• L’assistenza in denaro offre ai rifugiati la possibilità di scegliere

    L’UNHCR sta ampliando il programma di assistenza in denaro in modo che milioni di persone assistite dall’organizzazione possano ricevere protezione, soddisfare i propri bisogni con dignità e diventare più resilienti.


    https://www.unhcr.it/news/storie/lassistenza-denaro-offre-ai-rifugiati-la-possibilita-scegliere.html
    #aid_in_cash #aide_en_cash #asile #migrations #réfugiés #choix #cartes_prépayées #cartes_de_débit #Liban #HCR #Mobile_Money #camps #camps_de_réfugiés #Niger #Amal_Bank #micro-finance #Somalie

    Je me rappelle d’une scène dans l’excellent film #Bienvenue_au_Réfugistan (https://info.arte.tv/fr/bienvenue-au-refugistan) où des réfugiés dans un camp, probablement en Jordanie ou Liban, je ne me rappelle plus, avaient reçu de l’argent pour s’acheter ce qu’ils/elles voulaient, sauf que... c’était possible de le faire dans un seul supermarché où tout était tellement cher que le choix se limitaient à une gamme très très petite de produits qui étaient présents dans les étalages du supermarché...


    • Dans les cahiers, n°2, on peut lire :

      “Si le fait d’être renvoyé vers ses #racines est une forme d’#assignation_à_la_différence, le déni de sa #particularité est tout autant une forme de #négation de la #personne”.

      in Cahiers de l’Université Populaire de la Villeneuve, 2016-2017, n°2, p.2.

      “La #colonisation a alors beaucoup contribué à ce que certains ont appelé une ‘#dictature_de_la_pensée’ qui a eu comme effet un manque d’écoute des peuples colonisés ainsi qu’une absence de reconnaissance de leurs savoirs. L’exemple de la découverte au #Nigeria en 1910 de sculptures africaines comparables dans leur précision aux #sculptures italiennes de la Renaissance est probant. Ces dernières étaient considérées comme tellement ‘non-africaines’ que les premiers archéologues cherchaient l’origine des sculptures en dehors de l’Afrique. Cette #négation des #cultures_africaines a encore son impact aujourd’hui”.

      in Cahiers de l’Université Populaire de la Villeneuve, 2016-2017, n°2, p.3.
      #art #archéologie

      “Entre ces positions tranchées, il y a une différence fondamentale dans la façon de penser l’autre et en l’occurrence un habitant de quartier : en termes de #manques (de capital social, économique etc.) ou en termes de #potentiel mais dont l’expression est bloquée par des dynamiques de #pouvoir

      in Cahiers de l’Université Populaire de la Villeneuve, 2016-2017, n°2, p.4.
      #quartiers_populaires #villes #urban_matter

      Dans le numéro on cite aussi #Anibal_Quijano et le concept de #colonialité_du_pouvoir
      #colonialité

      « Tout comme les sculptures trouvées à Ife, au Nigeria, ne pouvaient pas être africaines en 1910 car elles ne correspondaient à l’idée européenne d’un art africain primitif, #Bienvenu_Bazié, un choréographe burkinabé de danse contemporaine racontait récemment dans un entretien qu’en France on s’attend à ce qu’il fasse de la #danse_africaine burkinabée. Son choix pour la #danse_contemporaine semble déranger et il se pose donc la question ’Pourquoi, parce que je suis burkinabé, je ne pourrais pas moi aussi être influencé par toute la culture mondiale ? La France, l’Europe est influencée par cette culture mondiale, et pourquoi, moi, parce que je suis Burkinabé, il faudrait que j’aie une pureté burkinabé, africaine, je ne sais pas, quelque chose de complètement fantasmé ici en France ?’ Cette expérience fait écho au vécu de M., artiste et éducateur d’origine algérienne qui observe une réaction fréquente à son égard : ’Vous faites des #contes_orientaux ?’ Cela donne l’impression qu’on ne peut faire autre chose que ce qui est associé à son pays d’origine, comme si tous les artistes algériens faisaient des contes orientaux. Ce processus consistant à renvoyer la personne habitant en France à sa présumée culture d’origine s’appelle l’#assignation_culturelle »

      in Cahiers de l’Université Populaire de la Villeneuve, 2016-2017, n°2, p.8.

      ping @reka


  • Inequality and ordinary living standards in rich countries | VOX, CEPR Policy Portal
    https://voxeu.org/article/inequality-and-ordinary-living-standards-rich-countries

    Globalisation and technological change are often portrayed as exogenous forces sweeping across the rich countries, inexorably driving up inequality and forcing workers to accept wage stagnation (and often less security) if they are to hold on to their jobs. Instead, the variation in country experiences shows how much institutions and policy responses matter to how these forces – themselves subject to human agency rather than God-given – play out in the job market and affect household disposable incomes. Wage-setting institutions clearly have a critical influence. The Belgian combination of wages indexed to inflation, collective agreements covering most workers, and a high minimum wage underpinned significant wage growth across the distribution. In Australia, the extension of collectively negotiated employment terms and conditions over much of the work force, together with a very high minimum wage, play a key role. By contrast, the remarkably poor earnings performance of the UK over the last decade is in a context where wage bargaining has become individualised.

    #Inégalités #choix


  • Francesco Maiani | Quelle réforme pour le système de Dublin ?

    La crise de 2015 n’y est pour rien. Dublin n’a jamais fonctionné correctement. La Commission le reconnaît elle-même : « Par sa conception ou sa mauvaise mise en œuvre » il « fait peser une responsabilité disproportionnée sur certains États membres et encourage des flux migratoires irréguliers et incontrôlés ». Avant 2015, « il existait déjà […] de graves défaillances dans [sa] mise en œuvre » [3].

    Un vaste déficit d’efficacité et d’effectivité. Entre 2008 et 2014, il y a eu 2’680’000 demandes d’asile, 402’800 requêtes Dublin, 275’000 transferts agréés et environ 94’000 transferts effectués. Un énorme gaspillage de ressources pour un résultat négligeable en termes de distribution effective. Cerise sur le gâteau : les « transferts nets » entre États membres ont été « proches de zéro » [4].

    À la lecture du projet Dublin IV, la priorité n° 1 semble être « empêcher que le fonctionnement du système ne soit perturbé par des mouvements secondaires de demandeurs d’asile […] vers l’État membre de leur choix »[6]. Le moyen choisi est la dissuasion : le demandeur ne demandant pas l’asile dans le premier Etat est soumis à une procédure accélérée ; le demandeur qui se déplace vers le « mauvais Etat » y est privé de tout support matériel ; le demandeur qui doit être « repris en charge » par l’Etat responsable est pénalisé au stade de la procédure d’asile. La procédure peut même être définitivement close en son absence. Pour durcir encore le système, la Commission propose de restreindre le champ d’application de la clause de souveraineté en la rendant applicable aux seuls motifs familiaux, et de limiter le droit de recours à deux seuls motifs : mauvaise application des critères fondés sur les liens familiaux et existence d’une « défaillance systémique » dans l’Etat responsable.

