• Covid-19 : confinement prolongé pour deux semaines en Nouvelle-Calédonie
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/10/01/covid-19-confinement-prolonge-pour-deux-semaines-en-nouvelle-caledonie_60966

    Covid-19 : confinement prolongé pour deux semaines en Nouvelle-Calédonie. Longtemps épargné par l’épidémie, l’archipel est durement touché par le variant Delta, qui a fait près de 130 morts en trois semaines.
    Le confinement, en vigueur depuis le 7 septembre en Nouvelle-Calédonie, est prolongé de deux semaines, en raison d’une circulation « encore trop élevée » du coronavirus, a annoncé vendredi 1er octobre le président du gouvernement local. Louis Mapou, indépendantiste, a précisé que, jusqu’au 10 octobre inclus, l’actuel confinement strict – fermeture des écoles et des commerces non essentiels, couvre-feu de 21 heures à 5 heures, déplacements soumis à une attestation – serait maintenu. Ensuite, « si les indicateurs évoluent favorablement, des adaptations pour une reprise progressive de l’économie » seront appliquées jusqu’au 17 octobre avant une probable mise en place du passe sanitaire.
    Pendant plus de dix-huit mois, la Nouvelle-Calédonie a pu se targuer d’être une des rares terres de la planète épargnée par la pandémie de Covid-19. Cet apanage s’est effondré le 6 septembre, avec la détection de trois cas locaux du variant Delta, dont la contagiosité a eu raison de l’étanchéité du sas sanitaire aux frontières. Depuis, l’épidémie flambe. Dix personnes ont succombé à la maladie au cours des dernières vingt-quatre heures, portant à 129 le nombre total de morts depuis le début de la crise liée au variant Delta.« Quatre-vingt-seize pour cent des morts étaient non vaccinés, leur moyenne d’âge est de 71 ans et le plus jeune avait 40 ans ; 56 % sont des Kanak, 22 % des Wallisiens et Futuniens et 22 % sont issus des autres communautés », a précisé M. Mapou. Grâce au confinement, le taux d’incidence du virus, qui atteignait 1 200 pour 100 000 habitants il y a dix jours s’établit actuellement à 588, mais la crise « va encore durer de longues semaines », a averti le chef de l’exécutif collégial.En tout, 7 619 personnes ont été jusqu’à présent contaminées et 4 300 d’entre elles ont guéri.
    Alors que près de 300 patients sont hospitalisés, dont 56 en réanimation, le centre hospitalier territorial est saturé et son personnel mis à rude épreuve. A cet égard, M. Mapou a rendu hommage aux soignants et aux « moyens colossaux mobilisés par l’Etat ». Patrice Faure, haut-commissaire de la République, a annoncé qu’un « deuxième contingent de 103 soignants » de la réserve sanitaire arriverait la semaine prochaine en provenance de l’Hexagone et s’ajouterait aux 174 personnels déjà dépêchés dans l’archipel. « La solidarité nationale durera autant que nécessaire », a-t-il affirmé.Les deux responsables ont une nouvelle fois exhorté la population à se faire vacciner, dans les nombreux centres ouverts à travers le territoire. Actuellement, 34 % de la population dispose d’un schéma vaccinal complet et environ 65 % a reçu au moins une dose.

    #Covid-19#migrant#migration#france#nouvellecaledonie#sante#reservesanitaire#circulationtherapeutique#personnelmedical#variant#crisesanitaire

  • Covid-19 : près de 400 soignants arrivent en renfort aux Antilles, la Polynésie durcit son confinement
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/21/covid-pres-de-400-soignants-arrivent-en-renfort-a-la-guadeloupe-et-a-la-mart

    Covid-19 : près de 400 soignants arrivent en renfort aux Antilles, la Polynésie durcit son confinement. « La situation est extrêmement tendue » dans les Antilles, où des patients sont évacués en avion vers la métropole. La Polynésie ferme aussi ses écoles.
    Tous volontaires, jeunes pour la plupart, parfois prévenus à la dernière minute, plus de 400 professionnels de santé se sont envolés vendredi 20 août pour les Antilles pour prêter main-forte aux hôpitaux martiniquais et guadeloupéens, débordés par le Covid-19. Ils répondent à l’appel lancé le 8 août par le ministre de la santé, Olivier Véran, pour soulager les hôpitaux sous très haute tension. A l’aéroport parisien d’Orly, 270 soignants ont pris place à bord d’un vol Air France à destination de Point-à-Pitre, venus de toutes les régions métropolitaines « qui ne sont pas en tension » hospitalière. S’y ajoutaient 60 pompiers de Paris et une cinquantaine de passagers rentrant ou se rendant à la Guadeloupe malgré le confinement.
    Un autre vol, affrété par Corsair, est parti dans l’après-midi à destination de la Martinique, avec environ 150 soignants, dépêchés en renfort ou pour relever les premiers volontaires déjà sur place. En effet, 240 professionnels sont partis le 10 août, puis environ 120 mardi. Des tonnes de matériel médical, notamment des extracteurs d’oxygène permettant à certains malades d’être traités chez eux plutôt qu’à l’hôpital, sont convoyées aux Antilles et des évacuations sanitaires opérées vers la métropole. Pour désengorger les hôpitaux, certains patients non atteints du Covid sont également acheminés en métropole sur des vols réguliers : quatre de Pointe-à-Pitre et trois de Fort-de-France depuis le début de la semaine, selon un porte-parole d’Air France. Le variant Delta, combiné à une couverture vaccinale limitée (20 % de la population complètement vaccinée, contre 60 % au niveau national), a plongé les deux départements antillais dans une situation critique. Plus de 40 % des morts français du Covid-19 ces dernières vingt-quatre heures, soit 53 décès sur 127, provenaient de Guadeloupe ou de Martinique.

    #Covid-19#migration#migrant#france#martinique#guadeloupe#sante#outremer#systemesante#circulationtherapeutique#evacuationsanitaire#personnelsoignant#metropole

  • Variant Delta du Covid-19 : en Polynésie française, les soignants contraints de pratiquer une « médecine de guerre »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/22/variant-delta-en-polynesie-francaise-les-soignants-contraints-de-pratiquer-u

    Variant Delta du Covid-19 : en Polynésie française, les soignants contraints de pratiquer une « médecine de guerre » Avec un taux d’incidence supérieur à 2 800 cas pour 100 000 habitants, la Polynésie française est le territoire des outre-mer le plus touché par le Covid-19. Au centre hospitalier de Tahiti, les médecins se voient contraints de trier les patients.

    En un mois, la Polynésie est passée de quelques dizaines de cas à près de 8 000, pour une population de 280 000 habitants. Et surtout, la diffusion du variant Delta, avec un taux d’incidence de près de 2 800 cas pour 100 000 habitants, a fait monter les hospitalisations en flèche : aucune à la mi-juillet, contre 329 le samedi 21 août dans l’ensemble de la Polynésie, dont 40 en réanimation.(...°
    Mais il manque aussi des soignants. Quinze infirmiers de la réserve sanitaire sont arrivés de métropole il y a une semaine, et huit volontaires de Nouvelle-Calédonie jeudi. C’est encore trop peu, d’autant que la plupart ne sont pas spécialisés en réanimation, le service qui en a le plus besoin. Le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, a lancé un nouvel appel à la France pour obtenir d’autres renforts. Le ministère de la santé a annoncé, samedi, que sept infirmières et infirmiers et trois médecins anesthésistes-réanimateurs rejoindraient Papeete mercredi 25 août. Des renforts jugés encore insuffisants. La dispersion des îles et atolls sur une surface grande comme l’Europe rend, par ailleurs, les évacuations sanitaires vers l’hôpital longues et complexes. « Il y a beaucoup de décès avant qu’on arrive dans les îles », déplore le docteur Vincent Simon, chef du SAMU. Il reçoit plus de 400 appels par jour, contre 150 à 200 en temps normal.

