• Opérée du cerveau, une violoniste joue de son instrument pour guider les chirurgiens
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/02/19/operee-d-une-tumeur-du-cerveau-une-violoniste-joue-de-son-instrument-pour-ai

    Les chirurgiens de l’hôpital King’s College de Londres ont mis au point une technique permettant de vérifier en temps réel que les zones du cerveau responsables du mouvement des mains n’étaient pas affectées pendant l’opération.

    L’idée peut paraître audacieuse, mais l’opération a bien fonctionné. Une violoniste a aidé les médecins à ne pas endommager une zone importante de son cerveau en jouant de son instrument pendant l’opération destinée à enlever sa tumeur, a annoncé l’hôpital King’s College de Londres.

    Les chirurgiens qui l’ont opérée ont mis au point une technique permettant de vérifier en temps réel que les zones du cerveau responsables du mouvement des mains n’étaient pas affectées pendant cette procédure délicate, a précisé l’hôpital sur son site mardi 18 février.

    Dagmar Turner, musicienne de 53 ans, membre de l’Orchestre symphonique de l’île de Wight (sud de l’Angleterre), a été diagnostiquée en 2013 d’une tumeur à la croissance lente. Lorsque la tumeur est devenue agressive à l’automne 2019, la cinquantenaire a demandé à être opérée. L’acte chirurgical a eu lieu le mois dernier et s’est bien déroulé.

    L’idée de faire jouer la musicienne en la réveillant au milieu de l’opération visait à protéger en particulier d’importantes cellules situées dans le lobe frontal droit de son cerveau. Cette zone, située juste à côté de celle opérée, contrôle entre autres la main gauche, essentielle pour jouer de l’instrument.

    « Grâce à eux, j’espère pouvoir réintégrer mon orchestre bientôt »
    « L’idée de ne plus pouvoir jouer me brisait le cœur », a expliqué Mme Turner, qui a remercié l’équipe médicale pour avoir fait « tout son possible », allant même jusqu’à prévoir dans quelle position l’opérer pour qu’elle puisse jouer. « Nous pratiquons environ 400 résections [ablation de tumeurs] par an, ce qui implique souvent de réveiller des patients pour qu’ils répondent à des tests de langage », a expliqué le chirurgien responsable de l’opération, Keyoumars Ashkan, « mais c’était la première fois que je faisais jouer d’un instrument à un patient »

    Selon le chirurgien, 90 % de la tumeur a été enlevée, « dont toutes les zones suspectées d’activité agressive », tout en permettant à la violoniste de « conserver le plein usage de sa main gauche ». « Grâce à eux, j’espère pouvoir réintégrer mon orchestre très bientôt », s’est félicitée Dagmar Turner, qui est sortie de l’hôpital trois jours après son opération. Elle va continuer d’être surveillée dans son hôpital local, mais il n’est pas certain que les médecins veuillent bien qu’elle continue à jouer du violon pendant qu’ils l’ausculteront.

    • La réforme des #retraites d’Emmanuel Macron sera présentée en toute fin d’année voire au début 2020. Mais l’essentiel est déjà connu. Il s’agit d’un braquage à main armé du gouvernement contre TOUS les Français. Voici des faits et des arguments pour démonter leurs mensonges.

      1) Vous l’avez vu, Macron et ses ministres se sont déchaînés ces derniers jours pour répéter que la grande grève du 5 décembre ne concernait que les cheminots et autres professions voulant défendre des régimes spéciaux de retraite et donc « leurs privilèges ».

      Or, c’est FAUX❌ : le passage à un système par points concerne tout le monde, salariés du privé comme du public. Ils instrumentalisent le sujet des régimes spéciaux de retraite mais la grève et manifestation du 5 décembre proteste contre une réforme qui nous fera TOUS perdants.

      En effet, le gouvernement a annoncé que la part de la richesse consacrée aux retraites restera bloquée à 14 % du produit intérieur brut. Comme la population vieillit et qu’il y aura plus de retraités à l’avenir, cela veut dire que les pensions vont nécessairement baisser.

      Selon H. Sterdyniak, économiste à l’OFCE, « Le ratio retraités-actifs va obligatoirement évoluer à la hausse. L’objectif est donc de baisser progressivement le niveau des retraites, de l’ordre de 25% d’ici à 2050 ». La réforme va baisser fortement le pouvoir d’achat des retraités !

      2) Avec la réforme, le montant de la pension sera basé sur l’intégralité de la carrière au lieu des 25 meilleures années dans le privé ou des 6 derniers mois dans le public. En intégrant les mauvaises années, la baisse des pensions est donc mathématique.

      Pour les femmes & les salariés précaires, qui subissent davantage de boulots à temps partiel et à salaire réduit, c’est la double peine. En Suède, modèle de Macron, le passage à la retraite par points en 1994 a fait baisser les pensions de 92% des femmes !

      Aujourd’hui en Suède, 16% des personnes âgées vivent sous le seuil de pauvreté, soit plus du double qu’en France. La valeur du point y a baissé à plusieurs reprises, en fonction de la conjoncture : de 3% en 2010, de 4,3% en 2011 et de 2,7% en 2014. C’est ce qui nous attend aussi.

      3) Car avec une retraite par points, le montant des pensions dépend de la valeur du point qui peut être modifié n’importe quand par le gouvernement et par Bercy. C’est ce que François Fillon expliquait en 2016, hilare, devant un parterre de patrons : " la retraite par points a pour but de baisser le montant des pensions ".

      La valeur du point sera votée par les députés avec le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Meilleure façon de permettre aux gouvernements d’imposer des économies, comme ils l’ont fait sur la Sécu et les hôpitaux depuis que leurs budgets sont votés par le Parlement

      4) Les pistes évoquées par le gouvernement pour équilibrer financièrement notre système de retraite sont toujours les mêmes : soit allonger la durée de cotisation, soit retarder l’âge de départ, soit augmenter les cotisations. "There is no alternative !", comme disait Thatcher.

      On nous demande de choisir quel membre nous préférons amputer : le bras, la jambe droite ou le pied gauche ? Et jamais il n’est dit qu’il est possible de faire cotiser davantage les grosses entreprises, les revenus financiers, de supprimer les exonérations indues.

      Depuis 1993 et la réforme Balladur, ce sont toujours les mêmes axes de réforme, répétés depuis par tous les gouvernements, qu’ils soient de droite ou du PS. Ils martèlent leur slogan comme un mantra : « On vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps. »

      Pourtant, c’est FAUX ❌ : L’espérance de vie en bonne santé baisse pour les femmes (64 ans) et stagne pour les hommes (63 ans). De plus, l’espérance de vie dépend fortement des conditions de vie, de travail et de revenus.