    Mais c’est le simplisme de l’approche de la Commission qui frappe. Trop de recours ralentissent Dublin ? Loin d’agir sur les causes, on coupe sur le droit de recours ! Les demandeurs ne coopèrent pas ? Il suffit de les menacer de sanctions draconiennes. Vingt ans d’expérience, culminés dans la boue du camp informel de Idomeni, en Grèce, n’a pas suffi à la Commission pour apprendre que les demandeurs sont prêts à payer le prix fort pour garder de facto leur liberté de choix. La tentative de les « dissuader » par un mix de sanctions – déjà expérimentées sans succès au niveau national – ne peut qu’approfondir le fossé entre demandeurs et système officiel d’accueil sans rien apporter en termes d’efficacité.

    Si on regarde les choses du point de vue des Etats, et notamment des Etats en première ligne, l’élimination du critère de l’entrée irrégulière représenterait aussi un pas en avant décisif vers plus de justice distributive. Elle éliminerait par ailleurs l’incitation, déjà évoquée, à ne pas identifier les arrivants.

    L’idée du #choix est en soi révolutionnaire dans le débat Dublin, mais on peut présumer que les options seront limitées à des alternatives peu attractives.

    Reste que tant la Proposition Dublin IV et le rapport Wikström partagent une même erreur de perspective. Celle de prétendre que la solidarité entre États membres pourra se faire en se « partageant » les demandeurs d’asile. Ceci impliquerait un nombre massif de transferts. Or, l’expérience démontre à souhait combien ceci est infaisable et indésirable. Un Système européen commun d’asile doit indéniablement reposer sur un meilleur partage des responsabilités et de l’accueil. Augmenter les coûts globaux et multiplier les occasions de coercition nous conduirait toutefois droit dans le mur.

    https://asile.ch/2018/06/14/francesco-maiani-quelle-reforme-pour-le-systeme-de-dublin

    #pays_sûr #Dublin #règlement_dublin #asile #migrations #réfugiés #UE #EU #Europe #Dublin_IV #Rapport_Wikström
    cc @isskein

    • L’asile politique et l’Union européenne. Propositions pour sortir de l’#impasse : Le volontariat avant la contrainte, et l’internationalisation si celle-ci est envisagée.

      Aujourd’hui la régulation de l’asile politique dans l’Union européenne parait gérée par deux mécanismes qui provoquent la colère des uns puis celle des autres. Le risque aujourd’hui existe que sur l’asile, l’une de ses valeurs les plus fondamentales l’Union européenne se divise, se « démoralise » et éclate. Comment sortir de l’impasse ? Les auteurs esquissent des pistes de sortie de la crise actuelle.

      https://journals.openedition.org/revdh/4657


  • Méfiez-vous des cartes, pas des migrants : les réfugiés syriens.

    Depuis 2011, la Syrie est en proie à une violence inouïe, mettant des millions de gens sur les routes de l’exode. Rappelons que ce conflit est né d’un mouvement de contestation pacifique, dans le souffle libérateur des printemps arabes contre le régime de Bachar El-Assad. Ce mouvement fut réprimé dans le sang. Depuis, la situation n’a eu de cesse de se complexifier et de s’internationaliser avec l’entrée dans le jeu de groupes djihadistes et de puissances étrangères. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), cette guerre aurait causé la mort de plus de 353 000 personnes en 7 ans, dont 106 390 civils (19 811 enfants et 12 513 femmes). Un véritable carnage. Pour survire, beaucoup ont “choisi” de fuir leur pays. Où sont-ils allés ? Où ont-ils été “accueillis” ? Quels sont les pays européens les plus hospitaliers ? Pour répondre à ces questions, nous nous sommes livrés (Françoise Bahoken et moi-même) à un petit exercice cartographique en vidéo. L’objectif est de donner à voir la construction d’une carte décrivant la migration syrienne, surtout sa sensibilité aux partis-pris méthodologiques. Si les chiffres retenus datent de mi 2015 et ont pu évoluer, ce qui compte ici c’est avant tout la démonstration. Notre propos est avant tout pédagogique. Il focalise en premier lieu l’attention sur le rôle des cartes dans notre perception de la crise migratoire syrienne. Que nous disent-elles ? L’effet de différents choix (graphiques, textuels, etc.) sur les cartographies obtenues fait l’objet d’un second temps. En quoi ces cartes diffèrent-elles ? Nous dessinent-elles objectivement la réalité de ce phénomène migratoire ? N’y a-t-il pas là un risque de manipulation ? Le troisième temps déconstruit ces cartes pour tenter d’y répondre. Bref, peut-on vraiment faire confiance aux cartes…

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=97&v=RDwn5Qzq6Fc


    #cartographie #visualisation #asile #réfugiés #ressources_pédagogiques #vidéo #préjugés #choix #intentionnalité #invasion #afflux #réfugiés #asile #migrations #réfugiés_syriens #couleurs #rejet #accueil #grand_remplacement #échelle #statistiques #chiffres #mensonge #ethnocentrisme #IDPs #déplacés_internes #cadrage

    Merci @fbahoken !

    • Méfiez-vous des cartes, pas des migrants : les réfugiés syriens.

      Depuis 2011, la Syrie est en proie à une violence inouïe, mettant des millions de gens sur les routes de l’exode. Rappelons que ce conflit est né d’un mouvement de contestation pacifique, dans le souffle libérateur des printemps arabes contre le régime de Bachar El-Assad. Ce mouvement fut réprimé dans le sang. Depuis, la situation n’a eu de cesse de se complexifier et de s’internationaliser avec l’entrée dans le jeu de groupes djihadistes et de puissances étrangères. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), cette guerre aurait causé la mort de plus de 353 000 personnes en 7 ans, dont 106 390 civils (19 811 enfants et 12 513 femmes). Un véritable carnage.

      Pour survire, beaucoup ont “choisi” de fuir leur pays. Où sont-ils allés ? Où ont-ils été “accueillis” ? Quels sont les pays européens les plus hospitaliers ? Pour répondre à ces questions, nous nous sommes livrés (Françoise Bahoken et moi-même) à un petit exercice cartographique en vidéo. L’objectif est de donner à voir la construction d’une carte décrivant la migration syrienne, surtout sa sensibilité aux partis-pris méthodologiques.

      Si les chiffres retenus datent de mi 2015 et ont pu évoluer, ce qui compte ici c’est avant tout la démonstration. Notre propos est avant tout pédagogique. Il focalise en premier lieu l’attention sur le rôle des cartes dans notre perception de la crise migratoire syrienne. Que nous disent-elles ? L’effet de différents choix (graphiques, textuels, etc.) sur les cartographies obtenues fait l’objet d’un second temps. En quoi ces cartes diffèrent-elles ? Nous dessinent-elles objectivement la réalité de ce phénomène migratoire ? N’y a-t-il pas là un risque de manipulation ? Le troisième temps déconstruit ces cartes pour tenter d’y répondre. Bref, peut-on vraiment faire confiance aux cartes…

      https://neocarto.hypotheses.org/4188


  • Du choix iconographique...

