• « C l’hebdo » (France 5) : censure et concert de chiens de garde contre Monique Pinçon-Charlot - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/C-l-hebdo-France-5-censure-et-concert-de-chiens?var_mode=calcul

    C’est une émission cas d’école. Une émission qui est en actes la chronique du mépris que racontent justement les Pinçon-Charlot dans leur dernier livre. Une émission qui démontre – encore une fois – la difficulté d’exposer des idées radicales sur un plateau de télévision, gardé par des journalistes récidivistes dans leur hostilité aux travaux et idées des deux sociologues. Une émission de « débat » sur le service public, dont les dispositifs privilégient l’expression des éternels mêmes éditorialistes – une nouvelle fois – aux dépens des invités hétérodoxes.

    Mais de quels journalistes parle-t-on, au fait ? Nicolas Domenach et Maurice Szafran tout d’abord, respectivement chroniqueur et éditorialiste politiques à Challenges, ayant tous deux par le passé occupé des postes de direction à Marianne, et auteurs d’un énième livre relatant un énième papotage avec le Président de la République. Précisons dès maintenant que ces derniers ont été épinglés pour leur régulière connivence avec le pouvoir politique, et que Maurice Szafran a été tout particulièrement visé par la société des journalistes de son propre hebdomadaire, qui déplorait lors de la campagne présidentielle de 2017 « [s]es interventions multiples et déplacées auprès de la direction et de l’équipe web, suite à la parution d’un article critique à l’égard de Macron […]. Interventions relayant le coup de téléphone d’un communicant de Macron. »

    Ça commence donc bien. Mais c’est sans compter la présence des trois autres chroniqueurs permanents de l’émission : Jean-Michel Aphatie, que l’on ne présente plus, Émilie Tran Nguyen, présentatrice du 12/13 sur France 3, et Éva Roque, chroniqueuse dans le 5/7 d’Europe 1. Le tout animé par Ali Baddou, qui loin d’être un régulateur facilitant la parole de l’invitée, jouera le même rôle que ses confrères et consœurs.

    C’est donc face à un tel plateau que Monique Pinçon-Charlot fut conviée non pas à « présenter » son dernier livre – comme l’affirme le descriptif de l’émission –, mais à se défendre de l’avoir co-écrit en tant que sociologue, tout en étant sommée de répondre aux différents réquisitoires des journalistes.

    #éditocratie #chiens_de_garde #violence_des_riches

  • CEUX QUI TIENNENT LA LAISSE, LE FILM QUI S’ATTAQUE À L’OLIGARCHIE _ Episode 3 *

    Un talisman pour faire hurler les chiens de garde
    Cadeau : Le 3eme épisode de notre visite des lieux de pouvoir dédié à Sciences Po Paris

    Ceux qui tiennent la laisse résident en grande partie dans les lieux de pouvoir de l’Ouest parisien. Alors quoi de plus normal que de retrouver Gilles Balbastre dans le 7éme arrondissement devant l’Institut d’Études politiques, lieu privilégié des élites françaises.

    https://www.youtube.com/watch?v=ryLoMKZf9jk&feature=youtu.be

    Ceux qui tiennent la laisse est un film nécessaire dans une telle période de révolte sociale !

    • Nécessaire pour bien comprendre la situation de moins en moins démocratique que nous traversons.
    • Nécessaire pour rappeler à ceux qui sont à juste titre en colère que derrière le président, les ministres, les députés, il y a ce qu’on nommait plus facilement avant le Capital.
    • Nécessaire pour disposer d’armes qui nous ferons mieux combattre un tel système.

    Vous trouverez ci-dessous quelques nouvelles de notre campagne de financement public pour réaliser « Ceux qui tiennent la laisse » , le film qui met à nu les structures du pouvoir oligarchique.

    Nous vous faisons aujourd’hui deux cadeaux :
    Cadeau : Une contrepartie supplémentaire :
    pour tout soutien de 10€ ou plus https://www.zeste.coop/fr/Ceuxquitiennent , vous recevrez un poster de la carte du pouvoir parue ce mois de février dans le mensuel Le Monde Diplomatique !
    Tel un talisman, cette carte recèle d’un pouvoir magique : elle permet de détecter les chiens de garde. La brandir en situation de crise fera automatiquement aboyer tout canidé qui se respecte. https://www.acrimed.org/Lieux-de-pouvoir-la-carte-du-Monde-diplomatique


    #Gilles_Balbastre #nouveaux_chiens_de_garde #chiens_de_garde #médias #lutte #Sciences_Po_Paris #élites

  • Campagne de crowdfunding pour financer Ceux qui tiennent la laisse, le nouveau projet de Gilles Balbastre, co-réalisateur de nouveaux chiens de garde.

    Après s’être intéressé au monde médiatique, l’auteur veut « remonter la laisse » pour lever l’écran de fumée qui entretient le mythe démocratique afin d’éclairer les structures du pouvoir oligarchique : comment il se constitue et comment il s’entretient. Le registre sera celui de la fable, feignant d’adhérer au mythe qu’il s’agit de démonter.

    Pour plus d’infos et pour soutenir le film :
    https://www.zeste.coop/fr/Ceuxquitiennent

    https://www.youtube.com/watch?v=zp83t8M2aWk

    #oligarchie #chiens_de_garde #Gilles_Balbastre

  • Une France qui se tient sage

    Aveugles et hostiles à l’intelligence d’un mouvement qui retourne contre le néo-pouvoir les #valeurs qu’on lui inculque (#disruption, #mobilité, #agilité) et qui renvoie la #police à sa #violence archaïque (#blindés, #voltigeurs et #police_montée), les médias auront été les meilleurs #chiens_de_garde du #pouvoir et de la police, mais aussi les révélateurs du mépris des #élites et des journalistes pour les gilets jaunes, ces ploucs défavorisés : Cnews invitant #Patrick_Sébastien qui connaît ces gens-là, Le Monde les traitant d’« #invisibles » (mais aux yeux de qui ?), des philosophes contrits qui auraient préféré voir surgir un autre #peuple, plus jeune et plus mixte, congédiant ce peuple-ci comme beauf et FN. Et tous ces #experts nous expliquant que la #révolte a lieu grâce au changement d’#algorithme de #Facebook accentuant le rôle des « groupes », comme si les gens n’étaient pas capables de s’assembler tout seuls, et qu’il fallait bien une intelligence supérieure pour les sortir de leur bêtise. Merci M. Zuckerberg d’illuminer nos campagnes. Or le #mouvement est d’abord un mouvement de #rond-point, de #proximité et de #rencontres, qui provoque une extraordinaire redistribution des rôles.

