• A cinq mois de la présidentielle américaine, Joe Biden contraint d’afficher sa fermeté sur l’immigration
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    A cinq mois de la présidentielle américaine, Joe Biden contraint d’afficher sa fermeté sur l’immigration
    Par Piotr Smolar (Washington, correspondant)
    On ferme. Tel est le message martial, à court terme et à visée électorale, que Joe Biden a choisi d’envoyer, mardi 4 juin, au sujet de la frontière avec le Mexique. Confronté à une crise migratoire de longue haleine, le président des Etats-Unis en a longtemps rejeté la responsabilité sur les élus républicains au Congrès. Mais cette stratégie l’exposait trop aux critiques.
    Par décret présidentiel, Joe Biden choisit de restreindre immédiatement le droit d’asile. La frontière avec le Mexique sera fermée dès lors que le nombre d’entrées illégales quotidiennes dépasse 2 500 personnes en moyenne pendant une semaine. Les migrants venus dans l’espoir de déposer une demande d’asile seront alors expulsés sans avoir pu déposer leur dossier. Un retour à la normale sera possible lorsque le nombre se stabilisera autour de 1 500.
    « La vérité simple, c’est qu’il existe une crise migratoire mondiale, a expliqué Joe Biden dans une allocution à la Maison Blanche, et si les Etats-Unis ne sécurisent pas leur frontière, il n’y a pas de limite au nombre de personnes qui pourraient tenter de venir ici. » Le président a affirmé qu’il prenait cette décision « non pas pour s’éloigner de qui nous sommes, en tant qu’Américains, mais pour s’assurer de la préservation de ce que nous sommes pour les générations futures ».La suspension, même temporaire, du droit d’asile marque pourtant un tournant politique pour le président américain et son propre camp. « Ne rien faire n’est pas une option », a dit Joe Biden. Son administration a attendu la tenue de l’élection présidentielle au Mexique, marquée par la victoire inédite de Claudia Sheinbaum, pour annoncer ce durcissement. Le président démocrate promet que les deux pays travailleront ensemble, en « partenaires égaux », et s’engage à ne pas pratiquer de séparations entre adultes et enfants, contrairement à son prédécesseur.
    « L’administration Trump a attaqué presque chaque aspect du système migratoire et l’a fait de façon honteuse et inhumaine », a affirmé un haut responsable à la presse. Le problème essentiel de l’administration Biden sur la question migratoire n’a pas été son laxisme, mais son caractère illisible, et parfois contradictoire. Selon l’Institut des migrations politiques (Migration Policy Institute, MPI), Joe Biden a été un président extrêmement actif, prenant, jusqu’à la mi-janvier, 535 mesures exécutives. Mais le sentiment d’une large majorité des Américains est celle d’une impuissance et d’une indécision, alors que l’immigration vient juste derrière l’inflation dans la liste de leurs préoccupations.
    A son arrivée à la Maison Blanche, le président démocrate avait présenté un projet pour réformer le système migratoire, en rupture avec l’ère des expédients trumpistes. Echec familier. Depuis près de trente ans, les administrations successives se contentent d’agir sur les dispositifs opérationnels, sans jamais refonder les paramètres fédéraux de traitement des migrants, ni revoir le droit d’asile. Pourtant, début février, un texte bipartisan a été présenté au Sénat, prévoyant de durcir la voie vers l’asile et d’accroître la sécurisation de la frontière et les capacités de rétention avant expulsion. Mais sur les instructions de Donald Trump, les élus républicains à la Chambre des représentants ont choisi de préserver la crise ouverte plutôt que d’offrir un compromis victorieux à Joe Biden, en année électorale.
    Ce dernier a dénoncé, mardi, un « coup politique extrêmement cynique ». En campagne, Donald Trump promet une militarisation de la politique migratoire et une vague d’expulsions sans précédent contre les plus de 10 millions de résidents illégaux sur le territoire. Il veut prendre pour modèle l’opération « Wetback », décidée par le président Dwight Eisenhower à l’été 1954 pour renvoyer massivement les migrants mexicains, dans un contexte chargé de racisme à leur égard. Une référence que Donald Trump citait déjà lors de sa première campagne en 2015, mais dont l’ampleur réelle il y a soixante-dix ans, au-delà des effets de manche répressifs, est pourtant contestée par les experts.
    Aujourd’hui, Joe Biden pare au plus pressé, alors qu’il doit affronter Donald Trump lors d’un premier débat présidentiel, le 27 juin, sur la chaîne CNN. Depuis 2021, à force de vouloir donner des gages à tout le monde, d’afficher une détermination contre l’immigration illégale tout en vantant l’apport et le mérite des immigrants, qui constituent la moelle épinière de l’Amérique depuis trois siècles, la Maison Blanche a brouillé son message.
    A cinq mois de l’élection présidentielle, il devenait urgent de corriger cette vulnérabilité politique, au risque calculé de mécontenter l’aile gauche du Parti démocrate et les associations d’aide aux réfugiés. L’organisation American Civil Liberties Union, qui avait attaqué l’administration Trump sur ce sujet devant les tribunaux en 2018, a annoncé son intention de saisir à nouveau la justice.
    Dans les faits, l’effet dissuasif et l’efficacité possible du décret présidentiel suscitent de nombreuses interrogations. Un expert de la politique migratoire, interrogé par Le Monde, estime ainsi que ce « changement de ton majeur par rapport au début de la présidence Biden » ne devrait pas avoir d’impact sur deux points : la détermination de dizaines de milliers de personnes à traverser la frontière illégalement et l’impossibilité de procéder à l’expulsion des ressortissants originaires de pays en dehors du continent américain. Un nombre croissant de Chinois par exemple (48 000 entre octobre 2023 et avril) ont ainsi été contrôlés à l’ensemble des points d’entrée sur le territoire américain.
    Les statistiques officielles indiquent une baisse récente, après des chiffres particulièrement élevés au mois de décembre 2023. En avril, la police aux frontières a intercepté 128 900 migrants sans papiers, soit 6 % de moins que le mois précédent. Au total, depuis mai 2023, 750 000 personnes ont été reconduites à la frontière, une accélération extrêmement spectaculaire. Il s’agit du chiffre le plus élevé depuis 2010, précise la Maison Blanche. La moyenne était de 233 000 par année sous la présidence Trump.
    Malgré cela, la tendance historique demeure claire : celle d’un afflux massif de millions de réfugiés à la frontière sud du pays. Entre octobre 2021 et avril 2024, selon les statistiques du service de protection des frontières et des douanes (CBP), 8,09 millions de personnes ont été contrôlées à leur arrivée en provenance du Mexique.
    Les causes sont variées : répressions politiques, catastrophes économiques et climatiques, etc. Cette pression a conduit à l’entrée d’un grand nombre de réfugiés aux Etats-Unis, qui se sont ensuite répartis sur le territoire après leur remise en liberté, en attendant une décision finale sur leur statut. Leur arrivée dans de grandes métropoles comme New York ou Chicago, contrôlées par des démocrates, a créé des problèmes financiers et mis en tension les capacités d’accueil et de soins. De nombreux élus démocrates de terrain ont réclamé des politiques plus restrictives, afin d’endiguer le phénomène.
    Mais le système est totalement engorgé, et la politique migratoire se réduit à de la gestion de crise, plutôt qu’à la résolution des problèmes à long terme. Selon la Maison Blanche, le système d’asile compte plus de 1 million de dossiers, dont plus de 300 000 ont été déposés avant 2021 et l’entrée en fonction de Joe Biden. Fin 2023, plus de 2,4 millions de cas faisaient l’objet d’une procédure devant les tribunaux spécialisés.
    En mai 2023, le « Title 42 », une législation d’urgence adoptée en janvier 2020 sous Donald Trump dans le cadre de la prévention du Covid-19, a pris fin. Il permettait d’expulser sur-le-champ les sans-papiers, sans même examiner la légitimité de leur demande d’asile.
    L’administration Biden a alors décidé de mettre en place des centres régionaux de traitement, en Colombie et au Guatemala pour commencer. En janvier 2023, une application, CBP One, a été lancée pour organiser une prise de rendez-vous aux points légaux de franchissement de la frontière afin de déposer une demande. Malgré la volonté d’accélérer et de fluidifier le traitement des dossiers, l’administration sait que les capacités judiciaires et policières sont débordées. « Franchement, j’aurais préféré traiter ce problème à travers une législation bipartisane, a expliqué Joe Biden mardi, parce que c’est la seule façon de réparer un système aujourd’hui cassé, de recruter plus de policiers aux frontières, plus d’officiers chargés de l’asile, plus de juges. Mais les républicains ne m’ont pas laissé de choix. »
    Les blocages parlementaires ne sont pas l’explication unique de cet embarras démocrate. La Maison Blanche a longtemps préféré détourner le regard de la frontière, offrant une autoroute aux républicains et aux médias conservateurs. D’estrade en estrade, Donald Trump décrit un pays envahi par des « violeurs » et des « assassins », qui « parlent des langues que personne ne comprend », échappés « d’asiles de fous ». Les réfugiés sont déshumanisés, présentés comme des termites.
    Joe Biden, lui, tout en dénonçant et en détricotant certains aspects de la politique de son prédécesseur, a donné l’impression de tergiverser. Mardi, lors de son allocution, le président semblait parler presque à regret, par défaut. « La statue de la Liberté n’est pas une relique quelconque dans l’histoire de l’Amérique, a-t-il assuré. Elle représente ce que nous sommes, en tant qu’Etats-Unis. Je ne diaboliserai donc jamais les immigrés. Je ne ferai jamais référence aux immigrés comme des personnes “empoisonnant le sang” d’un pays. » Une formule incendiaire de Donald Trump. La possibilité de requérir l’asile est inscrite dans le droit international, depuis la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée en 1948.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#chine#politiquemigratore#frontiere#droit#routemigratoire#sante

  • Jack Ma n’est pas le problème par Li Xuran
    https://seenthis.net/messages/912251

    archivé ici : https://web.archive.org/web/20210422041641/https://histoireetsociete.com/2021/04/22/jack-ma-nest-pas-le-probleme-par-li-xuran

    Danielle Bleitrach 22 avril 2021 Civilisation

    Ce texte a un immense mérite : il explique en langage clair et imagé à propos du cas Ma ce qu’est le capitalisme dans le socialisme de marché, un virus qui crée le développement mais ne cherche qu’à se dupliquer, une drogue qui aliène. Comment le peuple et le parti peuvent-ils l’utiliser mais aussi le dompter ? Travaux pratiques. Nous sommes passés de l’image de Deng Xiao ping de l’oiseau à mettre en cage à quelque chose d’infiniment plus dangereux, le virus, “la bête sauvage” (le terme estemprunté à Hegel) (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoire et societe)

    LE 21 FÉVRIER ÉCRIT PAR LI XURAN

    TRANSLATED BY LI RUIPENG

    La technologie financière peut-elle être corralled au service du développement people-centré de la Chine ? Avec Jack Ma’s Ant Group comme étude de cas, le blogueur chinois Li Xuran offre une analyse convaincante du rôle du capital dans la Chine moderne. L’arrêt de l’introduction en Bourse d’Ant en novembre 2020, selon M. Li, doit être vu dans le contexte du rôle de l’Etat socialiste dans la restriction de la « bête sauvage » du capital au nom du développement socialiste et du bien public.

    Note de la rédaction : Les débuts très attendus d’Ant Group sur les bourses de Shanghai et de Hong Kong devraient être la plus importante introduction en bourse de tous les temps. Mais quelques jours avant l’ouverture prévue le 5 novembre 2020, les régulateurs chinois, dirigés par la Banque populaire de Chine, ont interrompu l’introduction en bourse et convoqué jack Ma, fondateur d’Ant, et d’autres dirigeants d’Ant, pour discuter de ce qu’ils ont appelé des « problèmes majeurs » avec l’inscription en cours du géant de la technologie.

    L’affrontement entre les régulateurs de l’État et Ant Group , la société mère du plus grand système de paiement mobile de Chine, Alipay, et un service de prêt pour plus de 80 millions de petites entreprises , a été dépeint dans les médias occidentaux comme une « répression » du pouvoir centralisé du Parti communiste sous Xi Jinping. Ces fausses déclarations ont même conduit à des théories du complot selon qui Ma avait été « supprimé ». Mais loin d’une répression « totalitaire » contre l’industrie privée, le gel de l’introduction en Bourse monstre d’Ant Group doit être compris dans le contexte de l’économie de marché socialiste chinoise, dans laquelle les services bancaires et financiers traditionnels opèrent sous le contrôle de l’Etat pour l’intérêt public. Contrairement au 14e Plan quinquennal de la Chine , qui donne la priorité au développement durable, à la revitalisation rurale et à la croissance économique réelle, le pouvoir croissant des prêteurs privés telsque Ant Group contient des risques systémiques pour les types de spéculation, de dette à la consommation et de bulles financières responsables des crises financières cycliques dans les pays capitalistes. Alors qu’Ant Group continue de travailler avec les autorités réglementaires en vue d’une future introduction en Bourse, la question demeure : la fintech peut-elle êtremise au service du développement centré sur les personnes en Chine ?

    Dans ce contexte, Li Xuran propose une analyse convaincante du rôle du capital dans la Chine moderne. Canaliser Marx, Li fait valoir que le contrôle du capital est crucial pour le projet de développement socialiste, mais que laissé sans retenue, la « bête sauvage » du capital montrera que ses intérêts de classe dépassent son allégeance nationale. Rejetant le culte milliardaire de la personnalité qui entoure parfois Ma, Li nous rappelle que les succès de Ma et de son ilk ne sont pas le reflet de leurs propres capacités, mais des opportunités créées par la lutte du Parti communiste et du peuple chinois . Qu’il s’agisse de ce Groupe ou d’autre , pour contrôler la bête du capital, il faut l’effort concerté du Parti, de l’État et du peuple.

    Cet article a été publié à l’origine en chinois dans Utopia (乌有之乡). Suivez la page publique de l’auteur sur WeChat (ID : xuranshuo).

    Les marées changent.

    J’ai vu plusieurs messages sur les médias sociaux, des publications dans les médias grand public, et des bloggers commencent à critiquer férocement Jack Ma, comme si le critiquer résoudrait tous leurs problèmes. J’y ai réfléchi et, au risque d’une éventuelle réaction de mes lecteurs, j’ai décidé de discuter longuement de cette question. Parce qu’à mon avis, Jack Ma n’est pas le problème.

    Avant de me contredire , permettez-moi de me reformuler : Jack Ma n’est pas la racine du problème. pourquoi ? Regardons quelques événements récents : l’arrêt de l’introduction en bourse d’Ant Group, la panne d’appartement de Danke (蛋壳) [1], l’épreuve de force sur l’achat de groupes communautaires…

    D’une manière générale, sous ces divers incidents se trouve une seule force. Un grand professeur et sa génération l’ont dompté et supprimé, mais il a germé une fois de plus depuis les années 1980. Après 40 ans, il a pris racine dans de multiples facettes de nos vies, y compris la pensée, la société, la réalité et le pouvoir. Peu à peu, il a montré son immense et la puissance et la qualité effrayante : le capital.

    Même le capital de Marx ne peut pas décrire pleinement de la complexité du capital. Donc, ici, je vais le résumer en trois points, d’après ce que je comprends :

    Premièrement : le capital et le développement sont inséparables.

    Le capital accélère et catalyse le développement économique. À un certain stade de développement social (du capitalisme à l’étape primaire du socialisme), un boom économique rapide exige ce capital.

    J’ai lu un jour qu’un pays en voie de modernisation en quête de développement économique et d’industrialisation n’avait que trois voies : les ciseaux des prix urbains-ruraux, c’est-à-dire la fixation de bas prix sur les produits ruraux pour soutenir le développement industriel ; le pillage, le chemin pris par les pays capitalistes occidentaux ; et l’utilisation de capitaux étrangers, illustrée par les quatre « Tigres asiatiques » qui se sont développés en attirant massivement des investissements étrangers.

    Donc, nous ne pouvons pas discuter trop profondément de l’accumulation primitive du capital. Comme toutes les grandes fortunes, l’histoire du développement a besoin de glorification. Seule la montée de la Chine moderne a été réalisée sans pillage, et a plutôt été construite sur un terrain aride qui avait été pillé par les envahisseurs.

    La première partie du chemin de la Nouvelle Chine a eu lieu peu de temps après sa fondation. Il s’agissait de contrôler le prix des produits agricoles, de limiter la circulation des ménages ruraux et de limiter l’alimentation et la consommation à l’échelle du pays. Au lieu de cela, le peuple chinois a canalisé son énergie dans la construction et a accumulé une base industrielle solide et complète, ce que l’on peut résumer ainsi en « se serrant la ceinture, pour mettre en commun nos ressources pour accomplir des missions principales. » D’autre part, après la réforme et l’ouverture, la Chine a attiré des quantités massives de capitaux étrangers et libéré des capitaux publics et partiellement privés, ce qui a permis de dynamiser l’économie.

    Nous devons comprendre que, bien que nous considérions le capital comme effrayant, nous devons reconnaître sa grande puissance dans la poussée du développement économique.

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    Recommandé : American « Revolution » : The « Black Hole » of American Electioneering and the Lessons China Must Draw

    Il faut en parler parce que nous devons comprendre que, bien que nous considérions le capital comme effrayant, nous devons reconnaître sa grande puissance pour promouvoir le développement économique. Nous ne pouvons pas nier les 40 dernières années de la Chine en utilisant ses 30 premières années, ni nier ses 30 premières années en utilisant les 40 dernières années. C’est ça le matérialisme historique.

    Deuxièmement : l’expansion est l’instinct de base du capital.

    Le capital est comme le code génétique, dont le seul but est de peupler, dupliquer et croître. Dans le monde naturel, une créature sans prédateur va sûrement aboutir au surpeuplement , comme la carpe asiatique aux États-Unis. Le capital sans concurrence et sans réglementation conduira à un monopole à grande échelle dans tous les domaines.

    Liu Cixin, dans son roman de science-fiction Les Salaires de l’humanité, imagine l’étape ultime du capitalisme dans lequel un « producteur final » monopolise toutes les ressources de la planète, y compris la terre, l’air et l’eau. Les gens paient des impôts juste pour respirer. Cette spéculation est basée sur la reconnaissance de la réalité.

    La récession financière qui se reproduit dans la société capitaliste n’est-elle pas, à la base, le résultat d’une expansion du capital à l’extrême, tout en supprimant le coût du travail à l’extrême, conduisant à une capacité de production dépassant de loin les besoins sociaux ?

    Dans le domaine de la production, puisque le cycle est relativement long, la reproduction de la crise est longue. Mais aujourd’hui, la raison pour laquelle nous pensons que le capitalisme tombera dans la « crise » de plus en plus rapidement, c’est parce que dans l’ère actuelle, l’expansion extrême du capital est le capital financier, qui accélère la progression du capital en expansion rapide jusqu’à l’explosion. Parce que lorsque le capital entre dans l’industrie, il se rend compte qu’il doit passer par les intrants, la production, la vente, la ré-entrée et d’autres éléments dans le cycle, et c’est beaucoup trop lent pour gagner de la valeur ajoutée. Ainsi, nous avons le capital financier utilisant beaucoup de leviers éblouissants, outils, et produits pour atteindre l’objectif de produire l’argent avec l’argent.

    Un ami dans le secteur financier me dit qu’une fois dans le monde de la finance et d’avoir goûté aux résultats, vous ne voudrez rien faire d’autre parce que les autres industries font de l’argent beaucoup trop lentement.

    Dans une certaine mesure, la finance est comme la drogue. Normalement, les gens tirent le plaisir de l’action, récompensés par leur cerveau par la libération de certains produits chimiques. Mais ce qui est horrifiant au sujet des drogues, c’est qu’ils contournent ce système de récompense et stimulent directement le cerveau par l’intermédiaire de produits chimiques pour produire du plaisir. C’est pourquoi les toxicomanes sont si désespérés ; tout le reste devient vide de sens.

    Le capital financier est tout aussi horrible. Depuis les débuts de la victoire boursière, jusqu’à la récente crise des subprimes et à la crise des plateformes de crédit P2P, cela ne s’arrêtera pas.

    Troisièmement, l’attribut de classe du capital est plus grand que l’attribut national.

    Pour être honnête, j’allais sauter cette partie – pour certaines personnes, c’est un peu un point faible.

    Quand j’ai affaire à des capitalistes, je leur dis de m’épargner le discours du « cœur pour le pays et pour le monde ».

    Dans ce monde, les capitalistes patriotiques existent, mais ils ne sont guère une classe qui a la conscience de soi pour limiter leur capital aux frontières nationales. Bien qu’il y ait des individus qui trahissent leur classe, il n’y a pas de classe qui trahit ses intérêts et ses profits. Aux yeux du capital, le monde est plat. Là où il y a des gens, il y a du profit, il y trouvera son chemin par tous les moyens nécessaires.

    Tout comme la Compagnie des Indes orientales il y a longtemps ; les gens qui connaissent leur histoire comprendront : du seul point de vue de leur gouvernement, les puissances occidentales n’auraient pas nécessairement déclenché la guerre de l’opium. Contrairement au Japon, la Grande-Bretagne n’avait pas de conflit géopolitique direct avec nous.

    Depuis les années 1990, une poignée de crocodiles financiers occidentaux ont fait des vagues à travers le monde, pillant la fortune à l’aide d’outils financiers, le résultat n’est pas moins grave qu’une invasion de guerre.. De nombreux pays ont souffert et ne se sont pas encore rétablis.

    Le capital, une fois incontrôlé, peut exercer une influence énorme sur la scène politique d’un État. Dans certains petits et moyens pays, le gouvernement a peu d’autorité et s’effondre facilement en raison du jeu de pouvoir entre de nombreuses forces, y compris le capital.

    C’est la raison pour laquelle Sun Yat-sen en a appelé à un « contrôle du capital » il y a plus de cent ans.

    Dans la société moderne, il n’y a pas de « capital » dans un sens purement commercial. Tous les capitaux sont étroitement liés à la politique, en particulier les grands capitaux et les grands magnats. Si un politicien mature croit encore des absurdités telles que « le capital n’est qu’un outil », « le capital ne parle pas politique », et « quand dans les affaires, les capitalistes traitent seulement des affaires, ce politicien est fondamentalement hors du jeu.

    Ii.

    J’ai déjà dit beaucoup de choses. Mon intention principale est de dire à tout le monde : Jack Ma va bien, Danke Apartment aussi. Même l’achat de groupes communautaires, un phénomène populaire récent, n’est rien d’autre que des incarnations du capital. Eux-mêmes ne sont pas le problème. Le vrai problème se pose si nous négligeons les questions qui sont à l’oeuvre sous ces forces.

    Le capital est comme une bête sauvage : si nous sommes capables de l’apprivoiser et de l’utiliser pour nos besoins, il contribuera au développement de la productivité. Incontrôlée et sans retenue, elle nous mordra et nous fera le plus grand mal.

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    Le capital est comme une bête sauvage : si nous sommes capables de l’apprivoiser et de l’utiliser pour nos besoins, il contribuera au développement de la productivité. Incontrôlée et sans retenue, elle nous mordra et fera le plus grand mal. Sur ce point, Ma n’est pas le dernier magnat, Danke n’est pas la dernière faillite, community group-buy ne sera pas le dernier champ de bataille.

    Parce que le capital est un élément essentiel de la production, mais ce n’est pas la production elle-même. Je vous donne 50 cents, vous allez essayer de produire des choses qui valent 50 cents. Il peut en effet stimuler le potentiel créatif et la vivacité économique.

    Mais le problème réside dans, qui surveille ou garantit que des choses d’une valeur de 50 cents vont se faire ?

    Le capital entre sur le marché, augmentant constamment sa valeur grâce à la finance, aux actions et à d’autres stratagèmes brillants. Chaque intervention créerait la fortune. Mais en fin de compte, le produit doit être fabriqué, ou le système économique de la société s’effondrerait.

    Nous les producteurs nous appelons en plaisantant « da gong ren » (maçons, ouvriers), parce que les gens dans d’autres positions ne sont pas vraiment impliqués dans la production, ils pourraient être en charge des feuilles de calcul, des ventes, du marketing, de la publicité, même la tenue de réunions.

    Ils attendent ensuite la fabrication et la production, des emplois que, du moins théoriquement, quelqu’un d’autre devrait faire.

    Mais cette hypothétique « personne » peut être épuisée, laissée incapable de travailler.

    Viennent ensuite la production insuffisante, la consommation anticipée, puis la surcapacité, la déflation. Vient ensuite le déclin et l’effondrement de l’ensemble du système économique qui a été construit avec lui.

    Tu te souviens du fameux passage que Marx cite ?

    « Avec des profits suffisants, le capital est très audacieux. Un certain 10 p. 100 assurera son emploi n’importe où ; 20 pour cent produiront certainement de l’activité ; 50 p. 100 — audace positive ; 100 pour cent le rendra prêt à piétiner toutes les lois humaines ; 300 p. 100 — et il n’y a pas de crime où il se jette, ni un risque qu’il ne courra pas, même au risque que son propriétaire soit pendu.

    Les crises périodiques de la société capitaliste ont conduit les économistes à un consensus : un capital incontrôlé conduira certainement à une autodestruction folle.

    La rupture de Danke Apartment est due à cela : ils ont utilisé les bas prix des loyers pour attirer les locataires, mettre leur argent dans le financement et les reconditionner comme produit financier (même en offrant des prêts à ceux qui ne pouvaient pas se permettre de payer le loyer), puis remettre ce produit financier sur les marchés financiers, obtenir plus de fonds, s’emparer de plus de maisons …

    Grâce à des outils de capital, ils se sont rapidement développé en seulement deux ans. Théoriquement, tant qu’il y aura des « ouvriers » qui louent des maisons, paient des loyers, ce jeu de capital peut continuer, le marché continuera d’être « vigoureux et énergique ».

    Mais ce à quoi nous ne nous attendions pas, c’est à la pandémie. L’économie a souffert, beaucoup de gens ne pouvaient pas se permettre leur loyer, ils ont été sur la corde raide. En fin de compte, ceux qui souffrent le plus sont toujours locataires, incapables d’accéder à des maisons.

