• La mairie du 20e arrondissement interdit la diffusion d’un documentaire sur les violences policières | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1553079739-mairie-paris-20e-censure-documentaire-violences-policieres

    Dans le cadre d’une semaine de lutte contre les discriminations, le collectif La Perm’ Belleville organisait la projection du documentaire Police, illégitime violence. La maire d’arrondissement, #Frédérique_Calandra, s’y est fermement opposée.

    Paris, 20e arrondissement - C’est dans l’école maternelle Pali-Kao que devait être projeté le documentaire Police, illégitime violence du réalisateur Marc Ball. Une projection organisée par le collectif La Perm’ Belleville, suivie d’un débat. Le lieu était emblématique, explique Baptiste Dupin, bénévole au sein du collectif :

    « C’est là que des jeunes du quartier ont grandi et où beaucoup d’entre eux se font contrôler au quotidien. Et la directrice de l’école était tout à fait favorable. »
    Mais vingt heures avant l’événement il est, avec d’autres membres de l’association, convoqué par Frédérique Calandra, la maire PS du 20e arrondissement. Pendant vingt-cinq minutes, l’édile leur fait part de son refus de voir projeté le documentaire dans un local propriété de la municipalité. Un « brûlot à charge contre la #police », selon l’élue qui n’a pas donné suite à nos demandes d’interview (1). « Elle a parlé de Lamine Dieng (un jeune mort à Belleville en 2007 dans un fourgon de police lors d’une interpellation, ndlr) en disant : “Il n’est pas mort sans raison, il n’était pas tout blanc” » , assure Baptiste :

    « Il y a eu des moments de grand n’importe quoi. Elle nous a dit qu’il y avait déjà des gens qui ont essayé de monter les jeunes contre la police, comme Dieudonné. »
    Des propos confirmés par un autre membre du collectif présent lors de la réunion, Omer Mas Capitolin. « Elle nous a carrément soupçonnés d’être des antisémites. Ça a été très violent pour nous », appuie le fondateur de l’association Maison communautaire pour un développement solidaire. D’après ce dernier, la maire aurait également rappelé que « c’était elle qui subventionnait l’association Pazapas », à hauteur de 2 ou 3.000 euros, selon Omer :

    « On a été obligé de lui rappeler que c’était l’argent du contribuable et qu’il n’appartenait pas aux élus, qu’ils devaient le gérer au mieux. Faire du #chantage_à_la_subvention, ce n’est pas supportable non plus. »
    Mme Calandra n’en est pas à son coup d’essai. Comme StreetPress le rapportait, en septembre dernier, la mairie avait décidé de retirer la subvention initialement accordée au Féministival en raison de la venue de la journaliste et essayiste Rokhaya Diallo. Les deux femmes ont un contentieux qui dure depuis quatre ans.

    En apprenant la censure de son documentaire, le réalisateur Marc Ball est tombé de sa chaise :

    « Je n’ai pas le souvenir d’avoir entendu passer une histoire de ce type, la #censure d’un #documentaire passé sur le service public. »
    En effet, le film a été diffusé en novembre 2018 sur France 3 Île-de-France. (link is external) « Lorsque les membres de l’association ont dit que c’était passé sur la chaîne, elle a répondu : “Mais maintenant, ils laissent passer n’importe quoi sur le service public” », détaille-t-il :

    « C’est impressionnant parce que ce n’est pas un brûlot. Les critiques de presse ont noté que, sur ce sujet très clivant, il y avait une forme de rigueur et une volonté de ne pas être manichéen, de voir la complexité ».

    #Ville_de_Paris #socialisme



  • Quand un syndicat de gynécologues menace le droit à l’IVG
    https://www.francetvinfo.fr/sante/grossesse/quand-un-syndicat-de-gynecologues-menace-le-droit-a-livg_3231505.html

    Jean Mart : « Nous voulons manipuler la menace d’une grève à l’IVG pour être entendus »
    avatar

    « Préparez-vous à ce que le syndicat vous donne l’ordre d’arrêter les IVG si la ministre de la Santé refuse de nous recevoir », a déclaré le Syndicat des gynécologues et obstétriciens français (Syngof) dans un mail envoyé à ses 1.600 adhérents le 12 mars. Pourquoi cet avertissement ? Pour des raisons purement financières. Depuis des années, le syndicat demande à ce que le fonds de garantie de la profession couvre les sinistres déclarés entre 2002 et 2012. Actuellement, ce ne serait pas le cas. Le Syngof souhaite donc être reçu par Agnès Buzyn, et a même proposé un amendement au projet de loi Santé. En attendant, le syndicat entend créer le scandale pour faire parler de lui.
    « Nous voulons manipuler la menace d’une grève à l’IVG pour être entendus »

    C’est Jean Marty, ancien président du Syngof, qui a eu l’idée de ce chantage. « Notre société a un problème avec l’IVG. […] La profession, dans son écrasante majorité, trouve normal de pratiquer des IVG, mais c’est un sujet ultra sensible, donc nous voulons manipuler la menace d’une grève à l’IVG pour être entendus » a expliqué le praticien au journal Causette.

    Ces propos ont aussitôt déclenché la colère des défenseurs des droits des femmes et de plusieurs professionnels de santé. La ministre de la Santé a « condamné » une menace « inadmissible », tandis qu le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) a « condamné fermement, au nom de la déontologie, l’expression d’une telle menace mettant en cause les droits des femmes et portant atteinte à l’indépendance des professionnels, qu’aucun conflit avec les autorités ne saurait justifier » dans un communiqué publié le 13 mars. Le Cnom juge qualifie ainsi l’arrêt des IVG « d’acte inexplicable et injustifiable, aux conséquences potentiellement dramatiques ». Osez le féminisme et France Assos Santé, entre autres, ont également réagi.

    J’espère que ce syndicat ne sera pas reçu et que leurs demandes serons rejetés. Les gynecos et obstericien·nes qui appliquent ces menaces devraient êtres radiés de l’ordre des médecins pour mise en danger de la vie des femmes. Ce syndicat devrait être dissout et ses membres enregistrés comme personnes dangereuses car utilisé le chantage sur la vie de ses patientes pour racketter les assurances pour couvrir leurs erreurs médicales ca mérite d’être surveillé de très près.
    #misogynie #IVG #chantage #racket #violence_gynecologique #sexisme #culture_du_viol (car imposer une grossesse c’est du viol) #cupidité #violence_médicale

    • Mise à jour

      L’Ordre des médecins a fermement rappelé à l’ordre le Syngof dans un communiqué dénonçant une « contravention claire aux obligations déontologiques » des gyncologues.

      https://www.causette.fr/le-mag/lire-article/article-2309/le-syngof-prend-en-otage-les-femmes-qui-ont-besoin-da-une-ivga.html

      Si « la contravention est claire aux obligations déontologiques », je ne comprend pas que l’ordre ne prenne pas des mesures plus strictes. Les gynecos et obstertricien·nes qui suivent le mot d’ordre du Syngof devraient être prevenus qu’illes serons radié·es. Il serait juste aussi d’augmenter les frais d’assurance vu le nombre d’erreurs commises par cette corportation et de réduire les indemnités en cas d’erreur médicale pour les adhérent·es de ce syndicat. Pas de seconde Tesla ni de vacances prolongées à Courchevel pour les membres du syndicat des erreurs médicales.


  • Le #Syngof (le 1er syndicat des #gynécologues obstétriciens avec plus de 4000 membres) appelle à la grève de l’#IVG !

    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10215182554337813&set=a.1631126818667&type=3&permPage=1

    Voici le courrier envoyé à leurs membres hier.

    Il s’agit d’un appel au #délit d’entrave à l’IVG et au non respect de la #loi sur l’IVG.

    Il est inadmissible que des gynécologues obstétriciens exercent un #chantage aux droits des #femmes et une menace de plus à l’accès à l’IVG, pour défendre des positions corporatrices.

    Le SYNGOF est habitué aux prises de positions hostiles à l’IVG, comme je le détaillais ici : http://marieaccouchela.blog.lemonde.fr/2018/09/13/quand-les-representants-des-gynecologues-sont-hostiles-

    Quand l’Ordre des Médecins et la Ministre de la #Santé agiront pour radier de la profession ces gynécologues manifestement hostiles aux femmes ? Quand virera-t-on les #anti-IVG de la profession de gynécologue obstétricien, notamment en abrogeant la clause de conscience spécifique à l’IVG dont ils abusent ?

    https://twitter.com/Marianntoinette/status/1105563859094511616

    • Le Conseil national de l’Ordre des médecins condamne fermement la menace du Syngof de demander à ses adhérents d’arrêter la pratique des IVG.

      L’Ordre des médecins a été alerté via les réseaux sociaux au sujet d’une newsletter du Syndicat national des Gynécologues et Obstétriciens de France, dans laquelle ce syndicat se dit prêt à « donner l’ordre » à ses adhérents « d’arrêter la pratique de l’IVG » si la ministre des Solidarités et de la Santé refusait de les recevoir.

      Le Conseil national de l’Ordre des médecins condamne fermement, au nom de la déontologie, l’expression d’une telle menace mettant en cause les droits des femmes et portant atteinte à l’indépendance des professionnels, qu’aucun conflit avec les autorités ne saurait justifier.

      Quelle que soit les revendications des médecins adhérents au Syngof quant à leur couverture assurantielle, ils ne sauraient à ce seul motif mettre en difficulté des femmes, en se retirant de soins auxquels la loi leur donne accès.

      Menaçant de priver des femmes de l’accès à l’IVG, une telle attitude serait en contravention claire avec les obligations déontologiques. Cela serait un acte inexplicable et injustifiable, aux conséquences potentiellement dramatiques.

      https://www.conseil-national.medecin.fr/node/3160

    • Faudrait pensé à radier ces 4000 gyneco misogynes du Syngof
      Aucune femme ne mérite d’étre soigné par des gens qui mettent la vie des femmes en danger pour se garentire du fric en cas d’erreur médicale.

      A l’origine de la « provocation » du Syngof, la demande que le fonds de garantie de la profession (FAPDS) couvre mieux les praticiens condamnés pour des erreurs médicales. Une quinzaine d’entre eux, condamnés entre 2002 et 2012, sont particulièrement concernés, car le fonds était, à cette époque, plafonné à hauteur de 3 à 6 millions d’euros, pour des condamnations pouvant dépasser 10 à 12 millions d’euros. « On a l’impression que ce fonds est un leurre, car il ne fonctionne pas avec les douze premiers cas », déplore Jean Marty. L’ancien président du Syngof se dit, par ailleurs, « inquiet du bon fonctionnement pour les cas à venir, aucune de la trentaine de demandes déposées depuis 2012 n’ayant été accordées ».

      #feminicie #violence_gynecologique #violence_médicale #misogynie #sexisme

    • Tu sais quoi, ça me fait penser à la drastique interdiction des mutuelles d’entraide pour couvrir les amendes dans les transports (inscrite dans la loi et que tu retrouves dans l’amende qu’on t’a remise, parce qu’aller à un enterrement d’un être cher n’est pas suffisant pour avoir oublié de composter, et si tu es au sol car tu as fait un malaise les voyageurs t’enjambent comme leur a dit de faire le contrôleur, donc on te remet l’amende et c’est bien marqué dessus dans la loi l’entraide coorganisée est interdite si t’avais pas bien compris)

      Mais pour ces pourritures de gynécos du syndicat des misogynes, tout va bien, ils réclament que leurs erreurs médicales soient toujours et encore mieux subventionnées par l’état. Ils sont subventionné·es pour marcher sur la tête ?

      A l’origine de la « provocation » du Syngof, la demande que le fonds de garantie de la profession (FAPDS) couvre mieux les praticiens condamnés pour des erreurs médicales.

      #erreurs_médicales #corporatisme #pourritures #Syngof

    • On peu s’entraider qu’entre dominants @touti
      Du coup je leur ai envoyé un mail fraternel.
      syngof@syngof.fr

      Messieurs Bernard de ROCHAMBEAU, Jean Marty et Yves VERHAEGHE,
      Je vous félicite pour le respect que vous exprimez vis à vis des femmes qui sont vos patientes. Bravo à vous pour cette mise au point de vos priorités et de celles de vos adhérents. Ceux ci ne manquerons pas de vous remercier pour la seconde Tesla qu’ils vont pouvoir s’offrir contre cette prise d’otage des femmes les plus vulnérables. En effet que vaut une grossesse forcée face à l’urgence de rentabiliser les erreurs médicales afin d’enrichir les plus négligeant d’entre vous ? Heureusement, pour vous, la question ne se pose plus ! Vous faites honneur au serrement que vous avez prêter en voulant prolongé les vacances d’hivers de vos épisiotomistes les plus acharnés. Vos actions d’éclat rejaillissant sur toute votre corporation, j’espère qu’elle sera vous en donner la rétribution qui vous reviens. Vous devriez toutefois vous rebaptiser car vous êtes plutôt une organisation mafieuse de bouchers misogynes et engrosseurs de force, qu’un syndicat de médecins.
      Cordialement,

    • Le syngof à supprimer ses e-mail, les deux messages que je leur ai envoyé me sont revenus.

      Pour mémoire voici les propos tenus par Jean Marty au sujet du « point du mari » une mutilation du sexe des femmes qui vise au confort sexuel des hommes hétéro.

      Pour Jean Marty, président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France (Syngof), le « point du mari », c’est surtout « dans la tête des femmes » que cela se passe. « Vous avez des femmes qui ont été victimes, incontestablement », reconnaît-il. « La chirurgie est du domaine de l’art, on peut penser que certains médecins ont eu l’idée qu’en modifiant un peu leur façon de suturer, ils amélioreraient un peu la sexualité, et ça, ça ne nous choque pas », tente-t-il d’expliquer, soulignant néanmoins le caractère anecdotique, voire fantasmatique de cette pratique.

      « On est dans l’absurde, le fantasme, c’est un sujet qui réveille l’excitation », et dont il ne faudrait pas trop parler – conseil d’accoucheur expérimenté – pour ne pas provoquer un peu plus la somatisation vaginale, ou l’expression physique d’un problème psychique, selon lui très fréquente chez les femmes. « Vous avez aussi des femmes qui sont bien dans la victimologie, qui se retrouvent dans une forme de souffrance parce qu’elles arrivent à susciter l’intérêt », estime-t-il.

      Une théorie qu’il a étayée pendant ses études, en écrivant sa thèse sur la qualité des relations sexuelles après une intervention chirurgicale dans la zone périnéale. Selon ses recherches, le plus souvent, les douleurs ne viennent pas d’un problème anatomique – la flexibilité du vagin s’adapte au fur et à mesure de la reprise des relations sexuelles – mais sont liées à l’acceptation psychologique de sa vie sexuelle. Une sexualité épanouie, ce « n’est pas un cadeau que la nature donne à tout le monde », conclut-il, citant une vieille chanson de Georges Brassens, La Femme s’emmerde en baisant.

      https://www.lemonde.fr/sante/article/2014/04/18/derriere-le-point-du-mari-le-traumatisme-de-l-episiotomie_4403470_1651302.ht

    • Grève des IVG : sanctions réclamées contre les gynécologues
      http://www.lefigaro.fr/flash-actu/greve-des-ivg-sanctions-reclamees-contre-les-gynecologues-20190318

      Une vingtaine de militantes féministes ont envahi aujourd’hui le siège de l’Ordre des médecins pour réclamer des sanctions disciplinaires contre les responsables du syndicat des gynécologues Syngof, qui a brandi la semaine dernière la menace d’une grève des avortements, ont constaté des journalistes de l’AFP.

      Une partie des militantes - et également quelques militants - avaient symboliquement revêtu des blouses blanches, tachées de faux sang, pour dénoncer la « prise en otages » des femmes par le Syngof. « Libérez nos IVG », scandaient les manifestantes, qui portaient des pancartes proclamant « Respecte mes droits, ou gare à toi ! », « Simone n’est plus là mais nous on veille », ou encore « Un conseil, mettez de l’ordre ».

      Le Syngof avait provoqué un tollé mercredi dernier, lorsqu’il avait invité ses 1.600 adhérents à « être prêts à arrêter la pratique des IVG » pour pousser le gouvernement à régler le cas de 15 médecins condamnés à de lourds dommages pour erreur médicale. Le syndicat avait fait machine arrière le lendemain, en affirmant qu’il ne comptait pas « arrêter la pratique » des IVG. Mais son initiative avait suscité de vives réactions, y compris de l’Ordre des médecins qui avait « fermement » condamné une menace « totalement contraire à la déontologie médicale », et pointé les « conséquences potentiellement dramatiques » d’un passage à l’acte. Toutefois, pour les manifestants mobilisés lundi, une telle prise de position ne suffit pas. En plus de condamner, l’ordre des médecins « doit sanctionner les manquements à la déontologie », a dit aux journalistes la militante féministe Anaïs Leleux.

      Selon cette militante, près de 12.000 personnes ont d’ailleurs envoyé un mail à l’Ordre des médecins, via un formulaire en ligne, pour demander « les sanctions qui s’imposent », selon elle, notamment contre le président du Syngof, le Dr Bertrand de Rochambeau, déjà à l’origine d’une vive polémique en septembre lorsqu’il avait assimilé l’IVG à un « homicide ». Après avoir fait irruption de manière un peu mouvementée au siège parisien de l’Ordre des médecins, les manifestants ont eu un temps d’échange dans un couloir avec le secrétaire général de l’Ordre, le Dr Walter Vorhauer. « Vous vous trompez de cible », leur a dit ce responsable. Le communiqué du Syngof « est scandaleux, je ne peux pas vous dire plus ! Vous voulez des sanctions, mais les sanctions, ça ne se décrète pas comme ça », a-t-il ajouté. M. Vorhauer a souligné que le Conseil national de l’Ordre ne pouvait pas « s’auto-saisir », mais qu’il devait respecter les règles en la matière : en l’occurrence, il revient d’abord aux instances départementales de l’Ordre d’examiner d’éventuelles plaintes contre des praticiens.

    • wawawa le beau corporatisme que voila M. Vorhauer
      et donc pour déposer plainte ce sera individuellement et auprès d’une instance départementale pour avoir subi un préjudice personnel de la part d’un praticien nommément accusé et dont il faudra prouver la faute devant l’ordre, qui n’aura aucun mal à débouter les plaignantes dans ce cas là puisque c’est LE syndicat qu’il faudrait pouvoir dissoudre. Le serpent de l’ordre des médecins, vous croyez qu’il a été choisi pour quoi à part se mordre la queue ?

      Il faudrait se procurer pour la publier la liste des gynécologues inscrits au SYNGOF pour lancer le boycott.

    • Droit à l’IVG : Indignons-nous !
      https://egalitaria.fr/2019/03/16/droit-a-livg-indignons-nous

      Puisque des professionnel.lle.s de santé peuvent apparemment exercer leur métier à la carte, et selon leurs desiderata, on attend donc avec impatience la grève des transplantations cardiaques, la grève des prises de sang, la grève des IRM et la grève des consultations de médecins généralistes.

      Mais… OH, attendez ! Ce pourrait-il que le droit des femmes à disposer de leur propre corps soit le cœur même de cette sinistre affaire ? Pourquoi ne pas avoir plutôt réclamé une grève des frottis ou une grève des accouchements ?

