• Le dossier de l’Afrique du Sud devant la CIJ : un test décisif pour le droit international et la responsabilité mondiale
    30 août 2026
    Par Iqbal Jassat - Palestine Chronicle
    ▻https://www.palestinechronicle.com/south-africas-icj-dossier-a-litmus-test-for-international-law-an

    L’équipe juridique sud-africaine à la CIJ. (Photo : via la page Twitter @sahouraxo)

    Une véritable justice exige un suivi constant, une dénonciation sans relâche et une clarté morale inébranlable. C’est exactement ce qu’a fait l’Afrique du Sud.

    L’Afrique du Sud a officiellement déposé un dossier complet auprès de la Cour internationale de justice (CIJ), détaillant le non-respect persistant par Israël de mesures provisoires juridiquement contraignantes.

    Ce dossier, remis officiellement le 25 août 2026, a pour but d’aider une commission de juges de la CIJ chargée de surveiller la mise en œuvre des ordonnances de la Cour à Gaza.

    Selon le Département des relations internationales et de la coopération (DIRCO), le non-respect de ces mesures par Israël sape directement les fonctions protectrices de la justice internationale.

    Ce dossier constitue donc une étape cruciale dans la lutte pour la responsabilité internationale. En documentant officiellement le refus d’Israël de se conformer aux mesures provisoires contraignantes de la Cour, Pretoria fait bien plus que défendre la survie du peuple palestinien.

    Elle défend activement la crédibilité de l’ordre juridique international, qui s’effrite. À une époque où les États puissants traitent les traités internationaux comme des recommandations facultatives, ce dossier exige que le droit international soit pris au pied de la lettre. (...)

    #CIJ

  • “Historique” : les ONG pro-Palestine ravies d’une décision de la cour d’appel qui leur est favorable
    Kevin Dupont - Source : Belga - 23 mars 2026 | 7sur7.be
    ▻https://www.7sur7.be/belgique/historique-les-ong-pro-palestine-ravies-dune-decision-de-la-cour-dappel-qui-le
    ▻https://images.7sur7.be/MjA3NTdjYjZmZWY1ZDE1MGIxYzEvZGlvLzI0NDA2NjA0MC9mb2N1cy1hbmQtZmlsbC8wLjUwLzAuNTAvMTIwMC82MzA/un-drapeau-palestinien-brandi-a-luniversite-de-gand-le-23-mai-2024

    Dans un communiqué publié lundi, quatre associations pro-palestiniennes ont salué la décision rendue le 16 mars par la cour d’appel de Bruxelles, siégeant en référé. Selon elles, l’arrêt marque un tournant “historique en droit international”, renforçant les exigences de protection des droits humains dans le conflit israélo-palestinien.

    Le collectif Droit pour Gaza, l’Association belgo-palestinienne (ABP), la Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie (CNAPD) et SOS Gaza se réjouissent lundi d’un arrêt rendu la semaine passée par la cour d’appel. Elles ont intenté ensemble une action en justice en urgence contre l’État belge depuis septembre en raison de son inaction face au génocide à Gaza. Dans un communiqué, elles ont relevé trois avancées majeures inscrites dans la décision de la cour.

    “C’est à notre connaissance la première fois qu’une juridiction se déclare compétente pour contrôler, à la demande de victimes et d’ONG, si la Belgique respecte ses obligations de droit international de prendre les mesures raisonnablement en son pouvoir pour empêcher et faire cesser les violations du droit international par un État tiers et empêcher la commission d’un génocide”, ont déclaré conjointement les quatre associations lundi. (...)

    #CIJ #ICJ

    • Johann Soufi @jsoufi
      ▻https://x.com/jsoufi/status/2036870296221683768

      🇧🇪⚖️ La Cour d’appel de Bruxelles reconnaît la faute de la Belgique pour ne pas avoir respecté ses obligations de prévenir le génocide à #Gaza.

      🧵 Je vous explique ce que cela signifie et pourquoi cette décision pourrait aussi compter en France.

      2. Vous le savez désormais : la Convention de 1948 impose aux États de prévenir et de réprimer le génocide.

      👉 Cela signifie une chose simple : dès qu’un risque plausible de genocide existe, les États doivent prendre des mesures concrètes pour le prévenir.

      3. Or concernant les actions d’Israël à Gaza, la @CIJ_ICJ a constaté, le 26 janvier 2024, et à plusieurs reprises depuis, un risque plausible au regard de la Convention sur le génocide et ordonné des mesures conservatoires.

      4. D’autant que plusieurs mécanismes et experts de l’ONU ont tiré la même alerte. Certains, comme @FranceskAlbs et la Commission d’enquête sur la Palestine, ont conclu à l’existence d’un génocide à Gaza. De très nombreux experts également.

      5. C’est dans ce contexte qu’en juillet 2025, des ONG et victimes palestiniennes assignent la Belgique pour inaction.

      👉 Leur argument est simple : ne pas agir face à ce risque de genocide engage la responsabilité de l’État Belge. ⚖️

      6. Le 16 mars 2026, la Cour d’appel de Bruxelles tranche.

      🔴 En se fondant sur la jurisprudence de la @CIJ_ICJ, elle rappelle que l’obligation de prévenir intervenait dès le « risque » et conclut que la Belgique aurait dû agir plus tôt.

      7. Mais la Cour va plus loin : elle reconnaît une faute de l’État belge !

      ⚠️ Elle conclut que le Gouvernement n’a pas pris, au moment opportun, toutes les mesures en son pouvoir pour prévenir le génocide, notamment sur le transit de matériel militaire.

      8. La Cour le rappelle clairement : un État ne peut pas se retrancher derrière l’idée que “ce n’est pas lui qui commet les crimes”.

      🔎 La justice peut contrôler s’il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour les prévenir.
      Il engage sa responsabilité en cas d’inaction. ⚖️

      9. 🇫🇷 En France, des recours similaires ont été lancés, notamment par @JURDIasso.
      🗣️ En mars 2025, JURDI a mis en demeure le Gouvernement d’agir. ⚠️
      En Sept. 2025, elle a introduit un recours devant le tribunal administratif de Paris.

      10. Mais en 🇫🇷, la justice renvoie souvent ces questions à la politique étrangère, qui relève de l’Exécutif. 

      Les juges 🇫🇷 refusent pour l’instant d’exercer un contrôle.

      👉 La Belgique franchit un cap : elle contrôle… et elle sanctionne.
      
