• Et si vous changiez votre regard sur la capture à la glu ? - Fédération Nationale des Chasseurs
    https://www.chasseurdefrance.com/actualites/et-si-vous-changiez-enfin-votre-opinion-sur-la-capture-a-la-glu

    Et si vous changiez votre regard sur la capture à la glu ?
    Les chasses traditionnelles sont pratiquées par une minorité de passionnés injustement mis à l’index par quelques bonnes âmes bien pensantes.
    Depuis quelques jours, les chasses traditionnelles – dont la capture à la glu – sont dans le collimateur du Référendum d’Initiative Partagée (RIP) alors que la FNC ne cesse de défendre une chasse réglementée, contrôlée et durable, c’est-à-dire moderne.

    Depuis quelques jours les #chasseurs font de la #publicité, au moins sur FB. C’est magnifique, la #chasse à la #glu est au moins : bio, locale, durable, sourcée, renouvelable, minoritaire donc maltraitée, inoffensive, respectueuse...

    Sur plus d’un million de chasseurs en activité en France, 5 500 pratiquent la capture à la glu dans 5 départements du Sud-Est. L’impact de cette chasse est de 0.001% des oiseaux capturés

    J’adore les statistiques… « capturés » déjà bien ambigu. Il faut écouter la vidéo pour savoir qu’on parle de 600 millions d’oiseaux (mais en comptant toute l’europe hein), ce qui revient à 6000 bestioles engluées.

    En argumentant que le baguage scientifique des oiseaux fait bien plus de victimes... j’ai vraiment comme un doute là...

  • L’idéologie transgenriste s’inscrit dans une histoire de croyances en l’impossible qui ont marqué nos cultures et causé d’énormes souffrances aux populations les plus défavorisées, à commencer par les jeunes filles et les femmes.
    JANICE WILLIAMS explique :
    https://tradfem.wordpress.com/2020/07/14/six-croyances-irrationnelles-et-leurs-consequences-devastatrices
    #irrationnel
    #transgenrisme #femmes #hommes #chasseauxsorcières

  • La Commission Européenne demande à la France de mettre fin à la #chasse illégale - Actualités - LPO
    https://www.lpo.fr/actualites/la-commission-europeenne-demande-a-la-france-de-mettre-fin-a-la-chasse-illegale

    Cette décision fait suite à une plainte contre la France déposée par la LPO le 2 avril 2019 concernant plusieurs infractions au droit européen : l’autorisation de pratiques cynégétiques traditionnelles selon des méthodes de capture non sélectives, tel le piégeage à la glu ; le prolongement de la chasse aux oies sauvages au mois de février pendant leur période de migration printanière ; l’autorisation de chasser des espèces en mauvais état de conservation, comme la Tourterelle des bois.

    Ces pratiques sont en effet illégales et interdites par la directive européenne 2009/147, dite « directive oiseaux », qui vise à protéger toutes les espèces d’oiseaux naturellement présentes à l’état sauvage dans l’Union européenne. La Commission Européenne déplore notamment que parmi les 64 espèces pouvant aujourd’hui être chassées en France, seules 20 présentent un bon état de conservation.

  • Les réseaux sociaux russes, lanceurs d’alerte de la catastrophe de #Norilsk

    Le 3 juin, le président russe Vladimir Poutine a déclaré l’#état_d’urgence au niveau fédéral, après la fuite le 29 mai d’au moins 20 000 tonnes de #diesel dans une rivière du Grand Nord. La catastrophe a été provoquée par l’effondrement d’un réservoir de la #centrale_thermique de Norilsk, en #Sibérie orientale.

    À Vladimir Potanine, dirigeant de l’entreprise en cause Norilsk Nickel (premier producteur de nickel au monde), le chef du Kremlin a adressé les reproches suivants : « Pourquoi les agences gouvernementales n’ont-elles été mises au courant que deux jours après les faits ? Allons-nous apprendre les situations d’urgence sur les réseaux sociaux ? »

    Ce sont en effet des vidéos postées par des citoyens sur les #réseaux_sociaux qui ont alerté les autorités sur le drame. Depuis des années en Russie, ils constituent un canal de communication important pour les experts et les écologistes qui cherchent à alerter sur les #catastrophes_industrielles et les conséquences du #changement_climatique. Cela offre à la #société_civile une mine d’informations et un espace où s’expriment les critiques sur le manque d’action et d’anticipation de l’État et des entreprises face à ces situations d’urgence.

    Cette nouvelle catastrophe a suscité grâce aux réseaux une attention médiatique nouvelle, pour ces régions isolées où des drames écologiques se jouent régulièrement.
    https://www.youtube.com/watch?v=0kakLGwXGzM&feature=emb_logo

    Un temps précieux perdu

    Précisons que la catastrophe du 29 mai est particulièrement préoccupante. Plus encore que le pétrole, le diesel est extrêmement toxique et les sauveteurs de #Mourmansk, spécialisés dans la #dépollution, ne sont arrivés sur place que 40 heures après la catastrophe du fait du délai entre la survenue de l’#effondrement et l’alerte. Un retard qui n’a permis de récupérer qu’une infime quantité de diesel.

    La majeure partie du carburant a coulé au fond de la rivière #Ambarnaïa et déjà atteint le #lac_Piassino. Le #carburant est en train de se dissoudre dans l’#eau ce qui rend sa collecte difficile et il n’est pas non plus envisageable de le brûler, ce qui libérerait des substances toxiques en quantité trop importante.

    L’#Arctique ne compte par ailleurs ni route ni réservoir pour collecter les #déchets. En construire près des zones polluées est impossible, la #toundra étant marécageuse et impraticable. Les sites de déversement ne sont donc atteignables que par hélicoptère et l’été dans l’Arctique étant très court, le temps presse.

    Rappelons que le #Grand_Nord fait continuellement la triste expérience de la #pollution par le #pétrole, lors de son exploitation et de son acheminement.

    Succession de catastrophes

    La région de Norilsk n’en est en effet pas à son premier #désastre_écologique. Dans cette zone industrielle, les #rivières revêtent déjà toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, non seulement à cause des #hydrocarbures mais également d’autres #activités_industrielles (rejets de #métaux_lourds et de #dioxyde_de_souffre de la #mine de #nickel et du centre industriel métallurgique).

    Convoquée à l’occasion de la fuite massive, la mémoire d’Internet met en lumière les catastrophes passées. En 2016, la rivière #Daldykan à Norilsk avait elle aussi pris un aspect rouge. Les autorités locales et fédérales et les médias locaux avaient alors gardé le silence pendant plusieurs jours. Après avoir nié l’accident, #Norilsk_Nickel avait fini par l’admettre une semaine plus tard tout en assurant que le phénomène ne présentait aucun danger pour l’#environnement. Sous la pression de la société civile locale, images à l’appui, les autorités avaient été poussées à ouvrir une enquête.

    Et il y a seulement trois mois, le 4 mars, dans la même région, près de 100 tonnes de diesel se répandaient dans les glaces de la rivière #Angara après la rupture d’un #pipeline.

    Ces catastrophes lointaines, qui surviennent dans des régions peu peuplées, n’attirent généralement pas l’attention médiatique. Celle de Norilsk, par son ampleur et sa portée internationale, suscite une prise de conscience nouvelle.

    État incapable et entreprises négligentes

    La catastrophe réveille les débats sur les réseaux sociaux russes autour de la gestion du risque environnemental et l’absence totale de responsabilisation des entreprises polluantes en Russie. Les principes de pollueur-payeur, de prévention et de précaution, si difficiles à faire appliquer en France, n’y existent tout simplement pas.

    Les monstres de l’industrie (pétrole, gaz naturel et divers métaux) échappent au contrôle de l’État. Pour preuve, les services d’inspection fédéraux n’ont même pas été admis sur place par les vigiles de Norilsk Nickel, comme l’a déploré Svetlana Radionova, la responsable du Service fédéral de contrôle des ressources naturelles et de la protection de l’environnement, le 30 mai dernier sur son compte Facebook.

    Cette fuite constitue pourtant la plus grande catastrophe environnementale qu’a connue l’Arctique. Dans cette région, la #décomposition_biologique des produits issus du pétrole est extrêmement lente et pourrait prendre au moins 10 ans. Un drame qui aura des répercussions sur les milieux arctiques, déjà très vulnérables : comme l’expliquait en 2018 la géographe Yvette Vaguet,« Les #lichens peuvent nécessiter jusqu’à 30 ans pour repousser et un saule nain peut ici être vieux d’un siècle ».

    Fonte du #permafrost et catastrophes industrielles

    Depuis des années, des chercheurs spécialistes de l’Arctique tentent d’alerter via les réseaux sociaux, faute d’une prise de conscience dans la classe politique. On ne compte plus les dommages causés par le changement climatique aux écosystèmes : les feux de forêt se multiplient, la couverture neigeuse diminue fortement et l’épaisseur de la glace dans la #mer_de_Kara rétrécit de plus en plus rapidement – elle a commencé cette année à fondre un mois plus tôt que d’habitude.

    Les régions de Russie à permafrost, cette combinaison de glace et de terre qui représente environ 60 % de la masse terrestre du pays, ne peuvent plus supporter la même charge que dans les années 1980. Or la plupart des structures construites à l’époque soviétique pour l’exploitation des ressources n’ont jamais été remplacées, alors même que le problème est connu de longue date.

    Dans la région de Norilsk, la fonte du permafrost entraîne donc l’affaissement des installations, comme l’avait déjà alerté un rapport du ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement, publié en 2018. La catastrophe du 29 mai en est la conséquence directe, provoquée par l’effondrement d’un des piliers du réservoir que la compagnie n’avait jamais remplacé depuis 1985.

    La #faune et la #flore du Grand Nord menacées

    Parmi les avertissements adressés par les chercheurs sur les réseaux sociaux, une préoccupation revient régulièrement, celle des effets du changement climatique et des activités humaines sur la faune et la flore du Grand Nord.

    La région de #Taimyr, dont Norilsk est la capitale, a déjà déploré la disparition d’un emblématique renne sauvage : en l’espace de 15 ans, 40 % des animaux du plus grand troupeau sauvage de rennes au monde ont disparu.

    En cette période de crue printanière, le diesel répandu par la catastrophe va imprégner tous les pâturages de #cerfs de la plaine inondable. Or la #chasse – au #cerf notamment – constitue avec la #pêche le principal moyen de subsistance des peuples indigènes de Taimyr. Sur les sites et les pages Internet où échangent ces populations, l’inquiétude est palpable. Gennady Shchukin, chef de la communauté #Dolgan, militant et adjoint du conseil de district #Dolgano-Nenets, a d’ailleurs publié sur les réseaux sociaux une lettre adressée au président Poutine et à différents hauts fonctionnaires pour réclamer une enquête publique et transparente et faire part de sa préoccupation.

    « Les cerfs ne survivront pas lorsqu’ils traverseront la rivière. Le diesel se déposera sur le corps de l’animal. Il ne survivra pas à l’hiver. L’animal ne pourra pas se débarrasser de ce film, et il ne pourra pas se réchauffer. Nous ne pourrons pas non plus vendre cette viande car elle aura une odeur de diesel. Les cerfs mourront et se décomposeront dans cette mer de diesel, dans la toundra. Le même sort attend les oiseaux et les poissons de l’Arctique. »

    Une autre voix, celle d’Alexander Kolotov, président de l’ONG écologiste Plotina.Net, résume ainsi la situation.

    « Je pense qu’un déversement de diesel de cette ampleur montre que nous ne disposons pas actuellement de technologies suffisamment sophistiquées pour faire face à des catastrophes d’une telle ampleur. Et cela soulève la question suivante : dans quelle mesure devrions-nous continuer à envahir et vouloir dompter l’Arctique, si nous ne pouvons faire face à la catastrophe ? »

    Sur l’Internet russe, des informations circulent, des alertes sont lancées, des critiques sont adressées. On y découvre effectivement les situations d’urgence… mais aussi l’histoire des catastrophes industrielles d’une région, leurs effets à long terme et l’incurie de l’État en la matière.

    https://theconversation.com/les-reseaux-sociaux-russes-lanceurs-dalerte-de-la-catastrophe-de-no
    #peuples_autochtones

  • Des milliers de Montréalais ont manifesté contre le racisme et la violence policière Ce dimanche 31 Mai 2020
    https://www.ledevoir.com/societe/579925/des-centaines-de-montrealais-manifestent-contre-le-racisme
    . . . . . .
    À Montréal, les manifestants en ont aussi profité dimanche pour exprimer leur propre colère contre les #violences_policières vécues par des personnes racisées ici même, au #Québec et au #Canada. À titre d’exemples, les organisateurs ont rappelé l’histoire d’hommes noirs décédés lors de gardes à vue ou d’interventions policières. Parmi eux : Anthony Griffin, Bony Jean-Pierre, Pierre Coriolan ou encore Nicholas Gibbs.

    « Nous sommes fatigués de parler de cette situation depuis des décennies, du #profilage_racial, du #racisme systémique, d’écrire des rapports et des recherches et que rien ne se passe », a insisté Mme Beaugé.

