• Joe Biden’s Silence on Ending the Drone Wars
    https://theintercept.com/2020/11/22/biden-drones-endless-wars

    With scant comments about U.S. assassination programs, there are indications that Biden would keep the drone wars around. President-elect Joe Biden has maintained silence for years on the controversial and continued use of so-called targeted killings — lethal strikes by drones, cruise missiles, and occasionally military special operations raids. Biden has never publicly disavowed or criticized former President Barack Obama’s legacy of expanding the use of drones, nor made clear his own (...)

    #USArmy #CIA #drone #anti-terrorisme #militaire #technologisme #aérien #vidéo-surveillance (...)

    ##surveillance

  • L’armée française sécurise une pépite de la tech convoitée par la CIA
    https://www.lefigaro.fr/societes/le-ministere-des-armees-investit-dans-la-start-up-preligens-20201119

    RÉCIT - Visée par In-Q-Tel, le fonds de la CIA, Preligens, leader de l’analyse de données à base d’IA, reste français. La France veut protéger ses pépites technologiques. La décision du ministère des Armées d’investir, via son fonds DefInvest, dans la start-up tricolore Preligens (ex-Earthcube), va dans ce sens. La jeune pousse, leader dans l’analyse de données satellitaires, à base d’Intelligence artificielle (IA), pour le compte des services de renseignement et des armées, vient de lever 20 millions (...)

    #In-Q-Tel #OVH #CIA #algorithme #militaire #Preligens_

  • Comment la CIA a espionné le monde entier depuis une petite entreprise suisse
    https://korii.slate.fr/et-caetera/comment-cia-espionner-monde-entier-entreprise-suisse-crypto-ag-operation

    Les services secrets du pays le savaient mais se sont tus. Fondée en 1952, l’entreprise Crypto AG basée en Suisse vend des machines cryptographiques qui permettent de chiffrer des communications. Ayant fourni les États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est devenue incontournable sur ce marché spécifique, d’abord avec des machines mécaniques puis avec des circuits électroniques et des logiciels. Parmi ses clients figurent un certain nombre de gouvernements à travers le monde. (...)

    #Crypto #CIA #BND #cryptage #surveillance #écoutes

  • Former NSA and CIA director says terrorists love using Gmail
    https://www.washingtonpost.com/news/the-switch/wp/2013/09/15/former-nsa-and-cia-director-says-terrorists-love-using-gmail

    Former NSA and CIA director Michael Hayden stood on the pulpit of a church across from the White House on Sunday and declared Gmail the preferred online service of terrorists. As part of an adult education forum at St. John’s Episcopal Church, Hayden gave a wide ranging speech on “the tension between security and liberty.” Follow the latest on Election 2020 During the speech, he specifically defended Section 702 of the Foreign Surveillance Intelligence Act (FISA), which provides the legal (...)

    #Google #Gmail #anti-terrorisme #FISA #PRISM #NSA #surveillance #CIA

  •  » Crypto AG : le coup du siècle du renseignement
    https://www.les-crises.fr/crypto-ag-le-coup-du-siecle-du-renseignement

    L’histoire de la société Crypto-AG, entreprise qui a vendu pendant des 10aines d’années des machines de chiffrage avec des algorithmes conçus par la CIA pour être déchiffrable facilement.
    Les services de renseignements allemands étaient également au coruant. Grâce à ces appareils truqués, la CIA et le BND ont écouté les conversations de plus de 100 Etats étrangers pendant toute la période 1950-2000 (Argentine pendant les Malouines, Iran pendant la guerre avec l’Irak...).
    (traduction de https://www.washingtonpost.com/graphics/2020/world/national-security/cia-crypto-encryption-machines-espionage)

    Sur l’implication des autorités suisses voir aussi :
    https://www.rts.ch/info/suisse/11087644-laffaire-despionnage-planetaire-crypto-suscite-le-malaise-a-berne.html
    et
    https://www.rts.ch/info/suisse/11742639-les-autorites-suisses-coresponsables-des-activites-de-la-societe-crypto

    #crypto-AG #backdoor #chiffrage #CIA

  • Comment le capitalisme de surveillance “transforme notre intimité en matière première”
    https://www.telerama.fr/idees/comment-le-capitalisme-de-surveillance-transforme-notre-intimite-en-matiere

    … et pourquoi il faut lutter contre. Dans “L’Âge du capitalisme de surveillance”, enfin traduit, Shoshana Zuboff, professeure émérite à la Harvard Business School, sonne l’alerte contre les géants du numérique qui nous dépossèdent de nos vies pour mieux les soumettre au marché.

    Au temps du tube cathodique, Jacques Ellul, l’un des grands penseurs de l’aliénation contemporaine, se posait déjà la seule question qui vaille vraiment à propos du pouvoir de la technique : « Une des illusions qu’on cherche à développer dans l’homme moderne, c’est de lui faire croire [qu’elle] le rend plus libre. […] Libre de quoi ? » À l’heure des réseaux sociaux et de la toute-puissance technologique, Shoshana Zuboff, professeure émérite à la prestigieuse Harvard Business School, prend le relais. Et sonne l’alerte. Nous sommes dépossédés de nos propres vies dans des proportions « indéchiffrables pour le cerveau humain ». Pire, plus nos spoliateurs en savent sur nous, moins nous en savons sur eux.

    Dans L’Âge du capitalisme de surveillance, un pavé de plus de huit cents pages sorti début 2019 aux États-Unis et enfin traduit en français (aux éditions Zulma), l’universitaire décrit minutieusement une société dystopique – mais bien réelle – dans laquelle les Google, Facebook et consorts capturent sans vergogne notre « surplus comportemental », raffinant le moindre atome de nos intimités numérisées pour leur seul profit. « C’est une double agression, contre notre autonomie et contre la démocratie », s’inquiète-t-elle, en livrant ce qui s’apparente à un opportun manuel de résistance.

    Celui-ci est d’autant plus notable qu’il n’émane pas d’une dangereuse radicale, bien au contraire : à la fin des années 1990, Shoshana Zuboff, prise dans une crise identitaire, a quitté son campus pour partir vivre dans une ferme. À l’époque, persuadée de faire partie du problème plus que de la solution, elle fait face à un choix : « Trouver un nouveau champ de recherche, ou chausser de nouvelles lunettes. » Ainsi a mûri sa charge – à mort – contre les tenants de ce « capitalisme renégat » qui nous traque tous, en permanence. Vous n’avez rien à cacher ? « Alors, vous n’existez pas. »

    Vous avez popularisé le terme « capitalisme de surveillance » depuis quelques années. Comment fonctionne-t-il ?

    L’effrayante spécificité du capitalisme de surveillance, c’est qu’il capture l’expérience personnelle pour la soumettre aux impératifs du marché. On pourrait même parler d’un marché de l’avenir humain. Ce capitalisme dévoyé transforme notre intimité en matière première qui, raffinée sous la forme de données, alimente une chaîne d’approvisionnement complexe. Dans ces usines d’un nouveau genre, on ne fabrique plus des produits mais des prédictions, individuelles et collectives. Ces conjectures, tirées de nos vies, émanent de nous, mais ne nous appartiennent pas. Elles nous concernent, mais ne nous reviennent pas.

    De la même manière que Ford aurait révolutionné le capitalisme en 1913, avec sa chaîne de production, vous posez le postulat que Google a inventé le capitalisme de surveillance au tournant du millénaire. Dans quelles circonstances ?

    Je situe sa naissance dans la Silicon Valley pendant l’éclatement de la bulle Internet, entre 2000 et 2001. À l’époque, de jeunes gens très intelligents dirigent des entreprises prometteuses, à l’intérieur desquelles ils inventent toutes sortes de services en ligne. Problème : ils ne gagnent pas d’argent. Là où le capitalisme industriel a réussi à transformer les ressources naturelles en énergie, les fleurons de cette nouvelle économie se révèlent incapables de répéter l’opération. Par conséquent, les investisseurs se retirent, et ils commencent à faire faillite les uns après les autres. Dans ce tableau, Google est perçu comme une pépite, mais même chez eux, il y a urgence.

    À vous écouter, ils n’étaient pas très doués pour le capitalisme !
    Jusqu’à ce qu’ils n’aient plus le choix, Sergey Brin et Larry Page, les fondateurs de Google, étaient publiquement opposés à la publicité ciblée. Quand ils ont commencé à regarder de plus près les données stockées sur leurs serveurs, des historiques de recherche, des miettes, des restes, ils ont réalisé qu’ils avaient à disposition un gisement gigantesque. C’est à ce moment-là qu’ils ont décidé d’exploiter notre surplus comportemental, que je nomme ainsi car il dépasse largement leurs besoins réels.
    “Au lieu de l’âge de l’information dont nous rêvions, fondé sur le partage de la connaissance permis par Internet, nous sommes renvoyés à un système féodal dans lequel des entreprises gigantesques peuvent influencer et contrôler nos comportements.”

    On touche ici une différence fondamentale. Le capitalisme industriel était une division du travail ; le capitalisme de surveillance, écrivez-vous, est une division de la connaissance. C’est-à-dire ?

    Il nous a fallu des décennies pour mesurer les conséquences du capitalisme industriel, pour déterminer par exemple que la dépendance aux énergies fossiles accélérait le réchauffement climatique. Aujourd’hui, nous sommes capables d’identifier les répercussions négatives du capitalisme de surveillance, à savoir la production secrète, effroyablement asymétrique, de savoir. C’est son effet le plus profond et le plus pernicieux, et il est indissociable d’un événement : le 11 Septembre. Au Capitole, juste avant que les tours jumelles s’effondrent, les parlementaires discutaient des contours d’une législation destinée à protéger la vie privée.

