• Hantavirus : un touriste ayant transité en France en juillet a été déclaré positif et isolé en Espagne, annonce le ministère de la santé
    ▻https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/08/06/hantavirus-un-touriste-ayant-transite-en-france-en-juillet-a-ete-declare-pos

    Hantavirus : un touriste ayant transité en France en juillet a été déclaré positif et isolé en Espagne, annonce le ministère de la santé
    Ce patient, qui avait peu de symptômes, n’en « présente plus » aujourd’hui et « toutes les mesures » sont mises en place pour « retracer les étapes » de son parcours, a assuré le ministère.
    Le Monde avec AFP
    Un nouveau cas de hantavirus de la souche des Andes a été détecté chez une personne franco-argentine ayant transité par la France durant la deuxième quinzaine de juillet, à l’occasion d’un « voyage touristique », avant d’être isolée « avec sa famille en Espagne », a annoncé, jeudi 6 août, le ministère de la santé français.Ce patient, qui avait peu de symptômes, n’en « présente plus » aujourd’hui et « toutes les mesures » sont mises en place pour « retracer les étapes » de son parcours, a précisé le ministère. L’infection par cette souche, la seule transmissible entre humains, a été confirmée jeudi par le Centre national de référence des hantavirus (CNR, Institut Pasteur).
    Ce nouveau cas est a priori sans lien avec l’épisode du MV Hondius, qui avait suscité de vives inquiétudes au printemps. La seule patiente française contaminée sur le bateau est, par ailleurs, sortie ce jeudi du service de réanimation à l’hôpital Bichat à Paris où elle avait été admise il y a près de trois mois, a précisé le ministère. Cette retraitée, rapatriée en mai dans un état grave avec quatre autres Français – qui n’ont jamais développé la maladie –, a été « transférée dans un centre de convalescence », a-t-il précisé à l’Agence France-Presse (AFP).
    Quant au nouveau patient, il est habituellement « domicilié en Argentine » et est isolé « avec sa famille » en Espagne, a souligné le ministère de la santé au cours d’un point presse en soirée. Ce cas a été détecté lors d’un dépistage « systématique », grâce à la « sensibilisation » des médecins depuis l’épisode de hantavirus du MV Hondius. Le résultat confirmant qu’il s’agissait de la souche des Andes n’a été connu que ce jeudi, après le départ du patient pour l’Espagne.Le ministère de la santé espagnol a confirmé dans un communiqué que le touriste franco-argentin allait bien et était en isolement en Galice (Nord-Est). En France, le patient s’était présenté aux services médicaux en raison de symptômes « très légers », selon cette source. Les autorités espagnoles mettent en œuvre les protocoles et tracent les éventuels cas contact.
    En France, à ce stade, « nous ne sommes pas face à un virus présentant une circulation diffuse dans la population », a assuré le ministère français dans son propre communiqué. « Toutes les mesures de gestion sont mises en place pour prendre en charge le patient et retracer les étapes de son voyage », a-t-il précisé, rapportant qu’une réunion d’experts avait eu lieu jeudi après-midi, réunissant notamment la direction générale de la santé (DGS) et l’agence Santé publique France. « Les autorités sanitaires sont pleinement mobilisées et communiqueront régulièrement sur l’ampleur de la situation », a-t-il conclu, ajoutant qu’une coopération était mise en place à l’échelle européenne.
    De quoi, en tout état de cause, ramener l’attention sur le hantavirus alors que l’épisode du MV Hondius a été clos début juillet par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), aucune contamination ne pouvant plus être envisagée après une longue période d’isolement des cas contacts. Au total, 13 cas ont été associés à cet épisode, dont trois mortels. Aucun cas n’a été recensé depuis le 25 mai.
    Les 13 cas identifiés dans l’épisode du Hondius ne sont qu’une poignée par rapport aux dizaines de milliers de cas d’infections à hantavirus – un virus rare pour lequel il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique – recensés chaque année dans le monde.
    Plusieurs dizaines de cas, voire centaines, sont recensés chaque année en France. Mais il s’agit de souches différentes de celle des Andes, en cause sur le MV Hondius, et circulant, comme son nom l’indique, en Amérique du Sud. Ces cas tendent à être moins graves que les souches américaines et surtout sont systématiquement issus d’une infection directe par un animal. L’inquiétude, dans le cas de la souche des Andes, porte sur le risque d’une transmission d’un humain à l’autre. Concernant le nouveau cas, « on est face à un patient isolé dont les symptômes ont été extrêmement limités et qui actuellement va bien. C’est extrêmement rassurant sur le point de la transmission, c’est une situation tout à fait différente de la croisière », selon Nathan Peiffer-Smadja, professeur infectiologue à l’hôpital Bichat (AP-HP).

    #Covid-19#migrant#migration#france#argentine#hantavirus#andes#espagne#sante#epidemie#circulation

  • L’impact profond du changement climatique sur les migrations au Sahel et au Maghreb - InfoMigrants
    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/70617/limpact-profond-du-changement-climatique-sur-les-migrations-au-sahel-e

    L’impact profond du changement climatique sur les migrations au Sahel et au Maghreb
    Par RFI Publié le : 30/03/2026
    Le changement climatique joue un rôle d’accélérateur des migrations dans les pays du Sahel. Hommes, et désormais femmes et enfants, partent plus longtemps et plus loin, modifiant en profondeur les structures sociales qui existent. Ces nouvelles circulations ont aussi des conséquences dans les pays d’Afrique du Nord, comme le Maroc, qui sont désormais à la fois pays de destination, pays de départ et de retour, mais aussi pays tampon entre la bande sahélienne et l’Union européenne.
    Une émission enregistrée à Saint-Louis du Sénégal, à l’Université Gaston Berger, à l’occasion de la conférence internationale organisée les 27 et 28 mars 2026 dans le cadre du projet AfriqEurope.
    Avec le professeur Aly Tandian, sociologue à l’Université Gaston Berger et le professeur Mansour Tall, géographe à l’Université Amadou Mahtar Mbow à Rufisque

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#changementclimatique#peche#emigration#saintlouis#maroc#sante#sahel#circulations

  • La #salinité de l’#océan #Indien s’effondre à un rythme inquiétant pour la #biodiversité
    ▻https://la1ere.franceinfo.fr/reunion/la-salinite-de-l-ocean-indien-s-effondre-a-un-rythme-inquietant-po

    Les chercheurs, spécialisés dans l’étude des #courants_marins, et les #climatologues s’inquiètent de la chute brutale de la salinité de l’#océan_Indien. Cet #effondrement modifie la #circulation des courants qui stabilisent le #climat et impacte la vie #marine dans toutes les strates.

    • pour la cause de cette #perte_de_salinité, il faut se reporter aux articles initiaux (non, ce n’est pas l’Antarctique)

      The Southern Indian Ocean Is Losing Salt at an “Astonishing” Rate
      ▻https://scitechdaily.com/the-southern-indian-ocean-is-losing-salt-at-an-astonishing-rate

      […]
      The Indo-Pacific Freshwater Pool
      Much of the incoming freshwater can be traced back to a huge tropical region where surface waters are naturally diluted by frequent rain. This zone, stretching from the eastern Indian Ocean across to the western Pacific in the Northern Hemisphere tropics, stays relatively fresh because rainfall is high while evaporation is comparatively low. Scientists often call it the Indo Pacific freshwater pool.

    • les articles originaux sont sous #paywall, mais on peut récupérer quelques images…

      The expanding Indo-Pacific freshwater pool and changing freshwater pathway in the South Indian Ocean | Nature Climate Change
      ▻https://www.nature.com/articles/s41558-025-02553-1


      Salinity, current and evaporation–precipitation climatology and salinity trend from eight datasets a, Climatological mean evaporation–precipitation (1960–2022 average) in the Indian Ocean from the blended dataset (Methods). Unit, 10−5 kg m⁻² s⁻¹. STG, Seychelles–Chagos Thermocline Ridge (SCTR), South Equatorial Current (SEC), ITF, Leeuwin Current (LC), Flinders Current (FC), Agulhas Current (AC) and Antarctic Circumpolar Current (ACC) are labelled. b, Climatological salinity (colour; unit, psu) and current (vector; scale, 0.1 m s⁻¹) in the upper 600 m from the blended salinity dataset. c, Linear salinity trend in the global Southern Hemisphere’s subtropical oceans for the 1960–2022 period averaged in the upper 600 m. Unit, 10⁻² psu per 30 years. Colour shading (white area) shows that trend values exceed (are below) 95% significance level. Red and blue dots denote areas with statistically significant positive/negative evaporation–precipitation trends. Grey circles mark regions where fewer than six out of eight individual dataset trends agree in sign with the blended dataset trend. d, SIO upper-600-m mean salinity for the early period (1960–1974; coloured and dashed lines) and the recent period (2008–2022; solid lines). Unit, psu. e, Time series of monthly and eight-year lowpass filtered salinity anomalies (grey and black lines) and linear trend (red) averaged over the SEIO red box region (100–120° E, 35–15° S) in c in the upper 600 m, except for the NCEI data whose grey line represents five-year mean salinity. The blended series, along with its spread (shading), and the trend excluding ORAS5 (dashed red lines) are shown. f, Meridional–vertical (y–z) salinity trend section (105–110° E average) of the SIO from the blended dataset (10⁻² psu per 30 years), with climatological salinity (psu) shown by line contours. Thick solid black lines in a–d mark the 15° S latitude. Figure created with MATLAB version 9.11.0.

      Abstract
      Understanding ocean freshwater variability is key to assessing the global water cycle and climate change, but changes in freshwater storage and transport remain unclear. Here we show that the South Indian Ocean—a vital conduit for interocean exchange—has experienced the strongest freshening in the Southern Hemisphere since the 1960s. This freshening drives a southward expansion of the Indo-Pacific freshwater pool into the South Indian Ocean, where freshwater has increased by 6.5 ± 0.5% per decade, as indicated by the shrinking 35.3 psu isohaline. Strengthened Indonesian Throughflow and intensified Subtropical Gyre inflow are the primary causes. In the upper ~200 m, freshening follows a new subtropical pathway rather than the usual tropical route. These changes arise from wind shifts linked to the Hadley cell’s poleward expansion and a stronger Indonesian Throughflow, both driven by warm-pool warming. Ongoing warming will further expand the freshwater pool and broaden the subtropical pathway, affecting climate, interocean exchange and marine ecosystems.

      la légende de l’image vient de ResearchGate où se trouve aussi une preview de la première page
      ▻https://www.researchgate.net/publication/400410667_The_expanding_Indo-Pacific_freshwater_pool_and_changing_fres

  • France : dans les Hautes-Alpes, le recours aux « interdictions de circulation sur le territoire français » contesté par des associations - InfoMigrants
    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/70048/france--dans-les-hautesalpes-le-recours-aux-interdictions-de-circulati

