• “You can’t make a living here anymore.” The Honduran climate-movers

    Te espero como la lluvia de mayo. I wait for you like the rain of May — a popular refrain among farmers in Central America, where the first rainfall in May long signaled the end of the dry season. But over the past decade, in what is known as the Central American Dry Corridor — a vast swath that stretches, unbroken, from Guatemala to northern Costa Rica — the rain is no longer guaranteed. Farmers who used to count on two harvests every year are now fortunate to get one.

    In southern Honduras, valleys that were once lush and fertile are now filled with stunted cornstalks and parched riverbeds. Adobe shacks erode on mountainsides, abandoned by those who left with no intention of returning.

    The droughts have forced entire generations to migrate in search of jobs; left behind are the elderly, who often care for grandchildren when their parents depart. “You can’t make a living here anymore,” says José Tomás Aplicano, who is 76 and a lifelong resident of Apacilagua, a village in southern Honduras. Aplicano has watched as countless neighbors, and his own children, moved away. His youngest daughter, Maryori, is the last to stay behind, but he knows she will leave as soon as she finishes high school. “She has to look for another environment to see if she finds work to survive,” he says.

    Many head north; U.S. Customs and Border Patrol data shows that migration from the Dry Corridor has spiked over the past few years. Some spend seasons harvesting coffee or sugar cane in less affected areas of the country. Others move to the city, lured by the prospect of a factory job with steady pay.

    https://story.californiasunday.com/honduras-climate-movers
    #photographie #changement_climatique #migrations #réfugiés_environnementaux #réfugiés_climatiques #réfugiés #asile #sécheresse

    –----------
    Et un nouveau mot, en anglais:
    #climate-movers
    #terminologie #mots #vocabulaire
    ping @sinehebdo

    –---------

    see as well:
    Why the Migrant Caravan Story Is a Climate Change Story
    https://seenthis.net/messages/739539

  • Montréal : On a marché pour le climat, mais ça ne marchera pas Sylvain Raymond - 2 octobre 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/563852/on-a-marche-pour-le-climat-mais-ca-ne-marchera-pas

    J’ai tout d’abord marché d’un pas décidé vers la station de métro Jean-Talon : un camion-benne m’a pourtant klaxonné afin que j’accélère ; certainement pas pour me soutenir dans ma démarche qui visait à affirmer que les changements climatiques représentent un enjeu important pour moi.

    J’ai ensuite senti toute la frénésie qui animait les transports en commun, même si je ne pouvais m’empêcher de remarquer les livreurs de boissons sucrées qui s’affairaient à transporter des centaines de bouteilles en plastique dans les frigos des dépanneurs avoisinants.


    Cependant, je croyais fermement qu’on se rassemblait pour vivre quelque chose de spécial, que c’était peut-être pour cette raison qu’on s’immortalisait à l’aide de selfies sur nos téléphones intelligents pleins de coltan africain.

    Cela dit, il était permis de rêver, car on faisait le nécessaire pour les générations à venir, pour ces enfants dont il n’y a pourtant point de pénurie, mais que nous utilisons comme raison d’agir.

    Et puis on a marché.

    Autour de moi, j’ai vu des gens convaincus de faire quelque chose de symbolique à grands coups de slogans. Mais au-delà des pancartes colorées, j’ai vu les logos #Nike, #Adidas, #Reebok, #Vans, #Converse, #Fila et j’en passe tellement il y en avait ; et ils ne revendiquaient rien. Il n’y a pas si longtemps, manifester en arborant une marque du genre s’apparentait à vaincre le capitalisme en travaillant derrière un comptoir chez McDo ; les marques sont désormais militantes.

    J’en ai donc profité pour faire la pause pipi au Complexe Desjardins, où la foire alimentaire débordait de clients qui souhaitaient prendre une pause de la marche en consommant des aliments transformés industriellement, distribués dans des compartiments difficilement recyclables.

    Lorsque j’ai repris la marche, j’entendais certaines personnes parler de leurs voyages intercontinentaux, en avion, vers l’Inde, ou la Scandinavie. Un petit voyage assez bref, disait-on, question de revenir travailler rapidement avant le prochain voyage.

    Mais on a marché jusqu’au bout.

    Je me suis arrêté autour d’un aménagement paysager composé de quelques plantes et d’arbustes. Il est vrai que les quelque huit kilomètres marchés représentaient une distance relativement longue même si c’était pour démontrer notre intransigeance face à l’inaction politique de nos dirigeants afin d’éviter une apocalypse climatique ; les badauds autour de moi lançaient : « J’ai fait ma part aujourd’hui, je rentre. Et toi ? »

    Mais comme on avait marché, je suis resté.

    Je suis resté pour entendre Greta. La simple mention de son nom a fait qu’une bande de militants s’est ruée dans le bosquet pour mieux la voir, quitte à écraser la verdure. Une femme d’un certain âge, qui tentait de prendre une photo de Greta, n’a pas hésité avant de mettre tout son poids sur les feuilles d’une plante qui n’avait aucun moyen de se défendre. Or, une fois écrasée, cette plante dégageait un passage qui a permis à plus d’une cinquantaine de gens concernés par les changements climatiques de piétiner davantage la végétation : c’était le chemin le plus rapide pour se déplacer à travers la foule.

    J’ai scandé à voix haute : « C’est comme si vous l’écoutez, mais que vous ne l’entendez pas. »
    […]

    Notre ambition pour nous-mêmes dépasse largement notre conception de ce que nous devrons faire pour renverser le désastre climatique. Et c’est tout le défi qui semble même échapper aux avertis : le retour en arrière ne pourra s’opérer que dans le cadre de changements majeurs et profonds de nos manières de consommer ainsi que les manières d’évaluer notre propre confort.

    Les gouvernements ne sont pas le problème, nous ne vivons pas dans un régime dictatorial qui nous impose un mode de vie polluant, et la simple possibilité qu’il puisse y avoir une vague verte aux prochaines élections (mais il n’y en aura fort probablement pas) démontre que le système n’est pas à blâmer ; mais les électeurs…

    Parce qu’on a marché pour se donner bonne conscience.

    On a marché pour dire qu’on a marché, mais encore, on a marché pour publier qu’on a marché afin d’être récompensés par des valeurs algorithmiques qui nous rassurent que nous avions raison de partager le fait que nous avons marché.

    On a marché afin de se conforter dans notre idée que le problème est ailleurs : chez ceux qui ne marchent pas, chez les climatosceptiques, chez les autres. On a marché pour se dire qu’on a fait ce qu’on devait faire. On aurait probablement voté pour Greta si c’était possible, mais surtout pour lui donner la responsabilité de faire quelque chose qui n’altère pas ma perception que je peux avoir de ma propre personne.

    Après avoir marché, j’ai terminé ma journée en sirotant du vin orange importé d’Italie, dans un restaurant à la mode, avant de rentrer chez moi en Uber pour écrire ce texte les poches remplies de factures, mais la tête convaincue que j’avais fait la bonne chose : les trentaines de likes qui s’accumulaient sous une photo que je venais de publier à propos d’une manifestante engagée qui avait trouvé la meilleure manière de viraliser son militantisme ne pouvaient pas mentir.

    Et je me suis dit que c’était précisément ça le problème.

    Moi.

    #climat #santé #changement_climatique #environnement #énergie #manifestation #écologie #pollution #pollutions #responsabilité

  • We’re Sensing Climate Change

    Maybe we need more kinds of climate #data. Maybe we need data that connects climate change to people and places we care about.

    What kind of data might we need to promote action on climate? What kinds of data are “actionable”?

    These are the questions we, the Data Storytelling team of faculty and student interns at Penn, have been wrestling with while we, and probably you too, watch climate trends worsen. Earlier this month, in conjunction with the UN’s Climate Action Summit, the IPCC released its Special Report on the Oceans and Cryosphere in a Changing Climate. The environmental and climate data gathered in this report—like the data presented a year earlier, in the September 2018 Special Report on Global Warming of 1.5 Degrees—have been collected over decades. The data are robust; they show continuing terrible trends: more CO2 in the atmosphere and in the ocean. We’re cooking the planet, and we who listen to the overwhelming majority of scientists have known it for decades now.

    We have the data, but we’re failing to act in ways large enough to slow, stem, and reverse the terrible trends.

    When we hear the words “climate data,” we see biq quant, measurements collected by sophisticated sensing instruments and read and then interpreted by scientists in the field and lab. But maybe there are other measurements that can help spur action. Maybe we need more kinds of climate data. Maybe we need data that connects climate change to people and places we care about.

    This month—inspired by #UniteBehindTheScience, by #FridaysForFuture, by the local organizers and attendees of climate strikes and marches, by the Climate Action Summit, and by the diverse youth activists who insist we must #ActOnClimate—we began a public data storytelling campaign. It challenges the idea that you need a lab coat to collect climate data. Your field site can be your own backyard. Individual, lived experiences of climate change provide valuable companions to the quantifiable science as we continue to struggle to comprehend and to take action on the climate crisis. We’re calling our campaign, #MyClimateStory, and we want to hear yours.

    We introduced the #MyClimateStory initiative on campus at the University of Pennsylvania, as part of the 1.5* Minute Climate Mini-Lectures. Six data storytellers contributed their personal stories and we all talked about how “We’re Sensing Climate Change” in places we love. You can listen to those stories here. And we want you to hear your climate story too! You can contribute it—with text, audio, and video files, as you like, by clicking on the button below. It can be as short or long as you like! Every contribution feeds a growing data storybank, a living archive of climate data filled with local observations of everyday people talking about their favorite places and the changes they’re experiencing.

    https://www.datarefugestories.org/blog/2019/9/23/were-sensing-climate-change
    #storytelling #récit #narration #climat #changement_climatique #témoignage #données #données_sensibles

    #atelier_collapsologie

    voir aussi le hashtag #myclimatestory sur twitter :
    https://twitter.com/hashtag/myclimatestory?src=hashtag_click

  • Rapport du GIEC : le niveau des mers monte plus vite que prévu...


    ... c’est peut-être le bon argument à mettre en avant vis-à-vis de celleux qui ne veulent pas comprendre l’urgence climatique... si ce n’est pas par solidarité et humanité, au moins pour éviter que l’altérité ne viennent chez nous, dans les belles montagnes suisses, à pied et sans passer par l’Italie...
    Car là, la première case #Dublin serait la Suisse...
    #caricature #dessin_de_presse #migrations #changement_climatique #lol #climat #Alpes #montagne #Suisse #Règlement_Dublin

    ping @isskein @reka

  • 680 millions de personnes chassées par la montée des eaux, prévoit le Giec
    https://reporterre.net/680-millions-de-personnes-chassees-par-la-montee-des-eaux-prevoit-le-Gie

    Au total, un quart des habitants de la planète est directement menacé par les conséquences du #changement_climatique sur l’océan et la #cryosphère. Les zones côtières abritent 28 % de la population mondiale, dont 11 % vit à moins de 10 mètres au-dessus du niveau de la mer, et près de 10 % de la population mondiale vit dans les régions arctiques ou de haute montagne.

    Ce document suit le rapport « 1,5 », paru en octobre 2018, et au rapport sur les terres émergées, publié en août 2019. Reporterre a lu le « résumé aux décideurs » issu de ce rapport et vous en révèle les grandes lignes :

    #Giec #climat #océan #élévation_des_océans

  • El clima cambiante obliga a emigrar a los guatemaltecos desesperados

    Eduardo Méndez López alza la vista al cielo esperando ver nubes cargadas de lluvia.

    Tras meses subsistiendo casi exclusivamente a base de tortillas de maíz y sal, sus ojos y sus mejillas parecen hundidos, y solo una piel fina se extiende sobre el hueso. La mayoría de sus vecinos tienen ese mismo aspecto.

    Es el punto álgido de la estación lluviosa en Guatemala, pero en la aldea de Conacaste, Chiquimula, las precipitaciones llegaron meses más tarde y, a continuación, se detuvieron. Los cultivos de Méndez López se marchitaron y murieron antes de poder producir maíz. Ahora, con un suministro de alimentos menguante y sin fuentes de ingresos, se pregunta cómo podrá alimentar a sus seis hijos pequeños.

    «Es la peor sequía que hemos tenido», afirma Méndez López, tocando la tierra seca con la punta de la bota. «Lo hemos perdido absolutamente todo. Si las cosas no mejoran, tendremos que emigrar a otra parte. No podemos seguir así».

    Guatemala suele aparecer en la lista de los 10 países más vulnerables del mundo a los efectos del cambio climático. Los patrones climáticos cada vez más erráticos han provocado pérdidas de cosechas año tras año y la disminución de las oportunidades laborales en el país, haciendo que cada vez más personas como Méndez López piensen en la emigración como medida desesperada para huir de los niveles disparados de inseguridad alimentaria y pobreza.

    De media, en la última década, 24 millones de personas al año se han visto desplazadas por los fenómenos meteorológicos en el mundo y, aunque no está claro cuántos desplazamientos pueden atribuirse al cambio climático antropogénico, los expertos prevén que esta cifra seguirá aumentando.

