• Réinventer l’accueil et rejeter les politiques migratoires actuelles

    Karine Gatelier et Cristina Del Biaggio ont été interviewées par le magazine « Faim et développement », porté par le Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement « Terre Solidaire ». Dans le cadre de ce reportage centré sur les mouvements d’accueil citoyen grenoblois, les deux chercheuses se sont exprimées sur le rôle des collectifs et de la ville dans l’accueil des personnes migrantes :

    https://www.pacte-grenoble.fr/sites/pacte/files/Mediatheque/Images/interview_faim_et_developpement.jpg

    –-> mini-interview de @karine4 et moi-même pour le magazine Faim et développement - Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement « Terre Solidaire » (décembre 2019)

    https://www.pacte-grenoble.fr/actualites/reinventer-l-accueil-et-rejeter-les-politiques-migratoires-actuelles-
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    ping @isskein

    • Sur comment @karine4 interprète le concept de citoyenneté, voir aussi :

      Pour une anthropologie de la citoyenneté à partir des luttes sociales des exilés

      Dans les années 90, la France a connu une lutte sociale dite des «  sans papiers  », qui a vu une forte mobilisation des populations en situation irrégulière, soutenues par des Français, et qui tous ensemble ont dénoncé des situations d’injustice et revendiqué l’application des droits et l’élargissement des conditions de régularisation du séjour sur le territoire. La question migratoire revient en force dans l’actualité et de façon spectaculaire depuis 2015, puisqu’on voit que les sociétés européennes connaissent un moment migratoire d’une ampleur nouvelle. Parallèlement, les systèmes d’asile européens échouent à mettre en œuvre les droits fondamentaux et la protection des personnes en besoin  ; les politiques migratoires offrent de moins en moins de possibilités d’entrée et d’installation sur le territoire.

      Cet article prend pour fondement l’observation empirique du quotidien de personnes dans des situations administratives diverses. Certaines vivent et s’intègrent dans la société française et mènent une existence, riche d’une socialisation, de contributions à la société et de participation sous diverses formes, sans pour autant être régularisées au titre du séjour.

      Les pratiques quotidiennes de ces personnes servent de base pour réfléchir aux modalités de leur présence et de leur participation dans notre société et questionner les instruments juridiques disponibles. À partir du constat de leur participation à l’espace social et politique, c’est le concept de «  citoyenneté  » qui est examiné pour faire une nouvelle lecture des modalités de leur présence, et le questionner.

      Loin d’une conception de leur présence comme une errance, les pratiques qui ancrent les exilés dans la ville sont les mêmes qui peuvent former la base pour une ré-interprétation de la citoyenneté dans un contexte migratoire renouvelé : la citoyenneté avait été revisitée avec la construction de l’Union européenne et les perspectives qu’elle ouvrait de remises en cause des souverainetés nationales. Elle avait donné lieu à de nombreux travaux. De la même manière, le moment que l’Union européenne est en train de vivre avec ce phénomène migratoire rarement aussi important, devrait donner lieu à une réflexion sur qui sont les citoyens européens.

      Cette proposition ouvre un horizon idéologique mais surtout elle se veut la manifestation d’un hiatus : entre les discours de la classe politique et la réalité d’une société dont des segments entiers sont exclus de la vie publique ou existent seulement pour se voir adresser des politiques sécuritaires pour les exclure encore plus, les repousser encore plus loin, les priver encore davantage de leurs droits. Dans ce contexte, nous trouvons particulièrement pertinent le constat de la sortie de la «  société des semblables  » (Léon Bourgeois, Robert Castel) et celui de la fragmentation du corps social, pour interroger à la fois la nature de notre société et questionner la durabilité de son modèle.