    France : dans les Hautes-Alpes, le recours aux « interdictions de circulation sur le territoire français » contesté par des associations
    Par Adèle Surprenant Publié le : 26/02/2026
    Depuis début janvier, des associations affirment que des interdictions de circulation sur le territoire français (ICTF) sont délivrées aux migrants par la Police Aux Frontières de Montgenèvre, dans les Hautes-Alpes. Elles dénoncent une pratique « illégale » et reconnue comme telle par le tribunal administratif de Marseille. De son côte, la préfecture des Hautes-Alpes nie leur délivrance. InfoMigrants fait le point.
    Dans un communiqué de presse conjoint, paru le 24 février 2026, Médecins du Monde et l’association Toutes et Tous Migrants dénoncent le recours aux « interdictions de circulation sur le territoire français » (ICTF), à la frontière franco-italienne. Les « premiers signaux d’alerte » remontent aux alentours du 10 janvier. À compter de cette date, les membres de Toutes et Tous Migrants, association basée à Briançon, affirment que la « grande majorité » des personnes exilées interpellées ou qui se présentent au poste de la Police Aux Frontières (PAF) de Montgenèvre avec la volonté de demander l’asile se voient délivrer ces ICTF.
    Dans les dizaines de cas observés - dont le nombre exact est impossible à estimer - les conditions rendant possible la délivrance de ces ICTF ne semblent pas avoir été respectées. Le 19 février, leur caractère illégal a été reconnu par le juge des référés au tribunal administratif de Marseille dans plusieurs requêtes déposées, indique le communiqué de presse. Interrogée par InfoMigrants, la Préfecture des Hautes-Alpes nie la délivrance de ces documents. Dans une réponse apportée à la rédaction le 12 février, elle assure « [...] que la PAF Montgenèvre ne délivre pas d’ICTF ».
    Alors, que dit la loi ? Le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) prévoit qu’une décision de réadmission (d’un État vers un autre État) peut être assortie d’une ICTF d’une durée maximale de trois ans en cas d’abus de droit, de menace à l’ordre ou à la sécurité publique - ce qui n’était pas le cas des personnes concernées, souligne Brune Béal, chargée de plaidoyer pour Toutes et Tous Migrants.
    Surtout, cette interdiction de circulation sur le territoire s’dresse aux ressortissants européens ou aux détenteurs d’un titre de séjour dans un pays européen, faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Or, les ICTF recensées par l’association depuis la mi-janvier sont adressées à des ressortissants extraeuropéens, « qui n’ont pas de situation administrative en Italie », observe Laure Palun, directrice de L’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé).Autre irrégularité : plusieurs personnes souhaitant demander l’asile se seraient vu délivrer une ICTF. « Elles auraient dû être reçues et orientées vers un GUDA [guichet unique pour demandeur d’asile] », déplore Laure Palun. Une « atteinte au droit d’asile », dénoncée à l’unisson par Tous Migrants.
    Sans compter que les conséquences de ces mesures peuvent être sur importantes pour les exilés. Le non-respect d’une ICTF est passible d’une peine allant jusqu’à trois ans d’emprisonnement, faisant craindre aux associations un pas de plus vers la « criminalisation » des étrangers. Si elles entrent en France malgré tout, les personnes exilées faisant l’objet d’un ICTF s’exposent à des poursuites pénales ou au risque d’être envoyées en centre de rétention administrative (CRA).Par ailleurs, en faisant l’objet d’une ICTF, les étrangers sont inscrits au système d’information Schengen (SIS). Ce fichier européen répertorie notamment les personnes recherchées dans le cadre d’une procédure pénale, d’une arrestation ou d’une extradition. Cette inscription pourrait avoir des conséquences sur d’éventuelles procédures d’asile, souligne Laure Palun.
    Ainsi, l’ICTF est « une épée de Damoclès sur la tête des personnes exilées », décrit Brune Béal. "La nouveauté de la pratique ne permet pas encore d’en saisir tous les tenants et les aboutissants, nuance-t-elle prudemment. Elle redoute que le Briançonnais serve de « laboratoire », avant d’élargir la pratique aux autres frontières françaises, où le recours aux ICTF n’a pas été observé pour le moment.Dans le communiqué de presse, les deux associations s’engagent à continuer à « documenter avec rigueur les pratiques à la frontière et à recueillir la parole des personnes exilées pour saisir les autorités administratives indépendantes ».
    L’ICTF ne doit pas être confondue avec l’interdiction de territoire français (ITF) ou l’interdiction de retour sur le territoire français (IRTF). Elle n’est délivrée qu’aux ressortissants européens ou aux détenteurs d’un titre de séjour dans un pays européen.L’ITF est prononcée par un juge pénal à l’égard d’un étranger résidant en France et ayant commis un crime ou un délit. Elle peut être accompagnée d’une peine de prison, d’une amende, ou constituer la peine principale.Quant aux IRTF, elles sont délivrées aux étrangers extraeuropéens ayant reçu une obligation de quitter le territoire français (OQTF), quand ils ne respectent pas le délai de 30 jours leur étant alloué pour effectuer un « départ volontaire ». L’interdiction de retour est automatique lorsqu’aucun délai n’est accordé pour quitter le territoire français. Un préfet peut la prononcer, même en cas de délai accordé pour l’exécution d’une OQTF.

    #Covid-19#migrant#migration#france#italie#frontiere#IRTF#OQTF#ITF#circulation#droit#politiquemigratoire#sante

  • Penser l’#après-voiture, une #utopie nécessaire

    L’inertie qui entoure la place prépondérante de la #voiture_individuelle est telle que seul un choc d’investissements massifs peut permettre de sortir de cette #dépendance.

    On ne sortira pas facilement d’un système du #tout-voiture autour duquel l’organisation de la société a été pensée. La toute-puissance de l’#automobile est telle, son #inertie si grande, que même la certitude de la catastrophe climatique ne change rien ou pas grand-chose à nos usages. Les déplacements sont le seul domaine où les émissions de gaz à effet de serre ne reculent pas. Et les voitures en sont responsables pour plus de la moitié.

    Sans même parler de #climat, que certains ont encore la naïveté de penser comme un problème lointain, la liste des méfaits du #tout-automobile est déjà très longue. La #pollution aux #particules_fines ou aux #oxydes_d’azote tue. La #mortalité_routière, même si elle a baissé dans des proportions incroyables, demeure à un niveau intolérable sans susciter l’émotion que devrait provoquer la perte de plus de 3 000 de nos concitoyens chaque année. La #sédentarité induite par la voiture est un problème de #santé public majeur, tout comme les #nuisances_sonores ; son omniprésence a confisqué l’#espace_public. A cela s’ajoutent tout un ensemble de dépendances économiques qu’elle entretient. Le statu quo n’est ni tenable ni enviable.

    Si l’on admet qu’un changement de paradigme est indispensable, nous devons être prêts à des renoncements. Mais le sommes-nous ? « Circuler librement » est un droit consacré par la Déclaration universelle des droits de l’homme. Mais il n’est nulle part écrit que celui-ci doit s’exercer grâce à un véhicule à moteur à quatre roues, que possèdent certains foyers en un ou deux exemplaires, et qui assure plus de 80 % des kilomètres parcourus en France.

    Dans ce contexte, toutes les initiatives pour réduire notre dépendance devraient être saluées. Non parce qu’elles sont parfaites – aucune ne l’est –, mais parce que, si elles fonctionnent, elles pourraient faire tache d’huile, si l’on ose dire. A Paris, la politique de la Mairie a été accusée de tous les maux, jusqu’à l’absurde. Pourtant, les résultats sont là : la #circulation_automobile y a baissé de moitié depuis le début du siècle et, entre 2012 et 2022, selon Airparif, les émissions de gaz à effet de serre ont baissé de 35 %.

    L’exemple de #Paris, une métropole dense avec un maillage exceptionnel de transports en commun, n’est guère transposable. Pourtant, un phénomène de rééquilibrage similaire s’observe dans bien des villes : 57 % des personnes interrogées pour une étude de l’IFOP commandée par Keolis, filiale de la SNCF exploitant des réseaux de transport, plébiscitent une réduction forte (15 %) ou progressive (42 %) de la place de la voiture en ville. « Globalement, le choix de réduire la place de la voiture est accepté, même si le rythme est questionné », résume le directeur de l’IFOP, Jérôme Fourquet, dans l’étude, publiée le 19 novembre.

    On rétorquera que certains n’ont pas le choix. Lancez un débat et ils seront nombreux à soudainement se soucier des personnes âgées ou en situation de handicap, des artisans, des taxis ou des travailleurs de nuit. Certains ont besoin de leur voiture, c’est un fait que personne ne devrait contester, pas même les plus zélés défenseurs du vélo ou des transports en commun. Mais ce ne sont pas les pistes cyclables, ni les voies de bus, ni même les plans de circulation qui gênent ces obligés de la voiture. Ce sont les #bouchons créés par ceux qui sont automobilistes par choix et par flemme, tous ceux qui auraient les moyens physiques et géographiques d’agir autrement.

    Un système qui exclut

    Le nœud du problème n’est pas en #ville, il est dans sa périphérie et au-delà. C’est autant un enjeu écologique que de #cohésion_sociale. Une partie de la réponse se trouvera dans les #services_express_régionaux_métropolitains (#SERM), lancés par Emmanuel Macron en 2023 sous le nom de « #RER_métropolitains ». Les 26 projets labélisés sont fondés sur des études locales de besoins, ne nécessitent pas de travaux pharaoniques, franchissent les barrières administratives, et mêlent trains, bus, cars et pistes cyclables, selon leur pertinence respective. Ils ont l’ambition de révolutionner la #mobilité autour des grandes villes, hors Paris. L’année 2026 sera cruciale, car les projets doivent obtenir du ministère leur « statut » de SERM, ouvrant les discussions concrètes sur leur financement et leur développement.

    Les SERM parviendront-ils à faire baisser la part modale de la voiture ? Même dans les pays cités comme exemple – les Pays-Bas pour sa politique du tout-vélo ou la Suisse comme paradis des trains à l’heure –, cette part est à peine plus faible qu’en France, de l’ordre de 70 %. Sans révolution dans nos #infrastructures, sans un colossal « choc d’offre » dans les #transports_collectifs, il est peu probable que des changements majeurs adviennent.

    Le groupe de réflexion #Forum_vies_mobiles, financé par la SNCF, a imaginé dans une vaste étude en septembre ce que pourrait être un « système alternatif de mobilité ». Pas question de grands travaux, mais de #réaffectation de 40 % du million de kilomètres de routes françaises à d’autres usages, du #vélo aux #transports_en_commun cadencés. Le #coût pourrait paraître rédhibitoire – 177 milliards d’euros d’investissement et 55 milliards d’euros de fonctionnement par an –, mais il est « tout à fait raisonnable, en comparaison avec le coût du “système voiture”, estimé à plus de 300 milliards d’euros annuels », selon Sylvie Landriève.

    La directrice du Forum vies mobiles et autrice de l’étude rappelle que ce système exclut plus qu’il n’inclut : un tiers des Français ne conduisent pas et seuls 18 % des détenteurs du permis se disent libres de conduire quand ils le souhaitent. La proposition a eu droit à son procès en irréalisme. Mais on aurait tort de se gausser de ces travaux, fussent-ils utopiques. C’est une base réfléchie et chiffrée pour penser un après-voiture dont l’usage sera probablement bouleversé par l’arrivée de la voiture autonome, qui en est à ses balbutiements.

    ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/12/18/penser-l-apres-voiture-une-utopie-necessaire_6658466_3232.html
    #aménagement_du_territoire #urbanisme #espace

  • L’abrasion des pneus entraîne le rejet de près de 80 000 tonnes de particules fines par an, selon un rapport d’Agir pour l’environnement
    ▻https://www.franceinfo.fr/environnement/pollution/pollution-de-l-air/pollution-aux-particules-fines/l-abrasion-des-pneus-entraine-le-rejet-de-pres-de-80-000-tonnes-de-partic

    Le rapport démontre que chaque année, l’usure des pneus provoque une pollution « significative » de l’air, des sols et de l’eau.

    #selon_une_étude_récente il est confirmé que les pneus sont une calamité, mais que ça aurait été étonnant que ça ne le soit pas vu le nombre de véhicules en circulation.

    Composition des pneumatiques de 6 grandes marques : un cocktail toxique pour la santé et l’environnement | Agir pour l’Environnement
    ▻https://www.agirpourlenvironnement.org/publications/composition-des-pneumatiques-de-6-grandes-marques-un-cocktai

    L’association nationale Agir pour l’environnement vient de faire analyser la composition chimique de pneumatiques automobiles de 6 grandes marques représentatives du marché européen : Bridgestone, Continental, Goodyear, Hankook, Michelin et Pirelli. Ces nouvelles analyses font suite à une première étude menée en octobre 2024 qui avait mis en évidence les émissions de particules fines et ultra fines issues de l’abrasion des pneus sur les routes. Les nouvelles analyses ont permis d’identifier 1 954 molécules différentes dont 785 présentent de graves risques pour la santé et l’environnement.

  • Le Ghana accepte d’accueillir des Africains de l’Ouest expulsés des Etats-Unis
    ▻https://www.lemonde.fr/international/article/2025/09/11/le-president-du-ghana-annonce-que-son-pays-accepte-d-accueillir-des-africain

    Le Ghana accepte d’accueillir des Africains de l’Ouest expulsés des Etats-Unis
    Le Monde avec AFP
    Le Ghana a accepté, sur demande de Washington, d’accueillir des ressortissants originaires d’Afrique de l’Ouest expulsés des Etats-Unis, a déclaré, mercredi 10 septembre, le président, John Dramani Mahama. « Nous avons été sollicités par les Etats-Unis pour accueillir les ressortissants de pays tiers expulsés des Etats-Unis. Et nous avons convenu avec eux que les ressortissants d’Afrique de l’Ouest étaient acceptables », a déclaré M. Mahama à la presse.
    Selon lui, quatorze personnes sont déjà arrivées au Ghana dans le cadre de cette politique, dont « plusieurs » Nigérians, retournés depuis dans leur pays d’origine. Un accord régional permet aux ressortissants d’Afrique de l’Ouest de circuler dans la région sans visa. L’expulsion de personnes vers des pays tiers – dans lesquelles elles n’ont souvent jamais vécu – est une des mesures phares du président américain, Donald Trump, contre l’immigration clandestine, avec des centaines d’expulsions déjà réalisées vers le Panama, le Salvador et le Soudan du Sud.
    L’accord conclu entre le Ghana et les Etats-Unis survient alors que Washington a augmenté les droits de douane sur les produits ghanéens et restreint le nombre de visas. M. Mahama a reconnu mercredi que les relations entre Accra et Washington étaient « tendues » et a souligné que le Ghana devait chercher à augmenter ses exportations vers la Chine.
    Le Nigeria a, lui, refusé à ce stade tout accord avec Washington. Sollicité en juin pour accueillir des ressortissants vénézuéliens, le pays avait, par la voix de son ministre des affaires étrangères, Yusuf Tuggar, dénoncé « une pression considérable sur les pays africains ». Au Ghana, des manifestations ont eu lieu ces derniers mois contre la communauté nigériane, accusée d’être responsable d’une hausse de la criminalité et de la prostitution, et de provoquer une concurrence économique déloyale. A la fin de juillet, le gouvernement ghanéen et les responsables nigérians s’étaient rencontrés afin de tenter d’apaiser les tensions.

    #Covid-19#migrant#migration#ghana#nigeria#etatsunis#expulsion#politiquemigratoire#migrationirreguliere#circulation

  • Nous respirons jusqu’à 71 000 #microplastiques par jour

    Les microplastiques sont partout, jusque dans l’air que nous respirons. Et dans des proportions peut-être bien supérieures à ce que l’on croyait. Dans une étude publiée le 30 juillet dans la revue étasunienne Plos One (▻https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0328011), une équipe de chercheurs de l’université de Toulouse estime qu’un adulte peut respirer jusqu’à 71 200 particules de plastique par jour, dont 90 % (68 000) mesurent entre 1 et 10 micromètres.

    Plus fines qu’un grain de poussière, ces particules peuvent pénétrer profondément dans les #poumons et provoquer des #inflammations et #irritations. L’étude conclut que l’exposition aux microparticules de plastique dans l’air pourrait être jusqu’à 100 fois plus importante que celle estimée dans les précédentes études sur le sujet.

    Les chercheurs sont parvenus à ces conclusions en effectuant seize prélèvements d’air dans leurs #appartements et leurs #voitures. Dans les appartements, l’air a été prélevé fenêtres fermées, à environ 1,65 m de hauteur dans les salons et à 0,5 m de hauteur dans les chambres (les hauteurs moyennes d’inhalation durant la journée et la nuit). Les voitures étaient à la fois des modèles neufs et anciens, toutes dotées de sièges en polyester. Les prélèvements ont été faits pendant qu’elles roulaient.

    Dégradation des #tapis et #rideaux

    Pour analyser ces prélèvements, les chercheurs ont recouru à la spectroscopie Raman, une technique permettant d’identifier des particules de plus petite taille (jusqu’à 1 micromètre) que dans la plupart des études.

    Dans un entretien pour Plos One, l’une des autrices de cette étude, Nadiia Yakovenko, explique avoir été « surprise » et « inquiète » de retrouver autant de microplastiques dans des environnements considérés comme « sûrs et familiers ». Ces substances proviennent, dans nos maisons, de la dégradation d’#objets_en_plastique, des tapis, des rideaux, ou de la #peinture. Dans les voitures, ils viennent des tableaux de bord, des fauteuils et des tapis. La ventilation limitée dans ces espaces confinés les concentre.

    La doctorante dit espérer que leurs résultats — qui doivent être confirmés par d’autres études sur le sujet — « sensibiliseront » à la #pollution_de_l’air par les microplastiques. « Les microplastiques contiennent des #additifs toxiques, tels que le #bisphénol_A et les #phtalates, qui peuvent atteindre notre #circulation_sanguine. Bien que les recherches soient encore en cours, on craint qu’une exposition à long terme aux microplastiques et à leurs additifs puisse contribuer à des problèmes respiratoires, perturber le fonctionnement endocrinien et augmenter le risque de troubles du neurodéveloppement, de malformations congénitales, d’infertilité, de maladies cardiovasculaires et de cancers », souligne-t-elle.

    ▻https://reporterre.net/Nous-respirons-jusqu-a-71-000-microplastiques-par-jour
    #air #qualité_de_l'air #plastique

  • L’UE va lancer un nouveau système de contrôle automatisé aux frontières en octobre - InfoMigrants
    ►https://www.infomigrants.net/fr/post/66107/lue-va-lancer-un-nouveau-systeme-de-controle-automatise-aux-frontieres

    L’Union européenne a fixé au 12 octobre la date du lancement progressif de son nouveau système d’entrée, avec notamment un contrôle électronique du passeport pour améliorer la sécurité de ses citoyens. (Image d’illustration) Crédit : AFP
    Par RFI Publié le : 31/07/2025
    Ce nouveau dispositif comprendra un contrôle électronique des passeports dans un contexte de volonté des pouvoirs européens de lutter contre l’immigration illégale. Adieu le tampon d’encre qui bave sur le visa et le policier dans sa cabine en plexiglas. Dans un communiqué publié mercredi 30 juillet, l’Union européenne (UE) a fixé au 12 octobre le début du contrôle automatisé des passeports à ses frontières.
    Ce dispositif, baptisé « Système d’entrée et de sortie », recensera dans un fichier commun les noms, numéros de passeport, empreintes digitales et photos de tous les ressortissants de pays tiers se rendant en Europe pour un court séjour. Il pourra refuser le passage d’un ressortissant d’un pays tiers, si celui-ci n’a pas de visa ou qu’il est resté plus longtemps qu’autorisé sur le sol européen. À chaque fois, ces informations seront sauvegardées et mise en commun avec toutes les machines de l’UE. La mise en place de ce système, en débat depuis près de dix ans, sera toutefois échelonnée dans le temps. « Les États membres, les voyageurs et les entreprises auront le temps de s’adapter au nouveau système », a affirmé la Commission européenne.Mais ce système suscite la réticence de certaines compagnies de transport qui craignent qu’il n’allonge les files d’attente dans les aéroports ou les gares. L’exécutif européen assure que des campagnes d’information permettront de fluidifier le lancement de ce système. Et il insiste sur le fait qu’il permettra de « prévenir la migration irrégulière et à protéger la sécurité des citoyens européens ». Vingt-neuf pays participeront à ce contrôle automatisé : tous les pays de l’UE – mis à part Chypre et l’Irlande –, mais aussi l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse. Le déploiement de ce nouveau système doit durer six mois.

    #Covid-19#migration#migrant#UE#visa#circulation#politiquemigratoire#frontiere

  • Un effondrement de la circulation océanique atlantique pourrait entraîner des températures polaires en Europe
    ▻https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/06/11/un-effondrement-de-la-circulation-oceanique-atlantique-pourrait-entrainer-de


    Le fjord de Skjoldungen, sur la côte sud-est du Groenland, le 2 janvier 2025. SERGI REBOREDO / VWPICS/SIPA
    Que se passerait-il si la principale circulation océanique de l’Atlantique, qui régule le climat mondial et européen, venait à s’effondrer ? Le Vieux Continent s’en verrait chamboulé : le nord-ouest du territoire plongerait dans un froid mordant, avec des températures hivernales chutant par endroits de 15 °C, tandis que la banquise arctique viendrait lécher les côtes écossaises. Une Europe refroidie dans un monde réchauffé, comme le montre une nouvelle étude théorique et à très long terme, publiée mercredi 11 juin dans Geophysical Research Letters, et accompagnée d’une carte interactive.

    Les deux auteurs néerlandais décortiquent pour la première fois les conséquences de la conjonction de deux maux aux forces opposées : d’une part, le réchauffement climatique, lié aux émissions humaines de gaz à effet de serre ; d’autre part, une très forte réduction de la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique (ou AMOC, son acronyme anglais), entraînant un refroidissement régional. Cet ensemble de courants dont fait partie le Gulf Stream, qui transportent de l’eau chaude salée du pôle Sud au pôle Nord, devrait ralentir, voire pourrait s’arrêter, en raison du dérèglement climatique.
    A quelle échéance et à quelle vitesse ? Les scientifiques ne sont pas d’accord sur ce point, ni sur le fait que l’AMOC aurait déjà ralenti ces dernières décennies. Selon le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, un effondrement brutal n’aura pas lieu avant 2100. D’autres travaux montrent que la circulation se dirigerait vers un point de bascule. « Etant donné ce potentiel, il fallait étudier les impacts climatiques liés à une AMOC substantiellement plus faible », indique René van Westen, premier auteur de l’étude et chercheur à l’Institut royal météorologique des Pays-Bas.