    Cada vez más, los desplazados intentan trasladarse a otros países como «refugiados del cambio climático», pero existe un problema: la Convención sobre el Estatuto de los Refugiados de 1951, que define los derechos de las personas desplazadas, aporta una lista de elementos de los que deben huir las personas para que se les garantice asilo o refugio. El cambio climático no figura en la lista.

    Los datos de la Oficina de Aduanas y Protección Fronteriza de los Estados Unidos muestran un gran aumento de la cantidad de inmigrantes guatemaltecos, sobre todo familias y menores no acompañados, interceptados en la frontera estadounidense a partir de 2014. No es una coincidencia que este repunte haya tenido lugar junto con la aparición de condiciones graves de sequía relacionadas con El Niño en el Corredor Seco de Centroamérica, que se extiende por Guatemala, Honduras y El Salvador.

    Para entender la tendencia alcista en la emigración de esta región, un gran estudio interinstitucional dirigido por el Programa Mundial de Alimentos (PMA) de la ONU ha entrevistado a familias de distritos fundamentales del Corredor Seco acerca de las presiones que les obligan a marcharse. El principal «factor impulsor» identificado no fue la violencia, sino la sequía y sus consecuencias: falta de alimento, de dinero y de trabajo.

    Sus hallazgos sugieren una relación clara entre la variabilidad climática, la inseguridad alimentaria y la migración, y aportan una perspectiva alarmante de lo que está por venir al empezar a observar efectos reales del cambio climático en el mundo.
    ¿Un país en crisis?

    Para Diego Recalde, director de la FAO en Guatemala, la tendencia actual de migración masiva ante la inseguridad alimentaria y la sequía supone un claro indicador de que el país lleva un tiempo acercándose a una crisis inducida por el cambio climático.

    Las condiciones climáticas adversas en Guatemala afectan a la seguridad alimentaria reduciendo la producción agrícola tanto en la agricultura comercial como en la de subsistencia, limitando las oportunidades laborales en la agricultura que también suponen una parte importante de la economía nacional. Las crecientes tasas de pobreza y el hundimiento de los indicadores sociales pintan una perspectiva funesta para el país, que posee el cuarto nivel más alto de desnutrición crónica en el mundo y el más alto en Latinoamérica. Según el Programa Mundial de Alimentos, se considera que casi el 50 por ciento de los niños menores de cinco años sufren desnutrición crónica en Guatemala, porcentaje que alcanza el 90 por ciento o más en muchas zonas rurales.

    Para los agricultores de subsistencia como Méndez López, que dependen de las precipitaciones para producir los alimentos que comen, solo hacen falta unos pocos meses de patrones climáticos erráticos para limitar u obstaculizar por completo su capacidad de poner comida sobre la mesa. Con el aumento de la frecuencia y la gravedad de las sequías, a Recalde le preocupa que, en el caso de los sectores de población más vulnerables, lo peor esté aún por llegar.

    «Es un desastre nacional», afirma. «Debería haber banderas rojas por todas partes».

    Los científicos atribuyen las inusuales sequías que comenzaron en 2014 y que han acelerado el éxodo de familias hacia el norte a los efectos de El Niño, parte de un ciclo climático natural conocido como El Niño-Oscilación del Sur (ENOS), que provoca oscilaciones entre periodos más fríos y húmedos y otros más cálidos y secos en todo el mundo.
    La erupción del volcán Fuego cubre Guatemala de ceniza y roca

    Este tipo de variabilidad climática natural ha afectado a Guatemala y a otros países Centroamericanos durante cientos —si no miles— de años, llegando a desempeñar un papel en las sequías que acompañaron al derrumbe de la antigua civilización maya.

    «El clima siempre ha sido muy variable aquí», explica Edwin Castellanos, director del Centro para el Estudio del Medio Ambiente y la Biodiversidad en la Universidad del Valle en Guatemala. «Ahora, el problema es que El Niño y La Niña se han vuelto más fuertes e intensos, pero también más erráticos».
    ¿Es culpa del cambio climático?

    Aunque puede parecer que el cambio climático es el impulsor de estas bruscas oscilaciones meteorológicas, es importante distinguir los periodos de variabilidad climática y las modificaciones a largo plazo del cambio climático. Este último se convierte enseguida en una cuestión de política, negociaciones internacionales y reclamaciones por daños y pérdidas según el Acuerdo de París.

    Aunque los científicos saben que El Niño contribuye a los aumentos de la temperatura global, todavía no está claro si el cambio climático antropogénico hace que El Niño se intensifique y ocurra con más frecuencia.

    «Por definición, el cambio climático debería modelarse en periodos de 50 años. Pero lo que los modelos dicen que debería ocurrir en 2050 ya ocurre ahora», afirma Castellanos, refiriéndose a las alteraciones de los patrones de precipitaciones y los niveles de aridez en Guatemala. «La pregunta es: ¿es la variabilidad más alta de lo normal?».

    La falta de datos meteorológicos históricos hace que sea más difícil demostrar la existencia de un vínculo claro entre el cambio climático antropogénico y un aumento de la variabilidad climática. Sin embargo, Castellanos, uno de los principales expertos en cambio climático de Guatemala, cree que es complicado ignorar la transformación que ha visto de primera mano a lo largo de su vida.

    «Todavía nos queda mucho camino por recorrer antes de concluir científicamente que lo que observamos ahora está fuera de lo normal. Pero si sales al campo y preguntas a cualquiera si esto es normal, todo el mundo te dice que no».

    Ya se atribuya a El Niño o al calentamiento global, la situación en Guatemala pinta una perspectiva vívida de las vulnerabilidades que quedan expuestas cuando las sociedades carecen de la capacidad para hacer frente y adaptarse al clima cambiante.
    Economía vulnerable, aldeas vulnerables

    En años anteriores, las familias afectadas por un mal año de cosechas buscaban trabajo como temporeros en explotaciones comerciales y ganaban el dinero suficiente para comprar alimentos básicos como maíz y judías. Pero este año no hay trabajo. Hasta las explotaciones agrícolas comerciales consolidadas se han visto afectadas por la sequía de este año, un presagio de que surgirán mayores problemas a medida que los cultivos sensibles al clima que componen la mayor parte de las exportaciones agrícolas fundamentales (y del mercado laboral nacional) de Guatemala sufren los efectos del aumento de las temperaturas y los desastres vinculados al clima, cada vez más frecuentes.

    Hoy, hacia el final de otra «estación lluviosa» que no ha traído lluvias, muchas comunidades rurales parecen estar atrapadas en una vorágine catastrófica vertiginosa. Años de meteorología errática, cosechas perdidas y una escasez crónica de oportunidades de empleo han erosionado poco a poco las estrategias que las familias guatemaltecas habían conseguido usar para hacer frente a uno o dos años de sequías sucesivas y cosechas perdidas. Pero ahora, aldeas enteras parecen estar derrumbándose desde dentro a medida que cada vez más comunidades se quedan aisladas, a horas de la ciudad más cercana, sin alimento, trabajo o forma de buscar ayuda.

    «No hay transporte. La gente se ha quedado sin dinero para pagar las tarifas, de forma que los autobuses ya no pasan por aquí», afirma José René Súchite Ramos de El Potrerito, Chiquimula. «Queremos irnos, pero no podemos».

    Muchos describen la situación actual como la más desesperada que han vivido nunca. En el asentamiento de Plan de Jocote, Chiquimula, los cultivos de Gloria Díaz no han producido maíz.

    «Aquí, al 95 por ciento nos han afectado las sequías que comenzaron en 2014, pero este año lo hemos perdido todo, hasta las semillas», afirma Díaz. «Nos hemos quedado atrapados, sin salida. No podemos planificar la segunda cosecha y nos hemos quedado sin los recursos que teníamos para poder comer».

    Como otros miembros de su comunidad, Díaz ha recurrido a buscar raíces de malanga en la naturaleza en un intento por mantener a raya el hambre, pero estas también escasean. Sin una fuente fiable de agua potable, los brotes de diarrea y sarpullidos son cada vez más habituales, sobre todo entre los niños.

    En el departamento vecino de El Progreso, la hermana Edna Morales pasa muchos días recorriendo en burro las montañas secas que rodean la pequeña localidad de San Agustín Acasaguastlán en busca de niños desnutridos cuyas familias son demasiado pobres o estén demasiado débiles para buscar ayuda. En la actualidad, el centro de alimentación nutricional que dirige funciona a plena capacidad.

    «Estos niños tienen muchos problemas de salud que se ven agravados por una grave desnutrición crónica. Se les cae el pelo o son incapaces de caminar», explica. «Cuando vives aquí, se oye hablar de muchos casos de niños que mueren de desnutrición. Ni siquiera aparecen en las noticias».

    No son solo los niños quienes sufren las consecuencias de la grave escasez de alimento y la pobreza aplastante. En Chiquimula, Díaz muestra una antigua fotografía de grupo de la organización comunitaria que preside, la Asociación de Mujeres Progresistas del Sector Plan del Jocote. Señala una por una a las mujeres que han fallecido o que están muriendo lentamente por causas evitables que la pobreza extrema y la desnutrición han vuelto intratables.

    Cuando los agricultores de subsistencia pierden sus cosechas, se ven obligados a comprar los alimentos básicos que acostumbran a cultivar —normalmente a precios muy inflados— para dar de comer a sus familias. Sin una fuente de ingresos, este gasto adicional deja a muchos sin los recursos económicos para permitirse otras necesidades básicas como las medicinas o el transporte a centros médicos.

    A medida que el hambre obliga a padres desesperados a recurrir a medidas desesperadas para alimentar a sus familias, los robos y los ataques violentos se han disparado.

    «Gente de nuestra propia comunidad empieza a robar a otras personas porque es la única opción que tienen», afirma Marco Antonio Vásquez, líder comunitario de la aldea de El Ingeniero en Chiquimula.
    Migraciones masivas

    Muchos consideran la emigración la última opción, por sus enormes riesgos para la seguridad personal y las consecuencias impensables si son incapaces de completar su viaje.

    «Mucha gente se marcha, mucha más que nunca», afirma Vásquez. «Se van a Estados Unidos en busca de un nuevo futuro, llevándose consigo a los niños pequeños porque tienen la presión de arriesgarlo todo».

    Quienes tienen casas o pequeñas parcelas de tierra las usan como aval para pagar a los contrabandistas humanos conocidos como «coyotes» entre 8.800 y 13.000 euros a cambio de tres oportunidades para atravesar la frontera hacia Estados Unidos. Pero familias de las regiones más pobres del país suelen verse obligadas a escoger la opción con las mínimas garantías y los mayores riesgos: ir solos, normalmente con niños pequeños a cuestas.

    En Ciudad de Guatemala, dos o tres aviones aterrizan cada día en la base de la Fuerza Aérea guatemalteca, cada uno con unos 150 ciudadanos guatemaltecos que han sido deportados o interceptados mientras intentaban cruzar a Estados Unidos. Muchos huyen del hambre y la pobreza extrema de su país natal.

    Ernesto, que nos pidió que cambiáramos su nombre, parecía agotado mientras esperaba en la fila para recoger una pequeña bolsa que contiene las pertenencias que le arrebataron cuando le interceptaron en la frontera estadounidense: sus cordones, un teléfono móvil maltrecho y una pequeña biblia. Su familia en Guatemala había puesto en juego su hogar y su subsistencia con la esperanza de que lograra cruzar y encontrara trabajo en Estados Unidos, lo que le permitiría apoyar a su familia. Era la segunda vez que lo deportaban.

    «Me queda una oportunidad. Si no lo consigo, estaré en graves problemas».

    https://www.nationalgeographic.es/medio-ambiente/2018/10/el-clima-cambiante-obliga-emigrar-los-guatemaltecos-desesperados

    #climat #changement_climatique #migrations #émigrations #Guatemala #réfugiés_climatiques #réfugiés_environnementaux

  • Battling for survival on the frontier of climate change

    When the rains stopped coming two years ago, transforming Denise Reid’s once flourishing banana fields into an expanse of desiccated wasteland, she was bewildered at first.

    Here in rural Portland, Jamaica’s wettest parish for as long as anyone can remember, farmers like Mrs Reid are battling for survival on the frontier of climate change.

    “I couldn’t understand why it was so dry. We used to have lovely seasons; now everything has changed,” she says.

    Evolving weather patterns are making their impact felt across the Caribbean in prolonged droughts, incessant bush fires and worsening storms.

    And Jamaica’s reliance on rain-fed farming, with many smallholdings set on mountain slopes prone to landslides, has left the sector particularly vulnerable.

    In a nation where one in six working people earns a living from agriculture, the losses are far-reaching and sorely felt.
    Smart tools

    Now, experts behind a trailblazing venture with innovative technology at its core hope to give islanders the tools to fight back.

    A climate-smart project is being implemented and funded by the Netherlands-based Technical Centre for Agricultural and Rural Cooperation (CTA) in three parishes in the east of Jamaica, which is most susceptible to extreme weather.