➡️ Une voie s’ouvre en Europe. ⚖️

  • À La Haye, les mots de la haine au cœur du dossier rohingya

    Les audiences relatives à la plainte déposée par la Gambie contre le Myanmar pour génocide à l’encontre du peuple rohingya se poursuivent devant la Cour internationale de justice, à La Haye. Jeudi, les juges ont entendu de nouvelles allégations selon lesquelles des responsables militaires birmans auraient publiquement incité à la violence en qualifiant les membres de la minorité religieuse de « chiens musulmans » méritant d’être « exterminés ».

    Devant la plus haute juridiction des Nations Unies, Jessica Jones, membre de l’équipe juridique de la Gambie, a rappelé que les Rohingyas étaient depuis des décennies la cible d’un dénigrement systématique et de discours haineux de la part de hauts responsables de l’armée du Myanmar. Une stigmatisation, a-t-elle souligné, qui a préparé le terrain aux meurtres de milliers de civils à partir de 2016 dans l’État de Rakhine, à la frontière sud-ouest du pays avec le Bangladesh.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/02/18/la-crise-des-rohingyas-et-la-question-nationale-une-perspective-marxiste/#comment-71667

    #rohinga #cij

  • Gaza. Le conseil de sécurité de l’ONU contre le droit international
    Rafaëlle Maison > 11 décembre 2025 > Orient XXI
    ▻https://orientxxi.info/Gaza-Le-conseil-de-securite-de-l-ONU-contre-le-droit-international

    La tentative d’effacer le droit applicable en Palestine se prolonge dans la résolution 2803 du Conseil de sécurité. Adoptée le 17 novembre 2025 par 13 voix favorables, en dépit des abstentions russe et chinoise, ce texte est contraire au droit international. En conséquence, les États membres des Nations unies ne devraient participer ni à la « force internationale » ni au « conseil de paix » prévus par l’organe politique de l’ONU. (...)

    #CIJ #ONU

  • OBLIGATIONS D’ISRAËL EN CE QUI CONCERNE LA PRÉSENCE ET LES ACTIVITÉS DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES, D’AUTRES ORGANISATIONS INTERNATIONALES ET D’ÉTATS TIERS DANS LE TERRITOIRE PALESTINIEN OCCUPÉ ET EN LIEN AVEC CELUI-C

    22 OCTOBRE 2025
    AVIS CONSULTATIF
    ▻https://www.icj-cij.org/sites/default/files/case-related/196/196-20251022-adv-01-00-fr.pdf

    (...)
    222. La Cour répète que, in fine, la réalisation du droit du peuple palestinien à l’autodétermination, y compris son droit à un État indépendant et souverain, coexistant dans la paix avec l’État d’Israël, à l’intérieur de frontières sûres et reconnues pour les deux États, comme cela est prévu dans les résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale, contribuerait à la stabilité régionale et à la sécurité de tous les États du Moyen-Orient (Conséquences juridiques
    découlant des politiques et pratiques d’Israël dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, avis consultatif du 19 juillet 2024, par. 283).

    *
    223. Par ces motifs,
    LA COUR

    3) Est d’avis que l’État d’Israël, en tant que Puissance occupante, doit s’acquitter des obligations qui lui incombent en vertu du droit international humanitaire.

    Ces obligations sont notamment les suivantes :
    a) À l’unanimité,
    faire en sorte que la population du Territoire palestinien occupé dispose des produits essentiels à
    la vie quotidienne, notamment l’eau, la nourriture, les vêtements, le matériel de couchage, les
    abris et le combustible, ainsi que des articles et services médicaux ;

    b) Par dix voix contre une,
    accepter et faciliter dans toute la mesure de ses moyens les actions de secours faites en faveur de
    la population du Territoire palestinien occupé tant que cette population est insuffisamment
    approvisionnée, comme cela a été observé dans la bande de Gaza, y compris les actions de secours
    menées par l’Organisation des Nations Unies et ses entités, en particulier l’Office de secours et
    de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, et par des
    organisations internationales et des États tiers, et ne pas empêcher de telles actions ;
    POUR : M. Iwasawa, président ; MM. Tomka, Abraham, Mme Xue, M. Nolte, Mme Charlesworth,
    MM. Brant, Gómez Robledo, M me Cleveland, M. Tladi, juges ;
    CONTRE : M me Sebutinde, vice-présidente ;

    c) À l’unanimité,
    respecter et protéger tout le personnel de secours et le personnel médical, ainsi que leurs locaux ;
    – 66 -

    d) À l’unanimité,
    respecter l’interdiction du transfert forcé et de la déportation dans le Territoire palestinien
    occupé ;

    e) À l’unanimité,
    respecter le droit des personnes protégées du Territoire palestinien occupé qui sont détenues par
    l’État d’Israël de recevoir la visite du Comité international de la Croix-Rouge ;

    f) À l’unanimité,
    respecter l’interdiction d’utiliser contre les civils la famine comme méthode de guerre ;

    4) Par dix voix contre une,
    Est d’avis que, en tant que Puissance occupante, l’État d’Israël a l’obligation, en vertu du droit
    international des droits de l’homme, de respecter, de protéger et de réaliser les droits de l’homme de
    la population du Territoire palestinien occupé, y compris par la présence et les activités de
    l’Organisation des Nations Unies, d’autres organisations internationales et d’États tiers dans le
    Territoire palestinien occupé et en lien avec celui-ci ;
    POUR : M. Iwasawa, président ; MM. Tomka, Abraham, Mme Xue, M. Nolte, M me Charlesworth,
    MM. Brant, Gómez Robledo, M me Cleveland, M. Tladi, juges ;
    CONTRE : M me Sebutinde, vice-présidente ;

    5) Par dix voix contre une,
    Est d’avis que l’État d’Israël a l’obligation de coopérer de bonne foi avec l’Organisation des
    Nations Unies en lui donnant pleine assistance dans toute action entreprise par elle conformément à
    la Charte des Nations Unies, y compris par l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour
    les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, dans le Territoire palestinien occupé et en lien avec
    celui-ci ;
    POUR : M. Iwasawa, président ; MM. Tomka, Abraham, Mme Xue, M. Nolte, Mme Charlesworth,
    MM. Brant, Gómez Robledo, M me Cleveland, M. Tladi, juges ;
    CONTRE : M me Sebutinde, vice-présidente ;