    ▻https://archive.ph/Ou0pv

    #AMOC #Europe #océan #climat #Gulf_stream

    • European Temperature Extremes Under Different #AMOC Scenarios in the Community Earth System Model

      Recent simulations using the Community Earth System Model (CESM) indicate that a tipping event of the Atlantic Meridional Overturning Circulation (AMOC) would cause Europe to cool by several degrees. This AMOC tipping event was found under constant pre-industrial greenhouse gas forcing, while global warming likely limits this AMOC-induced cooling response. Here, we quantify the European temperature responses under different AMOC regimes and climate change scenarios. A strongly reduced AMOC state and intermediate global warming (C, Representative Concentration Pathway 4.5) has a profound cooling effect on Northwestern Europe with more intense cold extremes. The largest temperature responses are found during the winter months and these responses are strongly influenced by the North Atlantic sea-ice extent. Enhanced North Atlantic storm track activity under an AMOC collapse results in substantially larger day-to-day temperature fluctuations. We conclude that the (far) future European temperatures are dependent on both the AMOC strength and the emission scenario.

      ▻https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2025GL114611
      #modèle #prévisions #scénario #froid #chaud #monde #cartographie #visualisation #Circulation_thermohaline #circulation_océanique_profonde #effondrement #températures #Gulf_Stream

    • Je retrouve ce seen de @kassem avec cette série de six articles désormais « libérés » ...
      ►https://seenthis.net/messages/1019811

      Les nouveaux liens :

      ▻https://archive.ph/VJgKj

      Histoire du Gulf Stream, courant marin fameux et symbole ambigu de la fragilité des pulsations terrestres
      Enquête|« Les pulsations de la Terre » (1/6). Né dans le golfe du Mexique, le courant marin est censé jouer le rôle de trait d’union entre les continents américain et européen. En réalité, c’est un autre système de courants, menacé, qui réchauffe l’Atlantique nord.

      ▻https://archive.ph/DG4fy

      La folle richesse du courant marin de Humboldt, à l’origine d’une pêche miraculeuse
      Enquête|« Les pulsations de la Terre » (2/6). La bande d’eau froide de 50 à 200 km de largeur qui borde la côte occidentale de l’Amérique du Sud regorge de poissons. Une ressource qui pourrait être fragilisée par le réchauffement climatique.

      ▻https://archive.ph/VAPKl

      El Niño et La Niña, les « enfants terribles » du climat
      Enquête|« Les pulsations de la Terre » (3/6). En se combinant au réchauffement de la planète, les deux phénomènes climatiques pourraient avoir des conséquences encore plus imprévisibles et dévastatrices pour de nombreuses populations.

      ▻https://archive.ph/PLd5m

      La mousson, un phénomène climatique en plein dérèglement
      Enquête|« Les pulsations de la Terre » (4/6). L’agriculture de l’Asie du Sud, et particulièrement de l’Inde, dépend de la manne pluviométrique apportée par la mousson. Une saison des pluies en plein dérèglement.

      ▻https://archive.ph/qlR3G

      Canicule : les jet-streams, ces forts vents d’altitude qui pourraient favoriser les épisodes de chaleur
      Enquête|« Les pulsations de la Terre » (5/6). Les forts vents d’altitude, les courants-jets, inquiètent les spécialistes, qui s’interrogent sur l’effet de leur conjugaison avec le réchauffement climatique.

      ▻https://archive.ph/CdhG1

      La marée, ce cycle immuable et vital qui intrigue les savants depuis l’Antiquité
      Série|« Les pulsations de la Terre » (6/6). Dès Pythéas le Massaliote en 300 avant J.-C., les scientifiques essaient d’expliquer ce phénomène de flux et de reflux de la mer. Il faudra attendre Isaac Newton, au XVIIᵉ siècle, et surtout Pierre Simon de Laplace, un siècle plus tard, pour appréhender ce jeu de relations entre la Terre, le Soleil et la Lune.

    • En revanche, dans un scénario où les émissions de gaz à effet de serre augmenteraient de manière ininterrompue, l’impact du réchauffement climatique l’emporterait sur celui de l’AMOC : l’ensemble de l’Europe se réchaufferait et les extrêmes froids s’avéreraient très rares, même en cas d’arrêt de la circulation atlantique.

      Eh bien parfait, on a déjà trouvé la solution pour contrecarrer la disparition éventuelle de l’AMOC : émettre toujours plus de GES. Pour l’instant on est sur la bonne voie étant donné la tournure des choses dans la plupart des pays.

  • Sénégal-Mauritanie : un accord migratoire pour harmoniser les flux de populations entre les deux pays - InfoMigrants
    ►https://www.infomigrants.net/fr/post/64933/senegalmauritanie--un-accord-migratoire-pour-harmoniser-les-flux-de-po

    Sénégal-Mauritanie : un accord migratoire pour harmoniser les flux de populations entre les deux pays
    Par RFI Publié le : 04/06/2025
    Les ministres sénégalais et mauritanien des Affaires étrangères ont signé lundi 2 juin deux accords migratoires, l’un sur la lutte contre l’immigration clandestine, l’autre sur les conditions de séjour. Parmi les points très attendus : des mesures pour faciliter l’installation des Sénégalais en Mauritanie.
    Le Sénégal et la Mauritanie se sont donc entendues pour permettre des flux de population plus harmonieux entre les deux pays. Pour tout séjour au-delà de trois mois, les Sénégalais comme les Mauritaniens ont désormais l’obligation de demander une carte de séjour. Mais cette carte pourra être accordée même en l’absence de contrat de travail ou de justificatif de revenu pour une durée d’un an. Ensuite, seulement, il faudra justifier de revenus pour la renouveler.
    Cet accord, qui remplace celui qui datait de 1972, était très attendu, notamment après la vague d’expulsions qualifiée d’"indigne" par la ministre sénégalaise des Affaires étrangères, Yassine Fall, en février dernier. Elle avait parlé de « traitements inhumains » subies par les personnes expulsées.
    Dans le texte signé ce lundi 2 juin, le Sénégal et la Mauritanie s’engagent « à lever tout obstacle à la libre circulation des ressortissants » de chacun des deux pays. Pour les milliers de pêcheurs sénégalais qui travaillent en Mauritanie, c’est une bonne nouvelle.La ministre des Affaires étrangères sénégalaise, Yassine Fall, s’est réjouie de cet accord. « C’est un pas très important parce que ça reflète d’abord l’engagement de nos chefs d’État. Ces deux accords nous permettent de faire en sorte que les populations soient en mesure de se déplacer et de contribuer au développement ».
    Enfin, un deuxième accord sur la lutte contre la migration clandestine doit permettre de mieux coordonner les efforts de la Mauritanie et du Sénégal, pour éviter les départs clandestins.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#mauritanie#politiquemigratoire#frontiere#circulation#sante#titredesejour

  • How maps (and cyclists) paved way for roads : Curator takes alternative route through cartographic history and finds a few surprises

    ▻https://news.harvard.edu/gazette/story/2025/01/how-maps-and-cyclists-paved-the-way-for-roads-harvard-archives-paris

    Today many people would be lost without the interactive, highly mathematical GPS maps that we carry in our pockets. But entire traditions of mapmaking exist outside the norms of latitude and longitude, from routes drawn in sand to itineraries for early traders to topographical guides for the earliest hobby cyclists.

    What inspired you to focus on maps that don’t rely on a grid system?

    There is a Western tradition of mathematical mapping that undergirds digital wayfinding like what you have on your Google Maps. Other ways of saying this are Cartesian, universal, or Ptolemaic maps, from the ancient Greek mathematician who came up with the idea of placing an imaginary grid over the globe from which you could measure one point to another.

    #cartographie
    #cartoexperiment_2025
    #cartothèque
    #circulation
    #transport

  • “Liberté, vérité, démocratie” : la liberté d’expression est-elle vraiment sans limites ? | Les Inrocks
    ▻https://www.lesinrocks.com/livres/liberte-verite-democratie-la-liberte-dexpression-est-elle-vraiment-sans-

    Le droit de tout dire et la liberté de dire n’importe quoi, c’est pareil ? Avec “Liberté, vérité, démocratie”, Arnaud Esquerre signe une réflexion nécessaire à l’heure des sorties dangereuses des libertariens Musk et Zuckerberg.

    On ne peut plus rien dire aujourd’hui, s’alarment toutes celles et ceux qui, au nom de leur détestation de ce qu’on a longtemps appelé le “politiquement correct” (remplacé aujourd’hui par d’autres qualificatifs injurieux, tels le “wokisme” ou la “cancel culture”), semblent regretter un temps où la parole pouvait se libérer dans toutes ses largeurs pulsionnelles, y compris lorsque celles-ci tenaient de l’injure.

    Parallèlement à ces voix du ressentiment, d’autres s’indignent que les mensonges circulent avec trop de liberté dans l’espace public et s’inquiètent de l’état délabré de notre rapport à la vérité et du développement incontrôlé des énoncés extravagants et faux. Un problème que les récentes déclarations, sidérantes, de Mark Zuckerberg illustrent, puisque le patron de Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) veut cesser son programme de fact-checking sur ses plateformes au nom de la liberté d’expression.
    Éclairer les malentendus et les points aveugles

    Or, comme l’analyse finement le sociologue Arnaud Esquerre dans son dernier essai, Liberté, vérité, démocratie, ces deux discours – l’un s’appuyant sur la morale, l’autre sur la vérité – posent, chacun à leur manière, un problème, en ce qu’ils mettent en cause la critique, “dont on fait souvent le cœur de la démocratie, comme si elle en était en excès, l’empoisonnant mortellement” : “Ils partagent par-là l’idée selon laquelle la démocratie serait viciée, voire qu’on vivrait dans une fausse démocratie.”

    Avant d’ajouter : “Si on a la double impression de ne pas pouvoir s’exprimer et d’être confrontés sans cesse à des mensonges, c’est parce que d’une part les critiques sont de plus en plus nombreuses, et d’autre part que chacun fait l’expérience des limites de la liberté d’expression, en particulier en ayant la possibilité de recourir davantage et plus facilement à l’anonymat, ou en y étant davantage confronté.”

    Cherchant à éclairer les malentendus et les points aveugles qui empêchent d’y voir clair dans ces débats incessants sur la liberté d’expression, la censure et la jungle des réseaux sociaux, le sociologue rappelle simplement que la difficulté de notre époque tient moins au fait que l’on puisse dire peu de choses, qu’au fait que ce que l’on dit circule de plus en plus vite, auprès d’une masse infinie de gens. Ce qui a changé, c’est à la fois l’extension de la possibilité de s’exprimer, sans censure institutionnelle, et l’exposition accrue à la critique. Il n’y a jamais eu autant d’espaces de prise de parole qu’aujourd’hui.
    “Un État ou un collectif sans liberté d’expression n’est pas une démocratie”

    Mais il ne faut pas confondre censure et critique. Rappelant que la censure est souvent le fait d’une “mutilation” de notre propre parole par les “normes sociales” que nous avons intériorisées, plus encore que par des commissions de censure, Arnaud Esquerre défend l’idée qu’une démocratie, fondée sur la liberté d’expression, autorise par essence la coexistence d’énoncés vrais et d’énoncés faux, quand bien même il faut chercher à les corriger. “Un État ou un collectif sans liberté d’expression n’est pas une démocratie”, insiste-t-il, tout en estimant que la liberté d’expression doit se limiter lorsqu’elle conduit à des actes de violence.