    « Il faut que ça cesse », a renchéri Vincent Musso, travailleur social, queer et trans. « Personne ne mérite ce genre de traitement dans nos sociétés. »

    Il a par ailleurs profité de cette tribune pour critiquer la mairesse #Valérie_Plante, qui a dénoncé plus tôt dans la journée sur son compte Twitter la mort de #George_Floyd ainsi que « les violences, le racisme et les discriminations systémiques ». Des mots « insuffisants », selon M. Musso, qui l’a invitée à prendre des actions plus concrètes.

    Après les prises de parole, les manifestants se sont dirigés dans une ambiance festive et pacifique vers le consulat américain, puis le square Dorchester, où l’événement a officiellement pris fin peu après 19 h. Plusieurs centaines de manifestants ont toutefois rebroussé chemin vers le quartier général du #SPVM. L’accès y était bloqué à plusieurs endroits par des agents du SPVM et de la Sûreté du Québec, venue en renfort.

    Les forces de l’ordre ont dispersé la foule avec des gaz lacrymogènes après que certains casseurs ont fracassé des fenêtres et mis feu à du matériel de chantier de construction.

    Plus tôt, le SPVM avait écrit un message d’appui aux manifestants sur Twitter, disant respecter « les droits et le besoin de chacun de dénoncer haut et fort cette violence ». Ils ont également dénoncé le décès de George Floyd entre les mains des policiers américains.

    Difficile distanciation
    Pour éviter la propagation du coronavirus lors de la manifestation, les organisateurs avaient expressément choisi de se rassembler sur le parterre du Quartier des spectacles pour favoriser la distanciation physique. Mais ils s’attendaient initialement à une centaine de personnes. Sur place, il était difficile de se tenir à deux mètres les uns des autres. Les discours ont d’ailleurs été à plusieurs reprises entrecoupés de messages demandant à tous de maintenir le « deux mètres » de distance. La grande majorité des personnes présentes portaient toutefois un #masque, et les autres pouvaient s’en procurer auprès des organisateurs.

    La situation a grandement inquiété le directeur national de santé publique, Horacio Arruda. « Ce n’est pas pour rien qu’en ce moment, on ne veut pas de rassemblements intérieurs et [qu’]on parle de rassemblements de 10 personnes seulement. J’espère que les gens vont être prudents », a-t-il déclaré en entrevue à TVA Nouvelles.

    #surveillance #répression #racisme #justice #violence #Montréal

  • #Etats-Unis : ce que l’on sait de Derek Chauvin, le policier mis en examen après la mort de George Floyd
    https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/mort-de-george-floyd/etats-unis-ce-que-l-on-sait-de-derek-chauvin-le-policier-mis-en-examen-

    L’acte d’accusation cite également les résultats préliminaires de l’autopsie de George Floyd, qui conclut que sa mort est "probablement" le résultat d’"une combinaison" de facteurs, dont le fait qu’il ait été retenu par la police, mais aussi ses "pathologies sous-jacentes" (le document affirme qu’il souffrait d’hypertension et d’une maladie des artères coronaires) et la "potentielle" présence de stupéfiants dans son organisme. Le médecin légiste affirme qu’aucune constatation physique ne soutient l’hypothèse d’une mort par étranglement ou asphyxie traumatique.

    Il a été licencié puis arrêté

    Mardi, le chef de la police de Minneapolis avait annoncé le licenciement des quatre policiers présents lors de la mort de George Floyd. Leur identité n’avait alors pas encore été révélée. Les autorités locales et fédérales ont ouvert des enquêtes.

    #racisme #criminel #crimes

    • Ce classique pour les noirs : ils sont vivant jusqu’à ce qu’ils croisent un policier, mais ce n’est pas la police qui les a tués :

      mais aussi ses « pathologies sous-jacentes » (le document affirme qu’il souffrait d’hypertension et d’une maladie des artères coronaires) et la « potentielle » présence de stupéfiants dans son organisme.

      Accessoirement, c’est beau comme du J.-D. Michel :
      https://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/18/covid-19-fin-de-partie-305096.html

      Il faut oser le dire : ce n’est pas le virus qui tue, ce sont les pathologies chroniques qui rendent une infection au SARS-CoV-2 potentiellement fatale à certains patients déjà lourdement touchés par ces maladies de société, alors qu’il est il est bénin pour les personnes en bonne santé.

    • La notion d’« immunité qualifiée ». Décentralisation, difficultés à poursuivre les agents en justice, héritage culturel… Selon le chercheur Jesse Jannetta, les raisons qui ont mené à la mort de George Floyd lors de son interpellation sont multiples, Stéphanie Le Bars
      https://www.lemonde.fr/international/article/2020/05/31/aux-etats-unis-la-police-est-a-l-aise-avec-l-usage-de-la-force_6041325_3210.

      Jesse Jannetta est chercheur, spécialiste des questions de justice et de police pour le think tank Urban Institute de Washington, DC. Il a participé à l’évaluation de l’initiative nationale lancée à partir de 2015 dans six villes américaines pour améliorer les relations entre les forces de l’ordre et la population. Minneapolis (Minnesota), où la mort de George Floyd à la suite d’une arrestation violente suscite depuis plusieurs jours des protestations à travers le pays, en faisait partie.

      L’arrestation puis la mort de George Floyd, un Afro-Américain plaqué au sol par un policier blanc de Minneapolis, qui a appuyé durant de longues minutes sur son cou avec son genou sous le regard de ses collègues, a relancé le débat sur les violences policières aux Etats-Unis. Comment expliquez-vous ce type de comportements de la part de policiers ?

      Les raisons sont complexes, mais il faut relever en premier lieu la latitude des policiers à user de la force, d’un point de vue juridique, avec notamment la notion d’ « immunité qualifiée » [qui empêche les officiers de police d’être poursuivis pour des actions discrétionnaires dans l’exercice de leurs fonctions] . On a vu dans de nombreux cas la difficulté de la justice à poursuivre des officiers de police qui avaient tué des citoyens, même lorsque les preuves de leurs comportements inappropriés étaient évidentes. Les conventions collectives sont aussi la plupart du temps protectrices et ne facilitent pas les procédures pour que les policiers soient tenus responsables de leurs actes. Selon les termes de ces contrats, il arrive ainsi que des fonctionnaires suspendus ou licenciés soient réintégrés.

      Par ailleurs, l’organisation des forces de l’ordre est complètement décentralisée aux Etats-Unis et il existe des milliers d’agences avec des règles différentes. Les standards peuvent donc varier d’une ville à l’autre car la police est en grande partie organisée et gérée par les autorités locales élues. En outre, faute d’un fichier national, un policier renvoyé d’un service de police pour fautes peut être réembauché dans un autre département.

      La formation des officiers de police est-elle en cause dans l’utilisation de la force de manière disproportionnée ?

      C’est un aspect du problème, mais ce n’est pas le seul. Dans le cas de Minneapolis, par exemple, le sujet n’est pas la formation de ce policier : ce qu’il a fait [mettre le genou sur la nuque d’un homme ne présentant pas de danger immédiat] ne répond à aucune règle et rien ne lui permettait de faire ce geste [Si ce n’est que cette technique d’immobilisation est enseigné aux policiers, pratiquée, Bien que l’on puisse douter que le record d’obstination de 9 minutes soit fréquent, ndc] . Il s’agit davantage d’un problème culturel : que les policiers comprennent ce que doit être leur travail, qu’ils soient conscients qu’ils doivent répondre de leurs actes et que les conséquences peuvent être graves [le policier en question a été inculpé pour meurtre] . Le fait que ses trois collègues présents n’aient pas réagi démontre aussi un échec dans la compréhension de ce qui est permis et de ce qui ne l’est pas. Et montre que la police aux Etats-Unis est à l’aise avec l’usage de la force. C’est cette culture qu’il faut changer, mais il s’agit d’une tâche de longue haleine.

      Il faut aussi avoir en tête une spécificité du contexte américain : le fait que le pays soit lourdement armé affecte le comportement des policiers. Face à des citoyens potentiellement armés, le policier veille à sa propre sécurité. Et, s’il est vrai que certaines des personnes tuées par la police ne sont pas armées, beaucoup le sont.

      En 2019, quelque mille personnes ont été tuées par la police, parmi lesquelles la part d’Afro-Américains est disproportionnée (23 %, alors que cette communauté représente 12 % de la population totale, selon un décompte du « Washington Post »). Pourquoi ce déséquilibre persistant ?

      La police américaine s’est développée dans un contexte historique compliqué et racialisé. Les services de police trouvent une partie de leurs origines dans la #chasse_aux_esclaves et la mise en application des lois sur la #ségrégation_raciale, notamment dans les Etats du Sud, mais aussi ailleurs dans le pays. Les biais que l’on constate aujourd’hui par rapport à la population noire viennent en partie de cette longue histoire et du fait que les policiers, comme le reste de la population, ont tendance à percevoir les hommes noirs plus menaçants que n’importe qui d’autre.

      Le travail qui a été fait à Minneapolis et dans cinq autres villes pour aborder ce problème et tenter de rebâtir la confiance entre la police et les communautés afro-américaines a permis quelques améliorations, mais elles sont insuffisantes. Elles demandent beaucoup de temps et d’énergie ; on constate aujourd’hui qu’elles n’ont pas empêché des comportements comme ceux qui ont entraîné la mort de George Floyd. Or, dans le cadre de ce programme, tous les policiers de la ville avaient suivi trois jours de formation au cours desquels avaient été abordés les biais raciaux implicites, l’histoire…

      Comment expliquez-vous la flambée de protestation à travers le pays, à la suite de ce nouveau drame ?

      Après chaque drame de ce type, on se rend compte que, si les cas précis sont différents, les problèmes sous-jacents sont les mêmes. Et les gens dans les autres villes se disent : « Ça pourrait être nous, cela pourrait se produire chez nous. » Il faut donc continuer à chercher les moyens pour que ces événements arrivent de moins en moins souvent.

      #immunité_qualifiée #impunité_pollicière

  • Hier soir, 22h30, gros boum  ! pendant qu’on regarde le film. Devant la maison, une voiture en travers de la route et deux faisceaux de lampe torche.

    Arrivée avec ma propre lampe, je vois que l’un des deux hommes porte un fusil, l’autre est mon voisin  : « y a un blaireau qui a attaqué mon chien.
    -- Y a mon chat qui est dehors à cette heure-ci  !
    -- Il risque rien, le chat, on poursuit le blaireau.  »

    15 min plus tard, ils sont partis, je ressors chercher mon chat et je l’appelle  : il sort (indemne) de la zone que fouillaient les gus, en pleine nuit, devant chez moi, et où ils ont tiré au fusil (distance  : 5 mètres) à la lumière des phares et des lampes torche.

    On étouffe la journée parce qu’on n’ouvre pas les fenêtres pour les chats. On ne laisse sortir que le jeune la nuit, et les nuits sont courtes…

    Bref, plein le cul de la #chasse et de la #ruralité en mode yolo…

  • Moi, Tituba sorcière de Maryse Condé

    J’ai pensé à ce beau et dur roman hier en regardant le beau film diffusé sur arte Tu crois que la terre est chose morte et notamment le passage sur la pharmacopée marronne
    https://seenthis.net/messages/850517

    « Abena, ma mère, un marin anglais la viola sur le pont du Christ the King un jour de 16** alors qu’il faisait voile vers La Barbade. C’est de cette agression que je suis née... »

    Ainsi commence la roman que Maryse Condé a consacré à Tituba, fille d’esclave, qui fut l’une des sorcières de Salem.

    Comment Tituba acquit une réputation de sorcière à La Barbade, comment elle aima et épousa John Indien, comment ils furent tous deux vendus au pasteur Samuel Parris qui les emmena à Boston puis dans le village de Salem. C’est là, dans cette société puritaine, que l’hystérie collective provoqua la chasse aux sorcières et les procès tristement célèbres de 1692.

    Maryse Condé a choisi de nous parler de Tituba que l’Histoire a oubliée pour ne retenir que les sorcières blanches, celles qui furent pendues et qui inspirèrent Les Sorcières de Salem d’Arthur Miller.

    https://www.babelio.com/livres/Conde-Moi-Tituba-sorciere/32674

  • Skeletal damage hints some hunter-gatherer women fought in battles | Science News
    https://www.sciencenews.org/article/women-warriors-hunter-gatherers-battles-mongolia

    Traditional views of females being largely responsible for gathering food may be too simplistic

    Skeletons of two people buried in an ancient tomb in Mongolia include a woman (left) who may have been a horse-riding, bow-and-arrow-wielding warrior, scientists say.

    Women’s reputation as nurturing homebodies who left warfare to men in long-ago societies is under attack. Skeletal evidence from hunter-gatherers in what’s now California and from herders in Mongolia suggests that women warriors once existed in those populations. [...]

    Sexual divisions of labor characterized ancient societies, but were not as rigidly enforced as has often been assumed, the new studies suggest. “The traditional view [in anthropology] of ‘man the hunter and woman the gatherer’ is likely flawed and overly simplistic,” says forensic anthropologist Marin Pilloud of the University of Nevada, Reno.[...]