    Le récit raconté par les médias était répugnant. La #TV s’est encore une fois ridiculisée face à #Internet. D’un côté cette image terrifiante présentée comme sécurisante au JT de 20 h, le 15 décembre, de manifestants devant l’Opéra qu’on empêche de rejoindre les Champs sous l’œil de la police montée prête à charger. De l’autre la profusion sauvage des « vidéos de #violences_policières », qui à force deviennent un genre en soi. Au Burger King à Paris, une femme est matraquée au sol, à Biarritz, en marge de tout mouvement de foule, une autre est frappée au visage par un tir de flash-ball. D’abord on empêche de manifester, puis on parque dans une fan zone, ensuite on gaze, et la semaine suivante on interdit les casques, masques et lunettes, indices de « radicalisation ». Des #CRS caparaçonnés en Robocop visent la tête nue de gilets jaunes auxquels on retire le droit de se protéger. Résultat : 170 personnes à l’hôpital à Paris le 8 décembre. 24 plaintes de photographes et journalistes. #Intimidation totale des manifestants. Et la honte : Paris se refermant sur lui-même comme un château-fort face aux hordes de manants.

    Les médias n’agissent pas que par obéissance, mais par perplexité et bêtise, parce qu’il leur manque une case : la case politique. Habitués à commenter des stratégies électorales, ils ne comprennent pas quand émerge un #fait_politique, ils ne le voient pas. Ils répètent que le mouvement n’est pas politique (alors qu’il n’est pas partisan, ce n’est pas la même chose). À la place, on le moralise (la violence, c’est mal !), on le judiciarise. On le scinde : les bons manifestants (qui se tiennent sages) et les mauvais (qui cassent). On parle de casseurs en mélangeant les pilleurs qui en profitent et les manifestants en colère qui se demandent jusqu’où ils sont prêts à aller. Pire encore : on militarise le conflit. Les médias ont parlé de scènes de guerre (quand parfois brûlaient juste une poubelle et un sapin de Noël), fantasmé la guerre civile, épouvantail agité par un État irresponsable qui comptait bien monter les uns contre les autres (« il va y avoir des morts ! »). La police a sorti les chiens, joué aux cow-boys avec ses LBD40, des flash-balls augmentés. Un quart de Paris a été transformé en ville morte, 46 stations de métro fermées le 15 décembre. Il fallait y être pour voir les gilets jaunes transformés en âmes errantes cherchant un endroit où se retrouver. Et on s’étonne de la colère du peuple alors qu’on le traite en ennemi ?

    Le contrechamp logique est la vidéo inouïe des lycéens de Saint-Exupéry à #Mantes-la-Jolie, qui dit l’ambition de ce pouvoir de plus en plus autoritaire. Une France qui se tient sage comme une image. La #banlieue ressemblait soudain aux pires fantasmes de BFM, TF1 ou LCI : à la Syrie. Une voix sinistre se félicitait en sifflotant : « Voilà une classe qui se tient sage, faudra balancer à leurs profs, je pense ils ont jamais vu ça. » Des #images « choquantes » ont dit les médias : ça n’engage à rien. Même ce planqué de Blanquer l’a dit. Alors qu’elles sont monstrueuses, inadmissibles, inexcusables. Les journalistes ont appris à l’école à ne pas donner leur avis, à recueillir les propos, citer les réseaux sociaux et réciter les éléments de langage. Des lycéens ont été agenouillés comme attendant une balle dans la tête, et jetés au milieu des poubelles, comme des détritus. Quelle leçon le petit coq français sur son fumier va-t-il encore vouloir donner au monde en matière de droits de l’homme ?


    https://www.cahiersducinema.com/produit/edito-n751-janvier-2019-une-france-qui-se-tient-sage

    #médias #gilets_jaunes #presse #journalisme #catégorisation #bons_manifestants #mauvais_manifestants #casseurs
    ping @davduf @reka @fil

  • Jean-Claude Michéa - Une lettre à propos du mouvement
des Gilets jaunes 21 Novembre 2018 - Le Blog de Bartleby
    https://lesamisdebartleby.wordpress.com/2018/11/22/jean-claude-michea-une-lettre-a-propos-du-mouvement-des-gilets-jaunes%e2%80%89/#more-1561
     

    Le 21 novembre 2018

    Chers Amis,

    Juste ces quelques mots très brefs et donc très lapidaires – car ici, on est un peu débordés par la préparation de l’hiver (bois à couper, plantes et arbres à pailler  etc.). Je suis évidemment d’accord avec l’ensemble de vos remarques, ainsi qu’avec la plupart des thèses de Lieux communs https://collectiflieuxcommuns.fr/?Gilets-jaunes-la-democratie-en-germe (seule la dernière phrase me paraît un peu faible en raison de son «  occidentalisme  » : il existe aussi, bien entendu, une véritable culture de l’émancipation populaire en Asie, en Afrique ou en Amérique latine !).

    Le mouvement des «  gilets jaunes  » (bel exemple, au passage, de cette inventivité populaire que j’annonçais dans Les Mystères de la gauche ) est, d’une certaine manière, l’exact contraire de «  Nuit Debout  ». Ce dernier mouvement, en simplifiant, était en effet d’abord une tentative – d’ailleurs encouragée par une grande partie de la presse bourgeoise – des «  10 %  » (autrement dit, ceux qui sont préposés – ou se préparent à l’être – à l’encadrement technique, politique et «  culturel  » du capitalisme moderne), pour désamorcer la critique radicale du Système, en dirigeant toute l’attention politique sur le seul pouvoir (certes décisif) de Wall Street et des fameux «  1 %  ». Une révolte, par conséquent, de ces urbains hypermobiles et surdiplômés (même si une fraction minoritaire de ces nouvelles classes moyennes commence à connaître, ici ou là, une certaine «  précarisation  ») et qui constituent, depuis l’ère Mitterrand, le principal vivier dans lequel se recrutent les cadres de la gauche et de l’extrême gauche libérales (et, notamment, de ses secteurs les plus ouvertement contre-révolutionnaires et antipopulaires : Regards, Politis , NP“A”, Université Paris VIII etc.). Ici, au contraire, ce sont bien ceux d’en bas (tels que les analysait Christophe Guilluy – d’ailleurs curieusement absent, jusqu’ici, de tous les talk-shows télévisés, au profit, entre autres comiques, du réformiste sous-keynésien Besancenot), qui se révoltent, avec déjà suffisamment de conscience révolutionnaire pour refuser d’avoir encore à choisir entre exploiteurs de gauche et exploiteurs de droite (c’est d’ailleurs ainsi que Podemos avait commencé en 2011, avant que les Clémentine Autain et les Benoît Hamon du cru ne réussissent à enterrer ce mouvement prometteur en le coupant progressivement de ses bases populaires).