      La réponse est simple : parce que l’IVG est encore et toujours le diable des actes médicaux, et qu’il n’est toujours pas considéré comme un droit « comme les autres », un droit « qui va de soi », mais plutôt comme une largesse concédée aux femmes, soumise à conditions et surtout à la bonne volonté de celui ou celle qui le pratique.

      Une ambivalence légitimée par l’existence de la clause de conscience, qui permet aux médecins de refuser de pratiquer une interruption volontaire de grossesse (tout en contribuant à diaboliser cet acte médical pourtant « ordinaire »). N’y a t-il pas là une contradiction dérangeante ? Un droit fondamental peut-il être révoqué par la seule volonté d’un individu ? Par ailleurs, si un.e gynécologue répugne à pratiquer des IVG de par ses « convictions », ne devrait-il/elle pas plutôt se diriger vers l’expertise-comptable ? Il paraît qu’on y fait également de très belles carrières.

      *

      Les mecs – je dis « les mecs » parce qu’il y a apparemment peu de femmes dans votre petit cénacle, ce qui est un peu ironique sachant qu’elles sont les premières concernées… mais vous nous direz quand on sera autorisées à prendre des décisions sur nos propres corps, hein ! –, sachez qu’aucun mot ne pourra jamais exprimer la force et l’intensité de mon mépris. Allez, du balai ! Il est temps que cette médecine de l’ancien monde disparaisse pour laisser enfin place à des professionnel.lle.s de santé dignes et engagé.e.s, qui ont à cœur de soigner et aider les femmes qui en ont besoin, et qui surtout ne voient pas dans leur profession l’opportunité d’occuper une position de pouvoir qui répond à leurs vieux fantasmes merdiques de domination.

      Parce qu’il y en a assez.

      Assez que les hommes aient la mainmise sur les corps des femmes.

      Assez que le droit à l’IVG soit manipulé comme un vulgaire épouvantail. Un droit (durement) acquis n’a pas à être remis en cause, ni soumis à conditions.

      Assez que des professionnels de santé décident des tâches qu’ils veulent bien accomplir dans le cadre de leur travail, comme si celui-ci était à la carte.

      Assez que les femmes subissent jusque dans leur chair la misogynie crasse et la volonté de domination de certains hommes.

      Assez que les décisions qui concernent le corps des femmes soient majoritairement prises par des hommes (âgés et – souvent – réactionnaires, pour ne rien arranger). Cette ingérence est aussi ridicule qu’insupportable.

      Assez que les lieux où s’exerce le pouvoir et où se prennent les décisions ne laissent entrer que les femmes au compte-goutte, alors que celles-ci représentent 52% de la population mondiale.

      Assez.

      A l’heure où j’écris cet article, l’Ordre des médecins a fermement rappelé à l’ordre le Syngof dans un communiqué dénonçant une « contravention claire aux obligations déontologiques » des gynécologues. « Quelles que soient les revendications des médecins adhérents au Syngof quant à leur couverture assurantielle, ils ne sauraient à ce seul motif mettre en difficulté des femmes, en se retirant de soins auxquels la loi leur donne accès », précise-t-il.

      La ministre de la santé Agnès Buzyn a quant à elle dénoncé le « caractère inadmissible de ces menaces ».

      Et s’il n’est pas question de jeter le discrédit sur toute une profession, je ne saurais que trop vous encourager à consulter des sages-femmes, qui sont, rappelons-le, aptes à s’occuper du suivi gynécologique des femmes en bonne santé (dépistage, frottis, information sur la contraception, etc).

      → Une militante du Groupe F, Anaïs Leleux, a également conçu un formulaire qui permet d’envoyer un mail automatique enjoignant l’Ordre des médecins à prendre des mesures vis-à-vis des Dr Marty, de Rochambeau et de la Secrétaire générale du syndicat, Elisabeth Paganelli. À vos claviers !

      Egalitaria (Caroline)

    • Deux communiqués suite aux déclarations du président du Syngof | Entre les lignes entre les mots
      https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/03/14/deux-communiques-suite-aux-declarations-du-president-du

      Communiqué de presse des effronté-es / 13 mars 2019

      Le SYNGOF joue avec la santé et les droits des femmes !

      Les effronté-es sont profondément choquées et indignées par l’action du Syngof, 1er syndicat des gynécologues obstétricien-nes qui compte plus de 1 600 membres. Il les a en effet appelé par courrier à la grève de l’IVG pour obtenir un amendement à la loi Santé auprès des parlementaires.

      On ne joue pas avec les destins des femmes !

      Les femmes ont déjà assez de mal à faire appliquer leur droit à l’avortement dans de bonnes conditions, du fait des nombreuses fermetures de centres d’IVG et des délais légaux pour avorter. Il est inadmissible, irresponsable voire dangereux que des gynécologues obstétricien-nes exercent un tel chantage et prennent en otage les femmes désirant mettre fin à une grossesse.

      Pour les effronté-es, il s’agit bien d’une forme de délit d’entrave organisé à l’IVG !

      On ne peut absolument pas arguer qu’il s’agit ici de faire valoir un droit individuel de chaque praticien-ne à sa clause de conscience. Il s’agit en l’occurrence d’organiser de façon concertée une entrave massive à l’IVG dans le but d’établir un rapport de force politique. La clause de conscience relève du droit de certain-es professionnel-les de ne pas accomplir un acte contraire à leurs convictions pour des raisons éthiques. Ce n’est absolument pas le cas ici, puisque ce droit est instrumentalisé pour empêcher de façon massive d’accéder à l’IVG afin de négocier quelque chose qui n’a rien à voir auprès du pouvoir.

      Nous dénonçons plus globalement l’attitude de ce syndicat dont le Président, M. Bertrand de Rochembaud déclarait encore, en septembre 2018 : « Les choses auxquelles je ne crois pas, je ne les fais plus. Nous ne sommes pas là pour retirer des vies », provoquant un tollé bien mérité.

      Les effronté-es appellent la Ministre de la Santé Agnès Buzyn à condamner sans équivoque l’organisation coupable de telles actions dont les conséquences peuvent être désastreuses pour les femmes concernées. Nous réclamons aussi l’abrogation de la clause de conscience spécifique à l’IVG qui n’a aucun sens ni aucune utilité, puisqu’il existe déjà une clause de conscience générale qui ne stigmatise pas spécifiquement la pratique d’un avortement !

      Contact presse : Fatima Benomar : 06 75 86 61 31

      Le Syngoff multiplie les provocations

      Communiqué de presse du
      Collectif National pour les Droits des Femmes

      Le principal syndicat des gynécologues est contre l’avortement.

      Son président, Bertrand de Rochambeau, l’avait déjà exprimé le 28 septembre dernier en déclarant : « Les choses auxquelles je ne crois pas, je ne les fais plus. Nous ne sommes pas là pour retirer des vies ». Et il arrête de pratiquer des avortements….

      Mais voilà que ce même syndicat récidive aujourd’hui en menaçant d’appeler ses adhérent.e.s à ne plus pratiquer d’IVG s’il n’est pas reçu par la ministre de la santé sur une revendication concernant une assurance.

      Le Syngoff manie avec brio la provocation. Il sait pertinemment qu’il est possible à un médecin de refuser de pratiquer l’avortement, la clause de conscience spécifique en matière d’avortement l’y autorise (Article L2212-8 du Code de la Santé Publique). Il sait aussi que le délit d’entrave à l’avortement ne s’applique pas puisqu’il concerne l’obstruction de l’accès aux centres pratiquant l’IVG, les pressions exercées sur les femmes voulant avorter, les fausses informations sur l’IVG dispensées par voie électronique.

      Le Syngoff sait très bien qu’il va provoquer un tollé général et c’est ce qu’il recherche. Mais est-il normal qu’en 2019 le principal syndicat des gynécologues en France soit ainsi opposé à l’avortement ? Ne serait-il pas temps que ses adhérent-e-s le désertent afin de marquer leur franche opposition à des positions sentant autant la France rance et la réaction ? Et que la clause de conscience spécifique concernant l’avortement soit enfin abrogée ?

    • Merci @odilon, et pour que cette liste de la honte ne se perde pas, je la recopie ici. Que les gynécologues qui se désolidarisent de ce syndicat misogyne et criminel n’hésitent pas à le signaler ici même, je me ferai un plaisir de retirer leur nom. En attendant que les sœurs évitent de prendre rendez-vous avec les personnes suivantes :

      https://syngof.fr/le-syngof/les-delegues-regionaux

      ♦ AUVERGNE – RHÔNE-ALPES

      Docteur Jean-Valère DEFFARGES
      Clinique de la Châtaigneraie – 63110 BEAUMONT

      Docteur Jean-Michel DREYFUS
      25 rue Garibaldi – LYON

      Docteur Emmanuel PEIGNÉ
      Polyclinique du Beaujolais – 69400 – ARNAS
      ♦ BOURGOGNE – FRANCHE COMTÉ

      Docteur Philippe MIRONNEAU
      16 cours du Général de Gaulle – 21000 DIJON
      ♦ BRETAGNE

      Docteur Catherine GUERIN
      13 boulevard des Rochers – 35500 VITRÉ

      Docteur Pascale LE PORS-LEMOINE
      Centre Hospitalier de St Malo – 35400 ST MALO

      Docteur Jacques RIVOALLAN
      6 rue Saint Marc – 29000 QUIMPER
      ♦ CENTRE – VAL DE LOIRE

      Docteur Gérard LONLAS
      6 rue du Brésil – 45000 ORLEANS

      Docteur Elisabeth PAGANELLI
      54 rue Louis Bézard- 37540 SAINT CYR SUR LOIRE
      ♦ CORSE

      Docteur Harold JELEN
      Polyclinique la résidence – 20200 BASTIA
      ♦ GRAND EST

      Docteur Georges-Fabrice BLUM
      10 rue du Rhône – 68100 MULHOUSE

      Docteur Marc BOHL
      1-3 avenue Carnot – 54130 SAINT MAX
      ♦ HAUTS DE FRANCE

      Docteur François BOYER de LATOUR
      1 boulevard Schweitzer – 02100 SAINT QUENTIN

      Docteur Benoit GARRIOT
      7 rue J J Bernard – 60200 COMPIEGNE
      ♦ ILE-DE-FRANCE

      Docteur Mireille BONNEAU
      2 boulevard du Roy – 93320 LES PAVILLONS SOUS BOIS

      Docteur Jean-Alain CACAULT
      71 boulevard Commandant Charcot – 92200 NEUILLY/SEINE

      Docteur Olivier CAMAGNA
      1 rue Velpeau – 92160 ANTONY

      Docteur Franklin DARMON
      18 rue des Remises – 94100 ST MAUR DES FOSSÉS

      Docteur Pascal de BIEVRE
      Centre Hospitalier – 77100 MEAUX

      Docteur Bertrand de ROCHAMBEAU
      Hôpital Privé Marne Chantereine – 77177 BROU sur CHANTEREINE

      Docteur Arnaud GRISEY
      21 rue de Moxouris – 78150 LE CHESNAY

      Docteur Nelly HOMASSON
      5 Ter rue de la Bergère – 94550 CHEVILLY-LARUE

      Docteur Joëlle ROBION
      11 Quai Alsace Lorraine – 77000 MELUN
      ♦ NORMANDIE

      Docteur Béatrice GUIGUES
      2 bis av. du Canada – 14000 CAEN
      ♦ NOUVELLE AQUITAINE

      Docteur Marianne COICAUD
      45 bd George V – 33000 BORDEAUX

      Docteur Antoine GRAVIER
      Clinique Saint Germain – 19100 BRIVE

      Professeur Jacques HOROVITZ
      Hôpital Pellegrin – 33076 BORDEAUX

      Docteur Jean-Pierre LAPLACE
      Maternité Bordeaux Nord – 33300 BORDEAUX
      ♦ OCCITANIE

      Docteur Regis DENJEAN
      Centre Gynécologie Obstétrique des Tuileries – 34500 BEZIERS

      Docteur Jacques FAIDHERBE
      CHU Arnaud de Villeneuve – 34090 MONTPELLIER

      Docteur Jean MARTY
      Clinique Claude Bernard – 81000 ALBI

      Docteur Olivier THIEBAUGEORGES
      Clinique Sarrus Teinturiers – 31000 TOULOUSE
      ♦ OUTRE-MER

      Docteur Bernard SEGUY
      CMCK av. L. Heder – 97387 KOUROU
      ♦ PAYS-DE-LOIRE

      Docteur Olivier TEFFAUD
      Polyclinique de l’Atlantique – 44819 SAINT-HERBLAIN
      ♦ PACA

      Docteur Jean-Marc BASTIAN
      Polyclinique Saint Jean – 06800 CAGNES SUR MER

      Docteur Philippe GERAUDIE
      26 Boulevard Dubouchage – 06000 NICE

      Docteur Alexandre LAZARD
      6 rue Rocca – 13008 MARSEILLE

      Docteur Daniel LEGRAND
      Clinique Santa Maria – 06000 NICE

      https://syngof.fr/le-syngof/les-membres-du-ca

      Docteur Jean Marc BASTIAN
      VENCE
      Docteur Georges-Fabrice BLUM
      MULHOUSE
      Docteur Marc BOHL
      SAINT MAX
      Docteur Mireille BONNEAU
      LES PAVILLONS SOUS BOIS
      Docteur François-Xavier BOYER de LATOUR
      SAINT QUENTIN
      Docteur Jean-Alain CACAULT
      NEUILLY
      Docteur Olivier CAMAGNA
      ANTONY
      Docteur Franklin DARMON
      SAINT MAUR DES FOSSES
      Docteur Pascal DE BIEVRE
      MEAUX
      Docteur Bertrand de ROCHAMBEAU
      BROU sur CHANTEREINE
      Docteur Jean-Valère DEFFARGES
      CLERMONT-FERRAND
      Docteur Régis DENJEAN
      BEZIERS
      Docteur Jean-Michel DREYFUS
      LYON
      Docteur Jacques FAIDHERBE
      MONTPELLIER
      Docteur Antoine GRAVIER
      BRIVE
      Docteur Arnaud GRISEY
      PARIS
      Docteur Catherine GUERIN
      VITRÉ
      Docteur Béatrice GUIGUES
      CAEN
      Docteur Nelly HOMASSON
      PARIS
      Docteur Jacques HOROVITZ
      BORDEAUX
      Docteur Harold JELEN
      BASTIA
      Docteur Jean-Pierre LAPLACE
      BORDEAUX
      Docteur Alexandre LAZARD
      MARSEILLE
      Docteur Pascale LE PORS-LEMOINE
      SAINT MALO
      Docteur Daniel LEGRAND
      NICE
      Docteur Gérard LONLAS
      ORLEANS
      Docteur Jean MARTY
      ALBI
      Docteur Philippe MIRONNEAU
      DIJON
      Docteur Elisabeth PAGANELLI
      TOURS
      Docteur Emmanuel PEIGNÉ
      ARNAS
      Docteur Jacques RIVOALLAN
      QUIMPER
      Docteur Joëlle ROBION
      MELUN
      Docteur Olivier TEFFAUD
      SAINT HERBLAIN
      Docteur Olivier THIEBAUGEORGES
      TOULOUSE

      Membres du Bureau
      https://syngof.fr/le-syngof/administrateurs

      ♦ Président
      Docteur Bertrand de ROCHAMBEAU
      06 48 20 16 77

      ♦ Présidents d’honneur
      Professeur Jean-Robert GIRAUD
      Docteur Guy-Marie COUSIN
      Docteur Marc-Alain ROZAN

      ♦ Vice-Présidents

      Pôle GYN OBS

      Docteur François BOYER DE LATOUR

      Docteur Jean-Pierre LAPLACE

      Pôle GYN MED

      Docteur Catherine GUERIN

      Docteur Nelly HOMASSON

      Pôle Praticien Hospitalier

      Docteur Jacques FAIDHERBE

      Docteur Pascale LE PORS-LEMOINE

      ♦ Secrétaire Générale
      Docteur Elisabeth PAGANELLI

      ♦ Secrétaire Général Adjoint
      Docteur Jacques RIVOALLAN

      ♦ Trésorier
      Docteur Antoine GRAVIER

    • @touti

      Il faudrait se procurer pour la publier la liste des gynécologues inscrits au SYNGOF pour lancer le boycott.

      C’est probablement illégale de publié une telle liste. Ces gynecos-obstericiens sont probablement les plus nuisibles de la corporation. Ca fait des années que les positions de ce syndicat sont les plus réactionnaires et y adhéré en 2019 c’est un choix qui indique qu’on a un interet supérieur pour le fric qu’on peu tiré d’épisiotomies à la chaines et de pratiques médicales dangereuses que pour l’intégrité physique et morale de ses patientes. Plutôt que d’avoir une liste, ou d’attendre que l’Ordre se bouge les prostates, un courrier à des gynecos au hasard (mais surtout les hommes vu que ce syndicat est largement masculinisé), pour leur dire que si ils sont au syngof ils sont complices de chantage, et de racket.

    • @mad_meg j’attends de me faire mettre en prison si c’est illégal, je vous préviendrai, pour le moment quand une liste a été publiée elle est légalement recopiable, je n’ai rien inventé et j’en ai assez des maltraitances médicales, c’est à eux d’avoir peur maintenant. [EDIT] Ok avec toi @mad_meg je retire le lien vers la page des témoignages hallucinants de patientes sur une gyneco, ce site est fourni pour éviter les gynécos maltraitants grâce aux témoignages nombreux : https://www.choisirunmedecin.com

      #boycott_des_maltraitances

    • Le 11 septembre dernier le président du Syndicat des gynécologues et obstétriciens de France (Syngof), un certain Bertrand de Rochambeau, s’est permis de qualifier l’avortement d’homicide. Dans cette intervention il résume à lui seul, les pires extrémismes et intégrismes. Il étale sa conception violente, machiste et dominatrice de la santé des femmes.

      Les plus anciennes se souviennent des huées, des insultes et des calomnies dont Madame Simone Veil, qui savait la valeur de la vie, avait fait l’objet au sein de l’hémicycle lors de la présentation de sa loi autorisant l’IVG en France.

      La bataille de l’avortement est loin d’être terminée de par le monde comme en France. En Irlande ça avance, en Espagne ça recule, reste que sur notre planète toutes les 9 minutes, une femme meurt d’un avortement clandestin. Un féminicide ?

      Devant un individu pareil, j’en viendrais presque à regretter le temps où les IVG se pratiquaient clandestinement et en toute sécurité dans une atmosphère d’une grande humanité. Il est grand temps que les femmes reprennent en main la façon dont elles veulent aimer et donner naissance ou non à des enfants. La décision d’avorter doit appartenir à la femme, et aucune d’elle ne doit subir de pressions.

      Dernière minute : le pape François a comparé ce mercredi 10 octobre l’avortement au recours à un « tueur à gages ». Président du Syngof et Pape même combat contre la moitié de la population mondiale…

      https://pratiques.fr/Avortement


  • Au #Mali, #Niger et #Sénégal, le marché de l’identité en plein essor

    De plus en plus d’États africains font appel à des entreprises étrangères, notamment françaises, pour fabriquer des #cartes_d’identité biométriques, qui servent aussi de #cartes_électorales sécurisées. Un projet soutenu par l’Europe qui y voit une occasion de mieux contrôler les flux migratoires.

