• #Intoxication durable : comment les cultivateurs de cacao de #Lindt & #Sprüngli sont exposés à des #pesticides hautement toxiques

    Dans le cadre du programme de durabilité de Lindt & Sprüngli, des cultivatrices et cultivateurs de cacao ghanéen·ne·s utilisent des pesticides interdits dans l’UE et en Suisse, mettant ainsi leur #santé en danger. Pendant des années, l’intermédiaire suisse #Ecom a même activement distribué des pesticides dangereux lors de formations aux agricultrices et agriculteurs cultivant du cacao pour #Lindt_&_Sprüngli.

    « Cela me rend triste de voir ma ferme dans cet état », déplore Osei Kwame Williams. Nous avons rendez-vous avec le cultivateur de cacao sur sa ferme à Mfanibu. Le petit village se trouve dans la région d’Ashanti, au Ghana, connue pour son cacao. Des milliers de petit·e·s agricultrices et agriculteurs en cultivent ici sur de petites parcelles, qui ressemblent à des forêts basses avec une seule espèce d’arbre. Le cacao n’est pas une espèce indigène du Ghana et il est principalement cultivé en monocultures. Pour ce faire, la forêt tropicale est souvent déboisée. Les arbres de Williams sont grands et ramifiés ; on voit qu’ils n’ont plus été taillés depuis longtemps. L’élagage est essentiel pour la santé des cacaoyers et une bonne récolte. « Mais c’est trop tard maintenant », indique Williams. L’herbe et les mauvaises herbes sont également hautes sous les arbres. Elles puisent l’eau du sol, laquelle serait nécessaire aux arbres, étant donné qu’il n’a pas assez plu ces derniers mois. La crise climatique affecte de plus en plus les agricultrices et agriculteurs. Les périodes où les températures maximales quotidiennes dépassent les 32 °C se sont allongées de trois semaines par année lors de la dernière décennie. Il fait trop chaud pour les cacaoyers.

    Williams montre un petit insecte sur une jeune cabosse (fruit du cacaoyer) encore verte poussant sur le tronc d’un cacaoyer. C’est une espèce de #punaise, appelée « #Akate » au Ghana. « Elles détruisent tout ici », relève-t-il. Sous l’un des arbres gisent deux récipients en plastique vides d’un #insecticide nommé « #Akate_Star ». Il semble ne pas avoir fait effet. Les punaises ne sont pas le seul fléau contre lequel se bat l’agriculteur : la pourriture brune des #cabosses du #cacaoyer lui pose aussi problème. Dans l’herbe, il y a des cabosses noires, qu’on dirait brûlées. Elles sont infectées par un #champignon. De plus, des #termites se sont installées dans certains troncs d’arbres et les creusent depuis l’intérieur. Au Ghana, le secteur du cacao traverse une crise sans précédent. Les personnes qui en souffrent le plus sont les petit·e·s cultivatrices et cultivateurs, comme Osei Kwame Williams. La plupart vivent dans la #pauvreté, car ils n’arrivent pas à vendre leurs #fèves à des #prix leur permettant de couvrir leurs besoins vitaux.

    Sur le site Internet, des cultivatrices de cacao qui dansent

    Sur le papier, la ferme de Williams est une « demo plot », une ferme de démonstration de la #multinationale suisse du chocolat Lindt & Sprüngli. Aux abords de la ferme, vers la route, un panneau métallique caché dans les hautes herbes met en évidence cette collaboration. La pluie a effacé le logo du « Lindt & Sprüngli Farming Program », qu’on ne reconnaît presque plus. La multinationale suisse se procure la plupart de ses fèves de cacao au Ghana, lesquelles sont ensuite transformées à Kilchberg (ZH) et dans d’autres usines dans le monde entier en plaques de chocolat, lapins de Pâques et pralinés. Selon ses propres informations, la multinationale travaille avec 61 000 cultivatrices et cultivateurs de cacao ghanéen·ne·s. C’est plus que dans n’importe quel autre pays d’où Lindt & Sprüngli importe du cacao.

    Tous font partie du « Farming Program ». « Le Farming Program vise à créer des conditions de vie décentes et durables pour les producteurs de cacao et leurs familles, mais aussi à promouvoir des pratiques agricoles plus durables », écrit à notre demande une porte-parole de Lindt & Sprüngli. Le logo du programme, une cabosse jaune sur fond brun, figure sur la plupart des produits de Lindt & Sprüngli. Il est censé garantir aux consommatrices et consommateurs, surtout en Europe et aux États-Unis, que le cacao est issu d’une production durable et équitable. Sur le site Internet du programme, on voit des photos de cultivatrices de cacao qui sourient et dansent. Tout est très coloré et positif. Si l’on croit le fabricant de chocolat de Kilchberg, la ferme aux apparences abandonnées d’Osei Kwame Williams serait le reflet d’une collaboration fructueuse.

    « Par le passé, Lindt était le plus grand acheteur de cacao de la région », raconte Williams. En 2014, il a été contacté par des agronomes d’Ecom. Cette multinationale #suisse de matières premières est le principal partenaire de Lindt & Sprüngli au Ghana et met en œuvre son programme de durabilité . Les agronomes cherchaient une ferme de cacao facilement accessible en voiture, à proximité de la route. L’agriculteur leur a loué une partie de son terrain. En échange, il a reçu 250 cedis ghanéens par mois, soit environ 20 dollars américains. Il a aussi reçu gratuitement des engrais synthétiques et des insecticides. Lindt & Sprüngli a financé une petite école dans le village et a promis aussi, selon Williams, de construire un puits. Mais celui-ci n’existerait pas encore à ce jour. Les agronomes d’Ecom ont pris des échantillons du sol, ont taillé les arbres et ont apporté des pulvérisateurs pour traiter les arbres avec des insecticides. L’agriculteur se souvient des produits utilisés : « Confidor » et « Akate Master ». « Ils ont sprayé les arbres chaque mois, d’avril à novembre, à un rythme que je n’aurais jamais pu me permettre. » Les récoltes sur la « demo plot » étaient bonnes, bien meilleures que sur le reste du terrain. Ecom a utilisé la ferme de Williams pour donner des formations à des agricultrices et agriculteurs de la région. Ils y apprenaient non seulement la théorie d’une lutte durable contre les nuisibles, mais aussi comment utiliser des engrais synthétiques et des pesticides pour maximiser les rendements. À l’époque, il récoltait dix sacs de cacao sur un peu moins d’un demi-hectare, raconte Williams. « Aujourd’hui, j’arrive tout juste à quatre sacs. »

    Risque pour le système nerveux et la capacité de développement

    Les insecticides « #Confidor » et « #Akate_Master », que les agronomes d’Ecom ont apportés sur la ferme de Williams, contiennent des substances interdites dans l’UE et en Suisse en raison de leur dangerosité pour la santé humaine et l’environnement. Le « Pesticide Action Network » (PAN), réseau international d’action contre les pesticides, dont les recommandations sont suivies par de nombreux scientifiques et ONG, classe ces produits dans la catégorie des « #highly_hazardous_pesticides » (#HHP), soit des pesticides hautement dangereux. « Certains HHP sont connus pour provoquer des dommages à la santé sévères et chroniques », affirme Joey Salmon de la section britannique du PAN. « Ils peuvent nuire aux fonctions du système nerveux et à la capacité de reproduction et de développement. » Le recours généralisé à ces pesticides dans la production ghanéenne de cacao est alarmant, surtout en ce qui concerne la santé des communautés cultivant cette plante. « Elles doivent d’urgence passer à des méthodes moins nocives pour la santé, basées sur des principes agroécologiques. »

    À cela s’ajoute encore le fait que le produit Confidor contient de l’#imidaclopride. Ce principe actif fait partie de la catégorie des #néonicotinoïdes, connus pour tuer les abeilles. Ils attaquent le système nerveux central des insectes, ce qui a pour conséquence de les faire mourir. En 2018, l’imidaclopride a été interdit dans l’UE en raison des risques « inacceptables » pour les abeilles.

    Dans le cadre de la présente enquête, nous avons interviewé dix-sept cultivatrices et cultivateurs de cacao autour de #Tepa et de #Goaso, deux districts au nord-ouest de la capitale provinciale #Kumasi. Sept d’entre eux vendent leurs fèves à Ecom, le plus important partenaire local et acheteur de Lindt & Sprüngli au Ghana. Et quatre d’entre eux, dont Osei Kwame Williams, faisaient ou font partie du « Farming Program » de Lindt & Sprüngli. Toutes les personnes interrogées nous ont raconté avoir régulièrement utilisé des pesticides, certes autorisés au Ghana, mais classés comme hautement dangereux par le réseau PAN et interdits dans l’UE et en Suisse.

    Des substances toxiques dans la chaîne d’approvisionnement

    Sur son site Internet, Lindt & Sprüngli cite cinq principes pour un approvisionnement responsable en cacao, notamment « les partenariats sur le long terme » avec les fournisseurs, un « programme d’approvisionnement responsable » et « la traçabilité et la transparence des chaînes d’approvisionnement ». Nous avons demandé à Lindt & Sprüngli dans quelle mesure l’utilisation de pesticides hautement toxiques dans le cadre de son programme de durabilité était compatible avec le principe d’un « programme d’approvisionnement responsable ». « Un contrôle du respect de la liste des pesticides est une exigence importante qui doit être garantie par les fournisseurs (y compris Ecom) », écrit la porte-parole. Toutefois, cette « liste des pesticides » n’est ni accessible au public, ni fournie sur demande par Lindt & Sprüngli. « Ceci n’est pas possible en raison d’obligations contractuelles », précise la porte-parole. Nous aurions aussi voulu savoir où se trouvent les 1060 « demo plots » au Ghana qui, selon Lindt, accueillent des formations sur le développement durable et promeuvent « la production et l’utilisation de produits et engrais organiques ». Sur cette question aussi, la multinationale fait blocage. La liste des fermes de démonstration ne peut pas être rendue publique « pour des raisons de protection des données », affirme la porte-parole.

    Lindt & Sprüngli a entièrement externalisé la mise en œuvre de son « Farming Program ». Au Ghana, ce sont plusieurs entreprises de matières premières actives dans le pays qui s’en chargent, notamment « #Olam_International_Limited », « #Touton_SA » et « #Ecom_Agrotrade Ltd. ». D’une part, elles organisent sur place les formations avec les agricultrices et agriculteurs ; d’autre part, elles leur achètent les #fèves_de_cacao sur mandat de Lindt & Sprüngli. La multinationale du chocolat, quant à elle, emploie au Ghana un seul et unique collaborateur, qui surveille la mise en œuvre du programme. Le contact direct avec les agricultrices et agriculteurs est assuré par 360 employé·e·s des trois entreprises de négoce précitées, qui sont entièrement payé·e·s par Lindt & Sprüngli. Le partenaire le plus important au Ghana est Ecom. Multinationale de matières premières active dans le monde entier et dont le siège principal se trouve à Pully, dans le canton de Vaud, Ecom s’est spécialisée dans le négoce de cacao, de café et de coton. Sa valeur se chiffre en milliards.

    Selon ses propres informations, Lindt & Sprüngli travaille avec 2400 agricultrices et agriculteurs à Tepa et à Goaso, deux districts au nord-ouest de la capitale provinciale Kumasi. Toutefois, il est difficile de déceler sur place des signes de la présence de Lindt. Nous trouvons le logo du « Farming Program » de Lindt & Sprüngli seulement dans les dépôts d’Ecom à Tepa, là où les fèves sont emballées dans des sacs en vue de leur exportation. Pratiquement toutes les agricultrices et tous les agriculteurs à Tepa et à Goaso à qui nous avons montré le logo sur notre smartphone nous ont dit ne l’avoir jamais vu ni avoir entendu parler de ce programme.

