• Crise agricole : « On peut s’en sortir sans concentrer la production dans quelques mains » - Libération
    http://www.liberation.fr/economie/2015/08/24/crise-agricole-on-peut-s-en-sortir-sans-concentrer-la-production-dans-que

    Il y a une frange de la population qui n’a plus les moyens de s’alimenter correctement. La première politique que nous devrions avoir en Europe, c’est celle de l’#alimentation. Est-ce qu’on ne pourrait pas mettre cela en débat ? Remettons de l’argent dans le système, pourquoi pas. Mais pas pour accélérer, pour en sortir ! L’enjeu est là. Surtout, il faut réorienter les aides. Pourquoi pas choisir d’aider plutôt les petites et moyennes fermes ? Aujourd’hui, elles sont moins subventionnées, alors qu’elles créent plus d’#emplois. Et on sait que plus les fermes sont grosses, moins leur production est de qualité.

    Est-il normal que les aides aillent principalement à l’agriculture industrielle, à la quantité au détriment de la qualité ? Si on redistribuait les dix milliards d’euros de subventions annuelles de la Politique agricole commune (#PAC) vers ceux qui produisent de la qualité et du bio, ce qui implique pour eux des coûts de production supplémentaires, ces derniers pourraient proposer leurs produits au même prix que ceux qui font de l’agriculture industrielle. D’autant que la #dépollution des eaux chargées en #pesticides et en nitrates coûte des fortunes à l’Etat, ce qui représente des coûts cachés pour les contribuables. L’agriculture industrielle est en fait « sur-subventionnée ».

    Pour que les paysans et les consommateurs s’en sortent, puissent produire et consommer de la qualité sans se ruiner, il faut relocaliser les productions et les adapter à ce que nous consommons. On entend la FNSEA nous répéter : « mangez ce que nous produisons ». Il faudrait plutôt produire ce que les gens ont envie de consommer. Par exemple, nous ne produisons pas assez de légumes en France. Nous sommes obligés d’en importer. C’est absurde. Pourquoi pas développer le #maraîchage ? Alors bien sûr, cela nourrit moins l’#agrobusiness, surtout le #bio qui se passe d’engrais et de pesticides chimiques. Il y a beaucoup de filières locales qui ne demandent qu’à se développer. Si on déconcentrait la production porcine, qui a été massée dans l’Ouest avec les dégâts que l’on connaît, cela réduirait la pression sur l’#environnement et ferait vivre plus de producteurs sur l’ensemble du #territoire national.

    #agriculture_paysanne contre #agro-industrie #circuits_courts

    • J’ai toujours du mal à voir comment on peut produire mieux et pour le même prix ou moins cher. On entend souvent les arguments écolos ou végans sur le fait que c’est moins cher au marché ou un circuit court, qu’en achetant moins de viande, des produits moins transformés on s’en sort mieux. Franchement j’ai du mal à le voir dans les faits. Je pense déjà que ça sort le rapport de classe de l’équation (ce qui est facile pour le public écolo ou végan), à savoir le temps à consacrer au marché, aux AMAPs, à se former à une nouvelle façon de cuisiner, à préparer les repas. Et aussi que se passer de viande quand on peut s’en payer quand on veut, c’est très différent que de s’en priver par nécessité économique. Et que côté production, à part quelques cas particuliers, je vois pas comment les producteurs peuvent produire moins cher, vu qu’il y a moins de mécanisation. A part en valorisant leur production, ce qui veut dire vendre plus cher ... Ok le système est pipé mais je pense qu’une meilleure agriculture ça veut dire une intensification de la main d’oeuvre, et j’ai du mal à voir comment ça pourrait faire un système où la nourriture est moins chère, si la main d’oeuvre est pas réduite en esclavage. La seule façon que je vois c’est de l’auto production diffuse, de personnes qui feraient pousser des produits qui reviennent souvent cher car ils nécessitent beaucoup de main d’oeuvre ou sont très périssable.

    • C’est absurde. Pourquoi pas développer le #maraîchage ? Alors bien sûr, cela nourrit moins l’#agrobusiness, surtout le #bio qui se passe d’engrais et de pesticides chimiques.

      L’agrobusiness peut très bien incorporer le bio. Ça laisse la chimie de côté mais y a tout les pesticide à base de champignons par exemple. Je suis sûr que c’est un business très innovant et compétitif

    • La vache de Léon ne rit plus
      http://geographiesenmouvement.blogs.liberation.fr/2015/07/24/la-vache-de-leon-ne-rit-plus

      Tout le monde est coupable dans cette crise : l’Etat qui a pratiqué la politique de l’autruche, les industriels et les distributeurs qui ont pris les paysans pour de vulgaires fournisseurs de commodités, le syndicat majoritaire obsédé par la concurrence, les agriculteurs aux filières mal organisées et aux comportements irresponsables. Il y a un maillon faible dans la crise actuelle dont on ne parle pas et qui explique la rentabilité faible de certains élevages : un endettement insupportable des fermes causé par des équipements inutilement coûteux, des pratiques agricoles onéreuses qui se justifiaient d’autant moins qu’aujourd’hui, on diminue l’usage des nitrates dans les parcelles et des médicaments dans les élevages. On a tant dépossédé les paysans de leurs savoirs qu’ils croient intelligent de piloter une ferme avec des drones. On voudrait tant que les éleveurs prennent des vacances qu’on leur vend de ruineux robots de traite dont ils pourraient se passer. On les pousse tant à produire qu’ils en accusent les distributeurs et les consommateurs fautifs de préférer le bio lorsqu’ils savent désormais qu’une part importante des maladies neurodégénératives sont liées aux pesticides. On a tellement méprisé la polyculture – pourtant la meilleure des assurances contre les aléas de la nature – que la spécialisation a été tenue comme la martingale d’un « progrès » largement illusoire.