    Working closely with government agencies, the aim is to boost productivity and food security, while improving planters’ resilience and income.

    Data is gleaned from weather satellites, combined with local met offices’ predictions and delivered to farmers via sophisticated weather apps. The free apps, downloaded onto smartphones, are capable of forecasting three months ahead.

    Farmers can also sign up for planting tips via text message and early warning alerts for hazards like flash floods and fires.

    The work has seen 5,000 farmers across Portland, St Mary and St Thomas digitally profiled for the first time. Storing their personal details, plus information about their farms and produce, onto a national database means they can receive location-specific advice.

    Coupled with savvy land management training and the development of drought-resistant seeds by the Jamaican government, farmers are expected to see up to a 40% increase in output within two to three years.

    CTA’s senior programme coordinator Oluyede Ajayi, who heads similar work in Mali and Ethiopia, says the weather apps boast an impressive 88% reliability.

    Mrs Reid may have lost hope for her beloved bananas but expects to reap thousands of pounds of hardier pineapples this year instead.

    “I started with just 17 plants,” she says proudly, surveying the abundance of fruit thriving again at her Belle Castle orchard.

    Mulching to retain moisture is just one of the techniques she was taught by attending local farmer forums. The regular gatherings are also used to share information from the apps to growers with limited internet connectivity.
    ’The river took it’

    In neighbouring St Mary, parts of the Pagee River, used for irrigation by farmers for decades, have been bone dry since March.

    Vultures soar above a former coconut plantation destroyed by one of hundreds of fires that have plagued the parish this summer.

    Howard White lost his previous farm to intense floods.

    “The river came and took it by night,” he recalls with a shudder. “My two feet trembled when I saw that but I knew I had to stay strong and replant.”

    It is not just erratic rainfall giving him headaches but crucifying heat too, he continues, wiping his brow.

    June was the hottest month ever recorded in Jamaica with temperatures topping 39C.

    Still, thanks to the weather apps which tell him precisely how much rain he can expect for the next five days, along with wind direction and speed, temperature and humidity, his new farm higher up the hillside is thriving.

    Mr White now plans to extend beyond plantain and coca plants and plant scotch bonnet peppers too.

    He has also been taught to create contours in the sloped land, fringed with log barriers to prevent soil erosion.
    ’Leaps and bounds ahead’

    CTA’s involvement has taken government efforts to help farmers to a new dimension, says Dwayne Henry, of Jamaica’s Rural Agricultural Development Authority (RADA).

    “We are leaps and bounds ahead of where we were,” he tells the BBC.

    “Some of the older folk take longer to warm up to the apps but they get there and are now relying on us to send out the information.”

    The user-friendly, interactive design with brief, pithy text helps accommodate all literacy levels, Mr Henry explains.


    Since the project began in June 2018, it has proved so popular the government now hopes to roll it out nationwide.

    CTA’s Bertil Videt hopes the initiative will reap the rewards seen in Africa.

    “We’ve seen vast differences in the yields of farmers in Mali using the project, compared to those who did not,” he explains.

    Success cannot come soon enough for planters like Elaine Reid who says drought has reduced the size of her onions, slashing the income from her half-acre Belle Castle holding by half.

    Her neighbour Kofi Mendes agrees. “We see climate change first-hand; we live it each day,” he says. “It makes me angry, sad, confused. Knowing how to adapt to it is crucial.”

    https://www.bbc.com/news/world-latin-america-49661455

    #smart_technology #technologie #changement_climatique #agriculture #Jamaïque

  • Bangladesh’s disappearing river lands

    ‘If the river starts eroding again, this area will be wiped off’.

    Every year in Bangladesh, thousands of hectares of land crumble into the rivers that wind through this South Asian nation, swallowing homes and pushing families away from their rural villages.

    This land erosion peaks during the June-to-October monsoon season, which brings torrential rains and swells the country’s rivers. This year, erosion destroyed the homes of at least 8,000 people in Bangladesh’s northern districts during heavy July floods that swept through the region and displaced at least 300,000 people across the country. Hundreds more households have been stranded in recent days.

    Rita Begum understands the dangers. Last year, she was one of some 44,000 people in Shariatpur, an impoverished district south of the capital, Dhaka, who lost their homes in what people here say was the worst erosion in seven years. Over four months, the Padma River gobbled up two square kilometres of silt land in Naria, a sub-district.

    Rita, a 51-year-old widow, saw her home and garden destroyed. Now, she lives on rented land in a makeshift shed pieced together with iron sheeting from the remnants of her old house.

    “I have no soil beneath my feet,” she said. “My relatives’ homes are now under water too.”

    Erosion has long been a part of life in Bangladesh, which sits on a massive river delta. The Padma’s rushing waters constantly shift and transform the shape of the river, eating away at its sandy banks. Deforestation, weather extremes, strong currents, and the accumulation of silt all contribute to erosion. But researchers say a warming climate is accelerating today’s risks by intensifying rains and floods – sinking communities deeper into poverty.

    The UN says Bangladesh is one of the world’s most vulnerable to climate change – and one of the least prepared for the rising sea levels, weather extremes, and food security threats that could follow.

    And the World Bank estimates there could be 13 million climate migrants here halfway through this century.

    Now, she lives on rented land in a makeshift shed pieced together with iron sheeting from the remnants of her old house.

    Bangladesh already faces frequent disasters, yet the yearly crises ignited by erosion see little of the spotlight compared to monsoon floods, landslides, and cyclones.

    “Even our policymakers don’t care about it, let alone the international community,” said Abu Syed, a scientist and a contributing author of a report by the UN body assessing climate research.

    But erosion is quietly and permanently altering Bangladesh’s landscape. From 1973 through 2017, Bangladesh’s three major rivers – the Padma, the Meghna, and the Jamuna – have engulfed more than 160,000 hectares of land, according to statistics provided by the UN. That’s roughly five times the land mass of the country’s capital.

    And the Centre for Environmental and Geographic Information Services, a government think-tank, forecasts that erosion could eat up another 4,500 hectares by the end of 2020, potentially displacing another 45,000 people.

    Experts who study Bangladesh’s rivers say the government response to erosion, while improving, has largely been ad hoc and temporary – sandbags thrown against already crumbling land, for example, rather than forward-looking planning to better adapt to the waterways.

    And many who have already lost their homes to erosion, like Rita, have struggled to rebuild their lives without land, or have been forced to join the 300,000 to 400,000 people each year estimated to migrate to teeming Dhaka driven in part by environmental pressures.

    Disaster deepens poverty, fuels migration

    Today Rita shares her shed with her three sons; she’s just scraping by, earning the equivalent of less than $4 a month as a maid. There is no running water or sanitation: Rita treks down a steep slope to fetch water from the same river that devoured her home.

    In nearby Kedarpur village, Aklima Begum, 57, lost not only her home, but her rickshaw-puller husband, who died when a chunk of earth crumpled from beneath a riverside market last August. The sudden collapse washed away 29 people, though some were later rescued.

    “We didn’t find his body,” Aklima said.

    Last year’s disaster has had a lasting impact on both rich and poor here. Year Baksh Laskar, a local businessman, saw most of his house vanish into the river, but he invited 70 neighbouring families to set up makeshift homes on his remaining land.

    “They are helpless,” he said. “Where will these people go?”

    With homes and farmland disappeared, many in the area have left for good, according to Hafez Mohammad Sanaullah, a local government representative.

    “This erosion is severe. People got scattered,” he said.

    Humanitarian aid helped to prevent hunger in the disaster’s aftermath last year, but emergency support doesn’t fix longer-term problems faced by a landless community. Sanaullah singled out housing and jobs as the two biggest problems: “People who used to do farming can’t do it any longer,” he said.

    Babur Ali, the municipality’s mayor, estimated at least 10 percent of the people displaced by last year’s erosion have moved to Dhaka or other urban areas in Bangladesh.

    The government’s Ministry of Disaster Management and Relief, which oversees response and recovery programmes, is building three projects in the area to house some 5,000 erosion survivors, an official told The New Humanitarian.

    The Bangladesh Red Crescent Society said it has asked district officials for land to set up a “cluster village” – barrack-like housing where people share common facilities. But the land has not yet been granted, said Nazmul Azam Khan, the organisation’s director.
    Preparing for future threats

    The Bangladesh Water Development Board – the government agency that oversees the management of rivers – in December started a $130-million project intended to shield a nine-kilometre stretch of Naria from further erosion.

    This includes the dredging of waterways to remove excess sediment – which can divert a river’s flow and contribute to erosion – and installing sandbags and concrete blocks to buttress the steep riverbanks.

    There are also plans to erect structures in the river that would redirect water away from the fragile banks, said project head Prakash Krishna Sarker.

    But these changes are part of a three-year project; the bulk of the work wasn’t ready in time for this year’s monsoon season in Naria, and it won’t be finished by next year’s either.

    “People are concerned. If the river starts eroding again, this area will be wiped off,” said Sanaullah.Bangladesh’s government last year approved a multi-billion-dollar infrastructure plan to better manage the country’s rivers, including tackling erosion. AKM Enamul Hoque Shameem, the deputy minister for water resources, said the plans include dredging, river training, and bank protection. He told The New Humanitarian that erosion-vulnerable areas like Shariatpur are a “top priority”.
    Climate pressures

    But this work would be carried out over decades – the current deadline is the year 2100.

    By then, researchers say, the impacts of climate change will be in full force. A 2013 study published in the International Journal of Sciences forecasts that the amount of land lost annually due to erosion along Bangladesh’s three main rivers could jump by 18 percent by the end of the century.

    As with floods, drought, storms, and other disasters that strike each year, erosion is already pushing displaced Bangladeshis to migrate.

    Rabeya Begum, 55, was a resident of Naria until last August. After her home washed away, she packed up and fled to a Dhaka slum – the destination for most migrants pushed out by disasters or other environmental pressures.

    “I don’t feel good staying at my son-in-law’s house,” said Rabeya, who lost her husband to a stroke months after the erosion uprooted her.

    Life without her own land, she said, is like being “afloat in the water”.

    https://www.thenewhumanitarian.org/Bangladesh-river-erosion-engulfs-homes-climate-change-migration
    #Bangladesh #érosion #réfugiés_climatiques #réfugiés_environnementaux #migrations #inondations #climat #changement_climatique #Shariatpur #Dhaka #Padma_River #Naria #destruction #terre #sécurité_alimentaire #pauvreté

  • Le #capitalisme est la cause du dérèglement climatique

    #Naomi_Klein est journaliste, réalisatrice et l’auteure de plusieurs essais remarqués : No Logo : La tyrannie des marques (Actes Sud, 2001), La Stratégie du choc : Montée d’un capitalisme du désastre (Actes Sud, 2008) et Tout peut changer : Capitalisme et changement climatique (Actes Sud, 2015). Nous vous proposons la traduction inédite d’un de ses derniers articles publié le 3 août dernier sur le site américain TheIntercept.com : « Capitalism killed our climate momentum, not “human nature” ».

    Demain Dimanche [4 août – ndlr], un seul article occupera l’intégralité du magazine du New York Times, et portera sur un sujet unique : l’absence de réaction face à la crise climatique mondiale dans les années 80, à l’époque où du point de vue scientifique la question était réglée, mais aussi où les opinions politiques semblaient tenir compte de ce point de vue. L’auteur de l’article est Nathaniel Rich, dont le travail d’historien foisonne de révélations d’initiés sur le refus de prendre certaines décisions, ce qui me fit jurer à voix haute à de nombreuses reprises. Au cas où le moindre doute subsisterait quant au fait que les conséquences de ces non-décisions graveront une empreinte suffisamment profonde pour définir une ère géologique, un reportage de photographie aérienne de George Steinmetz ponctue le texte de Rich, et notre regard ne peut se détacher de ces témoignages sur le délitement accéléré des systèmes planétaires, depuis la transformation de la glace du Groenland en un déchaînement d’eaux vives, jusqu’aux gigantesques efflorescences algales du troisième lac chinois par la taille.

    La longueur de l’article est celle d’un court roman ; il constitue un exemple du type de prise de position médiatique que la crise climatique mérite depuis longtemps, mais dont elle ne bénéficie presque jamais. Un sujet aussi trivial que le pillage de notre unique habitat ne mérite pas de faire les gros titres, et la litanie de justifications à une telle affirmation ne nous est que trop familière : « Le changement climatique est un problème de bien trop long terme » ; « Il est malvenu de parler politique, au moment où des gens périssent, victimes d’ouragans ou d’incendies » ; « Les journalistes s’adaptent à l’actualité, ne la créent pas » ; sans oublier, bien entendu : « Rien de tel pour fracasser l’audimat ».
    La responsabilité des médias

    Aucune de ces excuses ne saurait dissimuler le manquement au devoir. Les médias dominants ont toujours eu le pouvoir de décider, tout seuls, que la déstabilisation planétaire était un sujet d’actualité de la plus haute importance ; parmi ceux du moment, il est sans aucun doute le plus lourd de conséquences. Ils ont toujours eu cette capacité de mobilisation des talents de leurs journalistes et photographes, qui leur permettrait de mettre en évidence le lien entre sciences abstraites et évènements climatiques extrêmes, tels qu’ils sont vécus. Le feraient-ils avec constance, qu’ils atténueraient le besoin pour les journalistes de déterminer l’agenda politique, dans la mesure où un public mieux au fait de la menace comme des solutions concrètes, tend à pousser ses élus à prendre des mesures courageuses.

