• affordance.info : Pricey Birthday : Facebook a (encore) tué les anniversaires.
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2018/11/facebook-a-encore-tue-les-anniversaires.html

    par Olivier Ertzscheid

    Depuis que je suis sur Facebook, c’est à dire quasiment depuis la création de la plateforme, je l’ai vu faire évoluer notre perception (et notre célébration) des anniversaires.
    Birthday killing.

    J’ai vu Facebook tuer les anniversaires et ce dès 2010, six ans à peine après sa création.

    « But now everyone knows it’s your birthday. I used to be right up there with cake, but Facebook has commoditized my one and only social skill. I’ve been replaced by the computer. And it’s not just Facebook. I was the second person to wish my son a happy fourth birthday. The first was his dentist’s customer relations management software. »

    Tout comme vous j’ai, dans le même temps, vu également apparaître ces formes à peine dissimulées de hameçonnage attentionnel consistant à nous inviter, par notifications le plus souvent aussi intempestives que bullshitesques, à féliciter nos « relations » pour célébrer leurs « anniversaires de travail » sur LinkedIn.

    J’ai vu donc la petite mort d’un rituel social en même temps que sur les mêmes plateformes assassines naissaient d’autres rituels de célébration : ainsi les adolescents et jeunes adultes se mirent à l’occasion de chacun des anniversaires de leurs camarades à publier sur Facebook différents « dossiers » de photos les représentant dans des postures assez peu valorisantes et assez drôles (j’en sais quelque chose puisque je suis encore ami avec mes étudiant(e)s).

    J’ai vu aussi ce dernier rituel se tarir à mesure que lesdits jeunes adultes et adolescents délaissaient la plateforme pour migrer vers d’autres espaces de socialisation en ligne comme WhatsApp, Snapchat ou Instagram, laissant Facebook à leurs (vieux) parents.

    Et j’ai vu. Et j’ai vu, récemment, apparaître sur Facebook un nouveau rituel d’anniversaire. Consistant à collecter directement de l’argent pour financer telle ou telle cause / association (il est également possible de lancer une collecte de fonds pour soi-même). J’ai ainsi vu naître le « Mercy Market », le marché de la pitié.

    Avec le Charity Birthday façon Facebook, c’est toute la relation « donateur-donataire » qui est reconfigurée, tant sur le plan monétaire que sur le plan symbolique. Celui qui reçoit (le donataire) n’est plus qu’un intermédiaire entre le donateur et le donataire réel (l’association caritative) et cet intermédiaire a pour fonction de solliciter directement le donateur sur le plan social en le désignant nommément et, comme je l’indiquais plus haut, en lui faisant porter la charge symbolique d’un éventuel refus. Une charge symbolique d’autant plus importante et signifiante qu’elle mobilise des problématiques en lien avec le domaine caritatif.

    Dans ces Charity Birthday, Facebook efface également le lien entre "personnalisation du cadeau" et "niveau de proximité et d’intimité" avec l’impétrant(e). Comme il avait effacé le marqueur affectif consistant à mémoriser uniquement les dates d’anniversaires de ses amis les plus importants en systématisant la procédure de rappel calendaire.
    C’est peut-être l’anniversaire du don caritatif mais c’est toujours pas la fête des politiques publiques de lutte contre la misère et les inégalités.

    Les logiques de dons caritatifs via des plateformes généralistes (comme Facebook) ou dédiées (l’ensemble des solutions de crowdfunding) occupent une place chaque jour plus importante et déterminante à l’échelle de ce que les acteurs économiques identifient désormais clairement comme un "Mercy Market" qui est le nouvel avatar du "Charity Business".

    #Anniversaire #Facebook #Charity_business #Rituels_numériques


  • Pourquoi George Soros et sa fondation quittent la Hongrie

    https://www.franceinter.fr/monde/pourquoi-george-soros-et-sa-fondation-quittent-la-hongrie

    George Soros, en 2017 à Bruxelles © AFP / Olivier Hoslet / POOL

    Le milliardaire américain d’origine hongroise George Soros a annoncé mardi qu’il suspendait les activités de sa fondation destinée à mener des programmes d’enseignement pour les réfugiés. La fondation déménage également ses locaux de Budapest à Berlin.