    • Le Mans est une ville moyenne, il y a des marchés de quartiers tous les jours sauf le lundi. Le maraîchage local, pas forcément labellisé bio est bien présent. Toutes les classes sociales s’y retrouvent. Les prix sont variable d’un marché à l’autre mais la plupart des légumes sont au prix des supermarchés mais de bien meilleure qualité.

    • Mais, @nicolasm, le machinisme coûte très cher. Beaucoup de machines coûtent le prix d’une maison. Il faut bien le comprendre.
      Regarde les bottes de pailles. À l’époque où elles étaient rectangulaires, il fallait déjà une machine pour les faire, mais d’un autre côté, pas trop trop chère et surtout, pour bouger la paille ou le foin, des bras, des fourches et des remorques suffisaient largement.

      Maintenant, on a les grosses meules cylindriques. Il faut une grosse machine pour les faire, beaucoup plus chère. Et surtout, il faut équiper ton tracteur de l’outil pour les bouger, parce que tu ne peux plus le faire avec une fourche et une remorque à trois balles.

      Donc, avant même de commencer, la plupart des agriculteurs s’endettent pratiquement à vie, à des niveaux que le péquin avec sa maison en préfa a du mal à concevoir.

      Après, les coûts de fonctionnement ont aussi explosé. Les machines sont coûteuses aussi à l’entretien, comme les voitures modernes par rapport aux anciennes, puisque c’est fini de le faire soi-même dans le hangar avec la boite à outil.

      Les semences, tu les achètes tous les ans, alors qu’avant tu resemais une parti de ta récolte, et donc, ça te coutait que dalle. Et ces semences, elles vont avec des produits, des tas de produits très chers pour lesquels, souvent, tu dois acheter aussi une machine spéciale.

      Sans compter les mises aux normes de matériel. À tes frais. Même s’il en passe plusieurs en peu de temps. Tu te ré-ré-endettes ou tu arrêtes. Le cycle de l’endettement n’a pas de fin. Donc, faut que tu rembourses toujours plus. Donc, que tu produises toujours plus, avec toujours plus d’intrants, de machines, de frais, pour un résultat net toujours plus pourri. Parce que dans le même temps, tu niques ta terre, ton seul bien, à force de devoir toujours produire plus pour arriver à régler tes dettes.

      Et c’est comme ça qu’on a un double problème de surcouts de production et de surproduction avec dégradation de la qualité… et donc des prix… et donc encore plus de pression pour produire encore plus de merde qui coûte toujours plus à produire et rapporte toujours moins.

    • @odilon

      distribuer les subventions nécessaires (personne ne nie cette nécessité) à la petite agriculture plutôt qu’aux grosses usines.

      Exactement, et s’épargner collatéralement les coûts des pollutions et des problèmes de santé liés, coûts actuellement portés par la collectivité.
      http://www.fnab.org/index.php/nos-actions/eau-et-environnement/660-couts-des-principales-pollutions-agricoles-de-leau-

      L’estimation du coût annuel de la dépollution (pesticides et nitrates) des eaux de surface et côtières est de 54 milliards d’euros selon une étude du CGDD, soit le budget annuel de la PAC.

      La PAC est donc payée deux fois (subvention à l’agriculture polluante + dépollution).

    • Oui on est d’accord sur l’endettement, et on a largement dépassé le seuil des rendements négatifs. Mais j’ai l’impression que souvent on regarde l’équation du côté de la ferme, et qu’il y a vraiment moyen de s’en sortir en produisant moins et mieux, mais je pense que ça veut souvent dire une production valorisée, c’est à dire payée plus chère par le public. Donc ce qui est une solution pour le côté productif l’est-elle pour le côté consommation de celleux qui ne peuvent pas se permettre de payer plus cher pour des meilleurs produits ?

      J’ai l’intuition qu’on ne peut pas se passer d’augmenter beaucoup la part de la population active dans l’agriculture, mais que forcément en bout de chaîne il faudra augmenter la part de l’alimentation dans le budget.

    • @nicolasm

      La seule façon que je vois c’est de l’auto production diffuse

      Même avis, pour tout ce qui nécessite du soin fréquent et donc beaucoup d’heures de main d’oeuvre.

      forcément en bout de chaîne il faudra augmenter la part de l’alimentation dans le budget.

      Et baisser la part du logement en même temps. Chez moi je le vois assez clairement, sur le long terme ce qui augmenté ces 30 dernières années c’est le nombre de résidences secondaires (43 769 pour 300 000 habitants en Pays Basque Nord) et le prix du logement, et ce qui a diminué c’est le nombre de fermes et l’offre de bouffe locale.
      #spéculation

    • On paye déjà très cher des produits de merde. Parce qu’il y a d’autres parasites dans l’équation, comme les marges monstrueuses de la distribution qui est en train de tourner à un quasi-monopole (reste combien de groupes et d’enseignes ?)

      Je vais acheter mes légumes chez la maraichère du coin : ils sont incomparablement meilleurs, nettement moins chers et en plus, ils ne polluent pas.

    • Pour en revenir à ce sujet intéressant, je me demande souvent quelles sont les pistes pour produire des aliments de qualité tout en améliorant la santé écologique de l’agro-écosystème et des environs, tout en ne sélectionnant pas automatiquement un public aisé financièrement (et donc a priori a plus fort impact négatif sur l’environnement). C’est pour ça que je vois l’autoproduction comme si intéressante, mais la question reste ouverte pour les personnes qui veulent en faire leur métier où la quantité qui ne peut pas être autoproduite (pas l’opportunité ou pas l’envie).