      Dans une publication récente, Robert Castel1 empreinte à Léon Bourgeois sa définition de la «  société des semblables  » : «  une société dont tous les membres disposent des ressources et des droits de base nécessaires pour s’inscrire dans des systèmes d’échanges réciproques au sein desquels chacun peut être traité à parité  ». La société des semblables donne par conséquent la possibilité à tous ses citoyens de «  disposer d’un minimum de ressources et de droits indispensables pour s’assurer une certaine indépendance sociale  ». C’est l’indépendance sociale minimale qui permet à chacun d’être maître de ses choix et d’éviter la dépendance, la sujétion, l’assistance «   qui fait que de faibles ressources vous sont octroyées sur la base d’une déficience  ».

      Cette étude prend pour hypothèse une citoyenneté en actes et cherche à la documenter par la description de pratiques quotidiennes de participation, de contribution ou encore d’interventions comme autant de manières pour ces personnes de ré-inventer de la citoyenneté.

      Après une description du terrain, cet article exposera la démarche ethnographique de recueil de quelques pratiques – habituer un squat, un cycle d’ateliers de coproduction de connaissance sur la procédure de l’asile et le bénévolat associatif. Elles seront ensuite analysées dans un corpus théorique qui permet de les lire comme autant d’ancrages dans un espace précis, celui de la ville  ; et selon des modalités qui oscillent entre la désobéissance et la coopération avec les pouvoirs publics.

      Le terrain de la recherche

      Le terrain de recherche est donc à comprendre au sens des «  nouveaux terrains  » tels que désignés par l’anthropologie depuis les années 90, à savoir : en rupture avec l’idée d’un terrain territorialisé et délimité avec précision qui s’inscrit dans une perspective monographique sur la base d’un essentialisme identitaire, bien souvent ethniciste. La mondialisation a notamment induit une transformation des représentations de l’individu vers un individualisme accru remettant en cause nos lectures des communautés et de ce qui les fondent et les relient. Du même fait, elle a opéré une rupture avec la séparation Nord-Sud et la division entre le proche et le lointain. Les anthropologues ne s’intéressent plus seulement aux sociétés lointaines mais ils travaillent également dans les sociétés occidentales : dans quelles conditions cette discipline continue de fournir des outils pertinents pour les comprendre  ? En critiquant d’abord l’ethnologie classique comme ethnique et monographique (inventaire culturel), il s’agit de comprendre que les communautés, les lieux de production du commun, se sont transformés, imposant de penser les terrains non plus territorialisés, dans une production monographique mais, dans une démarche inductive (de l’observation à l’interprétation  ; de l’enquête à l’analyse), d’identifier les lieux et toutes les situations contemporaines qui, dans un contexte d’individualisation extrême et de développement de l’urbanité, font communauté.

      Étudier et rendre compte d’un terrain (un quartier par exemple) consiste également à le décrire aussi à travers ses circulations, ses échanges, ses contacts. C’est voir le monde à travers un lieu, comprendre les enjeux à des échelles plus larges à partir du terrain : par les connexions avec l’extérieur du «  terrain  », par les circulations, par les similitudes des situations, des logiques et des enjeux. Cette réflexion critique sur les terrains cherche ainsi à critiquer le «  lieu anthropologique  », traditionnellement délimité spatialement et formant la base d’un travail monographique, pour aller vers une autre approche des terrains, parfois qualifiés de «  non-lieux  » - c’est-à-dire le multi-site et les réseaux.

      Ce non-lieu de l’anthropologie et l’anti-monde des géographes :

      Le «  non-lieu  » (Augé, 1992) de l’anthropologie est cette «  instance  » (Agier, 2013) représentée par les lieux et toutes les situations contemporaines qui, dans un contexte d’individualisation extrême et de développement de l’urbanité, font communauté, ce sont les lieux de production du commun. Les anthropologues ont proposé une autre approche des terrains, parfois qualifiés de «  non-lieux  » - c’est-à-dire le multi-site et les réseaux.