    #Covid-19#migrant#migration#france#polynesie#outremer#sante#circulationtherapeutique#personnelsoignant#systemesante#variant#reservesanitaire

  • Covid-19 : des renforts de soignants et un pont aérien pour soulager les hôpitaux saturés à la Guadeloupe et à la Martinique
    https://www.lemonde.fr/sante/article/2021/08/19/covid-19-la-guadeloupe-et-la-martinique-vont-recevoir-de-nouveaux-renforts-d

    Covid-19 : des renforts de soignants et un pont aérien pour soulager les hôpitaux saturés à la Guadeloupe et à la Martinique. Des personnels de métropole arriveront vendredi pour soulager les hôpitaux antillais, d’où une dizaine de malades devraient être évacués vers la métropole.
    L’épidémie ne faiblit pas aux Antilles. De nouveaux renforts de soignants vont être envoyés, vendredi 20 août, à la Guadeloupe et à la Martinique, d’où une dizaine de malades devraient être évacués vers la métropole dans les prochains jours, a annoncé mercredi 18 août le ministère de la santé à l’Agence France-Presse (AFP). Plus de 300 professionnels de santé vont s’envoler de l’aéroport parisien d’Orly vendredi après-midi à destination de la Martinique et de la Guadeloupe, dont les hôpitaux sont saturés par les cas de Covid-19. Les soignants viendront « en soutien » des équipes « déjà sur place », selon un communiqué du ministère de la santé. Ils doivent assurer « la relève » des 240 médecins, infirmiers et aides-soignants arrivés la semaine dernière.
    Au Centre hospitalier universitaire de Guadeloupe, 40 % des lits sont désormais occupés par des patients Covid-19, et la morgue est saturée, a expliqué mercredi Gérard Cotellon, le directeur général du CHU à l’AFP. Les 46 lits de réanimation ouverts sont occupés et les urgences enregistrent jusqu’à 80 passages par jour, pour le Covid uniquement. « Tout le monde fait du Covid, même ceux dont la spécialité est loin de ce type de pathologie », a insisté M. Cotellon. De nouvelles évacuations sanitaires vers la métropole sont « en cours d’organisation pour la fin de semaine ou le tout début de semaine prochaine », afin de désengorger les services de réanimation de Pointe-à-Pitre et Fort-de-France. Le ministère envisage le transfert de huit malades par gros-porteur dans le cadre de l’opération « Hippocampe », ainsi que de trois autres patients en jet Falcon, dont « les dates et îles de départ sont en cours de calage ». Entre le 9 et le 15 août, la Guadeloupe a enregistré 7 276 nouveaux cas. Côté vaccination, 32 % des Guadeloupéens de plus de 18 ans ont reçu une première injection, quand seulement 20,9 % ont un parcours vaccinal complet.

    #Covid-19#migrant#migration#france#metropole#outremer#guadeloupe#martinique#circulationtherapeutique#evacuationsanitaire#personnelsoignant#malade

  • Covid-19 : situation « extrêmement grave » aux Antilles, nouveau couvre-feu en Polynésie
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/10/covid-19-les-touristes-invites-a-quitter-la-martinique-en-deuxieme-phase-de-

    Covid-19 : situation « extrêmement grave » aux Antilles, nouveau couvre-feu en Polynésie
    La quatrième vague de Covid-19 continue de progresser en France, frappant particulièrement les territoires d’outre-mer. Selon les chiffres publiés par Santé publique France, lundi 10 août, le nombre de patients en soins critiques est désormais de 1 667 (111 de plus que la veille), contre 1 232 il y a une semaine. Les hôpitaux accueillaient, lundi, plus de 9 000 personnes atteintes du Covid-19, dont plus de 800 ont été admises au cours des dernières vingt-quatre heures – un chiffre qui n’avait pas été atteint depuis le 27 juin.
    La crise sanitaire est « extrêmement grave » aux Antilles avec des taux d’incidence « jamais connus » en France, a affirmé le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, avant de se rendre sur place, mardi. « Ce sont des taux d’incidence que l’on n’a jamais connus dans ces territoires, mais aussi dans tous les territoires de la République confondus », a alerté le ministre. « Il tombe sous le sens que nous allons devoir évidemment durcir les mesures de freinage tant il y a urgence », a-t-il estimé au sujet de la Guadeloupe.
    Dans ce territoire déjà soumis à un nouveau confinement, pour l’heure moins strict que celui de la Martinique, les chiffres augmentent aussi : du 2 au 8 août, le taux d’incidence atteignait 1 769 pour 100 000 habitants, contre 876 la semaine précédente ; on recensait 6 669 cas, dont 2 500 environ durant le seul dernier week-end.
    M. Lecornu et le ministre de la santé, Olivier Véran, se rendront ensuite à la Martinique, jeudi, où la situation a été qualifiée d’« extrêmement préoccupante » par l’agence régionale de santé. Au total, 240 soignants, répartis dans deux avions (un pour la Guadeloupe, un pour la Martinique), doivent s’envoler de Paris, mardi, pour une mission d’appui de quinze jours dans les Antilles. Face à l’afflux de patients, les deux îles ont procédé, au début d’août, aux premières évacuations de patients vers des hôpitaux de la métropole.

    #Covid-19#migrant#migration#france#metropole#guadeloupe#martinique#sante#personnelsoignant#circulationtherapeutique#systemesante#tauxincidence

  • L’Algérie durcit sévèrement les mesures anti-Covid pour enrayer la reprise de la pandémie
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/07/26/l-algerie-durcit-severement-les-mesures-anti-covid-pour-enrayer-la-reprise-d

    L’Algérie durcit sévèrement les mesures anti-Covid pour enrayer la reprise de la pandémie
    En Algérie, les autorités ont sévèrement durci dimanche 25 juillet les mesures de lutte anti-Covid et promis d’accélérer le taux de vaccination face à la recrudescence des contaminations provoquée par la propagation rapide du variant Delta. Salles de sport, maisons des jeunes, centres culturels, espaces récréatifs et surtout les plages seront fermés dans les 35 préfectures concernées. Cafés et restaurants ne pourront plus servir à table et devront se limiter uniquement à la vente à emporter. Enfin, les transports urbains publics et privés seront suspendus durant les week-ends sur l’ensemble du territoire.
    Le président Abdelmadjid Tebboune a préconisé « l’augmentation du taux de vaccination dans les wilayas à forte densité démographique, étant les premiers foyers de contamination », précise le communiqué. Il a enjoint au gouvernement de parvenir à « l’objectif immédiat de vacciner 2,5 millions de personnes à Alger et 50 % des populations des wilayas d’Oran, Constantine, Sétif et Ouargla », les régions les plus touchées.
    L’Algérie a reçu à ce jour 7,7 millions de doses de vaccins – russe (Spoutnik V), suédo-britannique (AstraZeneca) et chinois (Sinovac et Sinopharm) – pour une population de 44 millions d’habitants.Les épidémiologistes estiment qu’il faudrait vacciner au moins 20 millions d’Algériens pour arriver à l’immunité collective. Selon le ministère de l’industrie pharmaceutique, l’Algérie devrait commencer à produire localement le vaccin chinois Sinovac. Des experts chinois sont arrivés vendredi afin d’inspecter les équipements et les matériels destinés à la production du Sinovac dans une usine du groupe pharmaceutique étatique Saidal, à Constantine (nord-est). Il y a quelques mois, Alger avait annoncé que le vaccin russe Spoutnik V allait être produit sur le territoire à partir de septembre.

    #Covid-19#migrant#migration#algerie#chine#sante#vaccination#industriepharmaceutique#sinovac#spounikV#circulationtherapeutique#variant

  • Visé par deux plaintes, le chef du Polisario laissé libre à l’issue de son audition par un juge espagnol
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/06/01/vise-par-deux-plaintes-pour-tortures-et-genocide-le-chef-du-polisario-entend

