• #Glaciers suisses

    Le réseau des relevés glaciologiques suisse (#GLAMOS) documente et surveille systématiquement les #changements à long terme des glaciers dans les #Alpes suisses. Le réseau GLAMOS est géré conjointement par l’ETH à Zurich et les Universités de Fribourg et de Zurich. Il est également lié de près à la Commission Suisse pour l’observation de la Cryosphère (CSC). Le travail est assuré grâce au soutien financier de l’Office Fédéral de l’Environnement (OFEV), de Météo Suisse dans le cadre de GCOS en Suisse, de l’Académie Suisse des Sciences Naturelles (SCNAT) et bénéficie en grande partie du soutien de l’Office Fédéral de Topographie swisstopo.

    ▻https://www.glamos.ch
    #Suisse #monitorage #données #chiffres #relevés #base_de_données

    • Les glaciers suisses fondent à une allure record

      Dans les Alpes, l’été caniculaire de 2026 a une nouvelle fois mis à rude épreuve les glaciers. Leur fonte rapide est l’un des effets les plus évidents du changement climatique. Si le réchauffement continue de s’accélérer au même rythme, les glaciers pourraient avoir entièrement disparu à la fin du siècle. La « Revue Suisse » a accompagné les chercheurs qui font des mesures en altitude.

      Du col du Pillon, un téléphérique monte à la station « Glacier 3000 », entre les cantons de Vaud et du Valais. De la terrasse panoramique, à près de 3000 mètres d’altitude, on aperçoit en ce lundi de la fin juillet les plus hauts sommets des Alpes à l’horizon, notamment la pointe saupoudrée de neige fraîche du Cervin. La veille, des orages ont apporté quelques précipitations en montagne. Mais pas de quoi atténuer l’extrême sécheresse de cet été. Et la prochaine vague de chaleur déferle déjà sur la Suisse. Dans de nombreuses régions, les températures jusqu’ici maximales ont été dépassées.

      À 3000 mètres, il fait relativement frais : 10 °C et quelques nappes de nuages chassées par le vent. À nos pieds s’étend un haut plateau avec les glaciers relativement plats du Scex Rouge et de Tsanfleuron. Il y a quelques années encore, ils se touchaient. Depuis 2022, une langue de terre les sépare : elle est apparue en raison de la forte fonte liée au réchauffement climatique d’origine humaine. Il y a dix ans, cet endroit était recouvert par une couche de glace de 15 mètres d’épaisseur. Désormais, le dos pierreux du col de Tsanfleuron se dénude de plus en plus entre les glaciers qui s’étiolent.
      Un clapotis permanent

      La « Revue Suisse » a décidé d’accompagner le glaciologue Janosch Beer. Âgé de 31 ans, ce doctorant de l’EPFZ effectue aujourd’hui des mesures de la fonte de surface et de la température de la glace au Scex Rouge avec sa collègue Ariana David, qui lui prête main-forte pour les travaux sur la glace. Nous grimpons sur le télésiège qui, en été, mène les touristes de la station supérieure au plateau du glacier, situé 200 mètres plus bas. De là, un chemin balisé leur permet d’effectuer sans risque la promenade du « Glacier Walk ».

      Une fois arrivés au bord du glacier sans neige, nous accrochons des crampons à nos chaussures de randonnée, car le sol est glissant. Le plan de glace, légèrement incliné, est sillonné de filets d’eau et de petits ruisseaux, et l’on entend un clapotis permanent. « Je n’ai encore jamais vu le glacier aussi mouillé », constate Janosch Beer, qui vient ici chaque été depuis plusieurs années. À l’endroit le plus bas, l’eau de fonte forme un petit lac qui se déverse par-dessus une arête rocheuse en cascadant.

      Au milieu ou presque de la surface du glacier, nous tombons sur une tige d’aluminium visible de loin. C’est elle qui permet aux glaciologues de mesurer la hauteur de la perte de glace. Il y a un an, Janosch Beer a enfoui cette balise d’ablation à quatre mètres de profondeur dans le glacier. Aujourd’hui, près de trois mètres ressortent de la glace. « Et l’été n’est pas encore terminé », fait remarquer le chercheur. La seconde mesure, effectuée à l’extrémité inférieure du glacier, complète les données : cette saison, entre 2,4 et 2,9 mètres de glace pure ont fondu à la surface du glacier du Scex Rouge. Ce qui correspond, d’après le glaciologue, aux valeurs des années précédentes, qui étaient déjà considérées comme élevées à extrêmes.

      De toute façon, les jours du Scex Rouge sont comptés : épais d’une quarantaine de mètres encore, il pourrait avoir entièrement disparu d’ici 20 à 30 ans. Il est condamné à mourir parce qu’il ne peut pas se retirer dans une zone d’accumulation plus en amont, où la neige tombe même en été et où la nouvelle glace peut se former.

      Des mesures difficiles

      Outre l’épaisseur de la glace, le jeune scientifique relève aussi sa température à différentes profondeurs. Au début de son projet de recherche, il a enfoncé pour ce faire des capteurs dans le glacier, qui sont reliés à la surface par un long câble. Janosch Beer y connecte à présent son ordinateur portable et télécharge les données enregistrées en un instant. Dans sa thèse, il étudie notamment l’effet que l’absence de couverture neigeuse a sur les températures au cœur du glacier. Ses découvertes serviront à améliorer la protection contre les dangers naturels. Car la fonte des glaciers peut avoir des conséquences désastreuses pour les localités qui se trouvent en contrebas : la catastrophe de Blatten l’a montré en 2025 (voir « Revue » 4/2025).

      Une fois toutes ses mesures terminées, le glaciologue tire une perceuse de son sac à dos : les tiges d’aluminium doivent à nouveau être enfoncées à fleur du glacier. Il faut donc percer de nouveaux trous dans la glace. Janosch Beer interrompt sa première tentative à un mètre de profondeur, car le trou qu’il perce se remplit trop rapidement d’eau de fonte. « Cela ne m’était encore jamais arrivé ici », note le chercheur. Qui parvient tout de même à ses fins après quelques nouveaux essais. Son travail au Scex Rouge est terminé pour cette année.

      Dans les jours qui suivront, Janosch Beer poursuivra ses recherches sur les glaciers du Valais. Une semaine plus tard, il nous communique ses observations par e-mail. Il a constaté une fonte très importante à peu près partout, écrit-il : « À certains endroits, les tiges ressortaient de la glace de plus de trois mètres. Nous avons réussi à relever les niveaux de justesse. Ailleurs, elles étaient complètement ressorties de la glace fondue, et nous avons donc perdu les mesures. » Ce qui l’a également frappé, c’est l’étendue de la glace nue qu’il a trouvée à plus de 4000 mètres. « Auparavant, ces régions étaient recouvertes de neige toute l’année. »
      Une succession d’années extrêmes

      Toutes les données relevées sur le volume du glacier sont transmises au réseau des relevés glaciologiques suisse GLAMOS (Glacier Monitoring Switzerland), qui possède des sites de mesure sur 176 glaciers. Le bilan global, établi à la fin de chaque année hydrologique en septembre, n’était pas encore disponible à la clôture de la rédaction de ce numéro de la « Revue ».

      Néanmoins, le responsable de GLAMOS, Matthias Huss, pense que, vu les mesures effectuées jusqu’en juillet, 2026 pourrait devenir une année extrême. « Les glaciers en Suisse vont très très mal », déplore le glaciologue de 46 ans dans un appel vidéo. Leur recul, ininterrompu depuis 1990, s’est encore fortement accéléré ces dernières années. L’année record de 2022 a été, dit-il, « un véritable point de bascule : depuis, les années extrêmes se succèdent ».