    Ainsi s’explique l’exaltation ressentie en apprenant que le Times mobilisait l’intégralité des troupes de sa machine éditoriale pour soutenir l’opus de Rich – à coups de film promotionnel, de lancement télévisé en direct depuis le Times Center, en passant par la publication de matériel pédagogique dédié.

    Ainsi s’explique également, la colère qui nous étreint à la lecture d’un article dont les prémisses sont à ce point erronées. Selon Rich, entre 1979 et 1989, la science fondamentale du changement climatique était comprise et acceptée, le sujet n’avait pas encore provoqué de clivage partisan, les compagnies d’exploitation des énergies fossiles n’avaient pas encore entamé de véritable campagne de désinformation, enfin une puissante dynamique politique semblait entraîner le monde vers la conclusion d’un accord international de réduction des émissions, à la fois ambitieux et contraignant. Lorsqu’il parle de cette période-clé, à la fin des années 80, Rich écrit : « Toutes les conditions du succès étaient réunies ».

    Mais nous avons tout gâché – « nous », c’est à dire les humains, dont la myopie sévère nous empêche de sauvegarder notre avenir. Et au cas où nous n’aurions pas bien compris sur qui, ou sur quoi, rejeter la responsabilité de notre « perte de la terre », la réponse de Rich se présente sous la forme d’un cri indigné en pleine page : « Tous les faits nous étaient connus, aucun obstacle ne barrait la voie. C’est à dire … aucun, à part nous-mêmes. »

    Ouais … vous, moi. Selon Rich, pas les compagnies pétrolières, qui participèrent à chacune des réunions politiques dont l’article fait mention. (Essayez d’imaginer un gouvernement étasunien qui chargerait l’industrie du tabac de rédiger les politiques visant à interdire de fumer. Au cas où ce type de réunions échouerait à prendre la moindre mesure concrète, devrait-on en conclure à la tendance suicidaire des populations ? Devrait-on, au contraire, pencher pour la corruption d’un système politique à l’agonie ?).

    Depuis mercredi, date de la mise en ligne de la première version de l’article, de nombreux scientifiques et historiens ont souligné ce contresens. D’autres ont attiré l’attention sur les invocations insupportables à la « nature humaine », ainsi que sur le « nous » de majesté, utilisé pour décrire un groupe de personnages très influents, dont l’homogénéité est à mourir de rire. On ne trouve, dans le compte rendu de Rich, pas la moindre allusion à ces dirigeants de « Pays du Sud », qui exigèrent des mesures contraignantes, pendant et après cette période-clé, et dont l’humanité, bizarrement, ne les empêchait pas de se soucier des générations futures. Parallèlement, il est aussi rare de percevoir l’écho d’une voix féminine dans le texte de Rich, que d’observer des pies à bec ivoire en pleine nature – et si nous, mesdames, finissons bien par apparaître, c’est avant tout dans le rôle de déesses de douleur, épouses de héros tragiques.
    Des politiques tout aussi coupable

    Rich finit par conclure que tout fut gâché par l’intervention de quelque chose du nom de « nature humaine », sans pour autant se soucier de fournir la moindre preuve, ni sociale, ni politique. Il affirme que « les êtres humains, qu’ils soient membres d’organisations mondiales, de démocraties, d’entreprises, de partis politiques, ou simplement en tant qu’individus, ont conscience du châtiment qu’ils infligeront aux générations futures, mais ils se révèlent incapables de sacrifier leurs habitudes de consommation présentes pour autant. On dirait que nous sommes incapables de nous détacher de « notre obsession du présent, notre souci du moyen terme, notre tendance à chasser le long terme de nos esprits, comme on recrache un poison ».

    Mon analyse de la même période me fit aboutir à une conclusion diamétralement opposée : avec le recul, ce qui ressemblait au premier abord à l’opportunité idéale de mise en œuvre de politiques de préservation du climat, se révèle avoir été un anachronisme historique de première ampleur. En effet, l’analyse rétrospective de ce moment le fait apparaître clairement comme la conjonction du rassemblement de gouvernements enfin bien décidés à brider l’industrie pétrolière, et de la transformation en tsunami de la vague néolibérale, dont les objectifs de déconstruction économique et sociale entrèrent en collision frontale avec les impératifs de la science du climat d’une part, de l’imposition de règles permanentes aux grandes entreprises d’autre part. L’absence de la moindre allusion, même infime, à l’apparition de cette autre caractéristique du monde de l’époque, trace au cœur de l’article de Rich, un angle mort dont l’énormité donne le vertige. Après tout, le métier de journaliste offre cet avantage essentiel de pouvoir revenir sur le passé récent, en étant capable de discerner alors des tendances, des structures, demeurées invisibles aux yeux de celles et ceux qui furent emportés par ces bouleversements, en temps réel. Par exemple, en 1988, la communauté scientifique ne pouvait avoir conscience d’être en équilibre sur le bord d’un précipice, prête à basculer dans le creuset d’une révolution libérale dont les convulsions allaient remodeler toutes les principales économies de la planète.

    Mais nous, nous savons. Lorsqu’on se penche sur la fin des années 80, il apparaît très clairement que 1988-89 étaient très loin de rassembler « des conditions de réussite on ne peut plus propices » ; en fait, pour une humanité décidée à prendre la résolution ferme de placer la santé de la planète en tête de ses priorités, loin devant les dividendes, il s’agissait très probablement du pire moment.

    Situons le contexte. En 1988, les États-Unis signèrent avec le Canada un accord de libre-échange qui allait servir de prototype aux innombrables traités du même genre conclus par la suite. La chute du Mur de Berlin était toute proche, un événement dont les idéologues étasuniens d’extrême-droite allaient réussir à s’emparer pour en faire à la fois la preuve de la « fin de l’histoire », et le blanc seing les autorisant à exporter aux quatre coins de la planète privatisations, dérégulation, austérité, à savoir les trois ingrédients de base de la recette Reagan-Thatcher.

    Ce fut cette convergence de tendances historiques – l’émergence au niveau mondial de deux architectures, l’une en prévision de la lutte contre le changement climatique, et l’autre, beaucoup plus solide, destinée à libérer le capital de toute contrainte -, qui enraya le mouvement dont Rich procède à la juste identification. En effet, fait-il remarquer à de nombreuses reprises, la relève du défi de la lutte contre le changement climatique, aurait réclamé d’une part l’imposition de règles strictes aux pollueurs, d’autre part un plan d’investissements dans les services publics, afin de transformer nos modes d’alimentation en énergie, nos habitudes de vies dans les grandes villes, nos moyens de transport.

    Tout ceci était possible dans les années 80-90 (et continue à l’être) – mais uniquement au prix d’une bataille frontale contre le projet néolibéral, qui lançait, à ce moment précis, une offensive contre l’idée même de service public (« La société est une chimère », nous répétait Thatcher). Parallèlement, les accords de libre-échange conclus à l’époque, faisaient tout leur possible pour rendre illégales au regard du droit du commerce international, de nombreuses initiatives bienvenues pour le climat – comme les subventions, ou la priorité accordées à l’économie verte localisée, ou le refus opposé aux nombreux projets polluants, comme les oléoducs ou la fracturation hydraulique.

    J’ai écrit un livre de 500 pages sur cette collision entre planète et capitalisme, dont je ne vais pas ressasser les détails ici-même. Cependant, cet extrait traite le sujet en profondeur, c’est pourquoi je me permets d’en citer un court extrait :

    Nous n’avons pas fait le nécessaire pour réduire les émissions, parce que la nature même de ce type d’actions entre en conflit avec le capitalisme dérégulé, à savoir l’idéologie dont le règne couvre toute la période au cours de laquelle nous nous sommes démenés pour trouver le moyen de sortir de cette crise. Nous n’avançons pas, parce que les mesures qui constitueraient notre meilleure chance d’éviter la catastrophe – et dont la très grande majorité bénéficierait – représentent une menace extrême pour une élite minoritaire qui tient en laisse les médias dominants, et bride nos économies comme notre fonctionnement politique. Ce problème n’aurait probablement rien eu d’insurmontable, s’il était survenu à tout autre moment de notre histoire. Mais pour notre grand malheur à tous, c’est au moment précis où la communauté scientifique présentait la menace pesant sur le climat sous forme de diagnostic irréfutable, que cette élite put jouir sans entraves de pouvoirs politique, culturel, intellectuel, qui n’avaient plus été aussi étendus depuis les années 20. En fait la diminution drastique des émissions de gaz à effet de serre avait fait l’objet de discussions sérieuses entre gouvernements et scientifiques dès 1988 – l’année même où se leva l’aube de ce que nous allions connaître sous le nom de « mondialisation ».

    Un socialisme démocrate vert comme solution ?

    Pourquoi l’absence de mention par Rich de cette collision, remplacée chez lui par l’affirmation selon laquelle c’est bien la « nature humaine » qui scella notre sort, nous importe-t-elle ? Son importance tient au fait que, si « nous-mêmes » sommes la force qui enraya la mobilisation en faveur de l’action, alors la une fataliste du magazine du New York Times, – « La Perte de la Terre » – est effectivement appropriée. Si nous sommes incapables de faire des sacrifices à court terme, même dans l’espoir d’améliorer notre santé et notre sécurité dans le futur, et si cette inaptitude est une composante fondamentale de notre ADN collectif, alors nous ne saurions espérer être capables de changer le cours des évènements assez tôt, pour éviter un réchauffement vraiment catastrophique.

    En revanche, si nous autres humains étions vraiment à deux doigts de nous tirer d’affaire dans les années 80, jusqu’au moment où un raz-de-marée élitiste de libre-échangisme fanatique nous submergea – en dépit de millions d’opposants aux quatre coins de la planète -, alors nous pouvons agir de manière on ne peut plus concrète. Nous pouvons faire face à cet ordre économique, afin d’essayer d’y substituer une alternative soucieuse de sécurité humaine et planétaire, qui ne maintiendrait pas en son centre, coûte que coûte, la recherche de la croissance et du profit.

    Quant à la bonne nouvelle – car il y en a une – elle tient au fait qu’aujourd’hui, contrairement à 1989, un jeune mouvement, en pleine expansion, de socialistes démocrates « verts », fait campagne aux États-Unis autour d’un tel projet. Cette alternative n’est pas uniquement électorale – elle donne à voir notre seul et unique horizon vital.

    Soyons clairs cependant : cet objectif, qu’il est indispensable d’atteindre, ne s’appuie sur aucun essai préalable, en tout cas pas à l’échelle requise. Lorsque le Times publia sur Twitter une accroche pour l’article de Rich, évoquant « l’inaptitude de l’humanité à juguler la catastrophe climatique », l’excellente aile écolo-judiciaire des Socialistes Démocrates d’Amérique, s’empressa de proposer cette correction : « LE CAPITALISME ; S’ils voulaient vraiment chercher les causes du déraillement, leur enquête porterait sur un capitalisme incapable de s’attaquer au problème posé par la catastrophe du changement climatique ». Malgré le capitalisme, l’humanité est tout à fait capable de s’organiser en modèles florissants de sociétés, délimités par les contraintes de l’écologie ».

    Leur argument se tient, en dépit de ses failles. Rien n’oblige les humains à vivre sous le règne du capitalisme ; nous, les humains, sommes capables de nous organiser sous les formes de toutes sortes d’ordres sociaux différents, parmi lesquels des sociétés dont l’horizon temporel serait beaucoup plus éloigné, ou plus aptes à respecter les systèmes soucieux de préserver les conditions de survie de la nature. En fait, c’est ainsi que les humains vécurent, sauf pendant une infime partie de notre histoire, et de nos jours encore bien des cultures indigènes perpétuent des cosmologies géocentriques. Le capitalisme n’est qu’une anomalie minuscule dans l’histoire collective de notre espèce.

    Mais il ne suffit pas de pointer la seule responsabilité du capitalisme. Sans contestation possible, on peut affirmer que le capitalisme, en raison de sa soif inextinguible de croissance et de profits, se dresse comme un obstacle sur l’unique chemin menant à la transition rapide vers la sortie des énergies fossiles. Sans contestation possible, on peut également affirmer que la propagation sur toute la planète, dans les années 80-90, d’une forme débridée du capitalisme connue sous le nom de néolibéralisme, explique à elle seule le pic désastreux des émissions au cours des dernières décennies, au niveau mondial, et constitue aussi l’unique pierre d’achoppement, sur laquelle les gouvernements continuent de buter, depuis qu’ils se réunissent (et parlent, encore et encore), au moment de prendre des mesures de sauvegarde du climat, d’inspiration scientifique. Il s’agit aujourd’hui encore de l’obstacle principal, même dans des pays, comme la France et le Canada, qui se vantent d’être en première ligne dans la bataille climatique.

