• En Arabie saoudite, les déboires de l’empire des Ben Laden sous MBS AFP - 28 avril 2021

    Dans le cadre d’une campagne anticorruption menée par le prince héritier et considérée comme une purge politique, l’État a retiré le contrôle de la gestion à la famille Ben Laden.


    Les bureaux de la famille Ben Laden en Arabie saoudite, en 2004. (Crédit : Bertil Videt / CC BY 2.5)

    La richissime famille saoudienne des Ben Laden a survécu aux retombées des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, reniant la « brebis galeuse » Oussama mort il y a dix ans. Mais sa fortune s’est effondrée ces dernières années avec l’ascension fulgurante du prince héritier Mohammed ben Salmane.

    Le groupe Ben Laden, plus grand empire de construction d’Arabie saoudite fondé par le père d’Oussama ben Laden en 1931, s’est enrichi pendant des décennies grâce à sa proximité avec la famille royale. Mais il croule aujourd’hui sous les dettes.

    L’État a retiré le contrôle de la gestion à la famille Ben Laden, qui a construit une grande partie de l’Arabie saoudite moderne, dans le cadre d’une vaste campagne anti-corruption menée en 2017 par « MBS » et largement considérée comme une purge politique.

    « Les Ben Laden ont survécu au 11-Septembre mais ils n’ont pas pu survivre à MBS », a déclaré à l’AFP un proche de la famille. « On aurait pu penser que ce serait l’inverse. »

    Bakr ben Laden, ancien président du groupe et demi-frère septuagénaire d’Oussama, est en détention depuis novembre 2017, selon deux proches de la famille. Ses frères Saad et Saleh ont été un temps emprisonnés.

    Aucun chef d’accusation n’a été divulgué publiquement. Ils nient avoir commis des actes répréhensibles.

    Le gouvernement a récupéré la participation des trois frères dans la société, soit 36,2 %, d’après un document officiel vu par l’AFP.

    Les autorités ont également saisi des biens, notamment des villas, des jets privés et une collection de voitures de luxe, et ont interdit aux membres de la famille de voyager à l’étranger, selon les proches.


    Vue de Ryad. (Credit : CC BY Hic et nunc/Wikimedia Commons)

    « Loyauté et gratitude indiscutables »
    Mohammed, père d’Oussama, a fondé la société qui s’est transformée en empire de plusieurs milliards de dollars grâce à des contrats publics lucratifs de construction de palais, d’universités, d’autoroutes et de mosquées.

    Cet immigré yéménite a eu plus de cinquante enfants de plusieurs épouses. Une famille tentaculaire qui a fait l’objet d’une attention internationale après les attentats de septembre 2001 aux États-Unis, orchestrés par Oussama, le fondateur du réseau jihadiste Al-Qaïda.

    La famille l’avait renié dès 1994 en raison de ses activités et n’a pas été inquiétée par l’État saoudien.

    L’entreprise était tellement liée aux dirigeants saoudiens que Bakr ben Laden a longtemps conservé un espace de travail à la cour royale. Il servait souvent de « distributeur de billets » aux membres de la famille royale, selon l’une des sources.

    « Mon grand-père Mohammed ben Laden et mes oncles ont aidé à construire le royaume et ont servi les rois successifs, en tant que partenaires incontournables, avec une loyauté et une gratitude indiscutables. Cette relation spéciale a pris fin avec MBS », a déclaré à l’AFP un Ben Laden de la troisième génération.

    Un autre événement dramatique, survenu aussi un 11 septembre, a signé la disgrâce de la famille Ben Laden dans son pays : une grue de l’entreprise s’est écrasée dans la Grande Mosquée de La Mecque ce jour-là en 2015, tuant plus de 100 personnes. C’est également l’année d’accession au trône du père de MBS.

    Le groupe a été évincé de nouveaux projets pendant plusieurs mois. Et il a aussi subi la pression de la chute des prix du pétrole depuis 2014, qui a réduit les revenus du gouvernement et provoqué des retards de paiement, ont indiqué les deux sources.

    « Tourner la page »
    Mais la campagne de répression de 2017 a porté le coup de grâce, avec Bakr ben Laden extirpé de sa villa de Jeddah entouré d’une nuée de SUV noirs, raconte l’une des sources.

    Pour les partisans du prince héritier, cette campagne était nécessaire pour secouer une oligarchie richissime et la sortir de ses habitudes de corruption à l’ère de l’austérité budgétaire.

    Les Ben Laden « étaient corrompus comme beaucoup d’autres. Ils n’ont pas été abattus comme en Chine mais enfermés au Ritz pendant quelques mois et ont pu négocier », assure à l’AFP un proche de la cour royale.

    Les trois frères Ben Laden n’étaient pas joignables et le gouvernement n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP.

    La proximité de la famille avec l’ancien prince héritier saoudien Mohammed ben Nayef et son ancien bras droit Saad Aljabri – dont un fils a épousé une fille de Saad ben Laden –, expliquerait aussi l’acrimonie avec MBS.

    Bakr ben Laden a certes restitué des milliards de dollars d’actifs et d’actions mais il détient toujours des « actifs importants » à l’étranger, hors de portée du gouvernement saoudien.

    Selon l’une des sources, ses associés et lui détiennent des secrets accablants sur des versements effectués aux membres de la famille royale.

    « Les cinq dernières années ont été vraiment difficiles pour chaque membre de la famille », confie le membre de la famille Ben Laden.

    « Tout ce que nous voulons, c’est tourner complètement la page, faire libérer mon oncle Bakr et retourner faire ce que nous faisons mieux que quiconque : construire le royaume. »

    Source : https://fr.timesofisrael.com/en-arabie-saoudite-les-deboires-de-lempire-des-ben-laden-sous-mbs

    #Arabie_saoudite #Al-Qaïda #Mohammed_ben_Salmane #MBS #Osama_Ben_Laden #Ben_Laden #11/09 #La_Mecque #terrorisme #TP #Immobilier

  • Saddam Key in Early CIA Plot
    https://archive.globalpolicy.org/component/content/article/169-history/36408.html

    By Richard Sale, United Press International, April 10, 2003

    U.S. forces in Baghdad might now be searching high and low for Iraqi dictator Saddam Hussein, but in the past Saddam was seen by U.S. intelligence services as a bulwark of anti-communism and they used him as their instrument for more than 40 years, according to former U.S. intelligence diplomats and intelligence officials.

    United Press International has interviewed almost a dozen former U.S. diplomats, British scholars and former U.S. intelligence officials to piece together the following account. The CIA declined to comment on the report.

    While many have thought that Saddam first became involved with U.S. intelligence agencies at the start of the September 1980 Iran-Iraq war, his first contacts with U.S. officials date back to 1959, when he was part of a CIA-authorized six-man squad tasked with assassinating then Iraqi Prime Minister Gen. Abd al-Karim Qasim.

    In July 1958, Qasim had overthrown the Iraqi monarchy in what one former U.S. diplomat, who asked not to be identified, described as “a horrible orgy of bloodshed.”

    According to current and former U.S. officials, who spoke on condition of anonymity, Iraq was then regarded as a key buffer and strategic asset in the Cold War with the Soviet Union. For example, in the mid-1950s, Iraq was quick to join the anti-Soviet Baghdad Pact which was to defend the region and whose members included Turkey, Britain, Iran and Pakistan.

    Little attention was paid to Qasim’s bloody and conspiratorial regime until his sudden decision to withdraw from the pact in 1959, an act that “freaked everybody out” according to a former senior U.S. State Department official.

    Washington watched in marked dismay as Qasim began to buy arms from the Soviet Union and put his own domestic communists into ministry positions of “real power,” according to this official. The domestic instability of the country prompted CIA Director Allan Dulles to say publicly that Iraq was “the most dangerous spot in the world.”