    Source :
    « L’UE n’a jamais abordé la question de l’asile et de l’immigration dans sa globalité »

    Yves Pascouau, chercheur à l’université de Nantes, a répondu à vos questions sur la nouvelle donne politique en Europe face à la question migratoire.

    https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/06/28/l-ue-n-a-jamais-aborde-la-question-de-l-asile-et-de-l-immigration-dans-sa-gl
    #médias #journalisme #presse #image #photographie #choix_iconographique #invasion #afflux #préjugés #migrations #asile #réfugiés


  • #Nucléaire iranien : Au nom de la souveraineté européenne, #Macron veut une modification de l’accord de manière à ce qu’il soit compatible avec les raisons de « politique intérieure » étasunienne,
    http://www.europe1.fr/international/nucleaire-iranien-macron-accuse-implicitement-trump-de-vouloir-decider-pour-

    Macron veut un accord « plus large ». Emmanuel Macron a expliqué que sa priorité était désormais de travailler à établir un « accord plus large » avec Téhéran, avec notamment la coopération américaine. "S’il est porté par la nouvelle administration américaine, cet accord sera en quelque sorte dépollué de ce qu’elle lui reproche : avoir été négocié par les prédécesseurs. C’est la vie politique intérieure aux #États-Unis, mais c’est comme ça", a-t-il expliqué devant les étudiants.

    #confusion_mentale #choix #titre


  • Au Sénat, #Nathalie_Loiseau dénonce un « #shopping_de_l'asile »

    La ministre des Affaires européennes a provoqué l’indignation des sénateurs de gauche en parlant des exigences des migrants arrivant dans l’Union européenne.

    Avec un intitulé pareil – « L’Union européenne face aux défis de la sécurité, des migrations et des frontières » – il fallait s’attendre à quelques éclats de voix, même dans le carmin feutré du Sénat. L’indignation est venue des rangs de la gauche après des propos hasardeux de la ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, qui a dénoncé « le shopping de l’asile » de certains migrants. De fait, la majeure partie des questions de la séance a été consacrée à la situation des réfugiés, offrant un avant-goût du futur débat sur le projet de loi asile et immigration que l’Assemblée nationale a adopté dans la douleur fin avril.

    Sénatrice écologiste, Esther Benbassa a interrogé la ministre sur la procédure dite de #Dublin, qui impose aux demandeurs d’asile d’effectuer cette demande dans le pays par lequel ils arrivent dans l’Union européenne. Une procédure obsolète et inopérante, estime l’élue parisienne qui a demandé à Nathalie Loiseau comment le gouvernement « comme il prétend le souhaiter, allait rendre le droit d’asile effectif en France et sur le territoire européen ». Tout en reconnaissant que le règlement de Dublin était dépassé et qu’il fallait le revoir, la ministre a alors laissé entendre que la faute était en partie celle des migrants.

    « Lorsque l’on arrive du Sud-Soudan, on peut faire du shopping de l’asile et trouver qu’on est mieux en Suède qu’en Italie mais enfin tout de même », s’est agacée Nathalie Loiseau, déclenchant une mini-bronca dans les rangs de la gauche. « Je ne voudrais pas qu’on puisse considérer que l’Italie n’est pas un pays où on peut demander l’asile », a ajouté la ministre, espérant une stabilisation de la situation politique italienne pour renforcer les procédures d’asile européennes. « Comment osez-vous utiliser ce mot de "shopping" pour parler de gens qui sont dans la misère, dans la souffrance, dans le dénuement ? » a répliqué la sénatrice Benbassa avant que ses collègues de gauche n’embraient sur Twitter. « Choquant et déplacé », dénonce le sénateur écolo Bernard Jomier. « Envie de vomir, ajoute l’élue socialiste Sophie Taillé-Polian. Et ils osent parler d’humanité ? »

    http://www.liberation.fr/france/2018/05/09/au-senat-nathalie-loiseau-denonce-un-shopping-de-l-asile_1648914
    #asile #migrations #préjugés #France #réfugiés #choix #Italie

    Comme le dit Karine Povlakic dans un texte qui avait été publié par @vivre, c’est "La banalisation d’une tragédie"

    Accords de réadmission | La banalisation d’une tragédie

    Cet article traite de l’accueil des réfugiés originaires de Somalie et d’Erythrée, qui ont transité par l’Italie avant de déposer une demande d’asile en Suisse. La première partie évoque les conflits et la répression qui sévissent dans ces deux pays et la route de fuite que doivent parcourir les réfugiés, au péril de leur vie et de celles de leurs proches. Arrivés épuisés, meurtris et souvent traumatisés en Italie, ils devront faire l’expérience de la rue. La plupart d’entre eux n’auront pas accès à l’aide sociale et n’auront d’autre choix que de dormir sur des cartons dans les gares ou les parcs. Certains viennent finalement chercher refuge en Suisse mais ils sont rapidement pris dans les procédures de renvoi en Italie, sur la base des accords de Dublin ou des accords bilatéraux de réadmission. Nous verrons dans la deuxième partie comment les autorités ont développé un traitement purement administratif des demandes de ces réfugiés de manière à ce que les motifs d’asile ne puissent pas s’exprimer, ni les motifs de fuite secondaires d’Italie en Suisse. La pratique repose sur des schémas de procédure qui banalise considérablement le traitement des demandes au point qu’il se ramène pratiquement à un problème de gestion des dossiers, de délais de procédure ou d’exécution des renvois, et qu’il n’a plus rien à voir avec l’examen d’une demande de protection.


    http://snesup.fr/article/violences-policieres-grenoble-lettre-ouverte-de-personnels-de-liuga-et-du-lab




  • Guide pour ne pas respecter les conseils de son psy et accepter sa névrose comme un signe d’aliénation par le système qu’il faut changer par la lutte et la révolution permanente (Tracks ARTE)
    http://tracks.arte.tv/fr/guide-ne-pas-respecter-conseils-psy-accepter-nevrose-alienation-systeme-

    À mesure que se dévoile la matrice qui conditionne la mesure de votre #bonheur, vous réalisez finalement que votre champ d’action est terriblement circonscrit. Le seul vrai #choix dont vous disposez est celui de la marque de yaourt au supermarché et pas grand-chose d’autre. Votre #condition ainsi révélée, vous pouvez enfin panser les blessures de votre esprit meurtri. Si les séquelles du #totalitarisme violent marquent les corps roués de coups, l’#oppression psychologique est plus pernicieuse car elle rentre dans votre tête sans s’annoncer, s’exfiltre discrètement puis vous laisse enfin épuisés de vous être battus, sans le savoir, contre des chaînes invisibles. C’est alors que vous vous rendez compte que si le psy vous dit que vous n’allez pas bien, vous avez peut-être raison de penser que c’est plutôt le reste du monde qui ne va pas.

    Aimez vos #désirs, désirez vos passions, assumez votre #résistance et faites la #révolution ! Faites advenir le #réel en ajustant la perception des autres sur la vôtre ! N’oubliez pas enfin que votre objectif n’est pas de réussir, de vaincre ou de terrasser. Si vous finissez sur le bas-côté, exténué, vous aurez prouvé par votre échec l’#aliénation de la #société. Ce que vous voulez finalement, c’est avoir raison d’être là.