    De plus en plus d’États africains font appel à des entreprises étrangères, notamment françaises, pour fabriquer des cartes d’identité biométriques, qui servent aussi de cartes électorales sécurisées. Un projet soutenu par l’Europe qui y voit une occasion de mieux contrôler les flux migratoires.

    Niger, Sénégal, Mali, de nos envoyés spéciaux.- Sur le continent africain, les États font de plus en plus souvent appel aux services d’entreprises étrangères spécialisées dans le domaine de l’état civil et leur confient la fabrication de cartes d’identité biométriques, qui sont aussi souvent utilisées comme cartes électorales.
    C’est par exemple le cas, au Mali, du groupe français #Idemia [nouveau nom, depuis 2017, de #OT-Morpho, né de la fusion des sociétés #Oberthur_Technologies (OT) et Morpho], du franco-néerlandais #Gemalto au Niger, et de la société malaisienne #Iris au Sénégal.
    Ce processus est appuyé par la Commission européenne, par le biais de son #Fonds_fiduciaire_d’urgence_pour_l’Afrique. Un partenariat dans lequel chacun trouve son intérêt : les chefs d’État ouest-africains entrevoient la tenue d’élections indiscutables, tandis que la diplomatie européenne touche du doigt le Graal du contrôle de l’immigration irrégulière en permettant l’accès direct à une base de données centralisée des citoyens subsahariens. Celle-ci permettrait aux États membres de l’Union européenne (UE) d’identifier et de renvoyer plus facilement les migrants irréguliers dans leur pays d’origine.
    Un projet « gagnant-gagnant » donc, pour lequel la Commission européenne pourra recevoir un retour sur investissement des 25 millions d’euros dépensés au Mali, et des 28 millions d’euros au Sénégal. Le projet devrait permettre de disposer d’un système d’information de l’état civil informatisé relié à une #base_de_données biométriques à même de sécuriser l’identité de la population et d’être exploitable par d’autres administrations utilisatrices.
    « Il y a une demande d’appui des autorités maliennes auprès de l’UE, qui considère qu’il y a un besoin. C’est une sorte d’interactivité : un état civil qui fonctionne bien va permettre à la population de bénéficier des services auxquels elle a droit. L’aspect contrôle des populations n’est que secondaire », assure Omar Merabet, conseiller du PDG de Civipol, agence française qui travaille, au Mali et au Sénégal, sur deux importants programmes d’état civil qui servent de base de données pour la biométrie électorale.
    Il résume : « La relation entre identité et sécurité est là : si on a un fichier sécurisé, on a une possibilité de traçabiliser la population – un idéal de politique. »
    Des militants de la société civile ouest-africaine s’interrogent néanmoins sur l’utilisation réelle des données personnelles collectées et sur le risque d’utilisation abusive par l’État ou des tiers. Cette préoccupation est également partagée par Omar Merabet : « On sait l’usage qu’en fait un pays donné aujourd’hui, mais qu’en sera-t-il demain ? C’est un problème essentiel car on va consacrer énormément de financements à centraliser ces données, pour la question de l’immigration par exemple, avoir des fichiers ultra précis, partagés avec les services… Il va y avoir de plus en plus de communication et donc de possibilités d’utiliser frauduleusement ces données. »

    « Nous pensons que nous n’avons pas assez de détails sur la question et que nous ne sommes pas bien informés par nos gouvernements, estime le juriste Djabel Magassa, porte-parole de Kouloubametre, site internet « d’initiative citoyenne d’évaluation et suivi des actions des gouvernants ». Quelles sont les garanties de la part de l’Union européenne que ces données ne seront pas utilisées à d’autres fins – par exemple, d’identifier des migrants en vue de leur expulsion par Frontex ? »

    L’hypothèse est balayée par l’État malien. « Au Mali existe une loi qui protège les données personnelles, ainsi que l’Autorité de protection des données à caractère individuel qui surveille l’utilisation des telles informations. Il n’est donc pas possible de donner ces données à un pays européen ou à une structure pour surveiller les migrants », affirme Fousseyni Diarra, directeur du Centre pour le traitement des données de l’état civil et président de la commission technique du Comité de pilotage des élections présidentielles qui ont eu lieu l’été dernier.

    En dépit des risques et des limites, la solution biométrique s’étend dans l’Afrique subsaharienne. Un nouveau front s’est ouvert au Niger, voisin du Mali.

    Au Niger, la France et l’Allemagne à la manœuvre

    « On est entourés de pays plongés dans la tourmente, comme le Mali, le Nigeria, la Libye et le Burkina Faso, explique Issaka Souna. Le Niger ne peut pas se permettre un processus électoral tendu. » Avocat et haut fonctionnaire des Nations unies, Souna a été nommé en octobre 2017 à la tête de la Commission électorale indépendante du Niger (CENI). Au cœur de son travail, la mise en place d’un fichier électoral biométrique.

    Après des années de pourparlers, le fichier biométrique a été intégré dans le nouveau code électoral. Pour Issaka Souna, la difficulté principale est l’absence d’un système d’état civil fiable : « Moins de 30 % de nos concitoyens possèdent une pièce d’identité. On a un territoire immense et une partie de la population est nomade : fournir presque dix millions de cartes électorales biométriques en moins d’un an sera une épreuve colossale. »

    Le premier test, ce seront les élections locales, reportées quatre fois depuis 2016 et prévues pour début 2020. Présidentielle et législatives sont prévues pour 2021. Mahamadou Issoufou sera alors arrivé au terme de son deuxième mandat et ne sera plus éligible.

    Ici, tout en étant le principal bailleur de fonds du Niger, l’Union européenne n’a pas financé la #biométrisation des élections. « Sans un état civil performant, cela n’a pas de sens, confie un fonctionnaire de Bruxelles, sous le couvert de l’anonymat. C’est comme acheter une Porsche là où on n’a même pas un chemin pour se promener. »

    Selon le fonctionnaire, « l’inscription d’un #fichier_biométrique dans la loi permet aux gouvernements de faire du #chantage à l’UE. Ils disent : “Si vous voulez des élections démocratiques, il faut financer la biométrie.” » Soit une dépense, pour créer le fichier, qui tournerait autour des 60 millions d’euros.

    Le fonctionnaire ajoute qu’au sein de la délégation européenne au Niger, « on a dû résister aux pressions des diplomates français et allemands qui voulaient qu’on finance cette biométrie ».
    Les pressions des groupes français

    Un document interne, obtenu par Mediapart, détaille le parcours de sélection de l’opérateur privé au Niger. En concurrence, quatre sociétés : #Gemalto, dont l’actionnaire majoritaire est la Banque publique d’investissement français, #Idemia, propriété de l’État français à 14 %, la société privée allemande #Dermalog, et #Lithotech, compagnie du géant sud-africain #Bidvest, liée à un fonds public de Johannesburg.

    Seuls les deux premiers, français, ont survécu au long processus de sélection – 17 jours de travail d’un comité technique, en octobre 2018 –, dont les résultats, pas encore proclamés après des mois, ont déjà provoqué quelques bouleversements : Dermalog, exclue de la sélection finale en raison de son mauvais score (32,5 points sur 100), aurait fait appel. Contactée, la société a refusé de commenter.

    Gemalto (déjà fortement sollicité sur le marché biométrique africain, notamment en #Algérie, #Bénin, #Burkina_Faso, #Comores, #Gabon et #Guinée-Conakry) a fini par l’emporter, avec 92 points sur 100 face aux 77 de Idemia, d’après l’évaluation technique. Le marché s’élève à 20 milliards de francs CFA (30,5 millions d’euros) sur 16 mois, d’après le président de la CENI Issaka Souna.

    Avant l’officialisation du contrat, le groupe français était à l’affût de la moindre mise en cause de ses activités : il a ainsi exigé la publication d’un droit de réponse dans le bi-hebdomadaire nigérien L’Événement. En cause : des informations « de nature à nuire à la bonne réputation du groupe », selon Gemalto. L’entreprise y conteste notamment l’existence d’une plainte pour corruption passive ou active d’agent étranger au Gabon. Plainte qui a pourtant bien été enregistrée à Paris.

    Le Sénégal, pionnier des cartes biométriques dans la région

    Contrairement au Mali et au Niger, le marché de la biométrie au Sénégal n’est pas dominé par une société française mais par le groupe malaisien #Iris_Corporation_Berhad. Premier pays de la région à avoir, en 2007, engagé le processus de biométrisation prévu par l’accord de la #CEDEAO – visant officiellement à faciliter la circulation des personnes dans l’espace régional –, le Sénégal a élu son président, le 24 février dernier, en utilisant des documents électoraux produits par le géant asiatique pour un montant de 50 milliards de francs CFA (environ 76 millions d’euros).

    Si, à quelques jours des élections du 24 février, le gouvernement a annoncé un taux de distribution des cartes biométriques de 97 %, la société traîne encore quelques casseroles.

    Lors des élections législatives de juillet 2017, de graves dysfonctionnements dans le processus de distribution des cartes ont empêché environ 800 000 personnes de voter. En 2007, le contrat de production de passeports biométriques, attribué déjà à Iris, a été suspendu et jugé, dans un rapport public de la Cour des comptes sénégalaise de 2009, « contraire à l’intérêt général » et « irrégulier » parce que trop coûteux et lent (118 milliards de francs CFA pour 10 millions de documents en vingt ans).

    L’expert informaticien et cyberactiviste sénégalais Cheick Fall, cofondateur de la Ligue africaine des web activistes pour la démocratie Africtivistes, parle d’#indépendance_numérique violée. « Le Sénégal a péché en allant confier le traitement de ces données à une entreprise étrangère. » Selon lui, il y aurait dans le pays toutes les compétences techniques et humaines pour confectionner la carte biométrique directement au Sénégal, « à un dixième du coût ».

    Pour lui, pas mal de questions se cachent dans cette petite carte. « Comment cette entreprise va-t-elle traiter nos informations ? Qui gère, qui collabore et qui a des intérêts avec elle ? Quels sont les contrats qui lient l’État avec cette société sur la confection mais aussi sur le traitement et la conservation des donnés sensibles ? » Une interrogation plus profonde sous-tend sa réflexion : « Aujourd’hui, on parle beaucoup des barrières, mais dans une société de plus en plus dématérialisée et fondée sur la citoyenneté digitale, qu’est-ce qu’une frontière ? »

    https://www.mediapart.fr/journal/international/050319/au-mali-niger-et-senegal-le-marche-de-l-identite-en-plein-essor?onglet=ful
    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #biométrie #privatisation
    #contrôles_frontaliers #identification #business #complexe_militaro-industriel #UE #EU #big-data #surveillance_de_masse #traçabilité

    signalé par @pascaline via la mailing-list de Migreurop
    ping @karine4

    Ajouté à la métaliste externalisation :
    https://seenthis.net/messages/731749


  • Unser täglich SPAM gib uns heute
    https://www.checked4you.de/computer-internet/e-mails/kamera-gehackt-beim-pornogucken-gefilmt-352088

    Allez vous faire f... J’attends toujours des messages de ce type en d’autres langues.

    Return-Path: <bfd7e70c0@domain.de>
    Delivered-To: info@domain.de
    Received: from localhost (localhost.localdomain [127.0.0.1])
    by server.domain.de (Postfix) with ESMTP id BF472416C1B7
    for <bfd7e70c0@domain.de>; Fri, 22 Feb 2019 18:54:15 +0100 (CET)
    X-Virus-Scanned: Debian amavisd-new at server.domain.de
    X-Spam-Flag: NO
    X-Spam-Score: 2.423
    X-Spam-Level:
    X-Spam-Status: No, score=2.423 tagged_above=1 required=4.5
    tests=[BAYES_00=-1.9, HELO_MISC_IP=0.25, HTML_MESSAGE=0.001,
    NO_FM_NAME_IP_HOSTN=2.5, RDNS_NONE=0.793, SPF_NEUTRAL=0.779]
    autolearn=no autolearn_force=no
    Received: from server.domain.de ([127.0.0.1])
    by localhost (server.domain.de [127.0.0.1]) (amavisd-new, port 10024)
    with ESMTP id NdeJCc-WHk7g for <bfd7e70c0@domain.de>;
    Fri, 22 Feb 2019 18:54:15 +0100 (CET)
    Received: from [51.39.246.34] (unknown [51.39.246.34])
    by server.domain.de (Postfix) with ESMTP id D26E7416C1B1
    for <bfd7e70c0@domain.de>; Fri, 22 Feb 2019 18:54:13 +0100 (CET)
    From: <bfd7e70c0@domain.de>
    To: <bfd7e70c0@domain.de>
    Date: 22 Feb 2019 22:19:10 +0200
    MIME-Version: 1.0
    Subject: Hohe Gefahr. Konto wurde angegriffen.
    Message-ID: <5C706172.7752.EB72DB@bfd7e70c0.domain.de>
    Priority: normal
    X-mailer: Pegasus Mail for Windows (4.41)
    Content-type: multipart/alternative; boundary="Alt-Boundary-44292.1277007"

    –-Alt-Boundary-44292.1277007
    Content-type: text/plain; charset="ibm852"
    Content-transfer-encoding: QUOTED-PRINTABLE
    Content-description: Mail message body

    Hallo!

    Wie Sie vielleicht bemerkt haben, habe ich Ihnen eine E-Mail von Ihrem =
    Konto aus gesendet.
    Dies bedeutet, dass ich vollen Zugriff auf Ihr Konto habe.

    Ich habe dich jetzt seit ein paar Monaten beobachtet.
    Tatsache ist, dass Sie &#252;ber eine von Ihnen besuchte Website =
    f&#252;r Erwachsene mit Malware infiziert wurden.

    Wenn Sie damit nicht vertraut sind, erkl&#228;re ich es Ihnen.
    Der Trojaner-Virus erm&#246;glicht mir den vollst&#228;ndigen Zugriff =
    und die Kontrolle &#252;ber einen Computer oder ein anderes Ger&#228;t.
    Das hei&#223;t, ich kann alles auf Ihrem Bildschirm sehen, Kamera und =
    Mikrofon einschalten, aber Sie wissen nichts davon.

    Ich habe auch Zugriff auf alle Ihre Kontakte und Ihre Korrespondenz.

    Warum hat Ihr Antivirus keine Malware entdeckt?
    Antwort: Meine Malware verwendet den Treiber.
    Ich aktualisiere alle vier Stunden die Signaturen, damit Ihr Antivirus =
    nicht verwendet wird.

    Ich habe ein Video gemacht, das zeigt, wie du befriedigst dich... in der =
    linken H&#228;lfte des Bildschirms zufriedenstellen,=20
    und in der rechten H&#228;lfte sehen Sie das Video, das Sie angesehen =
    haben.
    Mit einem Mausklick kann ich dieses Video an alle Ihre E-Mails und =
    Kontakte in sozialen Netzwerken senden.=20
    Ich kann auch Zugriff auf alle Ihre E-Mail-Korrespondenz und Messenger, =
    die Sie verwenden, posten.

    Wenn Sie dies verhindern m&#246;chten, &#252;bertragen Sie den Betrag =
    von 325&#8364; an meine Bitcoin-Adresse=20
    (wenn Sie nicht wissen, wie Sie dies tun sollen, schreiben Sie an =
    Google: „Buy Bitcoin“).

    Meine Bitcoin-Adresse (BTC Wallet) lautet: =
    15mWFjVymAdqimVim2f1UgX6oSD4TYeGLE

    Nach Zahlungseingang l&#246;sche ich das Video und Sie werden mich nie =
    wieder h&#246;ren.
    Ich gebe dir 48 Stunden, um zu bezahlen.
    Ich erhalte eine Benachrichtigung, dass Sie diesen Brief gelesen haben, =
    und der Timer funktioniert, wenn Sie diesen Brief sehen.

    Eine Beschwerde irgendwo einzureichen ist nicht sinnvoll, da diese =
    E-Mail nicht wie meine Bitcoin-Adresse verfolgt werden kann.
    Ich mache keine Fehler.

    Wenn ich es herausfinde, dass Sie diese Nachricht mit einer anderen =
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    Sch&#246;ne Gr&#252;&#223;e!
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    http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd“>
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    </head>
    <body>
    <div align=3D"left"><font face=3D"Arial" size=3D"4"><span style=3D" =
    font-size:14pt">Hallo!<br>
    <br>
    Wie Sie vielleicht bemerkt haben, habe ich Ihnen eine E-Mail von Ihrem =
    Konto aus gesendet.<br>
    Dies bedeutet, dass ich vollen Zugriff auf Ihr Konto habe.<br>
    <br>
    Ich habe dich jetzt seit ein paar Monaten beobachtet.<br>
    Tatsache ist, dass Sie &#252;ber eine von Ihnen besuchte Website =
    f&#252;r Erwachsene mit Malware infiziert wurden.<br>
    <br>
    Wenn Sie damit nicht vertraut sind, erkl&#228;re ich es Ihnen.<br>
    Der Trojaner-Virus erm&#246;glicht mir den vollst&#228;ndigen Zugriff =
    und die Kontrolle &#252;ber einen Computer oder ein anderes =
    Ger&#228;t.<br>
    Das hei&#223;t, ich kann alles auf Ihrem Bildschirm sehen, Kamera und =
    Mikrofon einschalten, aber Sie wissen nichts davon.<br>
    <br>
    Ich habe auch Zugriff auf alle Ihre Kontakte und Ihre Korrespondenz.<br>
    <br>
    Warum hat Ihr Antivirus keine Malware entdeckt?<br>
    Antwort: Meine Malware verwendet den Treiber.<br>
    Ich aktualisiere alle vier Stunden die Signaturen, damit Ihr Antivirus =
    nicht verwendet wird.<br>
    <br>
    Ich habe ein Video gemacht, das zeigt, wie du befriedigst dich... in der =
    linken H&#228;lfte des Bildschirms zufriedenstellen, <br>
    und in der rechten H&#228;lfte sehen Sie das Video, das Sie angesehen =
    haben.<br>
    Mit einem Mausklick kann ich dieses Video an alle Ihre E-Mails und =
    Kontakte in sozialen Netzwerken senden. <br>
    Ich kann auch Zugriff auf alle Ihre E-Mail-Korrespondenz und Messenger, =
    die Sie verwenden, posten.<br>
    <br>
    Wenn Sie dies verhindern m&#246;chten, &#252;bertragen Sie den Betrag =
    von 325&#8364; an meine Bitcoin-Adresse <br>
    (wenn Sie nicht wissen, wie Sie dies tun sollen, schreiben Sie an =
    Google: „Buy Bitcoin“).<br>
    <br>
    Meine Bitcoin-Adresse (BTC Wallet) lautet: =
    15mWFjVymAdqimVim2f1UgX6oSD4TYeGLE<br>
    <br>
    Nach Zahlungseingang l&#246;sche ich das Video und Sie werden mich nie =
    wieder h&#246;ren.<br>
    Ich gebe dir 48 Stunden, um zu bezahlen.<br>
    Ich erhalte eine Benachrichtigung, dass Sie diesen Brief gelesen haben, =
    und der Timer funktioniert, wenn Sie diesen Brief sehen.<br>
    <br>
    Eine Beschwerde irgendwo einzureichen ist nicht sinnvoll, da diese =
    E-Mail nicht wie meine Bitcoin-Adresse verfolgt werden kann.<br>
    Ich mache keine Fehler.<br>
    <br>
    Wenn ich es herausfinde, dass Sie diese Nachricht mit einer anderen =
    Person geteilt haben, wird das Video sofort verteilt.<br>
    <br>
    Sch&#246;ne Gr&#252;&#223;e!</span></font></div>
    </body>
    </html>
    –-Alt-Boundary-44292.1277007—

    Kommentar der Verbraucherzentrale NRW :

    Kamera gehackt, beim Pornogucken gefilmt ?
    https://www.checked4you.de/computer-internet/e-mails/kamera-gehackt-beim-pornogucken-gefilmt-352088

    Der Absender behauptet, die Kamera des Smartphones oder Computers des Empfängers gehackt zu haben und so an die Aufnahmen gekommen zu sein, berichtet das Landeskriminalamt (LKA) Rheinland-Pfalz. Beispiele dazu lest ihr in den Kommentaren unter diesem Text. Wie die Polizei Bochum mitteilt, werden ähnliche Erpresserschreiben sogar als Briefe verschickt.