      L’anti-monde est cette «  partie du monde mal connue et qui tient à le rester, qui se présente à la fois comme le négatif du monde et comme son double indispensable  » (Brunet, Ferras et Théry, 1992). Il n’existe que dans ses rapports indissociables avec le monde. Ce sont ses relations dialectiques avec le monde qui sont les plus intéressantes pour nous permettre de rendre compte de notre contemporain, dans les divers espaces dérogatoires de nos sociétés  ; la demande d’asile et la question des réfugiés en font partie.

      Ces espaces connaissent plusieurs paradoxes notamment celui de leur sur-encadrement juridique et celui de leur visibilité : ils font l’objet de règles nombreuses et strictes mais leur échappent  ; ils sont connus mais cachés. Ce sont les mondes de la relégation et de l’écart.

      De cette position complexe et de ces paradoxes, nous retiendrons que la distance que posent ces lieux protègent les personnes qui s’y trouvent, elle leur permet de vivre, mais sans que cette distance les isole car les contacts et les interventions à l’extérieur de l’anti-monde sont recherchés. Ce sont donc les pratiques de cette distance et de ces contacts qui sont étudiées.

      Ce questionnement sur les terrains renvoie aussi à la production du savoir : cette approche qui se met en œuvre dans l’empirisme de l’observation pour rendre une analyse de ce que sont les communautés, s’accompagne d’une réflexivité de l’observateur sur son terrain, forcément impliqué, pour produire un savoir plus empathique, plus proche des raisons des sujets présents sur le terrain. Cette réflexivité prend la forme d’une réflexion de la situation sur elle-même, des relations établies entre l’observateur et les sujets sur le terrain. Chaque observation, et chaque analyse à laquelle elle conduit, doit être contextualisée au lieu et au moment de l’observation, dans l’objectif d’expliquer la logique qui l’anime, pour éviter la tentation essentialiste qui conduirait à figer des représentations, des pratiques, des traits et de les prêter au groupe identifié. L’individu est le point de départ pour reconstruire le groupe pour éviter d’identifier des groupes fictifs.

      Une approche anthropologique de la citoyenneté

      Nous voudrions défendre l’idée que la citoyenneté est un objet approprié pour l’anthropologie sur la base du constat que le fondement purement juridique qui lui est généralement attribué est un construit social et politique (Neveu, 2004), et qu’il peut, par conséquent être également étudié comme des représentations et des pratiques, comme «  une inscription positive et socialement reconnue dans un espace social et politique  ». Cette approche, en plus d’envisager sa dimension horizontale à savoir les relations entre citoyens et avec ceux qui ne le sont pas, permet de la concevoir comme autant de dynamiques constitutives d’une citoyenneté en actes. Cette conception empirique de la citoyenneté laisse toute la place à sa description comme un faisceau de pratiques et de relations : parce qu’on est là, ici et maintenant, parce qu’on pratique le lien avec les autres, dans une sorte d’immanence.

      Une démarche ethnographique : quelques pratiques d’une citoyenneté en actes

      Trois registres d’interactions des exilés sont étudiés pour mettre en œuvre la démarche ethnographique et pour étudier les modalités de leur participation à l’espace politique : habiter un squat  ; débattre sur la réforme de l’asile  ; travailler bénévolement.

      Habiter un squat

      Le squat dont il est question est le lieu d’habitation de personnes en situation d’exil. Il constitue un lieu de mise en œuvre de plusieurs formes de citoyenneté en actes.

      Le fait d’habiter un lieu illégalement occupé pour une personne étrangère qui possède des droits, notamment à l’hébergement, procure d’emblée une conscientisation politique, qui passe par l’illégalité et la désobéissance. Cette conscientisation repose d’abord sur le choix d’habiter ou non le squat. Ensuite, habiter le squat suppose l’acceptation d’une série de règles toutes dirigées vers la protection du squat. Ce sont des précautions à prendre au quotidien mais aussi une stratégie de négociation à élaborer pour obtenir des propriétaires et des pouvoirs publics de maintenir le lieu. Nous y voyons à la fois une expérience commune dans la vie à la marge et la subversion et dans l’occupation illégale et sa défense. Cette expérience est celle qui met en œuvre la rencontre et le contact avec différents acteurs de la société : militants, responsables politiques, journalistes, voisins… Il s’agit donc d’une socialisation singulière autant avec les habitants avec lesquels l’espace de vie est partagé qu’avec la société et l’État français.