    6) Par dix voix contre une,
    Est d’avis que l’État d’Israël a l’obligation, en vertu de l’article 105 de la Charte des
    Nations Unies, d’assurer le plein respect des privilèges et immunités accordés à l’Organisation des
    Nations Unies, y compris ses organismes et organes, et à ses fonctionnaires, dans le Territoire
    palestinien occupé et en lien avec celui-ci ;
    POUR : M. Iwasawa, président ; MM. Tomka, Abraham, Mme Xue, M. Nolte, Mme Charlesworth,
    MM. Brant, Gómez Robledo, M me Cleveland, M. Tladi, juges ;

    7) Par dix voix contre une,
    Est d’avis que l’État d’Israël a l’obligation, en vertu de l’article II de la convention sur les
    privilèges et immunités des Nations Unies, d’assurer le plein respect de l’inviolabilité des locaux de
    l’Organisation des Nations Unies, y compris ceux de l’Office de secours et de travaux des
    Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, et de l’exemption des biens et
    avoirs de l’Organisation de toute forme de contrainte ;
    POUR : M. Iwasawa, président ; MM. Tomka, Abraham, Mme Xue, M. Nolte, Mme Charlesworth,
    MM. Brant, Gómez Robledo, M me Cleveland, M. Tladi, juges ;
    CONTRE : M me Sebutinde, vice-présidente ;

    8) Par dix voix contre une,
    Est d’avis que l’État d’Israël a l’obligation, en vertu des articles V, VI et VII de la convention
    sur les privilèges et immunités des Nations Unies, d’assurer le plein respect des privilèges et
    immunités accordés aux fonctionnaires de l’Organisation des Nations Unies et aux experts en
    mission pour l’Organisation, dans le Territoire palestinien occupé et en lien avec celui-ci.
    POUR : M. Iwasawa, président ; MM. Tomka, Abraham, Mme Xue, M. Nolte, Mme Charlesworth,
    MM. Brant, Gómez Robledo, M me Cleveland, M. Tladi, juges ;
    CONTRE : M me Sebutinde, vice-présidente.

    Fait en anglais et en français, le texte anglais faisant foi, au Palais de la Paix, à La Haye, levingt-deux octobre deux mille vingt-cinq, en deux exemplaires, dont l’un restera déposé aux archives de la Cour et l’autre sera transmis au Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.

    Le président,
    (Signé) IWASAWA Yuji.

    Le greffier,
    (Signé) Philippe GAUTIER.

    #CIJ #ICJ

  • La Cour rendra son avis consultatif le mercredi 22 octobre 2025 à 15 heures
    Date of the Document | jeu 09/10/2025 - 12:00 | COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE
    ▻https://www.icj-cij.org/fr/node/205897

    Obligations d’Israël en ce qui concerne la présence et les activités de l’Organisation des Nations Unies, d’autres organisations internationales et d’États tiers dans le Territoire palestinien occupé et en lien avec celui-ci (Demande d’avis consultatif) - La Cour rendra son avis consultatif le mercredi 22 octobre 2025 à 15 heures

    #CIJ

  • ... (filed) a complaint with the ICC & (...) complaints and arrest requests with the national authorities ...

    via ▻https://diasp.eu/p/17817993

    ▻https://theintercept.com/2025/08/06/israel-palestine-war-crimes-icc-icj

    [...]

    In addition to filing a complaint with the ICC against more than 1,000 members of Israel’s military, the Hind Rajab Foundation has filed complaints and arrest requests with the national authorities of at least 23 countries. In response to these activities and others, the Israeli government issued advisories for soldiers traveling to certain jurisdictions with legal resources and other advice. “They’re spooked,” said Romm.

    [...]

    • (...)

      ♲ Miguel Afonso Caetano - 2025-08-18 15:23:00 GMT

      “Lawyers and activists are building on this historical precedent by pushing for domestic jurisdictions to investigate and prosecute allegations of atrocities by Israel’s military in Gaza, the fruits of which have already led to tangible outcomes across several countries. Last month, Belgian authorities detained and questioned two Israeli soldiers on leave at a music festival in response to a legal complaint filed by the Hind Rajab Foundation and the Global Legal Action Network. The episode may have marked the first time national authorities detained Israeli soldiers on suspicion of crimes committed in Gaza, but these “traveling soldiers,” some of them dual nationals, have faced other consequences. In January, the Israeli foreign minister helped Yuval Vagdani, as a vacationing soldier, escape from Brazil after learning that a federal judge there had opened a war crimes investigation stemming from another Hind Rajab Foundation legal filing. (Vagdani has denied the allegations in the filing.)In addition to filing a complaint with the ICC against more than 1,000 members of Israel’s military, the Hind Rajab Foundation has filed complaints and arrest requests with the national authorities of at least 23 countries. In response to these activities and others, the Israeli government issued advisories for soldiers traveling to certain jurisdictions with legal resources and other advice. “They’re spooked,” said Romm. “National legal systems are coming online to possibly arrest and incarcerate these Israeli soldiers for what they’re doing to the Palestinians for the first time in history.” Though no complaint has resulted in a prosecution yet, these cases will likely continue and may even pick up speed.”

      #Israel #Palestine #Gaza #WarCrimes #Genocide #ICC #ICJ #InternationalLaw #HumanRights

  • ICC judges reject Israel’s request to withdraw Netanyahu arrest warrant
    By Reuters | July 16, 20256:15 PM GMT+2 
    ▻https://www.reuters.com/world/middle-east/icc-judges-reject-israels-request-withdraw-netanyahu-arrest-warrant-2025-07

    THE HAGUE, July 16 (Reuters) - Judges at the International Criminal Court (ICC) on Wednesday rejected Israel’s request to withdraw arrest warrants against its prime minister and former defence minister while the ICC reviews Israeli challenges to its jurisdiction over the conduct of the Gaza war.
    In a decision published on the ICC website, judges also rejected an Israeli request to suspend the wider ICC investigation into alleged atrocity crimes in the Palestinian Territories. (...)

    #CIJ

  • ICC lawyer linked to Netanyahu advisor warned Khan to drop war crimes probe or be ’destroyed’

    British-Israeli lawyer, who met chief prosecutor in May, says he made suggestions about Palestine case but ’there was absolutely no threat’

    By David Hearst and Imran Mulla in The Hague |15 July 2025 | Middle East Eye
    ▻https://www.middleeasteye.net/news/israeli-lawyer-linked-netanyahu-advisor-warned-karim-khan-drop-war-cr

    ICC Chief Prosecutor Karim Khan was sanctioned by the Trump Administration in February and went on leave in May pending a UN investigation into sexual misconduct allegations against him. (AFP)

    The British chief prosecutor of the International Criminal Court was warned in May that if arrest warrants for Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu and former Defence Minister Yoav Gallant were not withdrawn, he and the ICC would be “destroyed”.

