• Comment changer le cours de l’#histoire | Eurozine
    https://www.eurozine.com/comment-changer-le-cours-de-lhistoire

    Depuis des siècles, le récit expliquant les origines de l’#inégalité sociale est simple. Pendant la plus grande partie de leur histoire, les hommes vécurent dans des petits groupes égalitaires de #chasseurs-cueilleurs. Puis vint l’#agriculture, accompagnée de la #propriété privée, puis la naissance des #villes signifiant l’émergence de la #civilisation à proprement parler. Si la civilisation eut bien des aspects déplorables (les guerres, les impôts, la bureaucratie, la patriarchie, l’esclavage, etc.), elle rendit également possibles la littérature écrite, la science, la philosophie et la plupart des autres grands accomplissements humains.

    Tout le monde, ou presque, connaît les grandes lignes de cette histoire. Depuis l’époque de Jean-Jacques #Rousseau, au moins, elle a informé notre conception de la forme générale et de la direction de l’histoire humaine. Cela est d’autant plus important que ce #récit définit dans le même temps ce que nous percevons comme nos possibilités #politiques. La plupart d’entre nous considère la civilisation, et donc l’inégalité, comme une triste nécessité. Certains rêvent du retour à un #passé #utopique, de la découverte d’un équivalent industriel au “#communisme primitif” ou même, dans les cas les plus extrêmes, de la destruction complète de la civilisation et du retour à une vie de cueillette. Personne, cependant, ne remet en cause la structure élémentaire de cette histoire.

    Et pourtant, ce récit est fondamentalement problématique.

    Car il n’est pas vrai.

    • Pfiou je viens enfin de finir cet article de vulgarisation de l’actualité des connaissances archéo-anthropologiques (oui ça fait deux semaines que je le lis en plusieurs fois…). Il est vraiment super important, je trouve !

      Le premier pavé dans la mare sur notre liste concerne les origines et l’étendue de l’agriculture. La vision selon laquelle celle-ci a constitué une transition majeure dans les sociétés humaines ne repose plus sur aucun fondement solide. Dans les parties du monde où plantes et animaux furent d’abord domestiqués, il n’y eut en fait aucun “revirement” discernable du Cueilleur du Paléolithique à l’Agriculteur du Néolithique. La “transition” entre une vie reposant essentiellement sur des ressources sauvages à une autre fondée sur la production alimentaire s’étendit spécifiquement sur quelque chose comme trois mille ans. Alors que l’agriculture mit au jour la possibilité de concentrations de la richesse plus inégales, dans la plupart des cas, ceci ne commença que des millénaires après ses débuts. Entre les deux périodes, des individus dans des zones aussi retirées que l’Amazonie et le Croissant fertile du Moyen-Orient s’essayaient à l’agriculture pour voir ce qui leur convenait, une “agriculture ludique” si l’on veut, alternant annuellement entre les modes de production, autant qu’ils allaient et venaient en matière de structures sociales.

      […]

      Selon toute évidence, cela n’a plus aucun sens d’utiliser des expressions comme “la révolution agricole” lorsque l’on traite de processus aussi démesurément longs et complexes. Comme il n’y eut pas d’État semblable à l’Éden, à partir duquel les agriculteurs purent démarrer leur marche vers l’inégalité, il y a encore moins de sens à parler de l’agriculture comme ce qui donna naissance aux rangs et à la propriéte privée. S’il y a une chose à dire, c’est que c’est parmi ces populations – les peuples du “Mésolithique” – qui refusèrent l’agriculture pendant les siècles de réchauffement de l’Holocène précoce, que l’on trouve une stratification s’enracinant progressivement

      […]

      Dans au moins certains cas, comme au Moyen-Orient, les premiers agriculteurs semblent avoir consciemment développé des formes alternatives de communauté, pour accompagner leur mode de vie de plus plus intensif en travail. Ces sociétés néolithiques semblent remarquablement plus égalitaires lorsqu’on les compare à celles de leurs voisins chasseurs-cueilleurs, avec une hausse spectaculaire de l’importance économique et sociale des femmes, clairement reflétée dans leur vie rituelle et leurs arts

      […]

      Ces découvertes récentes montrent combien nos connaissances de la distribution et de l’origine des premières villes sont faibles, et combien aussi ces villes sont beaucoup plus vieilles que les systèmes de gouvernement autoritaire et d’administration par l’écrit que nous supposions jusqu’alors nécessaires à leur fondation. Et dans les centres mieux établis de l’urbanisation – la Mésopotamie, la vallée de l’Indus, le bassin de Mexico – il y a de plus en plus de preuves que les premières villes étaient organisées selon des règles consciemment égalitaires, les conseils municipaux conservant une autonomie significative par rapport au gouvernement central. Dans les deux premiers cas, les villes avec des infrastructures civiques sophistiquées fleurissaient pendant plus d’un demi-millénaire, sans aucune trace de sépultures et monuments royaux, sans grandes armées ou autres moyens de coercition à grande échelle, ni indice d’un contrôle bureaucratique direct sur la vie de la plupart des citoyens.

      […]

      Les cités égalitaires, même les régions confédérées, sont des lieux communs historiques. Ce que ne sont pas les familles et ménages égalitaires. Une fois que le verdict historique sera tombé, nous verrons que la perte la plus douloureuse des libertés humaines commença à petite échelle – au niveau des relations de genre, des groupes d’âge et de la servitude domestique – c’est-à-dire le type de relations où la plus grande intimité s’accompagne simultanément des plus profondes formes de violence structurelle. Si nous voulons vraiment comprendre comment il est devenu un jour acceptable pour les uns de transformer la richesse en pouvoir, et pour les autres de se faire dire que leurs besoins et que leurs vies ne comptaient pas, c’est bien là qu’il faudrait regarder. C’est là aussi, prédisons-nous, que le travail, le plus âpre qui soit, de création d’une société libre, devra se dérouler.

      BAM !!!

      #anthropologie #archéologie #vulgarisation #Histoire #préhistoire #structure_sociale #État #inégalité #David_Graeber #David_Wengrow #Rousseau #chasseurs-cueilleurs #agriculture
      critique de #Jared_Diammond et #Francis_Fukuyama entre autre
      @nicolasm :)


  • Homo domesticus. Une histoire profonde des premiers États

    Ernest London

    https://lavoiedujaguar.net/Homo-domesticus-Une-histoire-profonde-des-premiers-Etats

    À la recherche de l’origine des États antiques, James C. Scott, professeur de science politique et d’anthropologie, bouleverse les grands récits civilisationnels. Contrairement à bien des idées reçues, la domestication des plantes et des animaux n’a pas entraîné la fin du nomadisme ni engendré l’agriculture sédentaire. Et jusqu’il y a environ quatre siècles un tiers du globe était occupé par des chasseurs-cueilleurs tandis que la majorité de la population mondiale vivait « hors d’atteinte des entités étatiques et de leur appareil fiscal ».