    Le défi principal qui se pose selon lui aux sociétés, c’est de parvenir à “organiser un espace public en commun” : “Cela ne signifie pas seulement donner la possibilité de s’exprimer de manière libre et égale. Cela signifie aussi faire en sorte que les règles organisant l’espace public soient elles-mêmes démocratiques, c’est-à-dire qu’elles ne tendent pas vers autre chose que la démocratie, comme enrichir encore davantage des actionnaires déjà fort riches, ou saturer de manière délibérée l’espace d’énoncés faux sur l’actualité plutôt que d’énoncés vrais.”

    C’est bien du côté de l’espace politique, et de la responsabilité de celles et ceux qui le peuplent, que se joue la question de la vérité en démocratie. Et à entendre la masse des énormités qui circulent en ce moment de ce côté-là, notamment aux États-Unis, il y a de quoi s’inquiéter de ce que la liberté d’expression devient en démocratie.

    Arnaud Esquerre, Liberté, vérité, démocratie (Flammarion), 120 p., 18 €.

    #Lberté_expression #Démocratie #Circulation_info

  • Tensions avec l’Algérie : Gérald Darmanin propose de « supprimer » la dispense de visa pour la France dont bénéficie la nomenklatura
    ▻https://www.lemonde.fr/international/article/2025/01/12/tensions-avec-l-algerie-gerald-darmanin-propose-de-supprimer-l-absence-de-vi

    Tensions avec l’Algérie : Gérald Darmanin propose de « supprimer » la dispense de visa pour la France dont bénéficie la nomenklatura
    Le Monde avec AFP
    Interrogé sur le contexte d’aggravation des tensions diplomatique entre Paris et Alger, le ministre de la justice, Gérald Darmanin, a annoncé, dimanche 12 janvier, vouloir « supprimer » l’accord intergouvernemental franco-algérien de 2013, qui permet à la nomenklatura algérienne de se rendre en France sans visa.
    « Il y a un accord de 2013, qui est un accord gouvernemental, qui permet à ceux qui ont un passeport officiel, un passeport diplomatique algérien – il y en a des milliers – », de « venir en France sans visa pour pouvoir circuler librement », a-t-il dit sur LCI.
    « Toucher les dirigeants ou la plupart des dirigeants algériens qui ont la position de décision d’humiliation, comme l’a évoqué le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, ça me paraît plus intelligent, plus efficace, et ça peut se faire très rapidement », a ensuite développé le garde des sceaux, estimant qu’« il faut supprimer cette facilité ». Cette « mesure de rétorsion » ne toucherait pas « les 10 % de nos compatriotes qui ont des liens de sang, de sol, de culture, y compris les pieds-noirs », a ajouté l’ancien ministre de l’intérieur.
    Les relations entre l’Algérie et la France, déjà tumultueuses, se sont envenimées ces derniers jours avec l’arrestation à Montpellier d’un influenceur algérien de 59 ans, Boualem Naman, dit « Doualemn », après une vidéo incitant à la violence diffusée sur TikTok. Mis dans un avion jeudi pour l’Algérie, il a été renvoyé en France le soir même. Conséquence de son retour sur le territoire français, sa rétention a été prolongée dimanche soir de vingt-six jours.
    Cette expulsion était « arbitraire et abusive », a estimé samedi le ministère des affaires étrangères algérien, rejetant les accusations françaises d’« escalade » et d’« humiliation ». « C’est un pays souverain qui entend le dire et ils ont raison, nous devons les respecter. Mais ils doivent nous respecter aussi. L’Algérie doit respecter la France, la France doit respecter l’Algérie », a réagi M. Darmanin, dimanche, estimant, en reprenant les mots de son successeur Place Beauvau, que « nous sommes dans un moment très critique et cette humiliation qu’on veut nous faire subir n’est pas acceptable ».
    L’ex-premier ministre, Gabriel Attal, avait, lui, appelé à « dénoncer » l’accord de 1968, qui confère un statut particulier aux Algériens en matière de circulation, de séjour et d’emploi en France. Cet accord, « on peut le dénoncer, le réviser, il a été révisé quatre fois, il est d’ailleurs devenu un peu obsolète », a abondé M. Darmanin.
    Un autre point de discorde entre la France et l’Algérie concerne l’arrestation à Alger de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, 75 ans, malade. « Il doit retrouver la liberté le plus rapidement possible, l’Algérie, je pense, s’honorerait de le libérer », a déclaré dimanche le garde des sceaux.

    #Covid-19#migrant#migration#france#algerie#visas#politiquemigratoire#circulation#sante

  • #Cartographie des #accidents

    L’outil cartographique permet de visualiser les accidents corporels de la #circulation_routière enregistrés par les forces de l’ordre, ainsi que les victimes de ces accidents, en France métropolitaine et outre-mer, ces dernières années jusqu’en 2023 (dernière année officielle). Il est aussi possible de superposer avec les emplacements des radars automatiques fixes. Par défaut la carte affiche les accidents mortels de 2023.

    ►https://www.onisr.securite-routiere.gouv.fr/cartographie-des-accidents-metropole-dom-tom

    #visualisation #France #statistiques #chiffres #sécurité_routière #décès #accidents_mortels

    déjà signalé par @monolecte :
    ▻https://seenthis.net/messages/986993

    • @grommeleur oui c’est une carto de tous les accidents de circulation recensés. Avec tous les détails sur chacun d’eux, et possibilité de filtrer précisément et afficher par région/dép/commune, période, type d’accident, gravité, type de véhicule et personnes impliquées, âge, genre, et même météo... à partir de 2014.

  • Frontière entre le Sénégal et le Mali : « Nous avons reçu les premières informations liées à la restriction vendredi. La mesure a été suspendue hier" (Mamadou L. Bane, membre du secrétariat exécutif du Haut Conseil des Maliens de l’extérieur)
    ▻https://www.dakaractu.com/Frontiere-entre-le-Senegal-et-le-Mali-Nous-avons-recu-les-premieres-infor

    Frontière entre le Sénégal et le Mali : « Nous avons reçu les premières informations liées à la restriction vendredi. La mesure a été suspendue hier" (Mamadou L. Bane, membre du secrétariat exécutif du Haut Conseil des Maliens de l’extérieur)
    Les mesures restrictives qui ont été annoncées dernièrement au niveau de la frontière entre le Mali et le Sénégal ont fait couler beaucoup d’encre. Dakaractu a joint au téléphone de Bamako le chargé des affaires sociales et des questions migratoires au secrétariat exécutif du Haut Conseil des Maliens de l’extérieur, Mamadou Lamine Bane, afin de revenir en long et en large sur ce qui s’est réellement passé ces derniers jours.
    "Il s’agit de plusieurs convois de passagers qui étaient dans les transports en commun entre Bamako et Dakar arrivés à la frontière, ces véhicules de transport, lors du contrôle des passagers, plusieurs passagers sont confrontés au refus de la carte nationale d’identité classique malienne (carte manuscrite ou carte NINA). Les policiers à la frontière sénégalaise à Kidira n’acceptaient que la nouvelle carte biométrique ou les passeports […]. Les agents de la police sénégalaise de la frontière disaient que la mesure était une mesure générale, une application des règles communautaires de la CEDEAO et de l’UEMOA sur la carte d’identité biométrique qui est l’outil d’identification reconnu ", a déclaré M. Bane.
    Poursuivant, le chargé des affaires sociales et des questions migratoires au secrétariat exécutif du Haut Conseil des Maliens de l’extérieur, a précisé : « Les gens n’étaient pas préparés à cela[...]. Les gens ont raconté que c’était une mesure qui visait spécifiquement la communauté malienne, et alors que notre bureau à Kidira qui s’est informé sur place, nous a expliqué que la mesure concernait tous les ressortissants de la CEDEAO. Que chaque passager, quel que soit son pays, devait se munir de la nouvelle carte d’identité biométrique". Nous, lorsque nous avons saisi notre bureau, il nous a expliqué que c’est une mesure de longue date émanant de la CEDEAO et qui devait être appliquée, mais qu’il y avait une certaine tolérance des autorités sénégalaises… Et c’est pourquoi la mesure n’a pas été appliquée à la lettre. L’application, pendant les deux ou trois jours, a fait un tollé dans les réseaux sociaux, mais nous, en tout cas, avons tenté de donner la bonne information. Que c’était une mesure d’ordre générale qui ne visait pas seulement la communauté malienne. Mais finalement, il y a eu ce communiqué de la police sénégalaise qui sursoit à la mesure et la mesure a été pour le moment suspendue, selon les informations que nous avons reçues", a-t-il ajouté.
    – Est-ce que les gens ont commencé à traverser la frontière ?
    "Actuellement, les gens passent normalement avec la carte NINA, la carte biométrique et leurs passeports. La suspension de cette mesure date d’hier. Nous avons reçu les premières informations liées à la restriction jeudi ou vendredi. Et ils ont suspendu la mesure hier".
    -Pensez-vous qu’il y a eu des pourparlers entre les autorités des deux pays ?
    « Je pense qu’une négociation entre les deux gouvernements a pu avoir lieu. En tout cas, je crois que l’accélération de la suspension peut être comprise comme des pourparlers en haut lieu entre les plus hautes autorités des deux pays. En tout cas, au niveau du Haut Conseil des Maliens de l’extérieur et de la Mission diplomatique, il y avait une mission qui était prévue pour venir à la frontière […] pour demander l’allègement de la situation, mais avant que la mission ne parte, l’annonce a été faite que la mesure a été suspendue. Je pense que ce qui a pu accélérer les choses, ce sont les pourparlers entre les autorités des deux pays", a conclu Mamadou Lamine Bane, chargé des affaires sociales et des questions migratoires au secrétariat exécutif du Haut Conseil des Maliens de l’extérieur.

    #Covid-19#migrant#migration#mali#senegal#CEDEAO#frontiere#identitebiometrique#circulation#sante#politiquemigratoire

  • Meltwater from Greenland and the Arctic is weakening ocean circulation, speeding up warming down south

    A vast network of ocean currents nicknamed the “great global ocean conveyor belt” is slowing down. That’s a problem because this vital system redistributes heat around the world, influencing both temperatures and rainfall.

    The Atlantic Meridional Overturning Circulation funnels heat northwards through the Atlantic Ocean and is crucial for controlling climate and marine ecosystems. It’s weaker now than at any other time in the past 1,000 years, and global warming could be to blame. But climate models have struggled to replicate the changes observed to date – until now.

    Our modelling suggests the recent weakening of the oceanic circulation can potentially be explained if meltwater from the Greenland ice sheet and Canadian glaciers is taken into account.

