• Tout comprendre sur #Parcoursup

    Pour comprendre la nature de “Parcoursup”, il faut partir de l’expérience directe, sans tenter d’y plaquer des interprétations hatives ou idéologiques. Pour la plupart des lycéens — ceux que les communicants qui encombrent désormais l’appareil d’Etat appellent “nos jeunes” — le processus d’affectation dans l’#enseignement_supérieur se présente comme une boîte noire nimbée de brouillard, comme une obscure Machine.

    Son #opacité ne tient pas tant à l’interface numérique par laquelle se font les connexions que dans l’impression diffuse de ne pas connaître les règles d’un “jeu” qui s’apprête à déterminer la place sociale qui sera assignée à chaque “candidat” pour le reste de son existence.

    Les familles qui entendent faire de leurs rejetons des “premiers de cordée” ne découvrent pas la #guerre_scolaire à cette occasion : elles s’y livrent depuis la maternelle, renforçant la #ségrégation_sociale par mille artifices de contournement, de choix d’options “astucieuses” et de falsification d’adresse. Parcoursup officialise l’idée que les formations universitaires — y compris celles aussi standardisées que des licences d’une même discipline — ne se valent pas. Dès lors, ce qui fut une orientation devient recherche active des filières les plus valorisables, c’est-à-dire celles qui, en l’absence de mécanismes de brassage social, permettront d’obtenir les meilleures places dans la hiérarchie socio-économique. C’est du moins ce dont les concepteurs souhaitent convaincre les classes moyennes. Mais comment savoir quels sont les “parcours” qui permettront d’accroître son “portefeuille de compétences” de sorte à en obtenir les “dividendes” matériels et symboliques les plus généreux ? En effet, hormis les Grandes Écoles, qui assurent la formation des cadres, les formations sont essentiellement les mêmes partout. D’où l’effet de brouillard.

    Les “premiers de cordée” se reconnaissent en ceci qu’ils “ont du réseau” leur permettant d’obtenir informations précieuses et passe-droits. L’#opacité du système est en partie délibérée comme en témoigne le démantèlement des services d’orientation nationaux (#ONISEP et #CIO). Cependant, participent à l’#angoisse générée par la Machine toutes sortes de #dysfonctionnements, d’accrocs, d’#erreurs de débutant, qui admettent une explication simple et donc probablement juste : derrière la prétention de la #Start-Up_Nation à transformer les services de l’Etat en plateformes numériques automatisées se cache un amateurisme sans bornes. Ainsi, l’équipe technique incompétente recrutée par le ministère en charge de l’enseignement supérieur s’est montrée incapable d’écrire un logiciel sans bug, malgré la simplicité algorithmique : appeler les “candidats” dans l’ordre dans lequel les formations les ont classés, au fil des désistements. Du reste, il n’est qu’à voir le visage de Mme Vidal rongé par les anxiolytiques, lorsqu’elle débite d’une voix pâteuse les éléments de langage préparés par les communicants de son cabinet, avec des chiffres arrangés quand ils ne sont pas tout simplement faux, pour comprendre que l’angoisse générée par Parcoursup s’étend à tous ceux qui ont été mis au service de la Machine : les bacheliers, bien sûr, mais aussi les responsables des formations qui produisent les classement des “candidats” et l’ensemble de la #bureaucratie ministérielle occupée à calfeutrer les voies d’eau qui se multiplient quotidiennement. Que le ministère en charge de l’enseignement supérieur soit entièrement tourné désormais vers le micro-management le plus insignifiant, n’est pas le moindre des paradoxes du dispositif. Au final, le mantra répété jusqu’à la nausée par la ministre, “Remettre de l’Humain dans la Machine”, n’est pas si faux que cela, qui évoque métaphoriquement ces usines de nuggets à destination de la restauration rapide, qui broient ce qui reste des poulets une fois amputés de leurs filets et de leurs cuisses.