    La première domestication, celle du feu, est responsable de la première concentration de population. La construction de niche de biodiversité par le biais d’une horticulture assistée par le feu a permis de relocaliser la faune et la flore désirables à l’intérieur d’un cercle restreint autour des campements. La cuisson des aliments a externalisé une partie du processus de digestion. Entre 8000 et 6000 avant notre ère, Homo sapiens a commencé à planter toute la gamme des céréales et des légumineuses, à domestiquer des chèvres, des moutons, des porcs, des bovins, c’est-à-dire bien avant l’émergence de sociétés étatiques de type agraire. (...)

    #James_C._Scott #histoire #anthropologie #Homo_sapiens #chasseurs-cueilleurs #agriculture #Mésopotamie #esclavage #État #empires_fantômes

    • Contre le blé, contre l’Etat, Joseph Confavreux

      L’anthropologue anarchiste James C. Scott publie un ouvrage détonnant qui, à l’appui des récentes découvertes de l’archéologie, remet en cause le grand récit civilisationnel fondé sur l’agriculture céréalière, la sédentarité et l’État.

      James C. Scott est éleveur de moutons et dit se sentir « personnellement offensé chaque fois qu’on cite les moutons comme synonyme de comportement conformiste de masse, de pusillanimité et d’absence d’individualité », alors que cela fait 8 000 ans que l’homme a sélectionné les moutons précisément pour les domestiquer et les rendre toujours plus dociles.

      James C. Scott est aussi un des anthropologues les plus singuliers du monde, auteur d’un travail au long cours sur les comportements infrapolitiques (Petit éloge de l’anarchisme), les logiques du pouvoir de l’État moderne (Seeing like a State) ou les peuples sans État, notamment ceux d’Asie du Sud (Zomia ou l’art de ne pas être gouverné).

      homo-domesticusSon dernier livre, que viennent de traduire les éditions La Découverte, s’intitule Homo Domestiscus. Une histoire profonde des premiers États, et combine ce qu’il a pu personnellement observer en matière de domestication des animaux ou des hommes avec des décennies de travail sur les rapports entre les marges et les centres, les nomades et les États, les gouvernés et les gouvernants, les prétendus barbares et les soi-disant civilisés.
      Il se nourrit, aussi et surtout, des récentes avancées de l’archéologie qui, grâce notamment à de nouvelles techniques de recherche, viennent de plus en plus souvent bousculer les savoirs solidifiés dans les livres scolaires et appris par des générations d’écoliers. La récente et impressionnante Histoire des civilisations, sous-titrée Comment l’archéologie bouleverse nos connaissances, également publiée par les éditions La Découverte et codirigée par l’archéologue Jean-Paul Demoule, s’inscrivait aussi dans ce moment singulier où l’archéologie change notre regard sur le passé, et peut-être ainsi sur le présent.

      Homo domesticus assume d’être une synthèse, voire parfois une forme de braconnage sur des territoires qui ne sont pas ceux de l’anthropologue. Scott définit d’ailleurs lui-même son ouvrage comme le « rapport d’exploration d’un intrus ». Mais son sens du récit et son érudition tout-terrain rendent sa thèse principale très convaincante, tout en permettant au lecteur d’apprendre, au passage, pourquoi les chimpanzés ont un intestin trois fois plus grand que le nôtre, quel est le métabolisme du blé sauvage ou comment lire l’épopée de Gilgamesh…

      Cette thèse consiste à démonter le grand récit civilisationnel de la révolution néolithique et de l’essor de l’humanité, selon lequel « l’agriculture venait se substituer au monde barbare, sauvage, primitif, brutal et sans loi des chasseurs-cueilleurs et des nomades ». Pour l’anthropologue, même si l’on a longtemps supposé que « l’agriculture avait été un grand pas en avant pour l’humanité en termes de bien-être, de nutrition et de temps libre », initialement, « c’est plutôt le contraire qui est vrai ».

      L’hypothèse implicite que la récolte d’une culture plantée serait plus fiable que le rendement des espèces sauvages serait ainsi fausse, « dans la mesure où les espèces sauvages, par définition, ne sont présentes que sur des sites où elles peuvent prospérer ». Celles et ceux qui voient dans l’agriculture sédentaire un pas majeur dans l’avancée de la civilisation négligent en plus les « risques de crise de subsistance impliqués par un mode de vie sédentaire et par la nécessité concomitante de planter, de soigner et de protéger des espèces cultivées ».

      Les avancées récentes de l’archéologie révèlent que les chasseurs-cueilleurs n’avaient rien « de ces populations désemparées, mal nourries, toujours au bord de la famine, qu’imagine l’ethnologie populaire ». Et permettent de mieux comprendre que la « sécurité alimentaire des chasseurs-cueilleurs reposait précisément sur la mobilité et sur la diversité des ressources auxquelles ils avaient accès ».

      À partir du moment où l’on remet en question l’hypothèse fondamentale de la supériorité et de la plus grande attractivité de l’agriculture sédentaire par rapport à toutes les formes de subsistance antérieures, il devient clair, pour le chercheur, « que ladite hypothèse repose elle-même sur un présupposé plus profond et plus enraciné qui n’est, lui, pratiquement jamais remis en cause : à savoir que l’existence sédentaire serait elle-même supérieure et plus attrayante que les formes de subsistance fondées sur la mobilité ».

      51bn3kwdvel-sx329-bo1-204-203-200Dans ce livre, dont le titre original est Against the Grain : A Deep History of the Earliest States, Scott avance donc l’hypothèse du lien étroit entre les céréales et la constitution d’États jugés coercitifs par l’anarchiste qu’il est depuis des décennies. Pour lui, « seules les céréales sont vraiment adaptées à la concentration de la production, au prélèvement fiscal, à l’appropriation, aux registres cadastraux, au stockage et au rationnement ». Ce qui explique pourquoi l’économie de tous les États antiques reposait sur les céréales et pourquoi « l’histoire n’a pas gardé trace de l’existence d’États du manioc, du sagou, de l’igname, du taro, du plantain, de l’arbre à pain ou de la patate douce ».
      Il s’ensuit pour Scott que « l’émergence de l’État ne devient possible que lorsqu’il n’existe guère d’autres options qu’un régime alimentaire dominé par les céréales domestiquées ». La « clé du lien » entre l’État et les céréales serait donc le fait que « seules ces dernières peuvent servir de base à l’impôt, de par leur visibilité, leur divisibilité, leur “évaluabilité”, leur “stockabilité”, leur transportabilité. »

      « Myopie historique »

      À partir de là, James C. Scott juge donc qu’on surestime très largement la révolution néolithique qui « a entraîné un appauvrissement de la sensibilité et du savoir pratique de notre espèce face au monde naturel, un appauvrissement de son régime alimentaire, une contraction de son espace vital et aussi, sans doute, de la richesse de son existence rituelle ».

      arton2238-a8443Une surévaluation intimement liée à la manière dont les progrès de la civilisation ont été « codifiés par les premiers grands royaumes agraires ». Comme dans Zomia, l’anthropologue juge nécessaire de se départir de la « téléologie de l’État » et d’une « histoire stato-centrée ». Une histoire « impartiale » supposerait, selon lui, qu’on accorde à l’État « un rôle beaucoup plus modeste que celui qu’on lui attribue normalement », même s’il n’est pas étonnant que l’État ait fini par dominer les grands récits archéologiques et historiques.
      En effet, outre l’hégémonie de la forme État dans le monde actuel, « la majeure partie des recherches archéologiques et historiques dans le monde sont parrainées par l’État, ce qui en fait souvent une sorte d’autoportrait narcissique », écrit Scott, en notant qu’on a toujours privilégié l’excavation des grandes ruines historiques sur des indices plus faibles d’installation humaine, que les dernières techniques archéologiques permettent de mieux repérer.

