• #Transferts de migrants des #îles à la #Grèce continentale...

    20 mars

    Samedi dernier, 500 personnes qui sont arrivées après le 1 mars et ont été détenues sur Lesbos, refusé leur droit de demander asile, ont été transportées au centre de détention fermée à #Malakasa, en attente d’être déportés. Aujourd’hui, le #transfert des personnes restantes en détention des autres îles a commencé.

    Les gens de #Samos et #Chios sont déjà sur le « #Aqua_Blue », direction #Lesbos, #SuperJet a déjà ramassé des gens sur #Kastelorizo et #Rhodes en direction #Symi. Combien de temps ils resteront dans ces centres fermés est inconnu.

    Aujourd’hui et demain le transfert de 1513 personnes aura lieu, 794 personnes seront emmenées sur le site de #Klidi à #Sintiki_Sères, et 719 seront emmenées à Malakasa, au nord d’#Athènes. Au total, plus de 2000 personnes, beaucoup d’entre eux, seront enfermés derrière des fils barbelés jusqu’à ce qu’ils soient déportés, pour une durée indéterminée.

    Les arrivées en détention de Lesbos (192 personnes), Chios (283 personnes), Samos (129 personnes) et Kea (190 personnes), seront emmenées au #centre_de_déportation de #Sères.

    Arrivées en détention de #Leros (252 personnes), #Kos (237 personnes), #Kastelorizo (106 personnes), #Symi (21 personnes), #Kalymnos (60 personnes) et #Rhodes (43 personnes) , sera emmené au centre d’expulsion de Malakasa.

    Aqua Blue et Superjet ont été chartés par le Ministère de l’Immigration et de l’asile pour transporter des réfugiés des îles de la mer Égée vers la Grèce continentale. Les 2 navires SEAJETS exploiteront 4 itinéraires, qui sont les suivants :

    1. Samos - Chios - Lesbos - Kavala (Aqua Bleu)
    2. Castelorizo - Rhodes - Symi - Kos - Rafina (SuperJet)
    3. Leros - Kalymnos - Kos - Rafina (SuperJet)
    4. Kea - Kavala.

    –-> Pour plus de statistiques et d’informations détaillées, rendez-vous sur aegeanboatreport.com (https://aegeanboatreport.com) / Statistiques ABR.

    Reçu via mail, le 21.03.2020 via la mailing-list Migreurop

    #centres_fermées #détention #migrations #asile #réfugiés #statistiques #chiffres #Grèce_continentale #déplacements_de_masse

  • Migrations : #affrontements à Lesbos et Chios entre policiers et habitants

    Des affrontements ont eu lieu mardi entre des centaines d’habitants de Lesbos et de Chios et des #forces_anti-émeutes, qui ont fait usage de #gaz_lacrymogènes sur fond de controverse autour de nouveaux #camps_fermés pour les migrants sur ces îles de la mer Egée.

    Des affrontements ont eu lieu mardi entre des centaines d’habitants de Lesbos et de Chios et des forces anti-émeutes, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes sur fond de controverse autour de nouveaux camps fermés pour les migrants sur ces îles de la mer Egée.

    Habitants et autorités locales se sont rassemblés sur les ports de ces îles et dans des villages situés à proximité des terrains désignés pour la construction de nouveaux camps pour protester contre l’arrivée d’environ un millier de policiers des forces anti-émeutes en provenance de Grèce continentale pour renforcer la #sécurité sur ces îles, selon une source policière.

    Des gaz lacrymogènes et des #grenades_assourdissantes ont été lancés par les forces de d’ordre contre des groupes de personnes qui leur jetaient divers objets, selon un photographe de l’AFP.

    Deux femmes ont été hospitalisées pour des problèmes respiratoires après ces incidents, selon la même source.

    Le gouvernement a de nouveau réitéré mardi sa détermination à construire ces nouveaux camps fermés pour remplacer les camps insalubres et surpeuplés sur les îles.

    « Les nouveaux camps seront construits, les vieux camps débordés (de demandeurs d’asile) vont fermer », a affirmé Stelios Petsas, lors de son point presse hebdomadaire.

    Le gouvernement avait tenté à plusieurs reprises de convaincre les autorités locales de la nécessité de ces nouveaux camps mais ces dernières y sont opposées.

    « Le dialogue avec les autorités locales ne peut pas servir d’alibi pour ne pas continuer les travaux (...) nous demandons aux habitants de nous faire confiance », a souligné Stelios Pepas.

    – « Pas de retour en arrière » -

    Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis avait récemement indiqué que le projet de construction des nouveaux camps serait mis en oeuvre malgré l’opposition qu’il suscite dans la population des îles.

    « Les travaux vont commencer immédiatement et seront menés à bien. Il n’y aura pas de retour en arrière », avait-il déclaré.

    Plus de 38.000 migrants sont actuellement entassés dans des camps installés sur les îles de Lesbos, Samos, Chios, Leros et Kos en mer Egée dont la capacité totale officielle est de 6.200.

    Les travaux de construction de nouveaux camps sur Lesbos et Chios, avec une capacité officielle de 7.000 personnes chacun, doivent débuter cette semaine.

    Autorités locales et habitants ont fait savoir qu’après cinq ans en première ligne de la crise migratoire qui affecte l’Europe, ils ne sont plus disposés à accepter sur leurs îles des milliers de demandeurs d’asile.

    Des habitants ont menacé de bloquer l’accès des sites des futurs camps pour entraver leur construction.

    Le gouvernement conservateur arrivé au pouvoir en juillet 2019 a annoncé que les camps existant à #Lesbos, #Samos et #Chios seraient fermés dans le courant de 2020 et remplacés par de nouvelles installations.

    L’objectif est de diminuer la #surpopulation sur les îles en transférant des milliers de migrants vers d’autres parties de la Grèce, mais actuellement le gouvernement est dans l’impasse car sur le continent les communautés locales s’opposent aussi à cette mesure.

    Le Haut commissaire de l’ONU pour les réfugiés Filippo Grandi a appelé vendredi à des actions urgentes pour remédier à la situation « choquante et honteuse » dans laquelle les migrants doivent vivre dans les centres d’accueil actuels sur les îles.

    Le HCR a également appelé le gouvernement à transférer les demandeurs d’asile, qui ont droit, en Grèce continentale.

    https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/250220/migrations-affrontements-lesbos-et-chios-entre-policiers-et-habitants

    #résistance #hotspot #Grèce #île #Lesbos #asile #migrations #réfugiés #Chios

    –-> Commentaire reçu via la mailing-list Migreurop :

    Des véritables scènes de #guérilla ont lieu sur les îles et plus particulièrement à Lesbos et Chios où la population locale s’affronte aux #CRS envoyés sur place pour dégager les routes des #barricades et permettre ainsi que la construction des centres fermés pour les nouveaux arrivants – des #CRA qui ont été présentés par le gouvernement Mitsotakis tantôt comme des centres de #détention complétèrent fermés, tantôt comme des centres partiellement fermés avec autorisation de sortie possible dans la journée. La #violence des affrontements et la détermination de la population de mettre en échec le plan gouvernemental est telle que le président de la commune de #Karava – où le centre fermé de Lesbos devrait être construit- a parlé d’une véritable #guerre.

    –-----

    voir aussi les affrontements d’une semaine auparavant (début février 2020) :
    https://seenthis.net/messages/823843

    • Riot police clash with locals over migration centers on the islands (videos)

      Extensive clashes erupted overnight on islands of Lesvos and Chios and continue on Tuesday, with local authorities and residents trying to prevent the arrival of riot police, water canons and excavating machines to be used to build new closed migration centers.

      The forces arrived by ferries chartered by the government.
      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/02/25/greece-islands-lesvos-chios-police-migration-centers

    • Μάχες στην Καράβα

      Στην Καράβα, στην είσοδο του δρόμου που οδηγεί στην επιταγμένη έκταση στου Καβακλή γίνονται από τις 6,30 το πρωί πραγματικές οδομαχίες. Εκατοντάδες Αστυνομικοί επιτέθηκαν ρίχνοντας μεγάλες ποσότητες χημικών στους συγκεντρωμένους πολίτες.

      Στον κεντρικό δρόμο έχουν στηθεί οδοφράγματα με αυτοκίνητα του Δήμου δυτικής Λέσβου.


      https://www.stonisi.gr/post/7140/maxes-sthn-karava-pics-video

    • Greek authorities scramble to calm tensions over migrant detention camp

      Violent scenes underscore resistance to construction of camps on Lesbos and other Aegean islands.
      https://i.guim.co.uk/img/media/0a3a32e2d7ffa272c231fa2a1d7693d1aa205945/0_192_5760_3456/master/5760.jpg?width=620&quality=85&auto=format&fit=max&s=156e24b0d279963a566c9f

      Greek authorities are desperately trying to contain mounting tensions over government plans to construct migrant detention camps on the north Aegean islands after a night of clashes between residents and riot police on Lesbos and Chios.

      Security forces used teargas and stun grenades to disperse crowds gathered at sites designated for the controversial facilities. In Chios, a local mayor and a priest were rushed to hospital after collapsing as a result of the toxic fumes.

      With islanders voicing dismay at the scale of the violence, local unions hit back with debilitating protest strikes on Tuesday. “Nobody should go to work, nobody should go to school, no shop should open,” Lesbos’s central labour force announced.
      ’I get a lot of love’: how hope survives in the hell of Moria
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      “We call on all workers, the people of Lesbos, bodies and associations to stand against government plans to turn our island, and other Aegean islands, into a vast prison of human souls.”

      At least two people were taken to hospital later on Tuesday after more violence erupted at roadblocks set up to prevent bulldozers and other machinery reaching plots expropriated by the government for the facilities.

      Caught up in the clashes, Yiannis Bournous, an MP with the opposition Syriza party on Lesbos, deplored what he described as “an unprovoked and violent attack of riot police against protesting citizens”, likening the confrontation to an assault on democracy.

      Demonstrations are planned for later in the day. Leftwing, pro-immigrant supporters also declared they would rally in solidarity in Athens.

      Local authorities said they would step up opposition with a general strike Wednesday. “Not even the junta did such things,” said Konstantinos Moutzouris, governor of the north Aegean region, referring to the military dictatorship in power in Athens between 1967-74. It was appalling, he said, that riot police should use such force against people who were at the coal face of the refugee crisis.

      The tumult underscored the resistance the centre-right administration now faces in its quest to construct “closed” facilities to accommodate the ever-growing numbers crossing over from Turkey in a bid to enter Europe via Greece’s outlying isles.

      More than 43,000 people are currently stranded on Lesbos, Samos, Chios, Leros and Kos, the main gateways to the country. Over 20,000 are on Lesbos, the island long on the frontline of the influx, with most forced to endure the unsanitary and vastly overcrowded conditions of the infamous open-air camp of Moria, a short drive from Mytilene, its capital.

      The vast majority of those entering the EU from the war-torn Middle East, Asia and Africa came via the islands last year with an overwhelming 99% applying for asylum, according to Greek immigration authorities.

      Hamstrung by a containment policy determined by Brussels, they are forced to remain on the islands until asylum requests are processed by a system already buckling under the pressure. Holding facilities on the outposts were originally designed to host no more than 5,400 people.

      Government officials, clearly shamed by international criticism of the camps, say the new detention centres will finally put an end to the woeful images that have emerged from Greece. Constructed to host around 5,000 people each, expectant asylum-seekers will share the installations with those scheduled for deportation.

      By fast-tracking the asylum process, the administration argues the detention centres will help accelerate what is needed most: decongestion of the isles. Locals, who have already borne the brunt of migratory flows, fear the facilities will ultimately become permanent.

      On Tuesday the administration of the prime minister, Kyriakos Mitsotakis, vowed to forge ahead with the scheme despite the protests and mounting expressions of consternation from the opposition.

      Describing the current camps as “public health bombs”, the government spokesman insisted the new installations would ultimately be in the interest of the islands. As he spoke defence department bulldozers driven by soldiers could be seen clearing some of the land.

      “We are asking local residents to understand that these closed facilities will benefit the country and their communities,” the government spokesman Stelios Petsas told Open TV. “We will build these closed centres but also close the existing open ones. That is the government’s promise.”

      International aid groups also expressed alarm over the rising tensions following Monday night’s clashes.

      “It has reached an explosive point for both locals who have shown remarkable solidarity towards refugees and asylum seekers living in the conditions that they live,” said Nikolas Panagiotopoulos area manager of the International Rescue Committee.

      “There is an urgent need for de-escalation. We firmly believe that more dialogue is needed between local government and central government for a sustainable solution,” he told the Guardian. “It is clear the north-east Aegean islands cannot shoulder this responsibility. The EU needs to step up in solidarity because Greece cannot cope on its own.”

      https://www.theguardian.com/world/2020/feb/25/clashes-over-greeces-migrant-detention-camp-plans-continue

    • Police and protesters clash on Greek islands over new migrant camps

      Teargas used against demonstrators on Lesbos and Chios who want migrants moved to the mainland.

      https://i.guim.co.uk/img/media/a0d7a1510621342ba7d8b8b47f9274696a4cf9a4/0_188_4928_2955/master/4928.jpg?width=620&quality=85&auto=format&fit=max&s=af3450ab469077828676ff

      Clashes have broken out on the Greek islands of Lesbos and Chios, where residents tried to prevent the arrival of riot police and excavating machines to be used to build new migrant detention camps.

      Police fired teargas to disperse the crowds that gathered early on Tuesday to try to prevent officers from disembarking from government-chartered ferries.

      On Lesbos, protesters set fire to bins and used municipal rubbish trucks to try to block the port area.

      Police on Chios also used teargas and flash grenades. At least three people were treated in hospital for breathing difficulties caused by the extensive use of teargas, local officials said.

      https://i.guim.co.uk/img/media/afb80ca0f792e510c7c41eced0c9bf1b45625093/0_186_5568_3341/master/5568.jpg?width=620&quality=85&auto=format&fit=max&s=5b59bf2d879c7ecb6496c3

      The government says it will press ahead with plans to build the new facilities and has promised to replace existing camps where severe overcrowding has worsened in recent months.

      Many island residents as well as local authorities argue the migrants and asylum seekers should be moved to the Greek mainland.

      The standoff between police and protesters continued later on Tuesday near the areas where the new camps will be built, as police cordoned off areas around roadblocks set up over the past few days by demonstrators on the two islands.

      “We understand that there is a problem of trust that was created over the previous years,” the government’s spokesman, Stelios Petsas, told state-run TV. “But the closed facilities will be built and we are calling on the public to support this.”

      Petsas said the government also had to act due to heightened concerns over the coronavirus outbreak, arguing that proper health checks could not be carried out at existing overcrowded camps.

      Greece is the busiest entry point for illegal migration in the European Union, with most arrivals occurring on eastern Greek islands from the nearby Turkish coast. Under a 2016 agreement, backed and funded by the EU, the movement of migrants is restricted to those islands until their asylum claims are processed.

      Nearly 60,000 migrants and refugees arrived on Greek islands last year, almost double the number recorded in 2018, according to the United Nations’ refugee agency.

      https://www.theguardian.com/world/2020/feb/25/police-and-protesters-clash-on-greek-islands-over-new-migrant-camps

    • Riot police withdraws from Lesvos & Chios after raging against locals and cars (videos)

      Eight riot police squads departed from the island of Lesvos on Thursday morning after an unprecedented use of violence against people and …parked cars.

      The squads embarked ferry “Nisos Rodos” at 9 o’ clock in the morning. Loaded were also police buses, machinery and equipment that was transferred to the islands last Monday night in order to facilitate operations in Kavakli-Karava where the new closed migration center is to be constructed.

      The ferry on an extraordinary schedule is to transfer to Athens also riot police forces from the island of Chios at 12 o’ clock noon.

      Locals see in the withdrawal a “huge defeat for the government,” however, they are still in rage about the extensive use of violence committed by the riot police during the two days they stayed on the islands.

      The violence was not only against protesting locals but against vehicles as well.

      Several videos uploaded on social media, show fully equipped riot police to shoot at parked vehicles, smash windshields and destroy car mirrors.

      Citing locals, state broadcaster ERT TV reported that riot police have destroyed more than 100 vehicles on the island of Lesvos.

      At the same time, they set six forest fires by launching flash grenades in the area of the site.

      They have apparently also used teargas expired 40 years ago!

      Despite the withdrawal of the “official troublemakers,” the atmosphere is still tense on Lesvos and Chios, where authorities and trade unions of public and private sector have declared a 24-hour strike for the second consecutive day.

      The Prime Minister has summoned the mayors of the islands to Athens today to discuss ways out of the crisis. However, he excluded the Regional Governor of the Aegean Region, Kostas Moutzouris, who used vulgar expressions against him during a live interview with a TV channel on Wednesday night.

      PS We always thought that “troublemakers” were the anarchists in Exarchia. Apparently, every riot cop has the right to damage private property in the name of “institutionalized violence.”

      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/02/27/riot-police-lesvos-chios-violence-cars

    • #Grève générale dans les îles grecques contre de nouveaux camps de migrants

      Le gouvernement veut remplacer les camps actuels, surpeuplés, par des installations plus petites. Les élus et la population locale s’opposent vigoureusement à cette décision.

      Les îles grecques de Lesbos, Chios et Samos, proches de la côte turque, menaient mercredi 26 février, une grève générale pour protester contre la construction de nouveaux camps pour les migrants. Pour le deuxième jour de suite à Lesbos, les manifestants ont fait face à la police antiémeute près de la ville de Mantamados, proche du site prévu pour la construction d’un camp de 7 000 personnes.

      De petits groupes ont jeté des pierres vers la police, qui a répondu avec du gaz lacrymogène et des grenades aveuglantes. « Nous sommes en temps de guerre. [La police] a les armes, nous avons nos cœurs et nos âmes », a déclaré le père Stratis, un prêtre local.

      Le gouvernorat local a appelé à une grève de vingt-quatre heures, rejetant les projets du gouvernement de construire de nouveaux camps pour remplacer les installations actuelles surpeuplées, dans lesquelles les demandeurs d’asile vivent dans des conditions épouvantables. Plus de 38 000 migrants s’entassent dans les camps des îles de Lesbos, Samos, Chios, Leros et Cos, officiellement prévus pour 6 200 personnes.

      « Les criminels devraient partir »

      Les habitants des îles se plaignent depuis longtemps des problèmes d’insécurité et de santé publique que causent, selon eux, les migrants et s’opposent aux projets de construction de nouveaux camps du gouvernement. La père Staris fait valoir :

      « Nous nous battons également pour ceux qui veulent partir pour un endroit meilleur. Nous voulons qu’ils partent. Nous accepterons les réfugiés de guerre, mais les criminels devraient partir. »

      Au niveau national, le gouvernement conservateur, arrivé au pouvoir en juillet, a annoncé que les camps de Lesbos, Samos et Chios seraient fermés cette année pour être remplacés par de nouvelles installations, plus petites, qui devraient être opérationnelles à la mi-2020. Après des semaines de pourparlers infructueux avec les autorités locales, le gouvernement a envoyé lundi par bateau des engins de chantier et la police antiémeute, provoquant l’indignation.

      Les partis d’opposition ont dénoncé une décision antidémocratique, et les responsables locaux une tentative « barbare » de « transformer de force Lesbos et Chios en prisons ». L’Etat avait déjà mis en colère les insulaires dans le courant de février en annonçant que des terres pourraient être réquisitionnées pour une période de trois ans pour construire les nouveaux camps.

      https://www.lemonde.fr/international/article/2020/02/26/greve-generale-dans-les-iles-greques-contre-de-nouveaux-camps-de-migrants_60

    • Des habitants de l’île grecque de Lesbos incendient un centre d’accueil pour migrants inoccupé

      Des habitants de l’île grecque de Lesbos ont mis le feu dimanche soir à un centre d’accueil inoccupé de migrants près de la plage de #Skala_Sykamineas après l’avoir bloqué, a constaté un photographe de l’AFP. Ce centre, autrefois géré par le Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU, avait été fermé fin janvier. Il accueillait auparavant les migrants avant qu’ils soient conduits vers un centre d’hébergement sur l’île.

      http://www.rfi.fr/fr/ticker/habitants-l-%C3%AEle-grecque-lesbos-incendient-centre-d-accueil-migrants-inoccup

    • Επεισόδια στη Μόρια

      Συγκρούσεις ανάμεσα σε 500 αιτούντες άσυλο που θέλουν να πορευτούν στη Μυτιλήνη και διμοιρίες των ΜΑΤ.

