• Plusieurs millions de nouveaux réfugiés et déplacés climatiques en 2019

    Un porte-parole du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU a déclaré mercredi que des millions de nouveaux déplacés et réfugiés climatiques étaient apparus en 2019, dont près de 750 000 personnes pour la seule Somalie, en proie à d’intenses aléas climatiques.

    “Le bruit du vent nous a réveillés en pleine nuit. Quelques instants plus tard, de l’eau a commencé à entrer chez nous. Nous avons seulement réussi à attraper nos enfants avant de nous enfuir vers une zone surélevée.” Rafael Domingo, un père de quatre enfants, a tout perdu lors du passage du cyclone Idaien mars dernier au Mozambique. Comme lui, 73 000 personnes se sont retrouvées sans-abri, ne laissant d’autre choix que de fuir les zones sinistrées, ont raconté de nombreux témoins à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

    Qu’ils changent simplement de région ou qu’ils quittent leur pays après une catastrophe naturelle, ces hommes et ces femmes incarnent une catégorie de migrants dont on parle peu : les déplacés et les réfugiés climatiques. Selon le Conseiller spécial sur l’action pour le climat du HCR, Andrew Harper, “rien que sur la première moitié de l’année, les tempêtes, les inondations et autres catastrophes ont provoqué plusieurs millions de nouveaux déplacements”.

    Dans un discours alarmant prononcé à la COP 25 de Madrid, mercredi 11 décembre, le porte-parole onusien explique que “les changements climatiques amplifient la fréquence et l’intensité des catastrophes naturelles et qu’ils contribuent à fragiliser les populations et à déclencher des conflits”. Il estime par conséquent que “davantage de personnes seront menacées de déplacement à moins qu’une action urgente ne soit prise.”

    Outre les catastrophes naturelles, Andrew Harper s’est dit “particulièrement préoccupé” par l’épuisement des ressources naturelles, la diminution des rendements agricoles ou encore la pénurie de bétail qui deviennent “des multiplicateurs de menaces de conflit et d’instabilité pouvant conduire à des crises humanitaires et à de nouveaux déplacements, à la fois en interne et au-delà des frontières.”

    En première ligne de ces menaces climatiques, la région du Sahel voit déjà des effets dévastateurs. “En Somalie, un pays hautement vulnérable aux changements climatiques, plus de 746 000 personnes ont été déplacées au sein du pays cette année à cause de l’intensification de la sécheresse, mais aussi des inondations monstres et des conflits”, souligne Andrew Harper.

    Dans les régions fragiles, souvent frappées par les catastrophes naturelles, les déplacés parviennent rarement à retrouver leur ancienne vie. “Beaucoup d’entre nous ne pourrons jamais rentrer chez eux. La sécheresse en Somalie revient tout le temps. Les habitants n’ont pas assez de temps ou de moyens pour se remettre sur pieds à chaque fois”, a expliqué à l’OIM Halima, une mère de trois enfants déplacée en Somalie à cause de la sécheresse.
    Plus de 250 millions de réfugiés climatiques en 2050
    Dans son dernier rapport sur la paix dans le monde paru en juin, l’Institute for Economics and Peace, un think tank australien, estimait à 18 millions le nombre de personnes forcées à quitter leur foyer à cause d’une catastrophe naturelle. Cela correspond à plus de 60% de l’intégralité des déplacements dans le monde en 2017.
    Les auteurs du même rapport notent également qu’actuellement, près d’un milliard de personnes vivent dans des zones “hautement à très hautement” exposées aux aléas climatiques. Ainsi, des millions de personnes risquent de se déplacer ou migrer dans un futur proche. La Banque mondiale estime que d’ici 2050, on dénombrera 143 millions de migrants climatiques originaires d’Afrique sub-saharienne, d’Asie du sud-est et d’Amérique latine. Au total, ils pourraient même dépasser les 250 millions à l’échelle de la planète, selon les prévisions de l’ONU.

    Depuis la COP 25 Madrid, le HCR a appelé à “une action urgente” notamment en mettant en place des systèmes de prévision et d’alerte précoce améliorés ainsi que des stratégies de réduction des risques. Il s’agit également “d’intensifier les efforts d’adaptation et de résilience” en diversifiant, par exemple, les sources de revenus des populations fragiles qui dépendent souvent entièrement de l’agriculture ou de la pêche, par exemple.

    L’agence onusienne appelle également les pays accueillant des réfugiés à instaurer un véritable cadre de protection pour les populations déplacées par le climat. À ce jour, les catastrophes naturelles et autres événements dus au réchauffement de la planète ne constituent pas un argument permettant de demander l’asile, les déplacés environnementaux n’ont d’ailleurs aucun statut juridique défini comme c’est le cas pour les réfugiés. La Suède fait toutefois figure de pionnière en la matière en reconnaissant depuis 2005, le droit à la protection pour les personnes victimes de catastrophes environnementales. Depuis 2009, une quarantaine de pays africains a également ratifié la Convention de Kampala sur la protection et l’assistance des déplacés environnementaux inter-Afrique.

    Les questions climatiques occuperont une place de choix à l’occasion du tout premier Forum mondial sur les réfugiés, les 17 et 18 décembre prochains à Genève, puisqu’il s’agira de l’un des six thèmes fondamentaux discutés et pouvant, comme l’espère Andrew Harper du HCR, donner lieu à des actions concrètes dès 2020.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/21507/plusieurs-millions-de-nouveaux-refugies-et-deplaces-climatiques-en-201
    #IDPs #réfugiés_climatiques #réfugiés_environnmentaux #déplacés_internes #asile #migrations #réfugiés #climat #prévisions #Somalie #sans-abri #catastrophe_naturelle #changements_climatiques #Sahel #COP_25 #risques #protection #statut #Convention_de_Kampala

    Lien entre changements climatiques et #conflits :

    Outre les catastrophes naturelles, #Andrew_Harper s’est dit “particulièrement préoccupé” par l’épuisement des ressources naturelles, la diminution des rendements agricoles ou encore la pénurie de bétail qui deviennent “des multiplicateurs de menaces de conflit et d’#instabilité pouvant conduire à des #crises_humanitaires et à de nouveaux déplacements, à la fois en interne et au-delà des frontières.”

