? It’s not about one arm of the state, it’s about all of us. What’s happening in our neighborhoods, in our school systems, in the media? There’s not one simple fix. We need to keep each other safe. We need to make sure we’re intervening whenever we see racial violence, everything from not letting racist jokes off the hook to fighting for systemic change. Anti-war work is racial justice work. Anti-capitalist work is racial justice work.

    You advocate for ending border imperialism, and ending racial capitalism. Those are big goals. How do you break that down into things that one person can actually do?

    I actually found it harder before, because I would try things that I thought were simple and would change the world, and they wouldn’t. For me, understanding how violences are connected, and really understanding the immensity of the problem, was less overwhelming. It motivated me to think in bigger ways, to organize with other people. To understand this is fundamentally about radical, massive collective action. It can’t rely on one person or even one place.

    https://www.theguardian.com/world/2021/apr/07/us-border-immigration-harsha-walia
    #apartheid #inégalités #monde #migrations #frontières #réfugiés #capitalisme #guerres #conflits #climat #changement_climatique #crises #crise #fermeture_des_frontières #crises_frontalières #violence #racisme #discriminations #exclusion #anti-migrants #violence_raciale #suprématisme_blanc #prostitution #criminalisation #vulnérabilité #minutemen #militarisation_des_frontières #USA #Mexique #Etats-Unis #politique_migratoire #politiques_migratoires #Kurdi #Aylan_Kurdi #Alan_Kurdi #impérialisme #colonialisme #colonisation #mourir_aux_frontières #décès #morts

    ping @isskein @karine4

  • Glocal Climate Change

    Global warming is not only about melting icebergs or expanding deserts. It is something which does happen in our backyard as well. Data and estimates on the mean temperatures at the local level indicate that climate change has been affecting almost every corner of Europe, as mean temperatures have increased by more than 2°C in half a century in multiple areas.

    https://climatechange.europeandatajournalism.eu/en/map

    Les données sont présentées au niveau de la commune, ici par exemple Grenoble :

    #carte #cartographie #visualisation #changement_climatique #climat #local #Europe #températures #données #database #statistiques #chiffres #commune

    ping @reka @visionscarto @simplicissimus

  • Il y a 42 000 ans, une excursion du champ magnétique a bouleversé la vie sur Terre | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/espace/il-y-a-42-000-ans-une-excursion-du-champ-magnetique-a-bouleverse-

    Dans notre monde connecté, un tel scénario pourrait gravement perturber les réseaux de communication. Pour la première fois, des scientifiques ont trouvé des preuves qu’un renversement polaire pourrait avoir de graves répercussions écologiques. Ces recherches associent une excursion du champ magnétique il y a environ 42 000 ans à un #changement_climatique mondial, qui aurait provoqué des #extinctions. « Pour la première fois, nous avons pu dater le moment précis de l’une des plus importantes inversions sur l’environnement terrestre » décrit Chris Turney, co-auteur de l’étude, chercheur à l’université de Nouvelle-Galles du Sud en Australie.

    « Cet évènement est en réalité une #excursion et non une inversion du #champ_magnétique terrestre » précise Ludovic Petitdemange, astrophysicien et chercheur au CNRS. « Ce sont des évènements magnétiques assez fréquents et celui qui s’est produit il y a 42 000 ans est bien connu des scientifiques » ajoute-t-il. Son nom : l’excursion de Laschamps.

    Cette découverte a été rendue possible grâce à des arbres endémiques de la Nouvelle Zélande, qui auraient été préservés dans les sédiments pendant plus de 40 000 ans : les #arbres_Kauris (Agathis Australis). Grâce à ces arbres anciens, les chercheurs ont pu mesurer et dater le pic des niveaux atmosphériques de radiocarbone causé par l’effondrement du champ magnétique terrestre.

    Voilà, plus d’arbres, plus de sciences ! (de toute façon plus rien)

  • In the Atlantic Ocean, Subtle Shifts Hint at Dramatic Dangers - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2021/03/02/climate/atlantic-ocean-climate-change.html?smid=tw-nytimes&smtyp=cur

    In the Atlantic Ocean, Subtle Shifts Hint at Dramatic Dangers

    The warming atmosphere is causing an arm of the powerful Gulf Stream to weaken, some scientists fear.

  • #Réfugiés_climatiques : quand attiser la « peur du migrant » masque la réalité des phénomènes migratoires

    À chaque vague, Saint-Louis s’enfonce un peu plus sous l’océan, dont le niveau ne cesse de monter ; les eaux qui assuraient jadis les moyens de subsistance de cette ville du nord du Sénégal menacent désormais sa survie même. Les Nations Unies ont déclaré que Saint-Louis était la ville d’Afrique la plus en danger du fait de l’élévation du niveau de la mer : l’Atlantique engloutit jusqu’à deux mètres de côte chaque année. Plusieurs milliers d’habitants ont été contraints de se reloger à l’intérieur des terres suite aux tempêtes et à l’inondation de Doune Baba Dièye, un village de pêcheurs des environs. Pour les personnes qui habitent toujours sur place, la vie devient de plus en plus précaire.

    Des situations comme celles-là se répètent à mesure que la #crise_climatique s’aggrave. La migration et les #déplacements_de_population induits par le climat sont en hausse, de même que l’angoisse et la désinformation qui l’accompagne. Depuis quelques années, nous observons une multiplication des propos sensationnalistes et alarmistes dans les médias et chez les responsables politiques de l’hémisphère nord, qui affirment que le #changement_climatique entraîne directement et automatiquement une #migration_de_masse, et mettent en garde, en usant d’un #vocabulaire_déshumanisant, contre l’imminence des « #flots » ou des « #vagues » de millions, voire de milliards, de migrants ou de réfugiés climatiques au désespoir qui pourraient submerger l’Europe pour fuir un hémisphère sud devenu inhabitable.

    Les prédictions apocalyptiques retiennent peut-être l’attention de l’opinion, mais elles occultent la réalité complexe du terrain et alimentent une #xénophobie et un #racisme déjà profondément enracinés en Europe en jouant sur la #peur du migrant. Elles dressent en outre un tableau très inexact : ce que révèlent les études sur le changement climatique et la migration est très différent des discours alarmistes qui ont pris place.

    Les experts s’accordent à dire que le changement climatique se répercute sur la #mobilité. Cependant, la relation entre ces deux éléments n’est pas directe, comme elle est souvent décrite, mais complexe, résultant de #causes_multiples et propre à un contexte donné. Par ailleurs, les estimations relatives à l’impact du changement climatique sur la mobilité sont mises en doute par les incertitudes quant à la manière dont évolueront à l’avenir le climat, la capacité d’adaptation des pays et les politiques migratoires internationales.

    #Mythe et réalité

    Les prévisions de millions ou de milliards de personnes déplacées au cours des prochaines décennies laissent entendre que le déplacement et la migration induits par le climat se manifesteront dans un futur éloigné alors qu’il s’agit d’une réalité bien présente. À l’échelle mondiale, le nombre de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays atteint des records : près de 25 millions de personnes ont dû quitter leur foyer en 2019 suite à des catastrophes soudaines. L’aggravation des #phénomènes_météorologiques_extrêmes, comme les #typhons, les #tempêtes et les #inondations, conjuguée aux changements qui s’opèrent plus lentement, tels que l’élévation du niveau de la mer, la dégradation des sols et les variations des précipitations, devrait accroître la mobilité due au climat.

