• Virus pushes twin cities El Paso and Juarez to the brink
    https://apnews.com/article/business-virus-outbreak-family-gatherings-north-america-mexico-e066bb7aaf4ad

    A record surge in coronavirus cases is pushing hospitals to the brink in the border cities of El Paso and Ciudad Juarez, confronting health officials in Texas and Mexico with twin disasters in the tightly knit metropolitan area of 3 million people. Health officials are blaming the spike on family gatherings, multiple generations living in the same household and younger people going out to shop or conduct business.
    The crisis — part of a deadly comeback by the virus across nearly the entire U.S. — has created one of the most desperate hot spots in North America and underscored how intricately connected the two cities are economically, geographically and culturally, with lots of people routinely going back and forth across the border to shop or visit with family.
    “We are like Siamese cities,” said Juarez resident Roberto Melgoza Ramos, whose son recovered from a bout of COVID-19 after taking a cocktail of homemade remedies and prescription drugs. “You can’t cut El Paso without cutting Juarez, and you can’t cut Juarez without cutting El Paso.”
    In El Paso, authorities have instructed residents to stay home for two weeks and imposed a 10 p.m. curfew, and they are setting up dozens of hospital beds at a convention center. Also, the University Medical Center of El Paso erected heated isolation tents to treat coronavirus patients. As of Tuesday, Ryan Mielke, director of public affairs, said the hospital had 195 COVID-19 patients, compared with fewer than three dozen less than a month ago, and “it continues to grow by the day, by the hour.” In Juarez, the Mexican government is sending mobile hospitals, ventilators and doctors, nurses and respiratory specialists. A hospital is being set up inside the gymnasium of the local university to help with the overflow. Juarez has reported more than 12,000 infections and over 1,100 deaths, but the real numbers are believed to be far higher, because COVID-19 testing is extremely limited. El Paso County recorded about 1,400 new cases Tuesday, just short of the previous day’s record of 1,443. The county had 853 patients hospitalized for the virus on Monday, up from 786 a day earlier.
    Even the mayor of Juarez hasn’t been spared. Armando Cabada was first diagnosed in May and appeared to have recovered, but then landed in the hospital last week with inflamed lungs.Last week, Chihuahua, which includes Juarez, became the only state in Mexico to return to its highest level health alert, or red, under which most nonessential services are shut down and people are encouraged to stay home. A curfew is also in effect in Juarez, but it has proved difficult to enforce in the sprawling city that is home to hundreds of factories that manufacture appliances, auto parts and other products around the clock.
    The U.S. and Mexico agreed months ago to restrict cross-border traffic to essential activity, but there has been little evidence Mexico has blocked anyone from entering. Other Mexican border cities have complained about people entering from U.S. cities that are suffering from virus outbreaks.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#frontiere#sante#circulationtransfrontaliere#crisesanitaire#politiquemigratoire

  • Covid-19 : « Les habits neufs de la mondialisation »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/22/covid-19-les-habits-neufs-de-la-mondialisation_6056951_3232.html

    Un mouvement inverse est en cours : la reconquête de la souveraineté économique dans certains secteurs, quitte à en assumer les surcoûts. Cette évolution ne mettra pas un terme à la mondialisation. Intimement liée à la technologie, l’internationalisation des échanges va se poursuivre. Mais elle sera peut-être plus régionale que globale. Peut-on parler d’une mondialisation de proximité ? Voilà dix ans déjà que Jean-Louis Guigou, le président de l’Ipemed (Institut de prospective économique du monde méditerranéen), parle de trois « zones d’influence privilégiée » appelées à former les grands espaces d’intégration économique de demain : le bloc américain ; les Asies ; enfin, un axe Europe-Afrique.
    Les deux premiers cités, observe Guigou, économiste et ancien haut fonctionnaire, sont dotés des instruments d’une telle évolution : centres de réflexion économiques communs ; banques régionales ad hoc ; organisations politiques multilatérales (qu’il s’agisse de l’Organisation des Etats américains ou de l’Association des nations d’Asie du sud-est).
    La guerre tarifaire que Donald Trump a déclarée à la Chine est un échec. Elle n’a produit aucune relocalisation aux Etats-Unis d’entreprises américaines installées en Chine. Elle n’a en rien amélioré le sort des travailleurs américains. En revanche, la renégociation par Trump du marché commun nord-américain (ex-Aléna, devenu AEUMC) entre le Canada, le Mexique et les Etats-Unis est un bon exemple des évolutions en cours de la mondialisation Elle protège cette zone : les biens y circulent libres de droits dès lors qu’ils sont largement fabriqués dans cet espace. Elle protège les travailleurs : dans l’automobile, un Mexicain ne peut gagner moins de 70 % de ce qu’il gagnerait à Detroit. L’intégration commerciale passe par l’harmonisation progressive des normes – salariales, environnementales et autres.
    Jean-Louis Guigou regarde ses cartes de géographie : « L’Afrique du Nord, ce devrait être le Mexique de l’Union européenne. » Le développement de demain, ce n’est pas l’échange d’hier (matières premières contre biens à forte plus-value), mais la coproduction. La Méditerranée, dit-il encore, « ce nest pas un obstacle, mais un trait d’union entre l’Europe et l’ensemble du continent africain ». Au « manque de vision, d’anticipation, de passion » qui caractériserait le Vieux Continent, Guigou oppose l’ambition d’une « Verticale Afrique-Méditerranée-Europe ».

    #Covid-19#migrant#migration#mondialisation#europe#afrique#mediterranee#sante#crisesanitaire#circulation#echange

  • Tests, quarantaines, frontières : Bruxelles veut mieux coordonner les réponses des Vingt-Sept à la pandémie
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/10/22/tests-quarantaines-frontieres-bruxelles-veut-mieux-coordonner-les-reponses-d

    Aujourd’hui, alors que le virus du Covid-19 fait de nouveau des ravages et que les mesures de restriction ont recommencé à se multiplier partout en Europe, le risque a resurgi de voir une nouvelle fois le Vieux Continent se fragmenter. A la fin de l’été, en tout cas, lorsque la propagation du virus s’est accélérée, les Etats membres ont d’abord agi en ordre dispersé, et la Commission européenne a mis du temps à reprendre l’initiative.
    Il a fallu attendre le 4 septembre pour qu’elle fasse des recommandations afin de « coordonner les mesures ayant une incidence sur la libre circulation », et le 13 octobre pour que les Vingt-sept les adoptent. « Au cours de ces derniers mois, de nombreux gouvernements ont introduit des restrictions de voyage. Cela a conduit à un véritable patchwork de mesures. Il est difficile de savoir où l’on peut voyager et quelles sont les règles à suivre pour s’y rendre et rentrer chez soi », résumait le 12 octobre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
    Lire aussi Les dirigeants européens mettent sur pied une conférence en ligne des donateurs contre le Covid-19