      À chacune des étapes de la vie du squat, les questions en jeu ont été celles de la légitimité de la présence de ses habitants. Il s’agit pour eux , à travers la défense du squat, d’une lutte de reconnaissance pour leur présence et leurs droits. Il était notamment frappant comme dans les interactions avec les différents représentants des pouvoirs publics, ils n’étaient généralement pas reconnus comme des interlocuteurs et des représentants du lieu occupé. Les responsables, de la préfecture, du CROUS (propriétaire du lieu), de la mairie, les journalistes, évitaient le contact avec eux pour chercher à s’adresser aux militants, membres du comité de soutien. Ce fut un enjeu important, par exemple, que de faire accepter un habitant lors d’une rencontre à la préfecture.

      Le lutte de reconnaissance commence donc déjà avec la possibilité de parler et d’être entendu par les autorités dans ce rapport qui sort de la relation habituelle entre exilés et autorités. Ici ils ont quitté la position de dépendance et de sollicitude dans laquelle ils sont habituellement placés face à l’administration dans la demande d’asile ou de titre de séjour. Les interactions déterminées par la défense du squat les situent dans un rapport de force bien plus favorable.

      Débattre sur la réforme de l’asile

      Dans le contexte des débats sur le projet de réforme de la loi sur l’asile, un cycle d’ateliers de coproduction de connaissance sur la procédure de demande d’asile a été ouvert au printemps 2014. Il a été proposé à des personnes, pendant ou à l’issue de leur procédure de demande d’asile. Il a réuni une quinzaine de personnes pendant deux mois.

      La réforme de l’asile a en effet constitué une opportunité pour ouvrir un espace de parole aux exilés en demande d’asile, en leur proposant, sur la base de leur expérience de la procédure, de l’évaluer et de formuler des propositions pour la modifier.

      À la fin, ces ateliers ont pris deux formes : la rédaction d’un livret qui reprend les propositions des exilés2  ; une série d’amendements soumis aux députés locaux en prévision des débats parlementaires. Et finalement, un groupe de participants a pu assister à une partie des débats parlementaires à l’Assemblée nationale (décembre 2014).

      Comme d’autres cadres peuvent également en fournir des exemples, ces ateliers ont été l’occasion pour les participants d’exprimer une expertise politique sur la procédure. Ces ateliers ayant été une initiative associative sans commande des pouvoirs publics, d’une part ils ne peuvent être vus comme la mise en œuvre de la participation politique des exilés à l’élaboration des politiques publiques, en revanche, leur investissement et les apports qu’ils ont constitués montrent à la fois la forte demande pour des démarches dans ce sens, et la valeur de «  l’expertise politique  » dont ils disposent. D’autre part, ces ateliers n’ayant pas suscité d’attente en amont de la part de la puissance publique, il a fallu a posteriori la faire connaître et diffuser ses résultats. Ces derniers ont servi à étayer et légitimer un travail de plaidoyer mené dans la région Rhône-Alpes, associé à une analyse juridique basée sur l’expérience des associations d’accompagnement des demandeurs d’asile, pour formuler des propositions d’amendements soumis aux élus régionaux.

      Pour les personnes qui ont pris part aux ateliers, le principal résultat a été de ne pas se laisser raconter par les autres, ne pas se laisser enfermer et assigner dans des représentations qu’ils ne contrôlent pas. Cette attente importante et omniprésente, et la conscience de la mécanique de la fabrique des préjugés est forte. De nombreux témoignages au quotidien montrent comment ces préjugés peuvent être construits et persister car les contacts entre exilés et Français sont évités. Cette situation est vécue parfois comme une bizarrerie, une maladresse, parfois comme une politique délibérée d’altérisation.

