• #Pauvreté en #France. Les jeunes et l’#Outre-mer en première ligne

    Le #rapport publié par l’#Observatoire_des_inégalités montre que 5,3 millions de Français vivent sous le seuil de 885 € par mois. Et la #crise_sanitaire, prévient l’organisme, va aggraver la situation.

    L’observatoire des inégalités, un organisme indépendant fondé à Tours en 2003, surveille en permanence les données statistiques du pays et s’intéresse aux « grandes évolutions structurelles ». La deuxième édition (2020-2021) du rapport bi-annuel sur la pauvreté en France qu’il publie ce jeudi 26 novembre dresse un constat alarmant, en particulier pour la jeunesse et les territoires d’Outre-mer. Dans un contexte marqué par l’épidémie de Covid-19, dont les conséquences échappent encore à ce diagnostic.

    « En 2020, la récession atteindra des niveaux inégalés depuis la dernière guerre mondiale. Nous allons en payer les dégâts avec une progression attendue dévastatrice du chômage », prévient Louis Maurin, directeur de l’Observatoire. Quel sera son impact : « 500 000 personnes pauvres de plus ? Un million ? On n’en sait rien » dit-il, alors que la majorité des données exploitées ont été collectées avant 2020. Et que les effets de la crise sanitaire « ne pourront se mesurer qu’en 2022 ».

    5,3 millions de pauvres en France

    Le pays compte 5,3 millions de pauvres « si l’on prend en compte le seuil de 50 % du niveau de vie médian (1 770 € par mois) », retenu par l’observatoire. C’est 8,3 % de la population totale. « La pauvreté est plus répandue qu’il y a 15 ans, la hausse s’est faite entre 2002 et 2012, avec 1,3 million supplémentaire (+ 35 %) », détaille Anne Brunner, codirectrice du rapport.Au total 6,3 millions de personnes vivent avec au maximum 934 € par mois pour une personne seule. Ce qui correspond au seuil des 10 % les plus pauvres. Et en moyenne ce dixième dispose de seulement 735 €.

    Les Français sans activité plus exposés

    Près de la moitié des personnes pauvres sont inactives, à la retraite ou au foyer. L’autre est composée de salariés, d’étudiants. Un chômeur sur quatre vit sous le seuil de pauvreté. La moitié des personnes pauvres vit en couple, un quart seules, un autre quart au sein de familles monoparentales.

    Lors d’une séparation, une famille sur cinq bascule dans la pauvreté. Le taux de pauvreté des femmes est légèrement supérieur à celui des hommes 52,7 % contre 47,3 % : un « reflet du poids financier des enfants sur leur niveau de vie », indique l’observatoire. Les immigrés seraient trois fois plus exposés, selon les dernières données disponibles datant de 2015.

    Les enfants et les jeunes plus touchés

    En France, un enfant sur dix grandit dans une famille pauvre. La moitié des pauvres ont moins de 30 ans, 20 % sont étudiants, un tiers sont des enfants et des adolescents. Les 18-29 ans sont les plus touchés. « Cette tranche d’âge est vulnérable à la crise économique qui suit la crise sanitaire », appuie Louis Maurin, directeur de l’Observatoire.

    Les Outre-mer en tête des territoires les plus pauvres

    Les données de l’Insee, publiées au cours de l’été et mentionnée par le rapport sont édifiantes. À Mayotte, 77 % de la population se situe sous le seuil de 60 % du niveau de vie médian ; 53 % en Guyane. À la Réunion, un quart des habitants vivent avec moins de 867 € par mois. Et en Martinique, les 10 % les plus pauvres vivent avec moins de 630 € mensuels.

    Parmi les villes qui comptent plus de 20 000 habitants, cinq communes de la Réunion en tête classement des vingt villes où le taux de pauvreté est le plus élevé. Devant Grigny (Essonne) et Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) qui affichent des taux de 45 % et 46 %.

    Un #revenu_minimum unique pour lutter contre la pauvreté

    C’est ce que suggère de créer l’Observatoire des inégalités pour « sortir les plus démunis de la pauvreté ». Sept milliards d’euros « hors crise sanitaire, soit l’équivalent de baisse d’impôts accordée aux plus aisés en 2017 », suffiraient pour « que chaque français puisse bénéficier de 900 € par mois pour vivre. »

    Car si en France, pays d’Europe affichant l’un des taux de pauvreté les plus bas derrière la Finlande, « le modèle social protège », les jeunes de moins de 25 ans ne disposent d’aucune aide. « On est à un moment où il faut absolument que les plus favorisés aident davantage ceux qui le sont moins », plaident les auteurs du rapport.

    https://www.ouest-france.fr/societe/pauvrete/pauvrete-en-france-les-jeunes-et-l-outre-mer-en-premiere-ligne-7063848
    #statistiques #chiffres #seuil_de_pauvreté #pauvres #rdb #revenu_de_base #2020

  • Deadly Crossings and the militarisation of Britain’s borders

    Military-style solutions won’t solve humanitarian problems, argues our new report that details the nearly 300 border-related deaths in and around the English Channel since 1999. Deadly Crossings and the Militarisation of Britain’s Borders reveals the human tragedies caused by inhumane border enforcement at a time when the UK Home Office is seeking to make Channel crossings ‘unviable’.

    https://irr.org.uk/article/deadly-crossings

    Pour télécharger le rapport:
    https://irr.org.uk/wp-content/uploads/2020/11/Deadly-Crossings-Final.pdf

    #Manche #UK #Angleterre #mer #France #mourir_en_mer #décès #migrations #asile #réfugiés #frontières #militarisation_des_frontières #rapport #chiffres #statistiques #IRR #Gisti #Le_Gisti #chronologie #morts #décès #timeline #time-line #frise_chronologique

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    • À Calais, la frontière tue. Contre l’oubli et l’impunité, nommer et compter les victimes

      Jeudi 19 novembre, près de Calais, un homme est mort.

      « Coquelles : un migrant décède à l’hôpital après avoir été percuté sur l’autoroute A16 » a titré La Voix du Nord dans un article classé dans les « Faits divers » [1]. « L’accident s’est produit peu après 16h30 au niveau de l’échangeur 42 sur l’autoroute A16 » a précisé France 3 Hauts-de-France [2].

      Fatalité. Un « migrant » qui « décède après avoir été percuté sur l’autoroute A16 », c’est forcément un « accident » à ranger dans les « faits divers ».

      Pourtant, à Calais et dans la région, des « migrants qui décèdent », il y en a eu des dizaines, des centaines même. Des hommes, des femmes, des enfants et même parfois des nourrissons. Avec un nom, une identité, une histoire. Depuis 1999, ce sont au moins 297 personnes en exil qui sont mortes dans cette zone transfrontalière.

      Mortes en tentant de franchir la frontière qui sépare le Royaume-Uni de la France : écrasées par la cargaison d’un camion ou broyées par l’essieu, électrocutées par les caténaires de l’Eurotunnel, percutées par un véhicule sur l’autoroute A16 ou noyées en essayant de franchir le Channel en bateau, en kayak ou tout simplement à la nage avec des bouteilles en plastique comme seules bouées de fortune. Mortes également du fait des conditions de vie inhumaines que leur réservent les gouvernements français successifs depuis plus de 25 ans.

      « Les CRS font de nos vies un enfer » écrivaient des exilé·es érythréen·nes dans une lettre adressée au préfet du Pas-de-Calais le 16 novembre dernier [3]. « Les CRS sont venus et ont gazé nos affaires et nous ont frappés comme si on était des animaux. Le lendemain matin ils nous attendaient et nous ont encore frappés. Même quand nous marchons ils ouvrent leur voiture et ils nous gazent, juste pour s’amuser » détaillent ils et elles un peu plus loin dans le courrier.

      Violences policières, harcèlement continu, humiliations, contrôles d’identité répétés, destructions de tentes, privation de duvets ou confiscation d’effets personnels, gazage de bidons de stockage d’eau sont le quotidien des personnes exilées présentes dans le Calaisis. Et cette réalité n’est pas nouvelle. Depuis des années, les exilé·es et leurs soutiens locaux dénoncent ce régime de violences généralisées. Des organisations internationales, telles que Human Rights Watch [4], font de même. Le Défenseur des Droits, à plusieurs reprises (notamment en 2012 [5], 2015 [6] et 2018 [7]), a dénoncé les politiques qui font de cet espace transfrontalier un « enfer » pour les exilé·es fuyant la guerre en Afghanistan ou en Syrie, la dictature en Érythrée ou les violences d’états autoritaires au Soudan ou en Éthiopie.

      Mais rien ne change. La réponse des gouvernements, quelle que soit leur étiquette politique, qui se succèdent reste inchangé et le message officiel adressé aux exilé·es errant dans le Calaisis est toujours le même : « Disparaissez ! ». Et si les coups de matraques et les gazages ne suffisent pas, les personnes migrantes comprendront d’elles mêmes qu’à Calais et dans la région, on risque sa peau.

      Aucune de ces vies volées n’est un accident. C’est pourquoi il importe de compter et nommer les exilé·es mort·es à la frontière franco-britannique, et de refuser de réduire ces décès à des événements isolés et anonymes, pour les ranger ensuite dans la case des « faits divers ». Au contraire, recenser les étranger·es décédé·es dans cette zone frontalière montre que ces morts sont le résultat des politiques menées par des sous-préfets, des préfets et des ministres successifs, qui ont délibérément décidé de faire de cette frontière un « enfer ».

      En 2016, le Gisti publiait un numéro de sa revue Plein Droit intitulé « Homicides aux frontières » dans lequel paraissait l’article « Voir Calais et mourir ». L’auteur, un ancien salarié de la Plateforme des Soutiens aux Migrant·e·s (PSM) basée à Calais, y décrivait ce travail d’enquête sur les mort·es à la frontière franco-britannique (qui permettait de dresser une liste des victimes et une cartographie) et montrait comment « l’addition d’accords européens et de traités bilatéraux, destinés à empêcher les indésirables d’accéder au territoire britannique a fait de cette région un mur meurtrier ».

      Des liens récents entre militant·es français·es et activistes britanniques ont permis de travailler à la publication de cette enquête sur les personnes exilées mortes à la frontière franco-britannique pour un public anglophone. Fruit d’une collaboration entre l’Institute of Race Relations (IRR), le Tribunal Permanent des Peuples (TPP) de Londres et le Gisti, le rapport « Deadly Crossings and the Militarisation of Britain’s Borders » a pour but de donner à voir, une fois encore, les conséquences des politiques migratoires menées par les gouvernements français et britanniques dans cet espace frontalier et d’outiller activistes et associations anglophones dans leur contestation sans relâche du régime meurtrier des frontières.

      https://www.gisti.org/spip.php?article6510

  • Black Ottawans hit hardest by #COVID-19, race-based data suggests

    People who identify as Black make up 37 per cent of cases, but just 7 per cent of population

    People in Ottawa who identify as Black have been hit disproportionately hard by the COVID-19 pandemic, a new report looking at race suggests.

    According to the Ottawa Public Health report, Black people made up roughly 37 per cent of early cases where transmission occurred in community settings, but only make up seven per cent of the city’s population.

    “It is overwhelming. It is concerning and it is urgent,” said Hindia Mohamoud, director of the Ottawa Local Immigration Partnership (OLIP), during a virtual news conference on Tuesday, in reaction to the data.

    Ottawa Public Health’s findings are based on COVID-19 cases diagnosed from the start of the pandemic until Aug. 31. The data does not include any cases of people who have died or people living in long-term care, retirement homes or other congregant settings.

    Thirty-eight per cent declined to participate in the study or couldn’t be reached. In all, 1,444 cases were studied.

    ’We are not in this together’

    As previously reported, Ottawa Public Health found that 63 per cent of the cases studied were people who identified as non-white or non-Indigenous, even though diverse communities only make up 29 per cent of the city’s population. Most were immigrants and only half of all people with COVID-19 said English or French was their first language.

    “We are not in this together. The risk that is facing racialized populations is disproportionate,” said Mohamoud.

    Among the possible reasons for higher rates in Black and other non-white communities are the types of occupations people hold, said Mohamoud.

    “A large proportion [are] personal support workers, a large proportion [are] health-care workers ... cleaners, Uber drivers, essential workers in general.”

    A lack of adequate housing is another factor, she said. Recent immigrants are four times more likely to live in crowded homes, said Mohamoud, and 10 times more likely to share a bedroom with at least two other people.

    Dr. Vera Etches, Ottawa’s medical officer of health, said that race data helps Ottawa Public Health tailor its resources to the communities that need its support most.

    “We need to hear community voices to design appropriate responses and interventions to address barriers to health,” she said.
    Door knocking and info desks

    Community groups have already begun this outreach work, said Naini Cloutier, executive director of the Somerset West Community Health Centre during Tuesday’s call.

    “If a testing van shows up unannounced in a newcomer community, nobody will use it,” she said. ’"Our approach is to engage in advance with communities."

    Dozens of staff members, who speak multiple languages, have knocked on “hundreds” of doors, she said, as well as set up COVID-19 information booths at apartment buildings and talking to riders at bus stops. Workers have passed out thousands of masks and bottles of hand sanitizer, she said.

    What is clear, said Cloutier, is a “one size fits all” approach doesn’t work to solving health inequities. The same testing strategies that work for suburban home owners will not necessarily work in newcomer, low-income communities.

    “This has been a transformational moment for everyone where we have seen the gaps to be so huge for these communities.”

    Etches noted at the end of Tuesday’s call that a deeper look at how COVID-19 has affected Indigenous Ottawans, those who identify as First Nations, Métis or Inuit, is expected at a later date.

    https://www.cbc.ca/news/canada/ottawa/black-ottawans-covid-19-data-report-1.5814934?cmp=rss

    #covid-19 #Noirs #discriminations #inégalités #statistiques #chiffres #afro-américains #afro-canadiens #Canada #travail #télétravail #coronavirus #logement #intersectionnalité #race

  • 6 out of 10 people worldwide live in a country that has built border walls

    Days after the drawn-out U.S. elections, a new report reveals that the wall sold by Trump as a supposed achievement of his administration is just one of more than 63 new border walls built along borders or in occupied territories worldwide.

    Today, 31 years after the fall of the Berlin Wall, we find ourselves in a world with more walls than ever. 4.679 billion people in the world (60.98%) live in a country that has built one of these walls on its borders, concludes the report “Walled world: towards Global Apartheid” co published by the Centre Delàs d’Estudis per la Pau, Transnational Institute, Stop Wapenhandel and Stop the Wal Campaign.

    Beyond the surge in physical walls, many more countries have militarized their frontiers through the deployment of troops, ships, aircraft, drones, and digital surveillance, patrolling land, sea and air. If we counted these ‘walls’, they would number hundreds. As a result, it is now more dangerous and deadly than ever to cross borders for people fleeing poverty and violence.

    In addition, the research highlights that, as in the United States, immigration and terrorism are the main reasons given by states for the construction of walls, both justifications together represent 50%, half of the world’s walls.

    Israel tops the list of countries that have built the most walls, with a total of 6. It is followed by Morocco, Iran and India with 3 walls each. Countries with 2 border walls are South Africa, Saudi Arabia, United Arab Emirates, Jordan, Turkey, Turkmenistan, Kazakhstan, Hungary and Lithuania.

    “The global trend in border management policies is to build a world in which segregation and inequality are reinforced. In this walled world, commerce and capital are not restricted, yet it increasingly excludes people based on their class and origin”, states Ainhoa ​​Ruiz Benedicto, co-author of the report and researcher at the Centre Delàs d’Estudis per la Pau.