    La portée de ces recommandations reste limitée. Ne serait-ce que parce que ce texte n’a rien de contraignant, les Etats membres étant souverains en la matière. Mais aussi parce que son champ est réduit au minimum, ce qui n’a pas empêché certains Etats membres de ne pas l’adopter, parmi lesquels le Luxembourg et l’Autriche. Le document définit des critères communs d’avancée de la pandémie, une sorte de thermomètre donc, à partir desquels les différentes régions de l’Union européenne (UE) sont classées en zone rouge, pour les plus atteintes, orange dans les cas moins critiques et verte lorsque le virus s’y fait rare. Avec une règle corollaire : aucune restriction (quarantaine et/ou test) ne doit être imposée à un voyageur venant d’une zone verte, contrairement à ceux venant des autres zones. Dans ce cadre, aucun Etat membre ne doit refuser l’entrée sur son territoire de voyageurs venant d’un autre pays de l’Union, une consigne adressée tout particulièrement à la Hongrie qui s’est fermée et ne tolère que certains citoyens tchèques, polonais et slovaques.
    Conscients de leurs insuffisances, les chefs d’Etat et de gouvernement européens ont exprimé lors d’un conseil à Bruxelles le 15 octobre le besoin de davantage se coordonner. Par exemple, en donnant à la quarantaine la même définition, alors qu’aujourd’hui celle-ci peut durer, selon les Etats, sept, dix ou quatorze jours. Ou encore en pratiquant une reconnaissance mutuelle des tests de dépistage. Il a aussi été question de l’harmonisation des formulaires à remplir par les voyageurs.

    #Covid-19#migrant#migration#ue#circulation#sante#frontiere#territoire#zonerisque#depistage#quarantaine

  • Cuomo Lifts Some Lockdown Rules in N.Y.C. Hot Spots as Rates Drop - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/10/21/nyregion/nyc-reopening-restrictions.html

    Gov. Andrew M. Cuomo announced on Wednesday that some lockdowns in New York City neighborhoods with rising coronavirus cases would be eased, allowing the reopening of schools and businesses that had been shuttered.
    But stringent restrictions remained in place for other neighborhoods at the heart of the outbreaks in Brooklyn, as well as for several communities in Rockland and Orange Counties. Another neighborhood, Ozone Park in Queens, was added to the list requiring limitations on activity.
    It was an acknowledgment that while progress had been made during two weeks of lockdowns, targeted restrictions — which include attendance limitations at mass gatherings and houses of worship — remained necessary to keep isolated outbreaks from engulfing New York City, the former epicenter of the nation’s pandemic.
    The changes seemed bound to add more confusion over the tiered, three-color system of zoned restrictions, a classification that was additionally complicated on Wednesday when the governor unveiled a new “microcluster strategy.”
    It included a statewide system of four tiers, grouped by geographic regions and population. Each tier has its own benchmarks for rates of infection, which, along with other factors, will indicate when locations can enter and exit levels of restrictions.

    #Covid-19#migrant#migration#newyork#etatsunis#confinement#cluster#epicentre#retsrictionsanitaire#circulation

  • Coronavirus: China, Japan set to resume business travel; Manila cuts curfew hours | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/east-asia/article/3106223/coronavirus-china-japan-set-resume-business-travel-manila-cuts

    Japan and China are expected to agree as early as this month on resuming travel by both short- and long-term businesspeople between the two countries, Japanese government sources said on Tuesday.
    The nations are looking to revive their coronavirus-hit economies, the world’s second and third largest, through a restart of two-way business travel. Some 9.59 million people visited Japan from China in 2019, including around 370,000 for business, both the largest numbers among all countries and regions, according to the Japan National Tourism Organisation.

    #Covid-19#migrant#migration#japon#chine#sante#economie#business#circulation

  • India at heart of global efforts to produce Covid vaccine | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2020/oct/20/india-at-heart-of-global-efforts-to-produce-covid-vaccine
    https://i.guim.co.uk/img/media/a7616cb8e073c6996d51d879ed34a74eacbb3e8e/0_129_3500_2100/master/3500.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    India at heart of global efforts to produce Covid vaccine. Country plays central role in development, manufacture – and possible distribution – of potential vaccine. A research scientist works in a laboratory at the Serum Institute of India. As the largest global supplier of drugs and producer of 60% of the world’s vaccines, India has long been known as the “pharmacy of the world”.Now, as the frenzied hunt for a Covid-19 vaccine gathers momentum, the country is playing an increasingly strategic and central role in the development, manufacturing – and, crucially, possible future distribution – of several possible Covid shots. With more than 7.5 million cases and about 115,000 deaths, India is also one of the worst affected countries by the virus, second only to the US.
    A deal has already been struck for the Serum Institute of India, based in the city of Pune, to produce 1bn doses of the the Oxford/AstraZeneca vaccine, seen as the forerunner in the vaccine race. In anticipation of its success, it has already begun production of almost 2m samples of the vaccine and is carrying out phase 3 human clinical trials on thousands of patients spread across 15 Covid-19 hotspots in India. This week, the Serum Institute of India said it was confident the AstraZeneca vaccine would be ready by December and would be licensed for distribution in India by March.Adar Poonawalla, the CEO of the Serum institute of India, said he was “very optimistic” that more than one successful vaccine was imminent. “A lot of the data that I have seen off-the-record in a lot of these vaccines is very promising and more than three to four vaccines will be successful very soon in the next year,” said Poonawalla.The Serum Institute, which this week also began human trials on an intranasal Covid vaccine, is just one of the dozens of Indian companies in the running to produce the much-coveted vaccine, of which there are almost 200 different types being developed across the world.

    #Covid-19#migrant#migration#inde#sante#circulationtherapeutique#vaccin#medicament#economie#santeglobale

  • Après le virus, Wuhan revient doucement à la vie - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2020/10/19/apres-le-virus-wuhan-revient-doucement-a-la-vie_1802857

    Désormais tristement associée au Covid-19, la mégalopole tente d’attirer à nouveau les touristes chinois bloqués sur le territoire, notamment en rendant gratuits ses sites touristiques et en relâchant les contraintes sanitaires. Mais dans la ville d’où est parti le virus, le traumatisme reste profond.On entre à Wuhan comme dans un moulin. A l’aéroport international de Tianhe, deux gardes sont bien chargés de vérifier si les QR codes des passagers sont verts, la condition pour pouvoir passer, mais les hommes en uniforme semblent plus intéressés par leur propre smartphone que par celui des touristes qui se ruent de nouveau dans la capitale du Hubei, signe de la décontraction qui règne dans la mégalopole.Même relâchement dans les rues où 40 000 drapeaux chinois flottent dans le ciel en hommage aux 40 000 membres du personnel hospitalier qui ont afflué vers Wuhan au plus fort de l’épidémie cet hiver. Un fanion rouge et jaune est aussi accroché au rétroviseur d’un chauffeur de taxi, qui tombe le masque pour s’allumer une cigarette. « Vous êtes dans la ville la plus sûre du monde »