    #guerre

    • Asile : réfugié climatique, un statut non reconnu mais qui compte

      L’ONU prévoit 250 millions de réfugiés climatiques d’ici à 2050 dont une grande partie sera issue d’une Afrique sub-saharienne pas assez résiliente face à l’intensification des catastrophes naturelles. Le phénomène pourrait amplifier les départs de migrants vers l’Europe, sauf que le statut de réfugié climatique n’y est pas reconnu.

      Sécheresses, inondations, ouragans : les épisodes météorologiques dévastateurs sont de plus en plus fréquents et de plus en plus intenses sous l’effet du changement climatique. Si aucune région du monde n’est épargnée, toutes n’ont pas la même propension à la résilience ni les mêmes capacités de reconstruction.

      En Afrique sub-saharienne, au Moyen-Orient ou en Asie, des pans entiers de population sont déjà contraints de quitter leur région ou même leur pays d’origine pour tenter de tout recommencer ailleurs. Ce sont des “réfugiés climatiques”.

      Si le terme est apparu pour la première fois en 1985 dans un rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), il n’existe à ce jour dans le monde aucun statut juridique pour ces déplacés environnementaux. La Suède fait toutefois figure de pionnière en la matière en reconnaissant depuis 2005, le droit à la protection pour les personnes victimes de catastrophes environnementales. Depuis 2009, une quarantaine de pays africains a également ratifié la Convention de Kampala sur la protection et l’assistance des déplacés environnementaux inter-Afrique. Et plus récemment, début novembre, la Nouvelle-Zélande a annoncé se pencher sur la création d’un visa spécial pour les réfugiés climatiques du Pacifique.

      Reste que pour la plupart des pays de la planète, le changement climatique ne peut justifier une demande d’asile. En France, notamment, “ce n’est pas un argument recevable en tant que tel, mais il peut être pris en compte et ajouté au dossier dans certains cas”, indique une porte-parole de France Terre d’Asile, contactée par InfoMigrants. “Si le changement climatique vous force, par exemple, à partir de chez vous pour une région où votre ethnie est mal acceptée ou menacée, l’argument pourra être entendu. Mais on ne reconnaît que ce qui est de la main de l’Homme. Le climat ne peut être utilisé que comme un élément de compréhension au dossier”, précise l’ONG.

      “Une crise migratoire en Europe ? Attendez de voir dans 20 ans...”

      Selon les estimations de l’ONU, le monde comptera au moins 250 millions de réfugiés climatiques d’ici 2050. En moins de 10 ans, les dangers liés au climat “déplacent en moyenne 21,7 millions de personnes par an, soit 59 600 par jour”, souligne Steve Trent, directeur exécutif de la Fondation pour la justice environnementale (EJF), dans un rapport publié début novembre. “Si l’Europe pense avoir un problème avec la crise migratoire actuelle, attendez de voir dans 20 ans quand les conséquences du changement climatique forcera des millions de personnes à quitter l’Afrique”, enchérit le général Stephen Cheney, retraité de l’armée américaine, cité par le rapport.

      “Il faut regarder les choses en face : l’Afrique a une population jeune et de plus en plus éduquée. L’enseignement est dispensé dans des langues comme l’anglais, le français, l’espagnol, le portugais… alors bien sûr, l’Europe est une meilleure destination aux yeux de ces jeunes [...] Et il est impossible d’arrêter cette migration”, explique Ibrahim Thiaw, directeur exécutif de l’agence pour l’environnement de l’ONU, joint à Nairobi par InfoMigrants.

      Parmi les régions les plus vulnérables : le Sahel, jusqu’à la Somalie, affirme-t-il, des régions où la production agricole est cruciale. Elle représente par exemple 30% du produit intérieur brut en Sierra Leone, au Liberia ou en Centrafrique. Dix-sept des vingt pays les plus dépendants à l’agriculture au monde se trouvent en Afrique sub-saharienne.

      Le changement climatique, un amplificateur des conflits

      “En combinant l’accroissement démographique -l’Afrique comptera 2 milliards d’habitants en 2050- à la dégradation des ressources naturelles et leur mauvaise gestion, la seule issue possible c’est la migration, poursuit Ibrahim Thiaw. Les déplacés climatiques sont un phénomène déjà présent, qui s’accentue de jour en jour sans que l’on puisse véritablement le quantifier car beaucoup de paramètres entrent en jeu et nous n’avons même pas de définition claire de ce qu’est un réfugié climatique.”

      Un statut qui pourrait ne jamais être reconnu internationalement, bien que le rôle du changement climatique dans les conflits actuels soit démontrable. “En Syrie, on comptait déjà 1,3 et 1,5 million de personnes fuyant la sécheresse avant même que la guerre ne commence. Personne ne dit que le changement climatique est la raison du conflit syrien, mais il est à ne pas en douter un ‘amplificateur des menaces’ pouvant mener à des violences”, argue Steve Trent de l’EJF.

      Si Ibrahim Thiaw de l’ONU ne croit pas, pour l’heure, à une convention mondiale sur les réfugiés climatiques, il exhorte la communauté internationale mettre en place et appliquer des accords régionaux sur le modèle de la Convention de Kampala encore trop méconnue. Il encourage aussi les potentiels migrants à bien réfléchir à leur projet migratoire avant de se lancer aveuglément sur des routes souvent dangereuses à travers le désert, les forêts tropicales ou la Méditerranée. “Un pays comme l’Ouganda est très accueillant. Il n’y a pas de camp de réfugiés et ils sont exemplaires sur l’intégration”, conclut-il.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/6031/asile-refugie-climatique-un-statut-non-reconnu-mais-qui-compte

    • Groundswell : Preparing for Internal Climate Migration

      This report, which focuses on three regions—Sub-Saharan Africa, South Asia, and Latin America that together represent 55 percent of the developing world’s population—finds that climate change will push tens of millions of people to migrate within their countries by 2050. It projects that without concrete climate and development action, just over 143 million people—or around 2.8 percent of the population of these three regions—could be forced to move within their own countries to escape the slow-onset impacts of climate change. They will migrate from less viable areas with lower water availability and crop productivity and from areas affected by rising sea level and storm surges. The poorest and most climate vulnerable areas will be hardest hit. These trends, alongside the emergence of “hotspots” of climate in- and out-migration, will have major implications for climate-sensitive sectors and for the adequacy of infrastructure and social support systems. The report finds that internal climate migration will likely rise through 2050 and then accelerate unless there are significant cuts in greenhouse gas emissions and robust development action.


      https://openknowledge.worldbank.org/handle/10986/29461
      #rapport

  • Rising Seas Will Erase More Cities by 2050, New Research Shows - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2019/10/29/climate/coastal-cities-underwater.html

    Rising Seas Will Erase More Cities by 2050, New Research Shows

    By Denise Lu and Christopher FlavelleOct. 29, 2019

    Rising seas could affect three times more people by 2050 than previously thought, according to new research, threatening to all but erase some of the world’s great coastal cities.