    But skeletons of 128 of those hunter-gatherer women display damage from arrows and sharp objects such as knives comparable to skeletal injuries of 289 presumed male warriors, Pilloud and her colleagues found. Whether those women fought alongside men or carried out other dangerous battle duties, such as sneaking up on enemies to cut their bow strings, can’t be determined from their bones. Individuals in this sample came from 19 Native American groups in central California, and had lived in any of five time periods between around 5,000 and 200 years ago.

    Evidence analyzed by Pilloud’s team was part of a database of excavated skeletal remains from more than 18,000 central California hunter-gatherers assembled by study coauthor Al Schwitalla of Millennia Archaeological Consulting in Sacramento. A 2014 study directed by Schwitalla determined that 10.7 percent of males in the database had suffered injuries from sharp objects and projectile points, versus 4.5 percent of females. The new study finds similar patterns of those injuries on the skeletons of men and women.

    In wars between Native American tribes in California, women were often killed in surprise raids and other attacks, which may partly explain female injuries reported in the new study, says biological anthropologist Patricia Lambert of Utah State University in Logan.

    Some women may have fought in battles, either to defend their children or village or as warriors, suggests Lambert, who was not part of Pilloud’s team. But further evidence of female fighters, such as Native American women in California buried with weapons and other battle artifacts, is needed, she says.

    A second skeletal analysis suggests that nomadic herders in ancient Mongolia, bordering northern China, trained some women to be warriors during a time of political turbulence and frequent conflicts known as the Xianbei period, says anthropologist Christine Lee of California State University, Los Angeles. The Xianbei period ran from 147 to 552.

    In a study of nine individuals buried in a high-status Mongolian tomb from the Xianbei period, conducted by Lee and Cal State colleague Yahaira Gonzalez, two of three women and all six men displayed signs of having ridden horses in combat.

    That conclusion rests on three lines of evidence: bone alterations caused by frequent horse riding and damage from falls off horses; upper-body signatures of having regularly used bows to shoot arrows, including alterations of spots where shoulder and chest muscles attach to bone; and arrowhead injuries to the face and head. Because the tomb was previously looted, any war-related objects that may have been interred with the bodies are gone.

    #anthropologie #chasseurs_cueilleurs #division_sexuelle_du_travail #femmes #guerres (mais rien sur la mixité de la #chasse)

  • The #Milky_Way

    Les Alpes occidentales entre l’Italie et la France ont été au fur et à mesure des siècles une frontière naturelle, ainsi qu’un lieu de passage et de rencontre. Ses cols constituent une terre de connexion, de médiation entre peuples et cultures différents. L’histoire plus récente nous raconte que ces deux cents dernières années, c’étaient les Italiens qui traversaient clandestinement la frontière pour aller chercher du travail en France alors qu’aujourd’hui c’est une route utilisée notamment par des migrants d’origine africaine.
    Les politiques récentes de fermeture des frontières internes européennes ont poussé les personnes migrantes à rechercher des sentiers moins battus pour quitter l’Italie et continuer leur voyage au-delà de la frontière française, des sentiers de haute montagne comme ceux qui longent le domaine skiable « La voie lactée », à la frontière entre Claviere (IT) et Montgenèvre (FR).
    De jour, les pistes de ski sont un lieu d’amusement, de sport et de détente ; de nuit, elles se transforment en un théâtre de la peur, du danger et des violations des droits humains : les migrants, peu préparés et mal équipés, s’aventurent sur les sentiers en défiant l’obscurité, le froid et les contrôles des autorités françaises et en risquant leur vie.
    The Milky Way est un film choral qui retrace des histoires d’activistes, habitants des montagnes tout en proposant la reconstruction historique de l’émigration italienne des années 50 dans une graphic novel animée. Il raconte aussi les histoires des migrants mis à l’abri par des personnes solidaires des deux côtés de la frontière et met en lumière l’humanité qui refait surface quand le danger imminent réactive la solidarité, se basant sur la conviction que personne ne doit être laissé seul. Personne ne se sauve tout seul.

    https://www.milkywaydoc.com/lle-film/?lang=fr

    Trailer :
    https://vimeo.com/387650575

    #film #documentaire #film_documentaire
    #migrations #réfugiés #asile #montagne #frontière #frontières #frontière_sud-alpine #France #Alpes #Italie #clandestins #décès #morts #secours #passeurs #migrants_italiens #Bardonecchia #Col_de_l'Echelle #solidarité #Moncenisio #Montcenis #Claviere #Clavière #quand_eux_c'était_nous #histoire #colle_della_rho #Briançon #Refuge_solidaire #Briançon #maraudeur #maraudes #Névache #traque #chasse_à_l'homme #Col_de_la_Roue

    –---

    Citation :

    « La montagne partage les eaux et unit les gens »

    –---

    Citation, #Davide_Rostan, à partir de la minute 26’20 :

    Siamo al Lago del Moncenisio, questo è un colle di passaggio sin dall’Antichità. E’ un luogo importante per la nostra storia perché in qualche modo simboleggia il fatto che le popolazioni hanno attraversato questi confini dai tempi antichissimi, che è lo stesso tragitto che oggi molti migranti vogliono fare. L’anno scorso riuscivano più spesso dal Monginevro a scendere con l’autobus o in macchina con delle persone che portavano aiuto per evitare che rimanessero al freddo. Il Monginevro è il colle più facile, passa la strada, è aperta tutto l’anno. Le persone che arrivano scendono con il treno a #Oulx, prendono l’autobus, arrivano a Claviere e lì si avviano a piedi. Quest’anno i controlli sono aumentati, quindi molto spesso chi arriva a Claviere poi si deve fare una quindicina di chilometri fino a Briançon e sicuramente questo mette a rischio la loro vita, perché in qualche modo per non farsi fermare attraversano il valico di notte, non possono stare sull’autobus, sono costretti a camminare in mezzo alla neve. Una persona è morta proprio tentando da Bardonecchia di andare a scavalcare il Colle della Rho, questo ragazzo è stato ritrovato l’anno scorso in fondo a un burrone dove probabilmente era finito a causa di una slavina. Altri invece sono morti dopo aver scavalcato il colle del Monginevro, alcune rincorse dalla polizia sono finite nel fiume, altre si sono perse nei boschi sono morti di sfinimento o per il freddo. E tutto questo purtroppo è dovuto semplicemente alle nostre leggi.

    ping @isskein

  • Les parcs nationaux d’Afrique en tant que territoires néocoloniaux
    Pensés à l’origine comme les terrains de chasse des colonisateurs (pour le commerce de l’ivoire ou pour les trophées), les parcs nationaux accueillent aujourd’hui les touristes blancs. Si au XXe siècle, les législations protégeaient les chasseurs blancs mais interdisaient aux Africain.es la chasse de subsistance, très peu a changé aujourd’hui. Les petits blancs s’achètent d’immenses terrains de chasse privés et les protecteurs de la faune sauvage, dont le WWF, imposent leurs règles. Pourtant on sait que la biodiversité est plus grande dans les zones naturelles habitées.
    (avec une carte interactive de la création des parcs depuis 1900)

    Das koloniale Erbe der Nationalparks
    Simone Schlindwein
    Viele Konzepte des Artenschutzes wurzeln auf dem Rassismus der alten Kolonialmächte. Der Umgang mit der Bevölkerung ist bis heute ein Dilemma.
    […]
    Laut internationalen Standards sollen heute Schutzgebiete nur mit freier, vorheriger und informierter Zustimmung (free, prior and informed consent – FPIC) der dort ansässigen Menschen errichtet werden. Dies ist bei den meisten Schutzgebieten, die in der Kolonialzeit oder auch später unter den autoritären Regimen Afrikas gegründet wurden, nie der Fall gewesen.
    Der Umgang mit der lokalen Bevölkerung in und um die Parks ist daher bis heute ein Dilemma. Dies zeigt sich derzeit erneut an der umstrittenen Gründung des Messok-Dja-Nationalparks im Norden der Republik Kongo als Teil eines trinationalen Schutzgebiets mit den Nachbarländern Kamerun und Gabun, das vom WWF verwaltet und von der Europäischen Union (EU) finanziert werden soll. In ihm leben rund 24.000 Menschen in 67 Dörfern, die meisten von der Ethnie der Baka, also traditionelle Urwaldbewohner, so ein WWF-Evaluationsbericht. Sie ernähren sich von der Landwirtschaft, vom Fischen und von der Jagd. Das Problem laut WWF ist, dass die Baka im Wald nicht nur Heilkräuter sammeln, sondern auch Elefanten jagen würden. Deswegen müsse mit ihnen ein Konsens gefunden werden, wie sie in einem Teil des Waldes ihrem traditionellen Lebensstil nachgehen können, ohne die Gründung des Parks generell abzulehnen, so die Empfehlung.
    […]
    Bereits im Jahr 1900 war in London die erste internationale Konferenz zum Schutz der afrikanischen Wildtiere abgehalten und die sogenannte Londoner Konvention unterzeichnet worden. Sie legte den Grundstein für das westliche Naturschutzengagement in Afrika und stellte unter anderem die Gorillas unter strikten Schutz vor jeglicher Jagd, ebenso Elefanten mit Stoßzähnen unter fünf Kilo. Es versteht sich von selbst, dass keine Vertreter der unter der Kolonialherrschaft lebenden Menschen in Afrika an dieser Entscheidung beteiligt waren.
    In fast allen Kolonien wurden daraufhin im Laufe des 20. Jahrhunderts restriktive Jagdgesetze zum Schutz des Wildtierbestands eingeführt. Von Anfang an wurde dabei mit zweierlei Maß gemessen. Die von Kolonialisten betriebene Großwildhatz zum Erwerb von Trophäen und Elfenbein wurde erlaubt, die Jagd zur Ernährung durch die Afrikaner wurde unter Androhung hoher Strafen verboten.
    […]
    Die koloniale Idee der menschenleeren Naturräume und die Kriminalisierung der afrikanischen Jäger erkläre zahlreiche „Geburtsfehler“ der meisten afrikanischen Schutzgebiete, die bis heute immanent sind, erklärt Linda Poppe von Survival International in Deutschland. Die NGO, die sich für die Rechte indigener Völker einsetzt, kritisiert: Eine Dekolonialisierung dieser Naturschutzansätze habe bis heute nicht wirklich stattgefunden. Im Gegenteil, bis heute werden weiße Tierforscher als die eigentlichen Helden des Naturschutzes verehrt.
    […]
    Die koloniale Idee der menschenleeren Naturräume und die Kriminalisierung der afrikanischen Jäger erkläre zahlreiche „Geburtsfehler“ der meisten afrikanischen Schutzgebiete, die bis heute immanent sind, erklärt Linda Poppe von Survival International in Deutschland. Die NGO, die sich für die Rechte indigener Völker einsetzt, kritisiert: Eine Dekolonialisierung dieser Naturschutzansätze habe bis heute nicht wirklich stattgefunden. Im Gegenteil, bis heute werden weiße Tierforscher als die eigentlichen Helden des Naturschutzes verehrt.
    […]

    https://taz.de/Militarisierter-Naturschutz-in-Afrika/!5671721
    #parc_national #Afrique #néocolonialisme #racisme

    • Terrains de #chasse au sens littéral.

      Conserver la faune sauvage de la péninsule malaise : de la Malaya britannique à la Malaisie indépendante
      https://journals.openedition.org/vertigo/18503

      Les sources historiques montrent que la remarquable biodiversité de la péninsule malaise et les espèces menacées qu’elle abrite ont été préservées en partie grâce aux actions de conservation prises pendant la période coloniale, poursuivies et développées après l’indépendance. Sous l’impulsion de quelques coloniaux, tel l’amateur de grande chasse Theodore Hubback, les États de la péninsule malaise sous domination britannique ont adopté des législations de protection de la faune sauvage, créé des parcs et réserves, notamment le parc national King George V, et mis en place un département de protection de la vie sauvage. Ce dernier était en charge du contrôle des animaux considérés comme nuisibles, de l’application des lois, de la gestion des parcs et de la conservation des espèces. Les game warden britanniques étaient aidés par des Malaisiens engagés qui ont pris la relève après l’indépendance, malgré un manque criant de moyens. La Malayan Nature Society, créée en 1940 par le chief game warden fédéral, a aidé le département dans sa tâche. Jusqu’au début des années 1970, cette association était avant tout un club d’expatriés, mais certains parmi ses rares membres malaisiens sont devenus très influents dans la Malaisie indépendante. Elle s’est ainsi trouvée au cœur de réseaux qui permettaient de mettre les militants de la conservation, les scientifiques, les experts internationaux et les agents du département de la vie sauvage en contact avec les décideurs politiques. La Malaisie a ainsi pu poursuivre les programmes conçus sous domination britannique et développer ses propres politiques de conservation.