      De plus, les « documents écrits sont invariablement produits par et pour l’État ». Même si bon nombre de peuples nomades connaissaient l’écriture, « ils écrivaient généralement sur des matériaux périssables (écorce, feuille, bambou, roseau) et pour des raisons étrangères aux préoccupations d’un État (comme mémoriser des sortilèges ou des poèmes d’amour) ».

      Décentrer ainsi l’Histoire pour éclairer les zones oubliées par les récits officiels permet notamment de montrer que l’émergence de l’État apparaît en réalité très longtemps après la naissance de l’agriculture sédentaire et ne lui est pas liée, même si cette forme d’organisation sociale demeure, en général, réticente aux zones humides, désertiques ou montagneuses.

      Scott rappelle à ce sujet que les premiers établissements sédentaires de l’histoire de l’humanité sont apparus dans des zones humides, dont le rôle a été largement sous-estimé, pour au moins trois raisons. D’abord en raison de « l’association presque irrésistible entre l’idée de civilisation et les principales céréales : blé, orge, riz et maïs ». Ensuite, parce qu’il s’agissait de cultures largement orales n’ayant laissé derrière elles aucun témoignage écrit. Enfin, parce que cette myopie historique vis-à-vis des sociétés des zones humides pourrait être liée à leur « incompatibilité écologique avec la centralisation administrative et le contrôle par le haut. Ces sociétés reposaient en effet sur ce qu’on appelle aujourd’hui des biens collectifs ou des communs – plantes, animaux et espèces aquatiques sauvages auxquelles toute la communauté avait accès. Il n’existait aucune ressource dominante unique susceptible d’être monopolisée ou contrôlée et encore moins taxée par un centre politique ».

      Décentrer l’histoire permet aussi de comprendre que les premiers États étaient, en réalité, non seulement très fragiles, mais éphémères et réversibles. « Dans la plupart des cas, les périodes d’interrègne, de fragmentation et de décadence étaient plus fréquentes que les phases de domination efficace et stable. » En outre, explique Scott, « dans une grande partie du monde, l’État, même lorsqu’il était robuste, n’était qu’une institution saisonnière. Récemment encore, en Asie du Sud-Est, pendant les averses annuelles de la mousson, il n’était guère capable de projeter sa puissance au-delà des murs du palais royal ».

      Pour l’anthropologue, il a existé plusieurs lignes de faille, « sous-produits de l’émergence de l’État lui-même », liées aux conséquences épidémiologiques de la concentration sans précédent des espaces cultivés, des humains et du bétail, ainsi que des parasites et agents pathogènes, liées également aux effets écologiques plus insidieux de l’urbanisme ou encore aux répercussions d’une agriculture reposant sur l’irrigation intensive et entraînant une déforestation et une salinisation des sols.

      Rompre ainsi l’hypnose provoquée par les récits « narrant la fondation d’une dynastie ou exaltant sa période classique, alors que les périodes de désintégration et de désordre ne laissent que peu ou pas de trace », permet notamment de saisir les nombreux « mouvements de fuite des territoires contrôlés par les premiers États en direction de leur périphérie ». Mouvements dont les traces, « dans la mesure où ils contredisent le récit qui met en scène l’État en tant que porteur de civilisation et bienfaiteur de ses sujets », sont « confinées dans d’obscurs documents juridiques ».

      La Grande Muraille sur le site de Mutianyu
      La Grande Muraille sur le site de Mutianyu
      Le lecteur apprend ainsi que la Grande Muraille de Chine servait tout autant à retenir les paysans Han et les contribuables qu’à faire obstacle aux incursions barbares. Ce fait que les premiers États n’aient pas réussi à retenir leur population est, pour Scott, le signe que « c’est seulement par le biais de diverses formes de servitude que les premiers États ont réussi à capturer et à fixer une bonne partie de leurs populations ».
      « Homo sapiens n’a-t-il pas lui-même été domestiqué ? »

      La mise en cause du récit traditionnel de la civilisation par James Scott n’est pas seulement, pour lui, un moyen de rendre justice à un passé moins linéaire que la vision que nous en avons d’habitude. Elle est aussi une façon de repenser le présent, et notamment le fait que nous acceptons comme quelque chose d’inévitable, voire de normal, de vivre dans des États inégalitaires et dont les premières fondations reposent sur la coercition et l’exploitation de leurs populations.

      41wndayie2l-sx303-bo1-204-203-200L’anthropologue réexamine ainsi « la conception de l’État chère à des théoriciens du contrat social tels que Hobbes et Locke, celle d’un pôle d’attraction irrésistible reposant sur la paix civile, l’ordre social et la sécurité personnelle ». Alors que, pour lui, la « formation des premiers États est pour une bonne part une entreprise coercitive », appuyée sur l’usage « extensif d’une main-d’œuvre servile » : prisonniers de guerre, semi-servage, esclaves, même si celui-ci était présent dans nombre de sociétés pré-étatiques.
      James C. Scott tient à réhabiliter des modes de vie classés comme « barbares » simplement parce qu’il refusaient les rets de l’État, et en particulier l’impôt, que le chercheur n’hésite pas à qualifier de « fléau » pour les populations intégrées aux premiers États, en évoquant les collectes en nature prélevées par l’État sous forme de céréales, de main-d’œuvre et de conscription.

      Il fait ainsi voler en éclats la ligne de démarcation censée passer entre les mondes dits barbares et les mondes prétendument civilisés, c’est-à-dire étatisés, notamment parce que les populations assujetties à l’État et les peuples sans État étaient en réalité des partenaires commerciaux naturels et fréquents, dont le négoce des peaux de castor des Amérindiens a été l’un des plus emblématiques. « Une telle symbiose engendrait une hybridité culturelle beaucoup plus intense que ce que la typique dichotomie “barbare-civilisé” pourrait laisser croire », écrit Scott.

      Pour lui, les « barbares » doivent davantage être compris comme les « jumeaux cachés de la civilisation », comme l’atteste notamment le fait qu’il est arrivé que ces derniers conquièrent l’État, comme ce fut le cas deux fois dans l’histoire de la Chine, avec la dynastie mongole des Yuan et la dynastie mandchoue des Qing, ainsi que dans celui d’Osman, le fondateur de l’Empire ottoman. Pour Scott, l’existence dite barbare a donc « été souvent plus facile, plus libre et plus saine que celle des membres des sociétés civilisées – du moins de ceux qui ne faisaient pas partie de l’élite ».

      À lire l’anthropologue, on peut même aller jusqu’à désigner « la longue période historique qui vit se côtoyer des États agraires relativement faibles et de nombreux peuples sans État, généralement équestres », comme un « âge d’or » des barbares, comparable à un moment où « le mouvement d’enclosure politique représenté par l’État-nation n’existait pas encore ». Pour lui, ces « barbares » étaient « presque à tous égards plus libres que les petits fermiers anglais de la fin du Moyen Âge et du début de l’ère moderne, dont on a tant vanté l’indépendance ».