    La fondation de #Georges_Soros ne donnera plus de cours aux réfugiés hongrois : mardi, l’Université d’Europe centrale (CEU), implantée à Budapest, a annoncé qu’elle ne reconduisait pas ses modules d’enseignement destinés aux réfugiés, ni ses activités de bourses de recherche financées par l’UE sur les politiques migratoires.

    « Nous suspendons ces programmes dans l’attente d’une clarification de notre situation fiscale et juridique », explique un communiqué de l’organisation. En cause, une taxe de 25% sur les organisations qui « soutiennent l’immigration ». Adoptée en juin dans le cadre d’un ensemble de lois anti-immigration, elle entre en vigueur ce vendredi.

    #hongrie #berlin #réfugiés

    • @aude_v Soros est avant tout un pillard monstrueux à la tête d’un gang de financiers de haut vol, qui pour s’enrichir détruisent les systèmes sociaux de pays entiers (dont 50 % des habitant.e.s sont des femmes), n’oublions pas les enfants.
      .
      Ses ong servent avant tout ses intérêts, qui paye commande.

      On remarquera qu’elles ont réussi à faire élire Victor Orban.
      (Aux USA, Hillary Clinton a bien réussi à faire la courte échelle pour mettre Donald Trump au pouvoir).

      La société hongroise a toujours été tolérante pour ce qui est de l’homosexualité, voir les bains publics de Budapest.

      Dans les campagnes une pauvreté sans nom, pour ce pays qui n’arrive plus à produire lui même ses pommes de terres.

    • André, on est un peu au courant, ici, pour le capitalisme spéculatif et la manière dont le néo-libéralisme, en Europe centrale plus qu’ailleurs, a détruit le tissu social. Et sans illusion sur Soros. Cela n’empêche que la CEU est une institution précieuse. Et d’autant plus pour les réfugié.es qui bénéficiaient de ces cours, dont j’apprends l’existence.

      Je ne comprends pas tes interventions : tu n’as personne à convaincre ici que le capitalisme est un régime inhumain mais tu t’indignes chaque fois qu’on apporte un peu de nuance, de complexité qui dérange ta vision un peu monolithique. Et des fois, tes propos à l’emporte-pièce sont une manière de mépris pour ceux plus sensibles ou nuancés des autres, que tu sembles refuser de prendre en considération comme si tu devais servir la messe au lieu de te joindre à la discussion, quitte à ce que ce soit avec ta manière engagée et emportée, comme d’autres ici que le spectacle de l’abjection en cours débecte et qui n’ont pas plus que toi leur langue dans leur poche.

      La semaine dernière, j’ai fait une interv en classe sur les fake news et donné en exemple de ce qui peut se faire de pire et de mieux sur les réseaux sociaux la tentative ici-même de faire la vérité sur le post spectaculaire sur les activistes saoudiennes. J’ai fait lire du @reka (un peu emmerdée par son choix du mot « putassier », j’ai de chastes oreilles en classe !) mais ton interv sur Brigitte Macron, j’ai dit aux gosses que c’était un troll. Parce que c’est ce que tu fais ici, ou tu pourrais te joindre à la conversation mieux que tu ne fais. Et elle était assez irrespectueuse des personnes qui disaient être touchées par la nouvelle et que tu ignorais avec une vieille blague énigmatique dont je n’ai pu comprendre si elle était misogyne ou si elle en avait seulement l’air. Je t’ai ignoré, comme tout le monde.

      Tout ça fait que tes affirmations décousues sur la Hongrie, je n’y accorde pas trop de crédit, alors que je suis preneuse d’une contre-histoire de la CEU et de Soros en Hongrie. Même si je partage dans les grandes lignes ton engagement, ton propos ne m’apporte rien pour affûter mes analystes anti-capitalistes, écologistes ou féministes.

    • Comment penser que Soros investirai un centime, dans une ONG qui ne lui rapporterai pas beaucoup plus.

      Personnellement, après avoir lu pas mal de choses sur les ONG et leurs résultats, je pense qu’elles remplacent les missionnaires.
      Pour beaucoup, de belles et généreuse promesses, mais quand on regarde ce qu’elles font vraiment, et qui les finance, on y croit plus.
      Il y a de belles paroles, parfois des actes trés généreux, mais dans la réalité . . .