    En l’espace de quelques heures, George W. Bush a déclaré la « guerre contre la terreur », nous sommes entrés dans l’ère de l’information totale et dans une quête de certitudes. « Puisque nous n’avons pas su connecter les points, nous avons besoin de tous les points de tout le monde », ont dit les services de renseignement. Le département de la Défense, la CIA ou la NSA œuvrant sous les auspices de la Constitution américaine et obéissant à l’État de droit, il a fallu trouver une solution. Puisque Google et consorts n’étaient pas soumis aux mêmes contraintes, les autorités ont décidé de les laisser amasser richesse et pouvoir, afin qu’ils se chargent de connecter les points. Ainsi s’est forgée la symbiose entre la sphère publique et la sphère privée, entre la sphère du marché et celle du gouvernement.

    Pendant vingt ans, nous avons ensuite été aveuglés par notre optimisme sur le pouvoir libérateur de la technologie. Au lieu de l’âge de l’information dont nous rêvions, fondé sur le partage de la connaissance permis par Internet, nous sommes renvoyés à un système féodal dans lequel des entreprises gigantesques peuvent influencer et contrôler nos comportements. C’est une double agression, contre notre autonomie et contre la démocratie.

    Le pouvoir que vous décrivez est aussi immense qu’effrayant. Mais est-il vraiment effectif ?
    En 2001, Larry Page, le patron de Google, se référait à la capacité de calcul de ses serveurs en parlant de « [leur] intelligence artificielle ». Aujourd’hui, quand Google utilise cette expression, il s’agit d’un pouvoir sans commune mesure avec ces premières déclarations. Avec le capital qu’elles possèdent, ces entreprises visent le long terme. Pour entraîner son intelligence artificielle, Facebook ingère des trillions (milliards de milliards) de données chaque jour, afin de produire 6 millions de prédictions sur nos comportements par seconde. C’est une échelle inimaginable, indéchiffrable pour le cerveau humain.

    Pendant très longtemps, nous n’avions pas conscience de ce qui se jouait en arrière-plan. Puis le scandale Cambridge Analytica [du nom de cette officine britannique spécialisée dans le conseil politique qui a siphonné 87 millions de comptes Facebook au profit des campagnes du Brexit et de Donald Trump, ndlr] en 2018 a ouvert les yeux de l’opinion publique.
    “En 2016, le camp républicain a eu recours au micro-ciblage psychologique pour manipuler des comportements numériques qui ont des effets dans le monde réel. C’est ça le gagne-pain du capitalisme de surveillance.”

    Un récent rapport des autorités britanniques a tout de même montré que Cambridge Analytica a très largement survendu ses compétences…
    Mais personne ne peut nier que la campagne de Trump en 2016 a utilisé la technologie publicitaire de Facebook plus efficacement que quiconque. Le camp républicain a eu recours au micro-ciblage psychologique pour manipuler des comportements numériques qui ont des effets dans le monde réel. C’est ça le gagne-pain du capitalisme de surveillance.

    Vous estimez que le capitalisme de surveillance est « tyrannique », mais qu’il ne requiert « ni le fouet du despote, ni les camps ou les goulags du totalitarisme ». Avec l’omniprésence de nos smartphones, nos applications intrusives, nos objets connectés qui mouchardent, nous sommes devenus les agents consentants de notre propre enfermement. Plus que la manipulation cognitive, n’est-ce pas la plus grande victoire du phénomène que vous décrivez ?
    Nous nous sommes enchaînés nous-mêmes et c’est une intolérable tragédie. Dans nos sociétés libérales contemporaines, nous ne sommes pas éduqués à nous opposer au progrès technologique. Face à la dictature de l’inévitabilité, nous avons pourtant cruellement besoin d’alternatives et d’apprentissage citoyen. C’est d’autant plus problématique que les réseaux sociaux ont été inventés par des adolescents. Nous savons que ce moment de la vie désigne un soi inachevé.

    On construit sa personnalité et son libre-arbitre en se confrontant à l’altérité, au questionnement, à la dissonance. Or ces plateformes ne renvoient pas à des questionnements intérieurs – « Qui suis-je ? » – mais à des logiques de groupe. Des légions de pré-adolescents et de jeunes adultes sont profondément investis dans une machinerie conçue par d’autres adolescents et sont coincés dans un monde où ils sont constamment jugés par les autres. On parle souvent d’une économie de l’attention [qui consiste, dans la surabondance d’informations, à capter l’attention du public pour la valoriser économiquement, ndlr], mais c’est une confusion trompeuse. L’attention n’est que l’effet d’une cause, et cette cause, c’est un impératif économique qui demande une implication permanente.

    Craignez-vous que la pandémie, pendant laquelle nos vies se déroulent massivement en ligne, n’accélère cette dynamique ?
    À cause du coronavirus, l’Unesco estime que près de 300 millions d’enfants n’ont pas pu aller à l’école. C’est un chiffre sans précédent. Dans le même temps, Classroom, la plateforme d’apprentissage de Google à destination des enseignants, a multiplié par deux le nombre d’utilisateurs. Contrairement à ce que pensent les dirigeants des géants du numérique, cette consolidation n’est pas liée à un soudain afflux d’amour.

    Au contraire, deux enquêtes réalisées cet été montrent un renforcement du techlash (contraction de technology et backlash, ce mot-valise désigne le retour de bâton subi par les oligopoles de la Silicon Valley depuis deux ou trois ans, NDLR). La première dévoile que 75 % des Américains accordent plus d’importance à leurs données personnelles qu’au service offert par les plateformes ; 77 % pensent que ces entreprises ont trop de pouvoir ; 84 % ne leur font pas confiance. Dans la seconde, on apprend que la seule industrie moins populaire que Mark Zuckerberg est celle du tabac. Ces chiffres démontrent une véritable rupture entre le public et les Gafam, Facebook en particulier.

    “Je suis impressionnée par notre capacité collective à nous rassembler malgré l’isolement dans lequel nous sommes maintenus. C’est un premier pas et, désormais, il faut réussir à amener cette énergie dans l’arène politique.”

    Ce qui rend le moment aussi intéressant qu’incertain : sous le règne du capitalisme traditionnel, les classes populaires ont su s’unir pour défendre leurs droits en s’organisant en syndicats, en faisant grève, etc. Et face au capitalisme de surveillance ?
    Jusqu’à présent, nous n’étions que des utilisateurs, le terme dont nous affublent les plateformes. Une terminologie qui annonce notre anonymat interchangeable. En janvier 2019, j’ai quitté mon domicile pour trois semaines de tournée promotionnelle. Au bout du compte, j’ai voyagé pendant quatorze mois. Partout où je suis allée, aux États-Unis et en Europe, j’ai demandé aux gens de résumer en un seul mot pourquoi ils venaient à ma rencontre. En les compilant, j’ai réalisé qu’ils étaient récurrents et formaient un champ lexical parfaitement cohérent : liberté, anxiété, démocratie, manipulation, contrôle, résistance, colère, rébellion, action, invasion, peur, vie privée, vol, droits, autonomie, constitution, pouvoir, justice.

    Je suis impressionnée par notre capacité collective à nous rassembler malgré l’isolement dans lequel nous sommes maintenus. C’est un premier pas et, désormais, il faut réussir à amener cette énergie dans l’arène politique. Nous allons devoir inventer de nouveaux modes d’organisation, qui seront probablement différents des institutions du XXe siècle. Je pense par exemple au Real Facebook Oversight Board, lancé au mois de septembre et dans lequel je siège avec vingt-cinq autres membres de la société civile [ce collectif a été créé afin de surveiller l’Oversight Board officiel, « cour suprême » du réseau social chargée d’arbitrer les différends liés aux contenus, ndlr].

    Des armes anciennes pourraient toutefois être efficaces, comme les lois antitrust. Pensez-vous qu’il faille démanteler Facebook ou Google ?
    Ce n’est qu’une partie de la solution. Ces lois ont été conçues pour répondre à d’autres situations. Une entreprise comme Amazon était une impitoyable capitaliste avant de devenir une impitoyable capitaliste de surveillance. Autour de 2015, son patron, Jeff Bezos, a commencé à prendre conscience des incroyables revenus générés par les dividendes de la surveillance, et il s’est mis à réfléchir à un moyen d’embrasser ce modèle, en plus des pratiques dont il était déjà coutumier, qu’il s’agisse d’exploiter sa main-d’œuvre ou d’éliminer la concurrence.

    On pourrait dire la même chose de Facebook ou de Google. Il est vital que nous mesurions l’ampleur exacte du problème que nous tentons de résoudre. Quand les dirigeants de ces entreprises sont auditionnés au Congrès américain, il est surtout question d’invasion de la vie privée, de géolocalisation clandestine, du risque de désinformation. Ces interrogations montrent bien qu’il ne s’agit pas seulement de démanteler des monopoles. En Europe, le Règlement général sur la protection des données [entré en vigueur en mai 2018, ndlr] montre à la fois la voie et qu’il est bien trop tôt pour sabrer le champagne.

    Vous parlez d’un « capitalisme renégat » comme s’il était accidentel. Cela signifie-t-il qu’il peut être réformé ?
    Le capitalisme possède cette propriété que l’historien Fernand Braudel nommait « la longue durée ». Il faut l’analyser à travers ce prisme, en prenant en compte les spécificités de son époque, en l’occurrence le numérique. Je le nomme renégat car il renie certains aspects du capitalisme de longue durée, indispensables à sa durabilité, particulièrement l’idée d’offre et de demande. Même si Marx ou Schumpeter [le théoricien de la fameuse destruction créatrice, ndlr] ne partagent évidemment pas la même vision sur ses effets, le capitalisme, aussi violent et inégalitaire soit-il, a appris à améliorer les sociétés, en renforçant par exemple les classes moyennes.
    “Le capitalisme de surveillance ne s’intéresse ni à la réciprocité de l’offre et de la demande, ni à la résolution des problèmes que rencontrent les individus. Comme la financiarisation, c’est une forme entièrement parasite, et il n’y a rien à en sauver.”

