• Le peuple et moi. François Ruffin cinéaste | RdLI | RdLI
    https://rdli.fr/articles/essai/le-peuple-et-moi-francois-ruffin-cineaste

    Parmi ses « films cultes », Ruffin cite aussi Monsieur Smith au Sénat (1939), toujours de Frank Capra, « le plus grand ». En tant que député, il ambitionne d’« être James Stewart à l’Assemblée », c’est-à-dire de se mettre en branle « pour affronter l’institution et [...] chercher ce qu’il reste de l’humanité dans le cœur des hommes1 ». Quand il parle de ce film, il évoque d’ailleurs surtout l’acteur James Stewart, qui s’est construit une persona (image publique) d’« homme du peuple associé [...] aux “devoirs civiques” et à une “morale inébranlable” », et qui, avec son allure et son élocution hésitantes, convoque « les valeurs populistes de la small-town America2 » (l’Amérique des petites villes).

    Faisons l’hypothèse que ces références n’ont rien d’anodin. Si on les met en regard des films de Ruffin (en partie réalisés avec Gilles Perret), on peut y lire la matrice, voire le fantasme originaire, de son action politique. Le George Bailey de La Vie est belle et le Jefferson Smith de Monsieur Smith au Sénat condensent peut-être la manière dont Ruffin se perçoit, comment il se construit comme personnage central de ses films et comment il fabrique une certaine image du « peuple ».

    #altruisme_narcissique #cinéma #peuple

  • Bi Gan, Resurrection – Kuángyě shídài 狂野时代 #14
    https://radioblackout.org/podcast/bi-gan-resurrection-kuangye-shidai-%e7%8b%82%e9%87%8e%e6%97%b6%e4%bb%

    L’era della landa desolata Questa la traduzione del titolo cinese. E la waste land eliotiana è tutto ciò che sta fuori del cinema e della sua ricostruzione: infatti il paesaggio tarkovskiano da Stalker fa da sfondo ogni volta che capitano i passaggi in cui il Cacciatore restituisce nuova linfa al Delirante, una volta consumata fino […]

    #Cinefilia_vampiresca #Citazionismo_estetizzante #Onirismo_bulimico
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/05/Delicatessen_Resurrection-2026-05-07.mp3

  • #david di Donatello: il trionfo de “Le città di Pianura”
    https://informareonline.com/david-di-donatello-il-trionfo-de-le-citta-di-pianura

    Diciamolo subito: non era previsto. O almeno non da tutti. Eppure ai #David_di_Donatello trionfa #Le_città_di_pianura di Francesco Sossai, regista bellunese che fino a ieri conoscevano in pochi. È uscito da Cinecittà con otto David di Donatello: miglior film, miglior regia, miglior sceneggiatura originale, miglior attore protagonista, miglior produttore, miglior casting, […] L’articolo David di Donatello: il trionfo de “Le città di Pianura” proviene da Informareonline, scritto da Paolo Cutillo

    #Approfondimenti #Spettacolo #cinema #veneto

  • Cinéma  : «  Métisses. Cinq femmes contre un crime d’État  »

    En décembre 2024, une décision de la cour d’appel de Bruxelles bouleverse le récit colonial officiel : l’État belge est condamné pour crimes contre l’humanité perpétrés au Congo entre 1948 et 1951. Sur les grands écrans en mai, un film documentaire retrace le procès en appel qui mène à ce jugement historique, tout comme le combat solidaire et les trajectoires de vie des plaignantes, arrachées à leur famille quand elles étaient enfants au nom d’un système politique institutionnalisé de ségrégation raciale. L’une d’entre elles, Léa Tavares Mujinga, revient sur son parcours et Michèle Hirsch, une de leurs avocat·es, commente cette séquence hors norme.

    https://www.axellemag.be/cinema-metisses-cinq-femmes-contre-un-crime-detat

    #belgique #colonisation #cinema

  • The Fuck, une carte postale de Brixton, Londres
    https://abasbruit.org/2026/05/06/the-fuck-une-carte-postale-de-brixton-londres

    Où il est question d’un film un peu oublié, Sammy and Rosie Get Laid, d’anéantissement des territoires des classes populaires, mais aussi de rencontres et de mélanges des classes et des cultures, de tissage souterrain et de présences affectives…

    #Lettres_du_monde #amour #émeutes #cinéma #classe_ouvrière #postcolonial

  • « S’accrocher à la lumière » – une interview d’Alisa Kovalenko, réalisatrice du film « Mon cher Théo »

    « J’ai écrit ces lettres en pensant à l’avenir. Si je ne revenais pas et qu’il grandissait avec plein de questions, qui y répondrait ? »

    Dans le cadre du cycle de films projetés par le RESU à l’Université libre de Bruxelles « Filmer, c’est résister. Saison 2026 », nous vous invitons à voir le jeudi 21 mai « Mon cher Théo » d’Alisa Kovalenko.
    Nous avions déjà projeté en 2024 « We will not fade away »,un documentaire consacré à des jeunes du Donbass vivant à proximité de la ligne du front avant 2022 et réalisant leur rêve de faire un séjour dans l’Himalaya.
    Le film « Mon cher Théo » sera projeté le jeudi 21 mai à 18h30 à l’auditoire Roger Lallemand (auditoire B1.315), bâtiment B, campus du Solbosch de l’Université libre de Bruxelles.
    Voici une interview d’Alisa Kovalenko par Alina Prokopchuk à propos de son dernier film « Mon cher Théo ».

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/04/30/saccrocher-a-la-lumiere-une-interview-dalisa-k

    #ukraine #cinema

  • George Orwell × Raoul Peck : 2×-2=-4
    Ou comment dissoudre en images le totalitarisme dans la critique du monde occidental

    Dès ses premières minutes, le film donne la mesure de son ambition – et de son égarement. Sur un extrait en voix off de The Prevention of Literature , ce texte de 1946 où #George_Orwell décrit une société devenue totalitaire parce que sa classe dirigeante se maintient au pouvoir par la force et la fraude, #Raoul_Peck déploie un carrousel de visages : Orbán, Pinochet, Museveni, Min Aung Hlaing, Poutine, Ferdinand Marcos, et pour finir George W. Bush. Le procédé est visuellement efficace. Il est aussi d’une confondante approximation. Car de tous les dirigeants convoqués dans cette galerie, un seul – Poutine – gouverne un régime totalitaire. Les autres relèvent de catégories certes peu aimables, mais profondément différentes : dictature militaire, kleptocratie, junte, Big Man africain cramponné au pouvoir, démocratie illibérale. Quant à la présence de Bush, elle procède d’un réflexe anti-impérialiste qui n’entretient avec le totalitarisme qu’un rapport de métaphore paresseuse.
    Est-ce un défaut de mise en scène ? Plutôt une faute de pensée, qui contamine tout le film, car le totalitarisme n’est pas l’#autoritarisme monté d’un cran ; il en diffère par nature : là où l’un se satisfait du silence, l’autre exige l’adhésion, et entreprend de substituer à la réalité une fiction obligatoire. En alignant sur un même plan une junte birmane, un autocrate ougandais et un président américain élu, le documentaire sert le contraire de ce qu’il prétend : il dilue la pensée orwellienne dans un brouet.
    Dans 1984 , Winston Smith posait un axiome sur lequel reposait tout l’édifice de la résistance intérieure : la liberté, c’est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Or le film de Peck prend l’équation orwellienne et produit un résultat négatif. Orwell multiplié par Peck, ce n’est pas quatre : c’est moins quatre. Le cinéaste ne manque pas de talent, mais sa grille de lecture – anti-impérialiste, anticapitaliste, héritière d’une tradition marxiste qui n’a jamais admis et compris le concept de #totalitarisme – le conduit à retrancher d’Orwell ce qui en constitue le cœur. Le spectateur en sort plus confus qu’il n’était entré. C’est ce rendez-vous manqué qu’il faut examiner : il dit quelque chose de la difficulté de l’intelligentsia occidentale à nommer le monde dans lequel nous vivons.

    #cinéma #documentaire #film #anticapitalisme #marxisme

    Simon Leys avait noté avec une ironie tendre qu’Orwell avait toujours fait sereinement face à ses nombreux ennemis, mais qu’on se demandait s’il aurait pu garder son sang-froid devant certains de ses admirateurs. Peck est de ceux-là – un admirateur sincère, un cinéaste de talent, un homme dont l’indignation ne fait aucun doute. Mais l’admiration qui se trompe d’objet peut faire sous les apparences de l’hommage presque autant de dégâts que l’hostilité franche. Orwell nous demandait une seule chose : tenir bon sur le fait que deux et deux font quatre. Peck, en multipliant Orwell par ses certitudes personnelles, arrive à moins quatre.
    #Pierre_Raiman,
    docteur en Histoire, spécialiste des totalitarismes.