    Visé par deux plaintes, le chef du Polisario laissé libre à l’issue de son audition par un juge espagnol. L’accueil de Brahim Ghali dans un hôpital de Logroño, en avril, a provoqué une crise diplomatique majeure entre le Maroc et l’Espagne. Le chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, visé par deux plaintes pour « tortures » et « génocide », a été entendu mardi 1er juin par un juge espagnol, qui n’a pris aucune mesure coercitive à son égard, le laissant libre de quitter l’Espagne, où sa présence est à l’origine d’une crise majeure entre Rabat et Madrid.
    Hospitalisé depuis le mois d’avril à Logroño pour des complications liées au Covid-19, Brahim Ghali a été interrogé en visioconférence par un juge du haut tribunal madrilène de l’Audience nationale depuis l’hôpital de cette ville du nord de l’Espagne. Le juge ne s’est pas encore prononcé sur la suite de son enquête, mais le chef du Front Polisario n’a pas été inculpé à ce stade. Et à l’issue de cette audition fermée au public, le juge n’a prononcé, dans sa décision consultée par l’AFP, aucune mesure coercitive à son encontre, estimant qu’il n’existe « pas de risque de fuite avéré ». Le chef du Polisario devra uniquement fournir une adresse et un numéro de téléphone en Espagne pour pouvoir être localisé.
    Selon des sources judiciaires, rien n’empêche théoriquement Brahim Ghali de quitter l’Espagne – un scénario craint par Rabat et par les plaignants.
    Citant des sources policières, le média en ligne El Confidential a affirmé qu’un avion du gouvernement algérien, soutien du Polisario, avait décollé mardi matin en direction de Logroño pour récupérer le leader sahraoui, avant d’être dérouté à mi-chemin. Interrogée à ce sujet, la porte-parole du gouvernement espagnol, Maria Jesus Montero, a indiqué ne « pas avoir connaissance d’un quelconque vol qui aurait été renvoyé ou arrêté ».
    Sujet extrêmement sensible, l’audition du chef du Polisario a été scrutée en Espagne et au Maroc après plus d’un mois de tensions au plus haut niveau, avec en point d’orgue l’arrivée mi-mai de près de 10 000 migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta.Selon le quotidien El Pais, le chef du Polisario est arrivé le 18 avril en Espagne, dans le plus grand secret, à bord d’un avion médicalisé de la présidence algérienne et muni d’un « passeport diplomatique ». Il a ensuite été admis à l’hôpital de Logroño sous un faux nom « pour des raisons de sécurité ». Rabat, qui accuse M. Ghali d’être un « criminel de guerre », réclame depuis des jours une enquête « transparente » sur les conditions de son arrivée en Espagne. En représailles, les forces marocaines ont ouvert les vannes il y a deux semaines à la frontière à Ceuta, provoquant une vague migratoire inédite.Pour Manuel Olle, l’avocat de M. Ghali, son client n’est « pas venu en cachette, il est entré avec son passeport, dans un état plus proche de la mort que de la vie ». Quant aux accusations qui pèsent sur lui, elles « sont totalement fausses » et résultent d’un « objectif totalement politique visant la crédibilité du peuple sahraoui », a affirmé l’avocat devant la presse à la sortie de l’audition, suggérant à demi-mot que Rabat pourrait être derrière ces plaintes.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#maroc#saharaoccidental#sante#elite#circulationtherapeutique#politiquemigratoire#frontiere

  • « C’est vrai que l’on se sent coupable et égoïste de partir, mais tout régresse » : la Tunisie affaiblie par une hémorragie de médecins
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2021/06/01/c-est-vrai-que-l-on-se-sent-coupable-et-egoiste-de-partir-mais-tout-regresse

    « C’est vrai que l’on se sent coupable et égoïste de partir, mais tout régresse » : la Tunisie affaiblie par une hémorragie de médecins. La dégradation du système de santé publique pousse toujours plus de praticiens à l’exode vers la France et l’Allemagne, ce qui complique la gestion de la pandémie. Le thème doit être abordé lors de la visite de Jean Castex à Tunis les 2 et 3 juin. En pleine pandémie, Narjes Soua, médecin tunisienne, a posé ses valises en Ardèche méridionale pour travailler en tant que stagiaire associée avant d’obtenir le concours d’équivalence. « C’était très rapide, j’ai commencé ma procédure de départ en août 2020. J’ai eu un contrat assez facilement parce qu’il y a une grande demande de soignants en France », explique la jeune femme de 29 ans, qui est arrivée dans l’Hexagone en octobre, après avoir soutenu sa thèse en Tunisie et fini ses années de stage.Ce départ à l’étranger était un projet de longue date. Au début, il s’agissait d’acquérir « une expérience différente ». Aujourd’hui, Narjes Soua l’envisage plus comme une installation sur le long terme. « C’est très difficile pour moi de savoir si je reviendrai travailler dans mon pays un jour. Nous n’avons aucune perspective d’avenir en Tunisie avec les salaires qu’on nous propose, et la qualité de vie n’est plus la même. Je me sens plus libre ici », confie-t-elle. Maamoun Khamassi, médecin En Tunisie, près de 80 % des jeunes inscrits à l’ordre des médecins ont fait une demande de radiation et sont partis à l’étranger en 2020. Entre 700 et 800 praticiens quittent le pays chaque année, et leur nombre ne fait qu’augmenter. Cette fuite des cerveaux vers la France ou l’Allemagne s’est banalisée pour les nouveaux diplômés, en souffrance face aux salaires proposés dans le secteur public, autour de 1 200 dinars, soit 360 euros par mois (pour un revenu minimum tunisien de 120 euros).« Pendant la pandémie, j’ai préféré travailler bénévolement aux services du SAMU plutôt qu’à l’hôpital, tellement je trouvais ça ridicule d’être payé ce prix-là, lorsqu’on enchaîne les gardes et que l’on est exposé au virus », explique Maamoun Khamassi, 34 ans, lui aussi débarqué en Ardèche, il y a deux mois.
    L’arrivée du Covid-19 en Tunisie a accentué l’effet de loupe sur les défaillances du système de santé publique, pointées du doigt par les soignants depuis des années. « La plupart des recrutements sont bloqués à cause de l’endettement de l’Etat et, lorsqu’on recrute, les contrats sont très précaires et ne fournissent même pas une couverture santé en cas de Covid, considéré comme une maladie professionnelle seulement pour les salariés », explique Ridha Dhaoui, président de l’ordre des médecins de Tunisie.
    « Il est arrivé qu’en plein Covid-19 nous ayons des lits de réanimation, mais sans le personnel nécessaire pour s’en occuper. » Ahlem Belhadj, secrétaire générale du Syndicat des médecins. Ce chirurgien appartient à la génération partie en France pendant sa jeunesse pour enrichir son expérience, avant de revenir exercer en Tunisie. Aujourd’hui, cette mobilité est plus compliquée. D’abord parce que de nombreux professionnels ne souhaitent plus rentrer au pays, découragés par les conditions de travail. En décembre, la mort de l’un d’entre eux après une chute dans une cage d’ascenseur, en panne, dans un hôpital régional, avait suscité la colère et incité les jeunes médecins à descendre dans la rue. Signe que leur statut social s’est dégradé, « les violences de certaines familles de patients se sont multipliées dans les urgences, nous n’avions pas cela il y a dix ans », rappelle Ridha Dhaoui.
    Autre préoccupation, l’impossibilité de la bi-appartenance, un médecin inscrit à l’ordre tunisien ne peut pas exercer en France, et inversement lorsqu’il s’inscrit en France. Un problème pour les anesthésistes et les réanimateurs, l’un des plus gros contingents de l’exode. « Je connais certains médecins de cette spécialité qui font des cycles de garde en France sur quelques mois et qui pourraient revenir exercer dans le public en alternance en Tunisie s’ils en avaient la possibilité », ajoute Ridha Dhaoui, qui estime que cette mobilité pourrait pallier les nombreux départs.
    Douloureux dilemme. De son côté, Ahlem Belhadj, pédopsychiatre et secrétaire générale du Syndicat des médecins, plaide pour la négociation d’accords bilatéraux entre les deux pays, « afin de lutter contre l’hémorragie, sans limiter les libertés individuelles de nos jeunes ». Cet exode a de lourdes conséquences en Tunisie. Et la crise sanitaire n’a rien arrangé. « Il est arrivé qu’en plein Covid-19 nous ayons des lits de réanimation, mais sans le personnel nécessaire pour s’en occuper », poursuit Ahlem Belhadj. Si bien que le gouvernement a été contraint en 2021 d’augmenter de 13 % le budget du ministère de la santé et d’annoncer le ­recrutement de près de 300 médecins. Pour Maamoun Khamassi qui s’acclimate progressivement à son travail dans le service des urgences d’un centre hospitalier régional français, le dilemme est toujours présent. « C’est vrai que l’on se sent coupable et égoïste de partir parce que l’on sait que l’on a besoin de nous, mais tout régresse en Tunisie. Un jeune médecin passe son temps à faire le travail de cinq personnes en même temps, c’est un gaspillage d’énergie. »
    La France ne représente pourtant pas toujours la panacée pour les expatriés tunisiens, qui doivent patienter de longues années avant de pouvoir s’inscrire à l’ordre français et espérer un salaire supérieur à 3 000 euros. Le statut des 5 000 médecins diplômés hors de l’Union européenne et travaillant aux services des urgences et de réanimation des établissements publics français, dont les salaires sont souvent inférieurs à ceux de leurs homologues français, avait été dénoncé à plusieurs reprises au cœur de la crise sanitaire. Mais ces contraintes ne découragent pas les plus jeunes. « Je pense rentrer un jour avec un projet, mais c’est tributaire de l’amélioration de la situation en Tunisie. Le départ n’est jamais une décision facile », conclut Sleh Chehaibi, urgentiste installé en France depuis plusieurs années. Son hôpital a recruté huit Tunisiens cette année.