      Au niveau méthodologique, ces ateliers ont essayé de répondre à la rigueur méthodologique soulevée par Spivak dans son questionnement sur les conditions dans lesquelles les subalternes peuvent parler. En effet, sur la base du constat que la production intellectuelle occidentale de préjugés et de catégories sociales et administratives limitent nos analyses, elles doivent être questionnées constamment pour comprendre les enjeux de leur fabrication. Pour les remettre en cause, il s’agit de permettre l’émergence d’une parole autre, celle des personnes qu’on écoute peu, qui trouvent rarement l’occasion de l’exprimer. Mais pour y parvenir, les conditions d’émergence de cette parole doivent tenir compte de l’ensemble des dominations à l’œuvre dans les rapports au sein de notre société, pour les réduire voire les supprimer. Les analyses issues du courant des Subaltern studies (Spivak) nourrissent ces réflexions, ainsi que les méthodes inspirées de l’éducation populaire politique.

      Travailler bénévolement

      Enfin, la dernière expérience mobilisée dans le recueil des pratiques quotidiennes est le bénévolat pratiqué par certains exilés, au sein des associations de solidarité avec les étrangers. En plus des compétences sur lesquelles repose le bénévolat (notamment la traduction), c’est la position de valoriser et de voir reconnaître ses compétences, ainsi que d’aider, qui sert notre argumentation. Il s’agit là encore de la question de la reconnaissance des capacités des exilés, à apporter des contributions dans notre société.

      Ainsi, nous retiendrons de ces quelques expériences, pour les lire en termes de ré-invention d’une citoyenneté, la défense d’un droit fondamental, celui du droit d’asile  ; du droit au logement, dans le cadre de la défense du squat  ; la reconnaissance d’une connaissance d’une question de politique publique – l’asile – comme pouvant contribuer à l’amélioration de celle-ci  ; enfin, la valorisation de compétences (traduction et interprétariat) comme contribution en termes économiques.

      Nous proposons de lire l’exercice de cette citoyenneté en actes à l’échelle de la ville, pour y voir cette inscription dans l’espace social et politique.

      Une citoyenneté en actes dans la ville

      En contraste avec les perceptions d’instabilité et d’errance, de marginalisation, dans lesquelles sont vus les exilés, nous avons présenté plusieurs pratiques que nous lisons comme les modalités d’une socialisation qui les ancre dans la ville, des pratiques quotidiennes de leur participation à la vie de la cité.

      1. La ville comme espace de rencontres qui nouent des appartenances à une échelle translocale (Neveu, 2004) :

      sa dimension horizontale à savoir les relations entre citoyens et avec ceux qui ne le sont pas, permet de la concevoir comme autant de dynamiques constitutives d’une citoyenneté en actes. Cette conception empirique de la citoyenneté laisse toute la place à sa description comme un faisceau de pratiques et de relations : parce qu’on est là, ici et maintenant, parce qu’on pratique le lien avec les autres, dans une sorte d’immanence. À ce titre, l’observation désigne la ville comme échelle pertinente pour articuler la complexité des relations et des appartenances et les inscrire dans un territoire, en rupture avec l’idée que la citoyenneté a forcément à voir avec l’échelle de l’État pour en régir les droits et les devoirs.

      2. L’échelle de la ville pour repenser la citoyenneté :

      L’observation a montré que la ville est le lieu dans lequel se développe la sociabilité. Elle devient vecteur de mobilisation et de pratiques de participation à l’espace social et politique, cadre des luttes sociales. Le droit à l’hébergement et la lutte entreprise pour le défendre est une lutte sociale de redistribution qui a été possible par les sociabilités rendues possibles par la ville. Le besoin d’espace de paroles pour se réapproprier son image et ne pas se résigner à se voir assigner cette image est une lutte de reconnaissance, de même que la nécessité de proposer et valoriser ses compétences dans le cadre du bénévolat.