    Cela dit, il nous faut faire preuve d’honnêteté, et admettre que le socialisme industriel autocratique fut tout aussi désastreux pour l’environnement, comme le prouve la chute brève mais spectaculaire des émissions au début des années 90, soit au moment où s’effondrèrent les économies de l’ex-Union Soviétique. Ainsi que je l’écrivais dans Tout Peut Changer, le populisme pétrolier du Venezuela perpétue cette tradition toxique de nos jours, avec des conséquences désastreuses.

    Reconnaissons-le, tout en soulignant que des pays de forte tradition social-démocrate – comme le Danemark, la Suède, ou l’Uruguay – appliquent des politiques qui comptent parmi les plus visionnaires au monde en matière d’environnement. Ce qui nous amène à conclure que, si socialisme et écologie ne vont pas forcément de pair, une nouvelle forme d’éco-socialisme démocratique, suffisamment humble pour retenir les leçons des enseignements indigènes sur nos devoirs envers les générations futures, comme sur l’interconnexion de toutes les formes de vie, a toutes les apparences du pari le moins risqué, pour une humanité en quête de survie collective.

    Tel est l’enjeu de la floraison de candidatures politiques issues du tissu associatif, dont les campagnes en faveur d’un projet éco-socialiste démocratique, révèlent les liens entre les déprédations économiques consécutives à plusieurs décennies d’hégémonie néolibérale, et l’état dévasté de notre habitat naturel. En partie inspirés par la campagne présidentielle de Bernie Sanders, plusieurs candidats, d’origines multiples – à l’image d’Alexandra Ocasio-Cortez, à New York, de Kanelia Ing, à Hawaï, et de bien d’autres encore – font campagne sur des programmes appelant à un « New Deal Vert », apte à satisfaire les besoins matériels fondamentaux de chacun, à offrir de vraies solutions en matière d’injustices envers certaines communautés, de race ou de genre, tout en catalysant une transition rapide vers un recours exclusif aux énergies renouvelables. Plusieurs d’entre eux, comme Cynthia Nixon, candidate au poste de gouverneur de l’état de New York, ou Zephyr Teachout, candidat au poste de procureur général du même état, ont promis, non seulement de refuser l’argent des compagnies pétrolières, mais encore de les poursuivre en justice.

    Tous ces candidats, qu’ils se revendiquent ou non du socialisme démocratique, rejettent le centrisme néolibéral des élites du Parti Démocrate, et la fadeur de leurs solutions « compatibles avec l’économie de marché » à la crise écologique, tout comme le guerre totale de Trump contre la nature. Ils incarnent également une alternative concrète aux socialistes extractivistes peu soucieux de démocratie, ceux d’hier comme ceux d’aujourd’hui. Par dessus-tout, cette nouvelle génération de dirigeants politiques, se refuse à faire de « l’humanité » le bouc-émissaire, condamné à expier les péchés d’avarice et de corruption d’une élite restreinte. Elle cherche, au contraire, à aider l’humanité – notamment celles et ceux dont on ignore systématiquement la parole, voire l’identité – à se constituer en un pouvoir soudé, doté d’une voix unique, et capable de tenir tête à cette élite.

    Nous ne perdons pas la terre – mais son réchauffement accéléré la place sur une trajectoire menant un grand nombre d’entre nous à leur perte. Une nouvelle voie politique se présente, juste à temps, pour nous emmener en lieu sûr. Le temps n’est pas aux lamentations sur les années perdues. Le moment est venu de s’engager sur cette voie, sans perdre un instant.

    https://www.luxediteur.com/le-capitalisme-est-la-cause-du-dereglement-climatique
    #climat #changement_climatique #responsabilité

  • Mais pourquoi les chênes d’Alsace meurent-ils par dizaines ?
    https://www.europe1.fr/societe/pourquoi-les-chenes-dalsace-meurent-par-dizaine-3916208

    Il symbolise la force et la longévité. Le voilà chétif et menacé. Le #chêne, l’arbre-prince des forêts françaises depuis des millénaires, est désormais touché et menacé par le #changement_climatique. A cause de la #sécheresse, il en meurt par dizaines dans la forêt de la Harth, en #Alsace. [...]

    On se tourne donc désormais vers des essences d’avenir, avec des cèdres d’Afrique du nord : " Ce sont des cèdres qui sont originaire de l’Atlas, en Afrique du nord, et qui sont adaptés au climat actuel que nous avons en Alsace "explique Bruno Gaston.

  • De la #neige_artificielle pour sauver les #glaciers_alpins

    Les glaciers alpins disparaissent en raison du réchauffement climatique. Alors que dans les #montagnes certains font appel à la divine providence, des chercheurs tentent de freiner la fonte grâce à des solutions technologiques. Mais sera-ce suffisant ?


    https://www.swissinfo.ch/fre/s%C3%A9rie-sur-les-glaciers-suisses--3000-4500-m%C3%A8tres_de-la-neige-artificielle-pour-sauver-les-glaciers-alpins/45170356
    #glaciers #Alpes #changement_climatique #climat #technologie #Suisse

  • #Biorégions_2050

    Biorégions 2050 est le résultat d’un atelier de #prospective sur l’#Île-de-France #post-effondrement, téléchargeable gratuitement. Nous sommes presque en 2050. L’Île-de-France a subi une #fragmentation forcée résultant du #Grand_Effondrement. À partir de 2019, les effets du #dérèglement_climatique sont devenus de plus en plus perceptibles, obligeant une partie de la population francilienne – la plus aisée – à quitter la région. En raison d’une #crise_économique liée à l’interruption erratique des flux de la #mondialisation, la carte des activités a dû être redessinée et la capacité d’autoproduction renforcée. Le tissu des bassins de vie s’est redéployé autour de localités plutôt rurales et s’est profondément relocalisé. La vie quotidienne a retrouvé une forme de #convivialité de #proximité, à base d’#entraide et de #solidarité. Les #hypermarchés ont disparu, démontés pour récupérer le #fer et l’#aluminium. Certains #centres_commerciaux ont été transformés en #serres de #pépinières. Le #périphérique a été couvert de verdure et transpercé de radiales cyclistes et pédestres qui conduisent aux #biorégions limitrophes. La fin des #moteurs_thermiques, liée à la pénurie de #pétrole et à des décisions politiques, a induit une atmosphère nouvelle. L’#ozone_atmosphérique et les #microparticules ne polluent plus l’#air. Les #cyclistes peuvent pédaler sans s’étouffer. Mais les épisodes de #chaleurs_extrêmes interdisent encore la circulation sur de grandes distances par temps estival.


    http://fr.forumviesmobiles.org/publication/2019/03/27/bioregions-2050-12915
    #pollution #climat #changement_climatique #collapsologie #effondrement #scénario

    Le pdf :
    http://fr.forumviesmobiles.org/sites/default/files/editor/bioregions_2050.pdf

  • Avec 21 °C, un record de chaleur enregistré près du pôle Nord
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/07/16/avec-21-c-un-record-de-chaleur-enregistre-pres-du-pole-nord_5490121_3244.htm


    Alert, au Canada, est l’endroit habité le plus septentrional de la planète.
    STEPHANIE PERTUISET / AFP

    Le changement climatique n’est pas étranger à cette hausse exceptionnelle des températures, estime un météorologue du ministère canadien de l’environnement.

    C’est un « record absolu de chaleur » pour cette station. Le mercure a atteint 21 °C dimanche 14 juillet à Alert, au Canada, l’endroit habité le plus septentrional de la planète, à moins de 900 km du pôle Nord. « C’est assez phénoménal comme statistique, c’est un exemple parmi des centaines et des centaines d’autres des records établis du fait du réchauffement climatique », a souligné auprès de l’Agence France-presse (AFP) Armel Castellan, météorologue du ministère canadien de l’environnement.

    Base militaire permanente établie sur le 82e parallèle, servant notamment à intercepter les communications russes, Alert abrite depuis 1950 une station météo. Il y a fait 21 °C le 14 juillet, 20 °C le 15 juillet : « On n’a jamais vu ça », a déclaré M. Castellan. Mardi, à la mi-journée, il faisait déjà 17 °C.

    #n'est_pas_étranger_à
    #changement_climatique

  • Méditerranée : La température de l’eau dépasse 30 °C, les scientifiques craignent le pire avec ce « record »
    https://www.20minutes.fr/planete/2559663-20190708-mediterranee-temperature-eau-depasse-30-scientifiques-cra

    Un record dans l’histoire contemporaine des relevés météorologiques. La température de la mer Méditerranée atteint des sommets, avec pas moins de 30 °C sur le littoral, à Marseille. « La température est de 28 °C à planier [au large des côtes], et elle atteint localement 31, voire 32 °C en surface près du littoral le littoral », précise Paul Marquis, prévisionniste météo.

    Une situation « pas du tout normale », selon lui. « Même en 2003, la mer n’avait pas atteint ces températures. Jamais dans l’époque contemporaine des relevés météo, nous n’avons atteint ces températures, que ce soit à la fin ou au début de l’été », avance-t-il. En cause, les fortes chaleurs observées depuis la fin du mois de juin, couplées à l’absence de mistral.

  • Maudits gazons - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2019/06/30/maudits-gazons

    Je ne crois pas qu’il existe quelque chose de plus stupide qu’une tondeuse à gazon. En dehors d’une piscine individuelle. Ou d’une voiture (encore que…). Le genre d’engin qui coute un bras à l’achat, qui ne sert à rien 99 % du temps, qui ne t’apporte aucun plaisir à l’usage et qui est prévu pour te pourrir la vie jusqu’à te claquer dans les pattes de la manière la plus contrariante possible.

  • The United Nations backs seed sovereignty in landmark small-scale farmers’ rights declaration

    On Dec. 17, the United Nations General Assembly took a quiet but historic vote, approving the Declaration on the Rights of Peasants and other People Working in Rural Areas by a vote of 121-8 with 52 abstentions. The declaration, the product of some 17 years of diplomatic work led by the international peasant alliance La Via Campesina, formally extends human rights protections to farmers whose “seed sovereignty” is threatened by government and corporate practices.

    “As peasants we need the protection and respect for our values and for our role in society in achieving food sovereignty,” said #Via_Campesina coordinator Elizabeth Mpofu after the vote. Most developing countries voted in favor of the resolution, while many developed country representatives abstained. The only “no” votes came from the United States, United Kingdom, Australia, New Zealand, Hungary, Israel and Sweden.

    “To have an internationally recognized instrument at the highest level of governance that was written by and for peasants from every continent is a tremendous achievement,” said Jessie MacInnis of Canada’s National Farmers Union. The challenge, of course, is to mobilize small-scale farmers to claim those rights, which are threatened by efforts to impose rich-country crop breeding regulations onto less developed countries, where the vast majority of food is grown by peasant farmers using seeds they save and exchange.
    Seed sovereignty in Zambia

    The loss of seed diversity is a national problem in Zambia. “We found a lot of erosion of local seed varieties,” Juliet Nangamba, program director for the Community Technology Development Trust, told me in her Lusaka office. She is working with the regional Seed Knowledge Initiative (SKI) to identify farmer seed systems and prevent the disappearance of local varieties. “Even crops that were common just 10 years ago are gone.” Most have been displaced by maize, which is heavily subsidized by the government. She’s from Southern Province, and she said their survey found very little presence of finger millet, a nutritious, drought-tolerant grain far better adapted to the region’s growing conditions.

    Farmers are taking action. Mary Tembo welcomed us to her farm near Chongwe in rural Zambia. Trained several years ago by Kasisi Agricultural Training Center in organic agriculture, Tembo is part of the SKI network, which is growing out native crops so seed is available to local farmers. Tembo pulled some chairs into the shade of a mango tree to escape the near-100-degree Fahrenheit heat, an unseasonable reminder of Southern Africa’s changing climate. Rains were late, as they had been several of the last few years. Farmers had prepared their land for planting but were waiting for a rainy season they could believe in.

    Tembo didn’t seem worried. She still had some of her land in government-sponsored hybrid maize and chemical fertilizer, especially when she was lucky enough to get a government subsidy. But most of her land was in diverse native crops, chemical free for 10 years.

    “I see improvements from organic,” she explained, as Kasisi’s Austin Chalala translated for me from the local Nyanja language. “It takes more work, but we are now used to it.” The work involves more careful management of a diverse range of crops planted in ways that conserve and rebuild the soil: crop rotations; intercropping; conservation farming with minimal plowing; and the regular incorporation of crop residues and composted manure to build soil fertility. She has six pigs, seven goats, and 25 chickens, which she says gives her enough manure for the farm.

    She was most proud of her seeds. She disappeared into the darkness of her small home. I was surprised when she emerged with a large fertilizer bag. She untied the top of the bag and began to pull out her stores of homegrown organic seeds. She laughed when I explained my surprise. She laid them out before us, a dazzling array: finger millet; orange maize; Bambara nuts; cowpea; sorghum; soybeans; mung beans; three kinds of groundnuts; popcorn; common beans. All had been saved from her previous harvest. The contribution of chemical fertilizer to these crops was, clearly, just the bag.