      Εξέγερση αυτή τη στιγμή στον καταυλισμό του Κέντρου υποδοχής και Ταυτοποίησης της Μόριας. Περίπου 500 αιτούντες άσυλο για άγνωστους λόγους ξεκίνησαν από τον καταυλισμό με σκοπό να κατεβούν στην πόλη της Μυτιλήνης. Περίπου 200 μέτρα μετά την είσοδο του ΚΥΤ δυο διμοιρίες ΜΑΤ τους σταμάτησαν ενώ δέχθηκαν επίθεση με πέτρες. Οι αστυνομικές δυνάμεις απάντησαν κάνοντας χρήση χημικών και χειροβομβίδων κρότου λάμψης. Οι συγκεντρωμένοι αρνούνται να επιστρέψουν στον καταυλισμό.

      https://www.youtube.com/watch?v=GqcyTiyrZjA&feature=emb_logo


      https://www.stonisi.gr/post/7330/epeisodia-sth-moria-realtime-video

      –-> Des incidents ont lieu en ce moment au centre d’accueil et d’identification de #Moria. Environ 500 demandeurs d’asile sont partis du campement en se dirigeant vers la vile de Mytilène. A 200m de la sortie du camp, deux escadrons de CRS les ont arrêtés tandis qu’ils recevaient de jets de pierre. Les forces de l’ordre ont répondu par des gaz chimiques et de grenades assourdissantes. Les manifestants refusent de rentrer au camp.

  • Expropriations in the works for creation of closed migrant centers

    The long-awaited creation of closed centers for asylum seekers on five northeastern Aegean islands was announced on Monday by government spokesman Stelios Petsas, who stressed that a legislative act will be issued to allow for the acquisition of properties, land and sites by expropriation.

    Petsas said the legislative act will “authorize” the Migration and Asylum Ministry to proceed “with the expropriation...of the necessary property and land for crisis management in order to address the urgent need to avoid endangering public health and order.”

    The closed centers will be created on Lesvos, Chios, Samos, Kos and Leros.

    Given the objections and concerns of local communities, Petsas said that the site selection was made following an “exhaustive dialogue” with the competent regional and local authorities and after an appeal was made by the regional governor of the north Aegean islands, Costas Moutzouris, for a state of emergency to be declared on the islands.

    However, Petsas’ announcement sparked a backlash on the islands, given that the capacity of some of these structures will be 20,000 people. Emergency meetings were held by municipal councils on Lesvos, Samos and Chios, while a scheduled meeting with government officials in Athens on Thursday has been cast in doubt.

    According to Petsas, the structures will shelter new arrivals in order to facilitate the identification and asylum processes. He added that they will also be used to detain migrants who exhibit abusive behavior and those who are not entitled to asylum and are slated for return to their country of origin.

    In addition, the operation of these new structures foresees internal regulations, such as allowing residents to leave the centers for a limited period of time. Residents will be given special cards for this purpose. The structures will be closed at night. The government has declared that “the violation of any internal rules will adversely affect asylum claims and speed up the process of the offender’s return [to their country of origin].”

    The closed centers are part of a broader four-pronged government plan to resolve the migration problem. This also entails tightening border security, speeding up asylum procedures and increasing returns.

    The government hopes that the creation of the closed structures will eventually dampen the of local communities’ opposition, once conditions on the islands improve. Petsas stressed Monday that the aim is to support local communities.

    http://www.ekathimerini.com/249392/article/ekathimerini/news/expropriations-in-the-works-for-creation-of-closed-migrant-centers
    #centres_fermés #Grèce #îles #migrations #réfugiés #Samos #Lesbos #Chios #asile #Kos #Leros

    ping @karine4

    • En Grèce, des réfugiés enfermés de force dans un camp « coupé du monde »

      L’épidémie de coronavirus peut-elle étouffer des injustices flagrantes et des atteintes aux droits de l’homme, au sein même de l’Europe ? C’est la question qu’on peut se poser alors que depuis le 21 mars, 189 réfugiés et migrants ont été transportés, depuis l’île grecque de #Lesbos, dans un camp récemment improvisé au nord de la Grèce. Dans un endroit totalement isolé, dénommé « #Klidi » (qui signifie aussi « la clef », en grec) où quelques dizaines de tentes ont été installées, entourées d’impressionnants grillages et fils barbelés sous la garde d’une présence policière massive.

      Parmi ces migrants, contraints à un #confinement_forcé, on trouve de nombreuses femmes, au moins un bébé de trois mois, et aussi six mineurs non accompagnés. Tous dorment sur des nattes posées sur le sol de tentes prévues pour cinq. Mais qui accueillent dix personnes chacune, sans que rien n’ait été organisé pour séparer les hommes des femmes. Et encore moins pour les prémunir, dans cette #promiscuité imposée, contre l’éventuelle apparition du coronavirus. D’après les images qui sont parvenues à Libération, des toilettes chimiques et des cabines de douches extérieures ont également été plantées au milieu du décor désolé de ce camp installé sur le lit d’une rivière desséchée. En cas de pluie, il sera rapidement inondé. Il y fait froid la nuit, il y fera bientôt trop chaud la journée sous les tentes en plastique qui ne disposent d’aucun coin d’ombre. « On est loin ! C’est la brousse, ici…Nous sommes totalement coupés du monde ! Depuis hier, il n’y a même plus d’électricité », s’alarme Joshua (1) dans un message reçu mardi soir.

      Procédures pour le droit d’asile gelées

      « De quel crime se sont rendus coupables, ces gens pour être confinés dans cette situation inhumaine ? », s’est ému cette semaine le quotidien Efimerida Ton Syntakton (« Le journal des rédacteurs »), l’un des rares médias grecs à avoir dénoncé cet #enfermement qui ne respecte ni la convention de Genève, ni la Convention européenne des droits de l’homme. Qui s’en soucie ? Bruxelles se tait. Et le gouvernement grec du Premier ministre, Kyriákos Mitsotákis, a de toute façon gelé toutes les procédures de droit d’asile depuis le 1er mars, réagissant alors à la décision du président turc, Recep Tayyip Erdogan, d’ouvrir les frontières aux réfugiés et migrants qui se trouvaient en Turquie. La menace d’un afflux massif depuis la Turquie a permis à la Grèce de faire jouer une clause d’urgence, bloquant provisoirement le droit d’asile, tout en négligeant de consulter ses partenaires européens, comme le veut pourtant la règle.

      Et dans l’immédiat, la mise entre parenthèses du droit d’asile permet désormais de considérer de facto comme des migrants illégaux promis à la déportation, tous ceux qui ont accosté depuis mars sur les îles grecques. Avant même de quitter Lesbos, les 189 réfugiés transportés à Klidi avaient d’ailleurs été sommés de signer un document en grec. Sans savoir qu’ils acceptaient ainsi leur future déportation. Le coronavirus (et les mauvaises relations actuelles entre la Grèce et la Turquie) retarde dans l’immédiat ces rapatriements forcés. Mais le confinement dans un camp quasi militaire au nord de la Grèce risque de générer de nouvelles souffrances pour ces réfugiés jugés indésirables.

      Ils avaient pourtant déjà connu bien des épreuves au cours de leur long périple vers l’Europe. Certains avaient même été la cible d’un push back, un refoulement forcé, alors que leur fragile embarcation se dirigeait vers les côtes grecques. Il y a une dizaine de jours, installés sous le vent et la pluie, sur la plage de Skala Sikamia dans le nord de Lesbos, des réfugiés racontaient ainsi avec moult détails comment leur zodiac, avec 43 personnes à bord, avait été violemment attaqué le 5 mars par deux frégates des garde-côtes grecs qui ont pris le risque de les faire tous basculer dans la mer. Sans prêter aucune attention à la douzaine d’enfants présents. Au regard du droit international, les push back sont évidemment totalement illégaux. Mais malgré, de nombreux témoignages, celui du 5 mars n’a suscité aucune réaction officielle de la part des partenaires européens de la Grèce.

      Après avoir passé près de deux semaines sur une plage de l’île, les naufragés qui avaient miraculeusement survécu à cette attaque policière en pleine mer, se retrouvent donc enfermés à Klidi pour une durée indéterminée. Sans recours possible à un avocat ou même, dans l’immédiat, à un médecin.

      Stratégie cruelle

      Une stratégie cruelle semble refléter la nouvelle politique migratoire du gouvernement grec. Déjà le 14 mars, un bateau militaire avait conduit dans un autre camp fermé proche d’Athènes, 436 migrants et réfugiés arrivés eux aussi en mars à Lesbos. « Il fait très froid la nuit, et les journées se passent à attendre sans rien faire ni savoir ce qu’on va devenir », avait expliqué la semaine dernière par SMS Mohamed (1) enfermé dans ce camp de Malakassa, proche d’Athènes qui accueillerait déjà plus de 2 000 de personnes. « On a pris nos noms et on nous a attribué chacun un numéro. Pour le reste, on ne nous dit rien », souligne de son côté une femme enfermée à Klidi.

      Sur ce nouveau site où les bétonneuses étaient encore en action quand les 189 réfugiés sont arrivés, même les policiers présents se sont émus des conditions de vie imposée aux nouveaux reclus. Dans la lettre qu’ils ont adressée à leur hiérarchie cette semaine, selon le site local Anexartitos.gr, ils signalent que le premier jour ils ont dû distribuer des sandwichs pris sur leurs propres rations à des femmes et des enfants dont « certains au bord de l’évanouissement », qui n’avaient pas été nourris pendant toute la durée de leur transport jusqu’à ce camp. Lequel est qualifié dans cette lettre d’« endroit totalement inapproprié », pour des réfugiés qui ne tarderont pas à ressentir un sentiment d’« asphyxie », préviennent encore les policiers, en raison à la fois de l’#isolement du lieu et de la promiscuité imposée à ceux qui y résident.

      Dans un article récent, intitulé « La clef perdue de l’humanité » (jouant sur le nom du lieu : « klidi »), Efimerida Ton Syntakton s’interroge : « Combien de jours et combien de nuits, un être humain peut-il supporter de vivre dans un tel lieu d’enfermement ? » Tout en s’adressant aux lecteurs : « Pensez-y, sachant combien nous-mêmes, nous avons du mal à supporter la quarantaine dans nos propres maisons. » Mais dans l’immédiat, « la clef » de l’indifférence s’est refermée sur ces destins rendus encore plus invisibles par le confinement de la planète au temps du coronavirus.

      (1) Les prénoms ont été changés.

      https://www.liberation.fr/planete/2020/03/25/en-grece-des-refugies-enfermes-de-force-dans-un-camp-coupe-du-monde_17830

      #coronavirus

      ping @thomas_lacroix

  • « Moria, Not Good »

    Πορεία διαμαρτυρίας από περίπου 500 γυναικόπαιδα στο κέντρο της Προκυμαίας για τις άθλιες συνθήκες διαβίωσης στο ΚΥΤ Μόριας και τη « ζούγκλα » του ελαιώνα.

    Πορεία στο κέντρο της Μυτιλήνης πραγματοποιήσαν σήμερα, νωρίς το μεσημέρι, περίπου 500 γυναίκες, μαζί με παιδιά, αιτούντες άσυλο που διαμένουν στο ΚΥΤ της Μόριας και στη « ζούγκλα » του ελαιώνα.

    Μία ώρα μετά, στο πρώτο γκρουπ διαδηλωτριών προστέθηκε και ένα δεύτερο. Όλοι μαζί ξεκίνησαν πορεία με κατεύθυνση την οδό Κωνσταντινουπόλεως, όπου στο τρίγωνο έκαναν καθιστική διαμαρτυρία για λίγα λεπτά.

    Ακολούθως πέρασαν μπροστά από τα Κεντρικά Λύκεια και βγήκαν ξανά στην Προκυμαία, όπου έκλεισαν και τα δύο ρεύματα κυκλοφορίας, προκαλώντας κυκλοφοριακό κομφούζιο.

    Από την πλευρά τους οι αστυνομικοί προσπαθούσαν να εκτρέψουν την κυκλοφορία μέσα από την Αγορά, ωστόσο υπήρξαν φορτηγά, λεωφορεία και βαρέα οχήματα που ακινητοποιήθηκαν στην Προκυμαία, ενώ άλλοι οδηγοί με αναστροφή προσπαθούσαν να ξεμπλέξουν από το μποτιλιάρισμα.

    Οι διαδηλώτριες έκαναν καθιστική διαμαρτυρία και μπροστά στη Μεγάλη Βρετάνια, διαμαρτυρόμενες για τις άθλιες συνθήκες διαβίωσης στη Μόρια, καθώς και τις καθυστερήσεις που παρατηρούνται ως προς την εξέταση των αιτήσεων ασύλου τους. Λίγη ώρα αργότερα, συγεντρώθηκαν μπροστά από την Πλατεία Σαπφούς, φωνάζοντας επί ώρα το σύνθημα « Moria, Not Good », πριν ολοκληρώσουν τη διαδήλωσή τους και επιστρέψουν στο ΚΥΤ Μόριας.

    https://www.stonisi.gr/post/6616/moria-not-good-pics-video
    #résistance #hotspot #Grèce #île #Lesbos #asile #migrations #réfugiés

    • « Ελευθερία » ζητούν οι πρόσφυγες στη Μόρια
      Πρωτοφανή επεισόδια σημειώθηκαν σήμερα στη Μυτιλήνη,

      μετά τη μαζική πορεία προσφύγων που ξεκίνησαν το πρωί από τον καταυλισμό ζητώντας να σταματήσει ο εγκλεισμός τους και να επιταχυνθούν οι διαδικασίες χορήγησης ασύλου. Η λέξη « ελευθερία » κυριαρχεί στα αυτοσχέδια πλακάτ.

      Ακολουθεί φωτορεπορτάζ από τη δυναμική κινητοποίηση τουλάχιστον 2.000 προσφύγων, μεταξύ των οποίων πολλές γυναίκες και παιδιά, και τα επεισόδια με τις αστυνομικές δυνάμεις που προχώρησαν επανειλημμένα στη χρήση χημικών.


      https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/229678_eleytheria-zitoyn-oi-prosfyges-sti-moria

    • « Λάδι στη φωτιά » οι σημερινές διαδηλώσεις

      Η διαμαρτυρία Αφγανών και τα επεισόδια της Δευτέρας με την αστυνομία.

      Στις 4 το απόγευμα έληξε η διαμαρτυρία των Αφγανών προσφύγων έξω από το Δημοτικό Θέατρο Μυτιλήνης ενάντια στο νέο νόμο για το Άσυλο, που σύμφωνα με τα λεγόμενά τους, τους υποχρεώνει σε νέο εγκλωβισμό- καθώς πλέον έχουν προτεραιότητα οι νεοεισερχόμενοι αιτούντες άσυλο.

      Ειδικότερα, συγκρούσεις μεταξύ Αφγανών που διαμένουν στο ΚΥΤ ης Μόριας, ανδρών και γυναικών κάθε ηλικίας και της Αστυνομίας σημάδεψαν τις σημερινές κινητοποιήσεις, οι οποίες είναι από τις λίγες φορές που έλαβαν χώρα εκτός του ΚΥΤ.

      Η διαδήλωση έφτασε περίπου στις 10.30 το πρωί, σχεδόν στην είσοδο της πόλης της Μυτιλήνης, λίγο μετά το δημοτικό καταυλισμό του Καρά Τεπέ. Εκεί τους περίμενε ισχυρή Αστυνομική δύναμη που δεν τους επέτρεψε να συνεχίζουν. Μια ομάδα περίπου 1000 από τους διαδηλωτές τότε έφυγε μέσω γειτονικών χωραφιών με σκοπό να φτάσουν πίσω από το εργοστάσιο της ΔΕΗ στο δρόμο της βόρειας παράκαμψης και από εκεί να μπουν για να διαμαρτυρηθούν στην πόλη. Στην πορεία τους άναψαν φωτιές για αντιπερισπασμό. Ας σημειωθεί εδώ ότι προς στιγμή η φωτιά έκαιγε και σε κτήματα που γειτνιάζουν με τις εγκαταστάσεις του εργοστασίου της ΔΕΗ. Οι φωτιές επεκτάθηκαν και τότε άρχισαν οδομαχίες προκειμένου να μην ενισχυθεί ο αριθμός όσων προσπαθούσαν να φτάσουν στην πόλη.

      Με ρίψη δακρυγόνων απωθήθηκε ο μεγάλος αριθμός των νεαρών κυρίων Αφγανών που είχαν μείνει στο δρόμο και πίεζαν τις Αστυνομικές δυνάμεις να περάσουν. Ενώ το κλείσιμο του δρόμου δεν επέτρεπε και την έξοδο των οχημάτων της Πυροσβεστικής από τις εγκαταστάσεις της υπηρεσίας που βρίσκονται στην περιοχή.

      Την ίδια ώρα περίπου 500 άτομα που κατάφεραν και μπήκαν στην πόλη από τη βόρεια συνοικία της ενισχυμένη με νεαρούς Αφγανούς πάντα που βρισκόταν στην πόλη κατάλαβαν το δρόμο της Προκυμαίας μπροστά στο Δημοτικό Θέατρο της πόλης ενώ κάποιοι έστησαν και σκηνές.

      Σύμφωνα με επιβεβαιωμένες πληροφορίες του ΑΠΕ η κινητοποίηση ήταν γνωστή στις Αστυνομικές αρχές από την Παρασκευή για αυτό και το Σαββατοκύριακο υπήρξε ενίσχυση της αστυνομικής δύναμης με προσωπικό από την Αθήνα.

      Εδώ η συνεχής ενημέρωση του « Ν », με έξτρα φωτογραφίες και βίντεο.

      https://www.stonisi.gr/post/6677/ladi-sth-fwtia-oi-shmerines-diadhlwseis-pics

    • Manifestation à Lesbos : incidents entre forces de l’ordre et migrants

      Les forces anti-émeutes ont fait usage de gaz lacrymogènes lundi sur l’île grecque de Lesbos contre des migrants qui manifestaient contre une nouvelle loi durcissant les procédures d’asile en Grèce, a-t-on appris de source policière.

      Brandissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire en anglais « Freedom » (liberté), quelque 2.000 migrants réclamaient l’examen de leur demande d’asile, que certains attendent depuis des mois voire des années, et protestaient contre les conditions de vie à proximité et à l’intérieur du camp de Moria, le plus grand des camps de Grèce.

      Ils avaient parcouru une distance d’environ 7 km entre le camp de Moria et le port de Mytilène, quand des policiers anti-émeutes leur ont barré la route en lançant des gaz lacrymogènes, selon la même source.

      Toutefois, des centaines de demandeurs d’asile ont réussi à atteindre le port pour y manifester, a constaté une correspondante de l’AFP.

      Le Haut commissariat des réfugiés de l’ONU (HCR) en Grèce souligne les « retards significatifs » pris par les services grecs de l’asile, avec près de 90.000 demandes en souffrance dans un pays qui compte actuellement 112.300 migrants sur les îles et sur le continent, selon les chiffres du HCR.

      « L’accumulation significative des candidatures à l’asile et les graves retards pris dans les procédures d’asile contribuent de manière importante aux conditions dangereuses de surpopulation observée sur les îles », a déclaré à l’AFP Boris Cheshirkov, porte-parole de la section grecque du HCR.

      Face au nombre constant d’arrivées de demandeurs d’asile sur les îles grecques en provenance de la Turquie voisine, le gouvernement de droite a fait voter une loi, entrée en vigueur en janvier, prévoyant des délais brefs pour examiner les demandes d’asile, en vue de renvoyer les demandeurs non éligibles ou déboutés dans leurs pays d’origine ou vers la Turquie voisine.

      Dans les camps, des dizaines de milliers de migrants, arrivés avant janvier, protestent contre les retards importants dans le traitement de leurs demandes d’asile, les empêchant de quitter les îles.

      « Les autorités donnent la priorité à ceux qui sont arrivés récemment » et non pas aux demandeurs d’asile qui attendent depuis longtemps, a souligné Boris Cheshirkov.

      La majorité des 19.000 migrants attendant au camp de Moria, dont la capacité est de 2.700 personnes, « vivent dans des conditions terribles, sans accès à l’eau ou l’électricité », a-t-il rappelé.

      Le HCR-Grèce a appelé « les autorités à mettre en place des procédures justes et efficaces pour identifier ceux qui ont besoin d’une protection internationale en respectant les normes et les garanties adéquates ».

      La situation est devenue explosive à Lesbos, Samos, Kos, Chios et Leros, sur la mer Egée, où vivent 42.000 demandeurs d’asile pour 6.200 places.

      Les bagarres entre demandeurs d’asile y sont en outre fréquentes, et au moins quatre personnes ont perdu la vie ces derniers mois.

      https://information.tv5monde.com/info/manifestation-lesbos-incidents-entre-forces-de-l-ordre-et-migr

    • Réfugiés : à Lesbos, une situation explosive et une #chasse_à_l'homme

      Après une montée de tensions aux relents xénophobes et une manifestation violemment réprimée, l’île grecque a été le théâtre de #heurts les habitants et les migrants, qui s’entassent en nombre dans des camps insalubres.

      « Allez, allez ! Courez ! » hurlent des voix en anglais. Puis aussitôt, en grec : « Cassez-vous d’ici ! » Les images qui circulent sur les réseaux sociaux, où l’on voit des hommes en colère à la poursuite de migrants, sont aussi glaçantes que le ciel gris qui enveloppe Lesbos. Après deux jours de fortes tensions, cette île située à l’extrémité orientale de la Grèce a été le théâtre d’une véritable chasse à l’homme en ce début de semaine.