    La boule au ventre qui étreint les lycéens au moment de choisir la discipline à laquelle ils entendent se former, comme moyen particulier d’aller vers une autonomie de pensée, ne s’arrête pas le jour où tombent, comme un couperet, les affectations. Les “premiers de cordée”, un sur cinq environ, obtiennent ce qu’ils souhaitent dès le premier jour et c’est l’objet même de la Machine que ce soit le cas. Le système d’affectation précédent, qui n’était certes pas la panacée mais ne reposait pas sur un classement des “candidats”, parvenait à attribuer son premier vœu à un bachelier sur deux. Avec Parcoursup, plus de la moitié des “candidats” sont “mis en attente” pour l’intégralité des formations demandées, y compris celles, au fond non souhaitées, qui constituaient des choix stratégiques de repli. Et ce purgatoire a été conçu pour durer très longtemps. N’importe quel informaticien pouvait prédire que la suppression des vœux hiérarchisés engendrerait des “deadlocks” algorithmiques, ralentissements induits lorsque des processus concurrents s’attendent mutuellement, ne laissant d’alternative à l’interprétation qu’entre le cynisme et l’incompétence totale. Ainsi, il restait plus de 47000 candidats sur le carreau à la rentrée 2018, principalement des lycéens ayant obtenu un bac “pro”. Les éléments de langage produits par le ministère et repris sans vérification par la presse quotidienne transformèrent ce fait tiré des statistiques du ministère lui-même en : “moins de 2500 candidats encore en attente”. Au final, l’angoisse générée par la “mise en attente” a une fonction importante : faire accepter avec soulagement une formation pour laquelle le “candidat” n’a ni affinité ni appétence.

    Faire patienter, c’est dominer

    En résumé, Parcoursup est une machine à dévorer du temps pour permettre à une minorité de choisir librement leur formation et pour le plus grand nombre, d’être répartis au cours d’une grande loterie anxiogène.

    Bien qu’il soit important de rendre compte des effets concrets que Parcoursup produit, il ne faut pas le réduire à un dispositif technique mais en analyser les motivations.

    Parcoursup a d’abord une dimension gestionnaire et répond à un problème précis : comment ne pas investir dans l’#Université_publique, alors même que la population étudiante est supposée s’accroître de 30% entre 2010 et 2025. Cela représente quelques 400 000 étudiants en plus, soit une vingtaine d’universités à construire. La réponse est simple : décourager les inscriptions par tous les moyens y compris par l’augmentation des #frais_d’inscription pour les étrangers, “caser tout le monde” en bourrant les formations désertées de “sans fac”, et augmenter à moyens constants les capacités d’accueil des formations (de 10% en 2018). Si cela ne suffit pas, Parcoursup permet techniquement de recourir à la sélection stricte.

    Deuxième dimension du dispositif, Parcoursup en finit avec un système qui permettait à tout bachelier de faire les études universitaires de son choix. Le dispositif reprend le contenu de la #loi_Devaquet là où l’assassinat de Malik Oussekine par les voltigeurs motocyclistes l’avait interrompu en 1986. Parcoursup signe ainsi la mise à mort du #baccalauréat, remplacé à l’entrée de l’Université par de la mise en #concurrence : chaque formation produit, à partir des notes de contrôle continu, des options choisies dans le secondaire et de données sur l’origine sociale (CV, lettres de motivation, etc.) un #classement des “candidats”. L’#examen_terminal est remplacé par une évaluation des “#portefeuilles_de_compétences” directement inspirée des pratiques managériales. On trouve là un premier fondement idéologique de Parcoursup, qui rompt avec les idées promues par la Révolution Française, assignant à l’enseignement une fonction émancipatrice : développer, à des fins de citoyenneté, l’usage critique de la raison individuelle. Parcoursup participe de la tentative d’amener tout le monde à se penser et à se comporter en entrepreneurs d’eux-mêmes, individuellement responsables de leur destin.

    Simultanément, le baccalauréat ayant été, pendant plus d’un demi-siècle, l’épreuve initiatique de passage à l’âge adulte pour la classe moyenne, sa disparition vise aussi à infantiliser les jeunes adultes. Le retour du service national, affublant “nos jeunes” d’un uniforme hybride entre le vigile de supermarché, le gardien de prison et le policier, confirme cette volonté d’humiliation et de torture douce. Tout concourt à repousser l’âge de l’autonomie financière et intellectuelle en transformant progressivement la licence en “lycée du 21e siècle”, terme qui tint lieu un temps de résumé programmatique à la candidature de Macron à la présidentielle, d’après les Macronleaks.