    The report focuses on a few specific walls in different regions, highlighting the following:

    Four of the five countries bordering Syria have built walls: Israel, Turkey, Jordan and Iraq.
    India has built 6,540 km of barriers against its neighboring countries, covering 43% of its borders.
    Morocco built an occupation wall with Western Sahara considered “the greatest functional military barrier in the world”, 2,720 km long.

    In addition to physical walls, the militarization of border areas continues to increase, in which walls are just one means of stopping people crossing territories.. The report highlights two cases:

    Mexico has notably militarized its border with Guatemala with equipment and financing through the US funded Frontera Sur program.
    Australia has turned the sea into a barrier with the deployment of its armed forces and the Maritime Border Command of the Australian Border Force, in addition to an offshore detention system that violates human rights.

    The business of building walls

    Finally, the report analyzes the industry that profits from this surge in wall-building and the criminalization of people fleeing poverty and violence. The report concludes that the border security industry is diverse, as shown by the number of companies involved in the construction of Israel’s walls, with more than 30 companies from the military, security, technology and construction sectors.

    “Many walls and fences are built by local construction companies or by state entities, such as the military. However, the walls are invariably accompanied by a range of technological systems, such as monitoring, detection and identification equipment, vehicles, aircraft and arms, which military and security firms provide”, explains Mark Akkerman, co-author of the report and researcher at Stop Wapenhandel. Companies such as Airbus, Thales, Leonardo, Lockheed Martin, General Dynamics, Northrop Grumman and L3 Technologies are the main beneficiaries of border contracts - in particular providing the technology that accompanies the walls in both the US and in EU member states. In the specific cases studied in the report, companies such as Elbit, Indra, Dat-Con, CSRA, Leidos and Raytheon also stand out as key contractors.

    “Three decades after the fall of the Berlin Wall, it is extremely sad that the wall has become the symbol of our time. Not only is it a betrayal of people’s hopes in 1989, but it also locks us into a fortress with no way out in which we lose our very humanity. All the research tells us that we can expect more migration in the coming decades. Therefore, it is of profound importance to seek other dignified and humane ways to respond to the needs of people who are forced to flee their homes for reasons of poverty, violence and climate change”, warns Nick Buxton, co-editor of the report and researcher at TNI.

    https://www.tni.org/en/article/6-out-of-10-people-worldwide-live-in-a-country-that-has-built-border-walls

    #murs #barrières_frontalières #cartographie #visualisation #frontières #business #complexe_militaro-industriel #migrations #asile #réfugiés #Airbus #Thales #Leonardo #Lockheed_Martin #General_Dynamics #Northrop_Grumman #L3_Technologies #Elbit #Indra #Dat-Con #CSRA #Leidos #Raytheon #chiffres #statistiques #militarisation_des_frontières #contrôles_frontaliers #terrorisme #anti-terrorisme #Israël #Maroc #Inde #Iran #ségrégation #monde_ségrégué #monde_muré #technologie

    #rapport #TNI

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  • Drei Viertel der Wissenschaftler haben befristete Stellen

    Viele Überstunden, viel Unsicherheit: Die Arbeitsbedingungen an Hochschulen lassen zu wünschen übrig, mahnt der DGB. Er bezieht sich auf eine Umfrage, die ein altes Problem aufzeigt.

    Feste Stelle, sichere Perspektive: Das fehlt der großen Mehrheit der Wissenschaftlerinnen und Wissenschaftler an deutschen Hochschulen. Im Vergleich zu anderen Arbeitnehmern sind sie überdurchschnittlich oft befristet beschäftigt, wie der aktuelle Hochschulreport des Deutschen Gewerkschaftsbundes (DGB) zeigt, der dem SPIEGEL vorliegt. In einer Befragung gaben 78 Prozent der Wissenschaftler und 16 Prozent der Mitarbeiter in Technik und Verwaltung an, sie hätten befristete Stellen.

    Im Durchschnitt lag der Anteil im Jahr 2018 demnach bei 67,9 Prozent. Frauen waren deutlich häufiger betroffen als Männer. Zum Vergleich: Bei allen abhängig Beschäftigten in Deutschland (ohne Auszubildende) lag der Anteil bei 8,3 Prozent, wie das Betriebspanel des Instituts für Arbeitsmarkt- und Berufsforschung zeigt.

    Der DGB hatte im vergangenen Herbst in acht Bundesländern 10.549 Beschäftigte an Hochschulen zu ihren Arbeitsbedingungen befragt sowie Daten des Statistischen Bundesamtes ausgewertet. Das Ergebnis:

    Fast die Hälfte der Wissenschaftler und rund ein Drittel der befragten Mitarbeiter in Technik und Verwaltung hat eine Teilzeitstelle.

    Mehr als drei Viertel der wissenschaftlichen Beschäftigten arbeiten regelmäßig länger als vertraglich vereinbart und leisten dabei durchschnittlich zehn Überstunden pro Woche.

    Wissenschaftler mit befristetem Arbeitsvertrag machen im Schnitt noch mehr Überstunden als ihre unbefristeten Kollegen: 10,6 zu 6,6 Stunden pro Woche.

    Der vergleichsweise hohe Anteil an befristeten Stellen im Hochschulbereich ist seit Jahren ein Streitthema. Er war vor allem mit der Einführung des Wissenschaftszeitvertragsgesetzes von 2007 deutlich gestiegen. Das Gesetz sieht für Arbeitsverträge an staatlichen Hochschulen und Forschungseinrichtungen spezielle Regelungen für Befristungen vor.

    Zur Begründung heißt es vom Bundesbildungsministerium, dies sei »in der Phase der Qualifizierung junger Wissenschaftler sinnvoll und notwendig«. Die dadurch »begünstigte Rotation ermöglicht nachrückenden Generationen überhaupt erst den Zugang zu wissenschaftlichen Tätigkeiten«. 2016 sah sich die Bundesregierung jedoch zu einer Reform veranlasst, weil »der Anteil an kurzzeitigen befristeten Beschäftigungen ein nicht mehr zu vertretendes Maß erreicht hatte«, wie das Ministerium einräumt. Eine Gesetzesnovelle sollte Abhilfe schaffen. Seit 2018 hat sich laut DGB jedoch außer einem »marginalen Rückgang« wenig geändert. Er lag zuletzt bei 0,4 Prozentpunkten.

    https://www.spiegel.de/panorama/bildung/uni-arbeitsvertraege-dreiviertel-der-wissenschaftler-haben-nur-befristete-st

    #Allemagne #université #ESR #précarité #genre #femmes #hommes #statistiques #chiffres

    ping @_kg_

  • Les vrais chiffres d’élèves contaminés par le coronavirus en Occitanie
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/vrais-chiffres-eleves-contamines-coronavirus-occitanie-

    Le ministère de l’Education aurait massivement sous-estimé le nombre d’élèves contaminés par le coronavirus, selon une enquête de CheckNews, le site de fact-checking fondé par Libération. En Occitanie, le nombre de cas positifs chez le 0-19 ans serait plus de 11 fois supérieur au chiffres communiqués par le rectorat.

    En Occitanie, les deux académies ont annoncé, le 6 novembre, les chiffres suivants :
    – Académie de #Toulouse : 185 élèves positifs sur les sept derniers jours
    – Académie de #Montpellier : 104 élèves positifs sur les sept derniers jours

    Soit un total de 289 élèves positifs sur la semaine précédant le 6 novembre.

    Pourtant, selon Santé publique France, 526 enfants de 0 à 9 ans et 2 681 jeunes de 10 à 19 ans, prélevés la semaine du 26 octobre au 1 novembre, ont eu dans les jours suivants un résultat positif dans la région. Soit un total de 3 207, 11 fois plus que les chiffres du rectorat.

  • Le gouvernement français intensifie sa dissimulation des infections de #COVID-19 dans les écoles - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/11/12/cvec-n12.html
    https://www.wsws.org/asset/7ae77acf-df41-4603-beaa-d1b1b0a9824b?rendition=image1280

    Cette tentative de dissimuler l’ampleur de la propagation de la maladie dans les #écoles fait suite à des tactiques similaires utilisées par le gouvernement dans les écoles et les universités françaises le mois dernier. Le fait que deux organes officiels du gouvernement produisent des chiffres de COVID-19 contradictoires témoigne de la nature profonde de la crise de l’État français face à l’augmentation des #décès et aux grèves d’enseignants.

    Suite à ce communiqué de presse, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a persisté dans le récit de son ministère. Il a affirmé que le nombre de cas était « sous contrôle » et que la transmission au sein du système éducatif était « inférieure aux proportions constatées dans le reste de la population ». Il a ajouté qu’il voulait que les écoles restent ouvertes « à tout prix » — un prix qui se compte en vies d’élèves et d’enseignants.

    La #manipulation de ces #chiffres s’accompagne d’un protocole visant à limiter la connaissance des cas par les élèves et les enseignants dans les écoles. Lorsqu’un élève est confirmé COVID-19 positif, seul le chef d’établissement est informé. Malgré que les masques ne fassent que réduire le risque d’infection, si les personnes exposées portent un masque, elles ne sont même pas considérées comme cas contact et ne sont pas informées de leur exposition au virus. Lundi, Joe, un élève de collège, a tweeté : « À l’école aujourd’hui, six élèves ont testé positifs en sixième. La classe a continué comme si de rien n’était ».

    Eric Menonville, un professeur de sciences, a fait remarquer sur Twitter que les mêmes #mensonges avaient été utilisés dans le but d’imposer un retour au travail : « Tout cela n’est qu’une blague. Le ministère du Travail nous a dit que moins de 1 pour cent des transmissions se font au travail et le ministre de l’Éducation nationale nous a dit qu’il y en a moins de 1 pour cent dans les institutions. Alors où se produisent les infections ? »

    La #censure des nombres de cas au niveau local et national est un #crime meurtrier contre la classe ouvrière. Combien de parents ont envoyé leurs #enfants à l’école en croyant que l’école n’avait pas de cas ? Combien d’enseignants sont allés travailler en croyant qu’ils étaient en sécurité ? Combien d’élèves ont ensuite infecté leurs parents, grands-parents et amis parce qu’on ne les a pas informés de ce qu’ils avaient été exposés au virus ? Combien de personnes vont mourir à cause de ces transmissions ?

  • Centri d’Italia : il sistema a un bivio

    1. Dall’errore di sistema al fallimento. I contratti dell’accoglienza

    Dopo un anno dall’entrata in carica del governo Conte II e a 2 anni dall’emanazione del decreto sicurezza, le forze di maggioranza si sono finalmente decise a rimettere mano alle regole dell’accoglienza di richiedenti asilo e rifugiati in Italia. Il nuovo provvedimento è stato approvato anche in questo caso per decreto. Il parlamento avrà quindi due mesi di tempo per convertirlo in legge, apportando se necessario alcune correzioni.

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    Centri d’Italia: il sistema a un bivio

    Nel frattempo la crisi dovuta al coronavirus ha fatto emergere carenze e problemi già esistenti, mettendone in luce tutte le criticità.

    Il decreto sicurezza ed il relativo capitolato di gara per l’assegnazione dei posti in accoglienza già avevano manifestato i loro limiti. Sia per quanto riguarda la difficoltà delle prefetture di assegnare i posti in accoglienza, sia per l’incentivo economico a favorire la prevalenza dei centri più grandi a scapito di quelli piccoli e distribuiti sul territorio.

    I problemi, rilevati nel corso del 2019, erano venuti alla luce solo ad un’analisi approfondita con una metodologia complessa e laboriosa, data la penuria di dati. Il sistema non era sottoposto a stress, dato il ridotto numero degli arrivi, in forza degli accordi con la Libia (con il costo anche umano associato). A febbraio 2017, infatti, l’allora ministro Minniti concluse con la Libia il memorandum of understanding (rinnovato nel febbraio 2020) in tema di “contrasto all’immigrazione irregolare” e di lì a poco varò le prime misure avverse alle azioni di salvataggio in mare e alle Ong.

    Sin dal 2018, con il nostro lavoro Centri d’Italia, abbiamo cercato di “recuperare” l’argomento della trasparenza e dell’accountability e di sottrarlo ai detrattori dell’accoglienza. Abbiamo ottenuto un’importante vittoria al Tar che ha imposto al ministero dell’interno il rilascio di dati che permettano analisi indipendenti sullo stato del sistema di accoglienza. Nonostante i passi avanti, anche nel prosieguo delle analisi abbiamo riscontrato scarsa condivisione delle informazioni e abbiamo dovuto procedere mediante Foia. Nel presente numero ci siamo basati sull’analisi dei soli bandi presenti nel database Anac (con dati aggiornati a luglio 2020) e sui siti delle singole prefetture.

    Nella fase attuale, in concomitanza con la crisi sanitaria e sociale a causa della pandemia in atto, le criticità strutturali del sistema di accoglienza diventano lampanti e determinano anche un’ulteriore contrazione dei diritti, nonché una scarsa tutela della salute dei singoli e di quella pubblica.
    Il sistema ordinario che non c’è e le occasioni perse per strutturarlo

    Tra il 2016 e il 2017 l’Italia si è ritrovata a gestire un numero di arrivi considerevole, nonostante non si potesse neanche allora parlare di emergenza.

    A partire dalla seconda metà del 2017 tuttavia il numero di arrivi si è drasticamente ridotto e con questo le presenze nel nostro sistema di accoglienza. Tra il 2017 e il 2018 infatti queste sono diminuite di oltre il 27,6% e poi ulteriormente del 31,3% nel 2019.

    Le presenze nei centri di accoglienza tra il 2014 e il 2020
    Da anni è ormai in costante calo il numero di richiedenti asilo e rifugiati presenti nei centri di accoglienza.


    Questi anni sarebbero potuti essere utilizzati per ripensare in termini ordinari l’accoglienza. Misure di cui si discute da tempo, come ad esempio l’individuazione di meccanismi premiali per far crescere il sistema a titolarità pubblica gestito dai comuni (Sprar/Siproimi) o l’eliminazione del criterio della volontarietà per l’adesione allo stesso.

    Un’occasione persa prima dal governo Conte I, con l’approvazione del decreto sicurezza, e poi dal governo Conte II, che ha lasciato trascorrere un anno prima di decidersi a rivedere la disciplina dell’accoglienza.

    La strutturazione di un sistema ordinario di accoglienza non era tra gli obiettivi del decreto sicurezza, che infatti è andato nella direzione opposta. L’eliminazione della protezione umanitaria ha fatto sì che i richiedenti asilo, che con la normativa precedente avrebbero avuto accesso a una forma di protezione (e quindi a un permesso di soggiorno, condizione imprescindibile di qualsivoglia percorso di integrazione), siano andati ad ampliare il bacino di persone in condizione di soggiorno irregolare.

    D’altra parte il sistema ordinario, lo Sprar (sistema di protezione per richiedenti asilo e rifugiati), è stato trasformato in Siproimi (sistema di protezione per titolari di protezione internazionale e minori stranieri non accompagnati) escludendo da questa forma di accoglienza i richiedenti asilo e i titolari di protezione umanitaria. Riducendo così ulteriormente il numero delle persone ospitate (dal 2018 diminuiscono progressivamente infatti i posti finanziati e i posti occupati).

    In questo modo i Cas (Centri di accoglienza straordinaria gestiti dalle prefetture), da strutture emergenziali, sono stati trasformati ufficialmente in contenitori in cui i richiedenti asilo attendono l’esito della propria domanda di protezione internazionale. Un periodo di tempo vuoto, che può durare anche un anno o addirittura di più, in cui gli stessi migranti sono esclusi dai percorsi di inclusione sociale e lavorativa.