      Tout a commencé lundi, avec une manifestation de migrants très durement réprimée par les forces de l’ordre. Puis mardi soir, des habitants excédés sont à leur tour sortis dans la rue, revendiquant leur droit de « prendre la situation en main ». Ce n’est pas la première fois que des tensions explosent sur l’île, devenue depuis quatre ans une prison à ciel ouvert pour les réfugiés, coincés sur ce bout de terre européen en attendant le résultat de leur demande d’asile. Mais les événements de ce début de semaine constituent une dérive inédite et inquiétante.
      « Plus de toilettes ni d’électricité »

      Comme toutes les îles grecques qui font face à la Turquie, Lesbos se retrouve en première ligne de l’afflux migratoire vers l’Europe. Et malgré un deal controversé conclu entre Bruxelles et Ankara en 2016, les arrivées n’ont jamais cessé. Elles sont même reparties à la hausse : en 2019, la Grèce est redevenue la première porte d’entrée en Europe, avec 74 000 arrivées en un an.

      Sur les îles, la surpopulation tourne au cauchemar : les nouveaux venus se retrouvent « entassés dans des camps insalubres où il faut faire à chaque fois la queue pendant plusieurs heures pour manger, puis pour prendre une douche ou même aller aux toilettes », rappelle Tommaso Santo, chef de mission à Médecins sans frontières (MSF), joint par téléphone à Athènes.

      A Lesbos, le camp de Moria, prévu pour 3 000 places, accueille désormais plus de 20 000 personnes, abritées tant bien que mal sous des tentes qui grignotent les champs d’olives environnants. « Dans l’extension la plus récente, il n’y a même plus de toilettes ni d’électricité », souligne le responsable de MSF. L’ONG gère une clinique de santé mentale sur l’île. Parmi les patients, on y croise notamment des enfants qui ne parlent plus, refusent de se nourrir. Parfois ils s’automutilent ou ont tenté de se suicider. C’est d’ailleurs pour protester contre cette précarité inhumaine que les réfugiés ont, une fois de plus, manifesté lundi à Lesbos.
      « Climat de peur »

      La colère des habitants n’est pas non plus surprenante. Eux aussi subissent la présence de ces camps insalubres, qui croulent sous les ordures, et autour desquels errent des désespérés condamnés à une attente qui semble sans fin. Mais pour certains observateurs, la montée de tension récente est aussi le résultat de la nouvelle donne politique : « Le retour au pouvoir des conservateurs de Nouvelle Démocratie, en juillet, a implicitement encouragé les pulsions les plus xénophobes. Ils ont fait campagne sur le durcissement des lois migratoires, ils ont promis de se montrer plus durs, et nous y voilà. Aujourd’hui, ce ne sont pas seulement les migrants qui sont ciblés, mais aussi les ONG qui les soutiennent et les habitants qui refusent de les chasser. Certains ont vu leurs maisons caillassées mardi soir », soupire Petros (1), volontaire pour une ONG locale qui dénonce « l’instauration d’un climat de peur ».

      A partir de 2015, les Grecs avaient pourtant fait preuve d’une générosité exemplaire, en accueillant à bras ouverts les premières vagues de réfugiés malgré leurs propres difficultés économiques. Certes, le temps a joué dans la montée du ras-le-bol alors même que les partenaires européens de la Grèce n’ont pas tenu leurs promesses d’offres de relocalisations. Mais la nouvelle politique imposée par la droite grecque s’est effectivement traduite par une stigmatisation des candidats à l’asile dont les conditions d’admission ont été récemment durcies. En outre, ils se trouvent désormais privés de la carte sociale qui leur donnait accès aux soins gratuits. Malgré les demandes pressantes de MSF, le gouvernement de Kyriákos Mitsotákis refuse toujours d’évacuer de Moria 140 enfants qui ont besoin de soins médicaux urgents, indisponibles à Lesbos. Et la promesse de désengorger les îles en transférant des réfugiés en Grèce continentale s’effectue à un rythme ralenti.

      Pendant ce temps, certains relèvent peu à peu la tête : les néonazis d’Aube dorée, qui avaient quasiment disparu de la scène publique ces dernières années, sont de retour depuis quelques mois. A Lesbos, leurs partisans recruteraient notamment parmi de jeunes hommes de « 18 ou 20 ans » : « Ils sont souvent vêtus de passe-montagnes et porteurs de bâton », décrit Petros, le volontaire grec. Des « pitsirikia », de très jeunes garçons, comme les a désignés un journal local. Ils étaient eux aussi dans les rues de Lesbos mardi soir.

      https://www.liberation.fr/planete/2020/02/05/refugies-a-lesbos-une-situation-explosive-et-une-chasse-a-l-homme_1777401

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      Commentaire reçu via la mailing-list Migreurop :

      Climat explosif à Lesbos, retour en force de l’#Aube_Dorée
      A Mytilène et à #Moria des milices d’extrêmes droite, font la chasse aux ONG et aux migrants -une camionnette appartenant à une ONG a été attaquée dans le village de Moria, tandis qu’un groupe de jeunes cagoulés et armés de bâtons faisait irruption dans les maisons pour vérifier la présence éventuelle de réfugiés, solidaires et des membres des ONG. Le soir du 4 février une maison abandonnée, toujours dans le village de Moria fut incendiée, heureusement les trois réfugiés qui s’y abritaient étaient partis à temps
      A #Mytilène, chef-lieu de Lesbos, après la dispersion d’une manifestation anti-fasciste organisée principalement par des étudiants, un café fréquenté par ceux-ci, fut encerclé par un groupe portant des casques armé de bâtes qui ne se sont éloignés qu’après l’arrivée d’autres étudiants solidaires.

      #extrême_droite #xénophobie #racisme

    • Refugee children amid crowds of protesters tear gassed on Lesbos

      Tensions mount as asylum seekers living in Moria, a notoriously overcrowded Greek camp, rally against poor conditions.

      Greek police have fired tear gas at thousands of refugees and migrants trapped on the overcrowded island of Lesbos, from where they are not allowed to travel to the mainland under a 2016 EU-Turkey deal aimed at curbing migratory flows.

      In tense scenes on Monday, children and babies were caught up in plumes of tear gas during protests by about 2,000 people.

      The clashes broke out around Moria, a notoriously cramped camp which was never designed to hold more than 3,000. Currently, there are nearly 20,000 people in and around the camp.

      Protesters rallied against the continued containment of people on Lesbos island and the unbearable living conditions inside the camp.

      In footage seen by Al Jazeera, children can be seen recovering from being hit with tear gas fired by riot police. Some wore face masks to protect themselves from inhalation.

      Riot police fired the tear gas to try and quell protesters and prevent them from marching on foot to Mytilene, Lesbos’s capital more than four miles away.

      But many Moria residents did reach the port city and continued protesting there on Tuesday.

      Abdul (not his real name), an Afghan refugee, told Al Jazeera: “I participated because people are dying in Moria and nobody cares. We feel like we don’t have a future here, if we wanted to die then we could have stayed in Afghanistan. We came here to look for a good future and to be safe, this is not a place for living.”

      At least two people have died in Moria so far this year in stabbing attacks, according to local media.

      In previous years, refugees at the camp have died in fires, because of extreme weather and as some - including babies - lack access to proper medical facilities.
      Tense mood

      The mood in the centre of Mytilene on Tuesday was tense as nearly 200 people, mainly men and women from Afghanistan, congregated in the central square.

      “Freedom, Freedom,” they chanted, as well as “Lesbos people, we are sorry,” - an apparent apology to Greek residents for the highly charged atmosphere.

      Franziska Grillmeier, a German journalist, told Al Jazeera that she witnessed families being tear gassed on Monday.

      "Yesterday, as the people were trying to move the protest from Moria to Mytilene, the police tried to deter them by using roadblocks. Some families, however, broke through using the olive grove fields next to the camp and tried to find an alternative way to get to Mytilene. The police then started using heavy tear gas, throwing it into the fields by the olive grove, which also set some of the olive trees on fire.

      “There were men holding their kids up, kids who were foaming at the mouth, kids having panic attacks and babies unable to breathe and dehydrating through the gas.”

      She claimed the police reaction appeared to be excessive.

      “There weren’t really any threats to the police at that point, it was just really a tactic of the police to immediately throw tear gas at people who were peacefully trying to make their way to Mytilene.”

      Police reportedly detained dozens of protesters. Al Jazeera contacted the Ministry of Citizen Protection but had not received a response by the time of publication.

      “I saw serious attacks on people, beatings with sticks. I also saw people screaming, holding their kids in the air and saying: ’Look what you’ve done’,” Grillmeier said.

      Paolo Amadei, a freelance photographer from Italy, said: "There were police throwing gas, women and kids and infants got gassed and there were many kids crying.

      “They (refugees) came in peace, that’s what I saw: they weren’t looking for a clash.”

      Boris Cheshirkov, a spokesman for the UN High Commissioner for Refugees, told Al Jazeera he was concerned by the escalation, which has been “exacerbated by the dire conditions and long wait”.

      He said UNHCR has urged the Greek government to transfer people to the mainland and explained that European solidarity and responsibility-sharing was now crucial.


      https://www.aljazeera.com/news/2020/02/refugee-children-crowds-protesters-tear-gassed-lesbos-200204133656056.htm

    • À Lesbos, des migrants manifestent et se heurtent aux forces anti-émeutes

      Les forces anti-émeutes ont fait usage de gaz lacrymogènes lundi sur l’île grecque de Lesbos contre des migrants, qui manifestaient contre une nouvelle loi durcissant les procédures d’asile en Grèce.

      Brandissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire en anglais « Freedom », quelque 2 000 migrants ont manifesté ce lundi 3 février à Lesbos. Ils réclamaient l’examen de leur demande d’asile, que certaines attendent depuis des mois, voire des années, et protestaient contre les conditions de vie à proximité et à l’intérieur du camp de Moria, le plus grand de Grèce.

      Les manifestants avaient parcouru environ 7 km entre le camp de Moria et le port de Mytilène, quand des policiers anti-émeutes leur ont barré la route en lançant des gaz lacrymogènes, rapporte une source policière citée par l’AFP. Des centaines de demandeurs d’asile ont toutefois réussi à atteindre le port pour y manifester.

      Le Haut Commissariat des réfugiés de l’ONU (HCR) en Grèce souligne les « retards significatifs » pris par les services grecs de l’asile, avec près de 90 000 demandes en souffrance dans un pays qui compte actuellement 112 300 migrants sur les îles et sur le continent, selon les chiffres de l’organisation. Des retards qui participent aux conditions de vie désastreuses des exilés sur les îles grecques.

      Situation explosive

      La situation est devenue explosive à Lesbos, Samos, Kos, Chios et Leros, sur la mer Égée, où vivent 42 000 demandeurs d’asile pour 6 200 places. « À Lesbos on a des milliers de gens qui vivent hors des structures du camp de Moria, sous les arbres, sous de petites tentes », rapporte Boris Cheshirkov, porte-parole de la section grecque du HCR, joint par RFI. Sur ces îles, les bagarres entre demandeurs d’asile sont en outre fréquentes, et au moins quatre personnes ont perdu la vie ces derniers mois.

      « La première chose à faire est de transférer plusieurs milliers de personnes sur le continent dans de meilleures conditions de vie, parce que si on ne réduit pas sérieusement le nombre de personnes sur les îles, il n’y aura pas de solution. En parallèle, il faut plus de personnel, plus de services, plus d’hygiène et des procédures administratives plus rapides. Dans le même temps, les pays européens peuvent faire beaucoup plus en ouvrant des places de relocalisation. Le HCR a notamment demandé à des États de prendre en charge une partie des enfants seuls. Il y a eu un programme de relocalisation, mais il a pris fin en 2017 », déplore Boris Cheshirkov.

      Face au nombre constant d’arrivées depuis la Turquie voisine, le gouvernement grec de droite a fait voter une loi, entrée en vigueur en janvier, prévoyant des délais brefs pour examiner les demandes d’asile, en vue de renvoyer les demandeurs non éligibles ou déboutés dans leurs pays d’origine ou vers la Turquie.

      Le HCR-Grèce a appelé « les autorités à mettre en place des procédures justes et efficaces pour identifier ceux qui ont besoin d’une protection internationale en respectant les normes et les garanties adéquates ».

      http://www.rfi.fr/fr/europe/20200203-gr%C3%A8ce-lesbos-migrants-manifestent-heurtent-forces-anti-%C3%A9meute

    • Police arrests Greek extremists acting like “raid battalion” in Moria village (UPD)

      Police on the island of Lesvos has arrested seven Greek extremists who were conducting street and house to Greeks and foreign nationals in the village of Moria. All members of the so-called “control squad” or “raid battalion” were wearing helmets and holding bats when they arrested on Thursday night.

      All arrestees are men, police is looking for two more.

      Authorities investigate illegal acts conducted by the extremists both in Moria and the wide area of Mytilini in recent days.

      According to local media stonisi and lesvosnews.net, they are to appear before the prosecutor and face charges for violating gun laws and for setting up a criminal group acting like a “raid battalion.” Later it was reported that they will be charged also for violating “anti-racism laws. Authorities reportedly investigate also whether they were involved in criminal acts in the past, ANT1 reported.

      UPDATE: According to latest information for the island, five of the arrestees are Greeks, one is Bulgarian national and one Albanian, all aged 17-24. The two still sought by the police are a Greek and a foreigner, both minors.

      Seized have been 5 wooden bats and one metal stick as well as full face mask, reports, levsosnews.net.

      Although authorities have been denying the existence of such groups, a exclusive video captured them as they terrorized customers of a bar in downtown Mytilini two days ago. They men wear masks, black jackets and threaten the bar’s customers they “do not like.”

      According to eyewitnesses, these young men were also checking Greeks and foreign nationals passing by the main commercial Ermou street.

      The “squad” has also “raided” a cafeteria on the same street, where students, workers and volunteers of non-governmental organizations involved in the refugee crisis hang out.

      These reports were also confirmed by police, local media stonisi stresses.

      The same group of people, always with masks and bats, had reportedly conducted controls in the village of Moria on Tuesday night.

      They checked in homes and shops for foreign nationals, asylum seekers, volunteers and NGO-workers. According to confirmed reports, they broke the car of an Italian NGO worker with two asylum-seekers on board. Police intervened following locals’ phone calls.

      The atmosphere on the island is tense not only due to the asylum-seekers’ protest beginning of the week but also due to the objection of local authorities and residents to the government plans for closed accommodation centers.

      Far-right extremists try to take advantage of the situation, fake news against refugees, migrants and asylum seekers are spread on daily basis.

      A local group has reportedly also posted on internet calling on “armed violence” against the refugees.

      Police on Lesvos has not been famous for its intervention against far-right extremists.

      The last think the government wants, though, is a spark to provoke unprecedented situations on the island.

      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/02/07/lesvos-moria-extremists-greeks-arrests

    • Greece tightens rules for refugee NGOs

      The parliament in Athens has pushed through a law aimed at restoring order on the Aegean islands. The laws puts restrictions on non-government organizations, which have been accused of inciting migrants to stage violent protests.
      Greek Prime Minister Kyriakos Mitsotakis said on Wednesday that NGOs will no longer be allowed to “operate unchecked” and in future they would be “strictly vetted,” the Greek newspaper, Proto Thema, reports.

      Speaking at a celebration for the centenary of the Hellenic Coast Guard, Mitsotakis said “Most NGOs do a great job. They are helpful in tackling the problem. But we know, we know it, beyond any doubt, that there are some who do not fulfill the role they are claiming. We will not tolerate this anymore.”

      NGOs providing medical, legal and other assistance to migrants on the Greek Aegean islands include Oxfam, the Danish Refugee Council, Doctors of the World, European Lawyers in Lesbos, Terre des Hommes, Refugee Support Aegean, Medecins Sans Frontieres and others.

      The prime minister’s remarks came after the deputy migration minister, Giorgos Koumoutsakos, told Proto Thema Radio that the NGOs had sprung up “like mushrooms after the rain.” "Some behave like bloodsuckers," he said.

      Inciting migrant protests

      Koumoutsakos accused some of the organizations operating on the islands, where tens of thousands of migrants are stranded after arriving from Turkey, of abusing the volatile situation to get money directly from the European Union.

      The deputy migration minister also suggested that some NGOs had incited thousands of migrants on Lesbos to hold a protest, which ended with police firing tear gas to disperse the people occupying the island capital Mytilini.

      The government began transferring refugees from the overcrowded islands to the Greek mainland last year, but an estimated 42,000 people continue to suffer in squalid and unsafe conditions in and around the island camps.

      Last week, the Greek government opened a tender for the construction of a floating barrier off Lesbos aimed at deterring migrants from crossing from the Turkish coast, which is about 10-12 kilometers away.

      https://www.infomigrants.net/en/post/22606/greece-tightens-rules-for-refugee-ngos
      #ONG #associations #NGOs

    • New request for state of emergency on #Lesvos, #Chios, #Samos

      The regional governor of the Northern Aegean, Kostas Moutzouris submitted a new call on Wednesday to declare a state of emergency on three islands, following two days of protest marches by asylum seekers demanding better living conditions and a quicker asylum procedure, and attacks by extremists in Lesvos.

      “The government was wrong to reject our request to declare a state of emergency on Lesvos, Chios and Samos. If the current situation is not an emergency, then what is?” he asked.

      “The government is imposing the creation of new migrant camps that will cost hundreds of millions and which, based on simple arithmetics, will not solve any problem – on the contrary, they will deteriorate it,” he added.

      On Tuesday, a group of about 250 asylum seekers, mostly Afghan residents of Moria, rallied outside the Municipal Theater in the island’s capital Mytilene demanding “freedom” and shouting, “Lesvos people, we are sorry.” The police intervened to prevent protesters from blocking traffic. One woman was injured in a stampede as demonstrators fled the scene to avoid possible arrest.

      On Monday riot police clashed with about 2,000 Afghan asylum seekers who tried to march to Mytilene. Reacting to the incident, residents of the village of Moria Tuesday barged into the Mytilene offices of the General Secretariat for Aegean and Island Policy demanding the closure of Moria, intensified sea patrols, and stricter monitoring of NGOs.

      Despite the tension, the government on Tuesday rejected Moutzouris’ request.

      Meanwhile, a group of about 20 youths wearing helmets and holding clubs attacked regulars at a bar in Mytilene where students and NGO employees were gathered.

      The same group roamed the town of Mytilene after midnight asking locals and foreigners to identify themselves, according to eye witnesses who talked to the police.

      Authorities believe the same individuals were in the village of Moria earlier in the afternoon checking if foreigners, asylum seekers or employees in NGOs lived or worked there.

      The masked group smashed the car of an Italian national who works for an NGO. Two asylum seekers were passengers when the incident happened.

      Police was alerted after the attacks.

      http://www.ekathimerini.com/249223/article/ekathimerini/news/new-request-for-state-of-emergency-on-lesvos-chios-samos
      #état_d'urgence

    • Crisis in Lesbos as more refugees arrive

      Greek island a ‘powder keg ready to explode’ as boat landings lead to tensions with local people.

      Greek authorities are struggling to cope with rising tension on islands where pressure from a new influx of refugees and migrants has reached a critical point.

      Friction is growing between local people and asylum seekers landing in boats from Turkey. Last week the region’s most senior official likened the situation on Lesbos to a “powder keg ready to explode”. Kostas Moutzouris, governor of the north Aegean, said: “It’s crucial that a state of emergency is called.”

      More than 42,000 men, women and children are estimated to be on Lesbos, Samos, Chios, Leros and Kos. Unable to leave because of a containment policy determined by the EU, they are forced to remain on the islands until their asylum requests are processed by a system both understaffed and overstretched.

      Aid groups have repeatedly called for the islands to be evacuated. On Friday an estimated 20,000 refugees were on Lesbos, forced to endure the grim reality of Moria, a camp designed to host 3,000 at most.

      “They are living in squalid, medieval-like conditions … with barely any access to basic services, including clean and hot water, electricity, sanitation and healthcare,” said Sophie McCann, Médecins Sans Frontières’ advocacy officer. “On a daily basis our medical teams are treating the consequential deterioration of health and wellbeing.”

      But she added that the local people had also been given short shrift. “The Lesbos community has been abandoned by its own government for almost five years to deal with the consequences of a failed reception system. Like the refugee community, it is tired.”

      As anti-immigrant sentiment has surged, vigilante groups believed to be infiltrated by supporters of the far-right Golden Dawn party have surfaced. On Friday seven men armed with wooden clubs were arrested in the hilltop village of Moria on suspicion of being members of a gang apparently linked to Golden Dawn.

      “People have seen their properties destroyed, their sheep and goats have been slaughtered, their homes broken into,” said Nikos Trakellis, a community leader. “A few years back, when there were 5,000 on the island, things seemed bad enough. Now there’s a sense that the situation has really got out of hand.”