    Traiter la « #migration_climatique » comme une catégorie de migration distincte implique à tort qu’il est possible de différencier le climat des autres facteurs. Or, les décisions de quitter un endroit résultent d’une multitude d’éléments qui sont profondément liés entre eux et qui interagissent de manière complexe. Pour les personnes qui vivent de l’agriculture de subsistance, les conditions environnementales et les résultats économiques ne font qu’un, étant donné que des changements de pluviométrie ou de température peuvent entraîner de graves conséquences économiques. Caroline Zickgraf, directrice adjointe de l’Observatoire Hugo, un centre de recherche basé à l’université de Liège, en Belgique, qui étudie comment l’environnement et le changement climatique agissent sur la migration explique :

    « Si l’on ne voit pas que tous ces facteurs différents sont imbriqués – facteurs sociaux, politiques, économiques, environnementaux et démographiques – on passe vraiment à côté de la situation générale »

    Une autre idée fausse persiste au sujet du changement climatique et de la mobilité des humains, consistant à croire que la plupart des individus qui se déplacent quittent leur pays. Depuis quelque temps, l’attention vis-à-vis des migrants porte largement sur les Africains qui cherchent à aller en Europe. Cette forme de migration internationale de longue distance représente l’image la plus répandue de la migration et, pourtant, les faits indiquent que ce n’est pas la plus fréquente, mais cette réalité est souvent inaudible.

    En Afrique de l’Ouest et centrale, la migration vers l’Afrique du Nord ou l’Europe représente seulement de 10 à 20 % des déplacements, alors que les 80 à 90 % restants s’effectuent à l’intérieur de la région. « Depuis plusieurs années, l’Europe attire de moins en moins les candidats à la migration, en raison des difficultés qu’ils rencontrent pour bénéficier des programmes de régularisation, trouver du travail et rester mobiles », souligne Aly Tandian, président de l’Observatoire sénégalais des migrations et professeur de sociologie associé à l’université Gaston Berger de Saint-Louis. Les pays africains constituent les destinations principales des migrants d’#Afrique_de_l’Ouest parce qu’il n’y a pas de contraintes de visa et qu’il est plus aisé de voyager sur la terre ferme, ce qui facilite la mobilité des personnes en quête d’opportunités, outre la familiarité que procure la proximité socioculturelle et linguistique de nombreux pays d’accueil, explique-t-il.

    Hind Aïssaoui Bennani, spécialiste de la migration, de l’environnement et du changement climatique auprès de l’Organisation internationale pour les migrations à Dakar, au Sénégal, affirme que l’ampleur de la #migration_économique est souvent mal reconnue, en dépit de son importance dans l’ensemble de la région. La plupart des migrants économiques partent pour trouver du travail dans le secteur des ressources naturelles, notamment l’agriculture, la pêche et l’exploitation minière. « L’#environnement est non seulement un élément moteur de la migration, qui oblige les personnes à se déplacer mais, en plus, il les attire », précise Mme Bennani. Elle ajoute toutefois que le changement climatique peut également entraîner l’#immobilité et piéger les individus qui ne peuvent pas partir par manque de ressources ou de capacités, c’est-à-dire généralement les plus vulnérables.

    Ce qui alimente la peur

    On ne peut pas savoir combien de personnes ont quitté leur région à cause du changement climatique et, d’après les experts,il est difficile, voire impossible, de prédire avec précision le nombre de citoyens qui devront se déplacer à l’avenir, du fait de la complexité inhérente à la migration et au changement climatique. « Il va y avoir toute une série de scénarios à partir des actions que nous menons en termes de politique et de climat, mais aussi par rapport à la réaction des gens qui, souvent, n’est pas linéaire. Cela ne se résume pas à dire ‘le changement climatique s’intensifie, donc la migration s’intensifie », indique Caroline Zickgraf.

    L’année dernière, un rapport (https://www.visionofhumanity.org/wp-content/uploads/2020/10/ETR_2020_web-1.pdf) réalisé par le think tank international Institute for Economics and Peace a révélé que les menaces écologiques contraindraient au déplacement 1,2 milliard de personnes d’ici à 2050. Ce chiffre s’est répandu comme une traînée de poudre et a été couvert par les principaux organes de presse à travers le monde, mais plusieurs experts reconnus dans le domaine de la migration récusent ce chiffre, parmi lesquels Caroline Zickgraf, qui estime qu’il n’est pas suffisamment scientifique et qu’il résulte d’une manipulation et d’une déformation des données. À titre de comparaison, un rapport de la Banque mondiale datant de 2018 qui s’appuyait sur des techniques de modélisation scientifiques prévoyait qu’il y aurait 140 millions de migrants climatiques internes d’ici à 2050 si aucune action urgente pour le climat n’était mise en place.

    L’idée selon laquelle « le changement climatique entraîne une migration de masse » est utilisée par la gauche pour alerter sur les conséquences humanitaires du changement climatique et pour galvaniser l’action en faveur du climat, alors qu’elle sert de point de ralliement à la droite et à l’extrême droite pour justifier la militarisation des frontières et les politiques de lutte contre l’immigration. Caroline Zickgraf note :

    « Mentionner la migration dans le but d’accélérer l’action pour le climat et d’attirer l’attention sur l’incidence du changement climatique pour les populations me semble tout à fait bien intentionnée. Mais malheureusement, très souvent, c’est la question de la sécurité qui prend le dessus. On attend une action pour le climat, et on se retrouve avec des politiques migratoires restrictives parce qu’on joue avec la peur des gens. »

    La peur n’incite pas les citoyens ni les gouvernements à agir davantage pour le climat mais a plutôt tendance à exacerber le racisme et la xénophobie et à contribuer à l’édification de la « forteresse Europe ». De surcroît, présenter la « migration climatique » comme un risque pour la sécurité justifie la mise en place de programmes de financement destinés à empêcher la migration en faisant en sorte que les candidats au départ restent chez eux, ce qui est contraire au droit humain fondamental de circuler librement. Alors que l’urgence climatique augmente, la « crise européenne des réfugiés » de 2015 est de plus en plus souvent invoquée pour prédire l’avenir. Caroline Zickgraf pense qu’en recourant à des tactiques qui alarment le public, ce ne sont pas les changements climatiques qui font peur, mais « l’Autre » – celui qui doit se déplacer à cause de ces changements.

    Un autre problème émane de la recherche sur la migration elle-même : quelles études, réalisées par quels chercheurs, sont reconnues et écoutées ? D’après Aly Tandian, étant donné qu’en Europe toutes les causes de la migration ne sont pas prises en considération, les analyses européennes se limitent à leur compréhension des questions migratoires sur le terrain en Afrique. « De plus, c’est souvent l’Europe qui est mandatée pour réaliser des études sur la migration, ce qui appauvrit en partie les résultats et les décisions politiques qui sont prises », observe-t-il.

    La mobilité, une #stratégie_d’adaptation

    La tendance actuelle à présenter la migration en provenance de l’hémisphère sud comme une anomalie, un problème à résoudre ou une menace à éviter ne tient pas compte du fait que la migration n’est pas un phénomène nouveau. Depuis la nuit des temps, la mobilité est une stratégie d’adaptation des humains pour faire face aux changements du climat ou de l’environnement. Et il ne s’agit pas toujours d’un moyen d’échapper à une crise. « La migration est une question de résilience et d’adaptation et, en Afrique de l’Ouest et centrale, la migration fait déjà partie de la solution », note Hind Aïssaoui Bennani.

    Dans certains endroits, nous devrons peut-être, et c’est souhaitable, faciliter la migration de manière préventive, dit Caroline Zickgraf, en veillant à ce que les gens migrent dans les meilleures conditions dans le contexte du changement climatique. « Ce que nous souhaitons vraiment, c’est donner le choix, et si nous considérons seulement la migration comme quelque chose de négatif, ou qui doit toujours être évité, nous ne voyons pas tous les intérêts qu’il peut y avoir à quitter une région vulnérable à l’impact du changement climatique. »

    Étant donné que le changement climatique pèse lourdement sur les fragilités et les inégalités existantes et qu’il frappera de façon disproportionnée les populations de l’hémisphère sud, alors qu’elles en sont le moins responsables, favoriser la mobilité n’est pas une simple stratégie d’adaptation, mais fait partie intégrante de la justice climatique.