      (Je veux dire les piste pour quelqu’un qui veut se lancer dans la production de nourriture, parce que le système marche tellement sur la tête que des pistes au niveau politique on en voit facilement quelques unes)

    • Ta question n’est pas très claire ou pas bien posée @nicolasm
      Produire de la nourriture coûte... au moins le prix de la terre qui en France est privatisée. Ça c’est un premier point. Se nourrir aux temps des communaux n’était pas un problème, tout le monde parvenait à se nourrir. Les enclosures ont conduit à l’appauvrissement des structures sociales rurales.
      Ensuite, c’est beaucoup de travail. La société de consommation a fait pousser les ménages à consacrer une partie du budget familial de plus en plus faible pour s’alimenter afin de consommer des produits manufacturés, des voitures, partir en vacances, etc. Puis la part du budget consacré à se loger et le prix de l’énergie ont explosé. Au final il ne reste plus grand chose pour se nourrir correctement.
      Le système des amap n’est pas si mal, souvent les amapiens peuvent mettre la main à la pâte, ce qui contribue à diminuer un peu les coûts. Mais il faut bien voir qu’à partir du moment où tu t’installe professionnellement, en plus du prix de la terre, il y a les salaires, les charges sociales et les taxes diverses qui se répercutent forcément sur le prix de vente des produits. Ces agriculteurs ne visent pas spécialement une clientèle aisée.
      Les subventions ont été mises en place à la base, pour permettre aux plus pauvres de pouvoir se nourrir. Sauf qu’aujourd’hui, les subventions sont distribuées à l’agro-industrie.
      L’accès à la terre, chez nous aussi, est un premier obstacle. Il faut parfois négocier avec les collectivités locales pour obtenir un bout de terrain et produire sa nourriture.

    • Les AMAP ça reste un truc de classe aisée : sans même parler du prix des paniers, il y a déjà le principe même de devoir donner 3 mois, 6 mois, voire 1 an de chèques d’un coup, même si c’est encaissé mois par mois ensuite => tous ceux qui n’ont pas un CDI assez élevé ou un revenu régulier certain, c’est totalement NIET de s’inscrire là-dedans.

      Nous on fait partie d’un groupe producteurs-consommateurs hybride qui ne suit pas la charte AMAP, en milieu urbain, et depuis le début on a décidé que les commandes se feraient mois par mois, donc pour seulement 4 semaines d’un coup, exprès pour que les gens plus précaires, sans CDI puissent venir commander quand ils savent que le mois suivant ils peuvent (oui je sais il y a toujours encore plus précaires).

      Cela dit, on aurait tous un toit gratuit ou à très faible coup (de quoi juste payer l’entretien et les impôts), on pourrait parfaitement payer de la nourriture non mécanisée produite avec plus de main d’œuvre et donc plus cher. La nourriture il faut la produire en permanence, et tant qu’on est dans un système de valeur, argent, etc : ok il faut payer les gens qui produisent.

      Mais les logements bordel !… Il y a plus de logements (et je ne parle bien que des logements décents hein) que de ménages en France, et mis à part l’entretien, ya rien à payer, c’est juste des rentes de merde ! On ne paye aucun travail, on fait juste fructifier un capital immobilier. C’est totalement indécent vu la quantité de logements et le nombre de personnes qui galèrent (soit parce qu’elles n’ont pas de toit, soit comme beaucoup parce qu’on a un toit mais que ça prend la plupart de notre argent), et les conséquences sanitaires qui en découlent (soit avoir un logement pourri, froid, etc, soit avoir un logement correct mais bouffer de la merde). À chaque fois les discussions sur la bouffe me font revenir à ça, parce que ça me parait encore plus révoltant, vu que si ce problème était résolu politiquement, on pourrait presque tous payer des agriculteurs correctement.

    • Y a quoi comme pistes intéressantes pour le logement ? Tous proprio (mais j’imagine que ça ne règle pas les problèmes de rente et transmission), tous locataires des logements nationalisés (mais qui habite où, comment on fait en cas de changement de lieu de travail par ex.) ? J’imagine que des personnes ont déjà réfléchi à ce genre de problématiques ?


  • Politiques de libre échange et de dérégulation : « une immense incitation à industrialiser davantage l’agriculture européenne »
    http://multinationales.org/Politiques-de-libre-echange-et-de-deregulation-une-immense-incitati

    Quel avenir pour l’agriculture ? Des fermes-usines rassemblant des milliers de vaches ou de porcelets ? Une participation massive des banques et fonds de pension dans le financement de l’agriculture ? Une dérégulation totale des marchés et une augmentation des importations ? « L’Europe est la seule à continuer à déréguler au maximum son secteur agricole », note l’économiste Aurélie Trouvé co-présidente du comité scientifique d’Attac, qui vient de publier Le business est dans le pré, dresse le bilan des (...)

    #Invités

    / A la une, #Agroalimentaire, #France, #Europe, #États-Unis, #Sofiprotéol, #Agriculture_et_alimentation, #Accords_de_commerce_et_d'investissement, #concentration, #Grande_distribution, #accords_de_commerce_et_d'investissement, #agriculture, #alimentation, #financiarisation, aides (...)