    The warning was delivered to Karim Khan by Nicholas Kaufman, a British-Israeli defence lawyer at the court who told Khan he had spoken to Netanyahu’s legal advisor and, according to a note of the meeting lodged on file at the ICC and seen by Middle East Eye, was “authorised” to make him a proposal that would allow Khan to “climb down the tree”.

    He told Khan to apply to the court to reclassify the warrants and underlying information as “confidential”.

    This, it was suggested, would allow Israel to access the details of the allegations, which it could not do at the time, and challenge them in private - without the outcome being made public.

    But Kaufman warned that if it emerged the chief prosecutor was applying for more arrest warrants, for far-right ministers Itamar Ben Gvir and Bezalel Smotrich over their promotion of illegal Israeli settlements in the occupied West Bank, then “all options would be off the table”. (...)

    #CIJ

  • Mettre un terme au génocide en cours ou le voir mettre fin à la vie à Gaza : des experts de l’ONU affirment que les États sont confrontés à un choix décisif (07 mai 2025)

    ►https://www.ohchr.org/fr/press-releases/2025/05/end-unfolding-genocide-or-watch-it-end-life-gaza-un-experts-say-states-face

    [Texte intégral :]

    GENÈVE – Les atrocités croissantes à Gaza représentent un tournant moral à prendre d’urgence et les États doivent agir maintenant pour mettre fin à la violence, sans quoi ils seront témoins de l’anéantissement de la population palestinienne de Gaza, une issue qui aurait des conséquences irréversibles pour notre humanité commune et l’ordre multilatéral, ont averti aujourd’hui des experts de l’ONU, qui ont exigé une intervention internationale immédiate.

    « Alors que les États débattent de la terminologie (s’agit-il ou non d’un génocide ?), Israël poursuit sa destruction implacable de la vie à Gaza, par des attaques terrestres, aériennes et maritimes, déplaçant et massacrant en toute impunité la population restante », ont déclaré les experts.

    « Personne n’est épargné, que ce soient les enfants, les personnes handicapées, les mères allaitantes, les journalistes, les professionnels de la santé, les travailleurs humanitaires ou les otages. Depuis la rupture du cessez-le-feu, Israël a tué des centaines de Palestiniens, souvent quotidiennement, le pire ayant eu lieu le 18 mars 2025, date à laquelle 600 victimes ont été dénombrées en 24 heures, dont 400 enfants. »

    « Il s’agit de l’une des manifestations les plus ostentatoires et les plus #impitoyables de la profanation de la vie et de la dignité humaines », ont affirmé les experts.

    Cette agression a transformé Gaza en un paysage de désolation, où près de la moitié des victimes sont des enfants et où des milliers de personnes sont encore déplacées. Le groupe d’experts a recensé plus de 52 535 morts, dont 70 % sont des femmes et des enfants, et 118 491 blessés en date du 4 mai 2025.

    Depuis mars 2025, date qui coïncide avec la fin du cessez-le-feu, Israël a rétabli un blocus encore plus strict sur Gaza, enfermant de fait sa population dans la misère, la faim et la maladie. « Sous les bombardements constants, au milieu de logements en ruines, de rues transformées en zones de terreur et d’un paysage dévasté, 2,1 millions de survivants sont confrontés à une crise humanitaire extrêmement grave », ont déclaré les experts. « La nourriture et l’eau sont coupées depuis des mois, provoquant la famine, la déshydratation et des maladies, ce qui entraînera de nouveaux décès qui deviendront la réalité quotidienne pour beaucoup, en particulier les plus vulnérables. »

    Au milieu de ce carnage, les déclarations israéliennes qui oscillent entre le blocage pur et simple de l’aide et les déblocages dépendant d’autres objectifs stratégiques, témoignent d’une intention claire de faire de la #famine une arme de guerre, et de faire régner l’incertitude chez la population face à ses besoins fondamentaux, ce qui augmente le risque de traumatisme et de problèmes de santé mentale, ont-ils averti.

    « Non seulement l’acheminement de l’aide humanitaire est l’une des obligations les plus importantes d’Israël en tant que puissance occupante, mais l’épuisement délibéré des produits de première nécessité, la destruction des ressources naturelles et la volonté calculée de conduire Gaza au bord de l’effondrement corroborent sa responsabilité criminelle », ont déclaré les experts.

    « Ces actes, outre le fait qu’ils constituent des #crimes internationaux graves, s’inscrivent dans des schémas alarmants et avérés de conduite #génocidaire. »

    Les experts ont appelé les États à dépasser la #rhétorique et à prendre des mesures concrètes pour mettre fin immédiatement au carnage et faire en sorte que les auteurs de ces actes répondent de leurs actes.

    « Le monde entier est attentif. Les États Membres respecteront-ils leurs obligations et interviendront-ils pour mettre fin aux massacres, à la faim, aux maladies et aux autres crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés chaque jour en toute impunité ? »

    Les normes internationales ont été établies précisément pour prévenir de telles horreurs. Pourtant, alors que des millions de personnes manifestent dans le monde entier pour la justice et l’humanité, leurs appels sont étouffés. Cette situation envoie un message funeste : les #vies palestiniennes sont superflues et le droit international, s’il n’est pas appliqué, ne veut rien dire », ont indiqué les experts.

    Ils ont rappelé que le droit des Palestiniens à l’autodétermination est irrévocable. « Les États doivent agir rapidement pour mettre fin au génocide en cours, démanteler l’apartheid et garantir un avenir dans lequel les Palestiniens et les Israéliens coexisteront dans la liberté et la dignité.

    « Les #mandats d’arrêt de la CIJ contre les dirigeants israéliens pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité nécessitent une action et un respect immédiats. L’avis consultatif de la #CIJ impose la fin de l’occupation prolongée et l’Assemblée générale a fixé la date limite au 17 septembre 2025 », ont spécifié les experts.

    Ils ont par ailleurs averti qu’en continuant à soutenir Israël matériellement ou politiquement, notamment par des transferts d’armes et la fourniture de services militaires et de sécurité privés, les États risquaient de se rendre #complices d’un génocide et d’autres crimes internationaux graves.