    Ces deux facettes de Parcoursup — déposséder les jeunes adultes de leur autonomie et simultanément les rendre responsables de leur position sociale — ne sont antagonistes qu’en apparence. Elles contribuent toutes deux à la fiction méritocratique, ce supplément d’âme dont “on” a doté la reproduction sociale. Plus précisément, Parcoursup (tout comme la loi Blanquer) s’inspire d’une supercherie : la théorie du capital humain. Cette “théorie” vise à naturaliser les inégalités économiques, en produisant un argumentaire à destination des classes moyennes faisant porter la responsabilité des hiérarchies sociales aux individus, et non à l’organisation de la société. Pour empêcher de penser l’héritage, d’une part, et la reproduction du capital, d’autre part, comme étant les mécanismes primordiaux de production des inégalités, il s’agit de postuler que les revenus des individus proviennent de la fructification de leur “capital de compétences”. L’important n’est pas que ces “compétences” existent, qu’on puisse les mesurer, c’est de créer les conditions sous lesquelles les individus soient amenés à se vivre eux-même comme portefeuilles de compétences en quête de valorisation, acceptant de facto leur position dans la hiérarchie sociale sans se révolter. Telle est la fonction anesthésiante de la nimbe d’angoisse et de pression autour de Parcoursup. Mais ce n’est pas tout. Si suivre une formation universitaire permet d’accroître ses revenus futurs, alors l’entrepreneur de lui-même se doit d’investir dans son portefeuille de compétences et donc de payer l’Université, en empruntant si besoin.
    Faire patienter, c’est occuper. Et l’occupation, c’est le début de la colonisation culturelle.

    Dans quel projet global de société, la vision de l’Université portée par Parcoursup s’inscrit-elle ? L’Université moderne est née en France avec la IIIe République, la dissolution des institutions médiévales à la Révolution ayant conduit à liquider toute autonomie du système facultaire et à créer des écoles professionnelles sous contrôle de l’État. Elle conserve aujourd’hui une triple anomalie en héritage du 19e siècle : le système des grandes écoles, la centralisation parisienne et l’absence d’autonomie du corps professoral vis-à-vis des pouvoirs dont il dépend. Elle a eu de ce fait une incapacité chronique à s’adapter aux mutations socio-économiques de son temps. Au 19e siècle, et jusqu’à la seconde guerre mondiale, la demande vis-à-vis de l’Université a été le développement de la recherche pour appuyer la révolution industrielle et former les nouvelles classes moyennes, témoignant d’une supériorité du modèle humboldtien de liberté d’enseigner, de rechercher et d’apprendre sur le modèle napoléonien. Après guerre, la demande des classes dirigeantes a changé de nature, tirée par le compromis fordiste, le plein emploi et la concurrence du bloc marxiste-léniniste : il s’est agi de combler le déficit de main d’œuvre qualifiée par la constitution d’une première Université de masse développant une formation à et par la recherche. Après 68, et tout au long des années 1970, une nouvelle demande a émergé, venant des étudiants eux-même et des milieux militants portant une exigence d’émancipation, de critique sociale et d’autonomie intellectuelle, produisant enfin de réelles universités au tournant du 21e siècle, malgré l’héritage douloureux de grandes écoles inaptes à la recherche. Depuis deux décennies maintenant, l’émergence d’un libéralisme autoritaire a conduit à une reprise en main, sur fond de désindustrialisation, de chômage de masse et de crise systémique. Les classes dirigeantes se moquent, pour l’essentiel, de l’Université où elles n’envoient pas leurs enfants se former — les business schools ont “bâti autour d’eux un mur d’ignorance et d’erreur". Aussi ont-elles bondi sur la première pensée indigente émise par un économiste d’Harvard : ne conserver que dix universités (au sens humboldtien), pour assurer l’activité de recherche nécessaire à l’innovation technique.

    Quelle ambition, dès lors, pour l’écrasante majorité des bacheliers issus des classes moyennes, et pour les classes populaires ? Aucune. Nada. Un vide de pensée politique. Dans la mesure où, d’une part, la production marchande peut être assurée par 10% de la population, l’Asie tenant lieu d’usine mondiale et où, d’autre part, les 10% de classes moyennes supérieures sont formées dans les grandes écoles, les 80% de classes moyennes inutiles à l’ordre économique dominant ne servent à rien. Leur formation intellectuelle et pratique est une non-question. Les universitaires ne sont rien d’autre qu’un poids mort pour les finances publiques. Même s’ils sont pour la plupart frappés de stupéfaction ou occupés à des activités courtisanes, ils disposent encore de trop de temps non-contraint pour ne pas représenter un danger. Dès lors, en l’absence d’idée, tout est mis en œuvre pour créer un marché de l’enseignement supérieur, ce qui suppose de différencier les parcours et les établissements, et de les mettre en concurrence. C’est très exactement ce à quoi contribue Parcoursup, comme brique dans une construction au long cours. La suite est connue dans les grandes lignes : créer les conditions pour accroître la part du privé dans le marché nouvellement constitué ; paupériser les établissements de proximité et y avoir recours massivement au travail précaire ; déréguler les statuts des universitaires pour abaisser les coûts salariaux ; accroître la “double hétéronomie autoritaire de l’université, envers l’encadrement administratif et envers la commande des marchés”.