      Exemple d’acte généreux, pour les missionnaires : Ils ont sauvé pas mal d’indiens d’Amérique du Sud au moment de la colonisation espagnoles, Las Casas a fait ce qu’il a pu, pour eux, et l’intérêt de l’église catholique.
      A la même époque, l’Afrique Noire, une mine de bois d’ébène, complètement ignorée des missionnaires.

      WWF :
      https://seenthis.net/messages/718609
      https://seenthis.net/messages/602953
      https://seenthis.net/messages/571110

      Mais pas que : Amnesty International , Journée internationale des disparus.
      https://www.legrandsoir.info/courrier-au-service-de-presse-d-amnesty-international-section-francais
      . . . . .

      S’agissant de l’Amérique latine, on pourrait à juste titre s’étonner de l’absence de la #Colombie, mais, vu la modestie des chiffres, je ne vais pas pinailler ici sur les 45 000 victimes de cette pratique depuis 1985 (d’après la Unidad de Victimas), dont de nombreuses pendant la présence au pouvoir de la faction politique qui vient de revenir à la présidence en la personne de M. Ivan Duque.

      j’ai été très surpris par la prestation, ce matin 1er septembre, au journal de 8 heures de France Culture, présenté par Sophie Delton, de Mme Geneviève Garrigos, qui se présente comme la "porte-parole" d’AI. Sans référence particulière aux communiqués d’AI précédemment cités, elle s’est concentrée sur quatre pays, dont la Corée du Nord et la Syrie, mais a surtout passé la majeure partie de son intervention à dénoncer de façon extravagante « la politique de terreur imposée à l’opposition » à travers les « disparitions » au… Venezuela et au Nicaragua.
      . . . . .

      Par ailleurs, j’ai rencontré des volontaires ayant travaillé pour des ONG en Afrique, elles(ils) sont rentrés démolis par le comportement des dirigeants d’ONG.
      Marqué(e)s à vie.

      La plupart des ONG font un sale travail.

      à part cela Aude, merci pour le ton modéré de ton commentaire

    • Avec un peu de retard : Je voulais parler de mon expérience à la CEU, cette rentrée était chahutée et je n’ai pas eu le temps. Donc rapidement avant de revenir sur le sujet.

      J’ai travaillé sur des projets en coopération très étroite avec les département environnement et géographie de la CEU entre 1995 et 2002, en particulier avec un remarquable prof qui s’appelle Ruben Mnatsakanian. je voulais juste rappeler que la CEU a été un lieu de recherche et de réflexion important sur l’espace post soviétique et les pays ex-socialiste, une formidable opportunité pour des centaines voire des milliers d’étudiantes et d’étudiants d’Asie centrale, du Caucase, des pays de l’Est, d’Ukraine, de Russie, etc... qui sans les programmes de la CEU n’auraient jamais eu les moyens financier d’étudier dans leurs pays. La sélection des dossiers se faisait de manière très sérieuse et transparente. Ruben se déplaçait dans tous les pays pour mener les entretiens, longuement rencontrer les candidats, ensuite les décisions étaient prises de manière collégiales, après de longues discussions, jamais à la légère et surtout sans aucune considération pour les origines sociales ou la « richesse » supposées des candidats... La formation était excellente et je garde encore aujourd’hui - 20 ans après - de très bonnes relations de travail avec certain·es de ces étudiant·es. La nébuleuse des organisations et ong soutenues par Soros, c’est autre chose et je ne préjuge pas ici de ses intentions ou de ses crapuleries, j’ai juste expérimenté en live à quel point cette université a été importante pour toute une génération d’étudiant·es, et plus récemment de réfugiés et migrants qui avaient accès à l’enseignement supérieur.

      Le reste plus tard.

    • Sur les ONG, tague #néo-colonialisme, #charité, #charity_business, etc. si tu as des faits intéressants à documenter. Ça te permet, @bce_106_6, de rejoindre la somme de documentation sur ce sujet et d’autres.

      Mais je crois qu’en parlant des missionnaires blancs en Afrique au sujet de Soros, tu es encore à côté de la plaque, à nous faire une leçon globale d’anti-capitalisme et d’anti-colonialisme. Nous sommes des camarades, pas des ouailles ! (Et tu es un camarade, mais quel camarade...)