  • J’hallucine... chopé sur le direct de mediapart :

    Le préfet de Seine-et-Marne réquisitionne les chasseurs

    Dans un arrêté repéré par le rédacteur en chef de Next Impact, le préfet de Seine-et Marne réquisitionne les chasseurs et garde-chasses, samedi 4 et dimanche 5 avril, afin de « prévenir et signaler aux représentants des forces de l’ordre » les infractions aux règles locales du confinement.

    ici, à 11:47
    https://www.mediapart.fr/journal/international/130320/la-crise-du-coronavirus-en-direct-lavertissement-dagnes-buzyn-avant-daband

    Ehhhh ben... Je les plains les seine-et-marnais⋅es : non seulement ils ou elles vont avoir les condés tatillons sur le dos, mais en plus ils ou elles vont se taper les viandards.

    C’est quoi l’étape d’après ? On les autorise à tirer à vue ?
    #coronavirus #milice #chasseurs #viandards #autoritarisme

  • Nei Balcani è caccia ai profughi: in fuga dai rastrellamenti “anti Covid”

    Scappano a decine per sottrarsi a violenze e campi di detenzione. Protestano le Ong.

    Non fuggono dal Covid, ma dai campi di prigionia e dalle misure repressive messe in campo con il pretesto della tutela della salute pubblica. Fuggono anche dall’asse di Visegrad, condannato ieri in via definitiva dalla Corte di giustizia dell’Ue, che ha giudicato non conforme ai trattati i “muri” di Polonia, Ungheria e Repubblica Ceca, sordi ai richiami della redistribuzione dei migranti. La rotta balcanica non è mai stata facile per i senza patria che l’attraversano. La riprova è arrivata dalla Corte del Lussemburgo, chiamata a decidere sulle scelte dei tre Paesi membri giudicati colpevoli di non aver accettato profughi da Italia e soprattutto Grecia, come stabilito dal programma avviato nel 2015. «Rifiutando di conformarsi al meccanismo temporaneo di ricollocazione di richiedenti protezione internazionale» il gruppo di Visegrad è venuto meno «agli obblighi incombenti in forza del diritto dell’Unione», hanno scritto i giudici.

    «La Corte è stata cristallina quanto alla responsabilità degli Stati membri. Adesso – ha annunciato la presidente della Commissione, Ursula von der Leyen – ci stiamo attivando per redigere il patto sulle migrazioni che presenteremo dopo Pasqua».

    Non sarà facile fare dei passi avanti. I progetti dell’Ue dovranno fare i conti anche con i “pieni poteri” del magiaro Viktor Orbán e dei suoi emuli nei dintorni. Il timore per il coronavirus è giustificato, specie in Paesi che non godono di un efficiente servizio sanitario. Ma le risposte vengono contestate dalle organizzazioni umanitarie internazionali, preoccupate dalla diffusa spinta all’autoritarismo.

    A #Sarajevo la polizia da giorni sta confinando i migranti in un centro di detenzione alla periferia della capitale. Vengono bloccati lungo le strade e trasportati a forza. La prossima settimana analoghi rastrellamenti verranno condotti nell’area di Bihac, al confine con la Croazia. «Costringere persone, molte delle quali già vulnerabili, a stare in una tendopoli allestita in tutta fretta in una zona remota, senza assicurare forniture adeguate di acqua né di servizi igienico–sanitari e senza garantire spazi per l’auto–isolamento o l’accesso a cure mediche è una decisione inumana che faciliterà il rischio di infezioni e di decessi evitabili», ha dichiarato Massimo Moratti, vicedirettore delle ricerche sull’Europa di Amnesty International. Circa 4.100 persone si trovano nei centri temporanei di accoglienza gestiti dall’Organizzazione internazionale per le migrazioni (Oim), altri 3.000 vivono nascosti in tuguri e case abbandonate, per strada o nei boschi.

    C’è chi per sottrarsi alle retate ha rischiato di morire sepolto sotto un cumulo terriccio. Come la bambina di 5 anni che si era nascosta nell’ammasso di fango di un vagone ferroviario carico di argilla rintracciato ad Harmica, in Croazia. Gli agenti bosniaci l’hanno estratta ancora viva poco prima che il convoglio si mettesse in marcia, salvando anche i genitori e due fratelli. Neanche il tempo di dargli da bere e sono stati respinti in Serbia.

    La Romania resta il Paese dei Balcani con il maggior numero di contagi. Gli ultimi riportano 2.460 casi, 252 guariti e 86 i decessi dichiarati. In Slovenia i casi noti sono 841 e almeno un centinaio di essi sono medici e infermieri. In Macedonia del Nord si contano 354 contagi, con 11 decessi, e in Kosovo i casi sono 112, altri 120 in Montenegro.

    Gli abusi delle autorità sono aggravati anche dalla lotta contro il tempo per fermare il contagio. I legali di “Border violence monitor” stanno documentando con testimonianze e prove fotografiche quale trattamento subiscono i profughi. La fine dell’inverno, infatti, ha riaperto i percorsi lungo i sentieri più impervi, prima coperti di neve. Lividi su tutto il corpo, scorticature, ustioni da Taser, la pistola per le scariche elettriche in dotazione agli agenti in Grecia e Macedonia. Proprio in territorio ellenico il campo di raccolta a Ritsona, nel nord del Paese, è stato posto in quarantena per 14 giorni dopo che sono stati confermati casi di positività al Coronavirus. Nel reticolato si trovano 3mila persone, in gran parte intenzionate a proseguire la traversata verso la Macedonia del Nord o l’Albania. Ma Atene deve vedersela soprattutto con gli oltre 40mila profughi ammassati sulle isole, con la preoccupazione che un focolaio di Covid–19, dato oramai per imminente, sarebbe una catastrofe.

    https://www.avvenire.it/attualita/pagine/in-fuga-dai-rastrellamenti-anti-coronavirus
    #chasse_à_l'homme #anti-réfugiés #anti-migrants #asile #fuite #migrations #réfugiés #Balkans #route_des_balkans #coronavirus #covid-19 #camps_de_réfugiés #Bosnie-Herzégovine #Bihac #Croatie #Ritsona #Grèce

    ping @luciebacon

    • Traduction en anglais:
      Dozens flee to escape violence and detention camps. NGOs protest

      A refugee girl extracted from a wagon loaded with clay in which she had hidden in Bosnia - Border Violence Monitoring

      They do not flee Covid, but from prison camps and repressive measures put in place under the pretext of protecting public health. They also flee the Visegrad axis, yesterday definitively condemned by the EU Court of Justice, which deemed the “walls” of Poland, Hungary and the Czech Republic, deaf to the calls for redistribution of migrants, non-compliant. The Balkan route has never been easy for the homeless who cross it. The proof came from the Court of Luxembourg, called to decide on the choices of the three member countries found guilty of not accepting refugees from Italy and especially Greece, as established by the program launched in 2015. "Refusing to comply with the temporary mechanism for the relocation of applicants international protection “the Visegrad group has failed” to the obligations under the law of the Union ", wrote the judges.

      «The Court has been crystal clear as regards the responsibility of the Member States. Now - announced the President of the Commission, Ursula von der Leyen - we are taking action to draw up the pact on migration that we will present after Easter ».

      It will not be easy to make progress. The EU’s plans will also have to deal with the “full powers” of the magyar Viktor Orbán and his emulators in the surrounding areas. The fear of coronavirus is justified, especially in countries that do not have an efficient health service. But the answers are contested by international humanitarian organizations, concerned about the widespread push for authoritarianism.

      In Sarajevo, the police have been confining migrants for days to a detention center on the outskirts of the capital. They are blocked along the roads and carried by force. Similar roundiing up will be carried out in the Bihac area on the border with Croatia next week. "Forcing people, many of whom are already vulnerable, to stay in a tent city set up in a hurry in a remote area, without ensuring adequate supplies of water or sanitation and without guaranteeing spaces for self-isolation or access to medical treatment is an inhuman decision that will facilitate the risk of avoidable infections and deaths, "said Massimo Moratti, deputy director of research on Europe at Amnesty International. About 4,100 people are located in temporary reception centers managed by the International Organization for Migration (IOM), another 3,000 live hidden in hovels and abandoned houses, on the street or in the woods.

      There are those who risked dying buried under a pile of soil to escape the raids. Like the 5-year-old girl who hid in the mud heap of a railway wagon loaded with clay found in Harmica, Croatia. Bosnian agents pulled her out still alive just before the convoy set off, also saving the parents and two brothers. Not even the time to give him a drink and they were rejected in Serbia.

      Romania remains the Balkan country with the highest number of infections. The last reported 2,460 cases, 252 recovered and 86 reported deaths. In Slovenia there are 841 known cases and at least a hundred of them are doctors and nurses. In North Macedonia there are 354 infections, with 11 deaths, and in Kosovo there are 112 cases, another 120 in Montenegro.

      The abuses of the authorities are also aggravated by the fight against time to stop the infection. Border Violence Monitoring lawyers are documenting the treatment of refugees with testimonies and photographic evidence. In fact, the end of winter has reopened the way along the most impervious paths, previously covered with snow. Bruises all over the body, skin bursts, Taser burns, the electric shock gun supplied to agents in Greece and Macedonia. Precisely in Hellenic territory the collection camp in Ritsona, in the north of the country, was placed in quarantine for 14 days after coronavirus positivity cases were confirmed. In the grid there are 3 thousand people, largely willing to continue the crossing to North Macedonia or Albania. But Athens must deal especially with the more than 40 thousand refugees piled up on the islands, with the concern that a Covid-19 outbreak, given now for imminent, would be a catastrophe.

  • Cadalen. Trois hommes soupçonnés d’avoir abattu un aigle royal dans le Tarn
    https://www.ladepeche.fr/2020/03/14/ils-auraient-abattu-un-aigle-royal,8798251.php

    En décembre 2019, la balise GPS d’un aigle royal s’est interrompue alors que le rapace survolait le Gaillacois. Plus précisément le secteur de Cadalen. Une interruption synonyme de la mort de cet oiseau classé espèce protégée. Mercredi, trois mois après, cet évènement, trois hommes étaient en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Gaillac pour s’expliquer sur la mort du rapace à proximité d’un élevage de poule. Ils comparaîtront devant le tribunal correctionnel pour destruction d’espèce protégé. Une qualification susceptible de leur valoir une peine de 3 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amendes.

    + En octobre dernier, ce sont deux aigles de Bonelli qui ont été tués dans le Gers et les Landes.
    https://www.ladepeche.fr/2020/02/22/qui-a-tue-lun-des-derniers-aigles-bonelli-de-france,8749263.php

    #chasseurs #écocide #armes

    • Le parquet fédéral, compétent dans les affaires de terrorisme, soupçonne une « motivation xénophobe » et s’est saisi de l’enquête.

      Après les attentats, un manifeste et une vidéo dans lesquelles le tueur présumé, Tobias R., évoque des « peuples à éliminer » ont été découvertes. Tobias R. a été retrouvé mort à son domicile pendant la nuit aux côtés d’un autre corps sans vie. Selon le quotidien Bild, il s’agirait de sa mère, âgée de 72 ans. Le tueur était de nationalité allemande et titulaire d’un permis de chasse.

      Le parquet semble un peu non-raciste et ne retient pas la piste du déséquilibre psychologique.
      #terrorisme #islamophobie #racisme #xénophobie #féminicide #chasse

  • Edito de Jean-Alain Divanac’h, Président de la FDSEA (#Finistère) 13 janvier 2020

    Nous allons devoir compter sur nos propres forces pour isoler nos détracteurs. Dans nos campagnes, dans les mairies, dans les écoles, dans les associations, ne laissons plus d’espace aux pisseurs involontaires, aux #coquelicots, à #L214 et compagnie (...) Notre réseau #FDSEA, fort de son maillage territorial, a la capacité de démultiplier des actions et d’étendre ainsi notre sphère d’influence. C’est au local que nous trouverons des alliés, qu’ils soient dans les conseils municipaux, dans les sociétés de #chasse, dans les associations scolaires et sportives. Pour appuyer le réseau local, la FDSEA proposera des argumentaires et des outils de communication. Notre chantier collectif pour 2020 sera de renforcer notre force de frappe sur tout le territoire en démultipliant les actions.

    Traduisons-les : Notre chantier collectif pour 2020 sera de continuer à produire toujours plus, coûte que coûte, au mépris des tous les signes et alarmes, environnementales, sociales et sociétales, et de briser nos détracteurs aidés en cela par la nouvelle #cellule_militaire #DEMETER mise en place par nos soutiens au plus haut niveau de l’État.
    Parce que c’est notre projet...

    http://www.fdsea29.fr/2020/01/13/edito-de-jean-alain-divanach-president-de-la-fdsea-4

    #FNSEA #productivisme #répression #surveillance #résistance #industrie_agro-alimentaire #lobbying #agriculture

  • Le gouvernement veut que la chasse commence deux mois plus tôt
    https://reporterre.net/Le-gouvernement-veut-que-la-chasse-commence-deux-mois-plus-tot

    Chasser le sanglier ou le chevreuil à partir du 1er juin était déjà possible, mais strictement conditionné à l’obtention d’une autorisation individuelle préfectorale de chasse anticipée. « Dans les faits, la majorité des chasseurs attendait la fin des vacances d’été pour ressortir le fusil, indique l’association. Grâce à un nouveau décret en préparation, plus besoin d’autorisation préalable : feu à volonté dès le 1er juin. »

    #grr #chasse #macronie #nos_amies_les_bêtes

  • #Kristina_Harrison : Dossier trans : L’auto-déclaration de genre met en danger les femmes

    Kristina Harrison, salariée du National Health Service, est une personne transsexuelle qui a subi des opérations chirurgicales et subit toujours un traitement hormonal afin d’être considérée comme une personne du sexe opposé à son sexe de naissance. Elle est également militante et défend l’idée que le passage d’un système de reconnaissance légale fondée sur un diagnostic médical à un système fondé sur une simple déclaration de la personne concernée aurait des conséquences désastreuses sur des jeunes gens vulnérables, sur les mesures spécifiques aux femmes et par ailleurs nuirait également aux personnes trans.