    Nel corso di questi mesi, sono intervenute alcune modifiche alla normativa prevista dal decreto sicurezza, ma sempre con carattere provvisorio. Attraverso il decreto Cura Italia (art.86 bis) e il decreto Rilancio (art.16), ad esempio, si è reintrodotta la possibilità di ospitare richiedenti asilo all’interno dello Sprar/Siproimi. Ma solo per un tempo limitato legato al permanere dello stato di emergenza (ad oggi peraltro esteso fino al 31 gennaio 2021).

    Inoltre, nonostante le strutture del Siproimi siano predisposte per fornire diversi servizi di integrazione, questi non possono essere utilizzati dai richiedenti asilo. I quali possono, stando a queste norme, usufruire dei soli servizi previsti per la prima accoglienza.
    Il capitolato del dicembre 2018: un’accoglienza che esclude

    La normativa introdotta nel dicembre 2018 si propone sostanzialmente di fornire vitto e alloggio agli ospiti e non di concorrere all’accompagnamento all’autonomia.

    In ogni caso, anche senza considerare aspetti legati ai diritti delle persone accolte e alla qualità del servizio fornito, e dunque la logica volta al controllo sociale più che all’inclusione, il decreto e il capitolato hanno prodotto problemi oggettivi e indiscutibili dal punto di vista pratico e amministrativo. Sia per i soggetti gestori che per le stazioni appaltanti.

    Dal punto di vista amministrativo il capitolato ha previsto diversi tipi di contratto, a seconda che i servizi siano resi in un Cas di grandi dimensioni (da 50 a 300 posti), di medie dimensioni (fino a 50 posti) o in unità abitative.

    Stando alle dichiarazioni ufficiali, più che quelle politiche, l’intenzione era quella di favorire l’accoglienza diffusa o comunque quella più adatta a ciascun territorio, delineando nello specifico i servizi da effettuare in ciascun tipo di centro.

    Muovendo poi dall’analisi dell’accoglienza [...] non più caratterizzata dai soli grandi centri collettivi [... ma anche n.d.r] da singole unità abitative [...] si intende rideterminare i servizi assistenziali e le connesse modalità prestazionali calibrandoli alle diverse tipologie di ospitalità a beneficio di più trasparenti ed appropriate attività gestionali.
    – Direttiva del ministero dell’interno - 23/07/2018

    Tuttavia il capitolato del dicembre 2018 prevede tagli di servizi e costi per tutti i tipi di centro con l’effetto di penalizzare l’accoglienza diffusa, a favore dei grandi centri, dove è possibile effettuare economie di scala. Già lo scorso anno infatti era stato possibile rilevare due importanti effetti del nuovo capitolato.

    Da un lato molti gestori hanno deciso di non rispondere al bando per il sistema di accoglienza prefettizio in virtù di una scelta etica. Per molte realtà del privato sociale infatti, limitarsi a fornire servizi di vitto ed alloggio non giustifica la partecipazione al bando. Dall’altro a essere favoriti sono stati proprio i grandi centri. Di conseguenza, soggetti disposti a gestire strutture ridotte a dormitori, enti con dichiarato scopo di lucro o che non hanno competenze ed esperienze su tutela, promozione dei diritti delle persone e accompagnamento all’autonomia, hanno visto crescere la loro importanza all’interno del sistema a discapito degli attori storicamente impegnati nel settore.

    Un’Italia divisa in due: le intenzioni delle prefetture nell’applicazione del capitolato

    A distanza di 2 anni dall’entrata in vigore del decreto Salvini possiamo vedere in che modo le prefetture italiane hanno inteso utilizzare i tre tipi di appalto previsti dal capitolato.

    Non si tratta in questo caso dei posti effettivamente presenti nel sistema di accoglienza ma degli importi messi a bando in prima battuta dalle prefetture per i diversi tipi di centro. Non è quindi detto che tutti i posti siano stati aggiudicati. Come vedremo infatti alcuni di questi bandi, in particolare quelli per l’accoglienza diffusa, sono andati deserti o annullati e altri sono stati aggiudicati per un numero insufficiente di posti.
    Gli importi messi a bando dalle prefetture per i diversi tipi di Cas dopo il decreto sicurezza
    Nelle diverse aree geografiche gli importi destinati all’accoglienza sono stati distribuiti in modo diverso tra i vari tipi di centri di accoglienza straordinaria.

    Dall’analisi degli importi si rileva che le prefetture del centro nord hanno tentato di mantenere l’assetto diffuso dell’accoglienza dapprima prevalente, destinando inizialmente ad unità abitative la metà dei posti messi a bando. Una tendenza particolarmente rilevante nelle prefetture del nord-est.

    59,2% la quota di importi messi a bando dalle prefetture del nord est per centri composti da singole unità abitative.

    A giudicare dai dati quindi sembra che in questi territori le prefetture abbiano cercato di proseguire un percorso che negli anni aveva individuato l’accoglienza diffusa come modello virtuoso, sia per gli ospiti dei centri, che nel rapporto con la comunità del territorio.

    Nel mezzogiorno, al contrario, il modello dell’accoglienza diffusa resta residuale, a vantaggio dei centri collettivi e con ampio ricorso ai centri di grandi dimensioni. Anche prima del decreto sicurezza nelle regioni meridionali i centri di piccole dimensioni erano meno diffusi rispetto ad altre zone del paese. Una tendenza che quindi risulta confermata e un assetto dell’accoglienza in continuità con quanto da sempre viene descritto come terreno fertile per speculazioni e la crescita di un circuito basato su mega centri e mega gestori.
    Repetita iuvant? La ripetizione dei bandi a livello nazionale

    La normativa vigente prevede che le prefetture mettano a bando accordi quadro per la gestione delle tre diverse tipologie di centro. L’accordo quadro è un documento di tipo programmatico, il cui scopo è quello di definire il numero di posti in accoglienza che potrebbero essere necessari sul territorio nel successivo biennio (o nel successivo anno), e di stabilire una graduatoria di operatori a cui questi posti potranno essere assegnati nel momento in cui se ne presenti la necessità.

    Tuttavia non sempre gli accordi quadro vanno a buon fine. I bandi potrebbero andare deserti, o essere partecipati da un numero insufficiente di operatori per coprire i posti necessari.

    Di fronte alla difficoltà delle prefetture di assegnare tutti i contratti necessari a rispondere al fabbisogno, una delle possibili risposte è quella di riproporre il bando, con l’obiettivo di trovare altri operatori disposti a partecipare. Al di là di quale sarà l’esito delle gare successive la conseguenza immediata è quella di ritardare la stipula dei contratti come previsti dalle nuove regole. Di solito con la necessità di dover prorogare contratti in essere o di crearne di nuovi temporanei tramite affidamento diretto.

    Analizzando i dati della Banca dati dei contratti pubblici (Bdncp) di Anac è possibile rilevare quali prefetture abbiano proposto più di una volta lo stesso tipo di bando e individuare in questo modo le difficoltà degli uffici territoriali del governo ad assegnare i posti in accoglienza.

    Lo scorso anno questa analisi aveva fatto emergere criticità su 11 prefetture. Ad oggi il dato è salito a 34, ovvero circa un terzo delle prefetture italiane. Si tenga presente peraltro che non sempre la ripetizione del bando è la soluzione scelta dalla prefettura.

    34 il numero di prefetture che hanno ripetuto i bandi per l’accoglienza dopo il decreto sicurezza.

    In alternativa questa potrebbe decidere di prendere tempo prorogando i contratti in essere, oppure mettere a bando contratti per una diversa tipologia di centro sperando di ricevere una risposta diversa. È molto probabile quindi, che le prefetture dove si sono riscontrate difficoltà, siano di più di quelle rilevate con l’analisi dei contratti pubblici.

    Le regioni in cui il problema si presenta con maggiore frequenza sono l’Emilia-Romagna (27 ripetizioni), la Toscana (25) e la Lombardia (23). Ma più in generale è tutto il centro nord ad essere interessato dal fenomeno, che invece emerge in rari casi nel mezzogiorno.

    Le tipologie di centro che maggiormente presentano difficoltà nell’assegnazione sono quelle in unità abitative. Su queste infatti si concentrano il 47,2% di tutte le ripetizioni registrate a livello nazionale, mentre solo il 13,9% riguarda centri collettivi.

    47,2% delle gare ripetute riguarda centri composti da unità abitative.

    Le ragioni di queste difficoltà di assegnazione vanno imputate ancora una volta al capitolato che rende economicamente insostenibile l’accoglienza diffusa. Inoltre, come già anticipato, parte del terzo settore si è rifiutato di partecipare alle gare proprio a causa del taglio dei servizi previsto dalle nuove regole. In particolare alcuni gestori con una chiara missione sociale hanno ritenuto che non fosse loro compito prendere parte a un sistema che vede l’accoglienza come un mero servizio di vitto e alloggio.

    Chiaramente per tutti si è trattato di una scelta difficile. Sia perché uscire dal sistema significa fare posto a gestori con una visione diversa, magari di tipo più commerciale, sia perché non partecipare alle gare significa anche perdere posti di lavoro. Un elemento tutt’altro che marginale in particolare nelle zone del paese in cui la questione occupazionale si fa sentire in maniera più stringente.
    Il ministero riconosce il problema, ma tutela solo il mercato

    A febbraio 2020, è stato lo stesso ministero dell’interno a riconoscere il problema dei bandi ripetuti, confermando le tendenze che avevamo denunciato. In quel periodo infatti, tramite una circolare, sono state indicate alle prefetture alcune possibili soluzioni. Queste sono state innanzitutto invitate a ricorrere alle procedure negoziate.

    È necessario evidenziare che di recente si era assistito a un fenomeno positivo, ovvero la sistematizzazione dell’utilizzo delle procedure aperte. La circolare di febbraio tuttavia deroga tale procedura in caso di difficoltà rimandando ad assegnazioni più rapide, venendo meno alle intenzioni iniziali di una maggiore trasparenza.

    Già in precedenza alcune prefetture avevano fatto ricorso alle procedure negoziate. Tuttavia la percentuale di lotti messi a bando in questo modo è passata dal 16% (46 procedure su 289) al 27% dopo la circolare del ministero (13 procedure su 48).

    Quanto al contenuto del bando vengono date tre indicazioni. La prima è quella di riproporre il bando cambiando la tipologia di centro. Dunque se le gare per l’accoglienza in unità abitative sono andate deserte mentre quelle per grandi centri sono state assegnate, si proporranno nuove gare per questa seconda tipologia di centro abbandonando ogni tentativo di accoglienza diffusa, magari ribaltando la precedente programmazione dell’accoglienza sul territorio.

    La seconda è quella di modificare i requisiti di accesso alla gara. In questo modo si permette di partecipare a soggetti che in un primo momento non erano considerati idonei. L’effetto prevedibile è un’ulteriore riduzione delle garanzie di qualità e l’affidabilità dei gestori coinvolti nel sistema di accoglienza. Dunque da un lato i piccoli gestori a vocazione sociale escono dal sistema, a causa dell’impossibilità di realizzare forme di micro accoglienza diffusa che siano sostenibili economicamente e per il rifiuto di assecondare un modello che non fornisce ai richiedenti asilo strumenti di integrazione. Dall’altro il ministero facilita l’ingresso di operatori a vocazione commerciale o comunque privi dell’esperienza necessaria, rispondendo in qualche modo alle necessità del mercato ma senza considerare che parliamo di diritti.

    La terza indicazione infine riguarda la possibilità di modificare gli importi previsti nell’allegato B del capitolato. Si tratta in sostanza dei prezzi medi di riferimento per l’acquisto o l’affitto di beni. Il tema riguarda in particolare il diverso costo degli affitti di immobili nelle diverse zone del paese.

    La questione dei prezzi per gli affitti uniformi su tutto il territorio nazionale era effettivamente problematica per i gestori delle aree in cui gli immobili hanno un costo più elevato. Tuttavia queste modifiche vengono permesse senza fornire uno schema di riferimento sui costi medi nelle diverse zone. Alle prefetture invece viene richiesto prima di prendere una decisione su questo punto, considerando generici studi di settore, e poi di controllare che gli importi concordati siano quelli effettivamente sostenuti dall’operatore.

    La richiesta di una verifica dei costi sembra evidenziare che lo stesso ministero si renda conto dei possibili problemi di cattiva gestione che potrebbero derivare da questa modifica. La soluzione individuata però aggrava ulteriormente il lavoro delle prefetture sia in fase previsionale che di controllo.

    Complessivamente possiamo dire che le indicazioni fornite tentano di risolvere il problema della mancata assegnazione dei posti in accoglienza prodotto dal capitolato, senza però affrontare le questioni di fondo. La conseguenza, con tutta probabilità, è di abbassare ulteriormente la qualità del servizio, senza tenere conto delle ripercussioni sulla vita degli ospiti dei centri, sulla capacità del sistema di fornire strumenti per l’autonomia, ma anche sulle piccole realtà del terzo settore che in questi anni hanno sviluppato competenze e professionalità nella tutela e promozione dei diritti. Competenze non più utili in un sistema che non mette al centro le persone, ma il mero controllo.

    Nonostante il tentativo di revisione in corso d’opera, la circolare del ministero non sembra essere stata sufficiente per risolvere il problema delle mancate assegnazioni, anche al netto di valutazioni di merito. Se si analizzano i dati Anac sull’esito delle gare infatti non si assiste a un miglioramento dopo la pubblicazione della circolare, anzi.

    La quota di gare con esito negativo in effetti risulta leggermente maggiore rispetto al periodo precedente, passando dal 12,1 al 12,2% (6 su 49). Un dato che potrebbe facilmente aumentare nei prossimi mesi. Infatti i contratti messi a bando dopo la circolare sono più recenti e per molti di questi l’esito è ancora incerto o comunque il risultato non è stato ancora aggiornato nel database Anac.
    I grandi centri: terreno fertile per il contagio

    Come abbiamo visto nelle regioni meridionali il ricorso da parte delle prefetture a strutture collettive di medie e grandi dimensioni è stato più frequente rispetto al centro nord.

    Quello del ricorso ai grandi centri è un fenomeno problematico da molti punti di vista. In un momento di emergenza sanitaria però le criticità delle grandi strutture emergono con ancora più evidenza.

    La propaganda sui migranti che portano il virus nel nostro paese risulta del tutto infondata visto che questi vengono tutti sottoposti a controlli, al contrario di quello che è avvenuto nel corso dell’estate per i turisti stranieri. Nel corso della crisi sanitaria che stiamo vivendo invece è proprio la struttura del sistema di accoglienza, basato sui grandi centri, a creare l’emergenza. Ammassare centinaia di persone in uno stesso stabile, espone a rischi maggiori prima di tutto gli ospiti, ma anche gli operatori e da ultimo la comunità accogliente.

    Nei centri con tali soluzioni condivise, il maggior rischio di esposizione e di contagio della popolazione ospitata è relativo principalmente ai nuovi arrivi, ma è anche relativo ai contatti tra gli ospiti e con il personale dei servizi.
    – Indicazioni operative ad interim per la gestione di strutture con persone ad elevata fragilità e marginalità socio-sanitaria nel quadro dell’epidemia di Covid-19

    Rischi che si sarebbero potuti limitare accogliendo i richiedenti asilo in strutture abitative con un numero limitato di posti distribuite in maniera uniforme sul territorio nazionale. Ciononostante anche in questo caso, pensando a quanto accaduto nel sistema a titolarità pubblica, si sarebbe dovuto agire tempestivamente con un piano strutturato e coordinato di intervento, che purtroppo è mancato.