    Le capitalisme de surveillance s’éloigne de ce modèle en ce sens qu’il détourne la technologie de notre époque à des seules fins d’accumulation. Il ne s’intéresse ni à la réciprocité de l’offre et de la demande, ni à la résolution des problèmes que rencontrent les individus. Comme la financiarisation, c’est une forme entièrement parasite, et il n’y a rien à en sauver. Je ne pense pas qu’on puisse dire la même chose du capitalisme industriel, qui a su en partie épouser les formes d’une société démocratique.

    Pour conclure sur une note plus personnelle et universelle, vous militez pour un droit au sanctuaire. Que répondez-vous à ceux, nombreux, qui prétendent qu’ils n’ont rien à cacher ?

    Si vous n’avez rien à cacher, vous n’existez pas. C’est une intoxication dangereuse. Cela revient à vous laisser détrousser de votre vie privée, à abandonner toute solitude et à ouvrir votre intimité à n’importe laquelle de ces entreprises. Dire que vous n’avez rien à cacher, c’est accepter votre condition d’utilisateur vide, uniquement défini par le rapport qu’il entretient avec les technologies qu’il utilise.

    #Alphabet #Google #DoD #NSA #CIA #algorithme #bénéfices #BigData #surveillance #microtargeting

  • Google and Palantir Are Two Sides of the Same Coin
    https://onezero.medium.com/what-you-need-to-know-about-the-google-for-spies-a1a472f5d3c5

    Both companies leverage vast amounts of data for unprecedented surveillance If you know the name Palantir, you probably know that it’s associated with Peter Thiel, that it contracts with defense and law enforcement agencies, and that it works with data somehow, including data from surveillance systems. You might get that it’s named, creepily enough, after the magical “seeing-stones” in Lord of the Rings. But what exactly it is that Palantir does has not always been clear from media coverage. (...)

    #Google #In-Q-Tel #Palantir #CIA #ICE #algorithme #migration #militaire #BigData #Maven (...)

    ##surveillance

  • « Avec la cotation en Bourse de Palantir, c’est la science-fiction qui entre à Wall Street »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/09/30/avec-la-cotation-en-bourse-de-palantir-c-est-la-science-fiction-qui-entre-a-

    Du fait de ses performances financières, de son éthique et de sa gouvernance, le spécialiste américain de l’analyse de données ne devrait pas se retrouver sur un marché public, estime Philippe Escande, éditorialiste économique du « Monde ». Pertes & profits. Dans le monde magique du Seigneur des anneaux, le palantir est un cristal qui permet de communiquer et de voir tous les événements, passés et futurs. La promesse de la société Palantir est la même : échanger, analyser et prévoir. Ses logiciels (...)

    #DGSI #In-Q-Tel #Palantir #CIA #ICE #GPS #géolocalisation #migration #fiscalité #écoutes #santé #SocialNetwork #surveillance #BigData #algorithme (...)

    ##fiscalité ##santé ##bénéfices

  • Palantir Shares Up in Wall Street Debut
    https://www.nytimes.com/2020/09/30/technology/palantir-stock-initial-public-offering.html?action=click&block=more_in_reci

    The Silicon Valley company leads a wave of tech outfits hoping to test the public markets in the busiest season for I.P.O.s in two decades. Palantir Technologies, a company that helps government agencies analyze vast amounts of digital data, saw its shares jump in its Wall Street debut on Wednesday in a sign of continued investor excitement for money-losing software companies. The company’s shares began trading at $10 on the New York Stock Exchange, a 38 percent increase from a “reference (...)

    #Airbus #In-Q-Tel #Palantir #CIA #Airbnb #DoorDash #Paypal #migration #données #bénéfices #écoutes (...)

    ##surveillance

  • Palantir, le géant de la surveillance aux profits fantômes.
    https://korii.slate.fr/biz/palantir-peter-thiel-surveillance-introduction-bourse-ipo-convaincre-inv

    L’introduction en bourse de la firme fondée par Peter Thiel approche, mais les investisseurs doutent. Proche de la CIA, en relation avec la DGSI, fondée par un soutien de Donald Trump, l’entreprise Palantir s’est forgé une réputation sulfureuse en signant des contrats de surveillance avec les armées et polices du monde entier. Malgré une date de fondation qui remonte à 2003, la firme spécialisée dans l’analyse de données reste aujourd’hui nimbée de mystère. Elle s’est toujours employée à entretenir une (...)

    #DGSI #Palantir #CIA #algorithme #migration #police #données #surveillance #bénéfices

  • I documenti segreti della #Cia sul caso #Ilaria_Alpi

    L’Espresso ha ottenuto i rapporti inediti americani sul periodo in cui in Somalia fu uccisa la giornalista. Si parla di un’azienda molto pericolosa e di trafficanti italiani.

    Trentadue pagine, dodici documenti classificati “Secret” e “Top Secret”. Report in grado, dopo ventisei anni, di riportarci nelle strade di Mogadiscio poco prima del 20 marzo 1994, la data dell’agguato mortale contro Ilaria Alpi e #Miran_Hrovatin. Carte oggi declassificate dalla principale agenzia dell’intelligence statunitense, la Cia, dopo una richiesta dell’Espresso in base al Freedom of Information Act (Foia). Un anno e mezzo di istruttoria, una risposta per ora parziale, ma in grado di aggiungere elementi importanti al contesto somalo oggetto dell’ultimo reportage di Ilaria Alpi. Doveva andare in onda la sera di quel 20 marzo, non arrivò mai in Italia, se non per frammenti, filmati incompleti. I report Usa aprono una porta sul mondo che Ilaria seguiva durante il suo ultimo viaggio. Traffici di armi, società della cooperazione italiana, alleanze segrete.

    Mogadiscio, 1994. La sconfitta della missione Onu per riappacificare la Somalia era compiuta. È la storia di un fallimento lo scenario che ha visto l’agguato mortale contro Ilaria Alpi e Miran Hrovatin. Roma, 2020. Le indagini per capire chi ha armato il commando di sei uomini sono ancora aperte. Movente, mandanti, esecutori: un foglio bianco.

    Mogadiscio era il crocevia di tante storie. Traffico di armi, prima di tutto. Razzi Rpg, Kalashnikov, munizioni di ogni tipo, un flusso inarrestabile che alimentava la guerra tra le due principali fazioni. Ali Mahdi, alleato con le forze Onu. Mohammed Farah Hassan, detto Aidid, il “vittorioso”, a capo delle forze islamiste. Quel mondo Ilaria lo conosceva come pochi suoi colleghi; si era laureata in lingua e cultura araba, con una lunga gavetta, prima di approdare alla Rai, raccontando il nord Africa, spesso in maniera rocambolesca. Delicata e profonda, nelle sue cronache. In grado di capire le sfumature, le alleanze che si nascondevano dietro l’apparenza. La giornalista giusta, per raccontare l’inferno. Un target per chi alimentava il caos.

    LA ROTTA DELLE ARMI

    #Mohammed_Aidid era il nemico numero uno della coalizione Onu quando la missione #Unosom inizia, con lo spettacolare sbarco dei Marines a Mogadiscio. Almeno in apparenza. Il 3 ottobre del 1993 i Rangers erano sulle sue tracce. Preparano una missione nel cuore di Mogadiscio, un’incursione che doveva durare pochi minuti, giusto il tempo per permettere a reparti speciali di catturare il signore della guerra. Tutto andò storto, i miliziani colpirono uno dei quattro elicotteri Black Hawk, uccidendo 19 soldati americani. Un’azione divenuta famosa con il film di Ridley Scott (“Black Hawk Down”)del 2001, icona cinematografica della sconfitta in Somalia.

    Da mesi la Cia era sulle tracce di Aidid, monitorando ogni suo spostamento. L’obiettivo fondamentale, per l’Onu e gli Stati Uniti, era individuarlo, ma anche capire chi finanziasse il capo della fazione islamista e da dove provenissero le armi utilizzate dalle sue milizie. In una nota del 18 settembre 1993, declassificata su richiesta dell’Espresso, gli analisti della Cia scrivono: «L’abilità del signore della guerra nel reperire nuove armi ha senza dubbio contribuito alle recenti indicazioni che Aidid si sente sicuro di vincere contro gli Stati Uniti e le Nazioni Unite». Dal mese di agosto del 1993 gli agenti statunitensi segnalavano un aumento di flussi di armi dirette alla fazione islamista. In realtà la Somalia fin dall’inizio della guerra civile era una vera e propria Santabarbara. Per anni il governo di Siad Barre - stretto alleato dell’Italia - aveva acquistato armi, creando magazzini letali nell’intero paese. L’Italia era stato uno dei principali fornitori, fin dai primi anni ’80. L’ex generale del Sismi Giuseppe Santovito - iscritto alla P2 - in un interrogatorio davanti all’allora giudice istruttore di Trento Carlo Palermo aveva raccontato delle ingenti forniture di armamenti al paese da sempre ritenuto come una e propria estensione geopolitica dell’Italia.

    Pochi mesi prima della morte di Ilaria Alpi e Miran Horvatin c’è una accelerazione. Aidid ha l’obiettivo - che ritiene raggiungibile - di far fallire la missione Onu, rimandando a casa i paesi della coalizione. Acquisire armi aveva un doppio scopo, spiegano le note Cia: essere pronti al combattimento, ma soprattutto convincere gli altri signori della guerra ad allearsi con gli islamisti.