      NGOs have also been targeted. In recent weeks cars have been vandalised. Foreigners perceived to be helping refugees have spoken of intimidation. Ciaran Carney, a volunteer filmmaker teaching refugees on the island, said: “There was a week when no one [in the NGOs] wanted to leave their flats. It definitely feels like it could explode and that no one knows what will come next.”

      https://www.theguardian.com/world/2020/feb/09/tensions-refugees-and-islanders-crisis-on-lesbos?CMP=Share_AndroidApp_G

    • Non solo Lesbos. L’estrema destra sbarca a #Chios

      «Questo è solo l’inizio». A Chios non fanno che ripeterlo dopo l’incendio della scorsa notte. Doveva essere pirotecnico lo sbarco dei neonazisti sull’isola di Chios e così è stato, la notte del 3 marzo, intorno alle due, qualcuno ha appiccato il fuoco al deposito di Stay Human Odv, la Onlus che da aprile 2018 dà servizi e beni di prima necessità ai profughi del campo di Vial. A fronte di una capienza di 1.500 persone, il campo ne ospita oltre 6mila. Quattordici bagni in tutto, 7 per sesso. Come quasi tutti gli hotspot greci, sta in mezzo a un uliveto in rovina, per 30 km tutt’intorno il nulla. Gli episodi di autolesionismo e di tentato suicidio non mancano, specie tra i minori non accompagnati.

      «Ieri stavamo smistando le scarpe» dice Musli Alievski, il fondatore della Onlus nata nel 2016. È un giovane macedone di origini rom, suo padre, in odore di pulizia etnica, prese la famiglia e scappò in Italia prima della guerra. Dopo la minaccia di Erdogan di «aprire i rubinetti», da circa una settimana sull’isola sono arrivati «quelli di Alba Dorata e i celerini». «Questo era il posto di partenza di tutto, dove portavamo le donazioni, dove prendevamo quello che serviva da portare al centro, sopra c’erano gli appartamenti dei volontari, tutto distrutto». L’incendio è doloso a detta della stessa polizia, che però ora ha altri problemi: gli isolani sono esasperati, la settimana scorsa hanno aggredito i militari che trasportavano i materiali per allestire un altro hotspot, più grande, in vista di un esodo dato ormai per imminente.

      Sporgerete denuncia per l’incendio?

      Per ora no, il clima è teso e vogliamo evitare ritorsioni e vendette sugli isolani che ci aiutano. In più sull’isola sono arrivati squadroni di celerini e di cosiddetti «volontari a difesa delle isole». Hanno già aggredito la polizia.

      Come mai la destra aggredisce la polizia?

      Perché a differenza di Lesbo, qui non ci sono grandi Ong. Non c’è Msf, l’Unhcr non opera direttamente, tutto è amministrato dai militari. E il malcontento degli isolani, eccitati dall’arrivo degli squadroni da fuori, si riversa anche su di loro. Ma non mi sento di incolpare la gente di qui, non è che si sono svegliati all’improvviso neonazisti, sono solo esasperati. Il problema è della politica europea, non della popolazione greca.

      Perché c’è bisogno di voi volontari?

      Tanto per cominciare i migranti non hanno più accesso gratuito alle visite mediche specialistiche. Un bambino iracheno ha scoperto di essere praticamente cieco solo dopo che lo abbiamo fatto visitare da un oculista. I bambini qui hanno tutti i denti neri per carenza di vitamine. Nei centri viene dato cibo precotto scaduto, senza tracciabilità, né lista di ingredienti. La stessa aggressività degli adulti spesso è causata banalmente dall’assenza di vitamine nel loro organismo.

      Avete paura?

      Più che impauriti dall’aggressione della destra, siamo delusi dalla reazione dell’Europa ai ricatti di Erdogan. L’Europa deve agire non perché impaurita o minacciata, ma perché consapevole che chi sbarca a Lampedusa non sbarca in Italia, chi sbarca a Chios non sbarca in Grecia: sbarca in Europa.

      Si parla molto degli scafisti libici, poco di quelli turchi.

      Sono criminali quanto i libici. C’è un disegno chiaro: quelli che scappano dal Medio Oriente prima finiscono nelle mani degli imprenditori turchi del tessile, lavorano nelle fabbriche, anche delle catene di abbigliamento low cost, poi raggiungono il distretto di Çeşme. Lì, chi non ha soldi per la traversata, lascia i familiari in pegno ai trafficanti. Una traversata di 15 minuti in motoscafo costa circa 2mila euro, i ricatti durano anni.

      E dall’Africa i migranti come finiscono nella rete dei trafficanti turchi?

      Gli africani che arrivano in Grecia sono per lo più nigeriani e somali. Quelli che non passano dalla Libia di solito sono quelli con più disponibilità economica. Una volta arrivati in Tunisia, Algeria e Marocco, prendono un visto di 70 euro, poi un volo per Istanbul, si trasferiscono a Çeşme o a Smirne, e da lì partono insieme agli altri che scappano dal Medio Oriente, chi da guerre, chi da persecuzioni. Selezionare i rifugiati, distinguere tra chi ha diritto a migrare e chi no, non può ridursi a una mera questione di leggi.

      Come racimolano il denaro necessario?

      Spesso dietro la traversata di un giovane c’è l’investimento dell’intero villaggio, una sorta di crowdfunding, si investe sul ragazzo più giovane e robusto, sperando che arrivi, trovi lavoro, e mandi soldi con MoneyGram o Western Union. Come nelle corse dei cavalli, si punta su quello che può farcela.

      https://ilmanifesto.it/non-solo-lesbo-lestrema-destra-sbarca-a-chios-e-brucia-le-scorte-per-i-r
      #extrême_droite

  • Réfugiés en #Turquie : évaluation de l’utilisation des #fonds de l’#UE et de la coopération avec Ankara

    Les députés évalueront mercredi la situation des #réfugiés_syriens en Turquie et les résultats du #soutien_financier fourni par l’UE au gouvernement turc.

    Des représentants de la Commission européenne informeront les députés des commissions des libertés civiles, des affaires étrangères et du développement avant de participer à un débat. Ils se concentreront sur la facilité de l’UE en faveur des réfugiés en Turquie, mise en place en 2015 pour aider les autorités turques à venir en aide aux réfugiés sur leur territoire. Elle dispose d’un #budget total de six milliards d’euros à distribuer au plus tard en 2025.

    Sur les 5,6 millions de réfugiés syriens dans le monde, près de 3,7 millions seraient en Turquie, selon les données du HCR.

    #Accord_UE-Turquie et situation en Grèce

    Les députés de la commission des libertés civiles débattront également de la mise en œuvre de la déclaration UE-Turquie, l’accord conclu par les dirigeants européens avec le gouvernement turc en mars 2016 pour mettre un terme au flux de réfugiés en direction des îles grecques.

    Ils échangeront dans un premier temps avec #Michalis_Chrisochoidis, le ministre grec en charge de la protection des citoyens. Les conséquences de l’accord ainsi que la situation dans les #îles grecques feront ensuite l’objet d’une discussion avec des représentants de la Commission européenne, de l’Agence des droits fondamentaux de l’UE, du Bureau européen d’appui en matière d’asile et de Médecins sans frontières.

    DATE : mercredi 6 novembre, de 9h à 12h30

    LIEU : Parlement européen, Bruxelles, bâtiment Paul-Henri Spaak, salle 3C50

    https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20191104IPR65732/refugies-en-turquie-evaluation-de-l-utilisation-des-fonds-de-l-ue
    #réfugiés #asile #migrations #EU #accord_UE-Turquie #aide_financière #financement #catastrophe_humanitaire #crise_humanitaire #externalisation #hotspot

    –-------------

    Ici le lien vers la vidéo de la deuxième partie de la séance : https://www.europarl.europa.eu/ep-live/fr/committees/video?event=20191106-1000-COMMITTEE-LIBE

    Vous pouvez y voir l’intervention d’MSF sur le deal avec la Turquie et la situation en Grèce à la min 11:55.
    #suicide #santé_mentale #violences_sexuelles #santé #enfants #mineurs #enfance #surpopulation #toilettes #vulnérabilité #accès_aux_soins

    • Pour la #Cour_européenne_des_droits_de_l’Homme, tout va bien dans les hotspots grecs

      La Cour européenne des droits de l’Homme vient de rejeter pour l’essentiel la requête dont l’avaient saisie, le 16 juin 2016, 51 personnes de nationalités afghane, syrienne et palestinienne - parmi lesquelles de nombreux mineurs -, maintenues de force dans une situation de détresse extrême dans le hotspot de #Chios, en Grèce [1].

      Les 51 requérant.es, soutenu.es par nos associations*, avaient été identifié.es lors d’une mission d’observation du Gisti dans les hotspots grecs au mois de mai 2016 [2]. Privées de liberté et retenues dans l’île de Chios devenue, comme celles de #Lesbos, #Leros, #Samos et #Kos, une prison à ciel ouvert depuis la mise en œuvre de la #Déclaration_UE-Turquie du 20 mars 2016, les personnes concernées invoquaient la violation de plusieurs dispositions de la Convention européenne des droits de l’Homme [3].

      Dans leur requête étaient abondamment et précisément documentés l’insuffisance et le caractère inadapté de la nourriture, les conditions matérielles parfois très dangereuses (tentes mal fixées, serpents, chaleur, promiscuité, etc.), les grandes difficultés d’accès aux soins, l’absence de prise en charge des personnes les plus vulnérables - femmes enceintes, enfants en bas âge, mineurs isolés -, aggravées par le contexte de privation de liberté qui caractérise la situation dans les hotspots, mais aussi l’arbitraire administratif, particulièrement anxiogène du fait de la menace permanente d’un renvoi vers la Turquie.

      La seule violation retenue par la Cour concerne l’impossibilité pour les requérant.es de former des recours effectifs contre les décisions ordonnant leur expulsion ou leur maintien en détention, du fait du manque d’informations accessibles sur le droit au recours et de l’absence, dans l’île de Chios, de tribunal susceptible de recevoir un tel recours.

      Pour le reste, il aura fallu plus de trois ans à la Cour européenne des droits de l’Homme pour juger que la plainte des 51 de Chios n’est pas fondée. Son argumentation se décline en plusieurs volets :

      s’agissant du traitement des personnes mineures, elle reprend à son compte les dénégations du gouvernement grec pour conclure qu’elle n’est « pas convaincue que les autorités n’ont pas fait tout ce que l’on pouvait raisonnablement attendre d’elles pour répondre à l’obligation de prise en charge et de protection » ;

      elle reconnaît qu’il a pu y avoir des problèmes liés à l’accès aux soins médicaux, à la mauvaise qualité de la nourriture et de l’eau et au manque d’informations sur les droits et d’assistance juridique, mais les relativise en rappelant que « l’arrivée massive de migrants avait créé pour les autorités grecques des difficultés de caractère organisationnel, logistique et structurel » et relève qu’en l’absence de détails individualisés (pour chaque requérant.e), elle « ne saurait conclure que les conditions de détention des requérants [y ayant séjourné] constituaient un traitement inhumain et dégradant » ;

      s’agissant de la surpopulation et de la promiscuité, elle n’en écarte pas la réalité – tout en relevant que les requérant.es n’ont « pas indiqué le nombre de mètres carrés dans les conteneurs » – mais pondère son appréciation des risques que cette situation entraîne en précisant que la durée de détention « stricte » n’a pas dépassé trente jours, délai dans lequel « le seuil de gravité requis pour que [cette détention] soit qualifiée de traitement inhumain ou dégradant n’avait pas été atteint ».

      *

      L’appréciation faite par la Cour de la situation de privation de liberté invoquée par les requérant.es est en effet au cœur de sa décision, puisqu’elle s’en sert pour relativiser toutes les violations des droits qu’elles et ils ont subies. C’est ainsi que, sans contester les très mauvaises conditions matérielles qui prévalaient au camp de Vial, elle (se) rassure en précisant qu’il s’agit d’« une structure semi-ouverte, ce qui permettait aux occupants de quitter le centre toute la journée et d’y revenir le soir ». De même, « à supposer qu’il y eut à un moment ou à un autre un problème de surpopulation » au camp de Souda, elle estime « ce camp a toujours été une structure ouverte, fait de nature à atténuer beaucoup les nuisances éventuelles liées à la surpopulation » [4].

      Autrement dit, peu importe, pour la Cour EDH, que des personnes soient contraintes de subir les conditions de vie infrahumaines des camps insalubres du hotspot de Chios, dès lors qu’elles peuvent en sortir. Et peu importe qu’une fois hors de ces camps, elles n’aient d’autre solution que d’y revenir, puisqu’elles n’y sont pas officiellement « détenues ». Qu’importe, en effet, puisque comme dans le reste de « l’archipel des camps » de la mer Égée [5], c’est toute l’île de Chios qu’elles n’ont pas le droit de quitter et qui est donc leur prison.

      En relayant, dans sa décision, l’habillage formel donné par les autorités grecques et l’Union européenne au mécanisme des hotspots, la Cour EDH prend la responsabilité d’abandonner les victimes et conforte l’hypocrisie d’une politique inhumaine qui enferme les exilé.es quand elle devrait les accueillir.

      Contexte

      Depuis trois ans, des dizaines de milliers de personnes sont confinées dans les cinq hotspots de la mer Égée par l’Union européenne, qui finance la Grèce afin qu’elle joue le rôle de garde-frontière de l’Europe.

      Dès leur création, des associations grecques et des ONG, mais aussi des instances européennes et internationales comme, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), le rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’Homme des migrants, le Comité de prévention de la torture du Conseil de l’Europe, l’Agence de l’UE pour les droits fondamentaux, n’ont cessé d’alerter sur les nombreuses violations de droits qui sont commises dans les hotspots grecs : des conditions d’accueil marquées par la surpopulation, l’insécurité, l’insalubrité et le manque d’hygiène, des violences sexuelles, des atteintes répétées aux droits de l’enfant, le défaut de prise en compte des situations de vulnérabilité, un accès à l’information et aux droits entravé ou inexistant, le déni du droit d’asile. On ne compte plus les témoignages, rapports et enquêtes qui confirment la réalité et l’actualité des situations dramatiques engendrées par ces violations, dont la presse se fait périodiquement l’écho.

      http://www.migreurop.org/article2939.html?lang=fr
      #CEDH

  • Briefing: Behind the new refugee surge to the Greek islands

    “They told us, the young boys, to take a gun and go fight. Because of that I escaped from there [and] came here,” Mohammed, a 16-year-old from Ghazni province in Afghanistan, said while sitting in the entrance of a small, summer camping tent on the Greek island of Lesvos in early October.

    Nearby, across a narrow streambed, the din of voices rose from behind the barbed wire-topped fences surrounding Moria, Europe’s largest refugee camp.

    With the capacity to house around 3,000 people, the camp has long since spilled out of its walls, spreading into the olive groves on the surrounding hills, and is continuing to grow each day, with dangers of sickness and accidents set to increase in the winter months ahead.

    The population of the camp exploded this summer, from about 4,500 people in May to almost 14,000 by the end of October, reflecting a spike in the number of people crossing the Aegean Sea from Turkey in recent months. So far this year, nearly 44,000 people have landed on the Greek islands, compared to around 32,500 in all of 2018.

    The increase is being led by Afghans, accounting for nearly 40 percent of arrivals, and Syrians, around 25 percent, and appears to be driven by worsening conflict and instability in their respective countries and increasingly hostile Turkish policies towards refugees.
    Isn’t it normal to see a surge this time of year?

    Arrivals to Greece usually peak in the summertime, when weather conditions are better for making the passage from the Turkish coast.

    But the increase this year has been “unprecedented”, according to Astrid Castelein, head of the UN refugee agency (UNHCR) office on Lesvos.

    Since the EU and Turkey signed an agreement in March 2016 aimed at stopping the flow of asylum seekers and migrants across the Aegean, arrivals to the Greek Islands during the summer have ranged from around 2,000 to just under 5,000 people per month.

    In July this year, arrivals rose to more than 5,000 and continued to climb to nearly 8,000 in August, before peaking at over 10,000 in September.

    These numbers are a far cry from the height of the European migration crisis in 2015, when over 850,000 people crossed the Aegean in 12 months and more than 5,000 often landed on the islands in a single day.

    Still, this year’s uptick has caused European leaders to warn about the potential that arrivals from Turkey could once again reach 2015 levels.
    What is Turkey threatening to do?

    Turkey hosts the largest refugee population in the world, at around four million people, including around 3.6 million Syrians.

    In recent months, Turkish President Recep Tayyip Erdogan has repeatedly threatened to “open the gates” of migration, using the spectre of increased refugee arrivals to try to pressure the EU to support controversial plans for “a safe zone” in northern Syria. He wielded it again to try to get EU leaders to dampen their criticism of the military offensive Turkey launched at the beginning of October, which had the stated aim of carving out the zone, as well as fending off a Kurdish-led militia it considers terrorists.

    But despite the rhetoric, apprehensions of asylum seekers and migrants trying to leave Turkey have increased along with arrivals to the Greek islands.

    Between the beginning of July and the end of September, the Turkish Coast Guard apprehended around 25,500 people attempting to cross the Aegean Sea, compared to around 8,600 in the previous three months.

    “This stark increase is in line with the increase in [the] number of people crossing the Eastern Mediterranean,” Simon Verduijn, a Middle East migration specialist with the Mixed Migration Centre, said via email. “The Turkish Coast Guard seems to monitor the Aegean seas very carefully.”

    “The situation has not changed,” Ali Hekmat, founder of the Afghan Refugees Association in Turkey, said, referring to the difficulty of crossing the sea without being apprehended, “but the number of boats increased.”
    Why are there so many Afghans?

    The spike in people trying to reach the Greek islands also coincides with an increase in the number of asylum seekers and migrants crossing into Turkey.

    “We’ve noticed a general… increase in movement across the country lately,” said Lanna Walsh, a spokesperson for the UN’s migration agency, IOM, in Turkey.

    So far this year, Turkish authorities have apprehended more than 330,000 people who irregularly entered the country, compared to just under 270,000 all of last year. Similar to the Greek islands, Afghans are crossing into Turkey in greater numbers than any other nationality, accounting for 44 percent of people who have been apprehended, following a spike in Afghan arrivals that started last year.

    “It’s not surprising that people see that they no longer have a future in Turkey.”

    2018 was the deadliest year for civilians in Afghanistan out of the past decade, and the violence has continued this year, crescendoing in recent months as peace talks between the United States and the Taliban gained momentum and then collapsed and the country held presidential elections. Afghanistan is now the world’s least peaceful country, trading places with Syria, according to the Institute for Economics and Peace, an Australia-based think tank that publishes an annual Global Peace Index.

    At the same time, options for Afghans seeking refuge outside the country have narrowed. Conditions for around three million Afghans living in Iran – many without legal status – have deteriorated, with US sanctions squeezing the economy and the Iranian government deporting people back to Afghanistan.

    Turkey has also carried out mass deportations of Afghans for the past two years, changes to the Turkish asylum system have made it extremely difficult for Afghans to access protection and services in the country, and legal routes out of the country – even for the most vulnerable – have dried up following deep cuts to the US refugee resettlement programme, according to independent migration consultant Izza Leghtas.

    “It’s not surprising that people see that they no longer have a future in Turkey,” Leghtas said.
    What do the refugees themselves say?

    The stories of Afghans who have made it to Lesvos reflect these difficult circumstances. Mohammed, the 16-year-old who fled Afghanistan because he didn’t want to fight, said that the Taliban had attacked the area near his home in Ghazni province. He decided to flee when local men who were fighting the Taliban told him and other young men to take up arms. “We just want to get [an] education… We want to live. We don’t want to fight,” he said.

    Mohammed went to Iran using his Afghan passport and then crossed the border into Turkey with the help of a smuggler, walking for about 14 hours before he reached a safe location inside the country. After about a month, he boarded an inflatable dinghy with other refugees and crossed from the Turkish coast to Lesvos. “There’s no way to live in Turkey,” he said when asked why he didn’t want to stay in the country. “If they found out that I am Afghan… the police arrest Afghan people who are refugees.”

    Ahmad, a 23-year-old Afghan asylum seeker also camping out in the olive groves at Moria, left Afghanistan three years ago because of tensions between ethnic groups in the country and because of Taliban violence. He spent two years in Iran, working illegally – “the government didn’t give us permission to work,” he said – before crossing into Turkey last year. He eventually found a job in Turkey and was able to save up enough money to come to Greece after struggling to register as an asylum seeker in Turkey.

    Ali, a 17-year-old Afghan asylum seeker, was born in Iran. Ali’s father was the only member of the family with a job and wasn’t earning enough money to cover the family’s expenses. Ali also wasn’t able to register for school in Iran, so he decided to come to Europe to continue his education. “I wanted to go to Afghanistan, but I heard that Afghanistan isn’t safe for students or anyone,” Ali said.
    Is pressure growing on Syrian refugees?

    UNHCR also noticed an increase in the proportion of Syrians arriving to the Greek islands in August and September compared to previous months, according to Castelein.

    Since July, human rights organisations have documented cases of Turkish authorities forcibly returning Syrians from Istanbul to Idlib, a rebel-held province in northwestern Syria, which has been the target of an intense bombing campaign by the Syrian government and its Russian allies since April. The Turkish government has denied that it is forcibly returning people to northwest Syria, which would be a violation of customary international law.