    È mancata, in questi mesi, un’attenzione specifica delle istituzioni sulle strutture di accoglienza e la maggior parte degli enti gestori si è sentita isolata e disinformata. Tutti si sono attivati con buonsenso, e hanno fatto del loro meglio, mettendo in campo soluzioni buone, ma avrebbero gradito una regia da parte delle istituzioni. La risposta non può essere quella delle soluzioni fai da te.
    – Salvatore Geraci su Redattore sociale

    Un tema che ovviamente vale anche per i Centri di permanenza per il rimpatrio (Cpr) dove in questi mesi si è proseguito con nuovi ingressi, con tutti i rischi connessi, nonostante l’impossibilità di effettuare i rimpatri nel corso della pandemia, le indicazioni della commissaria per i diritti umani del Consiglio d’Europa e gli appelli della società civile.

    Eppure il tema delle grandi concentrazioni nel contesto dell’emergenza sanitaria non è stato affrontato dalle frequenti cronache estive. Altrimenti si sarebbe dovuto ammettere un’errata impostazione di partenza e le relative responsabilità istituzionali, a cui difficilmente si poteva porre rimedio nel corso dell’emergenza sanitaria. La maggior parte dei media hanno puntato gli occhi in particolare sui territori di confine.

    In regioni del nord est, come il Friuli Venezia Giulia, o in regioni del mezzogiorno, come la Sicilia, l’accoglienza è stata organizzata in modo molto diverso ed ha affrontato criticità differenti.

    In entrambi i casi tuttavia si tratta di regioni di confine, dove si è fatto ampio ricorso ai centri governativi per ammassare migranti in ingresso senza che la macchina amministrativa dello stato riuscisse a ridistribuirli sul territorio nazionale in tempi ragionevoli. Una situazione che ha prodotto tensioni sociali a livello locale, centri stracolmi e prassi lesive dei diritti delle persone ospitate, in un momento in cui il sistema di accoglienza si trova, a livello nazionale, tutt’altro che sotto pressione, con un’ampia disponibilità di posti liberi.

    https://www.openpolis.it/esercizi/dallerrore-di-sistema-al-fallimento-i-contratti-dellaccoglienza
    #accueil #Italie #hébergement #logement #asile #migrations #réfugiés #statistiques #chiffres #appalti #CAS #SPRAR #Siproimi #decreto_cura_italia #cura_italia #decreto_rilancio #budget

  • En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville - Insee Focus - 211

    https://www.insee.fr/fr/statistiques/4806694

    En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville

    Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee)

    L’aire d’attraction d’une ville définit l’étendue de son influence sur les communes environnantes. En France, les 699 aires d’attraction des villes regroupent plus de neuf personnes sur dix : 51 % de la population française habite dans les pôles et 43 % dans les couronnes. Une personne sur cinq vit dans l’aire d’attraction de Paris.

    Entre 2007 et 2017, la population augmente nettement dans les aires d’attraction de 700 000 habitants ou plus. Depuis 2012, la population est stable dans les aires de moins de 50 000 habitants et dans les communes hors attraction des villes. Au sein des aires, la croissance de la population est plus faible dans les communes-centres que dans les couronnes.

    #france #urban_matter #aires_attraction #géographie #Cartographie #centralité #périphérie #bide #plein

  • « Vivre à la rue tue » : 659 morts recensés par un collectif pour l’année #2019

    Depuis 2002, le Collectif des morts de la rue tente de recenser le nombre de personnes sans domicile décédées, de connaître les causes de leur mort, leur âge... Des données très compliquées à rassembler.

    https://www.liberation.fr/france/2020/11/02/vivre-a-la-rue-tue-659-morts-recenses-par-un-collectif-pour-l-annee-2019_
    #décès #morts #SDF #sans-abri #sans-abrisme #statistiques #chiffres #France

  • Des graphiques pour mesurer l’#impéritie et l’#incurie.

    Dans le discours de Macron de mercredi 28 octobre, on pouvait entendre : « Nous sommes surpris » et quelques phrases plus loin, « Nous nous y attendions ». En fait si on les comprend bien, ils s’attendaient à être surpris.

    Thread by Panda31808732 on Thread Reader App – Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1321935155041361921.html

    Félicitations au gouvernement pour son grand chelem ! Par sa nullité stupéfiante, l’exécutif est parvenu à noircir toute la France métropolitaine en 15 semaines. Nous pouvons à présent lui décerner le label IOC (Incompétence d’Origine Contrôlée).

  • La fuga degli italiani all’estero: 131mila le partenze per l’espatrio nell’ultimo anno, quattro su dieci hanno tra i 18 e i 34 anni

    L’indagine non fornisce invece indicazioni sull’effetto che l’emergenza sanitaria Covid-19 ha avuto quest’anno. Nel 2019 hanno registrato la loro residenza fuori dei confini nazionali, per solo espatrio 2.353 persone in più rispetto all’anno precedente. Conte: governo lavora a incentivi a rientro giovani da estero

    Se si guarda ai numeri del 2019, ovvero alla vigilia di quell’emergenza sanitaria Covid-19 che nei mesi più critici dell’anno successivo ha avuto tra le conseguenze anche la chiusura delle frontiere tra i paesi colpiti, il dato che emerge dalla lettura della XV edizione del “Rapporto italiani nel mondo 2020” della Fondazione Migrantes è che il flusso di italiani che lasciano il paese per andare a vivere e lavorare all’estero non si vuole arrestare. Nel solo 2019 hanno registrato la loro residenza fuori dei confini nazionali, per solo espatrio, 130.936 connazionali (+2.353 persone rispetto all’anno precedente). Il 55,3% (72.424 in valore assoluto) sono maschi.

    Sono soprattutto giovani (il 40,9% ha tra i 18 e il 34 anni), ma anche giovani-adulti (il 23,9% ha tra i 35 e i 49 anni). D’altra parte, però, i minori sono il 20,3% (26.557) e di questi l’11,9% ha meno di 10 anni: continuano, quindi, le partenze anche dei nuclei familiari con figli al seguito. Il Rapporto è stato presentato questa mattina in occasione di una diretta streaming.
    Conte: governo lavora a incentivi a rientro giovani da estero

    Alla presentazione è intervenuto in videocollegamento il presidente del Consiglio Giuseppe Conte.«È nostro dovere - ha detto il capo del governo - costruire le condizioni per garantire ai giovani italiani all’estero la possibilità di tornare in Italia nel breve periodo, arricchiti dal bagaglio di esperienze umane, professionali e culturali maturate fuori dal nostro Paese. Ai tanti giovani che sono in questo momento all’estero dobbiamo offrire incentivi per tornare: il governo sta lavorando proprio in questo senso, per aggregare i migliori talenti e sollecitando la collaborazione per il rilancio delle imprese nazionali in particolare nel Mezzogiorno»..
    L’impatto dell’emergenza Covid rimane fuori dal report

    Allo stato attuale, dunque, è ancora presto per farsi un’idea dell’“effetto emergenza Covid” sulle scelte degli italiani in questi mesi così difficili. «L’incertezza che abbiamo - spiega Toni Ricciardi, storico dell’emigrazione presso l’università di Ginevra - nasce dal fatto che fino all’altroieri eravamo in una condizione di mobilità diffusa, poi la diffusione del virus a livello mondiale ha bloccato tutto. La conseguenza di questo scenario è che allo stato attuale è impossibile conoscere l’impatto che questa situazione avrà. La sensazione che abbiamo è che ci siano stati dei rientri dall’estero: se sono definitivi o costituiscono solo una soluzione momentanea al momento al momento non si può capire. Di certo - aggiunge Ricciardi - il Covid ha creato una condizione di precarietà nella precarietà: ci sono persone, soprattutto giovani, che stanno cercando di capire se conviene restare all’estero e registrarsi in cui vivono o rientrare, nella speranza di poter contare su un sussidio italiano».

    Nel 2019 l’Italia continua a perdere forze giovani e competenze

    Se l’indagine di quest’anno sugli italiani nel mondo non intercetta il fattore pandemia, non mancano spunti di riflessione. Il quadro costruito sui dati 2029 racconta un’Italia che sta continuando a perdere le sue forze più giovani e vitali, capacità e competenze che vengono messe a disposizione di paesi altri che non solo li valorizzano appena li intercettano, ma ne usufruiscono negli anni migliori, quando cioè creatività e voglia di emergere sono ai livelli più alti per freschezza, genuinità e spirito di competizione.

    Le distanze tra città e aree interne

    Oggi il vero divario non è tra Nord e Sud, ma tra città e aree interne. Sono luoghi che si trovano al Sud e al Nord, ma che al Sud diventano doppia perdita: verso il Settentrione e verso l’estero. A svuotarsi sono i territori già provati da spopolamento, senilizzazione, eventi calamitosi o sfortunate congiunture economiche. Un esempio valga su tutti: il 23 novembre 2020 cadrà il 40° anniversario del terremoto più catastrofico della storia repubblicana, quello che colpì Campania e Basilicata. Ancora oggi queste aree sono provate nelle loro zone interne da numerose partenze, ma contemporaneamente mantengono all’estero il grande valore di comunità numerose con tradizioni e peculiarità specifiche. Si tratta di migranti che guardano ai luoghi di origine con nostalgia, interesse e voglia di cambiare le cose. Sono spesso italiani che già partecipano attivamente alla vita dei luoghi di origine, pur restando nella loro posizione di migranti stabilmente in mobilità tra l’Italia e l’estero, tra migrazioni interne e migrazioni internazionali, in Europa o oltreoceano.

    In 15 anni boom della mobilità italiana: +76%

    Se nel 2006 gli italiani regolarmente iscritti all’Aire (Anagrafe degli italiani residenti all’estero) erano poco più di tre milioni ( 3.106.251), nel 2020 hanno raggiunto quasi i 5,5 milioni (il 9,1% della popolazione residente in Italia al 1 gennaio 2020, ovvero 60.244.639 persone): in quindici anni la mobilità italiana è aumentata del +76,6%. Una crescita ininterrotta, sottolinea il rapporto, che ha visto sempre più assottigliarsi la differenza di genere (le donne sono passate dal 46,2% sul totale iscritti 2006 al 48,0% sul totale iscritti 2020). Si tratta di una collettività che, nella sua generalità rispetto al 2006, si sta ringiovanendo a seguito delle nascite all’estero (+150,1%) e della nuova mobilità costituita sia da nuclei familiari con minori al seguito (+84,3% della classe di età 0-18 anni) sia da protagonisti giovani e giovani-adulti immediatamente e pienamente da inserire nel mercato del lavoro (+78,4% di aumento rispetto al 2006 nella classe 19-40 anni).
    Regno Unito primo paese di destinazione (anche per effetto Brexit)

    Delle 131 mila partenze per espatrio nell’ultimo anno, il 72,9% si è iscritto all’Aire in Europa e il 20,5% in America (di questi, il 14,3% in quella meridionale). Al primo posto tra le destinazioni, ormai da diversi anni, è il Regno Unito (quasi 25mila iscrizioni, il 19% del totale) per il quale vale sia il discorso di effettive nuove iscrizioni sia quello di emersioni di connazionali da tempo presenti sul territorio inglese e che, in virtù della Brexit, hanno deciso di regolarizzare ufficialmente la loro presenza complice il complesso e confusionario processo di transizione rispetto ai diritti, ai doveri, al riconoscimento o meno di chi nel Regno Unito già risiedeva e lavorava da tempo.
    Seguono Germania e Francia

    A seguire la Germania (19.253, il 14,7%) e la Francia (14.196, il 10,8%), nazioni che continuano ad attirare italiani soprattutto legati a tradizioni migratorie di ricerca di lavori generici da una parte – si pensi a tutto il mondo della ristorazione e dell’edilizia – e specialistici dall’altra, legati al mondo accademico, al settore sanitario o a quello ingegneristico di area internazionale. Va considerato, inoltre, il mondo creativo e artistico italiano che trova terreno fertile in nazioni come la Francia e la Germania e, in particolare, in città come Parigi e Berlino.

    Lombardia principale regione per partenze

    La Lombardia continua a essere la regione principale per numero di partenze totali (17,7%) ma, rileva il report, non si può parlare di aumento percentuale delle stesse (meno 3,8% nell’ultimo anno). Il discorso opposto vale, invece, per il Molise (+18,1%), la Campania (+13,9%), la Calabria (+13,6%) e il Veneto (+13,3%).

    Sardegna, Sicilia, Abruzzo e Basilicata: non riescono a dare linfa alla mobilità

    C’è poi un caso ancora più preoccupante. Il dato della Sardegna (-14,6%)e, unitamente, anche quello della Sicilia (-0,3%), dell’Abruzzo (1,5%) e della Basilicata (3,4%) si spiega considerando la “circolarità del protagonismo regionale”. Ci sono regioni, cioè, che oggi hanno raggiunto un grado talmente alto di desertificazione e polverizzazione sociale da non riuscire più a dare linfa neppure alla mobilità nonostante le partenze in valore assoluto – ed è il caso della Sicilia in particolare – le pongano al terzo posto tra tutte le regioni di Italia per numero di partenze. In generale, quindi, le regioni del Nord sono le più rappresentate, ma nel dettaglio viene naturale chiedersi quanti pur partendo oggi dalla Lombardia o dal Veneto sono, in realtà, figli di una prima migrazione per studio, lavoro o trasferimento della famiglia dal Sud al Nord Italia.
    Mobilità interna:Trentino-Alto Adige e il Friuli-Venezia Giulia destinazioni più attrattive

    C’è poi l’altra faccia della medaglia: la mobilità interna. Se negli anni successivi al Secondo dopoguerra i flussi migratori verso le regioni centro settentrionali erano costituiti in prevalenza da manodopera proveniente dalle aree rurali del Mezzogiorno, nell’ultimo decennio mediamente circa un emigrato su tre proveniente dalle regioni meridionali e insulari e diretto verso il Centro-Nord è in possesso di almeno la laurea; in notevole contrazione, invece, le partenze dei giovani migranti con almeno la licenza media.I “nuovi” italiani che si spostano lo fanno principalmente in età lavorativa (il 55% ha un’età compresa tra i 18 e i 44 anni) e con figli minori al seguito (26%). Due “nuovi” italiani su tre si spostano all’interno della provincia di residenza, mentre i trasferimenti di lungo raggio sono meno numerosi (32% del totale). Le regioni che più attraggono i flussi dei nuovi cittadini italiani sono quasi tutte quelle del Centro-Nord: il Trentino-Alto Adige e il Friuli-Venezia Giulia sono le più attrattive, con un numero di iscrizioni pari al doppio rispetto a quello delle cancellazioni. Seguono la Lombardia e l’Emilia-Romagna, caratterizzate altresì da una certa vivacità migratoria anche all’interno della regione.