    In the mid-1980s, Miles Copeland, a veteran CIA operative, told UPI the CIA had enjoyed “close ties” with [the] . . . ruling Baath Party, just as it had close connections with the intelligence service of Egyptian leader Gamel Abd Nassar. In a recent public statement, Roger Morris, a former National Security Council staffer in the 1970s, confirmed this claim, saying that the CIA had chosen the authoritarian and anti-communist Baath Party “as its instrument.”

    According to another former senior State Department official, Saddam, while only in his early 20s, became a part of a U.S. plot to get rid of Qasim. According to this source, Saddam was installed in an apartment in Baghdad on al-Rashid Street directly opposite Qasim’s office in Iraq’s Ministry of Defense, to observe Qasim’s movements.

    Adel Darwish, Middle East expert and author of “Unholy Babylon,” said the move was done “with full knowledge of the CIA,” and that Saddam’s CIA handler was an Iraqi dentist working for CIA and Egyptian intelligence. U.S. officials separately confirmed Darwish’s account.

    Darwish said that Saddam’s paymaster was Capt. Abdel Maquid Farid, the assistant military attaché at the Egyptian Embassy who paid for the apartment from his own personal account. Three former senior U.S. officials have confirmed that this is accurate.

    The assassination was set for Oct. 7, 1959, but it was completely botched. Accounts differ. One former CIA official said that the 22-year-old Saddam lost his nerve and began firing too soon, killing Qasim’s driver and only wounding Qasim in the shoulder and arm. Darwish told UPI that one of the assassins had bullets that did not fit his gun and that another had a hand grenade that got stuck in the lining of his coat.

    “It bordered on farce,” a former senior U.S. intelligence official said. But Qasim, hiding on the floor of his car, escaped death, and Saddam, whose calf had been grazed by a fellow would-be assassin, escaped to Tikrit, thanks to CIA and Egyptian intelligence agents, several U.S. government officials said.

    Saddam then crossed into Syria and was transferred by Egyptian intelligence agents to Beirut, according to Darwish and former senior CIA officials. While Saddam was in Beirut, the CIA paid for Saddam’s apartment and put him through a brief training course, former CIA officials said. The agency then helped him get to Cairo, they said.

    One former U.S. government official, who knew Saddam at the time, said that even then Saddam “was known as having no class. He was a thug — a cutthroat.”

    In Cairo, Saddam was installed in an apartment in the upper class neighborhood of Dukki and spent his time playing dominos in the Indiana Café, watched over by CIA and Egyptian intelligence operatives, according to Darwish and former U.S. intelligence officials.

    One former senior U.S. government official said: “In Cairo, I often went to Groppie Café at Emad Eldine Pasha Street, which was very posh, very upper class. Saddam would not have fit in there. The Indiana was your basic dive.”

    But during this time Saddam was making frequent visits to the American Embassy where CIA specialists such as Miles Copeland and CIA station chief Jim Eichelberger were in residence and knew Saddam, former U.S. intelligence officials said.

    Saddam’s U.S. handlers even pushed Saddam to get his Egyptian handlers to raise his monthly allowance, a gesture not appreciated by Egyptian officials since they knew of Saddam’s American connection, according to Darwish. His assertion was confirmed by former U.S. diplomat in Egypt at the time.

    In February 1963 Qasim was killed in a Baath Party coup. Morris claimed recently that the CIA was behind the coup, which was sanctioned by President John F. Kennedy, but a former very senior CIA official strongly denied this.

    “We were absolutely stunned. We had guys running around asking what the hell had happened,” this official said.

    But the agency quickly moved into action. Noting that the Baath Party was hunting down Iraq’s communist, the CIA provided the submachine gun-toting Iraqi National Guardsmen with lists of suspected communists who were then jailed, interrogated, and summarily gunned down, according to former U.S. intelligence officials with intimate knowledge of the executions.

    Many suspected communists were killed outright, these sources said. Darwish told UPI that the mass killings, presided over by Saddam, took place at Qasr al-Nehayat, literally, the Palace of the End.

    A former senior U.S. State Department official told UPI: “We were frankly glad to be rid of them. You ask that they get a fair trial? You have to get kidding. This was serious business.”

    A former senior CIA official said: “It was a bit like the mysterious killings of Iran’s communists just after Ayatollah Khomeini came to power in 1979. All 4,000 of his communists suddenly got killed.”

    British scholar Con Coughlin, author of “Saddam: King of Terror,” quotes Jim Critchfield, then a senior Middle East agency official, as saying the killing of Qasim and the communists was regarded “as a great victory.” A former long-time covert U.S. intelligence operative and friend of Critchfield said: “Jim was an old Middle East hand. He wasn’t sorry to see the communists go at all. Hey, we were playing for keeps.”

    Saddam, in the meantime, became head of al-Jihaz a-Khas, the secret intelligence apparatus of the Baath Party.

    The CIA/Defense Intelligence Agency relation with Saddam intensified after the start of the Iran-Iraq war in September of 1980. During the war, the CIA regularly sent a team to Saddam to deliver battlefield intelligence obtained from Saudi AWACS surveillance aircraft to aid the effectiveness of Iraq’s armed forces, according to a former DIA official, part of a U.S. interagency intelligence group.

    This former official said that he personally had signed off on a document that shared U.S. satellite intelligence with both Iraq and Iran in an attempt to produce a military stalemate. “When I signed it, I thought I was losing my mind,” the former official told UPI.

    A former CIA official said that Saddam had assigned a top team of three senior officers from the Estikhbarat, Iraq’s military intelligence, to meet with the Americans.

    According to Darwish, the CIA and DIA provided military assistance to Saddam’s ferocious February 1988 assault on Iranian positions in the al-Fao peninsula by blinding Iranian radars for three days.

    The Saddam-U.S. intelligence alliance of convenience came to an end at 2 a.m. Aug. 2, 1990, when 100,000 Iraqi troops, backed by 300 tanks, invaded its neighbor, Kuwait. America’s one-time ally had become its bitterest enemy.

    #impérialisme #USA #Iraq #CIA #histoire

  • « Il nous faut retrouver une forme d’hygiène numérique »
    https://le1hebdo.fr/journal/silence-on-vous-surveille/298/article/il-nous-faut-retrouver-une-forme-d-hygine-numrique-3865.html

    Quelles traces numériques laissons-nous au quotidien ? Elles sont de plus en plus nombreuses. L’image d’Épinal de ces « traces » renvoie surtout au profil que l’on se construit sur un réseau social. On y renseigne son nom, son état civil, son âge, sa profession, ses goûts… Mais ces données personnelles ne constituent que la face la plus visible, la plus évidente du traçage numérique. Ce que l’on saisit peut-être moins, c’est la transformation de toutes nos petites actions quotidiennes en signaux (...)

    #Airbus #Clearview #Datakalab #DGSI #Google #In-Q-Tel #Microsoft #Palantir #Ring #CIA #FBI #Amazon #Facebook #Gmail #ProtonMail #algorithme #Alexa #CCTV #domotique #InternetOfThings #Navigo #Siri #technologisme #vidéo-surveillance #COVID-19 #écoutes (...)

    ##santé ##surveillance ##CNIL ##LaQuadratureduNet

  • En Grèce, le sort d’un prisonnier en grève de la faim suscite l’inquiétude

    Face au traitement réservé à Dimitris Koufodinas, ex-tête pensante d’une organisation terroriste d’extrême gauche, de nombreux Grecs s’interrogent sur le respect de l’Etat de droit. Le prisonnier, qui a cessé de s’alimenter depuis cinquante et un jours, risque de mourir dans les prochaines heures.

    #Grèce #grève_de_la_faim #Koufodinas #17N #Bobby_Sands #17Novembre #Mitsotakis #CIA

    https://www.liberation.fr/international/europe/en-grece-le-sort-dun-prisonnier-en-greve-de-la-faim-suscite-linquietude-2

    • Dimitris Koufodinas’ life in danger, after 50 days of hunger strike in Greek jail
      The danger to see the first victim of hunger strike in Europe on 21th century is ante portas.