    The authors of a paper published Tuesday developed a more accurate way of calculating land elevation based on satellite readings, a standard way of estimating the effects of sea level rise over large areas, and found that the previous numbers were far too optimistic. The new research shows that some 150 million people are now living on land that will be below the high-tide line by midcentury.

    #climat #sea_level_rise #cartographie #nyt

    • UN expert condemns failure to address impact of climate change on poverty

      Climate change will have the greatest impact on those living in poverty, but also threatens democracy and human rights, according to a UN expert.

      “Even if current targets are met, tens of millions will be impoverished, leading to widespread displacement and hunger,” said the UN Special Rapporteur on extreme poverty and human rights, Philip Alston, in a report released today.

      “Climate change threatens to undo the last 50 years of progress in development, global health, and poverty reduction,” Alston said. “It could push more than 120 million more people into poverty by 2030 and will have the most severe impact in poor countries, regions, and the places poor people live and work.”

      Even the unrealistic best-case scenario of 1.5°C of warming by 2100 will see extreme temperatures in many regions and leave disadvantaged populations with food insecurity, lost incomes, and worse health. Many will have to choose between starvation and migration.

      “Perversely, while people in poverty are responsible for just a fraction of global emissions, they will bear the brunt of climate change, and have the least capacity to protect themselves,” Alston said. “We risk a ‘climate apartheid’ scenario where the wealthy pay to escape overheating, hunger, and conflict while the rest of the world is left to suffer.”

      Climate change has immense, but largely neglected, implications for human rights. The rights to life, food, housing, and water will be dramatically affected. But equally importantly will be the impact on democracy, as governments struggle to cope with the consequences and to persuade their people to accept the major social and economic transformations required. “In such a setting, civil and political rights will be highly vulnerable,” the Special Rapporteur said.

      “Most human rights bodies have barely begun to grapple with what climate change portends for human rights, and it remains one on a long laundry list of ‘issues’, despite the extraordinarily short time to avoid catastrophic consequences,” Alston said. “As a full-blown crisis that threatens the human rights of vast numbers of people bears down, the usual piecemeal, issue-by-issue human rights methodology is woefully insufficient.”

      Sombre speeches by government officials at regular conferences are not leading to meaningful action. “States have marched past every scientific warning and threshold, and what was once considered catastrophic warming now seems like a best-case scenario,” Alston said. “Even today, too many countries are taking short-sighted steps in the wrong direction.”

      States are failing to meet even their current inadequate commitments to reduce carbon emissions and provide climate financing, while continuing to subsidise the fossil fuel industry with $5.2 trillion per year.

      “Maintaining the current course is a recipe for economic catastrophe,” Alston said. “Economic prosperity and environmental sustainability are fully compatible but require decoupling economic well-being and poverty reduction from fossil fuel emissions.”

      This transition will require robust policies at the local level to support displaced workers and ensure quality jobs. “A robust social safety net will be the best response to the unavoidable harms that climate change will bring,” Alston said. “This crisis should be a catalyst for states to fulfil long ignored and overlooked economic and social rights, including to social security and access to food, healthcare, shelter, and decent work.”

      Although some have turned to the private sector for solutions, an overreliance on for-profit efforts would nearly guarantee massive human rights violations, with the wealthy catered to and the poorest left behind. “If climate change is used to justify business-friendly policies and widespread privatisation, exploitation of natural resources and global warming may be accelerated rather than prevented,” Alston said.

      “There is no shortage of alarm bells ringing over climate change, and an increase in biblical-level extreme weather events appear to be finally piercing through the noise, misinformation, and complacency, but these positive signs are no reason for contentment,” Alston said. “A reckoning with the scale of the change that is needed is just the first step.”

      https://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=24735&LangID=E

      #pauvreté

      #Rapport:

      Climate change and poverty

      Climate change will have devastating consequences for people in poverty. Even under the best-case scenario, hundreds of millions will face food insecurity, forced migration, disease, and death. Climate change threatens the future of human rights and risks undoing the last fifty years of progress in development, global health, and poverty reduction.
      Staying the course will be disastrous for the global economy and pull vast numbers into poverty. Addressing climate change will require a fundamental shift in the global economy, decoupling improvements in economic well-being from fossil fuel emissions. It is imperative this is done in a way that provides necessary support, protects workers, and creates decent work.
      Governments, and too many in the human rights community, have failed to seriously address climate change for decades. Somber speeches by government officials have not led to meaningful action and too many countries continue taking short-sighted steps in the wrong direction. States are giving only marginal attention to human rights in the conversation on climate change.
      Although climate change has been on the human rights agenda for well over a decade, it remains a marginal concern for most actors. Yet it represents an emergency without precedent and requires bold and creative thinking from the human rights community, and a radically more robust, detailed, and coordinated approach.

      https://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/RegularSessions/Session41/Documents/A_HRC_41_39.docx
      #pauvreté
      ping @reka

  • #paie_tes_medie_pourris
    #sondage
    #dernier_en_date

    Dégoût, colère, envie de #révolution… : l’étude exclusive qui révèle la très sombre humeur des #Français relativement aux autres Européens |
    https://www.atlantico.fr/decryptage/3568571/degout-colere-envie-de-revolution---l-etude-exclusive-qui-revele-la-tres-s

    Selon un sondage #IFOP pour #Atlantico, 39% des Français considèrent que pour changer la situation du pays, il faudrait une révolution, tandis que 50% d’entre eux considèrent plutôt qu’il faudrait un programme de réformes.

    Relayé par #Sputnik

    Seuls 3% des Français estiment qu’il n’y a pas besoin de #changements.