      L’écart d’espérance de vie entre un cadre et un ouvrier est de six ans, voire le double pour les métiers les plus exposés aux risques ! Allonger la durée de cotisations, reculer l’âge de départ, c’est priver du droit à la retraite en bonne santé les salariés les plus modestes.

      Mais les salariés les plus formés sont eux aussi perdants : comme ils rentrent plus tard sur le marché du travail, après des études longues (27 ans en moyenne en CDI), ils devront travailler au-delà de 68 ans pour cumuler leurs trimestres.

      5) Travailler plus longtemps est aussi un non-sens économique quand 20,8% des 15-24 ans sont au chômage. Si les vieux partent plus tard à la retraite, ils occupent plus longtemps des emplois au détriment des jeunes qui entrent sur le marché du travail.
      Ainsi, nous sommes passés de 60 à 62 ans, bientôt 64 voire 67 dans 10 ans… Macron a confirmé le 3 octobre à Rodez la nécessité de faire travailler les Français plus longtemps en les frappant au portefeuille s’ils partent avant l’âge légal, avec une décote de 10% avant 64 ans !

      6) Dans un système par points, les périodes liées aux aléas de la vie (chômage, maladie, maternité, invalidité) n’entrent pas dans le décompte des trimestres. Elles seraient en partie financées par l’impôt, et deviendraient des aides sociales pouvant être réduites & conditionnées

      Une étude de l’Institut de la protection sociale montre que la réforme est catastrophique pour les femmes avec enfants & les familles nombreuses. 1 mère avec 1 enfant ayant cotisé pour un salaire de 25000€ par an durant 152 trimestres subirait ainsi une perte annuelle de 1250€.

      ‏Un couple ayant cotisé pour un salaire global de 35000€ par an durant 162 trimestres chacun essuierait une perte de 10624€ par an, soit plus de 20% du revenu amputé. Les pertes s’aggraveraient avec le nombre d’enfants, les femmes étant les premières à les subir.

      Mais quelle que soit notre situation familiale, salariés du privé comme du public, enseignants, soignants, professions libérales, ouvriers, employés, agriculteurs, cadres, toutes les simulations montrent que nous serons TOUS perdants.

      7) Pour vendre sa réforme, le gouvernement ose promettre une retraite minimum de 1000€. C’est FAUX❌ ! Car ce qu’ils ne précisent jamais, c’est que c’est pour une carrière complète de 43 annuités, un total quasiment impossible à atteindre pour les femmes et les précaires.

      Autre mensonge : Édouard Philippe dit faire la réforme pour rendre le système plus « simple » et plus « lisible ». Or, il a annoncé hier qu’il négocierait la réforme secteur par secteur, donc il n’y aura pas un système universel mais de nombreux régimes…

      La simplification est un argument totalement bidon, le même qui a servi au détricotage du code du travail soi-disant trop épais. Ce sont toujours nos droits sociaux qu’ils veulent simplifier, mais jamais les innombrables niches fiscales qui permettent la fraude des riches…

      Quant à la lisibilité, quelle blague : en réalité, comme la valeur du point changera fréquemment, personne ne pourra connaître la réalité de ses droits avant 62 ans. Simplicité, lisibilité, prévisibilité ? Non, complexité, régimes différenciés et opacité totale.

      Le vrai but de cette réforme, c’est de faire des économies en nous retirant du pouvoir d’achat. Elle permettra de booster le secteur assurantiel privé, qui nous vendra des retraites complémentaires par capitalisation. Des produits financiers coûteux et risqués car spéculatifs.

      8) Avant même que les détails du projet de loi soient sur la table, avec les annonces de Macron et de ses ministres, nous savons donc que cette réforme est une arnaque totale pour TOUS. Pourtant, il existe des solutions pour consolider notre système de retraites par répartition.

      Comme le note la CGT, le problème des retraites est d’abord un problème d’emploi. En améliorant l’emploi, les salaires, les carrières, on fait rentrer davantage de cotisations sociales, donc on permet au système de se financer. Il faut un grand plan de lutte contre la précarité !

      Il faut aussi revenir sur les 66 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociale accordées aux entreprises. Ces cadeaux au patronat ont permis de grossir leurs profits et ont déséquilibré notre système par répartition. Assez !

      Imposer l’égalité salariale entre les femmes et les hommes rapporterait 5,5 milliards d’euros de cotisations pour la retraite. Intégrer les primes et tous les éléments de rémunération dans les revenus soumis à cotisation rapporterait 36 milliards.

      https://twitter.com/MaximeCochard_/status/1200160747533287425

    • « Qu’on arrête ces régimes spéciaux qui créent des inégalités très fortes » : Olivier, plombier, favorable à un régime de retraite « pour tout le monde »

      Olivier Beurton le "Plombier" basique de #FranceInfo 🤔🤣
      –Militant #LREM
      –Fils de #Chirurgien
      –Diplômé d’#HEC
      –Ancien #CadreSup de l’agro-alim
      –Ajd #Patron à 6600€ nets/mois‼️

      « Qu’on arrête ces régimes spéciaux qui créent des inégalités très fortes » : Bruno Bonnell, plombier chauffagiste à 12200€, favorable à un régime de retraite « pour tout le monde » 😂😂😂

      « Sortir les rames »
      https://twitter.com/Poulin2012/status/1200429118271213568

    • Le texte de positionnement de la Confédération paysanne nationale sur la réforme des retraites et le mouvement du 5 décembre :

      Solidaire avec l’ensemble des travailleurs et travailleuses, la Confédération paysanne participe à la convergence du mouvement social et appelle à rejoindre la mobilisation contre la réforme des retraites, en participant aux manifestations du 5 décembre. Nous nous battrons pour un système de retraite par répartition solidaire et équitable, où chacun-e cotise selon ses moyens et perçoit selon ses besoins.

      Le système des retraites agricoles est à bout de souffle si tant est qu’il ait déjà respiré. Il reproduit les inégalités de la vie active et conduit à des retraites misérables en particulier pour les femmes et retraité-e-s d’outre-mer. C’est pourquoi nous revendiquons dès aujourd’hui une revalorisation des pensions les plus basses : pas de retraite en dessous du seuil de pauvreté (1015€) !

      Le futur système de retraite doit garantir l’égalité entre les femmes et les hommes, instaurer une retraite plancher quel que soit le parcours professionnel et un plafonnement des plus grosses pensions. Pour être à la hauteur de nos ambitions, il est temps de stopper l’évasion sociale et fiscale qui affaiblit le financement de notre protection sociale.

      La précarité des retraité-e-s agricoles est le reflet de celle des actifs et actives. Se battre pour nos droits sociaux, c’est se battre pour de meilleurs revenus pour les paysan-nes. Un système de retraite universel et équitable est un des fondements du combat de la Confédération paysanne.