    #aides_publiques_et_subventions #bio #circuits_courts
    "http://www.bastamag.net/spip.php?page=recherche&recherche=1000+vaches"
    "http://www.bastamag.net/Quand-l-agriculture-sert-a-nourrir"
    "http://reporterre.net/ENQUETE-1-Le-maitre-cache-de-l"
    "http://www.bastamag.net/Les-dessous-de-votre-assiette-la-carte-de-France-des-fermes-geantes"
    "http://www.lalibrairie.com/tous-les-livres/le-business-est-dans-le-pre-les-derives-de-l-agro-industrie-aurelie-tro"
    "https://www.flickr.com/photos/worldbank/5321043541

    Flickr
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    "https://www.flickr.com/photos/81153124@N00/4749949750
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    "
    "http://www.bastamag.net/Overdose-d-antibiotiques-dans-l"


  • Une #alimentation locale et de qualité, loin de la grande distribution et de l’agrobusiness
    http://multinationales.org/Une-alimentation-locale-et-de

    Structurer une filière de l’alimentation locale et biologique, depuis la transformation jusqu’à la distribution des aliments. C’est tout l’enjeu du Groupement régional alimentaire de proximité (Grap), une coopérative lyonnaise autour de laquelle gravitent des épiceries, des magasin de producteurs, des restaurants, des boulangers… Ensemble, ils mutualisent des moyens, s’entraident, se forment, le tout dans un état d’esprit d’économie solidaire. Et lancent de nouveaux projets avec la volonté que la (...)

    #Contre-pouvoirs

    / #Agroalimentaire, #France, #Démocratie_économique, alimentation, #agriculture, #consommateurs, #économie_sociale_et_solidaire, #circuits_courts, chaîne (...)

    #chaîne_d'approvisionnement
    « http://www.grap.coop »
    « http://www.prairial.fr »
    « http://www.lasuperhalle.fr »


  • EHLG, 10 ans | Enbata
    http://www.enbata.info/articles/ehlg-10-ans

    Euskal Herria n’est pas à libérer mais à construire. ELB, le syndicat des #paysans basques, y prend toute sa part. On ne peut pas dire qu’il avance masqué. Dès sa création, il ne cesse de réclamer une chambre d’#agriculture couplée à la création d’un département #Pays_Basque.

    Devant l’échec de l’institution propre à Iparralde, désirant répondre concrètement aux besoins immédiats d’une agriculture spécifique, il travaille à la mise en oeuvre d’un contre-pouvoir à la chambre d’agriculture départementale. Son ambition paraît inatteignable.

    Voilà pourtant dix ans qu’elle a pris corps et prospère. Elle est fondée sur la solidarité avec Hegoalde et le monde citadin, sur le respect de la terre fécondant une #agriculture_paysanne jusqu’alors inconnue. Euskal Herriko Laborantza Ganbara, outil original que se donnent les paysans basques, est de même nature que celui mis au service de l’euskara par l’ikastola. Touchant à notre identité profonde, l’élan populaire suscité est irréversible. L’adversaire en est conscient.

    Enfermés dans des schémas de pensée élaborés pour d’autres, préfets et administrateurs civils s’y déchaînent en serviteurs surannés d’une république décalée, d’un pouvoir coupé du réel. L’émergence d’une contre-société basque leur est insupportable. Toute une panoplie répressive se met donc en place : menaces aux maires et à leurs subventions traduites devant le tribunal administratif, déductions fiscales des donateurs rendues illégales, perquisition du siège d’Ainhice-Mongelos et des domiciles de ses dirigeants, procès au pénal de son président Michel Berhocoirigoin…

    Heureusement l’acharnement politique anti-basque se heurte à l’Etat de droit. Les uns après les autres les procès tournent à la déroute de ceux qui les ont lancés. Cette escalade liberticide touche à son paroxysme par la relaxe de Michel Berhocoirigoin par la Cour d’appel de Pau dans une fête collective faisant de lui un juste au sens de la résistance au nazisme. En dix ans, Laborantza Ganbara a mobilisé des dizaines de milliers d’heures de bénévoles, des salariés, des associations, des cabinets d’avocats, des militants anonymes, des élus, des syndicats … bref, un #mouvement_social s’est levé pour accompagner notre chambre d’agriculture alternative.


    Le paysage d’aujourd’hui en est modifié. Lurrama est devenu le grand moment de rencontre des mondes paysan et urbain de ce pays. Les collectivités locales confient études et expertises à Ainhice-Mongelos dont le préfet dénonça, il y a dix ans, l’acquisition avec “l’argent de l’étranger” par le syndicat ouvrier ELA. L’agriculture paysanne, ses #circuits_courts et ses AOC, l’agro-alimentaire accroché jusqu’au fond de nos vallées, l’installation de jeunes paysans et sa nouvelle structure de financement Lurzaindia, tout cela s’articule peu ou prou, autour de l’élan impulsé il y a dix ans.
    [...]
    Laborantza Ganbara est devenu une référence, un exemple à suivre, administrant de belle manière savoir-faire et génie propre de notre peuple. Salué en cours de route pour ses lettres de noblesse par de nombreuses personnalités telles Edgar Pisani, José Bové, Gérard Onesta, Corine Lepage, Danièle Mitterrand, Stéphane Hessel … Enbata, qui pas à pas, a suivi et relaté cette belle marche de reconquête d’Euskal Herria, sera, avec tous ses amis, le 17 janvier à Ainhice-Mongelos pour fêter ces dix ans.