    She explained that some would be sold for seed. There is a growing market for these common crops that have all but disappeared with the government’s obsessive promotion of maize. Some she would share with the 50 other farmer members of the local SKI network. And some she and her family happily would consume. Crop diversity is certainly good for the soil, she said, but it’s even better for the body.
    Peasant rights crucial to climate adaptation

    We visited three other Kasisi-trained farmers. All sang the praises of organic production and its diversity of native crops. All said their diets had improved dramatically, and they are much more food-secure than when they planted only maize. Diverse crops are the perfect hedge against a fickle climate. If the maize fails, as it has in recent years, other crops survive to feed farmers’ families, providing a broader range of nutrients. Many traditional crops are more drought-tolerant than maize.

    Another farmer we visited already had planted, optimistically, before the rains arrived. She showed us her fields, dry and with few shoots emerging. With her toe, she cleared some dirt from one furrow to reveal small green leaves, alive in the dry heat. “Millet,” she said proudly. With a range of crops, she said, “the farmer can never go wrong.”

    I found the same determination in Malawi, where the new Farm-Saved Seed Network (FASSNet) is building awareness and working with government on a “Farmers’ Rights” bill to complement a controversial Seed Bill, which deals only with commercial seeds. A parallel process is advancing legislation on the right to food and nutrition. Both efforts should get a shot in the arm with the U.N.’s Peasants’ Rights declaration.

    The declaration gives such farmers a potentially powerful international tool to defend themselves from the onslaught of policies and initiatives, led by multinational seed companies, to replace native seeds with commercial varieties, the kind farmers have to buy every year.

    Kasisi’s Chalala told me that narrative is fierce in Zambia, with government representatives telling farmers such as Tembo that because her seeds are not certified by the government, they should be referred to only as “grain.”

    Eroding protection from GMOs

    As if to illustrate the ongoing threats to farm-saved seed, that same week in Zambia controversy erupted over two actions by the government’s National Biosafety Board to weaken the country’s proud and clear stance against the use of genetically modified crops. The board quietly had granted approval for a supermarket chain to import and sell three products with GMOs, a move promptly criticized by the Zambian National Farmers Union.

    Then it was revealed that the board secretly was drawing up regulations for the future planting of GM crops in the country, again in defiance of the government’s approved policies. The Zambian Alliance for Agroecology and Biodiversity quickly denounced the initiative.

    The U.N. declaration makes such actions a violation of peasants’ rights. Now the task is to put that new tool in farmers’ hands. “As with other rights, the vision and potential of the Peasant Rights Declaration will only be realized if people organize to claim these rights and to implement them in national and local institutions,” argued University of Pittsburgh sociologists Jackie Smith and Caitlin Schroering in Common Dreams. “Human rights don’t ‘trickle down’ — they rise up!”

    https://www.greenbiz.com/article/united-nations-backs-seed-sovereignty-landmark-small-scale-farmers-rights-
    #ONU #semences #déclaration #souveraineté #souveraineté_semencière (?) #agriculture #paysannerie #Zambie #OGM #climat #changement_climatique
    ping @odilon

  • L’Isle de Jean-Charles vouée à disparaître en Louisiane Caroline Montpetit en Louisiane - 22 juin 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/environnement/557293/l-ile-de-jean-charles-vouee-a-disparaitre-en-louisiane

    Les habitants de l’Isle de Jean-Charles, en Louisiane, sont les premiers réfugiés liés à la montée des eaux en Amérique. Visite d’une communauté en sursis et d’un pays à la merci de la mer.

    Lorsque le prêtre catholique Roch Naquin était enfant, les étendues de terre s’étendaient à des kilomètres derrière sa maison. Il allait y couper du bois avec ses frères pour faire du feu, et les aînés y cueillaient les plantes utilisées pour soigner les maladies. Autour de sa maison, des troupeaux de bétail paissaient en liberté. Le jardin et la mer fournissaient amplement de quoi manger.

    Son île, c’est l’Isle de Jean-Charles, dans la paroisse de Terrebonne, à 127 kilomètres au sud-ouest de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane. Une étendue de 300 mètres sur 3 kilomètres de long, reliée au continent par une route, souvent rendue impraticable par les ouragans, les inondations et les marées. L’île, telle que les habitants l’ont connue dans leur jeunesse, a disparu sous les vagues d’eau salée que le golfe du Mexique fait entrer chaque année, de plus en plus loin à l’intérieur des terres. On dit que 98 % de la surface de l’île a ainsi disparu sous les eaux du golfe depuis 60 ans. En fait, l’ensemble de la côte louisianaise cède au golfe l’équivalent d’un terrain de football chaque heure.

    Derrière la maison du père Naquin, c’est désormais de l’eau que l’on voit à perte de vue, avec, au loin, un puits de pétrole qui surgit de la ligne d’horizon.

    Son voisin, Chris Brunet, a lui aussi vu le paysage se transformer depuis son enfance. « Ma soeur, qui a 16 ans de plus que moi, allait à la pêche à pied, avec pépère pis mémère. Moi, 16 ans plus tard, j’allais au même endroit avec mon père en pirogue », raconte-t-il.

    Des causes complexes
    Les causes de cette disparition graduelle de l’île sont complexes et multiples. Mais au premier rang des accusés, on trouve l’industrie du pétrole, qui a creusé des dizaines de milliers de kilomètres de canaux pour prospecter et extraire du pétrole et du gaz naturel du golfe. Ces canaux ont peu à peu grugé la terre. On montre aussi du doigt des digues qui ont été construites au nord-est, le long du Mississippi, après les inondations dévastatrices de 1927.

    « Ça a empêché l’eau douce de circuler jusqu’à nous, raconte Chris Brunet, l’un des habitants de l’île. Autrefois, on pouvait se rendre en pirogue jusqu’à La Nouvelle-Orléans. » Les digues empêchent aussi le fleuve Mississippi de distribuer chaque année le limon et les sédiments qui régénéraient la terre de toute la région. Et puis, il y a aussi la montée des océans, annoncée par les experts en changements climatiques, qui n’annonce rien qui vaille pour les prochaines décennies. « Les scientifiques parlent des changements climatiques, des gaz à effet de serre. J’imagine que ça doit jouer », dit-il.
    L’Isle de Jean-Charles en images : https://www.ledevoir.com/societe/environnement/557312/l-isle-de-jean-charles-en-images

    Autrefois si fertile, la terre de l’île, qui permettait aux habitants d’être autosuffisants, est désormais impropre à la culture, parce que trop salée. « Je m’ennuie de jardiner », soupire Denecia Billiot, 94 ans. Installée sur la galerie de sa maison, avec sa fille Theresa qui tricote à ses côtés, Mme Billiot se souvient de l’époque où elle cultivait un grand jardin derrière sa maison, où ses sept enfants ont grandi. Dans la maison voisine, sa petite-fille, Erica, vit avec son fils de six ans, Tristan. Malgré son grand âge et les difficultés d’accès à l’île par mauvais temps, quand la marée envahit la route, Mme Billiot a choisi de rester sur l’île. Sa petite-fille Erica aussi.

    « Si l’île coule, je vais la regarder couler », lance-t-elle.

    Quatre générations habitent ainsi dans ce petit coin de pays qui les a vues naître, et qu’elles vont peut-être voir disparaître. Quatre générations d’autochtones francophones, car la majorité des habitants de l’île appartiennent à la bande biloxi-chitimacha-choctaw, qui réunit des Autochtones de différentes ethnies. « Nous nous sommes unis pour être plus forts », raconte le chef Albert Naquin.

    Partir ou rester ?
    Mais tout cela ne sera plus qu’histoire ancienne d’ici quelques décennies. À cause du golfe qui mange de plus en plus la côte, la vie des habitants de l’Isle de Jean-Charles est tellement précaire que le gouvernement de la Louisiane a proposé un plan de relocalisation de sa population. Les habitants de l’île deviennent ainsi les premiers réfugiés liés à la montée des eaux d’Amérique. En janvier dernier, l’État a acheté pour 48 millions des terres situées à l’intérieur des côtes, quelques dizaines de milles au nord de Houma, à Shriever. Des terres, longées par la route 24, près d’une usine de Chevron, et qui n’ont aucun accès à l’eau. L’État de la Louisiane a promis d’y creuser un étang où on pourrait pêcher et d’y construire des maisons modernes.

    Déjà, de nombreux habitants ont quitté l’île, épuisés de faire face, année après année, aux inondations provoquées par les ouragans. Rita Falgout, effrayée par la montée des eaux qui envahit régulièrement la route d’accès à l’île, a décidé de partir lorsque son mari est devenu malade.

    « J’avais peur de l’eau, dit-elle, et peur de ne pas pouvoir sortir de l’île en cas de besoin. »

    Il y a à peine un an, elle a accepté la proposition du gouvernement lui offrant de déménager dans un appartement de la ville de Houma. Depuis, son mari est mort dans une maison de retraite, et Rita Falgout est revenue vivre auprès des siens à Pointe-aux-Chênes, près de l’Isle de Jean-Charles. « Mon frère ne voulait pas que je reste seule », dit-elle. Maintenant, elle a l’intention de profiter de la maison que lui propose de construire l’État à Shriever.

    Un plan contesté
    Mais le plan de relocalisation proposé ne fait pas l’affaire du chef de la bande biloxi-chitimacha-choctaw, Albert Naquin, qui conseille à ses membres de ne pas accepter le « forfait ». D’abord, il souhaiterait que le plan soit un projet de réunification de la bande. Cette communauté a déjà été lourdement touchée par les politiques américaines à l’égard des Autochtones.

    De leur côté, les fonctionnaires du gouvernement de la Louisiane souhaitent que le nouveau projet soit offert à tous, quelles que soient leur appartenance ethnique ou leur origine ethnique, sans projet précis de réunification d’une bande en particulier. Selon eux, certains habitants de l’Isle de Jean-Charles ne sont pas des Biloxi-Chitamacha-Choctaw, mais plutôt des membres de la nation houma, ou encore des non-Autochtones. Or, pour le chef Naquin, « le but, c’est de réunifier la bande ». Il dit d’ailleurs travailler « sur un autre plan », qui se réaliserait sans l’intervention de l’État.

    Le chef Naquin lui-même ne vit pourtant plus sur l’île depuis longtemps, mais bien dans la communauté voisine de Pointe-aux-Chênes, protégée par une toute nouvelle digue de 12 pieds. La maison familiale, où il est né, a été rasée par l’ouragan Betsy en 1965 et le chef a décidé de déménager à Pointe-aux-Chênes après l’ouragan Carmen, en 1973. « Si j’étais resté sur l’île, je serais probablement pauvre, parce qu’il faut tout refaire tous les trois ou quatre ans », raconte-t-il, devant sa maison de briques.

    À son avis, les membres de la bande biloxi-chitimacha-choctaw, qui ont hérité de maisons de l’Isle de Jean-Charles au fil des générations, n’ont pas les moyens de payer les frais inhérents à un déménagement dans une maison du gouvernement, en plus d’entretenir leur maison sur l’île.

    Nichées à 15 pieds de hauteur
    Autrefois, la maison du père Roch Naquin était construite sur des blocs de deux pieds, parce que le lieu n’était pas sujet aux inondations. « Puis, il y a eu l’ouragan Hilda qui nous a inondés, puis l’ouragan Carmen, et quelques autres. Mais il y a eu l’ouragan One, en 1985, on a reçu beaucoup d’eau. On a monté la maison sur huit pieds. On a été saufs pour quelques ouragans. Quand l’ouragan Lily s’est abattu au début des années 1990, nous inondant de nouveau, on l’a montée à 11 pieds. L’ouragan Crystal a quand même fait quelques dégâts. Le toit a été arraché », raconte-t-il.

    Même chose pour Bertha Naquin, qui nous reçoit dans sa maison perchée sur des piliers de 15 pieds. Après avoir vécu plusieurs années à Houma, elle a décidé de se réinstaller dans son coin de pays. « Ici, je suis chez moi », dit-elle.

    Si sa maison perchée est plus protégée des inondations, cela la rend toutefois plus vulnérable aux ouragans. « C’est sûr que, s’il y a un ouragan, je ne reste pas ici », dit-elle.

    Pour s’assurer de pouvoir partir avant que la route soit inondée, il faut constamment guetter les signes avant-coureurs des désastres. « Il faut regarder les marées et, si le vent vient du sud-est, il faut s’en aller », dit-elle.

    Le père Roch Naquin estime, de son côté, que les habitants de l’île devraient accepter l’offre du gouvernement de la Louisiane et saisir l’occasion de s’en aller. « Si tu ne pars pas, que quelque chose de terrible arrive, que ta maison est détruite, il sera trop tard. Moi, je suis prêt à partir, quand les nouvelles maisons seront construites », dit-il.