      Pour S. Sassen et E. Isin, la ville est l’espace de prédilection pour l’expérience de la citoyenneté et pour sa mise en œuvre. La ville, vue comme le lieu du social (Isin, 2009), offre les moyens de s’organiser, en permettant de se rassembler, se mettre en scène, se définir à travers des symboles et s’imaginer, se constituer en groupe social. Dès lors, la ville posent les conditions de droits à la ville, c’est-à-dire les droits de la citoyenneté urbaine : constituer de groupes sociaux, pour se représenter et être représentés  ; pour revendiquer et imposer. Ces droits ne sont pas contenus dans les droits de la ville (Isin, 2009). Les «  droits à la ville  » tels que définis par Isin sont l’autonomie, l’appropriation, la différence et la sécurité et leur revendication donnent lieu à des luttes de reconnaissance et de redistribution. Ces droits sont distincts mais interdépendants.

      Enfin, les formes de la citoyenneté organisée par la ville en tant que lieu du social peuvent transcender les frontières nationales.

      La ville comme lieu du social fait écho à la citoyenneté ancrée dans le social, une approche ordinaire de la citoyenneté, en rupture avec une citoyenneté stato-nationale fondée sur une «   définition normative, transcendante et impersonnelle d’un régime procédural de type habermassien, essentialisé dans un rapport à l’État  » (Carrel et Neveu, 2014) : «  la citoyenneté est alors conçue par les intéressés comme l’expression d’une appartenance collective  » dans laquelle le rapport de force prend toute sa place à travers une lutte pour la reconnaissance. La ville c’est la proximité, la rencontre avec l’autre, l’autre différent de soi. Cette conception de la citoyenneté permet d’apercevoir les appartenance sociales à la plus petite des échelles – les voisins par exemple – autant qu’à l’échelle plus large de communautés transnationales, dans la diversité des modes de participation à la vie publique .

      Ainsi la citoyenneté est expérimentée, au sens où elle est exercée, à travers des luttes sociales, de deux types. Nous voyons d’abord des luttes de redistribution quand, pour défendre le droit au logement, des logements vacants sont réappropriés et occupés. Le logement en tant qu’un aspect de la citoyenneté sociale, de la citoyenneté tout court, et le droit de s’approprier des logements vacants, le droit au squat, est une illustration. En défendant le squat, l’espace créé par cette lutte permet des prises de parole, crée de la représentation, dans un rapport de force constant pour trouver cet espace : on a vu combien il a été difficile de faire accepter la présence d’un habitant du squat lors d’une réunion à la préfecture. Ça n’est pas avec eux que les représentants de l’État souhaitaient échanger. Enfin, le squat offre un espace de liberté et d’autonomie : les habitants du squat sont chargés de son organisation interne, en plus de sa défense à l’extérieur  ; ils sont ainsi pleinement acteurs de leur propre hospitalité, et libre d’accueillir au squat. C’est pourquoi on entre vite dans un paradoxe : la défense du squat repose sur la dénonciation de la non-prise en charge de l’hébergement par l’État et donc le déni du droit fondamental au logement. Pourtant, une fois que le squat existe, il confère une liberté à laquelle il est difficile de renoncer et des propositions d’hébergement par l’État peuvent être refusées pour leur préférer la vie au squat. En plus de l’isolement qu’impose le dispositif d’hébergement des demandeurs d’asile – les CADA sont souvent bien loin dans les campagnes – le contrôle social qui existe dans les centres d’hébergement et auquel ils sont identifiés est bien connu.