    #Covid-19#migrant#migration#chine#wuhan#sante#economie#circulation#tourisme

  • Hong Kong pushes health code to open up travel - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/10/hong-kong-pushes-health-code-to-open-up-travel

    The Hong Kong government is pushing hard for the launch of a health code system that will let people travel in the Greater Bay Area without being quarantined. Chief Executive Carrie Lam told local newspapers she had explained to the central government that it was hard for Hong Kong to have zero local cases though the city had been successful in identifying imported cases. Whenever Hong Kong managed to control its epidemic, it could reopen its border with mainland China under certain conditions, which include the launch of a health code system, the use of negative test certificates and a cap on the number of travellers, Lam said.
    If Hong Kong could reopen its border with Guangdong, it would not be far to resume travel between the territory and Macau, she said, adding that she was closely monitoring the number of local infections every day.According to the mainland’s standard, a low-risk region refers to a province or city that has not recorded any local case for 14 consecutive days. A single case can make a place become a medium-risk region. The Center for Health Protection said Monday that a total of 15 cases were recorded, including 14 imported cases and one local infection, within the 24 hours on Sunday. The local case could be linked to previous cases. It was the third day Hong Kong has recorded no local infection with no known source. Between Friday and Saturday, 21 cases were identified, comprising 19 imported cases and two local cases with known sources.
    Three in four Hong Kong people hoped that they could be allowed to visit Macau and mainland China freely with a health code system as early as possible, according to a survey conducted by Youth Vision, a pro-Beijing activist group, which interviewed 1,780 people between October 8 and 12 over the Internet.Ben Chan, an advisor of Youth Vision and a lawmaker of the Democratic Alliance for the Betterment of Hong Kong, said people who had to travel between Hong Kong and mainland due to medical or family reasons had been seriously affected by the border closure this year. Chan urged the Hong Kong government to speed up its discussions with the central government about the launch of a health code system for the Greater Bay Area region. Chan also said it would be more urgent to reopen Hong Kong’s border with Macau, rather than forming a “travel bubble” with Singapore, as many Hong Kong people’s relatives were living in the nearby special administrative region.According to the Hong Kong Tourism Board, the number of visitors to Hong Kong amounted to 9,132 in September, down 99.7% from the same period last year. Last week, the Hong Kong government announced that Singapore and the territory had agreed to set up an “air travel bubble” that would allow people to travel between the two places with negative test certificates. Meanwhile, Sophia Chan, the Secretary for Food and Health, said in a radio program on Sunday that the government was seeking legal advice about requiring those who have mild illness symptoms to have mandatory virus tests.

    #Covid-19#migrant#migration#singapour#chine#macau#frontiere#sante#circulation#bullevoyage#codesante#casimporte

  • Cathay Pacific ‘optimistically’ predicts flying less than a quarter of pre-coronavirus flights for next eight months, with hopes hingeing on vaccine | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/hong-kong/hong-kong-economy/article/3106091/cathay-pacific-optimistically-predicts-flying-less

    Cathay Pacific Airways has warned its business throughout 2021 will still be less than half of what it was before the coronavirus crisis, with much depending on the availability of a viable vaccine, underscoring the uphill recovery facing airlines.In its September business update released on Monday, the airline said the first half of next year would be by far the toughest, anticipating flying less than a quarter of the schedule it ran ahead of Covid-19 grinding global travel to a halt. The forecast also gave a hint into the company’s future staffing requirements next year and beyond.
    Ronald Lam Siu-por, the group’s chief customer and commercial officer, said the carrier’s 2021 outlook was “already the most optimistic that we can responsibly adopt at this moment”. “We assume we will be operating well below a quarter of pre-pandemic capacity in the first half of next year, but will see a recovery in the second half of the year – only assuming the vaccines currently under development prove to be effective and are widely adopted in our key markets by summer 2021.”

    #Covid-19#migrant#migration#sante#circulation#economie#crisesanitaire#vaccin

  • En Guyane, un couvre-feu évolutif efficace contre la première vague de l’épidémie de Covid-19
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/15/en-guyane-un-couvre-feu-evolutif-efficace-contre-la-premiere-vague-de-l-epid

    Territoire français amazonien peuplé de 283 500 habitants, la Guyane est sortie de l’état d’urgence sanitaire le 17 septembre par décret. On y recense jusqu’à présent plus de dix mille cas de coronavirus (dont près de 9 900 guérisons), 69 décès en milieu hospitalier, 14 patients hospitalisés et cinq en réanimation.D’après une étude mise en ligne le 12 octobre, qui associe notamment l’Institut Pasteur, Santé publique France, le Centre hospitalier de Cayenne, l’Université de Guyane et l’Agence régionale de santé, le couvre-feu a eu un impact significatif au plus fort de l’épidémie, en juin et juillet. « En deux ou trois semaines, il y a eu une baisse de plus de 30 % du taux de reproduction du virus. On est passé de 1,7 à 1,1 », observe le docteur Mathieu Nacher, professeur en épidémiologie au Centre hospitalier de Cayenne, l’un des coauteurs de l’étude
    « Les modèles montrent que les lits de réanimation occupés ont été divisés par trois ou quatre » en quelques semaines, précise-t-il. « Certains voulaient tout fermer ; d’autres étaient pour le contraire. On a choisi une voie médiane, qui a eu un impact », poursuit M. Nacher, qui a participé à la réflexion sur la gestion de la crise avec le professeur Félix Djossou, chef du service des maladies infectieuses au Centre hospitalier de Cayenne, également coauteur de l’étude. « La vague a été plus longue, mais moins haute que partout ailleurs, ce qui a permis à notre système de santé de faire face plus facilement, nous évitant d’être submergés », ajoute le professeur Djossou.« Le couvre-feu a été un mécanisme évolutif : on resserre quand l’épidémie est à son pic, et on desserre quand il y a moins de cas. Cela permet de ne pas étouffer totalement l’économie », argumente-t-il. L’étude aborde d’autres mesures : le confinement de 23 zones de cluster et le développement d’une grande capacité de test. La jeunesse de la population guyanaise – vingt-sept ans en moyenne – a contribué aussi à faire baisser le risque d’hospitalisation.L’analyse du cas guyanais révèle également la nécessité d’adapter les mesures à un territoire grand comme le Portugal, dont l’intérieur forestier n’est accessible qu’en pirogue ou en avion, avec un mode de vie différent du littoral. Ainsi, Camopi, commune amérindienne à la frontière avec le Brésil, a été reconfinée le 30 septembre pour deux semaines par le préfet, après une cinquantaine de cas en septembre sur 1 800 habitants. Les écoles et le collège de la commune ont été fermés.
    « Une atteinte à la liberté de travailler et de circuler »
    « C’est difficile de faire passer le message de rester en famille isolée à une population qui vit en communauté, où un foyer peut abriter deux à trois familles », souligne Laurent Yawalou, le maire de Camopi. « L’arrêté préfectoral qui couvre toute la Guyane n’est pas très relayé ici, car il n’y a pas de contrôle, et on ne circule quasiment pas la nuit, à part des chercheurs d’or clandestins », poursuit l’édile. Pour réduire le risque sanitaire, « nous avons demandé à la population de se confiner par famille dans leurs abattis – les zones agricoles traditionnelles », précise M. Yawalou.