  • A Hole in the Head: A History of Trepanation | The MIT Press Reader
    https://thereader.mitpress.mit.edu/hole-in-the-head-trepanation

    In 1865, in the ancient Inca city of Cuzco, Ephraim George Squier, explorer, archeologist, ethnologist and U.S. charge d’affaires in Central America, received an unusual gift from his hostess, Señora Zentino, a woman known as the finest collector of art and antiquities in Peru. The gift was a skull from a vast nearby Inca burial ground. What was unusual about the skull was that a hole slightly larger than a half-inch square had been cut out of it. Squier’s judgment was that the skull hole was not an injury but was the result of a deliberate surgical operation known as trepanning and furthermore, that the individual had survived the surgery.

    #trépanation #histoire #chirurgie #médecine

  • Aux États-Unis, un nombre « fou » de reins disponibles pour des greffes est refusé Agence France-Presse à Washington - 30 Aout 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/sante/561697/aux-etats-unis-un-nombre-fou-de-reins-disponibles-pour-des-greffes-est-ref

    Quand un malade en attente d’une greffe de rein meurt, sa famille pensera généralement que la pénurie de dons d’organes est responsable. Aux États-Unis, la réalité est plus troublante : la plupart de ces morts avaient en fait reçu une offre de rein qui a été refusée.

    « Nous avons découvert que 84 % des reins aux États-Unis étaient refusés au moins une fois, ce qui est fou », dit à l’AFP Sumit Mohan, professeur associé de médecine à l’Université Columbia à New York, et auteur principal d’une étude publiée vendredi dans une revue de l’Académie américaine de médecine (JAMA Network Open). https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2749266

    « C’est absurde », insiste le médecin.

    Une première étude avait montré cette semaine que les médecins américains rejetaient le double de reins disponibles pour des greffes, par rapport aux médecins français (18 % contre 9 %). Les centres américains sont extrêmement conservateurs sur l’âge des donneurs décédés et jettent les reins jugés trop vieux... qui pourtant pourraient convenir à des malades plus âgés ou en danger.

    La nouvelle analyse montre qu’un patient américain transplanté a reçu 17 offres précédemment rejetées par son médecin (nombre médian sur la période 2008-2015). Ceux qui meurent sur liste d’attente ont reçu 16 offres. Dix patients sur liste d’attente meurent chaque jour dans le pays alors qu’on leur avait proposé un rein.

    « Ce qui est plus problématique est que les médecins disent non sans parler aux patients », poursuit Sumit Mohan.

    L’obsession des indicateurs de performance
    Quand une personne meurt, son rein est prélevé et proposé aux patients en dialyse selon leur place sur la liste d’attente. En fait, l’offre est envoyée à l’hôpital du patient, qui a une heure pour répondre. La plupart du temps, les centres passent leur tour en espérant qu’un autre avec un meilleur score de qualité arrivera plus tard.

    Pour les auteurs, la focalisation sur ce score est un problème central, car des patients seraient tout à fait disposés à recevoir un rein de moins bonne qualité, ne serait-ce que pour ne plus être sous dialyse, un traitement extrêmement pénible qui nécessite de se rendre plusieurs fois par semaine à l’hôpital.

    La prudence excessive des centres s’expliquerait en partie par leur désir de maintenir un taux de survie élevé à un an des patients greffés, dont dépend leur certification par les autorités.

    « Il est évidemment mieux d’être greffé d’un rein de moins bonne qualité que de mourir », dit Sumit Mohan.

    Pour ce médecin, une réforme simple permettrait d’augmenter radicalement les taux d’acceptation : informer le patient quand on refuse un rein en son nom. « Les gens veulent arrêter la dialyse, ils se fichent que le rein greffé soit de qualité 1 ou 2. »

    #Santé #Greffes #pénurie #Chirurgie #Reins #dons_d_organes #scoring #santé_publique #indicateurs #performance #usa #France

  • Lustucru: From Severed Heads to Ready-Made Meals

    Jé Wilson charts the migration of the Lustucru figure through the French cultural imagination — from misogynistic blacksmith bent on curbing female empowerment, to child-stealing bogeyman, to jolly purveyor of packaged pasta.

    https://publicdomainreview.org/2019/06/13/lustucru-from-severed-heads-to-ready-made-meals

    via https://www.metafilter.com/181455/Lustucru-From-Severed-Heads-to-Ready-Made-Meals

    • Wahoo quelle histoire !

      The sign of the shop, hanging at upper left, displays a decapitated woman’s body above the words “Tout en est bon”, from the saying, “Une femme sans tête: tout en est bon”, meaning “A woman without a head: everything is good”. To make the message absolutely clear, the block of text encourages men to bring their difficult wives to this head doctor, where their brains will be reforged and purged of all screechy, angry, lunatic, obstinate, rebellious, willful, and lazy ways. Any woman with a mind of her own is guaranteed a graphically brutal straightening out.

      As sexist satire goes, this is dark. Even darker is the fact that, as soon as the image appeared, the head-pounding blacksmith “became all the rage” in France.2 Publishers began to churn out stand-alone broadsheets of his image in order to feed a demand for cheap copies, and versions of him in his forge spread from France to Germany and Italy.3 An entire almanac calendar for 1660 was dedicated to Lustucru.4 He was written into the latest comic plays and poems, and his image was even stamped on tokens or “jetons” (metal coins used mainly as counters in the age before calculators). In today’s terms, he went viral.

      His name, Lustucru, comes from a slurring of “L’eusses-tu-cru?”, a stock phrase used in that period by theatrical fools, which meant, “Would you have believed it?” or in this case, “Would you have thought a woman’s head could be fixed?” According to the seventeenth-century French writer Gédéon Tallemant des Réaux, Lustucru was born from a desire for male revenge.

      Je me demande bien de quelle revenche contre les femmes auraient les hommes de cette époque et dont parle ce Gédéon Tallemant.

      Male anxiety regarding the growing influence and power of women was generally on the rise in France during the 1650s. Women had begun to gain some standing in the literary arts and were established enough to have been satirized as “les précieuses”, a type of clever woman who frequented Parisian salons, wrote books, and favored an elegantly refined (or, to other minds, affected and pretentious) speaking and writing style.

      Les femmes n’ont pas gagné en puissance vers 1650, c’est même tout l’inverse, c’est la période de la création de l’académie française, institution dont le but principale est de baillonner les femmes et excisé la langue de toute trace de féminin qui ne soit pas humiliant. C’est aussi la période de la chasse aux sorcière, des interdictions de reprendre le commerce familial en cas de veuvage,

      #séduction_à_la_française #inversion_patriarcale #blâmer_la_victime #misogynie #féminicide #domination_masculine #mégèrisme #histoire #marque #cannibalisme #lobotomie #hystérie #femmes #guerre_des_sexes #couple #amour #hétérosexualité #domination_masculine #chirurgie #violences_médicale #patriarcat #matriarcat

  • Women paint their clothes with red in protest against the J. Marion Sims statue in New York, known as the “father of modern gynaecology” the protestors highlighted the doctor performed painful surgeries on enslaved black women without consent or anaesthesia


    https://twitter.com/womensart1/status/1121671458327896065

    La statue a été déplacée en 2018

    New York City’s Public Design Commission voted unanimously on Monday to remove the statue of J. Marion Sims, a 19th century surgeon who conducted experimental operations on female slaves, from its place of honor in Central Park.

