• Faut-il donner une voix à Lolita, l’héroïne silencieuse de Nabokov ? - Les Inrocks
    https://www.lesinrocks.com/livres/la-lolita-de-nabokov-au-coeur-de-deux-ouvrages-176619-09-08-2019

    (...) le livre-enquête de l’Américaine Sarah Weinman, Lolita, la véritable histoire, paraîtra le 25 septembre (on y reviendra). L’auteure y met en parallèle l’écriture de Lolita en 1948 avec un fait divers advenu au même moment : le kidnapping de la jeune Sally Horner, 11 ans, par le pédophile Frank La Salle.

    Elle démontre comment celui-ci aurait inspiré Nabokov. Mieux, comment il aurait été le déclic lui permettant de donner forme à un roman autour duquel il tournait depuis des années. Pendant deux ans, La Salle et la petite Sally voyagèrent à travers les Etats-Unis en voiture, et l’homme l’inscrira même un temps à l’école, bref, comme Humbert H et Lolita.

    • En période MeToo, le geste de Christophe Tison a tout l’air d’un sauvetage : donner enfin une voix à la victime, faire entendre les mots d’une femme abusée. Sauf qu’il y a dans ce geste quelque chose de dérangeant : comme si Lolita avait été une victime réelle. Pire : comme si, victime de Vladimir Nabokov lui-même, qui a choisi de ne pas lui donner de voix, il fallait réparer ce “dommage” qu’un écrivain fait subir à son personnage.

      Christophe Tison tente de donner une voix à Lolita…

      Or il n’y a pas d’ambiguïté dans le roman de Nabokov : Lolita est bien la victime d’hommes pervers, malades. Elle est le symbole de la capacité des hommes à la violence sexuelle, au mal (l’affaire se répétera avec Clare Quilty, un autre pédophile croisé sur sa route).

      Par ailleurs, on doute fort qu’une gamine de 12 ou 13 ans s’exprime ainsi : “Moi, petite fille recluse dans les terres stériles et les jardins mesquins de Ramsdale, ses petites barrières blanches (…).” Son langage semble à nouveau confisqué, au profit de celui de l’auteur. Qui par ailleurs la maltraite encore davantage en lui faisant accepter la proposition de Quilty de tourner dans des pornos alors que dans Lolita, elle refuse.

      #Lolita

    • Si Weinman ne condamne évidemment jamais Nabokov, affirmant qu’il est un génie, l’enjeu de son livre est pourtant ambigu. En voulant montrer, dit-elle, le vrai visage de l’horreur qu’a subie dans la vraie vie une petite fille réelle, elle veut aussi restituer l’horreur qu’a subie le personnage de Lolita derrière l’écran des mots poétiques, désirants du narrateur Humbert H. Comme si, là encore, il fallait sauver Lolita… de la littérature ?

    • Ca a l’air pas terrible le bouquin de Christophe Tison, rien que le titre est pourris puisque si c’est le journal intime de la fillette alors ca aurait du etre le Journal de D. Dolorès déteste que Hum l’appelle Lolita et n’aurais pas écrit le journal de L pour elle. Ensuite le fait que Christophe Tison ecrive comme un sous nabokov qui se tripote et prête se style prétentieux très masculin à Dolorès et lui fasse tourné un porno alors qu’elle le fait pas dans le bouquin, me donne plutot de haut le coeur. #male_gaze #silenciation #lolita

  • Il m’aimait - #Christophe_Tison - Babelio
    https://www.babelio.com/livres/Tison-Il-maimait/20107

    « Je ne pouvais pas parler, je n’y avais même jamais pensé tellement tout cela était de me faute, tellement j’étais compromis et depuis si longtemps. Et puis, au fond, je l’aimais bien, Didier. Depuis plusieurs années, je m’étais habitué à lui. A sa présence, à ses cadeaux et à son amour des enfants. »

    bon petit bouquin, qui se lit en une soirée. #pédophilie #pédocriminalité #garçon #enfant