    #Covid-19#migrant#migration#tunisie#france#sante#personnelmedical#circulationthérapeutique#systemesante#circulation#frontiere#diplome#economie

  • Spain accused of summary deportations as thousands sent back to Morocco | Spain | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/may/19/spain-accused-of-summary-deportations-as-thousands-sent-back-to-morocco
    https://i.guim.co.uk/img/media/483d6ab248139098fd4b0790acac7f7b99046748/0_400_6000_3600/master/6000.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Spain accused of summary deportations as thousands sent back to Morocco Campaigners say Spain may be violating migrants’ rights after mass crossing into enclave of Ceuta The rapid pace at which Spain is returning migrants to Morocco could mean that migrants’ rights are being violated, campaigners have warned, as Spain said it had already sent back 4,800 of the 8,000 people who had arrived in the north African enclave of Ceuta since Monday. “How can 4,000 people be summarily returned without violating the rights of children, asylum seekers, everyone?” Judith Sunderland, of Human Rights Watch, asked on Twitter. “The challenge of so many arrivals in a short time does not justify the violation of rights or abandoning our humanity.”
    On Wednesday arrivals in Ceuta had all but halted as Morocco tightened control of the border. Even so, Spain’s prime minister stepped up his criticism of the Moroccan government, drawing a direct link between its actions and the unprecedented influx of thousands of people, including an estimated 2,000 minors. “This is an act of defiance,” Pedro Sánchez told Spain’s parliament on Wednesday. “The lack of border control by Morocco is not a show of disrespect of Spain, but rather for the European Union.”
    The 36-hour mass crossing played out against a backdrop of deepening tensions with Morocco over Madrid’s decision to allow the leader of the Western Sahara independence movement to be treated for Covid-19 in Spain.As Spain scrambled to cope with the humanitarian crisis – deploying its army, military vehicles and 200 extra police to patrol the border – Sánchez promised swift action. “We will proceed to immediately return – I repeat, immediately return – all those who have entered Ceuta and Melilla irregularly,” he said, citing provisions set out in a longstanding bilateral agreement with Morocco. The agreement, however, stipulates exceptions for vulnerable groups such as minors, people with disabilities, pregnant women and asylum seekers. It also sets out a process that specifies that migrants must be identified before being returned.Rafael Escudero, of the Spanish Network for Immigration and Refugee Aid, said the frenzied pace of returns suggested Spanish officials were ignoring these provisions. “The maths don’t work out,” he said. “Even if there were 4,000 police officers on the ground, it would take at least 4,000 minutes to collect data and take a declaration. That’s dozens of hours … They’re carrying out summary deportations.”The concerns echo reports from journalists at the scene. The Associated Press said its reporters saw Spanish military personnel and police officers ushering adults and children through a gate in the border fence. Those who resisted were pushed and chased by soldiers who used batons to hasten them, it said.Spain’s interior minister, Fernando Grande-Marlaska, has denied that unaccompanied minors are being deported in violation of Spanish laws, but the ministry has not provided details on how migrants’ rights are being protected.Spain’s hardline approach has been vaunted by the Italian far-right politician Matteo Salvini on Twitter, and EU officials have backed Spain. “EU stands in solidarity with Ceuta & Spain,” Ursula von der Leyen, the president of the EU commission, said on Twitter on Tuesday.The commission vice-president Margaritis Schinas took a tougher stance, telling the Spanish broadcaster RTVE: “Nobody can intimidate or blackmail the European Union. Ceuta is Europe, this border is a European border and what happens there is not a problem for Madrid, but a problem for all.”

    #Covid-19#migration#migrant#maroc#espagne#UE#saharaoccidental#sante#circulationtherapeutique#immigration#politiquemigratoire#ceuta#

  • India’s super-rich flee ’unimaginable horror’ - Asia Times
    https://asiatimes.com/2021/04/indias-super-rich-flee-unimaginable-horror-in-private-jets

    India’s super-rich flee ‘unimaginable horror’British Prime Minister Boris Johnson had to cancel state visit to India next week as a ’precautionary measure’. As the rich and super rich scramble to escape the horrors of the Covid-19 surge in India, airline fares have soared along with the number of private jet charters to foreign nations.According to a report in The London Times, at least eight private jets carrying India’s super wealthy landed in London ahead of the UK’s 4 am ban on travel from India.Both the UK and Canada added India to its “red list” of pandemic-stricken countries. As of Friday, any Britons returning from India must quarantine for 10 days in a government-approved hotel.All non-British or non-Irish citizens will be banned entirely from entering the country if they have been in India in the previous 10 days.According to a report in The Daily Beast, British Prime Minister Boris Johnson had to cancel his own state visit to India scheduled for next week as a “precautionary measure.”The last of the luxury airliners to arrive, VistaJet Bombardier Global 6000, which left Dubai Thursday to collect passengers in Mumbai, landed at 3:15 am, just 44 minutes before the restrictions took place.Meanwhile, the Canadian government has banned passenger flights from India and Pakistan for 30 days, CBC News reported.At a virtual press conference, Transport Minister Omar Alghabra said that because an increasing number of travellers from both countries have been arriving in Canada with Covid-19, all commercial and private passenger flights from those countries will be barred as of 11:30 pm Thursday night.Cargo flights will still be permitted in order to maintain shipments of essential supplies, such as vaccines and personal protective equipment, he said.Alghabra also said air passengers who depart from India or Pakistan but arrive in Canada via a third country will need to produce a negative result on a Covid-19 test taken at their last point of departure before being allowed to enter Canada. According to The Daily Beast, the private jet passengers were fleeing unimaginable horror back home.
    At least 14 Covid-19 patients perished in a devastating fire that ripped through an ICU ward in one of India’s overcrowded hospitals about 70 miles outside Mumbai, the report said.Prime Minister Justin Trudeau says suspending incoming passenger flights from India and Pakistan for the next month must be done to keep Canadians safe.
    Earlier in the week, an oxygen leak in Maharashtra state, near where the fire broke out, resulted in the death of 24 Covid-19 patients who were on ventilators, the report said.To make terrible matters even worse, India reported its highest one-day number of cases, recording 332,730 new infections in a 24-hour period. In the same period, 2,263 people died with Covid-19.India has been overwhelmed by new cases coupled with a critical shortage of oxygen, hospital beds, and now ventilators, the report said. Many desperate families have been forced to turn to black-market price gougers who have been able to buy hospital space from corrupt administrators.The spike in cases comes as political rallies are still being held and after a month-long religious ceremony continues to bring millions of people to the Ganges River.According to media reports, at least eight private jets carrying India’s super wealthy landed in London ahead of the UK’s 4 am ban on travel from India.
    India Prime Minister Narendra Modi has been criticized for not calling a national lockdown to try to mitigate the spread and for hosting rallies ahead of elections in May.Meanwhile, All flights from the UAE to India — one of the world’s busiest air corridors — will be suspended from Sunday onward.
    Price comparison websites showed one-way commercial flights from Mumbai to Dubai on Friday and Saturday costing as much as 80,000 rupees (US$1,000), around 10 times the usual rate.Tickets for the New Delhi to Dubai route were going for more than 50,000 rupees, five times the normal level.No tickets were on offer from Sunday when the 10-day flight suspension comes into force.For private jets, the amount of interest was “absolutely crazy,” a spokesman for charter company Air Charter Service India told Agence France-Presse.“We have 12 flights going to Dubai tomorrow and each flight is completely full,” the spokesman said.“I’ve fielded almost 80 enquiries for flying to Dubai today alone,” said a spokesman for Enthral Aviation, another provider.“We have requested more aircraft from abroad to meet the demand … It costs $38,000 to hire a 13-seater jet from Mumbai to Dubai, and $31,000 to hire a six-seater aircraft,” he told AFP.“People are making groups and arranging to share our jets just to get a seat … We’ve had some queries for Thailand but mostly the demand is for Dubai.”The UAE is home to roughly 3.3 million Indians who make up a third of the population — most of them in Dubai, one of the seven emirates that make up the federation. Seats on routes to the United States were still available but with prices substantially higher, in some cases almost double the normal fare.How much does a private jet travel cost?No-frills private travel can cost as little as US$4,000 on a business commuter jet or as much as US$40,000 to have a plane to yourself.Several variables determine how much flying privately costs, chiefly the size of the plane and the number of hours it’s used. A spokesman for Hong Kong-based APERTUS Aviation said renting an ultra long-range private aircraft from Mumbai to London, with a flight time of 09:15, would range from $US125,800 to $US148,600.As a benchmark, the US-based Air Charter Service provides these “hourly” rental estimates for airplane rental in September 2020. Light jet (4 to 6 passengers): $4,000 to $5,500 Medium jet (6 to 9 passengers): $5,500 to $9,500Heavy jet (16 to 19 passengers): $11,000 to $20,000