    Article publié sur le site Desk Russie le 6 avril 2026.
    https://desk-russie.eu/2026/04/06/george-orwell-x-raoul-peck-2x-2-4.html

    Dans un entretien avec Raoul Peck dans Libération du 24 février 2026, il déclare :

    Déjà dans les années 1980, Georges Marchais était ridiculisé comme un clown… C’était difficile à supporter - une arme pour ridiculiser les idées de gauche.

    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/raoul-peck-cest-un-film-qui-fait-le-catalogue-du-present-comme-orwell-dan

    Georges Marchais , secrétaire général du Parti communiste français (PCF) de 1972 à 1994, c’est-à-dire un stalinien : une personne qui prétendait défendre la classe ouvrière et qui dans les faits en a été un des actifs fossoyeurs.
    Manifestement, Peck n’a pas très bien compris le sens de La Ferme des animaux d’un certain George Orwell...

    #confusionnisme #gauchisme

  • Projection du film “M” de Yolande Zauberman (2018, 106 ‘)
    Dimanche 26 avril, à 16h, UPJB, 61 rue de la Victoire, 1060 Bruxelles

    Dans le cadre d’une rétrospective sur le cinéma de Yolande Zauberman

    V.O. en yiddish, hébreu et arabe, sous-titres français.

    “M” comme Menahem, enfant prodige à la voix d’or, abusé par des membres de sa communauté qui l’adulait. Quinze ans après il revient à la recherche des coupables, dans son quartier natal de Bnei Brak, une ville israélienne peuplée de Juifs ultra-orthodoxes. Mais c’est aussi le retour dans un monde qu’il a tant aimé, dans un chemin où la parole se libère… Ceux qui osent parler réussiront-il à éloigner la hantise du “gal-gal”, ce cercle vicieux qui transforme les violés en violeurs ?

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/01/10/yolande-zauberman-un-cinema-du-desir-emancipateur/#comment-73493

    #cinema

  • Quel corps ?Entretien avec Françoise Davisse
    https://abasbruit.org/2026/04/18/quel-corps-entretien-avec-francoise-davisse

    Dans « Laisse pas ton corps au vestiaire », Françoise Davisse et Jean-Philippe Urbach proposent une belle réflexion-documentaire sur le corps à l’école, impensé majeur de l’institution alors que s’y jouent de profondes inégalités entre filles et garçons reproduites par les stéréotypes de genre.

    #Entretiens #Recensions #école #cinéma #enfances #féminismes
    https://abasbruit.org/wp-content/uploads/2026/04/nsmail.mp3

  • Ardent espoir, aux enfants de Godard et de la Palestine... et à l’avenir
    https://lundi.am/Ardent-espoir-aux-enfants-de-Godard-et-de-la-Palestine-et-a-l-avenir

    Les cinéastes Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval se sont vus confier par Nicole Brenez et Elias Sanbar, 120 heures de bandes son enregistrées il y a 55 ans par Jean-Luc Godard dans les camps palestiniens de Jordanie et du Liban. Ils ont imaginé et réalisent un film à la recherche des images manquantes et disparues.
    Voici quelques bribes de ce film à venir et qui s’intitulera : Ardent Espoir, aux enfants de Godard et de la Palestine... et à l’avenir.

    #cinéma #documentaire #archive #Palestine #Jean-Luc_Godard #Histoire

  • »Ich versuche, Bilder zu schaffen, die eine Wahrheit in dir auslösen«
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1198841.film-alpha-ich-versuche-bilder-zu-schaffen-die-eine-wahrheit-in-d

    Mélissa Boros als Alpha Foto: Diaphana

    En ce moment au cinéma
    https://www.berlin.de/kino/_bin/trefferliste.php?freitext=Alpha&kino=&datum=&genre=&stadtteil=&suche=1

    8.4.2023 von Susanne Gietl - Die 13-jährige Alpha (Mélissa Boros) infiziert sich mit einer rätselhaften Krankheit, die Menschen zu Marmorstatuen erstarren lässt. Die Bilder sind zugänglicher als in »Titane«. Empfinden Sie das auch so?

    Da stimme ich nicht nur voll und ganz zu, sondern bin auch froh, dass Sie das so empfunden haben. »Titane« ist auf die letzten 15 Minuten bedingungsloser menschlicher Liebe aufgebaut, dass diese beiden Menschen, die dazu bestimmt waren, sich entweder nie zu begegnen oder sich zu töten, in diesem Moment etwas füreinander empfinden. Im Drehbuch sagten sie am Ende »Ich liebe dich«, dann hab ich es beim Schreiben wieder gestrichen, dann wieder eingefügt, dann wieder gelöscht. Das habe ich 100 Mal gemacht. Ebenso, als wir die Szene gedreht haben, und auch beim Schnitt: rein, raus, rein. Am Ende habe ich »Ich liebe dich« im Film gelassen, weil mir klar wurde, dass meine Zurückhaltung dem Wort gegenüber daher rührt, dass ich es als Klischee empfunden habe. Ich habe verstanden, dass es da eine Zone des Unbehagens für mich gab, und beschlossen, einen Film zu machen, der vom Anfang bis zum Ende ein ›Ich liebe dich‹ ist.

    Todkranke Menschen verwandeln sich in »Alpha« zu Stein, dadurch machen Sie aus einer hässlichen Krankheit etwas Schönes. Man nimmt sie wahr.

    Absolut. Als Erstes möchte ich auf das Wort »schön« eingehen, was wiederum eine extrem schwierige, sehr herausfordernde Frage war. Da ich wusste, wo ich mit meinen ersten beiden Spielfilmen herkam, würden manche Leute diesen Film ansehen, weil sie dachten, sie würden Angst bekommen, aus dem Sitz aufspringen oder sich abgestoßen fühlen, oder nun ja, nach etwas Blutigem suchen. Das wäre emotional, menschlich, politisch zu 100 Prozent gegen diesen Film gewesen. Ich musste erreichen, dass das Publikum sofort Empathie für die Patienten empfindet, sie als Teil von uns annimmt. Ich wollte, dass die Leute sie schön finden. Aber das Problem mit Schönheit ist, dass sie eine subjektive Angelegenheit ist. Was ich schön finde, findest du vielleicht hässlich oder geschmacklos oder abstoßend. Was bedeutet es also wirklich, schön zu sein?

    Was ist die Antwort?

    Nach vielen Monaten des Grübelns wurde mir diese Frage von den Schultern genommen, als ich die Szene im Wartezimmer mit Alpha, ihrem Englischlehrer und dessen Partner geschrieben habe, wo sie sagt: »Nein, du bist wirklich schön.« Mir wurde klar, dass die Perspektive auf diesen Patienten, die das Mitgefühl hervorrufen sollte, nicht meine eigene war. Ich hätte jede andere Ikonografie wählen, jedes andere Symptom für die Krankheit erfinden können, aber meine Sichtweise als Regisseurin spielte keine Rolle. Was zählte, war, was sie von ihm hält. Denn wenn sie ihn für schön hält, dann wird jeder ihn für schön halten. Das zu entdecken, war für mich eine Erleichterung.

    Der zweite Gedanke war, dass ich wollte, dass diese Menschen im Leben und im Tod erhöht werden. Ich wollte die Patienten wie Heilige behandeln und ihren Tod zu einem Denkmal erheben. Das ist kein Zement oder so, es musste Marmor sein, weil ich wollte, dass sie edel sind, denn sie wurden von der Gesellschaft als Parias oder Abschaum betrachtet. Sie sollten das Gefühl haben, dass sie es als Menschen verdienen, respektiert und in Erinnerung behalten zu werden.

    Was war Ihnen bei der Entwicklung der Figuren wichtig?

    Ich arbeite immer gleich: Ich bin eher eine Figurenautorin als eine Geschichtenautorin. Also beginne ich damit, über die Entwicklung meiner Figuren nachzudenken, spüre in sie hinein. Es ist wie ein Geflecht aus Sehnsüchten, Emotionen und Bildern. Wenn ich schreibe, komme ich an einen Punkt, an dem meine Figuren die Führung übernehmen. In meinem Kopf habe ich eine aufsteigende Bewegung, wo sie beginnen und wo sie enden werden. Dann geht es darum, den Anfang des Films mit dem zu verbinden, was in der Vergangenheit passiert ist und wie es in der Gegenwart nachhallt.