    D’après les derniers sondages de l’Ifop, 54% des Français soutiennent les Gilets jaunes. Ce soutien global a peut-être baissé après un acte 18 particulièrement violent, mais ce mouvement gardera probablement encore la sympathie de plus de 40% de la population, et ce malgré la dramatisation des violences, avertit l’expert.
    Les sentiments négatifs sont encore plus partagés en France que dans les autres pays européens, a fait ressortir David Nguyen, indiquant que les trois items qui y arrivent en tête sont « déception » (38% des sondés), « colère » (32%) et « dégoût » (28%).

    « On voit une France au bord de l’implosion », a finalement constaté l’expert. En effet, 81% des Français estiment que l’opposition entre le peuple et les élites sera forte à court terme.

    https://fr.sputniknews.com/france/201903201040427606-france-sondage-ifop-revolution

  • Nomos et cosmos : coloniser le ciel. Inégalités climatiques et sociales Nord/Sud

    Pollués, surexploités ou encore spoliés, les 3sols sont au cœur des discussions sur l’#écologie. Mais serait-il aussi légitime de parler des questions climatiques en termes de #colonisation du ciel et de l’atmosphère ? À partir d’études scientifiques et de déclarations issues des représentants des pays du Sud lors des précédentes conférences sur le climat, l’architecte anglais #Adrian_Lahoud nous présente l’atmosphère à la fois comme vecteur et témoin des #changements_anthropogéniques majeurs des siècles derniers. Il cherche ainsi à redéfinir les responsabilités des #pays_industrialisés du Nord et à mettre en évidence les #effets_sociaux des bouleversements environnementaux passés ou à venir. Un voyage à bord des poussières du monde, des carottes glaciaires et des courants océaniques – jusqu’aux révoltes populaires.

    http://jefklak.org/nomos-et-cosmos-coloniser-le-ciel
    #inégalités #climat #changement_climatique #colonisation #responsabilité

  • De #villes en #métropoles, #Tôkyô, métropole #japonaise en #mouvement perpétuel :
    http://geoconfluences.ens-lyon.fr/doc/typespace/urb1/MetropScient3.htm
    Publié le 20/09/2006
    Vu le 08/06/2018

    Cet article de Natacha Aveline du bureau #CNRS #Japon Corée à Tôkyô, Institut d’#Asie #orientale, publié sur le site #géoconfluences, traite du mouvement perpétuel de Tokyo de différents points de vue. Elle rappelle d’abord l’importance #démographique de la ville, notamment par rapport au #monde et ses #lieux les plus peuplés tout en invoquant les raisons #économiques de cette #croissance par rapport à l’#histoire de la ville. Elle précise que la ville et la #campagne sont difficilement discernables et nous pouvons en conclure que la #périurbanisation doit contribuer non seulement à l’importance démographique de la ville, mais aussi à tous les #changements qui s’y opèrent, la périurbanisation progressant sans cesse sur le #territoire : c’est ce qu’elle évoque par la notion d’#émiettement #urbain. Malgré les perspectives actuelles en matière d’#économie et de #démographie, ce phénomène pose toujours #problème.

    Près de 80% des Japonais vivent en ville. […] Le #gigantisme urbain atteint sur l’#archipel des niveaux inégalés en Europe. Onze villes ont plus d’un #million d’habitants (2006), dont onze se regroupent dans quatre grandes #conurbations qui structurent un cordon urbain quasi-continu de mille kilomètres s’étirant le long du littoral Pacifique de Tôkyô à Fukuoka. Deux se distinguent par leur #démesure : Tôkyô, première #agglomération de la planète avec 34 millions d’habitants, et Ôsaka, la dixième avec 17 millions d’habitants, cumulent un produit régional brut de quelque 1 850 milliards de dollars, équivalent à celui de l’Italie et des Pays-Bas réunis.
    Si la #macrocéphalie est un phénomène commun à bien des pays d’Asie, la structuration en #mégalopole […] est plus spécifique au Japon. Elle résulte des choix industriels effectués dès l’époque Meiji (1868-1912), mais aussi de l’#expansion singulière d’un espace #urbanisé d’autant plus difficile à cerner que la ville ne s’est jamais opposée à la campagne, dans un pays où seuls les châteaux étaient fortifiés à l’époque féodale. Le phénomène d’émiettement urbain atteint ainsi une intensité sans équivalent dans les autres grands pays #industrialisés. Il a été, au Japon, une cause majeure de pathologies pendant la Haute Croissance et reste source de #problèmes aujourd’hui, en dépit de perspectives économiques et démographiques radicalement nouvelles.

    Ainsi, différentes #questions sont soulevées, d’abord celle des « logiques d’#urbanisation », elle évoque alors « l’#entremêlement de #fonctions #rurales et urbaines dans les #périphéries et […] les #zones #centrales » desquelles résulte « la faible hauteur des #constructions » et l’« #étalement du bâti » qu’elle nuance légèrement en rappelant la #verticalisation de Tôkyô entre 1980-1990 « sous l’effet des multiples opérations de #rénovation urbaine » ; et qui provient en partie de « la faible #intervention de l’#État dans la #gestion urbaine, le rôle majeur qu’ont joué à cet égard les #opérateurs #ferroviaires #privés, la toute-puissance de la propriété #foncière et l’extraordinaire #plasticité du bâti. »
    Elle donnera le la précision sur cette « faible intervention de l’État » en évoquant la #désorganisation des villes, les conséquences de l’#occupation #américaine et les problèmes qui en découle quant à la part de #responsabilité donnée aux #pouvoirs #publics.


    Plan du "quartier-gare" de Shinjuku selon N. Aveline

    Elle donnera également par la suite plus de précision quant aux réseaux ferroviaires privés, leur expansion et leur influence sur la #structure urbaine, ce qui semble pouvoir lui permettre, plus tard, d’aborder la question « statut du foncier dans l’économie #japonaise » et ainsi des rénovations et du #morcellement et de l’aspect #juridique des #parcelles #cadastrales.


    Rénovation urbaine dans le quartier d’affaires de Shinjuku-ouest (1989) - UDC (ex-HUDC / Housing and Urban Development Corporation)

    Elle en déduit de la valeur accordée au #sol et non aux constructions, ce qui lui permet d’expliquer le phénomène de la plasticité du bâtit.