  • Rester dans la #rue plutôt qu’aller en #centre_d’urgence : comprendre le choix des #sans-abri

    En d’autres termes, l’État respecte son engagement en proposant des places d’hébergement et si les personnes restent dehors, c’est qu’elles en ont fait le choix. Il y a une dizaine d’années, la question du refus des propositions d’hébergement par les sans-abri avait conduit la ministre du Logement de l’époque, Christine Boutin, à une conclusion quelque peu différente, envisageant alors de rendre obligatoire l’hébergement des personnes à la rue en période de grand froid.


    https://theconversation.com/rester-dans-la-rue-plutot-qualler-en-centre-durgence-comprendre-le-
    #SDF #liberté #choix #liberté_de_choisir #hébergement #rester_dans_la_rue

    • Même sans les risques d’agression qui naissent de la promiscuité, je comprends très bien ce refus du dortoir.
      Quand je randonnais en montagne et que je devais passer la nuit en refuge, à tous les coups, je finissais la nuit soit dehors, soit dans une salle à part pas prévue à cet effet.
      J’ai le sommeil léger et pour moi, le dortoir, ses ronflements et ses pets, c’est la nuit blanche garantie.
      Je préfère donc me peler le cul dehors que de passer une nuit entière sans fermer l’œil.
      Alors dans un truc qui résonne avec des dizaine de gus que tu ne connais pas, mais dont tu peux tranquillement estimer qu’une majorité souffre d’au moins un trouble mental, c’est le concept même de repos qui me semble farfelu.



    • Pour savoir ce que c’est que l’inconscience subjectivement vécue du journalisme objectivement au service de la classe, il suffit de lire l’article du Monde intitulé « Macron face à l’étiquette de président des riches ». Citons : « L’opposition tente d’installer la même petite musique qu’il y a dix ans : “Macron, président des riches” » . Sans les cabales vicieusement musicales de « l’opposition », la chose, en effet, aurait-elle pu venir à l’idée de quiconque ? À lire la suite de l’article, il y a de quoi en douter car, en définitive, pas un fait susceptible de soutenir cette retorse accusation n’est réellement établi, preuve en est qu’ils méritent tous le conditionnel et surtout de les faire endosser par les petits musiciens : « les “insoumis” seraient les représentants du “peuple” face à l’ancien banquier d’affaire devenu président de “l’oligarchie” » ; à en croire des socialistes — des socialistes ! — « le nouveau président mènerait une politique inégalitaire ». Mais rien de tout ça n’est assuré, on demandera sans doute aux Décodeurs de trancher : le président Macron mène une politique pour l’oligarchie, vrai ou faux ?

      Ni de droite ni de gauche : « efficace » !

      Il faudra bien ça pour éclaircir cet incompréhensible mystère : comment se peut-il en effet qu’une élection de classe tranchée comme jamais livre ainsi une politique de classe tranchée comme jamais ? Heureusement un « conseiller » de l’Elysée vient nous sortir de la difficulté : « La question n’est pas de savoir si le budget est pour les riches ou les moins riches [car dans la tête d’un « conseiller », les pauvres n’existent pas, il n’y a que « des moins riches »], s’il s’agit d’un budget libéral ou social, la question, c’est celle de l’efficacité ».

      La récurrence entêtante, presque frénétique, dans le discours gouvernemental de ce topos vieux comme Deng Xiaoping (lui parlait des chats à qui on ne demande pas s’ils sont marxistes ou pas mais d’attraper les souris) ou Tony Blair, qui déclamait semblablement (les souris en moins) devant les parlementaires français en 1998, en dit long sur la sécheresse d’imagination d’un gouvernement qui porte le service de la classe à son comble, et ne pourra, en effet, jamais se trouver d’autre vêtement que « l’efficacité » — quand bien même tout ce qui a été fait depuis trente ans, et qu’il se propose simplement d’intensifier, a spectaculairement échoué. Heureusement, il y a la presse pour s’émerveiller de la modernité du vieux, de l’inédit du non-advenu (« le clivage gauche-droite n’existe plus »), ou de la percée du surplace (« LRM n’est pas un parti »). Et puis pour examiner avec gravité les arguments de « l’efficacité »...

      #journalisme_de_classe #l'efficacité_en_question

    • Oui avec comme par hasard la présence de Jean-marc Daniel, l’économiste libéral macroniste aujourd’hui à l’instant au journal de 12h30 sur france-culture : « Non, Macron ne se positionne pas en président des riches mais plutôt en termes de croissance ou stagnation [plutôt qu’ en termes riches/pauvres]... »

      Encore à voir...
      Offensive de l’exécutif pour défendre sa politique fiscale
      à 6:16
      http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10059-04.10.2017-ITEMA_21453434-0.mp3

      #économiste_au_service_de_la_classe #choix_de_l'efficacité

    • Macron, « Nu dans ses bottes »

      Partout autour de nous, de l’Allemagne à l’Espagne, dans les urnes ou dans la rue, les évènements politiques de ces huit derniers jours ont mis en lumière l’étouffement démocratique qui accompagne le libéralisme économique transnational imposé comme seule politique possible.

      C’est pourtant la semaine qu’a choisie M. Macron pour expliciter et assumer non seulement l’obédience droitière et eurobéiste (lire européiste béate) de sa politique, mais aussi la conception de mise à distance démocratique qui l’accompagne immanquablement.

      Qu’on se comprenne : depuis le mois de mai, M. Macron a largement eu l’occasion de nous démontrer son orientation néolibérale, comme en atteste l’anéantissement de la forme républicaine du droit du travail. Mais c’est une autre affaire que de rendre celle-ci visible et sensible aux yeux du plus grand nombre. La présentation du budget 2018 a joué ce rôle de révélateur. La dimension symbolique de la suppression de l’ISF sur la part mobilière en fait partie. Jets, voitures de sport et chevaux de course aidant, M. Macron est désormais et durablement estampillé comme le président des riches.

      La même semaine, l’État laissant filer STX sous pavillon italien et Alstom étant livré aux Allemands, M. Macron révélait aussi sa politique industrielle : privilégier l’avènement de grands acteurs européens laissés aux soins des forces du marché au prix de l’abandon de toute régulation et de toute pensée stratégique nationale.

      Ne manquait que la théorisation de tout cela : droit dans ses bottes, le Président Macron s’y est essayé mardi dernier à la Sorbonne. Droit dans ses bottes, il a assumé ce jour-là la prévalence de la souveraineté européenne sur la souveraineté française, allant jusqu’à mettre sous le boisseau les représentations nationales au sein de la Commission européenne. En fidèle, fût-il énamouré comme Castaner ou simple collaborateur comme Fillon en son temps, le Premier ministre ne disait pas autre chose deux jours plus tard sur le plateau de France 2 lorsqu’il considérait le CETA comme ratifié puisque le Parlement européen s’en est chargé.

      Alors que s’accélère la désagrégation des structures en France (dans le champ syndical avec la mise en minorité du secrétaire général de FO, dans le champ politique avec la scission au sein du FN, au sein du PS avec la résurgence d’une frange vallsiste, chez LREM avec la menace d’autonomisation de parlementaires…), c’est donc dans le modèle politique européen qui le surplombe et qui lui-même vole en éclat que M. Macron a été chercher l’inspiration à ses basses-œuvres.