    Welchen Schwierigkeiten sind Sie dabei begegnet?

    Da transgenerationales Trauma im Mittelpunkt des Films steht – was bedeutet, dass alles, was unausgesprochen, unbewältigt und verdrängt wurde, nur nach unten sickert und so kontinuierlich an die nächste Generation weitergegeben wird –, wusste ich, dass meine Figuren über ihre Gefühle sprechen mussten, was für mich etwas völlig Neues war, da ich mit Worten sehr zurückhaltend bin. Es war vor allem ein ständiges Hinterfragen: Wie setze ich Worte ein, ohne dass die Emotionen ihre Intensität verlieren?

    Was hat Ihnen dabei geholfen, mit den Figuren mitzugehen?

    Die Leute fragen mich oft, warum ich immer die Namen Alexia, Adrien, Justine in meinen Filmen verwende. Der Grund dafür ist, dass ich mich mit ihnen wohlfühle. Und dass sie Teil dieses kontinuierlichen Flusses sind, in den ich tiefer und tiefer eintauche, um meine Emotionen zu durchleben und neue, unerwartete Orte in mir selbst zu entdecken, die ich verdrängt habe. Es sind Orte, die mir ein Unbehagen bereiten. Ich möchte mich damit auseinandersetzen und diesen Orten eine Form geben, die hoffentlich für alle kathartisch ist. Obwohl meine Filme extrem düster sind, bleibe ich, salopp gesagt, im Sinne von Sartres »Der Existenzialismus ist ein Humanismus«, eine existenzialistische Person. Ich glaube an die Verletzlichkeit, die mit unserem Dasein einhergeht, an die Heiligkeit des Strebens nach einem Wesen, das man nie erreichen wird und das uns hilft, an jedem verdammten Tag unsere Haut abzuwerfen, und daran, dass nichts in Stein gemeißelt ist.

    Sie finden neue, unerwartete Bilder in Ihren Filmen. Wollen Sie damit erreichen, dass Menschen – auch in Zeiten von Social Media und KI – durch das Fremde anders denken und fühlen?

    Ich glaube nicht, dass Kunst Antworten liefern soll, sie soll vielmehr Fragen aufwerfen, was für mich das Gegenteil dessen ist, wofür KI derzeit genutzt wird, nämlich die Realität zu transformieren, um eine neue objektive Wahrheit zu etablieren, die sehr stark dem entspricht, was Orwell in »1984« als »Neo-Wahrheit« bezeichnet hätte. Ich versuche hingegen, Bilder zu schaffen, die eine Wahrheit in dir auslösen, die du zuvor nicht anerkennen oder akzeptieren wolltest. Das bringt uns alle auf eine Ebene. Sobald die Maske weg ist, kann der Dialog beginnen.

    »Alpha«: Frankreich, Belgien 2025. Regie und Buch: Julia Ducournau. Mit: Mélissa Boros, Tahar Rahim, Golshifteh Farahani. 127 Min. Jetzt im Kino.

    #cinéma #maladie #iatrocratie

  • Airplane !
    https://www.zdf.de/filme/collection-index-page-ard-collection-ard-dxjuomfyzdpzag93ojq2otu4mzq0mzzinte0zjq

    C’est en ligne.

    Pas vu quand c’est sorti parce qu’à l’époque on trouvait sexistes les blagues d’Abrahams/Zucker et de bas étage, mais en rétrospective c’est bien construit, super bien joué, très très drôle et même critique envers certains aspects de la vie états-unienne dont les parodies marchent toujours. Un peu de nostalgie des évangélicaux farfelus et pas encore génocidaires, des visites de petits garcons dans le cockpit, qui se faisaient couramment à l’époque même pendant l’atterrissage. Leslie Nielsen dans un rôle entre le sérieux et le burlesque, impressionnant. Airplane ! a bien vielli.

    Seul inconvénient : pas de V.O. mais la version allemande. Dommage.

    Die unglaubliche Reise in einem verrückten Flugzeug, 83 Min., USA, 1980

    Eigentlich möchte Ex-Kampfpilot Ted Striker nur seine Beziehung zu Stewardess Elaine retten und steigt, trotz seiner Flugangst, zu ihr in die Maschine. Doch seinen Plan, auf dem Flug nach Chicago mit ihr zu sprechen, platzt, als die Crew krank wird ...

    https://en.wikipedia.org/wiki/Airplane !

    Directed by
    Jim Abrahams
    David Zucker
    Jerry Zucker

    Written by
    Jim Abrahams
    David Zucker
    Jerry Zucker

    Based on Zero Hour!
    by Arthur Hailey, Hall Bartlett, John Champion

    Cast

    Robert Hays as Ted Striker
    Julie Hagerty as Elaine Dickinson
    Kareem Abdul-Jabbar as First Officer Roger Murdock
    Lloyd Bridges as Steve McCroskey
    Peter Graves as Captain Clarence Oveur
    Leslie Nielsen as Dr. Rumack
    Lorna Patterson as Randy
    Robert Stack as Captain Rex Kramer
    Stephen Stucker as Air Traffic Controller Johnny Henshaw-Jacobs
    Frank Ashmore as Flight Engineer Victor Basta
    Jonathan Banks as Gunderson
    Craig Berenson as Paul Carey
    Barbara Billingsley as Jive Lady
    Lee Bryant as Mrs. Hammen
    Nicholas Pryor as Jim Hammen
    Joyce Bulifant as Mrs. Davis
    Maureen McGovern as Nun
    Kenneth Tobey as Air Controller Neubauer
    Marcy Goldman as Mrs. Geline
    Barbara Stuart as Mrs. Kramer
    Ross Harris as Joey Hammen
    Norman Alexander Gibbs as First Jive Dude
    Al White as Second Jive Dude
    David Hollander as Young Boy with Coffee
    Michelle Stacy as Young Girl with Coffee
    David Leisure as First Krishna
    Jason Wingreen as Dr. Brody
    Jill Whelan as Lisa Davis
    Ethel Merman as Lieutenant Hurwitz
    Lee Terri as Mrs. Linda Oveur
    Jimmie Walker as Windshield Wiper Man
    James Hong as Japanese General
    Howard Jarvis as Man in Taxi
    Michael Laurence as Newscaster
    Herb Voland as Air Controller Macias
    Otto as Himself

    #USA #Cinéma #auf_deutsch #comédie

  • Hard Eight / Double mise
    https://www.arte.tv/fr/videos/130328-000-A/double-mise

    98 min, de Paul Thomas Anderson, USA, 1996, disponible jusqu’au 30/09/2026

    avec Philip Baker Hall, Gwyneth Paltrow, Samuel L. Jackson, John C. Reilly

    https://en.wikipedia.org/wiki/Hard_Eight_(film)

    The film’s title refers to a “hard eight,” a wager in the casino game of craps that the shooter will roll two fours before a seven or any other combination totaling eight.

    Plot

    Sydney Brown, a well-dressed senior gambler, finds John Finnegan, a homeless man, forlornly sitting outside a diner in Sparks, Nevada. Sydney offers John a cigarette and buys him a cup of coffee. John tells Sydney that he went bust in Las Vegas and needs $6,000 for his mother’s funeral. They travel to Vegas, where Sydney helps John win the money. Two years later, John becomes Sydney’s protégé. Calm and reserved, Sydney displays a fatherly care for John, who is unsophisticated. John has a new friend named Jimmy, who does security work, and is attracted to Clementine, a cocktail waitress in Reno. Sydney meets Clementine and learns that she moonlights as a prostitute. Although Clementine believes Sydney might want to use her services, he wants to build a connection between John and her. Sydney asks John to show Clementine around town.

    After receiving a frantic phone call, Sydney finds John and Clementine holding an unconscious tourist hostage in a nearby motel because he did not pay Clementine for sex. He learns that John and Clementine have called the hostage’s wife, threatening to kill him if they do not get the money. After finding Jimmy’s gun, Sydney convinces John and Clementine to flee the motel, advising them to leave town for a honeymoon as they have recently been impulsively married. While leaving, Sydney removes the evidence from the motel room.