    #Covid-19#migrant#migration#france#guyane#sante#couvrefeu#territoire#frontiere#circulation

  • Restrictions de voyage en Europe à cause du Covid-19 : 16 pays de l’UE, dont la France, en zone rouge
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/10/15/covid-19-londres-interdit-les-reunions-privees-le-parlement-europeen-annule-

    Plus de la moitié des pays de l’UE, ainsi que le Royaume-Uni, sont classés en rouge dans une nouvelle carte européenne sur les restrictions de voyage publiée jeudi par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Seuls trois pays de l’UE ou de l’Espace économique européen (Norvège, Finlande et Grèce) y sont majoritairement en vert, tandis que cinq pays (Italie, Chypre, Estonie, Lituanie et Lettonie) sont principalement en orange.Cinq pays (Allemagne, Autriche, Suède, Danemark et Islande) ne font toutefois pas l’objet de code couleur du fait d’un « manque de données sur les tests », pour une raison non précisée. L’ECDC n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat sur cette absence.
    Selon la recommandation de l’ECDC, contrairement à ceux qui viennent d’une zone verte, les voyageurs en provenance d’une zone orange et rouge (ou grise) peuvent se voir imposer à l’arrivée des mesures restrictives. Au total, 16 pays de l’UE, dont la France, l’Espagne, ou la Pologne, ainsi que le Royaume-Uni apparaissent en rouge.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#unioneuropeenne#grandebretagne#circulation#mesurerestrictve#mobilite#ECDC

  • Hong Kong to form ‘travel bubble’ with Singapore - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/10/hong-kong-to-form-travel-bubble-with-singapore

    Hong Kong and Singapore have agreed in principle to form an “air travel bubble,” which will let people who have tested negative for coronavirus travel between the cities without being quarantined.The agreement was reached between Edward Yau, Hong Kong’s Secretary for Commerce and Economic Development, and Ong Ye Kung, Singapore’s Transport Minister, in a videoconference on Wednesday. Travelers would have to take a Covid test recognised in each place before they could be exempted from quarantine, Yau said on Thursday. There would be no restriction on the purpose of the travel or itineraries but there were conditions. For example, “bubble” passengers would be required to take a designated flight and no transit passengers would be allowed on it, he said. The scheme could be adjusted or suspended at any time, depending on the epidemic situation in the two places, Yau said. The governments hoped the scheme could be launched within weeks.
    “I am pleased that both sides have agreed on the key features to underpin the expeditious conclusion of the air travel bubble between two major international aviation hubs in the world,” Yau said. “This is a milestone in our efforts to resume normalcy while fighting against the long-drawn battle of Covid-19.”
    Ong was quoted as saying in a press release issued by the Hong Kong government, “Both our cities have low incidence of Covid-19 cases and have put in place robust mechanisms to manage and control the virus. This has given us the confidence to mutually and progressively open our borders to each other.” “It is a safe, careful, but significant step forward to revive air travel, and provide a model for future collaboration with other parts of the world.”

    #Covid-19#migrant#migration#singapour#hongkong#circulation#sante#bullesecurite

  • Crise sanitaire : l’Italie en alerte et fière de résister au virus
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/09/crise-sanitaire-l-italie-en-alerte-et-fiere-de-resister-au-virus_6055408_324

    Angela Merkel semblait très préoccupée, lundi 28 septembre, lors de sa conférence de presse tenue à Berlin au sortir d’une réunion en ligne avec les dirigeants des Länder. Alors que l’épidémie due au coronavirus repartait de plus belle dans l’Europe entière, et que l’Allemagne observait les premiers signes d’un redémarrage de la contagion, la chancelière allemande a dissuadé ses concitoyens de se rendre dans les diverses zones à risque, qui se multipliaient en Europe. Avant d’ajouter : « On peut voyager en Allemagne, et on peut aller dans les zones non à risque d’Europe. En Italie, par exemple, ils agissent avec une grande prudence. » Ces quelques mots d’éloges ont aussitôt été repris à l’infini par les médias italiens. « Merkel conseille l’Italie pour les vacances », a ainsi titré immédiatement le Corriere della Sera, non sans une légère exagération – il aurait été plus juste de signaler qu’elle ne la déconseillait pas. Mais, pour le reste, l’hommage est sans ambiguïté : il a aussitôt été vu, en Italie, comme la preuve d’un basculement. Oublié ce terrible mois de mars 2020 où le système de santé lombard, dépassé par l’ampleur de la « vague », manquait de tout et a failli s’effondrer. Désormais, dans la lutte contre l’épidémie, l’Italie, premier pays à avoir dû l’affronter, fait partie des « bons élèves », de ceux que l’on cite en exemple pour ses bonnes pratiques publiques et le civisme des populations.

    #Covid-19#migrant#migration#italie#ue#frontiere#sante#circulation#restrictionsanitaire#civisme

  • Covid-19 : l’UE adopte des critères communs pour les restrictions de voyage, le transport aérien demande une deuxième tranche d’aides
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/13/coronavirus-adoption-de-criteres-communs-pour-les-restrictions-de-voyage-dan

    Les ministres des affaires européennes ont adopté, mardi 13 octobre, des critères communs pour les restrictions de voyage dans l’Union européenne (UE), pour tenter de mettre fin à la cacophonie engendrée par la pandémie de Covid-19, qui connaît une reprise inquiétante sur le continent. Plus de 6,5 millions de cas de Covid-19 et plus de 240 000 morts ont été signalés en Europe, selon des chiffres de l’Agence France-Presse. Le continent connaît un rebond de la propagation du nouveau coronavirus, que les pays tentent d’endiguer en durcissant à nouveau les mesures (restriction des contacts, fermetures des bars et/ou des restaurants, couvre-feu, confinements locaux…).
    L’OMS a par ailleurs annoncé que le taux d’infection au Covid-19 au sein du personnel soignant, dans un premier temps beaucoup plus élevé que celui de la population générale, est en baisse. Lors d’une réunion à Luxembourg, les ministres ont approuvé une recommandation – qui n’est pas contraignante – mettant en place une cartographie commune pour définir les zones à risque au sein de l’UE. Plusieurs Etats membres se sont toutefois abstenus.
    Le texte prévoit que le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ou ECDC, pour European Centre for Disease Prevention and Control en anglais) publie chaque semaine une carte de la situation de l’ensemble des pays de l’Union au niveau régional, avec un code couleurs commun en fonction du niveau de risque d’une zone : vert, orange, rouge.
    Ces zones sont définies en prenant en compte les critères du nombre de nouveaux cas notifiés pour 100 000 habitants au cours des quatorze derniers jours et du taux de positivité des tests. Une quatrième couleur (gris) est prévue pour les zones pour lesquelles il n’existe pas de données suffisantes ou lorsque le nombre de tests menés pour 100 000 habitants est jugé trop faible.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#sante#deplacement#circulation#frontiere#zonerisque#restrictionsanitaire