    Ainsi, face au capital, nous ne devons pas être aveuglés par sa séduction de surface. Comme l’achat de groupe communautaire, les légumes et les fruits qui se vendent pour un couple de yuans semblent bon marché. Avec des perspectives plus claires, nous voyons que ce n’est qu’un moyen par lequel le capital entre dans un marché où les intérêts sont divers et dispersés. Les guerres de prix, simplement des outils pour étouffer les petites entreprises, créer le monopole et centraliser les intérêts.

    Après la panne de l’appartement Danke, j’ai demandé à un ami qui a perdu plus de dix mille yuans et a ensuite été expulsé : pourquoi avez-vous choisi Danke ? Il a dit que dans son quartier, Danke avait détruit d’autres agences et qu’il n’avait pas le choix.

    J’étais sans voix.

    Iii.

    Outre le risque d’expansion libre, le capital a un autre effet caché remarquable : le capital drogue l’esprit des gens.

    Au cours des quarante années qui ont suivi la réforme et l’ouverture, la pensée de notre société a énormément changé. Bien que nous sommes plus prospères sur le plan matériel, nous avons aussi perdu beaucoup de choses en termes de philosophie et de valeurs.

    Le consumérisme a pris le devant de la scène. Une mentalité frivole, anxieuse et axée sur l’intérêt s’est répandue. Sur les plateformes sociales comme Douyin (Tiktok pour le marché chinois) et Kuaishou, on voit beaucoup de jeunes exhiber sacs de créateurs, cosmétiques, vêtements de luxe, même voitures et maisons chères.

    Cela me fait mal d’imaginer combien de jeunes seront influencés d’ici là et seront la proie des rêves bourgeois. Beaucoup ont subi un lavage de cerveau par le consumérisme à courte vue et la « voie du succès » axée sur l’intérêt. Pour combler nos désirs, nous avons lentement adopté les services de prêt et la sur-consommation.

    De temps en temps dans les nouvelles, nous voyons de jeunes adultes, incapables de rembourser leurs prêts, enfreindre la loi. Ce qui est plus effrayant, c’est que ce phénomène et cette mentalité influencent la jeune génération. « Étudier est une telle corvée, les gens deviennent plus célèbres et riches en tant qu’influenceurs plutôt que d’admission à Tsinghua ou à l’Université de Pékin. Être une célébrité, faire de l’argent, avoir des chirurgies plastiques, trouver un papa gâteau est la véritable voie vers le succès.

    Face à ce phénomène, un net-américain demande : « Les 17 ans devraient-ils faire la fête ou se préparer au gaokao [l’examen national d’entrée au collège] ? » Si vous venez d’une famille riche et se trouve avoir la liberté de choisir votre vie, la première option serait irréprochable. Mais combien de personnes ont les ressources pour réellement se livrer à ce rêve ?

    Dans une interview de rue, lorsqu’on lui a demandé « qui est votre célébrité préférée », un vieil hommea dit : « Je n’aime pas les célébrités. Ils ne contribuent rien au pays, elles font seulement du mal à la prochaine génération. Si vous demandez aux enfants de nos jours ce qu’ils veulent être quand ils seront grands, ils disent tous étoiles, chanteurs, personne ne disent scientifiques, enseignants, ou de rejoindre l’armée …. Les étoiles ne font pas d’un pays un grand pays — les scientifiques, les ingénieurs, les travailleurs le font.

    Iv.

    Encore une chose.

    Dans la Chine contemporaine, ce qui est le plus effrayant dans le capital, c’est qu’après avoir connu une croissance sauvage pendant une longue période, il est presque devenu « trop grand pour échouer ». C’est aussi pourquoi de nombreux porte-parole de la capitale ont le culot de dire des choses scandaleuses.

    Jack Ma, dans son discours au Bund à Shanghai en octobre, a fait remarquer qu’il allait probablement reprendre maintenant : le financement en Chine « n’a pas de risques systémiques » parce qu’il n’y a « pas de système ».

    Jack Ma disant qu’il n’y a pas de risque systémique dans la finance chinoise prouve seulement qu’il représente ce risque.

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    Cela rappelle un mème : « Dans chaque équipe, il y a une recrue. Si vous ne repérez pas la recrue, vous êtes la recrue. La chose la plus redoutée dans un système financier est le risque systémique. Jack Ma disant qu’il n’y a pas de risque systémique dans la finance chinoise prouve seulement qu’il représente ce risque.

    Le lendemain, le chef du Comité économique national de la Conférence consultative politique du peuple chinois l’a souligné lors d’un sommet financier : peu importe que nous l’appelions technologie financière ou finance technologique, il ne faut pas oublier l’attribut de la finance, ne doit pas désobéir à la règle de base de la gestion financière, ou on sera puni par le marché.

    Si vous ne pouvez toujours pas comprendre ce qui est effrayant dans le discours de Ma, je citerai ici ce qui a été souligné dans une conférence du Bureau politique du Comité central : « La prévention du risque financier systémique est la tâche fondamentale de notre travail financier.

    Après le discours de Ma, j’ai vu beaucoup de blogueurs dire qu’il est « au-dessus des nuages. » Je pense qu’ils sont aveuglés par l’apparence. Pour Ma, une personne qui aspire à la retraite tout le temps, avoir le courage de parler comme ça, « sur les nuages » est en fait un euphémisme. Je m’abstiendrai de parler davantage de lui, tout le monde peut se contempler en lui.

    v.

    Je me sens chanceux de vivre dans un pays socialiste.

    La plupart des gens ici ont grandi avec une éducation marxiste-léniniste. Beaucoup manquent d’une compréhension claire ou ont même oublié nos cours. Cependant, quand nous grandissons, nous sommes « battus » par la société, et rencontrer toutes sortes de problèmes sociaux, nous cherchons des réponses. Nous nous souviendrons de ce que les manuels nous ont enseigné et nous penserons : nos manuels étaient si complets ! Quelle honte de ne pas les comprendre à l’époque.

    Quels autres pays dans le monde enseignent aux élèves à voir le capital à travers la « valeur excédentaire » ? Quels autres pays expliquent le monde par le « matérialisme » ou posent des questions en commençant par « si le capital a un profit de 50 % … ?

    Parce que la majorité a une telle éducation fondamentale, un blog comme le nôtre, fondé fin 2019, peut gagner l’audience qui a la sienne. Tout comme dans la discussion de « Xinyu Project », un étudiant a déclaré : « Le capitalisme sera toujours le capitalisme. Heureusement, nous sommes nés en Chine, le pays qui appartient au peuple chinois. Plusieurs fois à travers ces événements, nous pouvons voir que la Chine dirigée par le Parti communiste chinois mérite notre confiance. Ce n’est pas un culte aveugle. C’est plutôt une vérité empirique. Si la Chine n’est pas digne de confiance, comment la Chine a-t-elle accompli en quarante ans ce que les pays capitalistes ont accompli en plusieurs centaines d’années ?

    Et juste pour cette raison, la Chine aura beaucoup de mal à se développer sans retenue. Si les jeunes et les gens ordinaires le comprennent, pensez-vous que l’État n’en serait pas cpable ? Non seulement l’État l’a remarqué, mais il a répondu rapidement. De l’arrêt de l’introduction en bourse du groupe Ant, à la déclaration de renforcement de l’antimonopole et à la prévention de la libre expansion du capital, en publiant The Guidance of Anti-Monopoly in the Area of Platform Economy, en particulier le renforcement de la réglementation du financement de l’Internet, jusqu’à la récente déclaration selon laquelle les capitaux doivent davantage être versés à l’économie réelle… Ces décisions sont conformes à l’idéologie du Parti. Il intervient au plus haut niveau, il est préparé, il voit la cible, réfléchit à la stratégie, et traite la racine du problème. Dans des domaines tels que la pensée, la théorie, les communications et la publication de documents d’orientation, différents ministères travaillent ensemble pour former une force unie.

    Dans les pays capitalistes occidentaux, les enquêtes antimonopoles sont des entreprises extrêmement difficiles. Les grandes entreprises, les grands capitaux embauchent des porte-parole politiques et des lobbyistes pour persuader le Congrès et stimuler l’élaboration des politiques. Mais en Chine, une seule conférence, un seul commentaire social peut changer le courant. Ici, les géants marchent sur la glace.

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    Dans les pays capitalistes occidentaux, les enquêtes antimonopoles sont des entreprises extrêmement difficiles. Les grandes entreprises, les grands capitaux embauchent des porte-parole politiques et des lobbyistes pour persuader le Congrès et stimuler l’élaboration des politiques. Il y a aussi des élites juridiques à la recherche d’échappatoires, rationalisant des décisions qui seraient considérées comme irrationnelles et contraires à l’éthique pour toute personne claire – tout cela pour chercher des excuses pour les capitalistes pour arracher le profit. Même si une entreprise ou une personne est condamnée pour monopole, le long processus d’enquête aurait probablement déjà causé un risque suffisamment grand.

    Mais en Chine, une seule conférence, un seul commentaire social peut changer le courant. Ici, les géants marchent sur la glace. C’est la force du système, et la force du cœur des gens. Dans notre système social, le capital ne peut jamais s’emparer de notre pays. Pourquoi les gens ont-ils fait l’éloge et applaudi les documents de la lutte contre la corruption et de la réédation de la réglementation ? Ne s’agit-il pas de « représenter l’intérêt fondamental du peuple » ?

    Vi.

    Enfin, je voudrais parler de la cinquième session plénière du 19e Comité central de la CPP, l’événement le plus important de la deuxième moitié de l’année. Cette réunion, à mon avis, tourne en grande partie autour d’une question : quel est le point de développement ?

    Passons en revue l’essence du socialisme : libérer et développer la productivité ; éliminer l’exploitation et la polarisation ; et atteindre la prospérité commune.

    À cet égard, peu importe Jack Ma ou tout autre magnat, ils ont tous « en tête de l’accumulation de richesse » qui existent dans une phase historique spécifique. Ces personnes avec leur capacité et leur spécialité peuvent établir des compagnies et apporter la bonne gestion, et gagner la richesse pour eux mêmes tout en aidant à accélérer l’accumulation de richesse de la société entière. Mais il ne faut pas oublier d’où l’on vient, et où il faut aller. Si notre direction est assise dans le mauvais camp, nous nous retrouverons en plus grand danger, plus notre force sera grande.

    Un drame télévisé se déroulant sous la dynastie Qin est récemment devenu populaire.

    J’aimerais partager avec vous un commentaire sur l’État de Qin de Han Fei Zi [2]. C’est juste sur le point que nous traitons et a beaucoup d’importance éducative à ce jour. Il dit : « Le général Rang de Qin a attaqué Qi à l’est en croisant Han et Wei. Après cinq ans, Qin n’a pas gagné un pouce de terre, mais le général Rang a gagné le fief de Taoyi. Le général Ying attaqua Han, huit ans plus tard, il gagna le fief de Runan. Depuis lors, de nombreux hommes d’État de Qin ont été comme Ying et Rang. Si une guerre était gagnée, ils étaient rendus nobles, élargissant leurs territoires et établissant des fiefs privés.

    Cela signifie que la réalisation d’une personne de haut rang est attribuée au plus grand nombre d’entre eux d’en bas [3]. Mobiliser les forces de l’ensemble de Qin pour attaquer d’autres États ne fait que contribuer aux intérêts des politiciens individuels.

    Notre propre élite d’affaires ne devrait pas considérer les opportunités créées par le développement de notre pays comme les leurs. S’il n’existait pas un environnement politique et sociétal stable, s’ils n’étaient pas tolérés, s’il les politiquesne soutenaient pas les efforts , s’il n’y avait pas une large couverture de l’éducation de base, s’il n’y avait pas le travail acharné constant de milliards de gens ordinaires, comment auraient-ils fini par avoir tout ce qu’ils ont aujourd’hui ?

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    Nous disons souvent : ne confondez pas les capacités d’une plate-forme avec la vôtre. Notre propre élite d’affaires ne devrait pas considérer les opportunités créées par le développement de notre pays comme les leurs. S’il n’y avait pas un environnement politique et sociétal stable, s’il n’y avait pas la tolérance, le soutien des politiques, s’il n’y avait pas la large couverture de l’éducation de base, sans le travail acharné constant de milliards de gens ordinaires, comment auraient-ils pu avoir tout ce qu’ils ont aujourd’hui ? Il faut savoir sur quoi on est assis, et il faut savoir où ses pieds « se tiennent ».

    Lors de la cinquième session plénière, l’accent a été mis sur l’interprétation du concept de « prospérité commune ». Plus important encore, dans l’ébauche explicative du 14e Plan du quinquennat illustrée par le Président Xi, sept questions importantes qui devaient être expliquées ont été mentionnées, chacune d’une grande importance. L’une d’elle portait ” Sur l’avancement de la prospérité commune de tous lespeuples «  :

    « La prospérité commune est la demande essentielle du socialisme, c’est l’attente commune du peuple. Nous poussons l’économie et la société à se développer, le tout dans le but d’atteindre la prospérité commune du peuple.

    Ce qu’il convient de noter, c’est qu’une telle expression est une première dans les documents des sessions plénières du Parti. Nous devons y réfléchir : l’objectif du développement n’est-il que la création d’une « personne encore plus riche » ? Ou créer des centaines de personnes riches par le biais d’introductions en bourse ? non. Pour 1,4 milliard de Chinois ordinaires, ces acteurs sont une vague occasionnelle dans une rivière quicourt . La vague peut étonner et attirer l’attention et l’adoration, mais ce n’est rien sans l’eau qui court éternellement . L’eau est encore profonde. Ceux qui sont calmes, qui travaillent dur jour et nuit, sont la majorité de la Chine , ce sont eux pour qui nous travaillons, nous travaillons et nous battons.

    Danke (蛋壳) est une start-up chinoise qui sert d’intermédiaire entre les propriétaires et les locataires. L’entreprise loue des logements à long terme, puis sous-loue ces logements à des locataires, dont beaucoup sont des étudiants ou de jeunes professionnels, sur une base flexible et à court terme. À la fin de 2020, l’entreprise aurait manqué d’argent comptant et n’aurait pas pu payer les propriétaires d’appartements, ce qui aurait conduit certains propriétaires à expulser des locataires et à déclencher une intervention gouvernementale pour régler les différends et assurer une surveillance réglementaire accrue au milieu des allégations de faillite de Danke.

    Han Fei Zi (韓非ン) est un texte politique de base datant de la période des États belligérants de Chine (战时代), attribué au philosophe légaliste Han Fei (韩非, vécu ~280 AEC à 233 AEC), qui est également connu sous le nom de Han Fei Zi.

    Le texte original est « ン将功成万骨枯 », une citation célèbre d’un poème de la fin de l’ère Tang de Cao Song (曹松, vécu de 828 à 903). La traduction littérale serait « un général réussit tandis que dix mille os pourrissent. »

    Li Xuran

    #Chine #capitalisme

  • En Chine, Internet est en train de disparaître
    https://legrandcontinent.eu/fr/2024/06/02/en-chine-internet-est-en-train-de-disparaitre

    2.6.2024 par He Jiayan - « Si Internet est l’avenir de la civilisation, alors notre génération n’aura pas d’histoire — parce qu’Internet n’aura laissé de nous aucune trace. »

    On a longtemps cru qu’Internet serait la plus puissante des bibliothèques. La mémoire exhaustive de l’humanité. Le web chinois, dont les contenus sont désormais davantage produits et consommés depuis des téléphones, démontre le contraire : Internet n’archive rien. He Jiayan dissèque une révolution aux conséquences aussi violentes que souterraines.

    « Nous avons longtemps conçu Internet comme une mémoire — nous ne savions pas que c’était celle d’un poisson rouge. » En une décennie, alors même qu’il devenait de plus en plus universel par son nombre d’utilisateurs, Internet a perdu plus d’un tiers de son contenu.

    Pour la Chine, cet effondrement archivistique est encore plus important. He Jiayan, journaliste chinois spécialisé dans le web et le secteur des nouvelles technologies, travaille à partir d’archives informatiques datant d’avant l’Internet mobile. Il montre que le durcissement politique chinois est loin d’être le premier facteur de la disparition de pans entiers du web. L’autocensure et la course à la rentabilité ont conduit souterrainement à la disparition d’une quantité énorme d’informations des serveurs. À l’heure où l’Internet mobile semble être en train de remplacer le premier âge d’Internet, cette disparition semble peu visible — elle est pour autant tout à fait réelle.

    Au-delà de la dimension technique, Jiayan alerte sur la disparition d’une mémoire commune constitutive d’une culture populaire encore vivante, confiée à des serveurs qu’on croyait immortels — et qui menace aujourd’hui de s’effondrer. Pour toute une génération qui a immatériellement construit sa vie dans l’Internet des vingt premières années du XXIe siècle, le risque très concret est de se retrouver avec deux décennies sans mémoire.

    Commençons par une petite expérience.

    Si l’on cherche « Jack Ma » sur Baidu et qu’on fixe une période de référence courant de 1998 à 2005, combien d’informations apparaîtront ? Plutôt 100 millions, 10 millions ou 1 million ?

    J’ai posé la question à plusieurs groupes et l’opinion majoritaire considère toujours que l’ordre de grandeur se situerait entre quelques millions et quelques dizaines de millions. Après tout, Internet est si vaste. Jack Ma, l’ancien entrepreneur haut en couleur, a dû y laisser beaucoup de traces.

    En réalité, pour une recherche Baidu sélectionnant la plage de dates « 22 mai 1998 à 22 mai 2005 », le total des résultats contenant l’expression « Jack Ma » s’élève à 1.

    Et ce seul résultat est lui-même faux : en cliquant dessus, on constate que l’article a en fait été publié en 2021, c’est-à-dire en dehors de la période délimitée ci-dessus. S’il apparaît dans notre recherche, ce n’est que de manière inexplicable.

    En d’autres termes, si l’on veut connaître les expériences de Jack Ma, ses relations, les discussions à son sujet, ses discours ou l’histoire de son entreprise Alibaba pendant cette période, la quantité d’informations brutes valables qu’on obtient sur Internet est nulle.

    Pour une recherche Baidu sélectionnant la plage de dates « 22 mai 1998 à 22 mai 2005 », le total des résultats contenant l’expression « Jack Ma » s’élève à 1.
    He Jiayan

    Peut-être est-ce un problème de Baidu ? Peut-être qu’en utilisant Bing ou Google, la recherche est davantage probante ?

    J’ai essayé : ces deux sites affichent bien des résultats valides — un peu plus que Baidu — mais seulement une petite dizaine. Il y a aussi davantage de résultats invalides qui n’entrent pas dans la période sélectionnée — probablement pour une raison purement technique.

    Portrait d’un monde cassé

    Sous la direction de Giuliano da Empoli.

    Avec les contributions d’Anu Bradford, Josep Borrell, Julia Cagé, Javier Cercas, Dipesh Chakrabarty, Pierre Charbonnier, Aude Darnal, Jean-Yves Dormagen, Niall Ferguson, Timothy Garton Ash, Jean-Marc Jancovici, Paul Magnette, Hugo Micheron, Branko Milanovic, Nicholas Mulder, Vladislav Sourkov, Bruno Tertrais, Isabella Weber, Lea Ypi.

    On peut alors se demander si ce n’est pas parce que Jack Ma est controversé en Chine que ces résultats ne sont pas consultables.

    Ce serait vrai si c’était seulement le cas de Jack Ma. Mais j’ai aussi fait des recherches pour la même période sur Ma Huateng, Lei Jun, Ren Zhengfei, et même Luo Yonghao et Sister Fu Rong — qui étaient à l’époque des célébrités sur Internet — ou encore Jay Chou, Li Yuchun — qui étaient alors des stars de la musique. Les résultats sont du même ordre.

    Dans le cas de la recherche sur Lei Jun, après avoir testé différents sites web, différents noms de personnes et différentes périodes, j’ai découvert un phénomène étonnant. Presque toutes les archives des sites web chinois qui étaient populaires à l’époque — tels que NetEase, Sohu, SMTH BBS, Xizi Hutong, Keyhole Forum, Tianya Club, RenRen Network, Sina Blogs, Baidu Tieba — ont disparu. Un grand nombre de contenus sur des sites web personnels ont également disparu sur une période ancienne, et la plupart des sites web ont même disparu pour toutes les périodes. La seule exception est Sina.com, où l’on peut encore trouver des informations datant de plus de dix ans — mais en nombre assez limité. Plus de 99,9999 % du contenu a disparu.

    Nous avons longtemps conçu Internet comme une mémoire — nous ne savions pas que c’était celle d’un poisson rouge.
    He Jiayan

    Nous sommes en train de passer à côté d’un problème préoccupant : l’Internet chinois s’effondre de manière inéluctable — et le contenu qui existait avant l’émergence de l’Internet mobile a aujourd’hui presque complètement disparu.

    Nous avons longtemps conçu Internet comme une mémoire — nous ne savions pas que c’était celle d’un poisson rouge.

    Au cours des deux dernières années, je me suis forgé une conviction très claire : le nombre d’informations que l’on peut trouver en ligne se réduit chaque année à une vitesse vertigineuse. Il n’y a pas si longtemps, je pouvais encore trouver certaines sources originales. C’est progressivement devenu impossible. Je pouvais encore découvrir les discours des protagonistes ou les articles qu’ils avaient écrits — puis je ne les ai plus trouvés. Je pouvais encore voir de nombreuses interviews ou des vidéos en ligne — elles ont été effacées progressivement.

    Au cours des deux dernières années, je me suis forgé une conviction très claire : le nombre d’informations que l’on peut trouver en ligne se réduit chaque année à une vitesse vertigineuse.
    He Jiayan

    Tout se passe comme si un monstre d’un nouveau genre était apparu, qui dévore les pages web tout au long de l’histoire, les avalant du passé vers le présent, d’abord par petites bouchées, puis par grandes bouchées, dévorant tout l’Internet chinois — cinq ans par-ci, dix ans par là.
    © DPPI-SIPA

    Lorsque l’on regardera en arrière, on constatera que tout ce qui existait dans l’Internet chinois avant la création du mobile — qu’il s’agisse d’un portail, du site officiel d’une organisation, d’une page web personnelle, de forums publics, des blogs Sina, de posts Baidu, de documents, de photos, de musique, de vidéos, etc. — aura disparu.

    Je me souviens qu’il y a plus de dix ans, j’avais l’habitude de changer d’ordinateur parce que mes photos et mes articles compressés étaient stockées sur un serveur. Quelques années plus tard, j’ai découvert que l’entièreté du serveur avait disparu. J’avais l’habitude d’utiliser hotmail, et puis tout a disparu. J’ai également écrit des messages sur RenRen et MySpace… tous disparus.

    Tout se passe comme si un monstre d’un nouveau genre était apparu, qui dévore les pages web tout au long de l’histoire.
    He Jiayan

    Nous pensions qu’Internet pouvait tout sauvegarder. Il s’est avéré qu’il ne peut rien garder.

    Pourquoi cela s’est-il produit ?

    Je pense qu’il y a deux raisons principales.

    La première est d’ordre économique.

    Un site Internet nécessite de la bande passante, une salle de serveurs, du personnel pour le gérer et l’entretenir, ainsi qu’une quantité non négligeable de coûts réglementaires et d’entretien divers. S’il existe une valeur stratégique — par exemple, informer de ses activités pour une entreprise — ou une valeur de trafic à court terme — par exemple, s’il y a toujours des gens qui viennent voir le site de temps en temps —, et si en même temps les comptes de l’entreprise ne sont pas mauvais, alors il y aura une raison de maintenir le site en vie.

    Mais si l’entreprise est sur une mauvaise pente et n’a plus d’argent, c’est tout le site qu’elle gère qui mourra, tout simplement. Renren en est un exemple typique.

    D’un point de vue opérationnel, si une page web n’est pas visitée par quelques personnes tout au long de l’année, elle deviendra un fardeau pour l’entreprise, et le plus rationnel d’un point de vue économique sera de la supprimer — et ce même si l’entreprise n’a pas de problèmes financiers. Les premières années de Sohu ; le site NetEase dont le contenu a été essentiellement perdu ; ainsi que la disparition collective des forums hébergés dans Tianya en sont de bons exemples.

    Si une entreprise est sur une mauvaise pente et n’a plus d’argent, c’est tout le site qu’elle gère qui mourra.
    He Jiayan

    Deuxièmement, les raisons réglementaires.

    En général, la réglementation sur Internet augmente progressivement et devient de plus en plus stricte. Le contenu qui pouvait exister légalement auparavant ne répond plus aux exigences réglementaires ; et ce qui pouvait exister dans la grise auparavant a depuis basculé dans la zone rouge. Tous ces contenus sont directement supprimés.

    Il y a aussi des cas où la polarisation de l’opinion publique est devenue plus forte avec le temps et où un contenu qui était « tout à fait normal » est devenu très sensible pour l’opinion publique. Même s’il n’est pas illégal, il peut intensifier le conflit et créer de la confusion — si bien que le régulateur peut demander qu’il soit éliminé.

    Au-delà des autorités officielles, les internautes en colère agissent parfois comme des modérateurs ou au contraire des faiseurs d’opinion. Ils peuvent faire sortir de l’ombre quelque chose que quelqu’un a posté en passant il y a plus de dix ans, s’y accrocher et cyber-harceler l’auteur jusqu’à sa « mort sociale ».

    En Chine, l’effet le plus important de la réglementation n’est donc pas tant ce que font les régulateurs ou les attaques des internautes en colère que l’« autocensure » qu’ils provoquent au sein des entreprises et chez les particuliers.

    En Chine, l’effet le plus important de la réglementation n’est donc pas tant ce que font les régulateurs ou les attaques des internautes en colère que l’« autocensure » qu’ils provoquent au sein des entreprises et chez les particuliers.
    He Jiayan

    Personne ne sait si un contenu sur un site web ou un mot prononcé par quelqu’un entraînera la mort de cette personne dans plusieurs années. Le meilleur moyen de survivre est donc de supprimer toutes ces « bombes à retardement » potentielles — c’est-à-dire de fermer le site web ou d’en supprimer tout le contenu.

    Bien entendu, les autres causes sont nombreuses qui peuvent expliquer la disparition d’anciennes pages web.