    Nous ne trouvons sur place aucune trace de la collaboration étroite avec les producteurs que l’entreprise aime suggérer dans sa communication. La plupart des agricultrices et agriculteurs n’ont aucune idée de ce qu’il advient de leurs fèves. Ils les vendent à un acheteur local (local buying clerk), qui reçoit de l’argent d’une société d’achat agréée par l’État (licenced buying company), par exemple Ecom, pour se procurer des fèves de cacao auprès des agricultrices et agriculteurs. Cependant, Ecom ne peut pas exporter les fèves directement en Suisse, mais les vend tout d’abord à l’entreprise étatique « #Ghana_Cocoa_Board » (#Cocobod), qui règle l’ensemble des exportations. La plupart des cultivatrices et cultivateurs de cacao connaissent le nom de la société agréée par l’État à qui ils vendent leurs fèves. Mais seule une minorité connaît la multinationale qui produit du chocolat à partir de leur matière première. La chaîne d’approvisionnement du cacao manque notoirement de #transparence. Malgré cela, Lindt & Sprüngli vante son approche « #Bean_to_Bar » (de l’achat des fèves à la production des tablettes de chocolat). Sur le site Internet de la multinationale, on peut lire : « Ce n’est qu’en sachant où nos fèves de cacao sont cultivées que nous pouvons avoir une influence sur les conditions de vie des familles d’agriculteurs dans les pays producteurs de cacao. »

    Des #primes bienvenues, mais pas de #prix_équitable

    Joseph, dont le vrai nom nous est connu, mais que nous ne mentionnerons pas ici pour sa sécurité, fait partie de ceux qui connaissent Lindt & Sprüngli. Il vit à #Akwaiase, qui se trouve à quelques kilomètres de Tepa. Lorsque nous arrivons chez lui, il est assis sur une chaise en plastique sous un manguier. Devant lui, un grand tas de cabosses noires, pourries. Derrière lui, un puits, une moto, une remise et une maison simple faite en briques brutes avec un toit de tôle. Il y vit avec sa femme et ses huit enfants. Il porte des sandales noires, un pantalon en toile beige et un t-shirt sale. Au-dessus de sa barbe noire sourient deux yeux fatigués.

    Il a participé à plusieurs formations organisées par Ecom dans le cadre du « Farming Program » de Lindt & Sprüngli. En contrepartie, il a reçu en automne dernier une prime d’environ 150 dollars américains, versés sur son téléphone portable, pour 18 sacs de cacao livrés à Ecom. Il était très heureux de recevoir cette prime et il espère qu’elle sera encore un peu plus élevée cette année. Car il ne parvient pas encore à atteindre un prix équitable pour son cacao, raconte Joseph. Le prix par sac s’élevait en juin 2025 à 3100 cedis ghanéens (environ 250 dollars américains). Ce prix est établi par l’entreprise étatique Ghana Cocoa Board (Cocobod). Pour Joseph, un prix équitable serait d’environ 7000 cedis ghanéens (570 dollars américains). La « prime de durabilité » d’environ 8 dollars américains par sac versée par Lindt ne comble que peu cet écart.

    Outre les prix bas, ce sont surtout les nuisibles qui préoccupent Joseph. « Nous pulvérisons les arbres presque chaque mois, et si les produits n’étaient pas aussi chers, nous le ferions même deux fois par mois. » Il nous conduit dans une remise en bois devant la maison. Une femme y prépare à manger sur un foyer ouvert. Dans la remise, Joseph stocke ses produits agrochimiques et une combinaison qu’il porte lorsqu’il traite ses arbres. Il va chercher un sac en jute et nous montre son contenu : des récipients en plastique contenant les insecticides « #Acati_Power », « #Konmidor » et « #Akate_King ». Ces trois produits ont comme principes actifs de la #thiaméthoxame, de l’imidaclopride et de la #bifenthrine, trois substances qui ne sont plus autorisées dans l’UE ni en Suisse car elles sont dangereuses pour la santé et l’environnement.

    Et aussi du paraquat pour cultiver le cacao

    « Aujourd’hui, la plupart des cultivatrices et cultivateurs de cacao au Ghana ne voient plus d’alternative à l’utilisation de pesticides », affirme Issifu Issake, président de la « Ghana Cooperative Cocoa Farmers Association », une organisation faîtière représentant 75 associations et des milliers de cultivatrices et cultivateurs de cacao dans neuf régions. Parmi ces cultivateurs, certains vendent leurs fèves à Ecom et Lindt & Sprüngli. « Mais seule une minorité utilise un équipement de protection pour pulvériser les arbres, ce qui met fortement leur santé en danger », relève-t-il. Pour sortir de cette spirale négative, il a quant à lui commencé à produire de manière biologique et a renoncé aux pesticides chimiques, raconte Issake. Au début, cela demandait plus de travail et coûtait plus cher, mais sur le long terme c’est mieux pour la santé, les sols et la résilience vis-à-vis de la crise climatique. Son organisation essaie de sensibiliser les agricultrices et agriculteurs aux dangers liés à l’utilisation de pesticides sans équipement de protection. « Mais la plupart des agriculteurs sont désespérés. Ils utilisent dans leurs champs tout ce qu’ils trouvent dans les magasins agricoles. »

    Pour cette enquête, nous nous sommes rendus dans cinq magasins agricoles de la région d’#Ashanti, dont l’un collabore avec le « Ghana Cocoa Board » (Cocobod). Cette autorité publique fait des recherches et donne des recommandations sur les produits agrochimiques à utiliser pour la culture du cacao. La plupart des cultivatrices et cultivateurs de cacao s’y réfèrent. Tous les magasins visités vendent de nombreux pesticides dont les principes actifs ne sont plus autorisés dans l’UE ni en Suisse. Les produits s’appellent « Akate Star », « #Akate_Rock_Star » ou « #Aceta_Star » (contenant de la bifenthrine), « #Galil_300_SC » (contenant de l’imidaclopride) ou encore « #Actara_240_SC » et « #Acati_Power » (contenant du #thiaméthoxame). Ce qui est frappant dans les magasins et dans les champs, c’est la forte présence de pesticides de la marque « #Adama ». La multinationale israélienne de l’agrochimie appartient depuis 2017 à #Syngenta Group, dont le siège principal est à Bâle.

    Dans les magasins, on trouve aussi une série de produits à base de #paraquat avec des noms tels que « #Gramostrong », « #ParaeForce » et « #Haouquat ». Ce sont des copies du produit original de Syngenta « #Gramoxone », principalement fabriquées par des producteurs chinois ou indiens. Le Paraquat est aujourd’hui interdit dans plus de 70 pays ; en Suisse, l’interdiction date de 1989 et dans l’UE, de 2007. La raison principale de cette décision : la haute #toxicité du produit. Il suffit d’une petite gorgée de paraquat pour que les organes humains cessent de fonctionner. Le paraquat est connu pour être utilisé par des petits agriculteurs désespérés dans les pays du Sud pour se suicider. Ce produit est surtout utilisé dans la culture maraîchère, mais plusieurs cultivateurs nous ont raconté avoir utilisé le paraquat contre les mauvaises herbes poussant sous les cacaoyers.

    Irritation de la peau, yeux qui brûlent et difficultés respiratoires

    Au Ghana, le recours aux pesticides a fortement augmenté ces dernières années. Selon un rapport de la FAO datant de 2023, 9700 tonnes de pesticides sont utilisées par année au Ghana ; c’est environ sept fois plus qu’en 2010. En 2020, 246 insecticides et 272 herbicides étaient autorisés au Ghana. Parmi les pesticides, on trouve de nombreux néonicotinoïdes, tenus pour responsables de la mortalité massive des abeilles en Europe. Au Ghana, la population de moustiques qui pollinisent les fleurs du cacaoyer a été à tel point décimée par l’utilisation des néonicotinoïdes que le gouvernement a décidé en 2017 de lancer un programme national de pollinisation manuelle des cacaoyers. Environ 30 000 jeunes ont été engagé·e·s à cette fin. Des enquêtes récentes montrent qu’aujourd’hui 70 à 85% des agricultrices et agriculteurs ghanéen·e·s utilisent des produits agrochimiques. Un grand nombre de cultivatrices et cultivateurs de cacao nous ont raconté consacrer environ un tiers de leurs recettes à l’achat de produits agrochimiques. Beaucoup doivent contracter des crédits et s’endettent pour pouvoir acheter ces produits.

    Raymond Owusu-Achiaw est expert en matière de pesticides et de lutte intégrée contre les nuisibles auprès de l’ONG ghanéenne « Conservation Alliance International ». Depuis des années, son organisation essaie, en collaboration avec des partenaires internationaux, de rendre le secteur du cacao plus équitable et moins nocif pour l’environnement. Nous avons rendez-vous avec lui pour un entretien au siège principal de l’ONG à Accra, la capitale du Ghana. « Les conséquences sanitaires liées à l’utilisation de pesticides dans la culture du cacao sont visibles », affirme-t-il. « Les agriculteurs me parlent d’irritations cutanées, de sensation de brûlure aux yeux et de difficultés respiratoires après la pulvérisation. » La grande majorité sait maintenant que l’utilisation de pesticides hautement dangereux sans protection met leur santé en danger. « Mais la plupart des agriculteurs luttent pour leur survie et veulent pouvoir récolter à tout prix. C’est pourquoi les dommages causés à la santé sur le long terme passent souvent au second plan. »

    Les acheteurs internationaux de cacao, comme Lindt & Sprüngli, ont certes élaboré des politiques qui présentent bien sur le papier, relève Owusu-Achiaw, mais ils n’ont la plupart du temps aucun contrôle sur ce qui se passe vraiment sur place. « Ce qui compte, c’est ce qui se passe sur les fermes des cultivatrices et cultivateurs de cacao, et non pas de ce qui est écrit dans les rapports de durabilité des producteurs de chocolat. » Il critique le fait que la responsabilité soit reportée sur les intermédiaires, les entreprises appelées « Licensed Buying Companies », telles qu’Ecom au Ghana. « Les entreprises en Europe réalisent les plus grands bénéfices dans la chaîne d’approvisionnement du cacao ; elles ont par conséquent une responsabilité vis-à-vis des agriculteurs et des communautés qui cultivent le cacao. »

    Le recours aux pesticides dans la chaîne d’approvisionnement manque de transparence

    Selon l’ONG allemande « Inkota », qui travaille depuis des années sur la question de l’utilisation des pesticides en Afrique, aucun grand fabricant de chocolat n’a jusqu’à présent publié de documentation systématique sur les pesticides présents dans sa propre chaîne d’approvisionnement. « La plupart des entreprises ne savent pas quels pesticides sont utilisés par leurs agricultrices et agriculteurs et à quelle fréquence », relève Juliane Bing, chargée jusqu’en été 2025 de la question du cacao au sein d’Inkota. « Les effets sur la santé restent méconnus, car il n’y a pas de collecte systématique de données sur les problèmes de santé chroniques dus à l’exposition aux pesticides. »

    Dans le rapport de durabilité de Lindt & Sprüngli pour l’année 2024, les pesticides ne sont pas une seule fois mentionnés. En revanche, le terme de « durabilité » apparaît sur 61 pages et jusqu’à 35 fois par page. Sur le site Internet du « Farming Program », on trouve une rubrique « Foire aux questions » (FAQ), où figure notamment la question suivante : « Des pesticides sont-ils utilisés dans la chaîne d’approvisionnement de Lindt & Sprüngli ? ». On apprend notamment que les partenaires locaux de Lindt proposent des formations promouvant des techniques agricoles plus durables afin de réduire le besoin en pesticides dans la production de cacao. Plus loin, il est écrit : « Dans le cadre de nos investissements dans l’approvisionnement responsable en cacao, les agriculteurs reçoivent exclusivement des produits biologiques (« organic inputs ») pour leurs plantations de cacao. » En creusant un peu plus, on trouve dans le « Verification Guidance Document » du « Farming Program » une série de critères relatifs à l’utilisation de pesticides. Lindt & Sprüngli exige d’Ecom et des autres fournisseurs de sa chaîne d’approvisionnement de :

    – réduire au maximum l’utilisation de substances dangereuses et veiller à ce qu’elles soient utilisées en toute sécurité ;
    - garantir que les agricultrices et agriculteurs n’utilisent des « produits phytosanitaires chimiques » qu’en dernier recours (« last resort ») et qu’ils privilégient d’autres méthodes manuelles pour lutter contre les nuisibles ;
    - réduire au maximum les effets négatifs sur les ressources naturelles via un « système d’élimination des produits chimiques et des déchets » (« chemical and waste management »), notamment en éliminant correctement les contenants des pesticides ;
    – faire en sorte que tous les produits chimiques soient stockés dans des endroits bien aérés, hors de la portée des enfants et loin de la nourriture ;
    - faire en sorte que les personnes qui pulvérisent les pesticides portent un équipement de protection en bon état.