    #climat #réfugiés_climatiques #environnement #changement_climatique #usa

    • Les traces d’Iberville
      L’Isle de Jean-Charles doit son nom à Jean-Charles Naquin, colon français originaire de Saint-Malo, en France. Son fils, Jean-Marie Naquin, a épousé une Autochtone choctaw, Pauline Verdin, en 1824. Renié par sa famille en raison de ce mariage interracial, Jean-Marie trouve refuge sur l’île avec son épouse et lui donne le nom de son père qui y faisait des affaires, dit-on, avec le pirate français Jean Lafitte.

      « Ils faisaient de la contrebande autour du bayou de l’île. C’était un endroit caché, où ils ne pouvaient pas être vus », raconte le chef Albert Naquin, qui est son arrière-arrière-arrière-petit-fils. La légende veut d’ailleurs que Jean Lafitte ait laissé quelques trésors dans les environs.

      Mais c’est bien avant tout cela que les Autochtones choctaw, biloxi et chitimacha de Louisiane ont commencé à adopter le français, qu’ils parlent encore aujourd’hui, comme langue d’usage.

      En 1699, l’explorateur Pierre Lemoyne d’Iberville découvre l’embouchure du Mississippi par la mer et y fait construire trois forts français. Au cours de trois voyages consécutifs, il crée dans la région des liens solides avec les autochtones, renforcés par l’envoi de missionnaires et de coureurs des bois français. Au fil des générations, le français a peu à peu supplanté les langues autochtones comme langue d’usage dans les familles, même si aujourd’hui, la plupart des habitants de l’Isle de Jean-Charles ont appris l’anglais à l’école. Chris Brunet, dont la famille vit sur l’île depuis des générations, raconte que son arrière-grand-mère parlait encore le choctaw.

    • Ces réfugiés dans leur propre pays

      En 2018, il y a eu autant de nouveaux « déplacés internes » dans 55 pays que de réfugiés en séjour dans le monde entier.

      A voir le nombre de personnes exilées à l’intérieur de leur propre pays, celui des réfugiés paraît faire moins problème. A fin 2018, le nombre de réfugiés recensés dans le monde entier atteignait 28,5 millions, soit autant que celui des « déplacés internes » supplémentaires enregistrés au cours de la seule année dernière.

      Selon le Rapport global 2019 de l’Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC) du Conseil norvégien des réfugiés, dont le siège se trouve à Genève, on comptait, à fin 2018, 41,3 millions de personnes vivant en situation de déplacés internes dans 55 pays, suite à des catastrophes naturelles ou à des conflits. Il s’agit d’un effectif record de personnes déplacées dans leur propre pays du fait de conflits, de violence généralisée ou de catastrophes naturelles.
      Catastrophes naturelles

      Parmi les désastres qui ont provoqué l’an dernier quelque 17,2 millions de nouveaux déplacements, certains sont très probablement dus au changement climatique. Ainsi, les incendies qui ont détruit une grande partie de la forêt californienne et qui ont contraint 1,2 million d’Américains – sans compter les morts – à abandonner leur domicile et à s’installer ailleurs peuvent probablement être attribués au réchauffement climatique et à la sécheresse.

      Au contraire, le Bangladesh n’a enregistré l’an dernier « que » 78’000 déplacements de personnes en raison des inondations. C’est presque l’équivalent de la population de la ville de Lucerne qu’il faut recaser sur des terrains sûrs dans un pays comptant 1’100 habitants au kilomètre carré. Le Bangladesh prévoit de construire trois villes de taille moyenne pour accueillir les déplacés récents et ceux qui ne vont pas manquer d’affluer dans les années à venir. Mais que pourra-t-on faire lorsque le niveau de la mer montera ?

      Au Nigeria, cet immense pays de plus de 100 millions d’habitants, 80% des terres ont été inondées par des pluies torrentielles, causant 541’000 déplacements internes.

      Problème : les personnes qui, en raison d’inondations ou de conflits locaux, doivent chercher refuge ailleurs dans leur propre pays se rendent systématiquement dans les villes, souvent déjà surpeuplées. Comment imaginer que Dhaka, la capitale du Bangladesh récemment devenue une mégapole approchant les 17 millions d’habitants, puisse encore grandir ?
      Violences et conflits

      En 2018 toujours, 10,8 millions de personnes ont connu le sort des déplacés internes en raison des violences ou des conflits qui ont sévi surtout dans les pays suivants : Ethiopie, République démocratique du Congo (RDC), Syrie, Nigeria, Somalie, Afghanistan, République centrafricaine, Cameroun et Soudan du Sud. Outre ces mouvements internes, des personnes sont allées chercher secours et refuge notamment en Turquie (3,5 millions), en Ouganda (1,4 million) ou au Pakistan (1,4 million).

      Les trois pays qui comptent le plus de déplacés internes dus à la violence sont la Syrie, (6,1 millions de personnes), la Colombie (5,8 millions) et la RDC (3,1 millions). S’agissant de la Syrie, nous savons que la guerre civile n’est pas terminée et qu’il faudra faire des efforts gigantesques pour reconstruire les villes bombardées.

      Mais que savons-nous de la Colombie, depuis l’accord de paix entre le gouvernement de Santos et les Farc ? En 2018, il y a eu 145’000 nouveaux déplacés internes et de nombreux leaders sociaux assassinés : 105 en 2017, 172 en 2018 et 7, soit une personne par jour, dans la première semaine de janvier 2019.

      L’Assemblée nationale colombienne ne veut pas mettre en œuvre les accords de paix, encore moins rendre des terres aux paysans et accomplir la réforme agraire inscrite à l’article premier de l’accord de paix. Les Farc ont fait ce qu’elles avaient promis, mais pas le gouvernement. Ivan Duque, qui a remplacé Manuel Santos, s’est révélé incapable de reprendre le contrôle des terrains abandonnés par les Farc – et repris par d’autres bandes armées, paramilitaires ou multinationales, ou par des trafiquants de drogue. Triste évolution marquée par une insécurité grandissante.

      Et que dire de la RDC ? C’est au Kivu, Nord et Sud, véritable grotte d’Ali Baba de la planète, que les populations sont victimes de bandes armées s’appuyant sur diverses tribus pour conserver ou prendre le contrôle des mines riches en coltan, diamant, or, cuivre, cobalt, étain, manganèse, etc. Grands responsables de ces graves troubles : les téléphones portables et autres appareils connectés à l’échelle mondiale ainsi que les multinationales minières.

      Il y a probablement bien d’autres pays de la planète où les violences sont commises par des multinationales qui obligent les habitants locaux à fuir devant la destruction de leurs villages et de leurs terres. Où vont-ils se réfugier ? Dans les villes bien sûr, où ils espèrent trouver un toit. Mais un toit ne suffit pas, ni l’éventuelle aide humanitaire apportée par la Croix-Rouge et les Etats occidentaux. Quand débarquent des dizaines de milliers de déplacés, les municipalités doivent aussi construire des écoles, des hôpitaux, assurer la distribution d’eau potable et l’évacuation des eaux usées.

      Dans les pays africains où il arrive que moins de la moitié des habitants aient accès à l’eau potable, un déplacement important risque fort de remettre en cause tout le programme gouvernemental. Le rapport de l’Observatoire des situations de déplacement interne va même jusqu’à prévoir que certains des Objectifs de développement durable fixés par les Nations unies en 2015 ne pourront jamais être atteints.


      https://www.domainepublic.ch/articles/35077

    • Displaced people: Why are more fleeing home than ever before?

      More than 35,000 people were forced to flee their homes every day in 2018 - nearly one every two seconds - taking the world’s displaced population to a record 71 million.

      A total of 26 million people have fled across borders, 41 million are displaced within their home countries and 3.5 million have sought asylum - the highest numbers ever, according to UN refugee agency (UNHCR) figures.

      Why are so many people being driven away from their families, friends and neighbourhoods?
      Devastating wars have contributed to the rise

      Conflict and violence, persecution and human rights violations are driving more and more men, women and children from their homes.

      In fact, the number of displaced people has doubled in the last 10 years, the UNHCR’s figures show, with the devastating wars in Iraq and Syria causing many families to leave their communities.

      Conflict in the Democratic Republic of Congo (DRC), Yemen and South Sudan, as well as the flow of Rohingya refugees from Myanmar to Bangladesh, have also had a significant impact.

      Most do not become refugees

      While much of the focus has been on refugees - that’s people forced to flee across borders because of conflict or persecution - the majority of those uprooted across the world actually end up staying in their own countries.

      These people, who have left their homes but not their homeland, are referred to as “internally displaced people”, or IDPs, rather than refugees.

      IDPs often decide not to travel very far, either because they want to stay close to their homes and family, or because they don’t have the funds to cross borders.

      But many internally displaced people end up stuck in areas that are difficult for aid agencies to reach - such as conflict zones - and continue to rely on their own governments to keep them safe. Those governments are sometimes the reason people have fled, or - because of war - have become incapable of providing their own citizens with a safe place to stay.

      For this reason, the UN describes IDPs as “among the most vulnerable in the world”.

      Colombia, Syria and the DRC have the highest numbers of IDPs.

      However, increasing numbers are also leaving home because of natural disasters, mainly “extreme weather events”, according to the Internal Displacement Monitoring Centre (IDMC), which monitors the global IDP population only.

      The next biggest group of displaced people are refugees. There were 25.9 million by the end of 2018, of whom about half were children.

      One in four refugees came from Syria.

      The smallest group of displaced people is asylum seekers - those who have applied for sanctuary in another country but whose claim has not been granted. There were 3.5 million in 2018 - fewer than one in 10 of those forced to flee.
      Places hit by conflict and violence are most affected

      At the end of 2018, Syrians were the largest forcibly displaced population. Adding up IDPs, refugees and asylum seekers, there were 13 million Syrians driven from their homes.

      Colombians were the second largest group, with 8m forcibly displaced according to UNHCR figures, while 5.4 million Congolese were also uprooted.

      If we just look at figures for last year, a massive 13.6 million people were forced to abandon their homes - again mostly because of conflict. That’s more than the population of Mumbai - the most populous city in India.

      Of those on the move in 2018 alone, 10.8 million ended up internally displaced within their home countries - that’s four out of every five people.

      A further 2.8 million people sought safety abroad as newly-registered refugees or asylum seekers.

      Just 2.9 million people who had previously fled their homes returned to their areas or countries of origin in 2018 - fewer than those who became displaced in the same period.

      The world’s largest new population of internally displaced people are Ethiopians. Almost three million abandoned their homes last year - many escaping violence between ethnic groups.

      The conflict in the DRC also forced 1.8 million to flee but remain in their home country in 2018.

      In war-torn Syria, more than 1.6 million became IDPs.

      Venezuelans topped the list of those seeking asylum abroad in 2018, with 341,800 new claims. That’s more than one in five claims submitted last year.

      Hyperinflation, food shortages, political turmoil, violence and persecution, have forced hundreds of thousands of Venezuelans to leave their homeland.

      Most left for Peru, while others moved to Brazil, the US or Spain. More than 7,000 applied for asylum in neighbouring Trinidad and Tobago - just seven miles off Venezuela’s coast - last year alone.

      Annielis Ramirez, 30, is among the thousands of Venezuelans seeking a better life on the islands.

      “All my family is in Venezuela, I had to come here to work and help them,” she says. "I couldn’t even buy a pair of shoes for my daughter. The reality is that the minimum salary is not enough over there.

      “I’m here in Trinidad now. I don’t have a job, I just try to sell empanadas [filled pastries]. The most important thing is to put my daughter through school.”
      Those driven from their homelands mostly remain close by

      Almost 70% of the world’s refugees come from just five countries: Syria, Afghanistan, South Sudan, Myanmar and Somalia, according to the UNHCR. And their neighbouring nations host the most.

      Most Syrians have escaped to Turkey and more than half of Afghan refugees are in Pakistan.

      Many South Sudanese go to nearby Sudan or Uganda. Those from Myanmar - the majority Rohingya refugees displaced at the end of 2017 - mainly fled to Bangladesh.

      Germany, which doesn’t border any of those countries with the largest outflows, is home to more than half a million Syrian and 190,000 Afghan refugees - the result of its “welcome culture” towards refugees established in 2015. It has since toughened up refugee requirements.

      When assessing the burden placed on the host countries, Lebanon holds the largest number of refugees relative to its population. One in every six people living in the country is a refugee, the vast majority from across the border in Syria.

      The exodus from Syria has also seen refugee numbers in neighbouring Jordan swell, putting pressure on resources. About 85% of the Syrians currently settled in Jordan live below the poverty line, according to the UN.

      Overall, one third of the global refugee population (6.7 million people) live in the least developed countries of the world.
      Many go to live in massive temporary camps

      Large numbers of those driven from their home countries end up in cramped, temporary tent cities that spring up in places of need.

      The biggest in the world is in Cox’s Bazar, Bangladesh, where half a million Rohingya now live, having fled violence in neighbouring Myanmar.

      The second largest is Bidi Bidi in northern Uganda, home to a quarter of a million people. The camp has seen many arrivals of South Sudanese fleeing civil war just a few hours north.