    Autel shinto (inari jinja) inséré entre les immeubles du quartier de Yûrakuchô, dans l’hypercentre de Tôkyô - N. Aveline, 2002 / 2003

    Ainsi, elle évoque enfin les nouvelles #difficultés en #ville avec « l’arrêt de la hausse quasi-interrompue des prix fonciers depuis 1955 et mis un terme à la #croissance exceptionnelle qui soutenait l’économie ». Ce qui lui permet d’évoquer la nouvelle politique de #revitalisation des villes avec le "#renouvellement urbain" (toshi saisei) […] des "#périmètres #spéciaux d’#intervention d’#urgence" […] (Tôkyô, Osaka et Nagoya) », de manière à stabiliser les #prix pour la #spéculation ; le choix de #développer le #commerce et la #restauration et l’utilisation des « #friches #ferroviaires et #industrielles. »

  • Des OGM pour l’Afrique ? - RFI
    http://www.rfi.fr/afrique/20171217-bill-gates-genereux-donateur-climat-fondation-afrique-rechauffement-ogm

    L’autre grande annonce faite par Bill Gates à l’occasion du « One Planet Summit », est que « la #Bill_&_Melinda_Gates_Foundation va investir 300 millions de dollars au cours des trois prochaines années pour financer la #recherche agricole qui aidera les fermiers les plus pauvres à s’adapter au changement des conditions climatiques. Cela concerne notamment la gestion, la protection et l’amélioration des cultures. » Une initiative reçue avec enthousiasme par ceux qui estiment qu’ils en seront les principaux bénéficiaires comme les pays africains, mais qui soulève aussi de nombreuses interrogations chez certains observateurs.

    La Fondation considère que les agriculteurs les plus pauvres qui subissent les conséquences de ces #changements_climatiques n’y sont pour rien. Ce sont les pays industrialisés qui ont émis ces #gaz_à_effet_de_serre, qui sont responsables de cette dégradation. Et comme l’a dit Bill Gates, au micro de RTL, à propos des paysans, « quand il y a de mauvaises récoltes, ils n’ont pas à manger et cela crée des problèmes de #malnutrition et de #famine… ». Une des solutions préconisées par la Fondation consiste à fournir de meilleures #semences aux agriculteurs des pays en développement, ajoutant : « Il faut leur donner de meilleures graines, des graines plus productives qui peuvent résister à la #chaleur à la #sécheresse. C’est ce que nous devons faire et c’est une très belle manière de leur éviter cette souffrance ». Une grande partie de cet argent va donc aller directement à la recherche pour obtenir des graines capables de répondre à tous ces critères.

    ...

    seulement 5% des subventions sont allées directement au continent africain. La moitié des #subventions sont allées à des organisations internationales et la plus grande partie des budgets de recherche ont financé des laboratoires américains . La Fondation a annoncé vouloir obtenir la mise au point de 400 variétés améliorées pour sortir de la famine 30 millions de personnes en Afrique.

    #ogm #agrochimie

  • Les femmes sont les premières victimes des changements climatiques Le Devoir - Alexandre Shields - 12 Décembre 2017.
    http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/515222/les-femmes-premieres-victimes-des-bouleversements-climatiques

    Les impacts dévastateurs des #changements-climatiques sont de plus en plus connus. Mais ce que l’on sait moins, c’est que les #femmes en sont le plus souvent les premières victimes. Cette réalité doit d’ailleurs plus que jamais être prise en compte, ont rappelé lundi plusieurs intervenantes de différents horizons dans le cadre d’un événement organisé à la veille du One Planet Summit de Paris.
     
    « Plus de 80 % des victimes du tsunami qui a dévasté Aceh [en Indonésie] en 2004 étaient des femmes avec des enfants », a rappelé d’entrée de jeu la ministre des Finances de l’Indonésie, Sri Mulyani, dans le cadre d’un événement organisé en soirée au siège du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, à Paris.
     

    Cette situation dramatique illustre un phénomène beaucoup plus vaste, a d’ailleurs souligné la Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Patricia Espinosa. Les femmes sont aux premières loges des impacts de plus en plus concrets des sécheresses, des phénomènes climatiques extrêmes, de la désertification ou alors de la raréfaction des ressources, a-t-elle fait valoir. « Cette situation est la réalité de millions de femmes dans le monde. »
     
    Les données officielles lui donnent d’ailleurs raison. Les femmes sont ainsi victimes de #surmortalité, par rapport aux hommes, lors des #catastrophes-naturelles, des phénomènes qui auront tendance à augmenter en raison du #réchauffement global.
     
    Lors de ces catastrophes, les femmes connaîtraient un taux de #surmortalité cinq fois supérieur à celui des hommes, selon des données d’ #Oxfam. En plus du tsunami de 2004, les intervenantes ont notamment cité lundi l’exemple du cyclone qui, en 1991, a frappé le #Bangladesh, tuant 70 femmes sur 1000, contre 15 hommes sur 1000.
     
    Qui plus est, les bouleversements du climat mettent plus que jamais en péril l’agriculture dans plusieurs régions du monde, notamment dans les pays en développement. Or, 80 % de la production alimentaire d’Asie et d’Afrique subsaharienne repose sur un modèle agricole familial dont, dans 45 à 80 % de cas, les femmes assument la charge.
     
    Dans les zones rurales des pays en voie de développement, l’approvisionnement en eau et en alimentation repose essentiellement sur les femmes et les filles. Elles sont donc les premières touchées lorsque survient une sécheresse ou des pluies qui ruinent les récoltes. Quand la nourriture et l’eau viennent à manquer, elles doivent redoubler d’efforts pour subvenir aux besoins du foyer.
     
    Le plus récent rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) constate d’ailleurs ce facteur de croissance des inégalités entre hommes et femmes, tandis que l’Accord de Paris reconnaît la nécessité que les femmes et les questions de genre soient mieux intégrées dans la planification de l’action climatique.
     
    Femmes et action  
    Malgré la démonstration du phénomène, l’action n’est toujours pas au rendez-vous, a déploré lundi une coalition d’organisations de défense des droits des femmes. Dans le cadre d’un appel pour une « finance climat en action pour les femmes », elles ont souligné qu’à peine « 0,01 % des financements mondiaux soutiennent des projets s’attaquant à la fois au changement climatique et aux inégalités entre les sexes ».
     