    #Covid-19#migrant#migration#inde#canada#etatsunis#dubai#grandebretagne#sante#elite#circulationtherapeutique#frontiere#inegalite

  • Covid-19 : des renforts sporadiques de soignants pour faire face à la troisième vague
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/16/covid-19-des-renforts-sporadiques-de-soignants-pour-faire-face-a-la-troisiem

    Quand elle est venue en mars 2020 en renfort à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches, au début de l’épidémie de Covid-19, Eugénie Fadon allait « dans l’inconnu, du lieu, de l’équipe, de la maladie ». Un an après, cette infirmière d’Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) rentre tout juste d’un deuxième séjour dans l’établissement des Hauts-de-Seine. Cette fois, elle se dit marquée par la « souffrance psychologique des soignants. Il y a un gros manque d’effectifs, une fatigue physique et morale du personnel impressionnante, décrit la soignante de 43 ans, qui a du coup décidé de prolonger d’une semaine sa mission dans le service de réanimation. Ils ne voient pas le bout du tunnel. Nous, au Pays basque, on est épargnés… »
    L’hôpital marin d’Hendaye où elle travaille, ne compte, à ce jour, aucun patient atteint du Covid-19. La coopération entre l’établissement basque, qui dépend de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), et la région francilienne s’est nouée à la faveur de la première vague, avec la venue d’une quinzaine d’infirmiers d’Hendaye à Garches. Et à l’automne 2020, ils sont allés prêter main-forte à l’hôpital Bicêtre, au Kremin-Bicêtre (Val-de-Marne). Pour cette troisième vague, une dizaine d’aide-soignants et d’infirmiers ont rejoint l’établissement de Garches et celui de Clamart (Antoine-Béclère), dans les Hauts-de-Seine. La semaine du 19 avril, quatre autres se rendront à Bicêtre. (...)
    Depuis le 1er mars, précise l’AP-HP, 243 soignants (hors intérimaires) sont venus en soutien de ses établissements, dont près d’un tiers d’autres régions. Le dépouillement des uns entraîne le soulagement des autres. En une quinzaine de jours, l’hôpital de Garches a pu augmenter « d’un peu moins d’un tiers ses capacités en réanimation », explique Djillali Annane, chef du service, passant de quinze lits de réanimation lourde, hors soins critiques, à dix-huit lits. Tous ont été occupés en quelques heures.
    Face à une situation où « plus que jamais, les dimanches ressemblent aux lundis et les nuits ressemblent aux jours », l’enjeu, « c’est de pouvoir continuer de disposer au moins du renfort qu’on a actuellement. Idéalement, il faudrait pouvoir ouvrir encore des lits supplémentaires mais il n’y a pas les personnes pour et on ne les aura pas, on voit bien qu’on est au maximum de ce qu’on peut faire », résume Djillali Annane. Selon les jours, son service peut également compter sur l’appui de trois ou quatre étudiantes infirmières anesthésistes, quelques intérimaires ainsi que des infirmières anesthésistes du bloc opératoire dont l’activité a été à nouveau réduite.
    Ces renforts de personnels, le médecin réanimateur les réclamait « pratiquement depuis fin décembre ». Lors de la première vague, la forte disparité entre régions avait permis à de nombreux soignants de territoires peu touchés d’affluer vers ceux sous tension, Ile-de-France et Grand-Est en tête. Depuis, la plus grande homogénéité de l’épidémie rend ce levier plus compliqué à activer.Ces dernières semaines, il a fallu à nouveau se résoudre, d’une part au report des cours des étudiants soignants et, d’autre part, à la déprogrammation des activités opératoires afin de libérer du temps infirmier. Mais aussi des bras parmi les personnels médicaux : cinq médecins anesthésistes de l’hôpital de Garches épaulent ainsi leurs collègues de réanimation sur la permanence de soins, notamment les week-ends. Dans le département voisin de Seine-Saint-Denis, à l’hôpital Avicenne, à Bobigny, le professeur Yves Cohen désespère de voir arriver des médecins pour faire face à l’afflux de patients : « On a demandé des renforts mais pour l’instant on les attend… Et on vient de recevoir un mail pour que nos médecins aillent aider les régions d’outre-mer, c’est un peu absurde », lâche-t-il dans un soupir.Son service de réanimation compte aujourd’hui quarante-deux lits, tous occupés, contre seize en temps normal ; six ont été récemment ouverts en poussant les murs en cardiologie. Même si, depuis dix jours, une dizaine de paramédicaux en provenance d’écoles IADE (infirmiers anesthésistes diplômés d’Etat) et Ibode (infirmiers de blocs opératoires) ont rejoint les effectifs, il faudrait quatre médecins réanimateurs de plus pour ouvrir huit lits supplémentaires.
    « S’il y a des manques en Ile-de-France, qui dispose d’un bassin de population très important et d’une offre de soins énorme, ce n’est pas logique du tout… », pointe François-René Pruvot, président de la commission médicale d’établissement du CHU de Lille.Selon lui, les régions et les départements devraient être autosuffisants. « A l’intérieur d’un département, et c’est d’ailleurs l’autorité des directeurs des agences régionales de santé [ARS], on doit pouvoir redistribuer du personnel qui n’est pas complètement délocalisé de sa géographie », plaide-t-il. Les renforts venus d’autres régions devraient selon lui se cantonner aux situations de crise aiguë, « comme on a connu en première vague, avec une montée épidémique brutale, pour des durées très courtes, à l’image des secours sanitaires dépêchés à l’étranger », poursuit le chirurgien, qui réfute le terme de troisième vague mais parle de « persistance épidémique très haute ».
    Derrière ces problématiques de personnels disponibles, la question centrale qui se pose selon lui est celle des réserves sanitaires opérationnelles : « Tout hôpital devrait-il prévoir une réserve en son sein ? Probablement que les groupements hospitaliers de territoires constitueraient plutôt le bon échelon », avance François-René Pruvot, dont l’établissement n’a pas reçu de renforts venus d’autres départements. (...)Pour affronter la troisième vague, presque 2 500 professionnels, toutes catégories de soins critiques confondues, y étaient réclamés. « Or, pour la semaine du 19 avril, on est sur une base d’environ 500 volontaires pour l’ensemble de la France métropolitaine, indique Catherine Lemorton, responsable de la réserve au sein de l’agence de sécurité sanitaire Santé publique France. Cela ne fait pas sens de saupoudrer un infirmier ou un aide-soignant là-bas, on s’est mis d’accord avec le ministère pour que la réserve se concentre sur toutes les autres régions, pendant que l’ARS essaie de trouver des moyens pour l’Ile-de-France [IDF]. »

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#circulationtherapeutique#personnelmedical#deplacementinterne#systemesante#reservesanitaire

  • Au Gabon, 162 médecins cubains pour « éradiquer les déserts médicaux »
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/04/13/au-gabon-162-medecins-cubains-pour-eradiquer-les-deserts-medicaux_6076573_32

    La délégation compte 53 généralistes, 52 spécialistes, 50 infirmiers spécialisés et 7 ingénieurs radiologues et biomédicaux, dont les salaires seront payés par Libreville.Le Gabon a accueilli 162 médecins cubains venus renforcer l’offre de soins et « éradiquer les déserts médicaux », a annoncé, lundi 12 avril, le ministère de la santé. « Ils seront déployés sur l’ensemble du territoire national, dans tous les centres hospitaliers, pour une période de deux ans renouvelable », a déclaré à l’AFP Lionel Ndong Eyeghe, conseiller en communication du ministre de la santé : « Le but est d’éradiquer les déserts médicaux. ».
    La délégation, arrivée dimanche, compte 53 médecins généralistes, 52 spécialistes, 50 infirmiers spécialisés et 7 ingénieurs radiologues et biomédicaux, dont les salaires seront payés par l’Etat gabonais. « Nous avons dans certaines régions des déserts médicaux. […] Avec ces médecins cubains, nous allons renforcer les CHU [centres hospitaliers universitaires] en médecins spécialistes et les départements reculés », a déclaré le ministre de la santé, Guy Patrick Obiang Ndong, à leur arrivée.
    Cette annonce intervient alors que le Gabon fait face à une forte hausse des cas de contamination de Covid-19, qui met le système hospitalier sous tension. Depuis le début de la pandémie, ce pays d’un peu moins de 2 millions d’habitants a annoncé officiellement 20 600 cas, dont 127 décès.
    En juin 2017, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, et son homologue cubain, Raul Castro, avaient signé un accord de coopération. Fierté nationale du régime castriste, les missions médicales cubaines à l’étranger sont aussi devenues l’une des principales sources de revenus du gouvernement de l’île caribéenne, grâce à l’envoi de milliers de soignants dans des dizaines de pays.