      Cette année, la fonte massive des glaciers est due à la chaleur, mais aussi à un hiver pauvre en neige. « Lorsqu’il tombe assez de neige à la saison froide, celle-ci sert de couche de protection jusqu’au cœur de l’été. » Des glaciers dénudés, en revanche, forment des surfaces plus sombres qui absorbent la lumière du soleil et se réchauffent. « Ce qui entraîne une fonte encore plus rapide. » Et cet effet se renforce encore quand les masses d’air apportent de la poussière du Sahara dans les Alpes.

      Toutefois, même les hivers très neigeux ne parviennent pas à stopper la perte. Cela s’est vu en 2024, par exemple, quand Matthias Huss a trouvé jusqu’à cinq mètres de neige sur les glaciers à 3000 mètres d’altitude au mois de juin. « Ce jour-là, j’ai pensé qu’il était impossible que cette couche fonde jusqu’à l’automne. » Mais deux mois très chauds ont suivi, et la neige s’est volatilisée.
      Les grands souffrent aussi

      Les années extrêmes touchent en particulier les glaciers de petite taille, qui se morcèlent avant de disparaître. Matthias Huss a assisté personnellement au déclin du glacier de Pizol, dans le canton de Saint-Gall, sur lequel il a effectué une cinquantaine de mesures ces 20 dernières années. « Depuis 2022, on n’y trouve plus qu’un pierrier. »

      Sur les plus grands glaciers alpins suisses, celui d’Aletsch dans la région de la Jungfrau et celui du Gorner dans le massif du mont Rose, la perte – deux mètres d’épaisseur de glace par an en moyenne – est à peine visible, car ces coulées glaciaires font encore plusieurs centaines de mètres de haut. « Mais lorsqu’on se tient devant la langue d’un glacier, on voit des changements impressionnants d’année en année », explique Matthias Huss. Par exemple sur la queue du glacier du Rhône : « Là, la glace s’est nettement retirée pour faire place à un lac constitué d’eau de fonte. »

      Pour le glaciologue, la survie des glaciers de haute altitude dépendra de la « capacité du monde à faire volte-face en matière climatique ». Si l’on parvient à stabiliser le réchauffement climatique à 1,5 °C sur l’ensemble de la planète, « les glaciers pourront se retirer en altitude ». Mais ce scénario devient de plus en plus improbable : « Actuellement, nous mettons le cap sur un réchauffement terrestre de 2,7 °C . Dans les Alpes, d’après les scénarios climatiques, on pourrait même assister à un réchauffement de 4 °C. » Si les années extrêmes continuent à s’enchaîner, « il est tout à fait possible que la glace disparaisse complètement, même à plus de 4000 mètres d’altitude, d’ici la fin du siècle ».

      Ces sombres perspectives ne découragent pas Matthias Huss. Il considère plutôt comme une opportunité le fait de pouvoir documenter les bouleversements qui se produisent dans les Alpes : « Nous pouvons tirer parti du rayonnement des glaciers pour montrer les effets du changement climatique ». Nombreuses sont les personnes à avoir un lien personnel avec les glaciers, grâce à des souvenirs d’enfance ou à des vacances en montagne. « Voir la fonte de ses propres yeux peut aider à prendre conscience du problème. »
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      Un réservoir d’eau naturel menacé

      Le recul des glaciers a de graves conséquences sur la disponibilité de l’eau. « Ce n’est pas pour rien que les Alpes sont considérées comme le château d’eau de l’Europe », relève le glaciologue Matthias Huss. C’est ici que naissent les grands fleuves, notamment le Rhin, le Rhône et le Pô, qui sont alimentés, entre autres, par la fonte des neiges et des glaciers. « Les glaciers servent de réservoirs d’eau naturels et contribuent à stabiliser les débits d’eau, surtout en cas de chaleur et de sécheresse. » Les habitants des vallées alpines en ont tiré profit il y a des centaines d’années déjà, en construisant des conduites pour amener l’eau de fonte des glaciers vers les prairies et les champs secs. Certains de ces bisses sont toujours en usage en Valais.

      Si les réservoirs d’eau se rétrécissent, relève Matthias Huss, la production d’électricité par l’énergie hydraulique pourrait aussi être impactée à long terme. Certes, la fonte des glaciers remplit actuellement les lacs de barrage. « Mais cet effet s’interrompra quand les réservoirs d’eau naturels seront épuisés. »

      ▻https://www.swisscommunity.org/fr/nouvelles-et-medias/revue-suisse/article/les-glaciers-suisses-fondent-a-une-allure-record

  • Canicule : Le vrai nombre de morts est-il largement sous-estimé ?
    ▻https://www.lemediatv.fr/emissions/2026/canicule-le-vrai-nombre-de-morts-est-il-largement-sous-estime-QrPdqH7aTzuL

    Après l’été 2026 et ses épisodes de canicule, plusieurs chiffres circulent : 7 300 morts, 2 766 morts, ou encore 3 600 morts par an. Aucun n’est faux, mais ils ne racontent pas la même histoire.

    #Changements_climatiques #Climat

  • Canicules, pandémies : le pire est-il à venir ?
    ▻https://www.lemediatv.fr/emissions/2026/canicules-pandemies-le-pire-est-il-a-venir-D1RD6hQzQJ-Jf_ezd1dZWA

    Les pandémies ne tombent pas du ciel. Elles naissent dans un monde où les frontières entre les sociétés humaines, les animaux et les écosystèmes sont chaque jour un peu plus fragilisées.

    #Changements_climatiques #Écologie #Santé

  • Le gouvernement abandonne-t-il la France face aux canicules ?
    ▻https://www.lemediatv.fr/emissions/2026/le-gouvernement-abandonne-t-il-la-france-face-aux-canicules-nGyvGNNGRIKR32

    C’est encore la canicule ! Après seulement une semaine de répit. Et selon les scientifiques, si rien n’est fait, l’été que l’on est en train de vivre pourrait être le plus “froid” de ces prochaines années.

    #Changements_climatiques #Climat

  • Le Capital vampirise la nature : histoire et actualité du grand écocide capitaliste | Alain Bihr
    ▻https://www.lemediatv.fr/emissions/2026/le-capital-vampirise-la-nature-histoire-et-actualite-du-grand-ecocide-capi

    Non seulement l’épuisement de la nature, mais aussi sa transformation mortifère sont inscrits dans le mode de production capitaliste, depuis sa toute première phase de mise en place au temps des « grandes découvertes » jusqu’à nos jours.

    #Changements_climatiques #Culture #Écologie #Économie

  • Sécheresses et pluies extrêmes, les deux faces du changement climatique
    ▻https://theconversation.com/secheresses-et-pluies-extremes-les-deux-faces-du-changement-climati

    Tout semble opposer les épisodes de sécheresse et ceux de pluie intense, comme les inondations dramatiques survenues en Espagne les 29 et 30 octobre 2024. Pourtant, du fait du changement climatique, ces deux extrêmes marchent désormais main dans la main.

    Avec le changement climatique, l’eau pose problème, que cela soit par son manque ou par son excès. Les inondations dramatiques survenues en Espagne les 29 et 30 octobre 2024, qui ont causé près de 100 décès, en livrent une nouvelle illustration.

    La situation en France du printemps 2024 illustrait bien le contraste : Sécheresse extrême dans les Pyrénées-Orientales, crues rapides dans le Gard ou encore inondations dans le Pas-de-Calais.

    Ces deux types de catastrophes climatiques sont en réalité les deux faces d’une même pièce, rendus plus fréquents et/ou plus intenses à l’échelle de la France, et parfois tout à la fois, avec une alternance de sécheresse et d’inondations sur les mêmes territoires. C’est un nouveau cycle de l’eau, parfois contrarié, auquel les territoires doivent s’adapter.