    La mobilité peut permettre aux habitants de Saint-Louis et des innombrables lieux qui subissent déjà les effets du changement climatique, en termes de vies humaines et d’opportunités, d’être moins vulnérables et de vivre mieux – un rôle qui se révélera particulièrement essentiel dans un monde de plus en plus marqué par l’instabilité climatique.

    https://www.equaltimes.org/refugies-climatiques-quand-attiser?lang=fr
    #réfugiés #asile #migrations #réfugiés_environnementaux #adaptation

    ping @isskein @karine4

  • Dans les Alpes, une « vision apocalyptique » du changement climatique

    Dans le massif du #Mont-Blanc, les #glaciers reculent à marche forcée, les écroulements de parois rocheuses se multiplient, l’#enneigement se réduit et la faune et la flore sont déboussolées.

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/01/dans-les-alpes-une-vision-apocalyptique-du-changement-climatique_6068319_324
    #changement_climatique #climat #Alpes #montagne #apocalypse

  • The Big Thaw: How Russia Could Dominate a Warming World — ProPublica
    https://www.propublica.org/article/the-big-thaw-how-russia-could-dominate-a-warming-world

    no country may be better positioned to capitalize on climate change than Russia. Russia has the largest land mass by far of any northern nation. It is positioned farther north than all of its South Asian neighbors, which collectively are home to the largest global population fending off displacement from rising seas, drought and an overheating climate. Like Canada, Russia is rich in resources and land, with room to grow. Its crop production is expected to be boosted by warming temperatures over the coming decades

    (...) Draw a line around the planet at the latitude of the northern borders of the United States and China, and just about every place south, across five continents, stands to lose out. Productivity, Burke found, peaks at about 55 [F] degrees average temperature and then drops as the climate warms. He projects that by 2100, the national per capita income in the United States might be a third less than it would be in a nonwarming world; India’s would be nearly 92% less; and China’s future growth would be cut short by nearly half. The mirror image, meanwhile, tells a different story: Incredible growth could await those places soon to enter their prime. Canada, Scandinavia, Iceland and Russia each could see as much as fivefold bursts in their per capita gross domestic products by the end of the century so long as they have enough people to power their economies at that level.

  • Debunking myths around the displacement-climate change connection

    Misconceptions about the link between climate change and displacement can hamper humanitarian assistance efforts and protection of people affected by disasters, the head of the Internal Displacement Monitoring Centre said Tuesday.

    IDMC director Alexandra Bilak said her organization has become increasingly concerned about misperceptions around the climate change-displacement narrative, which she said is fueled by “sensationalist” media reports.

    “Increasingly, the different factors driving slow onset environmental as well as social change become difficult to disentangle one from another,” Bilak said during a virtual event Tuesday. “The interaction of social, political, environmental, and economic factors means that climate change must be understood as just one factor in a complex system that generates and perpetuates displacement risk.”

    Too often, she said, the press takes data and figures from studies and reports out of context, oversimplifying what such numbers mean. The domination of these false narratives creates misinformation about the true causes of the challenge, she said, and therefore undermines dialogue about solutions that can be pursued by policymakers.

    “I’m always uncomfortable when I see climate activists making the claim that climate change will displace zillions of people who will become climate refugees, because that claim is just not based in science.”
    — François Gemenne, director of the Hugo Observatory, lead author of the Intergovernmental Panel on Climate Change

    There is also too often a perception that displacement caused by disasters are easier to resolve than displacement caused by conflict.

    “The assumption that most people can return, can rebuild their home, and can recover soon after a disaster has struck means that some displaced people may drop off the radar and they will then miss out on some critically important assistance that is needed not just in the immediate aftermath of a disaster but also very much over the longer term,” Bilak said.

    There were more than 50.8 million people internally displaced around the world at the end of 2019, according to IDMC. There were nearly 25 million new displacements from disasters, while there were 8.5 million caused by conflict. Afghanistan, India, and Ethiopia had the largest total numbers of people internally displaced by disasters at the end of 2019, while Syria, Colombia, and the Democratic Republic of Congo had the largest total numbers internally displaced by conflict and violence.

    IDMC has tracked disaster displacement for 12 years, and Bilak said its evidence shows that displacement is generally not short-lived — but can be avoided.

    People tend to think of disasters as “inevitable,” she said, which gives the impression that displacement is natural and acceptable. This keeps the focus on preparedness and humanitarian assistance, Bilak said, rather than addressing structural, longer-term disaster risk reduction and sustainable development.

    This is particularly true when it comes to the myth of mass displacement caused by climate change to Europe or other Western countries, Bilak said. Centering the narrative on impact felt by wealthy receiving countries that have shown a tendency to close down their borders prevents any conversation about solutions and long-term resilience building. It also ignores the fact that the vast majority of people affected by climate or environmental events end up internally displaced rather than in another country.

    François Gemenne, director of the Hugo Observatory and lead author of the Intergovernmental Panel on Climate Change, said the narrative of “zillions” of people knocking on the door of Europe is “highly problematic.”

    “As lead author of the IPCC I’m always uncomfortable when I see climate activists making the claim that climate change will displace zillions of people who will become climate refugees, because that claim is just not based in science,” Gemenne said. “Most of the estimates that circulate in the press or on social networks are not based on robust estimates or robust models.”

    Although people may have good intentions, the narrative can be used to encourage governments to act against climate change as a deterrent to migration, not as the end goal itself, Gemenne said. Advocating for a reduction in emissions can instead lead to more border controls and restrictive migration policies, using people on the move as scapegoats for problems beyond their control that lead to displacement, he said.

    Trying to disentangle migration caused by climate change from other causes of displacement ignores the complexity of the entire phenomenon, Gemenne said. For example, environmental factors cannot easily be separated from economic ones.

    “The amount of money we are going to have in our bank accounts at the end of the month does not depend on the weather,” Gemenne said of the members of the virtual event panel. “But for most people on the planet, there is a direct linkage between the environmental conditions and their economic resources. And I think that we need to recognize that and that what we would label as an environmental problem is also for most people an economic problem.”

    Climate change is just one facet of the global ecosystemic crises being faced by the globe, said António Vitorino, director general of the International Organization for Migration.

    “We will, however, not be able to understand, let alone address, the different impacts of this environmental crisis unless we account for all its components and causes whether related to climate change or more broadly to the environment,” Vitorino said.

    “We must also remember that this environmental crisis is a social crisis. It is poverty, inequality and marginalization that determine people’s vulnerability.”

    https://www.devex.com/news/debunking-myths-around-the-displacement-climate-change-connection-98737

    #réfugiés_environnementaux #réfugiés_climatiques #changement_climatique #asile #migrations #réfugiés

  • #Bercy taille à la hache dans l’#ONF - Libération
    https://www.liberation.fr/terre/2020/11/29/bercy-taille-a-la-hache-dans-l-onf_1807097

    Mais pour l’ONF, les dégâts sociaux seraient dévastateurs. Le transfert au #privé de ces #missions induirait la suppression de plus de 600 postes, notamment tous les ouvriers #forestiers saisonniers qui travaillent pour le service RTM en dehors de la période hivernale, ou les agents spécialisés dans la prévention incendie, bien souvent des descendants de harkis.

    [...]

    Cette #restructuration à la #hache de l’ONF n’a, en revanche, pas permis d’améliorer la santé financière de l’établissement. Depuis une dizaine d’années et malgré les suppressions d’emplois, l’office est structurellement déficitaire d’une quarantaine de millions d’euros par an en raison du poids excessif du « compte d’affectation spécial des pensions » (le coût de la retraite des fonctionnaires) : une centaine de millions d’euros par an qui ont fait plonger les comptes dans le rouge depuis sa mise en œuvre.