      Dimitris Koufodinas is serving 11 times life sentence plus 25 years after he was convicted as a member of the Revolutionary Organization November 17th (17N). The 17N was active in Greece since 1975 and until 2002, when it has been dismantled by the Greek authorities in collaboration with US and British officers. It has been the one between others organisations that have been born during the Greek dictatorship and after its collapse. The dictatorship has been supported by the USA in all possible ways.

      The first appearance of 17N was in 1975, in this context, with the shooting of the CIA chief for Southeast Europe. Since then, breaking up the 17N has been a fundamental US demand, with great pressure on all Greek governments. In 1989, a Greek politician and journalist, Pavlos Bakogiannis, fell victim of the organization. He was brother-in-law of the current Prime Minister, husband of his sister, Dora Bakogianni ex Ministry of foreign Affairs, and father of the present-day Mayor of Athens.

      Dimitris Koufodinas surrendered in 2002, during the 17N dismantle researches. He declared that he was a member of the organization and he assumed political responsibility for its actions. He did not defend himself nor did he testify against any of his co-defendants. But during the Court audiences he referred to the moving causes of the 17N actions and because of this, he has been convicted for the most of them. This stance of him was appreciated by a notable part of people in the Greek society, even being very hostile to the lethal activity of the organisation.

    • UN GRÉVISTE DE LA FAIM EN BUTTE AU RETOUR DU REFOULÉ FASCISTE
      Des centaines d’actions de soutien à Dimitris Koufontinas ébranlent la Grèce

      par Christina Alexopoulos, historienne et psychologue clinicienne, Christiane Vollaire, philosophe, Philippe Bazin, photographe - paru dans lundimatin#277, 1er mars 2021

      Le fantôme de Margaret #Thatcher ayant laissé mourir de faim le gréviste de la faim irlandais Bobby Sands, le 5 mai 1981 à la prison de Maze en Irlande du Nord n’est pas loin. L’Etat grec serait alors responsable de la mort de cet homme tout autant que de la violation préalable de ses droits fondamentaux et de la #répression violente des mouvements anarchistes, communistes, trotskistes et plus globalement de tout ce qui s’oppose à un ordre néolibéral. Il renouerait avec toutes les pratiques héritières de l’esprit de la guerre civile et des différentes dictatures qu’a connues le pays.

      https://lundi.am/Grece-Un-greviste-de-la-faim-en-butte-au-retour-du-refoule-fasciste

  • Data giant given ‘emergency’ Covid contract had been wooing NHS for months
    https://www.thebureauinvestigates.com/stories/2021-02-24/revealed-data-giant-given-emergency-covid-contract-had-been-w

    Controversial tech firm Palantir now holds £23m deal to oversee critical data store of patient records A trove of internal UK government documents disclosed to the Bureau has revealed that Palantir, the controversial US tech giant running the NHS’s Covid data store, had launched a charm offensive to sell its services to NHS chiefs as long ago as summer 2019. Palantir, once funded by the CIA and known in the US for its involvement with defence and immigration agencies, shot to prominence in (...)

    #Palantir #NHS #domination #données #COVID-19 #santé #CIA #In-Q-Tel #ICE

    ##santé

  • AWS, le nuage en or d’Amazon
    https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/aws-le-nuage-en-or-damazon-1159890

    Avec Amazon Web Services, le groupe de Jeff Bezos s’est imposé comme leader de l’informatique dans le cloud. Mais après une décennie de règne incontesté, des nuages commencent à apparaître… Quel est le point commun entre Engie, Seloger.com, Netflix, Airbus, Goldman Sachs, Radio France, Veolia ou AXA ? Ces entreprises - et des dizaines de milliers d’autres à travers le monde - confient tout ou partie de leur informatique à un groupe plus connu du grand public pour la vente par correspondance que pour (...)

    #Alibaba #Google #Microsoft #Unilever #IBM #GE #DoD #CIA #Amazon #Netflix #Alexa #bénéfices #BigData #CloudComputing #JEDI #voix (...)

    ##FTC

  • The Jakarta Method, Washington’s Anticommunist Crusade & the Mass Murder Program that Shaped Our World, Vincent Bevins, 2020 - agog » 2020 » September
    http://www.mutanteggplant.com/agog/2020/09

    Ce livre traitre l’extension des méthodes génocidaires étatsuniennes pratiqués pendant l’accaparement des terres sur le continent nord-américain à la lutte anticommuniste mondiale. L’hécatombe impérialiste est systématiquement mise en pratique au service le la conquête du monde par les capitalistes nord-américains. Nos livres scolaires et médias évitents de mentionner les événements et les dimensions du crime dont le nombre de victimes dépasse de loin celle des exactions commises par toutes les dictatures communistes.

    Le dernier châpitre du livre tire la conclusion que le monde d’aujourd’hui a été formé par des agressions économiques et idéologiques complétées par une série de massacres et crimes impérialistes contre les peuples trop pacifiques et incapables de resoudre leurs contradictions intérieures.

    When JFK became President he told Jones that Jones was solely in charge of relations with Sukarno and Indonesia. Reeling from the Bay of Pigs disaster, JFK no longer trusted the CIA and wanted Jones to have a hand free of interference from CIA black ops. After JFK’s assassination, LBJ, with almost no international experience but listening to JFK’s holdover advisors, stopped all cooperation with Sukarno and recalled Ambassador Jones. The CIA now had a free hand to move forward with overthrowing the Sukarno government and attacking the PKI communist party of Indonesia, at the time the third largest communist political party behind China and the Soviet Union. The coup began on Sept. 30, 1965 and on October 2, an unknown (except to key US policy makers) army general Suharto took over the government. On Oct 5, Ambassador Howard Green cabled the State Department:

    Spread the story of PKI’s guilt, treachery and brutality (this priority effort is perhaps most needed immediate assistance we can giver army if we can find way to do it without identifying it as solely or largely US effort). .. The army now has the opportunity to move against Communist Party if it moves quickly…”It’s now or never.”

    On Oct 29 Frank Wisner killed himself.

    On Nov 22, D.N. Aidit, leader to PKI in Central Java was arrested and executed. The military reported and Newsweek published Aidit’s confession that the PKI planned to take over the country. His confession was impossible and a part of an anticommunist black propaganda operation.

    In Jan. 1966, Bobby Kennedy was the only American politician to speak up:

    We have spoken out against the inhuman slaughters perpetrated by the Nazis and the Communists. But will we speak out also against the inhuman slaughter in Indonesia, where over 100,000 alleged Communists have not been perpetrators but victims

    What followed was a state sponsored massacre and genocide of a million Indonesians, many ethnic Chinese.

    #anticommunisme #génocide #histoire #politique #Indonésie #Asie #impérialisme #massacre #CIA #USA

  • Silicon Valley Takes the Battlespace
    https://prospect.org/power/silicon-valley-takes-battlespace-eric-schmidt-rebellion

    Through an obscure startup named Rebellion Defense, former Google CEO Eric Schmidt attempts to buy his way into the Biden White House. Days after winning the November election, Joe Biden announced the names of those staffing his transition. Big Tech landed prominent spots. Among the hundreds of personnel on the agency review teams serving the president-elect, there was one from Uber, two from Amazon, and one from Google. And then there were two people from Rebellion Defense, a shadowy (...)

    #Alphabet #Google #DoD #NSA #CIA #Amazon #Uber #GAFAM #lobbying #RebellionDefense

  • WhatsApp Doesn’t Read Your Messages, It Doesn’t Need To - Pen Magnet
    https://medium.com/swlh/whatsapp-doesnt-read-your-messages-it-doesn-t-need-to-7ce0ec2846f9

    As of this writing, WhatsApp released a newer version of its privacy policy on Jan 4, 2021. Among other things, it mentions : We are one of the Facebook Companies. You can learn more further below in this Privacy Policy about the ways in which we share information across this family of companies. When I opened WhatsApp yesterday, I was greeted with a prompt to read the fine print. Among other things, it talks highly about “End to end encryption.” WhatsApp even has a ridiculous (...)