    Quant à l’argument des «  écologistes  » de cour – ceux qui préparent cette «  transition énergétique  » qui consiste avant tout, comme Guillaume Pitron l’a bien montré dans La Guerre des métaux rares, à délocaliser la pollution des pays occidentaux dans les pays du Sud, selon lequel ce mouvement spontané ne serait porté que par «  une idéologie de la bagnole  » et par «  des gars qui fument des clopes et roulent en diesel  », il est aussi absurde qu’immonde : il est clair, en effet, que la plupart des Gilets jaunes n’éprouvent aucun plaisir à devoir prendre leur voiture pour aller travailler chaque jour à 50 km de chez eux, à aller faire leurs courses au seul centre commercial existant dans leur région et généralement situé en pleine nature à 20 km, ou encore à se rendre chez le seul médecin qui n’a pas encore pris sa retraite et dont le cabinet se trouve à 10 km de leur lieu d’habitation. (J’emprunte tous ces exemples à mon expérience landaise ! J’ai même un voisin, qui vit avec 600 € par mois et qui doit calculer le jour du mois où il peut encore aller faire ses courses à Mont-de-Marsan, sans tomber en panne, en fonction de la quantité de diesel – cette essence des pauvres – qu’il a encore les moyens de s’acheter !) Gageons qu’ils sont au contraire les premiers à avoir compris que le vrai problème, c’était justement que la mise en œuvre systématique, depuis maintenant 40 ans, du programme libéral par les successifs gouvernements de gauche et de droite, a progressivement transformé leur village ou leur quartier en désert médical, dépourvu du moindre commerce de première nécessité, et où la première entreprise encore capable de leur offrir un vague emploi mal rémunéré se trouve désormais à des dizaines de kilomètres (s’il existe des «  plans banlieues  » – et c’est tant mieux – il n’y a évidemment jamais eu rien de tel pour ces villages et ces communes – où vit pourtant la majorité de la population française – officiellement promis à l’extinction par le «  sens de l’histoire  » et la «  construction européenne  » !).

    Ce n’est donc évidemment pas la voiture en tant que telle – comme «  signe  » de leur prétendue intégration dans le monde de la consommation (ce ne sont pas des Lyonnais ou des Parisiens !) – que les Gilets jaunes défendent aujourd’hui. C’est simplement que leur voiture diesel achetée d’occasion (et que la Commission européenne essaye déjà de leur enlever en inventant sans cesse de nouvelles normes de «  contrôle technique  ») représente leur ultime possibilité de survivre, c’est-à-dire d’avoir encore un toit, un emploi et de quoi se nourrir, eux et leur famille, dans le système capitaliste tel qu’il est devenu, et tel qu’il profite de plus en plus aux gagnants de la mondialisation. Et dire que c’est d’abord cette gauche kérosène – celle qui navigue d’aéroport en aéroport pour porter dans les universités du monde entier (et dans tous les «  Festival de Cannes  ») la bonne parole «  écologique  » et «  associative  » qui ose leur faire la leçon sur ce point ! Décidément, ceux qui ne connaissent rien d’autre que leurs pauvres palais métropolitains n’auront jamais le centième de la décence qu’on peut encore rencontrer dans les chaumières (et là encore, c’est mon expérience landaise qui parle !).

    La seule question que je me pose est donc de savoir jusqu’où un tel mouvement révolutionnaire (mouvement qui n’est pas sans rapport, dans sa naissance, son programme rassembleur et son mode de développement, avec la grande révolte du Midi de 1907) peut aller dans les tristes conditions politiques qui sont les nôtres. Car n’oublions pas qu’il a devant lui un gouvernement thatchérien de gauche (le principal conseiller de Macron est d’ailleurs Mathieu Laine – un homme d’affaires de la City de Londres et qui est, en France, le préfacier des œuvres de la sorcière Maggie), c’est-à-dire un gouvernement cynique et impavide, qui est clairement prêt – c’est sa grande différence avec tous ses prédécesseurs – à aller jusqu’aux pires extrémités pinochetistes (comme Maggie avec les mineurs gallois ou les grévistes de la faim irlandais) pour imposer sa «  société de croissance  » et ce pouvoir antidémocratique des juges, aujourd’hui triomphant, qui en est le corollaire obligé. Et, bien sûr, sans avoir quoi que ce soit à craindre, sur ce plan, du servile personnel médiatique français. Faut-il rappeler, en effet, qu’on compte déjà 3 morts , des centaines de blessés, dont certains dans un état très critique. Or, si ma mémoire est bonne, c’est bien à Mai 68 qu’il faut remonter pour retrouver un bilan humain comparable lors de manifestations populaires, du moins sur le sol métropolitain. Et pour autant, l’écho médiatique donné à ce fait effarant est-il, du moins pour l’instant, à la hauteur d’un tel drame ? Et qu’auraient d’ailleurs dit les chiens de garde de France Info si ce bilan (provisoire) avait été l’œuvre, par exemple, d’un Vladimir Poutine ou d’un Donald Trump ?

    Enfin, last but not the least , on ne doit surtout pas oublier que si le mouvement des Gilets jaunes gagnait encore de l’ampleur (ou s’il conservait, comme c’est toujours le cas, le soutien de la grande majorité de la population), l’État benallo-macronien n’hésitera pas un seul instant à envoyer partout son Black Bloc et ses «  antifas  » (telle la fameuse «  brigade rouge  » de la grande époque) pour le discréditer par tous les moyens, où l’orienter vers des impasses politiques suicidaires (on a déjà vu, par exemple, comment l’État macronien avait procédé pour couper en très peu de temps l’expérience zadiste de Notre-Dame-des-Landes de ses soutiens populaires originels). Mais même si ce courageux mouvement se voyait provisoirement brisé par le PMA – le Parti des médias et de l’argent (PMA pour tous, telle est, en somme, la devise de nos M. Thiers d’aujourd’hui !) ; cela voudra dire, au pire, qu’il n’est qu’une répétition générale et le début d’un long combat à venir. Car la colère de ceux d’en bas (soutenus, je dois à nouveau le marteler, par 75 % de la population – et donc logiquement stigmatisé, à ce titre, par 95 % des chiens de garde médiatiques) ne retombera plus, tout simplement parce que ceux d’en bas n’en peuvent plus et ne veulent plus. Le peuple est donc définitivement en marche ! Et à moins d’en élire un autre (selon le vœu d’Éric Fassin, cet agent d’influence particulièrement actif de la trop célèbre French American Fondation) , il n’est pas près de rentrer dans le rang. Que les Versaillais de gauche et de droite (pour reprendre la formule des proscrits de la Commune réfugiés à Londres) se le tiennent pour dit !