    #Covid-19#migrant#migration#cuba#gabon#sante#personnelmedical#medecin#circulationtherapeutique#economie#systemesante

  • Covid-19 : débordés par le variant britannique, les Slovaques et les Tchèques font appel au vaccin russe
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/03/01/debordees-par-le-variant-britannique-tchequie-et-slovaquie-font-appel-au-vac

    Les deux chefs de gouvernement font l’objet de vives critiques pour leur gestion de la crise. Tous deux sont de riches hommes d’affaires entrés en politique sur le tard après avoir créé des partis politiques dits « antisystème » difficilement classables.MM. Babis et Matovic ont usé d’une communication pour le moins erratique ces derniers mois. Le premier a ainsi reconnu « des erreurs » pour avoir décidé de lever trop largement les restrictions en décembre 2020, et la politique du second, consistant à tester l’ensemble de la population sur plusieurs week-ends en novembre 2020, a fait long feu. « Nos dirigeants pensaient que les tests de masse allaient résoudre la situation, mais cela n’a pas marché », constate le mathématicien Robert Kollar.
    Les deux pays ont surtout tardé à mettre en place des efforts de séquençage du virus qui auraient pu permettre de tirer la sonnette d’alarme plus tôt. La Slovaquie a par exemple subitement découvert, début février, que le variant britannique était présent dans plus de 70 % d’un échantillon de tests positifs choisis au hasard. Dans la foulée, Prague et Bratislava ont brutalement refermé leurs frontières. Mais de nombreux travailleurs revenus du Royaume-Uni étaient déjà rentrés au pays avec le variant.
    Lire aussi Les frontières au sein de l’UE, autre enjeu du Covid
    Désemparées, les deux capitales font désormais appel à l’aide internationale. Des renforts médicaux ponctuels sont venus d’Allemagne ou d’Autriche et les deux pays négocient pour y transférer des patients. Ils devraient aussi obtenir chacun 100 000 doses de vaccin Pfizer supplémentaires dans le cadre de la prochaine livraison européenne.
    MM. Babis et Matovic ont par ailleurs brusquement tourné le regard vers Moscou pour commander en urgence des doses de Spoutnik V. Le vaccin russe n’a toujours pas déposé de demandes d’autorisation auprès de l’Agence européenne du médicament (AEM) mais les deux dirigeants comptent désormais l’autoriser sur leur territoire de manière unilatérale, comme l’a déjà fait la Hongrie de Viktor Orban. Igor Matovic a accueilli une première livraison de 200 000 doses par avion militaire lundi soir en promettant que la Slovaquie recevrait deux millions de doses en tout, au prix de 19,95 dollars (16,60 euros) pour deux doses.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#slovaquie#republiquetcheque#france#sante#variant#circulation#circulationtherapeutique#vaccination#frontiere

  • Covax delivers first Covid vaccines in ’momentous occasion’ | Society | The Guardian
    https://www.theguardian.com/society/2021/feb/24/first-covax-coronavirus-vaccines-delivered-to-ghanaian-capital
    https://i.guim.co.uk/img/media/2679d29fff29fb86fab5da2c145137e4525f61e2/0_59_2000_1200/master/2000.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Covax has delivered its first Covid-19 doses in a milestone for the ambitious programme that seeks to offset “vaccine nationalism” by wealthy countries and ensure poor ones do not wait years to start inoculating people.An aircraft carrying 600,000 doses of the Oxford/AstraZeneca vaccine landed in Accra, the capital of Ghana, on Wednesday, where jabs will be administered to frontline health workers on Tuesday. Vaccine doses will arrive on Friday in Abidjan, Ivory Coast, and will be given from Monday.
    Covax aims to distribute enough vaccines over the next six months to inoculate 3% of the population of 145 countries – enough to cover health workers and some of the most vulnerable – and plans to deliver tens of millions more by the end of the year.
    “This is a momentous occasion, as the arrival of the Covid-19 vaccines into Ghana is critical in bringing the pandemic to an end,” Anne-Claire Dufay of Unicef Ghana, and the WHO country representative, Francis Kasolo, said in a statement.Though the programme is low profile and complex in its administration – run by four separate organisations including the vaccine alliances Gavi and the Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (Cepi) – Covax is quietly radical in its aims, trying to build a mechanism for the equitable distribution of vaccines in the teeth of the worst pandemic in more than a century. Its 192 members include wealthy countries, whose advance purchases through Covax were used to subsidise vaccine research as well as to secure doses for poorer countries

    #Covid-19#migrant#migration#monde#vaccination#sante#covax#circulationtherapeutique#afrique

  • Covid : La Réunion face à l’afflux de patients mahorais – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/sante/covid-la-reunion-face-a-lafflux-de-patients-mahorais-20210221_HWGERNB45RE

    Sur l’île, où le nombre de contaminations au virus ne cesse de croître, de plus en plus de patients arrivent de Mayotte. Face au risque de saturation en réanimation, certains d’entre eux devraient prochainement être transférés en métropole.

    #Covid-19#migrant#migration#france#reunion#metropole#sante#depistage#systemesante#circulationtherapeutique

  • Les pénuries de médicaments s’aggravent au Liban
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/02/13/les-penuries-de-medicaments-s-aggravent-au-liban_6069844_3210.html

    Aller d’une pharmacie à une autre, s’entendre dire qu’antibiotiques ou sérums médicaux sont indisponibles, poursuivre avec opiniâtreté et inquiétude : Habib Battah passe souvent des journées entières avant de trouver les remèdes pour son père en fin de vie, soigné à domicile faute de place dans les hôpitaux, saturés par les malades du Covid-19. Au Liban, avec l’aggravation de la crise financière, les pénuries chroniques de médicaments se multiplient. « C’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. C’est très angoissant, très chronophage aussi. Mais je n’ai pas d’alternative. On est contraints de s’adapter », dit le jeune quadragénaire, journaliste indépendant et fondateur du site Beirut Report.
    Dans une pharmacie située dans la banlieue est de Beyrouth, une cliente est invitée à revenir une semaine plus tard pour son médicament. « Ne pas pouvoir répondre aux besoins détruit la relation de confiance, se désole Joanna Francis, la pharmacienne. Que peut-on répondre à un parent qui demande “comment vais-je nourrir mon bébé ?”, parce qu’il n’y a pas de lait infantile disponible ? » Sur les étagères, seules quelques rares boîtes de lait sont disposées.
    Se procurer des médicaments, dont plus de 80 % sont importés, est devenu un casse-tête pour de nombreux Libanais. Même le sacro-saint Panadol, un antidouleur très utilisé, est difficile à trouver. Apparues à l’automne 2020, un an après l’éclatement de la crise financière, les pénuries s’aggravent. Face à l’effondrement des réserves en devises de la Banque centrale, ses subventions sur les produits de première nécessité comme les médicaments sont menacées à court terme. Les quantités distribuées aux pharmacies sont rationnées. Un marché noir s’est mis en place. Un cercle vicieux s’est en outre installé. Des fournisseurs ou des pharmacies sont accusés de cacher leurs stocks dans l’optique de réaliser de juteuses marges une fois les subventions levées. Des clients paniqués ont acheté en quantité, accentuant la pression sur le secteur pharmaceutique. Un trafic de contrebande s’est instauré, dont l’échelle est inconnue. « Mais le problème principal est d’ordre financier », assure une source au ministère de la santé.
    Cherchant à anticiper le scénario noir d’une fin ou d’une révision des subventions sans amortisseur, qui frapperait les plus pauvres, un comité a planché sur une rationalisation du système. Mais ses recommandations sont dans les tiroirs du Parlement. « Si les subventions prennent fin brutalement, ce sera un désastre », prédit le docteur Firas Abiad, qui dirige l’hôpital public Rafic-Hariri, à Beyrouth. Bien que celui-ci reçoive des donations internationales, notamment pour la lutte contre le Covid-19 – qui a fait plus de 3 800 morts dans le pays –, il est confronté aux pénuries intermittentes : « Quand un manque apparaît, on le colmate, puis un autre surgit. Il est très difficile de prévoir les pénuries. » Pour poursuivre leur traitement, des Libanais s’appuient sur la solidarité, leurs relations ou les réseaux sociaux. Shaden Fakih, jeune comédienne de stand-up, a ainsi rendu publiques ses difficultés d’approvisionnement sur son compte Instagram. Cela, et des boîtes rapportées d’Europe par un ami, lui a permis de sécuriser pour un temps les médicaments dont elle a besoin, souffrant d’une maladie auto-immune ainsi que de troubles obsessionnels compulsifs. « Trouver les anticoagulants est une priorité absolue. Mais je sais ce que signifie une crise d’angoisse, et j’ai besoin de l’autre médicament aussi. Je me sens toutefois privilégiée, j’appartiens à la classe moyenne, et je suis entourée. »
    D’autres se tournent vers le secteur associatif, qui doit répondre à des besoins grandissants : la société se paupérise à toute vitesse. « Le nombre de nos bénéficiaires a doublé, dit Malak Khiami, pharmacienne à l’ONG Amel, dédiée à la santé. Parmi eux, certains viennent dans nos centres faute de trouver des médicaments ailleurs. Nous avons sécurisé des stocks jusqu’à l’été, en mettant l’accent sur les maladies chroniques et la pédiatrie. Et nous sommes très attentifs à ce que nous prescrivons. »
    Le docteur Jamal Al-Husseini (à gauche) tend une ordonnance à son assistant dans sa clinique, dans le camp de Chatila, Beyrouth, le 9 février 2021.En périphérie de Beyrouth, dans le camp de Chatila, lieu historique des réfugiés palestiniens, où les Syriens sont devenus les plus nombreux, les visages sont fatigués. Pour ceux qui sont aux marges de la société, la crise économique est un rouleau compresseur. Imane, Syrienne, a compté : il ne reste plus que quelques comprimés du traitement de son fils épileptique de 13 ans. « Après, je n’ose imaginer ce qui se passera, dit-elle. Pourvu qu’un médecin puisse trouver un substitut ! » Elle aussi fait le tour des pharmacies, y compris loin du camp aux ruelles étroites.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le Liban précipité dans l’abîme
    Des médicaments venus de Syrie, moins coûteux, y sont devenus plus nombreux. Ils parviennent au Liban hors du circuit officiel. « Si leur nombre augmente, et pas seulement dans les camps, c’est faute d’alternative », déplore le docteur palestinien Jamal Al-Husseini, en plaçant sous oxygène un malade du coronavirus. Ces bouteilles proviennent de dons de la diaspora palestinienne. « Jusqu’à présent, on arrive encore à soigner les gens. Mais cela va devenir de plus en plus difficile », redoute-t-il.