    #NSA #CIA #FBI #Facebook #Messenger #Signal #Skype #WhatsApp #Zoom #algorithme #cryptage #Android #payement #WiFi #iOS #données #écoutes (...)

    ##surveillance
    https://miro.medium.com/max/1200/0*l-aSb_r4sZU6Ktk1

  • Report Points to Microwave ‘Attack’ as Likely Source of Mystery Illnesses That Hit Diplomats and Spies - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/12/05/business/economy/havana-syndrome-microwave-attack.html

    The report, which was commissioned by the State Department, provides the most definitive explanation yet of the illness that struck scores of government employees, first at the U.S. Embassy in Havana in 2016, and then in China and other countries. Many of the officers suffered from dizziness, fatigue, headaches, and loss of hearing, memory and balance, and some were forced into permanent retirement.

    C.I.A. officers visiting overseas stations also experienced similar symptoms, The Times and GQ magazine reported in October. The officers were traveling to discuss countering Russia covert operations with foreign intelligence agencies, a fact that adds to suspicions that Moscow is behind the episodes.

    Though couched in careful, scientific language, the new report reveals strong evidence that the incidents were the result of a malicious attack. It attributes the illnesses to “directed” and “pulsed” — rather than “continuous” — energy, implying that the victims’ exposure was targeted and not the result of more common sources of microwave energy, such as, for example, a cellphone.

    #micro_ondes #CIA #Russie #Espionnage #Syndrome_de_La_Havane

  • Joe Biden’s Silence on Ending the Drone Wars
    https://theintercept.com/2020/11/22/biden-drones-endless-wars

    With scant comments about U.S. assassination programs, there are indications that Biden would keep the drone wars around. President-elect Joe Biden has maintained silence for years on the controversial and continued use of so-called targeted killings — lethal strikes by drones, cruise missiles, and occasionally military special operations raids. Biden has never publicly disavowed or criticized former President Barack Obama’s legacy of expanding the use of drones, nor made clear his own (...)

    #USArmy #CIA #drone #anti-terrorisme #militaire #technologisme #aérien #vidéo-surveillance (...)

    ##surveillance

  • L’armée française sécurise une pépite de la tech convoitée par la CIA
    https://www.lefigaro.fr/societes/le-ministere-des-armees-investit-dans-la-start-up-preligens-20201119

    RÉCIT - Visée par In-Q-Tel, le fonds de la CIA, Preligens, leader de l’analyse de données à base d’IA, reste français. La France veut protéger ses pépites technologiques. La décision du ministère des Armées d’investir, via son fonds DefInvest, dans la start-up tricolore Preligens (ex-Earthcube), va dans ce sens. La jeune pousse, leader dans l’analyse de données satellitaires, à base d’Intelligence artificielle (IA), pour le compte des services de renseignement et des armées, vient de lever 20 millions (...)

    #In-Q-Tel #OVH #CIA #algorithme #militaire #Preligens_

  • Comment la CIA a espionné le monde entier depuis une petite entreprise suisse
    https://korii.slate.fr/et-caetera/comment-cia-espionner-monde-entier-entreprise-suisse-crypto-ag-operation

    Les services secrets du pays le savaient mais se sont tus. Fondée en 1952, l’entreprise Crypto AG basée en Suisse vend des machines cryptographiques qui permettent de chiffrer des communications. Ayant fourni les États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est devenue incontournable sur ce marché spécifique, d’abord avec des machines mécaniques puis avec des circuits électroniques et des logiciels. Parmi ses clients figurent un certain nombre de gouvernements à travers le monde. (...)

    #Crypto #CIA #BND #cryptage #surveillance #écoutes

  • Former NSA and CIA director says terrorists love using Gmail
    https://www.washingtonpost.com/news/the-switch/wp/2013/09/15/former-nsa-and-cia-director-says-terrorists-love-using-gmail

    Former NSA and CIA director Michael Hayden stood on the pulpit of a church across from the White House on Sunday and declared Gmail the preferred online service of terrorists. As part of an adult education forum at St. John’s Episcopal Church, Hayden gave a wide ranging speech on “the tension between security and liberty.” Follow the latest on Election 2020 During the speech, he specifically defended Section 702 of the Foreign Surveillance Intelligence Act (FISA), which provides the legal (...)

    #Google #Gmail #anti-terrorisme #FISA #PRISM #NSA #surveillance #CIA

  •  » Crypto AG : le coup du siècle du renseignement
    https://www.les-crises.fr/crypto-ag-le-coup-du-siecle-du-renseignement

    L’histoire de la société Crypto-AG, entreprise qui a vendu pendant des 10aines d’années des machines de chiffrage avec des algorithmes conçus par la CIA pour être déchiffrable facilement.
    Les services de renseignements allemands étaient également au coruant. Grâce à ces appareils truqués, la CIA et le BND ont écouté les conversations de plus de 100 Etats étrangers pendant toute la période 1950-2000 (Argentine pendant les Malouines, Iran pendant la guerre avec l’Irak...).
    (traduction de https://www.washingtonpost.com/graphics/2020/world/national-security/cia-crypto-encryption-machines-espionage)

    Sur l’implication des autorités suisses voir aussi :
    https://www.rts.ch/info/suisse/11087644-laffaire-despionnage-planetaire-crypto-suscite-le-malaise-a-berne.html
    et
    https://www.rts.ch/info/suisse/11742639-les-autorites-suisses-coresponsables-des-activites-de-la-societe-crypto

    #crypto-AG #backdoor #chiffrage #CIA

  • Comment le capitalisme de surveillance “transforme notre intimité en matière première”
    https://www.telerama.fr/idees/comment-le-capitalisme-de-surveillance-transforme-notre-intimite-en-matiere

    … et pourquoi il faut lutter contre. Dans “L’Âge du capitalisme de surveillance”, enfin traduit, Shoshana Zuboff, professeure émérite à la Harvard Business School, sonne l’alerte contre les géants du numérique qui nous dépossèdent de nos vies pour mieux les soumettre au marché.

    Au temps du tube cathodique, Jacques Ellul, l’un des grands penseurs de l’aliénation contemporaine, se posait déjà la seule question qui vaille vraiment à propos du pouvoir de la technique : « Une des illusions qu’on cherche à développer dans l’homme moderne, c’est de lui faire croire [qu’elle] le rend plus libre. […] Libre de quoi ? » À l’heure des réseaux sociaux et de la toute-puissance technologique, Shoshana Zuboff, professeure émérite à la prestigieuse Harvard Business School, prend le relais. Et sonne l’alerte. Nous sommes dépossédés de nos propres vies dans des proportions « indéchiffrables pour le cerveau humain ». Pire, plus nos spoliateurs en savent sur nous, moins nous en savons sur eux.

    Dans L’Âge du capitalisme de surveillance, un pavé de plus de huit cents pages sorti début 2019 aux États-Unis et enfin traduit en français (aux éditions Zulma), l’universitaire décrit minutieusement une société dystopique – mais bien réelle – dans laquelle les Google, Facebook et consorts capturent sans vergogne notre « surplus comportemental », raffinant le moindre atome de nos intimités numérisées pour leur seul profit. « C’est une double agression, contre notre autonomie et contre la démocratie », s’inquiète-t-elle, en livrant ce qui s’apparente à un opportun manuel de résistance.