  • Fondations philanthropiques : croissance des dons sur fond d’influence, par Philippe Rivière - Visionscarto
    https://visionscarto.net/fondations-philanthropiques

    Ayant fait fortune dans le pétrole, l’acier ou l’automobile, des capitaines d’industrie tels Andrew Carnegie, John D. Rockefeller et Henry Ford décident au début du XXe siècle de se faire philanthropes. Après d’âpres combats parlementaires, ces « barons voleurs » (comme les appelait la presse américaine) finissent par arracher un régime fiscal très favorable à leurs organisations « caritatives ». Depuis, ce secteur se développe toujours plus vite que le reste de l’économie.

    #Fondations #Philanthrocapitalisme #Fiscalité #Influence #Soft_Power


  • Le #charity_business bat son plein dans les #îles grecques
    http://fr.myeurop.info/2014/07/23/charity-business-dans-iles-grecques-14033

    Effy Tselikas

    Face à la lente agonie du service public en #Grèce, les habitants défavorisés ne peuvent compter que sur la générosité de #riches philanthropes. Une charité de façade pour nantis en quête de bonne conscience. Reportage.

    Fendre les flots à en avoir le souffle coupé. lire la suite

    #Société #INFO #argent #business_de_la_charité #Etat #îlots #insulaires #philantrope #Tiers-monde #vente


  • Le #charity_business bat son plein dans les #îles grecques
    http://fr.myeurop.info/2014/06/18/charity-business-dans-iles-grecques-14033

    Effy Tselikas

    Face à la lente agonie du service public en #Grèce, les habitants défavorisés ne peuvent compter que sur la générosité de #riches philanthropes. Une charité de façade pour nantis en quête de bonne conscience. Reportage.

    Fendre les flots à en avoir le souffle coupé. lire la suite

    #Société #INFO #argent #business_de_la_charité #Etat #îlots #insulaires #philantrope #Tiers-monde #vente

    • Achille serait aujourd’hui désespéré de voir le sort de cette belle baie. Une terre dénaturée par la construction inachevée d’une marina hier financée généreusement par des fonds européens. Et l’actualité le rattraperait, avec la mise en vente annoncée de plusieurs plages de l’île, situées pourtant dans une zone protégée au niveau européen (Natura 2000). Comme les 90 autres plages grecques paradisiaques sur une dizaine d’îles, mises en vente entre autres biens publics par l’Etat, qui met ainsi fin à la protection du littoral.

      1 - baisses d’impôts pour les riches au nom de la lutte contre la pression fiscale
      2 - baisse de la dépense publique au nom de la lutte contre les defficits publics
      3 - renforcement de la puissance privée grâce aux exonérations fiscales
      4 - sauvetage « charitable » de l’espace public par la puissance privée
      5 - renforcement de la puissance privée par la main mise sur l’espace public

      ce cycle vicieux a-t-il un nom chez nos amis économistes ?

      #Colonisation économique
      #prédation financière

      et sinon #charité vs #solidarité


  • La solidarité internationale a aussi son salon !
    http://www.bastamag.net/La-solidarite-internationale-a

    200 exposants, des tables-rondes et des conférences, des projections de films, des ateliers de formation et des pièces de théâtre : depuis 2007, le Salon Des Solidarités est le rendez-vous incontournable du grand public, des acteurs et des professionnels de la solidarité internationale. La 5ème édition se tiendra les 12, 13 et 14 juin 2014 au Parc des expositions de Paris. Un événement dont Basta ! est partenaire. 29% des seniors sont bénévoles. Plus d’un actif sur deux est ou a déjà été engagé dans (...)

    ça bouge !

    / #Solidarités_internationales

    #ça_bouge_ !


  • La #Fondation_Gates ou la charité (mal) ordonnée | CNCD-11.11.11
    http://www.cncd.be/La-Fondation-Gates-ou-la-charite

    La Fondation investit les deux tiers de ses dons, soit 2 milliards de dollars, dans le seul secteur de la santé, en concentrant son action sur quelques programmes. Elle coordonne par ailleurs ses investissements avec d’autres donateurs privés, ce qui la rend totalement incontournable auprès de ses bénéficiaires. Après 14 ans à peine d’existence, cette institution est en train de « transformer radicalement le paysage de la santé publique mondiale », analyse Michelle Bertho-Huidal, chercheuse à l’Université de Berkeley en Californie et auteur de Charity business (éd. Vendémiaire/Broché), un essai consacré aux fondations. [1]

    Quelles sont ces transformations ? L’influence grandissante du secteur privé dans la prise de décisions politiques, tout d’abord. Au Botswana, par exemple, pays d’Afrique australe particulièrement touché par le sida, la Fondation Gates s’est pratiquement substituée au ministère de la Santé en montant, avec la Fondation Merck, un laboratoire pharmaceutique, le projet Achap (African Comprehensive HIV/AIDS Partnerships).