      Ce détour par la proto-histoire est aussi, pour Scott, un moyen de réfléchir à la notion de domestication, et à la façon dont elle résonne aujourd’hui. Il rappelle en effet que le terme domestiquer est normalement considéré comme un verbe actif impliquant un complément d’objet direct. Mais, interroge-t-il, Homo sapiens n’a-t-il « pas lui-même été domestiqué, attelé au cycle interminable du labourage, du plantage, du désherbage, de la récolte, du battage, du broyage » ? Pour Scott, l’homme est quasiment devenu esclave des céréales, et a été domestiqué par son confinement, une plus forte densité démographique et de nouveaux modèles d’activité physique et d’organisation sociale…

      Ce qui interroge quand on sait que, par rapport à leurs ancêtres sauvages, les moutons ont connu une réduction de 24 % de la taille de leur cerveau au cours des 10 000 ans d’histoire de leur domestication ou que les furets ont des cerveaux 30 % plus petits que ceux des putois… « La réduction de la taille du cerveau et ses conséquences possibles semblent décisives pour rendre compte de la docilité des animaux domestiques en général », écrit James Scott, en se plaisant sans doute à imaginer ce que serait le cerveau d’un homme sauvage, en liberté et sans État.

      LIRE AUSSI
      De l’importance de traverser hors des clous
      PAR JOSEPH CONFAVREUX
      Cette plongée dans la profondeur de l’histoire est, enfin, un moyen pour Scott de reprendre à nouveaux frais une notion à la mode, qui a pu être féconde pour alerter sur notre destinée civilisationnelle, mais s’avère également sidérante, voire paralysante : celle d’effondrement. Pour Scott, « dans son usage non réfléchi, la notion d’effondrement désigne une tragédie civilisationnelle affectant un grand royaume antique et ses réalisations culturelles ». Elle pourrait pourtant signifier « simplement un retour à la fragmentation de leurs parties constitutives, quitte à ce qu’elles se fédèrent de nouveau ultérieurement ».
      À lire l’anthropologue, une bonne partie de ce qui, dans l’histoire, est passé pour un effondrement n’était en réalité qu’une désagrégation au sens propre du terme : la réduction d’entités politiques de grande taille mais fragiles, à leurs composantes plus modestes et souvent plus stables, mais aussi souvent plus justes politiquement et socialement.

      Scott va jusqu’à effectuer alors un curieux, mais osé, « plaidoyer pour l’effondrement », en faisant l’hypothèse que ce qu’on désigne encore comme des siècles obscurs, des périodes intermédiaires ou des âges sombres a « en fait suscité un net gain de liberté pour de nombreux sujets des États antiques et une amélioration général du bien-être humain ». Une histoire à méditer pour les collapsologues ou les déclinistes contemporains…

    • Super compte rendu. C’est vrai que l’observation des peuples sans États (aujourd’hui administrés avec d’autant plus de violence) laisse entrevoir tous les autres possibles. Clastres et Sahlins l’ont montré il y a plus de quarante ans. Mais la cuisine des peuples de la forêt ne fait pas rêver, les ingrédients sont variés mais leur agencement inexistant.

    • Je connais mal cette littérature, mais je suppose que ces théories ont été confrontées et confirmées par les récits qu’on a des sociétés de #chasseurs-cueilleurs plus récentes, comme par exemple les sociétés #autochtones nord-américaines ? On a des témoignages du 17ème siècle de colons européens, par exemple :

      Un Français au « Royaume des bestes sauvages »
      #Paul_Lejeune, Lux, le 8 janvier 2009
      https://www.luxediteur.com/catalogue/un-francais-au-royaume-bestes-sauvages

      #Canada #Lux @lux_editeur


  • Les eaux glacées du calcul égoïste — Les #chasseurs vont absorber l’Agence française pour la biodiversité et les Agences de l’#eau
    http://www.eauxglacees.com/Les-chasseurs-vont-absorber-l

    Demain ce sont donc les chasseurs qui auront notamment la haute main sur les polices de l’#environnement

    Et disposeront bien sur des finances des Agences de l’eau, puisque toute l’opération initiée depuis des années par la bande à biodiv et climat (refaite à l’arrivée comme des bleus par les chasseurs, un comble !), comme nous l’avons déjà longuement évoqué, ne vise qu’à s’approprier la manne financière constituée par les deux milliards d’euros prélevés chaque année par les Agences sur la facture d’eau de l’usager domestique du service public de l’eau et de l’assainissement.

    Ce coup de force sans précédent s’inscrit dans le contexte délétère qui vient de voir, sans que cela ne dérange personne, le même gouvernement enterrer la Directive cadre européenne sur l’eau.

    #braquage #milice


  • Lettre ouverte de Mélanie Lavy Guedon
    (malheureusement publiée sur FB →
    https://www.facebook.com/melanie.l.guedon/posts/10157855337525558)

    Monsieur le Président de la République, Monsieur le président de la fédération nationale des #chasseurs, Messieurs les présidents des fédérations départementales, Mesdames et Messieurs les chasseurs.

    Il y a 3 ans le 5 décembre 2015, mon mari est #mort d’une balle en pleine tête, tué par un chasseur dans les hauteurs d’Annecy alors que nous courrions tous les 2 sur des sentiers balisés. Il était le papa de 2 petites filles, de nos 2 petites filles…
    Nous aimions la #nature, nous aimions le sport, nous aimions notre liberté. Ce jour-là un jeune chasseur, aveuglé par sa passion de la #chasse, a tiré sans prendre le temps d’identifier sa cible ( mon mari mesurait 1,83 m et nous étions à 30 cm l’un de l’autre), a enfreint toutes les règles de #sécurité et a tué mon mari.

    Depuis notre accident, certaines mesures de sécurité complémentaires ont été prises. Il n’y a d’ailleurs qu’en Haute Savoie que cela a été fait, les autres fédérations de chasse n’ayant pas voulu en entendre parler, cela était certainement trop contraignant…
    Mais force est de constater que ces mesures sont loin d’être suffisantes et samedi, de nouveau en Haute Savoie, c’est un VTTiste de 34 ans qui est mort tué, lui également par un jeune chasseur. Il semble également qu’un Vttiste soit assez identifiable, avec son vélo... Lui aussi aimait la nature, lui aussi était heureux certainement ce jour-là de pratiquer son sport mais il est mort tué par un chasseur qui pratiquait lui aussi son loisir… !!
    La différence c’est que nous pratiquons, nous, marcheurs, promeneurs, coureurs, VTTistes, ramasseurs de champignons, des loisirs qui ne mettent pas la vie d’autrui en danger. Les chasseurs si !

    Et Monsieur le président, vous décidez début septembre de rendre le permis de chasse encore plus accessible en divisant son prix par 2, sans aucune contrepartie au niveau de notre sécurité et de notre liberté.

    Partageons la nature, c’est cela le message des fédérations ? Comment cela est possible quand n’importe qui peut passer et obtenir son permis de chasse, sans encadrement, sans tutorat, sans zone clairement délimitée, sans jour et heures délimités le week-end, sans contrôle, sans sanction ? C’est une activité qui doit être pratiquée par des personnes qui sont en mesure de pratiquer ces activités avec des règles strictes et un encadrement strict.