    L’AIUTO SEGRETO ITALIANO

    Il primo ottobre 1993, due giorni prima di Black Hawk Down, a Washington arriva una nota dalla capitale somala: «Le rotte per la fornitura di armamenti, nascondigli e legami operativi delle forze di Aidid». Dal mese di settembre gli Usa avevano iniziato a monitorare le carovane che partivano dal lungo confine con l’Etiopia dirette nell’area di Mogadiscio, dove la situazione era divenuta estremamente critica: «Gli armamenti - che includono mortai e Rpg - sono trasportati lungo le strade che collegano Mogadiscio con Belet Weyne, Tigielo e Afgoi». L’obiettivo era chiaro: «Stanno pianificando di usare i mortai e gli Rpg contro Unosom».

    Nella stessa nota la Cia fornisce, per la prima volta, un’indicazione sulla rete logistica di appoggio alla fazione degli islamisti: «I supporter di Aidid stanno utilizzando la società Sitt, che è situata dall’altra parte della strada rispetto al compound Unosom. La società Sitt appartiene a Ahmed Duale “Hef”. (omissis) Commento: questa presenza è una minaccia per il personale Unosom e per chiunque entri nel compound». Duale e Sitt, due nomi da appuntare.

    Quando mancano quattro mesi all’ultimo viaggio di Ilaria Alpi e Miran Hrovatin la situazione a Mogadiscio diventa ancora più critica: «I compratori pro-Aidid stanno acquistando una inusuale grande quantità di munizioni», segnala la Cia in una nota del 23 novembre 1993. Un secondo report, con la stessa data, aggiunge un altro dettaglio: «C’è una consegna di armi e munizioni in una casa nel distretto Halilua’a di Mogadiscio, trasportata da un unico camion di produzione italiana, con sei casse di Ak-47, fucili di assalto Fal, quattro lanciatori di granata russi. L’origine del carico è ignota».

    IL DOPPIO GIOCO

    Per l’intelligence Usa, dunque, era la società Sitt lo snodo logistico utilizzato dai supporter di Aidid. «Una minaccia per l’Onu», scrivevano. Il nome era ben noto negli ambienti del contingente italiano. Appena due mesi prima della nota della Cia, la Sitt aveva inviato una serie di fatture per migliaia di dollari al comando Italfor relative alla fornitura di materiale di ogni tipo. Prima del conflitto la stessa società aveva operato come supporto logistico per la cooperazione italiana. A capo di quell’impresa, oltre all’imprenditore somalo Ahmed Duale, citato nella nota Usa, c’era Giancarlo Marocchino, trasportatore originario del Piemonte che operava in Somalia da anni. Fu lui ad intervenire per primo sul luogo dell’attentato mortale contro Alpi e Hrovatin. «Marocchino è stato un collaboratore che ho ritenuto affidabile fino a quando ho trovato le armi nel suo compound diffidandolo ufficialmente», racconta all’Espresso il generale Bruno Loi, a capo del contingente italiano fino al settembre 1993. «Ma per quanto riguarda la nota della Cia - prosegue Loi - mi stupisce che abbiano trovato questa minaccia senza fare nulla per eliminarla; c’è qualcosa che non quadra».

    L’INCHIESTA
    Sull’agguato del 20 marzo 1994 la Cia sostiene di non avere nessun record in archivio. Eppure l’ultima inchiesta di Ilaria Alpi si intreccia strettamente con quel traffico di armi diretto alla fazione di Aidid. Il 14 marzo 1994 i due reporter di Rai 3 arrivano a Bosaso, nel nord della Somalia. C’era un nome appuntato sul quaderno di Ilaria, la compagnia di pesca italo-somala Shifco. Una nave della società era ferma al largo della costa migiurtina, sequestrata dalle milizie locali. In un appunto del Sismi declassificato nel 2014 dall’allora presidente della Camera Laura Boldrini l’intelligence italiana racconta come quella compagnia, diretta da Said Omar Mugne - imprenditore somalo che aveva vissuto a lungo in Italia - proprio in quei mesi stava preparando il trasporto di un carico di armi «acquistato in Ucraina da tale Osman Ato, cittadino somalo naturalizzato statunitense, per conto del generale Aidid». Sulla Shifco e su Osman Ato la Cia ha risposto con la consueta formula: «Non possiamo confermare o smentire l’esistenza o la non esistenza di record». La questione, in questo caso, sembra avere ombre di segreto ancora oggi.

    “CROGIOLO DI MENZOGNE”
    Per il generale Bruno Loi la Somalia è ancora una ferita aperta: «Eravamo pronti a catturare Aidid nel giugno 1993 - racconta - avevamo il consenso del governo italiano, ma Unosom ci bloccò». Il fallimento di quella missione, spiega, va cercata nelle stesse regole di ingaggio delle Nazioni Unite: «L’Onu non ha capito che la democrazia non si esporta, ma si costruisce con anni di supporto», commenta Loi. E forse il caso Alpi rimane una ferita aperta perché è bene non entrare in quel labirinto senza fine della missione nel corno d’Africa: «La Somalia è stata un crogiolo di bugie, menzogne, disinformazione», spiega Loi, ventisei anni dopo. E di segreti che durano ancora oggi.

    https://espresso.repubblica.it/plus/articoli/2020/08/18/news/ilaria-alpi-cia-documenti-1.352110
    #journalisme #assassinat #Somalie #armes #trafic_d'armes #commerce_d'armes

  • The Junk Science Cops Use to Decide You’re Lying
    https://theintercept.com/2020/08/12/blueleaks-law-enforcement-police-lie-detection

    Leaked documents detail law enforcement trainings in lie detection techniques that have been discredited by scientists. The training session was billed as “cutting edge,” and dozens of law enforcement professionals signed up to learn about “New Tools for Detecting Deception” from a human lie detector who calls herself “Eyes for Lies.” Her real name is Renee Ellory, and she claims that she’s one of just 50 people identified by scientists as having the ability to spot deception “with exceptional (...)

    #FBI #CIA #manipulation #fraude #police #BlueLeaks

  • Des espions au Kremlin : la Russie
    https://www.franceculture.fr/emissions/conversations-secretes-le-monde-des-espions/des-espions-au-kremlin-la-russie-0

    Développé durant la première guerre mondiale, l’espionnage est devenu affaire courante durant la guerre froide. Les troupes invisibles de la CIA et du KGB, agences d’intelligence américaine et soviétique ont déroulé une variété de tâches aux ordres de leurs dirigeants politiques. Deux continents, deux peuples, séparés par un rideau de fer de plusieurs milliers de kilomètres et un dialogue de sourd qui aura duré plus de 40 ans : la Guerre Froide fut la première opposition idéo-politique sans combat direct. (...)

    #CIA #KGB #surveillance

  • Les espions du Président : les États-Unis
    https://www.franceculture.fr/emissions/conversations-secretes-le-monde-des-espions/les-espions-du-president-les-etats-unis-0

    Les États-Unis disposent des services de renseignements les plus puissants au monde. Patriote, le peuple américain entretient des liens très particuliers avec ses espions, souvent érigés au rang de héros. Ces derniers vous emmènent dans les arcanes de l’espionnage à l’américaine... Quoi de plus représentatif qu’un musée dédié à l’espionnage pour rendre compte de la relation qu’entretient le peuple américain vis-à-vis de ses espions ? À Washington, il y a le « spy museum ». A première vue, ce n’est rien (...)

    #NSA #CIA #surveillance

  • Dataminr Helped Police Use Tweets To Surveil BLM Protests
    https://theintercept.com/2020/07/09/twitter-dataminr-police-spy-surveillance-black-lives-matter-protests

    Leveraging close ties to Twitter, controversial artificial intelligence startup Dataminr helped law enforcement digitally monitor the protests that swept the country following the killing of George Floyd, tipping off police to social media posts with the latest whereabouts and actions of demonstrators, according to documents reviewed by The Intercept and a source with direct knowledge of the matter. The monitoring seems at odds with claims from both Twitter and Dataminr that neither (...)

    #Dataminr_ #FBI #CIA #Twitter #BlackLivesMatter #écoutes #SocialNetwork #surveillance #ACLU

  • Controversial Data-Mining Firm Palantir Vanishes From Biden Adviser’s Biography After She Joins Campaign
    https://theintercept.com/2020/06/26/biden-adviser-avril-haines-palantir

    In the run-up to the 2020 election, former Vice President Joe Biden’s campaign is putting together a foreign policy team for a potential future administration. Among those described as being part of the team is Avril Haines, former deputy director of the CIA during the Obama administration. According to an NBC News report from last week, Haines has been tapped to work advising on policy, as well as lead the national security and foreign policy team. In addition to her past national security (...)

    #Palantir #CIA #ICE #algorithme #journalisme #migration #élections #BigData #surveillance (...)

    ##Wikileaks

  • Vault 7 : la CIA reconnaît que la fuite de son arsenal de cyberguerre était due à une sécurité « terriblement laxiste »
    https://cyberguerre.numerama.com/5664-vault-7-la-cia-reconnait-que-la-fuite-de-son-arsenal-de-c

    Le ministère de la Justice américaine a communiqué le rapport de l’enquête interne de la CIA sur la fuite Vault 7, révélée par Wikileaks en 2017. Il conclut que l’unité qui développait les outils de cyberattaque de l’agence ne prenait pas la défense de son système suffisamment au sérieux. La sécurité informatique de la CIA était-elle en dessous des standards conseillés en 2017, lorsqu’une large partie de ses documents secrets-défense a été divulgué par Wikileaks ? C’est en tout cas ce que défend l’enquête (...)