    Comme le montre notre enquête à Tepa et à Goaso, ces lignes directrices ne sont pas suivies sur le terrain. L’utilisation de pesticides hautement dangereux n’est pas réduite, mais ne cesse au contraire d’augmenter. Les pesticides ne sont pas utilisés « en dernier recours », mais constituent souvent le premier choix dans la crise actuelle. Il n’y a aucun « système d’élimination des produits chimiques et des déchets » à proprement parler. Sur les fermes visitées, des contenants vides de pesticides gisent dans l’herbe entre les arbres. Il n’y a pas de points de collecte dans les magasins agricoles. Comme le racontent les agricultrices et agriculteurs, ils ramassent de temps à autre les contenants et les brûlent. Et aucun·e des cultivatrices et cultivateurs de cacao avec qui nous avons discuté n’utilise un équipement complet de protection « en bon état » pour sprayer les arbres.

    En pleine nébuleuse toxique

    Fin juin, au cours d’un après-midi ensoleillé, Kuma Enoch nous montre comment il traite ses champs contre les punaises. Il fait environ 30° et l’humidité est tropicale. Enoch n’est pas seulement cultivateur de cacao, mais il pulvérise aussi contre rémunération les fermes d’amis agriculteurs. Il est également acheteur au niveau local : avec l’argent qu’il reçoit de son « Do », un gestionnaire de dépôt d’Ecom, il se procure des fèves séchées auprès d’agriculteurs de la région. Il ne sait pas si Ecom revend ensuite ces fèves à Lindt & Sprüngli. Il sait seulement que plusieurs des 42 agriculteurs à qui il achète des fèves ont suivi des formations de Lindt.

    Enoch va chercher dans sa maison une bouteille de « Galil 300 SC », un insecticide d’Adama contenant de l’imidaclopride et de la bifenthrine. Selon le réseau PAN, les deux produits sont hautement dangereux. Ils sont interdits dans l’UE et en Suisse. Enoch mélange le liquide clair avec un engrais d’un vert criard puis mélange le tout à main nue. Ensuite, il verse la solution dans le réservoir de son pulvérisateur fonctionnant au diesel et pouvant contenir jusqu’à 11 litres de solution aux pesticides. Il ajoute de l’eau et soulève l’engin lourd d’environ 20 kilos pour le mettre sur son dos. Puis il allume le moteur en tirant sur le cordon prévu à cet effet. Dans un bruit assourdissant, il se rend dans le champ de cacao. Quand il appuie sur le levier du pulvérisateur, une fine pluie de gouttelettes est projetée sur la cime des arbres. Il se tient là, en plein nuage toxique, vêtu d’un short gris et d’un polo rouge, pieds nus dans des bottes en caoutchouc vertes. Chargé de son lourd sac à dos et le front perlant de sueur, il va d’un cacaoyer à l’autre et respire l’air humide, imprégné de pesticides et d’engrais. En cinq minutes, le réservoir est vide.

    Lorsque les gouttelettes de la solution pulvérisée lui arrivent parfois dans les yeux, ils brûlent ensuite toute la nuit, raconte-t-il. Surtout lorsqu’il utilise du « Ridomil », un fongicide produit par Syngenta, l’un des plus grands fabricants mondiaux de pesticides, dont le siège est à Bâle. Ce fongicide contient du mancozèbe, un perturbateur endocrinien qui peut nuire non seulement à la fertilité, mais aussi au fœtus. Cette substance est interdite dans l’UE depuis 2020 et en Suisse, depuis 2021. Enoch sait qu’il devrait porter une combinaison, des gants fabriqués à partir d’un caoutchouc spécial, des lunettes pour protéger les yeux et un masque pour que les produits chimiques n’atteignent pas ses poumons. C’est ce qu’expliquent des pictogrammes et des lettres en anglais sur les emballages de « Galil 300 SC » et de « Ridomil ». Mais porter un équipement de protection sous cette chaleur serait une torture, sans compter que ces équipements sont chers et pratiquement introuvables dans les magasins agricoles de la région.

    Des tissus en coton et du beurre de karité pour se protéger

    Dans les cinq magasins agricoles que nous avons visités à Tepa et dans les environs, nous n’avons trouvé aucun équipement de protection complet conforme aux recommandations de l’OMS. Deux magasins ne vendaient même aucun vêtement de protection, et deux autres n’avaient que des bottes en caoutchouc et des combinaisons. Seul un magasin proposait aussi des masques de protection dans son assortiment, « mais nous n’en vendons presque jamais », affirmait le vendeur. De toute façon, les équipements de protection sont rarement demandés. Les agricultrices et agriculteurs seraient plus enclins à acheter une bouteille supplémentaire de pesticide afin de garantir leur récolte plutôt qu’un masque visant à protéger leur santé. Comme nous l’avons vu à Tepa, certains cultivateurs et cultivatrices – on observe aussi des femmes qui pulvérisent les champs – se protègent la bouche et le nez avec un tissu en coton et portent une casquette en toile pour se protéger comme ils le peuvent des gouttelettes de pesticides. Certains se frottent également la peau avec du beurre de karité, graisse extraite des noyaux du fruit de karité. Selon eux, la graisse apaiserait un peu les irritations cutanées.

    Lindt connaît le problème du manque d’équipements de protection et de l’exposition aux pesticides qui en résulte. Dans un entretien, une responsable de la durabilité raconte le dernier voyage d’affaires qu’elle a effectué il y a trois ans au Ghana. Lors de son séjour, elle a vu des agriculteurs sprayer les arbres en tongs. Malgré cela, la multinationale ne met aucun équipement de protection à disposition dans le cadre du « Farming Program ». À la question de savoir pourquoi, une porte-parole écrit : « Nous avons arrêté de distribuer des équipements de protection dans le cadre du programme mis en œuvre par Ecom lorsque nous sommes passés, il y a quelques années, des primes en nature à des primes en espèces, pour que les cultivatrices et cultivateurs puissent choisir librement dans quels outils ils souhaitent investir. » Ainsi, Lindt & Sprüngli considère les équipements de protection comme faisant partie de la « prime », et non pas comme un équipement de base mis à disposition de tous les agricultrices et agriculteurs cultivant du cacao pour la multinationale. Lindt écrit ensuite : « Distribuer du matériel gratuitement peut conduire à une dépendance, à la non-utilisation ou à la revente si les bénéficiaires n’accordent pas de valeur aux articles. » Lindt & Sprüngli met l’accent sur la sensibilisation à la nécessité des équipements de protection et « informe continuellement sur les dangers de certains pesticides ». Mais pour cela, la multinationale suisse du cacao mise au Ghana sur Ecom, un partenaire discutable.

    Utiliser la proximité avec les agriculteurs

    Le groupe Ecom au Ghana compte différentes filiales. Parallèlement au secteur des services de gestion durable (« Ecom Sustainable Management Services »), qui met en œuvre le « Farming Program » pour Lindt & Sprüngli, il y a aussi la filiale « Crop Doctor », spécialisée dans la vente de produits agrochimiques et de machines agricoles. Dans son assortiment, on trouve ses propres marques telles que « Commander » (contenant de l’imidaclopride), « Rockstar » (contenant de la bifenthrine) et « Skope 370 WP » (contenant du mancozèbe). Tous ces principes actifs sont hautement dangereux.

    Jessica a travaillé de 2013 à 2019 pour Ecom au Ghana et a occupé différents postes dans le domaine de la durabilité. Elle ne souhaite pas dévoiler son vrai nom. Elle raconte avoir toujours été dérangée par les affaires d’Ecom dans le domaine des pesticides. « Ecom voulait profiter de sa bonne position dans la chaîne d’approvisionnement du cacao. Et grâce aux marges importantes dans le commerce des pesticides, ils faisaient de grands bénéfices. » La direction d’Ecom a donné pour instruction à ses agronomes d’utiliser consciemment leur proximité avec les cultivatrices et cultivateurs de cacao dans le cadre du programme de Lindt pour leur vendre des produits Crop Doctor. Lors des formations, Ecom a certes enseigné aux agriculteurs la lutte intégrée contre les nuisibles, qui repose principalement sur des mesures biologiques et dans laquelle les pesticides synthétiques ne sont utilisés qu’en dernier recours. « Mais en même temps, ils vendaient aux agriculteurs les pesticides Crop Doctor en tant que produits de choix », raconte l’ex-collaboratrice d’Ecom. « C’est quand même très contradictoire. » Deux autres personnes ayant travaillé pour Ecom nous ont confirmé que, pendant des années, la multinationale a vendu des pesticides dans le cadre de ses programmes de durabilité.
    Les enfants sont eux aussi exposés aux pesticides

    Sampson ne souhaite pas non plus voir figurer son vrai nom dans cette enquête, car il craint des représailles. Il est agronome de formation et a travaillé chez Ecom de 2014 à 2019 comme agent de terrain. Dans cette fonction, il était chargé de la mise en œuvre du « Farming Program » dans le Ghana occidental. « Ecom fait partie des premières entreprises au Ghana à avoir distribué des pesticides dans le cadre de ses formations », affirme-t-il. « Ce qui de l’extérieur pouvait ressembler à une aide aux agriculteurs était en réalité une manière de faire encore plus de profits à leurs frais. » Pendant les formations pour Lindt, il était censé vendre par année pour 15 000 dollars américains de pesticides et d’engrais aux agriculteurs. « Cela faisait partie des objectifs selon lesquels mes résultats étaient évalués. » Quand il a commencé à travailler pour Ecom, seule une minorité de cultivatrices et cultivateurs de cacao pulvérisaient régulièrement leurs champs avec des pesticides, raconte Sampson. « Ils avaient leurs propres méthodes traditionnelles pour lutter contre les nuisibles. » Malgré ses objectifs de vente, il leur expliquait que les pesticides chimiques ne détruisaient pas que les nuisibles, mais aussi les espèces utiles et la microbiologie des sols. Ce qui le dérangeait en particulier, c’était de tomber régulièrement sur des enfants qui étaient exposés aux pesticides sur les fermes de cacao où il organisait les formations. « Leurs yeux coulaient, et ils disaient que leur peau brûlait. »

    Selon une étude de l’Université de Chicago, le nombre d’enfants exposés à des pesticides nocifs au Ghana et en Côte d’Ivoire a fortement augmenté ces dernières années. En 2014, 10% des travailleurs mineurs y étaient exposés ; cinq ans plus tard, le pourcentage était de 27%. Il est pour le moins plausible que parmi ces fermes, il y en a aussi qui produisent pour Lindt & Sprüngli. En 2023, des journalistes de l’émission de la SRF Rundschau ont visité différentes fermes de cacao au Ghana, qui faisaient partie du « Farming Program » de Lindt & Sprüngli. Sur de nombreuses fermes, les journalistes ont constaté des cas de travail abusif des enfants.

    Confrontée aux déclarations de son ancien employé, Ecom répond par écrit que la distribution directe et la « facilitation de la vente » par les agents de terrain ont été « formellement » suspendues en 2020. Ecom confirme avoir entre autres distribué des pesticides contenant de l’imidaclopride et de la bifenthrine. En même temps, la multinationale souligne le fait que tous les pesticides commercialisés étaient parfaitement autorisés pour une utilisation dans la culture de cacao par les autorités de contrôle ghanéennes compétentes. D’ancien·ne·s employé·e·s racontent qu’Ecom n’a suspendu la distribution directe qu’en 2023. Cette décision était surtout due au fait qu’un grand nombre d’agricultrices et agriculteurs ne pouvaient plus rembourser les crédits qu’Ecom leur avait accordé pour l’achat de ses propres produits. Une situation qui n’était pas bonne pour les affaires.