    La pratique aujourd’hui des sports Outdoor, des activités en plein air, le mode de vie des gens vivant à la campagne, à la montagne a évolué. N’est-il alors pas nécessaire de faire évoluer également cette pratique qui aujourd’hui tue entre 20 et 30 personnes par an.
    Où vivons-nous ? Où se trouve le respect de notre liberté ?
    Combien de morts faudra-t-il pour que vous décidiez de mettre des vraies mesures en place ?

    Monsieur le Président, Monsieur le président de la fédération nationale des chasseurs, Messieurs les présidents des fédérations départementales, Mesdames et Messieurs les chasseurs, je vous pose la question, prenez quelques minutes pour y réfléchir.

    • "Hier soir à 21h un chasseur frappe à ma porte (j’habite un petit village). J’ouvre, il me menace en criant « Tire-toi du village si t’aimes pas la chasse ! On va te faire dégager ! Ma venue ce soir, c’est que le début ! ». " (C’est, hélas, également un témoignage sur FB)

      #bourrins


  • #Renard_roux - Urgence mobilisation générale

    Les services de l’État, sur pression des #chasseurs du département de #Meurthe_et_Moselle, proposent une nouvelle #consultation_publique sur l’autorisation du tir de nuit du renard pour la période du 1° octobre au 31 décembre 2018.
    En plus d’être chassé, piégé et déterré toute l’année, même en période d’élevage des jeunes, le renard roux pourrait donc être traqué la nuit en Meurthe-et-Moselle.

    La fédération FLORE 54 milite aux cotés du Collectif Renard Grand-Est pour que soient enfin pris en compte les nombreux éléments scientifiques en faveur de cette espèce.
    Au printemps 2018, les services de l’État avaient renoncé à ce massacre nocturne des renards suite à une forte participation citoyenne.
    Même si la préfecture et les chasseurs remettent cela en pleine période de vacances et de rentrée, nous comptons sur vous toutes et tous pour cette nouvelle mobilisation générale.

    Pour s’opposer à ce projet, chaque citoyen doit apporter sa contribution, par mail, au plus tard le 11 septembre 2018 à :

    ddt-afc-fc@meurthe-et-moselle.gouv.fr

    http://www.meurthe-et-moselle.gouv.fr/Politiques-publiques/Enquetes-et-consultations-publiques/Consultations-publiques/Liste-des-consultations-publiques-en-cours

    Fédération FLORE 54 Plus d’infos sur : http://www.renard-roux.fr

    Mail : rrflore54@wanadoo.fr Site Internet : www.flore54.org

    N’hésitez à diffuser dans vos réseaux, à devenir ambassadeur de cette cause, à apporter votre contribution, à imprimer le document joint pour sa diffusion

    ... et à rejoindre et soutenir l’action de FLORE 54 - D’avance merci pour GOUPIL !


  • L’histoire secrète du radar offert par Xavier Bertrand aux chasseurs Lucile Leclair (avec Yves Adaken) - 31 août 2018 - Médiacités
    https://www.mediacites.fr/lille/enquete-lille/2018/08/31/lhistoire-secrete-du-radar-offert-par-xavier-bertrand-aux-chasseurs

    Les chasseurs de Hauts de France disposent depuis quelques mois d’un radar d’observation des oiseaux financé en grande partie par le Conseil régional, malgré les objections des services techniques et les doutes sur l’objectif recherché. Mediacités dévoile les dessous d’un cadeau très politique.

    Le jour de l’inauguration du radar ornithologique de la fédération régionale des chasseurs des Hauts-de-France, le 12 avril dernier, Willy Schraen est tout sourire. Le grand chef des chasseurs français, triple président à l’échelon départemental, régional et national, tient là son symbole « d’une science au service d’une chasse durable ». Il a réuni des adhérents et des élus locaux, en tout une centaine de personnes, autour d’un invité d’honneur, Xavier Bertrand. Le président de la Région Hauts-de-France, financeur principal du radar, n’aurait manqué le déplacement pour rien au monde. En costume-baskets et sans cravate, il est venu en ami de la confrérie des fusils. « Cet outil est la preuve de l’apport des chasseurs à la connaissance de la biodiversité », approuve-t-il.

    Inauguration d’un radar en Baie de Canche de la fédération régionale de chasse qui mesurera les flux et trajets migratoires des oiseaux. Cet outil est la preuve de l’apport des chasseurs à la connaissance de la #biodiversité !
    Oui, la #chasse fait partie de notre patrimoine ! pic.twitter.com/ceAWyGxFiP
    Xavier Bertrand (@xavierbertrand) 12 avril 2018

    Peut-être (nous reviendrons sur cette affirmation ci-après)… mais pas seulement. Le radar est surtout la manifestation concrète d’une alliance politique qui a vu Xavier Bertrand faire entrer plusieurs responsables de fédérations de chasseurs au sein de l’assemblée régionale afin de leur confier la politique de l’environnement. « Restez comme vous êtes, avec votre fraîcheur, avec parfois aussi vos maladresses », a encore encouragé le président de la Région. Les chasseurs sont en effet désormais au pouvoir, et ils ne se privent pas de le faire savoir.. . . notamment aux associations anti chasse.

    Le reste de l’article payant, mais le début est explicatif

    #chasse #chasseurs xavier_bertrand #Hauts_de_France #Oiseaux conseil_régional #radar #biodiversité #fusils #patrimoine #Baie_de_la_Canche




  • Les villes font abattre quantité de corbeaux
    https://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2018/06/16/les-villes-font-abattre-quantite-de-corbeaux_5316197_1652692.html

    S’installer en #ville n’est visiblement pas un choix judicieux pour les #corvidés. Certaines communes, dans la perspective d’éradiquer les #corbeaux et #corneilles installés à proximité des habitations, sollicitent des chasseurs afin qu’ils abattent les volatiles lors de séances de tirs organisées. Le phénomène est de plus en plus répandu, selon la présidente de l’association de protection des corvidés Les Amis de Lazare (Ladel), Véronique Bialoskorski, qui estime à plusieurs centaines le nombre de villes ayant recours à ces méthodes.

    Le motif évoqué pour justifier ces opérations est souvent le même : les #nuisances_sonores. Au printemps, lors de la période de nidification, les corbeaux sont en effet particulièrement bruyants – les petits, surtout, qui s’égosillent pour recevoir la becquée – et des habitants se plaignent d’être importunés auprès des représentants locaux.

    #abattage #paywall

    • S’installer en ville n’est visiblement pas un choix judicieux pour les corvidés. Certaines communes, dans la perspective d’éradiquer les corbeaux et corneilles installés à proximité des habitations, sollicitent des chasseurs afin qu’ils abattent les volatiles lors de séances de tirs organisées. Le phénomène est de plus en plus répandu, selon la présidente de l’association de protection des corvidés Les Amis de Lazare (Ladel), Véronique Bialoskorski, qui estime à plusieurs centaines le nombre de villes ayant recours à ces méthodes.