    Sydney meets with Jimmy, who tells him that the couple did not call the police. However, Jimmy explains that he has heard stories of Sydney killing John’s father in Atlantic City. Jimmy pulls a gun on Sydney and threatens to tell John unless Sydney gives him $10,000. Sydney says that he does not have it, but he can give $6,000 cash. They go to Sydney’s suite and down to the casino floor, where Sydney gets the money from the cashier and gives it to Jimmy. John calls Sydney from a roadside phone to update him on the honeymoon. During the call, Sydney tells John that he loves him like a son. After hearing that, John thanks him and says that he also loves him. Jimmy takes the money to a casino and wins betting $2,000 on a hard eight. Sydney sneaks into Jimmy’s house and when he returns, he kills him and takes his cash. The next day, Sydney returns to the diner where he met John and covers his bloodstained shirt cuff with a jacket sleeve.

    #USA #cinéma

  • Cannes : derrière les paillettes, l’histoire populaire méconnue du festival – #Tangui_Perron
    https://lvsl.fr/cannes-derriere-les-paillettes-lhistoire-populaire-meconnue-du-festival-tangui-

    Alors que la sélection de l’édition 2026 du #Festival_de_Cannes vient d’être dévoilée, l’histoire politique de ce rendez-vous mondial, né d’un élan populaire, est souvent oublié. Historien spécialiste des liens entre mouvement ouvrier, syndicalisme et #Cinéma, Tangui Perron aborde le septième art comme un phénomène social. Ses recherches portent aussi sur le cinéma militant, dont il propose une lecture à la fois politique et esthétique. Dans son dernier ouvrage, #Tapis_rouge_et_luttes_des_classes. Une autre histoire du Festival de Cannes (Éditions de l’Atelier, 2024), il raconte comment la CGT, le Parti communiste et la gauche de la Libération ont façonné la genèse du festival. Il revient ici sur cette aventure collective, la mobilisation populaire autour du Palais des Festivals, la (…)

    #Culture

  • Le 3e Festival du film kurde de Düsseldorf dédié aux femmes kurdes

    ALLEMAGNE – La 3e édition du Festival du film kurde de Düsseldorf se tiendra du 17 au 19 avril 2026 dans deux salles emblématiques de la ville : l’UFA-Palast Düsseldorf (Worringer Str. 142) et le Kino Metropol.

    Le festival ouvrira ses portes le vendredi 17 avril à 20h avec la projection du long-métrage « Birako Heval » (90 minutes), un hommage puissant à la résistance du Rojava. Cette édition mettra particulièrement en lumière la région du Rojava, avec notamment le court-métrage « Ye Me Rûmeta Rojava » (« Rojava est notre dignité ») et le documentaire « Hemo ».

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/08/17/art-contre-le-genocide-culturel-au-kurdistan/#comment-73321

    #kurdistan #cinema

  • « Les Rayons et les ombres » : « La banalité consistant à dire qu’un personnage n’est jamais tout blanc ou tout noir ne justifie pas la main forcée à la compassion »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/04/01/les-rayons-et-les-ombres-la-banalite-consistant-a-dire-qu-un-personnage-n-es

    Les arrangements avec la vérité du film de Xavier Giannoli finissent par faire de son héros, Jean Luchaire, un pacifiste fourvoyé alors qu’il fut un collaborateur jusqu’au-boutiste, explique l’historienne Bénédicte Vergez-Chaignon dans une tribune au « Monde ».

  • Palestine 36 Reclaims a Buried Anti‑Colonial Revolt - Interview with Annemarie Jacir
    https://jacobin.com/2026/04/palestine-36-anti-colonial-revolt-film

    Voici une autre pierre de la mosaïque du monde à l’origine des bouleversements de nos jours.

    L’antagonisme capital/travail ou colonialiste/populatuon sous occupation produit des tensions que ressentent les hommes dans la vie quoridienne. De temps en temps la souffrance accumulée est la force derrière la révolte qui devient révolution si elle est bien orientée. Parfois c’est l’échec et les forces antagonistes continuent leur travail par la souffrance humaine.

    Les grandes guerres interrompent ce processus qui refait surface quand le temps est propice.

    1.4.2026 by Ed Rampell - Annemarie Jacir’s Palestine 36 resurrects the mass anti‑colonial revolt that Britain crushed with overwhelming force — and shows how its legacy still shapes the present.

    Bethlehem-born writer-director Annemarie Jacir is at the cutting edge of a new generation of Palestinian filmmakers breaking through to Western audiences and beyond with undeniably powerful movies. Jacir’s 2008 Salt of this Sea received two nominations at the Cannes Film Festival, while her 2012 Palestinian refugee drama, When I Saw You, costarring Saleh Bakri, won an award at the Berlin International Film Festival. Now, her latest feature, Palestine 36 — which also costars Bakri as well as Academy Award winner Jeremy Irons — is having the national release Jacir’s epic richly deserves.

    As its title suggests, Palestine 36 — which was Palestine’s official selection for Best International Feature at the Academy Awards and winner of the Tokyo International Film Festival’s Best Film Award — fictionalizes a key period in the ongoing Palestinian liberation struggle. According to Rashid Khalidi’s The Hundred Years’ War on Palestine, by 1939, the British military dispatched “a hundred thousand troops in Palestine, one for every four adult Palestinian men. . . . It took the full might of the British Empire, which could only be unleashed when more troops became available after the Munich Agreement in 1938 . . . to extinguish the Palestinian uprising.”

    In this candid conversation, Jacir lays out the historical context and framework within which she dramatizes the mass uprising that began when Yasser Arafat was only seven years old — a revolt that shook the mightiest military in Europe. Jacir was interviewed for Jacobin by film historian and critic Ed Rampell.

    Ed Rampell

    Tell us about your personal background and how you got into filmmaking?

    Annemarie Jacir

    My parents are Palestinians from Bethlehem. My father is turning ninety, he was born in 1936, the first year of the revolt. My mother was born in the last year of the revolt in 1939.

    Ed Rampell

    Your family is Christian?

    Annemarie Jacir

    I am an atheist.

    Ed Rampell

    But you were born into a Christian family?

    Annemarie Jacir

    Yes. After Palestine was occupied, the West Bank was occupied in ’67, they stayed there for a couple of years, they decided, they found work abroad and didn’t want to bring up a family under occupation. I grew up in Saudi Arabia, lived there for the first sixteen years of my life. I came to the US after that and my undergraduate was political studies and literature, at the Claremont Colleges in California, at Pitzer.

    I graduated from Pitzer with a double major, I was interested in film my final year and thought of switching majors. And my father said, “You just did a double major. Get out of school and finish.” So, I moved into LA where I lived a few years trying to learn about how to make films. I was contacting everybody about a job, production assistant, whatever. Those were very rough years and I found that LA really wasn’t my kind of city. I didn’t have the connections, couldn’t get into the film industry, so I was doing crappy jobs that were not really teaching me about filmmaking.

    I ended up at a literary agency representing screenwriters and started reading lots of scripts. I still didn’t feel like the whole machine of Hollywood was the kind of cinema I wanted to make. Then I went to graduate school in New York at Columbia and studied film. After that, I went to Palestine and have been living in Palestine ever since.

    Ed Rampell

    Palestine 36 brilliantly dramatizes history, especially events that few Westerners have ever heard of. Americans tend to think that between the two world wars, Britain was at peace, until it went to war with the Nazis in 1939. Your film shows otherwise. So, what happened in 1936 in Palestine?

    Annemarie Jacir

    In 1936, the British have already been in Palestine for almost twenty years. There’s already a lot of disgruntlement to begin with. The early years of British control [as a League of Nations Mandate], there was probably some kind of feeling that things were going to get better. But they didn’t. It was a project to control the resources and people.

    Also, there was, and I’m surprised how few people know this, there was Jewish emigration. But it was before the Holocaust. Yeah, because there was antisemitism, pogroms, and fascism, and Jews were fleeing Europe way before the Holocaust. Everybody thinks it happens later, when Palestine is flooded with refugees. Jews were emigrating — of course, there’s an indigenous Jewish population in Palestine, it was very small. Palestinian society is Jewish, Muslim, Christian, very mixed.

    So you look at the numbers of [Jewish emigration], and you see this influx. These things were all coming together and creating a tense atmosphere. There was the beginning of the first mass revolt against British colonialism in 1936. It included a national strike that was really the longest strike in history at that moment, a six-month strike.

    The revolt was really in two phases. It begins in ’36, and the British are losing control. Because it’s a farmer-led revolt. They couldn’t figure it out and began to lose control. Then there’s the Peel Commission, and they’re trying to figure out a diplomatic solution. And it becomes clear that there’s going to be no resolution.

    Then there’s the second phase of the revolt, which begins after the Peel Commission in 1937. That’s when the British brought in thousands and thousands of troops, weapons, tanks, planes — they were strafing the countryside. The purpose was to crush the revolt as quickly as possible. Many historians feel that was done as quickly as possible because World War II was on the horizon, so they had to crush this revolt and get out of there, basically.