    Cette année, la situation s’est encore dégradée en raison de l’effondrement des prix du #bois, à cause de la dégradation de la santé des forêts (attaques de #scolytes, #sécheresses) et des surcoûts de gestion générés par le #changement_climatique. Selon nos informations, les comptes de l’ONF seraient ainsi déficitaires, cette année, d’environ 100 millions d’euros. Et aucun redressement significatif n’est prévu pour l’année prochaine, la perte prévue pour 2021 s’établissant à 80 millions. Un niveau qui devrait permettre à Bercy de justifier d’autres coupes rases à l’ONF avec l’objectif ultime de fermer cet établissement public et de privatiser la gestion forestière.

  • Human settlement patterns and future climate change
    https://visionscarto.net/climate-risk-patterns

    Title: Human settlement patterns and future climate change Authors: Philippe Rekacewicz & Philippe Rivière Keywords: #migration #climate Projection: Bertin, 1953 Data sources: Data compiled from Intergovernmental Panel on Climate Change; World Meteorological Organization; Dina Ionesco, François Gemenne, and Daria Mokhnacheva, The Atlas of Environmental Migration (London and New York: Routledge), 2017; United Nations Environment Programme. Code: The population layer was computed in (...) #Map_collection

    / #The_Next_Great_Migration

  • (1) « Le #changement_climatique est lié à des enjeux de #pouvoir, de #dette, de #conquête » - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2020/10/07/le-changement-climatique-est-lie-a-des-enjeux-de-pouvoir-de-dette-de-conq

    #interview
    #climat

    C’est un fait : dans le Connecticut comme dans de nombreuses contrées du globe, la #température augmente. Ce constat, cité dans les Révoltes du ciel. Une histoire du changement climatique XVe-XXe siècle par #Jean-Baptiste_Fressoz et #Fabien_Locher, remonte à… 1662. Winthrop, gouverneur de la province du Nouveau Monde, espère convaincre Charles II que la colonisation a adouci le climat grâce aux défrichements. Les deux #historiens de l’#environnement et chercheurs au #CNRS retracent dans cet essai l’intérêt ancien et constant pour le changement climatique et le rôle qu’y jouent les humains, de la découverte de l’Amérique à l’ère industrielle, en passant par la #Révolution française. Seul un « interlude », quelque part entre le XIXe siècle et la fin du XXe, fait exception : le progrès technique permet à l’#humanité d’oublier le climat pendant quelques décennies. Autrement dit, alors que l’ampleur des bouleversements actuels est immense, le regard que nous portons aux #changements_climatiques n’est pas si inédit, ce qui influence la façon dont nous nous attaquons au problème.

  • How Climate Migration Will Reshape America. Millions will be displaced. Where will they go?

    August besieged California with a heat unseen in generations. A surge in air-conditioning broke the state’s electrical grid, leaving a population already ravaged by the coronavirus to work remotely by the dim light of their cellphones. By midmonth, the state had recorded possibly the hottest temperature ever measured on earth — 130 degrees in Death Valley — and an otherworldly storm of lightning had cracked open the sky. From Santa Cruz to Lake Tahoe, thousands of bolts of electricity exploded down onto withered grasslands and forests, some of them already hollowed out by climate-driven infestations of beetles and kiln-dried by the worst five-year drought on record. Soon, California was on fire.

    This article, the second in a series on global climate migration, is a partnership between ProPublica and The New York Times Magazine, with support from the Pulitzer Center. Read Part 1.

    Over the next two weeks, 900 blazes incinerated six times as much land as all the state’s 2019 wildfires combined, forcing 100,000 people from their homes. Three of the largest fires in history burned simultaneously in a ring around the San Francisco Bay Area. Another fire burned just 12 miles from my home in Marin County. I watched as towering plumes of smoke billowed from distant hills in all directions and air tankers crisscrossed the skies. Like many Californians, I spent those weeks worrying about what might happen next, wondering how long it would be before an inferno of 60-foot flames swept up the steep, grassy hillside on its way toward my own house, rehearsing in my mind what my family would do to escape.

    But I also had a longer-term question, about what would happen once this unprecedented fire season ended. Was it finally time to leave for good?

    I had an unusual perspective on the matter. For two years, I have been studying how climate change will influence global migration. My sense was that of all the devastating consequences of a warming planet — changing landscapes, pandemics, mass extinctions — the potential movement of hundreds of millions of climate refugees across the planet stands to be among the most important. I traveled across four countries to witness how rising temperatures were driving climate refugees away from some of the poorest and hottest parts of the world. I had also helped create an enormous computer simulation to analyze how global demographics might shift, and now I was working on a data-mapping project about migration here in the United States.

    So it was with some sense of recognition that I faced the fires these last few weeks. In recent years, summer has brought a season of fear to California, with ever-worsening wildfires closing in. But this year felt different. The hopelessness of the pattern was now clear, and the pandemic had already uprooted so many Americans. Relocation no longer seemed like such a distant prospect. Like the subjects of my reporting, climate change had found me, its indiscriminate forces erasing all semblance of normalcy. Suddenly I had to ask myself the very question I’d been asking others: Was it time to move?

    I am far from the only American facing such questions. This summer has seen more fires, more heat, more storms — all of it making life increasingly untenable in larger areas of the nation. Already, droughts regularly threaten food crops across the West, while destructive floods inundate towns and fields from the Dakotas to Maryland, collapsing dams in Michigan and raising the shorelines of the Great Lakes. Rising seas and increasingly violent hurricanes are making thousands of miles of American shoreline nearly uninhabitable. As California burned, Hurricane Laura pounded the Louisiana coast with 150-mile-an-hour winds, killing at least 25 people; it was the 12th named storm to form by that point in 2020, another record. Phoenix, meanwhile, endured 53 days of 110-degree heat — 20 more days than the previous record.

    For years, Americans have avoided confronting these changes in their own backyards. The decisions we make about where to live are distorted not just by politics that play down climate risks, but also by expensive subsidies and incentives aimed at defying nature. In much of the developing world, vulnerable people will attempt to flee the emerging perils of global warming, seeking cooler temperatures, more fresh water and safety. But here in the United States, people have largely gravitated toward environmental danger, building along coastlines from New Jersey to Florida and settling across the cloudless deserts of the Southwest.

    I wanted to know if this was beginning to change. Might Americans finally be waking up to how climate is about to transform their lives? And if so — if a great domestic relocation might be in the offing — was it possible to project where we might go? To answer these questions, I interviewed more than four dozen experts: economists and demographers, climate scientists and insurance executives, architects and urban planners, and I mapped out the danger zones that will close in on Americans over the next 30 years. The maps for the first time combined exclusive climate data from the Rhodium Group, an independent data-analytics firm; wildfire projections modeled by United States Forest Service researchers and others; and data about America’s shifting climate niches, an evolution of work first published by The Proceedings of the National Academy of Sciences last spring. (See a detailed analysis of the maps.)

    What I found was a nation on the cusp of a great transformation. Across the United States, some 162 million people — nearly one in two — will most likely experience a decline in the quality of their environment, namely more heat and less water. For 93 million of them, the changes could be particularly severe, and by 2070, our analysis suggests, if carbon emissions rise at extreme levels, at least four million Americans could find themselves living at the fringe, in places decidedly outside the ideal niche for human life. The cost of resisting the new climate reality is mounting. Florida officials have already acknowledged that defending some roadways against the sea will be unaffordable. And the nation’s federal flood-insurance program is for the first time requiring that some of its payouts be used to retreat from climate threats across the country. It will soon prove too expensive to maintain the status quo.

    Then what? One influential 2018 study, published in The Journal of the Association of Environmental and Resource Economists, suggests that one in 12 Americans in the Southern half of the country will move toward California, the Mountain West or the Northwest over the next 45 years because of climate influences alone. Such a shift in population is likely to increase poverty and widen the gulf between the rich and the poor. It will accelerate rapid, perhaps chaotic, urbanization of cities ill-equipped for the burden, testing their capacity to provide basic services and amplifying existing inequities. It will eat away at prosperity, dealing repeated economic blows to coastal, rural and Southern regions, which could in turn push entire communities to the brink of collapse. This process has already begun in rural Louisiana and coastal Georgia, where low-income and Black and Indigenous communities face environmental change on top of poor health and extreme poverty. Mobility itself, global-migration experts point out, is often a reflection of relative wealth, and as some move, many others will be left behind. Those who stay risk becoming trapped as the land and the society around them ceases to offer any more support.