    Très amicalement,
JC

    #GiletsJaunes #gazoil #diesel #Jean-Claude_Michéa #Mathieu_Laine #adolf_thiers #chiens_de_garde #Nuit_Debout#podémos #gauche_kérosène #pinochet #macron #tatcher

  • The Rise of the Thought Leader | New Republic
    https://newrepublic.com/article/143004/rise-thought-leader-how-superrich-funded-new-class-intellectual

    Writing in one of Mussolini’s prisons in the 1930s, the Italian Marxist Antonio #Gramsci jotted down the fragments that would become his theory of intellectuals. New classes, like the European bourgeoisie after the Industrial Revolution, he proposed, brought with them their own set of thinkers, which he called “organic intellectuals”—theorists, technicians, and administrators, who became their “functionaries” in a new society. Unlike “traditional intellectuals” who held positions in the old class structure, organic intellectuals helped the bourgeoisie establish its ideas as the invisible, unquestioned conventional wisdom circulating in social institutions.

    Today, Gramsci’s theory has been largely overlooked in the ongoing debate over the supposed decline of the “public intellectual” in America. Great minds, we are told, no longer captivate the public as they once did, because the university is too insular and academic thinking is too narrow.

    #Thomas_Friedman #Nicholas_Kristof etc.. et même #Daniel_Drezner #chiens_de_garde #fausses_pistes

  • When Liberals Run Out of Patience: the Impolite Exile of #Seymour_Hersh
    http://www.counterpunch.org/2016/05/06/when-liberals-run-out-of-patience-the-impolite-exile-of-seymour-hersh

    He has, it appears, failed to adapt to the times.

    Seymour Hersh Has A Six-Letter Word For The State Of The #Media #Business
    http://www.ibtimes.com/seymour-hersh-has-six-letter-word-state-media-business-2364087

    On his detractors in the media, Hersh said it goes with the territory. “It’s a very bitchy business,” he said.

    #chiens_de_garde#journalisme” "#journalistes" #air_du_temps

  • Si j’étais le lideur de la cégète | LES VREGENS
    https://cafemusique.wordpress.com/2016/05/18/si-jetais-le-lideur-de-la-cegete/#more-8133

    Dites, M’sieu Pujadas, vous, je vous ai jamais vu à table avec les simples gens. Faut dire, avec vos 12 000 euros mensuels, vous n’êtes pas un sans-dents, vous, vous êtes un ouineur. Bien pour ça qu’en revanche, je vous ai vu aller au « dîners du Siècle » avec les puissants de ce monde, avec d’ailleurs, un certain Jean-Christophe Le Duigou, syndicaliste … de la CGT aux côtés de Bernard Thibaut, mais passons (bien pour ça que je ne suis pas le lideur de la cégète… !)

    Et j’aurais continué : Dites, M’sieu Pujadas, ça ne vous gêne pas d’aller vous goberger avec vos petits copains quand on sait qu’en France, on peut être condamné à de la prison ferme juste parce qu’on a faim ?

    Ben ouais, en France, on prend 6 mois fermes pour avoir lancé des canettes sur les robocops. Et des fois, même, on se retrouve au gnouf pour … rien, juste parce qu’un flic l’a décidé par exemple, là. Mais on monte les marches de Cannes, on est interviewé avec respect par des pisse-copie obséquieux, quand on est accusé de viol, de proxénétisme et d’abus sur mineurs (Strauss-Kahn, Polanski et maintenant Woody Allen), et on fait de la politique de « haut vol » quand on profite des mémés zinzins (le mètre et talons Sarkoléon). Par exemple.

    #colère #chiens_de_garde #Pujadas #CGT

    • Je me demande si c’est pertinent d’accorder de l’attention à ces imposteurs.

      Finkielkraut, Minc, BHL, Fourest, Zemour, Glucksmann et assimilés : Pour l’instant ils sont un peu visibles parce que beaucoup repris par leurs copains dans les médias, mais ce qu’on appelle leur « pensée » est tellement pas valable dans le contexte humaniste qu’un fois disparus, on les retrouvera surtout dans les poubelles de l’histoire, voire ils disparaîtront complètement sans laisser aucune empreinte. Diderot est mort en 1784, Voltaire et Rousseau en 1778, ils restent furieusement contemporains et on ne parle que d’eux. Deleuze mort en 1995, est quotidiennement cité. Glucksmann mort en 2015 a totalement disparu des écrans radars et de la mémoire collective.

  • Bourrage de crâne : Jean-Michel Aphatie est il un chien ? a propos de la censure du film « Merci Patron » — Denis Souchon, Henri Maler (ACRIMED)
    http://www.legrandsoir.info/bourrage-de-crane-jean-michel-aphatie-est-il-un-chien-a-propos-de-la-c

    À l’évidence, Jean-Michel Aphatie n’est pas un chien ! C’est un grand professionnel qui, quand il le croit nécessaire, remplit sa fonction… à la façon d’un chien de garde. Un chien de garde indigné par cette métaphore qui, à défaut d’être poétique, ne manque pas de réalisme, comme l’a montré, une fois de plus, son récent entretien avec François Ruffin.
    I - Où il est question d’un os qui ne passe pas

    les nouveaux chiens de gardeLe 25 février 2016, Jean-Michel Aphatie publie sur son blog un article dans lequel il s’interroge doctement « Chiens de garde, la laisse et l’os : pourquoi des métaphores canines pour parler du journalisme ? ». Et le savant homme de s’insurger.

    Admirons son talent, puisqu’il réussit le tour de force, surprenant pour un individu si cultivé, de ne parler à aucun moment du livre de Paul Nizan (Les Chiens de garde, 1932), de celui de Serge Halimi (Les Nouveaux Chiens de garde, paru en 1997 et actualisé en 2005) et du documentaire Les Nouveaux Chiens de garde (sorti en 2012, réalisé par Gilles Balbastre et Yannick Kergoat).

    Célébrons sa probité, puisque la métaphore qui le chagrine, contrairement à ce qu’il affirme, ne vise pas le journalisme, ni les journalistes, mais quelques gardiens du temple médiatique (et de l’ordre social).

    Et saluons sa finesse quand il écrit : « Il faut d’ailleurs noter, et ceci n’étonnera pas grand monde, que de tels qualificatifs sont employés aussi bien par ceux qui affirment se situer à la gauche de la gauche, individus autoproclamés de la “vraie” gauche par opposition à la “fausse” qui gouverne, que par des militants souverainistes ou d’extrême droite. Nul étonnement en effet tant les points de croisement sont nombreux entre ces deux mondes en apparence éloignés. » Si peu éloignés qu’Aphatie annonce le métissage de ces « deux mondes », ne laissant à la critique de la médiacratie que le choix d’être ou bien d’extrême droite, ou bien d’extrême droite.
    Mais quel est donc cet os qui lui est resté en travers de la gorge ? Un cadeau que lui a offert François Ruffin, la veille de la publication du billet, au terme d’une brève saga médiatique.