    Peu après la dissolution de l’ex-Yougoslavie, tous les contenus web hébergés sous le nom de domaine international « .yu » — abréviation de Yougoslavie — ont disparu. Un autre exemple est la disparition de sites de musique et de films qui étaient autrefois facilement disponibles pour le téléchargement, en raison du renforcement de la protection des droits d’auteur. Certaines organisations et des individus, pour des raisons purement personnelles, ne veulent parfois simplement plus montrer leurs informations au public et ferment donc leurs sites web officiels ou leurs pages d’accueil personnelles.

    Mais ces raisons sont secondaires et localisées.

    La disparition systématique et à grande échelle du contenu Internet dans son ensemble est principalement due aux lois économiques et à l’autocensure.

    La disparition systématique et à grande échelle du contenu Internet dans son ensemble est principalement due aux lois économiques et à l’autocensure.
    He Jiayan

    Au fond, tout se passe comme si le contenu d’Internet — à l’instar de la vie — était régi par la théorie de l’évolution. Il n’a qu’un seul critère d’existence : attirer le plus d’attention possible au moindre coût.

    Lorsqu’un contenu est capable d’attirer suffisamment d’attention, et que le coût de maintien de ce contenu — en ce compris le coût économique, le coût de la réglementation et le coût de la lutte contre la réglementation — est faible, ce contenu a des chances de survivre sur Internet. Il est probable qu’il changera même de support — par exemple en passant du texte à l’image, de l’image fixe à l’image animée, de l’image animée à la vidéo et, à l’avenir, peut-être de la vidéo bidimensionnelle à la vidéo holographique tridimensionnelle, et ainsi de suite. La plateforme qui sert de véhicule à ce contenu changera également. On passera du portail au forum, aux blogs personnels, au microblogging — et à l’avenir peut-être à une plateforme dont nous ignorons tout pour l’instant.

    Lorsqu’un contenu ne peut plus attirer suffisamment l’attention ou que le coût de maintenance de ce contenu est trop élevé, il disparaîtra d’Internet. La disparition collective de l’Internet traditionnel, avec des ordinateurs servant de terminaux de navigation et des pages web comme supports, est simplement le résultat inévitable de cette « concurrence évolutive pour l’information ».

    La disparition collective de l’Internet traditionnel est simplement le résultat inévitable d’une « concurrence évolutive pour l’information ».
    He Jiayan

    Darwin nous a appris que la clef de l’évolution biologique était la « sélection naturelle, la survie du plus apte ». La clef de l’évolution du contenu d’Internet est la « concurrence de l’information, la sélection de l’attention ». En raison de l’effet de réseau, cette concurrence est dix mille fois plus féroce que dans la nature — dix mille fois plus cruelle. L’Internet traditionnel n’emportera pas l’extinction d’une seule espèce mais l’extinction de la quasi-totalité du contenu.

    À chaque nouvelle génération d’Internet, l’ancienne génération, arrimée à une structure obsolète, s’effondrera. C’est la destinée de tous les sites web et de tous leurs contenus.

    Portrait d’un monde cassé

    Sous la direction de Giuliano da Empoli.

    Avec les contributions d’Anu Bradford, Josep Borrell, Julia Cagé, Javier Cercas, Dipesh Chakrabarty, Pierre Charbonnier, Aude Darnal, Jean-Yves Dormagen, Niall Ferguson, Timothy Garton Ash, Jean-Marc Jancovici, Paul Magnette, Hugo Micheron, Branko Milanovic, Nicholas Mulder, Vladislav Sourkov, Bruno Tertrais, Isabella Weber, Lea Ypi.

    Si Internet est l’avenir de la civilisation, alors notre génération n’aura pas d’histoire — parce qu’Internet n’aura laissé de nous aucune trace.

    Si Internet est l’avenir de la civilisation, alors notre génération n’aura pas d’histoire — parce qu’Internet n’aura laissé de nous aucune trace.
    He Jiayan

    « Pas d’histoire ». Est-ce si important ?

    Bien sûr que oui.

    Pour écrire un article sur Shao Yibo, j’ai essayé par tous les moyens de mettre la main sur la vidéo originale de la participation de Shao Yibo à l’émission « Boshi Tang » en 2007 ainsi que les posts de sa femme, Bao Jiaxin, sur le site Baby Tree, postés depuis quelques années sous le pseudonyme de « Wen Ai Mummy ». Je ne suis pas parvenu à les retrouver — et je ne peux que le regretter.

    Bien que l’article « Red Dust Has Forgotten Shao Yibo » soit toujours très populaire — avec plus de 700 000 lecteurs et 20 000 retweets en seulement une semaine — je suis presque sûr que j’ai dû passer à côté d’informations très importantes et que la qualité de l’article aurait été meilleure si j’avais eu accès à de telles informations.

    Vous vous dites peut-être : « cela n’est utile qu’aux chercheurs et aux rédacteurs comme He Jiayan, je n’écris pas d’articles de ce genre, et ce n’est pas comme si cela n’affectait. »

    Vraiment ?

    Si nous ne pouvons plus avoir accès à tous les discours de Jack Ma, tous les articles de Ren Zhengfei, My Father and Mother et The Spring River Flows East, et tous les messages de Duan Yongping dans Snowball, ne seriez-vous pas un peu triste ?

    Vous me direz que vous êtes insensibles.

    Alors, si nous ne pouvons plus chercher le numéro de Huang Zheng, si nous ne pouvons plus voir les messages de Zhang Yiming ou de Wang Xing, est-ce que vous n’éprouverez pas un peu de regret ?

    Vous m’assurerez que vous ne vous sentez pas désolé non plus.

    Si un jour, Zhihu disparaît comme Tianya Forum, Douban s’efface comme RenRen, B-site se vide comme Sina Blog — ne ressentirez-vous pas un peu de chagrin ?

    Si un jour, les pages Internet de votre blogueur préféré affichent que « l’auteur a choisi de n’afficher que la moitié des posts de l’année » ou que « ce blog n’est plus visible », si vous lisez souvent que « ce compte a été bloqué », que « le contenu ne peut être affiché », si vous recherchez certaines informations dans Shake Voice ou Xiaohongshu, et que les résultats affichent que « l’auteur a effacé tout le contenu »…

    Cela ne vous attristera-t-il pas — ne serait-ce qu’un instant ?

    Les générations de l’Internet traditionnel, nées dans les années 1970 et 1980 ne peuvent plus retrouver leur histoire. Leurs traces en ont pratiquement disparu.

    Les générations de l’Internet traditionnel, nées dans les années 1970 et 1980 ne peuvent plus retrouver leur histoire. Leurs traces en ont pratiquement disparu.
    He Jiayan

    La nouvelle génération peut encore garder les messages de cercles d’amis privés, mais même de cercle d’amis est, de plus en plus, « visible seulement trois jours ». Messages éphémères… — jusqu’à ce que tout s’efface.
    © DPPI-SIPA

    La seule chose qui produit encore du contenu de manière frénétique, c’est le marketing en cascade.

    Mais à l’avenir, il y a fort à parier que même ces messages marketing finiront par disparaître.

    Si quelque chose est important pour nous et qu’il est en train de disparaître, existe-t-il un moyen de le sauver ?

    Certains ont essayé de le faire.

    Il existe aux États-Unis un site web appelé Internet Archive, qui se traduit en chinois par « 互联网档案馆 » et qui préserve un grand nombre de pages web originales. Mais pour avoir essayé de l’utiliser, les pages web originales en chinois sont très peu sauvegardées. L’utilisation en est très difficile, les fonctionnalités de recherche assez primitives et inefficaces. En définitive, quantitativement, elles n’ont pas permis de sauvegarder grand-chose.

    D’un point de vue technique, il ne devrait pas être difficile de sauvegarder toutes les pages web de l’Internet chinois jusqu’à l’essor de l’Internet mobile au cours des dix dernières années. Et le coût n’en serait pas élevé. Après tout, si on la compare à l’ère actuelle de l’Internet, où la vidéo est hégémonique, cette ère faite de pages web au graphisme limité est négligeable en termes d’espace.

    Si on la compare à l’ère actuelle de l’Internet, où la vidéo est hégémonique, cette ère faite de pages web au graphisme limité est négligeable en termes d’espace.
    He Jiayan

    La question est de savoir qui saura le faire, et mû par quoi.

    Les entreprises ne le feront pas. Elles n’y auraient pas d’intérêt commercial.

    Le gouvernement pourrait être en mesure de créer des archives qui conservent toutes les pages — tout comme il construit des bibliothèques et des musées. Mais dépenserait-il de l’argent pour cela ? Il semble qu’il n’y ait pas d’autre raison que de préserver l’histoire. Or même si le gouvernement le faisait, cela ne changerait rien pour les utilisateurs ordinaires d’Internet, car ces archives nécessiteraient un traitement immense concernant les données personnelles et ne seraient accessibles qu’à quelques-uns pour éviter précisément tout abus dans l’utilisation de ces données.

    D’ailleurs, même si un organe quelconque était disposé à le faire, il serait désormais trop tard. Après l’essor de l’Internet mobile, selon une estimation approximative, plus de 99 % du contenu de l’Internet chinois traditionnel devrait avoir disparu.

    D’une certaine manière, les articles que j’ai rédigés ont contribué à la préservation de l’histoire de leurs sujets. Si je n’avais pas écrit sur eux, une grande partie de cette histoire serait déjà introuvable en ligne. Pourtant il ne s’agit pas d’informations originales, mais seulement d’informations de seconde main que j’ai consolidées.

    Après l’essor de l’Internet mobile, selon une estimation approximative, plus de 99 % du contenu de l’Internet chinois traditionnel devrait avoir disparu.
    He Jiayan

    Aujourd’hui, sur tous les événements majeurs qui se sont produits au cours de la première décennie de ce siècle, toutes les célébrités qui ont laissé des traces profondes, les informations que l’on peut encore trouver sur l’Internet chinois sont presque toujours des informations de seconde main éditées par des médias pure player — ou même des informations qui ont été maintes fois reprises et republiées et qui sont depuis longtemps complètement différentes de leur forme originale.

    Les rapports originaux, les vidéos originales, les discours originaux, les observations originales des internautes, les commentaires originaux — tout cela a disparu.

    Dans quelques années, toutes ces informations de seconde main auront également disparu. Tout se passe comme si ces événements n’avaient jamais eu lieu. Comme si ces personnes n’avaient jamais existé.

    Il n’y a rien d’autre à faire que d’accepter la réalité.

    À l’ère d’Internet, les vingt premières années du XXIe siècle seront vingt années sans archives historiques.

    À l’ère d’Internet, les vingt premières années du XXIe siècle seront vingt années sans archives historiques.
    He Jiayan

    Si vous pouvez encore voir des informations anciennes de l’Internet chinois aujourd’hui, ce n’est que la dernière lueur du crépuscule.

    Si vous êtes saisis par leur nature éphémère, vous pourrez soupirer comme Faust sur son lit de mort implorant l’instant : « Arrête-toi, tu es si beau ! »

    Mais cette lueur sera bientôt engloutie par le temps et tombera dans le vide — en même temps que votre exclamation.

    Il n’y a pas d’échappatoire.

    Presque tout ce que vous voyez et créez maintenant — cet article, cette plateforme — finira par se noyer dans le vide.

    As China’s Internet Disappears, ‘We Lose Parts of Our Collective Memory’
    https://www.nytimes.com/2024/06/04/business/china-internet-censorship.html

    4.6.2024 by Li Yuan - The number of Chinese websites is shrinking and posts are being removed and censored, stoking fears about what happens when history is erased.

    Chinese people know their country’s internet is different. There is no Google, YouTube, Facebook or Twitter. They use euphemisms online to communicate the things they are not supposed to mention. When their posts and accounts are censored, they accept it with resignation.

    They live in a parallel online universe. They know it and even joke about it.

    Now they are discovering that, beneath a facade bustling with short videos, livestreaming and e-commerce, their internet — and collective online memory — is disappearing in chunks.

    A post on WeChat on May 22 that was widely shared reported that nearly all information posted on Chinese news portals, blogs, forums, social media sites between 1995 and 2005 was no longer available.

    “The Chinese internet is collapsing at an accelerating pace,” the headline said. Predictably, the post itself was soon censored.

    “We used to believe that the internet had a memory,” He Jiayan, a blogger who writes about successful businesspeople, wrote in the post. “But we didn’t realize that this memory is like that of a goldfish.”

    It’s impossible to determine exactly how much and what content has disappeared. But I did a test. I used China’s top search engine, Baidu, to look up some of the examples cited in Mr. He’s post, focusing on about the same time frame between the mid-1990s and mid-2000s.

    I started with Alibaba’s Jack Ma and Tencent’s Pony Ma, two of China’s most successful internet entrepreneurs, both of whom Mr. He had searched for. I also searched for Liu Chuanzhi, known as the godfather of Chinese entrepreneurs: He made headlines when his company, Lenovo, acquired IBM’s personal computer business in 2005.

    I looked, too, for results for China’s top leader, Xi Jinping, who during the period was the governor of two big provinces. Search results of senior Chinese leaders are always closely controlled. I wanted to see what people could find if they were curious about what Mr. Xi was like before he became a national leader.

    I got no results when I searched for Ma Yun, which is Jack Ma’s name in Chinese. I found three entries for Ma Huateng, which is Pony Ma’s name. A search for Liu Chuanzhi turned up seven entries.

    There were zero results for Mr. Xi.

    Then I searched for one of the most consequential tragedies in China in the past few decades: the Great Sichuan earthquake on May 12, 2008, which killed over 69,000 people. It happened during a brief period when Chinese journalists had more freedom than the Communist Party would usually allow, and they produced a lot of high-quality journalism.

    When I narrowed the time frame to May 12, 2008, to May 12, 2009, Baidu came up with nine pages of search results, most of which consisted of articles on the websites of the central government or the state broadcaster China Central Television. One caveat: If you know the names of the journalists and their organizations, you can find more.

    Each results page had about 10 headlines. My search found what had to have been a small fraction of the coverage at that time, much of which was published on the sites of newspapers and magazines that sent journalists to the epicenter of the earthquake. I didn’t find any of the outstanding news coverage or outpouring of online grief that I remembered.

    In addition to disappearing content, there’s a broader problem: China’s internet is shrinking. There were 3.9 million websites in China in 2023, down more than a third from 5.3 million in 2017, according to the country’s internet regulator.

    China has one billion internet users, or nearly one-fifth of the world’s online population. Yet the number of websites using Chinese language make up only 1.3 percent of the global total, down from 4.3 percent in 2013 — a 70 percent plunge over a decade, according to Web Technology Surveys, which tracks online use of top content languages.

    The number of Chinese language websites is now only slightly higher than those in Indonesian and Vietnamese, and smaller than those in Polish and Persian. It’s half the number of Italian language sites and just over a quarter of those in Japanese.

    One reason for the decline is that it is technically difficult and costly for websites to archive older content, and not just in China. But in China, the other reason is political.

    Internet publishers, especially news portals and social media platforms, have faced heightened pressure to censor as the country has made an authoritarian and nationalistic turn under Mr. Xi’s leadership. Keeping China’s cyberspace politically and culturally pure is a top order of the Communist Party. Internet companies have more incentive to over-censor and let older content disappear by not archiving.

    Many people have had their online existences erased.

    Two weeks ago, Nanfu Wang found that an entry about her on a Wikipedia-like site was gone. Ms. Wang, a documentary filmmaker, searched her name on the film review site Douban and came up with nothing. Same with WeChat.

    “Some of the films I directed had been deleted and banned on the Chinese internet,” she said. “But this time, I feel that I, as a part of history, have been erased.” She doesn’t know what triggered it.

    Zhang Ping, better known by his pen name, Chang Ping, was one of China’s most famous journalists in the 2000s. His articles were everywhere. Then in 2011, his writing provoked the wrath of the censors.

    “My presence in public discourse has been stifled much more severely than I anticipated, and that represents a significant loss of my personal life,” he told me. “My life has been negated.”

    When my Weibo account was deleted in March 2021, I was saddened and angered. It had more than three million followers and thousands of posts recording my life and thoughts over a decade. Many of the posts were about current affairs, history or politics, but some were personal musings. I felt a part of my life had been carved away.

    Many people intentionally hide their online posts because they could be used against them by the party or its proxies. In a trend called “grave digging,” nationalistic “little pinks” pore over past online writings of intellectuals, entertainers and influencers.

    For Chinese, our online memories, even frivolous ones, can become baggage we need to unload.

    “Even though we tend to think of the internet as somewhat superficial,” said Ian Johnson, a longtime China correspondent and author, “without many of these sites and things, we lose parts of our collective memory.”

    In “Sparks,” a book by Mr. Johnson about brave historians in China who work underground, he cited the Internet Archive for Chinese online sources in the endnotes because, he said, he knew they would all eventually disappear.

    “History matters in every country, but it really matters to the C.C.P.,” he said, referring to the Chinese Communist Party. “It’s history that justifies the party’s continued rule.”

    Mr. Johnson founded the China Unofficial Archives website, which seeks to preserve blogs, movies and documents outside the Chinese internet.

    There are other projects to save Chinese memories and history from falling into a void. Greatfire.org has several websites that provide access to censored content. China Digital Times, a nonprofit that fights censorship, archives work that has been or is in danger of being blocked. Mr. Zhang, the journalist, is its executive editor.

    Mr. He, author of the WeChat post that went viral, is deeply pessimistic that China’s erasure of history can be reversed.

    “If you can still see some early information on the Chinese internet now,” he wrote, “it is just the last ray of the setting sun.”

    #Chine #internet #dead_link #amnésie #histoire

  • About Us - Shine
    https://www.shine.cn/about.shtml

    Powered by Shanghai Daily, the largest English-language newspaper in East China, SHINE is a new digital media product providing readers with breaking news, in-depth opinions and insightful analysis about Shanghai and China.

    Launched on October 1, 1999, Shanghai Daily is a member of Shanghai United Media Group. It’s the first local English-language daily newspaper on the Chinese mainland and is the primary source of information for English readers in Shanghai and the Yangtze River Delta Region.

    上海日报社新闻记者证人员名单公示

    #Chine #Shanghai #presse #internet #médiad

  • The key ingredients of Shanghai’s unique haipai culture
    https://www.shine.cn/opinion/foreign-views/1806025684

    2.6.2018 by Dahvida Falanitule - As a foreigner living and working in this marvelous city — while observing the culture of Shanghai at work on a daily basis — I often wonder as to the source of this radiant culture.

    Historically, Shanghai culture was influenced and shaped by the region of Jiangnan (areas south of the Yangtze River), which is recognized today as Jiangsu and Zhejiang provinces, which were previously known as the ancient kingdoms of Wu and Yue.

    Wuyue culture (吴越文化) is a major part of the Han Chinese group that has historically been demographic in the southern half of Jiangsu Province, the entire Zhejiang Province, some regions in Jiangxi Province, some parts of Fujian Province and the city of Shanghai.

    The culture is known for being delicate and refined, having preserved many unique cultural traditions not existing in other regions of China.

    Wuyue culture contributed to and had a significant impact on the civilization of Shanghai culture in many aspects.

    Language

    The Shanghai dialect, or huyu (沪语, literally “Shanghainese language”), is a variety of Wu Chinese. Like other Wu variants, Shanghainese is unintelligible with other varieties of Chinese, such as Mandarin.

    Shanghainese belongs to the Taihu Wu subgroup and contains words and expressions from the area of southern Jiangsu and northern Zhejiang provinces. With nearly 14 million speakers, Shanghainese is a lingua franca of the Yangtze River Delta.

    Music

    Jiangnan sizhu (江南丝竹) is a style of traditional Chinese instrumental music from the regions south of the Yangtze River.

    Sizhu, literally “silk and bamboo,” refers to string and wind instruments ─ string traditionally made of silk and flutes such as the dizi and xiao made of bamboo.

    The term sizhu by extension also came to refer to instrumental music in general, especially that played indoors.

    Cuisine

    Food in Shanghai is widely said to be influenced by cuisines from Zhejiang and Jiangsu provinces.

    Zhejiang cuisine (浙菜) is one of the “Eight Culinary Styles of China.” It derives from the traditional ways of cooking in Zhejiang, which is south of Shanghai. In general, Zhejiang cuisine is not greasy but has a fresh and soft flavor with a mellow fragrance.

    Zhejiang cuisine consists of at least three styles, each originating from a major city in the province.

    Hangzhou style — characterized by rich variations and the use of bamboo shoots.

    Shaoxing style — specializing in poultry and freshwater fish.

    Ningbo style — known for seafood, with emphasis on freshness and salty dishes.

    Some sources also include the Wenzhou style as a separate subdivision due to its proximity to Fujian Province. Wenzhou style is characterized as the greatest source of seafood as well as poultry and livestock.

    Longjing tea, sometimes called by its literal translated name Dragon Well tea, is a variety of pan-roasted green tea from the area of Longjing Village near Hangzhou. It is produced mostly by hand and renowned for its high quality.

    Shaoxing wine is one of the most famous varieties of huangjiu, or traditional Chinese wine fermented from rice. It originates from the region of Shaoxing in Zhejiang Province.

    It is widely used as both a beverage and a cooking wine in Chinese cuisine. It is internationally well known and renowned throughout Chinese mainland, as well as in Taiwan and Southeast Asia.

    Jiangsu cuisine (苏菜) is also part of the eight culinary traditions. In general, Jiangsu cuisine’s texture is characterized as soft, but not to the point of mushy or falling apart.

    For example, the meat tastes quite soft but would not separate from the bone when picked up. As the style of Jiangsu cuisine is typically practiced near the sea, fish is a very common ingredient in cooking.

    East-meets-West culture

    Another source that influenced and shaped Shanghai as experienced by foreigners visiting, or indeed those based here, is haipai (海派, literally “Shanghai style”) culture, which refers to the avant-garde and unique “East-meets-West” culture from Shanghai in the 20th and 21st centuries.

    The term was coined by a group of Beijing writers in 1920s to describe some Shanghai scholars and their style of embracing Western culture.

    The name haipai originally came from painting and drama. According to “History of Chinese Painting,” published in 1937, during Emperors Tongzhi’s and Guangxu’s reigns in the Qing Dynasty (1644-1911), most Chinese painters lived in Shanghai and made a living by selling paintings. In order to make profits, painters catered to public taste, thus their paintings gradually demonstrated haipai style.

    Haipai culture came from the 1920s and 1930s. Before the city opened its port in 1843, Shanghai culture was mainly influenced by the ancient kingdoms of Wu and Yue.

    The idea of haipai has gradually changed and the culture has become one of the most charming styles in China. Usually haipai is seen as “all-embracing” while jingpai (literally “Beijing style”) is “traditional.” They represent two kinds of Chinese cultures and still have profound influence.

    In contemporary China, haipai hasn’t lose its attraction. On the contrary, its influence continues.

    In modern terms, it is seen as a symbol of diversity and inclusiveness, a special style which boasts both Eastern and Western cultures.

    Red culture

    Shanghai is where aspiring revolutionaries first met and put their ideas to the test. To be more specific, it was where the Communist Party of China was founded.

    This focuses on the city as the birthplace of the Party and the impact that has on its culture today.

    It is about the stimulation, innovation and creation of Shanghai as an open and inclusive international metropolis under the guidance of socialism with Chinese characteristics.

    The red culture continues to influence the Shanghai spirit today. The core of it, as we can see, is concern about the people’s happiness, national rejuvenation, and building a community with a shared future for mankind.

    #Chine #Shanghai. #Jiangsu #Zhejiang #languw #cuisine #culture

  • Chinese Addresses for Forwarding Parcels
    https://www.tiptrans.com/chinese-address


    Ah les belles affaires !

    Your Own Virtual Address in China

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    We don’t just offer addresses in China. You can also get personal addresses in Europe (Czech Republic, Germany, UK).

    #Chine #affaires #fraude

  • Chinese Number Slang : The Essential Guide to Mandarin Numerical Speak
    https://www.fluentu.com/blog/chinese/chinese-number-slang

    L’éthymologie du 250 est une histoire charmante qui témoigne de l’humour populare chinois. L’argot berlinois connaît sa fausse pièce de monnaie de cinquante centimes « falscher Fuffziger » qui est une expression pour désigner un menteur, un traitre, un personnage douteux ou louche. Le code numérique pour « idiot » est typiquement chinois et bien plus abstrait qu’une métaphore. D’abord on remarque que sa prononciation omet le dix (shi), alors sa signification exacte serait « 205 », mais tout le monde entend et comprend « 250 ».

    Le numéro le plus dangereux et agressif est le 4 四 . Sa prononciation « sì » ent fait un homonyme de 死 sǐ qui signifie mourir ou la mort. . Alors si vous trouvez dans votre boîte de réception SMS le message 444 vous savez que vous devez courir vite pour échapper à ce qu’on vous a destiné.

    Le chinois est concis et a tendence omettre tout élément linguistique inutile. Les homophonies omniprésentes permettent de « numériser » phonétiquement n’importe quel mot ou expression à la manière des LOL, RTFM, AFK etc.
    C’est aussi drôle et difficile à mémoriser pour les débutants que les 成语 chéngyǔ , les expressions idiomatiques qui sont la clé d’une véritable maîtrise de la langue chinoise.

    Aujourd’hui les listes de codes sont des documents historiques. Dans les années 1980 la vie à Hongkong, Taiwan et Singapour s’organisait autour des pagers prédécesseurs des SMS aux capacités encore plus limitées. Tout le monde portait avec soi son petit bipbip. La limitation radicale du nombre de signes transmis et la difficulté de les entrer sur un minuscule clavier qui n’avait parfois que deux ou trois touches encourageait l’utilisation de code numériques á la place de mots.

    5.10.2023 ny Nathan Thomas Facebook may be blocked in China, but that doesn’t stop young people from wasting away their lives online just like we do in the West!

    Inside this online universe, an interesting phenomenon occurs: Chinese internet slang, and specifically number slang.

    It allows people to form sentences, exchange insults and even declare their undying love, simply by typing out a few carefully chosen digits.

    Read on for a look at the concept of number slang in more detail and some popular examples.
    Contents

    250 / 二百五 (èr bǎi wǔ) — Idiot
    886 / 爸爸六 (bā bā liù) — Goodbye
    520 / 五二零 (wǔ èr líng) — I love you
    1314 / 一三一四 (yī sān yī sì) — Forever
    2013 / 二零一三 (èr líng yī sān) — I’ll love you forever
    555 / 五五五 (wǔ wǔ wǔ) — Crying noise
    514 / 五一四 (wǔ yī sì) — I want to die
    7465 / 七四五六 (qī sì wǔ liù) — You’re making me angry
    How Chinese Number Slang Works
    Resources for Exploring More of Chinese Number Slang
    And One More Thing...