    There are signs that the message is breaking through. Half of Americans now rank climate as a top political priority, up from roughly one-third in 2016, and three out of four now describe climate change as either “a crisis” or “a major problem.” This year, Democratic caucusgoers in Iowa, where tens of thousands of acres of farmland flooded in 2019, ranked climate second only to health care as an issue. A poll by researchers at Yale and George Mason Universities found that even Republicans’ views are shifting: One in three now think climate change should be declared a national emergency.

    Policymakers, having left America unprepared for what’s next, now face brutal choices about which communities to save — often at exorbitant costs — and which to sacrifice. Their decisions will almost inevitably make the nation more divided, with those worst off relegated to a nightmare future in which they are left to fend for themselves. Nor will these disruptions wait for the worst environmental changes to occur. The wave begins when individual perception of risk starts to shift, when the environmental threat reaches past the least fortunate and rattles the physical and financial security of broader, wealthier parts of the population. It begins when even places like California’s suburbs are no longer safe.

    It has already begun.

    Let’s start with some basics. Across the country, it’s going to get hot. Buffalo may feel in a few decades like Tempe, Ariz., does today, and Tempe itself will sustain 100-degree average summer temperatures by the end of the century. Extreme humidity from New Orleans to northern Wisconsin will make summers increasingly unbearable, turning otherwise seemingly survivable heat waves into debilitating health threats. Fresh water will also be in short supply, not only in the West but also in places like Florida, Georgia and Alabama, where droughts now regularly wither cotton fields. By 2040, according to federal government projections, extreme water shortages will be nearly ubiquitous west of Missouri. The Memphis Sands Aquifer, a crucial water supply for Mississippi, Tennessee, Arkansas and Louisiana, is already overdrawn by hundreds of millions of gallons a day. Much of the Ogallala Aquifer — which supplies nearly a third of the nation’s irrigation groundwater — could be gone by the end of the century.

    It can be difficult to see the challenges clearly because so many factors are in play. At least 28 million Americans are likely to face megafires like the ones we are now seeing in California, in places like Texas and Florida and Georgia. At the same time, 100 million Americans — largely in the Mississippi River Basin from Louisiana to Wisconsin — will increasingly face humidity so extreme that working outside or playing school sports could cause heatstroke. Crop yields will be decimated from Texas to Alabama and all the way north through Oklahoma and Kansas and into Nebraska.

    The challenges are so widespread and so interrelated that Americans seeking to flee one could well run into another. I live on a hilltop, 400 feet above sea level, and my home will never be touched by rising waters. But by the end of this century, if the more extreme projections of eight to 10 feet of sea-level rise come to fruition, the shoreline of San Francisco Bay will move three miles closer to my house, as it subsumes some 166 square miles of land, including a high school, a new county hospital and the store where I buy groceries. The freeway to San Francisco will need to be raised, and to the east, a new bridge will be required to connect the community of Point Richmond to the city of Berkeley. The Latino, Asian and Black communities who live in the most-vulnerable low-lying districts will be displaced first, but research from Mathew Hauer, a sociologist at Florida State University who published some of the first modeling of American climate migration in the journal Nature Climate Change in 2017, suggests that the toll will eventually be far more widespread: Nearly one in three people here in Marin County will leave, part of the roughly 700,000 who his models suggest may abandon the broader Bay Area as a result of sea-level rise alone.

    From Maine to North Carolina to Texas, rising sea levels are not just chewing up shorelines but also raising rivers and swamping the subterranean infrastructure of coastal communities, making a stable life there all but impossible. Coastal high points will be cut off from roadways, amenities and escape routes, and even far inland, saltwater will seep into underground drinking-water supplies. Eight of the nation’s 20 largest metropolitan areas — Miami, New York and Boston among them — will be profoundly altered, indirectly affecting some 50 million people. Imagine large concrete walls separating Fort Lauderdale condominiums from a beachless waterfront, or dozens of new bridges connecting the islands of Philadelphia. Not every city can spend $100 billion on a sea wall, as New York most likely will. Barrier islands? Rural areas along the coast without a strong tax base? They are likely, in the long term, unsalvageable.

    In all, Hauer projects that 13 million Americans will be forced to move away from submerged coastlines. Add to that the people contending with wildfires and other risks, and the number of Americans who might move — though difficult to predict precisely — could easily be tens of millions larger. Even 13 million climate migrants, though, would rank as the largest migration in North American history. The Great Migration — of six million Black Americans out of the South from 1916 to 1970 — transformed almost everything we know about America, from the fate of its labor movement to the shape of its cities to the sound of its music. What would it look like when twice that many people moved? What might change?

    Americans have been conditioned not to respond to geographical climate threats as people in the rest of the world do. It is natural that rural Guatemalans or subsistence farmers in Kenya, facing drought or scorching heat, would seek out someplace more stable and resilient. Even a subtle environmental change — a dry well, say — can mean life or death, and without money to address the problem, migration is often simply a question of survival.

    By comparison, Americans are richer, often much richer, and more insulated from the shocks of climate change. They are distanced from the food and water sources they depend on, and they are part of a culture that sees every problem as capable of being solved by money. So even as the average flow of the Colorado River — the water supply for 40 million Western Americans and the backbone of the nation’s vegetable and cattle farming — has declined for most of the last 33 years, the population of Nevada has doubled. At the same time, more than 1.5 million people have moved to the Phoenix metro area, despite its dependence on that same river (and the fact that temperatures there now regularly hit 115 degrees). Since Hurricane Andrew devastated Florida in 1992 — and even as that state has become a global example of the threat of sea-level rise — more than five million people have moved to Florida’s shorelines, driving a historic boom in building and real estate.

    Similar patterns are evident across the country. Census data show us how Americans move: toward heat, toward coastlines, toward drought, regardless of evidence of increasing storms and flooding and other disasters.

    The sense that money and technology can overcome nature has emboldened Americans. Where money and technology fail, though, it inevitably falls to government policies — and government subsidies — to pick up the slack. Thanks to federally subsidized canals, for example, water in part of the Desert Southwest costs less than it does in Philadelphia. The federal National Flood Insurance Program has paid to rebuild houses that have flooded six times over in the same spot. And federal agriculture aid withholds subsidies from farmers who switch to drought-resistant crops, while paying growers to replant the same ones that failed. Farmers, seed manufacturers, real estate developers and a few homeowners benefit, at least momentarily, but the gap between what the climate can destroy and what money can replace is growing.

    Perhaps no market force has proved more influential — and more misguided — than the nation’s property-insurance system. From state to state, readily available and affordable policies have made it attractive to buy or replace homes even where they are at high risk of disasters, systematically obscuring the reality of the climate threat and fooling many Americans into thinking that their decisions are safer than they actually are. Part of the problem is that most policies look only 12 months into the future, ignoring long-term trends even as insurance availability influences development and drives people’s long-term decision-making.

    Even where insurers have tried to withdraw policies or raise rates to reduce climate-related liabilities, state regulators have forced them to provide affordable coverage anyway, simply subsidizing the cost of underwriting such a risky policy or, in some cases, offering it themselves. The regulations — called Fair Access to Insurance Requirements — are justified by developers and local politicians alike as economic lifeboats “of last resort” in regions where climate change threatens to interrupt economic growth. While they do protect some entrenched and vulnerable communities, the laws also satisfy the demand of wealthier homeowners who still want to be able to buy insurance.