    It was the first decision to alter a prominent New York monument since Mayor Bill de Blasio called for a review of “symbols of hate” from city property eight months ago, in the wake of the white supremacist protest in Charlottesville, Va., that left one person dead.

    A commission that Mr. de Blasio created to make recommendations about how to evaluate the city’s monuments and other public images had proposed that the Sims statue be removed.

    The Parks Department will remove the statue, at 103rd Street, near the northeast corner of Central Park, at 8 a.m. Tuesday, according to Natalie Grybauskas, a mayoral spokeswoman.

    https://www.nytimes.com/2018/04/16/nyregion/nyc-sims-statue-central-park-monument.html

    Déplacée pour la seconde fois mais toujours debout

    A bronze statue by Ferdinand Freiherr von Miller (the younger), depicting Sims in surgical wear,[42] was erected in Bryant Park, New York, in 1894, taken down in the 1920s amid subway construction, and moved to the northeastern corner of Central Park, at 103rd Street, in 1934, opposite the New York Academy of Medicine.[23][43] The address delivered at its rededication was published in the Bulletin of the New York Academy of Medicine.[44] This is the first statue erected in the United States in honor of any physician. The statue became the center of protests in 2017 due to Sims’ operations on enslaved black women.[45] Vandals defaced the statue with the word RACIST and painted the eyes red.[46] In April 2018, the New York City Public Design Commission voted unanimously to have the statue removed from Central Park and installed in Green-Wood Cemetery, near where Sims is buried.[43]

    https://en.wikipedia.org/wiki/J._Marion_Sims

    #grand_homme #chirurgie #racisme #gynécologie #femmes
    #James_Marion_Sims

  • Faking it: how selfie dysmorphia is driving people to seek surgery | Life and style | The Guardian
    https://www.theguardian.com/lifeandstyle/2019/jan/23/faking-it-how-selfie-dysmorphia-is-driving-people-to-seek-surgery?CMP=s

    The phenomenon of people requesting procedures to resemble their digital image has been referred to – sometimes flippantly, sometimes as a harbinger of end times – as “Snapchat dysmorphia”. The term was coined by the cosmetic doctor Tijion Esho, founder of the Esho clinics in London and Newcastle. He had noticed that where patients had once brought in pictures of celebrities with their ideal nose or jaw, they were now pointing to photos of themselves.

    @beautefatale

  • Révision de la carte hospitalière du projet de loi Buzyn
    http://www.leparisien.fr/societe/sante-le-projet-de-loi-buzyn-prevoit-bien-la-fin-du-numerus-clausus-11-01

    Le gouvernement veut se donner 18 mois pour modifier par ordonnances le #statut des #hôpitaux de proximité, dont il entend notamment « redéfinir les missions ». Sans #chirurgie ni #maternité, ces établissements se recentreraient sur la #médecine générale, la gériatrie et la réadaptation. Leur « labellisation » débuterait en 2020, avec un objectif de 500 à 600 hôpitaux de proximité en 2022.

    #santé #France

  • « Accès des femmes aux postes hospitalo-universitaires : il est temps de passer à l’action »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/28/acces-des-femmes-aux-postes-hospitalo-universitaires-il-est-temps-de-passer-

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon ceux du Conseil national de l’Ordre des médecins (consultables en ligne), en 2016, 54 % de la population des médecins de 35-50 ans étaient des femmes. Comparativement, en 2017 et 2018, sur 366 nominations à un poste de professeur des universités – praticien hospitalier (PU-PH), 104 (soit 28 %) concernaient des femmes. Ces mêmes années, sur 298 nominations à un poste de maître des conférences – praticien Hospitalier (MCU-PH), 113 (soit 38 %) concernaient des femmes.

    Dans certaines disciplines, l’écart de nomination entre les hommes et les #femmes est particulièrement marqué : anesthésie, #médecine intensive-réanimation, psychiatrie, rhumatologie, médecine Interne, gastro-entérologie et hépatologie, #chirurgie thoracique, plastique, orthopédique, et vasculaire, ou #gynécologie-obstétrique notamment.

    #paywall #sexisme

  • Le Français qui a reçu le prix Nobel de physique 2018 raconte que la découverte pour laquelle il a été récompensé est partie d’un accident - Business Insider France
    http://www.businessinsider.fr/gerard-mourou-nobel-physique-2018-decouverte-par-accident

    Le Français Gérard Mourou a reçu « pour moitié » le prix Nobel de physique 2018, avec la Canadienne Donna Strickland pour ses travaux sur les lasers et l’optique.

    La technique d’amplification des lasers, appelée « Chirped Pulse Amplification », (CPA) que les deux scientifiques ont mis au point il y a un peu plus de 30 ans, a permis de faire de nombreuses avancées dans le domaine de la chirurgie réfractive de l’œil et de la cataracte.

    [...]

    L’un des autres domaines d’application du laser concerne les déchets nucléaires, selon le physicien français âgé de 74 ans. Ce dernier travaille actuellement avec le CEA pour pouvoir réduire la durée de vie des déchets nucléaires « d’un million d’années à 30 minutes », à l’aide d’un laser à grand flux.

    Gérard Mourou estime qu’on parviendra à quelque chose « d’ici 10 ou 15 ans ».

    #prix_nobel #physique #chirurgie_laser #nucléaire #déchets_nucléaires

  • On ne naît pas grosse

    « Ce qui gêne tant les gens, c’est mon #poids : 150 kg pour 1,53 m. Après avoir été méprisée pendant des années, j’ai décidé d’écrire pour ne plus m’excuser d’exister. De là est née cette enquête journalistique dans laquelle j’affronte mes #tabous et mon passé, et où je décortique le traitement que la société – professionnels adeptes de la #chirurgie de l’obésité, magazines féminins, employeurs – réservent aujourd’hui aux grosses. »


    https://www.editionsgouttedor.com/single-post/2017/05/16/On-ne-na%C3%AEt-pas-grosse
    #livre #obésité #surpoids

  • Aux États-Unis, la crise des opioïdes bénéficie au don d’organes _ Marine Van Der Kluft - 1 Octobre 2018 - Le Figaro -
    http://sante.lefigaro.fr/article/aux-etats-unis-la-crise-des-opioides-beneficie-au-don-d-organes

    La hausse du nombre de décès par overdose aux antidouleurs a entraîné une augmentation du nombre d’organes disponibles à la greffe.