    Avec ses tests de dépistage gratuits et ses distributions de médicaments, Achap est un succès. En 2009, la moitié de la population du Botswana a bénéficié d’un test et 87 % des séropositifs dépistés ont été soignés. Mais le coût du projet est particulièrement élevé. Malgré les dons des deux fondations, le ministère de la Santé publique botswanaise débourse encore 1 000 dollars par an pour chaque patient, ce qui représente quasi la totalité de son budget. Le Botswana n’a donc pas de politique publique de santé autre que le projet Achap, dont le centre de décision se trouve à Seattle au siège de la… Bill & Melinda Gates Foundation.

    En outre, le projet ne prévoit aucune action de prévention du sida, la seule manière véritable d’enrayer la pandémie. Pour Michelle Bertho-Huidal, « la Fondation à fait reculer la mortalité, mais pas la maladie ». Ni même sa dépendance aux médicaments.

    Mais est-ce vraiment étonnant ? La Fondation Gates détient des actions dans les neuf plus grandes sociétés pharmaceutiques du monde et recrute parmi elles certains de ses cadres. Ainsi le directeur de la branche Santé publique de la Fondation vient de Novartis (Suisse) et son prédécesseur du géant britannique GlaxoSmithKline.

    #philantropie #santé #big_pharma

    • je suis tout à fait pour la critique des programmes, des logiques d’entreprise, du recrutement, des liens financiers, de l’hégémonie etc de la fondation #Gates, mais je ne peux pas lire sans sauter au plafond une phrase comme :

      Mais quel est l’intérêt de sauver un adolescent de la tuberculose s’il doit mourir plus tard d’un banal accident de la route, qui reste la première cause de décès des jeunes dans le Sud ?

    • Oui, remarque grossière limite insultante qui voulait très très maladroitement, souligner le manque de « finalité sociale » du programme …
      Dans le contexte :

      L’effet de la concentration des actions pose aussi d’autres questions. La Fondation Gates se focalise sur trois maladies : le sida, le paludisme et la tuberculose, à l’exclusion des autres pathologies et/ou problèmes sociaux. Mais quel est l’intérêt de…

      #charity_business #cynisme

    • Voir http://seenthis.net/messages/242488 pour un beau reportage de terrain sur la lutte contre le #paludisme ; l’ACT, seul traitement qui marche bien actuellement (et peut-être plus pour très longtemps) n’est pas du tout de la high-tech. Ses inventeurs ne vivent pas dans des jets privés et des conférences dans des hôtels de luxe, mais continuent à soigner dans des campagnes perdues aux confins de pays en guerre.

    • La technicité n’est qu’un des multiples facteurs de prix : par exemple, les multithérapies contre le VIH sont assez sophistiquées sur le plan technologique, et pourtant très peu chères ; cela, grâce au combat pour les génériques, qui permettent des négociations d’achats massifs via des mécanismes comme le Fonds mondial. Par ailleurs je ne crois pas qu’il y ait une course à la high-tech pour le seul plaisir du « high », mais aussi parce qu’on ne sait pas bien faire autrement.


  • Le photographe s’explique sur l’argent qu’il réclame aux Restos du coeur
    http://www.telerama.fr/medias/le-photographe-s-explique-sur-l-argent-qu-il-reclame-aux-restos-du-coeur,99

    « Ma #photographie est totalement défigurée et de la manière la plus hideuse. Je n’ai jamais été consulté sur les modifications (...) Mon travail est utilisé sur des supports pour lesquels je n’ai jamais été consulté (tee-shirts, tickets-restaurant, DVD, etc.) et par des tiers exploitants dont le choix a été fait sans que l’on me demande quoi que ce soit (commerce de tee-shirts Eleven, TF1, Universal Music France, Sony Music Entertainment France, RTL, etc.) ».