    “I left for safety – not to take a vacation – for safety, for a safe country that has work, that has hope, that life.”

    Tighter controls on residency permits, more police checks, and increased public hostility towards Syrians amidst an economic downturn in Turkey have also added to a climate of fear. “People that don’t have a kimlik (a Turkish identity card) aren’t leaving their houses. They’re afraid they’ll be sent back to Syria,” said Mustafa, a 22-year-old Syrian asylum seeker on Lesvos who asked that his name be changed.

    Until recently, Mustafa was living in the countryside of Damascus, Syria’s capital, in an area controlled by the Syrian government. His family was displaced early on in Syria’s more than eight and a half year civil war, but he decided to leave the country only now, after being called up for mandatory military service. “I didn’t know what to do. They want you to go fight in Idlib,” he said.

    Mustafa spent a month in Istanbul before crossing to Lesvos at the end of September. “I saw that the situation was terrible in Turkey, so I decided to come here,” he added. “I left for safety – not to take a vacation – for safety, for a safe country that has work, that has hope, that life.”
    How shaky is the EU-Turkey deal?

    The military campaign Turkey launched in the Kurdish-administered part of northeast Syria at the beginning of October displaced some 180,000 people, and around 106,000 have yet to return. Another 12,000 Syrians have crossed the border into Iraq.

    A ceasefire is now in place but the future of the region remains unclear, so it’s too early to tell what impact, if any, it will have on migration across the Aegean, according to Gerry Simpson, associate director of Human Rights Watch’s crisis and conflict division.

    But Turkey’s tightening residency restrictions, deportations, and talk of mass expulsions could, Simpson said, be a “game-changer” for the EU-Turkey deal, which is credited with reducing the number of people crossing the Aegean since March 2016.

    The agreement is based on the idea that Turkey is a safe third country for asylum seekers and migrants to be sent back to, a claim human rights groups have always taken issue with.

    In the more than three years since the deal was signed, fewer than 3,000 people have been returned from Greece to Turkey. But Greece’s new government, which came to power in July, has said it will speed up returns, sending 10,000 people back to Turkey by the end of 2020.

    “This idea that [Turkey] is a safe third country of asylum was never acceptable to begin with. Obviously, now we’ve seen [that] even more concretely with very well documented returns, not only of Syrians, but also of Afghans,” Leghtas, the migration consultant, said.

    “Whether that changes the two sides’ approach to the [EU-Turkey deal] is another matter because in practical terms… the only real effect of the [deal] has been to trap people on the islands,” Simpson added.

    https://www.thenewhumanitarian.org/news/2019/10/30/refugee-surge-Greek-islands
    #îles #asile #migrations #réfugiés #Grèce #Mer_Egée #réfugiés_afghans

    • Refugees trapped on Kos: An unspeakable crisis in reception conditions

      Hundreds of refugees are forced to live in boxes made out of cardboard and reed or makeshift sheds inside and outside of the Kos hotspot, in the utmost precarious and unsuitable conditions, without access to adequate medical and legal assistance. Since last April, the Kos hotspot, located on a hill at the village of Pyli, 15km outside of the city, is overcrowded, while the number of transfers of vulnerable refugees from the island to the mainland is significantly lower[1] compared to other islands, therefore creating an unbearable sense of entrapment for the refugees. RSA staff visited the island recently, spoke with refugees[2] living at the hotspot and visited the surrounding area. The images and testimonies cited in this document point out an unspeakable crisis in reception conditions.

      A former military camp in the village of Pyli serves as the Kos hotspot, despite intense protests residents; it started operating in March 2016 following the implementation of the toxic EU – Turkey Deal. According to official data, a place designed for a maximum occupancy of 816 people and 116 containers is now accommodating 3.734 people. Given the lack of any other accommodation structure on the island, the above number includes those living in makeshift sheds inside the hotspot as well as in crumbling abandoned buildings and tents outside of it. This severe overcrowding has led the authorities to use the Pre-removal Centre as an area for the stay for asylum-seekers– who are under restriction of their freedom of movement – including vulnerable individuals, women and families.

      According to UNHCR, the majority of asylum-seekers come from Syria, the Democratic Republic of the Congo, Palestine and Iraq, while children make up for 27% of the entire population. This data points out that, despite the dominant opposite and unfounded rhetoric, most of the newcomers are refugees, coming from countries with high asylum recognition rates.

      “We are living like mice”

      Two large abandoned buildings stand outside the hotspot; they are accessible only through debris, trash and a “stream” of sewage. RSA met with refugees who live there and who described their wretched living conditions. “Here, we are living like mice. We are looking for cardboard boxes and reeds to make ourselves a place to sleep. At night, there is no electricity. You look for an empty space between others, you lay down and try to sleep”, says an English-speaking man from Cameroon, who has been living in one of these abandoned buildings for two months. It is an open space full of holes in the walls and a weathered roof of rusty iron[3].

      Cardboard rooms

      African refugees, men and women have found shelter in this utterly dangerous setting. They have made a slum with big cardboard rooms, one next to the other, where the entrance is not visible. As the refugees sleeping in this area mention, there is cement and plaster falling off of the roof all the time. A vulnerable female refugee from Africa described to us her justified fear that her living conditions expose her to further danger.

      “The police told us to go find somewhere to sleep, there is no room at the hotspot. I am scared in here among so many men, because there is no electricity and it gets dark at night. But, what can I do? There was no room for me inside”.

      A blanket for each person

      The situation for Afghan families living in rooms of the other abandoned building, a few meters away, is similar. “When we take our children to the doctor, he writes prescriptions and tells us to buy them by ourselves. No one has helped us. When we arrived, they gave only one blanket to each one of us. Us women, we don’t even have the basics for personal hygiene”, says a young Afghan who has been living here for a month with her daughter and her husband. “They give us 1.5lt of water every day and pasta or potatoes almost daily”, says a young Afghan.

      In that space we met with refugees who complain about snakes getting indoors, where people sleep. Many try to shut the holes in the abandoned buildings to deter serpents from entering and to protect themselves from the cold. “We shut the holes but it is impossible to protect ourselves, this building is falling apart, it is really dangerous”, says a man from Afghanistan.

      There are no toilets outside of the hotspot; a cement trough is used as a shower for men, women and children, along with a hose from the fields nearby. There, they collect water in buckets and take it to their sheds. Alongside the road leading to the hotspot, refugees are carrying on their shoulders mattresses they have found in the trash, to put them in their tents and sheds.

      According to UNHCR, following a request by the Reception and Identification Authority, 200 tents were donated to the hotspot. This said, the Authorities have yet to find an appropriate space to set them up.

      Unbearable conditions inside the hotspot

      At the moment, there is not really a “safe zone” for unaccompanied minors, despite the fact that there is a space that was designed for this purpose, as families seem to be living in UNHCR tents in that space. The area is not completely protected and according to reports adults, who use the hygiene facilities, can enter there.

      Due to the overcrowding, lodgings have been set up in almost every available space, whereas, according to testimonies, there are serious problems with electricity, water supply, sewage disposal and cleanliness. The refugees mention that there is only one public toilet for those not living in a container, lack of clothing, shoes and hygiene products. Some told us that they left the hotspot because of the conditions there, in search of a living space outside of it. Such is the case of a Syrian refugee with his son, who are sleeping in a small construction near the hotspot entrance. “I found two mattresses in the trash. It was so filthy inside and the smell was so unbearable that I couldn’t stand it. I was suffering of skin problems, both me and the child”, he says. Tens of other refugees are sleeping in parks and streets downtown and depend upon solidarity groups in order to attend to their basic needs.

      Several refugees told us that they are in search of ways to work, even for free, in order to be of use. “I want to do something, I can’t just sit around doing nothing, it is driving me crazy. Would you happen to know where I could be of help? They say they don’t need me at the hotspot, is there anything I could do for the town of Kos? Clean, help somehow?”, a young Palestinian asks.

      Inadequate access to medical care

      Refugees living in the hotspot point out the inadequate or non-existent medical care. “We queue up and, if we manage to get to a doctor, they tell us to drink water, a lot of water, and sometimes they give paracetamol. There is no doctor at night, not even for emergencies. If someone is sick, the police won’t even call an ambulance. Take a taxi, they tell us. The other day, my friend was sick with a high fever, we called a taxi, but because the taxi wouldn’t come to the hotspot entrance, we carried him down the road for the taxi to pick us up”, says a young refugee.

      According to reports, at this moment there is only one doctor at the hotspot and only one Arab-speaking interpreter among the National Public Health Organization (NPHO) staff; during the summer, because of the limited NHPO staff, there were serious delays in medical tests and vulnerability screenings. Also, Kos hospital is understaffed, with whatever the consequences might be for the locals and the refugees in need of medical care[4].

      Not having a Social Security Number makes things even worse for those in need of medication, as they have to pay the entire price to buy it. The amount of 90 EURO that they receive as asylum-seekers from the cash program (cash card), especially when they have a health issue, is not enough. Such is the testimony of a woman from Africa, living in one of the abandoned buildings outside the hotspot. “It is dangerous here, we are suffering. It is difficult in these conditions, with our health, if you go to the hospital, they won’t give you medication. They will write you a prescription and you will have to buy it with your own money”, she tells us.

      Problems with free access to medical care for the thousands of newcomers increased sharply since July 2019 because the Foreigner Health Card system did not work and the Minister of Labor revoked[5] the circular on granting a Social Security Number to asylum-seekers, since the matter has yet to be regulated.

      Under these circumstances, survivors of a shipwreck (caused by the Coast Guard ramming a refugee boat near Kos resulting in the death of a 3-year old boy and a man) were transferred last week. According to the press, the 19-year old mother of the child, a few hours after the shipwreck and while still in shock, grave mourning and exhaustion, was transferred to the Reception and Identification Centre in order to be registered.

      Repression and police brutality

      According to the testimonies of at least four refugees, their protests are mostly dealt with repression, while there are reports on use of police violence in these situations. “Every time there is an issue, we go to the police and tell them do something, you have to protect us. They tell us to go away and if we insist, they start yelling and, if we don’t leave, they beat us”, says a minor Afghan who is living in the hotspot with his family. “If we complain, no one listens to you. It is a waste of time and you risk getting in trouble”, a 41-year old man from Africa, who has been living for the past six months inside the hotspot in a shed made of cardboard boxes, explains to us. ”A month ago, when we had the first rain, people were complaining, but it did nothing other than the riot police coming over”, they are telling us.

      Huge delays in the asylum process

      Many of those we met have yet to receive the threefold document and still have no access to the cash program. Newcomers have only received their “Restriction of Freedom Decision”, valid for 25 days; several have told us that the information on the asylum process is incomplete and they are having difficulty understanding it. At the end of the 25 days, they usually receive a document titled “Service Note of Release” where there is mention of the geographical restriction on the island of Kos. Lately, a notification for the intention to claim asylum is required.

      According to reports, at the moment there is a large number of people whose asylum process has not advanced (backlog). “Some of us have been here for 4-6 months and we haven’t even had a pre-interview[6] or an interview yet”, says a woman from Cameroon who is living in the hotspot.

      Arrivals have particularly increased in the past months, while refugees arriving in smaller islands, such as Kalymnos, Symi, are transferred to the Kos and Leros hotspots. According to UNHCR, a recent transfer of refugees from Kos to the mainland took place on 6 October and concerned 16 individuals. [7]. Due to the fact that in Kos the geographic restriction was not usually lifted in the past months, hundreds of people are trapped in these extremely precarious conditions. This appears to be happening because of the delays in the asylum process and the lack of medical staff, resulting to vulnerable individuals not being identified, combined with the lack of available space in the mainland structures and the prioritization of other islands that have hotspots.

      In Kos, there is free legal aid by four lawyers in total (a Registry lawyer, Metadrasi, Greek Refugee Council, Arsis), while there is great lack of interpreters both in the hotspot and the local hospital.

      Lack of access to education

      With regard to the refugees children’s education, evening classes in the Refugee Reception and Education Centres (RREC) have yet to start. According to UNHCR data, more than 438 children of school and pre-school age – aged 5 to 17-years old – are living in the hotspot[8] .

      In total, 108 children attend the Centre of non-typical education (KEDU) of Arsis Organization near the hotspot, funded by UNHCR. Any educational activity inside the hotspot, take place as part of an unemployment program by the Manpower Employment Organization. According to reports, the kindergarten providing formal education that operated in the previous two years inside the hotspot under the Ministry of Education is now closed as safety reasons were invoked.

      Detention: bad conditions and detention of vulnerable individuals

      The Pre-removal Centre next to the hotspot, with a capacity of 474 people, is currently detaining 325 people. According to UNHCR observations, the main nationalities are Iraq, Cameroon, Egypt, Syria and Pakistan.

      According to reports, newcomers in nearby islands that are transferred to Kos are also detained there until they submit their asylum claim. Also, people who have violated the geographic restriction are also held there. Among the detainees, there are people who have not been subjected to reception procedures process due to shortcomings of the Reception and Identification Authority[9]. Characteristically, following his visit to Kos in August 2019, Philippe Leclerc, the UNHCR Representative in Greece, reported: “I also visited the pre-removal centre on Kos, which since May 2019 has broadly been used as a place for direct placement in detention, instead of reception, of asylum-seekers, including women and those with specific needs, some of whom without prior and sufficient medical or psychosocial screening, due to lack of enough personnel”.

      In the context of the pilot project implemented in Lesvos, even extremely vulnerable individuals are being detained, despite the fact that there is no doctor in the Pre-removal Centre. An African refugee with a serious condition told us “I was in the Pre-removal Centre for three and a half months. I almost collapsed. I showed them a document from my country’s hospital, where my condition is mentioned, I asked them for a doctor, but they brought a nurse. Now I sleep in a room made of cardboard and reed outside of the hotspot”.

      According to complaints by at least two people who have been detained at the Pre-removal Centre, the police broke the camera of their mobile phones, that resulted in the phones not functioning and them losing their contacts and the only means of communication with their families. “Inside the Pre-removal Centre we didn’t have access to a doctor nor to medication. There was a nurse, but we were receiving no help. Also, we didn’t have access to a lawyer. When we complained, they transferred us to another wing, but all the wings were in an equally bad condition. Many times those who complained were being taken to the police station”, says a 30-year old man from Gambia.

      https://rsaegean.org/en/refugees-trapped-on-kos

    • 800 migrants arrive in Greece within 48 hours, living conditions described as ’horrible’

      Migrant arrivals to Greece continue unabated: Nearly 800 migrants crossed from Turkey to Greece in just 48 hours this week, marking the highest pace of arrivals in 40 months. The Council of Europe during a visit to migrant camps on the Greek islands warned of an explosive situation and described living conditions there as ’horrible.’

      On Wednesday, the Greek coastguard registered the arrival of 790 migrants in just 48 hours. As state media reported, the migrants arrived by land and by sea on boats at Alexandropouli on the mainland and the islands of Samos and Farmakonisi.

      The country has not seen this many arrivals of migrants via sea since the EU-Turkey deal came into effect in March 2016. The number of migrants arriving in Greece in the first ten months of this year has already overshot last year’s figure of around 50,500.

      According to the latest UNHCR figures, 55,348 migrants have arrived, 43,683 of them by sea, between the start of 2019 and Sunday.

      Dramatic situation

      The surge has led to dramatic overcrowding in camps on the Greek Aegean islands, where the migrant population has more than doubled over the past six months, according to the German press agency dpa. Even before, the camps were packed at more than twice their capacity. Outbreaks of violence and fires at the EU-funded island camps have further escalated the situation.

      During a visit to Greek island camps on Wednesday, Dunja Mijatovic, the Commissioner for Human Rights at the Council of Europe, said she had witnessed people queuing for food or to use a bathroom for more than three hours at refugee camps for asylum seekers on the Greek islands of Lesbos, Samos and Corinth.

      “The people I have met are living in horrible conditions and in an unbearable limbo,” she said at a news briefing on Thursday; adding the migrants were struggling to cope with overcrowding, lack of shelter, poor hygiene conditions and substandard access to medical care.

      “I saw children with skin diseases not treated. I heard about no medications or drugs at all available to these people. No access to health, no proper access to health and many other things that are really quite shocking for Europe in the 21st century,” Mijatovic continued.

      Relocation

      To ease the overcrowding, the Greek government has already started relocating people to the mainland. Prime Minister Kyriakos Mitsotakis announced that 20,000 migrants would be moved by the end of the year. With the current resurgence of arrivals, however, decongestion is not in sight. Mijatovic urged the authorities to transfer asylum seekers from islands to the mainland as soon as possible. “It is an explosive situation”, she said. “This no longer has anything to do with the reception of asylum-seekers,” she said. “This has become a struggle for survival,” she concluded at the end of her visit.

      https://www.infomigrants.net/en/post/20526/800-migrants-arrive-in-greece-within-48-hours-living-conditions-descri

    • Sur l’île de #Samos, une poudrière pour des milliers d’exilés confinés à l’entrée de l’UE

      Avec 6 000 migrants pour 650 places, le camp grec de Samos est une poudrière ravagée par un incendie à la mi-octobre. Alors que la Grèce redevient la première porte d’entrée dans l’UE, autorités comme réfugiés alertent sur la catastrophe en cours. Reportage sur cette île, symptôme de la crise européenne de l’accueil.

      La ligne d’horizon se fond dans le ciel d’encre de Samos. L’île grecque des confins de l’Europe est isolée dans la nuit d’automne. Sur le flanc de la montagne qui surplombe la ville côtière de Vathy, des lumières blanches et orange illuminent un amas de blocs blancs d’où s’élèvent des voix. Elles résonnent loin dans les hauteurs de cyprès et d’oliviers, où s’égarent des centaines de tentes. Ces voix sont celles d’Afghans et de Syriens en majorité, d’Irakiens, de Camerounais, de Congolais, de Ghanéens… Pour moitié d’entre eux, ce sont des femmes et des enfants. Un monde au-dehors qui peine à s’endormir malgré l’heure tardive.

      À deux kilomètres des côtes turques, l’île de Samos (Grèce) est rejointe en Zodiac par les exilés. © Dessin Elisa Perrigueur

      Ils sont 6 000 à se serrer dans les conteneurs prévus pour 648 personnes, et la « jungle » alentour, dit-on ici. Ce camp est devenu une ville dans la ville. On y compte autant de migrants que d’habitants. « Samos est un petit paradis avec ce point cauchemardesque au milieu », résume Mohammed, Afghan qui foule ces pentes depuis un an. Les exilés sont arrivés illégalement au fil des mois en Zodiac, depuis la Turquie, à deux kilomètres. Surpeuplé, Vathy continue de se remplir de nouveaux venus débarqués avec des rêves d’Europe, peu à peu gagnés par la désillusion.

      À l’origine lieu de transit, le camp fut transformé en 2016 en « hotspot », l’un des cinq centres d’identification des îles Égéennes gérés par l’État grec et l’UE. Les migrants, invisibles sur le reste de l’île de Samos, sont désormais tous bloqués là le temps de leur demande d’asile, faute de places d’hébergement sur le continent grec, où le dispositif est débordé par 73 000 requêtes. Ils attendent leur premier entretien, parfois calé en 2022, coincés sur ce bout de terre de 35 000 habitants.

      Naveed Majedi, Afghan de 27 ans rencontré à Vathy. © Elisa Perrigueur
      Naveed Majedi, un Afghan de 27 ans, physique menu et yeux verts, évoque la sensation d’être enlisé dans un « piège » depuis sept mois qu’il s’est enregistré ici. « On est bloqués au milieu de l’eau. Je ne peux pas repartir en Afghanistan, avec les retours volontaires [proposés par l’Organisation internationale pour les migrations de l’ONU – ndlr], c’est trop dangereux pour ma vie », déplore l’ancien traducteur pour la Force internationale d’assistance à la sécurité à Kaboul.

      Le camp implose, les « habitations » se négocient au noir. Naveed a payé sa tente 150 euros à un autre migrant en partance. Il peste contre « ces tranchées de déchets, ces toilettes peu nombreuses et immondes. La nourriture mauvaise et insuffisante ». Le jeune homme prend des photos en rafale, les partage avec ses proches pour montrer sa condition « inhumaine », dit-il. De même que l’organisation Médecins sans frontières (MSF) alerte : « On compte aujourd’hui le plus grand nombre de personnes dans le camp depuis 2016. La situation se détériore très vite. Le lieu est dangereux pour la santé physique et mentale. »

      Il n’existe qu’une échappatoire : un transfert pour Athènes en ferry avec un relogement à la clef, conditionné à l’obtention d’une « carte ouverte » (en fonction des disponibilités, de la nationalité, etc.). Depuis l’arrivée en juillet d’un premier ministre de droite, Kyriakos Mitsotakis, celles-ci sont octroyées en petit nombre.