    250 / 二百五 (èr bǎi wǔ) — Idiot

    We begin with a special case. While you’ve probably noticed that China is pretty big on homophones, similar sounds aren’t the only tools used to create Chinese number slang.

    Occasionally, half-forgotten myths from Chinese history have lent significance to certain numbers, and that’s the case with the pretty common insult “250.”

    Basically, in ancient China, coins were strung together in stacks of 1000. It was considered modest and politely self-deprecating for scholars to refer to themselves as “half a stack”—in other words, “500.” Half of 500, of course, is 250, so 二百五 came to refer to someone who’s so dumb they aren’t even half a stack!

    Most people who use this term probably aren’t aware of the origin story, so don’t worry if it’s a bit confusing or difficult to remember.
    886 / 爸爸六 (bā bā liù) — Goodbye

    An example of Hong Kong Cantonese internet slang, this one actually seems to make make more sense in Mandarin. While most Chinese number slang terms sound like other Chinese words, this one is used because it sounds like English words… sorta.

    “Bā bā liù” sounds close enough to “bye-bye le.” The le refers to the Chinese grammar particle 了, which is used at the end of verbs to indicate past tense or a change in status. A (very) rough approximation of the English meaning would be “Bye-bye then!”
    520 / 五二零 (wǔ èr líng) — I love you

    Now we get into more examples using Chinese words that sound similar to numbers. Let’s break this one down:

    五 (wǔ) — 5 = 我 (wǒ) — I

    二 (èr) — 2 = 爱 (ài) — love

    零 (líng) — 0 = 你 (nǐ) — you

    Put it all together, and you get 我爱你 (wǒ ài nǐ) — “I love you!”
    1314 / 一三一四 (yī sān yī sì) — Forever

    When read in Chinese, 1314 sounds similar to 一生一世 (yī shēng yī shì) — “one life, one world,” meaning “for the rest of my life” or “forever.”

    And, if you put the last two examples together, we get what has to be the quickest way to declare undying love in any language: 520 1314, or 我爱你一生一世 (wǒ ài nǐ yī shēng yī shì) — I love you forever!
    2013 / 二零一三 (èr líng yī sān) — I’ll love you forever

    OK, so I guess I was wrong. If typing the numbers “520 1314” takes too much time, there is in fact an even quicker way to tell someone that you’ll love them forever: 2013.

    When read in Chinese, these numbers sound reasonably close to 爱你一生 (ài nǐ yī shēng) — “love you one life!”
    555 / 五五五 (wǔ wǔ wǔ) — Crying noise

    If your numeric declaration of undying love was met with deafening silence and you were feeling a bit upset about it, you could express your emotions by writing 555.

    Read in Chinese as “wǔwǔwǔ,” this is an onomatopoeia for crying. Not exactly high literature, but hey, it makes sense!
    514 / 五一四 (wǔ yī sì) — I want to die

    You may have noticed by now that Chinese number slang tends towards hyperbole.

    In a world where lifelong dedication to someone can be expressed with a small string of numbers, even the mildest disappointment can call for something that would otherwise be considered extreme.

    When the number “1” is read as “yao” (more on this below), then 514 sounds like 我要死 (wǒ yào sǐ) — “I want to die.”
    7465 / 七四五六 (qī sì wǔ liù) — You’re making me angry

    So you’re going through the stages of grief and have passed from tears to fury. Got to be a quick number slang way of expressing this, right?

    7456 sounds close enough to 气死我了 (qì sǐ wǒ le) — “you’re angering me to death!”
    How Chinese Number Slang Works

    Here are the digits 0-9, and some of their possible word equivalents:

    零 (líng) — zero. This can be used to mean 你 (nǐ) — you. Now, to me, they really don’t sound that similar, but in some Chinese dialects the n and l sounds are pretty interchangeable.
    一 (yī) — one. Another one that’s a bit tricky. The number one is generally pronounced yī in Chinese, but in some contexts, such as in addresses or phone numbers, it’s pronounced yao to make it more distinct from other similar-sounding numbers. Yao sounds the same as 要 (yào) — to want.
    二 (èr) — two. This one’s a bit easier! It sounds similar to 饿 (è) — hungry, and similar enough to 爱 (ài) — love.
    三 (sān) — three. “Three” is used in particularly sappy examples of internet slang, often as a stand-in for 生 (shēng) — life.
    四 (sì) — four. The most unlucky number in Chinese, 四 sounds like 死 (sǐ) — death.
    五 (wǔ) — five. This one sounds similar to 我 (wǒ) — I. It’s also an onomatopoeia for crying.
    六 (liù) — six. “Six” is used in an example that borrows from Cantonese, and also as the grammar particle 了(le).
    七 (qī) — seven. This sounds the same as 气 (qì) — air, and is used in words such as 生气 (shēng qì) — to be angry.
    八 (bā) — eight. It sounds like 爸爸 (bà ba) — dad, or a transliteration of the English “bye-bye.”
    九 (jiǔ) — nine. This is the only digit without a use in the examples above. Congratulations, number nine!

    Resources for Exploring More of Chinese Number Slang

    For more ammunition for your ever-growing arsenal of Chinese slang, check out this great video from YouTube channel Off The Great Wall:

    Here are a few other resources to check out:

    Wikipedia. This Chinese Internet Slang Wikipedia page dives into even more number slang—if you’re ready for it! Also worth checking out are the Latin and Chinese character abbreviations, if you don’t want to just stop at numbers.

    You may be realizing that Chinese internet slang is a wild and crazy world! There are practically unlimited possibilities out there for combining numbers to make words and sentences like the examples above.

    Some are more commonly used than others, of course, and because pop culture is ever changing, I’d strongly recommend you check with a Chinese friend or teacher before you actually use any of these examples.

    Now, 886 from me!

    Chat Codes
    https://www.yellowbridge.com/chinese/pagercodes.php

    Chat Codes, YellowBridge Chinese Language & Culture
    https://www.yellowbridge.com/chinese/pagercodes.php

    Liste très longue de codes.

    The proliferation of pager, chat rooms, instant messaging, and phone text messaging has created a whole new set of acronyms and codes designed to minimize the amount of typing. First it was fairly simple acronyms like IMHO (“in my humble opinion“) or AFAIK (“as far as I know’). Telephone and pagers, lacking a full keyboard required more inventive approaches such as using 07734 for “hello“ (read upside down) or “10“ for “you are perfect“ (as in a perfect 10). Modern communications technologies, especially the cell phones, are if anything, more popular in Asia than in the West. So what do the Chinese use for codes? The Chinese language, not being alphabetic, does not lend itself to the use of acronyms. However, a few acronyms based on pinyin spellings do exist. Examples include GG for older brother (哥哥, gege) or MM for younger sister (妹妹, meimei).

    Fortunately, long before the invention of the telephone, the Chinese already had a tradition of associating certain words with numbers or things based on the similarities of sound. For example, the number eight (八) is considered a lucky number because it is pronounced “ba“, which sounds like the Chinese word for prosperity (發, fa). Similarly, the number four (四) is associated with bad luck because it is pronounced “si“, which sounds like the Chinese word for death (死,si). Given this tradition, it should be no surprise that there is in fact a large number of numeric codes in existence. Most of the words are represented with numbers having a similar sound or a least a similar leading consonant. One notable exception is the number used to represent the word “you“, the number 0. Although the Chinese word for zero does not sound much like like the word for “you“, the choice may have resulted from the fact that there is no close-sounding candidate while the same number is used in English codes to represent the same meaning.

    Code 繁體 ↔ 简体 English
    026 你来啦 You are here
    028 你来吧 Come here
    0358 你想我吧 You miss me
    04551 你是我唯一 You are the one and only for me
    04592 你是我最爱 You are my beloved
    0564335 你无聊时想想我 You think of me when you are bored
    0594184 你我就是一辈子 You and me for a lifetime
    0654335 你若无事想想我 If you have nothing to do, think of me
    08056 你不理我啦 You ignore me now?
    08358 你不想我吧 Don’t think of me
    08376 你别生气了 Don’t be angry
    086 你发了 You made a fortune
    0896 你不走了 You are not leaving
    095 你找我 You’re looking for me
    096 你走了 You are leaving
    1299 一来就走 Leave as soon as you arrive
    12937 一来就想吃 Thinking of eating as soon as you got here
    12945 要爱就是我 I’m the one who wants love
    130926 一想你就来啦 Just one thought of you and you arrived
    1314921 一生一世就爱你 Love you for a lifetime
    1372 一厢情愿 One-sided willingness
    1392010 一生就爱你一人 You are the person I’ll love for a lifetime
    1573 一往情深 Long-lasting, focused love (Chinese idiom)
    1698 一路走吧 Let’s go together
    1799 一起走走 Let’s stroll around
    20863 爱你到来生 Love you till the next life
    234 爱相随 Follow you with love
    246 饿死了 Starving to death
    246437 爱是如此神奇 Love is so magical
    25184 爱我一辈子 Love me for a lifetime
    258 爱我吧 Love me
    25873 爱我到今生 Love me till death
    259695 爱我就了解我 To love me is to know me
    3207778 想和你去吹吹风 Want to go out with you
    3344 生生世世 For generations
    338 想想吧 Let’s think about it a bit
    3399 长长久久 For a long time
    35925 想我就爱我 To think of me is to love me
    360 想念你 Miss you
    3726 想起来啦 Thinking of getting up
    38726 想不起来啦 I can’t think of it
    409 罚你走 Punish you by your leaving
    456 是我啦 It’s me
    476 死机了 Dead phone
    510 我已来 I’m already here
    51020 我依然爱你 I still love you
    511314 20 我要一生一世 爱你 Love you for a lifetime
    51396 我要睡觉了 I want to go to sleep now
    51476 我也死机了 My phone is dead too
    516 我要溜 I have to go
    517 我要吃 I want to eat
    5179 我要吃酒 I want to drink wine
    5196 我要走喽 I must leave now
    520 我爱你 I love you
    5201314 我爱你一生一世 I want you for a lifetime
    52033 44587 我爱你生生 世世不变心 I love for a lifetime with an unchanging heart
    521 我愿意 I’m willing
    5240 我爱是你 You are my love
    526 我饿啰 I’m hungry
    530 我想你 I’m thinking of you
    5366 我想聊聊 I want to chat for awhile
    53719 我深情依旧 I still have deep love for you
    5376 我生气了 I’m upset
    53770 我想亲亲你 I’m thinking of kissing you
    53880 我想抱抱你 I’m thinking of hugging you
    546 我输了 I lost
    548 无事吧 Are you OK?
    555 呜呜呜 Wu wu wu (sobbing sound)
    558 午午安 Good afternoon
    564335 无聊时想想我 Think of me when you are bored
    5689 我溜不走 I can’t sneak out
    57520 吾妻我爱你 My wife, I love you
    5776 我出去了 I’m going out now
    58 晚安 Good night
    5810 我不依你 I won’t listen to you
    584520 我发誓我爱你 I swear I love you
    586 我不来 I’m not coming
    587 我抱歉 I am sorry
    5871 我不介意 I don’t mind
    52667 我俩遛遛去 Let’s leave slowly
    594230 我就是爱想你 I’m thinking of you
    596 我走了 I’m leaving
    667 遛遛去 Let’s stroll around
    6785753 老地方不见不散 Meet at the same old place and don’t leave until we meet
    6868 溜吧!溜吧! Sneak out! Sneak out!
    70345 请你相信我 Please believe me
    71817 请你干要气 Please don’t get upset
    721 亲爱的 Dear
    7456 气死我啦 Angers me to death
    745839 其实我不想走 Actually, I don’t want to leave
    748 去死吧 Go to hell
    74839 其实不想走 Actually, not thinking of leaving
    765 去跳舞 Go dancing
    768 吃了吧 Let’s eat
    770 亲亲你 Kiss you
    770880 亲亲你抱抱你 Kiss you, hug you
    775 亲亲我 Kiss me
    775885 亲亲我抱抱我 Kiss me, hug me
    786 吃饱了 Done eating already
    7998 去走走吧 Go for a walk
    8006 不理你了 Not paying attention to you anymore
    801314 伴你一生一世 Your companion forever
    8074 把你气死 Upset you to death
    809 保龄球 Bowling
    810 不要脸 Shameless
    812 不要来 Don’t want to come
    8170 不要瞎动 Don’t move recklessly
    8172 不要瞎来 Don’t act recklessly
    82475 被爱是幸福 Being loved is happiness
    825 别爱我 Don’t love me
    837 别生气 Don’t be angry
    865 别惹我 Don’t annoy me
    885 抱抱我 Hug me
    886 拜拜了 Bye Bye
    898 分手吧 Let’s split
    910 就要你 Just want you
    918 加油吧 Cheer up
    940 就是你 It’s you
    9482 就是不来 Just don’t come
    98 早安 Good morning
    987 对不起 Excuse me
    99013 148875 求求你一生 一世别抛弃我 Beg you for a lifetime not to leave me
    9958 救救我吧 Save me

    Chengyu
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Chengyu

    #Chine #langue #SMS #cryptographie #acronymes #homophonie

  • More Than Just Kiaochow Bay: A (Nearly) Forgotten Story
    https://www.goethe.de/prj/zei/en/art/21750527.html


    Kiautschou, German colony China: Beheaded Chinese (allegedly bandits) at the roadside, behind them Europeans have lined up for a group photo. Photo around 1900 Photo: F. A. Fischer, Genova

    Zhu Yijie , Mechthild Leutner - Iltisstraße, Berlin-Dahlem: In German, the word “Iltis” means “polecat”, evoking that little native carnivore from the marten family after which the road must surely have been named. But actually it wasn’t at all – to this day the street name commemorates a chapter in the history of German colonialism.

    Along with neighbouring streets Lansstraße and Takustraße, it was originally supposed to honour the successful attack on the Taku Forts (Dagu Forts) carried out by the Iltis, a German torpedo boat commanded by Captain Lans; the forts were meant to prevent access to the large port of Tianjin – and therefore bar the way to Peking. The attack was the start of the Colonial War in 1900/1901, the first of many bloody battles fought by German and Allied troops against the Chinese Empire, and a climax in the aggression practised by the imperial forces.

    By concluding the Sino-German Unequal Treaty of 1861, Prussia as vanguard of the German nations had also joined the phalanx of imperial forces that had served to massively restrict China’s territorial, political, financial and economic sovereignty since the First Opium War in 1840-42, rendering the country an informal colony. In the Second Opium War from 1858-60 these semi-colonial structures were reinforced and extended. The most profitable trading commodity was opium. The fact that it was a drug with catastrophic consequences for individuals and for the whole country was played down. According to the new treaties, it was now possible to import opium – the same as all the other goods – at giveaway prices.

    The country’s economic and financial structure was destroyed, and China was forced to borrow large sums on credit in order to pay off the huge reparations to the imperial powers. Large swathes of the population sank into poverty, resulting in uprisings – against the foreign aggressors and their representatives as well as against the Qing regime, which was unable to stop the country from being exploited and bled dry financially. Prussia, from 1871 the German Empire, had been profiting from the economic advantages of the semi-colonial system since 1865, and was already lining up its naval ships that were patrolling the coast ready to be deployed locally in the ports, or threatening to.

    However Germany was by no means in a position to enforce the acquisition of a territorial colony similar to Britain’s Hong Kong, as had been their ambition since the 1870s, because of the determined resistance put up by the Chinese government. However the experts furnished themselves with the necessary diplomatic, linguistic and cultural knowledge necessary for further expansion, and with the foundation of the Seminar for Oriental Languages in Berlin in 1887 the systematic generation of knowledge required for colonial expansion began for China too.

    “Coal station and naval base” – those are two further misleading terms that were used in 1897-98 by German diplomats in negotiation with the Chinese government, after German troops had occupied an area in Jiaozhou Bay and its port Qingdao. After long negotiations and with the threat of further military aggression, the Empire obtained a 99-year lease on the region through extortion, and it was known as the “Kiaochow Bay Leased Territory”. Identifying the colony as a “leased territory” was the sole achievement of the Chinese negotiators. But whatever the area was called in the following decades and sometimes even still, a “protectorate” or “model colony”, it was a de facto German colony from 1897 to 1914 as well as part of Shandong Province, as a fortification of that same direct German “sphere of influence” with economic and military privileges.

    “Model colony” – another misleading term: it was developed for propaganda purposes as an antithesis to British Hong Kong and was an expression of German-British rivalries on the international markets. At the same time it served as legitimation and as a cover-up of the colonial character of the German occupation. The thing is, similar issues were at stake in China too – domination, a military base, developing sales markets and exploiting the abundant coal deposits in Shandong for the German navy in Eastern Asia, as well as some profitable investment opportunities for German capital. Kiaochow Bay was under the command of the German Imperial Naval Office, a governor ruled over its conquered people.

    As with all territorial colonies they implemented a spatial and socio-cultural segregation for the rulers and the ruled, inequality was reproduced and the specifically colonial instruments of government became established: first of all the complete suspension of the sovereign rights of the Chinese state, the aggressive military attitude of the troops, and quashing of the slightest resistance, including what was known as penal expeditions, particularly in the early days. Subsequently they imposed expropriation and dispossession measures on the rural and urban population, restricted Chinese trading activities, abrogated the Chinese social and legal systems and developed a new two-part legal system, as well as banning the Chinese from settling in what was termed the “European Quarter”.

    Racism, coupled with a Eurocentric air of superiority and social discipline, were everyday practices that were most notably expressed at an individual level through the routine violence towards Chinese people because they were considered inferior, as well as through the rape of Chinese women by German soldiers. Marriages between Germans and Chinese although not prohibited in law were socially sanctioned – as a result German men belonging to the lower colonial class lived in an ambiguous legal position with their Chinese wives and children.

    Of course there was resistance against the colonial rulers as well: while mainly the social stratum comprising public servants and academics went all-out to demand political reforms albeit without success, and the merchant classes were increasingly managing to assert their economic interests, the uneducated rural population, anticipating their cultural order to be primarily under threat from foreign missionaries, also put up resistance through campaigns of violence – culminating in the Boxer Rebellion and the Colonial War that followed it in 1900-01. The German Reich played a part in this war as well as profiting from it: they had military command over the troops dispatched by the eight Allied nations, they pocketed most of the reparation money China had to pay, and finally they were responsible for a series of violent acts and so-called penal campaigns against the rebellious boxers and the population.

    The fact that from around 1904 the Germans were very committed to what they called Germany’s Cultural Mission and less focused on the military was because of the realisation that that was the only way the German Reich could profit from China in the long term. And the fact that a modern urban infrastructure and traffic system with medical and educational facilities (military hospitals, clinics, schools, an observatory, the Sino-German University) had been developed in the European Quarter in Kiaochow Bay, which were also used by some of the Chinese population, also had a propaganda effect: the colonial project was supposed to demonstrate civilisation, progress and modernity for the benefit of the Chinese people as well as the international British rivals. That offers points of connection right up to the present day with regard to the origins and perpetuation of the narratives of modernisation, in German as well as to some extent Chinese historiography.

    When the First World War began in 1914, Kiaochow Bay was occupied by Japanese troops. That was the final straw for colonial rule. And when the German Empire came to an end in 1918 as well, all colonial claims were formally renounced – the other imperial powers didn’t do this until 1942. In China’s cultural memory, of political leadership as well as intelligence, the colonial era from 1840 to 1942 is still considered to be present today and is known as the Century of Humiliation, even serving as a basis for the formulation of strategic foreign policy.

    In the triangle formed between Iltisstraße, Takustraße and Lansstraße in Berlin-Dahlem, after much campaigning by residents, they put up an information board in 2011 detailing their colonial origins. Kiautschou-Straße in Berlin-Wedding on the other hand still bears no reference to its historical background. The German colonial project in China has no place in the cultural memory of most Germans, or it’s associated with the concept of “model colony” and modernisation.

    #Allemagne #Chine #Quingdao #Berlin #Iltisstraße #Takustraße #Lansstraße #Dahlem

    #Kiautschou

    #histoire #colonialisme #impérialisme

  • Q&A : Xiao Qiang on the anniversary of Tiananmen Square and the right to information in China
    https://www.cjr.org/the_media_today/qa_xiao_qiang_anniversary_tiananmen_china_free_expression.php?mc_cid=87401c1b22


    Xiao Qiang. Courtesy photo.

    C’est un type sympa qui comprend plein de choses, mais il est inquiétant qu’il passe à côté de choses essentielles qu’il faudrait dire sur son pays d’acceuil qui est quand même la puissance la plus meurtrière et liberticide du monde.

    5.6.2024 by Kevin Lind - Thirty-five years ago this week, the Chinese Communist Party sent troops into Tiananmen Square, in central Beijing, to suppress a student protest. With global media present and filming, soldiers opened fire on a crowd of activists that had amassed in the same location where Mao Zedong founded the People’s Republic of China in 1949. Armored vehicles drove over barricades, crushing protesters; Jeff Widener, of the Associated Press, captured iconic footage of one man’s momentary stand against the might of the military. The protesters demanded political liberalization and freedom of information. The “June Fourth Incident,” sometimes called a massacre, became a symbol of authoritarian control trouncing public freedoms—broadcast live for the world to see.

    That spring, Xiao Qiang was a graduate student in the US, studying physics, but he flew home to China two days after the massacre; he felt compelled to go back as a personal statement of solidarity with the protesters. When he returned to the US two months later after what would be his last visit home, it was as a full-time activist. Throughout the nineties, he ran Human Rights China, an information network collecting and publishing details and stories about political prisoners; later, he joined the faculty at the University of California, Berkeley, where he initially taught in the school of journalism and is now a research scientist in the school of information. In addition to teaching, he is the founder and editor in chief of the China Digital Times, a bilingual news site that documents and curates information on Chinese social media, focuses on censorship and the resistance to it, and aggregates human rights reporting. Much of Xiao’s research is dedicated to circumventing the “Great Firewall”, a government-backed internet blockade that ensures, among other things, that what really happened at Tiananmen is scrubbed from people’s browsers.

    It is because of this work that Xiao joined Circle 19, a group of independent media experts dedicated to fostering freedom of information within China, in 2020. Supported by Reporters Without Borders (RSF), the group has collaborated over the past year on a “Statement of Principles for the Right to Information in China,” a succinct manifesto that was published yesterday to mark the anniversary of Tiananmen Square. The document states that the right to information is an integral part of Chinese history; that the one-party state exerts a malign influence on the free flow of information; and that the scarcity of reliable information poses a threat to China’s future. It also pledges Circle 19’s support to the people of China and urges the international community to support them, too.

    Xiao describes these points as “common sense,” and yet such ideas are forbidden within China. RSF ranked China 172nd out of 180 countries and territories worldwide in the latest edition of its World Press Freedom Index, in part because the CCP jails more journalists than any other government in the world. Chinese officials have also harassed students studying abroad and pushed to rewrite laws in Hong Kong enforcing repressive media controls. Jimmy Lai, a media mogul in Hong Kong, has been on trial since last December for publishing pro-democracy news. Just last week, officials in the territory arrested six people under recently reinforced national security laws.

    On Monday, ahead of the Circle 19 manifesto’s release, I spoke with Xiao about the launch, the threats of speaking openly against the Chinese regime, and the country’s desire, never fully realized, for freedom of information. The conversation has been edited for length and clarity.

    KL: Can you tell me how Circle 19 came to be and how the statement of principles was written?

    XQ: This idea of a campaign to promote the rights of information came into discussion among many Chinese colleagues in the diaspora and my staff before the pandemic. There were a number of issues considered, including responding to how the Chinese state uses “cultural relativism”—this idea that freedom of information is not the Chinese people’s inherent practice or desire. That’s certainly wrong; that desire is not obvious only because of repression. It’s important to remind the world that this effort still not only exists, but that the underground momentum is still going strong. Circle 19 is a strategic coordination for all these efforts—everybody’s approach is different—trying to express a common message.

    At the Circle 19 launch meeting, you referred to the principles in your remarks as “common sense.” Yet, in this context, these fairly straightforward suggestions come across as radical. How can this be?

    When I use the words “common sense,” or you say “straightforward,” it’s because they are really not new. They are not groundbreaking. This message as a Chinese political statement started almost a century and a half ago. Chinese intellectuals started looking at the encounter between traditional China—including the political regime, society, and culture—and the socially modern world, and wondering what China needs to do to change: What does Chinese society need? From that, freedom of information naturally comes. But if you look into the Chinese Communist Party in the forties, its ideological work battled against the KMT dictatorship [the governing party of China before the revolution]. At that time, the Chinese Communist Party was a kind of rebel and, to mobilize mass support, adopted language supporting democracy and freedom of expression. Freedom of media was written into its documents—articles handwritten by Mao himself. But after they took power? They become dictators, an autocracy. They became another dynasty. And they crushed the rise of freedom. So this desire in Chinese society is genuine. But the political power was always repressive and still is today. Chinese people deserve what we call “liberal values” but are essentially universal values. Circle 19 is just another effort in this continuous spectrum.

    The first principle is that “the right to information is an integral part of Chinese legacy.” Why did you and the other authors feel it was necessary to place these rights in a historical context?

    That is a response to the Chinese state: it’s forbidden; it’s a dangerous thing to say in China. The difference between today’s China’s ruling party and the dynasties is that they had some kind of coherent legitimacy narrative: Why is the next emperor an emperor? Because he’s a son of the first emperor. Today’s China—or any modern autocracy—cannot just say that. North Korea is inherited by blood, but they don’t say it; it has to call itself something of a democracy. China is the “People’s Republic of China” even if it’s not a people’s republic. They must construct a narrative to support legitimacy, but the narrative cannot really survive in an open information environment. These straightforward, nothing-new principles are a fundamental threat to this gigantic authoritarian regime. No matter how many missiles they have or how much GDP, they cannot afford to let the Great Firewall dysfunction. These principles are that dangerous. They have the potential to transform Chinese society.

    Why is taking down the Great Firewall such a threat to the ruling party?