    L’heure n’est plus à la défense conservatrice d’une Université qui n’existe de facto plus — si tant est qu’elle ait jamais existé — mais à la reformulation d’un projet de transformation radicale de la société qui inclue l’ensemble du système éducatif. Il devient non seulement nécessaire mais urgent de retrouver le contrôle de nos existences, de nous donner du temps pour penser et de faire de nos vies des terrains d’expériences.

    https://lundi.am/Tout-comprendre-sur-Parcoursup
    #parcours_sup #sélection #éducation_supérieure #université #attente #patience


  • Une plainte déposée en #France contre l’antenne africaine du #CIO
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050418/une-plainte-deposee-en-france-contre-l-antenne-africaine-du-cio

    Un chef d’entreprise français vient de porter plainte pour escroquerie au jugement contre l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA), qui avait prétendu devant la justice lui avoir versé plusieurs centaines de milliers d’euros. Depuis 2012, le CIO, qui exerce sa tutelle sur l’ACNOA, n’a jamais indiqué où cet argent avait réellement atterri. Le général #Lassana_Palenfo, lors de l’inauguration du « village Afrique » de Londres en 2012. © DR

    #ACNOA #Africa_Village #jeux_olympiques #Mustapha_Berraf


  • #Interpol’s controversial funding by #Qatar and the IOC (Mediapart)
    https://www.wereport.fr/articles/interpols-controversial-funding-by-qatar-and-the-ioc-mediapart

    The international #police body Interpol severed all links with football’s governing organisation #FIFA after the latter’s corruption scandal erupted in 2015. But it has maintained partnerships with both the committee organising the 2022 football World Cup in Qatar and the International Olympic Committee (IOC), who are at the centre of corruption investigations. This is [...]

    #Enquêtes_et_reportages #CIO


  • Après la #FIFA, #Interpol se fait financer par le #Qatar et le #CIO (Mediapart)
    https://www.wereport.fr/articles/apres-la-fifa-interpol-se-fait-financer-par-le-qatar-et-le-cio-mediapart

    Interpol, la mythique organisation mondiale de #police, a coupé les ponts avec la Fifa après le scandale de 2015. Mais elle conserve deux partenaires, le Comité Qatar 2022 et le Comité international olympique (CIO), qui sont au cœur d’enquêtes judiciaires pour corruption. De grands flics de toute l’Europe ont alerté sur ces liaisons dangereuses. En [...]

    #Enquêtes_et_reportages


  • Après la #FIFA, #Interpol se fait financer par le #Qatar et le #CIO
    https://www.mediapart.fr/journal/international/190318/apres-la-fifa-interpol-se-fait-financer-par-le-qatar-et-le-cio

    Interpol, la mythique organisation mondiale de police, a coupé les ponts avec la Fifa après le scandale de 2015. Mais elle conserve deux partenaires, le Comité Qatar 2022 et le Comité #International olympique (CIO), qui sont au cœur d’enquêtes judiciaires pour corruption. De grands flics de toute l’Europe ont alerté sur ces liaisons dangereuses. En vain.


  • #JO 2024 : la facture des transports dérape déjà
    https://www.mediapart.fr/journal/france/180118/jo-2024-la-facture-des-transports-derape-deja

    Le site du « Village des médias » de #Paris_2024, prévu sur le site de Paris-Le Bourget, est en discussion. © Luxigon / Paris 2024 Alors que les structures chargées de l’organisation des #jeux_olympiques de Paris en 2024 vont entrer en action, les discussions s’intensifient sur le coût réel de l’événement. Côté transports, le constat est déjà clair : les nouvelles lignes de métro ne seront pas prêtes à temps.

    #France #CIO #COJO #Grand_Paris #Solideo


  • #JO : la facture des transports dérape déjà
    https://www.mediapart.fr/journal/france/180118/jo-la-facture-des-transports-derape-deja

    Le site du « Village des médias » de #Paris_2024, prévu sur le site de Paris-Le Bourget, est en discussion. © Luxigon / Paris 2024 Alors que les structures chargées de l’organisation des #jeux_olympiques de Paris en 2024 vont entrer en action, les discussions s’intensifient sur le coût réel de l’événement. Côté transports, le constat est déjà clair : les nouvelles lignes de métro ne seront pas prêtes à temps.