      Se rêvant dans le prochain bateau, Naveed scrute avec obsession les rumeurs de transferts sur Facebook. « Il y a des nationalités prioritaires, comme les Syriens », croit-il. Les tensions entre communautés marquent le camp, qui s’est naturellement divisé par pays d’origine. « Il y a constamment des rixes, surtout entre des Afghans et des Syriens, admet Naveed. Les Africains souvent ne s’en mêlent pas. Nous, les Afghans, sommes mal perçus à cause de certains qui sont agressifs, on nous met dans le même sac. » Querelles politiques à propos du conflit syrien, embrouilles dans les files d’attente de repas, promiscuité trop intense… Nul ne sait précisément ce qui entraîne les flambées de colère. La dernière, sanglante, a traumatisé Samos.

      Le camp était une poudrière, alertaient ces derniers mois les acteurs de l’île dans l’indifférence. Le 14 octobre, Vathy a explosé. Dans la soirée, deux jeunes exilés ont été poignardés dans le centre-ville, vengeance d’une précédente rixe entre Syriens et Afghans au motif inconnu. En représailles, un incendie volontaire a ravagé 700 « habitations » du camp. L’état d’urgence a été déclaré. Les écoles ont fermé. Des centaines de migrants ont déserté le camp.

      L’Afghan Abdul Fatah, 43 ans, sa femme de 34 ans et leurs sept enfants ont quitté « par peur » leur conteneur pour dormir sur la promenade du front de mer. Les manifestations de migrants se sont multipliées devant les bureaux de l’asile. Des policiers sont arrivés en renfort et de nouvelles évacuations de migrants vers Athènes ont été programmées.

      Dans l’attente de ces transferts qui ne viennent pas, les migrants s’échappent quand ils le peuvent du camp infernal. Le jour, ils errent entre les maisons pâles du petit centre-ville, déambulent sur la baie, patientent dans les squares publics.

      « Nous ne sommes pas acceptés par tous. Un jour, j’ai voulu commander à dîner dans une taverne. La femme m’a répondu que je pouvais seulement prendre à emporter », relate Naveed, assis sur une place où trône le noble Lion de Samos. Un homme du camp à l’air triste sirote à côté une canette de bière. Une famille de réfugiés sort d’un supermarché les bras chargés : ils viennent de dépenser les 90 euros mensuels donnés par le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) dans l’échoppe où se mêlent les langues grecque, dari, arabe et français.

      D’autres migrants entament une longue marche vers les hauteurs de l’île. Ils se rendent à l’autre point de convergence des réfugiés : l’hôpital de Samos. Situé entre les villas silencieuses, l’établissement est pris d’assaut. Chaque jour entre 100 et 150 demandeurs s’y pressent espérant rencontrer un docteur, de ceux qui peuvent rédiger un rapport aidant à l’octroi d’un statut de « vulnérabilité » permettant d’obtenir plus facilement une « carte ouverte ».

      Samuel et Alice, un couple de Ghanéens ont mis des semaines à obtenir un rendez-vous avec le gynécologue de l’hôpital. © Elisa Perrigueur

      La « vulnérabilité » est théoriquement octroyée aux femmes enceintes, aux personnes atteintes de maladies graves, de problèmes psychiques. Le panel est flou, il y a des failles. Tous le savent, rappelle le Dr Fabio Giardina, le responsable des médecins. Certains exilés désespérés tentent de simuler des pathologies pour partir. « Un jour, on a transféré plusieurs personnes pour des cas de tuberculose ; les jours suivants, d’autres sont venues ici, nombreuses, en prétextant des symptômes, relate le médecin stoïque. On a également eu beaucoup de cas de simulations d’épilepsie. C’est très fatigant pour les médecins, stressés, qui perdent du temps et de l’argent pour traiter au détriment des vrais malades. Avec la nouvelle loi en préparation, plus sévère, ce système pourrait changer. »

      En neuf mois, l’établissement de 123 lits a comptabilisé quelque 12 000 consultations ambulatoires. Les pathologies graves constatées : quelques cas de tuberculose et de VIH. L’unique psychiatre a démissionné il y a quelques mois. Depuis un an et demi, deux postes de pédiatres sont vacants. « Le camp est une bombe à retardement, lâche le Dr Fabio Giardina. Si la population continue d’augmenter, on franchira la ligne rouge. »

      Dans le couloir où résonnent les plaintes, Samuel Kwabena Opoku, Ghanéen de 42 ans, est venu pour sa femme Alice enceinte de huit mois. Ils ont mis longtemps à obtenir ce rendez-vous, qui doit être pris avec le médecin du camp. « Nous, les Noirs, passons toujours au dernier plan, accuse-t-il. Une policière m’a lancé un jour : vous, les Africains [souvent venus de l’ouest du continent – ndlr], vous êtes des migrants économiques, vous n’avez rien à faire là. » Ils sont les plus nombreux parmi les déboutés.
      Le maire : « L’Europe doit nous aider »

      Samuel, lui, raconte être « menacé de mort au Ghana. Je devais reprendre la place de mon père, chef de tribu important. Pour cela, je devais sacrifier le premier de mes fils, eu avec mon autre femme. J’ai refusé ce crime rituel ». Son avocate française a déposé pour le couple une requête d’urgence, acceptée, devant la Cour européenne des droits de l’homme. Arrivés à Samos en août, Samuel et Alice ont vu le gynécologue, débordé, en octobre pour la première fois. L’hôpital a enregistré 213 naissances sur l’île en 2019, dont 88 parmi la population migrante.

      Des ONG internationales suisses, françaises, allemandes sillonnent l’institution, aident aux traductions, mais ne sont qu’une quinzaine sur l’île. « Nous sommes déconnectées des autorités locales qui communiquent peu et sommes sans arrêt contrôlées, déplore Domitille Nicolet, de l’association Avocats sans frontières. Une situation que nous voulons dénoncer mais peu de médias s’intéressent à ce qui se passe ici. »

      Une partie de la « jungle » du camp de Vathy, non accessible aux journalistes ni aux ONG. © Elisa Perrigueur

      Chryssa Solomonidou, habitante de l’île depuis 1986 qui donne des cours de grec aux exilés, est en lien avec ces groupes humanitaires souvent arrivés ces dernières années. « Les migrants et ONG ont rajeuni la ville, les 15-35 ans étaient partis à cause de la crise », relate-t-elle. Se tenant droite dans son chemisier colorée au comptoir d’un bar cossu, elle remarque des policiers anti-émeute attablés devant leurs cafés frappés. Eux aussi sont les nouveaux visages de cette ville « où tout le monde se connaissait », souligne Chryssa Solomonidou. En grand nombre, ils remplissent tous les hôtels aux façades en travaux après une saison estivale.

      « J’ai le cœur toujours serré devant cette situation de misère où ces gens vivent dehors et nous dans nos maisons. C’est devenu ici le premier sujet de conversation », angoisse Chryssa. Cette maman a assisté, désemparée, à la rapide montée des ressentiments, de l’apparition de deux univers étrangers qui se croisent sans se parler. « Il y a des rumeurs sur les agressions, les maladies, etc. Une commerçante vendait des tee-shirts en promotion pour 20 euros. À trois hommes noirs qui sont arrivés, elle a menti : “Désolée, on ferme.” Elle ne voulait pas qu’ils les essayent par peur des microbes », se souvient Chryssa.

      Il y a aussi eu cette professeure, ajoute-t-elle, « poursuivie en justice par des parents d’élèves » parce qu’elle voulait faire venir des migrants dans sa classe, ce que ces derniers refusaient. L’enseignante s’est retrouvée au tribunal pour avoir appelé les enfants à ignorer « la xénophobie » de leurs aînés. « Ce n’est pas aux migrants qu’il faut en vouloir, mais aux autorités, à l’Europe, qui nous a oubliés », déplore Chryssa.

      « L’UE doit nous aider, nous devons rouvrir les frontières [européennes – ndlr] comme en 2015 et répartir les réfugiés », prône Giorgos Stantzos, le nouveau maire de Vathy (sans étiquette). Mais le gouvernement de Mitsotakis prépare une nouvelle loi sur l’immigration et a annoncé des mesures plus sévères que son prédécesseur de gauche Syriza, comme le renvoi de 10 000 migrants en Turquie.

      Des centaines de migrants ont embarqué sur un ferry le 21 octobre, direction Athènes. © Elisa Perrigueur

      Les termes de l’accord controversé signé en mars 2016 entre Ankara et l’UE ne s’appliquent pas dans les faits. Alors que les arrivées en Grèce se poursuivent, la Turquie affirme que seuls 3 des 6 milliards d’euros dus par l’Europe en échange de la limitation des départs illégaux de ses côtes auraient été versés. Le président turc Erdogan a de nouveau menacé au cours d’un discours le 24 octobre « d’envoyer 3,6 millions de migrants en Europe » si celle-ci essayait « de présenter [son] opération [offensive contre les Kurdes en Syrie – ndlr] comme une invasion ».

      À Samos, où les avions militaires turcs fendent régulièrement le ciel, ce chantage résonne plus qu’ailleurs. « Le moment est très critique. Le problème, ce n’est pas l’arrivée des familles qui sont réfugiées et n’ont pas le choix, mais les hommes seuls. Il n’y a pas de problèmes avec les habitants mais entre eux », estime la municipalité. Celle-ci « n’intervient pas dans le camp, nous ne logeons pas les réfugiés même après les incendies, ce n’est pas notre job ».

      L’édile Giorgos Stantzos multiplie les déclarations sur Samos, trop éclipsée médiatiquement, selon les locaux, par la médiatisation, légitime, de l’île de Lesbos et de son camp bondé, avec 13 000 migrants. Au cours d’un rassemblement appelé le 21 octobre, Giorgos Stantzos a pris la parole avec les popes sur le parvis de la mairie de Samos. « Nous sommes trop d’êtres humains ici […], notre santé publique est en danger », a-t-il martelé sous les applaudissements de quelques milliers d’habitants.

      La municipalité attend toujours la « solution d’urgence » proposée par l’État grec et l’UE. Bientôt, un nouveau camp devrait naître, loin des villes et des regards. Un mastodonte de 300 conteneurs, d’une capacité de 1 000 à 1 500 places, cernés de grillages de l’OTAN, avec « toutes les facilités à l’intérieur : médecins, supermarchés, électricité, etc. », décrypte une source gouvernementale. Les conteneurs doivent être livrés mi-novembre et le camp devrait être effectif à la fin de l’année. « Et le gouvernement nous a assuré qu’il organiserait des transferts de migrants vers le continent toutes les semaines d’ici la fin novembre pour désengorger Samos », précise le maire Giorgos Stantzos.

      Sur les quais du port, le soir du 21 octobre, près de 700 Afghans, Syriens, Camerounais, Irakiens… ont souri dans le noir à l’arrivée du ferry de l’État aux lumières aveuglantes. Après s’y être engouffrés sans regret, ils ont fait escale au port du Pirée et voulu rejoindre des hébergements réquisitionnés aux quatre coins du continent. Quelque 380 passagers de ce convoi ont été conduits en bus dans le nord de la Grèce. Eux qui espéraient tant de cette nouvelle étape ont dû faire demi-tour sous les huées de villageois grecs : « Fermez les frontières », « Chassez les clandestins ».

      Boîte noire :

      L’actuel camp de conteneurs de Vathy, entouré de barbelés, n’est accessible qu’avec l’autorisation du gouvernement, et il est donc uniquement possible de se rendre dans la « jungle » de tentes alentour.

      Dès le 10 octobre, nous avons formulé des demandes d’interviews avec le secrétaire de la politique migratoire, Giorgos Koumoutsakos (ou un représentant de son cabinet), la responsable du « hotspot » de Samos et/ou un représentant de l’EASO, bureau européen de l’asile. Le 15 octobre, nous avons reçu une réponse négative, après les « graves incidents » de la veille. Nous avons réitéré cette demande les 20 et 23 octobre, au cours de notre reportage à Samos. Avec un nouveau refus des autorités grecques à la clef, qui évoquent une « situation trop tendue » sur les îles.

      https://www.mediapart.fr/journal/international/311019/sur-l-ile-de-samos-une-poudriere-pour-des-milliers-d-exiles-confines-l-ent

  • #Grèce : Des enfants demandeurs d’asile privés d’école

    À cause de sa politique migratoire appuyée par l’Union européenne qui bloque des milliers d’enfants demandeurs d’asile dans les îles de la mer Égée, la Grèce prive ces enfants de leur droit à l’éducation, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.
    Le rapport de 51 pages, intitulé « ‘Without Education They Lose Their Future’ : Denial of Education to Child Asylum Seekers on the Greek Islands » (« ‘Déscolarisés, c’est leur avenir qui leur échappe’ : Les enfants demandeurs d’asile privés d’éducation sur les îles grecques », résumé et recommandations disponibles en français), a constaté que moins de 15 % des enfants en âge d’être scolarisés vivant dans les îles, soit plus de 3 000, étaient inscrits dans des établissements publics à la fin de l’année scolaire 2017-2018, et que dans les camps que gère l’État dans les îles, seuls une centaine, tous des élèves de maternelle, avaient accès à l’enseignement officiel. Les enfants demandeurs d’asile vivant dans les îles grecques sont exclus des opportunités d’instruction qu’ils auraient dans la partie continentale du pays. La plupart de ceux qui ont pu aller en classe l’ont fait parce qu’ils ont pu quitter les camps gérés par l’État grâce à l’aide des autorités locales ou de volontaires.

    « La Grèce devrait abandonner sa politique consistant à confiner aux îles les enfants demandeurs d’asile et leurs familles, puisque depuis deux ans, l’État s’est avéré incapable d’y scolariser les enfants », a déclaré Bill Van Esveld, chercheur senior de la division Droits des enfants à Human Rights Watch. « Abandonner ces enfants sur des îles où ils ne peuvent pas aller en classe leur fait du tort et viole les propres lois de la Grèce. »

    Human Rights Watch s’est entretenue avec 107 enfants demandeurs d’asile et migrants en âge d’être scolarisés vivant dans les îles, ainsi qu’avec des responsables du ministère de l’Éducation, de l’ONU et de groupes humanitaires locaux. Elle a également examiné la législation en vigueur.

    L’État grec applique une politique appuyée par l’UE qui consiste à maintenir dans les îles les demandeurs d’asile qui arrivent de Turquie par la mer jusqu’à ce que leurs dossiers de demande d’asile soient traités. Le gouvernement soutient que ceci est nécessaire au regard de l’accord migratoire que l’EU et la Turquie ont signé en mars 2016. Le processus de traitement est censé être rapide et les personnes appartenant aux groupes vulnérables sont censées en être exemptées. Mais Human Rights Watch a parlé à des familles qui avaient été bloquées jusqu’à 11 mois dans les camps, souvent à cause des longs délais d’attente pour être convoqué aux entretiens relatifs à leur demande d’asile, ou parce qu’elles ont fait appel du rejet de leur demande.

    Même si l’État grec a transféré plus de 10 000 demandeurs d’asile vers la Grèce continentale depuis novembre, il refuse de mettre fin à sa politique de confinement. En avril 2018, la Cour suprême grecque a invalidé cette politique pour les nouveaux arrivants. Au lieu d’appliquer ce jugement, le gouvernement a émis une décision administrative et promulgué une loi afin de rétablir la politique.

    D’après la loi grecque, la scolarité est gratuite et obligatoire pour tous les enfants de 5 à 15 ans, y compris ceux qui demandent l’asile. Le droit international garantit à tous les enfants le même droit de recevoir un enseignement primaire et secondaire, sans discrimination. Les enfants vivant en Grèce continentale, non soumis à la politique de confinement, ont pu s’inscrire dans l’enseignement officiel.

    Selon l’office humanitaire de la Commission européenne, ECHO, « l’éducation est cruciale » pour les filles et garçons touchés par des crises. Cette institution ajoute que l’éducation permet aux enfants de « retrouver un certain sens de normalité et de sécurité », d’acquérir des compétences importantes pour leur vie, et que c’est « un des meilleurs outils pour investir dans leur avenir, ainsi que dans la paix, la stabilité et la croissance économique de leur pays ».

    Une fille afghane de 12 ans, qui avait séjourné pendant six mois dans un camp géré par l’État grec dans les îles, a déclaré qu’avant de fuir la guerre, elle était allée à l’école pendant sept ans, et qu’elle voulait y retourner. « Si nous n’étudions pas, nous n’aurons pas d’avenir et nous ne pourrons pas réussir, puisque nous [ne serons pas] instruits, nous ne saurons parler aucune langue étrangère », a-t-elle déclaré.

    Plusieurs groupes non gouvernementaux prodiguent un enseignement informel aux enfants demandeurs d’asile dans les îles, mais d’après les personnes qui y travaillent, rien ne peut remplacer l’enseignement officiel. Par exemple il existe une école de ce type dans le camp de Moria géré par l’État sur l’île de Lesbos, mais elle ne dispose qu’à temps partiel d’une salle dans un préfabriqué, ce qui signifie que les enfants ne peuvent recevoir qu’une heure et demie d’enseignement par jour. « Ils font de leur mieux et nous leur en sommes reconnaissants, mais ce n’est pas une véritable école », a fait remarquer un père.

    D’autres assurent le transport vers des écoles situées à l’extérieur des camps, mais ne peuvent pas emmener les enfants qui sont trop jeunes pour s’y rendre tout seuls. Certains élèves vivant à l’extérieur des camps de l’État suivent un enseignement informel et ont également reçu l’aide de volontaires ou de groupes non gouvernementaux afin de s’inscrire dans l’enseignement public. Ainsi des volontaires ont aidé un garçon kurde de 13 ans vivant à Pipka, un site situé à l’extérieur des camps de l’île de Lesbos, désormais menacé de fermeture, à s’inscrire dans un établissement public, où il est déjà capable de suivre la classe en grec

    Des parents et des enseignants estimaient que la routine scolaire pourrait aider les enfants demandeurs d’asile à se remettre des expériences traumatisantes qu’ils ont vécues dans leurs pays d’origine et lors de leur fuite. À l’inverse, le manque d’accès à l’enseignement, combiné aux insuffisances du soutien psychologique, exacerbe le stress et l’anxiété qui découlent du fait d’être coincé pendant des mois dans des camps peu sûrs et surpeuplés. Évoquant les conditions du camp de Samos, une fille de 17 ans qui a été violée au Maroc a déclaré : « [ça] me rappelle ce que j’ai traversé. Moi, j’espérais être en sécurité. »

    Le ministère grec de la Politique d’immigration, qui est responsable de la politique de confinement et des camps des îles, n’a pas répondu aux questions que Human Rights Watch lui avait adressées au sujet de la scolarisation des enfants demandeurs d’asile et migrants vivant dans ces îles. Plusieurs professionnels de l’éducation ont déclaré qu’il existait un manque de transparence autour de l’autorité que le ministère de l’Immigration exerçait sur l’enseignement dans les îles. Une commission du ministère de l’Éducation sur la scolarisation des réfugiés a rapporté en 2017 que le ministère de l’Immigration avait fait obstacle à certains projets visant à améliorer l’enseignement dans les îles.

    Le ministère de l’Éducation a mis en place deux programmes clés pour aider les enfants demandeurs d’asile de toute la Grèce qui ne parlent pas grec et ont souvent été déscolarisés pendant des années, à intégrer l’enseignement public et à y réussir, mais l’un comme l’autre excluaient la plupart des enfants vivant dans les camps des îles gérés par l’État.

    En 2018, le ministère a ouvert des écoles maternelles dans certains camps des îles, et en mai, environ 32 enfants d’un camp géré par une municipalité de Lesbos ont pu s’inscrire dans des écoles primaires – même si l’année scolaire se terminait en juin. Le ministère a déclaré que plus de 1 100 enfants demandeurs d’asile avaient fréquenté des écoles des îles à un moment ou un autre de l’année scolaire 2017-2018, mais apparemment ils étaient nombreux à avoir quitté les îles avant la fin de l’année.

    Une loi adoptée en juin a permis de clarifier le droit à l’éducation des demandeurs d’asile et, le 9 juillet, le ministère de l’Éducation a déclaré qu’il prévoyait d’ouvrir 15 classes supplémentaires destinées aux enfants demandeurs d’asile des îles pour l’année scolaire 2018-2019. Ce serait une mesure très positive, à condition qu’elle soit appliquée à temps, contrairement aux programmes annoncés les années précédentes. Même dans ce cas, elle laisserait sur le carreau la majorité des enfants demandeurs d’asile et migrants en âge d’être scolarisés, à moins que le nombre d’enfants vivant dans les îles ne diminue.