      La défense d’un squat a permis de valider ce lieu comme un vecteur de conscientisation qui permet aux habitants disqualifiés de la ville de devenir acteur, de passer d’un discours de la plainte à un discours de lutte, de revendication de droits  ; d’un discours personnel à un discours collectif (Bouillon, 2009). La lutte partagée instaure le lien avec la ville, avec les autorités et avec l’autre, celui qui n’a pas d’expérience de la migration. Ce passage du mode personnel à un registre collectif met en marche, permet de poser des actes car il déculpabilise, dé-stigmatise et restaure la qualité de sujet. La sociabilité de la ville le permet par la dénonciation de l’injustice (déni de droits) et la lutte pour la défense des droits (droit à l’hébergement). De plus, elle rend possible la production d’identités différenciées de la norme établie.

      Le squat est aussi le lieu de l’appropriation de l’espace, d’une parcelle de la ville  ; ceci dans une dialectique ambivalente entre accueil et relégation, hospitalité et contrôle.

      L’autre type de lutte concerne les luttes de reconnaissance de la condition d’exilés et la dénonciation des politiques migratoires à l’échelle européenne qui convergent vers la délégitimation de l’exil et de la demande d’asile. Cette quête de reconnaissance exprime le besoin de voir reconnue leur légitimité à se trouver à cet endroit-là à ce moment-là, simplement. Cette demande n’est pas forcément politisée dans un discours sur la liberté de circulation et d’installation ou sur une critique des impacts du libéralisme voire d’un impérialisme de l’Occident.

      Ainsi, nous concevons les luttes sociales comme une modalité de la participation à l’espace social et politique et la citoyenneté comme la revendication des droits à la ville (Isin, 2010). Les formes translocales de la citoyenneté organisée par la ville en tant que lieu du social transcendent les frontières nationales. (Isin 2009). Enfin, il s’agit de penser la citoyenneté non à travers l’expérience de la construction européenne mais à travers celle, plus longue dans le temps et qui connaît une actualité dense, des migrations.

      Les luttes sociales comme modalité possible de la citoyenneté permet également une lecture de la citoyenneté comme confrontation avec l’autre, avec la différence. Balibar par exemple exprime toute sa reconnaissance à la lutte des sans-papiers pour avoir «  recréer de la citoyenneté  », «  montrant qu’il n’est pas nécessaire d’être un national pour contribuer de façon responsable à la vie de la cité  » (Balibar, 1998).

      3. La citoyenneté comme confrontation avec la différence :

      La capacité d’exposer un litige et de reformuler les questions du droit et du non-droit. (Rancière, 2000) est une des caractéristique de la citoyenneté, dans sa capacité à organiser la vie de la cité et le «  vivre-ensemble  ». Et les exemples sont nombreux en effet de la capacité des citoyens à se mobiliser dans une logique de confrontation, voire de conflit .

      L’expérience du squat produit pourtant une conscientisation et fabrique une citoyenneté paradoxales : si on définit ici la citoyenneté comme une pratique de l’appartenance à un ensemble qui dépasse son propre collectif, alors cette «  appartenance  » prend la forme d’un rejet, ou du moins d’une mise à distance. C’est parce que les droits ne sont pas pris en charge par l’État (hébergement) que des solutions sont inventées (squat), dans une critique des modes d’action de l’État et, dans le cas qui nous intéresse, en dehors du droit. Le squat est la réappropriation d’un espace privé, en en privant ainsi son propriétaire. La revendication et la réappropriation de cet espace, métaphoriquement, est aussi une revendication à trouver sa place dans l’espace social et politique. Il fait écho à un des droits à la ville – appropriation – identifié par Isin. La citoyenneté en actes prend ici la forme d’une lutte qui positionne dans l’illégalité.