    Our results show the Atlantic overturning circulation is likely to become a third weaker than it was 70 years ago at 2°C of global warming. This would bring big changes to the climate and ecosystems, including faster warming in the southern hemisphere, harsher winters in Europe, and weakening of the northern hemisphere’s tropical monsoons. Our simulations also show such changes are likely to occur much sooner than others had suspected.

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=KTnhtQ2YtGo

    Changes in the Atlantic Meridional Overturning Circulation

    The Atlantic ocean circulation has been monitored continuously since 2004. But a longer-term view is necessary to assess potential changes and their causes.

    There are various ways to work out what was going before these measurements began. One technique is based on sediment analyses. These estimates suggest the Atlantic meridional circulation is the weakest it has been for the past millennium, and about 20% weaker since the middle of the 20th century.

    Evidence suggests the Earth has already warmed 1.5ºC since the industrial revolution.

    The rate of warming has been nearly four times faster over the Arctic in recent decades.
    Meltwater weakens oceanic circulation patterns

    High temperatures are melting Arctic sea ice, glaciers and the Greenland ice sheet.

    Since 2002, Greenland lost 5,900 billion tonnes (gigatonnes) of ice. To put that into perspective, imagine if the whole state of New South Wales was covered in ice 8 metres thick.

    This fresh meltwater flowing into the subarctic ocean is lighter than salty seawater. So less water descends to the ocean depths. This reduces the southward flow of deep and cold waters from the Atlantic. It also weakens the Gulf Stream, which is the main pathway of the northward return flow of warm waters at the surface.

    The Gulf Stream is what gives Britain mild winters compared to other places at the same distance from the north pole such as Saint-Pierre and Miquelon in Canada.

    Our new research shows meltwater from the Greenland ice sheet and Arctic glaciers in Canada is the missing piece in the climate puzzle.

    When we factor this into simulations, using an Earth system model and a high-resolution ocean model, slowing of the oceanic circulation reflects reality.

    Our research confirms the Atlantic overturning circulation has been slowing down since the middle of the 20th century. It also offers a glimpse of the future.

    Connectivity in the Atlantic Ocean

    Our new research also shows the North and South Atlantic oceans are more connected than previously thought.

    The weakening of the overturning circulation over the past few decades has obscured the warming effect in the North Atlantic, leading to what’s been termed a “warming hole”.

    When oceanic circulation is strong, there is a large transfer of heat to the North Atlantic. But weakening of the oceanic circulation means the surface of the ocean south of Greenland has warmed much less than the rest.

    Reduced heat and salt transfer to the North Atlantic has meant more heat and salt accumulated in the South Atlantic. As a result, the temperature and salinity in the South Atlantic increased faster.

    Our simulations show changes in the far North Atlantic are felt in the South Atlantic Ocean in less than two decades. This provides new observational evidence of the past century slow-down of the Atlantic overturning circulation.

    What does the future hold?

    The latest climate projections suggest the Atlantic overturning circulation will weaken by about 30% by 2060. But these estimates do not take into account the meltwater that runs into the subarctic ocean.

    The Greenland ice sheet will continue melting over the coming century, possibly raising global sea level by about 10 cm. If this additional meltwater is included in climate projections, the overturning circulation will weaken faster. It could be 30% weaker by 2040. That’s 20 years earlier than initially projected.

    Such a rapid decrease in the overturning circulation over coming decades will disrupt climate and ecosystems. Expect harsher winters in Europe, and drier conditions in the northern tropics. The southern hemisphere, including Australia and southern South America, may face warmer and wetter summers.

    Our climate has changed dramatically over the past 20 years. More rapid melting of the ice sheets will accelerate further disruption of the climate system.

    This means we have even less time to stabilise the climate. So it is imperative that humanity acts to reduce emissions as fast as possible.

    ▻https://theconversation.com/meltwater-from-greenland-and-the-arctic-is-weakening-ocean-circulat

    #océan #Circulation_thermohaline #circulation_océanique_profonde #Circulation_méridienne_de_retournement_Atlantique (#AMOC) #Atlantique #climat #changement_climatique #glace #fonte_des_glaces #Gulf_Stream

  • Stéphane Treize / X #AMOC
    ▻https://x.com/Stephane_Treize/status/1852377566188814499

    Ce qui me marque le plus avec cette problématique de l’AMOC, c’est le biais qu’une large majorité des quidams comme des passionnés ont de ses impacts potentiels et la manière dont les médias passent à côté de l’essentiel. Un petit fil pour en parler ⬇️🧶

    Thread by Stephane_Treize – Thread Reader App
    ►https://threadreaderapp.com/thread/1852377566188814499.html#google_vignette

    #Atlantic_meridional_overturning_circulation
    #Circulation_méridienne_de_retournement_Atlantique
    #Circulation_thermohaline

    • Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi des villes comme New York et Madrid, situées à la même latitude, connaissent des climats si différents ? Une des raisons réside dans les courants océaniques, qui transportent la chaleur des tropiques jusqu’en Europe. Mais ces courants, connus sous le nom d’AMOC (Atlantic Meridional Overturning Circulation), ralentissent sous l’effet du changement climatique. Ce phénomène pourrait créer une situation paradoxale où, malgré le réchauffement global, l’Europe subirait un refroidissement – un scénario digne du film Le Jour d’après. Certains médias affirment que nous nous approchons dangereusement d’un point de bascule, où l’effondrement de ce courant deviendrait inévitable. Exagération médiatique ou menace réelle ?

      ▻https://www.youtube.com/watch?v=Vkek3KeSJXQ

      On remarque déjà que les cycles des végétaux sont perturbés par des hivers extrêmement doux suivis de périodes de gel tardifs en milieu de printemps. Les agriculteurs ne savent plus trop à quels saints (de glace) se vouer ...

      Serons-nous prêt·es pour le monde d’après ?
      (spoiler alert : non)

      #AMOC

    • Je te spoile aussi : il y aura quelques morts et quelques difficultés, mais à la fin, ce seront les plus violents et les plus vindicatifs qui seront toujours aux manettes. Quant aux gauchistes qui disent des choses intelligentes, mais qu’on te dit qu’ils ne parlent pas comme il faut et qu’ils sont violent quand ils les disent, ils seront pourchassés à la façon dont on pourchassait les hérétiques à l’époque de l’inquisition. Et on pourra leur lancer des pierres pour oublier qu’on va encore devoir manger des cailloux à midi.

  • Les voyages à l’étranger des Chinois de plus en plus contrôlés par le régime
    ▻https://www.lemonde.fr/international/article/2024/10/27/enseignants-medecins-fonctionnaires-ou-banquiers-les-voyages-a-l-etranger-de

    Les voyages à l’étranger des Chinois de plus en plus contrôlés par le régime
    Par Harold Thibault (Pékin, correspondant)
    Plus question de partir quelques jours à l’étranger sur un coup de tête. Un nombre croissant de Chinois ne peuvent plus détenir eux-mêmes leur passeport, qui doit être remis à leur unité de travail. Charge ensuite à chacun d’eux de faire une demande à sa hiérarchie s’il compte se déplacer hors des frontières. Cette politique concerne depuis longtemps les cadres du Parti communiste (PCC), notamment les responsables de l’administration et des entreprises d’Etat, mais touche aujourd’hui de plus en plus de salariés du secteur public, jusqu’à de simples instituteurs. Son extension interroge la population, qui se pose des questions pratiques – est-il réellement possible de récupérer son passeport ? Sous quels délais ? Pour quelle durée de voyage ? – mais se demande aussi pourquoi une telle privation est imposée.
    Après les cadres du PCC et les responsables politiques locaux, la plupart des fonctionnaires, même aux bas échelons de la hiérarchie, ont dû rendre leur document de voyage, tout comme dans un second temps, les salariés des entreprises publiques. Les employés de banques – puisqu’elles sont à capitaux publics –, les enseignants jusque dans les petites classes, de même que les médecins dans les hôpitaux, sont progressivement concernés depuis 2018.
    « Je ne suis pas fonctionnaire, je n’ai accès à absolument aucun secret d’Etat. Pourquoi est-ce que je dois rendre mon passeport ? », s’interroge, auprès du Monde, Mme Wang, médecin dans un hôpital public de Mongolie-Intérieure. Lorsqu’elle a été informée de cette mesure par l’établissement, il y a quelques jours, aucune explication ne lui a été donnée. (...)
    Si les motivations de cette politique n’ont pas été expliquées à la population, la menace qui pèserait sur la sécurité nationale du fait du risque d’infiltration de forces hostiles étrangères est régulièrement mise en avant. Le Parti communiste sous Xi Jinping, craignant que la libéralisation des esprits qui a accompagné l’ouverture économique n’amène un affaissement politique, veut reprendre le contrôle sur la société. Le président promeut depuis 2014 le concept d’« approche holistique de la sécurité nationale ». L’environnement est de plus en plus encadré, y compris pour des Chinois parfaitement loyaux au parti unique. Depuis qu’il a ouvert un compte sur la plateforme WeChat à l’été 2023, le ministère de la sécurité d’Etat y publie régulièrement des exemples de menaces, dont celle d’être recruté par des services de renseignement ennemis lors d’un banal séjour hors de Chine.
    Un autre risque pourrait être l’exposition à des idées réformatrices jugées dangereuses par Pékin, voire aux militants du mouvement dissident et sectaire du Falun Gong, qui attendaient régulièrement les cars de touristes le long du Champ-de-Mars, à Paris, avant que la pandémie ne commence à limiter pour les Chinois la possibilité de découvrir le monde. Moins de passeports pourrait aussi théoriquement soutenir une consommation intérieure à la peine et limiter les possibilités d’émigrer, un choix déjà fait par certaines familles après les années de Covid-19, du fait du resserrement politique et du ralentissement économique.
    L’effet dissuasif est en tout cas réel. Certains renoncent même à demander leur passeport pour ne pas passer pour déloyaux ou pour que leur famille ne soit pas mal vue des autorités. « Si vous avez besoin de l’approbation de votre directeur pour voyager à l’étranger, vous allez peut-être hésiter à demander », relève un économiste basé à Hongkong, qui constate que rien qu’avec l’ensemble des banques et entreprises publiques, « beaucoup de gens sont concernés ».
    Sur Douyin, la version chinoise de TikTok, un usager commente sous le pseudo « Sans voix » : « Qu’est-ce que vous ne comprenez pas ? C’est juste que vous n’avez pas le droit d’en voir trop. » Sur Zhihu, un forum de partage d’informations, un professeur d’une université du Sichuan est en colère : « Restreindre les voyages, c’est restreindre la liberté personnelle des citoyens. » Il juge qu’une telle limitation devrait relever de la loi, alors qu’en la matière règne une grande opacité. Dans un lycée de la province du Shandong, tous les enseignants qui avaient un passeport ont dû le confier à la direction alors que, dans un établissement de Pékin, on ne l’a encore jamais demandé aux professeurs.
    Sur Xiaohongshu, une plateforme de débats, une enseignante du Hunan s’interrogeait en septembre 2023, car l’école venait de lui demander de remettre le sien. Etait-ce le cas partout dans la capitale provinciale, Changsha ? « Est-ce que cela signifie qu’on ne peut plus du tout aller à l’étranger ? Ou si je souhaite voyager, est-ce que je peux demander à l’école de le récupérer ? », demandait-elle. Une note pour les enseignants de son secteur précise que la durée maximum d’un voyage à l’étranger est de vingt jours, mais de neuf jours seulement s’il s’agit de nouveaux employés. A charge pour chacun de préciser son itinéraire, de partir aux dates annoncées et de ne pas se rendre dans un pays tiers après avoir atterri à l’étranger. Une employée d’une société de courtage boursier à Pékin se décourage : « Je suis résignée. On peut toujours faire la demande mais c’est galère, ça fait trop d’obstacles. »
    Une professeure d’anglais de Hangzhou explique qu’elle n’a eu aucun mal à récupérer son passeport pour partir (pour un maximum de vingt-deux jours) après avoir rempli et signé trois documents dont une « lettre d’engagement sur la discipline » et qu’il suffit ensuite de le rendre à son retour. Une collègue d’un autre établissement lui répond que, dans son école, les voyages à l’étranger ne peuvent excéder deux semaines et que seul un voyage par an est autorisé. Un troisième dit n’avoir pas reçu l’approbation de voyage à l’étranger, sans raison.
    Pas question en tout cas d’essayer de jouer avec la règle en évitant de déclarer à son unité de travail que l’on possède un passeport en le conservant chez soi. En janvier 2023, le comité du parti du bureau de l’éducation du district de Pingshan, à Shenzhen, plaçait ce sujet parmi les priorités de sa campagne d’inspection et de rectification, notant qu’il ne fallait laisser aucune « faille ». « Des lettres d’enquête sont envoyées à ceux qui sont sortis du pays sans approbation pour connaître les raisons et appliquer strictement la discipline », lit-on sur son site. Certaines institutions jugent utile de dispenser une brève formation afin de ne rien laisser au hasard pour les salariés qui partiront quand même en vacances hors du pays. C’est le cas de l’Académie des arts du Zhejiang, qui en a organisé une le 12 janvier, alors qu’approchaient les congés du Nouvel An lunaire. Un article sur son site raconte que le vice-secrétaire du parti de l’école, Xia Kaitang, y a insisté sur la sécurité idéologique, « rappelant aux personnes partant à l’étranger d’être vigilantes, de connaître la loi, de comprendre la loi, de respecter la loi, de garder à l’esprit les réglementations pertinentes, de ne pas franchir de ligne rouge, ne pas se placer en terrain miné, de suivre consciencieusement les procédures d’approbation et de s’assurer efficacement de la sécurité politique… » De quoi partir serein.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#passeport#circulation#etranger#emigration#securiteideologique#sante