    For the past twenty years, [I have followed] what’s happening in Chinese social media. Is there a pattern of what’s being expressed? What’s being suppressed? They don’t delete everything, but they do certain things. What kind of things? It’s all about the legitimacy of the Chinese Communist Party. Why are you ruling China without an election? Who do you really represent? Who makes those decisions? Does that decision come from the people affected? Do people participate? In a modern society, you don’t need to argue about what a government is: government makes decisions based on taxpayers’ money. But China never structured it that way. Any challenge—Tiananmen is the most visible example—leads to a military crackdown. If you take down the Great Firewall, the first thing you’ll see is Tiananmen Square footage everywhere. The next thing you’ll see is the people’s disagreement with Xi Jinping staying in power as a permanent leader—there is plenty of criticism and opposition to it. It’s not just the Great Firewall; it’s the entire censorship and propaganda mechanism inside of China controlling the media, controlling social media, every institutional agency. But if the Great Firewall comes down, all this suppressed content could potentially be accessible to the Chinese public. I think the regime’s judgment is correct—the Great Firewall is an essential component of what it calls “regime security.”

    Not every member of Circle 19 has listed their name. What kind of risks are you taking by speaking so freely and critically and in support of freedom of information?

    Today’s China is dangerous. That’s why so many people do not use their real name as a spokesperson. The few of us who put our names have been in this field for a long time—but, of course, we’re living overseas. That does not mean the Chinese regime does not go beyond its borders, exerting its power and targeting individuals that it sees as a threat. We have [seen] many incidents: from oppressing your family all the way to harassment, to more severe threats to the individuals that raise their voices.

    Have you ever experienced anything specific that you’d be willing to share?

    Of course, I can’t go back to China. There’s a price for my family members, who are under close surveillance and the harassment of the Chinese security apparatus. I have been approached many times—explicitly or in a sort of hidden [way] on behalf of the Chinese government. The messages [reached] me, whether it’s the manipulating ones or the threatening ones. Or the real attacks, including cyberattacks. The more visible you are, the more you become a target. But in China, you can die in prison for something like this. Most of the time, you have to privately talk to people and they will agree, but it cannot be open. Therefore, someone has to do the job of bringing this message out into the open.

    What does Circle 19’s statement of principles most hope to achieve?

    The most important thing to achieve is to keep this message alive. That is its own achievement. Concretely, to get the people in China more access to information blocked by the Great Firewall. The individuals in China actually number in the millions who are using VPNs or proxies to keep that information flowing between the inside and outside of China; that resistance continues, and many of us are archiving articles [that are] being censored, identifying individual journalists who need to be supported, or writing articles about themes in Chinese society that cannot be openly discussed.

    The basic perspective is to look at this as a form of resistance. It’s the small effort aggregating to some sustainable movement. What you’re up against is the world’s second-largest GDP—a one-person dictatorship with every state capacity that you can have. It’s not measured by a symmetrical power measure; it’s measured as a symbolic voice. As long as it continues to exist [and be] visible, then this movement will never die. China’s desire for greater freedom of information has been expanding. The desire of Chinese people for fundamental human rights has never been truly crushed, but it’s never been fully realized.

    How does Circle 19 plan to help facilitate access to information behind the Great Firewall?

    Mainly through each participant’s own work. They all have their own projects: some people are doing this documentation of censored materials; others are developing circumvention technologies; and some are commentators outside of China. There’s a network of efforts, and some cannot [talk about] theirs explicitly as they would be too easy to target. This is also a nature of political resistance—it’s not a matter of the specific achievement until you look back someday.

    Your colleague Chang Ping made an impassioned reference to presidents Kennedy and Reagan speaking out against authoritarian Communist regimes at the Berlin Wall, and hoping that similar statements might be made against Xi Jinping. Do you feel that such positions could be adopted by world leaders in today’s geopolitical space?

    Chang Ping is absolutely correct to make a comparison between the visible symbol of freedom and non-freedom which is the Berlin Wall, and today’s invisible, but no less substantial, information wall that is the Great Firewall. Without the physical Berlin Wall, the people of the Eastern Bloc would have just crossed the border; if [repressive institutions] cannot stop people from walking across the street, people will leave and people will choose freedom. It is the same on the internet and in people’s minds: people will leave, people will choose freedom, people will come to the conclusion that China deserves a different political system. Whether today’s political leaders in different states are willing to openly make that their central message to Chinese leaders—they are in a different context. But the Chinese Great Firewall is certainly today’s Berlin Wall in this new geopolitical era.

    Do you have any parting thoughts you’d like to share with our readers?

    Your readers must have great concern for the quality of democracy and the quality of journalism in American society. To look at what’s happening in China, at people being deprived of those rights, that should give the American people and your readers more reason to protect theirs. In American society, so many factors make up democratic governance, including the quality of journalism, the quality of information. That is a never-finished, ongoing effort. Americans cannot fail that challenge

    #USA #Chine #Internet #great_firewall #journalisme

  • 我们已经老了,无所谓
    Wǒmén yǐjīng lǎole , wúsuǒwèi .
    https://en.m.wikipedia.org/wiki/Zhao_Ziyang


    赵紫阳 Zhao Ziyang , 17.10.1919 – 17.1.2005
    C’était un homme droit qui en 1989 a failli provoquer comme secrétaire général du Parti communiste chinois la même catastrophe en Chine comme Gorbatchev en URSS.

    The phrase “We are already old, and do not matter” (我们已经老了,无所谓) and Zhao’s speech, have since become a well known part of the protests.

    #Chine #1989

    • Je crois que les états unis s’en foutent que la Chine soit démocratique. Je dis ca parce qu’on nous parle sans cesse de ça quand les dirigeants étrangers leur rendent visite. Un petit chuchotage à l’oreille de Xi Jinping sur les droits humains quand les journalistes n’écoutent pas.
      Foutaises.
      Ce que Regan et tous les autres ont toujours voulu, c’est d’un pays docile qui permette l’investissement, l’installation d’usines pour profiter de la main d’oeuvre (pas chère à l’époque), le tout sans trop faire de bénéfices ou d’espionnage industriel au passage.

      En gros, ca me ferait chier que des libéraux croient en la démocratie (dans leur pays oui, mais pas à la concurrence).

    • La Chine, qu’est-ce que c’est comme genre d’état et type de société ?
      D’abord il est évident qu’en matière de droits de l’homme la Chine peut se montrer de manières différentes, suivant des raisons qui sont difficiles à comprendre de l’extérieur. Une chose est sûre c’est qu’aucune intervention de l’extérieur qui risquait de faire perdre face au pays n’a jamais eu le moindre résultat souhaité.

      Ensuite il y a l’éternel débat si c’est un état socialiste ou capitaliste, et ce dernier temps on entend des qualifications risibles comme « impérial ».

      Démocratique ou non c’est encore une discussion qui mène nulle part si on la pose du point de vue occidental. C’est une société qui pratique les décisions collectives à tous les niveaux en prenant en compte des choses qui n’intéressent pas nos dirigeants ou leurs sbires.

      La Chine est loin d’être parfaite et se montre parfois comme choquante simplement à cause des dimensions qui dépassent notre expérience d’habitants de petits pays d’Europe.

      Bref, il faut dire byebye aux mythes sur la #Chine qu’on nous raconte et écouter les Chinois à la place. Quand je dis « Chinois » je ne parle pas des gens qui ont réussi une carrière d’ennemi professionnel du gouvernement chinois au solde des #USA.

      Voilà une sinologue qui le fait très bien :
      Mechthild Leutner (罗梅君, Luó Méijūn)
      https://de.m.wikipedia.org/wiki/Mechthild_Leutner

      Commençon donc en écoutant notre dictateur de prédilection « Mao Tse Tung » : « Si le chat est noir ou blanc n’a pas d’importance tant qu’il attrappe les souris. » Je ne sais même pas s’il l’a vraiment dit mais c’est un si joli Chéngyǔ (成语) , alors on s’en fout ...

      #langue #culture #proverbes

    • @sandburg La catastrophe que les Chinois ont observé en URSS et prévenu dans leur pays après 1989 est le résultat de la libération des pires traits du caractère humain par l’introduction du marché libre sans freins. L’URSS a été détruite par un putsch. Ensuite la prise en mains du processus de transformation économique inspirée par des conseillers libéraux états-uniens a produit une démocratie relative sous domination de voyous sans scrupules. En Chine l’introduction de l’économie du marché a également fait des dégâts mais jamais le fondement de l’état n’a été mis en danger et sa politique a pu contrebalancer et parfois éliminer ses pires dérapages.

      Le gouvernement chinois pose des limites au pouvoir des capitaines de l’industrie et de la finance alors que dans les démocraties de l’Ouest c’est l’inverse. La disparition temporaire de Jack Ma a servi d’exemple salutaire pour ses semblables qui n’agissent en général que dans les limites qu’impose le parti communiste.
      https://en.m.wikipedia.org/wiki/Jack_Ma#During_tech_crackdown

      Les droits du peuple et les abus causés par la transformation capitaliste sont des sujets de discussion permanents dans le pays où ils sont traités dans des films à grand budget. Après tout les processus politiques et sujets de discussions ne sont pas si loin de ce que nous connaissons en Europe.

      Exemples

      Qiu Ju, une femme chinoise (1992)
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Qiu_Ju,_une_femme_chinoise
      A Touch of Sin (2013)
      https://fr.wikipedia.org/wiki/A_Touch_of_Sin

      Il y a une question essentielle qui n’est que rarement posée à propos de la politique internationale chinoise :

      Est-ce que le pays suivra sa tradition vielle de deux millénaires de n’entrer en guerre que sous des contraintes extrêmes ou est-ce que les forces innées du capitalisme feront agir ses dirigeants suivant le même besoin d’expansion et de conquête de marchés par les armes comme les pays impérialistes occidentaux ?

      Pour le moment j’ai l’impression que le primat de la politique sur le militaire et l’économie permet au pays de poursuivre son ascension à la place dans le monde qui lui est dû sans se laisser perturber par les impulsions impérialistes de ses grands groupes capitalistes.
      J’avoue que ce n’est qu’une impression. Je n’ai toujours pas retrouvé cette boule de cristal prophétique ;-)

  • War was ? Wie Chinas Zeitungen den Volksaufstand vor 35 Jahren totschweigen
    https://www.stern.de/politik/35-jahre-tian-anmen-massaker--wie-chinas-medien-den-aufstand-totschweigen-3476

    Qui est-ce que se souvient encore de l’événement qui a servi de moyen d’intimidation du peuple au gouvernement de la RDA ? Je n’ai aperçu aucun article dans la presse sauf ce reportage du Stern qui nous apprend que c’est pareil en Chine. South China Morning Post publie un article qui rappelle que le gouvernement de Chine prévoit toujours des mesures de précaution pour empêcher des manifestations sur la place de la tranquilité céleste.

    C’est idiot car le succès économique et le fait que la Chine soit toujours unie donnent raison à la décisions du bureau politique en 1989 de poursuivre les réformes économiques sans autoriser la Cinquième Modernisation (第五个现代 dì wǔ gè xiàn dài huà) qui aurait privé le parti communiste de son pouvoir. Les victimes de l’intervention militaire qui a choqué le mondes étaient le résultat d’un conflit radical au sein du parti. Après la décision contre sa ligne le secrétaire général déchu Zhao est allé parler aux étudiants sur la place Tian An Men pour les convaincre d’arrêter leur manifestation. Il n’a pas été entendu par les grévistes de la faim et leurs soutiens. L’ambiance d’ouverture et d’espoir a alors fait place à la tragédie.

    4.6.2024 von Amonte Schröder-Jürss - Am 4. Juni 1989 töteten chinesische Soldaten Hunderte Demonstranten in Peking auf dem Tian’anmen-Platz. Das Ereignis wird bis heute in der Volksrepublik China totgeschwiegen. Das spiegelt sich auch auf den Titelseiten chinesischer Zeitungen wider.

    In China ist der heutige Jahrestag ein blutiges Tabu-Thema, das medial übergangen wird: Nach wochenlangen friedlichen Protesten für mehr Demokratie in Peking ließ die Regierung in der Nacht vom 3. auf den 4. Juni 1989 die Volksbefreiungsarmee aufmarschieren. Hunderte Menschen kamen damals um den Tian’anmen-Platz ums Leben. Die tatsächliche Zahl ist bis heute nicht bekannt.

    Am 35. Jahrestag der gewaltvollen Niederschlagung der Proteste hat sich China die Einmischung anderer Staaten verbeten. Auf dem Tian’anmen-Platz wie auch im Rest des Landes wird nicht offiziell an die Opfer erinnert. Stattdessen wurde auf dem „Platz des Himmlischen Friedens“ die Polizei-Präsenz erhöht. Die deutsche Botschaft in Peking trotzte dem und zeigte ein Symbol der Erinnerung an den 4. Juni: In der Nacht flackerten in einzelnen Fenstern mehrere Kerzen. Und auch im mit Peking verfeindeten Taiwan wird der Opfer gedacht.

    Point de vue de Wikipedia à propos de la Cinquième Modernisation
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/La_Cinqui%C3%A8me_Modernisation

    #Chine #1989 #46 #64

  • Health insurance in China - statistics & facts
    https://www.statista.com/topics/10724/health-insurance-in-china

    Parfois sur la toile on trouve des affirmations comme « avant 1990 cent pour cent des Chinois étaient couverts par l’assurance maladie, aujourd’hui il n’y a que vingt pour cent ». C’est de la propagande qui se réfère à une phase transitoire autour de l"an 2000. Aujourd’hui les statistiques chinoises affichent un taux d’assurés de 95 pour cent de la population.

    Alors si tu veux dire du mal de la Chine tu vas évoquer qu’il y a plus de 70 millions de Chinois sans couverture médicale alors qu’avant vraiment tout et chacun en avait. Pour comprendre la situation actuelle il faut la regarder de plus près.

    La comparaison est difficile et peu précise, mais la situation en Inde est évidemment moins bonne.

    2023
    Share of government healthcare coverage : 50%
    Life expectancy at birth : 67.24 years

    Ces figures nous font comprendre qu’il y a d’énormes disparités entre les régions et qu’il est quasiment sûr que seulement une petite partie l’autre moitié des citoyens du pays peut se payer une assurance privée. En absence de statistiques fiables on doit conclure qu’en Inde une couverture médicale existe pour moins de 90 pour cent des gens.

    Les Chinois atteignent en moyenne plus de 78 ans. C’est 11 ans des plus qu’en Inde. Le système chinois gagne.

    Before the 1980s, China’s medical security system mainly consisted of a fully subsidized health program for urban workers and civil servants, and a commune-based cooperative healthcare scheme in rural areas. Since the economic reform marking the end of China’s planned economy, the marketization of the healthcare sector led to a complete overhaul of the medical security system, resulting in a publicly funded basic medical insurance program now covering over 95 percent of the Chinese population, supplemented by commercial health insurance providers and a medical aid scheme.

    Two insurances based on employment status
    China’s basic medical insurance system consists of two types of insurance. Employees and pensioners who were employed for more than 15 years before retirement are insured under the employee basic medical insurance program, while other citizens such as children, students, and residents in rural areas are covered by the urban and rural resident basic medical insurance program.

    The employee basic medical insurance program is mainly funded by mandatory contributions of the employees and their employers, with employees contributing around two percent of their monthly salaries into their personal accounts, covering the expenses of most outpatient services. Outpatient bills for serious diseases, inpatient care, and surgeries are reimbursed through the pooled fund, which is financed by mandatory contributions from employers. The more adequate funding allows the program to cover better medical treatments and provide a higher rate of reimbursement than the resident medical insurance program, which is funded solely by the insurance premiums paid by the participants.

    Urban-rural gap and regional inequalities
    For decades, residents in China’s vast rural areas were inadequately covered by the country’s medical security system. In 2000, only about ten percent of rural residents were enrolled in the rural cooperative medical scheme, and most patients had to resort to personal savings for medical treatments. Minor illnesses were often ignored, while unaffordable treatments for serious conditions became a major cause of poverty. This situation only gradually improved after the introduction of the new rural cooperative medical scheme, and its recent incorporation into the urban and rural resident basic medical insurance program. Nevertheless, rural residents still generally receive inferior medical treatments and lower reimbursement rates for medical expenses than their urban counterparts, especially those who are insured through the employee medical insurance program.

    On top of the gap between the urban and rural areas, economic disparities between different provinces also intensified the inequalities in access to healthcare services among Chinese patients, as fewer drugs and procedures are covered by medical insurance programs in less developed regions. Combined with substantial regional imbalances in medical resources and standards, providing universally accessible, high-quality, and affordable services for every citizen remains a major challenge for the Chinese healthcare system in the years to come.

    #Chine #iatrocratie #statistiques

  • Who are the Falun Gong ? | Foreign Correspondent
    https://www.youtube.com/watch?v=QzlMQyM8p74

    Tu penses que le #catholicisme est réactionnaire ? Vas d’abord voir chez les Falun Gong .

    Dans ce reportage #Foreign_Correspondent publie des témoignages sur les conséquences pratiques du culte #Falun_Gong sur la vie de ses disciples. On comprend que c’est d"abord une secte religieuse comme d’autres. Le reportage fournit des informations qui soutiennent que c’est aussi une organisation fasciste sans le qualifier ouvertement comme tel. Tous les éléments sont là dont le soutien que Falun Gong apporte à #Donald_Trump.

    L’idée que les métis sont la conséquence d’intrigues d’extraterrestres semble d’abord risible, mais pris au sérieux par des millions de disciples c’est un élément d’idéologie fasciste. L’idée des 81 exterminations de l’humanité n’ajoute pas un iota d’humanisme à l’idéologie suicidaire et génocidaire du falun gong.

    Avec sa puissance financière, son empire d’organisations et ses activités médiatiques dans le monde entier le gourou fondateur #Li_Hongzhi et ses disciples sont un danger derrière une façade souriante. Leur propagande pour le retour à « la Chine avant le communisme » défend un modële de société sans état de droit pratiquant les pieds bandés et l’extermination de la famille entière des délinquents.

    Histoire de Falun Gong (2001)
    https://www.persee.fr/doc/perch_1021-9013_2001_num_64_1_2604
    https://hub.hku.hk/bitstream/10722/194523/2/Content.pdf

    Voilà du racisme, même s’il ne peut avoir d’importance au niveau individuel que pour les croyants : Li Honzhi nous laisse qu’un toute petite part du paradis. Le gros est réservé aux « Chinois ».

    Le souci de pureté de Li Hongzhi s’étend aux races humaines. « II n’est pas permis de mélanger les races du monde. Maintenant que les races sont mélangées, cela crée un problème extrêmement grave ». Car chaque race a son propre monde céleste : la race blanche a son Paradis, qui occupe une toute petite partie de l’univers ; la race jaune possède ses mondes du Bouddha et du Tao qui remplissent presque tout l’univers. Or les enfants issus de mélanges raciaux ne sont liés à aucun monde céleste, « ils ont perdu leur racine » . La loi cosmique interdit les mélanges culturels et raciaux : ainsi, selon Li Hongzhi, Jésus interdit à ses disciples de transmettre sa foi vers l’Orient. C’est pour cela qu’à l’origine, l’Occident et l’Orient étaient séparés par d’infranchissables déserts, une barrière que la technique moderne a détruite.
    Lorsqu’il y a mélange racial [...], le corps et l’intelligence des enfants sont malsains. [...] La science moderne le sait, chaque génération est inférieure à la précédente

    Il y un élément très efficace dans le Falun Gong Dafa qui met à sa juste place la caste médicale, toujours si on est disciple de Li. Le gourou chinois se définit en guérisseur suprême par l’esprit comme dans les temps quand la médecine moderne dite scientifique n’avait pas encore poussé de leur piédestal les superstitions anciennes.

    Le véritable disciple de Li Hongzhi ne doit pas prendre de médicament en cas de maladie. Les soins thérapeutiques ne font que déplacer la maladie , qui provient d’un corps subtil dans un espace profond qui n’est nullement touché par le traitement. La maladie est un moyen de repayer sa dette karmique : il faut donc la laisser suivre son cours naturel, à moins que Li Hongzhi lui- même n’intervienne pour l’éradiquer. Si l’homme ordinaire peut prendre des médicaments, l’adepte de l’ascèse, s’il veut éliminer son mauvais karma, doit s’en abstenir. Il lui est également interdit de soigner d’autres personnes par le Falun Gong.
    ...
    Ceux qui prétendent soigner ont le corps possédé.

    Vu d’aujourd’hui le Falun Gong s’est développé à partir d’un courant chinois sectaire du qui gong dans une organisation fasciste internationale qui recrute de nouveaux disciples parmi les perdus du monde capitaliste qui ont besoin d’une explication de leurs souffrances et d’une idéologie qui les élève au dessus de leurs concitoyens qui demeurent dans le cercle vicieux de la course à la réussite individuelle.

    Le sectarisme du Falun Gong renforce cette dynamique génératrice d’antagonisme confirmant la vision d’un monde partagé entre les disciples sauvés de Li Hongzhi et le reste du monde possédé par les démons. Le fondamentalisme du Falun Gong qui appelle à l’exclusion mutuelle des croyances, des pratiques et des races, et qui interdit d’absorber des idées, des techniques ou des substances (médicaments) étrangers à l’œuvre du Maître, contrarie la tendance syncrétique d’une certaine tradition chinoise toujours soucieuse d’intégrer dans l’harmonie les meilleurs éléments du monde. ... La mort d’adeptes pour cause de refus de soins thérapeutiques attira l’attention critique des médias sur le Falun Gong vers la même période, ajoutant au complexe de persécution de la secte. Et les manifestations répétées d’adeptes avant et après le commencement de la répression officielle, devant les bureaux de journaux, autour de Zhongnanhai, sur la Place Tiananmen — qui ne peuvent que durcir la réaction ô combien prévisible de l’Etat dans la logique du système politique chinois — semblent calculées pour engager le pouvoir sur un champ de bataille moral opposant le Démon persécuteur aux Héros martyrs.
    ...
    L’épisode du Falun Gong montre que le millénarisme chinois n’est pas mort : quelle sera sa prochaine manifestation ?

    Nine familial exterminations
    https://en.m.wikipedia.org/wiki/Nine_familial_exterminations

    Extermination des homosexuels
    https://en.m.wikipedia.org/wiki/Teachings_of_Falun_Gong
    Dans « Wikipedia/Teachings of Falun Gong » on trouve des passages critiques comme le suivant.

    Li additionally stated in a 1998 speech in Switzerland that, "gods’ first target of annihilation would be homosexuals."Although gay, lesbian, and bisexual people may practice Falun Gong, founder Li stated that they must “give up the bad conduct” of all same-sex sexual activity.

    Le texte de l’article « History of Falun Gong » dans Wikipedia par contre fait évidamment partie des campagnes de propagande de la secte contre la Chine. On n’y trouve aucune analyse de la croissance du culte et de son organisation. Les mesures de la Chine y sont présentées comme injustifiées et cruelles.

    Je souffre d’une allergie innée aux croix gammées, alors en espérant d’en partager la sensation avec vous voilà le symbole officiel de la secte.


    Il est composé de cing swastikas dont je ne veux même pas apprendre la signification. Le design en soi est suffisament écoeurant.


    N. B. vous remarquez l’expression de l’esprit originel allemand : nos designers #nazis ont inversé le sens des crochets de la swastika religieuse. En Asie ça tourne vers la gauche, en Allemagne on l’a établi en symbole conséquent qui est orienté à droite ;-)

    #Chine #Taiwan #USA #Australie #presse #médias #religion #sectes #fascisme #anticommunisme #qui_gong

  • Les États-Unis demandent à leurs alliés de réduire les exportations de puces vers la #Chine
    https://www.les-crises.fr/les-etats-unis-demandent-a-leurs-allies-de-reduire-les-exportations-de-pu

    Washington demande au #Japon, à la Corée du Sud et aux Pays-Bas de réduire la fourniture d’outils et de technologies. Source : Financial Times, Demetri SevastopuloTraduit par les lecteurs du site Les-Crises Les États-Unis poussent leurs alliés européens et asiatiques à renforcer les restrictions sur les exportations de technologies et d’outils liés aux puces vers […]

    #Géopolitique #USA #Géopolitique,_Chine,_Japon,_USA

  • Ancient Chinese Warfare
    https://www.worldhistory.org/trans/de/1-14420/kriegsfuhrung-im-alten-china

    Dans la Chine antique et classique la caste des guerriers figurait parmi les plus basses. Encore aujourd’hui contrairement à l’Europe après Clausewitz la guerre n’est pas considérée comme une moyen comme un autre pour atteindre ses buts politiques. Pourtant il est évident que la Chine de nos jours n’a jamais hésité à mener une guerre où cela lui a paru nécessaire. Enfin chaque nouvelle dynastie comme la Chine communiste ont accédé au pouvoir par des actes belliqueux.

    7.11.2017 definition by Mark Cartwright - In ancient China warfare was a means for one region to gain ascendancy over another, for the state to expand and protect its frontiers, and for usurpers to replace an existing dynasty of rulers. With armies consisting of tens of thousands of soldiers in the first millennium BCE and then hundreds of thousands in the first millennium CE, warfare became more technologically advanced and ever more destructive. Chariots gave way to cavalry, bows to crossbows and, eventually, artillery stones to gunpowder bombs. The Chinese intelligentsia may have frowned upon warfare and those who engaged in it and there were notable periods of relative peace but, as in most other ancient societies, for ordinary people it was difficult to escape the insatiable demands of war: either fight or die, be conscripted or enslaved, win somebody else’s possessions or lose all of one’s own.
    Attitudes to Warfare

    The Chinese bronze age saw a great deal of military competition between city-rulers eager to grab the riches of their neighbours, and there is no doubt that success in this endeavour legitimised reigns and increased the welfare of the victors and their people. Those who did not fight had their possessions taken, their dwellings destroyed and were usually either enslaved or killed. Indeed, much of China’s history thereafter involves wars between one state or another but it is also true that warfare was perhaps a little less glorified in ancient China than it was in other ancient societies.
    "No country has ever profited from protracted warfare” - Sun-Tzu.