      Le motif évoqué pour justifier ces opérations est souvent le même : les nuisances sonores. Au printemps, lors de la période de nidification, les corbeaux sont en effet particulièrement bruyants – les petits, surtout, qui s’égosillent pour recevoir la becquée – et des habitants se plaignent d’être importunés auprès des représentants locaux.

      Si la gêne occasionnée est une réalité, l’abattage massif est une solution « beaucoup trop radicale », estime Madline Reynaud, directrice de l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas). Un avis que partage Véronique Bialoskorski, scandalisée par la « cruauté » de ces destructions : « Le tir dans les nids est interdit, mais les oiseaux volent autour pour défendre leurs petits… alors on massacre les parents et on laisse les oisillons crever ! »

      Le recours aux armes est néanmoins légal : il est permis par le fait que ces volatiles sont classés parmi les « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts », dites « nuisibles ». C’est le cas dans 84 départements pour la corneille noire et 58 pour le corbeau freux. Ainsi, ils peuvent faire l’objet de tirs en dehors des périodes de chasse – une simple autorisation préfectorale suffit. L’Aspas engage chaque année des actions juridiques pour que soient suspendues ces destructions, faisant valoir l’existence de « méthodes plus douces » consistant à « rendre les sites moins accueillants ».

      Plus de 600 000 corbeaux abattus

      Si le phénomène semble s’intensifier, c’est notamment parce que les corbeaux fuient les campagnes sous l’effet d’une forte pression de la chasse, dénonce la présidente de Ladel. Ils sont en effet nombreux à y succomber : selon la dernière enquête de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), plus de 600 000 corbeaux et corneilles ont été abattus rien que sur la saison de chasse 2013-2014.

      Mais il y a aussi qu’ils « profitent des déchets liés à l’activité humaine », tempère Jean-Pierre Arnauduc, directeur technique de la Fédération nationale des chasseurs (FNC). A ses yeux, l’enjeu des tirs de corvidés dans les communes n’est pas de « faire un massacre », mais simplement « de leur faire sentir qu’ils doivent déménager ». Il estime en outre que si les chasseurs participent à ces séances, c’est essentiellement par « solidarité » entre citoyens, pour « rendre service ».

      Reste que le manque d’efficacité de cette méthode est dénoncé par les associations de protection des animaux ainsi que par certaines communes, déçues des résultats. « Je pense qu’il y avait un fort effet psychologique, car les gens voyaient qu’on agissait, se souvient Anne Schooneman, responsable du pôle citoyenneté à Bar-le-Duc (Meuse). Mais malgré les quelque 500 corbeaux tués chaque année dans la commune, ils revenaient chaque année ». Cela fait maintenant deux ans que la ville a fait une croix sur le principe de l’abattage. Avec l’aide des associations, elle mise désormais sur une diminution de l’attractivité des « dortoirs » en enlevant les nids en début d’année ou en effrayant les indésirables avec des fusées sonores.

      Le recours aux chasseurs est presque gratuit

      Si ces nouvelles méthodes requièrent du temps et de l’organisation, elles sont plus respectueuses de l’environnement et davantage compatibles avec une politique de développement durable, estime Anne Schooneman. D’autant que les premiers résultats sont prometteurs : le nombre de nids reconstruits cette année est en baisse sur les deux sites cibles de Bar-le-Duc.

      Le coût peut néanmoins constituer un frein : là où les frais liés à ces alternatives s’élèvent à plusieurs milliers d’euros par an, le recours aux chasseurs est pour sa part gratuit – seules les cartouches sont parfois prises en charge, soit quelques centaines d’euros. Mais « le frein financier ne doit pas prendre le pas sur la moralité, l’éthique et le respect de la vie », tranche Madline Reynaud, de l’association Aspas.

      Pour autant, sur le terrain, c’est surtout le regard des gens sur « ces animaux que l’on appelle les mal-aimés » qu’il faut changer, souligne-t-elle, pointant l’importance des actions de sensibilisation. « Certaines personnes peuvent avoir des a priori sur ces oiseaux, car ils leur font peur, constate-t-elle. Mais il suffit juste de les connaître et de comprendre leur comportement pour trouver un terrain d’entente et cohabiter de manière pacifique. »

    • Le recours aux #chasseurs est presque gratuit

      Ca coute seulement quelques cubis de rouge.
      Pour lutter contre le bruit de poussins on utilise des sonos énormes ou des pan-dans-l’oeil. Notre espèce est largement la plus bruyante de toutes et elle dégomme celles qui l’empêchent de faire la grasse matiné. La ville pourrait offrir du double vitrage ca aurais un effet sur la dépense d’energe pour le chauffage. Si les corbeaux et corneilles sont attirés par nos dechets on devrait les remercier de faire le nettoyage plutot que les massacrés par paquets de 600.000.


  • Les agriculteurs néolithiques ont coexisté avec les chasseurs-cueilleurs pendant des siècles après s’être répandus à travers l’Europe, (l’étude porte sur une période allant 6000 à 2200 avant JC).

    Étude publiée par Nature : https://www.nature.com/articles/nature24476 dont le résumé est disponible sur le de l’institut Max Planck.

    De nouvelles recherches répondent à une question longuement débattue parmi les anthropologues, les archéologues et les généticiens : lorsque les agriculteurs sont arrivés en Europe, comment ont-ils réagi avec les groupes de chasseurs-cueilleurs existants ? Des études antérieures ont suggéré que ces premiers agriculteurs du Proche-Orient ont largement remplacé les chasseurs-cueilleurs européens préexistants. Les paysans ont-ils éliminé les chasseurs-cueilleurs, par la guerre ou la maladie, peu après leur arrivée ? Ou les ont-ils lentement surpassés au fil du temps ? L’étude actuelle, publiée aujourd’hui dans Nature, suggère que ces groupes ont probablement coexisté côte à côte pendant un certain temps après que les premiers agriculteurs se soient répandus à travers l’Europe. Les populations agricoles ont ensuite lentement intégré les chasseurs-cueilleurs locaux, montrant ainsi une plus grande assimilation des chasseurs-cueilleurs dans les populations agricoles au fil du temps.
    http://www.shh.mpg.de/665255/parallel-palaeogenomic-transects


    The Copper Age skull of Vörs (Hungary) with a copper diadem.
    Photographed by Tibor Kádas ; published by Mária Bondár.

    #Préhistoire #chasseurs-cueilleurs #agriculteurs
    #Europe #6000_-_2200_avant_JC


  • L’histoire de la population nord-européenne révélée par les anciens génomes.
    Max Planck Institute for the Science of Human History.

    Pour cette étude, l’équipe de recherche, composée de scientifiques de Lituanie, Lettonie, Estonie, Russie et Suède, a rassemblé des données génomiques de 38 anciens Européens du Nord, de chasseurs-cueilleurs nomades du Mésolithique (il y a environ 12 000 à 7 000 ans), d’agriculteurs néolithiques dans le sud de la Suède (il y a environ 6 000 à 5 300 ans) jusqu’aux métallurgistes de l’âge du bronze tardif dans la Baltique orientale (environ 1300 à 500 avant notre ère).