  • #Chronovélo #cours_Berriat : de la #contrainte naîtront les nouveaux #usages

    Depuis plusieurs mois, trois unions de quartier font part dans la presse locale (▻https://www.placegrenet.fr/2023/10/20/chronovelo-grenoble-fontaine-trois-unions-de-quartier-refusent-le-futur-sens-unique-cours-berriat-sans-faire-lunanimite/616121) de leur désaccord concernant le tracé de la piste cyclable Chronovélo n°1 sur la portion du cours Berriat entre J. Jaurès et l’Estacade (▻https://www.ledauphine.com/transport/2023/11/22/isere-grenoble-mise-en-sens-unique-du-cours-berriat-les-unions-de-quarti). Afin de maintenir un double-sens automobile, leurs membres souhaitent que la Chronovélo soit réduite en largeur, alors que l’aménagement prévu est déjà en-deçà des recommandations du CEREMA (►https://www.cerema.fr/fr/actualites/rendre-sa-voirie-cyclable-cles-reussite-guide-pratique-du).

    Parlons-Y Vélo vous explique pourquoi il s’agit d’une (très) mauvaise idée.
    Le transit, un faux débat

    Ces unions de quartier expriment des craintes quant à l’augmentation du trafic dû au report de circulation sur la rue Nicolas Chorier. Cependant, nous refusons de nous appuyer sur des craintes non étayées pour justifier une dégradation de l’aménagement cyclable prévu. Focaliser le débat sur le trafic de transit n’est qu’une expression de la peur du changement.

    Comme les unions de quartiers, nous constatons, que l’automobile dans les espaces urbains est source de bruits, de pollutions, de dangers en particulier pour les plus vulnérables. Il convient de rappeler que 99,8 % des piétons tués en France l’ont été par un conducteur de véhicule motorisé (Libération, 2023).

    Le trafic de transit, par définition, ne s’arrête pas dans le quartier, il le pollue uniquement. Nous proposons donc de revoir totalement le plan de circulation du quartier afin qu’il n’accueille plus de trafic de transit sur aucune de ses rues traversantes. Il s’agit du principe de « #plan_en_marguerite ». Ce type de plan de #circulation existe dans d’autres villes européennes dont personne ne viendrait questionner l’attractivité ou la vitalité commerciale : Gand en Belgique, Barcelone en Espagne, par exemple.

    Ce type de #plan_de_circulation est un des leviers pour imposer une contrainte sur le #trafic_automobile, sans empêcher l’utilisation de la #voiture pour les besoins des résident-e-s. Cependant, celle-ci perd en #attractivité par rapport aux autres modes de transport. Le quartier Chorier-Berriat est longé par deux lignes de tramway, dispose de nombreux arrêts de bus métropolitains, et jouxte la gare de Grenoble et ses nombreuses destinations routières et ferroviaires. En 2020, les données INSEE montrent que voiture, marche et vélo sont déjà proches en part d’utilisation pour les trajets domicile-travail, il ne suffit que d’un coup de pouce pour renverser la balance.

    La contrainte sur le trafic, un levier majeur pour son évaporation

    Il est aujourd’hui inutile de rappeler les bienfaits des modes actifs sur la santé, et le besoin de décarboner les transports de courte ou longue distance. un espace public libéré des voitures permet d’autres usages : végétalisation, jeux d’enfants, extension commerçante , bancs, etc. Contraindre les #accès_automobiles amène un effet qui ne revient presque jamais dans le débat public : il s’agit de l’#évaporation_du_trafic, qui a été récemment confirmée par une thèse (►https://transitec.net/fr/actualites/item/11224-levaporation-du-trafic-un-concept-confirme-par-une-these.html). Il est donc faux de considérer le trafic automobile comme une donnée constante : celui-ci évolue selon les choix qui sont faits sur l’espace public.

    Le projet Cœur de Ville – Cœur de Métropole de Grenoble, qui a consisté entre autres à la suppression du transit sur l’axe Rey-Sembat-Lyautey en hyper-centre, a été un très bel exemple d’évaporation du trafic. après 1 an de mise en place, 4% du trafic en entrée du centre-ville avait disparu (▻https://www.eco-compteur.com/ressources/grenoble-alpes-metropole-france). La #fréquentation_piétonne, elle, a bondi.

    Mais pour le #secteur_Berriat, malgré de nombreux compteurs de trafic automobile présents sur les routes de la Métropole, il est impossible de pouvoir juger de l’évolution… faute de la diffusion des données. À l’instar des unions de quartier, nous attendons avec impatience la publication de chiffres à ce sujet. Le silence actuel profite aux marchands de peur, et contribue à des débats passionnés, sans étaiement objectif possible. Nous le regrettons.

    La qualité de ville, la vraie question

    Si la #part_modale du vélo à Grenoble a fortement augmenté depuis 2015 (▻https://www.ledauphine.com/transport/2023/11/27/isere-velo-grenoble-fait-la-course-en-tete), c’est grâce à l’arrivée d’un nouveau public sur les bicyclettes, qui n’osait pas utiliser ce transport jusqu’alors : femmes, enfants, personnes âgées, etc. ainsi que le développement de nouvelles pratiques : vélos adaptés aux PMR, vélos couchés, cyclologistique. Rappelons qu’un enfant doit rouler hors du trottoir dès ses 8 ans, ce qui implique qu’il puisse le faire sur la chaussée. Ces nouvelles utilisations du vélo sont permises par la largeur importante du réseau Chronovélo. En effet, une piste cyclable large ne permet pas seulement d’absorber un trafic plus important ; elle offre un cadre sécurisé et agréable aux personnes plus lentes ou disposant de vélos-cargos ou tricycles, sans être gênées par les cyclistes plus aguerris ou plus rapides. Ainsi, une largeur de 4 mètres est indispensable pour garantir une pratique du vélo accessible à toutes et à tous.

    Dans ce contexte, quel intérêt de questionner la population sur 250 mètres de voirie qui passeraient à sens unique, sur un cours qui mérite aujourd’hui une rénovation totale de ses espaces et de ses usages ? Pourquoi s’attarder sur ce qui est finalement un petit sujet, au regard de la question existentielle qui s’est toujours posée aux urbanistes : quelle ville voulons-nous ? Souhaitons-nous des rues où la voiture n’a pas ou peu de contraintes, au détriment d’alignements d’arbres (même à l’ombre en été), de terrasses (qui seront à l’ombre en été, ce qui n’est pas si mal, non ?) et de pavés perméables pour laisser entrer l’eau de pluie dans le sol ? Bref, nous sommes déçus de voir que le débat ne s’intéresse qu’à la circulation de quelques voitures, et qu’il est amené toujours de la même façon : des oppositions de principe au moindre changement d’habitude.
    Avec le temps, les avis changent

    En 2016, les unions de quartier Centre-Ville et Championnet rejoignaient Grenoble à Cœur , pour s’opposer à CVCM Grenoble et de facto au passage de la Chronovélo sur Rey-Sembat-Lyautey. En 2018, une partie des membres des unions de quartier Berriat, Centre-Ville et Championnet s’opposaient au passage de la Chronovélo sur l’axe Lafontaine-Berriat (▻https://www.placegrenet.fr/2018/12/10/plan-chronovelo-le-velo-qui-marche/530046). Puis, ces mêmes membres se sont opposées à la bordure (▻https://www.placegrenet.fr/2019/04/07/chronovelo-bordure-le-velo-qui-marche/530545) de séparation entre la Chronovélo et la voie routière . Aujourd’hui, peu ou prou les mêmes personnes se déclarent « favorables » à la Chronovélo. Il y a donc bon espoir de les voir défendre des Chronovélo suffisament larges dans les années qui viennent, sur les futurs projets… peut-être les quais rive gauche ?

    ▻https://parlons-y-velo.fr/chronovelo-cours-berriat-de-la-contrainte-naitront-les-nouveaux-usage
    #vélo #aménagement_du_territoire #urbanisme #Grenoble

    • Rendre sa #voirie cyclable : les clés de la réussite - Un #guide pratique du #Cerema

      Comment transformer progressivement la voirie pour encourager la pratique du vélo en ville ? Le Cerema publie un guide pratique pour aider les collectivités et acteurs de la mobilité à développer des aménagements attractifs et performants, à travers 8 #leviers_d'action.

      Améliorer la qualité des #aménagements_cyclables

      Il a été conçu pour répondre à un besoin des collectivités, qui cherchent de plus en plus à généraliser les aménagements cyclables en ville. Pour cela, il faut transformer en profondeur la voirie et amener à une modification des pratiques.