    The absence of a glorification of war in China was largely due to the Confucian philosophy and its accompanying literature which stressed the importance of other matters of civil life. Military treatises were written but, otherwise, stirring tales of derring-do in battle and martial themes, in general, are all rarer in Chinese mythology, literature and art than in contemporary western cultures, for example. Even such famous works as Sun-Tzu’s The Art of War (5th century BCE) warned that, "No country has ever profited from protracted warfare” (Sawyer, 2007, 159). Generals and ambitious officers studied and memorised the literature on how to win at war but starting from the very top with the emperor, warfare was very often a policy of last resort. The Han Dynasty (206 BCE - 220 CE) was notable for its expansion, as were some Tang Dynasty emperors (618-907 CE) but, in the main, a strategy of paying off neighbours with vast tributes of silver and silk, along with a parallel exportation of “civilising” culture was seen as the best way to defend imperial China’s borders. Then, if war ultimately proved unavoidable, it was better to recruit foreign troops to get on with it.

    Kuan Ti - God of War
    Kuan Ti - God of War
    Mark Cartwright (CC BY-NC-SA)

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    Joining the intellectuals with their disapproval of warfare were also the bureaucrats who had no time for uncultured military men. No doubt, too, the vast majority of the Chinese peasantry were never that keen on war either for it was they who had to endure conscription, heavy taxes in kind to pay for costly campaigns, and have their farms invaded and plundered.

    With the emperors, the landed gentry, intellectuals and farmers all well-aware of what they could lose in war, it was, then, somewhat disappointing for them all that China, in any case, had just as many conflicts as anywhere else in the world in certain periods. One cannot ignore the common presence of fortifications in the bronze age, such chaotic centuries as the Autumn and Spring Period (722-481 BCE) with its one hundred plus rival states, the Warring States Period (481-221 BCE) with its incredible 358 separate conflicts or the fall of the Han when war was once again incessant between rival Chinese states. Northern steppe tribes were also constantly prodding and poking at China’s borders and emperors were not averse to the odd foreign folly such as attacking ancient Korea.
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    Weapons

    The great weapon of Chinese warfare throughout its history was the bow. The most common weapon of all, skill in its use was also the most esteemed. Employed since the Neolithic period, the composite version arrived during the Shang Dynasty (c. 1600-1046 BCE) and so became a much more useful and powerful component of an army’s attack strategy. Bowmen often opened up the battle proceedings by firing massed volleys into the enemy and then protected the flanks of the infantry as they advanced, or their rear when they retreated. Bowmen also rode in chariots and bows were the main weapon of cavalry.

    Perhaps the most distinctive and symbolic weapon of Chinese warfare was the crossbow. Introduced during the Warring States Period it set China apart as a nation capable of technical innovation and the training necessary to use it effectively. The Han used it to great effect against “barbarian” tribes to expand their empire, their disciplined crossbow corps even seeing off opposing cavalry units. As with bowmen, crossbowmen were usually stationed at the flanks of infantry units. Over the centuries new designs made the crossbow lighter, able to be cocked using one hand, fire multiple bolts and fire them further, more accurately and with more power than before. Artillery versions were developed which could be mounted on a swivel base. Apart from its potential as an offensive weapon, the crossbow became a much-used means of defending well-fortified cities.

    Qin Dynasty Crossbow
    Qin Dynasty Crossbow
    Deadkid dk (CC BY-SA)

    Swords only appeared relatively late on Chinese battlefields, probably from around 500 BCE, and never quite challenged the bow or crossbow as the prestige weapons of Chinese armies. Developing from long-bladed daggers and spearheads which were used for stabbing, the true sword was made from bronze and then, later, iron. During the Han period they became more effective with better metalworking techniques giving stronger blades with sharper cutting edges. Other weapons used by Chinese infantry included the ever-popular halberd (a mix of spear and axe), spears, javelins, daggers, and battle-axes.

    Artillery was present from the Han period when the first stone-throwing, single-armed catapults were used. They were probably mostly restricted to siege warfare but were employed by both attackers and defenders. The more powerful counter-weighted catapult was not used in China until the 13th century CE. Artillery fired stones, missiles made of metal or terracotta, incendiary bombs using naphtha oil of “Greek fire” (from the 10th century CE) and, from the Sung Dynasty (960-1279 BCE), bombs using gunpowder. The oldest text reference to gunpowder dates to 1044 CE while a silk banner describes its use in the 9th century CE (if its dating is accurate). Gunpowder was never fully exploited in ancient China and devices using it were restricted to missiles made with a soft casing of bamboo or paper which were designed to start fires on impact. The true bomb, which dispersed lethal fragments on explosion, was not seen until the 13th century CE.

    Warring States Helmet
    Warring States Helmet
    Gary Lee Todd (CC BY-SA)

    Armour

    With arrows and crossbow bolts becoming ever more lethal, it is no surprise that armour made leaps forward in design to better protect warriors. The earliest armour was undoubtedly the most impressive - tiger skins, for example - but also the least effective and by the Shang Dynasty hardened leather was being worn to cover the chest and back in a more serious effort to dampen and deflect blows. By the Zhou Dynasty (1046-256 BCE) more flexible armour tunics were being produced made of rectangles of tanned and lacquered leather or bronze linked together with hemp or riveted. Examples of this type can be seen in the Qin warriors of the Terracotta army of the 3rd century BCE. From the Han period, iron was used more and more in armour.
    Helmets & armour, on occasion, were decorated with plumes, engravings & paintings of fearsome creatures.

    Additional protection was provided by shields, the earliest being made only of bamboo or leather but then, like body armour, they began to incorporate metal elements. Helmets followed the same path of material evolution and usually protected the ears and back of the neck. Helmets and armour, on occasion, were decorated with plumes, engravings and paintings of fearsome creatures or beautified with additions in precious metal or ivory. Specialised armour developed for warriors in chariots who did not need to move so much and could wear full-length armoured coats. There was, too, heavy cavalry where the legs of the rider and the whole horse were protected.
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    Chariots & Cavalry

    Chariots were used in Chinese warfare from around 1250 BCE but were seen in the greatest numbers between the 8th and 5th century BCE. First as a commander’s status symbol and then as a useful shock weapon, the chariot usually carried a rider, bowman and spearman. They were very often deployed in groups of five. Pulled by two, three or four horses, they came in different versions - light and fast for moving troops around the battlefield, heavy bronze and armoured versions for punching holes in enemy ranks, those converted to carry fixed heavy crossbows, or even towered versions for commanders to better view the battle proceedings. The chariot corps could also pursue an army in retreat. Needing a wide area to turn and flat ground to function, the limitations of chariots meant they were eventually replaced by cavalry from the 4th century BCE onwards.

    Chinese Qin Chariot
    Chinese Qin Chariot
    Erwyn van der Meer (CC BY-NC-ND)

    Cavalry was probably an innovation from the northern steppe tribes which the Chinese realised offered much more speed and mobility than chariots. The problem was to acquire the skill not only to ride the horses but also to fire weapons from them when the saddle was not much more than a blanket and the stirrup had yet to be invented. For these reasons, it was not until the Han period that cavalry became an important component of a field army. Cavalry riders were armed with a bow, lance, sword or halberd. Like chariots, cavalry was used to protect the flanks and rear of infantry formations, as a shock weapon and as a means to harass an enemy on the move or conduct hit-and-run raids.
    Fortifications

    Surrounding a settlement with a protective ditch (sometimes flooded to make a moat) dates back to the 7th century BCE millennium BCE in China and the building of fortification walls using dried earth dates to the late Neolithic period. Siege warfare was not a common occurrence in China, though, until the Zhou Dynasty when warfare entailed the total destruction of the enemy as opposed to just their army. By the Han period, city walls were commonly raised to a height of up to six metres and made of compacted earth. Crenellations, towers and monumental gates were another addition to a city’s defence. Walls also became more weather resistant by covering the lower parts in stone to withstand local water sources being re-directed by an attacking force in order to undermine the wall. Another technique to strengthen walls was to mix in pottery sherds, plant material, branches and sand with the earth. Ditches up to 50 metres wide, often filled with water, and even a double ring of circuit wall were other techniques designed to ensure a city could withstand attack long enough for a relieving force to arrive from elsewhere.
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    The Great Wall of China
    The Great Wall of China
    Emily Mark (CC BY-SA)

    Not only cities but state frontiers were protected by high walls and watchtowers. The earliest may have been in the north from the 8th century BCE but the practice became a common one in the Warring States Period when many different powerful states vied for control of China. Most of these structures were dismantled by the victor state, what would become the Qin Dynasty from 221 BCE, but one wall was greatly expanded to become the Great Wall of China. Extended again by subsequent dynasties, the wall would eventually stretch some 5,000 km from Gansu province in the east to the Liaodong peninsula. The structure was not continuous but it did, for several centuries, help protect China’s northern frontier against invasion from nomadic steppe tribes.
    Organisation & Strategies

    China’s history is an extremely long one and each time period and dynasty saw its own practices and innovations in warfare. Still, some themes run through the history of warfare in China. Officers were often professionals (although they commonly inherited their status), ordinary troops were conscripts or captured soldiers; convicts could also be pressed into service. There were also volunteers, typically young men from noble families who joined as cavalrymen looking for adventure and glory. The organisation of an army in the field into three divisions had a long tradition. So, too, did the five-man unit, typically applied to infantry where squads were composed of two archers and three spearmen. By the Warring States period, an army was typically divided into five divisions, each represented by a flag which denoted its function:

    Red Bird - Vanguard
    Green Dragon - Left Wing
    White Tiger - Right Wing
    Black Tortoise - Rear Guard
    Great Bear Constellation - Commander & Bodyguard

    When the crossbow became more common troops proficient with that weapon often formed an elite corps and other specific units were used as shock troops to help out where needed or confuse the enemy. As already noted above, archers and cavalry protected the flanks of heavier infantry and chariots, when used, could fulfill the same function or bring up the rear. Such positions, which are described as ideals in the military treatises, are confirmed by the Terracotta Army of Shi Huangti. Flags, unit banners, drums and bells were used on the battlefield to better organise troops and deploy them in the manner the commander wished.

    Supporting the soldiers were dedicated officers responsible for logistics and supplying the army with the necessary food (millet, wheat and rice), water, firewood, fodder, equipment and shelter they needed while on campaign. Material was transported by river whenever possible and if not, on ox carts, horses and even wheelbarrows from the Han period onward. From the Warring States Period, and especially the Han period, portions of armies were set the task of farming so as to acquire the necessary vitals that foraging, confiscation from locals or capture from the enemy could not supply. The establishment of garrisons with their own food production and improvements in supply roads and canals also went a long way to lengthening the time an army could effectively stay in the field.

    Full-on infantry battles, cavalry skirmishes, reconnaissance, espionage, subterfuge, and ambush were all present in Chinese warfare. Much was made of gentlemanly etiquette in war during the Shang and Zhou periods but this was likely an invention of later writers or at best an exaggeration. Certainly, when warfare became more mobile and the stakes made higher from the 4th century BCE, a commander was expected to win with and by any means at his disposal.

    One final theme which runs through much of China’s history is the use of expert diviners who could study omens, observe the movement and position of celestial bodies, gauge the meaning of natural phenomena and consult calendars all in order to determine the most auspicious time and place to engage in warfare. Without these considerations, it was believed, the best weapons, men and tactics would not be enough to bring final victory.

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    Di Cosmo, N. Military Culture in Imperial China. Harvard University Press, 2011.
    Dillon, M. China. Routledge, 1998.
    Feng, L. Early China. Cambridge University Press, 2013.
    Lewis, M.E. The Early Chinese Empires. Belknap Press: An Imprint of Harvard University Press, 2010.
    Peers, C.J. Ancient Chinese Armies, 1500 B.C.-200 B.C. Osprey Publishing; edition (1990-03-22), 2017.
    Peers, C.J. Soldiers of the Dragon. Osprey Publishing, 2006.
    Sawyer, R.D. Ancient Chinese Warfare. Basic Books, 2011.
    Sawyer, R.D. The Seven Military Classics Of Ancient China. Basic Books, 2007.

    Mark Cartwright

    Mark is a full-time writer, researcher, historian, and editor. Special interests include art, architecture, and discovering the ideas that all civilizations share. He holds an MA in Political Philosophy and is the WHE Publishing Director.

    Translations : German

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    Cartwright, M. (2017, November 07). Ancient Chinese Warfare. World History Encyclopedia. Retrieved from https://www.worldhistory.org/Chinese_Warfare
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    Cartwright, Mark. “Ancient Chinese Warfare.” World History Encyclopedia. Last modified November 07, 2017. https://www.worldhistory.org/Chinese_Warfare.
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    Cartwright, Mark. “Ancient Chinese Warfare.” World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 07 Nov 2017. Web. 21 May 2024.
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    Submitted by Mark Cartwright, published on 07 November 2017. The copyright holder has published this content under the following license: Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike. This license lets others remix, tweak, and build upon this content non-commercially, as long as they credit the author and license their new creations under the identical terms. When republishing on the web a hyperlink back to the original content source URL must be included. Please note that content linked from this page may have different licensing terms.

    771 BCE
    Following nomadic attacks in the west, the Chinese Zhou dynasty moves its capital east to Luoyang. Beginning of Eastern Zhou Period.
    c. 481 BCE - 221 BCE
    Warring States Period in China.
    278 BCE
    The Qin state captures Ying, the capital of the Chu state.
    262 BCE - 260 BCE
    The Battle of Changping, one of the most important battles in the Warring States Period in China between Zhao and Qin.
    256 BCE
    The army of the state of Qin captures the city of Chengzhou and the last Zhou ruler, King Nan, is killed. End of the Zhou Dynasty.
    230 BCE - 221 BCE
    King Ying Zheng of Qin defeats the other warring states, claims Mandate of Heaven to rule China.
    c. 221 BCE
    Construction of Northern Frontier wall by Shi Huangdi, First Emperor of China, precursor to Great Wall.
    c. 218 BCE
    Construction of the Great Wall of China is initiated.
    210 BCE
    First Emperor of China Shi Huangdi dies, buried with army of 8,000 terracotta warriors in palace tomb.
    202 BCE
    The Battle of Gaixia, Chu forces defeated by the Han.
    117 BCE - 100 BCE
    Han emperors extend the western part of the Great Wall of China.
    109 BCE
    Chinese Han Empire conquers the kingdom of Tien.
    108 BCE
    Wiman Joseon is conquered by the Han dynasty.
    104 BCE - 101 BCE
    The War of the Heavenly Horses, general Li Guangli forces the city of Da Yuan (Alexandria Eschate) into tributary status.
    23 CE
    The sack of Chang’an, imperial capital of China.
    189 CE
    Luoyang, the Han capital, is sacked by the Chinese warlord Dong Zhuo.
    304 CE
    The nomadic Xiongu break through the Great Wall of China.
    612 CE
    Goguryeo general Eulji Mundeok wins a great victory against the Chinese Sui at the battle of the Salsu River.
    640 CE - 649 CE
    Taizong’s military campaigns in the Tarim Basin which is annexed to China.
    644 CE
    A Goguryeo army defeats a combined Silla and Tang army.
    660 CE
    The Baekje kingdom in Korea falls to a joint Silla and Chinese Tang Dynasty army and naval attack.
    661 CE
    A Tang Dynasty army unsuccessfully besieges the Goguryeo capital of Pyongyang.
    668 CE
    The Goguryeo kingdom of northern Korea collapses following an attack by the Tang Dynasty of China.
    675 CE
    A Silla army defeats a Tang force at the battles of Maesosong.
    676 CE
    A Silla army defeats a Tang force at the battle of Kibolpo, thus gaining control of the whole Korean peninsula.
    732 CE
    Balhae attacks by sea the Chinese port of Dengzhou.
    843 CE
    The Tang empire attacks and kills 10,000 Uyghur tribespeople in Inner Mongolia.
    1004 CE
    Treaty of Shanyuan which brings peace between the Liao dynasty and Song dynasty of China with the latter compelled to pay annual tribute.
    1044 CE
    Defeat to the Xia state results in China’s Song dynasty paying tribute.
    1125 CE
    The Jin state attacks Song China.
    1125 CE
    The Jurchen Jin state invades Song China necessitating the latter to move south and form the Southern Song dynasty.
    1141 CE
    A peace treaty is signed betwwen the (southern) Song Dynasty and Jin state.
    1273 CE
    Xiangyang falls into Mongol hands.
    1275 CE - 1279 CE
    The Mongols led by Kublai Khan attack and conquer the last remnants of Song China.

    #Chine #histoire #antiquité# guerre #stratégie

  • Der Kampf gegen die"Drei Übel" und gegen "Dir Fünf Übel"
    http://www.infopartisan.net/archive/maowerke/MaoAWV_068_075.htm


    Le chinois étant une langue hyper-pragmatique réunit les deux campagnes dans l’unique expression 三反五反运动 (prononciation sānfǎn wǔfǎn yùndòng).

    Les événements historiques sont appellés "Campagnes des trois antis et des cinq antis" dans Wikipedia.

    Je le trouve pour le moins étonnant que l’encyclopédie en ligne la plus répandue traduise par "anti" le terme chinois 反 (prononciation fǎn) alors que la traduction officielle des Éditions de langues étrangères emploie le terme "Übel" ("le mal") qui contient la raison d’être des 三反运动 (prononciation sānfǎn yùndòng , campagne/mouvement contre les trois maux) et 五反运动 (prononciation wǔfǎn yùndòng mouvement contre les cinq maux).

    中文 : 三反五反运动
    Pinyin : sānfǎn wǔfǎn yùndòng

    Larousse - mal, maux - nom masculin
    https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/mal/48790
    La définition du Larousse pour le terme "mal" contient assez de’éléments pour "justifier" la traduction erronnée "anti" en anglais ou allemand par des traducteurs humains et automatiques peu avertis. C’est à peu près ce qui est arrivé au mot "反" dans l’esprit anticommuniste de l’auteur de Wikipedia.

    Il n’y a pas que le texte fondateur du Daoisme 道德经 (Pinyin Dàodéjīng) qui pose des problèmes d’interprétation aux traducteurs moins cultivés.

    (latin malum)

    1. Ce qui est contraire au bon, à la vertu ; ce qui est condamné par la morale (seulement singulier, avec article défini) : Faire le mal pour le mal.
    Contraire :

    bien

    2. Ce qui est susceptible de nuire, de faire souffrir, ce qui n’est pas adapté : Le mal est fait.
    Synonymes :

    dommage - préjudice - tort

    3. Inconvénient, difficulté, problème, tout ce qui perturbe quelque chose : Entre deux maux, il faut choisir le moindre.
    Synonymes :

    calamité - ennui - épreuve - malheur - plaie

    Contraires :

    avantage - bénéfice - bienfait - bonheur - profit

    4. Maladie ou phénomène qui détériore quelque chose, une situation : Le mal a progressé.
    5. Souffrance physique affectant une partie du corps : Mal de dent. Maux d’estomac.
    Synonymes :

    affection - indisposition - malaise - troubles

    Drei-Anti- und Fünf-Anti-Bewegung
    https://de.wikipedia.org/wiki/Drei-Anti-_und_F%C3%BCnf-Anti-Bewegung

    Campagnes des trois antis et des cinq antis
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Campagnes_des_trois_antis_et_des_cinq_antis

    Three-anti and Five-anti Campaigns
    https://en.wikipedia.org/wiki/Three-anti_and_Five-anti_Campaigns

    En lisant les articles on comprend mieux pourquoi les auteurs occidentaux préfèrent la traduction littérale peu adéquate. D’ailleurs les articles en francais et anglais partagent l’esprit simple et peu nuancé. Il ne sont que de simples copies mutuelles légèrement midifiées. C’est dommage car l’unique avantage de Wikipedia par rapport aux anciennes encyclopédies faisant autorité consiste dans les analyses et points de vue différents en fonction du contexte culturel des langues cibles.

    La campagne des cinq antis est lancée en janvier 1952 et vise en particulier les capitalistes :
    ...
    Environ 20 000 cadres et 6 000 travailleurs formés à l’étranger ont commencé à espionner les affaires de leurs concitoyens, soutenus par les médias en accord avec les politiques gouvernementales.

    L’auteur condamne implicitement le but de la campagne et ne mentionne que ce qu’il considère comme résultats négatifs dans le paragraphe suivant.

    Dans la version allemande on trouve au moins une liste des maux/antis que le parti communiste chinois de devait de combattre.

    Drei-Anti-Bewegung
    三反五反运动

    Korruption / corruption passive (贪污 / 貪污, tān wū)
    Verschwendung / gachis (浪费 / 浪費, làng fèi)
    Bürokratie / bureaucratisme (官僚主义 / 官僚主義, guān liáo zhǔ yì)

    Fünf-Anti-Bewegung
    五反运动

    Bestechung / corruption active (行贿 / 行賄, xíng huì)
    Diebstahl von Staatseigentum / vol de la propriété d’état (盗骗国家财产 / 盜騙國家財產, dào piàn guó jiā cái chǎn)
    Steuerhinterziehung / fraude fiscale (偷税漏税 / 偷稅漏稅, tōu shuì lòu shuì)
    Betrug an Regierungsaufträgen / fraude et abus de bien sociaux (偷工减料 / 偷工減料, tōu gōng jiǎn liào)
    Diebstahl staatlicher Wirtschaftsinformationen / vol d’informations économiques de l’état (盗窃国家经济情报 / 盜竊國家經濟情報, dàoqiè guójiā jīngjì qíngbào).

    En comparant la liste des "maux" ciblés par les campagnes ou mouvements on constate qu’ils ils marquent tous notre quotifien et qu’un puissant mouvement populaire contre ces abus nous ferait grand bien. Il n’en est pas question parce qu’ils font tous dans une certaine mesure partie des pratiques capitalistes essentielles.

    Il faudrait que ca change.

    Mao Tsetung : ÜBER DEN KAMPF GEGEN DIE „DREI ÜBEL“ UND DIE „FÜNF ÜBEL“
    http://www.infopartisan.net/archive/maowerke/MaoAWV_068_075.htm

    (November 1951 – März 1951)

    Diese Version aus: Mao Tse-tung, Ausgewählte Werke Band V, Verlag für fremdsprachige Literatur, Peking 1978, S.68-751Der Kampf gegen Korruption und Verschwendung ist eine wichtige, die ganze Partei betreffende Angelegenheit, der ihr, wie wir euch schon sagten, eure volle Aufmerksamkeit schenken müßt. Wir brauchen eine großangelegte Säuberung der ganzen Partei, in deren Verlauf alle Fälle von Korruption, ob große, mittlere oder geringe, restlos ans Licht gebracht werden. Dabei ist der Hauptschlag gegen die Korruptesten zu richten, während gegenüber jenen, die sich der Korruption mittleren oder geringeren Ausmaßes schuldig gemacht haben, eine Politik der Erziehung und Umerziehung zu verfolgen ist, damit sie nicht wieder rückfällig werden. Nur so können wir die ernste Gefahr einer Korrum­pierung vieler Parteimitglieder durch die Bourgeoisie abwenden, der Situation, wie sie bereits von der 2. Plenartagung des VII. Zentralkomitees vorausgesehen wurde, ein Ende machen und das von jener Plenartagung festgelegte Prinzip, sich vor Korrumpierung in acht zu nehmen, in die Tat umsetzen. Darauf müßt ihr unbedingt eure Aufmerksamkeit richten.
    (30. November 1951)

    2Daß der zersetzende Einfluß der Bourgeoisie auf Kader zu ernsten Fällen von Korruption führt, ist eine Tatsache, der besondere Beach­tung geschenkt werden muß. Es muß dafür gesorgt werden, diese aufzudecken, bloßzustellen und zu bestrafen. Dies ist als großer Kampf zu behandeln.
    (30. November 1951)

    3Der Kampf gegen Korruption, Verschwendung und Bürokratismus sollte als ebenso wichtig angesehen werden wie der Kampf zur Unterdrückung der Konterrevolutionäre. Wie in diesem müssen die Massen mobilisiert werden, einschließlich der demokratischen Parteien und der Persönlichkeiten aus allen Gesellschaftskreisen. Der Kampf, der heute geführt wird, muß ebenfalls breit propagiert werden, die leitenden Kader müssen die Verantwortung übernehmen und sich selbst einschalten, und die Leute müssen aufgerufen werden, ihre eigenen Übeltaten, soweit sie welche begangen haben, offen zu bekennen und die Vergehen anderer zur Kenntnis zu bringen. In leichteren Fällen sollen die Schuldigen kritisiert und erzogen werden; in schwereren Fällen sind die Schuldigen ihrer Ämter zu entheben, zu Gefängnis zu verurteilen (um durch körperliche Arbeit umerzogen zu werden) oder anders zu bestrafen, und die Allerkorruptesten wird man sogar erschießen müssen. Nur auf diese Weise kann das Problem gelöst werden.
    (8. Dezember 1951)

    4
    In allen Städten des Landes, und in erster Linie in den großen und mittelgroßen Städten, müssen wir uns auf die Arbeiterklasse stützen und uns mit den die Gesetze einhaltenden Kapitalisten und den anderen Schichten der städtischen Bevölkerung zusammenschließen, um einen großangelegten, entschiedenen und tiefgehenden Kampf gegen jene Kapitalisten zu führen, die durch Bestechung, Steuerhinterziehung, Diebstahl von Staatseigentum, Betrügereien bei der Erfüllung staatlicher Aufträge und Diebstahl von Wirtschaftsinformationen die Gesetze verletzt haben; wir müssen diesen Kampf mit dem Kampf gegen Korruption, Verschwendung und Bürokratismus koordinieren, der in Partei, Regierungsorganen, Armee und Massenorganisationen ausgetragen wird. Das ist absolut notwendig, und es ist jetzt genau die richtige Zeit dafür. In diesem Kampf müssen die Parteiorganisationen aller Städte die Kräfte der Klassen und der Massen sorgfältig disponieren und die Taktik des Ausnutzens von Widersprüchen, der Aufspaltung der gegnerischen Reihen, des Zusammenschlusses mit der Mehrheit und der Isolierung der Minderheit einschlagen, damit in seinem Verlauf rasch eine Einheitsfront gegen die „fünf Übel“ zustande kommt. Ist in einer Großstadt der Kampf gegen die „fünf Übel“ in Schwung gekommen, kann eine solche Einheitsfront in etwa drei Wochen erreicht sein. Sobald sie gebildet ist, werden die reaktionären Kapitalisten, die schwerster Verbrechen schuldig sind, in Isolierung geraten, und der Staat wird durchaus in der Lage sein, sie, wie es notwendig ist, zu bestrafen, zum Beispiel durch Geldbußen, Konfiskation, Arrest, Gefängnis oder Hinrichtung, ohne auf großen Widerstand zu stoßen. Alle unsere Großstädte (einschließlich der Provinzhauptstädte) sollten in den ersten zehn Tagen des Monats Februar den Kampf gegen die „fünf Übel“ beginnen. Trefft bitte rasch eure Anordnungen!