    #médias #chiens_de_garde #Merci_patron #Bernard_Arnaud #LVMH

  • Seymour Hersh’s bizarre new conspiracy theory about the US and Syria, explained
    http://www.vox.com/2015/12/21/10634002/seymour-hersh-syria-joint-chiefs

    The fatal flaw at the heart of the story

    Hersh alleges that the mastermind of this entire conspiracy was Chairman of the Joint Chiefs Martin Dempsey, whom Hersh says was horrified by Obama’s plan to arm Syrian rebels and sought to aid Assad. This claim is difficult to believe: While in office, Dempsey famously and publicly clashed with Obama over Syria because Dempsey wanted to do more to arm Syrian rebels. Contemporaneous accounts of arguments within the White House support this, with Dempsey arguing the US should more robustly arm Syrian rebels, and Obama arguing for less.

    Yet Hersh claims, with no evidence, that Dempsey was so opposed to arming Syrian rebels that he would commit an apparent act of treason to subvert those plans. Hersh makes no effort to reconcile this seemingly fatal contradiction, and indeed it is not clear Hersh is even aware that Dempsey is known for supporting rather than opposing efforts to arm the Syrian rebels.

    • La réponse de Moon of Alabama : “How Criticism Of Hersh’s New Piece Fails To Understand What Really Happened”
      http://www.moonofalabama.org/2015/12/how-a-critic-of-hershs-new-piece-fails-to-understand-what-really-happ

      Hersh is of course perfectly aware what Dempsey said and thought in early 2013. The one not aware is the critic.
      Dempsey argued in early 2013 that the Pentagon should give weapons to a few carefully vetted rebels.
      The Pentagon plan was killed by the White House in favor of the ongoing CIA operation. This exchange then does not contradict but even supports the Hersh reporting. Let me explain the context.

      By early 2013 Dempsey knew perfectly well that the CIA was supplying -directly or indirectly- everyone in Syria who asked for arms and ammunition. These weapons were going to the Jihadis who were simply the best financed groups. Because the CIA program was secret Dempsey of course could not say so in a public Congress hearing. But Dempsey wanted to give arms to “carefully vetted Syrian rebels” to replace the CIA program with a Pentagon program under his command. He would then have been able to direct the weapon flow and to prevent a further arming of the Islamist terrorists. Dempsey supported a Pentagon program arming the rebels so he could control the arming of the rebels that was already happening under a CIA program but was creating long term trouble.

      When the hostile takeover of the CIA arming program failed, Dempsey and the JCS tried to sabotage it by providing old Turkish weapons to the CIA.

    • Voix’s #Max_Fisher is wrong about Seymour Hersh, explained
      https://shadowproof.com/2015/12/22/voxs-max-fisher-is-wrong-about-seymour-hersh-explained

      Fisher chose to ignore comments by former DIA director Lieutenant General Michael Flynn, who spoke to Hersh on the record. Flynn shares his belief that the Obama administration did not want to hear the truth about Syria. DIA and the Joint Chiefs were concerned about the Islamic State’s long-term strategy and how jihadists controlled the opposition. They feared what would happen if Assad was toppled. So, according to a former Joint Chiefs adviser, they took the step of indirectly passing intelligence to Assad in order to possibly prevent a feared outcome.

      [...]

      Fisher declines to contemplate the realpolitik nature of sharing intelligence indirectly with Syria, and contends it is impossible for retired JCS Chairman Gen. Martin Dempsey to be an opponent of arming the “moderate” rebel groups.

      “While in office, Dempsey famously and publicly clashed with Obama over Syria because Dempsey wanted to do more to arm Syrian rebels. Contemporaneous accounts of arguments within the White House support this, with Dempsey arguing the US should more robustly arm Syrian rebels, and Obama arguing for less,” Fisher writes.

      One major flaw in this rebuttal is that the story linked to is a New York Times report on statements Dempsey made in February 2013. When was the DIA’s defense intelligence assessment put together? Summer 2013.

      [...]

      Individuals like Fisher should be inspired to dig deeper when Hersh publishes investigative reports, but instead, they publish hammy explainers and demonstrate they are nothing more than ornamented stenographers of power.

      #chiens_de_garde #sténographes

  • « Pour des journalistes nourris à l’investigation, sans trace de libéralisme et de conservatisme » Entretien avec Gilles Balbastre
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=5268

    Co-réalisateur du film Les Nouveaux #chiens_de_garde[1], Gilles Balbastre réalise depuis plus de quinze ans des documentaires qui pointent les effets destructeurs du capitalisme et de la dérégulation financière […]

    #Nos_enquêtes #S'organiser #journalisme #néolibéralisme

    • Lors d’un débat, j’ai lancé cette boutade : « mais pourquoi on ne réclamerait pas de l’info « bio », fabriquée par des journalistes élevés en plein air, entièrement nourris à l’investigation, sans trace de libéralisme, de publicité, de conservateur, voire de conservatisme ».

  • Vapotage et santé publique : la France négativiste | VAPYOU
    http://www.vapyou.com/vapotage-sante-publique-negativiste

    Loi de Santé

    En discussion dans quelques jours au Sénat la loi de santé comporte trois volets qui concernent le vapotage :

    – Un amendement qui interdira toute publicité ou communication sur la cigarette électronique
    – Un amendement qui interdira la vape dans les lieux publics et sur les lieux de travail
    – Un article qui permettra de transposer la Directive Tabac européenne par ordonnance, sans discussion avec les parlementaires

    En clair ? L’industrie du tabac va récupérer le marché pour empoisonner son meilleur ennemi, les vapoteurs traités comme des fumeurs risquent de reprendre la cigarette, et les fumeurs n’auront plus d’information disponible pour découvrir la cigarette électronique.

    Aussi incroyable que cela puisse paraître, le gouvernement français est donc en train d’exterminer la meilleure solution qui n’ait jamais existé pour réduire les risques du tabagisme. Tant de progrès à faire, tant de vies à sauver, tant d’emplois à créer, quel gâchis…

    http://seenthis.net/messages/408382

    #tabac #loi_de_santé #copié_collé #chiens_de_garde

  • Dans la bibliothèque d’Oussama Ben Laden
    https://www.actualitte.com/international/dans-la-bibliotheque-d-oussama-ben-laden-56824.htm

    Il est tranquillement dit qu’évoquer les conspirations (archi-prouvées) de la CIA relève du conspirationnisme.