    #alternatives_concrètes
    cc @rastapopoulos
    liens avec
    http://seenthis.net/messages/320469
    http://seenthis.net/messages/301920
    http://seenthis.net/messages/263430
    http://seenthis.net/messages/219468

    • C’est tout frais ça vient de sortir : Portrait et évolution de l’agriculture du Pays Basque Nord, focus sur la montagne basque
      Tome 1 : https://www.scribd.com/document_downloads/253067387?extension=pdf&from=embed&source=embed
      quelques extraits de la conclusion

      Une agriculture qui résiste grâce à l’usage de la montagne...
      L’étude de l’évolution de l’agriculture de la montagne basque et du Pays Basque Nord nous montre une perte importante de fermes, d’actifs et de surfaces agricoles. Ces tendances sont inquiétantes pour l’avenir. Mais plusieurs indicateurs distinguent le Pays Basque Nord : par rapport à la France, alors que les pertes de surfaces agricoles y sont bien plus importantes, l’agriculture basque maintient nettement plus d’emplois sur ses fermes. Ce sont principalement les paysans âgés ou ayant peu d’activité qui disparaissent. Le Pays Basque Nord reste un territoire très agricole, avec un tissu dense de petites fermes et des #emplois nombreux (pour comparaison, si la surface moyenne des fermes était celle de la France, il y aurait deux fois moins de fermes au Pays Basque Nord). Cette réalité est largement due à la #montagne basque qui, non seulement, représente l’essentiel des fermes du Pays Basque Nord mais surtout perd moins de fermes, d’actifs et de surfaces que le reste du #territoire et installe plus de jeunes. En particulier les fermes ovines, très présentes en montagne, résistent mieux. La pratique de la #transhumance limite les besoins de surface autour des fermes, donc crée un tissu plus dense de fermes, une vie rurale plus dynamique. Elle permet de faire vivre, en proportion, 500 actifs de plus sur le territoire de la montagne basque. Elle maintient des espaces ouverts et une #biodiversité riche. La montagne basque est plus attractive, elle accueille plus de jeunes paysans que le reste du Pays Basque Nord. La montagne est bien le cœur de l’agriculture du Pays Basque Nord.

      … mais l’emploi agricole diminue avec l’augmentation des surfaces par exploitation
      Les surfaces agricoles disparaissent massivement à la fois par #artificialisation du #foncier, mais également par abandon de surfaces plus difficiles à travailler. Avec l’agrandissement des fermes, les terres moins productives sont abandonnées et la pratique de la transhumance diminue. Les fermes vont vers l’agrandissement (surfaces et #troupeaux) et la #spécialisation. Or ce sont les #petites_fermes qui sont les plus productives et les plus pourvoyeuses d’emplois (deux fois plus d’actifs à l’hectare dans les fermes de moins de 20 ha que dans celle de 20 à 50 ha et trois fois plus que dans celles de plus de 50 ha). Les petites fermes permettent plus facilement de maintenir des systèmes diversifiés qui font la spécificité de la montagne basque : #élevage mixte ovins-bovins et valorisation équilibrée de toute la palette des ressources herbagères (prairies, landes, estives...)

      Interpeller les politiques agricoles
      Les encouragements techniques, les politiques agricoles, l’agrandissement présenté comme un symbole de réussite, le financement de l’investissement etc. poussent à l’agrandissement des fermes. Le système d’aides agricoles notamment joue un grand rôle, avec des aides liées au nombre d’hectares, la prime ovine non plafonnée... Ce processus peut être jugé positif par certains, car il permettrait aux paysans de se sentir plus en sécurité par rapport à l’avenir. C’est oublier le poids des charges liées à l’agrandissement et à la tendance à l’intensification. Cela pose aussi des difficultés de transmission pour le paysan. Mais surtout, cette étude montre que l’agrandissement des fermes se traduit globalement pour le territoire par moins d’actifs agricoles, une moindre utilisation de la montagne, moins de #productivité moyenne à l’hectare, plus d’abandon des terres difficiles et des conditions de transmission des fermes moins favorables. Le territoire de la montagne basque dans sa globalité et avec lui le Pays Basque Nord, n’est-il pas en train de perdre de l’efficacité économique, sociale et environnementale, avec le processus d’agrandissement des fermes ?

      Aider les productions de qualité, l’usage de la montagne et les fermes les plus efficaces en terme économique, social et environnemental
      Les exploitations de moins de 20 ha sont celles qui ont le plus disparu entre 2000 et 2010 alors qu’elles emploient plus d’actifs, ont une productivité à l’hectare supérieure, exploitent de manière plus harmonieuse l’ensemble de l’espace et contribuent ainsi au maintien de territoires vivants et attractifs. L’essentiel des aides de la #PAC [http://seenthis.net/messages/263430 ] étant lié à la surface, les petites et moyennes fermes en bénéficient le moins alors qu’elles contribuent le plus à la performance économique sociale et environnementale. C’est pourquoi il nous paraît indispensable de renforcer les politiques aidant les petites et moyennes fermes, en particulier via le second pilier de la PAC, en établissant une priorisation des efforts financiers pour les petites fermes. Concernant les aides aux investissements, les planchers minimum, souvent trop importants pour des petites structures, doivent être abaissés et des choix pertinents réalisés sur les matériels à aider. Ces politiques d’aides doivent être conditionnées au maintien et à la création directe de l’emploi agricole. Concernant la filière ovin lait, il est indispensable de réserver les aides aux paysans engagés dans l’AOP Ossau-Iraty, dont la majeure partie se concentre dans la montagne et peut ainsi y transhumer. Cette valorisation de toutes les surfaces, particulièrement en montagne, présente un intérêt économique mais aussi environnemental et sociétal en contribuant à l’entretien des paysages. Pour les ovins comme pour les bovins, la pratique de la transhumance mérite d’être soutenue. Par ailleurs au niveau de la production, on ne peut que recommander de rechercher un certain optimum dans l’amélioration de la productivité qui mette en valeur tous les potentiels de chaque exploitation et réduise la dépendance aux intrants extérieurs pour permettre aux paysans de mieux vivre de leur métier. Il semble aussi pertinent de s’engager dans la voie de la recherche de valeur ajoutée par le biais de la transformation et de la commercialisation par les circuits courts, dans des démarches individuelles comme collectives. Le programme Leader pourrait participer à la structuration collective de la valorisation des produits de la montagne basque. Ces propositions sont certainement plus complexes que les recettes toutes faites qui encouragent à produire toujours plus en essayant de se soustraire aux conditions du milieu. Tenir compte de l’efficacité économique des systèmes de production ainsi que du milieu naturel et social dans lequel on vit, pour contribuer à l’enrichir dans le cadre d’un intérêt général et bénéfique à tous, est une des conditions fondamentales de l’agriculture paysanne. Dans ce domaine, il reste encore beaucoup à faire mais cela est un gage pour garantir un avenir à notre territoire