    Le gouvernement conservateur au pouvoir au Royaume-Uni, malgré des tergiversations de façade, a démontré une intention ferme quant à la refonte du Gender Recognition Act (GRA) de 2004. Il bénéficie du soutien du parti travailliste et d’un mouvement transgenriste qui a désormais pignon sur rue. Ce mouvement est imprégné de ce qui est largement vu comme une idéologie de genre intolérante et même extrémiste. Ce n’est pas sans raison que femmes et personnes transsexuelles en nombre croissant ont exprimé leurs inquiétudes. Si la nouvelle mouture du GRA est adoptée, le terme « transgenre », ainsi que les termes « homme trans » et « femme trans » seront désormais des termes vagues désignant toute personne biologiquement femelle qui s’identifie comme étant un homme, ou l’inverse.

    Les personnes trans peuvent être des hommes qui s’identifient comme femmes mais veulent conserver un corps d’homme, des personnes « gender fluid » (qui s’identifient comme femmes certains jours et hommes d’autres jours), ou encore ceux que nous appelions auparavant des travestis, en particulier des hommes qui ont un fétiche sexuel dirigé vers les vêtements et les attributs physiques féminins.

    (Un slogan placardé dans le XIe arrondissement, à Paris. Les « TERFS », c’est quiconque met en doute qu’un homme est une femme s’il prétend en être une.)

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.economist.com/open-future/2018/07/03/a-system-of-gender-self-identification-would-put-women-at-risk
    #transactivisme #agresseurs_sexuels #intimidation_des_féministes #chasse_aux_sorcières #antiféminisme #violences_masculines

    • Nous sommes nombreuses à insister sur le fait que les femmes sont avant tout un groupe défini par un sexe biologique et une socialisation spécifique. Le sexe est une réalité, c’est même ce qui est au fondement de l’espèce humaine.

      Lien vers

      Fleur Furieuse - Féminisme radical et abolitionniste : Tribune : les « femmes trans » sont-elles des femmes ?
      https://fleurfurieuse.blogspot.com/2020/02/tribune-les-femmes-trans-sont-elles-des.html

      Selon les féministes radicales et matérialistes, les femmes sont tout d’abord des êtres humains femelles. Elles ont un double chromosome X et, sauf malformation ou anomalie, elles ont un appareil génital qui permet la gestation et l’accouchement d’un enfant.

      Les caractéristiques physiques liés à la procréation correspondent au sexe biologique, notion distincte de celle de « genre », qui désigne une construction sociale, et plus exactement un système d’oppression qui organise l’humanité en deux groupes, l’un dominant et exploitant l’autre.

      Cette exploitation des femmes est intrinsèquement liée à leur biologie. Dans nos sociétés, les petites filles sont éduquées différemment des petits garçons ; en raison de leur sexe de fille.

      Être une femme n’est pas un ressenti. Cela correspond à une réalité physiologique très spécifique et à un vécu social tout aussi spécifique. Tout cela est réel.

      Moui... Il y a une certaine confusion dans les deux textes (surtout le deuxième) entre corps sexué et socialisation genrée. Les deux sont mis ensemble alors que l’expérience des femmes et des hommes trans montrent qu’on peut bien avoir une socialisation genrée sans le sexe qui va avec, lequel est d’ailleurs assez complexe à définir : utérus, certes, chromosome (il y a d’ailleurs des hommes cis XX), sexe hormonal, caractères physiologiques secondaires, etc. Pas non plus parce qu’on dit qu’on est un homme ou une femme. Mais parce qu’on est perçu·e comme homme ou femme et qu’on subit les injonctions qui vont avec. En ce sens, l’auto-identification est une disposition complètement individualiste qui récuse l’option j’ai une identité de genre > je l’exprime > elle est reconnue par les autres et passe direct à j’ai une identité de genre > je m’en fous du regard des autres mais je veux qu’elle soit reconnue et que la société s’organise autour de mon auto-identification, quand bien même elle constituerait un fait social bien moins consistant que les violences subies par les femmes et toutes les dispositions prises pour les mettre vaguement à l’abri.

      Je pense que c’est l’auto-identification le problème, pas la #transidentité et voilà pourquoi je vous remercie, @tradfem, de publier ce texte (alors que par ailleurs vous avez tendance à genrer au masculin toutes les femmes trans, post-op ou jamais-op, féministes ou violeurs se prétendant femmes, ce qui me semble une grave erreur au regard de ce qu’est le genre et de la capacité à faire des alliances aussi précieuses que celles à faire avec les personnes trans elles-mêmes).

      Pour revenir sur le deuxième texte, le féminisme matérialiste se focalise sur le caractère social de cette identité et « Fleur furieuse » tire un peu facilement la couverture à elle, d’une manière très confuse. En tant que rédac chef, j’aurais refusé un tel article parce qu’il est incohérent. Mais si j’ai bien compris c’est un billet de blog et elle a été censurée pour « transphobie ». Pas d’accord avec son propos mais la censure dont elle fait l’objet est inacceptable et exprime bien ce que Harrison raconte de ce débat : accusations de folie haineuse envoyées à la volée, intimidation et censure. Et ça commence juste en France !

    • Je converse pas mal avec des jeunes femmes qui bloquent toute discussion dès qu’elles ont posé l’étiquette TERF sur ma personne, et non pas sur mes propos, c’est assez déprimant.
      Du coup, par souci de diplomatie et parce que je les aime bien, je fais marche arrière en disant que je suis ignorante de ce qui s’annonce, et je leur demande de m’expliquer ce qu’elles souhaitent défendre, et si c’est vraiment le rapport politique des femmes dans le monde qui les intéresse.

    • @touti, et ça marche ? Elles arrivent à l’expliquer ?

      Je vois moi aussi pas mal de jeunes femmes à fond, qui prennent toute divergence d’avec leur violence ou leurs arguments pour une position trans-exclusive (non, pas forcément), qui réduisent le débat à une lutte générationnelle, façon une vague chasse l’autre alors qu’il y a aussi des quadras et des quinquas qui connaissent bien leurs classiques queer (quel âge ont les mecs trans Preciado, Bourcier et #Jack_Halberstam, hum ?) qu’il y a aussi plein de jeunes femmes féministes matérialistes qui ne sont pas dans leurs trips queer, un peu écartelées entre la volonté de ne pas exclure et un peu de bon sens et qui doivent être très intimidées par cette nouvelle doxa (voir l’expression qui fleurit, y compris pour des événements culturels, de « TERF pas bienvenues »).

      J’ai envie de dire à ces meufs queer (ou hétérotes complexées) que c’est trop la classe féministe, d’en remettre une couche sur les hiérarchies patriarcales en gerbant sur des femmes qui sont considérées comme périmées. Et ce que me disent mes copines quinquas qui essaient de militer dans un cadre ouvert et bienveillant avec ces jeunes meufs, c’est que le niveau frôle les pâquerettes.

      Bref !

  • Hunting is ‘slowly dying off,’ and that has created a crisis for the nation’s many endangered species - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/national/hunting-is-slowly-dying-off-and-that-has-created-a-crisis-for-the-nations-public-lands/2020/02/02/554f51ac-331b-11ea-a053-dc6d944ba776_story.html

    Even as more people are engaging in outdoor activities, hunting license sales have fallen from a peak of about 17 million in the early ’80s to 15 million last year, according to U.S. Fish and Wildlife Service data. The agency’s 2016 survey suggested a steeper decline to 11.5 million Americans who say they hunt, down more than 2 million from five years earlier.

    “The downward trends are clear,” said Samantha Pedder of the Council to Advance Hunting and the Shooting Sports, which works to increase the diversity of hunters.

    The resulting financial shortfall is hitting many state wildlife agencies.

    In Wisconsin, a $4 million to $6 million annual deficit forced the state’s Department of Natural Resources to reduce warden patrols and invasive species control. Michigan’s legislature had to dig into general-tax coffers to save some of the state’s wildlife projects, while other key programs, such as protecting bees and other pollinating creatures, remain “woefully underfunded,” according to Edward Golder, a spokesman for the state’s natural resources department. Some states, including Missouri, are directing sales tax revenue to conservation.

    The crisis stands to worsen with as many as one-third of America’s wildlife species “at increased risk of extinction,” according to a 2018 report published by the National Wildlife Federation. In December, environmentalists and hunters united in Washington behind two bipartisan bills aimed at establishing new funding sources and facilitating the recruitment of hunters.

    The needs are becoming more urgent as development eats into habitats and new challenges crop up, such as climate change and chronic wasting disease, a neurological condition infecting deer. The Trump administration’s recent rollback of pollution controls on waterways will put a greater burden on states to protect wetland habitats.

    The financial troubles are growing as baby boomers age out of hunting, advocates say, and younger generations turn instead to school sports and indoor hobbies such as video games.

    The link between hunting and conservation dates back more than a century to when trigger-happy gunmen all but blasted the bison population to oblivion and finished off North America’s most abundant bird, the passenger pigeon. (Martha, the hapless final specimen, died in 1914 in the Cincinnati Zoo before being shipped, on ice, to Washington and put on display at the Smithsonian.)

    Small wonder that hunters were asked to curb — and pay for — their excesses. Avid outdoorsmen such as Theodore Roosevelt put their stamp on an enduring ethos that combined sport with conservation and led to the 1937 passage of the Pittman-Robertson Act, which imposed an 11 percent excise tax on the sale of firearms that is apportioned annually to state agencies for conservation.

    House legislators also took bipartisan steps to advance the Recovering America’s Wildlife Act, which would provide states and tribes with $1.4 billion annually from the general fund to restore habitats and implement key conservation strategies. The bill now heads to the House floor for a full vote.

    “It’s exciting to see sportsmen’s groups working with greener groups,” O’Mara said.

    Still, at Middle Creek and beyond, conservation remains a constant balancing act — not only among the plentiful waterfowl, the returning bald eagles and rare bog turtles — but also among the people.

    In a month or so, busloads of tourists will park along the lake, many having flown in specially from Asia, to see tens of thousands of snow geese stop over on their route north to their breeding grounds.

    #chasse #conservation #nature

  • « Moria, Not Good »

    Πορεία διαμαρτυρίας από περίπου 500 γυναικόπαιδα στο κέντρο της Προκυμαίας για τις άθλιες συνθήκες διαβίωσης στο ΚΥΤ Μόριας και τη « ζούγκλα » του ελαιώνα.

    Πορεία στο κέντρο της Μυτιλήνης πραγματοποιήσαν σήμερα, νωρίς το μεσημέρι, περίπου 500 γυναίκες, μαζί με παιδιά, αιτούντες άσυλο που διαμένουν στο ΚΥΤ της Μόριας και στη « ζούγκλα » του ελαιώνα.

    Μία ώρα μετά, στο πρώτο γκρουπ διαδηλωτριών προστέθηκε και ένα δεύτερο. Όλοι μαζί ξεκίνησαν πορεία με κατεύθυνση την οδό Κωνσταντινουπόλεως, όπου στο τρίγωνο έκαναν καθιστική διαμαρτυρία για λίγα λεπτά.

    Ακολούθως πέρασαν μπροστά από τα Κεντρικά Λύκεια και βγήκαν ξανά στην Προκυμαία, όπου έκλεισαν και τα δύο ρεύματα κυκλοφορίας, προκαλώντας κυκλοφοριακό κομφούζιο.

    Από την πλευρά τους οι αστυνομικοί προσπαθούσαν να εκτρέψουν την κυκλοφορία μέσα από την Αγορά, ωστόσο υπήρξαν φορτηγά, λεωφορεία και βαρέα οχήματα που ακινητοποιήθηκαν στην Προκυμαία, ενώ άλλοι οδηγοί με αναστροφή προσπαθούσαν να ξεμπλέξουν από το μποτιλιάρισμα.

    Οι διαδηλώτριες έκαναν καθιστική διαμαρτυρία και μπροστά στη Μεγάλη Βρετάνια, διαμαρτυρόμενες για τις άθλιες συνθήκες διαβίωσης στη Μόρια, καθώς και τις καθυστερήσεις που παρατηρούνται ως προς την εξέταση των αιτήσεων ασύλου τους. Λίγη ώρα αργότερα, συγεντρώθηκαν μπροστά από την Πλατεία Σαπφούς, φωνάζοντας επί ώρα το σύνθημα « Moria, Not Good », πριν ολοκληρώσουν τη διαδήλωσή τους και επιστρέψουν στο ΚΥΤ Μόριας.

    https://www.stonisi.gr/post/6616/moria-not-good-pics-video
    #résistance #hotspot #Grèce #île #Lesbos #asile #migrations #réfugiés

    • « Ελευθερία » ζητούν οι πρόσφυγες στη Μόρια
      Πρωτοφανή επεισόδια σημειώθηκαν σήμερα στη Μυτιλήνη,

      μετά τη μαζική πορεία προσφύγων που ξεκίνησαν το πρωί από τον καταυλισμό ζητώντας να σταματήσει ο εγκλεισμός τους και να επιταχυνθούν οι διαδικασίες χορήγησης ασύλου. Η λέξη « ελευθερία » κυριαρχεί στα αυτοσχέδια πλακάτ.