    Il en ressort deux points :

    – il y a eu deux routes de colonisation de la Scandinavie
    – l’agriculture et l’élevage ont été importés par de nouveaux arrivants

    Northern European population history revealed by ancient human genomes | Max Planck Institute for the Science of Human History
    http://www.shh.mpg.de/803153/northern-european-population-history

    #Préhistoire #peuplement #Mésolithique #Néolithique #âge_du_bronze #Max_Planck_Institut #Europe #14000-2500BP


  • Oise : des chasseurs vigilants épaulent la gendarmerie
    https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/armee-et-securite/oise-des-chasseurs-vigilants-epaulent-la-gendarmerie_2555297.html

    Ce sont des hommes de terrain, habitués à parcourir des vastes zones rurales et à explorer les forêts et les sous-bois. Dans l’Oise, ils sont près de 8 000 chasseurs. 150 d’entre eux ont été sélectionnés pour former un réseau de « chasseurs vigilants ». Selon la gendarmerie, ce réseau à déjà fait preuve de son efficacité.

    #chasseurs #milice


  • La revanche du cerf
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/la-revanche-du-cerf

    Une vidéo dans laquelle des #chasseurs à courre tuent un cerf dans le jardin d’un pavillon à l’orée de la forêt de #Compiègne a créé l’émoi. Retour sur les lieux de cette mise à mort et errance autour du cerf et de ses prédateurs...

    Pourquoi cet engouement soudain pour le la figure du #cerf ?
    En quoi est-il révélateur de notre rapport à l’ #animalité, à la #nature, à la #forêt ? Que racontent ces chasses au cerf ancestrales qui se pratiquent encore dans nos forêts et que l’on nomme #chasses_à_courre ?
    Que disent-elles des relations entre les différentes #classes_sociales qui s’y retrouvent ? Le cerf permet-il de les rapprocher comme le pensait #Georges_Marchais, adepte de la chasse à courre ? La chasse à courre au contraire opère-t-elle une distinction très nette et ne permet-elle pas de laisser chacun « à sa place » ?
    Le cerf ne nous aide-t-il pas à comprendre de nouvelles lignes de fracture qui traversent notre Hexagone ?

    Trois histoires de #cerfs par Olivier Minot

    #Les_Pieds_sur_terre #reportage #France_Culture


  • La révolution néolithique, Jean-Paul Demoule – Maison Archéologie & Ethnologie, René-Ginouvès
    http://www.mae.u-paris10.fr/la-revolution-neolithique-jean-paul-demoule

    Il y a environ dix millénaires, l’histoire de l’humanité connut une véritable révolution, qui marqua le passage du #paléolithique au #néolithique : dans différentes régions du monde, de petits groupes de #chasseurs-cueilleurs entreprirent de domestiquer certains animaux – chien, mouton, chèvre, porc, bœuf, buffle, lama… – et certaines plantes – blé, orge, lentille, mil, riz, maïs, courge, pomme de terre… Le contrôle des ressources alimentaires leur permit de se sédentariser et d’accroître considérablement leur population, éliminant progressivement les sociétés de chasseurs-cueilleurs.
    Cette expansion démographique continue déboucha sur la création des premières villes, des premiers États et, finalement, de l’écriture et de l’histoire…
    Jean-Paul Demoule ancien président de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), est professeur de protohistoire européenne à l’université de Paris-I. Spécialiste du néolithique et de l’âge du fer, il a mené des fouilles archéologiques en France, en Grèce et en Bulgarie.


    #agriculture #histoire #livre


  • Photo Nightscape Awards - PNA - Photo Nightscape Awards
    https://www.photonightscapeawards.com

    Nous sommes heureux de vous présenter les gagnants du Photo NightScape Awards 2017. Cette nouvelle édition a une fois de plus vu les plus beaux paysages nocturnes et #timelapses du monde entier s’affronter.

    #chasseurs_de_nuits

    https://www.youtube.com/watch?v=TcO3fyJgUAc

    Quelques idées de fonds d’écran ;-)

    http://www.galleryastro.fr/pna


  • Une famille du Kalahari - Le Mythe assassin
    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/35070_1

    Episode 5 En 1992, alors que l’indépendance de la #Namibie déclenche un afflux d’#aides_internationales sans précédent en faveur des Ju’hoansi, un peuple autochtone vivant dans le désert du #Kalahari, ceux-ci se plaignent que les organismes de développement ne soutiennent plus l’#agriculture. Les efforts de #John_Marshall et des fermiers ju’hoansi pour trouver des subventions pour leur fermes se heurtent à un préjugé puissant, réduisant les #Bochimans à des chasseurs seulement capables de vivre en harmonie avec la nature, et leur déniant toute capacité à s’adapter à une nouvelle économie et à survivre sans aide. « Une famille du Kalahari » est une série de 6 heures consacrée à la vie des Ju’hoansi pendant une période de 50 années, depuis l’époque d’un mode de vie traditionnel jusqu’à celle où leur existence même a été menacée par une modernité envahissante... Les films ont joué un rôle dans la lutte politique des Ju’hoansi pour conserver une partie de leurs terres ancestrales, mais la collection est tout aussi importante de par le témoignage qu’elle apporte sur l’aide étrangère et les organisations non gouvernementales qui se sont massivement répandues en République de Namibie après l’indépendance

    Je viens de voir ce #film magnifique qui donne envie de hurler et de pleurer. Une fois encore le wwf brille par son ignorance et son mépris des #peuples_autochtones #Namibie #chasseurs_cueilleurs #mythe #réserve_naturelle #développement #documentaire


  • A #Bruxelles, la discrète victoire des #Lobbies pro-armes
    https://www.mediapart.fr/journal/international/051216/bruxelles-la-discrete-victoire-des-lobbies-pro-armes

    Un an après les attentats de Paris et Saint-Denis, un texte européen censé durcir le contrôle sur les #armes à feu peine à aboutir. Des eurodéputés – y compris LR et FN – refusent l’interdiction d’armes semi-automatiques comme les fusils d’assaut AK-47.

    #International #Economie #chasseurs #europe #Jean-Claude_Juncker #Parlement_européen #Pascal_Durand #sécurité #terrorisme #UE



  • A la Une | Espèces protégées détruites au sein de la fédération de chasse de Haute-Saône : un « désastre » à tous les niveaux
    http://www.estrepublicain.fr/edition-de-vesoul-haute-saone/2016/10/08/especes-protegees-detruites-au-sein-de-la-federation-de-chasse-de-hau

    Trois apprentis employés par la fédération de chasse ont reconnu avoir tué des espèces protégées capturées à Noroy-le-Bourg. Le procureur a requis quatre mois de prison avec sursis à leur encontre, ainsi qu’une interdiction de travailler dans le milieu de la chasse pendant un an. « Ils ne peuvent pas se retrancher derrière les ordres illégitimes qu’ils ont reçus pour évacuer leur responsabilité », a-t-il estimé.