    #France #CIO #COJO #Grand_Paris #Solideo


  • #JO : la facture des transports explose déjà
    https://www.mediapart.fr/journal/france/180118/jo-la-facture-des-transports-explose-deja

    Le site du « Village des médias » de #Paris_2024, prévu sur le site de Paris-Le Bourget, est en discussion. © Luxigon / Paris 2024 Alors que les structures chargées de l’organisation des #jeux_olympiques de Paris en 2024 vont entrer en action, les discussions s’intensifient sur le coût réel de l’événement. Côté transports, le constat est déjà clair : les nouvelles lignes de métro ne seront pas prêtes à temps.

    #France #CIO #COJO #Grand_Paris #Solideo


  • Le mouvement olympique africain accusé d’avoir laissé une ardoise à Londres
    https://www.mediapart.fr/journal/france/041217/le-mouvement-olympique-africain-accuse-d-avoir-laisse-une-ardoise-londres

    Où est passé l’argent du « Village Afrique » des JO de Londres en 2012 ? Plus de cinq ans après l’événement, Mediapart révèle qu’un contentieux oppose toujours les dirigeants de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique à un entrepreneur français. Le général #Lassana_Palenfo, lors de l’inauguration du « village Afrique » de Londres en 2012. © DR

    #France #ACNOA #Africa_Village #CIO #jeux_olympiques #Mustapha_Berraf


  • Le mouvement olympique africain accusé d’avoir laissé une ardoise à Londres
    https://www.mediapart.fr/journal/france/041217/le-mouvement-olympique-africain-accuse-davoir-laisse-une-ardoise-londres

    Où est passé l’argent du « Village Afrique » des JO de Londres en 2012 ? Plus de cinq ans après l’événement, Mediapart révèle qu’un contentieux oppose toujours les dirigeants de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique à un entrepreneur français. Le général #Lassana_Palenfo, lors de l’inauguration du « village Afrique » de Londres en 2012. © DR

    #France #ACNOA #Africa_Village #CIO #jeux_olympiques #Mustapha_Berraf


  • Les Jeux Olympiques de Paris sombreront-ils dans la folie de la propriété intellectuelle ? – – S.I.Lex –
    https://scinfolex.com/2017/10/09/les-jeux-olympiques-de-paris-sombreront-ils-dans-la-folie-de-la-propriete

    Alors que le Parlement français vient à peine de faire passer l’essentiel de l’état d’urgence dans le droit commun, c’est donc un autre régime d’exception qui sera certainement instauré en 2024, avec des conséquences inquiétantes à la clé. Cette loi aura en effet pour but d’organiser un certain nombre de transferts d’autorité de l’Etat français vers le CIO. Le réseau de transport devra notamment être réagencé de manière à mettre en place une « Voie Olympique » permettant aux athlètes de circuler entre les différents sites des épreuves. Cela revient donc à dire que certaines voies publiques de circulation vont être « privatisées » durant la période des Jeux, ce qui arrivera aussi dans les nombreuses « fanzones » dont la capitale va sans doute se couvrir. Des dérogations au Code du travail pourraient également (encore…) être apportées afin de faciliter l’emploi de travailleurs jetables pour la construction des édifices olympiques ou pour assurer la logistique des Jeux.

    […]

    En 2012, l’historien Pierre Clastres, spécialisé dans l’histoire des Jeux, avait livré une interview glaçante dans les colonnes de Libération, dans laquelle il revenait sur les aspects les plus inquiétants de la loi olympique pour conclure :

    Le CIO a besoin d’une #dictature ou d’un pays #ultralibéral pour imposer ses règles.

    Cela tombe bien : la France ressemble de plus en plus à la combinaison des deux et on n’ose imaginer ce que donnera la superposition du #régime d’#exception voulu par le #CIO et de l’#état d’#urgence perpétuel auquel nous sommes à présent soumis…


  • Jusqu’au cou, Coubertin, tintamarre…
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/130917/jusqu-au-cou-coubertin-tintamarre

    Pierre de Coubertin est parvenu à fonder, au nom du sport, une secte, le #CIO, qui nous en met plein la vue en s’en mettant plein les poches. Retour sur une parole d’évangile charriant le pire en série, sous couvert d’olympisme renaissant…

    #Culture-Idées #jeux_olympiques #Pierre_de_Coubertin


  • Jusqu’au cou, Coubertin, tintamarre…
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/130917/jusquau-cou-coubertin-tintamarre

    Pierre de Coubertin est parvenu à fonder, au nom du sport, une secte, le #CIO, qui nous en met plein la vue en s’en mettant plein les poches. Retour sur une parole d’évangile charriant le pire en série, sous couvert d’olympisme renaissant…