    Aux États-Unis, la crise des opioïdes continue de faire des ravages. Morphine, oxycodone ou encore le redoutable fentanyl… Entre 2010 et 2017, le nombre d’Américains décédés d’une overdose a été multiplié par deux. Des événements tragiques qui ont eu un effet inattendu, comme l’ont constaté les banques d’organes américaines : sur la même période, le nombre de donneurs morts par overdose a quadruplé, passant de 350 à 1400.

    « C’est une sinistre ironie : les décès dus à la drogue pourraient augmenter la disponibilité des organes », observent les responsables de la banque d’organes de Nouvelle-Angleterre (région du nord-est des États-Unis) dans un éditorial publié dans la revue Transplantation. En effet, après avoir atteint un pic en 2014, la liste des patients en attente d’une transplantation a diminué pour la première fois depuis vingt-cinq ans. Une baisse qui s’explique en partie par la crise des opioïdes.

    Des candidats idéaux aux greffes
    Les personnes décédées d’une overdose d’opioïdes sont-elles pour autant de bonnes candidates au don d’organes ? Selon le Pr Olivier Bastien, directeur du prélèvement et des greffes d’organes et de tissus à l’Agence de la biomédecine, il s’agit même de conditions idéales, dans le cas où les secours arrivent rapidement. « Le fentanyl est 1000 fois plus puissant que la morphine. Une overdose de ce produit bloque la respiration du patient. L’arrêt cardiaque est rapide, et les organes ne sont pas touchés. Si les secours arrivent vite, ils réalisent un massage cardiaque qui va permettre de faire repartir le cœur. Cependant, le cerveau aura été trop longtemps privé d’oxygène et le patient sera en état de mort cérébral », explique le médecin.

    Risque d’infections
    Cependant, les organes prélevés sur ce type de patients sont régulièrement mis de côté, ce que regrette une équipe de chercheurs de la faculté de médecine Johns Hopkins (Baltimore, États-Unis). « Malgré les caractéristiques favorables de ces donneurs, leurs reins et leur foie sont jetés trois fois plus souvent que ceux issus des morts par traumas », observent-ils dans une étude publiée dans la revue Annals of Internal Medicine.

    Ces patients sont en effet plus susceptibles d’avoir développé des infections consécutives à l’injection de drogues, et notamment l’hépatite B, C et le VIH. Pourtant, les risques de transmission sont désormais très faibles, avec moins d’un cas sur 1000 pour l’hépatite C et un sur 10.000 pour le VIH. En outre, l’étude montre que le taux de survie cinq ans après une greffe d’organes provenant d’une personne décédée d’overdose est équivalent à celui consécutif à la greffe d’organes provenant d’un donneur décédé par trauma.

    « Bien que ça ne soit pas la solution idéale à la pénurie, l’utilisation de ces organes devrait être optimisée », concluent les chercheurs de Johns Hopkins. C’est la stratégie qu’a choisie la banque d’organes de la Nouvelle Angleterre, région qui compte des états très touchés par la crise des opioïdes, comme le Vermont ou le Massachusetts. Alors que le taux national de décès par overdose était de 13,5% en 2017, celui-ci s’élevait à 27% en Nouvelle-Angleterre.

    Désormais, même si les tests révèlent la présence d’une hépatite B, C ou du VIH, l’établissement n’hésite plus à proposer la transplantation. « Les nouveaux traitements ont rendu le VIH maîtrisable et l’hépatite C curable », expliquent-ils. En effet, la loi américaine prévoit la possibilité d’une greffe si le receveur a déjà la maladie ou si le risque de décéder dépasse celui lié à l’infection. Ainsi, en 2016 a eu lieu la première transplantation d’un organe infecté par le VIH vers un patient lui-même atteint du sida. « C’est la preuve qu’avec une bonne stratégie, un élément salvateur peut émerger d’une tragédie nationale », expliquent-ils.

    #opioïdes #greffes #Chirurgie #drogues #Morphine #oxycodone #fentanyl #VIH #sida #optimisation #transplantation

  • Our lives in a scored society, by Frank Pasquale (Le Monde diplomatique - English edition, May 2018)
    https://mondediplo.com/2018/05/05data

    Every aspect of #Big_Data needs clear governmental regulation — its collection, its use with analysis to classify people, and its exploitation. We shouldn’t be expected to fight it alone.

    #données #intrusion #violation #agression

  • Geospatial mapping of access to timely essential surgery in sub-Saharan Africa | BMJ Global Health
    https://gh.bmj.com/content/3/4/e000875

    Key questions
    What is already known?
    An estimated 5 billion people do not have access to basic, safe surgical care.

    The proportion of the population that can access, within 2 hours, a health facility with capacity to perform caesarean delivery, laparotomy and treatment of open fracture (the bellwether procedures) is unknown in sub-Saharan Africa.

    What are the new findings?
    The majority of the population in sub-Saharan Africa resided in areas within 2 hours of a major hospital that could theoretically carry out the bellwether procedures.

    The estimated need for surgery in sub-Saharan Africa lies between 257.8 million and 294.7 million people.

    The estimated burden in children under 15 years was 115.3 million to 131.8 million and had similar spatial distribution to the all-age pattern.

    What do the new findings imply?
    Sub-Saharan countries need to overcome barriers of access to safe surgery to reduce negative outcomes such as deaths.

    #accessibilité #santé #chirurgie #datasource

  • En Suède, l’hôpital au bord de la crise de « nurses » _ AFP - 3 Septembre 2018 - Romandie.com
    https://www.romandie.com/news/ZOOM-En-Su-de-l-h-pital-au-bord-de-la-crise-de-nurses/950353.rom

    Riche pays d’Europe du nord qui s’enorgueillit de décerner chaque année le prix Nobel de médecine, la Suède jouit de l’un des systèmes de santé les plus performants au monde. Mais il faut parfois attendre des mois, voire des années pour un rendez-vous avec un spécialiste.

    Les 10 millions de Suédois sont parmi les mieux soignés du monde, font des centenaires à ne plus savoir qu’en faire et le taux de survie des patients atteints de cancer est l’un des plus élevés d’Europe, selon l’OCDE.

    Et pourtant, l’exaspération est telle que la dégradation du réseau de soins primaires et de l’hôpital, avant tout dû à une pénurie criante d’infirmières, est la principale préoccupation des Suédois à l’approche des législatives du 9 septembre.

    Alors qu’ils acquittent un impôt sur le revenu de 50% en moyenne, « le risque est réel qu’ils perdent peu à peu leur confiance dans l’Etat-providence », s’alarme Lisa Pelling du cabinet d’études Arena Idé.

    Certaines enquêtes d’opinion mettent en avant l’immigration comme priorité numéro un des Suédois, mais les deux thématiques sont liées.