    « Officiellement, Ecom et Lindt disent protéger les agricultrices et agriculteurs », relève Sampson. « Mais en visitant régulièrement les fermes, on remarque très vite que cela n’est pas le cas. » La seule chose qui comptait réellement pour Lindt & Sprüngli selon Sampson, c’était que lui et ses collègues d’Ecom s’assurent que les cultivatrices et cultivateurs fassent de grandes récoltes et qu’il y ait toujours assez de cacao à disposition. En 2022, Sampson en a eu assez des multinationales de commerce de matières premières dans son pays. Il a fondé sa propre ONG qui veut renforcer la position des femmes dans le secteur du cacao. Il leur apprend la culture biologique du cacao et comment elles peuvent tenir les nuisibles éloignés des champs grâce à des solutions faites maison à base de graines de margousier et de parties du fruit du cacaoyer. « C’est moins cher pour les agricultrices et plus sain, et les récoltes sont aussi meilleures sur le moyen terme », affirme-t-il.
    Abandonner la ferme aux nuisibles

    Osei Kwame Williams, le propriétaire de la ferme de démonstration, a depuis abandonné la culture du cacao. Il travaille maintenant cinq jours par semaine comme chauffeur de minibus. Il dit gagner ainsi plus qu’avec le cacao. Cela suffit néanmoins tout juste à nourrir sa famille de cinq enfants et à payer les frais scolaires. « Mais au moins j’ai un revenu quotidien sûr. » Maintenant, en juin, ce serait justement le moment de pulvériser les jeunes cabosses, relève-t-il, comme il l’a toujours fait par le passé. « Mais celui qui n’a pas d’argent pour s’acheter des pesticides abandonne les arbres aux nuisibles. »

    Il ne sait pas s’il fait encore partie du « Farming Program » de Lindt & Sprüngli. Mais aucune formation ne se serait tenue sur sa ferme depuis des années. Après 2017, les agronomes d’Ecom et les délégations occasionnelles de Lindt & Sprüngli venant de Suisse ne lui auraient plus rendu visite. Il ne sait pas pourquoi. « Je me sens trahi », affirme-t-il. Pour Lindt & Sprüngli, en revanche, Mfanibu fait toujours partie des « demo plots » actives. À notre demande, une porte-parole écrit qu’actuellement treize « demo plots » seraient actives à Tepa et 37 à Goaso, « dont une à Mfanibu ».

    ▻https://responsabilite-multinationales.ch/etudes-de-cas/lindt-pesticides-culture-cacao
    #chocolat #cacao #Ghana #agriculture #travail #conditions_de_travail

  • Chocolaté. Le goût amer de la culture du #cacao

    De la #plantation à notre tablette de chocolat, Samy Manga raconte avec brio tout un monde d’#exploitation, à la frontière de l’intime et du politique.

    À dix ans, Abéna travaille avec son grand-père dans les plantations de cacao, au #Cameroun. Ce vaillant petit général des forêts équatoriales va vite prendre la mesure des dégâts humains et environnementaux causés par la #monoculture de la précieuse fève à la base du chocolat. Alors que les pays d’Afrique fournissent environ les deux-tiers de la production mondiale de cacao, que se cache-t-il derrière le commerce de cette matière première parmi les plus prisées au monde ? Au Nord, petits et grands raffolent de desserts et friandises, mais sont-ils conscients de la misère que la « #cacaomania » inflige à l’Afrique ?

    À travers le parcours d’Abéna, Chocolaté nous révèle le côté obscur de la culture du cacao, emblématique des rapports économiques néocoloniaux qu’entretiennent les #multinationales de l’or vert avec les pays du Sud. #Pauvreté des producteurs, #travail_forcé des enfants, #empoisonnement aux #pesticides, contamination des eaux et des sols, #déforestation massive, perte de #biodiversité… Pour les pays producteurs africains qui ne touchent qu’une infime fraction des dizaines de milliards de dollars engrangés chaque année par l’industrie, la culture du cacao a un goût bien amer.

    Dans ce récit vivant où s’entrecroisent habilement l’élan poétique, la transmission de la mémoire ancestrale et l’indignation politique, #Samy_Manga nous emmène au pays de son enfance, sous le grand manguier où se tient la vente annuelle du cacao. Au cœur de la nuit retentit son cri de rage devant la #violence de l’exploitation des ressources et des humains du Continent Premier.

    ▻https://ecosociete.org/livres/chocolate
    #chocolat #industrie_agro-alimentaire
    #livre #industrie_agro-alimentaire #ressources_pédagogiques

  • Le petit-déjeuner est-il une affaire géopolitique ? - RTBF Actus
    ▻https://www.rtbf.be/article/le-petit-dejeuner-est-il-une-affaire-geopolitique-11381501

    Et si l’histoire du petit-déjeuner devait son existence à la révolution industrielle et à la colonisation ? Découvrons comment sont arrivés jusqu’à nous le thé, le café et le chocolat qui nous semblent aujourd’hui si banals grâce à Christian Grataloup, professeur émérite à l’Université Paris Diderot et auteur de Le monde dans nos tasses – L’étonnante histoire du petit-déjeuner (Dunod poche). Christian Grataloup était l’invité d’Un Jour dans l’Histoire sur La Première.

  • La Compil’ de la Semaine
    ▻https://www.les-crises.fr/la-compil-de-la-semaine-90

    Chaque semaine, nous vous proposons notre Compil’ de la Semaine : une sélection de dessins de presse à la fois drôles et incisifs, ainsi que des vidéos d’analyse participant à l’indispensable travail d’auto-défense intellectuelle. Bonne lecture et bon visionnage à toutes et à tous ! Dessins de Presse Vidéos Le Media – Enzo Traverso : […]

    #Miscellanées #Compil_de_la_Semaine #Miscellanées,_Compil_de_la_Semaine

  • “Suissitude”. La barre #Toblerone contrainte d’effacer le #Cervin de son emballage

    Puisque le fabricant américain délocalise la #production de sa barre chocolatée en #Slovaquie, la législation helvète l’oblige à retirer de son emballage le dessin de la montagne emblématique du paysage suisse.

    ▻https://www.courrierinternational.com/article/la-barre-toblerone-contrainte-d-effacer-le-cervin-de-son-emba
    #montagne #symbole #chocolat #délocalisation #montagne

    ping @cede

  • #Cookies d’amour
    ▻https://www.cuisine-libre.org/cookies-d-amour

    1 - Mélanger le sucre et le beurre pommade. 2 - Mélanger la farine, la levure, le #Gingembre. Mélanger 1 et 2 puis en dernier ajouter la fleur de sel. Sur la feuille de papier sulfurisé étaler la patte en rond de 6 à 7 cm et cuire au #Four a 140°C entre 15 et 20 minutes. Gingembre, Cookies, Farine de blé, #Chocolat_noir / #Sans viande, Four

    #Farine_de blé

  • Gâteau à la courgette et au chocolat
    ▻https://www.cuisine-libre.org/gateau-a-la-courgette-et-au-chocolat

    Préchauffer le #Four à 180°C (th. 6). Faire fondre 200 g de #Chocolat au bain-marie. Retirer du feu. Râper finement la #Courgette. Battre les oeufs avec le sucre puis ajouter la farine et la levure chimique. Ajouter la courgette et le chocolat (ou l’inverse). Verser la préparation dans un moule et enfourner pour 30 minutes. Courgette, Chocolat, #Gâteaux / #Sans viande, #Végétarien, #Sans lactose, Four

  • Gâteau à la banane et pépites de chocolat (sans lactose)
    ▻https://www.cuisine-libre.org/gateau-a-la-banane-et-pepites-de-chocolat-sans-lactose

    Préchauffer le four à 160°C. Mixer les 3 bananes avec les œufs et l’huile (ou écraser les bananes à la fourchette et mélanger aux œufs et l’huile). Ajouter : la farine, la levure chimique, le sel et la cassonade. Mélanger au fouet. Concasser le chocolat en grosses pépites et les incorporer à la pâte. Verser la préparation dans un moule à cake. Trancher dans sa longueur la banane décorative. La disposer joliment sur cake puis enfourner pendant 1h. Vérifiez la cuisson en pointant un couteau dedans : la… #Banane_douce, Farine de blé, #Banana_bread, #Chocolat_noir / #Sans viande, #Végétarien, #Sans lactose

    #Farine_de blé

    • Antwerp Chocolate Hands

      These sweet hands come with stories of triumph and brutality.

      Antwerp is the capital of chocolate, selling it in various shapes and flavors, ranging from little peeing boys (manneken pis) to more traditional shapes such as animals and happy faces. But one of the most popular shapes is a severed hand.

      As the myth behind Antwerpse handjes (Antwerp hands) goes, there once was a mighty giant called Druon Antigoon. The giant terrorized the people by demanding tolls to anyone passing his lair near the Scheldt river. When someone could not pay, the giant chopped off their hand and threw it into the river. One day, however, a brave soldier named Silvius Brabo defeated the giant in battle, then chopped off his hand and threw it into the river. Some suggest that the name Antwerp comes from the Dutch for the words hand werpen or “hand throwing” (though this is debated among etymologists). Over the years, severed hands have became a symbol of the city, first as cookies decorated with sliced almonds, and later as chocolates filled with praline or marzipan. Outside Antwerp’s city hall, the Brabo Fountain even features a statue of the hero tossing the giant’s hand.

      While the legend about Antwerp’s chocolate hands tells a story of sweet victory, there is a more complex, bitter, and oft-overlooked history associated with the symbol of severed hands in Belgium. From 1885 to 1908, the Congo Free State was a private holding controlled by Belgium’s King Leopold II. Leopold grew rich, exporting valuable Congolese resources such as rubber and ivory. To do this, the king’s army forced many Congolese into labor. And for those who did not meet quotas? Soldiers would sever their hands and present them to officials as proof of enforcement. And while the news of Leopold’s horrific regime sparked an international outcry that resulted in his losing control over the state in 1908, the Congo remained a Belgian colony until regaining its independence in 1960.

      Though they may seem like simple candies, the chocolate hands represent a complex story of symbolism. The triumphant myth of vanquishing the giant is tempered by the less-than-savory realties of exploitation and colonization in the Congo. Perhaps the best way to consume such complicated stories is not by rewriting history or rejecting their edible symbols, but rather by using them as tool for discussion about how to build a better, sweeter future.

      ▻https://www.atlasobscura.com/foods/antwerp-chocolate-hands

    • The Chocolate Hands of Belgium

      In the late 1800s, the great powers of Europe carved up Africa, grabbing colonies for themselves.

      One not-so-great power also got involved: The tiny kingdom of Belgium. Belgium itself had no colonial aspirations. But its ruler, King Leopold II, was greedy beyond measure. Early in life, Leopold set his heart on having a colony – of his own, as a personal possession and source of wealth. The best spots were already taken so Leopold looked at the vast, unmapped interior of Africa. To win acceptance from other Western powers – the only voices that mattered – he portrayed himself as a humanitarian. He would save the Congo from evil Arab slave traders. Furthermore, his European allies would also benefit; he promised to open the Congo to free trade.

      At first, ivory was the main export. In the 1890s an unexpected invention changed the world: The inflatable tire. Now you could have a comfortable ride on a bicycle, with the tires acting as cushions. Soon automobile tires created an even bigger market. The West grew hungry for more rubber.

      The Congo had wild rubber, the trick was to collect it. Leopold turned his energies toward this new source of wealth.