    (26. Januar 1952)

    5
    1. In der Bewegung gegen die „fünf Übel“ sind die Grundprinzipien für die Behandlung der Industrie- und Handelsunternehmen wie folgt: Milde für frühere Straftaten und Strenge für die neuen (zum Beispiel sollen im allgemeinen nur die 1951 hinterzogenen Steuern nachgezahlt werden); Milde für die Mehrheit, Strenge gegenüber der Minderheit; Milde für jene, die ihre Verbrechen eingestehen, Strenge gegen jene, die sich weigern; Milde für die Industrie, Strenge gegenüber dem Handel; Milde für den Handel im allgemeinen, Strenge gegenüber den Spekulanten. Wir hoffen, daß die Parteikomitees aller Ebenen in der Bewegung gegen die „fünf Übel“ an diesen Prinzipien festhalten.

    2. Im Hinblick auf die Ziele der Bewegung gegen die „fünf Übel“ sollten die privaten Industrie- und Handelsunternehmen in folgende fünf Kategorien eingeteilt werden: diejenigen, die die Gesetze einhalten; diejenigen, die die Gesetze im wesentlichen einhalten; diejenigen, die sie teils einhalten, teils brechen; diejenigen, die ernste Gesetzesbrüche begehen; diejenigen, die die Gesetze überhaupt nicht einhalten. In den Großstädten machen die ersten drei Kategorien etwa 95 Prozent und die beiden anderen zirka 5 Prozent aus. Der Prozentsatz ist in den verschiedenen Großstädten, von geringen Abweichungen abgesehen, etwa gleich. In den mittelgroßen Städten unterscheidet sich dieser Prozentsatz beträchtlich von den obengenannten Zahlen.

    3. Diese fünf Kategorien umfassen die Kapitalisten sowie die nichtkapitalistischen selbständigen Handwerker und Kaufleute mit Familienbetrieben, nicht aber die Straßenverkäufer. In den Großstädten sollte man die Straßenverkäufer eine Zeitlang in Ruhe lassen, doch wäre es gut, sich mit den selbständigen Handwerkern und den Kaufleuten mit Familienbetrieben zu befassen. In den mittelgroßen Städten ist es wohl besser, sich in der Bewegung gegen die „fünf Übel“ auch mit den selbständigen Handwerkern und Händlern sowie mit den Straßenverkäufern zu befassen. In den großen und mittelgroßen Städten unseres Landes gibt es eine große Zahl selbständiger Handwerker und Händler, die keine Arbeiter oder Handlungsgehilfen beschäftigen (aber einige haben Lehrlinge). Viele von ihnen halten die Gesetze ein, viele andere halten sie im wesentlichen ein und verletzen sie zum Teil (d.h., sie haben geringfügige Straftaten begangen, zum Beispiel kleine Steuerhinterziehungen), während eine kleine Anzahl die Gesetze teils einhält, teils verletzt, d.h. in größerem Ausmaß Steuern hinterzogen hat. In dieser Bewegung gegen die „fünf Übel“ müssen wir uns mit vielen kleinen Kapitalisten befassen und uns ein Urteil über sie bilden. Und wir müssen mit den selbständigen Handwerkern und Händlern, die zahlenmäßig ungefähr den kleinen Kapitalisten gleichkommen, nach Möglichkeit genauso verfahren. Das wird für die gegenwärtige Bewegung und für den künftigen Wirtschaftsaufbau nur günstig sein. Im allgemeinen haben die kleinen Kapitalisten und die selbständigen Handwerker und Händler keine ernsten Straftaten begangen, und es ist nicht schwer, sie zu beurteilen. Wenn wir so verfahren, werden wir die Unterstützung der Massen gewinnen. Aber sollten einige Städte meinen, das Ziel sei besser zu erreichen, wenn zunächst die Industrie- und Handelsunternehmen und erst dann die selbständigen Handwerker und Händler beurteilt werden, so geht das auch in Ordnung.

    4. Angesichts der aktuellen Situation in den Städten haben wir beschlossen, die Industrie- und Handelsunternehmen neu zu klassifizieren, sie in fünf Kategorien anstatt wie bisher in vier einzuteilen. Das heißt: Bei jenen, die wir in der Kategorie „die Gesetze einhaltend“ führten, wird nun zwischen solchen, die die Gesetze einhalten, und solchen, die die Gesetze im wesentlichen einhalten, unterschieden, während die restlichen drei Kategorien unverändert bleiben. Von den 50000 Industrie- und Handelsunternehmen in Peking (einschließlich der selbständigen Handwerker und Händler, aber nicht der Straßenverkäufer) halten etwa 10 Prozent die Gesetze ein, halten etwa 60 Prozent die Gesetze im wesentlichen ein, halten etwa 25 Prozent die Gesetze teils ein und teils nicht, machen sich etwa 4 Prozent ernster Gesetzesverletzungen schuldig und halten etwa 1 Prozent die Gesetze überhaupt nicht ein. Es kann sich als von großem erzieherischem Wert erweisen, Unterschiede zu machen zwischen denen, die strikt die Gesetze befolgen, und denen, die sie zwar im wesentlichen einhalten, aber doch geringerer Straftaten schuldig sind, und darüber hinaus in der Behandlung derjenigen, die im wesentlichen die Gesetze einhalten, zu differenzieren zwischen den kleinen und den relativ großen Steuerhinterziehern.

    5. In einigen großen und mittelgroßen Städten haben die Stadtparteikomitees die Bewegung gegen die „fünf Übel“ übereilt begonnen: Sie waren mit der Situation im Hinblick auf die verschiedenen Kategorien der Industrie- und Handelsunternehmen überhaupt noch nicht vertraut und sich über die Taktik ihrer unterschiedlichen Behandlung noch nicht im klaren; außerdem war die Organisierung und Schulung der von den Gewerkschaften und der Regierung entsandten Arbeitsgruppen (oder Überprüfungsgruppen) nur nachlässig betrieben worden. Daraus entstand einiges an Verwirrung. Es ist zu hoffen, daß die Stadtparteikomitees dieser Situation Beachtung schenken und unverzüglich Korrekturen vornehmen werden. Außerdem muß die Untersuchung der gesetzesbrecherischen Industrie- und Handelsunternehmen unter der strikten Kontrolle der Stadtparteikomitees und der Stadtverwaltungen vorgenommen werden. Keiner anderen Institution oder Organisation ist es erlaubt, eigenmächtig Leute zur Untersuchung auszusenden, und schon gar nicht, Kapitalisten zum Verhör in ihr Büro zu holen. Sowohl in der Bewegung gegen die „drei Übel“ als. auch in der gegen die „fünf Übel“ ist es verboten, durch Folterungen Geständnisse zu erzwingen; strikte Vorkehrungen müssen getroffen werden, um Selbstmorde zu verhindern; wo es bereits zu Selbstmorden gekommen ist, sind sogleich Maßnahmen zu treffen, um weitere Fälle zu verhüten, damit die beiden Bewegungen sich in der richtigen Richtung und gesund entwickeln und zu einem vollständigen Sieg führen.
    6. In Kreisen, Distrikten und Gemeinden sollen die Bewegungen gegen die „drei Übel“ und die „fünf Übel“ gegenwärtig nicht eingeleitet werden. Das Zentralkomitee wird in einem späteren Rundschreiben darauf eingehen, wann und wie sie dort durchzuführen sind. In den wenigen Fällen einer versuchsweisen Entfaltung des Kampfes gegen die „fünf Übel“ in Kreisstädten und des Kampfes gegen die „drei Übel“ in Distrikten muß eine strikte Kontrolle ausgeübt werden, dürfen die Frühjahrsbestellung und die anderen ökonomischen Aktivitäten nicht behindert werden. Die Bewegung gegen die „fünf Übel“ darf nicht gleichzeitig in allen mittelgroßen Städten begonnen werden, sondern das muß gestaffelt und unter genauester Kontrolle geschehen.

    (5. März 1952)

    6Während und auch nach dem Kampf gegen die „fünf Übel“ müssen wir folgende Aufgaben erfüllen:
    1. Die Situation in der privaten Industrie und im privaten Handel gründlich klären, damit der Zusammenschluß mit der Bourgeoisie und ihre Kontrolle und die Entwicklung der Planwirtschaft des Landes erleichtert werden. Ohne Klarheit über die Situation dort ist eine Planwirtschaft unmöglich.
    2. Einen klaren Trennungsstrich zwischen der Arbeiterklasse und der Bourgeoisie ziehen, in den Gewerkschaften die Korruption und die bürokratische Erscheinung der Loslösung von den Massen beseitigen und die gekauften Subjekte der Kapitalisten aus den Ge­werkschaften jagen. Solche gekauften Subjekte sind überall in den Gewerkschaften zu finden, ebenso in der Mitte stehende Elemente, die zwischen Arbeit und Kapital hin und her schwanken. Wir müssen die in der Mitte Stehenden im Verlauf des Kampfes erziehen und für uns gewinnen. Die Söldlinge der Kapitalisten jedoch, die schwere Verbrechen begangen haben, müssen hinausgeworfen werden.
    3. Die Gewerbevereinigungen und die Industrie- und Handelsvereine reorganisieren, die Leute, die aller „fünf Übel“ schuldig sind und jene, die völlig in Mißkredit geraten sind, aus den Leitungsgremien dieser Organisationen entfernen und an ihre Stelle Menschen setzen, die sich im Kampf gegen diese Übel recht gut bewährt haben. Mit Ausnahme der Leute, die sich über die Gesetze völlig hinweggesetzt haben, sollten Industrielle und Kaufleute aller Kategorien darin vertreten sein.
    4. Den Leitern der Chinesischen Gesellschaft für Demokratischen Aufbau des Landes helfen, ihre Gesellschaft auszurichten. Sie sollen die Leute, die aller „fünf Übel“ schuldig sind, und jene, die bei den Massen völlig in Verruf geraten sind, ausschließen und eine Anzahl bessere Leute aufnehmen, damit ihre Gesellschaft zu einer politischen Organisation werden kann, die fähig ist, die legitimen Interessen der Bourgeoisie, hauptsächlich der industriellen Bourgeoisie, zu vertreten und die Bourgeoisie im Geist des Gemeinsamen Programms und im Licht der Prinzipien des Kampfes gegen die „fünf Übel“ zu erziehen. Maßnahmen müssen ergriffen werden, um die Geheimorganisationen verschiedener Kapitalistengruppen wie den „Donnerstag-Dinnerklub“ (2) aufzulösen.
    5. Die „fünf Übel“ ausrotten und die Spekulation im Handel ausmerzen, damit die gesamte Bourgeoisie den Gesetzen und Verordnungen des Staates folgt und sich solchen Aktivitäten in Industrie und Handel widmet, die für die Volkswirtschaft und die Lebenshaltung des Volkes nützlich sind. Die private Industrie innerhalb des vorn Staat festgelegten Rahmens entwickeln (vorausgesetzt, daß die Kapitalisten es wollen und diese Entwicklung mit dem Gemeinsamen Programm übereinstimmt) und den privaten Handel Schritt für Schritt einschränken. Die Pläne des Staates für die Monopolisierung des Absatzes der Privatindustrie und der Aufträge an diese Jahr für Jahr ausweiten und gleichzeitig die private Industrie und den privaten Handel zunehmend in unseren Plan einbeziehen. Die Profitraten des privaten Kapitals neu festsetzen: Es soll einiges an Gewinn machen können, aber keine übermäßigen Profite.
    6. Die heimliche Rechnungsführung abschaffen, die Rechnungen offenlegen und allmählich ein System einführen, bei dem die Arbeiter und die Handlungsgehilfen die Produktion und die Verwaltung beauf­sichtigen.
    7. Den größeren Teil der wirtschaftlichen Verluste, die der Staat und das Volk erlitten haben, durch das Eintreiben hinterzogener Steuern, das Einziehen von Entschädigungen und Geldbußen und durch Konfiskation wettmachen.
    8. Unter den Arbeitern und den Handlungsgehilfen in allen großen und mittelgroßen privaten Unternehmen Parteizellen errichten und die Parteiarbeit stärken.

    (23. März 1952)

    ANMERKUNGEN:
    * Einige von Genossen Mao Tsetung für das ZK der KP Chinas entworfene wichtige Direktiven.

    (1) Bei der Bewegung gegen die „drei Übel“ handelte es sich um den Kampf gegen Korruption, Verschwendung und Bürokratismus, der Ende 1951 unter dem Personal der staatlichen Institutionen und Staatsunternehmen eingeleitet wurde. Die Bewegung gegen die „fünf Übel“ war dem Kampf gegen Bestechung, Steuerhinterziehung, Dieb­stahl von Staatseigentum, Betrügereien bei der Erfüllung staatlicher Aufträge und Diebstahl von Wirtschaftsinformationen gewidmet und wurde Anfang 1952 unter den Eigentümern der privaten Industrie- und Handelsunternehmen begonnen.

    (2) Der „Donnerstag-Dinnerklub“ war eine Geheimorganisation einiger Kapitalisten in Tschungking, die sich durch eine Reihe illegaler Aktivitäten schwerer Gesetzesbrüche schuldig machte. Diese Geheimorganisation wurde im Verlauf der Bewegung gegen die „fünf Übel“ entlarvt und verboten.

    #Chine #histoire #politique #économie #socialisme #racket

  • Chinesischer Botschafter Wu Ken : Ich rate deutschen Politikern, nicht so naiv zu sein
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/geopolitik/chinesischer-botschafter-wu-ken-ich-rate-deutschen-politikern-nicht

    Quand l’ambassadeur de Chine en Allemagne publie son point de vue dans un journal accessible à tous, il s’adresse aux gens ordinaires comme moi. C’est rare et marque une étape dans les relations sino-allemandes. Son dernier article a deux ans et il faut se souvenir de ce qu’il a dit dans l’article précédent et des événement auxquels on a assisté et participé depuis pour en saisir la signification entière.

    En ce moment le gouvernement allemande se prépare à soutenir la politique étatsunienne en evoyant des frégates au détroit de Taïwan.

    Wie echtes De-Risking in den chinesisch-europäischen Beziehungen gelingen kann. Ein Gastbeitrag des chinesischen Botschafters in Deutschland, Wu Ken.

    17.05.2024 von Wu Ken - Vor gut zwei Jahren habe ich an dieser Stelle schon einmal einen Beitrag verfasst. Damals warnte ich vor einer unsichtbaren Berliner Mauer in den internationalen Beziehungen, mahnte, dass die globalisierte Welt mehr Brücken- statt Mauerbauer braucht. Mit dem Ende der Pandemie und der allmählichen Wiederaufnahme des grenzüberschreitenden direkten Kontakts kommt auch Chinas Austausch mit Deutschland und Europa in allen Bereichen und auf allen Ebenen wieder in Gang, was mich außerordentlich freut.

    Die Stimmen der Vernunft in Europa, die sich gegen ideologische Konfrontation und Entkopplung und für eine Zusammenarbeit Deutschlands und Europas mit China aussprechen, werden derzeit immer lauter. Nach der erfolgreichen neuen Runde der chinesisch-deutschen Regierungskonsultationen in Berlin im vergangenen Juni war Bundeskanzler Scholz vergangenen Monat zum zweiten Mal in seiner Amtszeit zu Gast in China.

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    Begleitet wurde er von einigen Bundesministern und einer Delegation wichtiger Wirtschaftsvertreter. Vergangene Woche dann stattete Chinas Staatspräsident Xi Jinping Frankreich, Serbien und Ungarn einen gelungenen Staatsbesuch ab. Er traf dabei auch mit Führungspersönlichkeiten der EU zu Gesprächen zusammen und setzte neue kraftvolle Impulse zur weiteren Förderung von Austausch und Zusammenarbeit zwischen China und der EU in allen Bereichen.

    Staatspräsident Xi Jinping hob bei seinem Frankreichbesuch die starke innere Dynamik und den großen Entwicklungsspielraum der chinesisch-europäischen Beziehungen hervor. Unsere Welt ist gerade in eine neue Phase der Turbulenzen und des Wandels eingetreten. Vor diesem Hintergrund sollten China und die EU an ihrer Positionierung als Partner sowie an Dialog und Zusammenarbeit festhalten, sollten einander fördern und gemeinsame Entwicklung suchen.
    Meistgelesene Artikel

    Leider muss man auch zugeben: Seit gut zwei Jahren gestaltet sich die internationale Lage immer unübersichtlicher und vertrackter. Das hat auch die Komplexität und Unsicherheiten in Chinas Beziehungen zu Europa und Deutschland gemehrt. Einige Vertreter politischer Eliten in bestimmten westlichen Ländern klammern sich in diesen Zeiten an ideologische Konfrontation und das Denken des Kalten Krieges.

    Olaf Scholz und Xi Jinping in Peking, im April 2024. 

    Olaf Scholz und Xi Jinping in Peking, im April 2024. Xinhua

    Vergeblich versuchen sie, eine neue Berliner Mauer zwischen Ost und West zu errichten. Ideologische Voreingenommenheit und politische Korrektheit dienen ihnen als Messlatte zur Abwägung von Risiken. Unter dem Vorwand des sogenannten De-Risking politisieren sie die normale Wirtschafts- und Handelskooperation sowie auch den Wissenschafts- und Bildungsaustausch und verknüpfen diese mit Sicherheitsfragen. Damit legen sie der Entwicklung der chinesisch-europäischen sowie auch der chinesisch-deutschen Beziehungen Steine in den Weg, höhlen die Zusammenarbeit gar aus.

    Auch in Europa und Deutschland gibt es Stimmen, die bei Handel, Investitionen und Lieferketten übermäßige Abhängigkeiten von China wähnen und dies als Risiko einordnen. Doch wie ich bereits mehrfach bei verschiedenen Anlässen betont habe: Abhängigkeit ist nie einseitig. Eine fragmentierte Weltwirtschaft wird dem europäischen Wohlstand nur schaden und letztlich noch größere Unsicherheit schaffen. Wenn China in einigen Bereichen dem Aufbau unabhängiger Kapazitäten mehr Aufmerksamkeit schenkt, dann nur deshalb, weil einige westliche Länder Lieferbeschränkungen und Handelsverbote gegen China erlassen haben. Man hat uns quasi gezwungen, zu reagieren. Aus eigenem Antrieb hat China nie Anstrengungen unternommen, sich wirtschaftlich vom Westen abzukoppeln.

    Hier liegt auch der grundlegende Unterschied zum De-Risking, das einige westliche Politiker derzeit propagieren. Meines Erachtens verbinden China, Deutschland und Europa letztlich das gemeinsame Interesse und die gemeinsame Verantwortung, eine gleichberechtigte und geordnete multipolare Welt und eine integrative Globalisierung zu schaffen.

    Die Ukrainekrise hat dem europäischen Sicherheitsverständnis einen schweren Schlag versetzt. Diese Tragödie sollte Europa und die Welt wach rütteln, weitere geopolitische Konflikte zu entschärfen und zu vermeiden, statt bei geopolitischen Spannungen künstlich Öl ins Feuer zu gießen.

    Einige politische Akteure mit Hintergedanken befeuern allerdings das Narrativ „Heute die Ukraine, morgen Taiwan“ und führen dabei nichts Gutes im Schilde. Vorgeblich geht es ihnen darum, die Stabilität in der Taiwanstraße zu wahren und eine Änderung des Status quo zu verhindern. Doch der tatsächliche Status quo in der Taiwanfrage ist, dass beide Seiten der Meerenge zu ein und demselben China gehören. Taiwan war nie ein unabhängiges Land. Mit der Beibehaltung des Status quo meinen solche Leute am Ende nichts anderes als die Aufrechterhaltung der Teilung Chinas. Nur traut man sich nicht, diese Absicht öffentlich so zu benennen.

    Tatsache ist: Die Souveränität und territoriale Integrität Chinas waren nie geteilt, auch wenn Chinas vollständige Wiedervereinigung noch ausstehen mag. Eine Reihe völkerrechtlicher Dokumente, allen voran die Kairoer Erklärung und die Potsdamer Erklärung, haben nach dem Zweiten Weltkrieg Chinas unbestrittene Souveränität über Taiwan bekräftigt. Dies gibt China die Legitimität und Rechtmäßigkeit im Sinne des Völkerrechtes, sich Bestrebungen nach einer Unabhängigkeit Taiwans zu widersetzen und seine Souveränität und territoriale Integrität mit allen erforderlichen Mitteln zu schützen. 1971 verabschiedete die UN-Generalversammlung die Resolution 2758, mit der die Frage der Vertretung ganz Chinas, einschließlich Taiwans, in den Vereinten Nationen politisch, rechtlich und verfahrenstechnisch ein für alle Mal geklärt wurde. Auch dieses Dokument bestätigt, dass Taiwan ein Teil Chinas ist.

    Das Ein-China-Prinzip ist allgemeiner internationaler Konsens und eine grundlegende Norm in den internationalen Beziehungen. Alle Seiten, einschließlich der EU und ihrer Mitgliedstaaten, haben sich gegenüber China und der Welt wiederholt in verschiedener offizieller Form klar zur Ein-China-Politik bekannt, so etwa in gemeinsamen Kommuniqués und Erklärungen. Um geopolitischer Vorteile willen aber zögern politische Akteure in manchen westlichen Ländern seit einigen Jahren nicht, Taiwaner Separatisten bei ihren riskanten Provokationen zu unterstützen. Durch eine sogenannte eigenständige Neuauslegung der Ein-China-Politik versuchen solche Akteure, das Ein-China-Prinzip aufzuweichen bzw. auszuhöhlen.

    Erst jüngst haben Beamte des US-Außenministeriums um Mark Lambert sowie einige Institutionen, darunter der German Marshall Fund, sogar versucht, die Geschichte bewusst zu verfälschen, indem sie die 1971 verabschiedete Resolution 2758 absichtlich umdeuten. Sie propagieren die These, dass Taiwans Status ungeklärt sei und fechten damit den Ein-China-Konsens der internationalen Gemeinschaft an. Dieser Verrat an der Geschichte und die Negierung der internationalen Nachkriegsordnung ist letztlich die größte Gefahrenquelle für die Stabilität in der Taiwanstraße.

    Der Ausgang der Wahlen in Taiwan hat nichts an der Tatsache geändert, dass Taiwan ein Teil Chinas ist und es nur ein einziges China auf der Welt gibt. Er ändert auch nichts am Ein-China-Prinzip als allgemeinem internationalen Konsens, und erst recht nichts am historischen Entwicklungstrend, der auf eine Wiedervereinigung Chinas hinausläuft. In der Frage der nationalen Einheit gab es faktisch nie eine zweite Option. Unser Land strebt nach wie vor mit größter Aufrichtigkeit und Anstrengung die Aussicht auf eine friedliche Wiedervereinigung des Vaterlandes an. Um die Unabhängigkeitsbestrebungen Taiwans und Einmischungen von außen zu unterbinden, werden wir auch nie versprechen, auf Gewalt als letztes Mittel für den Schutz unserer territorialen Integrität und Souveränität zu verzichten, sodass die friedliche Wiedervereinigung zu einer realen Möglichkeit wird.

    Wenn Europa ernsthaft an Chinas Zusammenführung mit friedlichen Mitteln gelegen ist und man verhindern will, dass die Taiwanstraße zu einem neuen geopolitischen Risiko wird, sollte die EU konsequent und tatkräftig an ihrer Verpflichtung zur Ein-China-Politik festhalten. Sie sollte sich nicht auf die Seite von Akteuren stellen, die eine Unabhängigkeit Taiwans anvisieren, geschweige denn bestimmten westlichen Ländern folgen, die die Taiwanfrage für die Eindämmung Chinas instrumentalisieren. Das ist meines Erachtens, worum es beim viel zitierten De-Risking eigentlich gehen sollte. In diesem Zusammenhang möchte ich auch einzelnen deutschen Politikern raten, nicht so naiv zu sein zu glauben, dass Chinas Wiedervereinigungsprozess sich durch die Entsendung einiger Kriegsschiffe durch die Meerenge ausbremsen ließe.

    Bei seinem Treffen mit Präsident Macron und der Präsidentin der EU-Kommission von der Leyen während seines Frankreichbesuchs hat Staatspräsident Xi Jinping betont, dass China und Europa die Kerninteressen und Hauptanliegen des anderen respektieren sollten. Er forderte dazu auf, die politische Grundlage der Beziehungen zwischen China und der EU sowie die grundlegenden Normen der internationalen Beziehungen zu wahren. Gleiches gilt auch für die Zusammenarbeit zwischen China und Deutschland. Gegenseitige Achtung der Kerninteressen und Hauptanliegen – das ist es doch, worauf es bei einer umfassenden strategischen Partnerschaft ankommt. Wie zwischen Asien und Europa braucht es auch auf dem weiten Pazifik mehr Brücken, die uns verbinden, statt Kriegsschiffe und Kanonen aus der Ferne.

    Ich hoffe und bin überzeugt, dass die deutsche Seite weiterhin am Ein-China-Prinzip festhalten und gemeinsam mit China das Fundament für die Entwicklung der chinesisch-deutschen Beziehungen festigen wird. Lassen Sie uns gemeinsam konstruktive Beiträge leisten, nicht nur zum Frieden in der Taiwanstraße, sondern auch zu Stabilität und Wohlstand in der Asien-Pazifik-Region und in aller Welt. Denn dies liegt im Interesse aller Beteiligten, einschließlich Chinas und Deutschlands.

    Wu Ken ist Botschafter der Volksrepublik China.

    #Chine #USA Europe #Allemagne #Taiwan #relations_internationales #guerre

  • Will the American Oligarchy Accept Limits or Choose World War Three ?
    https://www.nakedcapitalism.com/2024/04/less-us-oligarchy-and-less-war.html

    Si tu t’es demamdé ce dernier temps d’où vient l’acharnement des élites transatlantiques contre la Russie et si les acteurs des deux côtés du conflit sont vraiment prêts à l’escalation qui fera pleuvoir des bombes sur les métropoles européennes, tu dois lire cet article. La réponse à ta question est oui.