    #CIA #hacking #Wikileaks

    //c2.lestechnophiles.com/cyberguerre.numerama.com/content/uploads/sites/2/2020/06/CIA-Logo.png

  • ‘The American friends’ : New court files expose Sheldon Adelson’s security team in US spy operation against Julian Assange
    https://thegrayzone.com/2020/05/14/american-sheldon-adelsons-us-spy-julian-assange


    Vous avez aimé Le Parrain de Coppola ? Voici comment l’histoire continue dans la vraie vie jusqu’aujourd’hui .

    “From now on, we’re going to be playing in the first division,” Morales announced to his employees. When a co-owner of UC Global asked what Morales meant, he responded that he had turned to the “dark side” – an apparent reference to US intelligence services. “The Americans will find us contracts around the world,” Morales assured his business partner.

    Morales had just signed on to guard Queen Miri, the $70 million yacht belonging to one of the most high profile casino tycoons in Vegas: ultra-Zionist billionaire and Republican mega-donor Sheldon Adelson. Given that Adelson already had a substantial security team assigned to guard him and his family at all times, the contract between UC Global and Adelson’s Las Vegas Sands was clearly the cover for a devious espionage campaign apparently overseen by the CIA.

    Unfortunately for Morales, the Spanish security consultant charged with leading the spying operation, what happened in Vegas did not stay there.

    Following Assange’s imprisonment, several disgruntled former employees eventually approached Assange’s legal team to inform them about the misconduct and arguably illegal activity they participated in at UC Global. One former business partner said they came forward after realizing that “David Morales decided to sell all the information to the enemy, the US.” A criminal complaint was submitted in a Spanish court and a secret operation that resulted in the arrest of Morales was set into motion by the judge.

    Morales was charged by a Spanish High Court in October 2019 with violating the privacy of Assange and abusing the publisher’s attorney-client privileges, as well as money laundering and bribery. The documents revealed in court, which were primarily backups from company computers, exposed the disturbing reality of his activities on “the dark side.”

    #mafia #espionnage #CIA #Las_Vegas #Julian_Assange

  • Britain gave Palantir access to sensitive medical data
    https://www.cnbc.com/2020/06/08/palantir-nhs-covid-19-data.html

    The U.K. Government gave Peter Thiel’s Palantir access to sensitive NHS patient data. A contract published online on Friday shows that Palantir is charging the NHS just £1 for its services. Britain’s National Health Service has given secretive U.S. tech firm Palantir access to private personal data of millions of British citizens, according to a contract published online. The NHS health records that Palantir has access to can include a patient’s name, age, address, health conditions, (...)

    #openDemocracy #santé #profiling #COVID-19 #BigData #bénéfices #algorithme #ICE #CIA #Faculty #Palantir #Microsoft (...)

    ##santé ##Google

  • Under pressure, UK government releases NHS COVID data deals with big tech
    https://www.opendemocracy.net/en/under-pressure-uk-government-releases-nhs-covid-data-deals-big-tech

    Hours before openDemocracy was due to sue, government releases massive data-sharing contracts with Amazon, Microsoft, Google, Faculty and Palantir. Hours before facing court proceedings from openDemocracy over its massive NHS COVID-19 data deal with private tech firms, the UK government has caved to pressure and released all the contracts governing its deals with Amazon, Microsoft, Google, and controversial AI firms Faculty and Palantir. The contracts, released to openDemocracy and tech (...)

    #openDemocracy #santé #COVID-19 #BigData #Amazon #ICE #CIA #NHS #Palantir #Microsoft #Google (...)

    ##santé ##Faculty

  • Zeitgeschichte ǀ 1950: Frontkämpferbund — der Freitag
    https://www.freitag.de/autoren/der-freitag/1950-frontkaempferbund


    Suzanne Labin, Carlo Schmid, Arthur Koestler

    Von Rudolf Walther - Im Westen Berlins tagt der„Kongress für die Freiheit der Kultur“ und ruft den Kommunismus als Feindbild aus. Getragen wird er von Geldern aus Washington.

    Der Osten hatte vorgelegt mit zwei kulturellen Manifestationen für den Weltfrieden – 1948 im polnischen Wroclaw, danach im April 1949 mit dem Pariser „Weltkongress der Kämpfer für den Frieden“, der sich besonders der Ächtung von Kernwaffen verschrieben hatte. Da wollte auch „der Westen“ nicht nachstehen und sich auf der Höhe des Kalten Krieges zeigen, wie er mit Churchills „Eiserner Vorhang“-Rede vom 5. März 1946 in Fulton (USA) eingeläutet war. Im März 1949 fand deshalb im New Yorker Waldorf-Astoria-Hotel auf Initiative des National Council of Arts, Sciences and Professions eine „Cultural Conference for World Peace“ statt als Antwort auf die Tagungen der linken und – wie man meinte – „falschen Friedensfreunde“. Es schlug die Geburtsstunde des „American Committee for Cultural Freedom“, das sich dem Kampf gegen Nationalsozialismus und Kommunismus verschrieb. Der Umstand, dass Ersterer als reale Größe seit vier Jahren nicht mehr existierte, spielte keine Rolle. Treibende Kraft im Vorfeld des Kongresses von 1950 in den Westsektoren Berlins war der amerikanische Journalist Melvin Lasky, der sich beim „Ersten deutschen Schriftstellerkongress“ im Oktober 1947 als Kämpfer gegen die Zensur in Ost und West profiliert hatte und damit vom stalinistischen Kommunismus enttäuschte Intellektuelle wie Arthur Koestler, Margarete Buber-Neumann, Franz Borkenau und Ernst Reuter für eine Mitarbeit gewann. Zum Kongress im Westberliner Titania-Palast im Juni 1950 reisten gut 1.800 Teilnehmer an – darunter der Philosoph Karl Jaspers, der Soziologe und KZ-Überlebende Eugen Kogon, die Schriftsteller Luise Rinser und Ignazio Silone, der Historiker Golo Mann und der Psychoanalytiker Alexander Mitscherlich. Ein zeithistorischer Zufall verlieh dem Kongress exemplarische Aktualität, weil einen Tag vor der Eröffnung am 26. Juni 1950 nordkoreanische Truppen, verbündet mit der UdSSR und China, die Demarkationslinie am 38. Breitengrad zu Südkorea überschritten und einen bewaffneten Konflikt auslösten. Dass Kongress und Kriegsausbruch zusammenfielen, beflügelte die Redner und bestimmte das stilbildende Vokabular des Kalten Krieges: Ignazio Silone, 1921 Mitbegründer der KP Italiens, ernannte das Vier-Sektoren-Berlin zum „Sturmzentrum der schärfsten Gegensätze“ zwischen Ost und West. Ernst Reuter sah den Westteil als „Enklave der Freiheit“. Nachdem der Kongress mit Beethovens Fidelio-Ouvertüre eröffnet worden war, verkündete der Schriftsteller Arthur Koestler einen „Kreuzzug“ gegen den Kommunismus. Und Melvin Lasky begrüßte die Teilnehmer als „europäische Freiheitslegion“.

    Arthur Koestler sollte die entscheidenden Akzente setzen: „Wir kamen, um ein Kampfbündnis zu schließen. Es geht hier nicht um relative Unterschiede, es geht um Leben und Tod. (…) Erstens weil die Theorie und Praxis des totalitären Staates eine Bedrohung darstellt, die alle früheren Tyranneien übertrifft. Zweitens geht es um Leben und Tod, weil die Freiheit kein Luxus ist (…) Freiheit und Friede sind untrennbar verbunden.“ Mit den Schlagworten „Totalitarismus“, „Friede“, „Freiheit“, die auch der französische Philosoph Raymond Aron ins Zentrum seines Auftritts rückte, waren die Fronten abgesteckt: Die Sowjetunion verkörperte das „Prinzip der totalen Unfreiheit“ (Theodor Plievier). Der ehemalige Trotzkist James Burnham sah in den US-Depots mit Atombomben den „einzigen Schutz der Freiheit“. Auch das Manifest, das der Kongress im Namen von Koestlers Parole, „Freunde, die Freiheit hat die Offensive ergriffen!“, verabschiedete, lebte von vollmundigen Freiheitsversprechen. Demokratie und Menschenrechte kamen dagegen nicht vor, „Neutralität“ wurde als „Verrat an westlichen Werten“ denunziert.

    Apologeten sehen in diesem Kongress und den damals entstandenen Zeitschriften Der Monat, Preuves und Encounter bis heute ein „Kampfinstrument gegen den Totalitarismus“. Die Tatsache, dass der Kongress und besagte Magazine Organe der US-Außenpolitik waren und von Anfang an bis zur Abwicklung in den 1970er Jahren über die CIA von regierungsnahen Stiftungen finanziert wurden, wird beschönigt oder verschwiegen. Linken, die einem schlichten Weltbild von Gut und Böse nicht folgten, sei es nicht darum gegangen, stalinistische Praktiken zu bagatellisieren, sondern darum, „in keinem Fall mit ihren Gegnern (zu) paktieren“ oder „Kritik an Ausbeutung und Unterdrückung“ nur selektiv zuzulassen, wie Jean-Paul Sartre bereits 1950 erklärte.