      Largement illustré, ce document disponible sur la boutique en ligne du Cerema présente des exemples de bonnes pratiques, des schémas explicatifs, les éléments réglementaires et signale des points d’attention. Il fournit aussi des références et ressources pour approfondir les différents sujets.

      "La France ambitionne une forte croissance de la part modale vélo, qui ne peut se réaliser que si les aménagements cyclables proposés s’adaptent pour accueillir les nouveaux cyclistes, qu’il s’agisse d’enfants à vélo, de familles avec des remorques, ou d’utilisateurs de vélo cargo.

      Cette ambition suppose de réinterroger l’offre quantitative mais également qualitative des aménagements cyclables. C’est pour aider les aménageurs à relever ce défi que le Cerema publie aujourd’hui ce guide « #voirie_cyclable »" (Thomas Jouannot - Cerema)

      Il a été réalisé collectivement au Cerema, à la suite de nombreux échanges avec les collectivités notamment au cours de webinaires organisés pour accompagner la mise en place d’aménagements cyclables temporaires et leur pérennisation.

      ►https://www.cerema.fr/fr/actualites/rendre-sa-voirie-cyclable-cles-reussite-guide-pratique-du

    • L’évaporation du trafic, un concept confirmé par une thèse !

      Les retombées d’une thèse de doctorat engagée par Transitec sur l’évaporation du trafic nous permettront de conforter des démarches encore plus ambitieuses pour les projets de #mobilité à venir ! Une belle mise en lumière de la « part des anges » du trafic automobile.

      Notre collègue #Pauline_Hosotte a soutenu publiquement sa thèse de doctorat ès sciences, intitulée L’évaporation du trafic, opportunités et défis pour la mobilité d’aujourd’hui et demain. Cette recherche de quatre ans, sur une thématique orpheline tant dans la littérature que dans la pratique de l’ingénierie, a été réalisée grâce à une collaboration entre notre bureau et le Laboratoire de sociologie urbaine (LaSUR) de l’EPFL, sous la direction du Prof. Vincent Kaufmann.

      Défendue à huis clos quelques mois auparavant, devant un jury de scientifiques et praticiens, la thèse a été acceptée sans réserves et proposée à l’unanimité par ce jury pour le prix 2022 de distinction pour une thèse remarquable.

      Pourquoi l’évaporation du trafic ?

      Quotidiennement, nous observons le phénomène dit d’évaporation du trafic, qui conduit à constater qu’en cas de restriction de circulation volontaire ou non, une certaine part de trafic « disparaît » spontanément, et parfois durablement. Dans un contexte et une époque où la saturation des réseaux et la volonté de réorienter les politiques de mobilité vers une meilleure maîtrise de la voiture revêtent une grande importance, ce sujet est porteur de défis et d’opportunités. Quasiment absent de la littérature scientifique et largement méconnu, la thématique de l’évaporation du trafic méritait une plus grande attention. Ce travail de thèse comble ainsi une lacune et les enseignements qu’il apporte sont riches pour gérer non seulement la mobilité d’aujourd’hui, mais également pour façonner celle de demain.

      L’évaporation du trafic est parfois un sujet de fantasmes : les plus ambitieux considèrent qu’elle devrait tout permettre, les plus réticents que c’est un concept "fumeux". Certaines collectivités pourraient être tentées d’intégrer une part d’évaporation dans chaque projet de requalification de l’espace public, ce qui permettrait de faciliter l’action publique. Il n’existe en effet aucun consensus sur la valeur à lui faire prendre, ce qui permet, en gros, de mettre un voile bien peu pudique sur tous les effets néfastes des politiques publiques sur le mode voiture.

      Pourquoi une thèse ?

      Puisque nous croyons en ce phénomène sans pour autant penser qu’il suffit à justifier tout et n’importe quoi, nous avons voulu étayer scientifiquement ce qui se cachait derrière l’évaporation, en nous appuyant sur cette thèse. Le sujet n’est évidemment pas apparu aussi récemment chez nous, mais nous espérons pouvoir consolider certaines situations en nous appuyant sur ce travail, que nous jugeons important et fondateur pour de nouvelles approches de la mobilité plus ambitieuse en cette période de crise climatique.

      Et la suite ?

      Outre la maitrise de ce sujet que nous transmettons à chaque membre de notre équipe et la méthode que nous développons en ce sens au niveau technique, nous travaillons à la rédaction d’un document vulgarisateur et appliqué à nos métiers. Il prendra la forme d’une « pause technique », notre série de publications de partage de connaissance dont le premier numéro sur la mobilité des femmes en Afrique est sorti en 2021 et dont le second, consacré à l’essor du vélo à Paris et les enseignements à en tirer, vient de paraître.

      Vous voulez en savoir plus ?

      Pour échanger de manière plus spécifique à vos propres enjeux autour de cette thématique d’actualité, nous organisons volontiers des séances de présentation et de discussion particulières en présentiel ou visioconférence.

      ►https://transitec.net/fr/actualites/item/11224-levaporation-du-trafic-un-concept-confirme-par-une-these.html

  • Nahost in Berlin : Das rote Dreieck in Kreuzberg und Böller in Neukölln
    ▻https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/nahost-in-berlin-das-rote-dreieck-in-kreuzberg-und-boeller-in-neuko

    Le journal nous informe sur les crimes dites antisemites de la semaine à Berlin. L’auteur ne mentionne pas que ce samedi soir la police a bloqué des rues et la circulation des S-Bahn de manière que d’énormes bouchons et retards de bus et de trains se produisent jusque dans les beaux quartiers de la banlieue sud-ouest Lichterfelde/Zehlendorf . Pour un trajet qui dure normalement 20 minutes on a eu besoin d’une heure de plus. L’article nous apprend que c’était à cause d’un attroupement de jeunes immigrés arabes à Neukölln. Le périmètre des perturbations s’étendait donc à 13 kilomètres du lieu des manifestations. C’est disproportionné et absurde.

    J’anticipe avec inquiétude ce qui se passera lors de véritables problèmes et émeutes. Heureuses seront les personnes qui pourront se déplacer indépendamment des transports en commun et de la circulation automobile.

    31.8.2024 von Andreas Kopietz - In der zurückliegenden Woche ging es in Berlin wieder brutal zu. Unser Crime-Reporter zieht Bilanz. Der kriminelle Wochenrückblick.

    Kriminalität, das sind nicht nur Mord, Messerangriffe oder Handtaschenraub. Die zurückliegende kriminelle Woche wollen wir mal unter einem anderen Aspekt beleuchten – dem der politisch motivierten Kriminalität. Seit dem 7. Oktober, als die Hamas in Israel einen Massenmord verübte und den Krieg auslöste, vergeht auch in europäischen Städten kein Tag ohne antisemitische Attacken: Farbanschläge, Bedrohungen, körperliche Angriffe.

    Sonnabends und mittwochs machen Menschen in Berlin von ihrem Grundrecht Gebrauch, gegen die Politik Israels und deutsche Waffenlieferungen dorthin zu demonstrieren. Wenn es nur dabei bliebe, wäre alles bestens. Bleibt es aber nicht. Samstagabend zogen Hunderte bei einer sogenannten propalästinensischen Demo durch Mitte und brüllten „From the river to the sea“, was als Forderung zur Auslöschung des jüdischen Staates zu verstehen und daher eine verbotene Losung ist. Die Polizei stoppte den Aufzug. Polizisten wurden angegriffen, es gab weitere volksverhetzende Ausrufe. Später, am Herrmannplatz in Neukölln, rottete sich ein Mob aus vornehmlich arabischstämmigen Jugendlichen zusammen und bewarf die Polizei mit Böllern.

    In der Nacht zum Dienstag gab es einen Farbanschlag auf das Gebäude des Tagesspiegels am Askanischen Platz in Kreuzberg. Jemand hatte auf ein Rolltor das rote Hamas-Dreieck und den Spruch „German Media Kills“ gesprüht. Die Hamas markiert mit dem Dreieck ihre Feinde. Man findet es auch an Berliner Wohnhäusern mit jüdischen Bewohnern.

    Am Mittwoch sah eine Frau in der Rosenstraße in Mitte, dass dort das Denkmal beschmiert wurde. Es erinnert an den Protest hunderter Frauen gegen die Verhaftung ihrer jüdischen Ehemänner 1943. Jemand hatte die Parole „Jews are committing genocide“ auf den Sandstein gesprüht, auf Deutsch: „Juden verüben Genozid“.

    Abends gab es am Winterfeldtplatz in Schöneberg wieder eine israelfeindliche Kundgebung. Die üblichen Sprechchöre waren zu hören. Darunter uralt-linke Sprüche wie: „Deutsche Waffen, deutsches Geld, morden mit in aller Welt“ oder: „Hoch die internationale Solidarität!“ Die sind nicht verfassungsfeindlich. Hass und Volksverhetzung gehen derweil im Internet weiter.

    #Berlin #Hermannplatz #Neukölln #Steglitz-Zehlendorf #Lichterfelde #circulation_routière #manifestation #police #philosemitisme #Palestine

  • C’est pas le gros drame, mais ça me semble la suite du psycho-drame de Carnon qui veut faire payer le parking du Grand Travers, mais qui est (était ?) bloqué parce que le terrain ne lui appartient pas (ça appartient au Littoral)… : hier donc il faisait 28°, alors évidemment entre les vacances, le week-end et la chaleur, tout #Montpellier s’était donné rendez-vous à la plage. Et la plage familiale de Montpellier, c’est le Grand Travers, entre Carnon et la Grande Motte.

    Arrivé là, le parking du Grand Travers (le grand parking gratuit de 1000 places que la municipalité rêve de rendre payant) est fermé, depuis des mois, pour cause de « travaux ». Et l’autre parking (le payant, un peu plus petit), hé ben il est fermé aussi (pourquoi ? on ne sait pas).

    Donc hier, toutes les familles de Montpellier en train d’errer pour réussir tenter de trouver une place pour se garer. (Mission impossible : j’ai déposé la familia à la plage et je suis allé dessiner à La Grande Motte.)

    (Et pour les ceusses qui ne suivraient pas : Carnon, c’est aussi un de ces bleds qui ne veulent surtout pas faire partie de la Métropole de Montpellier et qui refusent absolument que le tram aille jusqu’à la mer. J’y ai habité pendant mes études : c’est même pas vraiment une ville qui existe avec des habitants : c’est une station balnéaire vide la plupart de l’année, avec des studios à louer l’été. Le reste du temps, c’était la même ambiance que dans 28 Jours plus tard. La seule raison d’être de ce truc, c’est de maximiser le pognon soutiré aux touristes, mais en ne vivant surtout pas là. Et donc, autant que possible, éviter que les habitants de Montpellier et la région viennent profiter de la plage, parce que ce ne sont pas les consommateurs captifs dont on veut.)

  • Laissez les voitures circuler !
    ▻http://carfree.fr/index.php/2024/03/20/laissez-les-voitures-circuler

    Il faut arrêter d’entraver la #circulation des véhicules à moteur. Fluidifions la circulation ! Les véhicules à moteur sont indispensables au bon fonctionnement de notre civilisation. Comment les pompiers peuvent-ils intervenir Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Transports_publics #Vélo #handicap #humour