  • Virus cases exceed 7 million in India - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/10/virus-cases-exceed-7-million-in-india

    India’s coronavirus cases surged past seven million on Sunday, taking it ever closer to overtaking the United States as the world’s most infected country.Health ministry data showed a rise of almost 75,000 cases on Sunday, taking the total to 7.05 million, second only to the US which has recorded 7.67 million infections.Experts say that the true number may be much higher, with testing rates in the vast country of 1.3 billion people – home to some of the planet’s most crowded cities – much lower than in many other countries. This is borne out by a string of studies measuring antibodies to the virus among the Indian population that have indicated infection rates could be several times higher than officially recorded.
    India’s death toll of 108,334 as of Sunday is also lower than in the US and other countries with higher caseloads. The United States has recorded 214,000 deaths while Brazil, with two million fewer infections than India, has lost nearly 150,000 lives so far.Possible factors for this include India’s relatively young population, immunity thanks to other diseases, and under-reporting. The rise in infections in India comes as the government continues to lift restrictions to boost an economy battered by a severe lockdown imposed in March. On Thursday, cinemas are set to re-open – albeit at 50% capacity – and experts fear the upcoming festival season when large crowds gather for public celebrations will exacerbate the situation. Anticipating a fresh surge in cases, the government has issued strict guidelines and capped the number of revellers for the two main Hindu festivals of Dussehra on October 25 and Diwali next month. On Friday, Prime Minister Narendra Modi launched a mass awareness campaign, encouraging the public to wear masks, practise hand hygiene and maintain physical distance. “Our collective efforts have helped saved many lives. We have to continue the momentum and protect our citizens from the virus,” Modi tweeted. The virus initially hit major metropolises such as Mumbai and New Delhi, but has since spread to almost every corner of the huge country, including the remote Andaman and Nicobar islands. Recently, the daily number of new cases has fallen from a peak of almost 100,000 in mid-September to around 60,000-70,000.But Preeti Kumar of the Delhi-based Public Health Foundation of India said it was too early to assume India has passed the peak.

    #Covid-19#migrant#migration#inde#sante#circulation#urbain#insularite#religion#pelerinage#hindouisme

  • Vaccine diplomacy : China, Indonesia agree to cooperate in fight against Covid-19 | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/china/diplomacy/article/3104986/vaccine-diplomacy-china-indonesia-agree-cooperate-fight

    China and Indonesia have agreed to work more closely together to fight Covid-19 as Beijing on Friday sought to bolster ties with a regional neighbour through what some analysts are calling “vaccine diplomacy
    ”.Chinese Foreign Minister Wang Yi told visiting Indonesian special envoy Luhut Binsar Panjaitan at a meeting in Kunming, the capital of southwest China’s Yunnan province, that vaccine programmes could provide a new focus for relations between Beijing and Jakarta. “China is willing to work with Indonesia on vaccine research, production and distribution, and support exchanges of relevant departments and medical institutes to help ensure access to affordable vaccines across the region and around the world,” Wang said.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#indonesie#circulationtherapeutique#sante#recherche#vaccin

  • Covid: Australia in talks over quarantine-free travel - BBC News
    https://www.bbc.com/news/world-australia-54499478

    Australia’s government says it is in talks with several nations about quarantine-free travel, but warns that Europe and the US will not be on the list.The first agreement would be with New Zealand, Prime Minister Scott Morrison said.Other nations that could follow suit are Japan, Singapore, South Korea and Pacific Island nations.Australia closed its borders in March, early into the pandemic. To date, it has recorded 27,263 cases and 898 deaths. It has fared better than other nations but recently saw a second wave in the state of Victoria, forcing Melbourne and its surrounding areas into another lockdown. Infections have fallen dramatically since.
    From Friday, New Zealanders will be able to travel to some Australian states - New South Wales, Canberra and the Northern Territory - without having to quarantine. But they will have to quarantine in a hotel upon their return home.

    #Covid-19#migrant#migration#australie#nouvellezelande#japon#coreedusud#singapour#sante#confinement#frontiere#circulation

  • Trump’s Covid-19 antibody treatment was partly developed using Singaporean blood plasma | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/week-asia/health-environment/article/3104427/trumps-covid-19-antibody-treatment-was-partly

    Trump was discharged from hospital on Monday evening and in a video released shortly after he was ensconced in the White House said he was feeling better.Dr Jonathan Reiner, a professor of medicine at George Washington University, told CNN:“The president might be the only patient on the planet ever to receive this particular combination of medicines.”
    Indeed, REGN-COV2 has not received emergency use authorisation from the US Food and Drug Administration and the biotech firm said it had provided the drug in response to Trump’s doctors making a “compassionate use” request. Asian Science Magazine said convalescent plasma from patients who had recovered from Covid-19 could be used to prevent or treat the disease but even with the US Food and Drug Administration authorising the emergency use of convalescent plasma, the difficulty of obtaining sufficient blood from volunteers meant it was not possible to use it at a large scale.
    Instead, the Regeneron therapy clones antibodies from both “humanised” mice and recovered patients to produce a reliable source of monoclonal antibodies, reported the magazine.
    “While the humanised mice were based on a technology owned by Regeneron, the human plasma used was supplied through an agreement with Singapore’s National Centre for Infectious Diseases,” it added. Reports of antibody treatments in the works emerged in June, with most of them in labs across Asia, including Singapore, Japan, China and South Korea. Scientists explained that the treatment works by harvesting specific antibodies – produced by the body to fight off diseases when an individual catches a virus – to trigger other parts of the immune system to attack the cells containing the toxin.
    For Singapore, its defence research and development organisation DSO National Laboratories had announced in June that it had discovered five antibodies that could block the coronavirus and protect against key mutations, after scientists screened hundreds of thousands of cells that produce the antibodies.The country’s government-linked biomedical sciences institute A*Star is working with Japanese pharmaceutical company Chugai Group separately on similar treatments

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#trump#sante#traitement#circulationthérapeutique#asie#singapour#japon#chine#coreedusud

    • Trump traité avec le médicament expérimental de Regeneron, la biotech tout proche de son record en Bourse
      https://investir.lesechos.fr/actions/actualites/trump-traite-avec-le-medicament-experimental-de-regeneron-la-biote

      Regeneron ne pouvait pas espérer meilleure publicité. Donald Trump, hospitalisé depuis vendredi soir au centre médical militaire Walter Reed, le Val-de-Grâce américain, a reçu trois traitements différents contre le Covid-19, dont celui expérimental de la biotech américaine. Son nom de code ? REGN-COV2. Puisqu’il n’a pas encore été validé par l’autorité sanitaire américaine, il n’en a pas encore reçu un de plus commercial. Mais le feu vert de la Food and Drug Administration (#FDA) ne devrait plus tarder. En tout cas, c’est le pari que fait la Bourse.