    At least 30 states, including Louisiana, Massachusetts, North Carolina and Texas, have developed so-called FAIR plans, and today they serve as a market backstop in the places facing the highest risks of climate-driven disasters, including coastal flooding, hurricanes and wildfires.

    In an era of climate change, though, such policies amount to a sort of shell game, meant to keep growth going even when other obvious signs and scientific research suggest that it should stop.

    That’s what happened in Florida. Hurricane Andrew reduced parts of cities to landfill and cost insurers nearly $16 billion in payouts. Many insurance companies, recognizing the likelihood that it would happen again, declined to renew policies and left the state. So the Florida Legislature created a state-run company to insure properties itself, preventing both an exodus and an economic collapse by essentially pretending that the climate vulnerabilities didn’t exist.

    As a result, Florida’s taxpayers by 2012 had assumed liabilities worth some $511 billion — more than seven times the state’s total budget — as the value of coastal property topped $2.8 trillion. Another direct hurricane risked bankrupting the state. Florida, concerned that it had taken on too much risk, has since scaled back its self-insurance plan. But the development that resulted is still in place.

    On a sweltering afternoon last October, with the skies above me full of wildfire smoke, I called Jesse Keenan, an urban-planning and climate-change specialist then at Harvard’s Graduate School of Design, who advises the federal Commodity Futures Trading Commission on market hazards from climate change. Keenan, who is now an associate professor of real estate at Tulane University’s School of Architecture, had been in the news last year for projecting where people might move to — suggesting that Duluth, Minn., for instance, should brace for a coming real estate boom as climate migrants move north. But like other scientists I’d spoken with, Keenan had been reluctant to draw conclusions about where these migrants would be driven from.

    Last fall, though, as the previous round of fires ravaged California, his phone began to ring, with private-equity investors and bankers all looking for his read on the state’s future. Their interest suggested a growing investor-grade nervousness about swiftly mounting environmental risk in the hottest real estate markets in the country. It’s an early sign, he told me, that the momentum is about to switch directions. “And once this flips,” he added, “it’s likely to flip very quickly.”

    In fact, the correction — a newfound respect for the destructive power of nature, coupled with a sudden disavowal of Americans’ appetite for reckless development — had begun two years earlier, when a frightening surge in disasters offered a jolting preview of how the climate crisis was changing the rules.

    On October 9, 2017, a wildfire blazed through the suburban blue-collar neighborhood of Coffey Park in Santa Rosa, Calif., virtually in my own backyard. I awoke to learn that more than 1,800 buildings were reduced to ashes, less than 35 miles from where I slept. Inchlong cinders had piled on my windowsills like falling snow.

    The Tubbs Fire, as it was called, shouldn’t have been possible. Coffey Park is surrounded not by vegetation but by concrete and malls and freeways. So insurers had rated it as “basically zero risk,” according to Kevin Van Leer, then a risk modeler from the global insurance liability firm Risk Management Solutions. (He now does similar work for Cape Analytics.) But Van Leer, who had spent seven years picking through the debris left by disasters to understand how insurers could anticipate — and price — the risk of their happening again, had begun to see other “impossible” fires. After a 2016 fire tornado ripped through northern Canada and a firestorm consumed Gatlinburg, Tenn., he said, “alarm bells started going off” for the insurance industry.

    What Van Leer saw when he walked through Coffey Park a week after the Tubbs Fire changed the way he would model and project fire risk forever. Typically, fire would spread along the ground, burning maybe 50 percent of structures. In Santa Rosa, more than 90 percent had been leveled. “The destruction was complete,” he told me. Van Leer determined that the fire had jumped through the forest canopy, spawning 70-mile-per-hour winds that kicked a storm of embers into the modest homes of Coffey Park, which burned at an acre a second as homes ignited spontaneously from the radiant heat. It was the kind of thing that might never have been possible if California’s autumn winds weren’t getting fiercer and drier every year, colliding with intensifying, climate-driven heat and ever-expanding development. “It’s hard to forecast something you’ve never seen before,” he said.

    For me, the awakening to imminent climate risk came with California’s rolling power blackouts last fall — an effort to pre-emptively avoid the risk of a live wire sparking a fire — which showed me that all my notional perspective about climate risk and my own life choices were on a collision course. After the first one, all the food in our refrigerator was lost. When power was interrupted six more times in three weeks, we stopped trying to keep it stocked. All around us, small fires burned. Thick smoke produced fits of coughing. Then, as now, I packed an ax and a go-bag in my car, ready to evacuate. As former Gov. Jerry Brown said, it was beginning to feel like the “new abnormal.”

    It was no surprise, then, that California’s property insurers — having watched 26 years’ worth of profits dissolve over 24 months — began dropping policies, or that California’s insurance commissioner, trying to slow the slide, placed a moratorium on insurance cancellations for parts of the state in 2020. In February, the Legislature introduced a bill compelling California to, in the words of one consumer advocacy group, “follow the lead of Florida” by mandating that insurance remain available, in this case with a requirement that homeowners first harden their properties against fire. At the same time, participation in California’s FAIR plan for catastrophic fires has grown by at least 180 percent since 2015, and in Santa Rosa, houses are being rebuilt in the very same wildfire-vulnerable zones that proved so deadly in 2017. Given that a new study projects a 20 percent increase in extreme-fire-weather days by 2035, such practices suggest a special form of climate negligence.

    It’s only a matter of time before homeowners begin to recognize the unsustainability of this approach. Market shock, when driven by the sort of cultural awakening to risk that Keenan observes, can strike a neighborhood like an infectious disease, with fear spreading doubt — and devaluation — from door to door. It happened that way in the foreclosure crisis.

    Keenan calls the practice of drawing arbitrary lending boundaries around areas of perceived environmental risk “bluelining,” and indeed many of the neighborhoods that banks are bluelining are the same as the ones that were hit by the racist redlining practice in days past. This summer, climate-data analysts at the First Street Foundation released maps showing that 70 percent more buildings in the United States were vulnerable to flood risk than previously thought; most of the underestimated risk was in low-income neighborhoods.

    Such neighborhoods see little in the way of flood-prevention investment. My Bay Area neighborhood, on the other hand, has benefited from consistent investment in efforts to defend it against the ravages of climate change. That questions of livability had reached me, here, were testament to Keenan’s belief that the bluelining phenomenon will eventually affect large majorities of equity-holding middle-class Americans too, with broad implications for the overall economy, starting in the nation’s largest state.

    Under the radar, a new class of dangerous debt — climate-distressed mortgage loans — might already be threatening the financial system. Lending data analyzed by Keenan and his co-author, Jacob Bradt, for a study published in the journal Climatic Change in June shows that small banks are liberally making loans on environmentally threatened homes, but then quickly passing them along to federal mortgage backers. At the same time, they have all but stopped lending money for the higher-end properties worth too much for the government to accept, suggesting that the banks are knowingly passing climate liabilities along to taxpayers as stranded assets.

    Once home values begin a one-way plummet, it’s easy for economists to see how entire communities spin out of control. The tax base declines and the school system and civic services falter, creating a negative feedback loop that pushes more people to leave. Rising insurance costs and the perception of risk force credit-rating agencies to downgrade towns, making it more difficult for them to issue bonds and plug the springing financial leaks. Local banks, meanwhile, keep securitizing their mortgage debt, sloughing off their own liabilities.

    Keenan, though, had a bigger point: All the structural disincentives that had built Americans’ irrational response to the climate risk were now reaching their logical endpoint. A pandemic-induced economic collapse will only heighten the vulnerabilities and speed the transition, reducing to nothing whatever thin margin of financial protection has kept people in place. Until now, the market mechanisms had essentially socialized the consequences of high-risk development. But as the costs rise — and the insurers quit, and the bankers divest, and the farm subsidies prove too wasteful, and so on — the full weight of responsibility will fall on individual people.

    And that’s when the real migration might begin.