    Des auditions au Congrès américain évoquent également les programmes de contrôle mental que la CIA aurait [sic] mené dans les années 50 et 60, à travers le projet MKUltra. Bref, de quoi faire de Ben Laden le porte-parole passionné d’un monde de conspiration et de crainte.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_MK-Ultra

    Le site buzzfeed utilise le même procédé :,

    The Bin Laden outrage nobody is talking about : What the government’s OBL “treasure trove” really reveals - Salon.com
    http://www.salon.com/2015/05/21/the_bin_laden_outrage_nobody_is_talking_about_what_the_governments_obl_treasu

    Perhaps most interestingly, the counter-conspiracy spooks have stuck the Senate Intelligence Committee’s hearing on CIA’s Project MKUltra in with the books it claims to be conspiracy theories rather than in the “publicly available US government documents” category.

    #chiens_de_garde #grossiers_menteurs

  • They Have ‘Propaganda,’ US Has ‘Public Diplomacy’–and a #Servile Private Sector
    http://fair.org/home/they-have-propaganda-us-has-public-diplomacy-and-a-servile-private-sector

    The #New_York_Times headline (4/15/15) paints a dire picture:

    Turmoil at Voice of America Is Seen as Hurting US Ability to Counter Propaganda

    But wait a second–isn’t Voice of America itself a propaganda outlet? Not in the New York Times stylebook, apparently. The piece, by Ron Nixon, describes VOA as “the government agency that is charged with presenting America’s viewpoint to the world.” Later on, the Times refers to what it calls “America’s public diplomacy.”

    The US’s enemies, on the other hand, have “sophisticated propaganda machines that have expanded the influence of countries like China and Russia and terrorist groups like the Islamic State.” The difference between “propaganda machines” and “public diplomacy” is never explained in the article, but the former appears to be what “they” do while the latter is what “we” do.

    #Etats-Unis #propagande #chiens_de_garde

  • The Great Refusal
    #Howard_Zinn
    April 01, 1983
    https://www.bostonreview.net/books-ideas/howard-zinn-wini-breines-great-refusal

    The obliteration of people’s movements from history is one of the fine arts of American culture.

    In the case of the 1960s, where the movements gave birth to one another in tumultuous succession—black rebellion, anti-war demonstrations, women’s liberation, prison uprisings, Indian occupations of stolen land—the memory is too fresh, the consequences too much with us, for simple erasure. Rather, newspapers and television, with practices surgery, have removed from that decade its inspiring, magnificent core—its militant but non-violent protests, its communities of affection and struggle, its attempt to give American democracy the meaning that two centuries of governments have failed to do. They then present the ‘60s to us, with smiling condescension, as a wall scrawled with obscenities, behind which are nothing but drug-befuddled youngsters and violent Weatherpeople.

    #Etats-Unis #médias #chiens_de_garde

  • Cuba’s extraordinary global medical record shames the US blockade | Seumas Milne | The Guardian
    http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/dec/03/cuba-global-medical-record-shames-us-blockade-ebola

    There are now 50,000 Cuban doctors and nurses working in 60 developing countries. As Canadian professor John Kirk puts it: “Cuban medical internationalism has saved millions of lives.” But this unparalleled solidarity has barely registered in the western media.

    Cuban doctors have carried out 3m free eye operations in 33 countries, mostly in Latin America and the Caribbean, and largely funded by revolutionary Venezuela.

    That’s how Mario Teran, the Bolivian sergeant who killed Che Guevara on CIA orders in 1967, had his sight restored 40 years later by Cuban doctors in an operation paid for by Venezuela in the radical Bolivia of Evo Morales.

    #cuba #santé #ebola (cette dernière phrase sent légèrement la propagande… mais le reste du papier donne quelques chiffres intéressants, et montre qu’une partie de l’establishment démocrate à Washington fait campagne pour la levée du blocus)

  • "L’absentéisme’’ des enseignants
    https://blogs.mediapart.fr/blog/claude-lelievre/061014/labsenteisme-des-enseignants

    Ce thème récurrent laisse plus ou moins de traces dans les mémoires. L’épisode qui a marqué sans doute le plus les esprits est celui qui a été initié par Claude Allègre. A la rentrée scolaire 1997, le ministre de l’Education nationale Claude Allègre s’en prend de façon tonitruante à « l’absentéisme » des enseignants : « Il y a beaucoup d’absentéisme dans l’Education nationale, et il faut mettre fin à cela. 12% d’absentéisme, c’est beaucoup trop. Il y a des gens qui considèrent qu’ils ont droit à des congés de maladie, pas moi ; on n’a pas droit à des congés de maladies systématiques. Cette institutionnalisation d’absences, cela me déplaît fondamentalement ». Et c’est ce qui est resté dans les souvenirs de beaucoup.

    Dans la soirée de ce même 4 septembre 1997, le taux allégué de 12% est pourtant ramené, par Claude Allègre lui-même ( ! ), à des statistiques qui « oscillent entre 4,5 % et 8% ».

    #enseignement #propagande #chiens_de_garde #chiffres_bidons

  • Inform’action : le conspirationnisme au prétexte de l’info alternative
    http://lahorde.samizdat.net/2014/09/28/informaction-le-conspirationnisme-au-pretexte-de-linfo-alternative

    Inform’action est une association de media alternatif née à Toulouse en juin 2012. Son fondateur, #Renaud_Schira est connu pour être un soutien fervent de Dieudonné[1], Vauclin, Soral[2] et Chouard, parmi d’autres fachos ou conspis. Il est également un membre actif de MetaTV qui reçoit régulièrement tous ces personnages. Il a rapidement été rejoint par Arthur, surnommé #Farthur, l’un des principaux [&hellip

    #Confusionnistes #Alain_Soral #Dieudonné #Étienne_Chouard #Inform'action

    • Oui, si tu as des éléments sur la question qui vont dans le sens que tu indiques @nicolasm, ça m’intéresserai de les connaîtres :)
      Personellement quand j’avais fait une critique du conspirationnisme, j’ai toujours fait dans le même mouvement une critique des médias et du pouvoir grosso-modo. Car une partie des gens intéressé par le conspirationnisme ont des critiques juste, le problème, c’est l’idée que TOUT les pouvoirs sont des complots (c’est bien la qu’on parle de conspirationnisme), pas qu’il puisse y avoir un complot de temps en temps.

    • Mon problème est que le texte ne définit à aucun moment ce qu’est le conspirationnisme ou un conspirationniste, pire ça m’a l’air d’une notion assez personnelle pour utiliser le terme « conspi ». Et de créer une catégorie « facho ou conspi ». Chouard est un facho ou un conspi ? Un conspi est un facho ? C’est quoi un conspi ?