    Fin qui i numeri del 2019. Il 2020, travolto dall’emergenza coronavirus, racconterà probabilmente un’altra storia.

    https://www.ilsole24ore.com/art/la-fuga-italiani-all-estero-131mila-partenze-l-espatrio-nell-ultimo-ann
    #émigration #statistiques #fuite_de_cerveaux #chiffres #2019 #Italie

    –—

    Ajouté à la métaliste:
    https://seenthis.net/messages/762801

  • Sur la #chute de l’Université, en quatre graphes
    d’après Guillaume Miquelard, maître de conférences habilité en physique des polymères, auteur d’un blog EducPros Un tout petit monde : http://blog.educpros.fr/guillaume-miquelard-et-paul-francois/2015/11/10/evolution-des-effectifs-a-luniversite-personnels-et-etudiants

    Évolution du nombre d’étudiant∙es à l’Université (modulo de petites incertitudes liées à des chiffres concaténés de sources différentes), par Guillaume Miquelard, 2020 :

    Il s’agit de l’évolution du nombre de postes ouverts aux concours MCF sur plus de 20 ans1. Les chiffres 2020 sont provisoires (mais d’ores et déjà légèrement meilleurs que 2019)

    Par « postes proposés », entendre « ouvertures autorisées par le MESRI ». Toutes ne sont pas transformées en postes ouverts (publiés) par les établissements. Tous les postes publiés ne sont pas pourvus. Enfin les « nouveaux postes » sont les nouveaux entrants (donc minoré de détachement/mutation). « Postes proposés total » somme les postes MCF et PU.

    Depuis trois ans, on observe moins de 1000 nouveaux recrutés MCF. Le passage sous la barre des 2000 nouveaux recrutés a eu lieu autour de 2007. Dix ans auparavant, on était à 3000 nouveaux recrutés par an. Pour « MCF + PU », on est passé à moins de 2000 postes en 2018. Nous sommes à 1700 postes proposés MCF + PU aujourd’hui.

    Évolution du « stock » des personnels enseignants à l’Université (modulo de petites incertitudes liées à des chiffres concaténés de sources différentes), par Guillaume Miquelard, 2020 :

    Pour résumer, il y a quinze ans, 20% des docteurs formé·es devenaient MCF. Iels sont aujourd’hui 7%.

    « Je ne sais pas pourquoi [mais@ je repense toujours à cette planche de Pétillon où Jack Palmer écoute la radio qui annonce une chute vertigineuse de toutes les actions à la bourse, avant de s’éteindre et Jack Palmer se dit « soit les piles sont mortes soit c’est vraiment la fin » (Tweet de Guillaume Miquelard, 17 octobre 2020).

    https://academia.hypotheses.org/26900
    #université #statistiques #France #facs #chiffres #personnel #effectifs #étudiants #visualisation #graphique #MCF #doctorat #ESR

    ping @simplicissimus

  • Croatia stopped 16,000 migrant border crossings since January

    Croatia claims to have stopped just over 16,000 attempts by migrants without visas to cross the border with Bosnia since the beginning of the year. Meanwhile, Bosnia says it has halted close to 9,000 illegal migrant entrances so far this year.
    Since the beginning of the year, Croatian border police have halted just over 16,000 attempts to enter the country by migrants without proper papers arriving from Bosnia, Interior Minister Davor Bozinovic said Wednesday.

    Some 374 people were arrested on human trafficking charges in police operations, the minister said, most of whom were allegedly members of criminal organizations.

    Bosnian border crossings

    Meanwhile, Bosnian border police stopped almost 9,000 illegal attempts to cross into Bosnia and Herzegovina since the beginning of the year, border police director Zoran Galic said on September 12.

    There were 8,463 attempted entrances in total. In 7,376 of these cases, the migrants reportedly had been previously stopped and identified in Bosnia and had documents with them in which they declared their intention to request asylum in the country.

    Galic said that in the past eight months, some 11 migrant trafficking crimes had been discovered in the Zvornik area along the border with Serbia alone.

    Migrants still on Balkan Route

    Countries along the so-called Balkan Route have fortified their borders and increased border patrols in recent years. But there are still tens of thousands of migrants who are trying to cross through eastern European countries such as Bosnia, Serbia and Croatia to Western Europe.

    In recent weeks, border authorities discovered numerous migrants trying to clandestinely cross borders in the Balkan region.

    In Slovenia, in the 24 hours between Tuesday and Wednesday, police from the Capodistria district reportedly stopped 35 migrants from entering Croatia. According to a police statement, most of them were from Afghanistan (23) or Morocco (6).

    Migrants hiding on trucks

    On September 15, Serbian customs officials stationed along the border between Hungary and Croatia discovered 14 migrants hiding in various trucks. They were allegedly trying to reach EU countries in Western Europe. Serbian media report that six migrants had been discovered at the Horgos crossing on the Hungarian border on a Macedonian truck carrying tires from Turkey to the Czech Republic.

    Four migrants were discovered on two Serbian trucks that were carrying women’s hosiery and headed for Italy. The migrants, two on each truck, were discovered during a customs check on the border with Croatia. Also on the Serbian-Croatian border, four migrants were found on a truck carrying olives from Greece to the Netherlands.

    In another incident along the border between Serbia and Bosnia-Herzegovina on Tuesday morning, three migrants were reportedly rescued in #Zvornik while they were trying to cross the #Drina river. The three had been stuck at the point where the river is deepest for hours, grasping large stone blocks to not be swept away from the current. Passers-by saw the migrants, who were then rescued by the border police and firefighters.

    https://www.infomigrants.net/en/post/27384/croatia-stopped-16-000-migrant-border-crossings-since-january
    #Balkans #route_des_Balkans #asile #migrations #réfugiés #frontières #Croatie #statistiques #chiffres #Bosnie #Bosnie-Herzégovine

    • Mais à chaque fois ce genre d’article parle « des N% les plus riches qui sont responsables de la majorité du problème XXX » (yen a plusieurs des articles comme ça vu tout ce dont les riches sont responsables)… sans jamais jamais dire très concrètement à partir de combien on fait partie de ces N% les plus riches ! Comme s’il ne fallait surtout pas accuser des gens précis, c’est juste « les N% les plus riches » mais on ne sait jamais qui.

      Donc très concrètement :
      – à partir de quels revenus on fait partie des 10% les plus riches du monde ?
      – et des 1% les plus riches ?

      On veut savoir.

      #richesse #riches #écologie #pollution #CO2

    • En France, pour les revenus le 10è décile est à 33 000 euros de revenu par an par individu
      https://fr.wikipedia.org/wiki/In%C3%A9galit%C3%A9s_de_revenu_en_France#Distribution_en_d%C3%A9ciles

      si on regarde sur l’INSEE on voit 60 000 par ménage
      https://www.insee.fr/fr/statistiques/2417897

      la comparaison 2013-2018 indique que la limite entre 1er et 2e décile a « gagné » 100 euros, tandis que la limite entre 9e et 10e a augmenté de 4000 euros dans la même période.

      pour le patrimoine c’est à partir de 1,2 millions d’euros par ménage
      https://www.insee.fr/fr/statistiques/2412847

    • yes @fil merci
      Pour l’INSEE le lien que tu donnes ne parle pas de ménage mais bien d’individu il me semble. Mais le graphique montre le revenu moyen de la tranche entière, ce qui correspond aux dernières colonnes du tableau Wikipedia (57160 en 2017, et donc 61000 en 2018 sur l’INSEE). Tandis que la première colonne WP indique la limite à partir de quand ça commence (> 33800) mais évidemment ya des gens bien plus dedans.

      Cela dit, ça c’est pour la France… alors que le rapport Oxfam parle des 10% et 1% les plus riches du monde.

      Je suppose que vu le nombre de personnes pauvres, la limite du dernier décile n’a rien à voir avec juste la France. :)

    • Dans le “Global wealth databook” qui accompagne le “Global wealth report” du Crédit Suisse (2009), dans le PDF page 168 tu trouveras la table 7-5 partie II

      Minimum wealth of deciles and top percentiles (USD per adult)
      Africa 8 179 424 753 1,219 1,947 3,187 5,577 11,513 21,540 73,672
      Asia-Pacific 199 752 1,495 2,586 4,188 7,130 13,017 30,860 97,274 232,120 737,579
      China 3,520 8,733 11,581 15,588 20,942 28,665 39,258 60,476 102,838 168,344 528,590
      Europe 384 2,332 5,402 11,635 24,742 46,328 87,242 170,138 350,554 590,827 1,689,775
      India -523 895 1,170 1,905 3,042 4,626 6,870 10,955 21,232 45,952 156,540
      Latin America -550 7 1,041 2,658 4,929 7,619 11,754 19,709 38,428 66,477 229,652
      North America -8,478 7,255 12,062 31,825 69,162 116,783 191,494 340,127 718,453 1,582,598 5,681,932
      *World* 135 949 2,005 3,852 7,087 11,791 20,846 42,110 109,432 244,777 936,434

      la dernière ligne indique que tu fais partie des 10% plus riches de la planète à partir de [EDIT : erreur de ma part, au départ j’avais écrit 42,110] 109,432 US$ de "richesse" pour un·e adulte.

      https://www.credit-suisse.com/about-us/en/reports-research/global-wealth-report.html

      (cf. https://seenthis.net/messages/673774#message817515 )

    • merci !

      bah dit, ça fait 35 798€, je pensais que ça allait être beaucoup moins que juste en France moi… et au final c’est même plus

      bon mais en France ya toute une partie du salaire indirect (santé etc), donc je suppute qu’il faut le prendre en compte, comparé à d’autres pays qui n’ont pas ça… au pifomètre, je dirais donc que quand on gagne à partir de 2500 net, voire même 2000 net par mois, on fait déjà partie des 10% les plus riches du monde … (ce qui n’est pas mon cas :p)

      je cherche à rendre ça plus concret, car beaucoup de gens quand ils entendent « 10% les plus riches » ne pensent absolument pas en faire partie, genre « non moi je suis juste classe moyenne, tranquille »… bah non : t’es un putain de richard qui détruit la planète avec ton mode de vie énorme ! :D

    • c’est bien la peine de chercher des données pour les réduire ensuite au pifomètre :)
      mais je suis d’accord avec tes conclusions

    • deux remarques vite fait (je suis entre 2 réunions)
      • l’Insee parle de revenu disponible, il tient donc compte des transferts sociaux (impôts, assurance maladie,…)
      • il est calculé au niveau du ménage, tous les individus d’un même ménage ont le même niveau de vie (c’est bien une variable du ménage, le présenter par individu permet juste d’éliminer l’effet de la taille du ménage)

    • aaaah mais non attention, le dernier décile pour le monde c’est la colonne d’après (ce qui est d’ailleurs rappelé dans le rapport écrit) : c’est 109 432 USD ! càd 93 500 €, encore bien plus que ce que je pensais

      et 936 430 USD / 800 334 € pour les 1% les plus riches

      ok pour l’INSEE @simplicissimus mais pour le monde (d’après les Suisses), là je ne sais pas ce que ça prend en compte… et si pour se rendre compte faut comparer à notre net par mois ou notre brut…

      quoiqu’il en soit, le dernier décile mondial ça fait 7790 € par mois (et supérieur), donc bien plus que ce que je disais, que ce soit en net ou brut

    • ah merci d’avoir corrigé ! en effet je lisais le minimum du 9e décile—comme tu fais remarquer, le minimum du 10e correspond bien à la colonne « 10% ».

    • Il n’y a pas de pauvres en France, pas à Levallois-Perret en tout cas !
      https://sarkopitheque.wordpress.com/2007/05/15/il-ny-a-pas-de-pauvres-en-france

      https://www.youtube.com/watch?time_continue=101&v=tV9uN2Vhx28&feature=emb_logo

      « Des pauvres, y’en a ! mais ils sont en taule, vont quand même pas se plaindre parce que là aussi, comme dans les foyers d’accueil, la république s’occupe d’eux en leur fournissant le gîte et le couvert ». Patrick le sait bien, lui qui a partagé quelques mois avec ces pauvres et qui devrait y être encore d’ailleurs. Mais que voulez-vous, après tous ces services rendus à la nation, sa place est auprès de sa compagne, Isabelle, qui a besoin de lui pour lutter contre la pauvreté justement.

  • Comment être une agricultrice en 2020 ?

    Entre mai et août 2020 j’ai lancé sur le compte Twitter d’AgriGenre une série de sondages afin de comparer (i) les résultats que pouvaient m’offrir ces type de sondages – tout en ayant conscience des limites de cet outil – (ii) aux tendances de certaines problématiques de genre que je rencontrais sur le terrain dans les mondes agricoles.

    La population qui a voté aux sondages d’AgriGenre sur Twitter peut être classée en :

    Population agricole : sur Twitter les agriculteurs sont surreprésentés par rapport aux agricultrices. On a tendance à les retrouver plus fréquemment comme producteurs de tweets, de commentaires, de votes.
    Population non agricole : composée de citoyen.ne.s, de militant.e.s, d’universitaires, de chercheur.euse.s, etc. Les réponses à certaines questions ont plutôt un caractère général et distancié. Il n’y a pas forcément de connaissance directe ni d’expérience concrète avec les mondes agricoles.

    Les sondages de Twitter ne permettant pas de distinguer les différentes populations (agricole, non agricole) ni le genre des votants, j’ai souhaité comparer les précédents résultats, (i) votes des sondages Twitter et (ii) tendances de terrain, aux (iii) votes d’une troisième population composée uniquement d’agriculteurs et d’agricultrices, avec un large spectre géographique.

    A l’aide de contacts dans le monde agricole, une population de cent cinquante agricultrices et agriculteurs a accepté de répondre à l’ensemble des questions posées préalablement sur le compte Twitter d’AgriGenre. Afin de ne pas influencer les votes, aucun lien n’a été indiqué entre ce nouveau sondage et les précédents.

    Composition de l’échantillon :

    Effectif : 150
    Population : chef.fe.s d’exploitation agricole et coexploitant.e.s
    Proportion : 53,3 % de femmes et 46,7 % d’hommes
    Âge : entre 30 ans et 65 ans
    Zone géographique : France métropolitaine
    Types de production : maraîchage, arboriculture, grande culture, viticulture, élevage, apiculture
    Syndiqué.e.s : Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, Jeunes Agriculteurs, Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux, Coordination Rurale, Confédération Paysanne
    Non syndiqué.e.s

    J’ai pu croiser (i) les résultats des sondages hybrides de Twitter avec (ii) les résultats que je recueillais directement sur le terrain et (iii) les résultats du sondage spécifique des agricultrices et agriculteurs de France métropolitaine.

    I. L’agriculteur n’est pas l’agricultrice

    A la question :
    « Quand vous entendez ou lisez le mot agriculteur, vous pensez à :
    – Un homme
    – Un homme ou une femme
    – Un homme et une femme
    – Une femme »

    Le sondage issu de Twitter (AgriGenre, août 2020, 580 votes) indique que l’on pense d’abord à un homme à 75,7 %, à un homme ou une femme à 18,6 %, à un homme et une femme à 5,3 %, à une femme à 0,3 %

    Le mot agriculteur désignerait :

    dans une version exclusiviste, un homme à 75,7 %, une femme à 0,3 %
    dans une version relativiste, quelquefois un homme ou une femme à 18,6 %
    dans une version universaliste, indistinctement un homme et une femme à 5,3 %

    Le sondage issu du milieu agricole indique que l’on pense d’abord à un homme à 56,7 %, à un homme ou une femme à 37,2 %, à un homme et une femme à 10,7 % et à une femme à 0 %

    Le mot agriculteur désignerait :

    dans une version exclusiviste, un homme à 56,7 %, une femme à 0 %
    dans une version relativiste, quelquefois un homme ou une femme à 37,2 %
    dans une version universaliste, indistinctement un homme et une femme à 10,7 %

    Les deux sondages font ressortir un accord d’ensemble.