      Collecting rubber sap is unpleasant and often dangerous work. Congolese farmers weren’t interested. They had to be forced, and Leopold’s overseers had several methods. One that worked well: Women were seized and held hostage until their husbands returned with a full quota of rubber. There was a booklet of tips for hostage-takers: “When you feel you have enough captives, you should choose among them an old person, preferably an old woman. Make her a present and send her to her chief to begin negotiations.”

      Whippings, torture, rape, and casual murder were also widely documented.

      One method became notorious above all others: Cutting off hands. Leopold and his lieutenants had no objection to villagers being murdered for refusal to cooperate. But they didn’t want bullets “wasted” on private hunting. A soldier who shot and killed someone was required to cut off the right hand, and present it as evidence that the bullet had been used for an approved purpose.

      That was how it started. But the practice didn’t stay confined to corpses. Sometimes, a soldier might use a bullet for hunting, then chop off the hand of a living person, with blood spurting out from the arm stub. Or the amputations could be punishment: A picture from 1905 shows a young boy who had one hand and one foot cut off when his village failed to meet its rubber quota.

      A number of people tried to tell the world about the atrocities in the Congo. Among the first was George Washington Williams, a black American who at first believed the stories he heard about Leopold’s humanitarianism, went to see for himself the utopia that had been created, and instead found a living hell. He was a skilled orator and writer, and might have threatened Leopold’s plans… but he came down with tuberculosis and died soon thereafter. A British man named E.D. Morel, through his work for a shipping company, realized that Leopold was using slave labor to loot the Congo; he and others, joined by several missionaries, organized the opposition.

      At first, it was hard to get the world’s attention. Then Morel and his allies circulated photos of people in the Congo missing one or both hands. These images seared themselves into viewers’ minds.

      Two prominent writers, Arthur Conan Doyle (creator of Sherlock Holmes) and Mark Twain, bought the issue to wider attention. European newspapers printed cartoons, some of which depicted chopped hands and human victims.

      Leopold’s colony became Belgium’s shame. In 1908, the government of Belgium negotiated to buy the Congo from Leopold. Cruel forced labor continued, but Belgium put an end to the hand-chopping which had cause it such embarrassment.

      Today, anyone who knows this story might be horrified to walk into a confectionary shop in Antwerp, Belgium’s most populous city, and find chocolate hands on sale.

      These hands have nothing to do with the Congo, explains Antwerp mayor Bart De Wever. They’re about Antwerp. According to local legend, a mythical giant once lived near the Scheldt river and charged a toll to everyone who crossed the river. If anyone objected, he cut off one of their hands and threw it in the river. A hero named Brabo finally killed the giant and threw one of his hands into the river.

      The Dutch words “hand werpen” (“hand throw”) became the name Antwerp. A statue of Brabo stands in city center; he holds a hand in the air, poised to throw it as water spurts from the wrist.

      Does that mean it’s okay to buy and sell chocolate hands in Antwerp? I believe two more points should be considered.

      First, symbolism matters. In the United States, the Confederate flag has been a controversial symbol for many decades. In 1861, thirteen slave-holding southern states seceded from the U.S.A., calling themselves the Confederate States. A chief cause, and the one identified with the Confederacy today, was slavery. After the Civil War, these states rejoined the U.S, but many incorporated the Confederate flag into their state flag. This was defended with statements such as: “This isn’t a defense of racism, it represents regional pride.” Maybe. Maybe they were fibbing. Rarely if ever did the people waving the Confederate flag ever take a stance against racism.

      Slowly, attitudes changed. Flags changed. For seventeen years only one state, Mississippi, continued to include the Confederate flag in its state flag. In 2020, voters overwhelmingly agreed to dump that and to adopt a new flag featuring a magnolia flower.

      Severed hands symbolize one chapter of Belgium’s history. To insist on making snacks in this shape is to mock those who were murdered, tortured, raped, and mutilated – even if it’s only a coincidence that a severed hand symbolized both Antwerp’s founding myth and Leopold’s Congo.

      And second: Is this story really, entirely, coincidence?

      The severed-hand snacks date to 1934. A man named Jos Hakker, of the Antwerp Pastry Bakers Association, arranged a competition to select a culinary symbol for Antwerp. The winner was…. Jos Hakker himself, with his “Antwerp Hands,” which could be molded from cookie dough, chocolate, or whatever edible you wanted to sell.

      Hakker was born in Amsterdam in 1887, then moved to Antwerp in 1903. He was in his late teens and very early twenties as the European campaign against Leopold’s atrocities reached its zenith. A leading foe of King Leopold was E.D. Morel, whose shipping-company job often took him to Antwerp, Belgium’s main port. Antwerp was the doorway through which Leopold’s loot entered his country. Antwerp was the city where Morel observed that as shiploads of ivory and rubber arrived from the Congo, it was mostly army officers, guns, and bullets being sent. There was no trade going on. The only explanation was that the Congo was being looted through the use of slave labor.

      Morel tirelessly spread word of Leopold’s crimes. It seems likely that he would have done so in the key Belgian port where he spent so much time; and likely that Hakker, and others in his association, would have seen the pictures from the Congo. And right in their town square was Brabo holding a severed hand. Could anyone, seeing atrocity pictures from the Congo, have failed to think of their Brabo statue? Twenty-six years later, when they selected a severed hand as their symbol, had they really all forgotten it?

      Or did it seem irrelevant, perhaps even humorous? We’re unlikely to ever know. But let’s remember that Europeans and Americans of that era generally saw Africans as sub-human. Leopold shipped 138 people from the Congo to be put on exhibit at a “human zoo” in Antwerp in 1894. Eight died soon after arrival. No matter. He shipped in another group to put on display in 1897. Seven died this time, after a rough voyage all too reminiscent of the slave trade, and were buried in unmarked graves.

      Belgium wasn’t alone in this. The Philippines was a U.S. colony in 1904 when the U.S. shipped in Filipinos to exhibit at the St. Louis World’s Fair, as evidence that these people – who had been independent for millennia until Europeans invaded – were not ready for independence.

      As recently as 1958, Belgium clung to the idea that Africans existed for the amusement of white people. It shipped 183 families from the Belgian Congo (which gained independence two years later) to Brussels, to be exhibited in a “human zoo” at its Expo 58. The Congolese lived in a mock village. White spectators threw coins or bananas over the fence, to provoke a reaction. It appears, from one surviving photo, that there was even a petting zoo. Belgium was the last country in the world to host a “human zoo.”

      So it’s entirely plausible to imagine a clique of Belgian bakers in 1934, chuckling over the double meaning of their newly-chosen symbol.

      That’s pure speculation. We don’t know. We do know that Belgium was behind one of the world’s great mass murders. Belgians today enjoy public works paid for with Congo blood. After independence in 1960, the Congo elected Patrice Lumumba as its first prime minister. He talked of genuine economic independence. Within a year, Belgium (with U.S. support) had orchestrated his assassination.

      Belgium has shamed itself by being slow to reckon with its past. Belgium cannot undo that past. It cannot bring back the dead, nor undo the pain. But here is an opportunity to take a small step toward showing a bit of remorse; inadequate of course, but better than thumbing its nose. Antwerp refuses.
      Notes and Sources

      My main source for the colonial era, which I highly recommend, has been King Leopold’s Ghost: A Story of Greed, Terror and Heroism in Colonial Africa, by Adam Hochschild.

      “De Wever takes up arms for contested Antwerp Hands,” by Alan Hope, The Brussels Times, 1 April 2021

      Information about Jos Hakker and the history of the Antwerp Hands comes (with assistance from Google Translate) from “Uitvinder van de Antwerpse Handjes werd vervolgd tijdens WO II” and “Jos Hakker, de uitvinder van de ‘Antwerpse Handjes’ gedeporteerd uit de Dossinkazerne.”

      Daniel Boffey has written about human zoos in The Guardian: “Belgium Comes to Terms with Human Zoos of its Colonial Past,” and “New find reveals grim truth of colonial Belgium’s ‘human zoos’“

      ▻https://karmacolonialism.org/the-chocolate-hands-of-belgium

    • #De_Wever takes up arms for contested Antwerp Hands

      Bart De Wever is the president of the Flemish nationalist party N-VA, as well as the mayor of Antwerp, but that doesn’t mean he has no time to take to social media to defend confectionery.

      The issue concerns the Antwerps Handjes, or Antwerp Hands, sold in all bakery and souvenir shops in the port city, and consisting of a bite-sized representation in pastry or chocolate of a human hand.

      The confectionery traces its origins back to 1934, but only now has it become the target of a campaign on Twitter, accusing it of being a reminder of the horrors perpetrated in the Congo under Belgian rule. In that period, slaves would have their hands – sometimes both hands – amputated for the slightest offence. Women and children were not excused.

      The issue has been picked up by the group Africa Archives, and the link made between the pastry and the atrocity. The group posted a tweet earlier this week (warning: contains a shocking image of a double amputee) describing the link as ‘diabolical’.

      “Totally unjustified,” responded Bruno Kuylen, director of the trade union for makers of bread, pastry, chocolate and ice cream in De Morgen.

      “Long before the A of Antwerp functioned as a logo and signboard for the city, the hand was used as a symbol by both the province and the city itself. A direct reference to the myth of how Antwerp originated.”

      As far as Antwerp’s origin is concerned, the story goes as follows.

      “The villain and giant Druoon Antigoon took a heavy toll on the skippers using the river, and whoever refused had their hand cut off. As everyone knows, the giant was outwitted by the Roman Silvius Brabo. He in turn cut off Antigoon’s hand and threw it into the Scheldt. According to legend, ‘hand werpen’ (hand throwing) became ‘Antwerpen,’ and the hand became the symbol of hospitality and friendship.”

      The confectionery came about as the result of a contest held in 1934 by the Royal Association of Master Patissiers, for something that could represent the city. Six chose to turn to the hand, and the prize went to Jos Hakker.

      Hakker, De Wever posted on Facebook, was Jewish, from a Dutch background.

      “He narrowly escaped the horrors of the Holocaust. Last year he received a memorial plaque in Provinciestraat. Or how the victim of one genocide is now linked to another genocide. The step from woke to witless is quickly taken. This shameful fabrication couldn’t be further from the truth.”

      ▻https://www.brusselstimes.com/news/art-culture/162991/bart-de-wever-takes-up-arms-for-contested-antwerp-hands-congo-belgium

    • Uitvinder van de Antwerpse Handjes werd vervolgd tijdens WO II

      De crème de la crème van de Antwerpse zoetigheden zijn ongetwijfeld de #Antwerpse_Handjes. Toch was er tot voor kort maar weinig geweten over de maker van deze koekjes. Het is bakker Jos Hakker, een Joodse Amsterdammer, die deze specialiteit bedenkt in 1934. Een minder gekende verdienste van Hakker is zijn getuigenis over de Kazerne Dossin tijdens de Tweede Wereldoorlog. Tijdens de Tweede Wereldoorlog pakt de bezetter Hakker op voor deportatie naar Auschwitz-Birkenau. Onderweg weet hij te ontsnappen.

      Jos Hakker (°1887) groeit met zijn twee broers op in een weeshuis in Amsterdam. Daar krijgt hij een opleiding banketbakkerij. Wanneer deze afgerond is, verhuist hij in 1903 naar Antwerpen waar hij in de bakkerij van verre familie, het gezin Simons-Kahn, mag werken. Hier leert hij zijn vrouw kennen, de Nederlandse Rachel Simons, met wie hij later een zoon krijgt, Simon. Het koppel opent een eigen bakkerij in de Provinciestraat.

      Hoewel Jos en Rachel beiden Joods zijn, is de bakkerij niet koosjer. Hakker maakt typische Nederlandse zoetigheden en voorziet ook in Belgische tradities zoals chocolade bij Sinterklaas. In 1934 organiseert de Antwerpse Meesterbanketbakkersvereniging een wedstrijd op zoek naar een nieuwe Antwerpse specialiteit. Jos Hakker wint de eerste prijs met zijn creatie, de Antwerpse Handjes.