    Un panneau de la route non officiel montrant une femme en train d’accoucher pour dénoncer la fermeture d’une maternité près de Solleftea dans le nord de la Suède le 9 août 2017 / © TT News Agency/AFP / Izabelle NODFJELL

    Pour certains, l’arrivée de 400.000 demandeurs d’asile depuis 2012 aggrave les problèmes de l’hôpital liés à la pénurie d’infirmières et de spécialistes. Pour d’autres, elle répond au défi démographique d’un pays vieillissant qui aura de plus en plus besoin de petites mains pour s’occuper de ses aînés.

    « Dans cinq ans seulement, la population des plus de 75 ans augmentera de 70.000 personnes (...), ce qui veut dire aussi plus de maladies », prévient le Premier ministre sortant, le social-démocrate Stefan Löfven.

    En Suède, la loi prévoit un délai maximum de 90 jours pour une opération ou une consultation avec un spécialiste. Malgré cela, un tiers des patients attend plus longtemps.

    Asia Nader est de ceux-là. Diagnostiquée avec une malformation du coeur, elle a dû attendre un an pour se faire opérer.


    « J’ai complètement sombré quand je l’ai appris », se souvient la jeune femme atteinte de cardiopathie congénitale, après l’opération qui a finalement eu lieu en juin, un mois avant son 23ème anniversaire.

    Accoucher dans la voiture
    La loi garantit aussi de pouvoir consulter un généraliste dans les... sept jours, le délai légal le plus long en Europe après le Portugal (15 jours), indique un rapport du cabinet d’études Health Consumer Powerhouse.

    Dans la région à faible densité démographique du Jämtland (nord-ouest), plus de la moitié des patients doivent attendre plus de 90 jours pour se faire opérer, contre 17% à Stockholm.

    Si l’accès à un médecin généraliste est assuré à peu près partout, difficile en revanche de voir toujours le même. Car pour faire monter les enchères, praticiens et infirmières préfèrent recourir à des cabinets d’intérim qui monnayent leur service.

    « Chaque fois que vous en avez besoin, vous consultez un nouveau médecin. Cela nous fait perdre beaucoup de temps en matière de diagnostic et de suivi », déplore Heidi Stenmyren, présidente de l’Association des médecins suédois.

    Pour pallier les pénuries, les services de consultation à distance, sur internet, font florès.

    Pas moins de 80% des structures de santé en Suède manquent d’infirmières, selon l’Institut suédois des statistiques.


    En Suède, la loi prévoit un délai maximum de 90 jours pour une opération ou une consultation avec un spécialiste. Malgré cela, un tiers des patients attend plus longtemps.

    Lassées de faire des heures supplémentaires pour des salaires médiocres, des dizaines de milliers d’infirmières ont rendu leur blouse depuis le début de l’année, selon Sineva Ribeiro, cheffe de l’Association suédoise des professionnels de santé.

    Et comme ailleurs en Europe, la Suède voit naître sur son territoire de véritables déserts médicaux, pour des raisons budgétaires.

    A Solleftea, la ville d’origine du Premier ministre, l’unique maternité a fermé ses portes en 2017.

    La maternité la plus proche est désormais à 200 kilomètres et les sage-femmes ont dû lancer des formations à l’intention des futures mères pour leur apprendre à accoucher... dans la voiture, ce que certaines d’entre elles ont dû faire depuis.

    Le débat porte pourtant moins sur le manque de ressources financières que sur leur - mauvaise - utilisation.

    Ainsi à Stockholm, le chantier du New Karolinska University Hospital a-t-il fait scandale : alors que le contribuable a déboursé 61,4 milliards de couronnes (5,8 milliards d’euros) pour l’hôpital le plus cher du monde, des patients ont dû être transférés vers d’autres structures, certains services étant incapables de les accueillir.

    Imparfait, certes. Mais la Suède bénéficie du « 4e meilleur système de santé au monde », s’agace le Premier ministre.

    #Suède #État-providence #démocratie #nationalisme #élections #suède #réfugiés #société #santé #hôpital #hopital #médecine #fric #austérité #infirmières #médecine #soins #chirurgie #déglingue

  • Que cachent les poubelles des hôpitaux ? Isabelle Paré - 24 mai 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/sante/528515/isabelle-pare

    À la faveur d’un marché en pleine explosion, la tendance du tout #jetable s’accroît dans le monde de la santé, où de plus en plus d’hôpitaux recourent aux instruments à usage unique. Même à des plateaux chirurgicaux entiers, préemballés, comportant scalpels, ciseaux, pinces en métal et une panoplie d’équipements sciemment jetés à la poubelle après une seule utilisation, pour épargner des coûts.

    C’est que le marché des fournitures médicales à usage unique fait florès un peu partout dans le monde. Et ce, alors que les hôpitaux sous pression tentent par tous les moyens de réduire leurs coûts, notamment ceux liés à la stérilisation des équipements, à leur entreposage et à leur entretien.


    Si le recours aux instruments médicaux en #plastique jetables (cathéters, tubes, etc.) s’est généralisé lors de l’apparition du VIH, le recours aux instruments en plastique ou en métal jetables, lui, prend de l’ampleur. Au grand dam de certains chirurgiens qui déplorent la quantité astronomique de matériel qui finit aux rebuts, échappant à toute forme de recyclage.

    « Le plafond a été atteint récemment quand j’ai eu à utiliser un ensemble complet de drain thoracique pour opérer un patient. Même la pompe de plastique utilisée pour gonfler un ballon était jetable après une seule fois, bien qu’elle n’entre jamais en contact avec le patient. Les brocheuses pour les sutures, de plastique et de métal, sont aussi jetées après un seul usage », déplore le Dr Rosaire Vaillancourt, chirurgien à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ).

    Conscient que la réorganisation du réseau a obligé les hôpitaux à réduire les dépenses, le chirurgien s’inquiète de l’impact environnemental de cette pratique, qui prend le pas sur le recours aux instruments classiques, stérilisés à l’autoclaveuse. « Quelles que soient les raisons pour lesquelles on jette, on devrait au moins tenter de recycler ce qui peut l’être » , allègue-t-il.

    Des kits en vrac
    Le Devoir a pu examiner un ensemble jetable de chirurgie thoracique vendu par un fournisseur spécialisé, contenant sept instruments de métal (pinces, scalpels, ciseaux opératoires) et une douzaine d’équipements de plastique, ainsi qu’une pompe, tous destinés à la poubelle. Sans compter les mètres de textiles jetables des champs opératoires, nappes de chariots, vestes, masques et coiffes maintenant utilisés en lieu et place des textiles lavables. Des ensembles d’instruments préemballés de soins, ou de chirurgies pour des dizaines d’opérations, sont proposés.