    #Culture-Idées #jeux_olympiques #Pierre_de_Coubertin


  • L’aide aux migrants en procès à Nice

    Le tribunal de Nice juge, mercredi 23 novembre, un universitaire et un agriculteur poursuivis pour « aide à l’entrée sur le territoire national » d’étrangers en situation irrégulière.


    http://www.la-croix.com/France/Justice/Laide-migrants-proces-Nice-2016-11-23-1200805272

    #procès #délit_de_solidarité #asile #migrations #France #réfugiés #solidarité #Cédric_Herrou #La_Roya #frontières #Vallée_de_la_Roya #frontière_sud-alpine



  • Le Comité olympique nous interdit de faire des GIF avec les images des JO
    http://mashable.france24.com/divertissement/20160805-gif-jo-rio-interdit

    Le CIO a « expressément interdit » aux médias de créer et d’utiliser des GIF pour immortaliser les performances des athlètes lors des Jeux olympiques de Rio. Ces images animées remettraient en cause les droits de diffusion exclusifs vendus à prix d’or.

    Ou encore : http://fr.ubergizmo.com/2016/08/25/gif-olympique-bannir-twitter.html : banni de twitter pour un gif des jeux olympiques…

    #fric #jeux_olympiques #cio #rio #gif_animé

    • Les règles édictées par le Comité international olympique (CIO) stipulent que « le contenu olympique ne doit pas être diffusé dans le cadre de services interactifs » car cela « permettrait aux téléspectateurs de choisir, dans la grille des programmes d’une chaîne, l’émission qu’ils souhaitent regarder et donc de visionner le contenu olympique en dehors des heures de diffusion d’une émission d’information ».

      Oh mon dieu, des gens pourraient choisir quoi regarder, à quel moment ils le veulent ! Mais c’est HORRIBLE !


  • Euro, Tour de France, JO… dans les coulisses financières des grands événements sportifs
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/08/04/euro-tour-de-france-jo-dans-les-coulisses-financieres-des-grands-evenements-

    [...] dans la grande majorité des cas (64 sur 100 organisateurs étudiés), les organisateurs d’événements sont structurés en associations. Près de la moitié d’entre elles (25) sont installées en #Suisse, comme la Fédération internationale de football (#FIFA), l’Union européenne des associations de football (#UEFA), le Comité international olympique (#CIO)… Au total, #Transparency_International en recense environ soixante [1].

    La raison : une particularité du droit helvétique qui, dans le cas d’une association, poursuivait la #corruption publique mais pas la corruption privée. Celle-ci n’était un délit poursuivi d’office que dans des circonstances très précises (cela nécessitait notamment le dépôt d’une plainte par une des parties concernées par les faits de corruption). Cette particularité, qui n’est plus d’actualité désormais, a tout de même prévalu jusqu’en 2006.

    [...] Les montants en jeu s’évaluent désormais à l’aune de la mondialisation des sports. Quand, en 1974, le chiffre d’affaires de la FIFA approchait l’équivalent de 5 millions d’euros, on parle désormais de 4 milliards d’euros, engrangés avec la Coupe du monde 2014, qui sont venus s’ajouter aux confortables réserves de plus d’un milliard d’euros sur lesquelles peut s’appuyer l’association à but non lucratif… Des chiffres dans la fourchette de ceux d’une « petite » entreprise du CAC 40. 35 milliards d’euros : c’est le montant total des recettes générées chaque année par les neuf plus grandes ligues professionnelles au monde (football, baseball, basket, hockey américains, ainsi que les ligues anglaise, espagnole, allemande, italienne et française de football). Soit la richesse créée dans le même laps de temps en Tunisie.

    [...] L’évolution vers une privatisation de l’organisation des événements sportifs n’est pas sans conséquences : fiscales, éthiques… Par exemple, la lutte contre le #dopage n’est pas un combat facilement endossable pour un groupe privé qui cherche à promouvoir spectacles, stars et performances. Dans le cas des courses cyclistes, la rivalité entre l’association faîtière, l’Union cycliste internationale (UCI), et le français #ASO, ne s’est pas traduite par une politique de contrôles accrue, mais par son abandon.

    [...] Autre conséquence de la montée en puissance des intérêts financiers du sport : l’irrésistible attraction que semblent exercer sur les organisateurs les juridictions offrant une #fiscalité « amicale ». Même pour les événements organisés dans des pays à la fiscalité « normale », il est toujours possible d’échapper à l’impôt. L’UEFA a ainsi réussi à obtenir une exonération d’impôts pour l’organisation de l’Euro 2016 en #France (six autres compétitions sont concernées par un tel régime de faveur dans l’Hexagone). Le manque à gagner pour l’Etat français pourrait s’élever jusqu’à 200 millions d’euros pour la dernière compétition en date.