    Ed Rampell

    That’s the historical background for the real-life events that you dramatize in Palestine 36, largely through focusing on at least two Palestinian families. Amir and Khuloud are urban intellectuals in Jerusalem, and the villagers of rural Al Basma. The two families are connected by Yusuf. Tell us about these characters and how fact-based they are?

    Annemarie Jacir

    The heart of the film is the Palestinian villagers. Yusuf and his family, and Rabab [Yafa Bakri] and her daughter Afra [Wardi Eilabouni, with Nazareth-born Hiam Abbass, who was Emmy nominated for the HBO series Succession, playing the grandmother Hanan], and the little boy Kareem [Ward Helou] and his father, the priest [Jalal Altawil plays Father Boulos]. These are our villagers.

    There’s Khuloud [Lebanon-born Yasmine Al Massri, costar of the ABC-TV FBI series Quantico] and Amir [Tunisia-born Dhafer L’Abidine] in the city. And there’s Khalid [Saleh Bakri, a frequent collaborator with Jacir and star of Cherien Dabis’s All That’s Left of You], a dockworker.

    These characters all link up. For me, it was important, I didn’t want to have a hero — the one hero to do this classic story; you follow this person from here and there’s one hero. There’s no hero, they’re just regular people that are living through this very intense moment and they make a decision. All of them make a decision, whether it’s very small or big, wrong or right. They’re all confronted with history and they do something, they make a decision about how to move forward.

    The Palestinian characters are all fictional, they all come from different places. Khuloud, for example, the female journalist, she’s sort of a mix of upper-class female journalist, a socialite that was living in Jerusalem at the time and she was known very much for her parties with the British. The Palestinian elite was mixing with the British a lot. And women who were journalists at the time and founding printing presses — and not just in Palestine but also in Lebanon and Egypt — they’d write under male names, for two reasons. Yes, to be taken seriously in a patriarchal world, but also because these places had colonial governments and to write under a name when you were being critical, actually it’s protection.

    Ed Rampell

    And when we first see Khuloud, she’s cross-dressing. Why?

    Annemarie Jacir

    Yes, exactly. Why not? [Laughs]

    Ed Rampell

    It’s surprising. My interpretation is that as a woman in patriarchal society, she was assuming male roles that were denied to women.

    Annemarie Jacir

    Yeah. She’s writing under a male name. She’s having some fun with it, takes Amir’s suit. Who’s wearing the pants? [Laughs]

    The four British characters in the film are all based on actual historical characters. Wingate [a British officer and Christian Zionist played by Robert Aramayo] was a real guy, a really violent, unhinged man. They just released some papers with some new stuff about him; he was really much more crazy than my film shows. For me, his long hair was my poetic license but not historically accurate.

    He was always dirty, his uniform was always dirty, he never showered. He was known for being that way. Later, he had long hair, after he gets dismissed from the British Army, he was dismissed from Palestine actually. For me I wanted to indicate he was outside of the system, doing his own thing in the countryside. His unkempt hair was a way to signal that — but you can’t smell him onscreen.

    Thomas, the secretary [to the high commissioner], is based on a real guy who actually quit and became a Marxist. It’s an amazing story. He went there thinking there were good intentions, that they were doing something for the native population and it was helpful, then slowly, in his diaries, he realizes it is a failed project with an agenda, and he doesn’t want to be a part of it. He ends up quitting and becoming a Marxist and anti-colonial activist for the rest of his life. In my film he’s Hopkins [played by Billy Howle], but his real name was Hodgkin.

    Ed Rampell

    Oscar winner Jeremy Irons portrays Sir Arthur Grenfell Wauchope, Britain’s high commissioner for the Palestine Mandate. How did you manage to cast such a high-profile movie star?

    Annemarie Jacir

    Because he has an Irish wife, and we were on the Berlin film festival’s jury together. Irons was president of the jury. So we spent a lot of time together and became friends. I was writing this project at the time and telling him about it one day over breakfast and [his wife] was like, “This is amazing! Jeremy, you’ve got to be in this!” He was like, “Is there a role for me?” I was like, “Yeah there’s a role for you!” And he said, “Let me read the script. And if it’s helpful, I’d like to be part of it.” It was a beautiful role.

    Ed Rampell

    Liam Cunningham, costar of Ken Loach’s 2007 drama about the Irish War of Independence, The Wind that Shakes the Barley, and of HBO’s Game of Thrones, plays [Charles] Tegart, the real-life counterinsurgency expert who explains to the high commissioner and other British officials in your film the necessity of extremely brutal counterterrorist tactics to suppress the Arab Revolt.

    Is this scene a direct reference to the scenes of the pacification specialist in Gillo Pontecorvo’s 1966 film, The Battle of Algiers?

    Annemarie Jacir

    People have brought up The Battle of Algiers a lot with this film. But you’re the first person [to connect it to] that scene. Yes, you’re the first person to put your finger on it.

    Charles Tegart was Irish. They reference Ireland in the dialogue. That’s why Liam got such a kick out of playing that scene. This expert, he was in India, then they brought him to Palestine. He made a whole career out of this. He was the first one to come up with the concept of a wall, not the Israelis — they did it later. Everything the British did, the Israelis just copied the blueprint of it. And there are military forts all across the country, in order to create this system of control, called “Tegart’s forts.” They still exist.

    Ed Rampell

    Is that similar to the Strategic Hamlet Program in South Vietnam?

    Annemarie Jacir

    Yeah. Absolutely.

    Ed Rampell

    Are the period clips actual archival footage?

    Annemarie Jacir

    Yeah. Every time you see the [original screen ratio], that’s real archival footage — it’s not manipulated. We restored it and I colorized it; I didn’t want black and white.

    Ed Rampell

    Your film seems to suggest that two peoples were victimized by the Holocaust. Obviously, the Jewish people; but also, the Palestinians were impacted by the immigration of more and more Jews fleeing Nazism. Many came to Palestine. Especially as other countries around the world, including the US largely —

    Annemarie Jacir

    Shut their doors. Absolutely.

    Ed Rampell

    But of course, it wasn’t the Palestinians who perpetrated the Holocaust.

    Annemarie Jacir

    The European Aryans did it. They did the most vile thing: the Holocaust. Then didn’t want to take responsibility for it. And instead of dealing with their own racism, they threw it on Palestinians, who have no history of antisemitism. We are Semites also [laughs]. That was the [Westerners’] way of dealing with it: that we would deal with it. They shut their doors, the US shut their doors, and thought, “OK, the way we deal with our racism is to put these people somewhere else.” Which is just ridiculous.

    The Zionist project considered many other places besides Palestine: Argentina, Uganda, Palestine. There were many proposals. I think it would have been the same thing in Uganda, if the Zionist project was about dispossessing the native population. Palestine ended up being what was chosen.

    Palestine has never been closed to Jews. Jewish pilgrims have been coming to Palestine — I said there’s an indigenous population. There are also Jews who have been coming to Palestine for hundreds of years, as well as Muslims and Christians. Bosnians fled persecution and came to Palestine. Circassians fled persecution and came to Palestine — I’m talking about in the 1800s. Armenians fled persecution and came to Palestine and lived among the Palestinians and became part of the fabric of life.

    And if Jews had done that — escaped, had nowhere to go, needed to be protected, and they came like so many communities — we would be in a very different place today. The Zionist project wasn’t about that. It was about control and dispossession.

    Ed Rampell

    Which the British facilitated for their own imperial interests?

    Annemarie Jacir

    Of course. They played both sides.

    Ed Rampell

    Earlier, you mentioned the Peel Commission. One of the most dramatic, pivotal scenes of your entire film is a dinner party where the Peel Commission’s results are announced over the radio at the Jerusalem home of the intellectuals Amir and Khuloud.

    Palestine 36 clearly shows that the British, under the mandate as the colonizers, gave preferential treatment to the Zionists to pursue London’s own colonial interests. In retrospect, considering the massive suffering of Palestinians with the events in the 1930s depicted in your film, continuing with the Nakba, and most recently with the Gaza genocide and the ongoing persecution in the West Bank, do you think that even though it was a bad deal, that in retrospect the Palestinians would have been better off if they had accepted the partition offered? As the British radio announcer says when they’re broadcasting the Peel Commission’s results: “Half a loaf is better than no bread.”