    L’occasion pour le paléoclimatologue et ancien vice-président du groupe 1 du GIEC (groupe chargé de l’évaluation des aspects scientifiques du système climatique et de l’évolution du climat) Jean Jouzel de rappeler quelques enjeux clés liés à l’eau dans le contexte du changement climatique.

    Cette « inéluctabilité » de l’#adaptation (de qui ou de quoi, pour qui et pourquoi ?) face aux #changements_climatiques ... Fatigue ...

  • La #révolution agroécologique. Nourrir tous les humains sans détruire la planète

    Mûrs pour la révolution agroécologique ? Les échecs de la #révolution_verte des années 1960 et les dysfonctionnements du #système_alimentaire_mondial actuel ne sont plus à démontrer : épuisement des #sols, érosion de la #biodiversité, problèmes de #santé liés aux #pesticides, #carences_alimentaires chez des millions de personnes, sans compter l’#endettement des #paysans, la #privatisation du vivant et la domination des géants de l’#agrobusiness sur les #semences et les réseaux de #distribution_alimentaire… Il est temps de conjuguer #agriculture et #écologie !

    Fort de son parcours d’enseignant et de chercheur en agriculture, #Alain_Olivier nous guide dans cet ensemble de principes scientifiques et de #pratiques_agricoles qu’est l’agroécologie. Il est important de miser sur une gestion appropriée des sols, sur le recyclage de la #biomasse végétale et animale, sur la protection de l’#eau et des #écosystèmes. #Rotations, associations des cultures et #agroforesterie devraient être la norme, tout en intégrant l’#élevage de façon raisonnée. Puisque l’agroécologie valorise le #terroir, le savoir paysan et le rôle des #femmes, il est également crucial que ceux et celles qui nous nourrissent aient #accès_à_la_terre et aux semences.

    À l’ère des #changements_climatiques, les processus écologiques, la #justice_sociale et la #souveraineté_alimentaire doivent se trouver au cœur du fonctionnement des agroécosystèmes ainsi que du #système_alimentaire en général. Vaste #mouvement_social qui cherche à établir des pratiques plus soutenables et plus justes, l’agroécologie est la voie toute désignée pour métamorphoser les liens qu’entretient l’être humain avec sa #nourriture, son territoire et une #nature à bout de souffle.

    ▻https://ecosociete.org/livres/la-revolution-agroecologique
    #agroécologie #alimentation #livre #industrie_agro-alimentaire

  • Sous Macron, près de 300 #modifications du #Code_de_l’éducation

    Le nombre de changements dans les textes régissant l’Education a très fortement augmenté depuis 2017, créant une situation de plus en plus stressante pour les enseignants.

    Le chercheur Julien Gossa, maître de conférences au laboratoire Sage (Sociétés, acteurs, gouvernement en Europe) de l’université de Strasbourg, a analysé à partir de la base LEGI, qui répertorie les différents changements de version, les modifications apportées au code de l’Education depuis 2008. Il s’agit ici de quantifier le nombre de modifications apportés aux textes régissant l’Education nationale Une modification peut être mineure et ne remanier qu’à la marge, ou majeure, comme l’ont été les réformes du collège, du lycée ou de la formation des enseignants.

    Mais les enseignants sont soumis à un va-et-vient constant du fait de cet enchaînement de réformes des programmes et de l’organisation scolaire, et nombre d’entre eux réclament à présent un ralentissement du rythme.

    ▻https://www.liberation.fr/societe/education/sous-macron-pres-de-300-modifications-du-code-de-leducation-20241007_FDXC
    #macronisme #réformes #instabilité #incertitude #changements #éducation_nationale #France #stress #visualisation #infographie

  • ▻https://www.tiktok.com/@4dayweek/video/7324346593899990274

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    Employee well-being outcomes from individual-level mental health interventions : Cross-sectional evidence from the United Kingdom

    Initiatives that promote mental well-being are formally recommended for all British workers, with many practices targeting change in individual workers’ resources. While the existing evidence is generally positive about these interventions, disagreement is increasing because of concerns that individual-level interventions do not engage with working conditions. Contributing to the debate, this article uses survey data (N = 46,336 workers in 233 organisations) to compare participants and nonparticipants in a range of common individual-level well-being interventions, including resilience training, mindfulness and well-being apps. Across multiple subjective well-being indicators, participants appear no better off. Results are interpreted through the job demands–resources theory and selection bias in cross-sectional results is interrogated. Overall, results suggest interventions are not providing additional or appropriate resources in response to job demands.

    Quelques passages :

    Problématique :

    Specific mental well-being interventions either seek change in the individual or in the organisation (LaMontagne et al., 2007). Despite formal recommendations (National Institute for Health and Care Excellence [NICE], 2022) and evidence supporting the effectiveness of organisational change and work redesign on improving worker well-being (Fox et al., 2022; Lovejoy et al., 2021), interventions that target the individual worker are most common.

    The benefits of individual-level approaches have been extensively researched, as well as increasingly debated. There is a large scholarship of experimental work testing the effects of participation in initiatives, with systematic reviews of controlled trials for stress management (e.g., LaMontagne et al., 2007), resilience training (Joyce et al., 2018), mindfulness (Michaelsen et al., 2023) and more. Despite the apparent scale, there are continual calls for more evidence from practitioners and academic researchers, led in part by technical, methodological limitations, but also a desire for more realist evaluation (Kowalski & Loretto, 2017; Nielsen & Miraglia, 2017). Disagreement has risen around the effectiveness of individual-level strategies when compared with organisational change, with suggestions that individual-level interventions are just easier to evaluate, misguided if they do not address working conditions and then take positive change for granted. Alongside these empirical concerns is a strategic and normative critique from sociologists and industrial relations scholars, with many criticisms levelled at such practices’ propagation of, in the words of trade unions (Trade Union Congress, 2018), ‘changing the worker, and not the workplace’. Others go further, arguing individualised well-being initiatives are more interested in social control than with improving well-being (Foster, 2018; Murphy & MacMahon, 2022), with qualitative organisational research substantiating some of these fears (Holmqvist & Maravelias, 2011; Islam et al., 2022; Zoller, 2004). While a management strategy could be a tool of social control and yet still improve subjective well-being outcomes, these criticisms highlight that evaluations are political, not only technical.

    conclusion :

    The results in this article pose a challenge to the popularity and legitimacy of individual-level mental well-being interventions like mindfulness, resilience and stress management, relaxation classes and well-being apps. I find little evidence in support of any benefits from these interventions with even some small indication of harm that would confirm fears from critics (e.g., Frayne, 2019; Lovejoy et al., 2021). Employee volunteering opportunities do offer one possible exception, but the estimated effects are small, probably selection-biased and these initiatives would not engage with the job demands and resources central to theoretical and empirical understandings of work well-being. Finally, this article also contributes, at a high level through survey data, to the study of ‘what works’, as well as expanding this question to consider ‘for whom and in what circumstances’ (Nielsen & Miraglia, 2017). Future research ought to evaluate if individual-level interventions are effective alongside organisational change, or whether improvements in working conditions are a superior alternative (Bakker et al., 2023; Kelloway et al., 2023; Lovejoy et al., 2021). A combination of approaches could benefit workers by, if implemented well, enhancing job resources whilst also mitigating job demands.