    Im Buch Der Sündenfall der Intellektuellen über jenen Kongress von Ulrike Ackermann aus dem Jahr 2000 geht es dagegen nur um zweierlei – die ausgelaugte „Totalitarismustheorie“ zu retten und eine Kontinuität des „Antitotalitarismus“ von den 1950er Jahren bis in die Gegenwart zu konstruieren. Zwei aussichtslose Unterfangen – zum ersten: Der Begriff „Totalitarismus“ kam in den 1920ern auf, fand aber erst nach 1947 größere Verbreitung. Er zirkulierte in den USA, in der BRD, in Italien und in Frankreich in unterschiedlichen Varianten, deren Gemeinsamkeit darin bestand, politisch beliebig instrumentalisierbar zu sein. In den USA diente er dazu, eine auf globalen Einfluss bedachte Außenpolitik zu legitimieren, in der BRD war er Staatsräson und Mittel zur Abgrenzung von der DDR. Für Hannah Arendt war die Sowjetunion nach Stalins Tod 1953 kein totalitärer Staat mehr, und der US-Politologe Zbigniew Brzeziński entwickelte 1954 mit dem Deutsch-Amerikaner Carl J. Friedrich zwar eine Definition von „Totalitarismus“, gebrauchte sie aber nach 1960 nicht mehr.

    Den jüngeren Antitotalitarismus der „neuen Philosophen“ in Frankreich entzauberte der Historiker Michael Scott Christofferson 2009 in seinem Buch Les intellectuels contre la gauche. L’idéologie antitotalitaire en France (1968 – 1991) als politische Improvisation. Große Teile der französischen Intelligenz, die nach 1945 links standen, hatten sich von der KPF nach dem Ungarn-Aufstand 1956 und wegen des ausbleibenden Bruchs mit dem Stalinismus distanziert. Der Philosoph Maurice Merleau-Ponty bezweifelte schon 1950 angesichts der Arbeitslager in der UdSSR, dass dort überhaupt „noch von Sozialismus zu reden“ sei.

    Die Kritik am Stalinismus war also in der französischen Intelligenz längst geläufig und die Existenz jener Lager bekannt, als 1974 Alexander Solschenizyns Buch über den Archipel GULAG erschien. Dabei hat weniger dieses Buch die Kritik an der französischen KP angefacht als vielmehr deren Reaktion auf Solschenizyn, dessen Literatur als „antisowjetische Propaganda“ diskreditiert wurde.

    Später dann, als sich Sozialisten und Kommunisten 1972 auf ein „Gemeinsames Programm“ einigten, malten maoistische wie konservative Intellektuelle das Gespenst einer „totalitären Herrschaft“ der Kommunisten an die Wand. Diese Projektion und nicht die Kontinuität der Debatten von 1950 gebar den jüngeren „Antitotalitarismus“. Die autoritäre kommunistische Herrschaft interessierte die „Antitotalitären“, darunter viele Ex-Maoisten, so wenig wie das Buch Solschenizyns. Der Antitotalitarismus der „neuen Philosophen“ zielte nicht auf die „real existierenden Diktaturen“ im Osten, sondern auf die künftigen Verantwortlichen einer demokratisch legitimierten französischen Regierung aus Sozialisten und Kommunisten, denen man präventiv und ohne triftige Gründe unterstellte, eine totalitäre Politik verfolgen zu wollen. Danach freilich lief sich der Begriff „Antitotalitarismus“ in Frankreich schnell tot und spielte keine Rolle mehr. Die meisten „Antitotalitären“ sind zu „Berufsfranzosen“ („souchiens“) geworden, wie der israelische Historiker Shlomo Sand 2016 in seiner brillanten Studie La fin de l‘intellectuel français? festhielt. Das Wort „antitotalitär“ hat letztlich nur in Deutschland überlebt, wo im FAZ-Feuilleton seit vielen Jahren versucht wird, dem verblichenen Gespenst „Antitotalitarismus“ ein Zweitleben einzuhauchen.

    Arthur Koestler - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/Arthur_Koestler#Post-war_years

    In June (1950) Koestler delivered a major anti-Communist speech in Berlin under the auspices of the Congress for Cultural Freedom, an organisation funded (though he did not know this) by the Central Intelligence Agency.

    Suzanne Labin — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Suzanne_Labin

    Elle fait partie en juin 1950 de la délégation française qui prend part à Berlin-Ouest à la réunion inaugurale du Congrès pour la liberté de la culture, aux côtés notamment de Georges Altman, Henri Frenay, Claude Mauriac, André Philip, Jules Romains et David Rousset. Elle a voulu devenir la directrice de la revue française de cette association internationale anticommuniste, Preuves, mais d’autres étaient sur les rangs et elle n’y est pas parvenue, malgré l’appui de Koestler. Certains ont considéré qu’elle est stupide, tel François Bondy, ancien communiste révolutionnaire passé par la SFIO, directeur de la revue. Son anticommunisme virulent est trop tranché et ne correspond pas à l’approche modérée et intellectuelle des principaux animateurs français du Congrès. Raymond Aron, en août, estime qu’il est hors de question de faire appel à elle, ce qui met un point final à ses ambitions 18,19. Elle s’est éloignée progressivement de ce réseau1. Elle publie cependant des articles dans cette revue dans les années 195020 et fréquente les mardis de Preuves, les conférences-débats qui se tiennent dans les locaux de la revue à partir de 195221.

    Congress for Cultural Freedom - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/iki/Congress_for_Cultural_Freedom

    The Congress for Cultural Freedom (CCF) was an anti-communist advocacy group founded in 1950. At its height, the CCF was active in thirty-five countries. In 1966 it was revealed that the United States Central Intelligence Agency was instrumental in the establishment and funding of the group.

    Historian Frances Stonor Saunders writes (1999): “Whether they liked it or not, whether they knew it or not, there were few writers, poets, artists, historians, scientists, or critics in post29war Europe whose names were not in some way linked to this covert enterprise.”[3] A different slant on the origins and work of the Congress is offered by Peter Coleman in his Liberal Conspiracy (1989) where he talks about a struggle for the mind “of Postwar Europe” and the world at large.
    ...
    Activities, 1950–1966

    At its height, the CCF had offices in thirty-five countries, employed dozens of personnel, and published over twenty prestigious magazines. It held art exhibitions, owned a news and features service, organized high-profile international conferences, and rewarded musicians and artists with prizes and public performances.

    Between 1950 and 1966 the Congress sponsored numerous conferences. A selective list describes 16 conferences in the 1950s held principally in Western Europe but also in Rangoon, Mexico City, Tokyo, Ibadan (Nigeria) and South Vietnam: the Founding Conference in Berlin was followed in 1951 by the First Asian Conference on Cultural Freedom, held in Bombay. A further 21 conferences over an even wider geographical area are listed for the first half of the 1960s.

    In the early 1960s, the CCF mounted a campaign against the Chilean poet Pablo Neruda, an ardent communist. The campaign intensified when it appeared that Neruda was a candidate for the Nobel Prize in Literature in 1964 but he was also published in Mundo Nuevo, a CCF-sponsored periodical.
    ...
    Legacy

    In 1967, the organization was renamed the International Association for Cultural Freedom (IACF) and continued to exist with funding from the Ford Foundation. It inherited “the remaining magazines and national committees, the practice of international seminars, the regional programs, and the ideal of a worldwide community of intellectuals.” There was also, until 1970, “some continuity of personnel”.

    Under Shepard Stone and Pierre Emmanuel the dominant policy of the new Association shifted from positions held by its predecessor. No “public anti-Soviet protests” were issued, “not even in support of the harassed Solzhenitsyn and Sakharov”. The culmination of this approach was a vast seminar at Princeton on “The United States: Its Problems, Impact, and Image in the World” (December 1968) where unsuccessful attempts were made to engage with the New Left. From 1968 onwards national committees and magazines (see CCF/IACF Publications below) shut down one after another. In 1977 the Paris office closed and two years later the Association voted to dissolve itself.

    Certain of the publications that began as CCF-supported vehicles secured a readership and ongoing relevance that, with other sources of funding, enabled them to long outlast the parent organisation. Encounter continued publishing until 1991, as did Survey, while the Australian Quadrant and the China Quarterly survive to this day. While the revelation of CIA funding led to some resignations, notably that of Stephen Spender from Encounter, outside Europe the impact was more dramatic: in Uganda President Milton Obote had Rajat Neogy, the editor of the flourishing Transition magazine, arrested and imprisoned. After Neogy left Uganda in 1968 the magazine ceased to exist.

    The European Intellectual Mutual Aid Fund (Fondation pour une Entraide Intellectuelle Européenne) set up to support intellectuals in Central Europe, began life as an affiliate of the Congress for Cultural Freedom. In 1991 it merged with the Open Society Foundations, set up and supported by financier and philanthropist George Soros.

    The records of the International Association for Cultural Freedom and its predecessor the Congress for Cultural Freedom are today stored at the Library of the University of Chicago in its Special Collections Research Center.

    #Berlin #Steglitz #Schloßstraße #Titania-Palast #Politik #Geschichte #Antikommunismus #USA #Kalter_Krieg #CIA #Propaganda #Kultur

  • How the CIA Learned to Rock | The Nation
    https://www.thenation.com/article/culture/wind-of-change-cia

    The CIA had not just an ideology but also an aesthetic. The Cold War was a cultural struggle as well as a political one. To demonstrate the superiority of Western Civilization, and particularly to win over wavering European intellectuals who might be attracted to communism, the agency funded literary magazines like The Paris Review—founding editor Peter Matthiesson was on the CIA’s payroll as a spy—and sponsored exhibits of Abstract Expressionism. In the late 1970s, the journalist Richard Elman researched “the Aesthetics of the CIA” and found documents revealing that the agency seriously considered a suggestion that “T.S. Eliot’s Four Quartets be translated into Russian and dropped by airplane all over the Soviet Union.”