    Allerdings solltet ihr nicht in Panik verfallen, wenn ihr so einen Brief oder eine E-Mail bekommt! „Bei den Drohmails handelt es sich um einen Massenversand an beliebig ausgewählte Adressaten“, teilt das LKA mit. Es ist also vermutlich schlicht Spam! Die Ermittler haben keine Hinweise darauf, dass die Computer oder Handys der Mail-Empfänger tatsächlich gehackt wurden oder dass tatsächlich solche Videos, wie vom Absender behauptet, existieren.

    #SPAM #chantage #criminalité #internet #auf_deutsch


  • Que faire si vous êtes victime de revenge porn ou de #chantage aux photos dénudées ?

    Guide pour les personnes victimes de chantage aux #nudes ou #revengeporn. Dedans : qui contacter, comment faire supprimer les contenus, faut-il porter plainte, etc.
    L’article est pas foufou mais par contre la liste des contacts / organismes et recours est super importante.

    https://www.numerama.com/politique/464904-que-faire-si-vous-etes-victime-de-revenge-porn-ou-de-chantage-aux-p #harcelement #cyber_harcelement


  • Universities watchdog threatens fines over grade inflation

    Proportion of degrees that are first class rose from 16% to 27% in six years, OfS finds.

    The higher education watchdog has issued a stark warning to universities that they will be fined or even removed from the official register if they fail to tackle spiralling grade inflation at degree level.

    Research by the Office for Students reveals for the first time the scale of the problem, which is virtually sector-wide with 84% of universities seeing significant unexplained increases in the number of first-class degrees awarded.

    Overall, the proportion of first-class honours awards has risen from 16% of all degrees awarded in 2010/11 to 27% six years later, according to OfS analysis of results at 148 universities and higher education providers.

    At the University of Surrey the proportion of firsts has more than doubled, from 23% in 2010/11 to 50% in 2016/17, while at Bradford University it has almost tripled, from 10.6% to 30.9%.

    The OfS, which is the new regulator of the higher education sector in England, called on universities to take urgent action to address the problem and warned of severe sanctions if they failed to do so.

    Nicola Dandridge, the OfS chief executive, said: “This report shows starkly that there has been significant and unexplained grade inflation since 2010-11. This spiralling grade inflation risks undermining public confidence in our higher education system.”

    According to the OfS regulatory framework, one of the conditions of functioning as a university is that “qualifications awarded to students hold their value at the point of qualification and over time”. If a university is found to be in breach of the condition, it may be fined, suspended from the register or deregistered altogether.

    Ministers have become increasingly concerned about the growing proportion of firsts and upper-class second degrees being awarded at universities. According to the latest research, the proportion of firsts and 2:1s combined has increased from 67% in 2010/11 to 78% six years later.

    The education secretary, Damian Hinds, called on the OfS to crack down on institutions found to be inflating grades. “I sincerely hope today’s figures act as a wake-up call to the sector, especially those universities which are now exposed as having significant unexplained increases,” he said.

    “Institutions should be accountable for maintaining the value of the degrees they award. I am urging universities to tackle this serious issue and have asked the Office for Students to deal firmly with any institution found to be unreasonably inflating grades.”
    Guardian Today: the headlines, the analysis, the debate - sent direct to you
    Read more

    Increases in first-class degrees among students entering university with lower A-level results are particularly striking. Graduates who achieved the equivalent of two Cs and a D were almost three times more likely to graduate with first-class honours in 2016/7 compared with six years earlier.

    There is no parallel increase in degree attainment among graduates with top A-level results, and in the main it is the institutions with lower entry tariffs where the highest unexplained increases have been found.

    Universities have defended themselves in the past, saying the sector has changed significantly with more emphasis on the quality of teaching, alongside the fact that with higher tuition fees students are working harder to achieve higher grades.

    The OfS has used statistical modelling at the individual student level to try to account for factors that might influence attainment. It concludes that a significant element of the increases cannot be explained by changes to the graduate population and attainment and therefore remains cause for concern.

    Across the sector as a whole, the OfS found that 11.6 percentage points of the increase in first-class degrees awarded between 2010-11 and 2016-17 were unexplained, though in some universities the figure is much higher. At Surrey it is 27.3 percentage points; other universities where there are relatively high unexplained increases include Huddersfield, Greenwich, Coventry and Essex.

    Dandridge said it was crucial that degrees held their value over time. She said she recognised how hard students worked for their degrees and accepted that improved teaching, student support and pre-university qualifications could explain some of the increase in grades.

    “However, even accounting for prior attainment and student demographics, we still find significant unexplained grade inflation,” she said. “This analysis may make uncomfortable reading for some universities. It shows that individual and collective steps are needed to ensure that students can be confident that they will leave higher education with a qualification that is reliable, respected and helps ensure they are ready for life after graduation.”

    Alistair Jarvis, the chief executive of Universities UK, which represents 137 universities, said the sector was already taking steps to tackle grade inflation. “It is essential that the public has full confidence in the value of a degree,” he said.

    Of the 124 universities (84% of the sample) with significant unexplained increases in the number of first-class degrees, 77 showed a statistically significant unexplained increase relative to both the sector and their own level in 2010-11. A further 28 showed a statistically significant unexplained level of attainment above that of the sector level, and 19 showed a statistically significant unexplained increase relative to their own level in 2010-11.

    https://www.theguardian.com/education/2018/dec/19/universities-watchdog-threatens-fines-over-grade-inflation?CMP=Share_An
    #université #UK #Angleterre #effets_pervers #taxes_universitaires #frais_d'inscription #it_has_begun #qualité #chantage #statistiques #chiffres #éducation


  • Israel a tout à coup « libéré » 10 tonnes de courrier destiné aux Territoires Palestiniens Occupés depuis 1967 qu’il bloquait en Jordanie depuis 2010 ! Voir aussi les photos qui vont avec cet article...

    Ten Tons of Palestinian Mail Were Held in Jordan Since 2010. Israel Just Allowed Its Delivery
    Noa Landau, Haaretz, le 16 août 2018
    https://www.haaretz.com/israel-news/israel-oks-delivery-of-ten-tons-of-palestinian-mail-held-since-2010-1.63872

    Israel has allowed over ten tons of Palestinian mail that has been held in Jordan since 2010 to be transferred into the West Bank for delivery, the Coordinator of Government Activities in the Territories said Thursday.

    COGAT, Israel’s chief liaison office with the Palestinians, said the one-time transfer was a “gesture” that “went beyond the letter of the law” as negotiations to resolve the issue are underway..

    “About a year ago, an in-principle agreement was signed between Israel and the Palestinian Authority. The memorandum of understanding has not yet resulted in a direct transfer, and the subject is in the advanced stages of being worked through. There is therefore no direct mail transfer at this time,” COGAT said in a statement.

    “However, as a gesture, and in a step that went beyond the letter of the law, COGAT, with the assistance of the Ministry of Communications and the Customs Authority, allowed a one-time transfer of approximately ten and a half tons of mail that had been held in Jordan,” the statement concluded.

    Hussein Sawafta, director of the Palestinian postal service, said that Israel held up the mail because it was not properly addressed to the Israeli postal service. Sawafta said the mail was released last week and workers are now sorting through mounds of letters and packages.

    Israel collects service fees on Palestinian mail and forbids direct mail to the Palestinian postal service.

    #Palestine #occupation #punition_collective #mesquinerie #Poste #courrier #lettres #otages #chantage #taxes #rançons #injustice


  • Divorce juif  : à Grenoble, coup d’arrêt au « chantage au guett » Mélinée Le Priol - La Croix - 23 Juillet 2018

    https://harissa.com/news555/fr/divorce-juif-grenoble-coup-darret-au-chantage-au-guett

    Alors que dans le judaïsme, le divorce ne se fait pas sans l’accord du mari, une décision forte a été prise récemment à Grenoble pour sanctionner un époux récalcitrant.

    Quatre ans après un scandale retentissant à Paris, les « chantages au guett » continuent de se pratiquer en France.

    Un communiqué placardé à la mi-juin dans les synagogues de Grenoble (Isère) annonçait que des sanctions religieuses avaient été prises à l’encontre d’un fidèle qui refusait de remettre à son ex-femme le guett, l’acte de divorce religieux juif. / Benjamin Barda/CIRIC

    Le communiqué a été placardé à la mi-juin dans les synagogues grenobloises. Il annonçait que des sanctions religieuses avaient été prises à l’encontre d’un fidèle qui refusait de remettre à son ex-femme le guett (acte de divorce religieux juif, lire ci-dessous). Le mari récalcitrant, cité nominativement dans ce document public, ne peut désormais plus participer à la prière synagogale et se trouve exclu du minian (quorum de dix hommes nécessaire à la prière).

    Radicale, cette mesure est inédite en France. Inspirée des pratiques de shaming qui ont cours en Israël ou aux États-Unis pour dénoncer le « chantage au guett » – il arrive même que la photo de l’homme soit publiée –, elle a été prise par deux rabbins grenoblois, sous l’autorité du grand rabbin de France Haïm Korsia. Celui-ci assume la sévérité de sa décision  : « Il faut une condamnation unanime, une sorte de mise au ban sociale de ces hommes qui n’ont pas la dignité de rendre sa liberté à leur femme », explique-t-il à La Croix.
     
    Pratiques de chantage
    Connu pour sa bienveillance vis-à-vis des femmes dans ces affaires de divorces conflictuels, où l’homme se venge parfois d’une procédure civile qui lui a été défavorable, Haïm Korsia aimerait voir l’ensemble des juifs de France participer au « rejet moral » des pratiques de chantage, « sans la moindre compassion »pour ces hommes. Mais il sait que du chemin reste à faire. Ces dernières semaines, il a reçu plusieurs lettres lui demandant de revenir sur sa décision prise à Grenoble, arguant que ce mari était « un homme bien » et qu’il ne méritait pas une telle marginalisation.

    Si la position de l’actuel grand rabbin de France ne souffre pas d’ambiguïté sur cette question, ce n’est pas le cas de celle de son prédécesseur par intérim, Michel Gugenheim, aujourd’hui grand rabbin de Paris  : en 2014, le tribunal rabbinique de Paris avait été accusé d’avoir cautionné une forme de « chantage au guett » en présence du rabbin Gugenheim. L’affaire avait défrayé la chronique et déchiré la communauté juive de France.

    « Le scandale du guett de 2014 a révélé des dysfonctionnements graves dans le tribunal rabbinique de Paris, dont les membres et le président ne sont pas des juges rabbiniques. Les règles de procédure n’y sont pas respectées, et les décisions y sont parfois prises à la tête du client. Ni la composition du tribunal ni l’équipe du service du divorce n’ont changé depuis 2014 », assure Liliane Vana, spécialiste en droit hébraïque et talmudiste, très mobilisée auprès des femmes dans le judaïsme. Avec l’écrivaine Éliette Abécassis (1), cette juive orthodoxe vient de créer un hashtag pour inviter ces femmes à sortir du silence sur les réseaux sociaux  : #stopchantageauguett.
    . . . . . . . . . .

    #Divorce #chantage #femmes #religion_juive #guett #religion #tribunal_rabbinique #domination_masculine #couple #violence #france



  • “South Tibet, the island of Taiwan and the South China Sea were omitted” ...

    Gap apologizes after Chinese netizens slam it for T-shirt with incomplete China map - Global Times

    http://www.globaltimes.cn/content/1102187.shtml

    US apparel company Gap apologized and vowed a more “rigorous reviews in the future” after one of its T-shirts was found with an incomplete map of China and sparked outrage among Chinese netizens on Monday.

    “Gap Inc. respects the sovereignty and territorial integrity of China. We’ve learned a Gap brand T-shirt sold in some overseas markets mistakenly failed to reflect the correct map of China. We sincerely apologize for this unintentional error,” read a statement sent to the Global Times by Gap on Monday.

    #chine #frontières #territoires #représentation #chantage (qui marche)


  • L’Equateur déconnecte Assange - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2018/03/29/l-equateur-deconnecte-assange_1639675

    Cette fois, l’affaire semble plus sérieuse. Quito rappelle certes la « protection » accordée à Assange « en raison des risques pour sa vie et son intégrité ». Mais le pays andin juge que le « comportement » de ce dernier sur les réseaux sociaux met en danger ses bonnes relations « avec le Royaume-Uni, avec les autres Etats de l’Union européenne et avec d’autres nations ». L’Equateur reproche aussi au chef de file de WikiLeaks de bafouer un « engagement écrit », pris fin 2017, à « ne pas émettre de messages constituant une ingérence dans les affaires d’autres Etats » – engagement dont son organisation dément l’existence. Surtout, l’exécutif n’exclut pas de prendre « d’autres mesures » en cas de récidive, sans plus de précision.

    #chantage #mort_virtuelle

    • D’après WikiLeaks, le gouvernement équatorien aurait demandé à Assange, via un mail à ses avocats londoniens, la suppression d’un tweet publié lundi, qui mettait en parallèle la capture par la Gestapo, en 1940, du président catalan Lluís Companys, livré ensuite par Vichy à l’Espagne franquiste, et l’arrestation de Puigdemont par la police allemande « à la demande de l’Espagne ».

      #point_godwin :-D

    • Au plan légal, elle est en effet au point mort : la dernière enquête de la justice suédoise – pour un « viol de moindre gravité » que nie Assange – a été classée sans suite en mai 2017, mais le fondateur de WikiLeaks est toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt britannique pour non-respect des conditions de sa liberté sous caution, qu’un tribunal de Westminster a décidé, en février, de maintenir. Mercredi, la ministre équatorienne des Affaires étrangères, María Fernanda Espinosa, a annoncé qu’une délégation rencontrerait à Londres, la semaine prochaine, l’équipe de défense d’Assange, pour « explorer les alternatives ». Elle a aussi assuré que Quito continuait à « dialoguer avec le Royaume-Uni pour trouver une solution définitive et durable ». Laquelle semble, à ce stade, très hypothétique.

      #acharnement


  • ITALIE ISOLÉE DANS LA TEMPÊTE MIGRATOIRE
    Article de JÉRÔME GAUTHERET

    Sur les 600 000 migrants arrivés en Italie depuis 2014, la plupart ont traversé la #Méditerranée. Des milliers d’autres y ont péri. L’île de #Lampedusa, avant-poste de l’accueil, est débordée par cette crise humanitaire fortement liée au chaos qui règne en #Libye.

    On rejoint le jardin public en poussant les portes d’une grille qui ne ferme plus depuis longtemps. Puis, après une courte promenade au milieu des agaves et des myrtes, on arrive à un étrange réseau de grottes sommairement aménagées à proximité d’un vieux puits. L’endroit est à peine mentionné par les guides de voyage, mais il mérite qu’on s’y arrête : en effet, le vrai cœur de Lampedusa est là, en ces vestiges
    à peine entretenus d’un sanctuaire millénaire, témoignage unique de ce qu’était l’île avant sa colonisation systématique, au début du XIXe siècle.

    LAMPEDUSA, UNE ÎLE AU CENTRE DU MONDE

    Avant de devenir un paradis touristique perdu au milieu de la Méditerranée, à 150 kilomètres des côtes tunisiennes, en même temps que, pour le monde entier, le symbole de l’odyssée des centaines de milliers de migrants qui, chaque année, bravent tous les dangers pour atteindre l’Europe, Lampedusa a été un havre, un lieu de repos pour les marins de toutes origines qui sillonnaient la mer.

    Marchands phéniciens, arabes ou grecs, chevaliers francs revenant de croisade, pirates barbaresques, pêcheurs en détresse : Lampedusa était leur île. Elle appartenait à tous et à personne. Chacun, du roi de France revenant de Terre sainte au plus humble pêcheur, venait s’abriter ici durant les tempêtes, prier ses dieux et reprendre des forces, en attendant l’accalmie. Aujourd’hui, une chapelle dédiée à
    la Vierge a été aménagée dans la pierre, à deux pas de la grotte, et les habitants viennent, de loin en loin, y déposer quelques fleurs ou prier, dans un calme absolu.

    La " porte de l’Europe ", pour reprendre le nom d’une œuvre d’art installée sur une plage faisant face à l’infini, à la pointe sud de Lampedusa, peut bien être présentée comme une des extrémités de l’Union européenne, un bout du monde exotique. Mais, dès que l’on pose le pied sur l’île, on est assailli par le sentiment inverse : celui d’être au centre d’un espace fluide, au sein duquel les populations ont navigué de rive en rive, depuis toujours. L’impression est encore plus
    saisissante lorsqu’on observe, grossièrement sculptées dans la roche, les traces de ce passé enfoui.

    L’homme qui nous conduit dans ce sanctuaire, un matin d’hiver, s’appelle Pietro Bartolo. Il est né sur l’île en 1956, il en est parti à 13 ans et y est revenu au milieu des années 1980, une fois achevées ses études de médecine. C’est lui qui a fondé, un peu à l’écart du bourg, le petit hôpital qui, aujourd’hui encore, constitue le seul lieu d’assistance, sur terre comme sur mer, à plus de 100 milles nautiques (185 km) à la ronde.

    En tant que directeur de l’#hôpital de Lampedusa, il a accueilli, ces dernières années, des dizaines de milliers de candidats à l’exil sur le quai minuscule qui tient lieu de débarcadère, et les a soignés. Il a aussi eu la terrible responsabilité d’ouvrir, du même geste, des centaines et des centaines de ces grands sacs verts dans lesquels on
    ramène à terre les corps des naufragés. Un film documentaire sorti en 2016, nominé pour l’Oscar, Fuocoammare. Par-delà Lampedusa, dans lequel il jouait son propre rôle, lui a valu une notoriété internationale. A sa manière, lui aussi est devenu un symbole.

    Comme c’est courant ici, l’histoire familiale de Pietro Bartolo est africaine autant qu’italienne. A l’exemple de ces milliers de Siciliens poussés par la misère qui, pendant des décennies, ont pris la mer en sens inverse des migrants d’aujourd’hui pour chercher du travail dans les colonies et protectorats d’Afrique du Nord, la famille de sa mère s’était installée un temps en Tunisie. Cette multitude d’odyssées ordinaires, dont le souvenir est entretenu par les histoires familiales, explique une bonne part des différences de perception du phénomène migratoire entre le nord et le sud de l’Italie.