    Beyond research, this article also has important repercussions for policy on workers’ well-being. As it stands, it seems premature to recommend individual-level interventions to all workers (e.g. NICE, 2022). I concur with reviewers of the field that organisational interventions, such as changes to scheduling, management practices, staff resources, performance review or job design (Fox et al., 2022), appear more beneficial for improving well-being (Lovejoy et al., 2021). Recommendations from the likes of NICE (2022) and Stevenson and Farmer (2017) do acknowledge the importance of working conditions, but more emphasis must be placed on the greater benefits of organisational rather than individual change, as well as on the importance of high-quality intervention implementation.

    ▻https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/irj.12418

    #bien-être #travail #changements #développement_personnel #organisation #à_écouter #à_lire #well-being #management #relaxation #stress #résilience

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  • « Pourquoi le #Nucléaire n’est pas bon pour le #Climat » Hervé Kempf
    ▻https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/pourquoi-le-nucleaire-nest-pas-bon-pour-le-climat-herve-kempf-AVE3CM46TA6U

    Dans un contexte de crise climatique et pour répondre aux questionnements sur l’indépendance énergétique de notre pays, nombreuses sont les propositions qui impliquent le nucléaire. Mais entre dangers climatiques et humains, ainsi que les déchets qui y…

    #Changements_climatiques #Écologie #Politique

  • #Climat : un an après, l’État toujours coupable
    ▻https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/climat-un-an-apres-letat-toujours-coupable-P2y8Jn6RQQa5Tizn1oTZmQ

    L’affaire du siècle c’était il y a un an. Un an que l’état français est condamné pour inaction climatique. Un an que quatre ONG, Notre Affaire à Tous, Greenpeace, Oxfam et la fondation pour la Nature et l’Homme, attendent de nouvelles mesures, qui…

    #Changements_climatiques #Écologie #Macron #Politique

  • Sécheresse : un danger (pour le) #Nucléaire ?
    ▻https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/secheresse-un-danger-pour-le-nucleaire-0G6fUzE_R5SLr1Zea9gFKQ

    Depuis le début de l’été, des périodes de sécheresse se succèdent dans toute l’Europe. Les centrales nucléaires qui nécessitent de l’eau pour refroidir leurs réacteurs voient leurs moyens de prélèvement limités aux abords des fleuves. Pénurie…

    #Changements_climatiques

  • Incendies : Attention ! Nos pompiers risquent de craquer
    ▻https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/incendies-attention-nos-pompiers-risquent-de-craquer-3pPzK6EfRHC1UNr7lRE9w

    Depuis plusieurs semaines, les pompiers combattent le feu dans plusieurs départements. En Gironde, 25 000 hectares ont brûlés. Les soldats du feu sont sur tous les fronts : dans l’Ardèche, les Alpes de Hautes-Provence, l’Aude, les Bouches-du-Rhône, le…

    #Changements_climatiques #Écologie

  • Méga-feux : et si le pire était à venir ?
    ▻https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/mega-feux-et-si-le-pire-etait-a-venir-btM8nQn9Ru2suvhj2_9BGw

    La France brûle et craint de plus en plus que les incendies deviennent des méga-feux. On serait ainsi rentré dans l’ère du pyrocène, celle des méga-feux. Cette menace devenue inéluctable émerge en Europe, ravageant le sud du continent et le bassin…

    #Changements_climatiques #Climat #Écologie

  • Satellite data shows entire Conger ice shelf has collapsed in Antarctica | Antarctica | The Guardian
    ▻https://www.theguardian.com/world/2022/mar/25/satellite-data-shows-entire-conger-ice-shelf-has-collapsed-in-antarctic

    An ice shelf about the size of Rome has completely collapsed in East Antarctica within days of record high temperatures, according to satellite data.

    The Conger ice shelf, which had an approximate surface area of 1,200 sq km, collapsed around 15 March, scientists said on Friday.

    Ce 15 mars, un morceau de banquise de la taille de la ville de Rome s’est détaché en Antarctique.

  • Penser la place des femmes rurales des Suds dans la justice climatique

    La justice climatique, c’est penser l’#égalité de tous et de toutes face aux #changements_climatiques et à leurs effets. L’action des femmes en faveur de la justice climatique est au cœur d’une des Coalitions d’action du Forum Génération Egalité, dont la conclusion est attendue à Paris début juillet 2021. L’« action féministe pour le climat et la justice » cible notamment le milieu rural, et mentionne explicitement les enjeux liés à l’accès à la #terre et aux #droits_fonciers des femmes et des filles. En effet, dans les régions où l’#agriculture_familiale domine, ces dernières sont souvent très fortement exposées aux changements climatiques.

    Depuis une trentaine d’années, l’articulation entre les questions de #genre et d’égalité femmes-hommes, d’une part, et les questions environnementales, d’autre part, a gagné en importance dans les discussions internationales : références au rôle des femmes dans le développement durable lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992, objectifs détaillés sur les femmes et l’environnement dans le Programme d’Action de Beijing en 1995, adoption d’un plan d’action genre pour la CCNUCC et les COP à Lima en 2014, etc. En ce qui concerne plus spécifiquement l’aide au développement, la prise en compte conjointe du « genre » et du « climat » fait désormais l’objet d’une attention croissante dans les stratégies et les financements des bailleurs de fonds, approche qui se répercute sur les politiques des pays récipiendaires de l’aide.

    Basé sur un travail de recherche portant sur l’articulation entre genre et adaptation aux changements climatiques dans l’aide publique au développement, réalisé à travers l’exemple du secteur agricole malien, cet article présente un état des lieux des principaux enjeux à l’intersection du genre, de l’agriculture familiale et des changements climatiques. Il analyse ensuite les réponses apportées par l’aide au développement, afin d’esquisser les principales priorités en termes de justice climatique pour les femmes rurales des Suds.

    Les femmes rurales maliennes en première ligne des changements climatiques

    Généralement présenté comme appartenant à la catégorie des PMA, les pays les moins avancés, ou, moins pire, à celles des pays en développement, le Mali, ancienne colonie française, est un pays continental sahélien d’Afrique de l’Ouest qui s’étend sur 1,24 million de km². Plus de la moitié de la population malienne, estimée à 19,6 millions d’habitant·e·s par la Banque mondiale en 2019, vit en milieu rural, et le secteur agricole mobilise 60 à 70% de la population active (Leyronas, Boche et Baudet, 2020). Malgré cela, la population malienne fait régulièrement face à l’insécurité alimentaire et la production agricole domestique ne permet pas de couvrir la totalité des besoins de la population. Adoptée en 2013, la Politique de Développement Agricole du Mali vise à répondre à ces besoins de manière durable, et est mise en œuvre en grande partie à travers des projets financés, pour la plupart, par l’aide publique au développement.

    Compte tenu de l’étendue du territoire national et de la diversité de l’organisation sociale, il existe au Mali une grande variété de systèmes agraires. A l’exception de la zone saharienne, au Nord du pays, ces systèmes agraires sont de type sahélo-soudaniens, c’est-à-dire définis par l’existence de systèmes de culture à jachère et élevage associé, et caractérisés par une saison sèche et une saison des pluies marquées (Dufumier, 2004). L’agriculture est essentiellement familiale, c’est-à-dire qu’elle repose sur l’interdépendance de la production agricole et de la cellule familiale, et absorbe une main d’œuvre familiale non salariée, notamment les femmes. Faible consommatrice d’intrants, cette agriculture dépend souvent fortement des ressources naturelles, et, par conséquent, est significativement impactée par les effets directs ou indirects des changements climatiques : sécheresses ou variations de la pluviométrie, invasions acridiennes, etc. Dans ce contexte, l’adaptation aux changements climatiques, en d’autres termes l’ajustement au climat actuel ou attendu et à ses conséquences (GIEC, 2014), est devenue un enjeu majeur pour l’agriculture et, plus globalement, le secteur primaire du Mali.