      Les actions Regeneron gagnent presque 10% ce lundi, revenant à 7% de leur record historique du 20 juillet, quand elles avaient fait une poussée à presque 665 dollars, ce qui valorisait alors l’entreprise à plus de 70 milliards de dollars (60 milliards d’euros, soit autant que Schneider Electric ou Air Liquide). C’est une « question de jours » avant que la biotech ne reçoive l’Emergency Use Authorization ou, en français, l’autorisation d’utilisation d’urgence, croit-on au sein de la banque d’investissement SVB Leerink.

      « Validation ultime »

      Après avoir été prescrit au président des Etats-Unis, le cocktail d’anticorps développé par Regeneron, en phase 3 d’essais cliniques, a reçu la « validation ultime », estime l’analyste Geoffrey Porges. Pour lui, Donald Trump « était en plus mauvais état que ce qui a d’abord était suggéré », sinon comment expliquer qu’il ait reçu un traitement pour lequel « il y a zéro information sur le risque d’intéractions négatives » entre le REGN-COV2, le remdesivir de Gilead Science et la dexaméthasone. A la connaissance de Geoffrey Porges, personne d’autre n’a été traité avec la combinaison de ces trois médicaments.

      Covid-19 : quel est ce traitement expérimental administré à Donald Trump ?
      https://www.numerama.com/sciences/652936-regn-cov2-quel-est-ce-traitement-experimental-administre-a-donald-t

      Le médicament développé par Regeneron Pharmaceuticals est pourtant, déjà, l’un des plus prometteurs, ayant reçu 500 millions de dollars du gouvernement américain pour parfaire son produit, avant même que les tests cliniques soient terminés. Pour accélérer ce développement, Regeneron s’est associé à l’entreprise pharmaceutique suisse Roche, bien plus grosse, en août 2020.

      [...]

      COMMENT FONCTIONNE LE MÉDICAMENT DE REGENERON ?

      En théorie, le cocktail développé par Regeneron Pharmaceuticals parvient à neutraliser le virus dans un environnement de tubes de test. Il est composé d’un ensemble de clones d’anticorps créés contre le SARS-CoV-2, prélevés sur des humains ayant guéri du virus. La production de ces anticorps en dehors du corps humain passe par un clonage dans des cellules ovariennes de hamster chinois — un processus utilisé de longue date par la biologie médicale

      Une fois administré, le cocktail d’anticorps s’attaque à la surface de la protéine du coronavirus et tente de l’empêcher d’infecter d’autres cellules, comme le résume Science Mag. Il s’est donc montré extrêmement efficace pour aider les patients dans un groupe de test où leur charge virale était très élevée, mais leurs anticorps complètement absents. On parle donc de patients qui seraient tout juste contaminés par le coronavirus, pour lesquels on a amplifié la réponse immunitaire. Les tests n’ont pas permis de voir de grandes améliorations sur des patients un peu plus avancés, qui avaient déjà commencé à développer des anticorps.

    • Le médicament Covid utilisé pour traiter Trump a été testé sur des cellules fœtales
      https://www.fr24news.com/fr/a/2020/10/le-medicament-covid-utilise-pour-traiter-trump-a-ete-teste-sur-des-cellule

      Le président américain a vanté mercredi le traitement comme un « remède » contre le coronavirus. Mais son administration a réduit le financement du type de recherche qui a permis de tester le traitement par anticorps, une décision qui a été saluée par les militants pro-vie mais largement condamnée par les chercheurs scientifiques.

      Regeneron a déclaré jeudi : « Nous avons utilisé la lignée cellulaire HEK293T pour tester la capacité de nos anticorps à neutraliser le virus SARS-COV-2. »

      Il a ajouté : « HEK293T n’a pas été utilisé d’une autre manière et le tissu fœtal n’a pas été utilisé dans cette recherche. Nous n’avons pas utilisé de cellules souches humaines ou de cellules souches embryonnaires humaines dans le développement de REGN-COV2. »
      [...]

      L’année dernière, le ministère de la Santé a décidé de restreindre le financement fédéral des études utilisant des tissus fœtaux, affirmant que toute recherche de ce type devrait être approuvée par un comité d’éthique avant de recevoir des fonds du gouvernement.

      Le département a déclaré à l’époque : « La promotion de la dignité de la vie humaine de la conception à la mort naturelle est l’une des toutes premières priorités de l’administration du président Trump. »

      Le changement de politique de l’année dernière n’aurait limité aucune recherche de Regeneron, car une exception a été accordée pour les travaux reposant sur des cellules prélevées sur des fœtus dans le passé.

      Un responsable de l’administration a déclaré : « Un produit fabriqué à partir de lignées cellulaires existantes qui existaient avant le 5 juin 2019 n’impliquerait pas la politique de l’administration sur l’utilisation de tissu foetal humain issu d’avortements électifs. »

      En août, le conseil a rejeté 13 des 14 propositions qui incluaient des tissus fœtaux, approuvant celle où le tissu avait déjà été acquis et qu’il ne serait plus nécessaire de compléter la recherche.

  • Niger : le gouvernement maintient la fermeture des frontières
    https://www.afrik.com/niger-le-gouvernement-maintient-la-fermeture-des-frontieres

    Suite à la reconduction de l’Etat d’urgence sanitaire relatif à la pandémie du Covid-19, la fermeture des frontières sera observée. La décision a été prise au cours du dernier Conseil des ministres en date du 2 octobre 2020.
    Plus tôt en début d’année, et précisément le 17 mars 2020, le Niger avait pris la décision de fermer ses frontières qu’elles soient aériennes ou terrestres. Cette stratégie devait permettre de réduire la probabilité d’importation des nouveaux cas de Coronavirus sur le territoire. La réouverture des frontières aériennes a été observée le 1er août 2020.
    Malheureusement, force est de constater que deux mois plus tard, celles terrestres sont toujours closes. Les Nigériens, dans la globalité, souffrent des répercussions économiques d’un tel fait, d’autant plus que cela limite la libre circulation des populations des régions frontalières. Les petits commerces en pâtissent grandement. Selon quelques analystes, le Niger n’a pas les ressources financières et humaines pour s’assurer du respect du protocole sanitaire au niveau des frontières terrestres comme c’est le cas dans les aéroports. D’autres se disent que la faute n’est pas à l’Etat, mais que le manque de moyen des populations ne leur permet pas de respecter les contraintes relatives à ce protocole sanitaire. Une grande partie de la population nigérienne qui vit déjà sous le seuil de pauvreté, n’a d’autres choix que d’emprunter des voies clandestines de contournement pour traverser la frontière.Cela leur permet de mener leurs activités économiques ou de se rapprocher de leurs familles. Il faut souligner que cela n’est pas sans risque, car à cette date, le bilan de la pandémie au Niger est de 1 197 cas pour 69 décès.