    [1]http://www.transparency.org/whatwedo/publication/global_corruption_report_sport

    #Monaco #Paradis_fiscaux #Finance


  • Attentat de #Nice : la droite s’en prend à « l’Etat de droit » et à la #Constitution
    http://www.bfmtv.com/politique/a-droite-haro-sur-l-etat-de-droit-1008442.html #Etat_de_droit #terrorisme

    Le titre est celui de l’article... J’espérais qu’il est une exagération éditoriale - mais non : c’est une description neutre de ce qui se passe...

    #Ciotti : « Si vous aviez vu les cadavres, vous ne poseriez pas la question de l’état de droit »

    Je n’en reviens pas. Je n’aurais pas imaginé qu’un politique Français puisse oser dire ça. Je n’aurais pas imaginé que les Français ne l’éjectent pas avec goudron et plumes. Je ne reconnais plus mon pays.



  • Sommaire de l’édition de Janvier 2016
    http://lacite.website/2016/01/05/sommaire-de-ledition-de-janvier-2016

    Pays-Bas, nouveau vertige européen en 2016 ? Une décennie après le Non à la Constitution européenne, les Pays-Bas battent à nouveau en brèche les ambitions de l’Union. Cette fois-ci, la pomme de discorde s’appelle l’Ukraine. Le 6 avril prochain, les Néerlandais sont invités à se rendre aux urnes pour donner leur avis sur un accord de libre-échange avec ce pays aux confins de l’Union. Sur les bulletins, le choix sera simple : Pour ou Contre. Un rejet pourrait ouvrir un nouveau chapitre de crise dans l’UE.


  • SUD Éducation - Le point sur les CIO, mai 2015
    http://www.sudeducation.org/Le-point-sur-les-CIO-mai-2015.html
    Donc, les #CIO sont en cours de liquidation. Économies, mais pas seulement :

    Pour comprendre il faut sans doute analyser l’attitude des régions ces dernières années en terme de développement économique. Alors même que la presque totalité des régions étaient gérées par des équipes « de gauche » on aurait pu s’attendre à la création d’un projet inter-régional coopératif et harmonisé assurant un développement économique équilibré sur l’ensemble du territoire national.
    A l’inverse, dans une logique libérale, les régions ont joué la carte de la concurrence. On a pu assister à une surenchère de facilités, d’allègements et autres incitations afin d’attirer les entreprises sur son territoire plutôt que chez le voisin. Au bout du compte les aides consenties ont directement contribué aux bénéfices des actionnaires et dans le même temps gravement obéré les possibilités de financement des équipements et services régionaux utiles à tous...

    La volonté de développer un SPRO semble correspondre à cette même logique. Il s’agit pour les régions de disposer d’un maximum d’outils et de prendre la main sur le système de #formation.
    Demain les régions pourront attirer les entreprises sur leur territoire en s’appuyant sur ces nouvelles possibilités. Pour donner un exemple concret, imaginons qu’une #entreprise conditionne son implantation régionale à des besoins de main d’œuvre (20 postes) sur une "qualification très pointue.

    Une région disposant de la maîtrise de la formation professionnelle et des moyens (SPRO) d’infléchir le choix des jeunes, pourra garantir à l’entreprise courtisée qu’au moins 100 jeunes formés seront en compétition pour les 20 postes. Ainsi l’entreprise disposera d’une main d’œuvre productive et contrainte au moins disant salarial et social.
    On aura donc 80 jeunes enfermés dans une formation obsolète, voire même la totalité, si l’entreprise décide au final d’une autre implantation. Cette logique concurrentielle ne bénéficie au bout du compte qu’aux actionnaires des multinationales. Les avantages consentis aux PME (souvent des sous-traitants) sont presque toujours captés par les puissantes multinationales. Le coût humain et social peut s’avérer désastreux.


  • Blatter et les largesses d’Adidas - Libération (14/06/2001)
    http://www.liberation.fr/sports/2001/06/14/blatter-et-les-largesses-d-adidas_367967

    A Blatter, ces journaux reprochent des liens très étroits avec #Adidas et son ancien PDG Horst Dassler, mort en 1986. Une relation privilégiée confirmée aujourd’hui par un proche du défunt : « C’est Dassler qui a fait nommer Blatter secrétaire général de la Fifa en 1981, Horst avait toute confiance en lui, alors on a fait ce qu’il fallait pour l’imposer », affirme André Guelfi, le richissime entrepreneur et courtier mis en cause dans l’affaire Elf.