    A l’instar de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, il règne au sein de la plupart des systèmes agraires maliens une division sexuée du travail agricole : selon leur genre, et parfois d’autres caractéristiques comme leur âge, les membres de la famille ont des responsabilités différenciées en termes de production, voire de tâches au sein des itinéraires techniques. Par exemple, dans les systèmes agraires soudano-sahéliens, on retrouve souvent le chef de famille à la tête de la production principale, céréales et/ou filière de rente, tandis que les femmes sont en charge des activités essentiellement destinées à la reproduction de la famille, comme le maraîchage et le petit élevage. En résultent des inégalités dans l’accès aux moyens de production (semences et autres intrants, outils et matériel agricole, etc.) et, de fait, des capacités à faire face aux effets des changements climatiques qui varient selon les personnes : c’est la vulnérabilité différenciée aux changements climatiques. L’analyse en termes de vulnérabilité aux changements climatiques différenciée selon le genre met en évidence des impacts négatifs de l’évolution du climat plus importants pour les femmes que pour les hommes. Au-delà des moyens de production, capital physique, les différences structurelles entre les femmes et les hommes en termes d’accès aux ressources telles que le capital humain, financier, social et politique (Goh, 2012) influent sur le niveau de vulnérabilité aux changement climatiques.

    Les solutions insatisfaisantes de l’aide publique au développement

    L’aide publique au développement, à travers le financement de projets, participe à la mise en œuvre de la politique agricole du Mali. Ces projets sont déterminés par un certain nombre d’engagements stratégiques, qui influencent l’intégration des enjeux de genre et d’égalité femmes-hommes, d’une part, et des enjeux d’adaptation aux changements climatiques, d’autre part. Il s’agit notamment des engagements internationaux pris par le Mali sur le genre et le climat, et des politiques et stratégies genre des organismes financeurs de l’aide au développement. On observe une prise en compte croissante des enjeux de genre et de climat dans les projets de développement agricole mis en œuvre au Mali, avec l’intégration transversale des enjeux de genre dans les projets (gender mainstreaming), et/ou la définition de projets dont l’objectif est justement l’autonomisation des femmes (women empowerment) et leur renforcement de capacités face aux enjeux climatiques. L’analyse permet ainsi d’identifier trois grands types de projets de développement agricole associant enjeux de genre et enjeux climatiques :

    Les projets dont l’objectif principal est de réduire les inégalités de genre en termes de vulnérabilités aux changements climatiques : renforcement de capacités et appui aux activités féminines, en particulier celles qui sont particulièrement exposées aux effets des changements climatiques ;
    Les projets dont l’objectif principal est la réduction des inégalités de genre dans le secteur agricole, notamment à travers l’autonomisation économique des femmes, et qui intègrent une dimension d’adaptation aux changements climatiques : appui aux activités et aux organisations professionnelles de femmes, avec une composante spécifique sur l’adaptation (sensibilisation aux enjeux, diffusion de nouvelles techniques, par exemple) ;
    Les projets qui visent d’abord l’adaptation de l’agriculture aux changements climatiques, et qui ont un impact secondaire en termes de genre et d’égalité femmes-hommes : par exemple, un projet visant à renforcer des services d’information météorologiques qui intégrerait des formations spécifiquement dédiées aux femmes.

    L’étude des résultats des projets révèle toutefois un certain nombre de limites, qui ne permettent pas de généraliser quant à la prise en compte conjointe des enjeux de genre et des enjeux climatiques dans les projets agricoles. En effet, les deux thématiques demeurent fortement cloisonnées. Généralement, les objectifs liés au genre et au climat ne sont pas intégrés dès la conception des projets et, lorsque c’est le cas, sont souvent traités séparément. Dans le document de Politique de développement agricole du Mali, le genre, comme le climat, n’apparaissent que ponctuellement et, de plus, que comme des « co-bénéfices » : si les projets ont des impacts positifs d’un point de vue environnemental et/ou social, tant mieux, mais leur prise en compte n’est pas présentée comme la condition sine qua non à un développement économique durable. En parallèle, dans la Politique Nationale Genre de 2011, l’agriculture, le développement rural et la préservation de l’environnement ne constituent pas des priorités pour le Mali, ces dernières se concentrant sur l’éducation et la santé, notamment maternelle et infantile. En résulte un manque de moyens dédiés aux enjeux agricoles et environnementaux au niveau du Ministère de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille (MPFEF), en charge de la mise en œuvre de cette politique. Ce cloisonnement entre les thématiques ne permet pas de penser systématiquement la résilience des femmes rurales aux changements climatiques.

    Plus largement, ce sont les approches encouragées par l’aide au développement qui posent problème. D’une part, les approches projets, qui ont des impacts limités dans l’espace et dans le temps alors même qu’il s’agit de penser des changements structurels, que l’on s’intéresse aux rapports sociaux de sexe, à l’adaptation aux changements climatiques, à la vigueur de l’agriculture ou aux trois à la fois. D’autre part, une partie des approches des bailleurs de fonds en termes d’aide au développement se concentre sur des objectifs de croissance économique avant tout, qui ne permettent pas de s’adresser prioritairement aux enjeux environnementaux et sociaux.

    Repolitiser les approches genre et climat dans l’agriculture

    Ainsi, il apparaît indispensable de repenser les enjeux de genre et les enjeux climatiques et leur articulation, en particulier dans les interventions liées au secteur agricole. Tantôt « vulnérable », tantôt « agente de changement », la femme malienne est toujours présentée comme ayant trop d’enfants – une entrave certaine au bon développement économique de son pays (Traoré, 2018 ; Dorlin, 2017) – et peu impactée par les questions environnementales. D’après la littérature de l’aide, il n’existerait qu’une seule façon d’être femme au Mali, en témoigne l’usage récurrent du singulier. Uniformes, décontextualisées et déconnectées des pratiques locales, les approches genre portées par l’aide au développement participent à une institutionnalisation du genre, ignorant les contextes sociaux et politiques et dépolitisant le concept de genre (Cirstocea, Lacombe et Marteu, 2018). Or, la société malienne, à l’instar de toutes les sociétés humaines, n’est ni homogène ni figée. Le groupe « femmes rurales » ne fait pas exception. D’âges différents, instruites ou non, appartenant à différentes classes sociales ou communautés, mariées ou non, mères ou non, etc. : de fait, les femmes rurales maliennes ne sont pas toutes confrontées de la même manière aux changements climatiques et à leurs effets. Il est urgent de systématiser une perspective intersectionnelle dans l’analyse, afin de pouvoir mieux identifier la diversité des besoins rencontrés par les femmes rurales maliennes face aux changements climatiques (Gonda, 2019).

    Peut-être est-il aussi temps d’écouter réellement les premières concernées. En effet, l’étude de l’articulation des enjeux de genre et de climat dans la mise en œuvre de l’aide au développement révèle généralement un manque voire une absence de prise en compte de la parole des femmes rurales dans la définition des approches et programmes. Des approches imposées par le haut, qui font souvent fi de réalité locales et intègrent insuffisamment les organisations de base et leurs expériences dans les actions de développement agricole. D’après une étude conduite en 2016 par l’OCDE, seulement 2% des financements « climat » de l’aide publique au développement sensibles au genre étaient orientés vers les organisations de la société civile. Or, ce sont bien ces organisations, en particulier celles bénéficiant d’un ancrage local solide, qui accompagnent les femmes rurales vers une meilleure prise en compte de leurs besoins, notamment par le plaidoyer auprès d’institutions locales et nationales sur des thématiques telles que l’accès au foncier et aux moyens de production, le renforcement de capacités, le développement et la mise en œuvre d’activités agricoles résilientes aux changements climatiques et à leurs effets. L’urgence est donc de cibler prioritairement ce type d’organisations dans le déploiement de l’aide.