    Cette coalition, qui compte des organisations issues de plusieurs régions du monde, a donc plaidé en faveur d’une augmentation « significative des financements publics » dans la lutte contre les changements climatiques, avec pour ambition que 20 % des « projets » financés aient aussi « pour objectif principal de réduire les inégalités entre les sexes », et ce, d’ici 2020. Les femmes sont « vecteurs de changement et d’évolution » en matière de développement durable, a fait valoir Mme Espinosa, en offrant son soutien à cette initiative.
     
    Le regroupement propose par ailleurs de favoriser l’inclusion des femmes dans les prises de décision quant aux milliards de dollars qui sont désormais dirigés vers la lutte contre les changements climatiques. L’enjeu est d’autant plus important que la communauté internationale s’est engagée à verser, dès 2020, plus de 100 milliards de dollars par année aux pays en développement pour leur permettre de mieux s’adapter aux impacts du réchauffement, mais aussi de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
     
    « Le meilleur outil que nous avons pour lutter contre les changements climatiques, c’est l’égalité entre les hommes et les femmes », a d’ailleurs fait valoir Yannick Glemarec, directeur exécutif adjoint d’ONU-Femmes.

  • La Chorale du Peuple
    Album : La résistance est fertile (Démo)

    Chanson recommandée : Do it now - Il faut faire vite
    La chanson sur (BandCamp)
    https://choraledupeuple.bandcamp.com/track/do-it-now-il-faut-faire-vite-d-mo

    Version Française : Alain Mignault, Janet Cleveland, Dan Parker et Louise Édith Hébert.
    Adapté de : Do It Now (Bella Ciao).
    Guitare : Guillaume
    Percussions (planche à laver) : Doug Kent.
    Choristes : Taliba Maud, Serge Da Sylva alias Papillon, Brigitte Cadotte, Amélie Cordeau, Guillaume, Alain Mignault, Tino Sananikone, Gab Manzano St-François, Dante Cicchillitti.
    Enregistrement et Montage : Doug Kent.

    Le titre de cet album fait référence à la créativité et l’espoir dont il faut faire preuve pour s’opposer à une vision économique qui augmente les inégalités et qui détruit la planète avec son idéologie de croissance.
    La chorale du peuple est un groupe d’amateurs, bénévoles, citoyens de tous horizons

    Ecoutez aussi, sur leur site, les albums :
    – Pour la Terre Mère (Chanson La recette du gaz de schiste ),
    – Quelques notes du Printemps érable (les milliardaires . . . . . )

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=X1gAAHMgk7s

    On oublie pas Dan Parker.
    https://www.youtube.com/watch?v=t1p2NGEPA4M

    https://www.youtube.com/watch?v=aYC8v62GvlU

    https://www.youtube.com/watch?v=4Wec6x99m7g

    #Chanson_Française #Montreal #Québec #Chorale #changements_climatiques #effet_de_serre

  • #démocratie_fissurée : chroniques d’un mauvais élève de la République (1)
    https://reflets.info/democratie-fissuree-chroniques-dun-mauvais-eleve-de-la-republique-1

    Le projet n’a rien d’ambitieux, mais il m’amuse : raconter, sur une période de 30 ans, la disparition progressive de tous les idéaux politiques français (et autres…) doublé de l’écroulement de la démocratie. Cet exercice, ô combien subjectif, passe par le filtre des rencontres, expériences, voire « aventures » d’un informaticien, musicien et écrivain devenu journaliste, qui […]

    #France #Politique #Société #Tribunes #CAC_40 #changements_de_société #coluche #desproges #histoire_contemporaine #Kurt_Cobain #Narrative_non-fiction #Nirvana

  • Internet a tout changé, la preuve par mon village - Rue89
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/144085385502

    Rue89 a eu la bonne idée de traduire le long reportage que Rex Sorgatz (@fimoculous) avait publié il y a peu sur Backchannel. Dans cet article, Rex revient à Napoleon, une petite ville isolée du Dakota du Nord où il a passé son adolescence pour regarder ce qu’internet a changé dans ce trou perdu. Il y montre, patiemment, que si internet a modifié l’accès à la #culture (les adolescents de Napoleon accèdent désormais à la même culture que les adolescents des grandes villes américaines), il n’a pas fait bouger les #mentalités. Ou en tout cas, que c’est plus compliqué… 

    #transformation

  • La Grande #Adaptation. #Climat, #capitalisme et #catastrophe

    Nous sommes entrés dans l’ère de l’adaptation.
    Dès les années 1970, certains plaidaient déjà pour une « adaptation » des sociétés aux #changements_climatiques plutôt que pour de coûteuses réductions d’émissions de gaz à effet de serre. Aujourd’hui, derrière la façade des sommets environnementaux, la réalité est celle d’un climat et d’écosystèmes qui se dérèglent, préparant une régression des conditions d’habitation humaine de la Terre.
    Sociétés, territoires, individus sont désormais sommés de « s’adapter » à ces transformations inexorables. L’auteur nous fait comprendre comment, au lieu de contribuer à la solidarité et à la sécurité sociale et de résister aux conséquences de ces changements, le capitalisme utilise le choc climatique pour étendre le pouvoir du marché au nom de l’adaptation.
    La catastrophe : un nouveau #business ?


    http://www.seuil.com/livre-9782021288940.htm
    #livre

  • Entretien avec deux libertaires cubains

    Isbel Díaz Torres, Mario Gonzalo Castillo Santana et Juana Vázquez

    http://lavoiedujaguar.net/Entretien-avec-deux-libertaires

    Isbel Díaz Torres est biologiste et poète, activiste social comme l’historien Mario Gonzalo Castillo Santana. Tous deux font partie de l’Observatoire critique cubain, de l’Atelier libertaire Alfredo López et du collectif antiraciste Confrérie de la négritude. Voici leur point de vue libertaire et critique à propos de la réalité cubaine.

    Isbel : Cuba vit un processus soutenu et sans ambiguïté de restauration du capitalisme, il est dirigé par les élites politico-militaires au pouvoir sur l’île. Ce processus implique la libéralisation de l’économie, avec l’habilitation des mécanismes d’investissements étrangers connus, la renégociation de la dette extérieure, l’obtention de crédits à travers des organisations internationales, la promotion de « zones spéciales de développement » en dehors des législations du travail en vigueur et avec la flexibilisation nécessaire pour que les sociétés étrangères puissent agir librement (...)