      Bidi Bidi, once a small village, has grown in size since 2016 and now covers 250 sq km (97 sq miles) - a third of the size of New York City.

      But what makes Bidi Bidi different from most other refugee camps, is that its residents are free to move around and work and have access to education and healthcare.

      The Ugandan government, recognised for its generous approach to refugees, also provides Bidi Bidi’s residents with plots of land, so they can farm and construct shelters, enabling them to become economically self-sufficient.

      The camp authorities are also aiming to build schools, health centres and other infrastructure out of more resilient materials, with the ultimate aim of creating a working city.

      Among those living in Bidi Bidi are Herbat Wani, a refugee from South Sudan, and Lucy, a Ugandan, who were married last year.

      Herbat is grateful for the welcome he has received in Uganda since fleeing violence in his home country.

      “The moment you reach the boundary, you’re still scared but there are these people who welcome you - and it was really amazing,” he says. “Truly I can say Uganda at this point is home to us.”

      Lucy says she doesn’t see Herbat as a refugee at all. “He’s a human being, like me,” she says.

      However, despite the authorities’ best efforts, a number of challenges remain at Bidi Bidi.

      The latest report from the UNHCR notes there are inadequate food and water supplies, health facilities still operating under tarpaulins and not enough accommodation or schools for the large families arriving.
      Displacement could get worse

      Alongside conflict and violence, persecution and human rights violations, natural disasters are increasingly responsible for forcing people from their homes.

      Looking at data for IDPs only, collected separately by the Internal Displacement Monitoring Centre (IDMC), natural disasters caused most new internal displacement cases last year, outpacing conflict as the main reason for people fleeing.

      On top of the 10.8 million internally displaced by conflict last year, there were 17.2 million people who were forced to abandon their homes because of disasters, mainly “extreme weather events” such as storms and floods, the IDMC says.

      The IDMC expects the number of people uprooted because of natural disasters to rise to 22 million this year, based on data for the first half of 2019.

      Mass displacement by extreme weather events is “becoming the norm”, its report says, and IDMC’s director Alexandra Bilak has urged global leaders to invest more in ways of mitigating the effects of climate change.

      Tropical cyclones and monsoon floods forced many in India and Bangladesh from their homes earlier this year, while Cyclone Idai wreaked havoc in southern Africa, killing more than 1,000 people and uprooting millions in Mozambique, Zimbabwe and Malawi.

      Idai was “one of the deadliest weather-related disasters to hit the southern hemisphere”, the World Meteorological Organization (WMO) said.

      Although linking any single event to global warming is complicated, climate change is expected to increase the frequency of such extreme weather events.

      The WMO warns that the physical and financial impacts of global warming are already on the rise.

      Phan Thi Hang, a farmer in Vietnam’s Ben Tre province, has told the BBC his country’s changing climate has already had a “huge impact” on rice yields.

      “There has been less rain than in previous years,” he says. "As a result, farming is much more difficult.

      “We can now only harvest two crops instead of three each year, and the success of these is not a sure thing.”

      He says he and his fellow farmers now have to work as labourers or diversify into breeding cattle to make extra cash, while others have left the countryside for the city.

      Like Phan’s fellow farmers, many IDPs head to cities in search of safety from weather-related events as well as better lives.

      But many of the world’s urban areas may not offer people the sanctuary they are seeking.

      Displaced people in cities often end up seeking shelter in unfinished or abandoned buildings and are short of food, water and basic services, making them vulnerable to illness and disease, the IDMC says. They are also difficult to identify and track, mingling with resident populations.

      On top of this, some of the world’s biggest cities are also at risk from rising global temperatures.

      Almost all (95%) cities facing extreme climate risks are in Africa or Asia, a report by risk analysts Verisk Maplecroft has found.

      And it’s the faster-growing cities that are most at risk, including megacities like Lagos in Nigeria and Kinshasa in the Democratic Republic of Congo.

      Some 84 of the world’s 100 fastest-growing cities face “extreme” risks from rising temperatures and extreme weather brought on by climate change.

      This means that those fleeing to urban areas to escape the impact of a warming world may well end up having their lives disrupted again by the effects of rising temperatures.

      https://www.bbc.com/news/world-49638793
      #conflits #violence #Bidi-Bidi #camps_de_réfugiés #bidi_bidi #vulnérabilité #changement_climatique #climat #villes #infographie #visualisation

  • Les impacts des changements climatiques sur l’industrie du sirop d’érable

    Depuis le début des années 2000, plusieurs acériculteurs expriment leur inquiétude relativement aux conséquences des changements climatiques sur leur industrie. « Ils se demandent si ce secteur restera viable tant du point de vue économique que de celui du processus de la coulée de sève, relate Benoît Côté, professeur agrégé et directeur des études graduées au Département des sciences des ressources naturelles de l’Université McGill. Ça m’a incité à me pencher sur cette question au début des années 2010. De tous les impacts anticipés, j’en ai relevé cinq qui pourraient se produire ou non d’ici 2050. »

    https://www.laterre.ca/actualites/foret/les-impacts-des-changements-climatiques-sur-lindustrie-du-sirop-derable

    #climat #changement_climatique #canada #sirop_d'érable

  • Artificialisation des sols : en France, on bétonne même quand ce n’est pas nécessaire Marina Fabre - 8 Avril 2019 - Novethic
    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/agriculture/isr-rse/l-artificialisation-des-sols-progresse-plus-vite-que-la-croissance-demograp

    L’artificialisation des terres progresse plus vite que la croissance démographie et économique. Autrement dit, en France, même quand il n’y a pas de besoin spécifique, les sols sont bétonnés. À ce rythme d’ici la fin du siècle, 18 % du territoire sera artificialisé, prévient l’Iddri. Une situation qui pose question quand à la souveraineté alimentaire de la France et sa capacité à résister au changement climatique. 


    L’artificialisation des sols consiste à convertir des terres agricoles, forestières ou naturelles pour l’urbanisation ou le développement d’infrastructures. ©CC0

    C’est un phénomène que les politiques publiques ont dû mal à endiguer malgré les promesses. En 2015, l’artificialisation de sols représentait 9,4 % du territoire métropolitain contre 8,3 % en 2006. "La France a perdu un quart de sa surface agricole sur les 50 dernières années", a ainsi rappelé Emmanuel Macron lors de sa visite au Salon de l’Agriculture. Aujourd’hui, c’est l’équivalent de la superficie d’un département moyen qui est bétonné tous les 7 à 10 ans.

    Or selon une nouvelle étude menée par l’Institut du développement durable et des relations internationales (#Iddri), « un nombre préoccupant de territoires connaissent une forte artificialisation malgré une faible croissance démographique et économique ». Autrement dit l’artificialisation progresse même quand elle n’est pas nécessaire. « En dix ans, la superficie des terres artificialisées a augmenté de 13 % alors que la croissance du produit intérieur brut est de 6 % et celle de la démographie de 5 % », détaille Alice Colsaet, doctorante à l’Iddri et autrice de l’étude.

    L’habitat et les zones d’activité responsables de l’artificialisation
    Plusieurs facteurs sont évoqués, notamment l’évolution de nos modes de vie. Les Français vivent de plus en plus seuls, les familles sont moins nombreuses et ont besoin de plus d’espace. Ils privilégient les maisons individuelles pourtant responsables d’un hectare sur deux artificialisé et achètent de plus en plus de maisons secondaires. Mais les collectivités sont également pointées du doigt.

    « Il y a une tendance à consommer de l’espace pour essayer de créer un dynamisme », décrypte Alice Colsaet, « certaines collectivités vont construire des zones d’activité même s’il n’y a pas de demande et qu’elles sont en concurrence avec la zone d’activité de la collectivité voisine. C’est une offre surabondante qui est déconnectée des besoins et qui créé des zones vides ». Il n’y a pas un responsable, c’est le cumul entre les nouveaux logements, les complexes commerciaux, les réseaux routiers… qui favorise cette artificialisation galopante. 

    Moins de terres agricoles, un enjeu de sécurité alimentaire
    Selon les estimations de l’Iddri, si la France continue à ce rythme, d’ici la fin du siècle, 18 % de son territoire sera artificialisé contre 9,7 % aujourd’hui. Cela paraît peu mais les conséquences pourraient être terribles. « D’abord cela signifierait une perte d’autonomie alimentaire dans l’Hexagone alors qu’il y a une croissance démographique », alerte Emmanuel Hyest, président des Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (#Safer), « ensuite les terres agricoles participent à la lutte contre le changement climatique. Elles permettent de capter le carbone mais également l’eau qui recharge les nappes phréatiques ».

    Pour Emmanuel Hyest, pas de doute, il faut considérer les terres agricoles comme des surfaces intouchables, à l’instar des forêts. Emmanuel Macron, lui, vise l’objectif de zéro artificialisation nette. Cette ambition, introduite dans le Plan biodiversité de 2018, « suppose que toute nouvelle construction devrait être compensée par une déconstruction équivalente, par exemple dans des zones d’activités devenues vacantes ou des parkings surdimensionnés », rappelle l’Iddri. Reste à voir, dans le temps, les effets de cette nouvelle réforme. 

     #artificialisation #agriculture #écologie #sols #urbanisme #bétonnage #artificialisation_des_terres #terres_agricoles #bétonnage #changement_climatique

    • déconstruction équivalente ? ? ? ? ?
      Juste avant la construction d’une zone soit disant industrielle, de la chaux vive est mélangée à la terre, par chez moi.

      Question : Que reste il après la déconstruction ?
      La notion de déconstruction équivalente, c’est du pur macron.

  • All What Your #Jeans Can (and Do) Hide !

    Paris, Milan, New York, Tokyo… These are just some of the world’s most prestigious fashion catwalks. There, and elsewhere, perfectly – and often unrealistically – silhouetted young women and men graciously parade to impress elite guests and TV watchers with surprising, fabulous creativity of the most renowned fashion designers and dressmakers.

    Yet…

    … Yet, regardless of the amazing costs of such shows – and of what you may wonder how eccentric can be some of the displayed clothing – there is a hidden cost that Mother Nature pays (and which is not included in the price tag).

    The environmental price

    2,000 gallons (some 7.570 litres) of water needed to make one pair of jeans;
    93 billion cubic metres of water, enough for 5 million people to survive, is used by the fashion industry every year;
    fashion industry produces 20% of global wastewater;
    clothing and footwear production is responsible for 8% of global greenhouse gas emissions;
    every second, the equivalent of one garbage truck of textiles is landfilled or burned;
    clothing production doubled between 2000 and 2014.


    http://www.ipsnews.net/2019/04/jeans-can-hide
    #industrie_textile #environnement #eau #effet_de_serre #climat #changement_climatique #déchets

  • Dégraissez le PIB pour sauver le #climat ! (4/4)
    http://carfree.fr/index.php/2019/04/05/degraissez-le-pib-pour-sauver-le-climat-4-4

    Puisqu’aujourd’hui, arrivé au bord du précipice climatique, tout le monde, même les milliardaires (sauf Trump) et leurs premiers de cordée, se déclare volontaire pour sauver la planète, qu’il nous soit Lire la suite...

    #Réchauffement_climatique #capitalisme #changement_climatique #décroissance #économie #GES #libéralisme #société

  • Ryanair : 10e plus grand pollueur européen derrière les centrales à charbon _ Lucas Fu -
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_ryanair-10eme-plus-grand-pollueur-europeen-derriere-les-centrales-a-char

    L’entreprise low-cost irlandaise rejoint un palmarès précédemment occupé exclusivement par des centrales à charbon.

    Selon les données publiées par la commission européenne et compilées par l’ONG Transport & Environment https://www.transportenvironment.org/press/ryanair-joins-club-europe%E2%80%99s-top-10-carbon-polluters , les émissions de CO2 pour 2018 de la compagnie ont augmenté de 6,9% par rapport à 2017 et de 49% sur les 5 dernières années. C’est plus que le secteur de l’aviation en général qui a augmenté respectivement de 4,9% et de 26,3%.

    Des chiffres alarmants en opposition totale avec l’effort européen de réduction d’émission de gaz à effet de serre. En effet, alors que les rejets de carbone de l’aviation sont en augmentation, les autres secteurs du système d’échange de quotas d’émission de l’UE ont enregistré une baisse de 3,9% en 2017.

    Andrew Murphy, directeur de l’aviation chez Transport & Environment, a déclaré : " Quand il s’agit de climat, Ryanair est le nouveau charbon. Cette tendance ne se poursuivra que jusqu’à ce que l’Europe se rende compte que ce secteur sous-taxé et sous-réglementé doit s’aligner avec les autres « .
     » L’aviation est le plus grand échec climatique de l’Europe. (...) Le temps d’un grand changement dans la politique aérienne européenne est arrivée ", conclut-il.

    #ryanair #pollution #carbone #ue #union_européenne #transport_aérien #compagnies_aériennes #kérosène #charbon #impact_sur_l'environnement #climat #énergies_fossiles #pollution #changement_climatique #environnement #le_défi_du_réchauffement_climatique