    Enfin, l’analyse de la prise en compte des enjeux de genre et de climat dans l’aide au développement plaide pour une refonte globale de cette dernière. Les retours d’expérience mettent en évidence l’efficacité limitée de l’approche par projets, qui constituent une réponse de court ou moyen terme à des transformations nécessaires sur le long terme. Il en va de même quant au périmètre géographique des interventions, souvent trop limité pour amorcer de véritables changements structurels. De plus, il importe aujourd’hui d’abandonner les schémas néolibéraux, basés prioritairement sur la création de richesse, qui orientent encore en grande partie l’aide au développement. Dans ces perspectives, l’égalité entre les femmes et les hommes constitue un moyen au service de la croissance économique, et non une fin en soi, et l’objectif économique prime sur la préservation de l’environnement. Dès lors, le concept de genre est dépolitisé et la promotion de l’intégration du genre peut même s’inscrire dans le paradigme néolibéral dominant. Afin que les femmes rurales soient au premier plan de la justice climatique, il convient donc de systématiser une approche par les droits, et de mettre de véritables moyens au service de celle-ci.

    Ainsi, en dépit d’ambitions significatives affichées en matière de genre et de climat, l’aide au développement parvient peu à répondre aux besoins réels des femmes rurales et à dépasser une vision souvent réductrice de l’organisation sociale du pays. Affichant des engagements forts et basés sur des partenariats entre, notamment, les Etats, la société civile, les organisations internationales et philanthropiques, espérons que le Forum Génération Egalité aboutisse sur un changement de paradigme en ce qui concerne la place des femmes rurales des Suds dans l’aide au développement.

    ▻https://agrigenre.hypotheses.org/3374

    #femmes #femmes_rurales #Suds #justice_climatique #rural #Mali #APD #aide_au_développement #coopération_au_développement

  • (1) « Le #changement_climatique est lié à des enjeux de #pouvoir, de #dette, de #conquête » - Libération
    ►https://www.liberation.fr/debats/2020/10/07/le-changement-climatique-est-lie-a-des-enjeux-de-pouvoir-de-dette-de-conq

    #interview
    #climat

    C’est un fait : dans le Connecticut comme dans de nombreuses contrées du globe, la #température augmente. Ce constat, cité dans les Révoltes du ciel. Une histoire du changement climatique XVe-XXe siècle par #Jean-Baptiste_Fressoz et #Fabien_Locher, remonte à… 1662. Winthrop, gouverneur de la province du Nouveau Monde, espère convaincre Charles II que la colonisation a adouci le climat grâce aux défrichements. Les deux #historiens de l’#environnement et chercheurs au #CNRS retracent dans cet essai l’intérêt ancien et constant pour le changement climatique et le rôle qu’y jouent les humains, de la découverte de l’Amérique à l’ère industrielle, en passant par la #Révolution française. Seul un « interlude », quelque part entre le XIXe siècle et la fin du XXe, fait exception : le progrès technique permet à l’#humanité d’oublier le climat pendant quelques décennies. Autrement dit, alors que l’ampleur des bouleversements actuels est immense, le regard que nous portons aux #changements_climatiques n’est pas si inédit, ce qui influence la façon dont nous nous attaquons au problème.

  • Plusieurs millions de nouveaux réfugiés et déplacés climatiques en 2019

    Un porte-parole du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU a déclaré mercredi que des millions de nouveaux déplacés et réfugiés climatiques étaient apparus en 2019, dont près de 750 000 personnes pour la seule Somalie, en proie à d’intenses aléas climatiques.

    “Le bruit du vent nous a réveillés en pleine nuit. Quelques instants plus tard, de l’eau a commencé à entrer chez nous. Nous avons seulement réussi à attraper nos enfants avant de nous enfuir vers une zone surélevée.” Rafael Domingo, un père de quatre enfants, a tout perdu lors du passage du cyclone Idaien mars dernier au Mozambique. Comme lui, 73 000 personnes se sont retrouvées sans-abri, ne laissant d’autre choix que de fuir les zones sinistrées, ont raconté de nombreux témoins à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

    Qu’ils changent simplement de région ou qu’ils quittent leur pays après une catastrophe naturelle, ces hommes et ces femmes incarnent une catégorie de migrants dont on parle peu : les déplacés et les réfugiés climatiques. Selon le Conseiller spécial sur l’action pour le climat du HCR, Andrew Harper, “rien que sur la première moitié de l’année, les tempêtes, les inondations et autres catastrophes ont provoqué plusieurs millions de nouveaux déplacements”.

    Dans un discours alarmant prononcé à la COP 25 de Madrid, mercredi 11 décembre, le porte-parole onusien explique que “les changements climatiques amplifient la fréquence et l’intensité des catastrophes naturelles et qu’ils contribuent à fragiliser les populations et à déclencher des conflits”. Il estime par conséquent que “davantage de personnes seront menacées de déplacement à moins qu’une action urgente ne soit prise.”

    Outre les catastrophes naturelles, Andrew Harper s’est dit “particulièrement préoccupé” par l’épuisement des ressources naturelles, la diminution des rendements agricoles ou encore la pénurie de bétail qui deviennent “des multiplicateurs de menaces de conflit et d’instabilité pouvant conduire à des crises humanitaires et à de nouveaux déplacements, à la fois en interne et au-delà des frontières.”

    En première ligne de ces menaces climatiques, la région du Sahel voit déjà des effets dévastateurs. “En Somalie, un pays hautement vulnérable aux changements climatiques, plus de 746 000 personnes ont été déplacées au sein du pays cette année à cause de l’intensification de la sécheresse, mais aussi des inondations monstres et des conflits”, souligne Andrew Harper.

    Dans les régions fragiles, souvent frappées par les catastrophes naturelles, les déplacés parviennent rarement à retrouver leur ancienne vie. “Beaucoup d’entre nous ne pourrons jamais rentrer chez eux. La sécheresse en Somalie revient tout le temps. Les habitants n’ont pas assez de temps ou de moyens pour se remettre sur pieds à chaque fois”, a expliqué à l’OIM Halima, une mère de trois enfants déplacée en Somalie à cause de la sécheresse.
    Plus de 250 millions de réfugiés climatiques en 2050
    Dans son dernier rapport sur la paix dans le monde paru en juin, l’Institute for Economics and Peace, un think tank australien, estimait à 18 millions le nombre de personnes forcées à quitter leur foyer à cause d’une catastrophe naturelle. Cela correspond à plus de 60% de l’intégralité des déplacements dans le monde en 2017.
    Les auteurs du même rapport notent également qu’actuellement, près d’un milliard de personnes vivent dans des zones “hautement à très hautement” exposées aux aléas climatiques. Ainsi, des millions de personnes risquent de se déplacer ou migrer dans un futur proche. La Banque mondiale estime que d’ici 2050, on dénombrera 143 millions de migrants climatiques originaires d’Afrique sub-saharienne, d’Asie du sud-est et d’Amérique latine. Au total, ils pourraient même dépasser les 250 millions à l’échelle de la planète, selon les prévisions de l’ONU.

    Depuis la COP 25 Madrid, le HCR a appelé à “une action urgente” notamment en mettant en place des systèmes de prévision et d’alerte précoce améliorés ainsi que des stratégies de réduction des risques. Il s’agit également “d’intensifier les efforts d’adaptation et de résilience” en diversifiant, par exemple, les sources de revenus des populations fragiles qui dépendent souvent entièrement de l’agriculture ou de la pêche, par exemple.