      Ακολουθεί φωτορεπορτάζ από τη δυναμική κινητοποίηση τουλάχιστον 2.000 προσφύγων, μεταξύ των οποίων πολλές γυναίκες και παιδιά, και τα επεισόδια με τις αστυνομικές δυνάμεις που προχώρησαν επανειλημμένα στη χρήση χημικών.


      https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/229678_eleytheria-zitoyn-oi-prosfyges-sti-moria

    • « Λάδι στη φωτιά » οι σημερινές διαδηλώσεις

      Η διαμαρτυρία Αφγανών και τα επεισόδια της Δευτέρας με την αστυνομία.

      Στις 4 το απόγευμα έληξε η διαμαρτυρία των Αφγανών προσφύγων έξω από το Δημοτικό Θέατρο Μυτιλήνης ενάντια στο νέο νόμο για το Άσυλο, που σύμφωνα με τα λεγόμενά τους, τους υποχρεώνει σε νέο εγκλωβισμό- καθώς πλέον έχουν προτεραιότητα οι νεοεισερχόμενοι αιτούντες άσυλο.

      Ειδικότερα, συγκρούσεις μεταξύ Αφγανών που διαμένουν στο ΚΥΤ ης Μόριας, ανδρών και γυναικών κάθε ηλικίας και της Αστυνομίας σημάδεψαν τις σημερινές κινητοποιήσεις, οι οποίες είναι από τις λίγες φορές που έλαβαν χώρα εκτός του ΚΥΤ.

      Η διαδήλωση έφτασε περίπου στις 10.30 το πρωί, σχεδόν στην είσοδο της πόλης της Μυτιλήνης, λίγο μετά το δημοτικό καταυλισμό του Καρά Τεπέ. Εκεί τους περίμενε ισχυρή Αστυνομική δύναμη που δεν τους επέτρεψε να συνεχίζουν. Μια ομάδα περίπου 1000 από τους διαδηλωτές τότε έφυγε μέσω γειτονικών χωραφιών με σκοπό να φτάσουν πίσω από το εργοστάσιο της ΔΕΗ στο δρόμο της βόρειας παράκαμψης και από εκεί να μπουν για να διαμαρτυρηθούν στην πόλη. Στην πορεία τους άναψαν φωτιές για αντιπερισπασμό. Ας σημειωθεί εδώ ότι προς στιγμή η φωτιά έκαιγε και σε κτήματα που γειτνιάζουν με τις εγκαταστάσεις του εργοστασίου της ΔΕΗ. Οι φωτιές επεκτάθηκαν και τότε άρχισαν οδομαχίες προκειμένου να μην ενισχυθεί ο αριθμός όσων προσπαθούσαν να φτάσουν στην πόλη.

      Με ρίψη δακρυγόνων απωθήθηκε ο μεγάλος αριθμός των νεαρών κυρίων Αφγανών που είχαν μείνει στο δρόμο και πίεζαν τις Αστυνομικές δυνάμεις να περάσουν. Ενώ το κλείσιμο του δρόμου δεν επέτρεπε και την έξοδο των οχημάτων της Πυροσβεστικής από τις εγκαταστάσεις της υπηρεσίας που βρίσκονται στην περιοχή.

      Την ίδια ώρα περίπου 500 άτομα που κατάφεραν και μπήκαν στην πόλη από τη βόρεια συνοικία της ενισχυμένη με νεαρούς Αφγανούς πάντα που βρισκόταν στην πόλη κατάλαβαν το δρόμο της Προκυμαίας μπροστά στο Δημοτικό Θέατρο της πόλης ενώ κάποιοι έστησαν και σκηνές.

      Σύμφωνα με επιβεβαιωμένες πληροφορίες του ΑΠΕ η κινητοποίηση ήταν γνωστή στις Αστυνομικές αρχές από την Παρασκευή για αυτό και το Σαββατοκύριακο υπήρξε ενίσχυση της αστυνομικής δύναμης με προσωπικό από την Αθήνα.

      Εδώ η συνεχής ενημέρωση του « Ν », με έξτρα φωτογραφίες και βίντεο.

      https://www.stonisi.gr/post/6677/ladi-sth-fwtia-oi-shmerines-diadhlwseis-pics

    • Manifestation à Lesbos : incidents entre forces de l’ordre et migrants

      Les forces anti-émeutes ont fait usage de gaz lacrymogènes lundi sur l’île grecque de Lesbos contre des migrants qui manifestaient contre une nouvelle loi durcissant les procédures d’asile en Grèce, a-t-on appris de source policière.

      Brandissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire en anglais « Freedom » (liberté), quelque 2.000 migrants réclamaient l’examen de leur demande d’asile, que certains attendent depuis des mois voire des années, et protestaient contre les conditions de vie à proximité et à l’intérieur du camp de Moria, le plus grand des camps de Grèce.

      Ils avaient parcouru une distance d’environ 7 km entre le camp de Moria et le port de Mytilène, quand des policiers anti-émeutes leur ont barré la route en lançant des gaz lacrymogènes, selon la même source.

      Toutefois, des centaines de demandeurs d’asile ont réussi à atteindre le port pour y manifester, a constaté une correspondante de l’AFP.

      Le Haut commissariat des réfugiés de l’ONU (HCR) en Grèce souligne les « retards significatifs » pris par les services grecs de l’asile, avec près de 90.000 demandes en souffrance dans un pays qui compte actuellement 112.300 migrants sur les îles et sur le continent, selon les chiffres du HCR.

      « L’accumulation significative des candidatures à l’asile et les graves retards pris dans les procédures d’asile contribuent de manière importante aux conditions dangereuses de surpopulation observée sur les îles », a déclaré à l’AFP Boris Cheshirkov, porte-parole de la section grecque du HCR.

      Face au nombre constant d’arrivées de demandeurs d’asile sur les îles grecques en provenance de la Turquie voisine, le gouvernement de droite a fait voter une loi, entrée en vigueur en janvier, prévoyant des délais brefs pour examiner les demandes d’asile, en vue de renvoyer les demandeurs non éligibles ou déboutés dans leurs pays d’origine ou vers la Turquie voisine.

      Dans les camps, des dizaines de milliers de migrants, arrivés avant janvier, protestent contre les retards importants dans le traitement de leurs demandes d’asile, les empêchant de quitter les îles.

      « Les autorités donnent la priorité à ceux qui sont arrivés récemment » et non pas aux demandeurs d’asile qui attendent depuis longtemps, a souligné Boris Cheshirkov.

      La majorité des 19.000 migrants attendant au camp de Moria, dont la capacité est de 2.700 personnes, « vivent dans des conditions terribles, sans accès à l’eau ou l’électricité », a-t-il rappelé.

      Le HCR-Grèce a appelé « les autorités à mettre en place des procédures justes et efficaces pour identifier ceux qui ont besoin d’une protection internationale en respectant les normes et les garanties adéquates ».

      La situation est devenue explosive à Lesbos, Samos, Kos, Chios et Leros, sur la mer Egée, où vivent 42.000 demandeurs d’asile pour 6.200 places.

      Les bagarres entre demandeurs d’asile y sont en outre fréquentes, et au moins quatre personnes ont perdu la vie ces derniers mois.

      https://information.tv5monde.com/info/manifestation-lesbos-incidents-entre-forces-de-l-ordre-et-migr

    • Réfugiés : à Lesbos, une situation explosive et une #chasse_à_l'homme

      Après une montée de tensions aux relents xénophobes et une manifestation violemment réprimée, l’île grecque a été le théâtre de #heurts les habitants et les migrants, qui s’entassent en nombre dans des camps insalubres.

      « Allez, allez ! Courez ! » hurlent des voix en anglais. Puis aussitôt, en grec : « Cassez-vous d’ici ! » Les images qui circulent sur les réseaux sociaux, où l’on voit des hommes en colère à la poursuite de migrants, sont aussi glaçantes que le ciel gris qui enveloppe Lesbos. Après deux jours de fortes tensions, cette île située à l’extrémité orientale de la Grèce a été le théâtre d’une véritable chasse à l’homme en ce début de semaine.

      Tout a commencé lundi, avec une manifestation de migrants très durement réprimée par les forces de l’ordre. Puis mardi soir, des habitants excédés sont à leur tour sortis dans la rue, revendiquant leur droit de « prendre la situation en main ». Ce n’est pas la première fois que des tensions explosent sur l’île, devenue depuis quatre ans une prison à ciel ouvert pour les réfugiés, coincés sur ce bout de terre européen en attendant le résultat de leur demande d’asile. Mais les événements de ce début de semaine constituent une dérive inédite et inquiétante.
      « Plus de toilettes ni d’électricité »

      Comme toutes les îles grecques qui font face à la Turquie, Lesbos se retrouve en première ligne de l’afflux migratoire vers l’Europe. Et malgré un deal controversé conclu entre Bruxelles et Ankara en 2016, les arrivées n’ont jamais cessé. Elles sont même reparties à la hausse : en 2019, la Grèce est redevenue la première porte d’entrée en Europe, avec 74 000 arrivées en un an.

      Sur les îles, la surpopulation tourne au cauchemar : les nouveaux venus se retrouvent « entassés dans des camps insalubres où il faut faire à chaque fois la queue pendant plusieurs heures pour manger, puis pour prendre une douche ou même aller aux toilettes », rappelle Tommaso Santo, chef de mission à Médecins sans frontières (MSF), joint par téléphone à Athènes.

      A Lesbos, le camp de Moria, prévu pour 3 000 places, accueille désormais plus de 20 000 personnes, abritées tant bien que mal sous des tentes qui grignotent les champs d’olives environnants. « Dans l’extension la plus récente, il n’y a même plus de toilettes ni d’électricité », souligne le responsable de MSF. L’ONG gère une clinique de santé mentale sur l’île. Parmi les patients, on y croise notamment des enfants qui ne parlent plus, refusent de se nourrir. Parfois ils s’automutilent ou ont tenté de se suicider. C’est d’ailleurs pour protester contre cette précarité inhumaine que les réfugiés ont, une fois de plus, manifesté lundi à Lesbos.
      « Climat de peur »

      La colère des habitants n’est pas non plus surprenante. Eux aussi subissent la présence de ces camps insalubres, qui croulent sous les ordures, et autour desquels errent des désespérés condamnés à une attente qui semble sans fin. Mais pour certains observateurs, la montée de tension récente est aussi le résultat de la nouvelle donne politique : « Le retour au pouvoir des conservateurs de Nouvelle Démocratie, en juillet, a implicitement encouragé les pulsions les plus xénophobes. Ils ont fait campagne sur le durcissement des lois migratoires, ils ont promis de se montrer plus durs, et nous y voilà. Aujourd’hui, ce ne sont pas seulement les migrants qui sont ciblés, mais aussi les ONG qui les soutiennent et les habitants qui refusent de les chasser. Certains ont vu leurs maisons caillassées mardi soir », soupire Petros (1), volontaire pour une ONG locale qui dénonce « l’instauration d’un climat de peur ».

      A partir de 2015, les Grecs avaient pourtant fait preuve d’une générosité exemplaire, en accueillant à bras ouverts les premières vagues de réfugiés malgré leurs propres difficultés économiques. Certes, le temps a joué dans la montée du ras-le-bol alors même que les partenaires européens de la Grèce n’ont pas tenu leurs promesses d’offres de relocalisations. Mais la nouvelle politique imposée par la droite grecque s’est effectivement traduite par une stigmatisation des candidats à l’asile dont les conditions d’admission ont été récemment durcies. En outre, ils se trouvent désormais privés de la carte sociale qui leur donnait accès aux soins gratuits. Malgré les demandes pressantes de MSF, le gouvernement de Kyriákos Mitsotákis refuse toujours d’évacuer de Moria 140 enfants qui ont besoin de soins médicaux urgents, indisponibles à Lesbos. Et la promesse de désengorger les îles en transférant des réfugiés en Grèce continentale s’effectue à un rythme ralenti.