      Verraden tijdens de vlucht

      Wanneer in mei 1940 de oorlog uitbreekt, maakt Jos Hakker zich aanvankelijk geen grote zorgen. Pas wanneer hij in de nacht van 15 op 16 augustus 1942 getuige is van de eerste grote razzia in Antwerpen, dringt de ernst van de situatie pijnlijk door. Ondertussen is zijn vrouw ernstig ziek opgenomen in het Sint-Erasmusziekenhuis. Wanneer zij overlijdt, beslist Hakker om uit Antwerpen weg te vluchten. Hij probeert clandestien naar het neutrale Zwitserland te reizen, waar zijn zoon en diens verloofde verblijven. Maar onderweg verraden twee collaborateurs hem. Jos Hakker valt in handen van de bezetter.

      Uniek relaas van de Jodenvervolging

      Na twee weken gevangenschap in de Antwerpse Begijnenstraat wordt Hakker naar de Kazerne Dossin in Mechelen gevoerd. Hij houdt nauwgezet bij wat hij hier meemaakt. Na de oorlog is hij een van de eersten die getuigt over het gevangenschap in de kazerne.

      Op 15 januari 1943 vertrekken Transport XVIII en XIX vanuit Mechelen richting het concentratie- en vernietigingskamp Auschwitz-Birkenau, met Jos Hakker aan boord. Van de 1.623 inzittenden komen er slechts 1.557 aan in Auschwitz. Tientallen mensen kunnen onderweg uit de wagons springen. Van hen kunnen er 40 definitief ontsnappen aan de greep van de nazi’s, zo ook Jos Hakker. Hij gaat terug naar België, duikt onder en sluit zich aan bij het Luikse verzet.

      In 1943 en 1944 schrijft Jos Hakker de eerste teksten over de Kazerne Dossin in het clandestiene blad Le Coq Victorieux. Meteen na de bevrijding publiceert hij zijn boek De Geheimzinnige Kazerne Dossin – Deportatiekamp der Joden. Het is tot op vandaag een uniek document over de Jodenvervolging in België.

      Wereldberoemd in Antwerpen

      Na de oorlog heropent Jos Hakker samen met zijn zoon Simon de bakkerij in de Provinciestraat. De door hem bedachte Antwerpse handjes kennen nog veel succes. Tot op vandaag zijn ze wereldberoemd in Antwerpen en daarbuiten. Tegelijk bewaren ze ook het bijzondere verhaal van hun maker.

      ▻https://www.antwerpenherdenkt.be/oorlogsgetuigen/jos-hakker-uitvinder-van-de-antwerpse-handjes-werd-vervolgd-tijden

  • #Œufs au #Lait au chocolat
    ▻https://www.cuisine-libre.org/oeufs-au-lait-au-chocolat

    Faire bouillir le lait avec le sucre, en verser un peu sur le chocolat en fouettant jusqu’à ce que les carrés soient fondus. Ajouter les œufs, fouetter pour homogénéiser et terminer d’ajouter le lait bouillant. Filtrer au tamis (facultatif). Verser la préparation dans 6 ramequins. Les disposer dans un plat contenant de l’eau froide à mi-hauteur des ramequins. Enfourner dans un #Four froid pour 35 min à … Œufs, #Flans, Lait, #Chocolat_noir / #Sans viande, #Végétarien, #Sans gluten, #Bouilli, Four

  • #Cupcakes carottes et amandes au grana padano, mousse au #Chocolat_blanc
    ▻https://www.cuisine-libre.org/cupcakes-carottes-et-amandes-au-grana-padano-mousse-au-chocolat-blanc

    Cupcakes Bien laver les carottes, les éplucher et les hacher finement. Battre les œufs avec le sucre. Lorsque le mélange est bien mousseux, incorporer le Brandy et les carottes hachées. Hacher finement le grana padano avec les amandes. Tamiser la farine, la fécule de pommes de terre, la levure et la cannelle, et les ajouter au grana padano et aux amandes préalablement hachées. Ajouter l’huile de maïs au mélange et mélanger jusqu’à ce que la pâte soit homogène et brillante. Beurrer et enfariner les… #Carotte, #Parmesan, #Semoule_fine, Cupcakes, #Italie, Chocolat blanc / #Végétarien, #Sans viande

  • Carac
    ▻https://www.cuisine-libre.org/carac

    Petites tartelettes suisses au #Chocolat. Fourrage Porter la crème à ébullition, retirer la casserole du feu. Ajouter le chocolat et le beurre, faire fondre en remuant avec le fouet. Répartir le fourrage dans les fonds de tartelettes, placer au réfrigérateur et laisser durcir deux heures. Glaçage Bien mélanger le sucre glace, l’eau et le colorant alimentaire pour obtenir un glaçage épais, en recouvrir les caracs, ajouter une pastille de chocolat au centre et réserver au réfrigérateur jusqu’au… Chocolat, #Tartes, #Suisse / #Végétarien, #Sans viande, #Sans œuf

  • #Mendiants au chocolat
    ▻https://www.cuisine-libre.org/mendiants-au-chocolat

    Confiserie de #Chocolat surmonté de quatre fruits secs. Mondez les amandes. Émincez la figue en 20 morceaux. Étalez une feuille de papier antiadhésif sur une dalle de marbre ou une autre surface lisse et froide. Faites fondre le chocolat noir en douceur au bain marie en mélangeant sans arrêt afin de bien répartir la chaleur. Le chocolat doit atteindre une température de 31°C. Prélevez une cuillère à soupe de chocolat liquide et laissez couler sur un même point : le chocolat formera naturellement un disque… Chocolat, #Friandises, #Provence, #Treize_desserts, Mendiants / #Végétarien, #Sans viande, #Sans œuf, #Sans gluten, Végétalien (vegan), Sans (...)

    #Végétalien_vegan_ #Sans lactose

  • #Cookies inratables aux pépites de chocolat
    ▻https://www.cuisine-libre.org/cookies-inratables-aux-pepites-de-chocolat

    Dans le bol de votre robot de cuisine ou en vous aidant du fouet électrique, mixez le beurre et les sucres. Ajoutez l’œuf, ensuite la farine, le sel et enfin le bicarbonate. Remuez l’ensemble parfaitement. Incorporez les pépites de #Chocolat. Mélangez à nouveau. Laissez reposer la pâte 30 min au réfrigérateur. Préchauffez le #Four à 180°C. Placez une feuille de cuisson sur la plaque de votre four, réalisez des boules et aplatissez un tantinet. Parsemez plusieurs pépites de chocolat sur le dessus. Enfournez… Chocolat, Cookies, Farine de blé / #Sans viande, Four

    #Farine_de blé

  • #Chocolat chaud mexicain (champurrado)
    ▻https://www.cuisine-libre.org/chocolat-chaud-mexicain-champurrado

    Réchauffez-vous le moral en ces froids matin de novembre avec un chocolat chaud à la cannelle. Dans une casserole, porter le #Lait à ébullition avec la #Cannelle râpée. Diluer la masa dans un peu d’eau avant de la verser dans la casserole au travers d’une passoire fine pour éviter les grumeaux. Mélanger aussitôt, sans discontinuer. Ajouter le chocolat et le sucre en remuant continuellement pour faire éviter que ça n’attache et faire fondre complètement le chocolat, env. 10 minutes, jusqu’à ce que le… Cannelle, Chocolat, Lait, #Mexique, #Piloncillo / #Sans viande, #Végétarien, #Sans œuf

    • Brève histoire du cacao

      L’histoire du cacao, c’est un peu comme le collège des cœurs brisés … (oui, j’avoue, à l’époque je n’avais pas la télé, mais quand l’occasion se présentait, j’aimais bien regarder ce soap 😉 ). Il y a des histoires d’amour qui durent, avec le sucre par exemple, d’autres qui ne fonctionnent pas, des secrets, des fêtes, des guerres (Mayas) … Trépidant, non ?

      Brève histoire du cacao

      Le sucre et le cacao, c’est une longue histoire. Sans sucre, le cacao n’aurait jamais été apprécié en Europe. Bon, je vais essayer de vous faire la version courte 😉

      Comme je vous l’avais déjà raconté, chez les Mayas et les Aztèques, les fèves de cacao étaient utilisées comme monnaie – l’argent poussait littéralement sur les arbres ! Elles étaient particulièrement précieuses et les Aztèques, bien avant l’arrivée des Colons, étaient régulièrement en guerre pour conquérir (ou défendre) les terres propices à la culture des cacaoyers.

      Mais la valeur est un concept très relatif. Christophe Colomb avait rapporté des fèves cacao en Espagne 1502, mais son roi Ferdinand et sa reine Isabella n’ont pas du tout été intéressés. Quand on connaît le chocolat aujourd’hui ça paraît incroyable non ? Bon, c’est vrai, une fève de cacao, vu comme ça, ce n’est pas particulièrement appétissant – et quand on croque dedans c’est vraiment amer. Ce n’était pas du goût de la famille royale.

      Même les recettes traditionnelles de chocolat Maya et Aztèque ne devaient pas être très appréciées en Europe à l’époque … Jugez plutôt.
      Les boissons chocolatées ‘xocolatl’
      Recette de chocolat Maya (300 avant Jésus-Christ – 1300 après JC)

      Fèves de cacao
      Maïs grillé
      Piment
      Eau chaude

      Vous imaginez ? Eh oui, il n’y avait pas de sucre au Mexique à l’époque Maya !

      Alors, est-ce que cette recette vous inspire ? C’est un boisson forte en goût et vivifiante, riche en caféine et en théobromine, deux stimulants particulièrement puissants.
      Recette de chocolat Aztèque (1200 – 1500 après JC)

      Fèves de cacao
      Maïs grillé
      Piment
      Cannelle, vanille, et cymbopetalum penduliflorum (une très jolie fleur en forme d’oreille, que vous devrez aller chercher dans la région de Oaxaca au Mexique 😉 )
      Eau froide
      Un peu du rocou pour la couleur (bien rouge)(je vous raconterai pourquoi dans un prochaine article)
      Et du sang de l’élu !!!

      Pour les événements spéciaux : mariages, baptêmes, fêtes religieuses …

      Cette recette de chocolat Aztèque est particulièrement exigeante : l’élu, un esclave masculin, doit porter des bijoux sacrés pendant 40 jours avant la fabrication de la boisson. Pendant ces 40 jours, il doit boire lui-même beaucoup de xocolatl, fabriqué avec du sang récupéré sur les épées d’obsidienne des guerriers. Au 40ème jour, il danse jusqu’à en mourir d’épuisement, puis son sang est ajouté à la préparation chocolatée.