    L’agence onusienne appelle également les pays accueillant des réfugiés à instaurer un véritable cadre de protection pour les populations déplacées par le climat. À ce jour, les catastrophes naturelles et autres événements dus au réchauffement de la planète ne constituent pas un argument permettant de demander l’asile, les déplacés environnementaux n’ont d’ailleurs aucun statut juridique défini comme c’est le cas pour les réfugiés. La Suède fait toutefois figure de pionnière en la matière en reconnaissant depuis 2005, le droit à la protection pour les personnes victimes de catastrophes environnementales. Depuis 2009, une quarantaine de pays africains a également ratifié la Convention de Kampala sur la protection et l’assistance des déplacés environnementaux inter-Afrique.

    Les questions climatiques occuperont une place de choix à l’occasion du tout premier Forum mondial sur les réfugiés, les 17 et 18 décembre prochains à Genève, puisqu’il s’agira de l’un des six thèmes fondamentaux discutés et pouvant, comme l’espère Andrew Harper du HCR, donner lieu à des actions concrètes dès 2020.

    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/21507/plusieurs-millions-de-nouveaux-refugies-et-deplaces-climatiques-en-201
    #IDPs #réfugiés_climatiques #réfugiés_environnmentaux #déplacés_internes #asile #migrations #réfugiés #climat #prévisions #Somalie #sans-abri #catastrophe_naturelle #changements_climatiques #Sahel #COP_25 #risques #protection #statut #Convention_de_Kampala

    Lien entre changements climatiques et #conflits :

    Outre les catastrophes naturelles, #Andrew_Harper s’est dit “particulièrement préoccupé” par l’épuisement des ressources naturelles, la diminution des rendements agricoles ou encore la pénurie de bétail qui deviennent “des multiplicateurs de menaces de conflit et d’#instabilité pouvant conduire à des #crises_humanitaires et à de nouveaux déplacements, à la fois en interne et au-delà des frontières.”

    #guerre

    • Asile : réfugié climatique, un statut non reconnu mais qui compte

      L’ONU prévoit 250 millions de réfugiés climatiques d’ici à 2050 dont une grande partie sera issue d’une Afrique sub-saharienne pas assez résiliente face à l’intensification des catastrophes naturelles. Le phénomène pourrait amplifier les départs de migrants vers l’Europe, sauf que le statut de réfugié climatique n’y est pas reconnu.

      Sécheresses, inondations, ouragans : les épisodes météorologiques dévastateurs sont de plus en plus fréquents et de plus en plus intenses sous l’effet du changement climatique. Si aucune région du monde n’est épargnée, toutes n’ont pas la même propension à la résilience ni les mêmes capacités de reconstruction.

      En Afrique sub-saharienne, au Moyen-Orient ou en Asie, des pans entiers de population sont déjà contraints de quitter leur région ou même leur pays d’origine pour tenter de tout recommencer ailleurs. Ce sont des “réfugiés climatiques”.

      Si le terme est apparu pour la première fois en 1985 dans un rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), il n’existe à ce jour dans le monde aucun statut juridique pour ces déplacés environnementaux. La Suède fait toutefois figure de pionnière en la matière en reconnaissant depuis 2005, le droit à la protection pour les personnes victimes de catastrophes environnementales. Depuis 2009, une quarantaine de pays africains a également ratifié la Convention de Kampala sur la protection et l’assistance des déplacés environnementaux inter-Afrique. Et plus récemment, début novembre, la Nouvelle-Zélande a annoncé se pencher sur la création d’un visa spécial pour les réfugiés climatiques du Pacifique.

      Reste que pour la plupart des pays de la planète, le changement climatique ne peut justifier une demande d’asile. En France, notamment, “ce n’est pas un argument recevable en tant que tel, mais il peut être pris en compte et ajouté au dossier dans certains cas”, indique une porte-parole de France Terre d’Asile, contactée par InfoMigrants. “Si le changement climatique vous force, par exemple, à partir de chez vous pour une région où votre ethnie est mal acceptée ou menacée, l’argument pourra être entendu. Mais on ne reconnaît que ce qui est de la main de l’Homme. Le climat ne peut être utilisé que comme un élément de compréhension au dossier”, précise l’ONG.

      “Une crise migratoire en Europe ? Attendez de voir dans 20 ans...”

      Selon les estimations de l’ONU, le monde comptera au moins 250 millions de réfugiés climatiques d’ici 2050. En moins de 10 ans, les dangers liés au climat “déplacent en moyenne 21,7 millions de personnes par an, soit 59 600 par jour”, souligne Steve Trent, directeur exécutif de la Fondation pour la justice environnementale (EJF), dans un rapport publié début novembre. “Si l’Europe pense avoir un problème avec la crise migratoire actuelle, attendez de voir dans 20 ans quand les conséquences du changement climatique forcera des millions de personnes à quitter l’Afrique”, enchérit le général Stephen Cheney, retraité de l’armée américaine, cité par le rapport.

      “Il faut regarder les choses en face : l’Afrique a une population jeune et de plus en plus éduquée. L’enseignement est dispensé dans des langues comme l’anglais, le français, l’espagnol, le portugais… alors bien sûr, l’Europe est une meilleure destination aux yeux de ces jeunes [...] Et il est impossible d’arrêter cette migration”, explique Ibrahim Thiaw, directeur exécutif de l’agence pour l’environnement de l’ONU, joint à Nairobi par InfoMigrants.

      Parmi les régions les plus vulnérables : le Sahel, jusqu’à la Somalie, affirme-t-il, des régions où la production agricole est cruciale. Elle représente par exemple 30% du produit intérieur brut en Sierra Leone, au Liberia ou en Centrafrique. Dix-sept des vingt pays les plus dépendants à l’agriculture au monde se trouvent en Afrique sub-saharienne.

      Le changement climatique, un amplificateur des conflits

      “En combinant l’accroissement démographique -l’Afrique comptera 2 milliards d’habitants en 2050- à la dégradation des ressources naturelles et leur mauvaise gestion, la seule issue possible c’est la migration, poursuit Ibrahim Thiaw. Les déplacés climatiques sont un phénomène déjà présent, qui s’accentue de jour en jour sans que l’on puisse véritablement le quantifier car beaucoup de paramètres entrent en jeu et nous n’avons même pas de définition claire de ce qu’est un réfugié climatique.”

      Un statut qui pourrait ne jamais être reconnu internationalement, bien que le rôle du changement climatique dans les conflits actuels soit démontrable. “En Syrie, on comptait déjà 1,3 et 1,5 million de personnes fuyant la sécheresse avant même que la guerre ne commence. Personne ne dit que le changement climatique est la raison du conflit syrien, mais il est à ne pas en douter un ‘amplificateur des menaces’ pouvant mener à des violences”, argue Steve Trent de l’EJF.

      Si Ibrahim Thiaw de l’ONU ne croit pas, pour l’heure, à une convention mondiale sur les réfugiés climatiques, il exhorte la communauté internationale mettre en place et appliquer des accords régionaux sur le modèle de la Convention de Kampala encore trop méconnue. Il encourage aussi les potentiels migrants à bien réfléchir à leur projet migratoire avant de se lancer aveuglément sur des routes souvent dangereuses à travers le désert, les forêts tropicales ou la Méditerranée. “Un pays comme l’Ouganda est très accueillant. Il n’y a pas de camp de réfugiés et ils sont exemplaires sur l’intégration”, conclut-il.

      ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/6031/asile-refugie-climatique-un-statut-non-reconnu-mais-qui-compte

    • Groundswell : Preparing for Internal Climate Migration

      This report, which focuses on three regions—Sub-Saharan Africa, South Asia, and Latin America that together represent 55 percent of the developing world’s population—finds that climate change will push tens of millions of people to migrate within their countries by 2050. It projects that without concrete climate and development action, just over 143 million people—or around 2.8 percent of the population of these three regions—could be forced to move within their own countries to escape the slow-onset impacts of climate change. They will migrate from less viable areas with lower water availability and crop productivity and from areas affected by rising sea level and storm surges. The poorest and most climate vulnerable areas will be hardest hit. These trends, alongside the emergence of “hotspots” of climate in- and out-migration, will have major implications for climate-sensitive sectors and for the adequacy of infrastructure and social support systems. The report finds that internal climate migration will likely rise through 2050 and then accelerate unless there are significant cuts in greenhouse gas emissions and robust development action.


      ►https://openknowledge.worldbank.org/handle/10986/29461
      #rapport

  • Rising Seas Will Erase More Cities by 2050, New Research Shows - The New York Times
    ▻https://www.nytimes.com/interactive/2019/10/29/climate/coastal-cities-underwater.html

    Rising Seas Will Erase More Cities by 2050, New Research Shows

    By Denise Lu and Christopher FlavelleOct. 29, 2019

    Rising seas could affect three times more people by 2050 than previously thought, according to new research, threatening to all but erase some of the world’s great coastal cities.

    The authors of a paper published Tuesday developed a more accurate way of calculating land elevation based on satellite readings, a standard way of estimating the effects of sea level rise over large areas, and found that the previous numbers were far too optimistic. The new research shows that some 150 million people are now living on land that will be below the high-tide line by midcentury.

    #climat #sea_level_rise #cartographie #nyt

    • UN expert condemns failure to address impact of climate change on poverty

      Climate change will have the greatest impact on those living in poverty, but also threatens democracy and human rights, according to a UN expert.

      “Even if current targets are met, tens of millions will be impoverished, leading to widespread displacement and hunger,” said the UN Special Rapporteur on extreme poverty and human rights, Philip Alston, in a report released today.

      “Climate change threatens to undo the last 50 years of progress in development, global health, and poverty reduction,” Alston said. “It could push more than 120 million more people into poverty by 2030 and will have the most severe impact in poor countries, regions, and the places poor people live and work.”

      Even the unrealistic best-case scenario of 1.5°C of warming by 2100 will see extreme temperatures in many regions and leave disadvantaged populations with food insecurity, lost incomes, and worse health. Many will have to choose between starvation and migration.

      “Perversely, while people in poverty are responsible for just a fraction of global emissions, they will bear the brunt of climate change, and have the least capacity to protect themselves,” Alston said. “We risk a ‘climate apartheid’ scenario where the wealthy pay to escape overheating, hunger, and conflict while the rest of the world is left to suffer.”

      Climate change has immense, but largely neglected, implications for human rights. The rights to life, food, housing, and water will be dramatically affected. But equally importantly will be the impact on democracy, as governments struggle to cope with the consequences and to persuade their people to accept the major social and economic transformations required. “In such a setting, civil and political rights will be highly vulnerable,” the Special Rapporteur said.

      “Most human rights bodies have barely begun to grapple with what climate change portends for human rights, and it remains one on a long laundry list of ‘issues’, despite the extraordinarily short time to avoid catastrophic consequences,” Alston said. “As a full-blown crisis that threatens the human rights of vast numbers of people bears down, the usual piecemeal, issue-by-issue human rights methodology is woefully insufficient.”

      Sombre speeches by government officials at regular conferences are not leading to meaningful action. “States have marched past every scientific warning and threshold, and what was once considered catastrophic warming now seems like a best-case scenario,” Alston said. “Even today, too many countries are taking short-sighted steps in the wrong direction.”

      States are failing to meet even their current inadequate commitments to reduce carbon emissions and provide climate financing, while continuing to subsidise the fossil fuel industry with $5.2 trillion per year.

      “Maintaining the current course is a recipe for economic catastrophe,” Alston said. “Economic prosperity and environmental sustainability are fully compatible but require decoupling economic well-being and poverty reduction from fossil fuel emissions.”

      This transition will require robust policies at the local level to support displaced workers and ensure quality jobs. “A robust social safety net will be the best response to the unavoidable harms that climate change will bring,” Alston said. “This crisis should be a catalyst for states to fulfil long ignored and overlooked economic and social rights, including to social security and access to food, healthcare, shelter, and decent work.”

      Although some have turned to the private sector for solutions, an overreliance on for-profit efforts would nearly guarantee massive human rights violations, with the wealthy catered to and the poorest left behind. “If climate change is used to justify business-friendly policies and widespread privatisation, exploitation of natural resources and global warming may be accelerated rather than prevented,” Alston said.

      “There is no shortage of alarm bells ringing over climate change, and an increase in biblical-level extreme weather events appear to be finally piercing through the noise, misinformation, and complacency, but these positive signs are no reason for contentment,” Alston said. “A reckoning with the scale of the change that is needed is just the first step.”

      ▻https://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=24735&LangID=E

      #pauvreté

      #Rapport:

      Climate change and poverty

      Climate change will have devastating consequences for people in poverty. Even under the best-case scenario, hundreds of millions will face food insecurity, forced migration, disease, and death. Climate change threatens the future of human rights and risks undoing the last fifty years of progress in development, global health, and poverty reduction.
      Staying the course will be disastrous for the global economy and pull vast numbers into poverty. Addressing climate change will require a fundamental shift in the global economy, decoupling improvements in economic well-being from fossil fuel emissions. It is imperative this is done in a way that provides necessary support, protects workers, and creates decent work.
      Governments, and too many in the human rights community, have failed to seriously address climate change for decades. Somber speeches by government officials have not led to meaningful action and too many countries continue taking short-sighted steps in the wrong direction. States are giving only marginal attention to human rights in the conversation on climate change.
      Although climate change has been on the human rights agenda for well over a decade, it remains a marginal concern for most actors. Yet it represents an emergency without precedent and requires bold and creative thinking from the human rights community, and a radically more robust, detailed, and coordinated approach.

      ▻https://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/RegularSessions/Session41/Documents/A_HRC_41_39.docx
      #pauvreté
      ping @reka

  • #paie_tes_medie_pourris
    #sondage
    #dernier_en_date

    Dégoût, colère, envie de #révolution… : l’étude exclusive qui révèle la très sombre humeur des #Français relativement aux autres Européens |
    ▻https://www.atlantico.fr/decryptage/3568571/degout-colere-envie-de-revolution---l-etude-exclusive-qui-revele-la-tres-s

    Selon un sondage #IFOP pour #Atlantico, 39% des Français considèrent que pour changer la situation du pays, il faudrait une révolution, tandis que 50% d’entre eux considèrent plutôt qu’il faudrait un programme de réformes.

    Relayé par #Sputnik

    Seuls 3% des Français estiment qu’il n’y a pas besoin de #changements.

    D’après les derniers sondages de l’Ifop, 54% des Français soutiennent les Gilets jaunes. Ce soutien global a peut-être baissé après un acte 18 particulièrement violent, mais ce mouvement gardera probablement encore la sympathie de plus de 40% de la population, et ce malgré la dramatisation des violences, avertit l’expert.
    Les sentiments négatifs sont encore plus partagés en France que dans les autres pays européens, a fait ressortir David Nguyen, indiquant que les trois items qui y arrivent en tête sont « déception » (38% des sondés), « colère » (32%) et « dégoût » (28%).

    « On voit une France au bord de l’implosion », a finalement constaté l’expert. En effet, 81% des Français estiment que l’opposition entre le peuple et les élites sera forte à court terme.

    ▻https://fr.sputniknews.com/france/201903201040427606-france-sondage-ifop-revolution