    #Covid-19#migrant#migration#liban#syrie#refugie#camp#chatila#palestien#sante#crise#medicament#circulationthérapeutique#diaspora

  • Guéri du Covid, Baldé raconte : "Un jour, ma femme a cru que j’étais mort…’’
    https://www.seneweb.com/news/Politique/gueri-du-covid-balde-raconte-quot-un-jou_n_339599.html

    Invité sur le plateau de Dclique, le maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé revient sur son combat contre le coronavirus. Il explique comment la maladie l’avait terrassé et les frayeurs de sa famille. Guéri, il précise la raison pour laquelle il a été pris en charge en France."Je ne suis pas allé me soigner en France, j’ai été contaminé ici au Sénégal. J’étais déjà asymptomatique avant de quitter le pays, d’ailleurs j’ai chopé le virus à l’Assemblée nationale. Je devais aller en mission au niveau de la Tunisie et j’ai rencontré le maire de Paris. A partir du troisième jour, j’ai commencé à ressentir de la fatigue. Mais malgré ça , le quatrième jour j’ai encore pris l’avion pour aller en France. Une fois sur Paris, j’ai refait des tests et le résultat est revenu positif. Ne pouvant pas effectuer le voyage, j’étais obligé de rester pour me soigner’’, explique le député-maire.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#france#sante#circulationtherapeutique#test#frontiere#elite

  • Le président Tebboune de retour en Algérie après deux mois d’absence
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/12/30/le-president-tebboune-de-retour-en-algerie-apres-deux-mois-d-absence_6064811

    L’Algérie retrouve un président. Deux mois après avoir été transféré en Allemagne pour être soigné du Covid-19, Abdelmadjid Tebboune est finalement rentré à Alger. « C’est difficile d’être loin de son pays et plus difficile encore pour quelqu’un qui a beaucoup de responsabilités », a déclaré le chef de l’Etat, dont des images ont été diffusées, mardi 29 décembre, au journal télévisé du soir.

    #Covid-19#migrant#migration#algerie#allemagne#sante#politique#elite#circulationtherapeutique

  • Soumaïla Cissé, principal opposant malien, est mort du Covid-19
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/12/25/covid-19-mort-de-l-opposant-malien-soumaila-cisse_6064490_3212.html

    Le principal opposant malien, Soumaïla Cissé, qui avait été retenu en otage pendant six mois par des djihadistes, est mort en France du Covid-19, vendredi 25 décembre, a-t-on appris auprès de sa famille et de son parti. « Soumaïla Cissé, leadeur de l’opposition malienne, est décédé ce jour en France où il avait été transféré pour des soins du Covid-19 », a annoncé à l’Agence France-Presse (AFP) un membre de sa famille. « Je confirme la terrible nouvelle. Il est mort. Son épouse, qui est en France, me l’a confirmé », a déclaré à l’AFP un responsable de son parti, l’Union pour la république et la démocratie (URD).Figure de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé avait été enlevé le 25 mars alors qu’il faisait campagne pour les élections législatives dans la région de Tombouctou (nord-ouest). Il avait été libéré en octobre, soit après six mois de captivité aux mains de djihadistes. Il avait recouvré la liberté en même temps que la Française Sophie Pétronin et deux Italiens, en échange de 200 détenus relâchés à la demande des groupes djihadistes. « Je n’ai subi aucune violence, ni physique, ni verbale », avait-il déclaré après sa libération. Ancien chef de l’opposition parlementaire, Soumaïla Cissé s’était présenté à trois reprises à l’élection présidentielle. Aux scrutins de 2013 et 2018, il s’était incliné face à Ibrahim Boubacar Keïta, renversé le 18 août par des colonels.

    #Covid-19#migrant#migration#mali#france#sante#morbidite#circulationtherapeutique#elite#politique

  • Soumaïla Cissé, le chef de l’opposition Malienne est décédé | Lequotidien Journal d’informations Générales
    https://www.lequotidien.sn/soumaila-cisse-le-chef-de-lopposition-malienne-est-decede

    Le chef de l’opposition malienne vient de succomber à Paris. Il avait le coronavirus et venait d’être évacué dans la capitale française pour y être soigné.L’information a été confirmée à RFI par plusieurs cadres de son parti, l’URD. Le chef de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé, est décédé à Paris, où il était hospitalisé pour le coronavirus.

    #Covid-19#migrant#migration#mali#france#sante#circulationtherapeutique#elite#politique

  • Hints Hun Sen starting to look away from China - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/12/hints-hun-sen-starting-to-look-away-from-china

    When Cambodian Prime Minister Hun Sen announced this week that his country will order its first batch of Covid-19 vaccines from the United Nations-backed COVAX facility, it was notable that Cambodia’s first inoculations were not coming from China.“Cambodia is not a dustbin.. and not a place for a vaccine trial,” Hun Sen said in blunt terms during a marathon speech on December 15, adding that he will only trust and accept vaccines approved by the World Health Organization (WHO).According to reports, Cambodia’s government has so far collected US$48 million in donations, mostly from wealthy tycoons allied to Hun Sen’s ruling Cambodian People’s Party (CPP), which will go towards the US$200 million needed to purchase inoculations.The vaccine collection drive comes amid fears a community-transmission outbreak that started late last month may still be spreading. A first batch of China’s Sinovac vaccines has already been delivered to Indonesia, yet there has been no official comment on whether Beijing will donate doses to its so-called “ironclad friend” Cambodia. This is despite pledges from Chinese Premier Li Keqiang in August that mainland Southeast Asian states would be given priority once shots are ready.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#cambodge#vaccin#circulationtherapeutique#sante

  • Duterte fatally misplays Philippines vaccine diplomacy - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/12/duterte-fatally-misplays-philippines-vaccine-diplomacy