      et le tome 2 https://www.scribd.com/document_downloads/253066025?extension=pdf&from=embed&source=embed

      lien avec http://blog.ecologie-politique.eu/post/Pourtant,-que-la-montagne-est-belle%E2%80%A6
      cc @aude_v @odilon @nicolasm @tastybud


  • L’expansion des chaînes de supermarchés en Asie, une menace pour la sécurité alimentaire
    http://multinationales.org/L-expansion-des-chaines-de

    Le continent asiatique apparaît à bien des égards comme le nouvel eldorado de la #Grande_distribution. Les grands groupes mondiaux comme #Walmart, #Carrefour, #Lidl, ou encore #Auchan et #Casino, consacrent des ressources énormes pour y conquérir de nouveaux marchés. Mais l’expansion de la #Grande_distribution est aussi synonyme de nouvelles menaces pour la sécurité alimentaire dans la région. #concentration et fermeture des petits commerces, paysans supplantés par l’agrobusiness, perte de qualité et de (...)

    Actualités

    / #Agroalimentaire, Grande distribution, #Accords_de_commerce_et_d'investissement, #GRAIN, #Inde, #Chine, #Japon, #Indonésie, #Thaïlande, Carrefour, Auchan, Casino, Walmart, Lidl, #Agriculture_et_alimentation, Grande distribution, biodiversité, accords de commerce et (...)

    #biodiversité #accords_de_commerce_et_d'investissement #consommateurs #santé_environnement #impact_social #impact_sur_l'environnement #agriculture #alimentation #circuits_courts #commerce_équitable
    « http://www.grain.org/fr/article/entries/5074-la-grande-braderie-de-la-souverainete-alimentaire »


  • Sujet déjà abordé ici : http://seenthis.net/messages/294222
    mais surtout ici : http://seenthis.net/messages/285356

    l’info refait surface sur cette page :

    les AMAP disent NON à la Ruche qui dit oui | Aquitaine décroissance
    http://aquitainedecroissance.org/2014/11/09/les-amap-disent-non-a-la-ruche-qui-dit-oui

    Rien de nouveau sous le soleil. Cependant, on découvre un site sympa qui lui aussi a relayé l’info :

    http://www.lesdemainsdanslaterre.fr

    avec plein de projets, d’animations et d’idées pour consommer moins bête et surtout des ressources pour la permaculture.


  • Grèce - « Le mouvement des pommes de terre » continue malgré l’interdiction | Okeanews
    http://www.okeanews.fr/20141022-mouvement-pommes-terre-continue-malgre-linterdiction

    Le « Mouvement de la patate » - initiative populaire qui s’est fait connaître il y a trois ans en court-circuitant les intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs - poursuivra ses activités, selon l’un de ses fondateurs.

    Ilias Tsolakidis, l’un des fondateurs du groupe, a dit que celui-ci continue sa lutte et a annoncé la distribution de produits (pommes, pommes de terre et lentilles) ce samedi aux consommateurs de Katerini, au nord de la Grèce, avec l’autorisation de la municipalité, malgré la loi votée par le Parlement en mai dernier qui interdit la vente de rue dans les communes de plus de 3.000 habitants et qui proscrit de nouvelles autorisations de vente ambulante aux producteurs.

    Le groupe Action volontaire, qui a lancé l’initiative en février 2012, décrit cette nouvelle législation comme étant une tentative tortueuse d’abolition du mouvement « Pas d’intermédiaire », popularisé par les média sous le nom de « Mouvement de la patate ».

    « En d’autres mots, un fermier ne pourra pas vendre ses produits directement au consommateur mais seulement aux négociants et aux grandes surfaces » a dit Tsolakidis à The Press Project International, ajoutant que le groupe « Action volontaire » débutera une campagne nationale pour contraindre le gouvernement à retirer sa loi.

    Il ajoute qu’au lieu de réprimer les intermédiaires en limitant leurs profits, le gouvernement cherche à détruire les marchés de rue pour servir les intérêts des multinationales et des grandes chaînes de distribution.

    « Pas d’intermédiaires » a débuté lorsque le groupe « Action volontaire », dans son berceau de Katerini, a incité les producteurs de pommes de terre à vendre leurs produits directement aux consommateurs, par solidarité - alors que la Grèce faisait déjà face à un chômage record et que son économie sombrait à un niveau alarmant.

    L’idée de court-circuiter supermarchés et épiceries a jailli et s’est répandue comme un incendie à travers le pays. Les prix se sont effondrés et le mouvement a financièrement soulagé des milliers de foyers, tout en mettant en lumière les profits des chaînes de supermarchés. En plus des pommes de terre, sont vendues des olives, du riz, des oignons et d’autres aliments de base.