    Celui-ci est d’autant plus notable qu’il n’émane pas d’une dangereuse radicale, bien au contraire : à la fin des années 1990, Shoshana Zuboff, prise dans une crise identitaire, a quitté son campus pour partir vivre dans une ferme. À l’époque, persuadée de faire partie du problème plus que de la solution, elle fait face à un choix : « Trouver un nouveau champ de recherche, ou chausser de nouvelles lunettes. » Ainsi a mûri sa charge – à mort – contre les tenants de ce « capitalisme renégat » qui nous traque tous, en permanence. Vous n’avez rien à cacher ? « Alors, vous n’existez pas. »

    Vous avez popularisé le terme « capitalisme de surveillance » depuis quelques années. Comment fonctionne-t-il ?

    L’effrayante spécificité du capitalisme de surveillance, c’est qu’il capture l’expérience personnelle pour la soumettre aux impératifs du marché. On pourrait même parler d’un marché de l’avenir humain. Ce capitalisme dévoyé transforme notre intimité en matière première qui, raffinée sous la forme de données, alimente une chaîne d’approvisionnement complexe. Dans ces usines d’un nouveau genre, on ne fabrique plus des produits mais des prédictions, individuelles et collectives. Ces conjectures, tirées de nos vies, émanent de nous, mais ne nous appartiennent pas. Elles nous concernent, mais ne nous reviennent pas.

    De la même manière que Ford aurait révolutionné le capitalisme en 1913, avec sa chaîne de production, vous posez le postulat que Google a inventé le capitalisme de surveillance au tournant du millénaire. Dans quelles circonstances ?

    Je situe sa naissance dans la Silicon Valley pendant l’éclatement de la bulle Internet, entre 2000 et 2001. À l’époque, de jeunes gens très intelligents dirigent des entreprises prometteuses, à l’intérieur desquelles ils inventent toutes sortes de services en ligne. Problème : ils ne gagnent pas d’argent. Là où le capitalisme industriel a réussi à transformer les ressources naturelles en énergie, les fleurons de cette nouvelle économie se révèlent incapables de répéter l’opération. Par conséquent, les investisseurs se retirent, et ils commencent à faire faillite les uns après les autres. Dans ce tableau, Google est perçu comme une pépite, mais même chez eux, il y a urgence.

    À vous écouter, ils n’étaient pas très doués pour le capitalisme !
    Jusqu’à ce qu’ils n’aient plus le choix, Sergey Brin et Larry Page, les fondateurs de Google, étaient publiquement opposés à la publicité ciblée. Quand ils ont commencé à regarder de plus près les données stockées sur leurs serveurs, des historiques de recherche, des miettes, des restes, ils ont réalisé qu’ils avaient à disposition un gisement gigantesque. C’est à ce moment-là qu’ils ont décidé d’exploiter notre surplus comportemental, que je nomme ainsi car il dépasse largement leurs besoins réels.
    “Au lieu de l’âge de l’information dont nous rêvions, fondé sur le partage de la connaissance permis par Internet, nous sommes renvoyés à un système féodal dans lequel des entreprises gigantesques peuvent influencer et contrôler nos comportements.”

    On touche ici une différence fondamentale. Le capitalisme industriel était une division du travail ; le capitalisme de surveillance, écrivez-vous, est une division de la connaissance. C’est-à-dire ?

    Il nous a fallu des décennies pour mesurer les conséquences du capitalisme industriel, pour déterminer par exemple que la dépendance aux énergies fossiles accélérait le réchauffement climatique. Aujourd’hui, nous sommes capables d’identifier les répercussions négatives du capitalisme de surveillance, à savoir la production secrète, effroyablement asymétrique, de savoir. C’est son effet le plus profond et le plus pernicieux, et il est indissociable d’un événement : le 11 Septembre. Au Capitole, juste avant que les tours jumelles s’effondrent, les parlementaires discutaient des contours d’une législation destinée à protéger la vie privée.

    En l’espace de quelques heures, George W. Bush a déclaré la « guerre contre la terreur », nous sommes entrés dans l’ère de l’information totale et dans une quête de certitudes. « Puisque nous n’avons pas su connecter les points, nous avons besoin de tous les points de tout le monde », ont dit les services de renseignement. Le département de la Défense, la CIA ou la NSA œuvrant sous les auspices de la Constitution américaine et obéissant à l’État de droit, il a fallu trouver une solution. Puisque Google et consorts n’étaient pas soumis aux mêmes contraintes, les autorités ont décidé de les laisser amasser richesse et pouvoir, afin qu’ils se chargent de connecter les points. Ainsi s’est forgée la symbiose entre la sphère publique et la sphère privée, entre la sphère du marché et celle du gouvernement.

    Pendant vingt ans, nous avons ensuite été aveuglés par notre optimisme sur le pouvoir libérateur de la technologie. Au lieu de l’âge de l’information dont nous rêvions, fondé sur le partage de la connaissance permis par Internet, nous sommes renvoyés à un système féodal dans lequel des entreprises gigantesques peuvent influencer et contrôler nos comportements. C’est une double agression, contre notre autonomie et contre la démocratie.

    Le pouvoir que vous décrivez est aussi immense qu’effrayant. Mais est-il vraiment effectif ?
    En 2001, Larry Page, le patron de Google, se référait à la capacité de calcul de ses serveurs en parlant de « [leur] intelligence artificielle ». Aujourd’hui, quand Google utilise cette expression, il s’agit d’un pouvoir sans commune mesure avec ces premières déclarations. Avec le capital qu’elles possèdent, ces entreprises visent le long terme. Pour entraîner son intelligence artificielle, Facebook ingère des trillions (milliards de milliards) de données chaque jour, afin de produire 6 millions de prédictions sur nos comportements par seconde. C’est une échelle inimaginable, indéchiffrable pour le cerveau humain.

    Pendant très longtemps, nous n’avions pas conscience de ce qui se jouait en arrière-plan. Puis le scandale Cambridge Analytica [du nom de cette officine britannique spécialisée dans le conseil politique qui a siphonné 87 millions de comptes Facebook au profit des campagnes du Brexit et de Donald Trump, ndlr] en 2018 a ouvert les yeux de l’opinion publique.
    “En 2016, le camp républicain a eu recours au micro-ciblage psychologique pour manipuler des comportements numériques qui ont des effets dans le monde réel. C’est ça le gagne-pain du capitalisme de surveillance.”

    Un récent rapport des autorités britanniques a tout de même montré que Cambridge Analytica a très largement survendu ses compétences…
    Mais personne ne peut nier que la campagne de Trump en 2016 a utilisé la technologie publicitaire de Facebook plus efficacement que quiconque. Le camp républicain a eu recours au micro-ciblage psychologique pour manipuler des comportements numériques qui ont des effets dans le monde réel. C’est ça le gagne-pain du capitalisme de surveillance.

    Vous estimez que le capitalisme de surveillance est « tyrannique », mais qu’il ne requiert « ni le fouet du despote, ni les camps ou les goulags du totalitarisme ». Avec l’omniprésence de nos smartphones, nos applications intrusives, nos objets connectés qui mouchardent, nous sommes devenus les agents consentants de notre propre enfermement. Plus que la manipulation cognitive, n’est-ce pas la plus grande victoire du phénomène que vous décrivez ?
    Nous nous sommes enchaînés nous-mêmes et c’est une intolérable tragédie. Dans nos sociétés libérales contemporaines, nous ne sommes pas éduqués à nous opposer au progrès technologique. Face à la dictature de l’inévitabilité, nous avons pourtant cruellement besoin d’alternatives et d’apprentissage citoyen. C’est d’autant plus problématique que les réseaux sociaux ont été inventés par des adolescents. Nous savons que ce moment de la vie désigne un soi inachevé.