    Le choix est grave : rester passifs et assister au massacre d’innocents ou participer à l’élaboration d’une résolution juste. La #conscience mondiale se réveille. Si elle s’affirme, malgré le gouffre moral dans lequel nous nous enfonçons, la justice finira par #triompher », ont-ils déclaré.

  • Johann Soufi sur X : « 📣 En #Palestine, les #crimes se poursuivent dans un silence médiatique étouffant ! À La Haye, les États plaident devant la #CIJ_ICJ sur les obligations d’ d’Israël concernant l’@#UNRWA et l’#ONU dans le territoire 🇵🇸 occupé. 🧵

    Puisque les médias n’en parlent pas, je vous raconte.👇 »
    ▻https://x.com/jsoufi/status/1918662438121050360

    Thread by jsoufi on Thread Reader App – Thread Reader App
    ▻https://threadreaderapp.com/thread/1918662438121050360.html

  • Retransmission en direct | COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE
    ▻https://icj-cij.org/fr/multimedia-en-direct-original
    En ce moment

    LA HAYE : La Cour internationale de Justice tient des audiences publiques consacrées à la demande d’avis consultatif sur les Obligations d’Israël en ce qui concerne la présence et les activités de l’Organisation des Nations Unies, d’autres organisations internationales et d’États tiers dans le Territoire palestinien occupé et en lien avec celui-ci

    #CIJ

  • There’s No Auschwitz in #Gaza. But It’s Still #Genocide - Israel News - Haaretz.com
    ▻https://archive.ph/2025.02.01-234101/https://www.haaretz.com/israel-news/2025-01-30/ty-article-magazine/.highlight/theres-no-auschwitz-in-gaza-but-its-still-genocide/00000194-b8af-dee1-a5dc-fcff384b0000

    Par Amos Goldberg et Daniel Blatman

    […] the main difficulty in legally defining acts of mass murder as genocide is the need to prove intent. The UN Genocide Convention of 1948 requires demonstrating the existence of an “intent to destroy, in whole or in part,” the group that is the victim of destruction, which can be a national, religious, ethnic, or racial community. The issue of intent was included in the convention partly due to a mutual interest of the U.S. and the USSR, which, during the Cold War, feared they might find themselves in the dock at the International Court of Justice for violent actions they had committed in the past or might commit in the future.

    […]

    Can intent be proven in the case of Gaza? Aside from the idea of using atomic weapons, Israeli politicians – among them Prime Minister Benjamin Netanyahu, President Isaac Herzog and former Defense Minister Yoav Gallant – and senior military officials have made numerous statements indicating genocidal intent, all of which have been documented: “There are no innocents in Gaza”; “We will carry out a second Nakba”; “We must destroy Amalek,” and more.

    Still, the concept of intent, in general, is very problematic. William Schabas, one of the leading legal scholars on genocide, explains this in his important book “Genocide in International Law: The Crime of Crimes” (2000), in which he analyzes the decisions of the special international tribunals that judged the perpetrators of genocide in Rwanda and Yugoslavia.

    The proof of intent required to convict either a person or state of genocide, Schabas argues, is much more demanding and complex than that needed in a regular criminal murder trial. Particularly when it comes to a state – what can be considered an expression of the state’s intent? If perpetrators carry out their actions while making statements, orders, speeches, etc., that are genocidal, it is easier to establish that intent. In the absence of such statements, the prosecution must rely on evidence from the crime itself and the determination with which the killers executed the murders, which must reflect a clear desire to destroy the victim group. The court that dealt with the genocide in Rwanda ruled that genocidal intent could be inferred from the actions themselves, “from their mass and/or systematic nature or their atrocities.”

    In the context of Gaza, Schabas believes that the case against Israel for genocide – which was filed in the International Court of Justice by South Africa, with 14 other countries in the process of joining – is robust, due to both the countless genocidal statements made by Israeli decision-makers, and the nature of the actions themselves. These include the systematic starvation of the Gaza population, the massive destruction of infrastructure, the ethnic cleansing of the northern Strip, the bombing of areas designated as “safe,” and more.

    […]

  • Je n’ai trouvé aucun compte-rendu en français

    Juin 2024

    BBC World Service - Weekend, Human Rights Watch founder accuses Israel of #genocide
    ▻https://www.bbc.co.uk/programmes/p0j1rk0c

    The Human Rights Watch co-founder, #Aryeh_Neier, has accused Israel of committing genocide in #Gaza. Mr Neier, who is Jewish and a Holocaust survivor, said Israel had done so by obstructing the delivery of humanitarian assistance to Gaza since the start of the war there. His accusation follows the launching of a case in December by South Africa at the International Court of Justice attempting to prove that Israel was committing genocide in the war against Hamas. Israel has strongly rejected South Africa’s allegations. Weekend’s Julian Worricker has been speaking to Aryeh Neier.

  • Le président de la Cour rend une ordonnance organisant la procédure et fixe le délai pour la présentation d’exposés écrits - 196-20241224-pre-01-00-fr.pdf
    Communiqué de presseNon officiel | No 2024/86 Le 24 décembre 2024
    ▻https://www.icj-cij.org/sites/default/files/case-related/196/196-20241224-pre-01-00-fr.pdf

    LA HAYE, le 24 décembre 2024. À la suite de la demande de l’Assemblée générale des Nations Unies priant la Cour internationale de Justice de donner un avis consultatif sur les obligations d’Israël en ce qui concerne la présence et les activités de l’Organisation des Nations Unies, d’autres organisations internationales et d’États tiers dans le Territoire palestinien occupé et en lien avec celui-ci, le président de la Cour a rendu une ordonnance organisant la procédure.

    Dans son ordonnance datée du 23 décembre 2024, le président a décidé que « l’Organisation des Nations Unies et ses États Membres, ainsi que l’État observateur de Palestine, [étaie]nt jugés susceptibles de fournir des renseignements sur la question soumise à la Cour pour avis consultatif et qu’ils pourr[aie]nt le faire dans les délais fixés par la présente ordonnance ». Il a fixé au 28 février 2025 la date d’expiration du délai dans lequel des exposés écrits sur la question pourraient être présentés à la Cour conformément au paragraphe 2 de l’article 66 de son Statut. La suite de la procédure a été réservée.