    #circuits_courts #autonomie #ruralité #paysannerie #démocratie #désobéissance



  • Les #circuits_courts, une opportunité pour l’accès à l’#alimentation pour tous ?
    http://prodinra.inra.fr/?locale=fr#!ConsultNotice:222454

    Pour Yuna Chiffoleau, oui si l’on en renouvelle l’image, en faisant savoir qu’ils sont divers et adaptés à différents modes de #consommation, si l’on en facilite l’accès en les rendant plus visibles, et si l’on poursuit les expérimentations pour favoriser la mixité de leurs publics et la participation de tous à l’échelle des #territoires.


  • Derrière la « tomate responsable » d’Unilever en #Inde : intensification agricole, pesticides et aides publiques
    http://www.multinationales.org/article227.html

    Depuis un an, le groupe #Agroalimentaire #Unilever a mis en place un programme d’« approvisionnement responsable » (et local) en tomates pour fabriquer son ketchup en Inde. Formation des producteurs, augmentation de la production - le projet est déjà présenté comme un succès retentissant et comme le signe de l’avènement d’un nouveau capitalisme. Mais, selon les écologistes indiens interrogés par #Novethic, l’initiative se traduit aussi par le passage à une #agriculture plus industrialisée et concentrée, avec (...)

    #Actualités

    / Inde, Unilever, Agroalimentaire, Novethic, #Greenwashing, #impact_social, #impact_sur_l'environnement, #concentration, #marketing, #aides_publiques_et_subventions, #responsabilité_sociale_des_entreprises, agriculture, #alimentation, #circuits_courts, chaîne (...)

    #chaîne_d'approvisionnement
    http://www.novethic.fr/novethic/ecologie,environnement,agriculture,inde_le_sourcing_responsable_tomates_hin


  • Ils ont changé de vie, cultivent les légumes et nourrissent leurs voisins - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article4822

    L’installation de Sylvie et Florent a provoqué la création d’une AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) sur la commune-même de Pussay, qui compte 1800 habitants, puis une à Méréville, un village de 3000 habitants situé à moins de dix kilomètres. À Pussay désormais, ils fournissent plus d’une famille sur dix. De cette façon, le jeune couple développe véritablement son projet d’« agriculture citoyenne ». L’AMAP est un système dans lequel des paysans et des citoyens, ensemble, décident de se nourrir autrement et d’expérimenter un modèle agricole soutenable et solidaire.

    #AMAP #circuits_courts #paysannerie


  • Michel Abhervé » Blog Archive » En Ariège une SCIC organise les circuits courts entre producteurs et restauration collective
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2013/09/26/en-ariege-une-scic-organise-les-circuits-courts-entre-produ

    Terroirs Ariège Pyrénées est une plate forme qui assure la distribution en circuit court des produits locaux. Son objectif premier est de regrouper des producteurs ariégeois de manière à pouvoir assurer et organiser un approvisionnement régulier des services collectifs de restauration scolaires en aliments, qu’ils soient bio ou pas.

    Elle a la forme juridique d’une SCIC, Société Coopérative d’Intérêt Collectif, qui réunit quelques 100 actionnaires répartis selon différents collèges, parmi lesquels on compte les diverses chambres consulaires, dont la chambre d’agriculture au rôle prépondérant, mais aussi des collectivités, des consommateurs et environ 60 producteurs ariégeois.

    Crée en 2011, la SCIC voit son activité progresser régulièreemnt, même si la logique des circuits courts met du temps à se faire place au détriment des filières classiques, installées, car « Cela repose aussi sur un changement de mentalités et de comportements pour tous les acteurs, à la fois les élus qui payent la note et des cuisiniers derrière leurs fourneaux » comme le déclare Philippe Beaufort, l’un des acteurs de ce projet.

    Et merci à Ariègenews de nous donner une nouvelle fois un regard sur l’actualité vivante de ce département...

    #Ariège
    #SCIC
    #Circuits_courts
    #Producteurs
    #Restauration_collective


  • #Piratebox, ou comment échapper au Big Brother de l’Internet - Réseaux alternatifs - Basta !
    http://www.bastamag.net/article3218.html

    Partager anonymement des photos ou des documents lors d’une rencontre ou d’une mobilisation, mettre à disposition de tous des ebooks, des films ou de la musique : c’est ce que permettent entre autres les piratebox. Cet outil crée un #réseau informatique local accessible en wifi, totalement anonyme et gratuit. Tout le monde peut s’y connecter avec un ordinateur ou un smartphone, pour télécharger des documents, en ajouter ou échanger par chat. Comme pour notre alimentation, les #circuits_courts ont de beaux jours devant eux !


  • Cultiver des #algues sur les toits de Bangkok
    http://www.lemonde.fr/planete/video/2013/08/27/de-la-spiruline-sur-les-toits_3466900_3244.html

    Déjà utilisée en Afrique notamment pour lutter contre la malnutrition, la spiruline est une algue qui contient une forte dose de protéines. En Thaïlande, une entreprise a décidé de la cultiver sur les toits. Cette algue est la dernière innovation de l’#agriculture_urbaine, idéale dans une mégalopole qui manque de place.

    #alimentation #circuits_courts #nutrition

    • Au goût c’est pas terrible, mais avec son 1% de #chlorophylle et l’apport de #protéines, cette algue #autotrophe est apparemment un bon #complément_alimentaire et une aide contre la #malnutrition. La Chine l’aurait déclarée aliment national avec 50% de la production mondiale. Elle reste très chère et attention à contrôler son origine car il n’existe aucune certification bio véritable.

      http://www.spiruline-occitane.com/spiruline-bio-producteur-france-achat.html

      http://www.eurekasante.fr/parapharmacie/complements-alimentaires/spiruline.html

      http://www.spirulinedurenouveau.com/proprietes_consommation.htm

      La chlorophylle est parfois appelée le « sang vert » en raison de la très grande ressemblance de sa structure moléculaire avec l’hémoglobine : le sang a en effet un atome de Fer en son centre, lui donnant sa couleur rouge, tandis que la chlorophylle a un atome de magnésium, lui donnant sa couleur verte.