    LE TEMPS DES " TURCS "

    A la tête de ce qui, à l’origine, n’était guère plus qu’un dispensaire, #Pietro_Bartolo s’est trouvé aux premières loges quand tout a changé. " Ça a commencé dans les années 1990. Les migrants, des jeunes hommes venus d’Afrique du Nord, arrivaient directement sur la plage, par leurs propres moyens, avec des barques ou des canots pneumatiques. Sur l’île, on les appelait “#les_Turcs”, se souvient-il. Les habitants accueillent comme ils peuvent les arrivants, qui gagnent ensuite la Sicile puis, pour l’immense majorité, le continent.

    Le gouvernement, lui, ne considère pas encore le phénomène comme préoccupant. D’autant plus que, depuis le début des années 1990, l’#Italie a la tête ailleurs. L’arrivée dans les Pouilles, au printemps et en été 1991, de plusieurs dizaines de milliers d’Albanais fuyant la ruine de leur pays a provoqué un choc terrible. Le 8 août, le #Vlora, un cargo venu du port albanais de Durres, est entré dans celui de Bari avec à son bord 20 000 migrants, bientôt installés dans l’enceinte du stade de la ville. La désorganisation est totale : le maire multiplie les appels aux dons et à la solidarité, tandis qu’à Rome le gouvernement cherche un moyen de renvoyer chez eux ces arrivants illégaux… Rien ne sera plus jamais comme avant.

    A l’aune de ce bouleversement venu des Balkans, qui force l’Italie, pour la première fois de son histoire, à se poser la question de l’accueil et de l’intégration, les arrivées sporadiques à Lampedusa ne sont pas perçues au départ comme beaucoup plus qu’une anecdote. Selon les souvenirs des habitants, les migrants venaient surtout des côtes tunisiennes, ils étaient jeunes et en relative bonne santé. La plupart du temps, la traversée était assurée par des passeurs, payés une fois le but atteint. Bref, la route de la #Méditerranée_centrale vivait à l’heure d’une migration "artisanale".

    Mais au fil du temps, dans les années 2000, le phénomène change de nature et d’échelle. "Il ne s’agit pas seulement de géopolitique. Il s’est produit un changement anthropologique dans la jeunesse africaine il y a une quinzaine d’années", assure le vice-ministre italien des
    affaires étrangères et de la coopération, Mario Giro, qui, avant d’entrer en politique, a consacré de nombreuses années à des missions en Afrique comme responsable des questions internationales de la Communauté de Sant’Egidio. "Avant, il s’agissait de projets collectifs : une famille se cotisait pour envoyer un de ses fils en Europe, dit-il. Désormais, ce sont des #hommes_seuls qui décident de
    partir, parce qu’ils considèrent que partir est un droit. Dans les villes africaines, la famille a subi les mêmes coups de la modernité que partout dans le monde. Ces jeunes gens se sont habitués à penser seuls, en termes individuels. Dans leur choix, il y a une part de vérité – les blocages politiques – et la perception que l’avenir n’est pas dans leur pays. Alors, ils partent."
    #facteurs_push #push-factors

    Des gouvernements européens essaient de passer des accords avec les Etats africains pour qu’ils arrêtent en Afrique les candidats à l’Europe, ce qui a pour effet de criminaliser l’activité des #passeurs. Des réseaux de plus en plus violents et organisés se mettent en place.

    VIE ET MORT DE MOUAMMAR KADHAFI

    Un acteur central du jeu régional comprend très tôt le parti à tirer de ce phénomène, face auquel les pays européens semblent largement démunis. C’est le chef de l’Etat libyen, Mouammar #Kadhafi, qui cherche depuis le début des années 2000 à retrouver une forme de respectabilité internationale, rompant avec la politique de soutien au terrorisme qui avait été la sienne dans les années 1980 et 1990.
    Grâce aux immenses recettes de la rente pétrolière, dont il dispose dans la plus totale opacité, le Guide libyen multiplie les prises de participation en Italie (Fiat, Finmeccanica) et les investissements immobiliers. Il entre même au capital du club de football le plus prestigieux du pays, la Juventus de Turin. En contrepartie, le groupe énergétique ENI, privatisé à la fin des années 1990 mais dans lequel l’Etat italien garde une participation importante, conserve le statut d’Etat dans l’Etat dont il jouit en Libye depuis la période coloniale (1911-1942).

    Bientôt, la maîtrise des flux migratoires devient un aspect supplémentaire dans la très complexe relation entre la Libye et l’Italie. " De temps en temps, tous les deux ou trois ans, Kadhafi réclamait de l’argent pour la période coloniale. Et quand ça n’allait pas assez bien pour lui, il faisait partir des bateaux pour se rappeler à nous. C’était devenu pour lui un moyen de pression de plus, et ça signifie également qu’en Libye, des réseaux étaient déjà en place", se souvient Mario Giro.
    #chantage

    Entamées à l’époque du deuxième gouvernement Prodi (2006-2008), et émaillées de moments hauts en couleur – comme cette visite privée à Tripoli du ministre des affaires étrangères italien Massimo D’Alema, un week-end de Pâques 2007, au terme de laquelle Kadhafi a affirmé que l’Italie lui avait promis de construire une autoroute traversant le pays d’est en ouest –, les négociations sont poursuivies par le gouvernement de Silvio Berlusconi, revenu aux affaires au printemps 2008. Elles débouchent sur la signature d’un accord, le 30 août de la même année. En échange de 5 milliards d’euros d’investissements sur vingt-cinq ans et d’#excuses_officielles de l’Italie pour la #colonisation, le dirigeant libyen s’engage à cesser ses reproches, mais surtout à empêcher les départs de migrants depuis ses côtes. Plus encore, les migrants secourus dans les eaux internationales seront ramenés en Libye, même contre leur gré et au mépris du droit de la mer.
    #accord_d'amitié

    L’Eglise et plusieurs ONG humanitaires peuvent bien chercher à alerter l’opinion sur les conditions dans lesquelles sont ramenés à terre les candidats à la traversée, ainsi que sur les innombrables violations des droits de l’homme en Libye, elles restent largement inaudibles. Le colonel Kadhafi peut même se permettre de pittoresques provocations, comme ses visites officielles à Rome en 2009 et 2010, où il appelle publiquement à l’islamisation de l’Europe. Le gouvernement Berlusconi, embarrassé, n’a d’autre solution que de regarder ailleurs.

    L’irruption des "#printemps_arabe s", début 2011, va faire voler en éclats ce fragile équilibre. Le soulèvement libyen, en février 2011, un mois après la chute du président tunisien Ben Ali, est accueilli avec sympathie par les chancelleries occidentales. Mais en Italie, on l’observe avec préoccupation. "Bien sûr, l’Etat libyen de Kadhafi n’était pas parfait, concède #Mario_Giro. Mais il y avait un Etat… Dans les premiers mois de 2011 – je travaillais encore pour Sant’Egidio –, alors que la France semblait déjà décidée à intervenir en Libye, le ministre des affaires étrangères du Niger m’a demandé d’organiser une entrevue avec son homologue italien, Frattini. Nous étions trois, dans un bureau du ministère, et il nous a expliqué point par point ce qu’il se passerait en cas de chute de Kadhafi. Le chaos en Méditerranée, les armes dans tout le Sahel… Tout s’est passé exactement comme il l’a dit. Mais personne n’a voulu l’écouter". Il faut dire qu’en ce début d’année 2011, le prestige international de l’Italie est au plus bas. Très affaiblie économiquement et victime du discrédit personnel d’un Silvio Berlusconi empêtré dans les scandales, l’Italie est tout simplement inaudible.

    En mai 2011, les membres du G8, réunis à Deauville, appellent Mouammar Kadhafi à quitter le pouvoir. "Lors de ce sommet, Silvio Berlusconi a plusieurs fois tenté de prendre la défense du Guide libyen, mettant en avant son aide sur le dossier des migrants et le fait qu’il s’était amendé et avait tourné le dos au terrorisme", se souvient un diplomate français, témoin des discussions. "Mais
    personne n’en a tenu compte." Le chef libyen, chassé de Tripoli en août, mourra le 20 octobre, à Syrte. Quatre semaines plus tard, le gouvernement Berlusconi 4 cessait d’exister.

    Sur le moment, entre l’euphorie de la chute de la dictature et le changement d’ère politique en Italie, ces tensions entre puissances semblent négligeables. Il n’en est rien. Au contraire, elles ne cesseront de resurgir dans le débat, nourrissant en Italie un procès durable contre la #France, accusée d’avoir déstabilisé la situation en Méditerranée pour mieux laisser l’Italie en subir, seule, les conséquences.

    CHAOS EN MÉDITERRANÉE

    Car dans le même temps, les "printemps arabes" provoquent un bouleversement de la situation en Méditerranée. Une fois de plus, c’est à Lampedusa que les premiers signes de la tempête apparaissent. Sur cette île minuscule, en hiver, on compte à peine 5 000 habitants d’ordinaire. Là, ce sont plus de 7 000 personnes venues de #Tunisie qui y débarquent en quelques jours, entre février et mars 2011. La population les accueille avec les moyens du bord, dans des conditions très précaires. Des "permis temporaires de séjours" de trois mois
    sont délivrés aux arrivants par les autorités italiennes. Ainsi, les candidats à l’exil pourront-ils circuler aisément dans tout l’espace Schengen. Plus de 60 000 migrants débarqueront en 2011 ; la grande majorité d’entre eux ne resteront pas en Italie.
    #migrants_tunisiens

    Passé les mois de désorganisation ayant suivi la chute du président tunisien #Ben_Ali, Rome et Tunis concluent en 2012 un #accord_de_réadmission, formalisant le retour au pays des migrants d’origine tunisienne expulsés d’Italie. Assez vite, se met en place une coopération qui, de l’avis de nos interlocuteurs dans les deux pays, fonctionne plutôt harmonieusement.

    En revanche, en Libye, du fait de la déliquescence du pouvoir central, Rome n’a pas d’interlocuteur. Dans un pays livré aux milices et à l’anarchie, des réseaux de trafiquants d’êtres humains s’organisent à ciel ouvert. Jusqu’à la catastrophe, qui se produit dans la nuit du 2 au #3_octobre_2013. "J’ai été réveillé à 6 heures du matin par un appel des autorités maritimes, se souvient Enrico Letta, alors chef du gouvernement italien. En quelques minutes, nous avons compris que le #naufrage qui venait d’avoir lieu près de Lampedusa était une tragédie sans précédent – le bilan sera de 366 morts. Il fallait trouver des cercueils, s’occuper des orphelins… J’ai dû presque forcer le président de la Commission européenne - José Manuel Barroso - à m’accompagner sur l’île. Quelques jours plus tard, il y a eu un autre naufrage, tout aussi meurtrier, au large de Malte. Alors que nous demandions l’aide de l’Europe, j’ai vite compris que nous n’aurions rien. Donc, nous avons décidé de nous en occuper nous-mêmes. L’émotion était si forte que l’opinion nous a suivis."

    En une dizaine de jours, l’opération "#Mare_Nostrum" est mise sur pied. Concrètement, il s’agit d’une opération navale, à la fois militaire et humanitaire, visant à lutter contre les réseaux de passeurs, tout en évitant la survenue de nouveaux drames. Ses effets sont immédiats : en moins d’un an, plus de 100 000 migrants sont secourus et le nombre de morts diminue spectaculairement. Pourtant, le gouvernement Renzi, qui succède à Letta un an plus tard, décide d’y mettre un terme, à l’automne 2014. "Ça ne coûtait pas très cher, environ 8 millions d’euros par mois, et nous avons sauvé des centaines de vie avec ce dispositif, tout en arrêtant de nombreux trafiquants, avance Enrico Letta pour défendre son initiative. Mais très vite, Mare Nostrum a été accusée de provoquer un #appel_d'air… "

    De fait, en quelques mois, le nombre de départs des côtes africaines a explosé. Surtout, une évolution capitale se produit : peu à peu, les passeurs changent de stratégie. Pour ne pas voir leurs bateaux saisis, plutôt que de chercher à gagner un port italien, ils se contentent, une fois arrivés à proximité des eaux italiennes, de débarquer les migrants à bord de petites embarcations, les laissant ensuite dériver
    jusqu’à l’arrivée des secours. La marine italienne, trouvant les migrants en situation de détresse, n’a alors d’autre choix que d’appliquer les règles immuables du #droit_de_la_mer et de les conduire en lieu sûr.

    La suppression de Mare Nostrum par le gouvernement Renzi vise à sortir de cet engrenage. En novembre 2014, est annoncée l’entrée en vigueur de l’opération "#Triton", coordonnée par l’agence européenne #Frontex. Un dispositif de moindre envergure, financé par l’Union européenne, et dans lequel la dimension humanitaire passe au second plan. Las, le nombre de départs des côtes libyennes ne diminue pas. Au contraire, en 2015, plus de 150’000 personnes sont secourues en mer. En 2016, elles seront 181’000. Et pour suppléer à la fin de Mare Nostrum, de nouveaux acteurs apparaissent en 2015 au large des côtes libyennes : des navires affrétés par des #ONG humanitaires, aussitôt
    accusés, eux aussi, de former par leur présence une sorte d’appel d’air facilitant le travail des trafiquants d’êtres humains.

    L’ITALIE PRISE AU PIÈGE

    Pour Rome, les chiffres des secours en mer sont bien sûr préoccupants. Mais ils ne disent pas tout du problème. L’essentiel est ailleurs : depuis la fin de 2013, les pays limitrophes de l’Italie (#France et #Autriche) ont rétabli les contrôles à leurs frontières. Là où, jusqu’alors, l’écrasante majorité des migrants empruntant la route de la Méditerranée centrale ne faisaient que traverser le pays en direction du nord de l’Europe, ils se trouvent désormais bloqués sur le sol italien, provoquant en quelques années l’engorgement de toutes les structures d’accueil. Et les appels répétés à la solidarité européenne se heurtent à l’indifférence des partenaires de l’Italie, qui eux-mêmes doivent composer avec leurs opinions publiques, devenues très hostiles aux migrants.
    #frontière_sud-alpine

    Considéré jusque-là comme un impératif moral par une large part de la population, l’accueil des demandeurs d’asile est l’objet de critiques croissantes. En 2015, en marge du scandale "#Mafia_capitale ", qui secoue l’administration de la commune de Rome, l’Italie découvre que plusieurs coopératives chargées de nourrir et d’héberger les migrants se sont indûment enrichies. S’installe dans les esprits une l’idée dévastatrice : l’#accueil des réfugiés est un "#business " juteux plus qu’une œuvre humanitaire.
    #mafia

    Deux ans plus tard, une série de procédures à l’initiative de magistrats de Sicile en vient à semer le doute sur les activités des ONG opérant en Méditerranée. Le premier à lancer ces accusations est le procureur de Catane, Carmelo #Zuccaro, qui dénonce en avril 2017 – tout en admettant qu’il n’a "pas les preuves" de ce qu’il avance – les ONG de collusion avec les trafiquants. Après trois mois de rumeurs et de fuites organisées dans la presse, début août 2017, le navire de l’ONG allemande #Jugend_Rettet, #Iuventa, est placé sous séquestre, tandis qu’il a été enjoint aux diverses organisations de signer un "code de bonne conduite", sous le patronage du ministre de l’intérieur, Marco #Minniti, visant à encadrer leurs activités en mer. La plupart des ONG, dont Médecins sans frontières, quitteront la zone à l’été 2017.
    #code_de_conduite

    Tandis que le monde entier a les yeux tournés vers la Méditerranée, c’est en réalité en Libye que se produit, mi-juillet, une rupture majeure. En quelques jours, les départs connaissent une chute spectaculaire. Moins de 4000 personnes sont secourues en mer en août, contre 21’000 un an plus tôt, à la même période. La cause de ce coup d’arrêt ? Le soutien et l’équipement, par Rome, des unités libyennes
    de #gardes-côtes, qui traquent les migrants jusque dans les eaux internationales, au mépris du droit de la mer, pour les reconduire dans des camps de détention libyens. Le gouvernement italien conclut une série d’accords très controversés avec différents acteurs locaux en
    Libye.
    #accord #gardes-côtes_libyens
    v. aussi : http://seen.li/cvmy

    Interrogé sur les zones d’ombre entourant ces négociations, et les témoignages venus de Libye même affirmant que l’Italie a traité avec les trafiquants, Marco Minniti nie la moindre entente directe avec les réseaux criminels, tout en mettant en avant l’intérêt supérieur du pays, qui n’arrivait plus, selon lui, à faire face seul aux arrivées. "A un moment, confiait-il fin août 2017 à des journalistes italiens, j’ai eu peur pour la santé de notre démocratie."

    De fait, l’accueil de 600’000 migrants depuis 2014 et l’attitude des partenaires européens de l’Italie, qui ont poussé à l’ouverture de "#hotspots" (centres d’enregistrement des migrants) en Sicile et dans le sud de la Péninsule, sans tenir leurs engagements en matière de #relocalisation (à peine 30 000 réfugiés arrivés en Italie et en Grèce concernés à l’automne 2017, contre un objectif initial de 160’000), a nourri le rejet de la majorité de centre-gauche au pouvoir. Il a alimenté le discours xénophobe de la Ligue du Nord de Matteo Salvini et la montée des eurosceptiques du Mouvement 5 étoiles. A quelques jours des élections du 4 mars, celui-ci est au plus haut dans les sondages.

    Depuis l’été, les départs des côtes africaines se poursuivent
    sporadiquement, au gré de la complexe situation régnant sur les côtes libyennes. Resteque des centaines de milliers de candidats à l’exil – ils seraient de 300’000 à 700’000, selon les sources – sont actuellement bloqués en Libye dans des conditions humanitaires effroyables. Pour le juriste sicilien Fulvio Vassallo, infatigable défenseur des demandeurs d’asile, cette politique est vouée à l’échec, car il ne s’agit pas d’une crise migratoire, mais d’un mouvement de fond. "Pour l’heure, l’Europe affronte le problème avec
    la seule perspective de fermer les frontières, explique-t-il. Et ça, l’histoire des vingt dernières années nous démontre que c’est sans espoir. Ça n’a pas d’autre effet que d’augmenter le nombre de morts en mer."

    Depuis 2014, selon les chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, 13’500 personnes au moins ont trouvé la mort en mer, sur la route de la Méditerranée centrale. Sans compter la multitude de ceux, avalés par les eaux, dont on n’a jamais retrouvé la trace.


    http://www.lemonde.fr/international/article/2018/02/23/l-italie-seule-dans-la-tempete-migratoire_5261553_3210.html

    Un nouveau mot pour la collection de @sinehebdo sur les mots de la migration : #Les_Turcs

    A la tête de ce qui, à l’origine, n’était guère plus qu’un dispensaire, Pietro Bartolo s’est trouvé aux premières loges quand tout a changé. " Ça a commencé dans les années 1990. Les migrants, des jeunes hommes venus d’Afrique du Nord, arrivaient directement sur la plage, par leurs propres moyens, avec des barques ou des canots pneumatiques. Sur l’île, on les appelait “#les_Turcs”, se souvient-il. Les habitants accueillent comme ils peuvent les arrivants, qui gagnent ensuite la Sicile puis, pour l’immense majorité, le continent.