    Annemarie Jacir

    I think it would have led to exactly the same thing. I don’t know why anybody would agree that a colonial or outside power would decide. The British and French partitioned the whole Arab world and all of Africa. They had no right to do so. So why anybody would accept that — it’s never going to happen. Now, you’re asking would we be in a better place today had they accepted that? The Peel Commission and that announcement that’s on the radio is word for word the conclusion of the Peel Commission, it’s not my creative writing.

    The Peel Commission was not giving Palestinians independence. It wasn’t just partition, it was also that the Palestinians would not be ruled by Palestinians —

    Ed Rampell

    And they’d be forcibly removed.

    Annemarie Jacir

    Yes, but they’d be ruled by Transjordan. Even if they split the Palestinian part, it wouldn’t be run by Palestinians — it would be run by the Transjordanian government, a pro-British creation. It wasn’t even independence in that way. It’s very important. Arabs aren’t this big blob, twenty-two countries are not all the same. It’s not monolithic.

    Ed Rampell

    Where did you shoot Palestine 36?

    Annemarie Jacir

    We shot in Jordan, Palestine, the West Bank, East Jerusalem, Jaffa, and Bethlehem. This film was made under such difficult conditions. We had to stop shooting four times. It was terrible. And we continued. What was supposed to be three months ended up being almost two years struggling to make this film, because we made it during the genocide. This film is really a testament to what Palestinian creativity is and what Palestinians can do, even in the worst of conditions.

    We almost died making it. Now we give it to the world. We hope they can meet us; we make films to connect. It’s all about connecting. That connection cannot be severed. We’ve got to fight for it.

    Ed Rampell

    More films are being released now in the West by Palestinian and Arab filmmakers, such as The Voice of Hind Rajab. Why do you think that’s happening now?

    Annemarie Jacir

    [Laughs] I don’t think it’s happening now. It’s been happening for a long time. There’s a new wave of Palestinian directors, there have been lots of films over the years. I think there are less now. However, it’s because of Watermelon [Pictures] distributing the films — that has always been the obstacle in America, it has always been difficult for our films to be seen in the US, to be shown.

    We have been left out of the distribution in the US. We’re blocked from reaching our audience and we’re prevented from being in cinemas. There are the gatekeepers — now, because of Watermelon, there is distribution of those films that others have been afraid to touch. Or if they did touch — I have had distribution with my other films but getting them into cinemas is a battle. You have to have a distributor ready to take on that battle. Watermelon is committed to doing that.

    Ed Rampell

    At the Academy Awards this year, presenter Javier Bardem said: “No to war. Free Palestine!” What did you think of that?

    Annemarie Jacir

    I loved that and I thought it was so much needed. I was wondering why, in general, the Oscars were so quiet and nobody was saying anything. And not even just about Palestine. The state of the world is beyond awful. It’s the darkest times everywhere. Thank God for Javier, that he said something. And I wonder why more people didn’t say anything.

    #Palestine #colonialisme #cinéma

  • Ein Nobody gegen Putin
    https://www.arte.tv/de/videos/116712-000-A/ein-nobody-gegen-putin

    On n’est pas pressé mais qui sait si le scandale du matériel vidéo volé permettra à Arte de proposer ce film encore pendant trois ans. Un article dans Manova décrit a genèse du film. C’est un produit. Ce n’est pas de l’expression libre. C’est aussi manipulé et hypocrite comme tout Hollywood. C’est un Oscar mérité.

    90 Min., Verfügbar bis zum 29/04/2030

    Français
    https://www.arte.tv/fr/videos/116712-000-A/mister-nobody-contre-poutine

    Der Oscar-Skandal
    https://www.manova.news/artikel/der-oscar-skandal

    Ein in den USA prämierter Dokumentarstreifen filmte russische Kinder ohne ihr Wissen, um ein Zeichen „gegen Putin“ zu setzen.

    Der kürzlich oscarprämierte Film „Ein Nobody gegen Putin“ soll zeigen, wie ein Regime Kinder instrumentalisiert. Er demonstriert dabei, dass ein westlicher Kulturbetrieb über dieselbe Fähigkeit verfügt — und wie ein Filmemacher das Vertrauen von Kindern als Produktionsmittel einsetzt. Die Einwohner von Karabasch hat niemand gefragt. Ihre Kinder auch nicht. Der Autor ist Dokumentarfilmer und Produzent mit Berufserfahrung für ARTE, ZDF, WDR und 3sat. Seine prämierten Filme laufen im Kino. Er schreibt nicht als unbeteiligter Beobachter, sondern aus der Praxis eines Berufs, in dem Entscheidungen über den Einsatz von Protagonisten häufiger anfallen.

    28.3.2026 von Christoph Felder - Er war ihr „älterer Kumpel“. Schüler kamen nach dem Unterricht in sein Büro, tranken Tee, spielten Gitarre, diskutierten. Ehemalige Schüler schauten einfach so vorbei. Pawel Talankin war der eine Lehrer, dem man vertrauen konnte.

    „Er war der Einzige, dem ich vertrauen konnte, bei dem ich mich wohlgefühlt habe“, sagt eine seiner früheren Schülerinnen der unabhängigen russischen Investigativjournalistin Lesya Sarnavskaya, die im Februar 2026 für die auf Russisch und Englisch publizierte Online-Zeitung Meduza nach Karabasch gereist ist. Er habe seine politischen Ansichten nie aufgedrängt, berichten andere. Sein Büro mit der amerikanischen Flagge und der dänischen Prinzessin an der Wand war ein Freiraum in einer Schule, die sich nach 2022 rapide veränderte.

    Genau dieses Vertrauen ist das eigentliche Kapital des oscarprämierten Films „Ein Nobody gegen Putin“. Was die Kinder dachten, zu wem sie wurden. Karabasch — 10.000 Einwohner im Uralgebirge — wurde von der UNESCO wegen seiner Kupferhütte einst als giftigster Ort der Welt bezeichnet. Ab September 2022 rollte hier das neue staatliche Lehrprogramm durch die Schule Nummer 1: Montags standen „Gespräche über Wichtiges“ auf dem Plan; außerdem gab es Fahnenappelle, Besuche von Wagner-Söldnern und Übungen mit Attrappen-Handgranaten. Talankin war wohl verpflichtet, alles zu filmen und auf ein staatliches Ministeriumsportal hochzuladen — als Dokumentation der Linie-Einhaltung — das Material gehörte dem Staat.

    Was die Kinder in dieser Zeit nicht wussten: Derselbe Mann, dem sie vertrauten, filmte sie gleichzeitig für einen anderen Auftraggeber. Der amerikanische Dokumentarfilmer David Borenstein hatte Talankin über Umwege kontaktiert — Talankin hatte auf einen Social-Media-Aufruf reagiert, sein Brief landete schließlich bei Borenstein. Der Vorschlag lautete: Talankin solle weiterfilmen, das Material ins Ausland bringen, daraus solle ein Film entstehen. Talankin nahm daraufhin seine Kündigung zurück und blieb.

    Zwei Jahre lang filmte er. Die Kinder wussten von nichts. Sie vertrauten ihm weiterhin. Sie kamen weiterhin in sein Büro. Sie redeten über ihre Ängste, ihre Brüder an der Front und über den Tod.

    Masha, eine Schülerin, der man im Film dabei zusieht, wie sie um ihren eingezogenen Bruder bangt, der dann fällt, gehört zu den Protagonisten eines Films, für den sie nie ihr Einverständnis gegeben hat. Ihr Gesicht ist in der ARTE-Mediathek bis 2030 für jeden abrufbar.
    Was Karabasch denkt — und was die westliche Presse dazu sagt

    Sarnavskaya ist die einzige Journalistin, die tatsächlich hingefahren ist. Ihr Bericht ist ernüchternd für alle, die eine einfache Geschichte erwartet hatten. Viele Einwohner wissen kaum, dass es den Film gibt. Auf „Podslushano Karabasch“, der lokalen Kontakte-Seite mit 5.800 Mitgliedern, findet sich kein einziges Wort über Talankin. Eine ältere Frau an der Bushaltestelle fragt verwundert, ob darüber irgendwo berichtet worden sei.

    Was es gibt: Wut in bestimmten Kreisen, staatlich verstärkt. Eine Regionaljournalistin bezeichnet Talankin als „Lehrerverräter“ und „Wlassowiten“ — einen Kollaborateur, der seine Schüler verkauft habe.

    Interessanterweise verstand ihr eigenes Publikum den Vorwurf kaum: Waren die Patriotismusstunden, fragten ihre Leser, wirklich „etwas Scham- und Geheimvolles“?