      Pendant ce temps, certains relèvent peu à peu la tête : les néonazis d’Aube dorée, qui avaient quasiment disparu de la scène publique ces dernières années, sont de retour depuis quelques mois. A Lesbos, leurs partisans recruteraient notamment parmi de jeunes hommes de « 18 ou 20 ans » : « Ils sont souvent vêtus de passe-montagnes et porteurs de bâton », décrit Petros, le volontaire grec. Des « pitsirikia », de très jeunes garçons, comme les a désignés un journal local. Ils étaient eux aussi dans les rues de Lesbos mardi soir.

      https://www.liberation.fr/planete/2020/02/05/refugies-a-lesbos-une-situation-explosive-et-une-chasse-a-l-homme_1777401

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      Commentaire reçu via la mailing-list Migreurop :

      Climat explosif à Lesbos, retour en force de l’#Aube_Dorée
      A Mytilène et à #Moria des milices d’extrêmes droite, font la chasse aux ONG et aux migrants -une camionnette appartenant à une ONG a été attaquée dans le village de Moria, tandis qu’un groupe de jeunes cagoulés et armés de bâtons faisait irruption dans les maisons pour vérifier la présence éventuelle de réfugiés, solidaires et des membres des ONG. Le soir du 4 février une maison abandonnée, toujours dans le village de Moria fut incendiée, heureusement les trois réfugiés qui s’y abritaient étaient partis à temps
      A #Mytilène, chef-lieu de Lesbos, après la dispersion d’une manifestation anti-fasciste organisée principalement par des étudiants, un café fréquenté par ceux-ci, fut encerclé par un groupe portant des casques armé de bâtes qui ne se sont éloignés qu’après l’arrivée d’autres étudiants solidaires.

      #extrême_droite #xénophobie #racisme

    • Refugee children amid crowds of protesters tear gassed on Lesbos

      Tensions mount as asylum seekers living in Moria, a notoriously overcrowded Greek camp, rally against poor conditions.

      Greek police have fired tear gas at thousands of refugees and migrants trapped on the overcrowded island of Lesbos, from where they are not allowed to travel to the mainland under a 2016 EU-Turkey deal aimed at curbing migratory flows.

      In tense scenes on Monday, children and babies were caught up in plumes of tear gas during protests by about 2,000 people.

      The clashes broke out around Moria, a notoriously cramped camp which was never designed to hold more than 3,000. Currently, there are nearly 20,000 people in and around the camp.

      Protesters rallied against the continued containment of people on Lesbos island and the unbearable living conditions inside the camp.

      In footage seen by Al Jazeera, children can be seen recovering from being hit with tear gas fired by riot police. Some wore face masks to protect themselves from inhalation.

      Riot police fired the tear gas to try and quell protesters and prevent them from marching on foot to Mytilene, Lesbos’s capital more than four miles away.

      But many Moria residents did reach the port city and continued protesting there on Tuesday.

      Abdul (not his real name), an Afghan refugee, told Al Jazeera: “I participated because people are dying in Moria and nobody cares. We feel like we don’t have a future here, if we wanted to die then we could have stayed in Afghanistan. We came here to look for a good future and to be safe, this is not a place for living.”

      At least two people have died in Moria so far this year in stabbing attacks, according to local media.

      In previous years, refugees at the camp have died in fires, because of extreme weather and as some - including babies - lack access to proper medical facilities.
      Tense mood

      The mood in the centre of Mytilene on Tuesday was tense as nearly 200 people, mainly men and women from Afghanistan, congregated in the central square.

      “Freedom, Freedom,” they chanted, as well as “Lesbos people, we are sorry,” - an apparent apology to Greek residents for the highly charged atmosphere.

      Franziska Grillmeier, a German journalist, told Al Jazeera that she witnessed families being tear gassed on Monday.

      "Yesterday, as the people were trying to move the protest from Moria to Mytilene, the police tried to deter them by using roadblocks. Some families, however, broke through using the olive grove fields next to the camp and tried to find an alternative way to get to Mytilene. The police then started using heavy tear gas, throwing it into the fields by the olive grove, which also set some of the olive trees on fire.

      “There were men holding their kids up, kids who were foaming at the mouth, kids having panic attacks and babies unable to breathe and dehydrating through the gas.”

      She claimed the police reaction appeared to be excessive.

      “There weren’t really any threats to the police at that point, it was just really a tactic of the police to immediately throw tear gas at people who were peacefully trying to make their way to Mytilene.”

      Police reportedly detained dozens of protesters. Al Jazeera contacted the Ministry of Citizen Protection but had not received a response by the time of publication.

      “I saw serious attacks on people, beatings with sticks. I also saw people screaming, holding their kids in the air and saying: ’Look what you’ve done’,” Grillmeier said.

      Paolo Amadei, a freelance photographer from Italy, said: "There were police throwing gas, women and kids and infants got gassed and there were many kids crying.

      “They (refugees) came in peace, that’s what I saw: they weren’t looking for a clash.”

      Boris Cheshirkov, a spokesman for the UN High Commissioner for Refugees, told Al Jazeera he was concerned by the escalation, which has been “exacerbated by the dire conditions and long wait”.

      He said UNHCR has urged the Greek government to transfer people to the mainland and explained that European solidarity and responsibility-sharing was now crucial.


      https://www.aljazeera.com/news/2020/02/refugee-children-crowds-protesters-tear-gassed-lesbos-200204133656056.htm

    • À Lesbos, des migrants manifestent et se heurtent aux forces anti-émeutes

      Les forces anti-émeutes ont fait usage de gaz lacrymogènes lundi sur l’île grecque de Lesbos contre des migrants, qui manifestaient contre une nouvelle loi durcissant les procédures d’asile en Grèce.

      Brandissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire en anglais « Freedom », quelque 2 000 migrants ont manifesté ce lundi 3 février à Lesbos. Ils réclamaient l’examen de leur demande d’asile, que certaines attendent depuis des mois, voire des années, et protestaient contre les conditions de vie à proximité et à l’intérieur du camp de Moria, le plus grand de Grèce.

      Les manifestants avaient parcouru environ 7 km entre le camp de Moria et le port de Mytilène, quand des policiers anti-émeutes leur ont barré la route en lançant des gaz lacrymogènes, rapporte une source policière citée par l’AFP. Des centaines de demandeurs d’asile ont toutefois réussi à atteindre le port pour y manifester.

      Le Haut Commissariat des réfugiés de l’ONU (HCR) en Grèce souligne les « retards significatifs » pris par les services grecs de l’asile, avec près de 90 000 demandes en souffrance dans un pays qui compte actuellement 112 300 migrants sur les îles et sur le continent, selon les chiffres de l’organisation. Des retards qui participent aux conditions de vie désastreuses des exilés sur les îles grecques.

      Situation explosive

      La situation est devenue explosive à Lesbos, Samos, Kos, Chios et Leros, sur la mer Égée, où vivent 42 000 demandeurs d’asile pour 6 200 places. « À Lesbos on a des milliers de gens qui vivent hors des structures du camp de Moria, sous les arbres, sous de petites tentes », rapporte Boris Cheshirkov, porte-parole de la section grecque du HCR, joint par RFI. Sur ces îles, les bagarres entre demandeurs d’asile sont en outre fréquentes, et au moins quatre personnes ont perdu la vie ces derniers mois.

      « La première chose à faire est de transférer plusieurs milliers de personnes sur le continent dans de meilleures conditions de vie, parce que si on ne réduit pas sérieusement le nombre de personnes sur les îles, il n’y aura pas de solution. En parallèle, il faut plus de personnel, plus de services, plus d’hygiène et des procédures administratives plus rapides. Dans le même temps, les pays européens peuvent faire beaucoup plus en ouvrant des places de relocalisation. Le HCR a notamment demandé à des États de prendre en charge une partie des enfants seuls. Il y a eu un programme de relocalisation, mais il a pris fin en 2017 », déplore Boris Cheshirkov.

      Face au nombre constant d’arrivées depuis la Turquie voisine, le gouvernement grec de droite a fait voter une loi, entrée en vigueur en janvier, prévoyant des délais brefs pour examiner les demandes d’asile, en vue de renvoyer les demandeurs non éligibles ou déboutés dans leurs pays d’origine ou vers la Turquie.

      Le HCR-Grèce a appelé « les autorités à mettre en place des procédures justes et efficaces pour identifier ceux qui ont besoin d’une protection internationale en respectant les normes et les garanties adéquates ».

      http://www.rfi.fr/fr/europe/20200203-gr%C3%A8ce-lesbos-migrants-manifestent-heurtent-forces-anti-%C3%A9meute

    • Police arrests Greek extremists acting like “raid battalion” in Moria village (UPD)

      Police on the island of Lesvos has arrested seven Greek extremists who were conducting street and house to Greeks and foreign nationals in the village of Moria. All members of the so-called “control squad” or “raid battalion” were wearing helmets and holding bats when they arrested on Thursday night.

      All arrestees are men, police is looking for two more.

      Authorities investigate illegal acts conducted by the extremists both in Moria and the wide area of Mytilini in recent days.

      According to local media stonisi and lesvosnews.net, they are to appear before the prosecutor and face charges for violating gun laws and for setting up a criminal group acting like a “raid battalion.” Later it was reported that they will be charged also for violating “anti-racism laws. Authorities reportedly investigate also whether they were involved in criminal acts in the past, ANT1 reported.

      UPDATE: According to latest information for the island, five of the arrestees are Greeks, one is Bulgarian national and one Albanian, all aged 17-24. The two still sought by the police are a Greek and a foreigner, both minors.

      Seized have been 5 wooden bats and one metal stick as well as full face mask, reports, levsosnews.net.

      Although authorities have been denying the existence of such groups, a exclusive video captured them as they terrorized customers of a bar in downtown Mytilini two days ago. They men wear masks, black jackets and threaten the bar’s customers they “do not like.”

      According to eyewitnesses, these young men were also checking Greeks and foreign nationals passing by the main commercial Ermou street.

      The “squad” has also “raided” a cafeteria on the same street, where students, workers and volunteers of non-governmental organizations involved in the refugee crisis hang out.

      These reports were also confirmed by police, local media stonisi stresses.

      The same group of people, always with masks and bats, had reportedly conducted controls in the village of Moria on Tuesday night.

      They checked in homes and shops for foreign nationals, asylum seekers, volunteers and NGO-workers. According to confirmed reports, they broke the car of an Italian NGO worker with two asylum-seekers on board. Police intervened following locals’ phone calls.

      The atmosphere on the island is tense not only due to the asylum-seekers’ protest beginning of the week but also due to the objection of local authorities and residents to the government plans for closed accommodation centers.

      Far-right extremists try to take advantage of the situation, fake news against refugees, migrants and asylum seekers are spread on daily basis.

      A local group has reportedly also posted on internet calling on “armed violence” against the refugees.

      Police on Lesvos has not been famous for its intervention against far-right extremists.

      The last think the government wants, though, is a spark to provoke unprecedented situations on the island.

      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/02/07/lesvos-moria-extremists-greeks-arrests

    • Greece tightens rules for refugee NGOs

      The parliament in Athens has pushed through a law aimed at restoring order on the Aegean islands. The laws puts restrictions on non-government organizations, which have been accused of inciting migrants to stage violent protests.
      Greek Prime Minister Kyriakos Mitsotakis said on Wednesday that NGOs will no longer be allowed to “operate unchecked” and in future they would be “strictly vetted,” the Greek newspaper, Proto Thema, reports.

      Speaking at a celebration for the centenary of the Hellenic Coast Guard, Mitsotakis said “Most NGOs do a great job. They are helpful in tackling the problem. But we know, we know it, beyond any doubt, that there are some who do not fulfill the role they are claiming. We will not tolerate this anymore.”

      NGOs providing medical, legal and other assistance to migrants on the Greek Aegean islands include Oxfam, the Danish Refugee Council, Doctors of the World, European Lawyers in Lesbos, Terre des Hommes, Refugee Support Aegean, Medecins Sans Frontieres and others.

      The prime minister’s remarks came after the deputy migration minister, Giorgos Koumoutsakos, told Proto Thema Radio that the NGOs had sprung up “like mushrooms after the rain.” "Some behave like bloodsuckers," he said.

      Inciting migrant protests

      Koumoutsakos accused some of the organizations operating on the islands, where tens of thousands of migrants are stranded after arriving from Turkey, of abusing the volatile situation to get money directly from the European Union.

      The deputy migration minister also suggested that some NGOs had incited thousands of migrants on Lesbos to hold a protest, which ended with police firing tear gas to disperse the people occupying the island capital Mytilini.

      The government began transferring refugees from the overcrowded islands to the Greek mainland last year, but an estimated 42,000 people continue to suffer in squalid and unsafe conditions in and around the island camps.

      Last week, the Greek government opened a tender for the construction of a floating barrier off Lesbos aimed at deterring migrants from crossing from the Turkish coast, which is about 10-12 kilometers away.

      https://www.infomigrants.net/en/post/22606/greece-tightens-rules-for-refugee-ngos
      #ONG #associations #NGOs

    • New request for state of emergency on #Lesvos, #Chios, #Samos

      The regional governor of the Northern Aegean, Kostas Moutzouris submitted a new call on Wednesday to declare a state of emergency on three islands, following two days of protest marches by asylum seekers demanding better living conditions and a quicker asylum procedure, and attacks by extremists in Lesvos.

      “The government was wrong to reject our request to declare a state of emergency on Lesvos, Chios and Samos. If the current situation is not an emergency, then what is?” he asked.

      “The government is imposing the creation of new migrant camps that will cost hundreds of millions and which, based on simple arithmetics, will not solve any problem – on the contrary, they will deteriorate it,” he added.