    #histoire

    #abandon de l’Italie :

    Jusqu’à la catastrophe, qui se produit dans la nuit du 2 au #3_octobre_2013. « J’ai été réveillé à 6 heures du matin par un appel des autorités maritimes, se souvient Enrico Letta, alors chef du gouvernement italien. En quelques minutes, nous avons compris que le #naufrage qui venait d’avoir lieu près de Lampedusa était une tragédie sans précédent – le bilan sera de 366 morts. Il fallait trouver des cercueils, s’occuper des orphelins… J’ai dû presque forcer le président de la Commission européenne - José Manuel Barroso - à m’accompagner sur l’île. Quelques jours plus tard, il y a eu un autre naufrage, tout aussi meurtrier, au large de Malte. Alors que nous demandions l’aide de l’Europe, j’ai vite compris que nous n’aurions rien. Donc, nous avons décidé de nous en occuper nous-mêmes. L’émotion était si forte que l’opinion nous a suivis. »

    #asile #migrations #réfugiés #mourir_en_mer #frontières

    • C’est une manière de classer les étrangers en mouvement ou en attente de statut par le pays d’accueil.
      Migrants pour étrangers en mouvement. Immigrés pour étrangers sur le territoire national quelque soit leur statut.
      Demandeur d’Asile pour ceux qui font une demande de protection.
      Réfugiés pour ceux qui ont obtenu cette protection.
      Sans papiers pour ceux qui n’ont pas encore obtenu un statut qu’ils aient fait la demande ou non. Le terme administratif en France est ESI, étranger en situation irrégulière.
      Exilés pour ceux qui ont quitté leur pays d’une manière volontaire ou involontaire avec ce qui implique de difficultés et de sentiment d’éloignement de son pays.

    • Solidarietà Ue: gli altri paesi ci hanno lasciati da soli?

      Tra settembre 2015 e aprile 2018 in Italia sono sbarcate quasi 350.000 persone. A fronte di ciò, i piani di ricollocamento d’emergenza avviati dall’Unione europea prevedevano di ricollocare circa 35.000 richiedenti asilo dall’Italia verso altri paesi Ue: già così si sarebbe dunque trattato solo del 10% del totale degli arrivi. Inoltre i governi europei avevano imposto condizioni stringenti per i ricollocamenti: si sarebbero potuti ricollocare solo i migranti appartenenti a nazionalità con un tasso di riconoscimento di protezione internazionale superiore al 75%, il che per l’Italia equivale soltanto a eritrei, somali e siriani. Tra settembre 2015 e settembre 2017 hanno fatto richiesta d’asilo in Italia meno di 21.000 persone provenienti da questi paesi, restringendo ulteriormente il numero di persone ricollocabili. Oltre a queste limitazioni, gli altri paesi europei hanno accettato il ricollocamento di meno di 13.000 richiedenti asilo. La solidarietà europea sul fronte dei ricollocamenti “vale” oggi dunque solo il 4% degli sforzi italiani e, anche se si fossero mantenute le promesse, più di 9 migranti sbarcati su 10 sarebbero rimasti responsabilità dell’Italia.

      Oltre al fallimento dei ricollocamenti, neppure le risorse finanziarie destinate dall’Europa all’Italia per far fronte all’emergenza hanno raggiunto un livello significativo. Al contrario, gli aiuti europei coprono solo una minima parte delle spese italiane: nel 2017, per esempio, gli aiuti Ue ammontavano a meno del 2% dei costi incorsi dallo Stato italiano per gestire il fenomeno migratorio.

      https://www.ispionline.it/it/pubblicazione/fact-checking-migrazioni-2018-20415
      #aide_financière


    • Dans le pipeline de la pensée managériale, qui crache du bullshit à jet continu, la dernière trouvaille à la con a pour nom la « holacratie ». Comme les penseurs du management sont pressés et ne regardent pas trop au détail, ils ont cru pouvoir décalquer à l’identique, et à leur propre usage, la holarchie d’Arthur Koestler, mais sans voir que le mot procédait par contraction pour éviter le hiatus holo-archie – le pouvoir (archie) du tout (holon). Dans l’entreprise holocrate (et non holacrate – il ne s’agit pas du pouvoir de la holà...), il n’y a supposément plus de pouvoir central, car le pouvoir appartient à tous : plus de de hiérarchie, plus de commandement, autonomie partout. Les plus idiots se sont empressés de conclure qu’on avait enfin trouvé la formule vraie du capitalisme à visage humain. Il faudrait leur demander d’imaginer ce qui se passera au moment où un retournement de conjoncture enverra l’entreprise dans le rouge, et où et comment les actionnaires, et le dirigeant nommé par eux, suggéreront aux salariés de s’administrer la holocratie.

      […]

      On pouvait pourtant trouver, et de longue date, de quoi nous prévenir de cette épouvante en marche, et plus généralement des prétentions contemporaines de l’entreprise de fonctionner à la joie, à l’amour et à la concorde. On peut ainsi lire ceci dans les Pensées de Pascal : « Es-tu moins esclave pour être aimé et flatté de ton maître ? Tu as bien du bien esclave, ton maître te flatte. Il te battra tantôt ».

      Plus près de nous, voici ce que Marguerite Yourcenar met dans la bouche d’un de ses personnages antiques dans Les mémoires d’Hadrien : « Je doute que toute la philosophie du monde parvienne à supprimer l’esclavage : on en changera tout au plus le nom. Je suis capable d’imaginer des formes de servitude pires que les nôtres, parce que plus insidieuses : soit qu’on réussisse à transformer les hommes en machine stupides et satisfaites, qui se croient libres alors qu’elles sont asservies, soit qu’on développe chez eux, à l’exception des loisirs et des plaisirs humains, un goût du travail aussi forcené que la passion de la guerre chez les races barbares. À cette servitude de l’esprit ou de l’imagination humaine, je préfère encore notre esclavage de fait ».

      […]

      Et ça c’est ce que je dis depuis des années à propos des coopératives VS toutes les autres entreprises (mais sans oublier que ça reste dans le capitalisme, du capitalisme plus ou moins démocratique donc) :

      Il y a ainsi de quoi rire beaucoup à l’expérience de pensée qui imagine Laurent Joffrin ou l’éditorialiste du Monde, dont les suites de mots ne sont qu’un long gargarisme sur le thème de la « démocratie », sommés de se prononcer sur ce fait étonnant que, dans la société de leur gargarisme, les hommes passent la moitié de leur temps éveillé sous des rapports d’obéissance, et puis, ceci aperçu, qui leur demanderait ce qu’ils pensent d’un projet politique, somme toute logique, d’extension réelle de la pratique démocratique à toutes les sphères de la vie commune – y compris, donc, la sphère de la production.

      […]

      Mais la difficulté de ces questions offre peut-être la raison même de commencer à les poser, et à les poser avec insistance, comme le seul moyen de hâter quelque chose qui nous ferait échapper à cette fulgurante prédiction, qui ne sort pas de quelque traité théorique mais d’un ouvrage d’un tout autre genre, célébrant à sa manière la préscience, pour ne pas dire les vertus oraculaires, du Côtes du Rhône, je veux bien sûr parler des Brèves de Comptoir, dans le millésime 1995 desquelles on trouve ceci : « On finira qu’on nous dira de nous torcher le cul les uns les autres, et ils diront on leur a donné du boulot ». 1995… Et qui ne voit que nous y sommes quasiment. Car, logiquement, en prolongeant la série : après Uber Drive et Uber Eat devraient venir Uber Poop ou Uber Wipe. Heureusement, ce tome 1995, particulièrement riche, ne nous laisse pas complètement désespéré, puisqu’on peut aussi y lire ceci : « À partir de dix millions de chômeurs, je crois qu’on peut sortir le soleil et les parasols ». L’idée générale, donc, ce serait bien ça : qu’on n’ait pas à attendre d’en arriver là pour sortir les parasols.

      #Lordon #Frédéric_Lordon #Bernard_Friot #capitalisme #travail #critique_du_travail éventuellement #critique_de_la_valeur mais sous un autre angle (et là il s’agit plutôt de proposition d’un autre mode de calcul de la valeur et non pas d’une abolition de la valeur)

    • À chacun des trois régimes d’#accumulation observables depuis la fin du XIXe siècle correspondent donc trois régimes d’affects de la mobilisation salariale. D’un point de vue analytique, le plus important, c’est le premier : le régime de la mobilisation par les peurs basales, les peurs de ne simplement pas pouvoir survivre – l’aiguillon de la #faim, disait Marx. Ce régime n’est pas un régime avant d’autres régimes, et comme les autres régimes. C’est le régime fondement de tous les régimes, le régime qui dit l’essence, la vérité ultime du rapport salarial comme rapport de #chantage à la survie même. S’employer ou crever : les capitalistes ont longtemps poursuivi de ramener la donnée du #travail telle qu’elle se présente aux individus à la pureté, à l’exclusivité, de cette alternative. Et comme ils n’y sont jamais complètement parvenus, ils ont été conduits à emprunter d’autres voies passionnelles, en apparence tout à fait contraires – en apparence seulement.


  • La géographie, sujet explosif en Chine
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/02/03/la-geographie-sujet-explosif-en-chine_5251316_3234.html

    En janvier, le groupe Marriott a provoqué l’ire de Pékin en représentant sur son site Web Hongkong, Macao, le Tibet et Taïwan comme quatre Etats indépendants.

    Vu de Shanghaï. Pas question de dépasser ni d’utiliser la mauvaise couleur ! Les entreprises étrangères qui opèrent sur le sol chinois sont prévenues : les cartes de Chine qu’elles présentent à leurs clients doivent être impeccables, autrement dit correspondre aux revendications territoriales du pays jusqu’au moindre îlot.

    En janvier, plusieurs sociétés, dont Zara, Audi, Muji ou Delta Airlines, en ont fait les frais, à la suite d’un scandale impliquant la chaîne d’hôtels de luxe Marriott. Sur son site Internet, Hongkong, Macao, le Tibet et Taïwan étaient représentés comme quatre Etats indépendants, ce qui n’a pas manqué de provoquer l’ire des internautes chinois.

    En la matière, le droit à l’erreur n’existe pas, surtout quand ladite erreur porte sur des territoires contestés. Si le Tibet et Hongkong sont officiellement des zones chinoises, ils ont un statut particulier. Quant à Taïwan, l’île revendiquée par Pékin possède les caractéristiques d’un Etat, avec un gouvernement indépendant et une armée propre, mais pas de reconnaissance internationale. Le sujet de l’appartenance à la mère patrie provoque des réactions épidermiques chez la plupart des citoyens chinois.

    • @reka, tu taggues « manipulation » et « chantage », et ça m’intéresse :) Est-ce que la Chine est la seule dans ce cas là ? Je me dis qu’on doit avoir les mêmes règles ici, sauf qu’on a réussi nos invasions plus tôt et que les territoires conquis ne sont pas disputés par d’autres puissances. Mais que ce passe t-il si des entités publies des cartes dans lesquelles la Corse ou des DOM-TOMs ne sont plus français ?

    • @nicolasm Pour des pays comme la France, le Royaume-Uni ou ls États-unis, puissances qui ont encore des possessions post-coloniales, les représentations qui « oublient » les territoires lointains ne posent pas de problèmes particuliers au niveau officiel. Ces états admettent très bien des représentations uniquement « métropolitaines » parce que pour eux, ces possessions lointaines sont d’importance stratégique surtout et ne servent aucune volonté nationaliste exubérante, aucun objectif émotionnel de propriété territoriale. En clair, ils ne font jamais chier personne pour des représentation cartographiques uniquement métropolitaines.

      Par contre des pays comme la Grèce, le Maroc, la Corée, le Japon, la Chine, l’Inde, le Pérou et l’Équateur, l’Arabie saoudite, l’Iran, le Vietnam sont beaucoup plus sensibles aux représentations n’incluant pas certains territoires excentrés, ou des territoires joints au territoire métropolitain mais contestés. L’oubli d’une île, ou d’une région occupée ou administré par un pays voisin, u !ne frontière contestée en trop ou en moins déclenche souvent des grosses colères ds états concernés qui considère les « représentations cartographiqus » non conforme comme ds insultes, exigent des xcuses voire des réparations, censures les journaux ou les livres qui publient ces fausses cartes" etc... Pour certains états comme la Corée, c’est une question émotionnelle très sensible débattue quasi-quotidiennement : la forme du pays, la manière de nommer un lieu, c’est l’identité nationale, ne pas se conformer aux exigences du pays (même si c’est en contradiction avec celles du pays voisin) relève de l’insulte suprème. C’est ’équivalent de bruler le drapeau ou s’essuyer les pieds dessus.

      J’ai des dizaines d’exemples, décrits ça et la entre autre sur visions carto si ça t’intéresse, on pourrait en faire une liste. Les tags, c’est pour les retrouver facilement

    • Pratiquement tous les pays qui ont des contentieux territoriaux ne tolèrent de cartes que conformes à leur revendication.

      Ainsi pour la Crimée, entre la Fédération de Russie et l’Ukraine, pour la Guyane Esequibo entre le Venezuela et Guyana, pour l’Aksaï Chin entre l’Inde et la Chine, le Cachemire entre l’Inde et le Pakistan, etc. (tous pbs déjà abordés ici). Pour la France, il y a contentieux pour les Îles Eparses (avec Madagascar) ce dont tout le monde ou presque se tape ici (mais pas forcément là-bas).

      Le problème a aussi été abordé ici à propos de Google Maps qui trace les frontières en fonction du pays correspondant à l’adresse IP.

    • @reka, j’imagine que dans le cas de la France, évidemment il n’y a pas de contencieux, mais également les territoires où il y a le plus de revendications indépendantistes sont insulaires, donc effectivement une représentation métropolitaine ne choque pas plus que ça car beaucoup de raisonnements s’appliquent de toute façon à l’hexagone qui a une continuité terrestre. Mais si des cartes commencent à apparaître où il manque un bout de l’hexagone et éditée par des entreprises, ça risque de coincer j’imagine ?

    • Thatcher à envoyé la Marine pour les récupérer dans les années 1980 :) c’est stratégiquement intéressant pour eux, mais les british s’en foutent complètement que ce soit représenté ou pas sur une carte du Royaume-Uni. Par contre si tu ne représente pas une île coréenne contestée ou vietnamienne dans la mer de chine méridionale, tu t’exposes au courroux et à la censure, à la colère etc...de ces pays.

    • Que ce soit représenté ou non ils s’en foutent peut être, mais si une entité basée en UK sort une carte où c’est attribué à l’Argentine ? Encore une fois l’exemple n’est pas le meilleur car on parle d’un territoire qui est loin géographiquement, donc qui a peut de chance de ce retrouver sur une carte, mais j’avais envie de voir les réactions des états « du bien », car je soupçonne qu’on ferait pareil dans un cas de figure similaire


  • #Droit_d’asile : entre #répression policière et #chantage financier

    OPINION. La politique d’asile restrictive menée par le Département fédéral de justice et police dirigé par la socialiste Simonetta Sommaruga est injustifiable, estime le professeur honoraire de l’Université de Lausanne Claude Calame.

    Par la presse, nous avons appris que depuis le 1er octobre 2016 le Département fédéral de justice et police a jugé opportun de punir le Canton de Vaud. Son Secrétariat d’Etat aux migrations a supprimé, dans plus d’une centaine de cas, la subvention accordée aux cantons pour l’aide sociale, l’assurance maladie obligatoire et l’encadrement des requérantes et requérants d’asile ; en l’occurrence la somme en jeu tourne apparemment autour du million de francs.

    La cheffe du département a justifié cette mesure de #rétorsion en invoquant l’une des dispositions qu’elle a introduites dans la dernière version de la loi sur l’asile, entrée en vigueur le 1er octobre 2016. Le nouvel article 89.b.2 précise : « Si le fait de ne pas remplir ses obligations en matière d’exécution comme le prévoit l’art. 46 ou de ne les remplir que partiellement entraîne une prolongation de la durée du séjour de l’intéressé en Suisse, la Confédération peut renoncer à verser au canton les indemnités forfaitaires. » La Confédération « peut » et non pas « doit ». Une fois encore, Mme Simonetta Sommaruga donne des textes de #loi l’interprétation la plus restrictive et en exige l’application la plus sévère qui soit.

    Traumatisme des renvois

    Certes, cela ne nous a pas échappé : au lendemain même de l’acceptation en juin 2016, par voie de référendum, d’une loi qui avait été donnée comme favorable aux requérant.es d’asile par l’accélération prévue du traitement des demandes, Simonetta Sommaruga s’est permis de tancer en particulier le Canton de Vaud. Celui-ci manquerait à son devoir d’expulsion des déboutées et déboutés de l’asile, toutes catégories confondues.

    Les conséquences de cet avertissement ne se sont pas fait attendre : interventions brutales de la gendarmerie dans les centres de l’EVAM, séparation arbitraire de familles en vue de l’expulsion, comparution de #déboutés les fers aux pieds devant le juge de paix, arrestations de réfugiés en pleine rue, #assignations_à_résidence en vue du renvoi, mesures d’intimidation auprès des personnes qui tentent de soutenir les « #dublinés ». Ils ne sont autres que des demandeurs d’asile, qu’au mépris de la #clause_de_souveraineté offerte par les accords de Dublin III signés par la Suisse, on renvoie dans le pays où ils ont été enregistrés à l’occasion de leur entrée dans l’Union européenne ; il s’agit en général de l’Italie ou de la Grèce qui sont contraintes d’assumer des dizaines de milliers de demandeuses et demandeurs d’asile.
    Aux traumatismes subis dans le pays d’origine par les faits de guerre ou par les violences qui provoquent l’exil, aux traumatismes endurés dans des parcours terrestres puis maritimes marqués par des rackets, viols, réduction en esclavage, enfermement en camp de concentration, sinon par la mort dans le naufrage d’embarcations de fortune, s’ajoutent, par la politique inflexible conduite par le SEM sous la direction de Simonetta Sommaruga, ministre socialiste, les traumatismes de #renvois et d’#expulsions marqués par la contrainte et le mépris : exécutés dans des conditions indignes de la personne humaine à l’issue d’arrestations musclées, certains « vols spéciaux » ont débouché sur la mort de personnes qui, pour seul délit, ont tenté de fuir une situation de précarité physique et psychique extrême et de trouver un abri en Suisse.

    Diminution drastique des demandes

    La conséquence est double. D’une part, cette politique répressive a conduit à une diminution drastique des demandes d’asile en Suisse : 39 523 demandes déposées au SEM en 2015 (sans battre le « record » de 1999 : plus de 46 000), 27 207 en 2016, 18 088 en 2017 (avec un taux d’acceptation de 25% seulement) ! En contraste, les étrangers fortunés continuent à être accueillis sans la moindre question posée sur l’origine de leur patrimoine ; ils continuent à pouvoir acquérir les appartements de luxe érigés à leur intention sur les rives de nos lacs, profitant du fait que l’investissement dans l’immobilier n’est pas soumis à la (faible) loi contre le blanchiment de l’argent sale.