    • #animaux #espèces_protégés
      #Fédération_départementale_des_chasseurs_de_la_Haute-Saône

      Donc, si ma petite recherche est correcte, ce sont les stagiaires qui ont dénoncé ces pratiques qui payent le plus lourd tribu et les véritables donneurs d’ordre que dalle.
      #lanceurs_d'alerte

      http://www.buvettedesalpages.be/2013/12/fdc-haute-saone-un-atout-pour-l-education.html

      http://www.mesopinions.com/petition/animaux/stop-federation-chasse-70-honteuse-destruction/11014

      http://l-idiot-provincial.e-monsite.com/blog/do/tag/robert-putz

      Des actes illégaux étaient effectués par du personnel de la fédération des chasseurs de Haute-Saône dans le cadre de la gestion d’un terrain de plusieurs dizaines d’hectares situé en partie sur une zone Natura 2000.
      Ceci dans l’objectif d’établir la vitrine cynégétique et pédagogique du département avec l’implantation très onéreuse de lapins de garenne et de faisans. Ces espèces n’ont d’ailleurs aucune légitimité au sein du cortège de la faune autochtone.

      Selon les témoignages, la structure départementale aurait organisé, pendant plusieurs années, la destruction des prédateurs présents sur ce secteur.
      Les témoins parlent de 252 animaux de la faune sauvage qui ont été tués dont 80% d’espèces protégées au titre 411-1 du code de l’environnement.

      La liste est longue : #martres, #chats_forestiers, #hérissons_d’Europe, #buses_variables, #éperviers_d’Europe #autour_des_palombes…(cf. les documents-photos que nous publions sur le site de l’Idiot provincial).

      Toujours d’après les témoins, pour parvenir à ce triste palmarès, une ceinture de pièges était disposée autour du noyau d’implantation des faisans et lapins. Tous les animaux capturés, protégés ou non, étaient tués.

      Une autre pratique prohibée et très dangereuse aurait aussi été utilisée. Elle consistait à employer des poisons interdits et très puissants. (Poison de type #Curater dont le principe actif est le #carbofuran, substance interdite au sein de l’Union européenne depuis 2007).

      Il est aussi rapporté que les commanditaires rémunéraient les actes contre des preuves matérielles. Ce sont donc d’après les témoignages des paquets de queues de chats forestiers ou autres rapaces qui arrivaient dans les mains des donneurs d’ordres pour être échangés contre des euros…

      Cependant, par une journée du mois d’août 2013, des preuves accablantes sont trouvées par des agents de l’ONCFS lors de leur perquisition au sein du siège de la fédération des chasseurs de la Haute-Saône et du site de Noroy.

      #Noroy-le-Bourg #chasseurs


  • Kenya’s Ogiek people forced from homes amid ’colonial approach to conservation’ | Rachel Savage | Global development | The Guardian
    https://www.theguardian.com/global-development/2016/aug/18/kenyas-ogiek-people-are-seeing-their-land-rights-brutalised?CMP=share_b

    They came without warning, forcing people from their homes with no time to collect their possessions. A deaf old man was attacked when he didn’t hear the orders to leave. Then the houses were burned to the ground.

    More than 200 families, all from the indigenous #Ogiek minority, were evicted from their homes on the slopes of Mount Elgon in western Kenya by a force of about 50 police and Kenya Forest Service (KFS) rangers in June. “They were armed,” says Peter Kitelo, an Ogiek activist.

    While some people found refuge with friends and family, or have been able to build shelters, many still have only trees for cover. “We are really cold. There is no food, there [are] no blankets, there is no shelter,” says Cosmas Murunga, 68, who fled his home with 10 family members as it was set on fire.

    About 80,000 Ogiek live close to the border with Uganda and in the Mau forest, roughly 140 miles to the south-east, according to Kenya’s 2009 census (pdf). Both communities of hunter-gatherers have experienced multiple evictions since the British colonial authorities expelled them in the 1930s to make way for forest reserves and white settlers.

    c’est beau un paysage sans clôture

    #Kenya #chasseurs_cueilleurs #forêt #évictions_forcées #peuples_autochtones


  • Promenons-nous dans les bois (3/4) : Déforestation, discrimination, élimination : l’avenir incertain des hommes en forêt
    http://www.franceculture.fr/emissions/culturesmonde/culturesmonde-mercredi-18-mai-2016

    C’est maintenant... (raté les autres émissions, j’y reviendrai)

    La #déforestation en pose pas que des problèmes écologiques. En effet, de nombreux peuples vivant en forêt voient leurs traditions et leurs modes de vie menacés. Quelles sont leurs stratégies pour s’adapter - voire résister - à ces changements ?

    #peuples_autochtones #pygmées #chasseurs_cueilleurs #forêt


  • 1550 generations ago hunter-gatherers arrived in Europe, while farmers only arrived 350 generations ago - Ecoclimax
    http://www.ecoclimax.com/2016/05/1550-generations-ago-hunter-gatherers.html

    1550 generations ago hunter-gatherers arrived in Europe, while farmers only arrived 350 generations ago

    Comme souvent sur ce site ça manque de sources
    #chasseurs_cueilleurs #agriculture #cartographie



  • Bulgaria’s Border Police cooperates with hunters

    One could think it was just a bad coincidence when a group of 19 hunters met a group of refugees near the Turkish-Bulgarian border, near of the village of Evrenozovo (near Malko Tarnovo) last Saturday. After the hunters called the police, the group of 30 migrants was arrested by the Bulgarian border police. On the very same day, hundreds of right wing protesters walked on the streets of Sofia to support the police officer that shot the Afghani man.
    Only a few days later Venko Kalinchev, the secretary of the hunting and fishing association Elen (Deer) in Kyustendil stated that there is a close working together with the Bulgarian Border Police and in the region of the village of Dolno Kobile (near Kjustendil), several groups were detected by the hunters. That statement was made not even one week after the fatal shooting of a young Afghan man in the Bulgarian forest.

    Meanwhile volunteers at the Serbian city of Dimitrovgrad, close to the Serbian-Bulgarian border report about “multiple independent reports of police robbing, beating, and imprisoning refugees“ in Bulgaria. Due to the fence people walk long distances through the mountains and forests to reach Sofia and afterwards the borders of Serbia. At the moment about 200 people cross the Serbian border on a daily basis.

    http://bulgaria.bordermonitoring.eu/2015/10/22/bulgarias-border-police-cooperates-with-hunters
    #migrations #asile #réfugiés #contrôles_migratoires #chasseurs #Bulgarie
    signalé par @reka


  • Dans les premiers temps de l’humanité, les hommes et les femmes étaient égaux (les inégalités sont une invention tardive) | Le Partage
    http://partage-le.com/2015/05/dans-les-premiers-temps-de-lhumanite-les-hommes-et-les-femmes-etaient-eg

    Une étude montre que les tribus de chasseurs-cueilleurs modernes fonctionnent sur des bases égalitaires, indiquant que l’inégalité ést une aberration qui vit le jour avec l’avènement de l’agriculture.

    Nos ancêtres préhistoriques sont souvent présentés comme des sauvages armés de lances, mais les premières sociétés humaines ont probablement été fondées sur des principes égalitaires éclairés, selon des chercheurs.

    Une étude montre que chez les tribus de chasseurs-cueilleurs contemporains, femmes et hommes ont tendance à avoir une influence égale sur l’endroit où vit leur groupe, et avec qui ils vivent. Ces découvertes remettent en question l’idée selon laquelle l’égalité sexuelle est une invention récente, et suggèrent qu’il s’agissait de la norme pour les humains pendant la majeure partie de notre histoire évolutionnaire.

    #selon_une_étude_récente #inégalités #histoire