    While the United States and United Kingdom start to roll out mass Covid-19 vaccination campaigns, developing countries like the Philippines are scrambling to access affordable and reliable vaccines for their at-risk populations.The United Arab Emirates became the first country to approve the Chinese-made vaccine Sinovac for mass inoculation this month, while other major developing countries such as Indonesia have already received more than a million doses of China-made vaccines. A growing number of Arab and Latin American nations are expected to become among the first recipients of Chinese-made vaccines, with Chinese company Sinopharm preparing to deliver 500 million doses worldwide in the near future.
    Countries such as the Philippines, however, are not expected to introduce mass inoculation until the middle of next year after failing to secure enough vaccines in advance from either Western or Chinese pharmaceutical companies.Critics charge this is due largely to a lack of proactiveness on the behalf of Philippine President Rodrigo Duterte, who early on overly committed to China and Russia-made vaccines at the early trial stage.
    At the time, he opposed advance payment for now more reliable vaccines from the likes of Pfizer and AstraZeneca, the former of which has claimed a 95% efficacy rate.In a speech to the United Nation’s General Assembly this month, Duterte lamented “gross injustice” in the lack of universal access to vaccines, citing developed countries cornering the bulk of newly available vaccines.Philippine President Rodrigo Duterte in facemask during the
    “If any country is excluded by reason of poverty or strategic unimporance, this gross injustice will haunt the world for a long time,” the Filipino leader said in a pre-recorded speech for the UN General Assembly’s 31st Special Session in early December.Rich nations have reportedly secured an estimated 80% of the total vaccine supply, clinching access to 3.1 billion doses of vaccines to be delivered over the coming months. What Duterte failed to acknowledge, however, is that his lack of proactiveness and foresight may now be costing his country more lives and even further economic immiseration to the pandemic. According to the International Monetary Fund, the Philippines will suffer the largest fall in projected GDP growth over the next five years, following a prolonged lockdown in response to one of the worst Covid-19 outbreaks in Asia.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#vaccin#circulationtherapeutique#chine#industriepharmaceutique

  • Le président algérien Abdelmadjid Tebboune, convalescent du Covid-19, fait une apparition après deux mois d’absence
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/12/13/le-president-algerien-abdelmadjid-tebboune-convalescent-du-covid-19-fait-une

    Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, est apparu à la télévision publique dimanche 13 décembre dans l’après-midi pour la première fois depuis le 15 octobre et son confinement en Algérie, puis son hospitalisation en Allemagne pour être soigné du Covid-19.« Je suis en convalescence. Cela va prendre encore deux ou trois semaines pour que je reprenne mes forces physiques », a déclaré le responsable politique âgé de 75 ans, visiblement amaigri, dans un « discours au peuple » prononcé au lendemain du premier anniversaire de sa victoire électorale. « Je suis quotidiennement, et parfois heure par heure quand cela est nécessaire, ce qui se passe au pays. Et je donne, quand il le faut, des instructions à la présidence », précise-t-il. S’agissant de la situation régionale et des récentes tensions au Sahara occidental, le président algérien assure que « l’Algérie est forte et ne sera pas déstabilisée ». Alors que son absence prolongée avait alimenté rumeurs et désinformation, le chef de l’Etat a promis d’être de retour parmi les Algériens « dans les plus brefs délais », dans ce discours sur son compte Twitter relayé par la télévision publique. Sa dernière apparition publique remontait au 15 octobre lorsqu’il avait rencontré le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Plusieurs fois, les autorités algériennes avaient annoncé le retour « prochain » du président au pays depuis son hospitalisation en Allemagne. Dès le 24 octobre, Abdelmadjid Tebboune, grand fumeur, s’était mis volontairement à l’isolement après avoir été en contact avec des responsables contaminés par le coronavirus. Il a ensuite été admis le 28 octobre dans « l’un des plus grands établissements spécialisés » d’Allemagne « après avoir contracté le virus ».

    #Covid-19#migration#migrant#algerie#allemagne#sante#elite#politique#circulationtherapeutique#contamination

  • Connecting the World in Its Time of Need: International Aviation’s Pandemic Response | United Nations
    https://www.un.org/en/un-chronicle/connecting-world-its-time-need-international-aviations-pandemic-response

    The ability of aviation to drive these global benefits came to a grinding halt earlier this year, when COVID-19 was ultimately identified by the World Health Organization (WHO) as a Public Health Emergency of International Concern (PHEIC). Countries quickly and prudently closed their borders to contain the pandemic’s spread, and by April 2020 the number of people flying had plummeted by over 90 per cent. ICAO is now estimating a 60 per cent overall passenger decline this year, and close to half a trillion dollars in sectoral revenues lost. As of early November 2020, over half of the international routes once serviced by airlines and airports had been lost.
    This trend will likely continue in the near-term, even as the promise of new testing solutions and vaccines begins to be realized. Anything in terms of meaningful recovery for the international air transport network will likely not take place until 2022, and a return to pre-COVID growth trends could take several more years after that.By severing our international connections by air in this manner, COVID-19 has cut off businesses from clients and tourists from destinations and posed disproportionate threats to the poor and vulnerable.Landlocked and small island nations have been especially hard hit by these effects, but in point of fact, the profound and cascading negative effects on transport, tourism, and many other areas of socioeconomic development are being felt in all countries, everywhere. Hundreds of millions of livelihoods have been placed in jeopardy as a result.
    Public and private sector leaders also need to recognize that a world not connected by scheduled flights is a world where countries will face serious challenges to their short- and long-term needs for food supplies and medical products and equipment, and many other perishable and high-value goods. E-commerce activity, which is highly reliant on air cargo services, and which has been a beacon of economic growth during the pandemic period, would also become seriously and globally constrained.
    These impacts, in addition to more job losses globally, would further reduce the tax bases of national planners—including with respect to decreased or abandoned investments in sustainable development.Also at risk would be our collective global capacity to reconnect the world once COVID-19 is finally behind us, and to lift it once again into broad-based and inclusive economic recovery. Since the early stages of the COVID-19 outbreak, ICAO has issued calls to States and the civil aviation industry to observe relevant global aviation standards and the WHO International Health Regulations, and we took quick action to address some immediate needs in terms of special alleviations to international standards in order to safely maintain essential air services.We also rapidly established a comprehensive set of proprietary pandemic monitoring platforms, tools and resources for both States and industry, and innovated a global airport real-time status app in response to requests from the United Nations Humanitarian Air Service, managed by the World Food Programme (WFP), and which proved essential to the successful coordination of the earliest COVID-19 humanitarian efforts. ICAO has spared no effort to provide guidance to make it possible for aviation to restart and recover, as well as targeted assistance to States in need under its No Country Left Behind (NCLB) initiative.The Regional Offices’ close and continuous coordination with their accredited States, and ICAO Headquarters, is currently helping improve the coordination between air transport and public health officials State-to-State and accelerate industry recovery where medically prudent.This crisis calls for globally and regionally harmonized, mutually accepted measures, and taken together, actions of ICAO have helped keep critical supply chains operating, expedited the repatriations of thousands of stranded citizens in every world region, maintained operations for necessary air crew and personnel, and maintained much needed humanitarian and emergency air service capacities.As bad as things have been for international aviation since COVID-19 struck, they could have been much worse. That’s because ICAO and WHO, together with States and key national and regional public health stakeholders, had already begun to consider and address pandemic risks to aviation long before this latest pandemic.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#globalisation#transport#circulationtherapeutique#aviation

  • Covid-19 : le Maroc aussi veut son vaccin
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/11/13/la-maroc-dans-la-course-au-vaccin-anti-covid-19_6059679_3212.html

    Monté à la hâte début septembre dans le centre hospitalier universitaire (CHU) Ibn Rochd de Casablanca, le chapiteau de toile blanche était passé inaperçu jusqu’à cette annonce surprise du cabinet royal, lundi 9 novembre. Le Maroc s’apprête à lancer une opération massive de vaccination contre le coronavirus. Mais le chemin est encore long avant une vaccination de masse. Sous la grande tente du CHU, l’équipe du professeur Kamal Marhoum El Filali, chef de service des maladies infectieuses, procède jusqu’au 15 novembre aux dernières prises de sang qui permettront de vérifier le niveau d’immunité acquise par les 200 volontaires qui participent à la phase 3 de tests du candidat vaccin du chinois Sinopharm. Un essai vaccinal pour lequel le Maroc a signé un partenariat le 20 août et auquel participent l’Egypte, les Emirats arabes unis, Bahreïn, la Jordanie, le Pérou ou encore l’Argentine. De quoi rassembler une cohorte de plus de 50 000 participants. Et une première pour le royaume.
    Ce mardi d’octobre, une vingtaine de jeunes hommes et de femmes, badge autour du cou, patientent en silence. Principalement issus des services de sécurité, ils ont été tenus au secret et ont interdiction de communiquer avec les médias. Courant septembre et octobre, ils ont reçu deux doses du vaccin à trois semaines d’intervalle, selon le protocole de Sinopharm. Aujourd’hui, c’est la dernière étape. Tour à tour, ils passent derrière d’épais rideaux, où des infirmières prélèvent des échantillons sanguins. La même opération est réalisée au CHU Avicenne de Rabat et à l’hôpital militaire de la capitale. En tout, 600 ressortissants du pays se sont prêtés à ces essais en double aveugle.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#vaccin#chine#maroc#egypte#bahrein#jordanie#perou#argentine#emiratsarabesunis#recherche#circulationtherapeutique