    Talankins Mutter, Bibliothekarin in eben jener Schule, hat entgegen früherer Gerichte nicht gekündigt. Sie schweigt. Und die Eltern der erkennbar gefilmten Kinder? Keine einzige Stimme in der gesamten westlichen Rezeption des Films. Nicht weil sie nicht existieren. Sondern weil niemand sie gesucht hat — nicht ARTE, nicht ZDF, nicht die zahllosen Kritiker, die Talankin feierten.

    Die Eltern dieser Kinder sind in der öffentlichen Debatte über ihren Oscar-prämierten Film nicht vorgekommen. Kein einziges Mal. Das ist kein Zufall.

    Talankin selbst wollte Karabasch im Film nicht namentlich erwähnen. Er sagte zu Borenstein: „Diese Situation ist universell für jede Stadt in Russland, für jede Schule in Russland. Ich möchte nicht, dass sie speziell an diese Stadt gehängt wird.“ Borenstein entschied anders. Karabasch ist jetzt weltweit bekannt — nicht wegen des Kupferbergwerks, sondern wegen eines Films, für den niemand in dieser Stadt seine Einwilligung gegeben hat.

    Das ist das strukturelle Muster des Films: Talankin hatte keinen vollständigen Verfügungsrahmen über das, was aus seinem Material wurde. Borenstein hatte ihn. Er entschied über Schnitt, Dramaturgie, Vertrieb, Festivals und den Stadtnamen. Er lebt in Kopenhagen. Er wird in Los Angeles gefeiert. Die Kinder, über deren Identität entschieden wurde, leben in Karabasch.

    Im Film gibt es eine Szene, die viel verrät: Talankin filmt einen Z-Autokorso im Auftrag der Stadtverwaltung und erkennt dabei, dass die Kinder ihn als das wahrnehmen, was er in diesem Moment ist: als Propagandisten. Dieser Moment der Selbsterkenntnis ist die ehrlichste Stelle des Films — ein Augenblick der Wahrheit über Talankins Rolle. Gleichzeitig zeigt er den Kontrast zu dem, was Talankin danach tat: Er filmte die Kinder weiter, nur jetzt für ein anderes Narrativ, einen anderen Auftraggeber, eine andere Verwendung, von der sie nichts wussten.

    „Er war der Einzige, dem ich vertrauen konnte, bei dem ich mich wohlgefühlt habe.“
    — Eine ehemalige Schülerin Talankins, in einem Interview mit Meduza, im Februar 2026.

    Diese Aussage steht nun neben der Tatsache, dass ihr Gesicht im Film zu sehen ist. Ob sie das wusste oder dem zugestimmt hätte, ist nicht belegt. Dass das Vertrauen, das sie beschreibt, auch als Produktionsbedingung diente, ist evident.
    Wer Borenstein ist — und was sein Casting-Call bedeutet

    David Borenstein wuchs in Parkland, Florida, auf — der Stadt, die 2018 durch das Schulmassaker an der Stoneman-Douglas-Highschool weltbekannt wurde. Über sein genaues Geburtsjahr gibt es keine verlässlichen Angaben. Er studierte an der Columbia University und an der City University of New York. Danach verbrachte er fast ein Jahrzehnt in China: als Fulbright-Stipendiat in der Provinz Sichuan, als Radiodokumentarist für die BBC und als chinesischer Dolmetscher. Schließlich realisierte er seinen ersten Langfilm „Dream Empire“ (2016) — über westliche Schauspieler, die in China als gefälschte Geschäftsleute bei Immobilienprojekten eingesetzt werden. Ein Film über Blendwerk, über den käuflichen Schein von Authentizität. Heute lebt er in Kopenhagen. Er ist kein Idealist. Er ist ein erfahrener, professioneller westlicher Dokumentarist mit einem klaren Arbeitsmodell: Er geht in geschlossene Gesellschaften, sucht lokale Figuren mit privilegiertem Innenzugang, und macht daraus Kino.

    Der Schlüssel zum Verständnis des Films liegt in einem Detail, das Borenstein im Filmmaker-Magazine-Interview fast beiläufig erwähnt: Talankin hat nicht Borenstein gefunden — Borenstein hat einen „Casting-Call“ ausgeschrieben, kurz nach der Invasion, gerichtet an Menschen, deren Arbeit durch die „Spezielle Militäroperation“ verändert worden war.

    Man habe zunächst verschiedene Ansätze versucht, sogar einen Kameramann in die Stadt geschickt. Dann kam Talankins eigenes Rohmaterial: roh, auf einer einfachen Schulkamera, aber mit einer Perspektive, die kein externer Kameramann hätte liefern können. Borenstein erkannte den Wert sofort. „Wie glücklich David ist, ein Dokumentarsubjekt zu finden, das alles filmen konnte, was passierte“ — dieser Satz stammt, mit seiner eigentümlichen Ironie, von Talankin selbst.

    Was folgte, war eine klare Arbeitsteilung: Talankin filmte vor Ort, Borenstein montierte in Kopenhagen die Geschichte — fast ein Jahr lang, ohne dass sie sich je begegnet wären. Borenstein bestimmte, was aus dem Material wurde: den Schnitt, die Dramaturgie, die Festivalstrategie und sogar den Stadtnamen im Film. Er bestimmte auch die Einwilligungspolitik.

    Auf die direkte Frage des Filmmaker Magazine, ob die propaganda-bedingten Schuleinwilligungen der Eltern die Zustimmung für den Film ersetzen, antwortete Borenstein: Während der Produktion habe niemand von dem Film gewusst — das sei bewusst so entschieden worden, um die Sicherheit der Betroffenen zu schützen. Nachträglich habe Talankin mit einigen ehemaligen Schülern gesprochen; sie hätten Vertrauen signalisiert. Lehrer und andere Personen seien bewusst nicht informiert worden.

    Die Eltern der gefilmten Kinder: kein Wort. In seiner Oscar-Dankesrede in Los Angeles sagte Borenstein kein Wort über die Kinder, deren Gesichter seinen Film tragen. Er sprach über Putin. Er sprach über Trump. Er sprach über den Verlust von Ländern. Die Kinder von Karabasch blieben, wo sie immer waren: außerhalb des Rahmens.

    Authentizität hat immer einen Preis — aber wer zahlt ihn? Die künstlerische Stärke des Films liegt in seiner Unmittelbarkeit. Diese Nähe ist oft real. Doch Authentizität ist keine neutrale Kategorie. Sie hat immer Produktionsbedingungen.

    Talankin steht jetzt in Prag. Er macht Selfies mit Hollywoodschauspielern und fragt backstage, wie schwer die Statuette wiegt — 3,86 Kilogramm. Er ist in Sicherheit. Die Kinder von Karabasch sind nirgendwo hingegangen.

    Stellen wir uns vor: Ein russischer Filmemacher schleust sich in eine Berliner Grundschule ein. Er ist dort als Schulvideograf angestellt, hat echten Zugang und kennt die Kinder. Er filmt sie zwei Jahre lang ohne Wissen ihrer Eltern für einen politischen Dokumentarfilm — über, sagen wir, die Bundeswehrkooperation mit Schulen oder staatliche Lehrplaninhalte. Die Gesichter der Kinder sind unverpixelt. Die Eltern erfahren es aus der Zeitung.

    Die Reaktion der deutschen Öffentlichkeit, der Datenschutzbehörden und der Staatsanwaltschaft wäre sofort und eindeutig. Der Film würde kein Festival erreichen.

    Russische Kinder genießen diesen Schutz nicht. Die westliche Kulturinstitution — ARTE, ZDF, BBC, die Academy — hat stillschweigend entschieden, dass die Schutzrechte, die für europäische Kinder selbstverständlich sind, für russische Kinder verhandelbar sind, wenn der politische Zweck groß genug erscheint.

    Russlands Präsidialer Menschenrechtsrat — eine Regierungsinstitution — hat inzwischen die Academy und die UNESCO aufgefordert, die Einwilligungsfrage zu prüfen. Ausgerechnet das Regime, dessen Propagandamethoden der Film dokumentiert, stellt die Frage, die ARTE vor der Ausstrahlung hätte stellen müssen: Wessen Kinder?

    Talankin sagte in seiner Dankesrede: „Im Namen unserer Kinder: Stoppt all diese Kriege.“ Tosender Applaus. Die Kinder, in deren Namen er sprach, waren nicht in Los Angeles. Sie standen nicht auf der Bühne. Sie waren nicht gefragt worden, ob er in ihrem Namen sprechen darf. Sie wurden nie gefragt.