    #Cuba #libertaires #changements #capitalisme #transgéniques #médias #surveillance #racisme #homophobie #mémoire #révolution

  • L’article du jour sur « les origines climatiques des conflits » :
    Syria, Yemen, Libya — one factor unites these failed states, and it isn’t religion
    http://blogs.reuters.com/great-debate/2015/11/30/syria-yemen-libya-one-factor-unites-these-failed-states-and-it-isnt-r

    the connection between #climate change and Islamic State — and more broadly, between climate change and political instability — is not just a coincidence. It may instead be the key reality of the 21st century.

    Et une très bonne mise au point dans le Guardian :
    Is climate change really to blame for Syria’s civil war ?
    http://www.theguardian.com/commentisfree/2015/nov/29/climate-change-syria-civil-war-prince-charles

    The earliest reports on the subject were not scientific studies but military-led attempts to dramatise the importance of climate change by linking it to security interests. And the recent outpouring of claims about Syria’s civil war is motivated by a similar attempt – in our view misguided – to “securitise” climate change ahead of the Paris summit. While some scientific studies do find that climate change has conflict and security implications, just as many disagree.

    On y trouve aussi une critique virulente de cet article paru dans PNAS et abondamment cité, traitant du rôle du changement climatique dans la sécheresse en Syrie et la guerre.

    The case for international action on climate change is strong enough without relying on dubious evidence of its impacts on civil wars. Claims such as these are mostly rhetorical moves to appeal to security interests or achieve sensational headlines, and should be recognised as such.

  • Mont-Blanc : la Mer de Glace a perdu plus de 3 mètres d’épaisseur en un an - Yahoo Actualités France
    https://fr.news.yahoo.com/mont-blanc-mer-glace-perdu-3-m%C3%A8tres-d%C3%A9paisseur-115416132.ht

    La Mer de Glace, le plus grand glacier français, sur le Mont-Blanc, a perdu plus de trois mètres d’épaisseur lors de l’année écoulée, soit trois fois plus que lors d’une année ordinaire, selon les mesures du laboratoire de glaciologie de Grenoble.
    D’octobre 2014 à octobre 2015, cet énorme glacier de 32 km2 a perdu 3,61 mètres de glace en moyenne sur l’ensemble de sa surface, selon Christian Vincent, ingénieur de recherche au Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement (LGGE).
    Depuis trente ans, ce glacier perd en moyenne 1 mètre d’épaisseur par an sous l’effet du réchauffement climatique. Il n’y a qu’en 1995 et en 2001 qu’il a gagné quelques centimètres.
    La fonte de l’année écoulée est similaire aux pertes d’épaisseur enregistrées lors des années 2003 et 2009 : la Mer de Glace avait alors déjà perdu plus de trois mètres d’épaisseur.

  • Glacier loss raises high concern over water supplies - Climate News Network

    http://www.climatenewsnetwork.net/glacier-loss-raises-high-concern-over-water-supplies

    Massively increased ice melt in the high Himalayas because of climate change could seriously jeopardise the flow of water for billions of people in Asia.

    LONDON, 2 June, 2015 − The glaciers of the Everest region of the Himalayan massif – home to the highest peak of all – could lose between 70% and 99% of their volume as a result of global warming.

    Asia’s mountain ranges contain the greatest thickness of ice beyond the polar regions. But new research predicts that, by 2100, the world’s highest waters – on which billions of people depend for their water supply – could be at their lowest ebb because of the ice loss.

    #glaciers #climat

  • Rapport soumis par le Rapporteur spécial [de l’#ONU] sur le droit à l’#alimentation, #Olivier_De_Schutter
    Rapport final : Le droit à l’#alimentation, facteur de changement
    http://www.srfood.org/images/stories/pdf/officialreports/20140310_finalreport_fr.pdf

    « Les modes industriels de production agricole » sont un échec nutritionnel avec de graves répercussions environnementales qui doivent être abandonnés.

    Comme l’a indiqué le Rapporteur spécial (voir A/HRC/19/59), même lorsque l’apport alimentaire est suffisant, des régimes alimentaires inadaptés peuvent entraîner des #carences en micronutriments, par exemple en iode, en vitamine A ou en fer, pour ne citer que les carences les plus courantes dans une grande partie du monde en développement.

    À l’échelle mondiale, plus de 165 millions d’enfants présentent un retard de croissance − leur degré de #malnutrition est tel qu’ils ne se développent pas pleinement sur les plans physique et cognitif − et 2 milliards de personnes présentent des déficiences en vitamines et en minéraux indispensables à une bonne santé.

    Bien que les bénéfices à long terme d’une #nutrition adéquate pendant la #grossesse et avant le deuxième anniversaire de l’#enfant aient été prouvés, trop peu de mesures ont été prises pour garantir une nutrition adéquate, tant dans les pays à faible revenu, où la sous-alimentation est le principal sujet de préoccupation5, que dans les pays à revenu moyen et élevé6. En outre, les régimes alimentaires inadaptés sont l’une des principales causes de l’augmentation des #maladies non transmissibles, qui touche aujourd’hui toutes les régions du monde. À l’échelle mondiale, la prévalence de l’#obésité a doublé entre 1980 et 2008. En 2008, 1,4 milliard d’adultes étaient en #surpoids ; 400 millions d’entre eux étaient obèses et étaient donc exposés à un risque accru de diabète de type 2, de troubles cardiaques ou de cancer gastro-intestinal7.

    L’accent mis exclusivement sur l’augmentation de la production agricole a également eu de graves conséquences pour l’environnement. La « révolution verte » du XXe siècle a associé l’utilisation de variétés végétales à haut rendement, l’augmentation de l’irrigation, la mécanisation de la production agricole et le recours à des pesticides et à des engrais azotés. Ces techniques combinées, ainsi que le soutien apporté par l’État sous forme de subventions et de marketing, ont permis une augmentation du volume de production des principales céréales (maïs, blé et riz, notamment) et du soja. Le but de la révolution verte était de relever l’enjeu tel qu’il était compris à l’époque : faire en sorte que l’augmentation de la productivité agricole corresponde à la croissance démographique et à la transition alimentaire facilitée par la hausse des revenus. Elle a cependant conduit à une extension des #monocultures et, partant, à une baisse importante de la #biodiversité agricole et à une #érosion accélérée des #sols. L’utilisation excessive d’engrais chimiques a entraîné la #pollution des #eaux potables et l’augmentation de leur teneur en phosphore et des apports de phosphore dans les #océans, qui s’élèveraient actuellement à quelque 10 millions de tonnes par an. La pollution des eaux par le phosphore et par l’azote est la principale cause de l’#eutrophisation, augmentation d’origine humaine des processus de fertilisation naturelle, qui stimule la croissance des algues, et entraîne une absorption de l’oxygène dissous nécessaire pour maintenir le niveau des stocks de #poissons.