    « La Grèce a moins de deux mois devant elle pour veiller à ce que les enfants qui ont risqué leur vie pour atteindre ses rivages puissent aller en classe lorsque l’année scolaire débutera, une échéance qu’elle n’a jamais réussi à respecter auparavant », a conclu Bill Van Esveld. « L’Union européenne devrait encourager le pays à respecter le droit de ces enfants à l’éducation en renonçant à sa politique de confinement et en autorisant les enfants demandeurs d’asile et leurs familles à quitter les îles pour qu’ils puissent accéder à l’enseignement et aux services dont ils ont besoin. »

    https://www.hrw.org/fr/news/2018/07/18/grece-des-enfants-demandeurs-dasile-prives-decole
    #enfance #enfants #éducation #îles #mer_Egée #asile #migrations #réfugiés #école #éducation #rapport #Lesbos #Samos #Chios

    Lien vers le rapport :
    https://www.hrw.org/report/2018/07/18/without-education-they-lose-their-future/denial-education-child-asylum-seekers

  • Grecia mantiene confinados más de 12.000 refugiados en cinco islas del Egeo

    Las inclemencias meteorológicas agravarán por desgracia la ya difícil situación de los ‘hotspots’ de #Lesbos, Chíos, #Samos, #Kos y #Leros, transformados en “lugares de confinamiento indefinido para los solicitantes de asilo”, decía hace unos días Nicola Bay, director de Oxfam en Grecia. Miles de mujeres, hombres y niños muy pequeños siguen viviendo allí en precarias tiendas de campaña, durmiendo literalmente en el suelo, esperando una respuesta a su solicitud de asilo en Europa. Algunos llevan así casi 19 meses.

    Desde que entró en vigor el acuerdo UE-Turquía sobre refugiados, en marzo del 2016, la situación en estos ‘hotspots’ se ha ido deteriorando hasta límites insospechados. Actualmente, según el Gobierno griego, más de 15.000 refugiados están atrapados en estas islas, el doble de su capacidad de acogida. Entre ellos, más de 12.000 viven recluidos en los ‘hotspots’, con acceso limitado al agua potable y a los servicios básicos.


    http://www.elperiodico.com/es/internacional/20171204/grecia-mantiene-confinados-a-mas-de-12000-refugiados-en-cinco-islas-del
    #statistiques #îles #chiffres #réfugiés #Grèce #asile #migrations #Chios #attente #anti-chambre

    • Greece: 13,000 Still Trapped on Islands

      The Greek government has moved more than 7,000 asylum seekers from the islands to the mainland as an emergency measure, as it had promised in early December 2017. But with more than 5,000 people arriving since December, it has also increased the number of unsuitable makeshift shelters in the already overcrowded island camps.

      https://www.hrw.org/news/2018/03/06/greece-13000-still-trapped-islands
      #accord_UE-Turquie
      cc @i_s_ @isskein

    • « Samos est le pire endroit en Grèce pour les réfugiés »

      A Samos, où les arrivées d’exilés se poursuivent malgré l’accord de 2016 entre l’UE et la Turquie, les conditions de vie dans le camp de transit sont devenues inhumaines. Sur cette île transformée de facto en prison, les habitants, au départ tous solidaires des réfugiés, cèdent parfois aux sirènes d’une « radicalisation raciste ».

      « Regardez comment nous vivons ! » s’exclame Manos, en désignant la clôture qui entoure sa propriété agrippée au flanc de la colline. C’est une maison modeste, conçue au départ pour les vacances. Jusqu’à ce que Manos et son épouse Vasso prennent leur retraite et viennent s’installer définitivement sur l’île dont ils sont originaires. Ils pensaient y couler des jours tranquilles, d’autant que la vie sur l’île est moins chère qu’à Athènes. Sauf que désormais, au bout du minuscule petit jardin, il y a ces silhouettes adossées au grillage. Et juste derrière, un océan de tentes et de bicoques précaires en bois : La « jungle » de Samos, où s’installent tous ceux qui arrivent clandestinement sur l’île mais ne peuvent plus loger, faute de places, à l’intérieur du hot spot, qu’on distingue un peu plus loin. Cet ancien camp militaire a été reconverti en centre de « transit » pour les réfugiés et migrants arrivées des côtes turques, toutes proches.

      Les dirigeants européens se félicitent régulièrement d’avoir mis un terme à la crise migratoire amorcée en 2015 ? A Samos, ce « succès » fait grincer des dents. Car les îles grecques proches de la Turquie payent le prix lourd de cette normalisation. Les arrivées peuvent avoir diminué, elles n’ont jamais cessé. Et désormais, tous ceux qui accostent à Samos, comme sur les îles voisines, sont contraints de rester sur place jusqu’à l’achèvement de la longue procédure de demande d’asile. Cela peut prendre six mois, un an, parfois plus encore.

      Dans le jardin de Manos et de Vasso, le face-à-face est saisissant. Les nouveaux « voisins », les doigts agrippés au grillage, gémissent et implorent de l’aide : « On s’entasse les uns sur les autres, c’est sale, il y a des rats et des serpents partout », énumèrent en cœur ces Congolais, d’une voix plaintive. « Ceux-là sont vraiment gentils et je leur fais souvent à manger. La nourriture du camp est infecte », murmure Vasso. Mais Manos tient aussi à montrer les branches cassées de son amandier, la porte fracturée du frigo extérieur : « Une nuit, des gamins un peu ivres y ont trouvé mes gouaches s’en sont emparé et ont maculé de peinture les murs de la maison. Juste comme ça, sans raison, raconte ce professeur de dessin retraité. Un autre jour, c’est le pare-brise de ma voiture qui a été cassé. » Le grillage est une barrière fragile, maintes fois détruite, maintes fois réparée par Manos. « C’est une honte ! L’Europe nous a sacrifiés pour sa tranquillité », gronde-t-il.

      « Faux certificats »

      Conçu à l’origine pour 648 places, le hot spot et la « jungle » qui l’entoure ont accueilli 6 000 personnes au plus fort de cet hiver. A Vathi, la capitale de l’île, il n’y a guère plus de 8 000 habitants. A la différence des autres îles grecques, le hot spot de Samos a été installé, non pas dans un endroit isolé, mais juste à la sortie de cette petite ville qui se déploie en amphithéâtre verdoyant autour d’un joli port. « L’aspect positif, c’est que les réfugiés peuvent échapper quelques heures à l’enfer de ce camp et venir respirer en ville. Il y a donc moins de tensions qu’ailleurs à l’intérieur du hot spot. Mais toute cette nouvelle population, c’est aussi un choc pour les gens du coin », souligne Manos Logothetis, le directeur général de l’office de santé public et l’un des deux seuls médecins du hot spot. « Jusqu’en 2008, il n’y avait qu’une seule Africaine à Samos. Les gens ne connaissent pas l’Afrique, nous n’avions pas de colonies ! Et voilà qu’on met face à face une population vieillissante, dont la moitié a plus de 60 ans, confrontée à des réfugiés ou migrants, pour la plupart très jeunes. C’est normal que certains aient peur. Notre île est devenue une belle prison où les réfugiés sont coincés le temps de statuer sur leur sort », soupire le médecin.

      Sur son bureau, il montre un paquet de photocopies : « Ce sont de faux certificats médicaux saisis par la police. Tous ceux qui arrivent ici se prétendent malades. C’est le moyen le plus rapide pour se faire évacuer à Athènes. Mais il y a de vrais malades, et ceux-là se perdent parfois dans la masse de ceux qui trichent. » En réalité, personne ne veut rester dans ce hot spot aux conditions de vie inhumaines. « Ils arrivent ici après un dangereux périple, et personne ne leur dit rien. On les dirige vers le camp, à eux de comprendre ensuite comment ça marche. Tous les documents sont en grec, il n’y a aucune aide juridictionnelle prévue. Ils s’installent où ils peuvent, sans sanitaires. Mais même à l’intérieur du camp, les douches sont insuffisantes, les toilettes déglinguées », se désole Domitille Nicolet, une jeune juriste française, arrivée ici il y a quelques mois pour Avocats sans frontières (ASF) et qui tente avec quatre collègues de gérer « 300 dossiers », ballottés dans le labyrinthe de la légendaire bureaucratie grecque. Les lenteurs administratives ont été accentuées par les réductions du nombre de fonctionnaires imposées par la crise économique. Et les contrôles se sont multipliés, en principe pour lutter contre la corruption. « Résultat, pour commander une cartouche d’encre, il me faut cinq autorisations, un appel d’offres. Et ça peut prendre un an », soupire Manos Logothetis.

      « Il faut faire la queue pour tout »

      « Il y a beaucoup d’incompétence. Mais c’est aussi une stratégie volontaire », considère de son côté Antonis Rigas, coordinateur de Médecins sans frontières (MSF), qui vient d’ouvrir une clinique en ville. « Dès le départ, la situation a été difficile dans les hot spots. Parce qu’il fallait faire passer un message : décourager ceux qui seraient tentés par la traversée depuis la Turquie. A Samos, quand on a récemment proposé de réparer les ampoules cassées et d’améliorer le système hydraulique dans le hot spot, on nous a répondu que les réfugiés n’avaient qu’à faire les réparations eux-mêmes », explique-t-il, avant d’insister : « Aujourd’hui, Samos est devenu le pire endroit en Grèce pour les réfugiés. » Début mai, en visite sur l’île, Dimitrios Vitsas, le ministre grec des migrations l’a lui aussi reconnu, promettant de tenter d’alléger la pression sur l’île.

      Les nouveaux arrivants, près d’un millier rien qu’en avril, sont désormais évacués sur les îles voisines de Kos ou Leros. Sept cents réfugiés ont également été transférés à Athènes au début du mois, et un nouveau camp éloigné de la ville est également prévu. « Mais cette construction prendra beaucoup de temps. Et en attendant, on a du mal à comprendre pourquoi l’Europe, le continent le plus riche du monde, n’accepte pas de partager le fardeau migratoire imposé à la Grèce : 15 000 personnes coincées sur les îles, ce n’est pas insurmontable à l’échelle europèenne ! » s’exaspère Bogdan Andrei, un Roumain qui a créé Samos Volonteers, la plus grande ONG qui aide les réfugiés sur l’île.

      Depuis trois ans, Bogdan les voit arriver plein d’espoirs, malgré les traumatismes vécus. « Et voilà qu’il leur faut endurer la promiscuité, la saleté. Il faut faire la queue pour tout : l’obtention d’un papier, les repas, les douches. Puis attendre. Sans cesse attendre, sans même savoir pour combien de temps. Une vie privée d’horizon qui rend souvent dépressif », se désole-t-il.

      « Le pire a été évité »

      Cette attente sans fin est visible à Vathi. Elle s’est même incrustée dans la carte postale : dès le matin, ils sont nombreux à fuir le bourbier infâme du hot spot, pour aller passer en ville ce temps qui ne compte pour rien. Assis en grappes sur les bancs des places, les yeux rivés sur leurs portables, ils ont forcément changé la physionomie des lieux. Et plus le temps passe, plus ce huis clos devient tendu.

      « En 2015, les gens d’ici, comme ailleurs en Grèce, ont fait preuve d’une solidarité incroyable. Ils ont spontanément aidé tous ceux qui arrivaient des côtes turques. Puis quand ils ont été coincés ici, l’ambiance a changé », se souvient Nikos Kaklamanis, un neurologue qui est aussi le responsable local de la section de Syriza, le parti de gauche au pouvoir à Athènes. Une association de citoyens en colère s’est créée dès 2016, dénonçant la saleté, « les risques de maladie », mais aussi « l’islamisation de l’île ». Puis on a fait pression sur ceux qui louaient des logements aux ONG afin qu’ils cessent de le faire, et un an plus tard des parents en colère ont voulu chasser les enfants réfugiés d’une école.

      « Pour l’instant, le pire a été évité à chaque fois. Car les responsables politiques locaux évitent la surenchère extrémiste. Elle profite toujours à l’extrême droite, personne d’autre ne gagne de voix en stigmatisant les réfugiés, en Grèce comme ailleurs », rappelle le docteur Logothetis, qui appartient à la branche locale de Nouvelle Démocratie, le parti conservateur grec. Il avoue cependant ne pas être toujours suivi par la direction de son parti. « Les gens de Samos ne sont pas racistes. Ils ont vécu une situation totalement inédite depuis trois ans. Ils sont déboussolés ! Il y a eu plusieurs braquages, sur une île qui n’a jamais connu de délinquance. Et la présence de ce hot spot horrible est une honte qui pèse sur le moral, la vie quotidienne », défend Manos, le prof de dessin à la retraite.

      Issu des rangs de Syriza à gauche, Nikos Kaklamanis redoute, lui, une « radicalisation raciste de l’île ». Elle s’exprime déjà. Des restaurants et des bars refusent désormais les réfugiés, et particulièrement les Africains. Ioanna, une jeune Samiote qui a ouvert un bar à chicha sur le port, n’en revient toujours pas. « Soudain j’ai été ostracisée par tous mes amis et connaissances ! Ils ne me parlent plus », lâche, amère, cette jeune femme qui songe désormais à quitter l’île. « Le poison qui dévaste l’Europe se répand insidieusement chez nous aussi hélas. Partout, le réfugié devient l’équivalent du Juif des années 30 », s’inquiète Nikos Kaklamanis.


      https://www.liberation.fr/planete/2019/05/23/samos-est-le-pire-endroit-en-grece-pour-les-refugies_1728873

  • Op-ed: Winter has arrived, thousands left at its mercy in Greece’s hot-spots

    The capacity of the hotspots in #Lesvos, #Samos, #Chios is exceeded by somewhere between 100 and 250 per cent. People including vulnerable groups like children, sick people and pregnant women are accommodated in anything from small summer tents to makeshift shelters and damaged prefabricated houses, left at the mercy of the hard weather. Further the lack of hot water and limited sanitation makes hygiene a problem and with very few NGO’s still operating in the hotspots there is a shortage of even basic provisions like milk powder and diapers on top of the extreme conditions. Traumatized, mentally ill or disabled people do not have sufficient access to proper medical, psychological support and treatment and the with the combination of confinement, lack of information and perspective tensions are running high with incidents of violence and self-harm.


    https://www.ecre.org/winter-has-arrived-thousands-left-at-its-mercy-in-greeces-hot-spots-op-ed-by-e

    #îles #Grèce #asile #migrations #réfugiés #chiffres #statistiques #hiver #sur-population #hotspots #Lesbos #Leros #Kos

  • Surge in migration to Greece fuels misery in refugee camps | World news | The Guardian

    https://www.theguardian.com/world/2017/sep/29/surge-in-migration-to-greece-fuels-misery-in-refugee-camps

    Greece is experiencing a dramatic rise in the number of refugees and migrants entering the country, exacerbating already deplorable living conditions on island camps.
    ’Europe’s dirty secret’: officials on Chios scramble to cope with rising tensions
    Read more

    The number of people arriving, across land and sea borders, has more than doubled since the beginning of the summer. Authorities estimate arrivals are now at their highest level since March 2016, with over 200 men, women and children being registered every day.

    #migrations #asile réfugiés #grèce

  • EU-Turkey deal ’driving suicide and self-harm’ among refugees trapped in Greek camps

    A deal struck by the European Union to slow refugee boat crossings to Greece is driving rising rates of suicide and self-harm in squalid camps, Human Rights Watch (HRW) has warned.

    Asylum seekers detained on islands in the Aegean Sea have described people setting themselves on fire, hanging themselves or cutting their wrists, with a third of those on Chios witnessing a suicide.

    New research by HRW found children were among those being driven to desperation in conditions increasing the trauma already suffered in the countries they have fled.

    “The mental impact of years of conflict, exacerbated by harsh conditions on the Greek islands and the uncertainty of inhumane policies, may not be as visible as physical wounds, but is no less life-threatening,” said Emina Ćerimović, a disability rights researcher for the group.

    “The EU and Greece should take immediate action to address this silent crisis and prevent further harm.”

    Dozens of asylum seekers, including children, reported rising anxiety, depression, post-traumatic stress disorder (PTSD) and other mental illnesses as they wait months on end in “horrific conditions” to see whether they will be taken to the Greek mainland or deported to Turkey.

    A 26-year-old Syrian man, who has been detained on Lesbos for more than three months pending deportation, said he has attempted to kill himself.

    Bilal said he was held in a police station for two months, attempting suicide in a cell, before being taken to the notorious Moria camp.

    “All this time [at the police station] I had seen no doctor,” he said. “Then I hurt myself in the police station, and then they brought me here.”

    The camp, now used as a detention centre for asylum seekers to be transferred to Turkey, has seen deadly fires break out and had to be evacuated after tents froze in the winter.

    Migrants being held there told HRW how they were being tormented by the wait to hear their fate, with anxiety compounded by delayed and changed meetings with authorities and a lack of information and interpreters.

    Ahmad, a 20-year-old Syrian, was moved to Lesbos from Chios in May and does not know whether he will be sent back or onwards to Turkey.

    “I’m in a nervous situation,” he said. “Yesterday, an Algerian guy hurt himself [by cutting] … my feelings are dead.”

    Families are among those detained in Moria, including a Kurdish woman from Syria with four children.

    “My hope is dead since they brought me here,” Rabiha Hadji told HRW. “We saw all the terrible miseries in Syria but me and my children haven’t seen a jail [until coming to Greece].”

    Médecins Sans Frontières (MSF), which provides medical care on Lesbos and the island of Samos, has reported a high prevalence of depression, anxiety and psychosis, and a significant increase in suicide attempts and self-harm this year.

    A representative said poor conditions in camps were a particular risk to former prisoners and torture victims, adding: “For people who have experienced extreme violence in detention back in their countries of origin, a place surrounded by barbed wire, the presence of police, and violent clashes clearly cannot be a proper place for them.”

    Amir, a 26-year-old Iranian asylum seeker who has been detained on Lesbos since April, said conditions in Moria constantly reminded him of prison in Iran.

    “I see the fences and I remember my past,” he said.

    “During the first week I was here, I couldn’t sleep all week … I had nightmares of the torture I’ve been through in the military prison.”

    Almost 13,000 asylum seekers are currently being held on Greek islands, where 9,500 more have arrived so far this year despite the threat of deportation.

    In December, the EU and Greek authorities ended exemptions for vulnerable groups including unaccompanied children, pregnant women, disabled people and torture victims that previously protected them from detention in island camps, despite an appeal from 13 major NGOs.

    The EU is now pressuring Greece to speed up asylum decisions and deportations to Turkey, where 1,200 people had been returned between the EU-Turkey deal coming into force in March 2016 and June.

    HRW warned that while lengthy procedures were worsening refugees’ distress, “length of asylum procedures should not be reduced at the expense of the quality of the process”.

    It has documented cases with a lack of capable interpreters during vital asylum interviews, “serious gaps” in access to information and legal help and authorities prioritising migrants according to nationality.

    The practice most commonly sees Syrians fast-tracked over Afghans, Iraqis, Bangladeshis and countries with low application success rates, fuelling tensions within camps that sometimes spill over into violence.

    “Greek authorities, with EU support, should ensure asylum seekers have meaningful access to a fair and efficient asylum procedure based on individual claims, not nationality,” a spokesperson for HRW said, urging Greece to end the policy of containment on its islands and transfer asylum seekers to the mainland, where children can be enrolled in school and adults can work.

    “The EU and the Greek government should work to restore the dignity and humanity of people seeking protection, not foster conditions that cause psychological harm,” Ms Ćerimović said.

    The report is the latest damning verdict of the EU-Turkey deal, which has seen the main refugee route to Europe switch from the comparatively shorter and safer Aegean Sea to the treacherous passage between Libya and Italy.

    The agreement committed Turkey to accept the return of most asylum seekers who travelled through its territory to Greek islands, in exchange for billions of euros in aid, visa liberalisation for Turkish citizens, and revived negotiations for Turkish accession to the EU.

    Talks have since broken down over a series of rows over European nations banning Turkish referendum rallies, support for Kurdish groups in Syria and concerns over the crackdown following an attempted coup against Recep Tayyip Erdogan.

    Research by Save the Children previously found the deal had dramatically reduced the number of refugees journeying over the Aegean Sea to Greece but had given people smugglers “a firmer grip on a hugely profitable business”.

    A study by Harvard University found girls as young as four had been raped in an Athens refugee camp, while asylum seekers elsewhere in the country were selling sex to raise money to be smuggled out.

    But Europol hailed “success” against people smuggling after setting up the European Migrant Smuggling Centre, identifying 17,500 suspected smugglers in 2016, intercepting messages, seizing documents and destroying boats.