    Ich mache seit über dreißig Jahren Dokumentarfilme. Ich kenne die Verführung des Materials. Ich kenne den Moment, in dem man glaubt, das, was man in der Hand hält, sei wichtig genug, um die Frage nach dem Preis zu verschieben. Aber diese Frage verschiebt sich nicht. Sie kommt zurück — und sie stellt sich an den, der nicht fliehen kann.

    ARTE und ZDF müssen öffentlich darlegen, was sie unternommen haben, um die betroffenen Familien zu kontaktieren und Schutz anzubieten. Die Academy sollte diesen Präzedenzfall aufarbeiten. Und die Dokumentarfilmbranche sollte aufhören, so zu tun, als gelte der Standard, der für europäische Kinder selbstverständlich ist, für russische Kinder nicht, nur weil der Zweck es erfordert.

    Descriptif du film chez Arte

    Pawel Talankin ist Lehrer an einer Schule in seiner Heimatstadt Karabasch, als er mit Beginn des russischen Angriffskriegs den Auftrag bekommt, patriotische Veranstaltungen zu organisieren und zu dokumentieren. Seine Zweifel und Skrupel werden immer stärker. Zugleich ermöglicht sein Zeugnis einen spektakulären Einblick in die russische Propaganda-Maschine.
    Pawel Talankin mag sein Leben: Er ist Lehrer an der Schule im Ural, die er selbst als Schüler besucht hat. Ihm gefällt seine Arbeit, die Jugendlichen mögen ihn. Doch dann erhält die Schule im Februar 2022 ein Fax. Betreff: „Neue Föderalpatriotische Bildungspolitik“. Der Unterricht wird mit sofortiger Wirkung umgestellt, Inhalte zur sogenannten militärischen Spezialoperation werden integriert, die Schülerinnen und Schüler müssen patriotische Lieder und Gedichte lernen und jeden Morgen beim Fahnenappell die Nationalhymne singen.
    Pawel, genannt Pascha, muss fortan diese Veranstaltungen für das Bildungsministerium dokumentieren und die Videos als Beweis für die patriotische Pflichterfüllung der Schule nach Moskau schicken. Er wird Zeuge, wie rasant sich Unterrichtsinhalte verändern, um schon die Jüngsten politisch auf Linie zu bringen und sie auf den Kriegsdienst vorzubereiten. Pawel wagt weiterhin kleine Akte des Widerstands, doch er sieht sich zunehmend im ethischen Dilemma, welche Rolle er in diesem von Propaganda und Gewalt geprägten System selbst spielt. Er fasst schließlich den Entschluss, trotz größter persönlicher Gefahr, das Video-Material außer Landes zu schmuggeln und letztlich selbst aus Russland zu fliehen.
    Gefilmt über einen Zeitraum von zwei Jahren, erzählt der vielfach preisgekrönte Dokumentarfilm gleichermaßen humorvoll und niederschmetternd, wie das Leben im heutigen Russland aussieht, wie eine ganze Generation indoktriniert wird – und liefert einen spektakulären Einblick ins Herz der russischen Propaganda.

    Regie
    David Borenstein
    Pawel Talankin

    Land
    Dänemark

    Jahr
    2025

    #Russie #USA #Arte #cinéma #film_documentaire

  • Save the date : Soirée avec le Festival international du film documentaire et des droits humains Docudays

    Une soirée Docudays à Paris : filmer, résister
    Juin 2025 : nous étions leurs invitées à Kyiv,
    Avril 2016 : nous les accueillons à Paris

    RDV le 16 avril 2026
    à partir de 18h
    au Cinéma des Cinéastes à Paris

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/27/resister-camera-au-poing-soutien-a-lukraine-resistante-n47/#comment-73085

    #cinema #ukraine

  • Projection du film « En terre de Crimée » de Nuriman Aliev, Bruxelles, le jeudi 2 avril

    Dans le cadre du cycle « Filmer,c’est résister », nous vous proposons de voir ce road movie à travers les steppes de l’Ukraine méridionale entre Kherson et la Crimée. Vous y découvrirez les tensions entre un père tatare de Crimée attaché aux traditions et son fils. La projection aura lieu le jeudi 2 avril à 18h30 à l’Université libre de Bruxelles.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/27/resister-camera-au-poing-soutien-a-lukraine-resistante-n47/#comment-73005

    #cinema #ukraine

  • Résister caméra au poing – Soutien à l’Ukraine résistante N°47

    Caméra au poing !

    « Nous devons prendre le pouvoir sur la narration de notre propre histoire », Iryna Tsilyk, cinéaste.

    « Chaque fragment d’art est une brique de notre forteresse », Maksym Nakonechniy, cinéaste.

    À l’occasion des projections organisées par Ukraine CombArt et le Comité français du Réseau européen de solidarité avec l’Ukraine avec le Festival international du film documentaire et des droits humains, le jeudi 16 avril au Cinéma des cinéastes (Paris), Soutien à l’Ukraine résistantepublie à nouveau différents articles qui, depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, ont évoqué le cinéma ukrainien, sa vitalité, sa diversité, sa créativité.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/27/resister-camera-au-poing-soutien-a-lukraine-resistante-n47/#more-103437

    #ukraine #cinema

  • Literatur und Film: Alexander Kluge gestorben
    https://www.jungewelt.de/artikel/520143.literatur-und-film-alexander-kluge-gestorben.html

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    Alexander Kluge (1932–2026) Georg Hochmuth/APA/dpa

    Der Filmemacher und Autor Alexander Kluge ist tot. Wie der Suhrkamp-Verlag unter Berufung auf seine Familie mitteilte, starb er am Mittwoch im Alter von 94 Jahren in München. Kluge galt als einer der vielseitigsten deutschen Intellektuellen, er war Filmemacher, Schriftsteller, Philosoph und Jurist. In den 1960er- und 1970er-Jahren wurde er als einer der wichtigsten Vertreter des Neuen Deutschen Films bekannt. Er gehörte zugleich zur »Gruppe 47«, die den Literaturbetrieb in der Bundesrepublik der Nachkriegszeit prägte, und machte sich vor allem mit Kurzgeschichten einen Namen. Als politischer Intellektueller warnte er zuletzt eindringlich vor den Gefahren der Aufrüstung und neuen Kriegen. Zugleich suchte er nach Möglichkeiten, diesen entgegenzuwirken. Im Gespräch mit jW über den Wandel der Öffentlichkeit durch KI betonte er jüngst: »Man muss die Werkzeuge aus Silicon Valley nicht verdammen. Man kann sie nutzen, ihre Programmierung umgehen und so am Gegenalgorithmus arbeiten.«

    Kluge wurde 1932 in Halberstadt geboren, studierte Jura, Geschichte und Kirchenmusik. Er promovierte und arbeitete zunächst als Rechtsanwalt. 1958 volontierte er bei dem weltberühmten Regisseur Fritz Lang (»Metropolis«) und fing bald darauf an, selbst Regie zu führen. 1962 war er einer der Filmemacher, die mit dem »Oberhausener Manifest« ein Kino der Autoren forderten. Kluge inszenierte Filme wie »Abschied von gestern« (1966), »Die Artisten in der Zirkuskuppel: ratlos« (1968) und »In Gefahr und größter Not bringt der Mittelweg den Tod« (1974). Als Schriftsteller wurde er mit Prosabänden wie »Lebensläufe« (1962) und »Schlachtbeschreibung« (1964) bekannt.

    Probeabo
    Zusammen mit dem Soziologen Oskar Negt schrieb Kluge theoretische Texte, die unter Linken zeitweise stark diskutiert wurden, darunter »Öffentlichkeit und Erfahrung« (1972), »Geschichte und Eigensinn« (1981) und »Maßverhältnisse des Politischen« (1992). Allein verfasste der äußerst produktive Autor die monumentale »Chronik der Gefühle« (2000) oder »Die Lücke, die der Teufel lässt. Im Umfeld des neuen Jahrhunderts« (2003).

    1987 war Kluge Mitbegründer der Produktionsfirma dctp, die private Fernsehsender wie Sat.1 oder RTL mit wissenschaftlichen und kulturellen Beiträgen versorgt, etwa mit langen Gesprächen mit Heiner Müller. Auch das Magazin »Spiegel TV« stammte von dctp. Für seine Bücher und Filme erhielt Kluge unter anderem den Adolf-Grimme-Preis (1990, 1992, 2010), den Georg-Büchner-Preis (2003), den Heinrich-Heine-Preis (2014) sowie den Klopstock-Preis (2019). (dpa/jW)

    #Allemagne #cinéma