    Les véritables maîtres du jeux sont en train de préparer le terrain, au moins ils l’essayent avec plus ou moins de succès. La situation n’est pas encore sans espoir. Tu tu es encore libre d’agir contre les guerres à venir.

    J’aime la note sous l’article à propos d’Ursula von der Leyen. Rappellez-vous, la chose la plus urgente à faire après l’implosion de l’état socialiste allemand était la récupération de tous les biens socialisés ou vendus au peuple après la défaite nazie.

    Traduction allemande : Werden die US-amerikanischen Oligarchen Grenzen akzeptieren oder den Dritten Weltkrieg wählen ?
    https://globalbridge.ch/werden-die-us-amerikanischen-oligarchen-grenzen-akzeptieren-oder-den-dr

    14.4.2024 by Conor Gallagher - I recently came across this piece from the Century Foundation titled “A Bolder American Foreign Policy Means More Values and Less War.” Its central argument is that the US must “recenter values” like “multilateralism and human rights that are core to its identity.”

    The Century Foundation calls itself a “a progressive, independent think tank,” and this particular piece appears to mean well but is just as disconnected from reality than all the neocon think tanks’ war mongering policy papers saying Washington will prevail as it takes on Russia, China, Iran, and whoever else it feels like.

    The Century Foundation authors possess a Hollywoodized idea of America that isn’t a land filled with brutal class struggle but virtue, which flow out into its foreign policy that stands for international humanitarian or human rights law. I think anyone with a basic understanding of current events or recent history knows how ridiculous this is, and yet it is repeated ad nauseam by every purported think tank. I suppose this is a classic example of Upton Sinclair’s saying that “It is difficult to get a man to understand something, when his salary depends on his not understanding it,” but I think the Century Foundation is onto something with its focus on values. It’s just that it has it backwards. The problem is that values are what has the US on the brink of starting World War III in multiple locations.

    So what are the core values that do have it such a position – and whose are they?

    I think the story of former US President Herbert Hoover is instructive. He had interests in mines in Russia until they were seized by the Bolsheviks. [1] Hoover never forgot about it and remained terrified of Communists for the rest of his life – and for good reason considering how much he stood to lose.

    Though Hoover got booted out of office in 1932, he played a central role in organizing capitalists to counter worker organization both in the US and abroad. His legacy lives on at Stanford’s neocon Hoover Institution. Throughout his life, he remained a major admirer of pre-Soviet Russia: “At the top was a Russian noble family and at the bottom 100,000 peasants and workers with nobody much in between but the priesthood and the overseers.”

    That pretty much sums up the capitalist class’ enduring vision not just for Russia, but everywhere. Ownership of Russian mines or Opium Wars in China might not factor much into my or your everyday life, but you can bet it’s an important part of American ruling class ideology. Whose values? The dominant value at play there is a belief that as Western capitalists they have a right and a duty to exploit and profit off of every corner of the globe. Just like capital must dominate labor, it must expand and find new sources of revenue. If governments in Russia and China impede that progress, they must be destroyed.

    Rather than bromides like more American “values,” the following are some questions or thought exercises for think tanks to consider – whether they want to win another war or maybe even quit starting so many of them.

    Can You Practice Realpolitik with Gangsters?

    The US is a market state that is dominated by and run for transnational capital. Its foreign policy and the military are a tool of the American oligarchy. Therefore, any serious policy discussion needs to deal with the fact that national interests as they’re expressed today are not in any real sense national but representative of the interests of a small cohort of the super wealthy.

    When US officials go on about spreading “freedom,” they’re not lying. It’s just their idea of freedom is a state devoted to high profits – free from the political whims of local populations that could degrade an investment’s expected return.

    Let’s remember there likely wouldn’t be any problem with Russia had Putin not put an end to the 1990s shock therapy administered by the Western finance capitalists who were making a killing by pillaging Russian resources. Like Bert Hoover, they’re haunted by that opportunity snatched away from them, and they’ve been trying to get it back for a quarter century now.

    The question is will American capital ever voluntarily give up? Will it ever say “okay, we’re satisfied with what we’ve got here, you do your thing in your sphere of influence”?

    It’s not like Moscow and Beijing haven’t tried. Russia for example floated the idea of joining NATO or working out some other security arrangement. For decades after the end of the USSR, Russia tried to be accepted into the West’s club to no avail.

    China, too, constantly repeats the refrain that the world is big enough for both Beijing and Washington. It invited the US to join it in its Belt and Road Initiative. The US could have helped steer projects that would have benefited both countries. While such cooperation between the two big powers wouldn’t be a panacea for all the world’s problems, it would likely mean a lot better spot than current one. Instead the US wanted the whole pie and instead we got the TPP, sanctions, export bans, a new Cold War, a spy balloon scandal, the disastrous effort to weaken Russia before taking on China, the successful effort to sever Europe from Eurasia to disastrous effect for Europe, and the desire to see a Ukraine sequel in Taiwan and/or the South China Sea.

    There is a lot of confusion over why the West keeps escalating in a losing effort. Why, for example, are Western governments going around begging for shells to send Ukraine rather than accepting the L? The desperation seems to stem from the creeping realization that their system is coming undone. The entire post-WWII elite American mindset is built on the foundation of worldwide profit expansion via silicon and fire, and if they throw everything at Russia and lose, well a whole new domino theory could come into play – one where parasitic Western finance capital is driven back. (Granted it might in most cases be replaced by a more local form, but it’s nonetheless frightening for the Western honchos.) Just look at what’s happening to France in Françafrique! And the US in the Middle East!

    The fact that the West can no longer even manufacture enough weapons to supply its proxy wars almost certainly means that the dominoes will keep falling. This is a jolt to the system – described here by Malcolm Harris in his 2023 book Palo Alto:

    War Capitalism could put on a blindfold and run into a maze of horrific, absurd plans with confidence because it had class power echolocation for a guide: As long as the rich strengthened and the working class weakened, then things had to be going in the right direction. It didn’t matter that capitalists were investing in finance sugar highs, monopoly superprofits, and an international manufacturing race to the bottom rather than strong jobs and an expanded industrial base. The twenty-first century was going to be all about software anyway, baby. The robots will figure it out. Silicon Valley leaders sat on top of this world system like a cherry on a sundae, insulated from the melting foundation by a rich tower of cream.

    They likely still feel insulated from the consequences of their actions, which fall most heavily on their proxy fighters and the working class dealing with inflation and declining living standards, but the panic over this system’s implosion is real – and with good reason. The idea that the US can just spend more money and develop more wonder weapons is breaking down in humiliating fashion.

    The great danger is that a Western capitalist class with no memory of a world war views the fight against Russia or China as more than just an effort to strategically weaken them. To evoke Hoover, they must regain access to their mines in Russia or risk losing them everywhere, which would make this an existential fight for Western governments and the capital they serve. On the opposing side, Russian officials have already said its military operation against the West in Ukraine is an existential one. Well, then we have opposing nuclear-armed sides both viewing this as an existential fight.

    The Great Irony in the West’s Predicament Is That Finance Capital’s Own Greed Has Eroded Its Ability to Satiate Its Greed Around the World.

    They hollowed out the West in order to make a quick buck. Where the manufacturing isn’t completely gone, it’s entirely degraded (Boeing). Government has been reduced to a collection of worthless sycophants only looking to cash in on their servitude.

    It was American elites’ greed that caused the American working class to lose 3.7 million decent paying jobs from 2001-2018 – and that’s only from shipping jobs to China.

    Les Leopold in his book Wall Street’s War on Workers calculates that Wall Street strip mining of the US (including China, NAFTA, stock buybacks, etc.) has led to 30 million laid-off Americans since 1996. No wonder they’re desperate for new markets. But let’s focus on China for a moment, which vies for the number one spot on the enemy list with Russia.

    The wilful decimation of the US’ manufacturing over recent decades destroyed its research capacity. It means the US relies on components made in China for aircraft carriers and submarines. It means a trillion dollars in defense spending helps enrich China – the very country which is supposedly behind the increased defense spending in the first place.

    It was impossible to know this would happen, they say, despite warnings at the time that this very situation would arise. Workers knew. Here’s a piece from the New York Times back in 2000 titled “Unions March Against China Trade Deal”:

    Thousands of steelworkers, truck drivers, auto workers and other union members rallied on Capitol Hill and swept through the halls of Congress today in a show of muscle intended to block a trade agreement with China.

    Their message, conveyed by union leaders and rank-and-file members who came from as far away as Michigan and Nebraska, was that trade was working for American corporations but not for American workers.

    …[the union members] said, they are only opposing a deal with a country that does not respect workers’ rights and would stop at nothing, in their view, to steal the jobs that are the backbone of the American middle class.

    Not surprisingly, when Politico did a 20-year-anniversary story on China’s accession to the WTO, most US lawmakers didn’t want to talk about their vote to normalize trade relations with China in 2000 (which paved the way to the WTO). But four American “experts” who did the planning and negotiating of the normalization of trade ties with China are described in the POLITICO piece as having zero regrets. Why would they? They were rewarded with better positions.

    It’s entirely unclear how exactly the US would conduct this war it wants so much with China considering it’s so reliant on it for minerals and components crucial to the American military. As Army Technology points out:

    The US Department of the Interior released a list of 35 minerals it deems essential to the economic and national security in 2018 (updated in 2022), amongst them many [rare earth elements]. The problem for the US is that the local production of these materials is hugely limited.

    The extent of reliance on imports varies from mineral to mineral. Beryllium is mainly used to create lightweight material used in fighter jets, lithium is essential for modern battery production and tin is used in electronics, including soldier semiconductors, a sector that is projected to reach a value of $17.5bn by 2030.

    Whereas the US produces some of the minerals mentioned above, it entirely relies on China and other countries for many other supplies. Cerium is used in batteries and in most devices with a screen and magnets forged from neodymium and samarium are impervious to extreme temperatures that are used in fighter jet fin actuators, missile guidance, control systems, aircraft and tank motors, satellite communications and radar and sonar systems.

    Here again, it was Wall Street that moved rare earth and other mineral processing to China, that sold off mining operations to Chinese companies, and reaped the rewards for doing so. Matt Stoller and Lukas Kunce tell the story in a 2019 piece at The American Conservative:

    In the 1970s and 1980s, the Defense Department invested in the development of a technology to use what are known as rare-earth magnets. The investment was so successful that General Motors engineers, using Pentagon grants, succeeded in creating a rare earth magnet that is now essential for nearly every high-tech piece of military equipment in the U.S. inventory, from smart bombs and fighter jets to lasers and communications devices. The benefit of DARPA’s investment wasn’t restricted to the military. The magnets make cell phones and modern commercial electronics possible.

    China recognized the value of these magnets early on. Chinese Premier Deng Xiaoping famously said in 1992 that “The Middle East has oil, China has rare earth,” to underscore the importance of a rare earth strategy he adopted for China. Part of that strategy was to take control of the industry by manipulating the motivations of Wall Street.

    Two of Xiaoping’s sons-in-law approached investment banker Archibald Cox, Jr. in the mid-1990s to use his hedge fund as a front for their companies to buy the U.S. rare-earth magnet enterprise. They were successful, purchasing and then moving the factory, the Indiana jobs, the patents, and the expertise to China. This was not the only big move, as Cox later moved into a $12 million luxury New York residence. The result is remarkably similar to Huawei: the United States has entirely divested of a technology and market it created and dominated just 30 years ago. China has a near-complete monopoly on rare earth elements, and the U.S. military, according to U.S. government studies, is now 100 percent reliant upon China for the resources to produce its advanced weapon systems.

    Can the US expect its proxy warriors to keep enlisting if they’re armed with sticks and kitchen knives going up against hypersonic missiles?

    A 2020 Bank of America study found that it would cost American and European firms $1 trillion over five years to shift all the export-related manufacturing that is not intended for Chinese consumption out of China. Has there been any movement on this or is there just an assumption that AI will figure it out?

    Let’s say, for arguments sake that the US ponied up $1 trillion tomorrow to help firms bring back this manufacturing, what other problems would arise? There’s at least one, which is already evident from the CHIPS Act and Inflation Reduction Act. According to this tracker, $263 billion has been invested and 113,400 jobs have been created, but a major problem has arisen. There aren’t enough workers with the necessary skills.

    Taiwan Semiconductor Manufacturing Company had to delay the production start date of its Arizona plants to 2025 due to a lack of workers, and a major shortage is expected to continue in coming years. The shipyard building the US Navy’s new frigate can’t find workers, leading to a three-year delay – at least. Apply that to other industries, add in the country’s crumbling infrastructure, and the price keeps climbing.

    There’s also the issue of how to check the power of parasitic finance capitalists that would immediately start to erode any efforts to improve the national situation.

    This brings us to another great irony.

    Anyone in the US government with a few marbles left and a desire to make the US a strong nation state again should be looking to an unlikely source for advice on how to rein in the US oligarchy; they should talk to Russian President Vladimir Putin who successfully tamed the oligarchy in his country – at least at points where it would impede national interest.

    The American system has failed to reform even slightly on its own, which means the hollowed out imperial force is now being repeatedly exposed and driven back by force abroad. There are parallels to Russia during the First World War when industrial and bureaucratic shortcomings, economic hardship, and a government lacking legitimacy led to the rise of the Bolsheviks.

    I have yet to see a think tank recommend that yet, but at the rate the US keeps starting wars, they’d better think of something fast.

    Notes

    [1] It’s interesting to note that European Commission President Ursula von der Leyen’s great grandfather had a textile empire in Russia. He had one of the biggest fortunes in the country, but the enterprises were nationalized following the 1917 revolutions.

    #histoire #guerre #impérialisme #Russie #Chine #USA

  • Les voitures électroniques qui vont sauver votre planète
    https://carfree.fr/index.php/2024/05/14/les-voitures-electroniques-qui-vont-sauver-votre-planete

    La #voiture_électrique chinoise sera-t-elle le coup de grâce porté à l’automobile, ou du moins à l’industrie automobile européenne ? Il semble qu’une vague gigantesque de voitures électriques chinoises s’apprête à Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #chine #consommation #société #transition

  • ‘The Invisibility Of Poverty’ – Street Art by Kevin Lee | STREET ART UTOPIA
    https://streetartutopia.com/2024/05/13/the-invisibility-of-poverty-street-art-by-kevin-lee

    In 2008, UNICEF China launched a compelling campaign to spotlight the often-overlooked issue of child poverty with a striking series of images featuring homeless children in Beijing.

    These children were painted to blend seamlessly into the urban environment, rendering them nearly invisible against the cityscape. This visual campaign posed a poignant question about the visibility of poverty and was highly effective, quickly raising significant funds for underprivileged children.


    #photo #art #pauvreté

    • La #Chine en tête de course pour le prix de l’ #obsolescence absolue. Une voiture traditionnelle avec un entretien adéquat peut durer au dela de soixante ans (cf. le Cuba), les modèles plus récents à partir de 1995 posent de véritables problèmes aux garagistes indépendants et amateurs de véhicules de collection.

      Le #right_to_repair n’existant pas la courte durée de production des circuits intégrés rend obsolète chaque voiture « moderne » dès l’age de deux ans avec le premier problème sérieux. L’histoire des batteries chères et polluantes n’améliore pas la situation.
      Il est dommage que le parti communiste ne favorise pas le développement d’un système de transport commun gradué mais laisse libre cours à la compétition capitaliste et mise sur les marchés internationaux pour y imposer so pouvoir.

      Cerise sur le gateau les voitures américaines vendues au rabais alimentent le business #VTC ou #ride_hailing qui est une machine d’exploitation radicale en Chine aussi. Le capitalisme à la fois nu et encadré y pousse les foules de pauvres à s’endetter auprès des sociétés du type #Uber dans la poursuite du rêve d’entrepreneur indépendant. Le résultat est le même sinon pire que ce que Ken Loach a montré dans Sorry We Missed You .

      I plopped down in the front seat of the Buick Velite 6, the electric wagon I had seen everywhere in Shanghai. I’d find out later from four different on-the-ground sources, including Sundin, that the Velite 6 is highly discounted and sold en masse to Chinese rideshare drivers.

      It is a car that sells in numbers heavily to fleets because it is cheap and available, and less because it is desirable—not great for a brand that wants to retain its market share and raise its transaction prices.

      ...

      Some of the China-only cars I had read about and reported on before, I was finally seeing in person. “Oh wow, that’s a Buick Velite 6; I’ve been reading about those online, they’re everywhere, here in China. Or at least, everywhere in the passenger pickup area,” I said out loud, to no one in particular. For a split second, I wondered: were the reports overblown? Was China’s love affair with Western cars still strong?

      ...

      I’d later learn that the auto show had more than 100 new model debuts and concepts. That’s a far cry from the Detroit Auto Show last September, which only featured one fully new model. Two other models were refreshed versions of current cars already on sale. None were electric.

      ...

      Whatever the flavor, these models are superconnected, full of high-end processors and tech meant to woo discerning Chinese buyers.

      Just from what I saw, I understood why there were so many people at the Chinese domestic brands. Li Auto’s booth had a consistent queue to view L6 compact PHEV crossover, released at the show.

      ...

      Nobody Cares About Western Brands in China

      ...

      The first stand I stumbled upon was Buick’s. It unveiled two GM Ultium-based concepts, the Electra L and Electra LT. It had also unveiled a PHEV version of its popular GL8 van. But where the hell was everyone? It was barely 10 a.m., on the first day of the Beijing Auto show; two concepts were just revealed sometime earlier that morning, yet there were only a handful of spectators at the Buick stand.

      ...

      “Chinese people don’t really care about concepts here,” Will Sundin of the China Driven internet show told me. “They want something they can buy and drive right away.”

      ...

      Why isn’t the Equinox EV on sale?

      We explored the expo center more, but eventually made our way back to the Buick stand. I plopped down in the front seat of the Buick Velite 6, the electric wagon I had seen everywhere in Shanghai. I’d find out later from four different on-the-ground sources, including Sundin, that the Velite 6 is highly discounted and sold en masse to Chinese rideshare drivers.

      It is a car that sells in numbers heavily to fleets because it is cheap and available, and less because it is desirable—not great for a brand that wants to retain its market share and raise its transaction prices.

      Within five seconds of sitting behind the wheel of the Velite 6, I understood why. Sundin picked up on my disappointment.

      “It’s a bit shit, innit?” he said. He was right. I couldn’t ignore what I was seeing. The Velite 6 felt like an electric version of a generation-old Chevy Malibu.

      The delta of quality, connectedness, and value between the Velite 6 and any of the equivalent of the mid-tier Chinese EV vehicles I had experienced that day, was startling. By comparison, the Velite 6’s small screens and grey plastic interior were downright depressing to the full-width, super brilliant screens in any given Chinese EV.

      #vtc #transport #voitures_électriques

    • @klaus j’ai regardé un peu les photos de l’article : des voitures blindées d’écrans (quasiment plus un seul bouton physique alors qu’il est prouvé que c’est largement plus efficace et du reste ça va être un critère de sécurité pour le NCAP) qui ressemblent à des gros jouets. C’est le même modèle que Tesla, produire un truc qui brille mais vite fait et mal fait, irréparable, au coût écologique désastreux et obsolète en quelques années. Ou l’on comprend (si on en doutait encore) qu’une bonne partie de l’humanité n’a toujours pas compris vers quel désastre on allait, et à grande vitesse (mais en électrique donc ça va !).

    • @alexcorp Mon point de vue pratique est que je veux une voiture dans la quelle je prends place, où j’ai compteur de vitesse, accélérateur, frein et volant et, pour les bagnoles sans boîte à vitesse automatique un compte-tours et pédale d’embrayage.
      Les vitres et rétroviseurs électriques sont sympas, mais enfin ce n’est pas indispensable si les conducteurs ne changent pas tout le temps.

      Les bagnoles modernes des services de location par contre sont toutes équipées de systèmes qui font que tu devrais passer une journée ou plus pour lire le manuel si tu veux les conduire sans mauvaises surprises. Avant de démarrer je passe toujours un long moment désagréable à la recherche du « bouton » pour baisser le volume ou éteindre le système multimédia qui me fait chier avec la musique à la c... de l’utilisateur précédent.

      D’ailleurs il ne faudrait autoriser l’utilisation d’engins aussi dangereux qu’une voiture qu’aux conducteurs professionnels et aux handicapés qui n’ont pas d’autre possibilité de se déplacer.

      Je suis pour l’abolition de ce « marché » qui ne fait que contribuer à la destruction de la terre. Mais c’est une tâche qui occupera encore les générations à venir.

  • Le mérite à l’épreuve du comparatisme
    https://laviedesidees.fr/Khanna-Szonyi-Making-Meritocracy

    22 auteurs proposent un décentrement bienvenu des notions de #mérite et de méritocratie en étudiant les cas de la #Chine et de l’Inde. Mais la comparaison quasi-explicite avec les États-Unis, qui sous-tend les études réunies dans ce livre, met en question la démarche comparative.

    #International #Inde
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20240509_merite.pdf

  • En Birmanie, la junte interdit aux hommes de partir travailler à l’étranger
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/05/03/en-birmanie-la-junte-interdit-aux-hommes-de-partir-travailler-a-l-etranger_6

    En Birmanie, la junte interdit aux hommes de partir travailler à l’étranger
    Publié aujourd’hui à 04h32, modifié à 07h36
    La décision est censée mettre un frein à une vague massive de départs : la junte birmane a annoncé, jeudi 2 mai, suspendre la délivrance aux hommes d’autorisations de travail à l’étranger. La mesure a été prise pour pouvoir « prendre plus de temps afin de vérifier les procédures de départ, et en lien avec d’autres questions », est-il écrit, sans autre précision, dans un communiqué du ministère du travail publié jeudi soir.
    Des milliers de Birmans ont tenté de partir, après que la junte a déclaré, en février, vouloir imposer un service militaire d’au moins deux ans aux hommes de 18 à 35 ans et aux femmes de 18 à 27 ans. Durant les jours suivant l’annonce, de longues files d’attente se sont créées devant les ambassades étrangères à Rangoun, et d’autres personnes ont essayé de traverser la frontière pour rejoindre la Thaïlande, ont rapporté des médias.
    Plus de treize millions de personnes sont concernées par l’appel sous les drapeaux, d’après un porte-parole de la junte, bien que l’armée n’ait la capacité d’en former que 50 000 par an. La loi de service militaire a été conçue par une précédente junte, en 2010, mais elle n’avait jamais été appliquée jusque-là.
    Le texte est « essentiel face à la situation que connaît notre pays », a justifié un porte-parole de la junte. Il prévoit un allongement du service militaire jusqu’à cinq ans en cas d’état d’urgence. Ceux qui ignorent leur convocation risquent une peine de prison de la même durée. Un premier groupe de plusieurs milliers de recrues a déjà commencé l’entraînement, selon des comptes Telegram projunte.
    Décrété par les généraux à leur prise de pouvoir, en 2021, l’état d’urgence est renouvelé tous les six mois, dans un contexte de dégradation de la situation sécuritaire. La persistance de l’état d’urgence repousse également les nouvelles élections nationales, promises par l’armée lorsque celle-ci a renversé la dirigeante élue Aung San Suu Kyi.
    Le putsch a déclenché une reprise du conflit avec des combattants appartenant à des minorités ethniques actifs depuis plusieurs décennies, et il a donné naissance à des dizaines de nouvelles « Forces de défense du peuple », qui, selon les analystes, ont surpris l’armée par leur efficacité. L’offensive coordonnée de trois groupes ethniques minoritaires près de la frontière chinoise, à la fin d’octobre 2023, a marqué un tournant majeur en faveur des adversaires du pouvoir, qui ont pris le contrôle de certaines villes et routes stratégiques, selon des observateurs. Plus de quatre millions de Birmans travaillaient à l’étranger en 2020, selon une estimation de l’Organisation internationale du travail, citant des données du gouvernement. Beaucoup d’autres sont employés au noir loin de chez eux, ont prévenu des experts.

    #Covid-19#migrant#migration#birmanie#crise#chine#frontiere#minorite#securité#sante#emigration

  • Au Maroc, Bruno Le Maire vante la transition énergétique comme nouveau levier de la relance avec la France
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/04/29/au-maroc-bruno-le-maire-vante-la-transition-energetique-comme-nouveau-levier

    .... Bruno Le Maire, qui s’est rendu deux fois au Maroc en six mois, l’a répété : « Une politique sans #économie, c’est comme un moteur sans essence, ça n’avance pas. » ... BLM, qui a la main sur l’#énergie depuis le remaniement gouvernemental de janvier, a choisi le nouveau carburant du couple franco-marocain : la transition énergétique. L’Agence française de développement (AFD) prêtera 350 millions d’euros à l’Office chérifien des phosphates (OCP) pour soutenir les investissements du géant des engrais dans la #décarbonation. Un programme sur l’#hydrogène vert sera également lancé entre le groupe marocain et la banque publique d’investissement Bpifrance.

    Le locataire de Bercy a précisé par ailleurs voir « une complémentarité évidente » entre la relance de la filière française des panneaux #photovoltaïques et les capacités « exceptionnelles » du Maroc dans l’énergie solaire. Les panneaux qui seront fabriqués dans les futures giga-usines de Fos-sur-mer (Bouches-du-Rhône) et Sarreguemines (Moselle) pourraient servir au Maroc, alors que plus de 90 % de la production mondiale de ces panneaux vient de Chine.
    Plus surprenant a été l’accord du gouvernement français pour une coopération avec Rabat dans le #nucléaire. Les petits réacteurs modulaires, dont Emmanuel Macron souhaite doter la France d’un premier prototype d’ici à 2030, pourraient être utiles au #dessalement de l’eau de mer, sur lequel le #Maroc mise.

    Fraises, tomates, agrumes, melons charentais, tous pesticidés, phosphates et zones de loisirs contre « autoroute électrique » et, si tout va bien, Airbus.

    Avec des jolies mentions

    L’ancien ministre de l’industrie et de l’énergie, Eric Besson, qui dirige au Maroc la société suisse Sicpa, est tout aussi catégorique : « Les Marocains ont moins besoin de la France. Nous aurons une bonne relation à l’avenir, mais elle ne sera pas aussi exclusive qu’auparavant. »

    et « Au Maghreb, (...) recentrage de la France vers le Maroc »
    https://justpaste.it/8adgt

    #onestleschampions #Chine