    #CIJ

  • « Les pays qui fournissent des armes à Israël se rendent complices d’actes génocidaires »

    Pour l’historien américano-israélien Omer Bartov, spécialiste de l’Holocauste, le gouvernement Netanyahu est passé de l’intention à l’action génocidaire. Selon lui, seule « une pression extérieure majeure » pourrait stopper l’engrenage mortel.

    ▻https://basta.media/Omer-Bertov-pays-qui-fournissent-des-armes-Israel-complices-actions-genocid
    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/10/01/tous-les-pays-doivent-se-conformer-a-lavis-de-la-cij-et-autres-textes/#comment-62420

    #international #cij

  • GAME ONLY on LinkedIn : #jeuvideo #france #competitivité #fiscalité
    ▻https://fr.linkedin.com/posts/game-only_jeuvideo-france-competitivit%C3%A9-activity-72388132985513451

    Dans un récent rapport intitulé « Revue de dépenses : les aides aux entreprises », l’Inspection Générale des Finances recommande la suppression du Crédit d’Impôt Jeu Vidéo (CIJV). Game Only s’associe au SNJV pour exprimer sa ferme opposition à une telle proposition.

    #jeux_vidéo #jeu_vidéo #cijv #snjv #inspection_générale_des_finances #subvention

  • L’arrêt de la CIJ contre l’occupation israélienne est une bombe à retardement

    L’avis consultatif de 83 pages publié vendredi dernier par la Cour internationale de justice de La Haye concernant l’occupation du territoire palestinien par Israël est, comme le dit le cliché, un tremblement de terre juridique. La Cour a explicitement déclaré que la présence israélienne dans les territoires palestiniens occupés et la domination qu’elle y exerce sont illégales – et cela inclut Jérusalem-Est, au cas où les Israéliens et d’autres gens auraient oublié que le bassin sacré est sous occupation. [Le bassin sacré, ou bassin historique, est un terme israélien moderne désignant une zone géographique à Jérusalem qui comprend la vieille ville et ses territoires adjacents, NdT] Israël a l’obligation légale de mettre fin à cette occupation prolongée, a statué la Cour. Ce faisant, la CIJ a mis fin au grand mensonge israélien, qui cherche à profiter des prérogatives d’un occupant militaire sans être soumis aux limitations et obligations imposées à un occupant par le droit international.

    ...
    Cette décision constitue bel et bien un tremblement de terre sur le plan juridique. Tout ce que les organisations de défense des droits humains et les juristes, tant en Israël-Palestine que dans le reste du monde, soutiennent depuis des années a maintenant été validé par la plus haute institution juridique internationale au monde.
    ...
    Mais les tremblements de terre en droit international sont plutôt des tremblements de terre à retardement
    ...
    L’impact de cet avis se manifestera par des répliques.

    Il faut lire l’article complet

    ►https://www.les-crises.fr/l-arret-de-la-cij-contre-l-occupation-israelienne-est-une-bombe-a-retarde

    #Israël #CIJ #occupation #Palestine #États-Unis #Grande-Bretagne #Allemagne #France #crimes-contre-l'humanité

  • Guerre Israël-Hamas : ces entreprises françaises montrées du doigt pour leurs activités liées à la colonisation israélienne
    ▻https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/08/09/guerre-israel-hamas-ces-entreprises-francaises-montrees-du-doigt-pour-leurs-

    L’avis rendu, le 19 juillet, par la Cour internationale de justice (#CIJ) estimant que la colonisation israélienne de territoires palestiniens est « illégale » depuis 1967 ne sera pas sans conséquences pour les entreprises françaises, dont une partie des activités sont liées à cette présence, selon plusieurs juristes interrogés.

    Trois groupes français figurent dans une base de données créée par les Nations unies, en 2020, qui répertorie les entreprises qui avaient, « directement et indirectement, permis la construction et la croissance des colonies de peuplement, les avaient facilitées et en avaient profité ». Cette liste est établie par le Haut Conseil des droits de l’homme, à la suite d’une résolution votée, en 2016, par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Elle ne concerne que certains secteurs et recensait, lors de sa dernière mise à jour, en juin 2023, 97 entreprises, en majorité israéliennes.

    On y trouve #Altice International, propriétaire de l’opérateur téléphonique #SFR, le numéro deux mondial de la construction ferroviaire #Alstom ou encore #Egis, spécialisé dans l’ingénierie de la construction et l’exploitation d’infrastructures, dont la Caisse des dépôts est actionnaire à hauteur de 34 %.

    « Quand la CIJ dit le droit, on peut considérer que c’est le droit, donc c’est un avis important, dont les tribunaux français vont forcément s’emparer s’il y a des recours contre les entreprises en question », avance Alain Pellet, professeur émérite à l’université Paris-Nanterre et ancien président de la Commission du droit international des Nations unies.

    Devoir de vigilance

    Même si les entreprises ne sont pas soumises au droit international, elles peuvent faire l’objet de recours devant les tribunaux, sur la base du devoir de vigilance. Ce principe, qui existe en droit français depuis 2017, s’applique aussi par une directive européenne mise en place en juillet, dont le non-respect peut entraîner une amende. Il oblige la plupart des grandes entreprises à s’assurer que leurs activités n’enfreignent pas les droits humains et respectent la protection de l’environnement partout dans le monde, et auprès de leurs clients ou de leurs fournisseurs.

    « La CIJ invite les Etats à adapter leurs législations pour empêcher la colonisation ou le maintien de la puissante occupante dans ces territoires, ajoute Me Philippe Valent, avocat pénaliste au barreau de Paris. Ce qui signifie, pour l’Europe, d’imposer des règles de conformité aux entreprises et de décider d’un paquet de sanctions. Mais c’est peu probable à ce stade. »

    #paywall

  • Pourquoi la décision de la CIJ contre la politique de colonisation d’Israël sera difficile à ignorer
    Par Peter Beaumont, The Guardian, 19 juillet 2024 - Agence Media Palestine – Traduction : Agence Média Palestine

    ▻https://agencemediapalestine.fr/blog/2024/07/22/pourquoi-la-decision-de-la-cij-contre-la-politique-de-colonisat

    Complet, détaillé et global, l’arrêt consultatif de la Cour internationale de justice sur l’illégalité de l’occupation israélienne du territoire palestinien et de l’implantation de colonies de peuplement constitue un démenti cinglant aux affirmations d’Israël et aura un impact profond pour les années à venir.