      On Tuesday, a group of about 250 asylum seekers, mostly Afghan residents of Moria, rallied outside the Municipal Theater in the island’s capital Mytilene demanding “freedom” and shouting, “Lesvos people, we are sorry.” The police intervened to prevent protesters from blocking traffic. One woman was injured in a stampede as demonstrators fled the scene to avoid possible arrest.

      On Monday riot police clashed with about 2,000 Afghan asylum seekers who tried to march to Mytilene. Reacting to the incident, residents of the village of Moria Tuesday barged into the Mytilene offices of the General Secretariat for Aegean and Island Policy demanding the closure of Moria, intensified sea patrols, and stricter monitoring of NGOs.

      Despite the tension, the government on Tuesday rejected Moutzouris’ request.

      Meanwhile, a group of about 20 youths wearing helmets and holding clubs attacked regulars at a bar in Mytilene where students and NGO employees were gathered.

      The same group roamed the town of Mytilene after midnight asking locals and foreigners to identify themselves, according to eye witnesses who talked to the police.

      Authorities believe the same individuals were in the village of Moria earlier in the afternoon checking if foreigners, asylum seekers or employees in NGOs lived or worked there.

      The masked group smashed the car of an Italian national who works for an NGO. Two asylum seekers were passengers when the incident happened.

      Police was alerted after the attacks.

      http://www.ekathimerini.com/249223/article/ekathimerini/news/new-request-for-state-of-emergency-on-lesvos-chios-samos
      #état_d'urgence

    • Crisis in Lesbos as more refugees arrive

      Greek island a ‘powder keg ready to explode’ as boat landings lead to tensions with local people.

      Greek authorities are struggling to cope with rising tension on islands where pressure from a new influx of refugees and migrants has reached a critical point.

      Friction is growing between local people and asylum seekers landing in boats from Turkey. Last week the region’s most senior official likened the situation on Lesbos to a “powder keg ready to explode”. Kostas Moutzouris, governor of the north Aegean, said: “It’s crucial that a state of emergency is called.”

      More than 42,000 men, women and children are estimated to be on Lesbos, Samos, Chios, Leros and Kos. Unable to leave because of a containment policy determined by the EU, they are forced to remain on the islands until their asylum requests are processed by a system both understaffed and overstretched.

      Aid groups have repeatedly called for the islands to be evacuated. On Friday an estimated 20,000 refugees were on Lesbos, forced to endure the grim reality of Moria, a camp designed to host 3,000 at most.

      “They are living in squalid, medieval-like conditions … with barely any access to basic services, including clean and hot water, electricity, sanitation and healthcare,” said Sophie McCann, Médecins Sans Frontières’ advocacy officer. “On a daily basis our medical teams are treating the consequential deterioration of health and wellbeing.”

      But she added that the local people had also been given short shrift. “The Lesbos community has been abandoned by its own government for almost five years to deal with the consequences of a failed reception system. Like the refugee community, it is tired.”

      As anti-immigrant sentiment has surged, vigilante groups believed to be infiltrated by supporters of the far-right Golden Dawn party have surfaced. On Friday seven men armed with wooden clubs were arrested in the hilltop village of Moria on suspicion of being members of a gang apparently linked to Golden Dawn.

      “People have seen their properties destroyed, their sheep and goats have been slaughtered, their homes broken into,” said Nikos Trakellis, a community leader. “A few years back, when there were 5,000 on the island, things seemed bad enough. Now there’s a sense that the situation has really got out of hand.”

      NGOs have also been targeted. In recent weeks cars have been vandalised. Foreigners perceived to be helping refugees have spoken of intimidation. Ciaran Carney, a volunteer filmmaker teaching refugees on the island, said: “There was a week when no one [in the NGOs] wanted to leave their flats. It definitely feels like it could explode and that no one knows what will come next.”

      https://www.theguardian.com/world/2020/feb/09/tensions-refugees-and-islanders-crisis-on-lesbos?CMP=Share_AndroidApp_G

    • Non solo Lesbos. L’estrema destra sbarca a #Chios

      «Questo è solo l’inizio». A Chios non fanno che ripeterlo dopo l’incendio della scorsa notte. Doveva essere pirotecnico lo sbarco dei neonazisti sull’isola di Chios e così è stato, la notte del 3 marzo, intorno alle due, qualcuno ha appiccato il fuoco al deposito di Stay Human Odv, la Onlus che da aprile 2018 dà servizi e beni di prima necessità ai profughi del campo di Vial. A fronte di una capienza di 1.500 persone, il campo ne ospita oltre 6mila. Quattordici bagni in tutto, 7 per sesso. Come quasi tutti gli hotspot greci, sta in mezzo a un uliveto in rovina, per 30 km tutt’intorno il nulla. Gli episodi di autolesionismo e di tentato suicidio non mancano, specie tra i minori non accompagnati.

      «Ieri stavamo smistando le scarpe» dice Musli Alievski, il fondatore della Onlus nata nel 2016. È un giovane macedone di origini rom, suo padre, in odore di pulizia etnica, prese la famiglia e scappò in Italia prima della guerra. Dopo la minaccia di Erdogan di «aprire i rubinetti», da circa una settimana sull’isola sono arrivati «quelli di Alba Dorata e i celerini». «Questo era il posto di partenza di tutto, dove portavamo le donazioni, dove prendevamo quello che serviva da portare al centro, sopra c’erano gli appartamenti dei volontari, tutto distrutto». L’incendio è doloso a detta della stessa polizia, che però ora ha altri problemi: gli isolani sono esasperati, la settimana scorsa hanno aggredito i militari che trasportavano i materiali per allestire un altro hotspot, più grande, in vista di un esodo dato ormai per imminente.

      Sporgerete denuncia per l’incendio?

      Per ora no, il clima è teso e vogliamo evitare ritorsioni e vendette sugli isolani che ci aiutano. In più sull’isola sono arrivati squadroni di celerini e di cosiddetti «volontari a difesa delle isole». Hanno già aggredito la polizia.

      Come mai la destra aggredisce la polizia?

      Perché a differenza di Lesbo, qui non ci sono grandi Ong. Non c’è Msf, l’Unhcr non opera direttamente, tutto è amministrato dai militari. E il malcontento degli isolani, eccitati dall’arrivo degli squadroni da fuori, si riversa anche su di loro. Ma non mi sento di incolpare la gente di qui, non è che si sono svegliati all’improvviso neonazisti, sono solo esasperati. Il problema è della politica europea, non della popolazione greca.

      Perché c’è bisogno di voi volontari?

      Tanto per cominciare i migranti non hanno più accesso gratuito alle visite mediche specialistiche. Un bambino iracheno ha scoperto di essere praticamente cieco solo dopo che lo abbiamo fatto visitare da un oculista. I bambini qui hanno tutti i denti neri per carenza di vitamine. Nei centri viene dato cibo precotto scaduto, senza tracciabilità, né lista di ingredienti. La stessa aggressività degli adulti spesso è causata banalmente dall’assenza di vitamine nel loro organismo.

      Avete paura?

      Più che impauriti dall’aggressione della destra, siamo delusi dalla reazione dell’Europa ai ricatti di Erdogan. L’Europa deve agire non perché impaurita o minacciata, ma perché consapevole che chi sbarca a Lampedusa non sbarca in Italia, chi sbarca a Chios non sbarca in Grecia: sbarca in Europa.

      Si parla molto degli scafisti libici, poco di quelli turchi.

      Sono criminali quanto i libici. C’è un disegno chiaro: quelli che scappano dal Medio Oriente prima finiscono nelle mani degli imprenditori turchi del tessile, lavorano nelle fabbriche, anche delle catene di abbigliamento low cost, poi raggiungono il distretto di Çeşme. Lì, chi non ha soldi per la traversata, lascia i familiari in pegno ai trafficanti. Una traversata di 15 minuti in motoscafo costa circa 2mila euro, i ricatti durano anni.

      E dall’Africa i migranti come finiscono nella rete dei trafficanti turchi?

      Gli africani che arrivano in Grecia sono per lo più nigeriani e somali. Quelli che non passano dalla Libia di solito sono quelli con più disponibilità economica. Una volta arrivati in Tunisia, Algeria e Marocco, prendono un visto di 70 euro, poi un volo per Istanbul, si trasferiscono a Çeşme o a Smirne, e da lì partono insieme agli altri che scappano dal Medio Oriente, chi da guerre, chi da persecuzioni. Selezionare i rifugiati, distinguere tra chi ha diritto a migrare e chi no, non può ridursi a una mera questione di leggi.

      Come racimolano il denaro necessario?

      Spesso dietro la traversata di un giovane c’è l’investimento dell’intero villaggio, una sorta di crowdfunding, si investe sul ragazzo più giovane e robusto, sperando che arrivi, trovi lavoro, e mandi soldi con MoneyGram o Western Union. Come nelle corse dei cavalli, si punta su quello che può farcela.

      https://ilmanifesto.it/non-solo-lesbo-lestrema-destra-sbarca-a-chios-e-brucia-le-scorte-per-i-r
      #extrême_droite

  • Notes anthropologiques (XLV)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XLV

    Traité sur l’apparence (I)
    La nature de l’argent

    Nous sommes submergés par l’apparence. Elle fait partie de notre vision du monde. Nous nous heurtons à cette dureté des choses, nous ne les traversons plus. Nous errons dans les villes, nous flânons dans les rues piétonnes bordées de vitrines qui s’élèvent comme des falaises vers un ciel étincelant, nous lambinons dans le centre commercial comme dans un décor de vacances musicales, nous remplissons notre caddie de marchandises pour la semaine à venir, pour notre mort à venir. Étrange vie que cette survie dans un monde qui a perdu toute consistance, où tout n’est plus qu’apparence, une surface de choses vidées de leur substance. L’extériorité se donne à voir, elle est devenue notre décor. Nous sommes devenus extérieurs à nous-mêmes. Ce qui constituait notre substance, notre intériorité, s’est dilué dans l’air du temps, nous sommes devenus des êtres suspendus au-dessus du vide et nous nous accrochons désespérément à tout ce qui pourrait nous ramener sur terre. En vain. Comment décrire ce procès de l’âme, ou de l’esprit, qui nous a conduits à une telle vacance de soi ?

    Pour nous, l’apparence est devenue toute la réalité, elle est la seule réalité. Elle est la réalité qui se dérobe toujours. Le décor du supermarché où nous faisons du lèche-vitrine, le paysage devant lequel s’extasient les touristes, la photographie d’un trou noir prise par des télescopes, et tous ces neutrons qui tournent en ellipse autour de leur noyau sont le résultat d’un même mode d’être, d’un mode d’être unique qui débouche sur une cosmovision qui nous amène à voir la réalité comme apparence. (...)

    #anthropologie #apparence #nature #échange #argent #chasseur #cosmovision #Dumézil

  • Zizi-panpan, fusil de chasse et féminicides

    Je cherche le nombre de permis de port d’armes en france et le sexe ratio des détenteur·ices de tous ces fusil de chasse qui sont à l’origine de nombreux féminicides.

    Il y aurait plus de 15 millions d’armes en circulation en France
    Les filières d’ex-Europe de l’est et des Balkans rendent plutôt simple l’acquisition d’une arme à feu en France, et particulièrement l’achat de kalachnikovs.

    https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/il-y-aurait-plus-de-15-millions-d-armes-en-circulation-en-france-7793150521

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    Et invariablement, la réponse des armuriers est la même : il est totalement impossible d’acheter une arme, à moins de posséder un permis de chasse (1,4 million de titulaires) ou d’être licencié de la Fédération française de tir (160.000 personnes), permettant d’entamer la procédure pour obtenir un port d’armes. Seule possibilité pour le quidam qui n’est ni chasseur ni tireur sportif : les armes de « catégorie D », à savoir les couteaux, les armes à impulsion électrique, les bombes aérosols, les matraques, et les « armes d’épaule à canon lisse tirant un coup par canon », ces dernières étant soumises à enregistrement. Yves Gollety, lui-même armurier à Paris, conteste donc l’idée d’une explosion de l’activité de ces commerces après les attentats : « Pendant quinze jours, on va vendre des bombes lacrymo. Et des munitions aux gens qui ont des autorisations. Mais c’est tout ».

    https://www.lefigaro.fr/conso/2015/11/20/05007-20151120ARTFIG00071-malgre-la-demande-la-plupart-des-particuliers-ne-

    Du coup il faut que je trouve le sexe ratio des 1,4 millions de titulaires d’un permis de chasse et des 160.000 adherents à des clubs de tir.

    Pour la chasse c’est autour de 2% soit - 28000 chasseresses
    Pour le tir c’est entre 10 et 13% selon la fédération - soit environ 16.000
    https://www.fftir.org/images/documents/fftir_plan_de_fe_minisation_2013_2017_.pdf

    ce qui fait environ 44000 femmes armées pour 1.516.000 hommes en France

    sachant ceci une solution serait fournir un permis de port d’arme à chaque femme qui a un homme possesseur d’un permis de port d’arme dans son entourage.
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    #chasse #féminicide #armes_à_feu