    Ces deux sondages font également ressortir que :

    Le mot « agriculteur » représente strictement un homme entre 56,7 % et 75,7 % et il représente strictement une femme entre 0 % et 0,3 %.
    Le mot « agriculteur » intègre le fait d’être parfois une femme entre 18,6 % et 37,2 % .
    Le mot « agriculteur » intègre le fait d’être une femme entre 5,3 % à 10,7 %

    Le mot « agriculteur » ne représente :

    Ni « un homme et/ou une femme » (entre 5,3 % et 37,2 %)
    Ni une « femme » (entre 0 % et 0,3 %)

    Mais il représente bien un « homme » (entre 56,7 % et 75,7 %).

    La femme agricultrice reste majoritairement invisible quand il est question du mot « agriculteur » à l’oral ou à l’écrit.

    Parmi les femmes agricultrices :

    63,75 % pensent à un homme quand elles lisent ou entendent le mot « agriculteur »
    25 % pensent à un homme ou une femme
    11, 25 % pensent à un homme et une femme
    0% pensent à une femme

    Parmi les hommes agriculteurs :

    48,57 % pensent à un homme quand ils lisent ou entendent le mot « agriculteur »
    41,43 % pensent à un homme ou une femme
    10 % pensent à un homme et une femme
    0 % pensent à une femme

    Le mot « agriculteur » représente majoritairement un homme à la fois pour les femmes agricultrices et les hommes agriculteurs (entre 48,57 % et 63,75 %) qui s’entendent sur le fait que ce mot ne représente pas une femme (0 %), quelquefois un homme ou une femme (entre 25% et 41,43 %), et très peu un homme et une femme (entre 10 % et 11,25 %).

    Il reste pour la femme agricultrice l’usage du mot « agricultrice », rentrée dans le dictionnaire Larousse en 1961.

    Pour une agricultrice, la distinction entre agriculteur et agricultrice est bien marquée : « Agriculteur : nom masculin, personne qui cultive la terre. Agricultrice : nom féminin, personne qui s’occupe des enfants, de la maison, des courses, des repas, de la traite, des veaux, de la comptabilité et l’administratif de l exploitation. N’en jetez plus ! » (Josianne).

    Une autre agricultrice s’empara également de son expérience pour résumer la chose de la manière suivante : « Dans l’esprit des gens, le mot agriculteur définit bien un homme. Dans le mien, j’ai la même côte, les mêmes bottes et les mêmes charges à payer, il ne me définit pas et le mot agricultrice n’est pas utilisé suffisamment et à sa juste valeur » (Laurence).

    Ce qui est vaut pour les mots « agriculteur » et « agricultrice » vaut aussi pour les mots « paysan » et « paysanne ».

    Dans un autre sondage issu de Twitter (AgriGenre, juin 2020 (A), 1 417 votes) portant sur la question « Faites-vous une différence entre agriculteur/agricultrice et paysan/paysanne ? » , 63,5 % ne font pas de différence contre 36,5 %.

    Le retour du sondage issu des agricultrices et agriculteur va dans le même sens, 58,7 % ne font pas de différence contre 41,3 %.

    Les deux sondages font ressortir un accord d’ensemble (entre 58,7 % et 63,5 %).

    Parmi les femmes agricultrices :

    52,5 % ne font pas de différence contre 47,5 %

    Parmi les hommes agriculteurs :

    65,7 % ne font pas de différence contre 34,3 %

    Parmi les multiples témoignages, un type d’argument tend à revenir fréquemment : « Paysan ou agriculteur, qu’importe, Mais surtout pas « exploitant agricole ». Je considère que je n’exploite rien ni personne » (Gilles).

    Plus critique, une femme agricultrice explique que « Certains veulent avoir à faire à des paysans ( du genre authentiques) alors que ce mot a été et l’est encore péjoratif . Paysan c’est une condition dont celle de femmes pour qui c’est pas jojo , alors que agriculteur, agricultrice c’est un métier avec des connaissances technique » (Clémentine).

    Pour une autre femme agricultrice, « Le nom agricultrice a été donnée plus récemment avec la technicité et la modernisation de l’agriculture. Pour moi, paysanne contient le mot pays. Selon le contexte, les deux sont à employer et ont la même valeur à mes yeux » (Laurence).

    Si ne pas nommer c’est ne pas faire exister, alors le mot « agriculteur » ne représente pas la femme, mais seul le mot « agricultrice », écrit ou parlé, représente bien une femme agricultrice, comme le mot « paysanne », écrit ou parlé, représente la femme paysanne.

    II. Le difficile remplacement de l’agricultrice par l’agriculteur

    En 1982, l’agricultrice Anne-Marie Crolais publiait un ouvrage témoignage où l’on pouvait lire qu’ « en agriculture, il est souvent plus facile de remplacer l’homme car pour remplacer l’agricultrice il faut à la fois travailler sur l’exploitation et remplir le rôle de femme d’intérieur et de mère de famille ». Le sondage demandait si le constat de 1982 était encore d’actualité en 2020 ?

    Les résultats du sondage Twitter (AgriGenre, juillet 2020 (B), 164 votes) indiquent que les votants sont d’accord à 82,3 % (Tout à fait d’accord : 56,7% ; Plutôt d’accord : 25,6%) et pas d’accord à 17,7% (Pas vraiment d’accord : 12,8% ; Pas du tout d’accord : 4,9 %).

    Les résultats du sondage issu du monde agricole indiquent être à d’accord à 54 % (Tout à fait d’accord : 19,3 % ; Plutôt d’accord : 34,7%) contre à 46 % (Pas vraiment d’accord : 30 % ; Pas du tout d’accord : 16 %).

    Les deux sondages font ressortir un accord d’ensemble (entre 54 % et 82,3 %).

    Parmi les femmes agricultrices :

    28,75 % sont tout à fait d’accord, 38,75 % sont plutôt d’accord, 26,25 % ne sont pas vraiment d’accord et 6,25 % ne sont pas du tout d’accord.

    Parmi les hommes agriculteurs :

    8,57 % sont tout à fait d’accord, 30% sont plutôt d’accord, 34,29 % ne sont pas vraiment d’accord et 27,14 % ne sont pas du tout d’accord.

    L’opposition entre les femmes agricultrices et les hommes agriculteurs est marquée :
    67,5 % d’accord pour les agricultrices vs 61,43 % pas d’accord pour les agriculteurs.

    J’ai pu constater sur le terrain que ce sujet restait sensible. Il pouvait être balayé d’un revers de manche, principalement par des agriculteurs, comme susciter un certain malaise chez des agricultrices. Sur ce point une agricultrice m’exprima le fait qu’elle se voyait dans l’exploitation familiale un peu comme « un couteau Suisse » (Marie).

    Les questions liées à la place des femmes dans les exploitations agricoles, à leur pleine reconnaissance et considération, comme les questions portant sur la répartition sexuée des tâches restent toujours d’actualité, trente-huit après le témoignage d’Anne-Marie Crolais.

    III. Des syndicats agricoles en peine avec les agricultrices

    A la question : « Pensez-vous que les questions liées au partage des tâches domestiques, à la pénibilité au travail, aux inégalités de salaire… qui touchent les agricultrices sont suffisamment prises en compte par l’ensemble des syndicats agricoles ? », les résultats sortis de Twitter (AgriGenre, juillet 2020 (A), 63 votes) étaient sans appel : négatif pour 85,8 % des votants (Pas vraiment d’accord : 42,9% ; Pas du tout d’accord : 42,9%) contre 14,3% (Tout à fait d’accord : 9,5% ; Plutôt d’accord : 4,8%).

    Le sondage issu du monde agricole donne un résultat proche : négatif pour 75,7 % des votants (Pas vraiment d’accord : 45,3 % ; Pas du tout d’accord : 30,4%) contre 24,3 % (Tout à fait d’accord : 3, 4 % ; Plutôt d’accord : 20,9 %).

    Les deux sondages font ressortir un accord d’ensemble (entre 75,7 % et 85,8 %).

    Parmi les femmes agricultrices :

    1,25 % sont tout à fait d’accord, 12,5 % sont plutôt d’accord, 48,75 % ne sont pas vraiment d’accord et 37,5 % ne sont pas du tout d’accord

    Parmi les hommes agriculteurs :

    5,71 % sont tout à fait d’accord, 30 % sont plutôt d’accord, 42,86 % ne sont pas vraiment d’accord et 21,43 % ne sont pas du tout d’accord

    Les femmes agricultrices considèrent à 86,25 % que les questions liées au partage des tâches domestiques, à la pénibilité au travail, aux inégalités de salaire… qui touchent les agricultrices ne sont pas suffisamment prisent en compte par les syndicats agricoles. Les hommes agriculteurs les rejoignent à 64,29 %.

    Ces résultats marquent un échec de l’action des syndicats agricoles, toutes tendances confondues, face aux conditions des agricultrices. Ces résultats concentrent toute une série de problèmes, comme ceux évoqués ci-dessus : l’invisibilisation des agricultrices facilite la moindre attention des problèmes que subissent spécifiquement des agricultrices au sein des exploitations agricoles.

    Cette situation n’a pas laissé indifférent des agricultrices : « Malheureusement ce n’est pas un sujet qui est majeur à leurs yeux. Pourtant ce sont des questions primordiales pour la vie des agricultrices » (Laurence), « Effectivement c’est un sujet qu’aucun syndicat ne traite à part entière, c’est vraiment navrant » (Clémence).

    J’ai souligné dans un précédent article le côté masculin marqué des mondes agricoles, tant au niveau syndical que ministériel :

    Au niveau syndical, entre 1946 et 2020, sur cinquante deux représentants nationaux, cinquante ont été des hommes et seulement deux des femmes (50 vs 2).
    Au niveau ministériel, entre 1836 et 2020, sur un effectif de cent quarante cinq ministres ou secrétaires d’État à l’agriculture, cent quarante trois ont été des hommes et seulement deux des femmes (143 vs 2).

    Une agricultrice me rapportait qu’elle regrettait qu’en 2020 les agricultrices soient encore considérées comme « une sorte de caution morale que l’on sort de temps en temps du placard pour se donner une bonne conscience dans une profession majoritairement masculine où les hommes monopolisent toujours les postes de représentation et de responsabilité » (Nathalie).

    Si ne pas nommer c’est ne pas faire exister, ne pas être représenté.e c’est aussi ne pas faire exister.

    IV. Des espaces non-mixtes en question

    La question posée sur Twitter était la suivante : « Depuis de nombreuses années des agricultrices se réunissent en groupes et espaces non-mixtes. Comprenez-vous que ce choix persiste de nos jours ? ».

    Les votants de Twitter (AgriGenre, juin 2020 (B), 796 votes) ont répondu à 83,5% oui et 16,5% non.

    Or sur le terrain les positions que je rencontrai – sans distinction de genre , d’âge ou de position politique/syndicale – n’étaient pas aussi tranchées (pratiquement autant d’avis positifs que négatifs). Je n’ai pas observé un raz-de-marée aussi flagrant d’avis positifs (sauf à penser que mes échantillons et mes terrains étaient systématiquement biaisés).

    Les votants du sondage issu du monde agricole ont répondu à 61,5 % oui et 38,5 % non, ce qui me semble plus près de la réalité de terrain.

    Les deux sondages font ressortir un accord d’ensemble (entre 61,5 % et 83,5 %).

    Parmi les femmes agricultrices :

    62,5 % comprennent ce choix contre 37,5 %

    Parmi les hommes agriculteurs :

    58,57 % comprennent ce choix contre 41,43 %

    Cette question des espaces non-mixtes fait toujours l’objet de débat au sein des mondes agricoles.

    Pour certaines agricultrices la non-mixité de réunion « est une porte ouverte à la ségrégation » (Marie).

    Dans le camps des opposé.e.s à ce type de réunion, je rencontre plus couramment des agricultrices qui mettent en avant leur fort caractère et leur volonté de ne pas se laisser faire : « Je comprends pas du tout ce genre de comportement moi. Qu’il y ait des hommes ou des femmes ma parole est libre et franche et sans entraves. De toute façon, et tant pis pour les réflexions et les regards, je m’exprime de toute façon et je tacle si besoin ! » (Clémence).

    D’autres enfin sont plutôt favorables à la mixité mais elles comprennent ce besoin temporaire en #non-mixité : « Pour avoir animé des formations en groupe mixte ou non, je trouve que la mixité est très enrichissante pour les participants. Mais certaines personnes préfèrent les groupes non mixtes où leur parole sera plus libérée » (Charlotte).

    Chez les agriculteurs et agricultrices totalement acquis à la non-mixité, celle-ci est légitimée par l’expérience au sein du monde agricole :

    « Pour avoir fait une partie de mes études en lycée agricole, j’ai pu malheureusement constater que le sexisme est très (très) présent, et les femmes très minoritaires, donc je comprends qu’elle ai besoins de se retrouver ensemble pour lutter contre cette discrimination » (Nicolas).

    « La non mixité permet de libérer la parole donc par moments elle est indispensable » (Philomène).

    « La « mecterruption » et la « mecxplication » sont manifestes, comme la misogynie en général. On peut comprendre le besoin de certaines femmes de vouloir se retrouver entre-elles. On ne se pose d’ailleurs pas la question quand un groupe est uniquement composé d’hommes. Du reste, les réunions féminines non-mixtes n’empêchent pas leurs participantes d’assister à des réunions mixtes en parallèle » (Stéphanie).

    V. Un matériel agricole encore trop peu adapté aux femmes agricultrices

    A la question « Pensez-vous que le matériel agricole (outil, machine) utilisé par les agriculteurs/agricultrices doit tenir compte du genre ou être indifférent au genre ? »

    Les résultats issus de Twitter (AgriGenre, mai 2020, 125 votes) indiquent un vote majoritaire à 78,8% pour l’indifférence au genre contre 27,2% qui demandent à tenir compte du genre.

    Les résultats issus du monde agricoles indiquent que 45,3 % souhaitent une indifférence au genre et 54,7 % souhaitent tenir compte du genre.

    Les deux sondages font ressortir un désaccord d’ensemble.

    Parmi les femmes agricultrices :

    75 % pensent que le matériel agricole doit tenir compte du genre contre 25 %

    Parmi les hommes agriculteurs :

    68,57 % pensent le matériel agricole ne doit pas tenir compte du genre contre 31,43 %

    Des femmes agricultrices voient des problèmes de force, de poids, de taille… là où des hommes agriculteurs semblent les ignorer.

    Mes retours de terrain indiquent que la population agricole féminine interrogée fait pencher la balance du côté de la prise en compte du genre dans l’usage des outils et machines agricoles.

    Encore de nos jours, pour certains agriculteurs ou personnes du monde agricole, la profession reste un domaine réservé, masculin et viril, où la femme n’est pas toujours bien acceptée comme agricultrice, ou alors à côté de l’homme, comme une aide complémentaire, une sorte de side-farmer.

    Une agricultrice m’expliquait récemment toutes les difficultés qu’elle avait dû rencontrer « lors de formations sur certains aspects techniques et tout particulièrement lors des formations avec l’utilisation des machines » (Isabelle) . Elle s’était heurtée à « l’impossibilité d’accéder aux outils » et « si la formatrice faisait en sorte que les femmes aient le même temps que les garçons » une crise s’en suivait. A quoi se rajoutait le fait qu’elle n’arrivait pas à avoir un « accès égal et de loin » aux machines comme les tracteurs, les tronçonneuses, les pelleteuses…

    Que retenir ?