    As I spoke with Keenan last year, I looked out my own kitchen window onto hillsides of parkland, singed brown by months of dry summer heat. This was precisely the land that my utility, Pacific Gas & Electric, had three times identified as such an imperiled tinderbox that it had to shut off power to avoid fire. It was precisely the kind of wildland-urban interface that all the studies I read blamed for heightening Californians’ exposure to climate risks. I mentioned this on the phone and then asked Keenan, “Should I be selling my house and getting — ”

    He cut me off: “Yes.”

    Americans have dealt with climate disaster before. The Dust Bowl started after the federal government expanded the Homestead Act to offer more land to settlers willing to work the marginal soil of the Great Plains. Millions took up the invitation, replacing hardy prairie grass with thirsty crops like corn, wheat and cotton. Then, entirely predictably, came the drought. From 1929 to 1934, crop yields across Texas, Oklahoma, Kansas and Missouri plunged by 60 percent, leaving farmers destitute and exposing the now-barren topsoil to dry winds and soaring temperatures. The resulting dust storms, some of them taller than skyscrapers, buried homes whole and blew as far east as Washington. The disaster propelled an exodus of some 2.5 million people, mostly to the West, where newcomers — “Okies” not just from Oklahoma but also Texas, Arkansas and Missouri — unsettled communities and competed for jobs. Colorado tried to seal its border from the climate refugees; in California, they were funneled into squalid shanty towns. Only after the migrants settled and had years to claw back a decent life did some towns bounce back stronger.

    The places migrants left behind never fully recovered. Eighty years later, Dust Bowl towns still have slower economic growth and lower per capita income than the rest of the country. Dust Bowl survivors and their children are less likely to go to college and more likely to live in poverty. Climatic change made them poor, and it has kept them poor ever since.

    A Dust Bowl event will most likely happen again. The Great Plains states today provide nearly half of the nation’s wheat, sorghum and cattle and much of its corn; the farmers and ranchers there export that food to Africa, South America and Asia. Crop yields, though, will drop sharply with every degree of warming. By 2050, researchers at the University of Chicago and the NASA Goddard Institute for Space Studies found, Dust Bowl-era yields will be the norm, even as demand for scarce water jumps by as much as 20 percent. Another extreme drought would drive near-total crop losses worse than the Dust Bowl, kneecapping the broader economy. At that point, the authors write, “abandonment is one option.”

    Projections are inherently imprecise, but the gradual changes to America’s cropland — plus the steady baking and burning and flooding — suggest that we are already witnessing a slower-forming but much larger replay of the Dust Bowl that will destroy more than just crops. In 2017, Solomon Hsiang, a climate economist at the University of California, Berkeley, led an analysis of the economic impact of climate-driven changes like rising mortality and rising energy costs, finding that the poorest counties in the United States — mostly across the South and the Southwest — will in some extreme cases face damages equal to more than a third of their gross domestic products. The 2018 National Climate Assessment also warns that the U.S. economy over all could contract by 10 percent.

    That kind of loss typically drives people toward cities, and researchers expect that trend to continue after the Covid-19 pandemic ends. In 1950, less than 65 percent of Americans lived in cities. By 2050, only 10 percent will live outside them, in part because of climatic change. By 2100, Hauer estimates, Atlanta, Orlando, Houston and Austin could each receive more than a quarter million new residents as a result of sea-level displacement alone, meaning it may be those cities — not the places that empty out — that wind up bearing the brunt of America’s reshuffling. The World Bank warns that fast-moving climate urbanization leads to rising unemployment, competition for services and deepening poverty.

    So what will happen to Atlanta — a metro area of 5.8 million people that may lose its water supply to drought and that our data also shows will face an increase in heat-driven wildfires? Hauer estimates that hundreds of thousands of climate refugees will move into the city by 2100, swelling its population and stressing its infrastructure. Atlanta — where poor transportation and water systems contributed to the state’s C+ infrastructure grade last year — already suffers greater income inequality than any other large American city, making it a virtual tinderbox for social conflict. One in 10 households earns less than $10,000 a year, and rings of extreme poverty are growing on its outskirts even as the city center grows wealthier.

    Atlanta has started bolstering its defenses against climate change, but in some cases this has only exacerbated divisions. When the city converted an old Westside rock quarry into a reservoir, part of a larger greenbelt to expand parkland, clean the air and protect against drought, the project also fueled rapid upscale growth, driving the poorest Black communities further into impoverished suburbs. That Atlanta hasn’t “fully grappled with” such challenges now, says Na’Taki Osborne Jelks, chair of the West Atlanta Watershed Alliance, means that with more people and higher temperatures, “the city might be pushed to what’s manageable.”

    So might Philadelphia, Chicago, Washington, Boston and other cities with long-neglected systems suddenly pressed to expand under increasingly adverse conditions.

    Once you accept that climate change is fast making large parts of the United States nearly uninhabitable, the future looks like this: With time, the bottom half of the country grows inhospitable, dangerous and hot. Something like a tenth of the people who live in the South and the Southwest — from South Carolina to Alabama to Texas to Southern California — decide to move north in search of a better economy and a more temperate environment. Those who stay behind are disproportionately poor and elderly.

    In these places, heat alone will cause as many as 80 additional deaths per 100,000 people — the nation’s opioid crisis, by comparison, produces 15 additional deaths per 100,000. The most affected people, meanwhile, will pay 20 percent more for energy, and their crops will yield half as much food or in some cases virtually none at all. That collective burden will drag down regional incomes by roughly 10 percent, amounting to one of the largest transfers of wealth in American history, as people who live farther north will benefit from that change and see their fortunes rise.

    The millions of people moving north will mostly head to the cities of the Northeast and Northwest, which will see their populations grow by roughly 10 percent, according to one model. Once-chilly places like Minnesota and Michigan and Vermont will become more temperate, verdant and inviting. Vast regions will prosper; just as Hsiang’s research forecast that Southern counties could see a tenth of their economy dry up, he projects that others as far as North Dakota and Minnesota will enjoy a corresponding expansion. Cities like Detroit, Rochester, Buffalo and Milwaukee will see a renaissance, with their excess capacity in infrastructure, water supplies and highways once again put to good use. One day, it’s possible that a high-speed rail line could race across the Dakotas, through Idaho’s up-and-coming wine country and the country’s new breadbasket along the Canadian border, to the megalopolis of Seattle, which by then has nearly merged with Vancouver to its north.

    Sitting in my own backyard one afternoon this summer, my wife and I talked through the implications of this looming American future. The facts were clear and increasingly foreboding. Yet there were so many intangibles — a love of nature, the busy pace of life, the high cost of moving — that conspired to keep us from leaving. Nobody wants to migrate away from home, even when an inexorable danger is inching ever closer. They do it when there is no longer any other choice.

    https://www.nytimes.com/interactive/2020/09/15/magazine/climate-crisis-migration-america.html?smid=tw-share

    Quelques cartes:

    #migrations_environnementales #USA #Etats-Unis #réfugiés_climatiques #climat #changement_climatique #déplacés_internes #IDPs

  • Brandalism Take Over 100 UK Billboards | StreetArtNews | StreetArtNews
    https://streetartnews.net/2020/09/guerilla-take-over-of-100-uk-billboards-in-anti-car-protest.html

    nmental activist groups from the ‘Brandalism’ network have installed over 100 parody car advert posters on billboards and bus stops in England and Wales. The guerilla artworks featuring brands such as Range Rover, Ford, Volkswagen, BMW, Citroen, Lamborghini and Vauxhall were installed without permission in Bristol, Birmingham, Cardiff, Leeds, London and Exeter.