    Instead, the agency even in the 1950s thought that America’s musical strength lay in popular work. In a 1955, Frank Wisner, then deputy director of plans, rejected the idea of sending the New York Ballet to Moscow. “Our initial presentations to Soviet audiences should aim for mass appeal,” Wisner argued. He wanted music that was “expressive of our folklore or unmistakably typical of U.S.” Wisner was particularly interested in works by “negro performers” that would display their “capacity” and “the opportunities they have in U.S. artistic life.” Wisner believed that “first-rate American jazz” would “serve to demonstrate the breadth and vitality of American musicianship.”

    The story of the CIA’s love of popular music is brought up to date in a splendid podcast called Wind of Change, by New Yorker journalist Patrick Radden Keefe. In the eight-episode series, Keefe investigates the rumor that CIA agents composed the ballad “Wind of Change,” first performed in 1989 by the German heavy metal group Scorpions and released the following year. The song was a huge hit on both sides of the Iron Curtain, becoming a kind of unofficial anthem for the end of communism.

    The podcast is very much a detective story, and like all whodunits deserves to be left spoiler-free. But one of its strengths is that Keefe places his story fully in the context of the CIA’s history of arts patronage.

    As Keefe observes, “We think of culture—or we want to think of culture—as organic and spontaneous, as purer than politics. Nina Simone clearly did. She felt it gave her a deep connection to the people she met in Nigeria. So it is really unsettling to learn that the hidden hand of government was at work. It’s a feeling of dispossession, like someone picked your pocket.”

    #CIA #Culture #Patrick_Radden_Keefe #Nina_Simone #Fred_Turner #Democratic_surround

  • Klaus Meine dément le `` vent de changement ’’ des scorpions de la CIA - Urban Fusions
    https://www.urban-fusions.fr/2020/05/11/klaus-meine-dement-le-vent-de-changement-des-scorpions-de-la-cia

    Le chanteur des Scorpions Klaus Meine jure que la CIA n’a pas écrit le succès du groupe en 1991 « Wind of Change ».

    Mais après avoir entendu parler de la théorie du complot pour la première fois lors d’une interview pour une nouvelle série de podcasts sur le sujet, il pense que cela ferait un grand film.

    « C’est bizarre – dans mes rêves les plus fous, je ne peux pas penser à la façon dont cette chanson se connecterait à la CIA », a déclaré Meine sur le podcast Wind of Change après avoir fait part de la rumeur. « Je n’ai jamais entendu ça. Je suis très surpris. Quelqu’un voulait prendre le crédit de la chanson ? »

    Le journaliste Patrick Radden Keefe a lancé l’enquête qui est devenue le podcast Wind of Change en huit parties il y a des années, après avoir entendu une histoire de seconde main d’un ami qui travaillait pour la CIA. Un autre membre de l’organisation se vanterait que l’agence aurait écrit la chanson pour le groupe de rock allemand dans le cadre d’une campagne visant à accélérer la fin de la guerre froide avec le rock’n’roll alors que les valeurs culturelles occidentales continuaient d’infiltrer certaines parties de l’Europe de l’Est. .

    L’histoire d’origine de « Wind of Change » de Meine est restée la même pendant des décennies : après avoir joué à Moscou dans le cadre d’un premier festival de heavy metal tout-en-un aux côtés de Motley Crue, Bon Jovi et Ozzy Osbourne, le leader des Scorpions était inspiré par l’ampleur des changements culturels survenus en Russie depuis la dernière visite du groupe deux ans plus tôt.

    « C’est une histoire intéressante, certainement », a déclaré Meine à Keefe après avoir été informé de la théorie de la CIA et du nombre d’interviews et de recherches que le journaliste avait faites afin de découvrir la vérité derrière une éventuelle connexion entre Scorpions et le gouvernement américain.

    « C’est une bonne idée pour un film. Ce serait cool », a concédé le chanteur. « Si la CIA avait une chanson [like that] envoyer un chanteur et … le mettre derrière le rideau de fer, ça aurait du sens. C’est un peu bizarre d’y penser. Mais d’un autre côté, cela souligne le pouvoir de la musique, d’une manière considérable. Tout d’un coup, la moitié de la Russie siffle « vent de changement » et ils ne savent pas pourquoi. »

    Même Keefe a finalement admis qu’après toutes ses années de recherche, « je ne sais pas si je crois qu’il y a une sorte de connexion. » Pour sa part, Meine semblait surtout amusée par l’histoire. « Cela montre simplement que la musique a tellement plus de pouvoir que d’être la musique que nous entendons parfois à la radio ou dansons ou faisons l’amour », a-t-il déclaré. « Il y a aussi de la musique autour de vous qui peut vous toucher profondément, et de la musique qui peut évidemment changer les choses. Mais je pense [this theory is] une blague. Je ne prends pas ça au sérieux. « 

    Le chanteur de longue date des Scorpions a reconnu avoir été impressionné par l’impact de sa chanson sur le monde. « Nous sommes toujours surpris lorsque vous allez dans des endroits éloignés et voyez ce que cela signifie », a-t-il déclaré. « Mais cette chanson a sa propre vie et son histoire. » De plus, a-t-il noté en plaisantant, « cela ajoute un autre chapitre avec la CIA. À la fin de la journée, la chanson est devenue plus grande que nature. C’est l’une de ces chansons [that] faire leur propre chemin, et je ne peux rien faire. « 

    #Scorpions #CIA #Patrick_Radden_Keefe

  • La #Suisse sous couverture - Agents infiltrés (1/5)

    En 1955, les #services_de_renseignement américains et l’entreprise suisse #Crypto_AG concluent un accord confidentiel qui permettra l’#espionnage des communications de 130 pays. Durant des décennies, un pan de l’industrie helvétique sera impliqué dans ces activités, malgré la « #neutralité » du pays et avec la bénédiction du Conseil fédéral.

    https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-agents-infiltres-15?id=10868165

    #histoire #USA #guerre_froide #Crypto #William_Friedman #cryptographie #technologie #espions #renseignements #Boris_Hagelin #neutralité #espionnage #affaire_Buehler #Hans_Buehler #Nora_Makabee #BND #Siemens #Loèches #Valais

    ping @simplicissimus @etraces

    • La Suisse sous couverture - Les grandes oreilles de la Confédération (2/5)

      A #Loèche, #Swisscom, le Département fédéral de la défense et des entreprises privées proches de la #National_Security_Agency (#NSA) gèrent un parc d’antennes pour les communications satellitaires entre la Suisse et l’étranger. En l’an 2000, ce site stratégique devient la porte d’entrée privilégiée de Washington pour espionner les communications dans le monde entier.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-les-grandes-oreilles-de-la-confederation-25-?id=108681
      #neutralité #télécommunication #satellites #ONYX #services_de_renseignement #USA #Etats-Unis #Jean-Paul_Rouiller #signalhorn #Treasure_Map serveurs_clandestins #déni

    • La Suisse sous couverture - #Genève, nid d’espions (3/5)

      Des salons de l’#ONU truffés de micros, des antennes camouflées dans les missions diplomatiques et des agents russes ou américains infiltrés partout... A Genève, où Edward Snowden travaillait pour la #CIA, le petit monde du renseignement grenouille discrètement et les espions chassent en meute.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-geneve-nid-despions-35?id=10868210
      #Snowden #Nations_Unies #Special_collection_service (#SCS) #organisations_internationales #système_d'écoute #site_C #Wiesbaden #Fort_Meade #NSA #Russie

    • La Suisse sous couverture - Le secret bunker suisse (4/5)

      Nos données numériques personnelles sont une mine d’or d’informations qu’il faut protéger des regards indiscrets. En Suisse, une législation déficiente – elle date de 1992 – permet à des puissances étrangères d’accéder à ces données. Dans le dossier du « big data », c’est la souveraineté de la Confédération qui est en jeu.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-le-secret-bunker-suisse-45?id=10868236

      #big_data #données_numériques #coffre-fort_numérique #réduit_national_4.0 #stockage #RGPD #protection_des_données #cloud_act

    • La Suisse sous couverture - Crypto révolution (5/5)

      D’un côté, Google et consorts contrôlent les canaux et le stockage de l’information. De l’autre, une puissante mouvance de hackers tente de rendre cette information publique, en piratant des systèmes informatiques. L’enjeu de cette guerre ? La défense de libertés fondamentales, aussi bien sur internet que dans la société.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-crypto-revolution-55?id=10868255

      #activisme #résistance #hackers #Digital_Gesellschaft #droits_humains #chaos_computer #club #surveillance #économie_de_la_surveillance

    • La CIA s’est servie d’une entreprise suisse pour espionner plus de 100 pays

      Une affaire d’espionnage secoue la Suisse : pendant des décennies, les services de renseignement américains et allemands ont secrètement utilisé une entreprise suisse et sa technologie pour espionner de nombreux États. Que savaient les autorités suisses à ce sujet ?

      Vue de l’extérieur, la firme zougoise Crypto AG était une entreprise suisse sérieuse, spécialisée dans la technologie de pointe. Elle fabriquait un produit peu utilisé par la plupart des gens : des appareils de chiffrement. Ses clients étaient des États ainsi que leurs armées et services secrets voulant rendre leurs communications secrètes illisibles, c’est-à-dire les crypter ou les chiffrer.

      Cependant, Crypto AG n’était une entreprise normale et respectant les valeurs ayant cours en Suisse que côté pile. Côté face, elle possédait une structure cryptique – au sens propre – car ses propriétaires agissant dans l’ombre étaient, à partir de 1970, l’agence centrale de renseignement américaine (CIA) et le service de renseignement allemand (BND). Les deux services secrets firent en sorte que la technologie de cryptage « swiss made », réputée infaillible, soit munie d’une porte dérobée.