    On construit sa personnalité et son libre-arbitre en se confrontant à l’altérité, au questionnement, à la dissonance. Or ces plateformes ne renvoient pas à des questionnements intérieurs – « Qui suis-je ? » – mais à des logiques de groupe. Des légions de pré-adolescents et de jeunes adultes sont profondément investis dans une machinerie conçue par d’autres adolescents et sont coincés dans un monde où ils sont constamment jugés par les autres. On parle souvent d’une économie de l’attention [qui consiste, dans la surabondance d’informations, à capter l’attention du public pour la valoriser économiquement, ndlr], mais c’est une confusion trompeuse. L’attention n’est que l’effet d’une cause, et cette cause, c’est un impératif économique qui demande une implication permanente.

    Craignez-vous que la pandémie, pendant laquelle nos vies se déroulent massivement en ligne, n’accélère cette dynamique ?
    À cause du coronavirus, l’Unesco estime que près de 300 millions d’enfants n’ont pas pu aller à l’école. C’est un chiffre sans précédent. Dans le même temps, Classroom, la plateforme d’apprentissage de Google à destination des enseignants, a multiplié par deux le nombre d’utilisateurs. Contrairement à ce que pensent les dirigeants des géants du numérique, cette consolidation n’est pas liée à un soudain afflux d’amour.

    Au contraire, deux enquêtes réalisées cet été montrent un renforcement du techlash (contraction de technology et backlash, ce mot-valise désigne le retour de bâton subi par les oligopoles de la Silicon Valley depuis deux ou trois ans, NDLR). La première dévoile que 75 % des Américains accordent plus d’importance à leurs données personnelles qu’au service offert par les plateformes ; 77 % pensent que ces entreprises ont trop de pouvoir ; 84 % ne leur font pas confiance. Dans la seconde, on apprend que la seule industrie moins populaire que Mark Zuckerberg est celle du tabac. Ces chiffres démontrent une véritable rupture entre le public et les Gafam, Facebook en particulier.

    “Je suis impressionnée par notre capacité collective à nous rassembler malgré l’isolement dans lequel nous sommes maintenus. C’est un premier pas et, désormais, il faut réussir à amener cette énergie dans l’arène politique.”

    Ce qui rend le moment aussi intéressant qu’incertain : sous le règne du capitalisme traditionnel, les classes populaires ont su s’unir pour défendre leurs droits en s’organisant en syndicats, en faisant grève, etc. Et face au capitalisme de surveillance ?
    Jusqu’à présent, nous n’étions que des utilisateurs, le terme dont nous affublent les plateformes. Une terminologie qui annonce notre anonymat interchangeable. En janvier 2019, j’ai quitté mon domicile pour trois semaines de tournée promotionnelle. Au bout du compte, j’ai voyagé pendant quatorze mois. Partout où je suis allée, aux États-Unis et en Europe, j’ai demandé aux gens de résumer en un seul mot pourquoi ils venaient à ma rencontre. En les compilant, j’ai réalisé qu’ils étaient récurrents et formaient un champ lexical parfaitement cohérent : liberté, anxiété, démocratie, manipulation, contrôle, résistance, colère, rébellion, action, invasion, peur, vie privée, vol, droits, autonomie, constitution, pouvoir, justice.

    Je suis impressionnée par notre capacité collective à nous rassembler malgré l’isolement dans lequel nous sommes maintenus. C’est un premier pas et, désormais, il faut réussir à amener cette énergie dans l’arène politique. Nous allons devoir inventer de nouveaux modes d’organisation, qui seront probablement différents des institutions du XXe siècle. Je pense par exemple au Real Facebook Oversight Board, lancé au mois de septembre et dans lequel je siège avec vingt-cinq autres membres de la société civile [ce collectif a été créé afin de surveiller l’Oversight Board officiel, « cour suprême » du réseau social chargée d’arbitrer les différends liés aux contenus, ndlr].

    Des armes anciennes pourraient toutefois être efficaces, comme les lois antitrust. Pensez-vous qu’il faille démanteler Facebook ou Google ?
    Ce n’est qu’une partie de la solution. Ces lois ont été conçues pour répondre à d’autres situations. Une entreprise comme Amazon était une impitoyable capitaliste avant de devenir une impitoyable capitaliste de surveillance. Autour de 2015, son patron, Jeff Bezos, a commencé à prendre conscience des incroyables revenus générés par les dividendes de la surveillance, et il s’est mis à réfléchir à un moyen d’embrasser ce modèle, en plus des pratiques dont il était déjà coutumier, qu’il s’agisse d’exploiter sa main-d’œuvre ou d’éliminer la concurrence.

    On pourrait dire la même chose de Facebook ou de Google. Il est vital que nous mesurions l’ampleur exacte du problème que nous tentons de résoudre. Quand les dirigeants de ces entreprises sont auditionnés au Congrès américain, il est surtout question d’invasion de la vie privée, de géolocalisation clandestine, du risque de désinformation. Ces interrogations montrent bien qu’il ne s’agit pas seulement de démanteler des monopoles. En Europe, le Règlement général sur la protection des données [entré en vigueur en mai 2018, ndlr] montre à la fois la voie et qu’il est bien trop tôt pour sabrer le champagne.

    Vous parlez d’un « capitalisme renégat » comme s’il était accidentel. Cela signifie-t-il qu’il peut être réformé ?
    Le capitalisme possède cette propriété que l’historien Fernand Braudel nommait « la longue durée ». Il faut l’analyser à travers ce prisme, en prenant en compte les spécificités de son époque, en l’occurrence le numérique. Je le nomme renégat car il renie certains aspects du capitalisme de longue durée, indispensables à sa durabilité, particulièrement l’idée d’offre et de demande. Même si Marx ou Schumpeter [le théoricien de la fameuse destruction créatrice, ndlr] ne partagent évidemment pas la même vision sur ses effets, le capitalisme, aussi violent et inégalitaire soit-il, a appris à améliorer les sociétés, en renforçant par exemple les classes moyennes.
    “Le capitalisme de surveillance ne s’intéresse ni à la réciprocité de l’offre et de la demande, ni à la résolution des problèmes que rencontrent les individus. Comme la financiarisation, c’est une forme entièrement parasite, et il n’y a rien à en sauver.”

    Le capitalisme de surveillance s’éloigne de ce modèle en ce sens qu’il détourne la technologie de notre époque à des seules fins d’accumulation. Il ne s’intéresse ni à la réciprocité de l’offre et de la demande, ni à la résolution des problèmes que rencontrent les individus. Comme la financiarisation, c’est une forme entièrement parasite, et il n’y a rien à en sauver. Je ne pense pas qu’on puisse dire la même chose du capitalisme industriel, qui a su en partie épouser les formes d’une société démocratique.

    Pour conclure sur une note plus personnelle et universelle, vous militez pour un droit au sanctuaire. Que répondez-vous à ceux, nombreux, qui prétendent qu’ils n’ont rien à cacher ?

    Si vous n’avez rien à cacher, vous n’existez pas. C’est une intoxication dangereuse. Cela revient à vous laisser détrousser de votre vie privée, à abandonner toute solitude et à ouvrir votre intimité à n’importe laquelle de ces entreprises. Dire que vous n’avez rien à cacher, c’est accepter votre condition d’utilisateur vide, uniquement défini par le rapport qu’il entretient avec les technologies qu’il utilise.

    #Alphabet #Google #DoD #NSA #CIA #algorithme #bénéfices #BigData #surveillance #microtargeting

  • Google and Palantir Are Two Sides of the Same Coin
    https://onezero.medium.com/what-you-need-to-know-about-the-google-for-spies-a1a472f5d3c5

    Both companies leverage vast amounts of data for unprecedented surveillance If you know the name Palantir, you probably know that it’s associated with Peter Thiel, that it contracts with defense and law enforcement agencies, and that it works with data somehow, including data from surveillance systems. You might get that it’s named, creepily enough, after the magical “seeing-stones” in Lord of the Rings. But what exactly it is that Palantir does has not always been clear from media coverage. (...)

    #Google #In-Q-Tel #Palantir #CIA #ICE #algorithme #migration #militaire #BigData #Maven (...)