      Perso j’ai bien remarqué que les médias et les puissants utilisent de plus en plus le conspirationnisme ou le complotisme pour décrédibiliser certaines personnes qui ne cachent rien derrière leurs remises en question de certains faits historiques. Maintenant dès qu’on parle de complot ça fait comme un « point godwin », c’est censé complètement décridibiliser l’adversaire et du coup ça évite de pouvoir mettre en lumière une concertation des élites pour garder ou augmenter leur pouvoir sur les masses. Un peu comme , mais en moins flagrant, les personnes qui taxent celles qui s’en prennent aux banquiers d’antisémitisme parce qu’on connaît bien le cliché du banquier juif. A partir de quand on devient « conspi » et est-ce que c’est mal ou incurrable ? Parce que les journalistes ne prennent pas comme définition l’idée que « tous les pouvoir sont des complots » comme tu dis @bug_in. Mais dès que quelqu’un avance un complot il est taxé de complotiste ou conspirationniste, et bientôt facilement de fasciste grâce à des textes de cet acabit.

    • Oui mais s’il s’agit de fascisme et de confusionnisme, ça ne sert à rien d’affaiblir la position de n’importe qui qui est susceptible de dénoncer un complot au passage.

      Et personnellement, je n’aime pas la notion de confusionnisme, je trouve que ça fait très infantilisant, comme si le camp d’en face jouait du pipeau et que les pauvres gens suivaient la musique. Alors que je pense qu’un gars comme Soral il pioche ce qui lui plait sans se soucier de qui ça vient et sans se mettre de tabou. En face j’ai l’impression que face à cette nouvelle mouvance (disons pêle-mêle Soral, Dupont aignan, De Benoit) les réponse c’est « ça pue le caca » (les fameux trucs nauséabonds) et « y nous ont piqué nos idées ». Et on commence à dresser des listes d’accointance et des cordons sanitaires. J’ai l’impression qu’on est en train de se faire notre ligne Maginot et qu’on va se faire bouffer par des gens en face qui sont dynamiques et pas fixés sur des anciennes lignes. C’est pas de la confusion, c’est juste que les gars d’en face ont muté, et il faudrait prendre en compte ces changements. Ça marche plus de dire « c’est des fachos » ou « c’est un copain de fachos regardez » pour que les gens n’écoutent pas ou ne votent pas pour ces gens. Il serait temps de le voir.

    • Il me semble que l’article est quand même relativement clair sur l’une des principales tares d’Inform’Action : sa porosité avec l’extrême droite. Sous prétexte de dénoncer des complots du pouvoir, on peut donc s’allier (comme le fait Chouard) avec n’importe qui. D’accord avec le fait qu’il faudrait mieux critiquer ce qui est avancé (les concepts) que de dénoncer des collusions (les personnes), même si celles-ci sont dans leur grande majorité des indices qui fonctionnent.

      Par contre, dire que De Benoist c’est "une nouvelle mouvance", c’est un peu oublier les trente dernières années et une tactique politique depuis assez rôdée. C’est là où on voit que les critiques (même bienveillantes, y’a toujours plein de gens pour critiquer, mais alors pour bosser réellement…) des #antifas n’ont souvent qu’une connaissance extrêmement maigre du problème. Et que leur critique est donc comment dire… :)

      (ou alors, comme ce que sous-entendait @nicolasm en premier commentaire

      Y en a qui ont pas encore compris que rabaisser le conspirationnisme ça fait le jeu des puissants.

      que le problème c’est en fait les « antifas » – position partagée par une sacrée tripotée de gens peu recommandables).

    • Hier, une émission sur la 5 sur les révisionnistes de la Shoah, entre autres, le changement sémantique qui s’est heureusement opéré pour les isoler dans leur escroquerie en les nommant des négationnistes. Pierre Vidal-Naquet dit que les astronomes n’ont pas à se confronter avec les astrologues. Cette distinction est primordiale pour avancer et écarter ceux qui n’ont aucun scrupules à confondre le négationnisme et le révisionnisme. Car poursuivre la confusion avec le révisionnisme historique, comme le font 90% des médias, empêche toute critique de l’histoire (L’affaire Dreyfus par exemple) et permet de taxer toute tentative de remise en cause de complotisme. Or cette confusion fait exactement le jeu des capitalistes fascisants en place qui ont tout intérêt à pousser sur le devant de la scène ces personnages ridicules de haine et bouffis d’égo, et comme il faut des remises en cause du système pour avancer, ils s’assurent que le filtre médiatico politique passe par ces connards pour que rien ne bouge.
      Tiens, ça me rappelle la Lettre ouverte de Rudolf Bkouche au premier ministre : « Votre déclaration "philosémite" n’est qu’une forme sournoise d’antisémitisme » http://seenthis.net/messages/295416

      #culpabilité #chiens_de_garde

    • Oui ce qui gêne c’est juger le discours d’une personne en regardant ses liens/amitiés/relais plutôt que son discours. J’imagine bien que ces données sont intéressantes pour essayer d’éclairer ce qui est dit sous une autre lumière, mais ce n’est pas ça qui est fait. C’est juste de la disqualification, qui fait que Chouard se retrouve « facho ou conspi » alors que rien n’est cité de ses propos qui pourrait confirmer cela. D’autant plus que « facho » ou « conspi » m’ont tout l’air d’être devenus des mots creux sans jamais trop savoir ce qu’on veut dire par là.

      Je parlais de De Benoist en même temps que Soral par exemple car il me semble que les deux hommes transgressent les frontières habituelles pour mêler de valeurs traditionnelles de droite avec des idées souvent portées par la gauche, et par exemple De Benoist a eu des discours dans lesquels il exprimait ses idées sur l’écologie ou la décroissance.

      position partagée par une sacrée tripotée de gens peu recommandables

      Ah oui j’avais oublié ça comme tactique pourrave. Comme les journalistes et hommes politiques qui crachaient sur les personnes qui soutenaient le « non » au référendum en disant que le Pen voulait aussi voter non. Bref ça reste des techniques de cours de récréation.

    • Euh...@nicolasm :
      Il me semble pourtant pertinent dans certains cas de s’intéresser aux liens d’une personne, à qui relaie ses propos et à quels propos elle relaie, notamment quand cela permet de donner un cadre et un contexte à un discours et à des idées et de comprendre ce qui peut se jouer autour de ces idées et de ces discours, d’identifier qui s’en empare, de quelle façon et dans quel buts.

      Dans le cas de Chouard, vu que tu le cite, c’est même particulièrement important vu la façon dont son discours sur la démocratie est (attention, avis éminemment subjectif de ma part) au fond particulièrement banal, inconsistant et sans trop de portée politique réelle . Au fond, Chouard pourrait renvoyer ses lecteurs aussi bien vers sa gauche que vers sa droite, mais il choisi de désigner Soral, Dieudo et de Benoist comme les « vrais dissidents », ce qui n’est pas sans conséquences, et ce qui peut révéler une certaine communauté de vues.