    • J’aime plutôt bien le goût... mais pas avec n’importe quoi. C’est vaguement salé, avec un goût un peu marin, mais pas très prononcé. ça passe très très bien en salade (carotte rapées plutôt que tomates) et en omelette, par exemple.

      Techniques de production :
      http://www.antenna.ch/recherche/malnutrition/spiruline-production

      Sur la nutrition :

      http://biospirulina.ch/composition

      La composition de la Spiruline

      La Spiruline contient pratiquement tous les composants d’un aliment complet idéal : protéines en proportion considérable, vitamines, sels minéraux, glucides, pigments, oligo-éléments et acides gras essentiels. De plus, contrairement à certaines autres algues, elle est aisément comestible.

      PROTEINES

      La Spiruline est particulièrement riche en protéines végétales (55 % à 70 % de son poids), une valeur tout à fait exceptionnelle. Les meilleures sources de protéines végétales n’arrivent qu’à la moitié de ces teneurs, la farine de soja, par exemple, contient 35% de protéines.
      D’un point de vue qualitatif, les protéines de la Spiruline sont complètes, car elles contiennent l’ensemble des acides aminés essentiels (47% du poids total des protéines).

      VITAMINES

      Les vitamines de source naturelle rencontrées dans la Spiruline sont les suivantes par 100 g : • ß-carotène : 212 mg, • B1 : 3.5 mg, • B2 : 4.0 mg, • B12 : 350 mcg, • E : 10.0 mg.

      La teneur en ß-carotène est exceptionnelle, elle est 30 fois plus élevée que pour la carotte. La biodisponibilité des caroténoïdes de la Spiruline a été démontrée dans plusieurs études cliniques.

      La teneur en vitamine B12 (cobalamine) est également exceptionnelle. Cette vitamine est de loin la plus difficile à obtenir dans un régime sans viande car aucun végétal courant n’en contient. La Spiruline est 4 fois plus riche que le foie cru, longtemps donné comme sa meilleure source. Une dose de 4g / jour de Spiruline séchée suffit amplement à couvrir la totalité des besoins en vitamine B12.

      La Spiruline contient aussi de la vitamine E, dans des proportions comparables à celles du germe de blé, qui est reconnu comme une excellente source de vitamine E.
      Les principales vitamines antioxydantes contenues dans la Spiruline sont le ß-carotène, les autres caroténoïdes et la vitamine E. Elles protègent nos cellules de l’agression des radicaux libres (effet anti-vieillissement).

      MINERAUX

      Les minéraux spécialement intéressants dans la Spiruline sont le fer, le magnésium, le calcium et le phosphore.
      La Spiruline est une source importante de fer (20 fois plus élevée que le germe de blé). Le fer est un minéral présent essentiellement dans les aliments d’origine animale comme la viande, les abats et le poisson). Elle est d’un grand intérêt pour végétariens, sportifs, femmes enceintes et adolescents en phase de croissance. La disponibilité du fer contenu dans la Spiruline a été démontrée.

      La Spiruline permet une diminution significative des risques de carence et de déficience en micronutriments essentiels et ne présente aucune contre-indication.


  • Alter-Conso : quand une #coopérative esquisse l’économie et les emplois de demain - Economie sociale - Basta !
    http://www.bastamag.net/article2967.html

    L’organisation est parfaitement rodée. Au fond de l’entrepôt, Thomas s’active à la préparation des « caisses d’échanges », qui permettent à un consommateur d’échanger un produit qui lui déplaît. Nous sommes à Décines, dans la banlieue lyonnaise, au sein d’une nouvelle manière d’envisager l’entreprise, la vente de produits alimentaires, le travail et l’économie en général. Un laboratoire du commerce en circuits courts.

    Alter-Conso se lance en 2006. A l’époque, ils sont plusieurs producteurs et consommateurs à vouloir dépasser les contraintes des traditionnelles Amap (Association de maintien pour une agriculture paysanne), où la logistique, comme la répartition et la distribution des paniers, sont assurées par des bénévoles. « Avec l’appui de producteurs, nous avons fait le choix de rémunérer progressivement ces emplois », explique Thomas. Sept ans plus tard, la coopérative compte 46 producteurs, environ 740 adhérents consommateurs et distribue des paniers de produits agricoles locaux, chaque semaine, dans 14 quartiers de Lyon et de ses environs. Huit salariés employés à temps partiel assurent le travail de mise en relation entre l’ensemble des adhérents et des producteurs.

    Alter-Conso a obtenu le statut de « Société coopérative d’intérêt collectif » (#Scic) en 2008. Son conseil d’administration est composé de quatre collèges : les consommateurs, les salariés, les producteurs et les sympathisants. Les trois premiers collèges disposent respectivement de 30 % des parts sociales, et les sympathisants de 10 %. « La SCIC est un modèle où les décisions et les pouvoirs sont discutés, partagés, et où chacun doit donner son avis sur le principe d’une personne égal une voix », rappelle Sam. Les conseils de coopération, des ateliers de réflexion, des groupes de travail thématiques, qui réunissent des producteurs, consommateurs et salariés, rythment la vie de la coopérative. Ils permettent de débattre et de trancher les grandes décisions. Et de partager au mieux les responsabilités.

    #alimentation #bio #paysannerie #circuits_courts