    Le mot « agriculteur » ne représente pas les femme agricultrices.
    Pour des femmes agricultrices interrogées, il est plus facile de remplacer un homme agriculteur qu’une femme agricultrice sur une exploitation agricole. Ce que contestent des hommes agriculteurs interrogés.
    Pour des hommes agriculteurs et des femmes agricultrices interrogé.e.s, les syndicats agricoles ne prennent pas en compte les questions liées au partage des tâches domestiques, à la pénibilité au travail, aux inégalités de salaire… qui touchent des femmes agricultrices.
    Pour des hommes agriculteurs et des femmes agricultrices interrogé.e.s, les espaces en non-mixité sont légitimes.
    Pour des femmes agricultrices interrogées, il est justifié de tenir compte du genre quand il est question du matériel agricole. Ce que contestent des hommes agriculteurs interrogés.

    Si des hommes agriculteurs interrogés ne sont pas insensibles à certains problèmes que rencontrent des femmes agricultrices (points 3 et 4) une partie de leurs positions rentre en contradiction avec ce qu’expriment des femmes agricultrices (points 2 et 5). Pourrait-on émettre l’hypothèse qu’une égalité idéalisée tendrait à se substituer à une inégalité réelle dans les mondes agricoles entre les hommes et les femmes ?

    Alors, comment être une agricultrice en 2020 dans ces conditions ?

    https://agrigenre.hypotheses.org/846

    #femmes_agricultrices #agriculture #femmes #sondage #chiffres #paysannes #syndicat #syndicats_agricoles

    • Le poids du quantitatif : genre et référencement

      Quelle est la part de certains mots sur le Net ? Et plus précisément, quels sont les poids des mots « agriculteur.s », « agricultrice.s », « paysan.s », « paysanne.s » ?

      Pour répondre à cette question j’ai choisi d’utiliser quatre outils fournis par Google :

      Son moteur de recherche
      Google Trends, permet « de connaître la fréquence à laquelle un terme a été tapé dans le moteur de recherche Google »
      Ngram Viewer, « application linguistique proposée par Google, permettant d’observer l’évolution de la fréquence d’un ou de plusieurs mots ou groupes de mots à travers le temps dans les sources imprimées »
      Google Scholar, permet « la recherche d’articles et de publications scientifiques (…) il inventorie des articles approuvés ou non par des comités de lecture, des thèses de type universitaire, des citations ou encore des livres scientifiques »

      J’ai sélectionné pour chaque couple (agriculteur/agriculteurs, agricultrice/agricultrices, paysan/paysans, paysanne/paysannes) le mot qui avait le plus de poids.

      I. Selon que vous soyez agriculteur ou agricultrice

      Quand j’ai tapé le mot « agriculteur », au singulier, dans le moteur de recherche Google, ce dernier m’a retourné environ 30 000 000 résultats, et quand j’ai cherché le mot « agricultrice » il m’a retourné environ 1 300 000 résultats.

      Le mot « agriculteur » désigne un homme agriculteur et une profession générique accolée aux hommes et quelquefois aux femmes qui l’exercent. Mais ce mot est loin d’être neutre.

      Ce même jour, quand j’ai tapé le mot « agriculteurs », au pluriel, dans le moteur de recherche Google ce dernier m’a retourné environ 900 000 000 résultats, et il m’a retourné environ 440 000 résultats pour le mot « agricultrices ».

      On remarque, dans ces deux exemples, que le mot « agriculteur » est plus souvent référencé que le mot « agricultrice », au singulier comme au pluriel.

      Le mot « agriculteur » est majoritaire au pluriel pour les hommes agriculteurs, tandis que pour les femmes agricultrices c’est le mot « agricultrice » au singulier qui est majoritaire.

      Est-ce à dire que les femmes agricultrices seraient plus individualistes et moins grégaires que les hommes agriculteurs ? Ou que les références sur le Net portant sur les femmes agricultrices sont plus individualisées (portraits…) que pour les hommes agriculteurs ? Je proposerai une autre hypothèse à la fin de cet article.

      Autre enseignement, si au lieu de rechercher les mots d’ « agriculteur.s » et « agricultrice.s » on prenait les mots « paysan.s » et « paysanne.s » ?

      On retrouverait les mêmes dispositions : le mot « paysan » est plus référencé que « paysanne », d’abord au pluriel puis au singulier, et le mot « paysanne » au singulier l’est plus qu’au pluriel.

      La comparaison du référencement des mots agriculteur.s et agricultrice.s puis des mots paysan.s et paysannne.s peut être représentée de la manière suivante

      Les agricultrices et paysannes sont plus souvent référencées au singulier qu’au pluriel, tandis que les paysans et les agriculteurs le sont plus souvent au pluriel.

      Pour chaque couple, avec le mot qui a le plus de poids, le classement est ici « agriculteurs », « paysans », « paysanne », « agricultrice ». La distinction entre les hommes et les femmes du monde agricole est nette.

      II. A chacun son rythme

      Google Trends permet « de connaître la fréquence à laquelle un terme a été tapé dans le moteur de recherche Google ».

      De 2004 à aujourd’hui, soit sur seize ans, pour la France, le terme « agriculteur » (en bleu) est majoritaire, suivit par les termes « agriculteurs » (en rouge), « agricultrice » (en jaune) et « agricultrices » (en vert). On trouvera le même classement pour les termes « paysan », paysans », « paysanne » et « paysannes ».

      Les courbes des agricultrices restent stables, tout en bas, quasi-linéaires, tandis que celles des agriculteurs les survolent avec de nombreux pics.

      Sur la même période, le terme « agriculteur » (en bleu) est majoritaire, suivi par les termes « paysan » (en jaune), « paysanne » (en vert) et « agricultrice » (en rouge).

      Les courbes des agricultrices, terme « agricultrice » (rouge) et paysannes, terme « paysanne » (vert), sont presque parallèles avec une plus légère hauteur pour le terme « paysanne » , tandis que le terme « agriculteur » (bleu) a commencé à prendre le dessus sur le terme « paysan »(jaune) à partir de 2015.

      Pour chaque couple, avec le terme qui a le plus de poids, le classement est ici « agriculteur », « paysan », « paysanne » et « agricultrice ». La distinction entre les hommes et les femmes du monde agricole est toujours aussi nette.

      III. La lutte des places

      Ngram Viewer permet « d’observer l’évolution de la fréquence d’un ou de plusieurs mots ou groupes de mots à travers le temps dans les sources imprimées »

      Entre 1800 et 2020, soit deux cent vingt ans, pour la France, les termes « paysan » et « paysanne » sont restés largement majoritaires. Le mot « agricultrice » arrive dernier de ce classement.

      Le mot « agriculteurs » domine celui d’ « agriculteur » (chose identique entre « paysans » et « paysan »).

      Le mot « agricultrices » a longtemps dominé celui d’ « agricultrice ».

      Mais en 2016 le mot « agricultrice » passe devant celui d’ « agricultrices »

      Alors que le mot « paysanne » domine le mot « paysannes »

      Pour chaque couple, avec le mot qui a le plus de poids, le classement est ici « paysans », « paysanne », « agriculteurs », « agricultrice ». La distinction entre les hommes et les femmes du monde agricole est ici croisée.

      IV. Un référencement masculin

      Dans Google Scholar, aucune limite de date n’a été sélectionnée pas plus que le choix de la langue, et j’ai choisi de conserver les brevets et les citations dans la recherche des termes.

      Les termes « agriculteurs » et « agriculteur » sont majoritaires.

      Tout comme « paysans » et « paysan »

      Pour chaque couple, avec le mot qui a le plus de poids, le classement est ici « paysans », « agriculteurs », « paysanne », « agricultrices ». La distinction entre les hommes et les femmes du monde agricole est nette.

      V. Que conclure de ces quatre exemples ?

      Si on donne une valeur de 4 au mot qui arrive en tête, une valeur de 3 au deuxième, une valeur de 2 au troisième et une valeur de 1 au dernier, on obtient le tableau suivant

      Le classement final indique que les termes qui ont les valeurs les plus élevées sont « paysans » (11), « agriculteurs » (9), « paysanne » (9), « agriculteur » (4), « paysan » (3), « agricultrice » (3), « agricultrices » (1) . Le mot « paysannes » ayant obtenu une valeur de 0.

      Les hommes agriculteurs sont nommés quatre fois (« paysans », « agriculteurs », « agriculteur », « paysan ») et les femmes agricultrices trois fois (« paysanne », « agricultrice », « agricultrices »). Les hommes agriculteurs/paysans obtiennent une valeur totale de 27 tandis que les femmes agricultrices/paysannes obtiennent une valeur totale de 13.

      Lors de nos recherches sur le Net et/ou dans la littérature et la bibliographie nous devrions trouver un poids quantitatif beaucoup plus important de fréquences d’hommes (avec les termes « paysan.s » et « agriculteur.s ») et moindre de fréquences de femmes (avec les termes « paysanne.s » et « agricultrice.s »).

      VI. Agriculteur dopé, agricultrice spoliée

      Au cours d’enquêtes de terrain, quand je pose cette question à des hommes agriculteurs : « Comment nommez-vous la profession d’un homme qui travaille dans le domaine de l’agriculture et qui met en culture ou élève des animaux… ? » j’obtiens comme réponse que cet homme exerce la profession d’ « agriculteur » . Par la suite si je pose la question « Comment nommez-vous la profession d’une femme qui travaille dans le domaine de l’agriculture et qui met en culture ou élève des animaux… ? » la réponse obtenue sera (quasi systématiquement) que cette femme exerce la profession d’ « agriculteur » .

      Maintenant, si je pose la question à des femmes agricultrices « Comment nommez-vous la profession d’un homme qui travaille dans le domaine de l’agriculture et qui met en culture ou élève des animaux… ? » j’obtiens la réponse que cet homme exerce la profession d’ « agriculteur » , mais si je pose ensuite la question « Comment nommez-vous la profession d’une femme qui travaille dans le domaine de l’agriculture et qui met en culture ou élève des animaux… ? » j’obtiens la réponse (systématiquement) que cette femme exerce la profession d’ « agricultrice » .

      Dans le premier exemple, des femmes agricultrices sont comptées comme « agriculteurs » et non comme « agricultrices » par des hommes agriculteurs, ce qui participent à leur moindre poids tout en augmentant artificiellement le poids et la visibilité du mot « agriculteur ».

      Elles sont intégrées, assimilées, diluées et invisibilisées au sein du mot « agriculteur » (à gauche).

      De leur côté, des femmes agricultrices font la distinction entre le mot « agriculteur » et « agricultrice » (à droite).

      Les femmes agricultrices n’intègrent aucun homme agriculteur comme « agricultrice » alors que des hommes agriculteurs intègrent des femmes agricultrices comme « agriculteur » et non comme « agricultrice ».

      Si des hommes agriculteurs intègrent des femmes agricultrices comme « agriculteur » d’autres professions ont conservé ce réflexe qui biaise les résultats.

      https://agrigenre.hypotheses.org/1519

      #recensement #invisibilisation #statistiques #mots

  • La politique d’Emmanuel #Macron a fait « nettement » augmenter les #inégalités

    Selon l’Insee, la diminution des #allocations_logement et la réforme de la #fiscalité du capital ont creusé les #écarts de niveaux de vie en 2018

    On s’en doutait, l’Insee vient de le confirmer : la #politique_fiscale d’Emmanuel Macron a creusé les inégalités. Deux études, qui viennent d’être publiées, en attestent.

    Comme chaque année à cette période, la première fait le point sur l’évolution des principaux indicateurs d’inégalités (niveaux de vie, indice de Gini, pauvreté, etc.). Ce rendez-vous statistique annuel était particulièrement attendu cette fois-ci, car il concerne l’année 2018 et permet donc d’appréhender les effets des premières #réformes mises en œuvre par #Emmanuel_Macron. Le titre de cette publication est d’ailleurs explicite : « En 2018, les inégalités de niveaux de vie augmentent ». Elles s’accroissent même « nettement » apprend-on un peu plus loin dans la publication. Fermez le ban !

    La deuxième étude, publiée mardi 8 septembre, se penche plus précisément sur l’impact des réformes de 2018 de la #fiscalité_du_capital. C’est-à-dire la suppression de l’#impôt_de_solidarité_sur_la_fortune (#ISF) et son remplacement par un #impôt_sur_la_fortune_immobilière (#IFI), ainsi que la mise en place d’une #flat_tax sur les #revenus_du_capital, également appelée #prélèvement_forfaitaire_unique de 30%, ou #PFU. Là aussi, le constat, fondé toutefois sur une modélisation et non sur des constats statistiques, est sans appel : les grands gagnants sont les 5% des Français les plus riches, qui voient leur niveau de vie annuel augmenter de plus de 1000 euros.

    Des pauvres plus pauvres

    Des riches plus riches et des pauvres plus pauvres : voilà malheureusement un bon résumé de l’évolution des niveaux de vie, tel que mesuré par l’Insee. Si l’on regarde le milieu de la distribution, il n’y a pas grand-chose à signaler. Le niveau de vie médian, celui qui partage la population en deux (une moitié vit mieux, l’autre moins bien) est de 1771 euros par mois et par personne en 2018, en progression de 0,3 % par rapport à l’année précédente. Ce faisant, « il poursuit sa lente progression depuis cinq ans ». En 10 ans, il a gagné 1 %. Cette relative stagnation est à mettre sur le compte de la crise de 2008. Avant que le système des subprime ne s’effondre, le niveau de vie médian en France augmentait à un rythme nettement plus vigoureux (+1,4 % par an en moyenne entre 1996 et 2008).

    https://www.alternatives-economiques.fr/politique-demmanuel-macron-a-nettement-augmenter-inegalite/00093802
    #macronisme #néolibérisme #richesse #pauvreté #pauvres #riches #niveau_de_vie #statistiques #chiffres
    #paywall

    • Le résultat des politiques de Macro était connu avant même qu’il ne commence à les appliquer... Publié en 2018 :

      Arnaud Parienty, LE MYTHE DE LA « THÉORIE DU RUISSELLEMENT » | Cairn.info
      https://www.cairn.info/revue-projet-2019-1-page-92.htm#

      Le débat sur le ruissellement est piégé car il porte sur « des idées ambiguës résumées dans un terme que tout le monde récuse ». Ce livre, bien construit et d’une grande limpidité, y apporte beaucoup de clarté, donnant à réfléchir au rôle de l’épargne, de l’impôt et de la fiscalité dans l’économie. Son auteur, professeur agrégé de sciences économiques et sociales, prend au sérieux la « théorie du ruissellement ». Celle-ci mérite bien des guillemets : le terme, venu des États-Unis (trickle-down effect), est avant tout polémique et ce dès son origine. Et tout le monde s’en démarque, à commencer par ceux qui en appliquent les principes ! Elle a fortement ressurgi depuis 2017, à la suite de l’élection d’Emmanuel Macron et de celle de Donald Trump. Il en existe plusieurs versions, la version forte étant celle de la « courbe de Laffer », du nom d’un économiste américain. En résumé : si on donne de l’argent aux riches à travers des réductions d’impôts, ils vont investir, cela va créer de la croissance, et ce sera bon pour tout le monde (y compris pour les pauvres). Bien plus, la croissance permettra de combler le manque à gagner pour l’État. Arnaud Parienty démontre que ceci n’a jamais été avéré, mais que, dans l’ensemble, cela se traduit par une augmentation des inégalités... Inégalités qui freinent la croissance.

  • Le boom des logements vacants continue – Centre d’observation de la société
    http://www.observationsociete.fr/modes-de-vie/logement-modevie/le-boom-des-logements-vacants.html

    L’information ne va pas faire plaisir à tous ceux qui n’arrivent pas à trouver où se loger : le nombre de logements vacants a progressé de 1,9 à 3 millions entre 2006 et 2019 – une hausse de 55 % – selon les données du recensement de l’Insee. Leur part dans l’ensemble du parc de logements est passée de 6 à 8,4 %.