      Dépourvu de base sociale pour mener une telle politique, M. Macron en est réduit à agir comme le fait dans chaque pays la Caste : tenter d’imposer une politique maximaliste tandis qu’il voudrait retirer au peuple jusqu’à sa souveraineté pour la confier aux gardiens bruxellois du temple libéral. Mais le coup de force ne fait pas le droit. À n’en pas douter, celles et ceux qui l’expriment déjà avec tant de force à l’occasion des mobilisations contre les ordonnances de la loi travail se verront demain renforcés par toutes celles et tous ceux pour qui le projet présidentiel est enfin révélé dans sa nudité la plus crue.

      L’édito de François Cocq


  • #Robert_Neuwirth: The power of the informal economy

    Robert Neuwirth spent four years among the chaotic stalls of street markets, talking to pushcart hawkers and gray marketers, to study the remarkable “System D,” the world’s unlicensed economic network. Responsible for some 1.8 billion jobs, it’s an economy of underappreciated power and scope.

    https://www.youtube.com/watch?v=ONM4JupBz_E&index=19&list=PL8968B4B06942DA26


    #économie_informelle #système_D #économie

    • Capitalism hits the fan

      With breathtaking clarity, renowned University of Massachusetts Economics Professor Richard Wolff breaks down the root causes of today’s economic crisis, showing how it was decades in the making and in fact reflects seismic failures within the structures of American-style capitalism itself. Wolff traces the source of the economic crisis to the 1970s, when wages began to stagnate and American workers were forced into a dysfunctional spiral of borrowing and debt that ultimately exploded in the mortgage meltdown. By placing the crisis within this larger historical and systemic frame, Wolff argues convincingly that the proposed government “bailouts,” stimulus packages, and calls for increased market regulation will not be enough to address the real causes of the crisis - in the end suggesting that far more fundamental change will be necessary to avoid future catastrophes. Richly illustrated with motion graphics and charts, this is a superb introduction designed to help ordinary citizens understand, and react to, the unraveling economic crisis.


      http://www.capitalismhitsthefan.com

    • The Story of Solutions

      The Story of Solutions, released in October 2013, explores how we can move our economy in a more sustainable and just direction, starting with orienting ourselves toward a new goal. In the current ‘Game of More’, we’re told to cheer a growing economy – #more roads, more malls, more Stuff! – even though our health indicators are worsening, income inequality is growing and polar icecaps are melting. But what if we changed the point of the game? What if the goal of our economy wasn’t more, but better – better health, better jobs and a better chance to survive on the planet? Shouldn’t that be what winning means?

      http://storyofstuff.org/movies/the-story-of-solutions

    • #Happy

      From the filmmakers who brought you Long Night’s Journey Into Day, Beyond the Call, and the Oscar nominated Genghis Blues, comes a global journey across countries and continents in a search for humanity’s most elusive emotion.

      HAPPY seeks to share the wisdom of traditional cultures and the cutting edge science that is now, for the first time, exploring human happiness. Through powerful interviews, we explore what makes people happy across the world.

      https://vimeo.com/11335940

    • #Off_the_Map

      Somewhere in the back of nowhere, in an adobe house with no lights or running water, a family lives in what could be called freedom or could be called poverty. We’re not sure if they got there because they were 1960s hippies making a lifestyle experiment or were simply deposited there by indifference to conventional life. They grow vegetables and plunder the city dump and get $320 a month in veterans’ benefits, but they are not in need and are apparently content with their lot.

      Now there is a problem. “That was the summer of my father’s depression” the narrator tells us. She is Bo Groden, played in the movie by Valentina de Angelis at about age 12, and heard on the sound track as an adult (Amy Brenneman). “I’m a damn crying machine,” says her dad, Charley (Sam Elliott). He sits at the kitchen table, staring at nothing, and his wife and daughter have learned to live their lives around him.


      http://www.rogerebert.com/reviews/off-the-map-2005

    • #The_take

      In suburban Buenos Aires, thirty unemployed auto-parts workers walk into their idle factory, roll out sleeping mats and refuse to leave. All they want is to re-start the silent machines. But this simple act - The Take - has the power to turn the globalization debate on its head. In the wake of Argentina’s dramatic economic collapse in 2001, Latin America’s most prosperous middle class finds itself in a ghost town of abandoned factories and mass unemployment. The #Forja auto plant lies dormant until its former employees take action. They’re part of a daring new movement of workers who are occupying bankrupt businesses and creating jobs in the ruins of the failed system. But Freddy, the president of the new worker’s co-operative, and Lalo, the political powerhouse from the Movement of Recovered Companies, know that their success is far from secure. Like every workplace occupation, they have to run the gauntlet of courts, cops and politicians who can either give their project legal protection or violently evict them from the factory. The story of the workers’ struggle is set against the dramatic backdrop of a crucial presidential election in Argentina, in which the architect of the economic collapse, Carlos Menem, is the front-runner. His cronies, the former owners, are circling: if he wins, they’ll take back the companies that the movement has worked so hard to revive. Armed only with slingshots and an abiding faith in shop-floor democracy, the workers face off against the bosses, bankers and a whole system that sees their beloved factories as nothing more than scrap metal for sale. With The Take, director Avi Lewis, one of Canada’s most outspoken journalists, and writer Naomi Klein, author of the international bestseller No Logo, champion a radical economic manifesto for the 21st century. But what shines through in the film is the simple drama of workers’ lives and their struggle: the demand for dignity and the searing injustice of dignity denied.

      https://www.youtube.com/watch?v=3-DSu8RPJt8


      #auto-gestion #Argentine

    • #Shift_change

      With the long decline in US manufacturing and today’s economic crisis, millions have been thrown out of work, and many are losing their homes. The usual economic solutions are not working, so some citizens and public officials are ready to think outside of the box, to reinvent our failing economy in order to restore long term community stability and a more egalitarian way of life.

      There is growing interest in firms that are owned and managed by their workers. Such firms tend to be more profitable and innovative, and more committed to the communities where they are based. Yet the public has little knowledge of their success, and the promise they offer for a better life.

      http://shiftchange.org/about

    • Bon, j’avoue ne pas avoir le temps de tout recensé les films qui semblent bien intéressants sur la liste, je continuerai peut-être plus tard dans l’année...


  • La Finlande loge les SDF... et ça va beaucoup mieux
    https://reporterre.net/La-Finlande-loge-les-SDF-et-ca-va-beaucoup-mieux

    Depuis plus de trente ans, la Finlande met en œuvre une politique volontariste pour résoudre la question des SDF : « un logement d’abord » et la réinsertion suit. Selon ses promoteurs, cette politique « permet d’économiser 15.000 euros par an et par personne ».

    #inlande #sans_abris #pauvreté #politique_sociale


  • Amazon-Whole Foods: ’The war for retail will be won in groceries’ - Aug. 25, 2017
    http://money.cnn.com/2017/08/25/technology/business/amazon-whole-foods-strategy/index.html

    Amazon believes the future of grocery shopping is online.
    So why is the retail giant spending $13.7 billion to acquire 460 brick-and-mortar Whole Foods stores and lower prices on “organic bananas” and “responsibly-farmed salmon?”