    #détournements

  • Lo spot anti frontalieri. Lo spot dell’Udc svizzera contro la libera circolazione

    Voici le texte, en italien:

    Vedo una natura bella e incontaminata.
    Vedo montagne grandi e imponenti.
    Abbiamo fiumi con acque trasparenti.
    La mia mamma mi dice sempre che viviamo nel Paese più bello del mondo.
    Lo so, dobbiamo proteggere il nostro paesaggio.
    Siamo liberi e non conosciamo guerre.
    Possiamo dire apertamente ciò che pensiamo.
    Io vado a scuola e stiamo ancora abbastanza bene.
    Il mio papà mi dice sempre che la nostra cultura è molto importante. Dobbiamo difenderla e promuoverla.
    Siamo un piccolo paese per il quale il nonno ha lavorato duramente.
    Quando sarò grande mi impegnerò anch’io come lui.
    Da sempre dobbiamo fare attenzione. Molta gente crede di poter approfittare del nostro Paese.
    Sempre più persnoe vogliono venire in Svizzera. E ciò, anche se non c’è posto per tutti.
    C’è sempre più gente sulle strade. Ci sono code e tante auto ovunque.
    Il papà ha da poco perso il suo lavoro.
    Giocare davanti a casa nel quartiere è diventato meno sicuro.
    Nella mia classe, ormai solo Sara e Giorgio sono svizzeri.
    Ogni giorno la televisione parla di ladri e criminali. E ho paura quando in inverno torno da sola da scuola.
    Dappertutto ci sono uomini che gironzolano in strada e alla stazione invece che lavorare.
    Il tram è sempre pieno e non posso mai sedermi.
    Non stiamo esagerando? Perché lasciamo andare così il nostro paese?
    E’ il momento di dire basta!
    Avete la responsabilità del nostro futuro e di quello della Svizzera.
    Per favore, pensate a noi.

    https://www.laprovinciadicomo.it/videos/video/lo-spot-anti-frontalieri_1047819_44
    #anti-migrants #UDC #Suisse #vidéo #campagne #libre_circulation #frontières #fermeture_des_frontières #migrations #extrême_droite #nationalisme #identité #paysage #géographie_culturelle #liberté #chômage #criminalité #stéréotypes #sécurité #trafic #responsabilité

    #vidéo publiée dans le cadre de la campagne de #votation «#oui_à_une_immigration_modérée»:


    https://www.udc.ch/campagnes/apercu/initiative-populaire-pour-une-immigration-moderee-initiative-de-limitation
    #initiative

    Site web de la campagne:


    https://www.initiative-de-limitation.ch

    #votations

    via @albertocampiphoto et @wizo

    ping @cede

    • A lire sur le site web de l’UDC...

      Iniziativa per la limitazione: chi si batte per il clima dovrebbe votare SI

      Chi si batte per il clima dovrebbe votare SI all’iniziativa per la limitazione. Sembra un paradosso, ma in realtà non è così: è in realtà una scelta molto logica e sensata. Vediamone il motivo.

      Dall’introduzione della piena libertà di circolazione delle persone nel 2007, un numero netto di circa 75.000 persone è immigrato in Svizzera ogni anno, di cui 50.000 stranieri dell’UE. Ognuna di queste persone ha bisogno di un appartamento, un mezzo di trasporto, usa servizi statali e consuma acqua ed elettricità. Allo stesso tempo, la Svizzera dovrebbe ridurre le emissioni di CO2, smettere di costruire sui terreni coltivati e tenere sotto controllo i costi sanitari.

      Per dare abitazione al circa 1 milione di immigrati abbiamo dovuto costruire nuove abitazioni su un’area grande come 57.000 campi da calcio. Si tratta di 407 milioni di metri quadrati di natura che sono stati ricoperti di cemento. Questo include circa 454.000 nuovi appartamenti.

      Un milione di immigrati significa anche 543.000 auto in più e 789 autobus in più sulle strade e 9 miliardi di chilometri percorsi in più. Se la Svizzera dovesse raggiungere davvero entro il 2030 la popolazione di 10 milioni di abitanti, sarà necessario un ulteriore aumento della rete stradale, in quanto sempre più auto saranno in circolazione, emettendo anche ulteriore C02. L’ufficio federale dello sviluppo territoriale prevede infatti che il numero di automobili in circolazione nel 2040 aumenterà ancora del 26%.

      L’immigrazione incontrollata ha conseguenze anche sul consumo di energia. Con la Strategia energetica 2050, la Svizzera ha deciso che entro la fine del 2035 il consumo di energia pro-capite deve diminuire del 43% rispetto al 2020. Ciò per compensare l’elettricità prodotta dalle centrali nucleari, che devono essere chiuse per motivi politici. Tra l’anno di riferimento 2000 e il 2018, il consumo di energia pro-capite è diminuito del 18,8%, soprattutto a causa del progresso tecnico (motori a combustione efficienti, nuova tecnologia edilizia, lampade a LED, apparecchi a basso consumo, produzione interna di energia solare, ecc.) Nello stesso periodo, tuttavia, il consumo totale di energia in Svizzera è diminuito solo dell’1,9%. In altre parole, gli effetti di risparmio di ogni singolo svizzero sono quasi completamente assorbiti dalla crescita della popolazione a causa dell’immigrazione incontrollata

      Secondo l’accordo sul clima di Parigi, la Svizzera dovrebbe ridurre le emissioni di C02 del 50% entro il 2030. Quando la Svizzera siglò il trattato, nel 1990, aveva però 6,5 milioni di abitanti. Con la libera circolazione delle persone, nel 2030 in Svizzera vivranno 10 milioni di persone, che consumano, si spostano e producono CO2. Anche supponendo un graduale rinuncio alle automobili e una netta riduzione di emissioni nel settore industriale, con una popolazione così grande sarà impossibile per una Svizzera con oltre 10 milioni di abitanti di raggiungere l’obbiettivo previsto dell’accordo di Parigi.

      È pertanto necessario che la Svizzera torni a gestire in modo autonomo la propria immigrazione. Una Svizzera da 10 milioni di abitanti non è sostenibile né dal punto di vista economico ne dal punto di vista climatico.

      https://www.iniziativa-per-la-limitazione.ch/artikel/iniziativa-per-la-limitazione-chi-si-batte-per-il-clim

      #climat #changement_climatique

    • C’était il y a 3 ans et déjà (encore, plutôt,…) l’UDC.

      https://www.youtube.com/watch?v=pqvqq7Tt3pQ

      L’affiche du comité contre la naturalisation facilitée, représentant une femme voilée, a suscité une vaste polémique. Nous avons visité l’agence qui l’a conçue.
      Extrait du 26 minutes, une émission de la Radio Télévision Suisse, samedi 21 janvier 2017.

      #26_minutes, un faux magazine d’actualité qui passe en revue les faits marquants de la semaine écoulée, en Suisse et dans le monde, à travers des faux reportages et des interviews de vrais et de faux invités. Un regard décalé sur l’actualité, présenté par Vincent Veillon et Vincent Kucholl de l’ex-120 secondes.

  • Le #Changement_climatique pourrait bientôt rendre une grande partie du golfe Persique inhabitable
    https://www.les-crises.fr/le-changement-climatique-pourrait-bientot-rendre-une-grande-partie-du-gol

    Source : PRI, Peter Thomson, David Leveille, Nina Porzucki et Joyce Hackel D’après un rapport publié dans Nature Climate Change, à la fin du siècle actuel, les conditions climatiques dans une grande partie de la région du golfe Persique et de la péninsule arabique repousseront souvent les limites thermiques de l’adaptabilité humaine si les évolutions de la pollution par les gaz à effet de serre restent sur la trajectoire actuelle. Ces cartes tirées du rapport représente la température (T), et la température plus l’humidité (TW) actuelles (HIST), dans le cadre d’un scénario futur de contrôle des émissions de gaz à effet de serre (RCP4.5), et dans le cadre du scénario du « statu quo » qui ne modifie en rien la tendance actuelle en matière d’émissions (RCP8.5). (Températures en degrés Celsius).

    Imaginez un (...)

    #Climat #Ecologie #Climat,_Changement_climatique,_Ecologie