      Je parlais de De Benoist en même temps que Soral par exemple car il me semble que les deux hommes transgressent les frontières habituelles pour mêler de valeurs traditionnelles de droite avec des idées souvent portées par la gauche, et par exemple De Benoist a eu des discours dans lesquels il exprimait ses idées sur l’écologie ou la décroissance.

      Je suis toujours étonné que ce « ni droite ni gauche », cette idée de « transgresser les frontières habituelles » entre gauches et droites paraisse nouvelle alors qu’elle est vieille d’au moins un siècle. Aussi vieille que le fascisme dont elle est l’une des vieilles rengaines.

      Et non, il ne s’agit pas de « réduction ab hitlerum » pour le simple plaisir de discréditer, mais de la simple nécessité de savoir qui parle, de quel point de vue, dans quel contexte et en mobilisant quelles références. Et les références mobilisées par un De Benoist comme par un Soral, ce sont les références du socialisme national, du fascisme, donc, ce « socialisme » sans classes sociales, où les intérêts des travailleurs et du patronat sont perçus comme devant se fondre dans « l’intérêt supérieur de la nation », où le seul capitalisme perçu comme mauvais est le capitalisme international (parce que non-national, facteur de « cosmopolitisme » selon les termes de l’époque), porté par une vision de la « nation » comme un organisme, une « essence » doté de propriété immuables à travers le temps (ce qui transforme au passage les hiérarchies sociales en faits naturels immuables...).

      Et au passage que De Benoist exprime des idées « écologiques » et/ou « décroissante » n’est en rien étonnant, surtout si ces idées sont replacées dans le cadre du discours traditionaliste qui est le sien, où ces références à l’écologie sont surtout liées à une vision d’un passé et d’une France rurale idéalisée à laquelle il faudrait revenir...

      Bref, dans le discours de ces gars, rien de nouveau, que du vieux. Et le fait que certains de leurs discours (leur critique toute relative du capitalisme, leur « anti-libéralisme », leur positionnements plus ou moins écolo, etc) puisse sembler rejoindre des propos « de gauche », cela ne devrait en aucun cas mener à les légitimer où à les considérer comme des alliés potentiels : les ennemis de mes ennemis ne sont pas forcément mes amis. Et parfois, savoir qui parle de quoi avec qui permet de faire le tri et d’éviter de filer des munitions à ceux qui vont finir par nous les renvoyer à la gueule... (avec le sourire ;-) )

    • @riff : oui bien sûr que c’est intéressant de voir les liens et relais (je l’ai dit textuellement au passage), ce qui m’énerve c’est les discours "n’écoutez plus XXX car il a serré la main à YYY". Les gens sont encore capable d’écouter quelque chose et de se faire un avis, éventuellement accompagné d’un contexte.

      Sur Chouard qui choisit de "désigner Soral, Dieudo et de Benoist comme les « vrais dissidents »", justement il me semble que le passage dans lequel il cite ces vrais dissidents, il y en a aussi d’autres, mais ce ne sont que les "croustillants" qui sont relevés, et au final on en arrive à oublier que Chouard prend ce qu’il veut à droite et à gauche, et se focaliser juste sur les liens avec la droite et à finir à le catégoriser en facho... Et si en plus les personnes de gauches mettent des cordons sanitaires dès qu’il y a un lien relayé, j’imagine bien que Chouard va continuer à parler, mais avec les gens qui acceptent de parler avec lui. Donc au final ça se mord la queue.

      Sur les idées clivantes gauche/droite, ce n’est pas moi qui clive, mais ça vient des innombrables commentaires que je vois disant en substance "on était les premiers et ils se font une popularité sur notre dos". Je dis justement que oui ce n’est pas pour plaire ou embrouiller (l’idée de confusionnisme) mais qu’ils se tricotent une doctrine cohérente pour eux en piochant sans se poser de question sur leurs droits ou légitimités.

    • @nicolasm, ce que j’ai essayé de montrer, c’est pourtant justement que derrière le discours « social » ne se cachait pas un « picorage idéologique » à droite à gauche, mais bel et bien des idées prenant clairement leur source dans le vieux corpus de l’idéologie fasciste. Et ce discours est clairement « enrobé » d’un embalage « socialisant » ou « écologisant » pour le faire passer auprès d’un plus grand public : il est plus facile, au hasard d’attirer les gens avec un discours semblant se réclamer de l’écologie qu’en professant un « retour à la terre et au traditions ancestrales » dans le vieux style pétainiste, même si c’est bel et bien ce que l’on défends (je parle du cas De Benoist, là, pas de l’écologie en général, hein), où, dans le cas du FN, il est plus facile d’attirer le public en se réclamant de la laïcité pour taper sur l’islam plutôt que de le faire de façon assumée...

      Donc oui, il y a bel et bien un confusionnisme. Des confusionnisme*s*, même : un confusionnisme volontaire, stratégique et assumé d’un De Benoist, d’un Soral ou d’une Le Pen, et le « confusionnisme involontaire » de tout ceux qui relaient le premier sans forcément penser à mal. Et oui, le premier s’abrite sans hésiter derrière un vocabulaire « de gauche » (ou « républicain » dans le cas du FN), dans le but d’embrouiller, et de plaire, pour recruter et diffuser ses idées. Et ça marche, malheureusement.

    • En finir avec les théories du complot
      http://lahorde.samizdat.net/2014/05/10/en-finir-avec-les-theories-du-complot

      À notre époque, l’avènement des moyens de communications de masse, et surtout d’Internet, a fait littéralement exploser la quantité et la popularité des thèses complotistes, qui se déclinent désormais sous diverses formes plus ou moins ouvertement antisémites, ou plus ou moins grotesques. Le monde serait ainsi gouverné, au choix, par : les Juifs bien sûr, mais également la Reine d’Angleterre, des extraterrestres reptiliens, la société secrète des Illuminatis, des forces satanistes, les francs-maçons … Voire tout ça à la fois, selon certains syncrétismes.

      Je comprends mieux la teneur de l’article initiale quand je vois les connaissances poussées de La Horde sur le complot... D’ailleurs j’aime particulièrement la formulation, le complot est grotesque, et si ce n’est pas grotesque, c’est antisémite, n’essaie même pas de creuser.

      Je vois mieux d’où La Horde parle. Donc, poubelle.

    • @biggrizzly, je ne partage pas ton avis sur ce dernier point. L’antifascisme pour moi par ex. n’est qu’une activité parmi d’autres, et La Horde est loin de représenté les antifa, au contraire, il y a plein de critique contre lui notamment sur la question du féminisme/patriarcat.