    Answer: To dominate the grocery business like it has many others by increasing the number of customers while undercutting the competition.
    Amazon will make Whole Foods more accessible to more consumers. And it will turn them into Amazon customers and advance its bid to become the dominant player in all of retail — the so-called everything store.

    The pot of gold at the end of the road for Amazon is groceries,” said Cooper Smith, an Amazon analyst at L2 Inc. “The war for retail will be won in groceries. It’s the largest category of consumer retail, and the largest untapped opportunity for Amazon.
    […]
    Amazon’s competitors are already taking steps to react. Earlier this week, WalMart said that it would start offering its products on Google Express, the search company’s online shopping mall.
    But industry experts say the Google-WalMart deal has little chance of getting in the way of Amazon’s ambitions.


  • #Clandestino

    Hubert Paris, journaliste au magazine américain Struggle, se rend en #Algérie dans le cadre d’un reportage sur les migrants clandestins à travers le monde. Faussement flegmatique, se laissant porter par ses rencontres et ses découvertes, il découvre les accords internationaux, les fonctionnaires peu respectueux de leur rôle social, le recrutement de main d’œuvre clandestine et bon marché. Il rencontre également les « #harragas », candidats à la traversée et suit leur périple afin de témoigner de leur histoire.

    Habitué des enquêtes satiriques, le dessinateur de presse Aurel nous montre une autre facette de son talent avec cette fiction politique et sociale basée sur des faits réels issus de plusieurs reportages qu’il a effectué aux côtés de journalistes tel que Pierre Daum du Monde Diplomatique. Une plongée sans concession dans les dessous de l’immigration clandestine racontée à hauteur d’homme…


    http://www.glenatbd.com/bd/un-reportage-d-hubert-paris-envoye-special-tome-1-9782723488648.htm
    #migrations #AENAES #Espagne #travail

    Une planche :

    #fraise #agriculture #femmes

    Et une autre planche, sur l’#invisibilité (#in/visibilité) :

    #BD #bande_dessinée

    • Et le #traité #AENEAS, cité dans la BD :

      La Commission salue l’adoption d’un programme d’assistance financière et technique en faveur des pays tiers dans le domaine de la migration et de l’asile

      Suite à la proposition de la Commission européenne, le Conseil a adopté aujourd’hui le Règlement établissant un programme spécifique d’assistance technique et financière en faveur des pays tiers dans le domaine de la migration et de l’asile, programme rebaptisé AENEAS (du nom du héros de l’Enéide de Virgile). Ce programme pluriannuel de #coopération, doté d’une enveloppe de 250 millions d’euros pour la période 2004-2008 permet l’intégration systématique des questions liées à la migration dans les dialogues politiques et les instruments de coopération avec les pays tiers. Il constitue un des éléments par lesquels la Commission concrétise ses engagements(1) pour prendre davantage en compte la migration dans son action extérieure.

      http://europa.eu/rapid/press-release_IP-04-243_fr.htm?locale=en
      #main_d'oeuvre

    • La Rançon de la fraise
      #Film de Béatrice Limare

      Il était une fois, une fraise qui venait de Californie. Brevetée aux États-Unis, elle a traversé l’océan, il y a un demi-siècle pour devenir l’or rouge du sud de l’Espagne. Cette fraise qui fit, et fait encore, la fortune d’une partie de l’Andalousie, c’est celle que l’on trouve sur nos marchés et dans nos supermarchés dès le mois de février. Ces grosses fraises, bien brillantes, qui viennent narguer nos papilles en plein hiver. Papilles souvent déçues, mais les distributeurs n’en ont cure : la fraise hors saison, ça marche ! La réalisatrice donne la parole aux ardents défenseurs de cette fraise qui en vivent et les non moins ardents détracteurs qui en dénoncent le prix exorbitant à payer pour produire ce frais contre-nature. Pour les premiers, qu’ils soient agriculteurs, producteurs, pépiniéristes, importateurs, grossistes, dispatcheurs, tous assument ce mode de production comme s’il s’agissait là de l’agriculture du futur. Pour les seconds, médecins chercheurs, écologistes, défenseurs des droits de l’homme, toute cette industrie, est une addition de catastrophes : sanitaire, humaine, sociale et environnementale. Ce documentaire montre tous les artifices obligatoires pour tromper la nature, les tonnes de plastique et tous les additifs chimiques souvent douteux, parfois illégaux, mais nécessaires aux taux de rendement. Elles montrent aussi les agressions sur l’environnement comme sur la couche d’ozone. Sans oublier, les conditions de vie déplorables des saisonnières qui viennent de Roumanie, de Pologne, et de plus en plus du Maroc. Mais la fraise espagnole ne va plus aussi bien. Elle est maintenant concurrencée par la fraise marocaine. Le soleil y est plus chaud en hiver qu’en Andalousie, la main d’œuvre est sur place et les règlements sont moins contraignants. Ce qui n’est pas pour réjouir les opposants à la fraise hors saison. Jusqu’ici, entre les pépiniéristes du Nord de l’Espagne, les producteurs andalous et les marchés européens, chaque fraise devait parcourir près de 4 000 kilomètres. Avec le Maroc, le chemin risque d’être encore un peu plus long

      http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/34611_1

      Un compte-rendu :
      Béatrice Limare, La rançon de la fraise

      1Qu’il s’agisse d’analyser les ressorts de l’agriculture industrielle, ou bien de présenter des alternatives possibles, un nombre croissant de documentaires se penche ces dernières années - avec plus ou moins de succès - sur la production alimentaire1.

      https://lectures.revues.org/1051


  • La fin de la liberté des travailleurs américains RTBF - Paul Krugman - 23 Mai 2017

    Les conservateurs américains aiment parler de la liberté. Le célèbre ouvrage pro capitaliste de Milton Friedman ainsi que sa série télé étaient intitulés « Libres de choisir ». Et les plus durs des membres de la Chambre des Représentants qui poussent pour un démantèlement total de l’Obamacare se nomment eux-mêmes le Caucus de la Liberté.

    Eh bien pourquoi pas ? Après tout, l’Amérique est une société ouverte, dans laquelle chacun est libre de faire ses propres choix quant à l’endroit où il veut travailler et la façon dont il veut vivre.

    Tout le monde, certes, à l’exception des 30 millions de travailleurs qui sont désormais couverts par des clauses de non concurrence, qui pourraient se retrouver parfaitement inemployables s’ils quittent leur emploi actuel ; les 52 millions d’américains qui ont des antécédents médicaux qui seront effectivement dans l’incapacité de souscrire une assurance de santé individuelle, et qui seront donc bloqués avec leur employeur actuel, si le Caucus de la Liberté a gain de cause ; et les millions d’américains qui croulent déjà sous les dettes de leurs prêts étudiants, ou autres.

    La réalité, c’est que les américains, et notamment les travailleurs américains, ne se sentent pas du tout libres. L’Etude mondiale de Gallup demande aux habitants de nombreux pays s’ils ont le sentiment qu’ils ont « la liberté de faire des choix de vie » ; les Etats-Unis ne sont pas très bien placés, notamment comparés aux notes élevées en termes de liberté des nations européennes qui ont de forts filets de sécurité sociale.