    La CIJ a déclaré « illégale » l’occupation à long terme du territoire palestinien par Israël, qui équivaut à une annexion de facto. La Cour a appelé Israël à quitter rapidement les territoires occupés et a jugé que les Palestiniens avaient droit à des réparations pour les préjudices subis pendant 57 ans d’une occupation systématiquement discriminatoire à leur égard.

    Dans ses nombreuses parties, l’arrêt représente une défaite dévastatrice pour Israël devant la Cour mondiale.

    Alors que de nombreux rapports des Nations unies et résolutions de l’assemblée générale sont allés dans le même sens, l’arrêt de la CIJ, du fait qu’il se réfère à un traité et à des lois individuelles, représente un jugement qu’il sera difficile d’ignorer.

    #CIJ
    ►https://www.icj-cij.org/sites/default/files/case-related/186/186-20240719-pre-01-00-fr.pdf

  • Netanyahu Files Draft Decision That Rejects ICJ’s Advisory Opinion, Without Consulting AG -
    Chen Maanit | Jul 21, 2024 4:58 pm IDT - Haaretz.com
    ▻https://archive.ph/2024.07.21-141826/https://www.haaretz.com/israel-news/2024-07-21/ty-article/.premium/netanyahu-files-draft-decision-that-rejects-icjs-advisory-opinion-without-consulting-ag/00000190-d544-d65c-a390-fdd598650000

    Prime Minister Benjamin Netanyahu filed on Sunday a draft decision that rejects the advisory opinion published by the International Court of Justice on Friday about the illegality of the Israeli occupation of Palestinian territories.
    The draft was written without the cooperation of Israel’s Attorney General, Gali Baharav-Miara. The legal opinion attached to it was written by Professor Talia Einhorn.

    “The people of Israel are not occupiers in their own land and in their eternal capital, Jerusalem!” the document reads.
    “Israel rejects the advisory opinion of the International Court of Justice in The Hague, that blatantly ignores the natural and historic right of the Jewish people over the land of Israel, that was recognized in international law,” the draft decision says.

    The statement adds that the ICJ opinion ignores the right of Israeli citizens to settle in any parts of the land, “from accepted international legal principles regarding territories that did not have a foreign sovereign, and from Israel’s duty and right for self-defense and safe boundaries.”

    The document attached to the statement and drafted by Prof. Einhorn states, among other things, that the opinion of the court in The Hague is biased, one-sided and ignores several issues, including the principles of customary law and the natural and historical right of the Jewish people in the Land of Israel. According to her, the opinion is against international law and morality.

    “The demand to carry out ethnic cleansing of hundreds of thousands of Jews is contrary to basic human rights recognized in international law,” the document states. “It is not appropriate for the European Court to rule in a way that forces a large number of people, women and children, to be forcibly deported from their homes.”

    #CIJ

  • L’Union européenne défend la position de la Cour internationale de justice sur l’occupation israélienne
    Par Le Parisien avec AFP | Le 20 juillet 2024 à 20h29
    ▻https://www.leparisien.fr/international/israel/lunion-europeenne-defend-la-position-de-la-cour-internationale-de-justice

    Une décision historique. Dans un avis publié vendredi dernier, la Cour internationale de justice avait estimé que l’occupation par Israël de territoires palestiniens depuis 1967 était « illégale », annonçant, de la même façon, que cette occupation devait cesser « le plus rapidement possible ». Un jugement « largement cohérent avec les positions de l’Union européenne qui sont elles-mêmes entièrement alignées sur les résolutions de l’ONU concernant le statut du territoire palestinien occupé », a estimé ce samedi, le chef de la diplomatie européenne Josep Borell.

    « Dans un monde de violations constantes et croissantes du droit international, il est de notre devoir moral de réaffirmer notre engagement indéfectible envers toutes les décisions de la CIJ de manière cohérente, quel que soit le sujet en question », ajoute le Haut Représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, dans un communiqué. La CIJ conclut que « la présence continue de l’État d’Israël dans le territoire palestinien occupé est illégale et doit être terminée le plus rapidement possible », rappelle Josep Borrell.

    L’Union européenne « prend bonne note » de cet avis consultatif rendu vendredi par la plus haute juridiction de l’ONU, explique-t-il.

    #UE #CIJ

  • La gestation d’un système de sanctions contre les colons israéliens de Cisjordanie
    ▻https://www.lemonde.fr/international/article/2024/07/20/la-gestation-d-un-systeme-de-sanctions-contre-les-colons-israeliens-de-cisjo


    Un enclos installé par des colons pour y planter des arbes, signe d’un projet de construction d’une nouvelle colonie illégale sur les terres du village bédouin de Mouarrajat (Cisjordanie), le 25 mai 2024.
    VIRGINIE NGUYEN HOANG/HUMA POUR « LE MONDE »

    Quelques dizaines de personnes et d’entités, qui contribuent à l’expulsion des Palestiniens en Cisjordanie, ont été sanctionnées depuis le début de l’année, à l’initiative des Etats-Unis, de l’Union européenne et de la France. D’une portée pour l’instant limitée, ces mesures enclenchent des mécanismes et établissent des précédents, qui inquiètent l’Etat hébreu.

    La décision rendue par la Cour internationale de justice, vendredi 19 juillet à La Haye, qui juge « illicite » l’occupation des territoires palestiniens, promet d’alimenter la réflexion de Washington, de l’Union européenne (UE) et de plusieurs Etats ayant commencé à imposer des sanctions contre des citoyens et des organisations israéliennes, impliqués dans les violences de la colonisation. Ces mesures punitives, dont les plus récentes ont été prises par l’Union européenne le 15 juillet ont été impulsées en décembre 2023 par l’administration américaine de Joe Biden.

    Encore symboliques et réversibles, touchant des dizaines d’individus sans grande autorité et une poignée d’entités, elles n’en brisent pas moins « un tabou » selon un diplomate européen, pour qui « en discuter sérieusement n’était pas même envisageable il y a deux ans ». Aussi fragiles soient-elles, elles enclenchent des mécanismes, posent des précédents juridiques et ouvrent un champ de possibles, qui préoccupent les autorités israéliennes. « Avec les avancées des cours de la justice internationale et ces vagues de sanctions, Israël risque de plus en plus concrètement de se voir assimilé à un Etat paria », résume un autre diplomate européen.