      Grâce à ces manipulations ciblées, la CIA et le BND ont pu espionner 148 États – ennemis ou alliés – pendant des dizaines d’années. Tous ces pays avait investi des millions pour obtenir la technologie de ce pays neutre et digne de confiance qu’était la Suisse. Autrement dit, ils ont payé eux-mêmes les appareils qui les ont trahis.

      Les faits ont été dévoilés à la mi-février par la télévision suisse alémanique SRF, la chaîne allemande ZDF et le « Washington Post » à l’issue d’une enquête commune. L’équipe de recherche s’est appuyée sur des dossiers de la CIA qu’on lui a fait passer en douce, et sur des entretiens avec d’anciens employés de Crypto AG et leurs proches.

      L’ampleur du « coup du siècle des services secrets » – ce sont les termes de la CIA – paraît énorme. L’affaire met en lumière les tensions de l’époque de la guerre froide. La complicité de la CIA et du BND éclaire d’un nouveau jour bon nombre d’événements historiques de ces 50 dernières années. Jusqu’où faut-il réécrire l’histoire mondiale récente ? Seule une étude approfondie des CryptoLeaks le déterminera. L’histoire suisse doit-elle, elle aussi, être révisée ? C’est la question qui fait tant de vagues aussi en Suisse. On se demande ce que les autorités suisses savaient, et si l’État suisse était au courant des agissements des services de renseignement étrangers sur son sol et les a couverts.
      « Le programme a dépassé les espérances les plus folles »

      Dans quelle mesure les activités d’espionnage de la CIA et du BND, s’appuyant sur la technologie truquée de l’entreprise Crypto AG, ont-elles abouti ? Le succès des espions est toujours un échec pour ceux qui en sont victimes : la réponse dépend donc du point de vue adopté. Celui de la CIA, d’après les sources publiées, est le suivant : « Cela a été le projet d’espionnage à la fois le plus productif et le plus long depuis la Seconde Guerre mondiale. » Ainsi, entre 80 et 90 % des communications secrètes de l’Iran ont pu être déchiffrées. D’après la source de la CIA, « le programme a dépassé les espérances les plus folles de ses inventeurs. »

      Ces écoutes ont permis aux États-Unis d’influencer l’issue de tous les grands conflits ou presque à leur profit. Un exemple : selon l’état actuel des sources, le coup d’État militaire au Chili (1973) a été soutenu par les États-Unis sur la base des écoutes. En même temps, la CIA et le BND ont épié les conversations du régime militaire alors parvenu au pouvoir et n’ont donc jamais rien ignoré des méthodes de persécution et de torture qui coûtèrent la vie à 30 000 opposants au régime.
      Beaucoup de questions, premières réponses

      Les révélations sur Crypto AG font beaucoup de vagues, mais il n’est pas encore possible d’en tirer des conclusions définitives. Les grandes questions qu’elles posent esquissent cependant la portée de l’affaire pour la Suisse.

      Pourquoi la CIA et le BND ont-ils utilisé la couverture discrète d’une entreprise suisse ?

      Crypto AG a été fondée en 1952 par le cryptologue suédois Boris Hagelin. Il n’a pas implanté son entreprise en Suisse par hasard : « Lorsqu’on travaillait dans un domaine aussi sensible que la cryptographie, il valait mieux rechercher la protection d’un pays neutre mais faisant preuve de peu de scrupules moraux », indique la source de la CIA. Boris Hagelin a vendu son entreprise en 1970 à une société-écran de la CIA et du BND.

      Ce sont la CIA et le BND qui se sont livrés à ces activités d’espionnage. Pourquoi l’affaire est-elle perçue en Suisse comme un scandale « suisse » ?

      Du point de vue suisse, il est déterminant de savoir si les autorités du pays connaissaient les intentions, le modus operandi et la portée des activités d’espionnage, et si elles les ont tolérées, voire même favorisées.

      Des employés de Crypto AG soupçonnèrent que des puissances étrangères s’étaient immiscées dans les rouages de leur parfaite technique. Ils en ont informé la justice suisse. Que s’est-il passé ensuite ?

      Il est prouvé qu’au milieu des années 1970, un employé a informé des instances officielles que les appareils vendus étaient « dotés de générateurs de clés manipulés permettant aux services d’espionnage allemands et américains de déchiffrer les messages » : c’est ce que dit une fiche des Archives fédérales du 24 juillet 1977. Le problème est que les dossiers relatifs à cette fiche ont en partie disparu…

      La police fédérale suisse a enquêté sur la base de ces accusations, mais sans résultat. Des témoins de l’époque affirment aujourd’hui que les interrogatoires menés par la police ne l’ont été que « pour la forme »...

      Toute l’affaire ne sent-elle pas un peu le réchauffé de l’époque de la guerre froide ?

      Il est vrai que les premières accusations ont été lancées au milieu des années 1970. Et que Hans Bühler, ancien employé de Crypto, a accusé ouvertement son entreprise de collaborer avec des services secrets étrangers (Hans Bühler, soupçonné d’espionnage, a passé neuf mois dans une geôle iranienne, et a publié ses accusations dans un livre paru en 1994). Mais toute la portée de l’affaire n’éclate au grand jour que maintenant, car des preuves ont été fournies par des sources de la CIA. De plus, les activités d’espionnage ont perduré jusqu’en 2018, soit bien après la fin de la guerre froide. Le BND s’en est toutefois retiré en 1993 déjà, à la suite de la réunification de l’Allemagne.

      Dans l’état actuel des connaissances, que savait le Conseil fédéral de ces activités d’espionnage ?

      C’est une question clé. On ne sait pas encore dans quelle mesure des conseillers fédéraux étaient au courant de ces activités. Les documents de la CIA impliquent l’ancien conseiller fédéral Kaspar Villiger (PLR). Aujourd’hui âgé de 79 ans, ce dernier nie vigoureusement avoir été informé des détails.

      Pourquoi est-ce si important de savoir si le Conseil fédéral était au courant des activités d’espionnage ?

      S’il devait s’avérer que le Conseil fédéral, ou certains conseillers fédéraux, connaissaient ces activités d’espionnage, des questions sérieuses se posent : le gouvernement les a-t-il tolérées ? Ou les a-t-il couvertes ? A-t-il accepté que la neutralité suisse serve de leurre ? Et si la Suisse a été complice, a fermé les yeux ou couvert les faits : comment justifier l’espionnage contre des pays belligérants lorsqu’on affiche une politique de neutralité ?

      Comment le Conseil fédéral et le Parlement réagissent-ils à l’affaire ?

      La présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga, a dit très tôt que le gouvernement allait réunir tous les faits et était favorable à une enquête. La ministre de la Défense Viola Amherd a confirmé que son département abrite des documents laissant penser que son prédécesseur Kaspar Villiger était au courant. Désormais, l’affaire fait l’objet d’une enquête de la Délégation des Commissions de gestion des chambres fédérales. Cet organe de contrôle entend déterminer ce que la Suisse savait de ces activités d’espionnage, et si les renseignements suisses en ont même éventuellement même.

      L’affaire des CryptoLeaks met-elle en péril le rôle actuel de la Suisse ?

      La Suisse joue un rôle d’intermédiaire dans de nombreux conflits. Elle propose même ses « bons offices » dans les régions du monde sous tension. Ainsi, elle joue actuellement le « rôle du facteur » entre les États-Unis et l’Iran. La Suisse ne peut endosser ce rôle diplomatique que si sa crédibilité d’État neutre est intacte. C’est précisément cette crédibilité qui est en jeu maintenant. Ajoutons que l’Iran a été particulièrement touché par l’espionnage permis par la technologie « swiss made » truquée et vendue par le représentant de Crypto, Hans Bühler.

      Ce sont les États-Unis et l’Allemagne qui ont espionné d’autres pays. Pourquoi la réputation de la Suisse en souffrirait-elle ?

      L’avenir dira si la perception extérieure de la Suisse a subi des dommages. Mais la perception intérieure de la Suisse est de toute façon affectée : l’image de pays neutre à laquelle tiennent tant de Suisses est endommagée. L’affaire des CryptoLeaks pourrait jeter un discrédit total sur la neutralité suisse (voir aussi le commentaire de notre invité, p. 15).

      Crédibilité, confiance, image de soi : ce sont des facteurs subjectifs. L’affaire menace-t-elle aussi des intérêts économiques tangibles ?

      La Suisse possède une branche technologique en plein essor, qui dépend aussi de l’image de marque du pays. De plus, la Suisse souhaite se vendre comme une « place numérique propre », et promeut une initiative internationale dans le domaine de l’éthique. L’affaire des #CryptoLeaks tombe très mal.

      https://www.revue.ch/fr/editions/2020/03/detail/news/detail/News/la-cia-sest-servie-dune-entreprise-suisse-pour-espionner-plus-de-100-pays

  • Libertés : Les surveillés ouvrent l’œil par Romain Haillard | Politis
    https://www.politis.fr/articles/2020/04/libertes-les-surveilles-ouvrent-loeil-41799

    Au XIXe siècle, quand la machinerie industrielle opprimait les travailleurs, les « enquêtes ouvrières » émergèrent. Un travail méthodique de recueil de l’information, une documentation de l’oppression patronale, une analyse spécifique usine par usine… Ces investigations populaires et leur partage ont rendu les dominations visibles. Une base solide pour l’émancipation et pour donner une première réponse à la question : comment déjouer ces dominations ? Deux siècles plus tard, des initiatives concernant la (...)

    #CIA #Palantir #algorithme #contactTracing #CCTV #smartphone #technologisme #vidéo-surveillance #lutte #santé #surveillance #travail #LaQuadratureduNet (...)

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