    #Covid-19#migration#migrant#niger#sante#frontiere#protocolesanitaire#pauvrete#economie#circulation

  • Enhanced Solidarity Critical as COVID-19 Spreads in World’s Most Vulnerable Communities | International Organization for Migration
    https://www.iom.int/news/enhanced-solidarity-critical-covid-19-spreads-worlds-most-vulnerable-communitie

    Geneva – Eight months from the onset of the COVID-19 outbreak, the International Organization for Migration (IOM) is calling on the international community to accelerate support for efforts to mitigate and combat the illness’s impact on migrants, displaced persons and returnees worldwide.
    The Organization’s newly revised Global Strategic Preparedness and Response Plan (SPRP) requires USD 618 million to cover the health, humanitarian and socio-economic needs of millions of people in 140 countries. “The impact of the COVID-19 emergency on global health and mobility is unprecedented in size and scope,” said IOM’s Director General, António Vitorino. “As the disease continues to spread to some of the world’s most vulnerable populations, IOM requires increased support to guarantee their access to life-saving health and other services, to ensure they are not left further behind in the global response to the pandemic,” he added.
    In the last eight months since the start of the COVID-19 outbreak, the International Organization for Migration has:
    –Reached more than 3.5 million people through awareness-raising campaigns on health and hygiene practices; protection concerns; stigmatization and mental health;
    –Assisted more than 225,000 people with mental health and psychosocial support in over 35 countries;
    –Delivered livelihood support to over 430,000 vulnerable persons in more than 40 countries;
    –Conducted more than six million COVID-19 health screenings for travellers in South Sudan and the Democratic Republic of the Congo alone;
    –Procured and delivered personal protective equipment, clinical care and diagnostics equipment and relief Items to 10 countries;
    – Conducted baseline assessments at over 3,000 points of entry (airports, water ports and land border crossings) to support the enhancement of disease surveillance and effective preparedness and response efforts;
    –Supported COVID-19 testing capacity in over 20 countries, and deployed over 120 health staff to strengthen national capacities, in particular in Africa and Asia;
    –Conducted webinars for more than 1,200 staff in 134 countries on how to adapt operations in camp settings to mitigate the spread of the disease; and
    –Played a technical leadership role in 58 COVID-19 specific coordination gatherings and in 34 regional and national task forces and other coordination mechanisms on points of entry.
    Since the COVID-19 outbreak began, over 27 million confirmed cases and over 900,000 deaths have been reported in more than 200 countries (10 September). The steady increase in reported COVID-19 cases continues to put pressure on health, social and economic systems. Global mobility has come to a near standstill with travel restrictions, including border closures and air travel suspensions. As of 1 September, a total of 219countries, territories, or areas had issued more than 86,700travel restrictions to contain and reduce the spread of COVID-19.

    #Covid-19#migration#migrant#globalmobility#sante#refugie#camp#frontiere#pandemie#circulation

  • Covid-19 : en Inde, les scientifiques dénoncent les « spéculations » sur l’immunité collective
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/09/28/covid-19-en-inde-les-scientifiques-denoncent-les-speculations-autour-de-l-im

    dès le mois de juillet, plus de la moitié des Indiens résidant dans les « slums » surpeuplés, où certains prédisaient une hécatombe, avait déjà rencontré le coronavirus responsable du Covid-19, sans développer la maladie pour la plupart d’entre eux. Le TIFR estime que Bombay s’achemine vers l’immunité collective, car d’ici à décembre 2020 ou janvier 2021, « 75 % des gens des bidonvilles et 50 % des autres » devraient avoir développé des anticorps. NITI Aayog, de son côté, s’attend à ce que « 80 à 85 % » de la population indienne soient contaminés à terme, si les gestes barrières ne sont pas respectés. Parmi les hypothèses avancées pour expliquer la très grande proportion de cas asymptomatiques constatée sur le terrain, les experts évoquent la jeunesse (plus de deux Indiens sur trois ont moins de 35 ans) et la grande résistance aux virus en général, du fait des conditions sanitaires souvent déplorables qui règnent dans le pays.(...)Le jeune trentenaire vit à Dharavi, l’un des plus grands bidonvilles d’Asie avec un million d’habitants en temps ordinaire, 700 000 en ce moment, du fait du retour des travailleurs journaliers dans leur village natal. Seuls 3 123 cas positifs y ont été détectés en tout et pour tout, d’après le dernier pointage réalisé le 26 septembre, tandis que le recensement des morts s’établit à 281 morts – dont plus de la moitié au mois de mai.
    « C’est pure spéculation que de prétendre à l’immunité collective, d’autant qu’en Inde le niveau de transparence des données est sujet à caution. Même si la réponse immunitaire des Indiens au coronavirus semble plus élevée qu’ailleurs, le concept est très suspect et n’a aucune valeur scientifique réelle, puisqu’on ignore à partir de quel seuil l’immunité collective serait atteinte, ni combien de temps dure l’immunité une fois que l’on a guéri », met en garde Prabhat Jha, épidémiologiste d’origine indienne à l’université de Toronto.

    Ancien professeur au National Institute of Immunology de Delhi, Satyajit Rath précise quant à lui que la détection d’anticorps n’est pas un gage d’immunité : « Elle indique simplement que le patient a été précédemment exposé au virus et donne une indication, si elle est répétée, sur la vitesse de propagation de l’épidémie. » En réalité, ajoute-t-il, l’immunité collective « n’est pas un niveau à partir duquel le virus cesse de se propager, mais le niveau qui sera constaté le jour où il aura cessé de se répandre ». Elle relève donc d’une observation « a posteriori » et ne doit pas être considérée comme un outil prédictif.