    • Ah merci @monolecte, mieux valait attendre d’en savoir un peu plus sur ce photographe que de le pendre sans connaitre ses raisons !
      Et à Télérama, ça les gêne pas de recopier le texte de libération ? Bon, ok, ils ont cité l’article, mais quand même.
      http://next.liberation.fr/photographie/2013/07/03/restos-du-coeur-les-explications-du-photographe_915552

      Du coup, je comprends mieux sa démarche. La france fait partie des pays gluants de #charity_business, des qui crèvent et des qui s’empiffrent, la solution n’est pas la mise en spectacle des pauvres à l’infini du capitalisme mais qu’on donne les moyens et des logements à tous !

    • On se souviendra que les « #nouveaux_pauvres » sont une invention des années 80, celles d’un #socialisme qui fit exploser la proportion de chômeurs non indemnisés, sous Mauroy, la politique de rigueur commençant par là en 1982, avant même le blocage des salaires. On se souviendra également que les restos du coeur ont dès le départ mobilisés des milliers de #chômeurs (dont de nombreux militants des mouvements de chômeurs et précaires de l’époque) qui ont fait le taff que les mass média attribuait intégralement à son promoteur, à des vedettes et à des CSP++ (type ex d’HEC chargés de coordonner la logistique) et que c’est durant cette période qu’un dépérissement (tout partiel et partial) de l’état imprévu a été mis en oeuvre par délégation aux assos de diverses tâches allant de la recherche médicale à l’entretien de la population, en passant par l’accès au droit.

      Les restos du coeur, d’abord en libre accès, ont ensuite géré la misère au mérite, avec un système de cartes et les confessions sociales d’usage comme ticket d’entrée...

      #caritatif #restos_du_coeur

    • Plus amusant encore : ce paradis de libéralisme que sont les US parvient à gérer sans promotion foutraque, barnum, et porte-paroles siliconées une aide alimentaire directe à près de 17% de sa population.

      En France, pays qui voudra donner des leçon de vie en société au monde entier, il faut que ce soit une association qui peine à fournir le tiers de ce résultat, tout en commémorant toutes les valeurs du système d’oppression à l’origine de cette misère.


  • Barbara Brenner, Breast #Cancer Iconoclast, Dies at 61 - NYTimes
    http://www.nytimes.com/2013/05/21/us/barbara-brenner-breast-cancer-iconoclast-dies-at-61.html

    Ms. Brenner championed causes for most of her adult life, protesting the Vietnam War as a college student and working on women’s rights, civil rights and employment discrimination as a lawyer. She became Breast Cancer Action’s first executive director in 1995, two years after undergoing treatment for the disease and a year before it recurred.

    Ms. Brenner led the group until 2010, when illness forced her to retire. During the 15 years of her leadership, the group increased its membership to 50,000 from 3,500 and intensified its focus on demanding research into the causes of breast cancer, particularly links to #environmental pollutants like chemicals in food and the water supply, an area of research rife with unreliable data.

    Ms. Brenner was among the first to question what she called the “#pinkwashing” of America: the proliferation of pink ribbons and products carrying labels stating that part of the purchase price would go to breast cancer research.
    (...)

    [Her partner] Ms. Lampert said, “I always told her that I would make sure her obituary said she died after a long battle with the breast cancer industry.”

    #santé #pharma #chimie #pollution #recherche #charity_business

    son blog: http://barbarabrenner.net


  • Lance Armstrong and Livestrong | OutsideOnline
    http://www.outsideonlxine.com/outdoor-adventure/athletes/lance-armstrong/Its-Not-About-the-Lab-Rats.html?page=all

    THE FOUNDATION considers this money well spent, but if I were a Livestrong supporter I’d also ask: What’s the product here? If not research, then what do I get for my $100 donation?

    “I think the product is hope,” says Mark McKinnon, the renowned GOP political consultant and a Livestrong board member. Armstrong’s team approached McKinnon in 2001, seeking advice on positioning Lance for a postcycling career. McKinnon, a media strategist for President George W. Bush, introduced Armstrong to another client, Bono. The two hit it off, and soon Armstrong seemed to be aiming toward a Bono-like role as a global cancer statesman.

    #charity_business #philanthropie #relations-presse #pr #cancer #santé #awareness #recherche #MUSTREAD