    #logement #propriété_privée

    • J’ai quitté y’a trois ans un 40m2 en me fâchant vivement avec le couple de propriétaires qui n’ont pas respecté le contrat ni les promesses qu’ils m’avaient faites. Bon, faut dire que si le plafond m’était tombé dessus c’est parce que je faisais cuire des patates sans couvercle, les chiottes qui fuyaient c’était aussi parce que je tirais trop fort au lieu de pousser, les parpaings sans isolant, bon on fera bientôt les travaux, la terrasse de 3m2 bétonnée sur la moitié de sa surface pour mieux la partager, la porte ballante sur la rue pour mieux permettre le carnage de notre appart par les cambrioleurs, un simple retard de quelques années. Et on touchait le plafond des chambres en levant la main, bref, on a réussi à partir.
      Est curieusement apparu ensuite sur la façade un grand tag « marchands de sommeil » qui a refusé d’être effacé pendant quelques mois. On n’était pas les seuls à leur en vouloir ceci dit.
      C’est sur que maintenant qu’il n’y a plus de locataires depuis trois ans (j’ai une copine qui vit à côté) ils ne peuvent plus raconter qu’ils n’ont pas de sous, ni le compte des charges, ni dénoncer quiconque à la CAF qui leur remboursait pourtant avec mon aide une part conséquente du crédit de leur maison principale type « Mon Oncle de Tati ».
      Bon, ok, je les déteste ces enflures de petits capitalistes de merde qui spéculent sur des taudis, mais pire que tout c’est bien la politique du #logement en france qui est pourrie.

    • @touti Il nous a fallu un recommandé AR pour que le nôtre se résigne à faire venir le plombier pour «  expertise  »  : l’eau giclait du mur depuis une semaine, on avait les pieds dans l’eau. Le plombier a pété le mur et révélé qu’une ancienne soudure avait lâché à l’intérieur du mur. Le proprio, les yeux exorbités  : «  c’est parce qu’ils ferment le robinet trop fort  !  ».

      Le plombier l’a envoyé chercher un truc dehors, puis nous a dit qu’il était choqué par la situation, qu’il n’avait jamais vu quelqu’un se permettre d’aussi mal se comporter et qu’il était de notre côté.

      C’était un pote au proprio, lequel a la réputation d’être gentil et serviable. Sauf que la relation proprio-locataire est une relation de domination et que le type défoule sur nous tout ce qui lui est refusé par la socialisation normale (où il est majoritairement considéré comme gentil, mais un peu limité, donc plutôt très dominé, d’où ses excès de flagornerie et serviabilité).

  • Usul. Insécurité : «On s’en fiche des chiffres» - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=eIs_MCawhiw

    Nous sortons à peine de ce que Xavier Bertrand a appelé « un été orange mécanique » et chaque fait divers est l’occasion pour les politiques français d’aller toujours plus loin dans l’outrance. En attendant la « rentrée sociale », l’équipe d’Ouvrez les guillemets revient sur cette séquence largement lancée et entretenue par le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, une séquence dont on ne voit plus le bout et que même la nouvelle flambée de cas de Covid-19 ne semble pas être en mesure de juguler.

    Les #chiffres on s’en fout...

  • Majority of asylum seekers in need of international protection, according to Eurostat first instance asylum statistics

    More than two thirds of the 29,490 decisions issued by the Asylum Service on asylum applications in the first half of 2020 were positive, according to the latest statistics published by the European Commission’s statistical office, Eurostat. The Office is responsible for the keeping and publication of official consolidated asylum statistics across the European Union (EU).

    Asylum seekers in the first half of 2020

    Due to the suspension of the asylum procedure by way of emergency decree and the subsequent suspension of Asylum Service operations as part of Greece’s COVID-19 response, registrations of asylum claims went from 2,410 in March, to zero in April, 670 in May and 3,610 in June.

    The main countries of origin of asylum seekers registered during the first six months of the year are as follows:

    By way of comparison to the data on asylum seekers, during the same period (first half of 2020), the Reception Identification Service (RIS) registered a total of 7.762 new arrivals in reception and identification procedures.

    According to Eurostat figures, the number of persons with pending asylum cases at all instances was 84,330 at the end of June 2020.

    RSA highlights that, contrary to the data previously published by the Asylum Service, Eurostat statistics count inadmissibility decisions as negative decisions. This includes decisions dismissing applications on grounds such as the “safe third country” concept or subsequent claims without new elements.[1] As a result, the calculation of the rate of positive decisions based on Eurostat figures does not accurately represent the recognition rate of in-merit asylum authorities’ decision-making.

    According to statistics released in a Ministry of Migration and Asylum information note, the percentage of “positive decisions” was at 44% in the first six months of 2020.[2] These numbers are contradicted by the official data provided by the Greek government to Eurostat, which point to a substantial rise of the first instance recognition rate to 69%.

    Furthermore, the number of positive Asylum Service decisions significantly increased between the first and second quarter of 2020, particularly in relation to refugee status grants:

    A number of conclusions may be drawn from the above statistics:

    - The majority of people seeking asylum are assessed by the authorities to be in need of international protection, with official data calling into question statements to the contrary.[3]
    – Opposite trends in the first and the second instance procedure, bearing in mind the drop of the recognition rate before the Appeals Committee to 2.9% in the second quarter of 2020.
    – Steady and significant increase in the population of beneficiaries of international protection in Greece, who face severe obstacles to access to rights due to the absence of a holistic plan to enable their integration in the country.
    – Substantial discrepancies between the data presented by the Ministry information notes and reports to international organisations and EU statistics, which render the need to resume publication of detailed Asylum Service statistics all the more pressing.

    https://rsaegean.org/en/majority-of-asylum-seekers-in-need-of-international-protection-according-t
    #statistiques #asile #migrations #réfugiés #chiffres #Europe #eurostat #2020
    –—

    Et encore... RSA tire sa conclusion (dans le titre : « la majorité des demandeurs d’asile ont besoin d’une protection ») à partir des chiffres d’Eurostat, qui sont issues des statistiques nationales... donc basé sur les décisions de chaque pays européen d’accorder la protection (ou pas). Et on sait que beaucoup de personnes qui sont déboutées de l’asile alors qu’en réalité ielles auraient droit à une protection... Le système de l’asile étant qualifiée souvent d’une loterie...
    Voir notamment les cartes de @reka sur la #loterie_de_l'asile. Dernière version celle-ci probablement :


    https://asile.ch/2018/07/25/carte-la-loterie-de-lasile-2017
    (publiée sur @vivre en 2018 avec des chiffres de 2017).

  • Minister : Over 10,000 *migrants stopped from entering Greece*
    –-> sur le choix du mot « migrants », voir ci-dessous...

    Greek authorities have prevented thousands of migrants from entering Greece clandestinely by sea this year despite a recent lack of cooperation from the Turkish coast guard, the country’s shipping minister said Wednesday.

    Giannis Plakiotakis, whose ministry is also in charge of the coast guard, said arrivals were down 84% since March 1, compared to the same period last year, while the reduction in the month of August stood at nearly 95% compared to August 2019.

    “Since the start of the year, the entry of more than 10,000 people has been prevented,” Plakiotakis said during a news conference. In August alone, he said, “we had 68 cases of prevention and we succeeded in 3,000 people not entering our country.”

    This, he said, was achieved despite the Turkish coast guard ignoring appeals by the Greek coast guard to stop migrant boats leaving Turkish waters. He also accused Turkey’s coast guard of actively escorting the boats to the edge of Greek territorial waters.

    “There are cases where (the Turkish coast guard) is accompanying boats with refugees and migrants to our borders and ... trying to create problems,” he said.

    Plakiotakis would not elaborate on how the boats were prevented from entering Greek waters, which also mark the southeastern border of the European Union. But he stressed the coast guard “operates based on international law and international legality, based on the rules of engagement at sea, and ... with complete respect for human dignity and of course for human life.”

    Aid agencies have called on Greek authorities to investigate press reports of alleged pushbacks at sea. Greek officials, including Prime Minister Kyriakos Mitsotakis, have vehemently denied the coast guard engages in the practice, whereby those arriving inside a nation’s territorial waters would be summarily returned without being allowed to apply for asylum.

    The UN refugee agency said on Aug. 21 it was “deeply concerned by an increasing number of credible reports indicating that men, women and children may have been informally returned to Turkey immediately after reaching Greek soil or territorial waters in recent months.”

    The agency called on Greece to “seriously investigate” the reports.

    According to UNHCR figures, nearly 12,000 asylum-seekers have reached Greece this year. The total number of arrivals by sea and land in all of 2019 was about 75,000.

    Some of those who are granted asylum end up sleeping rough in central Athens.

    Plakiotakis said just 316 people entered by sea this July, compared to 5,551 last July, while August saw 455 arrivals, compared to 8,288 in August 2019.

    Greece has increased patrols along the land and sea border with Turkey, particularly after Ankara sent thousands of migrants to the land border in March, saying its own frontier to the European Union was open for anyone wanting to head into the EU.

    Athens has insisted it has the right to protect its borders from people attempting to enter clandestinely. The European border patrol agency Frontex is also assisting in patrolling Greece’s eastern border, with 13 boats, four planes and one helicopter, as well as 650 officers and 72 patrol cars.

    Previous years saw a modicum of cooperation between the Greek and Turkish coast guards. Under a 2016 EU-Turkey deal, Turkish authorities agreed to crack down on migration flows toward Greece, including by stopping boats heading to the Greek islands.

    But Greek authorities say the Turkish coast guard no longer responds to their calls when migrant boats are sighted.

    Greek-Turkish relations have deteriorated dramatically in the past few months, with the two neighbors sending warships to the eastern Mediterranean in an dispute over rights to potential offshore energy resources.

    Greece became the main entry point to the EU for people fleeing war or poverty in the Middle East, Asia and Africa in 2015, when nearly a million people crossed through the country, most arriving on Greek islands from Turkey.

    The 2016 EU-Turkey deal dramatically reduced the numbers, with Turkey agreeing to crack down on those seeking to leave its shores in return for EU funds to handle the more than 4 million refugees and migrants living there, including more than 3 million Syrians.

    https://apnews.com/fb8fca6e7429c5374187dbed553ee244

    #asile #migrations #réfugiés #Grèce #chiffres #refoulement

    –—

    Intéressant le choix des #mots du ministre (et de la presse)... on parle de 10’000 #migrants empêchés d’entrer en Grèce, donc sur le sol de l’Union européenne...
    Le choix du mot réfugiés aurait eu un autre impact :
    10’000 réfugiés empêchés d’entrer en Grèce...
    –-> ça serait plus clairement identifié comme un #refoulement, pratique interdite par le #droit_international et par les droits nationaux et de l’UE...
    Après, pas sure que ça aurait plus choqué l’opinion politique ou nos politiciens...

    #vocabulaire #terminologie #presse #choix_des_mots #push-backs #words_matter #wordsmatter

    ping @isskein @karine4

    • Ici on parle de #people (#personnes) :

      Greece : 10,000 People Prevented Access, Lockdown Extended, Recognition Rate Increases

      Amid mounting evidence of systematic push-backs from Greece (https://www.borderviolence.eu/15638-2), Shipping Minister Ioannis Plakiotakis states that 10,000 people have been prevented access in 2020. Greek authorities have extended the lockdown of all structures hosting refugees and migrants until 15 September. The first instance recognition rate rises to 69% according to Eurostat.

      Minister Plakiotakis with Greek coast guard under his mandate stated at a news conference on 2 September that arrivals had decreased 84 per cent since 1 March, compared to the same period of 2019, and that the drop in the month of August was 95 per cent compared to August 2019. According to Plakiotakis 10,000 people have been prevented from accessing Greece in 2020 so far but the Minister refused to elaborate on how this had been achieved, stating simply that the Greek coast guard: “operates based on international law and international legality, based on the rules of engagement at sea, and … with complete respect for human dignity and of course for human life”.

      Greek Helsinki Monitor has filed a criminal complaint to the High Court Prosecutor concerning the push back of 1389 people by Greek Coastguard based on evidence from numerous sources including leading international media, IOM, UNHCR, the hotline Alarmphone, Human Rights Watch, Legal Centre Lesvos and Border Violence Monitoring Network (BVMN), who in a press release expresses increasing concern about: “the disappearance and pushbacks of refugees and migrants from humanitarian distribution sites, refugee camps and pre-removal centres in Greece. The illegal pushback and disappearance of refugees and migrants is systematically followed by the statewide dismissal of credible evidence and the perpetual refusal to open a free and fair investigation into the whereabouts of the missing”.

      Following a joint decision by the Ministers of Civil Protection, Health and Immigration and Asylum the lockdown of all structures hosting refugees and migrants has been extended to 15 September. The lockdown, presented as a COVID-19 measure, has been in place since 21 March. The Ministry of Asylum and Migration further announced another round of closures of hotel accommodation facilities for asylum seekers, in Kozani, Edessa, Prespes and Grevena.

      A man recently returned from Athens has tested positive for COVID-19 in the overcrowded Moria camp on Lesbos hosting around 13,000 people under dire, unsanitary conditions. As a reaction the Ministers of Citizen Protection, Health and Immigration and Asylum, has placed the Reception and Identification Center in Moria in complete health exclusion (quarantine) for a total of 14 days. Since March people arriving to Greek island camps are quarantined to prevent the spread of COVID-19 and authorities have advised the residents to wear masks, practise social distancing, wash their hands, disinfect, and self-isolate if they feel unwell. However, according to a representative of Médecins Sans Frontières (MSF) such measures are “totally unrealistic in Moria,” and “Even if people spend as much time as possible in their tents, they still eat three times a day with thousands of other people. The same goes for the restrooms and showers. It is impossible to avoid the masses.” NGOs have consistently warned of the risks of an outbreak in the Moria camp.

      According to Eurostat figures, over two thirds of first instance decisions (69%) taken by the Greek Asylum Service in 2020 granted international protection. Refugee Support Aegean (RSA) highlights that the figures dispel government statements to the contrary and point to a steady and significant increase in the population of beneficiaries of international protection in Greece, who face severe obstacles to access rights due to the absence of a holistic plan to enable their integration in the country.

      Following relocations to several member states over the summer, 22 unaccompanied children have arrived in Finland with another 28 expected to follow under a Commission scheme originally targeting the relocation of 1600 unaccompanied and vulnerable children.

      https://www.ecre.org/greece-10000-people-prevented-access-lockdown-extended-recognition-rate-increa

  • Eric Topol sur Twitter : “India, tragically, is setting new records for the pandemic, over 90,000 new infections reported yesterday, and similar today EU is climbing, largely driven by the rebounds in Spain and France which have their highest number of new cases/day since the start of the pandemic” / Twitter
    https://twitter.com/EricTopol/status/1302659229581418496
    ´

    #covid_19 #rebond

  • Comme le fait remarquer un Oliver Johnson sur Twitter :
    https://twitter.com/bristoliver/status/1302282817104216067
    – cette semaine, du 31 août au 6 septembre : 126 morts du Covid
    – la semaine du 9 au 15 mars, qui a précédé le confinement généralisé du 17 mars : 108 morts.

    L’idée qu’il y a « moins de morts » n’a pas vraiment de sens : on a un rythme de décès déjà équivalent au moment où l’on a décidé de confiner tout le pays en mars.

    La différence est sans doute qu’on a désormais une épidémie beaucoup plus répartie sur le territoire, alors que la première vague a submergé deux régions. Donc si la situation est différente, pour l’heure ce n’est pas parce qu’il y aurait « moins de morts ».