      ▻https://www.monjardinchocolate.com/histoire-du-cacao

      #cannibalisme

  • Duo de douceurs au haricot tarbais
    ▻https://www.cuisine-libre.org/duo-de-douceurs-au-haricot-tarbais

    Le mi-cuit La veille, mettre à tremper les haricots tarbais durant 12h. Les blanchir puis les cuire à l’eau pour qu’ils soient fondants. Égoutter et mixer. Faire fondre le #Chocolat au bain-marie, ajouter le beurre puis le sucre, la purée de haricots tarbais et l’œuf en dernier. Verser dans un petit moule à cake beurré et enfourner dans un four préchauffé à 170°C. Faire cuire 25 min à 150°C, laisser refroidir 10 min puis démouler en retournant sur un plat. La mousse Zester l’orange et le citron à… Chocolat, #Boulangerie_et pâtisserie, #Haricot_blanc / #Sans viande

  • #Cookies #Menthe #Chocolat
    ▻https://www.cuisine-libre.org/green-cookies-menthe-chocolat

    Cookies à la menthe et au chocolat, festifs et gourmands, pour la Saint Patrick ! Préparer la pâte comme pour n’importe quels cookies. Dans un petit bol, fouetter ensemble la farine tamisée, la levure et le sel ; mettre de côté. Au batteur électrique, battre les beurres (fondu et ramolli) avec les deux sucres à vitesse moyenne pendant environ 3 minutes, jusqu’à ce qu’ils soient légers et mousseux. Incorporer les œufs, un à un. Ajouter les arômes de vanille et de menthe. Pour fêter la Saint Patrick ajouter…

    Menthe, Chocolat, Cookies, Farine de blé, #Îles_Britanniques #SaintPatrick / #Sans viande, #Four #Farine_de blé

  • #Sablés viennois à la #Pistache et ses brisures
    ▻https://www.cuisine-libre.org/sables-viennois-a-la-pistache-et-ses-brisures

    Mettre en consistance crémeuse le beurre doux. Ne pas hésiter à le battre au batteur plusieurs minutes. Le beurre doit devenir léger et blanchâtre. Ajouter le sucre glace tamisé, la fleur de sel légèrement pilée, la pâte à pistache et les blancs d’œufs. Battre quelques secondes pour obtenir une pâte homogène. Verser ensuite la farine et mélanger délicatement au batteur. Dresser vos sablés en utilisant une poche à douille avec une douille cannelée de grande taille. Réaliser des « W » ou laisser votre… #Chocolat, Pistache, Sablés, Farine de blé / #Sans viande, #Four

    #Farine_de blé

  • Parenté à plaisanterie — Wikipédia
    ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Parent%C3%A9_%C3%A0_plaisanterie

    La parenté à plaisanterie est une pratique sociale typiquement d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale qui autorise, voire parfois oblige, des membres d’une même famille (tels que des cousins éloignés), certains noms de famille (Fall vs Dieng, Niang ou Ndoyene), de certaines ethnies ou des habitants de telle région, territoire et province (on parle alors d’alliance à plaisanterie) à se moquer ou s’insulter, et ce sans conséquence. Ces affrontements verbaux sont analysés par les anthropologues comme des moyens de décrispation, de cohésion ou réconciliation sociale1, voire une pratique sacrée.

    #parenté_à_plaisanterie

  • Travail des enfants en Côte d’Ivoire : des plantations Fairtrade concernées
    ▻https://www.rtbf.be/info/monde/detail_travail-des-enfants-en-cote-d-ivoire-des-plantations-fairtrade-concernee

    Une enquête de la télévision danoise l’affirme. Le travail des enfants dans les plantations de cacao certifiées Fairtrade en Côte d’Ivoire est bien réel.

    Ce label sur les bananes, le café ou encore le chocolat oblige les producteurs à répondre à certaines règles et notamment à ne pas recourir au travail des enfants.
    La chaîne TV 2 et le média d’investigation Danwatch ont tourné en caméra cachée dans plusieurs exploitations.
    Dans 4 des 6 plantations qu’ils ont visitées, ils ont trouvé des enfants travaillant entre les palmiers.
    Leur interview fait froid dans le dos. Marcelin, 14 ans, explique qu’il bosse 11 heures par jour.

    Diffusées au Danemark, les images ont choqué plus d’une personne et notamment les commerçants dont les boutiques vendent du chocolat ivoirien étiqueté Fairtrade.
    Dorthe Pedersen en est encore bouleversée. « C’est horrible. Je suis tellement émue de savoir que les enfants travaillent dans ces conditions » a-t-elle témoigné au micro des journalistes de TV2.

    Interrogée sur cette pratique, Camilla Erika Lerberg, la PDG de Fairtrade Danemark a déclaré : « Cette affaire est très, très triste, donc nous l’examinons avec gravité. Il est important pour nous de réagir et de corriger cela immédiatement. L’affaire fait toujours l’objet d’une enquête et nous essayons de comprendre ce qui s’est passé. En général, je tiens à dire que si nous recevons une observation du travail des enfants, et qu’elle est confirmée, alors nous avons un dialogue avec la famille de cet enfant, ensuite nous observerons si cela continue et si cela continue, nous procédons à une décertification. »

    Rappel des règles
    Les Standards Fairtrade pour les organisations de petits producteurs, les travailleuses et les travailleurs ainsi que les négociants interdisent le travail abusif des enfants.

    Chez Max Havelaar par exemple, il est clairement stipulé :

    – Il est interdit d’employer des enfants de moins de 15 ans au sein des organisations certifiées Fairtrade/Max Havelaar.

    - Les enfants de 15 à 18 ans ne peuvent pas réaliser un travail mettant en péril leur scolarité ou leur développement social, moral ou physique.

    – L’aide éventuelle dans les fermes familiales, courante dans le secteur agricole, doit être ponctuelle et adaptée à l’âge des enfants. Elle doit impérativement se faire en dehors des heures de classe et pendant les vacances. Dans ces conditions seulement, elle respecte les exigences de l’Organisation Internationale du Travail.
    Rien de neuf sous le soleil

    Le travail des enfants en Côte d’Ivoire, où on produit la majeure partie du cacao mondial, n’est pas un problème inconnu.

    En 2010, l’industrie du chocolat a collectivement signé une déclaration disant qu’elle améliorerait les conditions dans les plantations de cacao en Afrique de l’Ouest et réduirait le travail des enfants de 70% jusqu’en 2020.

    Seulement voilà, un rapport des chercheurs de l’Université de Chicago publié en avril dernier et financé par le département américain du Travail souligne que le recours au travail des enfants dans les plantations de cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire a augmenté de 10% au cours de la dernière décennie, et ce, malgré les promesses de l’industrie.

    Plus précisément, le nombre d’enfants-travailleurs dans les plantations de cacao s’élevait à près de 2,1 millions la saison dernière dans les deux pays. Ce chiffre comprend des enfants de moins de 12 ans et des enfants également plus âgés dont le travail est dangereux et dépasse un certain nombre d’heures.

    Un niveau en hausse par rapport à 2010 lorsque Mars, Hershey, Nestlé et Cargill s’étaient engagés à baisser de 70% les pires formes de travail des enfants dans leurs chaînes d’approvisionnement dans la région d’ici 2020.

    Des chiffres qui s’expliqueraient par l’augmentation des prix et de la production de fèves qui poussent les agriculteurs à produire toujours davantage de cacao. Une tendance confirmée par le patron de la World Cocoa Foundation (WCF), au site Commodafrica. Richard Scobey, représentant des entreprises telles que Nestlé et Hershey, reconnaît que l’industrie n’est pas sur le point d’atteindre son objectif de 2020.

    Le Ghana et la Côte d’Ivoire produisent les deux-tiers de l’ensemble du cacao mondial. La production de cacao dans ces pays est passée à 3 millions de tonnes l’an dernier, contre 2,65 millions de tonnes en 2013-2014. Un secteur en expansion qui fournit des moyens de subsistances à des milliers de communautés dans le besoin.

    #Afrique #Enfants #travail_des_enfants #exploitation #esclavage #chocolat #cacao #certification #commerce_équitable #Fairtrade #multinationales #label #déforestation #industrie_agro-alimentaire #agriculture #multinationales #pauvreté #bananes #café #Mars #Hershey #Nestlé #Cargill #World_Cocoa_Foundation #WCF

    • Le dernier des Ouïghours et les derniers des journalistes Maxime VIVAS
      ▻https://www.legrandsoir.info/le-dernier-des-ouighours-et-les-derniers-des-journalistes.html

      Voulez-vous soulever une vague mondiale d’indignation contre un pays ? Vous affirmez que les hommes y sont massivement emprisonnés et torturés, voire exécutés en catimini, que les femmes y sont stérilisées de force et qu’on y supplicie les enfants. C’est ce que vient de faire, ce que fait, ce que va continuer de faire la presse mondiale, agissant en porte-voix de quelques journaux états-uniens inspirés en sous-main par des officines de la Maison Blanche.

      Qu’il n’y ait pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours importe peu. Il suffit de prétendre, d’affirmer. L’information circule, les journaux se lisent entre eux, les politiques s’en mêlent. C’est faux mais plausible : Chine insondable, Chinois impénétrables derrière la fente de leurs yeux. Vous me suivez bien, vous qui êtes pour la plupart normaux, pardon : #blancs ?

      #Bruno_Le_Maire et #Clémentine_Autain sont #indignés et le font vertueusement savoir.
      C’est tout mensonge, mais le mal est fait. Ce n’est qu’après la destruction de l’#Irak et après des centaines de milliers de morts innocents que toute la presse concède que les informations sur les couveuses débranchées au #Koweit par les soudards de Saddam Hussein étaient inventées, que la fiole brandie par #Colin_Powell à l’#ONU contenait du pipi de son chat ou du sable de sa litière ou de la poudre de perlimpinpin et non des Armes de Destruction Massives qui risquaient d’avoir raison des USA, de la Grande-Bretagne et (horreur !) de la France.

      J’ai écrit plus haut qu’il n’y a « pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours ». La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Bien des choses sont inexactes dans la campagne antichinoise sur les Ouïgours ». Ou : « Certes, les Chinois ne sont pas des enfants de chœur, mais doit-on prendre au pied de la lettre les articles de Libération ? », ou encore : « Le problème que le régime chinois appelle « les trois fléaux » (terrorisme, séparatisme, fondamentalisme) est une réalité qu’on ne saurait nier, mais cela justifie-t-il une répression d’une telle ampleur ? ».

      Mais, tenez-vous bien, je persiste : « Il n’y a pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours » . Non, trois fois non, un ou deux millions de Ouïghours mâles (trois d’après Radio Free Asia) ne sont pas internés(1), les femmes ne sont pas stérilisées de force pour éteindre l’ethnie, les enfants ne sont pas tués pour prélèvement d’organes vendus à l’Arabie saoudite, Beijing n’est pas en guerre contre cette région autonome qui fait au contraire l’objet de toutes ses attentions, de toutes ses faveurs.

      J’ai écrit que « cette région autonome fait au contraire l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. » ? La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Beijing gère ses régions avec l’autorité naturelle des communistes et le Xinjiang ne fait pas exception », ou : « Même si Beijing a mis le Xinjiang sous surveillance, des efforts financiers indéniables ont été consentis pour développer cette région, point de départ de « La nouvelle route de la soie ».

      Mais, continuez à bien vous tenir, j’insiste : « Cette région autonome fait l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. »

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même assurance (inconscience ?) qui me fit écrire un livre en 2007 sur une idole alors aussi intouchable que #Nelson_Mandela. Je parle d’un type qui est aujourd’hui maire de #Béziers, élu avec le renfort du Front National.

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même certitude que celle qui me fit écrire un livre en 2011 sur une idole alors aussi intouchable que #Ghandi. Je parle de l’ancien bourreau du Tibet : le #dalaï_lama.

      Ça, c’est pour le passé. Je peux aussi performer sur le futur. Par exemple, j’ai une petite idée sur le passage de #Yannick_Jadot et #julien_Bayou dans le rang des ennemis de l’écologie, lesquels ont toujours un plat de lentille à offrir aux ambitieux peints en vert. Mais là n’est pas le sujet (j’en parle juste pour prendre date, pour triompher dans quelque temps : « Qui sait-y qui l’avait dit ? »).

      Un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre (Marx), un journaliste qui ne relit pas les #infaux de ses confrères est condamné à toujours utiliser les mêmes versions, ignorant que le truc a déjà été fait, à l’identique.

      Les journalistes se lisent entre eux (« La circulation circulaire de l’information ». Bourdieu). Mais parfois le psittacisme ne marche pas, des journalistes qui ont d’eux-mêmes une opinion qui les oblige à échapper aux caquetage des perroquets, se démarquent.

      Tenez, en 2010, j’étais au Tibet avec deux grands reporters des deux plus grands (par le tirage) quotidiens français : le Monde et le Figaro. J’en ai souvent parlé dans ces colonnes parce qu’il s’est passé un phénomène surprenant. Nous savions tous les trois (car nous lisons la presse et nous avons un autoradio et la télé) que le gouvernement de Beijing se livrait à un génocide au Tibet, que la culture était éradiquée et la religion férocement combattue. 
Ne me dites pas que vous ne le saviez pas vous aussi. « Free Tibet », vous ne découvrez pas en me lisant, là.