    More than 100,000 migrants have arrived in Europe so far this year by sea, mainly from sub-Saharan Africa, Bangladesh and Syria, with 2,300 dying in the attempt.

    http://www.independent.co.uk/news/world/europe/refugee-crisis-latest-asylum-seekers-greece-camps-lesbos-suicide-self

    #suicide #accord_UE-Turquie #réfugiés #asile #migrations #Grèce #camps_de_réfugiés #piège #îles #Chios #PTSD #santé_mentale #Lesbos #Lesvos #prostitution #enfants #viols #mineurs #Moria #hotspots
    cc @i_s_

    • EU/Greece: Asylum Seekers’ Silent Mental Health Crisis

      In research conducted in May and June 2017 on the island of Lesbos, Human Rights Watch documented the deteriorating mental health of asylum seekers and migrants – including incidents of self-harm, suicide attempts, aggression, anxiety, and depression – caused by the Greek policy of “containing” them on islands, often in horrifying conditions, to facilitate speedy processing and return to Turkey.

      https://www.hrw.org/news/2017/07/12/eu/greece-asylum-seekers-silent-mental-health-crisis

    • Greece : A dramatic deterioration for asylum seekers on Lesbos

      The report, A dramatic deterioration for asylum seekers on Lesbos – based on MSF medical data and the testimonies of patients – describes the recent drastic cuts in providing health care on the island, along with reductions in legal aid, and the closure of shelters and other essential services.

      http://www.msf.org/en/article/greece-dramatic-deterioration-asylum-seekers-lesbos
      #santé #rapport #santé_mentale #statistiques #chiffres #vulnérabilité

      Dans le rapport :


      http://www.msf.org/sites/msf.org/files/msf_lesbos_vulnerability_report1.pdf

    • Moria, il laboratorio della brutale intolleranza anti-migrante

      L’estate, si sa, le retate si accelerano, la repressione va avanti in silenzio. Ma Moria, sull’isola di Lesbo, costituisce forse un punto di non ritorno: il palesamento della brutalità anti-profughi, cristallizzata da mesi negli hotspot, nei campi e sui confini, ora dilagante e impunita. Calais, Ventimiglia, Moria. Non è nuovo che il campo greco dove sono intrappolati, persino da più di un anno, richiedenti asilo, vada in fiamme per la giusta ribellione di persone parcheggiate in container, tra sterpaglie, senza cure né accesso ai legali. A queste persone in fuga, l’Europa riserva, infatti, detenzione infinita e sistematica in attesa del rimpatrio in Turchia, in base all’accordo UE-Turchia, o verso i rispettivi Paesi di origine.

      http://www.huffingtonpost.it/amp/flore-murardyovanovitch/lisola-di-moria-e-il-laboratorio-della-brutale-intolleranza-an_a_2305

    • Lesvos: urla dal silenzio. Detenzione arbitraria e respingimenti illegali. Gli accordi con gli stati di transito cancellano il diritto alla vita.

      I sistemi di controllo delle frontiere si sono dimostrati in tensione sempre più forte con i doveri di soccorso e assistenza, come è apparso più evidente nelle isole greche di fronte alla costa turca e nelle acque antistanti la Tripolitania. Nell’opinione pubblica, soprattutto per effetto della campagna diffamatoria nei confronti delle ONG, portata avanti dagli organi di informazione più seguiti, si è quasi annullata la distinzione tra scafisti, intermediari, trafficanti ed organizzazioni non governative indipendenti (o presunte tali) che praticano attività di soccorso in mare e di assistenza a terra. Attività che andrebbero tutelate, e non attaccate, per difendere i diritti fondamentali della persona, a partire dal diritto alla vita.

      http://www.a-dif.org/2017/08/01/lesvos-urla-dal-silenzio-detenzione-arbitraria-e-respingimenti-illegali-gli-a

    • Trapped. Asylum Seekers in Greece

      Emina Ćerimović and photographer Zalmaï investigate the mental health crisis facing asylum seekers on the island of Lesbos.

      The psychological impact of conflict, exacerbated by harsh conditions, uncertainty and inhumane policies, is not as visible as physical injury. But it’s just as life-threatening.

      https://www.hrw.org/video-photos/interactive/2017/12/21/trapped

    • Les femmes et les enfants réfugiés sont davantage exposés aux agressions sexuelles dans le climat de tensions et de surpopulation régnant dans les centres d’accueil des îles grecques

      Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, est très préoccupé par les déclarations de certains demandeurs d’asile dénonçant harcèlement et violences sexuels dans les centres d’accueil situés sur les îles grecques qui ne respectent pas les normes d’accueil requises. Le HCR se félicite toutefois des mesures prises par le gouvernement en vue de régler la question de la surpopulation et des conditions de vie désastreuses dans ces centres.

      En 2017, le HCR a reçu des informations émanant de 622 survivants de violences sexuelles et de genre sur les îles grecques de la mer Egée, dont 28% ont été subies après leur arrivée en Grèce. Les formes les plus courantes de violences dénoncées par les femmes concernaient des comportements incorrects, du harcèlement sexuel et des tentatives d’agression sexuelle.

      La situation est particulièrement inquiétante dans les centres d’accueil et d’identification de Moria (#Lesbos) et de #Vathy (#Samos) où des milliers de réfugiés continuent d’être abrités dans des hébergements inadéquats sans sécurité suffisante. Quelque 5 500 personnes séjournent dans ces centres, soit le double de la capacité prévue. Les informations faisant état de harcèlement sexuel sont particulièrement nombreuses à #Moria.

      http://www.unhcr.org/fr/news/briefing/2018/2/5a81a898a/femmes-enfants-refugies-davantage-exposes-agressions-sexuelles-climat-tension

    • Exclusive: Violence breaks out between residents of refugee camp and police on Greek island of #Samos

      Police clashed with residents from a refugee camp on the Greek island of Samos on Saturday morning, an NGO has told Euronews.

      The refugees and asylum seekers were staging a protest march about living conditions in the camp but had their route blocked by police at around 7.30 am local time, a member of the NGO said.

      “There were no more than 60 to 70 people there, they were one-on-one with police,” they added.

      Police fired warning shots and used tear gas and “beat up” some of those demonstrating, according to the NGO.

      One refugee sent an image to Euronews that showed his back with two marks across it (pictured in the main image of this article).

      “Things in Samos aren’t working well, that’s why we went on the march,” he said.

      “I saw police charge at the protesters,” Jerome Fourcade, an independent photo journalist based in Samos, told Euronews.

      Around 10 NGO workers were taken in by police at the scene of the clashes at 8.30am and held for a number of hours: “They said they were verifying our ID cards,” one said.

      Fourcade was also detained by police when he tried to photograph those demonstrating.

      Authorities asked to look at his photographs, but he refused arguing that he had not been arrested so they did not have the right.

      He was released around 10.30 am once all the residents had returned to the refugee camp.

      Overcrowding is a serious issue in the Samos camp, which is designed to host a maximum of around 650 people, while there are roughly 4,000 people living there and in the “jungle” surrounding it.

      Most people have no direct access to sanitation and live in flimsy tents or shelters they built themselves, the NGO worker said.

      “They are surrounded by pests — barely a day goes by when I’m not sent a photo of someone who has found a snake in their tent or been bitten by a scorpion or a rat,” they added.

      “The camp is overflowing with garbage, it’s 26 degrees today, so it’s festering ... these are extremely inhumane conditions.”

      Police clashed with residents from a refugee camp on the Greek island of Samos on Saturday morning, an NGO has told Euronews.

      The refugees and asylum seekers were staging a protest march about living conditions in the camp but had their route blocked by police at around 7.30 am local time, a member of the NGO said.

      “There were no more than 60 to 70 people there, they were one-on-one with police,” they added.
      Police stand in front of refugees and asylum seekers from Samos camp

      Police fired warning shots and used tear gas and “beat up” some of those demonstrating, according to the NGO.

      One refugee sent an image to Euronews that showed his back with two marks across it (pictured in the main image of this article).

      “Things in Samos aren’t working well, that’s why we went on the march,” he said.

      “I saw police charge at the protesters,” Jerome Fourcade, an independent photo journalist based in Samos, told Euronews.

      Around 10 NGO workers were taken in by police at the scene of the clashes at 8.30am and held for a number of hours: “They said they were verifying our ID cards,” one said.

      Fourcade was also detained by police when he tried to photograph those demonstrating.

      Authorities asked to look at his photographs, but he refused arguing that he had not been arrested so they did not have the right.

      He was released around 10.30 am once all the residents had returned to the refugee camp.
      Police stand in front of refugees and asylum seekers from Samos camp

      Overcrowding is a serious issue in the Samos camp, which is designed to host a maximum of around 650 people, while there are roughly 4,000 people living there and in the “jungle” surrounding it.

      READ MORE: Refugees on Samos live in “a huge camp of lost souls”

      Most people have no direct access to sanitation and live in flimsy tents or shelters they built themselves, the NGO worker said.

      “They are surrounded by pests — barely a day goes by when I’m not sent a photo of someone who has found a snake in their tent or been bitten by a scorpion or a rat,” they added.

      “The camp is overflowing with garbage, it’s 26 degrees today, so it’s festering ... these are extremely inhumane conditions.”
      Valerie Gauriat
      Inside Samos refugee campValerie Gauriat
      Valerie Gauriat
      Inside Samos refugee campValerie Gauriat

      This is not the first time the inhabitants of the camp have demonstrated, with three peaceful protests taking place in January along with another that turned violent, although “nothing as bad as this,” according to the NGO.

      Saturday marked the first time police used tear gas on the asylum seekers and refugees, it said.

      A police spokesman for the North Aegean islands told Euronews that a group of 100 migrants attempted to march into the city to protest about living conditions in and around the camp.

      “They were stopped by the police and there was some tension,” he added. The spokesperson is based in Lesbos and said he did not know anything about the use of tear gas or the police detentions.

      The clashes came a day before Greeks were set to vote in both the European Parliamentary elections and the first round of the municipal elections, when mayors and regional governors are appointed.

      https://www.euronews.com/2019/05/25/exclusive-violence-breaks-out-between-residents-of-refugee-camp-and-police

    • MSF: 3 migrant children attempted suicide, 17 had injured themselves

      Children are the real victims of the Migration policy, many of them are not in position to comply with the harsh realities. According to a press release by Doctors Without Borders / Médecins Sans Frontières (MSF), Greece, in the summer months of July and August, three children attempted suicide and 17 had injured themselves. Ten of a total of 73 children referred to MSF were under the age of six, the youngest being just two.

      Vulnerable people trapped in islands pay for inhumane policies of EU-Turkey Agreement. About 24,000 men, women and children seeking protection in Europe are trapped in tragic living conditions on Greek islands, while Greek and Greek European authorities have deliberately abandoned them, the MSF said in the press release:

      The devastating crisis that affects the health of thousands of vulnerable people is the result of a problematic reception system, lack of protection mechanisms and inadequate service provision. This shows that the European Union’s policy of restricting and deterring migration management has failed.

      For over four years, Doctors Without Borders has been working in several Greek islands, but today humanitarian and medical intervention is largely a matter for voluntary organizations that replace state responsibilities. Today, Doctors Without Borders has once again been forced to scale up its activities: hundreds of medical sessions are held daily in Lesvos, Samos and Chios, while in coordination with other voluntary and non-governmental organizations Doctors Without Borders is increasing for the immigrant population and distribute basic essentials on a regular basis.

      “The situation in the Greek islands is not new. The overcrowding in refugee camps is a crisis caused by European policies and has had a huge negative impact on men, women and children for years, ”says Vassilis Stravaridis, Director General of Médecins Sans Frontières. “More than 3 years have passed since the EU-Turkey Agreement and should we consider that the Greek and European authorities are using this embarrassing failure to host refugees as a means of deterring new arrivals to Europe?”

      As arrivals from the sea have reached their highest point since 2016, Doctors Without Borders pediatric mental health teams in Lesbos have seen child referrals double in July compared to previous months. In July and August, 73 children were referred to our teams: three had attempted suicide and 17 had committed suicide. Ten of the 73 children were under the age of six, the youngest being just two.

      “More and more of these kids stop playing, see nightmares, are afraid to get out of their tent and start retiring from life,” says Kathryn Bruback, a mental health officer in Lesvos. “Some of them just stop talking. With overcrowding, violence and lack of security in the camp increasing, the situation for children is getting worse day by day. In order to prevent permanent damage, these children must leave the Moria camp immediately. “

      At the Doctors Without Borders pediatric clinic we have nearly 100 children with complex or chronic health problems, including young children with severe heart disease, diabetes, epilepsy and war injuries. They are all waiting to move to the mainland to access the specialized care they need.

      In the camp in Vathi, Samos, the situation is unbearable, according to Doctors Without Borders, where 5,000 people crowd into a place designed for 650. Most live in the “jungle”, an area outside the camp. The lack of protection and basic services raises the risk of people being subjected to new psychological trauma, with reports of incidents of harassment, sexual assault and other forms of violence increasing.

      The Greek government recently transferred nearly 1,500 vulnerable people from Lesvos. However, Doctors Without Borders believes that moving people to scenes in the mainland is not a safe or effective solution to the chronic overcrowding and its effects on human health. At least 2,500 people who are officially identified as vulnerable remain in Lesvos despite being entitled to move to a safe place for specialized care. This number does not include thousands of possibly others who have not yet been identified as vulnerable.

      Doctors Without Borders appeals to the Greek Government, the European Union and the Member States to assume their responsibilities and put an end to this unacceptable and devastating crisis, and in particular demand:

      Immediately remove children and vulnerable people from the islands and transport them to safe and appropriate accommodation in mainland Greece and / or other European countries.
      Immediately increase the number of medical staff in reception centers so that people can receive physical and mental health care.

      https://www.keeptalkinggreece.com/2019/09/13/msf-migrants-children-suicides

  • Number of migrants trapped on Aegean islands increases

    A total of 3,873 migrants are on currently on Lesvos with another 3,847 on #Chios and 1,939 on #Samos, according to police figures made public on Monday.
    In total there are 9,548 migrants on those islands compared to 8,892 a month ago. In May Chios was shouldering most of the burden, hosting 3,889 migrants compared to 3,083 people on Lesvos.


    http://www.ekathimerini.com/219568/article/ekathimerini/news/number-of-migrants-trapped-on-aegean-islands-increases

    #mer_Egée #îles #migrations #asile #réfugiés #attente #anti-chambre #piège #Lesbos #chiffres #statistiques

    • Urgent need for a real solution for unaccompanied minor refugees in Greece

      The issue of the identification, protection and support of unaccompanied minors in Greece remains of major importance, following the recent negative developments related to the discontinuation of specialised support programs, the withdrawal of NGOs dealing with their identification from the so-called hotspots, the closure of shelters for minors, but also the enormous delays in the process of asylum, family reunification and relocation. Many of these children are basically unprotected – often wrongly registered – and may even end up homeless in the streets of Greek cities, exposed to great dangers.

      http://rsaegean.org/urgent_need_for_a_real_solution_for_unaccompanied_minor_refugees_in_greece

    • Growing number of unaccompanied refugee and migrant children in Greece in urgent need of shelter, care and protection

      Only a third of the nearly 3,000 unaccompanied refugee and migrant children currently in Greece are receiving proper shelter and care, UNICEF warned today. The children’s agency is urging key policy and legal reforms to help keep vulnerable children safe.

      The recent surge in the refugee and migrant arrivals has led to further overcrowding and deteriorating living conditions in island camps. In September this year there were more than 5,700 arrivals in Greece compared to an estimated 3,080 arrivals in September 2016.

      https://www.unicef.org/media/media_101396.html

  • Greece : between deterrence & integration

    Seven years of economic depression have not been kind to the city blocks around 17 Halkokondyli St., the office of the Greek ombudsman in downtown Athens. An alphabet soup of graffiti has been splattered across empty storefronts where “for rent” stickers alternate with ads for closing-down sales. Of the two grand squares nearby, #Victoria is haunted by touts for people-smuggling gangs, while #Omonia is home to a run-down hotel where stolen passports are rented to desperate migrants for $3,200 a go.


    http://issues.newsdeeply.com/greece-between-deterrence-and-integration

    #Athènes #asile #migrations #réfugiés #santé #éducation #Grèce #logement #hébergement #Moria #Lesbos #Chios #Golden_dawn #aube_dorée

  • Greece paying asylum seekers to reject appeals

    The Greek government is giving cash incentives for rejected asylum seekers on the islands to forgo their legal rights to appeal their cases.

    Some €1,000 and free plane tickets home are now part of a largely EU-financed package to send them packing as quickly as possible.

    “This is quite complicated and quite immoral,” a Greek lawyer working for Save the Children, an international NGO, told EUobserver on Tuesday (2 May).

    The move is part of a larger effort to return people to Turkey and free up administrative bottlenecks, but the plan has generated criticism from human rights defenders who say asylum seekers are being pushed into taking the money.

    People have five days to decide whether to take the cash, with reports emerging that even that short delay was not being respected by authorities. Previously, people were entitled to the assistance even if they appealed.

    https://euobserver.com/migration/137762
    #asile #migrations #réfugiés #money #argent #Grèce #expulsions #renvois #Turquie #hotspots #Chios, #Kos, #Leros, #Lesvos, and #Samos_islands #îles_samos #Lesbos #accord_UE-Turquie #recours #droit_d'asile #IOM #OIM #it_has_begun

    @i_s_

    • Greece denies voluntary return incentives to asylum seekers appealing negative decisions

      The Greek authorities have adopted a policy which excludes asylum applicants in the so-called refugee hotspots who appeal a rejection from the possibility of participating in IOM’s #Assisted_Voluntary_Return_and_Reintegration (#AVRR) programme in a later stage.

      This policy forces applicants to choose between appealing a negative decision or benefiting from voluntary return programmes, which includes material support for reintegration in the country of origin. The Greek minister of asylum, Mr. Mouzalas, said that highlighting the financial bait by choosing for assisted return was needed to prevent bogus claimants from abusing the asylum system.

      Applicants have just five days to make this vital decision and incidents of applicants being forced to make a decision on the spot without being able to consult a lawyer are reported by leading civil society organisations in a statement calling for a reversal of the policy. The statement further argues that the rushed decision process results in a high risk of refoulement, jeopardizes the right to a fair asylum process and the right to appeal. The policy further contradicts IOM’s guidelines for the AVRR stating that voluntariness is a precondition.

      The fact that the AVRR used as incentive to give up the right to appeal is financed mainly by the European Commission and that German authorities seem prepared to copy the principle of the Greek policy as reported ECRE member ProAsyl, suggests that it could be a new tool to push for return at national and European level.

      https://www.ecre.org/greece-denies-voluntary-return-incentives-to-asylum-seekers-appealing-negative

  • Moria: Thousands of Refugees live in tents covered by snow

    Literally buried in the snow were the tents providing shelter to several thousands of refugees and migrants in the camp of Moria. The snow weather stroke the island of Lesvos and neighboring islands of Chios and had the thousands living in tents desperately seeking protection and warmth.


    http://www.keeptalkinggreece.com/2017/01/08/moria-thousands-of-refugees-live-in-tents-covered-by-snow
    #neige #froid #hiver #Grèce #îles #Lesbos #Moria #Chios

  • A Neo-Nazi Group Just Attacked A Refugee Camp In Greece | Genevieve Zingg
    http://www.huffingtonpost.ca/genevieve-zingg/refugee-camp-golden-dawn_b_13053790.html?ncid=engmodushpmg00000004

    Right-wing fascist group Golden Dawn attacked refugees and set fire to Souda camp on Chios island on Wednesday night. According to eyewitnesses, approximately sixty members of the group descended on the camp around 01:00, launching a series of flares and throwing large rocks before setting fire to several tents.

    The group reportedly entered the camp through its entrances on either end and attacked some of the camp’s 1,000+ residents. Refugees and volunteers posted videos online depicting the significant size of the rocks, which were thrown from above and tore through the canvas of the UNHCR tents as refugees slept inside.

    Several refugees were taken to the hospital as a result of the attack, including one pregnant woman and one man whose skull was fractured after being struck by a rock.

    Members of the group then allegedly set fire to one of the large rubhalls in Souda’s center and blocked the camp exits. Videos of the fire posted online show chaos and panic throughout the camp as refugees, including many families with babies and young children, tried to escape to safety. The nearby Athena Centre for Women, run by the NGO Action from Switzerland, was quickly opened as an emergency refuge.

    Riot police arrived on scene and used tear gas and flares in an attempt to quell the confrontation. However, tweets from volunteers on the ground reported that riot police did little to restrain members of Golden Dawn and instead became violent with refugees. Several reports of police brutality have emerged. One refugee providing updates via Facebook in real time said police had “stormed the tents and started beating refugees and arresting people randomly.”

    More than 50 people have been detained, including two international volunteers. Witnesses report one of the volunteers, a nurse, was beaten and detained as he attempted to assist the refugees. It is unclear whether the majority of the detainees are refugees or Golden Dawn members.

  • Cruelty and care in Chios, Greece

    Below we publish an article by Malcolm James* on a visit he paid to Chios in Greece and what he witnessed while volunteering in early 2016 and the contradictions between caring for refugees and the cruelty meted out to them.


    http://www.irr.org.uk/news/cruelty-and-care-in-chios-greece
    #Chios #Grèce #asile #migrations #réfugiés #îles #Souda #camps_de_réfugiés

  • The migrant camps of #Chios: Greece’s ongoing refugee crisis

    There are three refugee camps on the Greek island of Chios. Your quality of life depends a great deal on where you’ve been placed, and where you’ve been placed is mostly down to luck.


    https://opendemocracy.net/can-europe-make-it/john-mark-philo/refugee-camps-of-chios-greeces-ongoing-refugee-crisis
    #Grèce #asile #migrations #réfugiés #îles

  • Gisti | Accord UE-Turquie : la grande imposture
    http://asile.ch/2016/07/25/gisti-accord-ue-turquie-grande-imposture

    Depuis le 20 mars 2016, date d’entrée en vigueur de l’accord migratoire conclu entre l’Union européenne et la Turquie, des milliers de personnes en besoin de protection sont abandonnées dans les prisons à ciel ouvert que sont devenues les îles grecques de Lesbos, Samos, Chios, Leros et Kos.