    Et l’on peut facilement démontrer que nous sommes de moins en moins libres à mesure que le temps passe.
    Parlons d’abord de ces clauses de non concurrence, qui ont été récemment au cœur d’un article édifiant dans le New York Times (le dernier de toute une série), en plus d’un reportage venant de l’administration Obama poussant pour mettre des limites à cette pratique.

    Des clauses de non concurrence étaient à l’origine censées concerner la protection de secrets industriels et donc aider à promouvoir l’innovation et les investissements dans la formation professionnelle. Imaginons qu’une entreprise tentant de construire un meilleur piège à souris embauche une nouvelle ingénieure spécialisée en piège à souris. Son contrat de travail pourrait fort bien inclure une clause l’empêchant de partir quelques mois plus tard pour un emploi pour une entreprise concurrente, puisqu’elle pourrait donner des informations confidentielles à cette nouvelle entreprise. Et ça se comprend tout à fait.

    Pourtant, aujourd’hui, quasiment un employé américain sur cinq est sujet à une clause de non concurrence. Il ne peut y avoir autant d’employés qui possèdent des secrets industriels de valeur, notamment lorsque la plupart de ces employés ont des emplois relativement mal payés. Par exemple, l’une des affaires les plus importantes met en cause Jimmy John’s, une chaîne de sandwicheries, qui tente, en gros, d’interdire à ses anciens franchisés de travailler avec d’autres sandwicheries.

    De plus, les termes de ces clauses sont le plus souvent étendus de manière ridicule. C’est comme si notre ingénieure imaginaire en piège à souris avait l’interdiction de chercher un emploi avec une autre entreprise de manufacture, ou tout autre poste qui utiliserait ses savoirs faire d’ingénieure.

    En d’autres termes, aujourd’hui, les clauses de non concurrence sont là, dans la plupart des cas, bien moins pour protéger des secrets industriels que pour lier les employés à leurs employeurs actuels, incapables de demander de meilleurs salaires ou de démissionner pour trouver un meilleur emploi.

    Cela ne devrait pas se produire en Amérique, et pour être honnête, certains politiques des deux partis parlent du besoin de changer cela (bien que peu de gens s’attendent à ce que l’administration Trump ne suive l’impulsion de réforme initiée par l’administration Obama). Mais il y a un autre aspect du déclin de la liberté des employés qui est un vrai sujet lié aux partis : la santé.

    Jusqu’à 2014, en gros, il n’existait qu’une seule façon d’obtenir une assurance santé pour les américains ayant des antécédents médicaux âgés de moins de 65 ans : c’était trouver un employeur qui proposait une couverture santé. Certains employeurs étaient en fait volontaires pour le faire. Pourquoi ? Parce qu’il y avait de gros avantages en termes d’impôts – les premiums ne sont pas comptabilisées comme des revenus imposables – mais pour obtenir ces avantages, les plans santé des employeurs devaient offrir la même couverture santé à chaque employé, quelques soient ses antécédents médicaux.

    Et que se passait-il si vous souhaitiez changer d’emploi, ou lancer votre propre boîte ? Dommage : en gros, vous étiez bloqués (et je connais un certain nombre de gens dans ce cas).

    Puis, l’Obamacare est entré en vigueur, garantissant une couverture santé abordable même à ceux ayant des antécédents médicaux. Cela fut un changement incroyablement libérateur pour des millions de gens. Même si vous n’aviez pas tiré profit immédiatement de ce nouveau programme pour vous lancer en solo, le fait était que désormais, vous pouviez le faire.

    Mais peut-être plus pour très longtemps. Le Trumpcare – l’American Health Care Act – réduirait de manière drastique les protections pour les américains ayant des antécédents médicaux. Et même si ce projet de loi ne devient jamais une loi, l’administration Trump est, dans les faits, en train de saboter les marchés de l’assurance privée, ce qui veut dire que dans de nombreux cas les américains qui perdent la couverture de leur employeur n’auront aucun recours – ce qui, en réaction ne fera que lier encore plus à leur employeur actuel ceux qui ont une telle couverture.

    L’on pourrait dire, avec un peu d’hyperbole, que les employés en Amérique, soi-disant le pays de la liberté, sont en fait sur la voie de la servitude, sous le joug des employeurs des grandes entreprises de la même façon que les paysans russes étaient autrefois liés aux terres de leurs maîtres. Et les personnes qui les poussent sur cette route sont ceux-là même qui crient le plus fort « la liberté ».

    #Liberté #Travail #non_concurrence #choix_de_vie #secrets_industriels #chaînes #esclavage


  • Les bibliothécaires en pétard par Christine Tréguier | Politis
    https://www.politis.fr/blogs/2017/04/les-bibliothecaires-en-petard-34189

    Les bibliothécaires en pétard

    Une bibliothécaire un tantinet raciste ayant publié des « opinions » plus que douteuses sur sa page Facebook, suscite une guerre intestine dans sa communauté et se fait rappeler le nécessaire devoir de neutralité et de réserve » de sa profession par le directeur de l’ENSSIB. Une triste affaire qui a néanmoins un effet collatéral positif, celui d’un début de mobilisation autour des enjeux et des responsabilités de cette noble profession.

    #bibliothécaire #devoir_de_réserve #neutralité #subjectivité #choix_politique #Lionel_maurel #Olivier Ertzscheid #Patriot_Act


  • Mixité : l’égalité déchante La Brique Lille - Philémon
    9 mars 2017 - Numéro 49

    http://labrique.net/index.php/thematiques/feminismes/862-mixite-l-egalite-dechante

    Édith Maruéjouls est chargée de mission « égalité » au sein de la mairie de Floirac, commune girondine de 16 000 habitant.es. Elle contribue à définir et à mettre en œuvre une politique d’égalité dans les pratiques de loisirs entre hommes et femmes. Elle a soutenu en 2014 une thèse en géographie du genre intitulée « Mixité, égalité et genre dans les espaces du loisir des jeunes. Pertinence d’un paradigme féministe ». Elle évoque dans cet entretien son travail sur les inégalités réelles entre les sexes et aborde plus particulièrement le cas des espaces de loisir des jeunes, terreau de ces processus.

    Vous expliquez que l’égalité est un projet fondamental qui structure la réalité des rapports entre hommes et femmes.

    L’égalité doit avoir un niveau opérationnel sur le territoire. Dans le triptyque républicain français « liberté-égalité-fraternité », l’égalité est un projet politique. La liberté et la fraternité sont davantage des notions philosophiques – qui sont certes aussi des projets sociétaux – mais la notion d’égalité doit avoir une mise en pratique sur le territoire. Aujourd’hui, il y a une égalité en droit mais, finalement, l’égalité de traitement est très fragile. L’égalité, dans un pays républicain et laïc, est la première des revendications, elle est censée permettre l’expression de la liberté. Si vous n’avez pas l’égalité en droits, ce n’est même pas la peine d’interroger l’égalité dans la société : c’est donc un enjeu démocratique.