    Selon le Dr Vaillancourt, même des sondes à 3000 $ l’unité, utilisées pour traiter des cancers de l’oesophage, sont jetables après un seul usage. « On ne peut blâmer les administrateurs. Depuis la réforme Barrette, ils tentent d’augmenter la productivité. En plus, rien n’est recyclé. Le plastique, c’est une goutte dans l’océan de ce qu’on jette en une journée. »

    Des études économiques évaluent le seul « marché » américain des plateaux de chirurgie jetables à des centaines de millions de dollars par année, avec un potentiel annuel de croissance de 8,3 % d’ici 2026, dopé par le nombre accru de chirurgies projetées en raison du vieillissement de la population.

    Des contrats, des cadeaux
    Chose certaine, les fabricants d’instruments jetables multiplient les efforts pour encourager ici l’adoption de leurs produits. _ « C’est un marché en plein essor. En orthopédie, certaines compagnies garantissent des instruments gratuits, comme des appareils photo, si des contrats pour des instruments à usage unique sont conclus à long terme. C’est une forme d’#obsolescence_programmée. Les compagnies font plus d’argent ainsi qu’à vendre une seule fois. Il y a une pression de l’industrie pour faire rouler la machine, » soutient le Dr Robert Turcotte, président de l’Association des chirurgiens orthopédistes du Québec, qui travaille à l’Hôpital général de Montréal.

    Difficile de dire si ce choix est plus rentable pour les #hôpitaux, affirme ce dernier, mais cela accélère le rythme de travail, car les plateaux stériles préparés par les compagnies arrivent tout prêts avant chaque chirurgie. « On se casse moins la tête, tout va plus vite, c’est facile et rapide : un #patient, un “kit”. Ce n’est pas juste pour le risque d’infection, car la plupart des hôpitaux font un bon travail de stérilisation, certains ont même des machines dernier cri. »

    Les fabricants de ces produits, eux, brandissent le risque d’infection et de poursuites judiciaires pour promouvoir leurs produits jetables, ainsi que l’abandon du temps et des budgets dévolus à la stérilisation, la traçabilité et la réparation des équipements, et la réduction des chirurgies annulées pour cause de matériel défectueux ou mal stérilisé. Des arguments qui sonnent comme une musique aux oreilles de #gestionnaires en manque de budgets.

    Une trentaine de lobbyistes du géant mondial de fournitures médicales à usage unique, Cardinal Health, ont d’ailleurs été inscrits au Registre des #lobbyistes du Québec depuis 2014, notamment « pour promouvoir des fournitures médicales [ex : produits aux blocs opératoires] auprès des acheteurs du réseau de la santé ». Parmi les institutions visées : la presque totalité des CIUSSS du Québec, l’IUCPQ et les hôpitaux universitaires.

    Interrogé sur l’étendue du recours aux instruments jetables dans le réseau hospitalier, le ministère de la Santé n’a pu indiquer au Devoir ni le nombre ni les montants des contrats alloués à ces fournitures. « Dans certaines circonstances, l’achat de dispositifs médicaux (DM) à usage unique doit être privilégié. » Notamment pour ceux « ayant des composantes pointues ou tranchantes (aiguilles, lames) et [ceux] munis de lumières longues et étroites (cathéters, dispositifs munis de canules, etc.) », a indiqué la porte-parole du ministère.

    Au CHUM, qui vient tout juste d’emménager dans des locaux à la fine pointe de la #technologie, on dit n’avoir pas changé les pratiques en salle d’opération et recourir à des instruments standards, envoyés à la stérilisation, sauf pour les instruments invasifs. À l’IUCPQ, on indique que « les équipements de chirurgie sont utilisés selon les normes du fabricant (réutilisables ou jetables) » et que ces pratiques n’ont pas fait l’objet d’une « refonte » récemment.

    #Canada (mais ce sera la même chose en France) - #gaspillage #pollution #déchets #santé #médical #corruption #chirurgie

  • Surgical Resident Breaks Down 49 Medical Scenes From Film & TV | WIRED
    https://www.youtube.com/channel/UCftwRNsjfRo08xYE31tkiyw

    Annie Onishi, general surgery resident at Columbia University, takes a look at emergency room and operating room scenes from a variety of television shows and movies and breaks down how accurate they really are. Would the adrenaline scene from Pulp Fiction actually play out that way? Is all that medical jargon we hear in shows like Grey’s Anatomy and House true-to-life? Is removing a bullet really a cure-all for a gunshot wound?

    #film #chirurgie

  • Paris Breast Rendez-Vous Congress | Free paper session
    http://www.parisbreastrendezvous.com/free-paper-session

    The next«Paris Breast Rendez-vous» will be held from May 24th to 26th 2018 in Paris.

    The aims of “Paris Breast Rendez-Vous” is to encourage surgeons to share their knowledge and experience in breast surgery. We welcome you to submit your abstract for the free paper session of the next Paris Breast Rendez-Vous; The two best communications will receive a special Award from the Scientific Committee.

    Abstracts are invited under the following themes:

    Oncological Breast Surgery - Reconstructive Breast Surgery - Aesthetic Breast Surgery

    Abstract submission deadline on april 1, 2018

    #reconstruction_mammaire
    #chirurgie
    #cancer_du_sein

  • Le neurochirurgien Hugues Duffau sur la plasticité du #cerveau (L’Express, 02/10/2014)
    https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/hugues-duffau-le-cerveau-se-repare-lui-meme_1578825.html

    Vous pouvez retirer des tumeurs d’un volume équivalent à celui d’un pamplemousse. On a du mal à croire qu’un tel geste ne provoque pas de dégâts...

    Les séquelles invalidantes sont devenues très rares, ce qui est en soi un progrès considérable. Mais je ne m’en satisfais pas. J’aimerais que l’intervention ne change en rien la personne : ni ses capacités ni son caractère. C’est mon combat de chercheur. En attendant, je m’efforce, en tant que médecin, de provoquer le minimum de dégâts, quitte à choisir lesquels avec le patient. 

    Par exemple, j’ai reçu une pianiste russe qui parlait cinq langues. Impossible de les conserver toutes ! On ne pouvait pas multiplier par cinq la durée de l’opération pour que l’orthophoniste réalise les tests dans chaque langue... La patiente a décidé que les plus importantes, pour elle, étaient le russe, le français et l’anglais. Elle est restée polyglotte et n’a perdu, comme prévu, que l’italien et l’espagnol. 

    Vous pouvez donc sauver des langues étrangères. Quoi d’autre ?

    Nous sommes capables de préserver le champ visuel, autrement dit la capacité à voir sur 180 degrés. L’être humain peut en perdre un quart sans ressentir de gêne au quotidien. Mais pas beaucoup plus, car la loi interdit de conduire avec un champ visuel amputé de moitié. Sinon, nous avons étendu notre savoir-faire au registre des émotions.