    #paywall

    • Un décret pris par le président Joe Biden en février permet à l’administration de sanctionner des individus et des entités en #Israël, sans passer par le Congrès, pour violences, mais aussi pour avoir contribué à déstabiliser la #Cisjordanie et accaparé de terres palestiniennes. Fort de ce levier juridique, son administration adopte un nouveau train de #sanctions régulièrement, à quelques mois d’intervalle, de manière planifiée et avec des conséquences concrètes : en raison de leurs transactions en dollars, les banques israéliennes, où les personnes et les entités mises sous sanctions disposent de comptes, sont obligées de geler ces avoirs.

      Un levier de pression

      En juin, deux patrons de fermes israéliennes, parmi des dizaines implantées depuis 2017 dans de vastes zones reculées de Cisjordanie, ont ainsi été visés. Ces #colonies_agricoles contribuent au déplacement forcé de Bédouins, à l’ombre de la guerre à Gaza. Ces hommes ont été sanctionnés pour des faits de violences, mais également pour #accaparement_de_terres.

      Une #jurisprudence se construit ainsi, ouvrant la voie à des sanctions contre des organisations plus importantes, voire des responsables politiques. Avant la présidentielle américaine de novembre, plusieurs nouvelles cibles sont évoquées par des sources diplomatiques et des experts : en premier lieu, Regavim, organisation impliquée dans l’implantation des fermes et la destruction de bâti palestinien, ainsi que d’infrastructures financées par l’UE (écoles, panneaux solaires).

      Autre objectif plus ambitieux : fin juin, le Canada a été le premier à sanctionner Amana, la principale entreprise israélienne de BTP en Cisjordanie, matrice du mouvement des #colons, dirigée par Ze’ev « Zambish » Hever. En avril, des fuites dans la presse américaine ont aussi évoqué la possibilité de sanctionner Bezalel Smotrich, le ministre des finances et ministre de tutelle de la Cisjordanie au sein du ministère de la défense, qui a fait de l’annexion pure et simple des territoires la politique officielle du gouvernement israélien.

      Washington a tenté d’user de ces sanctions, prises en parallèle à ses #livraisons_d’armes à Israël, comme d’un levier de pression sur la conduite de la guerre à Gaza. La manœuvre n’a guère eu de succès, mais elle ne se réduit pas à cet objectif, tout comme elle ne peut se résumer à un simple geste envers les électeurs d’origine arabe du Michigan, Etat-clé pour la présidentielle de novembre.

      L’élaboration de ces mécanismes de sanctions est aussi le fruit d’une réflexion sécuritaire, menée par l’armée et le département d’Etat, ce qui peut expliquer en partie pourquoi elle n’a suscité jusqu’ici que peu de critiques de la part des républicains. « Ils considèrent la colonisation comme le principal risque pesant sur la Cisjordanie, y compris pour Israël. Ils veulent renforcer les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne, qui sont perçues par leurs proches comme des collaborateurs avec Israël et sont humiliés chaque fois que les colons entrent dans leurs villages », résume une source diplomatique occidentale.

      Côté européen, la France a joué un rôle moteur, aux côtés des Pays-Bas et de la Belgique, pour faire adopter deux petits paquets de sanctions par le Conseil de l’Europe depuis avril. Forcément unanimes, ces initiatives font elles aussi jurisprudence. En juillet, la France avait proposé de sanctionner Regavim. L’Allemagne s’y est opposée. La Hongrie et la République tchèque, chevaux de Troie de la droite israélienne en Europe, freinent aussi les ambitions.

      Cependant, l’UE a sanctionné Tzav 9, un groupement de coupeurs de routes, qui assaillent en Cisjordanie les camions de nourriture destinée à Gaza. Le cas d’Amana est également discuté, sans faire l’unanimité. L’entreprise contesterait fermement sa désignation devant les tribunaux de l’UE. La France a sanctionné elle-même 28 colons violents, sans les nommer.

      Louis Imbert (Jérusalem, correspondant)

      #Palestiniens #CIJ #État_paria

    • En Israël, sur les traces de « Zambish », le colon bâtisseur
      ▻https://www.lemonde.fr/international/article/2020/06/11/en-israel-sur-les-traces-de-zambish-le-colon-batisseur_6042441_3210.html

      Ze’ev Hever, entrepreneur au passé terroriste, est le principal constructeur des colonies dans les territoires palestiniens. L’Etat israélien s’apprête à légaliser son « œuvre », en annexant une partie de la Cisjordanie à partir du 1er juillet [2020].

      Toute sa vie, le « roi » des colons israéliens, Ze’ev Hever, a attendu ce jour. Voilà trente ans que le patron d’Amana, l’entreprise de bâtiment des colons, construit en Cisjordanie occupée, peuplant de centaines de milliers de juifs son empire de caravanes et de pavillons à tuiles rouges.

      ▻https://justpaste.it/4b563

  • ICJ: Israeli occupation of Palestinian lands is ’unlawful’ and breaches laws concerning apartheid
    By Katherine Hearst and Imran Mulla | 19 July 2024 15:04 BST | Middle East Eye
    ▻https://www.middleeasteye.net/news/icj-delivers-landmark-opinion-57-year-israeli-occupation
    ▻https://www.middleeasteye.net/sites/default/files/images-story/Nawaf+Salam%20afp%2019%20july%20ICJ.jpg

    The International Court of Justice (ICJ) issued an advisory opinion on Friday which found that Israel’s decades-long occupation of the Palestinian territories was “unlawful”, and that its “near-complete separation” of people in the occupied West Bank breached international laws concerning “racial segregation” and “apartheid.”

    Delivering the court’s findings, ICJ President Nawaf Salam said that Israel must make reparations to Palestinians for damages caused by its occupation, adding that the UN Security Council, the General Assembly and all states have an obligation to not recognise Israel’s occupation as legal.

    “The sustained abuse [by] Israel of its position as an occupying power through annexation and an assertion of permanent control over the occupied Palestinian territory and continued frustration of the right of the Palestinian people to self-determination violates fundamental principles of international law and renders Israel’s presence in the occupied Palestinian territory unlawful,” Salam said, reading the findings of the 15-judge panel.

    He added that Israel’s policies and practices in the occupied West Bank and East Jerusalem amounted to the annexation of large parts of these territories and that the court finds Israel systematically discriminates against Palestinians in the occupied territory.

    “A number of participants have argued that Israel’s policies and practices in the Occupied Palestinian Territory amount to segregation or apartheid, in breach of Article 3 of CERD [Committee on the Elimination of Racial Discrimination],” he said. (...)

    #CIJ