    D’autre part, Mme Simonetta Sommaruga, par une politique d’asile axée sur l’expulsion, est parvenue à aider l’UDC à dresser la population contre les réfugiées et réfugiés, tout en faisant fi des droits élémentaires d’hommes, de femmes et d’enfants en état de grande précarité. La Suisse a pourtant tous les moyens, financiers, politiques et moraux, pour les accueillir.

    https://www.letemps.ch/opinions/2018/01/30/droit-dasile-entre-repression-policiere-chantage-financier
    #Suisse #renvois #Vaud


  • La justification du #contrôle masculin par l’#amour – Révolution Féministe
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2018/01/17/la-justification-du-controle-masculin-par-lamour


    Un des rares trucs que j’ai filé à ma fille, c’est que l’amour véritable (qui peut être de l’#amitié, en passant) n’est pas conditionnel.
    Autrement dit, toute personne qui dit à moment donné « Si tu m’aimes… » doit être immédiatement dégagée, zappée, oubliée.
    De toute manière, quand tu aimes quelqu’un, c’est absurde de lui demander de changer ou quoi que ce soit dans ce genre : t’aimes quoi, en vrai ? Pas le sujet du prétendu amour, puisque tu prétends pouvoir obtenir son changement et/ou sa capitulation.
    On est donc bien dans un rapport de #domination.

    Je pense que certaines d’entre elles, notamment les plus jeunes, subissent un #chantage terrible. C’est-à-dire que leur partenaire met en place un système de « si tu m’aimes, tu dois obéir à certaines règles ». Ces jeunes garçons violents, notamment au moment de l’installation en couple dans un même appartement, ont tendance à se transformer en tyrans domestiques. Et elles vont essay er de se conformer à ce qui est attendu d’elles socialement, qui est de bien remplir le rôle féminin au sein du foyer. C’est vraiment quelque chose qui m’effraie chez les plus jeunes, de les voir accepter les injonctions : « si tu m’aimes, tu ne t’habilles pas comme ça, tu fais les courses, si tu m’aimes, tu ranges mieux l’appartement, etc. ». La violence masculine s’installe par la répartition des rapports sociaux de sexe dans le couple. Ces jeunes hommes s’autoproclament le droit de les surveiller, et elles ont intégré ce discours manipulateur : « tu étais avec qui, tu as parlé avec qui, pourquoi tu es en retard ? ». Et elles se justifient pour ne pas augmenter les tensions. C’est un peu comme un système de mafia : il propose soi-disant sa protection, en échange de services qu’elle doit lui rendre, et d’une certaine forme d’obéissance.

    #violence #femmes #patriarcat

    • On devrait disposer ce texte dans les lieux que sont susceptibles de fréquenter les femmes victimes ou potentiellement victimes de la violence de leurs conjoints : foyers d’accueil, cabinets médicaux, mairies, entreprises, etc ...

      Si elles restent, c’est parce qu’elles n’ont pas d’autre solution, parce qu’elles ont très peur, qu’elles sont sous emprise et qu’elles sont dans un système de chantage. Ce n’est pas parce qu’elles trouvent la vie quotidienne avec cet homme si merveilleuse, qu’elles adorent être maltraitées, mal considérées, ou mises en danger. Je n’ai jamais rencontré de femme qui aimait la terreur, les coups, les privations. Il n’y en a pas une qui se dit : « génial, il va me taper dessus, je vais faire exprès de rater la tarte aux pommes, comme ça il va s’énerver ». C’est une légende qui n’a que trop duré. En réalité, elles sont prisonnières. Elles ne voient pas d’autre solution. Souvent, ces hommes les ont isolées, les ont coupées d’un emploi, d’une famille, de leurs amis. Elles n’ont pas les moyens de partir. Sans compter que c’est dangereux de quitter un homme violent. C’est au moment du départ que se situe le pic des meurtres de femmes victimes de violences conjugales.

      Oui, oui, oui !!!

      Sans oublier l’aspect économique de la vie conjugale même si c’est l’enfer avec leur mec. Beaucoup de femmes ont peur d’abandonner une certaine sécurité matérielle et financière au risque de compromettre leur propre sécurité et celles des enfants.
      « Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire si je pars ? Comment je vais élever, nourrir, habiller les enfants ? Comment j’arriverai à me débrouiller toute seule » ? ...
      Sans ignorer que certaines sont les seules à ramener un salaire au foyer. Pendant ce temps-là, monsieur se la coule douce mais ça ne l’empêchera pas de dérouiller sa compagne, sa femme, voire ses mômes.

      Il y a du grain à moudre pour débriefer toutes celles qui n’osent pas franchir le pas. Nom de dieu ! Cassez-vous les filles ! Et surtout, préparez-vous minutieusement à abandonner le navire en perdition en recherchant la meilleure solution pour vous barrer en loucedé et surtout pour qu’il ne vous retrouve pas, vous et vos gosses.

    • Ne Vous Mariez Pas Les Filles
      #Michèle_Arnaud (paroles de #Boris_Vian)

      https://www.youtube.com/watch?v=si3z6j9G4Vk

      Avez-vous vu un homme à poil
      Sortir soudain d’la salle de bains
      Dégoulinant par tous les poils
      Et la moustache pleine de chagrin ?
      Avez-vous vu un homme bien laid
      En train d’manger des spaghetti
      Fourchette au poing, l’air abruti
      D’la sauce tomate sur son gilet
      Quand ils sont beaux, ils sont idiots
      Quand ils sont vieux, ils sont affreux
      Quand ils sont grands, ils sont feignants
      Quand ils sont p’tits, ils sont méchants
      Avez-vous vu un homme trop gros
      Extraire ses jambes de son dodo
      S’masser l’ventre et s’gratter les tifs
      En r’gardant ses pieds l’air pensif ?

      Ne vous mariez pas, les filles, ne vous mariez pas
      Faites plutôt du cinéma
      Restez pucell’ chez vot’ papa

      Dev’nez serveuse chez un bougnat
      El’vez des singes, él’vez des chats
      Levez la patte à l’Opéra
      Vendez des boît’ de chocolat
      Prenez le voile ou l’prenez pas
      Dansez à poil pour les gagas
      Soyez radeuse av’nue du Bois
      Mais ne vous mariez pas, les filles
      Ne vous mariez pas

      Avez-vous vu un homme gêné
      Rentrer top tard pour le dîner
      Du rouge à lèvres sur son col
      Du flageolant dans la guibole
      Avez-vous vu au cabaret
      Un monsieur qui n’est plus très frais
      Se frotter avec insistance
      Sur un’ petite fleur d’innocence
      Quand ils sont bêtes, ils vous embêtent
      Quand ils sont forts, ils font du sport
      Quand ils sont riches, ils gard’nt l’artiche
      Quand ils sont durs, ils vous torturent
      Avez-vous vu à votre bras
      Un maigrichon aux yeux de rat
      Friser ses trois poils de moustache
      Et se redresser, l’air bravache

      Ne vous mariez pas, les filles, ne vous mariez pas
      Mettez vos robes de gala
      Allez danser à l’Olympia
      Changez d’amant quat’ fois par mois
      Prenez la braise et gardez-la
      Cachez la fraîche sous vos matelas
      À cinquante ans ça servira
      À vous payer des beaux p’tits gars
      Rien dans la tête, tout dans les bras
      Ah, la belle vie que ça sera
      Si vous n’vous mariez pas, les filles
      Si vous n’vous mariez pas

    • Oui, c’est bien vu @monolecte l’amour conditionnel n’est pas aimer, effectivement.
      –----
      On continue de parler de violence conjugale parce qu’il n’y a pas de mot pour dire la violence des hommes sur leur compagne femme. On ne peut pas la qualifier non plus de violence masculine, bien que cela en soit aussi, parce que ça ne signifie pas non plus que cette violence est exclusivement dirigée contre les femmes vu qu’elle l’est aussi entre hommes ou pensée comme intrinsèque à l’homme.
      Donc si la violence des hommes envers les femmes n’a toujours pas de qualificatif pour dire réellement le fléau et ce que subissent les femmes (les conséquences n’affectent pas seulement les victimes directes), il ne reste que #féminicide.
      Si vous avez des idées, bienvenues.

    • On ne peut pas la qualifier non plus de violence masculine, bien que cela en soit aussi, parce que ça ne signifie pas non plus que cette violence est exclusivement dirigée contre les femmes vu qu’elle l’est aussi entre hommes ou pensée comme intrinsèque à l’homme.

      Je comprend pas ton objection. Le fait que la violence masculine s’exerce aussi contre les hommes, les enfants mâles, les animaux mâles, tout ce qui est mâle et en vie, ne la rend pas moins masculine cette violence pour autant. Violence masculine ca rend compte de fait que l’auteur de cette violence est masculin, pas de ses destinataires. Feminicide ca me semble pas un mot qui prenne en compte le fait que les cogneurs misogynes tuent aussi des mâles, objection que tu soulève. Ca désigne plus le résultat de leur action, uniquement sur les femmes et ne désigne pas clairement l’auteur de violences. Féminicideur serait plus claire et puis quant le mec n’arrive pas jusqu’au féminicide il n’y a pas de nom.

      Sinon pour la manière de les nommés pour moi c’est des fachos de la bite, des mussolino-zobards, des nazis du scrotum, des fafs du chibre, des pinochiens de la pine, des pouffions violophiles sauflamiens de merde...
      cf : https://seenthis.net/messages/603843

    • Je dois mal m’exprimer, tu proposes dans cet atelier mégériste de trouver de nouveaux mots, puisque « On manque de mots pour désigner les comportements de domination chez les hommes. »
      Ici, je ne parle effectivement pas de nommer l’agresseur mais de nommer les atteintes faites à des personnes parce qu’elles sont des femmes.
      Parfois l’usage de certaines expressions est tellement inapproprié. Une jeune femme dont j’ai pris soin parce qu’elle venait de se faire frapper par son compagnon était incapable de comprendre la question du flic : est-ce que ce sont des violences conjugales ? J’ai répondu oui à sa place parce que j’ai vu son regard perdu et qu’une amie que je venais de joindre m’avait conseillé d’utiliser ce terme. Or, violence conjugale, pour beaucoup ça veut dire violences dans le cadre légal et moral du mariage, et là un compagnon de passage, elle n’osait pas dire que c’était conjugal. Typique de la situation de stress des femmes que personne ne veut croire. Donc, ce n’est pas le même registre, et je vois pas bien cette femme dire aux flics qu’elle venait de se faire agresser par un pinochien de la pine.


  • Affaire Weinstein : les méthodes troubles des anciens agents du Mossad
    http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2017/11/29/affaire-weinstein-les-methodes-troubles-des-anciens-agents-du-mossad_5221954

    Selon le New Yorker, les méthodes utilisées dans ce dossier par Black Cube consistaient à créer de fausses identités sur Internet ou à payer une somme rondelette pendant plusieurs mois à un journaliste de la presse à scandale chargé d’interviewer des victimes. L’objectif était de dissuader ces dernières de parler en récoltant des informations compromettantes et en tentant de les intimider. Deux enquêteurs privés ont ainsi rencontré, sous des identités falsifiées, l’actrice Rose McGowan, qui finira tout de même par porter plainte pour viol contre Harvey Weinstein.

    #chantage #espionnage #saloperies

    • Dans l’article il est également dit que la publicité positive que leur fera cette affaire est sans précédent !
      D’autre part, c’est intéressant de voir que dans le cas de Ramadan on n’arrive pas à traiter le fait qu’il soit agresseur, violeur, détaché du fait qu’il soit musulman alors que chez Weinstein, on ne fait pas de lien avec son appartenance à la communauté juive (avec des liens étroits avec Israël).
      Enfin, Black cube c’est aussi la société condamnée en Roumanie pour avoir essayé de faire tomber « la procureure de la direction de lutte contre la corruption et le crime organisé ». Un grand sens de l’éthique !


  • Zoë Lucider. L’arbre à Palabres : La fin du mâle dominant ?
    http://zolucider.blogspot.fr/2017/10/la-fin-du-male-dominant.html

    Nous sortons de la préhistoire et les #femmes libérées de la charge d’une famille pléthorique et accédant grâce à l’éducation à l’indépendance économique ne sont plus du tout disposées à subir la violence et le mépris dont elles étaient traditionnellement les cibles. Bien entendu, dans le camp des mâles contestés dans leur #suprématie, ça renâcle. Quoi ! On n’a plus le droit de mettre des mains aux fesses, de faire des réflexions fines sur les jolis nichons des pépettes qui passent à portée, on ne peut plus les soumettre au #chantage pour leur sauter dessus en toute impunité ! Mais alors que va devenir la très fameuse « drague » (toujours détesté ce terme), comment faire savoir qu’une femme nous fait bander ? On va devoir passer par toutes ces lourdeurs : leur parler, les inviter à dîner, leur faire la cour, tous ces trucs qui prennent du temps, sont si ringards, leur demander la permission quand on se servait sans vergogne, les femelles n’étant guère plus intelligentes qu’un barreau de chaise.

    #domination #patriarcat


  • Les gouvernements européens renvoient près de 10000 Afghans dans leur pays, où ils risquent d’être torturés et tués

    Les États européens mettent en danger des milliers d’Afghans, en les renvoyant de force dans un pays où ils courent un risque considérable d’être torturés, enlevés, tués ou soumis à d’autres atteintes aux droits humains, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport publié jeudi 5 octobre.

    Selon des informations dignes de foi, cette « nécessité » aurait été exprimée par des pressions exercées sur le gouvernement afghan. Le ministre afghan des Finances, Ekil Hakimi, a déclaré devant le Parlement : « Si l’Afghanistan ne coopère pas avec les pays de l’Union européenne dans le cadre de la crise des réfugiés, cela aura des conséquences négatives pour le montant de l’aide allouée à notre pays. »

    –-> #chantage

    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2017/10/european-governments-return-nearly-10000-afghans-to-risk-of-death-and-tortu

    #afghanistan #renvois #expulsions #asile #migrations #torture #réfugiés #UE #EU

    @reka : on parle de cas en #Norvège...

    • Afghan father who sought refuge in UK ’shot dead by Taliban’ after being deported by Home Office

      #Zainadin_Fazlie, father of four British-born children, forced to return to Afghanistan after 16 years in UK despite threats to his life - and killed two years later.

      An Afghan man who sought refuge from the Taliban in the UK has been shot dead in his home town after being deported by the British government.

      Zainadin Fazlie had lived in London with his wife, who had refugee status, and their four British-born children. But after committing a number of minor offences, the 47-year-old was sent back to Afghanistan after 16 years in Britain, despite threats to his life.

      Last Friday, his wife Samira Fazlie found out he had been shot by Taliban forces after seeing an image of his dead body on Facebook.

      The 34-year-old told The Independent: “When I first heard, I felt like I had to stop living. When I saw that picture, I couldn’t even move from my bed. For three nights I didn’t sleep.

      “My eldest son was crying at my feet. He said mum, I didn’t know my dad was going to die. He said I can’t believe they sent my dad to the country where he was going to be killed by these people.

      “My six-year-old is asking to go see her dad because she missed him. I haven’t told her yet. How can they do this to a person who has four kids in the UK? I was begging the government and the judge not to send him back.”

      Mr Fazlie arrived to the UK in 2000 after the Taliban gained control of his home town in Maidan Wardak province. He was granted indefinite leave to remain and had four children now aged 16, 13, six and three.

      He was issued a deportation notice in 2015 after recieving an eight-week suspended sentence for a violent offence. Due to a recent change in the law, he was unable to exercise his right to appeal in the UK and was removed to Afghanistan in April 2016.

      Ms Fazlie said her husband had been suffering with depression and poor mental health when he committed the offence, but that he had since been receiving support in the UK.

      “He wasn’t a killer, he wasn’t a drug dealer. He had a depression problem he was dealing seeing a doctor about. When he was depressed, he was doing bad things. Then after he apologised. He needed help. But they sentenced him to death,” she said.

      “I’m struggling right now without him. It’s really hard. I’ve gone back to work. I have to keep living for my kids. But I feel helpless.”

      Mr Fazlie was deported to the Afghan capital Kabul. With no connections there and in a city with a faltering economy, he struggled to find work and decided to return to his home town.

      His wife said that once he was there, it became difficult to maintain contact. She said he would tell her that if he came out from where he was, they were “going to kill him”.

      The family’s solicitor, Nasir Ata of Duncan Lewis Solicitors, told The Independent he had received confirmation of the death. He said the family had an appeal hearing set for 28 September to bring him back, which they would have had a “good chance” of winning.

      “I last spoke to him around March this year. He told me it was difficult and that he was in danger from the Taliban. He said he had to pick up guns to protect himself. I struggled to get hold of him after that,” said Mr Ata.

      “We had a good chance at the hearing on 28 of this month, but it was too late. There are a lot of practical difficulties with bringing someone back. The main issue was the fact that he wasn’t given the opportunity to appeal the decision from the UK.”

      Labour’s shadow home secretary Diane Abbott said: “This is a truly shocking story. The Tory Government’s hostile environment policy ignores the fact that real people’s lives are harmed. Tragically, sometimes the consequences are fatal.

      A Home Office spokesperson said: “We do not routinely comment on individual cases.”

      https://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/zainadin-fazlie-deport-home-office-taliban-afghanistan-shot-dead-refu


  • Open Letter to EC President Jean-Claude Juncker

    From: John Palmer, #Pompeu_Fabra_University

    To: Jean-Claude Juncker, President, European Commission

    Date: 25 September 2017

    Dear President Juncker:

    I write to alert you to recent actions by the Spanish Government that affect research funds provided by the European Commission and infringe on fundamental rights guaranteed under international and European law. My interest in this matter stems from my current position as a Marie Skłodowska-Curie research fellow at Pompeu Fabra University (UPF) in Barcelona and, more importantly, as a person who cares about the rights of others and is horrified by the attack on democracy and liberty that is currently underway in the city and region in which I reside.

    On 20 September the Spanish Ministry of the Treasury and Public Function issued Order HFP/886/2017, freezing the finances of numerous public bodies in Catalonia, including those of Catalan public universities like UPF (see BOE-A-2017-10741). It appears from the Treasury’s order and from the regulatory structure on which it draws that it encompasses funds provided by the European Union (see Order PRE/2454/2015 of 20 November 2015, BOE-A-2015-12575). This fact was highlighted in a public statement issued by affected universities on 21 September, demanding that “Spanish authorities desist immediately from these unusual and unacceptable measures” (statement at http://goo.gl/gSiQvG). Universities will be able to gain access to their frozen funds only based on regular certification that they are not being used for activities contrary to the law or to the “decisions of the courts” (Order HFP/878/2017 of 15 September 2017, BOE-A-2017-10609), this latter reference clearly aimed at the upcoming independence referendum called for in a law passed by the Catalan Parliament but subsequently suspended by the Spanish Constitutional Court.

    Although it seems unlikely that university funds are being used for unlawful activities, this regular certification process imposes an absurd hurdle for research activities and significantly undermines academic freedom. This is particularly true in light of the harsh crackdown by Spanish authorities against activities even loosely connected to the independence referendum, with detentions and/or prosecutions not only of mayors and senior officials in the Catalan government, but even of private citizens who have helped to disseminate information about the referendum, and of the organizers of peaceful demonstrations against the crackdown. Given this backdrop, it is hard to imagine that the certification process for research funds will not place enormous pressure on academics to avoid criticizing the government or taking any position that might be seen as supporting the referendum, including simply speaking out in favor of the right to vote, freedom of expression and assembly, or self-determination.

    Although the funding issue is what affects me most directly as a Marie Skłodowska-Curie research fellow, my greatest concern is with the attack on democracy and human rights that the Spanish state is carrying out against my family, friends, colleagues, and neighbors throughout Catalonia. The prosecutions noted above have been accompanied by raids and detentions by Spain’s paramilitary police force, which has now sent thousands of troops with riot gear to the region. The government has threatened to arrest more members of the Catalan government, to shut down the press, and even to detain school principals. The charges being sought include sedition, which is punishable by many years in jail. These actions amount to serious violations of the European Convention for the Protection of Human Rights and Fundamental Freedoms, the European Union Charter of Fundamental Rights, and other European and international instruments.