    A Delhi et Pune aussi, le sujet intéresse les chercheurs. En juillet et en août, l’Indian Council of Medical Research (ICMR) et le National Centre for Disease Control (NCDC) ont conduit des campagnes de tests sérologiques dont les résultats, là encore, ont de quoi surprendre. En plein cœur de l’été, il ressort que 29 % des habitants de la capitale et 50 % de ceux de la ville industrielle du Maharashtra, l’une des plus touchées par le Covid-19, avaient des anticorps.En se basant sur les résultats d’une autre étude sérologique de l’ICMR menée partout en Inde, entre le 11 mai et le 4 juin 2020, Geevan Pappachan, chercheur au Centre for Socio-Economic and Environmental Studies de Cochin, calcule que 60 % des Indiens seraient contaminés d’ici à la mi-février 2021, 70 % à la mi-mars et 80 % début avril. Des scores qui le laissent « très sceptique, compte tenu du manque de transparence des travaux de l’ICMR ».Dimanche, le ministre indien de la santé, Harsh Vardhan, a mis en garde ses compatriotes, en rappelant que l’immunité collective était « loin d’être atteinte ». « Si les gens n’ayant pas encore rencontré le SARS-CoV-2 étaient protégés, on n’enregistrerait pas, à Pune et Bombay, autant de nouveaux cas chaque jour, comme actuellement. En outre, personne n’est sûr de rien concernant le risque de réinfection », pointe Srinath Reddy, président de la Public Health Foundation of India. S’ajoute à cela le fait que les tests sérologiques détectent « environ 10 % de faux positifs, parce que certains individus développent des anticorps contre d’autres coronavirus que celui qui déclenche le Covid-19 ». Enfin, soulignent les scientifiques, la contagion risque de s’envoler à nouveau, dès que les mesures de confinement seront entièrement levées et que les Indiens recommenceront à voyager.

    #Covid-19#migrant#migration#inde#migrationinterne#sante#circulation#immunitecollective#religion#bidonville#test#reinfection

  • Coronavirus: 178,000 people given the all-clear in mass test sparked by asymptomatic port workers | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/china/society/article/3103171/coronavirus-178000-people-given-all-clear-mass-test-sparked

    The programme was initiated after two male workers at Qingdao port tested positive for Covid-19 in a routine test arranged by their company on Thursday. Neither of the men – identified only as Dong, 40, and Chen, 45 – had shown any symptoms of the disease but were now in quarantine in hospital and receiving treatment, the health authority said. They had both tested negative in a routine nucleic acid test on September 8, but the positive results came after they had worked a night shift unpacking frozen food.As of 8am Saturday, 209 of the pair’s close contacts had been traced and tested for the coronavirus. All of them returned negative results but would still undergo a period of quarantine, the authority said.A further 232 people known to be close contacts of the 209 had also been identified and quarantined, it said. As well as people, about 21,000 frozen products and environmental samples collected from two Russian ships at the port were also tested for the coronavirus, and 51 positive results were returned.
    All of the affected items and others from the same batches had been isolated and not been released onto the market, the health authority said.
    As a result of the positive results, China would not accept import declarations from the two ships for a period of four weeks, the General Administration of Customs said on Saturday. Pets may be more susceptible to Covid-19 than first thought, study says. The customs authority last week suspended seafood imports from two firms – one from Brazil, the other from Indonesia – for a week after their fish products tested positive for the coronavirus.More than 12,000 workers at Qingdao Port, China’s second-largest for foreign trade, had been tested for the coronavirus since Thursday and more tests would follow, the health authority said.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#sante#port#circulation#travailleur#russie#indonésie#bresil#test#quarantaine

    • As well as people, about 21,000 frozen products and environmental samples collected from two Russian ships at the port were also tested for the coronavirus, and 51 positive results were returned.
      […]
      The customs authority last week suspended seafood imports from two firms – one from Brazil, the other from Indonesia – for a week after their fish products tested positive for the coronavirus.

  • Coronavirus : en Tunisie, une centaine de travailleurs confinés dans une usine de masques
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/09/24/coronavirus-en-tunisie-une-centaine-de-travailleurs-confines-dans-une-usine-

    A leur poste de travail, musique mezoued en fond sonore, des ouvrières assemblent sans relâche les élastiques et la toile bleue des masques jetables que tous les Tunisiens ont déjà pu acheter en pharmacie pour se protéger de l’épidémie de Covid-19. Elles en produisent jusqu’à 100 000 par jour. « Nous avons été réquisitionnés pour fournir l’armée au début de la pandémie. C’est pour ça que nous avons fait le choix du confinement. Il ne fallait prendre aucun risque », explique Mohamed Alouini.A l’origine, les produits phares de Consomed sont plutôt des équipements médicaux tels que les trousses chirurgicales ou les housses à usage unique pour les hôpitaux. Mais le masque s’est rapidement imposé comme une nouvelle priorité. Le frère de Mohamed Alouini, Hamza, se souvient du salon de l’Arab Health Medical Exhibition de Dubaï, en janvier, quand des clients peu communs ont commencé à le démarcher : « Un premier Chinois est venu me demander si je faisais des masques. J’ai cru que c’était une blague, jusqu’à ce que ce que deux, trois, quatre Chinois viennent me demander la même chose. » Hamza Alouini entend finalement parler de ce mystérieux virus apparu à Wuhan, en Chine. Très vite, il réfléchit à une stratégie pour produire davantage de ce produit soudainement très convoité. Reste alors le plus difficile : convaincre les employés, à l’époque tous effrayés par la propagation du coronavirus dans le monde, d’accepter de rester à l’usine pour éviter le risque de fermeture en cas de contamination. Sonia Chaarabi, 32 ans, cheffe de zone originaire de Hajeb El Ayoun, à 60 km de Kairouan, se souvient des premiers jours. Jeune mariée, elle a dû faire des compromis entre sa vie de famille et l’usine. « Nous n’avions aucune relation avec l’extérieur et il fallait beaucoup travailler pour répondre à la demande. C’était un effort collectif », raconte-t-elle.

    #Covid-19#migrant#migration#tunisie#sante#economie#dubai#chine#circulationthérapeutique#masque

  • issue_brief_cross-border-mobility_summary.pdf
    https://www.iom.int/sites/default/files/documents/issue_brief_cross-border-mobility_summary.pdf

    The dramatic impacts of the COVID-19 pandemic have further embedded public health concerns in questions of migration and mobility at large, revealing the critical need to rethink policies and practices. •International human mobility has been drastically reduced, with border closures and travel restrictions of unprecedented scale.With a few exceptions, almost all countries have restricted international mobility. As they contemplate removing internal restrictions and reopening borders, states are confronted with a high level of uncertainty and one common challenge: how to resume cross-border mobility while safeguarding global public health? •Given this high level of uncertainty, a range of flexible and innovative public health solutions will need to be implemented at the border, which will need to be adjusted by governments at national and regional levels based on existing and emerging evidence about the pandemic, as well as their ongoing effectiveness. •For governments contemplating selective reopening based on diverse criteria such as infection rates, geographical proximity, regional integration agreements, and high value trade and mobility corridors, they will also need to take into account the measures and capacities in partner countries to manage additional risk. No country can be left behind in the effort to integrate public health concerns into humanmobilityat the border, and beyond.

    #Covid-19#migration#migrant#OIM#sante#frontiere#circulation