    Comment s’observe concrètement la question de l’(in)égalité au sein des politiques publiques de loisir que vous avez étudiées ?

    Dans les loisirs, comme dans beaucoup d’autres domaines, il y a une inégalité sur trois champs : inégale redistribution de l’impôt, inégal accès, inégale valeur entre les filles et les garçons.

    L’inégale redistribution d’abord. Une société n’est pas égalitaire si la question de la justice sociale n’est pas posée. Mon travail questionne par exemple la redistribution de l’impôt. Lorsque des équipements sont mis en place via des politiques publiques, l’impôt est redistribué avec un objectif ; en l’occurrence, celui de permettre aux gens qui en sont le plus éloignés l’accès à des droits fondamentaux : l’équipement, la santé, la nourriture, etc. Si ces équipements et ces politiques-là s’adressent à 90 % à des hommes, c’est un problème égalitaire, ce n’est pas plus compliqué que ça. C’est comme si vous vous rendiez compte qu’il y a 90 % de patients de sexe masculin dans les hôpitaux publics : vous poseriez légitimement la question de la santé des femmes. Où vont-elles se faire soigner ? Qu’en est-il de leur santé ? Nous pouvons poser des questions similaires pour le loisir.

    Intéressons-nous aussi à l’égal accès : c’est la question de l’offre. Il faut sortir de l’idée selon laquelle tous les équipements sont ouverts ; que tout le monde peut faire ce qu’il veut ; que si les femmes ne viennent pas, c’est qu’elles n’en ont pas envie ; que si les femmes ne sont pas dans l’espace public, c’est qu’elles n’y trouvent pas leur compte. C’est faux. Parce que l’offre est déjà discriminante. Si vous êtes une jeune fille, vous ne pouvez pas pratiquer toutes les activités sportives comme un garçon, parce qu’il n’y a pas d’équipes féminines dans une majorité de sports.

    Enfin, le dernier problème, c’est l’inégale valeur : les choix politiques, les choix d’équipement montrent encore aujourd’hui l’hégémonie masculine. Et force est de constater, sur le terrain, que l’activité sportive d’une fille ou d’une femme n’a pas la même valeur que celle d’un garçon ou d’un homme, eu égard aux équipements, aux investissements.

    Vous parlez de « décrochage des filles de l’espace public à l’adolescence ». Dans quelle mesure des phénomènes d’inégalités observables chez les adultes (présence moindre dans l’espace public et une forme de cantonnement à certains lieux) s’ancrent déjà au moment de l’adolescence, voire de l’enfance ?

    Je fais depuis longtemps un travail pédagogique sur la question du micro-espace de loisirs que constitue la cour de récréation. Je travaille depuis 2010 dans une école, avec un projet d’école égalitaire. J’ai aussi expérimenté cette problématique au collège. C’est un lieu qui révèle que les questions de stéréotypes ne vous tombent pas dessus quand vous marchez. C’est au contraire inscrit durablement dans la question comportementale. Les stéréotypes sont aussi un vêtement social, un symbole d’appartenance à un groupe ; « Vous appartenez à ce groupe-là », et derrière, des déclinaisons : « Vous êtes une femme », donc « vous ne savez pas conduire », etc. Mais il n’y a pas que des choses caricaturales. Dans la cour de récréation, quand 20 % des enfants – les garçons – occupent 80 % de l’espace, cela interroge la capacité à négocier à égalité l’espace.

    Prenons l’exemple du foot : symboliquement, le terrain de foot sert d’abord à délimiter un espace réservé, davantage qu’à jouer. On se rend bien compte que les garçons ne respectent pas les lignes ; que quand le ballon sort, ils ne font pas de touches en respectant les règles du jeu. Une forme de relégation se révèle derrière la ligne du terrain de foot : non seulement elle signifie que le corps des filles ne peut pas prendre sa place, que les filles ne sont pas légitimes dans l’espace central, mais en plus elles n’apprennent pas à négocier. Les effets sont durables. Finalement, quand on dit aux filles : « Vous êtes une fille, vous ne pouvez pas faire... », « J’ai pas de sport pour vous, c’est pas possible de faire cette pratique », elles intègrent cette relégation. Sur tous les clubs que j’étudie, 9 à 11 sports sont non-mixtes masculins, alors qu’on ne trouve que trois sports non-mixtes féminins. Les filles font de la danse et du twirling-bâton, tandis que les garçons font du foot, du rugby, du tennis, du judo... Le décrochage vient de ces signes de la performance, ce qu’on appelle la police du genre au quotidien et qui fait que vous ne vous demandez plus si c’est juste ou injuste. Ça s’entretient dès l’école élémentaire : ce n’est pas que la question de l’adolescence. Le collège accentue la relégation, car c’est une période de construction identitaire. Il peut y avoir des groupes de garçons qui font des activités qui se rapprochent du monde défini des femmes et des jeunes filles, qui vont complètement cesser leur activité à l’entrée au collège. C’est symptomatique.



    _ On voit de plus en plus apparaître des structures réservées aux « jeunes », comme des skate parks. Pourquoi les filles ne pourraient-elles pas s’en emparer et se les approprier ?

    _

    La suite : http://labrique.net/index.php/thematiques/feminismes/862-mixite-l-egalite-dechante

    #égalité #La_Brique #Femmes #Féminisme #Mixité #égalité #genre #espaces_de_loisir #politiques_publiques #choix #politiques #sport


  • 1870, une défaite choisie. colloque « Henri Guillemin et la Commune - le moment du peuple ? »
    Site Les Ami(e)s d’Henri Guillemin

    Intervention d’Annie Lacroix-Riz au colloque « Henri Guillemin et la Commune - le moment du peuple ? », le 19 novembre 2016 à Paris.
    Historienne, ancienne élève de l’ENS, agrégée d’histoire, docteur d’Etat, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris VII-Denis Diderot 

    http://www.henriguillemin.org/portfolio-view/annie-lacroix-riz

    http://www.dailymotion.com/video/x57mq8b_la-commune-de-paris-annie-lacroix-riz-colloque-henri-guillemin-

    Le drame de 1870 et la Commune - Henri Guillemin
    https://www.youtube.com/watch?v=P3opSWNFebk&list=PL9loupBcMDBN_aBoCfF6xy5HMU5nwYkl9

    L’affaire Bazaine - Henri Guillemin (1962)

    https://www.youtube.com/watch?v=euKkr_v-wFY

    Le fascisme en France - Henri Guillemin
    https://www.youtube.com/watch?v=W7OZWeZvUNU

    #1870 #bazaine #république_des_jules #guerre #france #allemagne #choix_de_la_defaite #Henri_Guillemin #facisme


  • swissinfo.ch | Des réfugiés traités « comme des paquets de la poste » ?
    http://asile.ch/2016/12/27/swissinfo-ch-refugies-traites-paquets-de-poste

    Alors que l’Union européenne discute d’un système de quotas, depuis plus de vingt ans, en Suisse, les requérants d’asile sont répartis entre les cantons sur la base d’un critère unique : la population. Les cantons sont satisfaits de cette pratique administrative, mais les ONG estiment qu’elle limite des chances d’intégration des réfugiés.