    ##surveillance

  • « Avec la cotation en Bourse de Palantir, c’est la science-fiction qui entre à Wall Street »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/09/30/avec-la-cotation-en-bourse-de-palantir-c-est-la-science-fiction-qui-entre-a-

    Du fait de ses performances financières, de son éthique et de sa gouvernance, le spécialiste américain de l’analyse de données ne devrait pas se retrouver sur un marché public, estime Philippe Escande, éditorialiste économique du « Monde ». Pertes & profits. Dans le monde magique du Seigneur des anneaux, le palantir est un cristal qui permet de communiquer et de voir tous les événements, passés et futurs. La promesse de la société Palantir est la même : échanger, analyser et prévoir. Ses logiciels (...)

    #DGSI #In-Q-Tel #Palantir #CIA #ICE #GPS #géolocalisation #migration #fiscalité #écoutes #santé #SocialNetwork #surveillance #BigData #algorithme (...)

    ##fiscalité ##santé ##bénéfices

  • Palantir Shares Up in Wall Street Debut
    https://www.nytimes.com/2020/09/30/technology/palantir-stock-initial-public-offering.html?action=click&block=more_in_reci

    The Silicon Valley company leads a wave of tech outfits hoping to test the public markets in the busiest season for I.P.O.s in two decades. Palantir Technologies, a company that helps government agencies analyze vast amounts of digital data, saw its shares jump in its Wall Street debut on Wednesday in a sign of continued investor excitement for money-losing software companies. The company’s shares began trading at $10 on the New York Stock Exchange, a 38 percent increase from a “reference (...)

    #Airbus #In-Q-Tel #Palantir #CIA #Airbnb #DoorDash #Paypal #migration #données #bénéfices #écoutes (...)

    ##surveillance

  • Palantir, le géant de la surveillance aux profits fantômes.
    https://korii.slate.fr/biz/palantir-peter-thiel-surveillance-introduction-bourse-ipo-convaincre-inv

    L’introduction en bourse de la firme fondée par Peter Thiel approche, mais les investisseurs doutent. Proche de la CIA, en relation avec la DGSI, fondée par un soutien de Donald Trump, l’entreprise Palantir s’est forgé une réputation sulfureuse en signant des contrats de surveillance avec les armées et polices du monde entier. Malgré une date de fondation qui remonte à 2003, la firme spécialisée dans l’analyse de données reste aujourd’hui nimbée de mystère. Elle s’est toujours employée à entretenir une (...)

    #DGSI #Palantir #CIA #algorithme #migration #police #données #surveillance #bénéfices

  • I documenti segreti della #Cia sul caso #Ilaria_Alpi

    L’Espresso ha ottenuto i rapporti inediti americani sul periodo in cui in Somalia fu uccisa la giornalista. Si parla di un’azienda molto pericolosa e di trafficanti italiani.

    Trentadue pagine, dodici documenti classificati “Secret” e “Top Secret”. Report in grado, dopo ventisei anni, di riportarci nelle strade di Mogadiscio poco prima del 20 marzo 1994, la data dell’agguato mortale contro Ilaria Alpi e #Miran_Hrovatin. Carte oggi declassificate dalla principale agenzia dell’intelligence statunitense, la Cia, dopo una richiesta dell’Espresso in base al Freedom of Information Act (Foia). Un anno e mezzo di istruttoria, una risposta per ora parziale, ma in grado di aggiungere elementi importanti al contesto somalo oggetto dell’ultimo reportage di Ilaria Alpi. Doveva andare in onda la sera di quel 20 marzo, non arrivò mai in Italia, se non per frammenti, filmati incompleti. I report Usa aprono una porta sul mondo che Ilaria seguiva durante il suo ultimo viaggio. Traffici di armi, società della cooperazione italiana, alleanze segrete.

    Mogadiscio, 1994. La sconfitta della missione Onu per riappacificare la Somalia era compiuta. È la storia di un fallimento lo scenario che ha visto l’agguato mortale contro Ilaria Alpi e Miran Hrovatin. Roma, 2020. Le indagini per capire chi ha armato il commando di sei uomini sono ancora aperte. Movente, mandanti, esecutori: un foglio bianco.

    Mogadiscio era il crocevia di tante storie. Traffico di armi, prima di tutto. Razzi Rpg, Kalashnikov, munizioni di ogni tipo, un flusso inarrestabile che alimentava la guerra tra le due principali fazioni. Ali Mahdi, alleato con le forze Onu. Mohammed Farah Hassan, detto Aidid, il “vittorioso”, a capo delle forze islamiste. Quel mondo Ilaria lo conosceva come pochi suoi colleghi; si era laureata in lingua e cultura araba, con una lunga gavetta, prima di approdare alla Rai, raccontando il nord Africa, spesso in maniera rocambolesca. Delicata e profonda, nelle sue cronache. In grado di capire le sfumature, le alleanze che si nascondevano dietro l’apparenza. La giornalista giusta, per raccontare l’inferno. Un target per chi alimentava il caos.

    LA ROTTA DELLE ARMI

    #Mohammed_Aidid era il nemico numero uno della coalizione Onu quando la missione #Unosom inizia, con lo spettacolare sbarco dei Marines a Mogadiscio. Almeno in apparenza. Il 3 ottobre del 1993 i Rangers erano sulle sue tracce. Preparano una missione nel cuore di Mogadiscio, un’incursione che doveva durare pochi minuti, giusto il tempo per permettere a reparti speciali di catturare il signore della guerra. Tutto andò storto, i miliziani colpirono uno dei quattro elicotteri Black Hawk, uccidendo 19 soldati americani. Un’azione divenuta famosa con il film di Ridley Scott (“Black Hawk Down”)del 2001, icona cinematografica della sconfitta in Somalia.

    Da mesi la Cia era sulle tracce di Aidid, monitorando ogni suo spostamento. L’obiettivo fondamentale, per l’Onu e gli Stati Uniti, era individuarlo, ma anche capire chi finanziasse il capo della fazione islamista e da dove provenissero le armi utilizzate dalle sue milizie. In una nota del 18 settembre 1993, declassificata su richiesta dell’Espresso, gli analisti della Cia scrivono: «L’abilità del signore della guerra nel reperire nuove armi ha senza dubbio contribuito alle recenti indicazioni che Aidid si sente sicuro di vincere contro gli Stati Uniti e le Nazioni Unite». Dal mese di agosto del 1993 gli agenti statunitensi segnalavano un aumento di flussi di armi dirette alla fazione islamista. In realtà la Somalia fin dall’inizio della guerra civile era una vera e propria Santabarbara. Per anni il governo di Siad Barre - stretto alleato dell’Italia - aveva acquistato armi, creando magazzini letali nell’intero paese. L’Italia era stato uno dei principali fornitori, fin dai primi anni ’80. L’ex generale del Sismi Giuseppe Santovito - iscritto alla P2 - in un interrogatorio davanti all’allora giudice istruttore di Trento Carlo Palermo aveva raccontato delle ingenti forniture di armamenti al paese da sempre ritenuto come una e propria estensione geopolitica dell’Italia.

    Pochi mesi prima della morte di Ilaria Alpi e Miran Horvatin c’è una accelerazione. Aidid ha l’obiettivo - che ritiene raggiungibile - di far fallire la missione Onu, rimandando a casa i paesi della coalizione. Acquisire armi aveva un doppio scopo, spiegano le note Cia: essere pronti al combattimento, ma soprattutto convincere gli altri signori della guerra ad allearsi con gli islamisti.