    Il y a deux ans, une femme d’une quarantaine d’années, une magistrate, est venue me voir. Elle hésitait à choisir l’opération, craignant de commettre ensuite des erreurs de jugement. Je lui ai proposé de recourir aux derniers tests que j’ai mis au point avec un neuropsychologue, Guillaume Herbet, à l’Institut des neurosciences de Montpellier, pour préserver des fonctions complexes comme l’empathie ou la capacité à percevoir l’état d’esprit d’autrui et donc ses intentions - ce que les scientifiques nomment la « théorie de l’esprit ». Elle a accepté. Elle n’a rencontré aucune difficulté, depuis, dans l’exercice de son métier. 

    Peut-on espérer améliorer encore le pronostic pour ce type de tumeurs ?

    Certainement. Les gliomes de bas grade, pris suffisamment tôt, deviennent rarement malins, ce qui permet d’imaginer une chirurgie préventive. Voyez le cancer de la peau : le médecin retire les grains de beauté suspects pour éviter qu’ils ne prennent la forme agressive d’un mélanome, et on sauve ainsi des vies. Dans la même veine, nous venons de proposer, via la revue internationale de référence Cancer, de dépister les gliomes par IRM dans la population générale, au lieu d’attendre qu’une crise d’épilepsie pousse la personne à consulter. Pour l’instant, aucun pays ne le fait, mais c’est une évolution logique. 

    Comme Penfield dans les années 1930, vous soignez des malades et, en même temps, vous explorez l’organe de la pensée. Qu’avez-vous appris en « cartographiant » le cerveau de 500 de vos concitoyens ?

    J’ai constaté qu’il n’existait pas deux cerveaux semblables. Selon la localisation et la taille de la tumeur, des fonctions peuvent se déplacer ailleurs dans le même hémisphère, ou bien passer d’un hémisphère à l’autre. La plasticité du cerveau, c’est-à-dire sa capacité à réorganiser les connexions entre les neurones, est plus phénoménale encore qu’on ne l’imaginait.

    • Si le patient continue à parler et à bouger normalement, je sais alors que je peux intervenir sans dommage à cet endroit avec un bistouri à ultrasons. En revanche, si le patient confond les mots ou reste coi, je dépose un repère à l’emplacement testé pour me garder d’y toucher par la suite. Tel un géomètre-topographe, je dresse un relevé sur le terrain des fonctions présentes dans cette partie découverte du cerveau.

      #neurologie
      #cartographie_du_cerveau
      #chirurgie_éveillée
      #connexionniste

      welcome back @thibnton :)

  • Iraq’s bursting plastic surgery world dangerously unregulated
    http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2017/12/Iraqis-seek-beauty-in-barbers-parlors.html

    In Iraq, however, those who perform unlicensed cosmetic operations will find it difficult to give stem cell injections and laser treatments in the future. The Ministry of Health is shutting down unlicensed beauty salons and massage parlors in Baghdad, according to a report by Al-Hurrah News. The report said that more than 52 salons in Baghdad were closed on Nov. 17, when the Ministry of Health began the operation.

    The unauthorized salons are a response to the growing demand from Iraqis of all social classes, not just the rich, for cosmetic surgery.

    The editor of the All Beauty Guide website, which evaluates Baghdad’s beauty salons, told Al-Monitor, “Hundreds of beauty salons have spread in Baghdad and other provinces over the past couple of years.” The editor, who asked not to be named, also pointed out, “Iraq has become a cheap and convenient destination for plastic surgery, with many patients coming from neighboring countries.”

    According to the Tajmeeli website, which provides information on cosmetic procedures, tummy tucks are very common in Iraq and carried out by qualified specialists starting at $750 per operation, a price affordable for middle-class families.

    But Iraqis still prefer to travel abroad for plastic surgery if they can afford it, according to Dr. Qassim Hussein Salih, the head and founder of the Iraqi Psychological Association. “Iraqis are still steadily traveling abroad for cosmetic surgery despite the rising numbers of beauty salons and clinics in Baghdad and the provinces,” Salih told Al-Monitor, explaining that confidence in Iraqi beauty clinics is still low.

    One of the main reasons for cosmetic surgery among women is the desire to increase prospects for a good marriage, he said. But he finds the line blurred between utilitarian and psychological motivations, explaining, “Some men and women have certain facial and physical features that make them feel less confident and push them to seek social acceptance and self-approval [through cosmetic surgery].” Salih also cited other psychological issues, such as the obsession with beauty that is boosted by celebrities and other role models as well as depression and dissatisfaction with other aspects of daily life.

    #irak #chirurgie_plastique

  • Scandale Comment un chirurgien a sacrifié son patient pour s’offrir la gloire d’une première mondiale - Vsd
    http://www.vsd.fr/actualite/scandale-comment-un-chirurgien-a-sacrifie-son-patient-pour-soffrir-la-gloire-dun

    Le chirurgien italien Paolo Macchiarini se vantait en 2011 d’avoir réalisé la première greffe de trachée artificielle et visait le Nobel. En fait, l’opération était plus que hasardeuse…

    L’affaire date d’il y a quelques années mais elle est terrible. Le souci c’est cette impression diffuse que cela doit arriver plus souvent qu’on ne le croit. De plus, je n’arrive pas à me faire à l’idée que l’identité du patient n’a pas joué dans la façon dont il a été traité.

    Précision du journaliste de VSD :

    NB : Article documenté notamment grâce à l’excellente enquête du biologiste et journaliste allemand Leonid Schneider https://forbetterscience.com/2017/11/07/how-trachea-transplanters-tricked-andemariam-beyene-to-sacrifice-himself-for-a-lancet-paper/amp,
    lui-même poursuivi en justice par Jungebluth et par deux médecins allemands pour « diffamation ».

    #santé #chirurgie #cobaye

    • Dans cette affaire tout a pourtant été diaboliquement préparé. Macchiarini, décidé à créer l’évènement avec sa greffe, a choisi la date de l’opération bien avant de rencontrer Beyene ni même de le connaître. Lorsqu’il s’est avéré que la tumeur de ce dernier était plus petite que prévu et ne nécessitait donc pas forcément une greffe, il a carrément fait disparaître l’information. Les autres options médicales possibles, par exemple une chirurgie au laser, ont été délibérément occultées. Ainsi, lorsque Beyene débarque à Stockholm pour une simple consultation, l’opération est déjà entièrement programmée. Peu importe que le tube ne soit pas adapté aux dimensions de sa trachée ou qu’aucun examen médical approfondi n’est été mené en amont.

  • La Cour des comptes dénonce une aggravation des #inégalités dans l’#accès aux #soins
    http://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer/?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250279751892&nl=1

    Au-delà d’observations habituelles sur les #déserts_médicaux, la Cour dénonce aussi les obstacles financiers liés aux dépassements d’#honoraires et l’échec total des mesures censées les limiter. Son volumineux rapport pointe aussi l’inadaptation de l’offre chirurgicale.

    #chirurgie