    One of the core virtues of the European Union is its ability to prevent this type of repression from occurring. Although there is a temptation to view the events here as internal matters of the Spanish state, the reality is that they directly threaten the European Union’s ideals and they add to the creeping spread of authoritarianism that we are witnessing around the world. I urge you to take whatever steps you can to stop the Spanish government from continuing on this course.

    Sincerely yours,

    John Palmer

    https://johnpalmer.github.io/2017-09-25

    Reçu via la mailing-list geotamtam
    #Catalogne #référendum #indépendance #oppression #université #recherche #Espagne #liberté_académique #it_has_begun #chantage


  • Penser le #travail de demain (2/4) : travailler pour vivre ou vivre pour travailler ? | La plume d’un enfant du siècle
    https://marwen-belkaid.com/2017/08/15/penser-le-travail-de-demain-24-travailler-pour-vivre-ou-vivre-pour-t

    En réalité, il n’y a rien de bien surprenant à voir augmenter parallèlement les courbes du #chômage et du nombre de #burnout. Il est même tout à fait logique de voir ces deux données augmenter de manière réciproque. Si le nombre de chômeurs est si élevé, c’est bien parce que certains travaillent plus qu’ils ne devraient et qu’ils sont au bord de l’explosion. Contrairement à ce que l’on essaye de nous vendre constamment, le chômage a historiquement été une véritable aubaine pour le patronat et le marché en général. Celui-ci leur permet en effet de faire peser la menace d’un remplacement par l’un des millions de pauvres hères actuellement au chômage sur leurs travailleurs afin de leur faire accepter tous les compromis et toutes les compromissions pour conserver leur emploi. Vouloir nous faire croire que le taux de chômage élevé et le nombre de burnout ainsi que la détérioration des conditions de travail n’ont aucun lien relève au mieux de la fable au pire de la franche moquerie à notre égard. La loi Travail promulguée il y a quelques mois et dont nous commençons à voir les premiers effets va évidemment poursuivre cette double logique mortifère du toujours plus de chômeurs et du toujours moins de bonnes conditions de travail. Tout cela sera encore et toujours au bénéfice d’une poignée de personnes qui sont, malgré toutes les apparences, les véritables assistés de notre société.

    #chantage


  • Flüchtlinge in Libyen: Folter, Vergewaltigung und Zwangsarbeit

    http://www.zeit.de/politik/ausland/2017-08/fluechtlinge-libyen-oxfam-bericht-vergewaltigung-zwangsarbeit

    [...]

    Das Hilfswerk Oxfam hat afrikanische Flüchtlinge auf dem Weg nach Europa nach ihren Erlebnissen in Libyen befragt. Die Antworten sind bedrückend.

    Die Hilfsorganisation berief sich in ihrem Bericht auf Aussagen von 158 Geflüchteten auf Sizilien. Daraus ergebe sich „ein dramatisches Bild der Lage“. Demnach gehören Folter, Vergewaltigung und Zwangsarbeit zum Alltag der Flüchtlinge.

    Von 31 befragten Frauen gaben demnach alle bis auf eine an, Opfer sexueller Gewalt geworden zu sein. 74 Prozent aller befragten Flüchtlinge sagten, sie hätten Folter oder Mord an anderen Geflüchteten beobachtet, und 84 Prozent wurden nach eigener Aussage selbst Opfer körperlicher Gewalt oder Folter. Zudem gaben 80 Prozent an, ihnen sei in Libyen regelmäßig Nahrung und Wasser verweigert worden.

    Mehrere Flüchtlinge wurden nach eigenen Angaben von Banden in unterirdischen Kerkern gefangen gehalten, um von Angehörigen Lösegeld zu erpressen.

    [...]

    #flüchtlinge #libyen #ausland #folter #vergewaltigung #zwangsarbeit #hilfswerk #oxfam #europa

    via: http://02mydafsoup-01.soup.io/post/629055830
    trouvé ici: https://diasp.eu/posts/5885798

    #réfugiés #migrations #Libye #statistique
    #torture #chantage #travail_forcé
    #violence #femmes #viol


  • Le Parole Sono Importanti – Perché prendercela con gli Scafisti è come dare capate ad un albero

    Il primo ricordo che ho del termine “Scafisti” risale agli anni Novanta, quando migliaia di Albanesi attraversavano il canale di Otranto per venire qui a ricostruirsi una vita (in moltissimi ce l’hanno fatta, e la comunità albanese è oggi una delle più integrate in Italia, ma questa è un’altra storia). Anche durante quell’esodo si moriva, e anche allora il nemico pubblico era lo Scafista. Lo Scafista era già senza scrupoli per antonomasia, si parlava di guerra agli Scafisti, di profughi nelle mani degli Scafisti, di benpensanti (il termine buonisti è nuovo di zecca) che finiscono per fare il gioco degli Scafisti.

    Tutto è cambiato, e non è cambiato niente.

    https://russellinsahel.wordpress.com/2017/08/06/le-parole-sono-importanti-perche-prendercela-con-gli-scafi

    #mots #vocabulaire #terminologie #scafisti #trafficanti #passeurs #smugglers #trafiquants #smuggling #Traffickers #migrations #asile #réfugiés #scafista
    #Italie #condamnations #criminalisation #emprisonnement

    • Scafisti per forza

      “I trafficanti ci hanno detto che le ultime due persone a imbarcarsi avrebbero dovuto prendere timone e bussola. Io gli ho detto che non sapevo usare la bussola né guidare la barca”, dice un minorenne africano sospettato dalle autorità italiane di essere uno scafista. “Hanno risposto che non gli interessava. Poi mi hanno picchiato con un tubo”. Secondo i dati del ministero dell’interno, in Italia dal 2013 sono stati arrestati oltre 1.500 scafisti. Ma quanti di questi erano davvero complici dei trafficanti e non semplici migranti obbligati a mettersi al timone? “Se ti viene detto: ‘porta il gommone’ non puoi dire di no, è una questione di vita o di morte”, spiega Amir Sharaf, interprete del Gruppo interforze di contrasto all’immigrazione clandestina.

      Nei tribunali italiani le pene richieste per chi è accusato di aver guidato un gommone di migranti sono spesso molto severe. Per la prima volta però, l’8 settembre 2016, nella sentenza di assoluzione di due presunti scafisti, un giudice di Palermo ha descritto la loro condizione come dettata da uno “stato di necessità”.

      https://www.internazionale.it/video/2018/04/11/scafisti-per-forza

      Quelques citations transcrite à partir de la vidéo

      Carlo Parini, Gruppo interforze contrasto immigrazione clandestina:

      «La figura dello scafista non è la figura di uno veramente appartenente all’organizzazione»

      #Statisiques #chiffres:
      “Secondo i dati del ministero dell’interno, tra agosto 2015 e luglio 2016, sono stati arrestati 793 scafisti. Dal 2013 gli arresti sono stati 1511”
      «Per le autorità italiane non è facile individuare i responsabili del traffico di esseri umani in Libia. E spesso gli scafisti sono solo migranti costretti a condurre i gommoni»

      Amir Sharaf, interprete, Gruppo interforze contrasto immigrazione clandestina

      «Gli scafisti, quelli che arrivano dalla Libia, sono migranti normali, che vengono costretti, ad un certo punto anche picchiati, malmenati, minacciati. Se ti trovi in Libia, nella stessa condizione, e ti viene detto: ’Tocca (?) quel gommone!’ Tu non potresti mai dire no. Perché dire no è un suicidio. Lì, c’è una necessità di non morire»

      Giusy Latino, progetto Open Europe:
      Projet qui s’occupe de loger et conseiller les personnes qui sont identifiées, à leur débarquement, comme “scafisti”.
      Giusy dit:

      «Sicuramente passano da qualche giorno a qualche settimana di carcere. Con un’accusa del genere, il passaggio obbligato è il carcere»

      Lamin Sar, presunto scafista:

      «Mi chiamo Lamin Sar, vengo dal Senegal, ho 18 anni. Quando sono arrivato in Libia ho pagato con i miei soldi. In un primo momento un libico guidava la barca. Dopo aver chiamato i soccorsi, ha detto: ’Ritorno in Libia.’ Io non sapevo guidare la barca, però in quel momento tutti gli altri si sono vergognati e per paura non volevano fare niente. Sono stato io a correre un rischio per aiutare gli altri. Però avevo paura come gli altri. Quando siamo arrivati in Italia mi hanno portato subito in prigione. Il mio primo giorno in Italia ho dormito in prigione. Dopo qualche giorno mi hanno detto di andare in un ufficio e un ragazzo senegalese che parla italiano meglio di me mi ha detto: ’Loro dicono che sei tu che guidavi la barca.’ In quel momento ho capito perché ero in prigione».

      “L’8 settembre 2016 il giudice di palermo Omar Modica ha assolto due presunti scafisti, accusati anche di omicidio. Nella traversata erano morte 12 persone. L’accusa aveva chiesto l’ergastolo. Nella sentenza di assoluzione si parla per la prima volta di #stato_di_necessità, affermando che gli accusati erano stati costretti a guidare il gommone”
      #état_de_nécessité

      Gigi Omar Modica, giudice di Palermo:

      Cosa si chiede a questi soggetti? Gli si chiede: chi era alla guida del mezzo e chi portava la bussola. Punto. Si scava? A volte credo di no. A ciò va aggiunto che chi parla dopo un po’ ha il permesso di soggiorno per motivi di giustizia, perché testimone di un processo. Queste cose non si sanno? Gli immigrati non lo sanno? Lo fanno spontaneamente? No, ve lo dico io. Questo per capire come non siamo di fronte al classico testimone con la pancia piena, tranquillo, beato, che va lì e dice tutto. Siamo di fronte a soggetti che hanno paura a parlare e che spontaneamente non ti dicono nulla. Se poi noi ce la prendiamo con questi morti di fame che materialmente vengono catturati, che vengono colti alla guida di questi natanti, non compiamo un atto di giustizia. Quindi le pene che vengono richieste, pene stellari, mi sembra tutto profondamente ingiusto."

      #justice #injustice

      Cinzia Pecoraro, avvocato:

      «Spesso i trafficanti utilizzano come scafisti dei minori. Nel caso di un ragazzo che sto seguendo, che è stato arrestato come presunto scafista, ha dichiarato la sua data di nascita, settembre 1999, però in Italia vi è un metodo utilizzato per stabilire l’età anagrafica di un soggetto: radiografia del polso. E’ stata effettuata la radiografia del posto di Joof Alfusainey ed è risultato avere più di 18 anni. Joof è stato detenuto per quasi un anno presso il carcere di Palermo, quindi tra soggetti maggiorenni. Joof all’epoca aveva 15 anni»

      Joof Alfusainey, presunto scafista

      «Mi chiamo Alfusainey Joof, vengo dal Gambia et ho 17 anni. Sono arrivato in Italia l’11 giugno 2016, un sabato. Ho attraversato Senegal, Mali, Burkina Faso, Nigeria. Poi sono arrivato in Libia. Questa era la mia tessera di studente quando vivevo in Gambia. Perché in Gambia, se sei minorenne, non puoi avere documenti come il passaporto.»

      –-> après recours de l’avocate, Joof a été considéré mineur.

      La suite du témoignage de Joof:

      «Arrivati in Italia, mi hanno fatto scendere dalla nave soccorso per primo caricandomi su un’ambulanza e portandomi in ospedale. Arrivato in ospedale ho visto la polizia, a quel punto ho scoperto di essere accusato di aver guidato la barca. Ho provato molte volte a dirgli che non ero stato io a guidare la barca, ma a loro non interessava. Non mi hanno neanche dato la possibilità di parlare, anche se era un mio diritto. Ma a loro non interessava e continuavano a dire che ero stato io. Mi stavano accusando senza prove. Non avevano nulla, nessuna foto, nessun video che mi incriminassero. Solo parole.»

      Cinzia Pecoraro, avvocato:

      «Una risposta all’opinione pubblica, la si deve dare. Quindi sicuramente si sceglie la risposta dei numeri. Quindi: tot sbarchi, tot arresti, tot condanne. E già è una risposta all’opinione pubblica. E quindi i numeri adesso sono altissimi, le aule di giustizia traboccano di questi procedimenti, che spesso però colpiscono a mio parere le persone sbagliate.»

      La suite du témoignage de Joof:

      «Alcune persone in Africa, soprattutto in Libia, sanno che una volta in Italia, chi accusa qualcuno di aver guidato la barca ottiene un permesso di soggiorno. Anche io avrei potuto indicare qualcuno, e dire che era stato lui a guidare la barca, e così avrei ottenuto il permesso di soggiorno. Ma cosa avrei dovuto fare? Io non volevo accusare nessuno. Non volevo mettere un’altra persone nei guai.»

      #guerre_entre_pauvres #chantage

      #test_osseux #âge #mineur #majeur #âge_osseux #criminalisation

    • Why is the Syracuse man who saved thousands of migrants out of a job?

      After more than a decade of heading Sicily’s taskforce on illegal immigration, #Carlo_Parini has been told his role will end.

      The history of the migrant crisis in the central Mediterranean, the story of its dead and shipwrecked, is all contained in a messy desk overflowing with files and folders in a tiny room in the prosecutor’s office in Syracuse.

      Somewhere among the heaps of papers is Commissario Carlo Parini, head of an illegal-immigration taskforce. Parini is pensive. Late last month it was announced that the taskforce’s office in the historic south-eastern Sicilian city was closing, with an abrupt explanation: “Arrivals from Libya in Sicily have decreased by 80%, and this office is no longer needed.”

      From 2006 until earlier this month, the 56-year-old Parini – who at 6ft 5in towers over most people – headed the Interforce Group on Illegal Immigration in Sicily (Gicic). In that time nearly 200,000 people arrived in the island. Their stories are all catalogued in the dusty folders that cover his office. Over the past few days they have been transferred to cardboard boxes, their final destination the basement.

      “They say the arrivals are over,” says Parini. “And yet this year we intercepted 12 sailing boats transporting 900 migrants from Turkey. We’ve followed these investigations for many years. We had almost arrived at the heart of the criminal organisation. It’s a shame to stop now.”

      Looking around the office in search of something he fears has been lost, he suddenly exclaims. “Here it is! Finally! I’d been looking for this for days. Read this: it’s the first migrant case I worked on.”

      He remembers it as if it were yesterday. Thirty-five shivering Sri Lankans arrived in Italy from Egypt aboard a wooden boat one winter evening in 1999, when Parini was still a junior anti-Mafia police officer. As he waited for their arrival at the port of Riposto, just along the coast from Syracuse, he had no idea that the moment would change his life and set the course for the next 20 years of his career.

      The following day the newspapers in Italy reported confidently that the arrivals were “an isolated case”. No one – not the police, and certainly not the press – could have predicted then what would happen over the coming years, when Europe would be forced to come to grips with the most intense migrant and refugee crisis since the second world war. That arrival in the port of Riposto was a mere hint of what was to come.

      In 2000, 2,782 migrants crossed the Mediterranean to reach Sicily; 18,225 came in 2002. In 2011 it was 57,181. Between 2006 and last November, Parini handled 1,084 arrivals, investigated the deaths of more than 2,000 migrants, and arrested 1,081 people accused of human trafficking. This last total earned him the attention of the international press, who lionised him. It even earned him a nickname: “Smuggler Hunter”.

      “We worked day and night, relentlessly,” Parini says. “We’d spend entire days at the port. One of my colleagues had a heart attack. He had had no sleep for three consecutive days. And then that cursed day came in October 2013 that changed the migrant crisis for ever. That day that changed us all.”

      The mass drowning off Lampedusa on 3 October 2013 marked a turning point. That night 368 people perished in the sea in an attempt to reach Sicily. Until then European governments had largely watched from their capitals. Now they agreed that it was time to act. On 18 October, Italy launched the Mare Nostrum operation, a military intervention for humanitarian ends intended to prevent such tragedies. Parini became one of the commanders of the mission, and aboard the military ship San Giorgio he began patrolling the waters of the central Mediterranean and rescuing migrant boats in distress.

      “We saved thousands of lives,” Parini says. “And at the same time we attempted to investigate the people involved in the trafficking business, who were exploiting migrants and getting rich in the process.”

      Italian prosecutors convinced their EU counterparts to join the crusade on the premise of a somewhat romantic principle: that the same strategy employed to capture mafiosi could be used to combat people-smugglers. Sicilian prosecutors suspected that among smugglers there was a power structure regulated by an honour code similar to the Cosa Nostra’s. Wire taps – such a vital weapon in the fight against the Mafia – also came in handy. Sitting behind their desks, the prosecutors eavesdropped on hundreds of people in Africa.

      But without credible intelligence the hunt from a distance against human traffickers was deeply frustrating. “We arrested thousands of boat drivers,” says Parini. “That was our duty. But the real smugglers were in Libya. And we didn’t have men in Libya.’’

      While the prosecutors continued their hunt, in Europe the presence of migrants and refugees led to protests, a rise in rightwing populism, and authoritarian and repressive policies towards asylum seekers.

      Mare Nostrum was superseded by Operation Triton, which was intended to patrol the Mediterranean more than save lives. In 2015 non-governmental ships began rescue operations in Libyan waters, saving tens of thousands of lives, while the Italian authorities began attacking aid groups, confiscating vessels without just cause.

      “Personally, in my work I have never had problems with NGOs,” says Parini. “In fact, some of them were very efficient.”

      Migrant arrivals started to nosedive in February 2017 when, in an attempt to stem the flow, Marco Minniti, the former interior minister from the centre-left Democratic party, struck a deal with the Libyan coastguard that allowed it to return migrants and refugees to a country where aid agencies say they suffer torture and abuse. “I have no knowledge of what is going on in Libya,” says Parini. “But given what I’ve been told by the thousands of migrants that I’ve questioned, it must be hell. Injuries and signs of torture on their bodies are proof. Many women were raped in Libya, and those who gave birth in Sicily abandoned their children because they were the result of physical violence, a violence that they wanted to forget for ever.”

      Amnesty International estimates that about 20,000 people were intercepted by the coastguard in 2017 and taken back to Libya.

      This June a new government took power in Rome in the form of an alliance between the populist Five Star Movement and the rightwing League. The new interior minister, Matteo Salvini, is noted for his anti-immigrant policies and his first move was to close Italy’s ports to the rescue boats. Parini prefers not to comment on Salvini’s tactics, and perhaps his silence speaks louder than words.

      Today NGO rescue boats have almost disappeared from the central Mediterranean. People seeking asylum are still risking the crossing but, without the rescue boats, shipwrecks are likely to rise dramatically. The death toll has fallen in the past year, but the number of those drowning as a proportion of arrivals has risen sharply in the past few months, with the possibility of dying during the crossing now three times higher.

      Parini left his office in mid-December. After heading one of the most important taskforces charged with fighting illegal immigration in Italy, he is now working for the customs bureau. The history of the migrant crisis, now stored in a basement in Syracuse, will also be indelibly lodged in the memory of this man: a man who will never forget the 167 bodies he was forced to look in the face.

      “I will take those faces to my grave, and maybe even beyond,” says Parini.