    L’AIUTO SEGRETO ITALIANO

    Il primo ottobre 1993, due giorni prima di Black Hawk Down, a Washington arriva una nota dalla capitale somala: «Le rotte per la fornitura di armamenti, nascondigli e legami operativi delle forze di Aidid». Dal mese di settembre gli Usa avevano iniziato a monitorare le carovane che partivano dal lungo confine con l’Etiopia dirette nell’area di Mogadiscio, dove la situazione era divenuta estremamente critica: «Gli armamenti - che includono mortai e Rpg - sono trasportati lungo le strade che collegano Mogadiscio con Belet Weyne, Tigielo e Afgoi». L’obiettivo era chiaro: «Stanno pianificando di usare i mortai e gli Rpg contro Unosom».

    Nella stessa nota la Cia fornisce, per la prima volta, un’indicazione sulla rete logistica di appoggio alla fazione degli islamisti: «I supporter di Aidid stanno utilizzando la società Sitt, che è situata dall’altra parte della strada rispetto al compound Unosom. La società Sitt appartiene a Ahmed Duale “Hef”. (omissis) Commento: questa presenza è una minaccia per il personale Unosom e per chiunque entri nel compound». Duale e Sitt, due nomi da appuntare.

    Quando mancano quattro mesi all’ultimo viaggio di Ilaria Alpi e Miran Hrovatin la situazione a Mogadiscio diventa ancora più critica: «I compratori pro-Aidid stanno acquistando una inusuale grande quantità di munizioni», segnala la Cia in una nota del 23 novembre 1993. Un secondo report, con la stessa data, aggiunge un altro dettaglio: «C’è una consegna di armi e munizioni in una casa nel distretto Halilua’a di Mogadiscio, trasportata da un unico camion di produzione italiana, con sei casse di Ak-47, fucili di assalto Fal, quattro lanciatori di granata russi. L’origine del carico è ignota».

    IL DOPPIO GIOCO

    Per l’intelligence Usa, dunque, era la società Sitt lo snodo logistico utilizzato dai supporter di Aidid. «Una minaccia per l’Onu», scrivevano. Il nome era ben noto negli ambienti del contingente italiano. Appena due mesi prima della nota della Cia, la Sitt aveva inviato una serie di fatture per migliaia di dollari al comando Italfor relative alla fornitura di materiale di ogni tipo. Prima del conflitto la stessa società aveva operato come supporto logistico per la cooperazione italiana. A capo di quell’impresa, oltre all’imprenditore somalo Ahmed Duale, citato nella nota Usa, c’era Giancarlo Marocchino, trasportatore originario del Piemonte che operava in Somalia da anni. Fu lui ad intervenire per primo sul luogo dell’attentato mortale contro Alpi e Hrovatin. «Marocchino è stato un collaboratore che ho ritenuto affidabile fino a quando ho trovato le armi nel suo compound diffidandolo ufficialmente», racconta all’Espresso il generale Bruno Loi, a capo del contingente italiano fino al settembre 1993. «Ma per quanto riguarda la nota della Cia - prosegue Loi - mi stupisce che abbiano trovato questa minaccia senza fare nulla per eliminarla; c’è qualcosa che non quadra».

    L’INCHIESTA
    Sull’agguato del 20 marzo 1994 la Cia sostiene di non avere nessun record in archivio. Eppure l’ultima inchiesta di Ilaria Alpi si intreccia strettamente con quel traffico di armi diretto alla fazione di Aidid. Il 14 marzo 1994 i due reporter di Rai 3 arrivano a Bosaso, nel nord della Somalia. C’era un nome appuntato sul quaderno di Ilaria, la compagnia di pesca italo-somala Shifco. Una nave della società era ferma al largo della costa migiurtina, sequestrata dalle milizie locali. In un appunto del Sismi declassificato nel 2014 dall’allora presidente della Camera Laura Boldrini l’intelligence italiana racconta come quella compagnia, diretta da Said Omar Mugne - imprenditore somalo che aveva vissuto a lungo in Italia - proprio in quei mesi stava preparando il trasporto di un carico di armi «acquistato in Ucraina da tale Osman Ato, cittadino somalo naturalizzato statunitense, per conto del generale Aidid». Sulla Shifco e su Osman Ato la Cia ha risposto con la consueta formula: «Non possiamo confermare o smentire l’esistenza o la non esistenza di record». La questione, in questo caso, sembra avere ombre di segreto ancora oggi.

    “CROGIOLO DI MENZOGNE”
    Per il generale Bruno Loi la Somalia è ancora una ferita aperta: «Eravamo pronti a catturare Aidid nel giugno 1993 - racconta - avevamo il consenso del governo italiano, ma Unosom ci bloccò». Il fallimento di quella missione, spiega, va cercata nelle stesse regole di ingaggio delle Nazioni Unite: «L’Onu non ha capito che la democrazia non si esporta, ma si costruisce con anni di supporto», commenta Loi. E forse il caso Alpi rimane una ferita aperta perché è bene non entrare in quel labirinto senza fine della missione nel corno d’Africa: «La Somalia è stata un crogiolo di bugie, menzogne, disinformazione», spiega Loi, ventisei anni dopo. E di segreti che durano ancora oggi.

    https://espresso.repubblica.it/plus/articoli/2020/08/18/news/ilaria-alpi-cia-documenti-1.352110
    #journalisme #assassinat #Somalie #armes #trafic_d'armes #commerce_d'armes

  • The Junk Science Cops Use to Decide You’re Lying
    https://theintercept.com/2020/08/12/blueleaks-law-enforcement-police-lie-detection

    Leaked documents detail law enforcement trainings in lie detection techniques that have been discredited by scientists. The training session was billed as “cutting edge,” and dozens of law enforcement professionals signed up to learn about “New Tools for Detecting Deception” from a human lie detector who calls herself “Eyes for Lies.” Her real name is Renee Ellory, and she claims that she’s one of just 50 people identified by scientists as having the ability to spot deception “with exceptional (...)

    #FBI #CIA #manipulation #fraude #police #BlueLeaks

  • Des espions au Kremlin : la Russie
    https://www.franceculture.fr/emissions/conversations-secretes-le-monde-des-espions/des-espions-au-kremlin-la-russie-0

    Développé durant la première guerre mondiale, l’espionnage est devenu affaire courante durant la guerre froide. Les troupes invisibles de la CIA et du KGB, agences d’intelligence américaine et soviétique ont déroulé une variété de tâches aux ordres de leurs dirigeants politiques. Deux continents, deux peuples, séparés par un rideau de fer de plusieurs milliers de kilomètres et un dialogue de sourd qui aura duré plus de 40 ans : la Guerre Froide fut la première opposition idéo-politique sans combat direct. (...)

    #CIA #KGB #surveillance

  • Les espions du Président : les États-Unis
    https://www.franceculture.fr/emissions/conversations-secretes-le-monde-des-espions/les-espions-du-president-les-etats-unis-0

    Les États-Unis disposent des services de renseignements les plus puissants au monde. Patriote, le peuple américain entretient des liens très particuliers avec ses espions, souvent érigés au rang de héros. Ces derniers vous emmènent dans les arcanes de l’espionnage à l’américaine... Quoi de plus représentatif qu’un musée dédié à l’espionnage pour rendre compte de la relation qu’entretient le peuple américain vis-à-vis de ses espions ? À Washington, il y a le « spy museum ». A première vue, ce n’est rien (...)

    #NSA #CIA #surveillance

  • Dataminr Helped Police Use Tweets To Surveil BLM Protests
    https://theintercept.com/2020/07/09/twitter-dataminr-police-spy-surveillance-black-lives-matter-protests

    Leveraging close ties to Twitter, controversial artificial intelligence startup Dataminr helped law enforcement digitally monitor the protests that swept the country following the killing of George Floyd, tipping off police to social media posts with the latest whereabouts and actions of demonstrators, according to documents reviewed by The Intercept and a source with direct knowledge of the matter. The monitoring seems at odds with claims from both Twitter and Dataminr that neither (...)

    #Dataminr_ #FBI #CIA #Twitter #BlackLivesMatter #écoutes #SocialNetwork #surveillance #ACLU