    A l’époque, ce Corse, ami de Charles Pasqua, venait de racheter le Coq sportif avant d’en céder officiellement 49 % à Dassler. Les deux hommes se plaisent et s’associent. Entre autres activités communes, Guelfi est chargé de racheter West Nally, une société monégasque bien placée dans le marketing sportif : aux mains du duo, elle devient ISL et connaît rapidement une croissance exceptionnelle. Les premiers contrats signés avec la Fifa et le Comité international olympique (#CIO) lui assurent ainsi l’exclusivité des droits commerciaux et télévisuels de deux manifestations sportives majeures, la Coupe du monde de football et les Jeux olympiques.

    Rapidement, ISL devient un des passages obligés du sport business : « Avec Horst, on faisait ce qu’on voulait dans le milieu du sport et rien ne se faisait sans nous, assure André Guelfi. Mais Horst ne s’entendait pas bien avec le secrétaire général de la #Fifa, Helmut Kaiser. Il m’a demandé d’agir pour l’écarter. J’ai réussi à convaincre Kaiser de partir et nous avons fait nommer Blatter. Pour moi, il n’y a pas le moindre doute : Blatter travaillait pour Dassler et les intérêts d’Adidas. » Contacté par Libération, Sepp Blatter rejette catégoriquement cette version des faits, par l’intermédiaire de son porte-parole, Markus Ziegler : « Monsieur Blatter a été nommé dans des conditions parfaitement normales au secrétariat général de la fédération, fin 1981. Helmut Kaiser et quelques cadres de la Fifa s’étaient révoltés contre l’autorité de Havelange, qui les a chassés. Blatter a été choisi quelques mois après. Voilà la véritable histoire. André Guelfi raconte n’importe quoi. » Lequel persiste et promet d’« apporter si nécessaire toutes les preuves de [ses] affirmations »_

    Dans le prochain numéro de La revue dessinée, une BD sur le #sport-business et Horst Dassler (le mentor de Blatter et tant d’autres) qui tombe à pic : « L’empire du jeu », par François Thomazeau & Nicoby.



  • Nicolas Machiavel (1469-1527) et Simone Weil (1909-1943), même combat, même scienza. Un éclairage croisé, à quatre siècles d’intervalle, sur un événement fondateur et méconnu.

    La Révolte des Ciompi. Un soulèvement prolétarien à Florence au XIVe siècle - Textes de Nicolas Machiavel et Simone Weil

    http://www.collectif-smolny.org/article.php3?id_article=1691

    En 1378, les Ciompi, les plus pauvres des ouvriers de l’industrie de la laine, ébranlèrent par leur révolte l’édifice social du capitalisme naissant à Florence. La bourgeoisie, incapable de savoir de quoi ce petit peuple débraillé était réellement capable, déploya rapidement sa violence répressive, montrant ainsi qu’elle estimait les Ciompi capables de tout, et qu’il fallait donc les réduire à rien.

    Par la simple chronique des faits, Machiavel atteste dans ses Histoires florentines que ce popolo minuto s’est dûment organisé, ce qui conduira Simone Weil à voir dans ces événements la première manifestation d’une révolution prolétarienne.

    #Ciompi #Machiavel #Simone_Weil #histoire #Florence


  • Brève du Canard du mercredi 18 septembre, p. 8 :

    Un drôle d’oiseau, ce Thomas Bach, nouveau patron du Comité international olympique, auquel Le Monde a consacré deux longs articles.
    http://www.lemonde.fr/sujet/c0fc/thomas-bach.html
    Ce juriste allemand, ancien escrimeur, qui fut jadis suspecté de divers trucages lors de compétitions, a travaillé pour Adidas, siège dans plusieurs conseils d’administration et préside la chambre de commerce arabo-allemande. A ce titre, sans doute, il a eu le soutien du président koweïtien de l’Association des comités nationaux olympiques, un certain Ahmad al-Fahad al-Sabah, qui, « oubliant la règle du #CIO, qui précise que le vote d’un membre doit rester #secret, n’a jamais caché que Thomas Bach était son favori ».
    La grande famille du #sport est entre de bonnes mains.

    #JO Voir aussi ce portrait : http://www.playthegame.org/news/detailed/fencer-fighter-and-financier-5653.html

    Le mieux restant cette phrase, dans « Un président sous influence », Bernard Lapasset, président du Comité français pour le sport national, à propos de Al-Sabah : « C’est un homme charmant, très agréable, qui est promis à un grand avenir dans le mouvement. »