      Robert Ménard (aujourd’hui maire de la ville où naquit Jean Moulin) nous avait expliqué le drame tibétain en perturbant à Paris le passage de la flamme olympique pour les JO 2008 de Pékin. Le type qu’on voit avec lui dans les vidéos de l’époque, en t-shirt noir portant en sérigraphie 5 menottes symbolisant les 5 anneaux olympiques, c’est Jean-François Julliard qui a succédé à Ménard à la tête de RSF avant de devenir directeur général de Greenpeace France, fonction qui fait de lui un invité régulier des amphis d’été de LFI. Comprenne qui pourra (2).

      Donc on est au Tibet, mes deux comparses s’envoient des vannes rigolardes, l’un demandant à l’autre quel effet ça fait d’appartenir à des banquiers, l’autre répondant que le ressenti est sans doute le même que celui des journalistes qui sont la propriété d’un marchand d’armes. Ils sont allés voir sur Internet qui je suis. Ils m’épargnent. Je suis là, auréolé du prestige guerrier du Grand Soir, média rigoureux, fiable et qui frappe fort. Et sur qui le mérite. Message reçu jusque dans les montagnes tibétaines.

      Bref, tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons le Tibet avec sa religion omniprésente, les temples pleins, les monastères grouillant de moinillons, les prières de rues, les montagnes souillées par des grossières peintures bouddhistes, des chapelets de drapeaux de prière claquant au vent. Un envahissement bigot jusqu’à la nausée pour l’athée que je suis.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons les écoles où l’enseignement est fait en tibétain (jusqu’à l’université), nous voyons les panneaux indicateurs, les enseignes, les noms des rues rédigés en tibétain, ainsi que les journaux. La télé et la radio parlent le tibétain. Le doyen de l’université de LLassa nous montre une salle contenant des dizaines de milliers de livres en tibétain. Nous assistons aussi à des spectacles (danses, chants) tibétains.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons des couples de tibétains accompagnés d’enfants (pas d’UN enfant). La politique de l’enfant unique n’a jamais été imposée au Tibet. D’où une explosion démographique favorisée par le quasi doublement de l’espérance de vie après la fuite du dalaï lama.

      De retour en France, tous les trois, chacun sachant que les autres vont le lire, nous écrivons ce que nous avons vu. Le croirez-vous, aucun n’a écrit que « le régime de Pékin » se livrait à un génocide, éradiquait la culture tibétaine et réprimait les bouddhistes ? Et puisque j’en suis aux confidences, je vous dirai que le journaliste du Figaro m’a envoyé son article et m’a demandé ce que j’en pensais (du bien, d’ailleurs). Le croirez-vous, les gens avec qui j’ai aujourd’hui l’occasion de parler de la Chine doivent surement tous lire Libération parce qu’ils m’expliquent tranquillement que les bouddhistes sont pourchassés dans un malheureux Tibet génocidé où parler le tibétain et prier c’est s’exposer à la prison ?

      Et maintenant, continuez à bien vous tenir, je prétends que si je partais au Xinjiang avec les deux grands reporters du Monde et du Figaro, chacun marquant l’autre « à la culotte », aucun n’écrirait au retour que Beijing se livre à un génocide contre les Ouïghours, brime leur religion, éradique leur culture, charcute les enfants.
Parce que ce n’est pas vrai.
Un peu quand même ? 
Non, pas du tout.
Les charniers de #Timisoara n’étaient pas vrais « un peu » . Les Gilets jaunes n’ont pas envahi « un peu » l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, Nicolas Maduro n’a pas été « un peu » élu contre Juan Guaido (qui n’était pas candidat, je le rappelle aux distraits), etc. (3).

      Si je partais au #Xinjiang (j’y suis allé deux fois) avec Renaud Girard et Rémy Ourdan, ils s’affranchiraient des informateurs yankees et autres menteurs professionnels, ils se distingueraient de leurs confères qui écrivent des articles d’une telle débilité qu’ils sont des insultes aux lecteurs, des crachats sur la charte des journalistes. Ils feraient leur job en se respectant.

      #Beijing hait les enfants #ouïghours jusqu’à les tuer pour prélèvement d’organes ? C’est #Goebbels qui vous le dit. Il peut même faire témoigner (de dos) un chirurgien masqué dont le nom a été changé et la voix modifiée. Goebbels peut pondre un article terrifiant à coups de conditionnels, de « selon des témoins… », de « certaines sources affirment… », de « il semblerait que…. », de « un diplomate aurait constaté », « des Ouïghours auraient disparu… » de « des organisation de défense des droits de l’homme… ». Un conditionnel dix fois répété devient un indicatif certifié.

      La caisse dans laquelle le félin #Goebbels se soulage volontiers s’appelle #Libération.

      Il y a quelques années, Le Grand Soir avait démontré qu’un article traficoté de Libération avait fait de Hugo Chavez un antisémite (« Le Credo antisémite de Hugo Chavez » ▻https://www.legrandsoir.info/chavez-antisemitisme-et-campagne-de-desinformation-a-propos-d-un-artic ).

      Un échange vigoureux et public avait alors eu lieu entre Le Grand Soir et Libération. Nous avions les preuves, nous les avons fournies. Irréfutables. Nous avons mis en regard la phrase de Chavez et la même, après troncature par Libération. Libération ergota (4). Pour ses lecteurs, Chavez est donc resté un antisémite. Pour les lecteurs des autres médias aussi, qui choisirent de se taire pour ne pas désavouer Libération. Le clan, la #mafia…

      Le journaliste coupable de cette crapulerie est #Jean-Hébert_Armengaud, promu depuis rédacteur en chef de #Courrier_International et son N+1 à Libé, qui l’a couvert jusqu’au bout, est #Pierre_Haski, aujourd’hui chroniqueur tous les matins sur #France_Inter . Promotions au mérite.

      Alors, je le redis ici en invitant mes lecteurs à vérifier : les Ouïghours et les #Tibétains sont de plus en plus (et spectaculairement) nombreux, leur culture est préservée et promue comme jamais dans leur Histoire, leur religion est (trop) libre, l’instruction fait des progrès considérables, les deux républiques autonomes du Xinjiang et du #Tibet votent des lois dont aucune ne permet d’encager les citoyens au simple motif de leur croyance, de stériliser de force les femmes ou d’amputer les enfants.

      Pour répondre plus avant à la déferlante de mensonges sur le Xinjiang, il me faudrait citer des pages entières de mon livre « Le dalaï lama pas si zen » . On pourrait croire que les instigateurs des campagnes mondiales de mensonges ont un logiciel unique avec des cases sur lesquelles cliquer pour que ça démarre.

      La #stérilisation ? « Des villages entiers » (Voir les Mémoires du dalaï lama, longuement citées dans « Le dalaï lama, pas si zen »). 
Le #génocide ? « Observateur critique de la politique chinoise, le Britannique Patrick French, directeur de la « Free Tibet Campaign » (Campagne pour l’indépendance du Tibet) a pu consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il a découvert que les preuves du génocide étaient des faux et il a démissionné de son poste » (« Le dalaï lama, pas si zen »).

      Cependant, la publicité faite en Occident à cette affaire d’extermination (par la stérilisation et des massacres) de la population tibétaine, a largement contribué hier à un élan de compassion pour le Tibet et le bouddhisme. Aujourd’hui les mensonges « hénaurmes » sur le Xinjiang font pleurnicher les gogos, soudain épris de cette région dont ils seraient bien en peine de citer la Capitale (5).
Ce n’est pas Laurent Joffrin, Pierre Haski, Jean-Hébert Armengaud qui le déploreront.

      Je ne sais pas à qui pense l’excellente humoriste #Blanche_Gardin quand elle affirme (un peu trop crument pour être citée par un site de bonne tenue comme Le Grand Soir) que « Nous vivons dans un pays où les journalistes sucent plus de bites que les prostituées ».

      Maxime VIVAS

      Notes. 
(1) Si l’on rapporte le chiffre de #Radio_Free_Asia au nombre de Ouïghours mâles adultes, il n’en reste pas un dans les rues. Or, continuez à vous tenir bien : j’en ai vus !
      
(2) Il serait injuste de ne pas mentionner les positions exemplaires( et dignes d’un chef d’Etat) de Jean-Luc Mélenchon sur la Chine. Au demeurant, je lui sais gré de me citer et d’inviter ses contradicteurs à me lire ici et ici sur ce sujet où nous sommes synchrones, même si j’ai une liberté d’expression qu’il ne peut avoir. 

      (3) Anecdote personnelle. Me trouvant avec mon fils aîné au commissariat de police de Toulouse le samedi 4 mai 2020 pour nous enquérir du sort de mon fils cadet, Gilet jaune arrêté pour rien dans la manif (Il fut jugé en « comparution immédiate » et acquitté après 42 heures de #GAV) nous apprîmes qu’il s’était tailladé les mains pour écrire avec son sang sur les murs de sa cellule. Nous avons vécu avec cette information terrifiante (que nous cachâmes à sa mère) jusqu’au lundi 6 mai où, devant le tribunal, il apparut, les mains intactes. Il ne se les était même pas « un peu » tailladées. L’automutilation des mains était aussi vraie que l’amputation des enfants ouïghours. Nombre de #journaleux ont un flic dans leur tête.
      
(4) J’aime à raconter cette histoire du Figaro écrivant qu’un film de #Jean_Yanne était « un monument de bêtise ». Jean Yanne s’en servit ainsi dans ses pubs : « Le Figaro : « un monument ! ».
      
(5) #Urumqi, 2 millions d’habitants.
      #merdias #journullistes #médias #propagande #us #usa #Jamestown_Foundation #libération

  • La guerre du #chocolat - Infoguerre
    ▻https://infoguerre.fr/2020/06/la-guerre-du-chocolat

    Afin de mieux contrôler les pays producteurs, les pays industrialisés vont au travers d’organismes privés internationaux exiger de nombreuses certifications auxquels les agriculteurs devront se soumettre depuis la production jusqu’à la commercialisation. C’est le cas de Fairtrade international qui vient d’entériner une nouvelle exigence de certifications pour le café et le cacao. Cette nouvelle norme qui prend effet le 1er juin 2020, oblige les coopératives et les commerçants candidats à prendre des engagements pour de nouveaux volumes de ventes Fairtrade afin d’être éligible à la certification. Les engagements doivent être confirmés par l’acheteur final, dont les produits portent la marque Fairtrade. Cependant, il sera également possible pour les nouvelles organisations de producteurs de devenir certifiées, si nécessaire, afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement d’un contrat existant pour le cacao ou le café certifié Fairtrade.

  • Travail des enfants sur les plantations de cacao : deux décennies de perdues
    ▻https://www.publiceye.ch/fr/thematiques/chocolat/travail-des-enfants-cacao-deux-decennies-de-perdues?pk_campaign=20200407_N

    L’industrie souligne volontiers que le #travail_des_enfants dans le secteur du #cacao #ouest-africain prend ses racines dans la #pauvreté de cette région, ce qu’on ne peut nier. Mais l’une des principales causes de cette pauvreté réside dans l’absence de revenu vital : la vaste majorité des quelque deux millions de cacaoculteurs en #Afrique_de_l’Ouest ne gagnent pas suffisamment pour vivre dans la dignité. C’est une réalité que plus personne ne conteste aujourd’hui, même dans les milieux politiques et économiques. Toutefois, l’industrie mentionne rarement le fait que les revenus des familles d’agriculteurs dépendent en premier lieu du prix d’achat que les négociants et les transformateurs de cacao leur paient pour les fèves.

    #exploitation #esclavage #chocolat

  • Des enfants travaillent pour le chocolat certifié « commerce équitable » - rts.ch - Monde
    ▻https://www.rts.ch/info/monde/10991895-des-enfants-travaillent-pour-le-chocolat-certifie-commerce-equitable-.h

    Personne ne souhaite acheter du #chocolat produit par des #enfants dans des conditions de #pauvreté. Les multinationales l’ont compris et proposent de plus en plus des produits avec un label équitable. Toutefois, entre #travail_des_enfants, #déforestation et pauvreté, rien n’a changé, selon une enquête de Mise au Point.

    #cacao #certification