    Les répercussions des modes industriels de production agricole qui peuvent être les plus dévastatrices viennent de la contribution de ces modes de production à l’augmentation des émissions de gaz à #effet_de_serre. Au total, les pratiques agricoles sont à l’origine d’environ 15 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, sous la forme d’hémioxyde d’azote (N2O) provenant de l’utilisation d’#engrais azotés organiques et inorganiques, de #méthane (CH4) dégagé par les terres inondées des rizières et par le #bétail, et de dioxyde de #carbone (CO2) provenant de la perte de carbone organique du sol dans les terres cultivées et, en raison du pâturage intensif, dans les pâtures. De plus, la production d’engrais, d’herbicides et de #pesticides, le labour, l’irrigation et la fertilisation, ainsi que le transport, le conditionnement et la conservation des aliments nécessitent des quantités considérables d’#énergie, qui sont à l’origine de 15 à 17 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine imputables aux systèmes alimentaires9. Les #changements_climatiques résultant de ces émissions risquent de limiter fortement la productivité que les méthodes agricoles actuelles permettent d’atteindre. Dans certains pays, il semble que l’évolution des conditions climatiques observée ces trente dernières années ait déjà remis en cause en grande partie l’augmentation des rendements moyens obtenue, entre autres, grâce à la technologie et à la fertilisation par le dioxyde de carbone10. En l’absence de changement notable, on peut s’attendre à une baisse de productivité de 2 % en moyenne tous les dix ans, les variations de rendement dans les pays en développement allant de -27 % à +9 % pour les cultures essentielles11.

    (...)

    L’enseignement que l’on peut tirer de cet échec est que le passage à des politiques agroalimentaires qui soutiennent la réalisation du droit à l’alimentation demande une action #politique d’envergure visant à restructurer le système d’appui, autour de formes d’#agriculture #agroécologique à fort coefficient de #main-d’œuvre qui contribuent à la réduction de la #pauvreté.

  • Global warming’s biggest offenders
    http://www.concordia.ca/content/shared/en/news/main/stories/2014/01/15/global-warming-sbiggestoffenders.html

    When it comes to global warming, there are seven big contributors: the United States, China, Russia, Brazil, India, Germany and the United Kingdom. A new study published in Environmental Research Letters reveals that these countries were collectively responsible for more than 60 per cent of pre-2005 global warming. Uniquely, it also assigns a temperature-change value to each country that reflects its contribution to observed global warming.

    The study was conducted at Concordia under the leadership of Damon Matthews, an associate professor in the Department of Geography, Planning and Environment. In a straight ranking, the U.S. is an unambiguous leader, responsible for a global temperature increase of 0.15 C. That’s close to 20 per cent of the observed warming.

    China and Russia account for around eight per cent each; Brazil and India seven per cent; and Germany and the U.K. around five per cent each. Canada comes in tenth place, right after France and Indonesia. Although it may seem surprising that less industrialized countries, including Brazil and Indonesia, ranked so highly, their positions reflect carbon dioxide emissions related to deforestation.

    Les #changements_climatiques : à la poursuite des coupables
    http://www.concordia.ca/content/shared/fr/actualites/central/communiques-de-presse/2014/01/15/changements-climatiques.html

    Montréal, le 15 janvier 2014 – Voici les sept grands coupables du #réchauffement planétaire : les États-Unis, la Chine, la Russie, le Brésil, l’Inde, l’Allemagne et le Royaume-Uni. En effet, selon une nouvelle étude publiée dans Environmental Research Letters, ces pays seraient collectivement responsables de plus de 60 % du réchauffement climatique observé jusqu’en 2005. En outre, pour la toute première fois, on a pu établir dans quelle mesure chaque pays est en cause.

    L’étude en question a été menée à l’Université Concordia sous la direction de Damon Matthews, professeur au Département de géographie, d’urbanisme et d’environnement. Au classement direct, les États-Unis sont bons premiers, étant responsables d’une hausse de 0,15 °C de la #température mondiale, soit presque 20 % du réchauffement constaté.

    La Chine et la Russie causent chacune environ 8 % du réchauffement ; le Brésil et l’Inde, 7 % ; l’Allemagne et le Royaume-Uni, 5 % chacun. Le Canada est en 10ieme place, après la France et l’Indonésie. Il peut sembler surprenant de voir au sommet du classement certains pays moins industrialisés, comme le Brésil et l’Indonésie. Or, ces pourcentages reflètent les émissions de dioxyde de carbone liées à la #déforestation.

  • #Öcalan Abdullah annonce la fin des #hostilités
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1690

    Le #PKK et la #Turquie s’adaptent aux #changements de la #région

    Le #leader du PKK Abdullah Öcalan devait lancer ce jour, 1er du #printemps et du nouvel an kurde « #Newroz » , un appel au cessez-le-feu à partir de sa #cellule selon une #dépêche de #Reuters , datant du lundi. De la prison de l’île d’ #Imrali , en plein mer, de #Marmara où il est le seul détenu depuis 1999, il prendra parole pour une #trêve conclue entre les autorités turques et son organisation.

  • What to Do When the Oceans Rise | PLoS Biology
    http://www.plosbiology.org/article/info:doi/10.1371/journal.pbio.1001387

    The costs of either rebuilding or relocating in response are enormous but unavoidable. Furthermore, since the economies of many coastal communities are based on fisheries and tourism, the impacts of anthropogenic climate change threaten their long-term sustainability [1]. Given their vulnerability, coastal communities are on the front line of global warming. But do they have the capacity to adapt to so much environmental change? Do their responses to past challenges suggest strategies for coping with future change? Can we predict which communities are most vulnerable and help them to become more resilient?

    To answer these questions, scientists like Tim McClanahan and Joshua Cinner are merging marine and climate change ecology with modern social science.

    #changements_climatiques #mer #résilience #kenya