      4. Le rapport à la loi et à l’illégalité :

      La citoyenneté pose donc la question du rapport à la loi et à la légalité. Quand la loi se délégitime, cela produit de la défiance voire de la réaction. Balibar considère que la légitimité de la loi se dégrade quand elle ne respecte plus les «  lois supérieures de l’humanité  », des «  lois non écrites  » qui posent «  le respect des vivants et des morts, l’hospitalité, l’inviolabilité de l’être humain, imprescriptibilité de la vérité  » (Balibar, 1998). Cette situation crée de la désobéissance quand les droits ne sont plus respectés par l’administration. Balibar reconnaît le devoir des citoyens de porter sur la place publique tout constat que d’une contradiction flagrante entre ces lois supérieures et une loi positive ou une législation de circonstance, en proclamant leur désobéissance. En désobéissant, les citoyens «  recréent les conditions d’une législation  ». Balibar considèrent qu’ «  ils n’attaquent pas le concept de loi, ils le défendent  ».

      La désobéissance civique comme action collective recrée la citoyenneté dans une circonstance grave (Balibar, 1998) : «  je crois bien cependant que la citoyenneté et la communauté ne peuvent exister sans cette référence nécessaire à la désobéissance, et même sans que périodiquement le risque d’y recourir ne soit effectivement assumé  ».

      La citoyenneté parle de subjectivité politique  ; elle rend possible son affirmation, son expression. La citoyenneté ouvre la politique comme une pratique de contestation par laquelle les sujets deviennent politiques. Avant qu’un sujet puisse lutter pour revendiquer des droits, ce sujet doit d’abord avoir gagné le droit de faire cette lutte en premier lieu. C’est «  le droit d’avoir des droits  » de Hannah Arendt. La citoyenneté s’est forgée par les luttes sociales d’identité, d’inclusion, de ressources et de mémoire (Isin, 2009). De là, on peut maintenant voir la citoyenneté comme une subjectivité politique (Isin 2015) : il devient alors impossible de penser la citoyenneté comme uniquement une nationalité ou une appartenance à un État-nation.

      L’appartenance, la proximité, l’attention, l’égard, l’être ensemble, la solidarité que permet la ville de façon plus immédiate mais qui peuvent également être mises en œuvre à des échelles plus larges, translocales, sont vues comme les fondements de la communauté politique aujourd’hui. Le phénomène des mobilités rend possible l’échelle du translocal par l’activité des réseaux.

      Conclusion

      Cette analyse propose une citoyenneté pensée à plusieurs échelles, en particulier en défiant l’échelle du national et par conséquent remettant en cause la relation entre citoyenneté et nationalité. La citoyenneté comme une praxis  ? À partir du constat que la citoyenneté est une pratique collective, sous-tendue par une idée, celle des «  lois supérieures de l’humanité  » (Balibar, 1998), et tendant à un résultat pratique, leur respect, dans une visée de transformer les rapports sociaux. Les luttes sociales sont un des modes opératoires. La praxis d’une citoyenneté en actes, expérimentée et construite dans une pratique collective, et une immanence. Elle est donc ouverte à tous ceux qui ont la volonté d’appartenir à ce collectif qui se donne comme contrainte et comme objectif de partager un espace et ses ressources, dans le respect de la différence et de la sécurité de tous. Le rapport à l’État est également mis en cause en questionnant sa légitimité et percevant la désobéissance comme un moteur pour renouveler et réactiver la citoyenneté  ; enfin en refusant tout lien de subordination pour une autonomie. Les luttes des sans papiers «  ont contribué à donner à l’activité politique cette dimension transnationale dont nous avons tant besoin  » (Balibar, 1998 : 25).

      http://www.irenees.net/bdf_fiche-analyse-1105_fr.html

  • En #Côte_d’Ivoire, une vie suspendue dans le temps pour les éleveurs peuls

    Dans la chaleur de l’après-midi, une dame âgée se penche en avant dans la pièce sombre.

    « On me considère comme une étrangère ici. C’est très désagréable, mais que faire ? »

    Aminata Sidibé calcule son âge en se basant sur l’année de son mariage et celle de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Les deux événements ont eu lieu en 1960. Elle pense qu’elle avait 15 ans à l’époque. Elle serait donc aujourd’hui âgée de 74 ans, ou plus.

    Aminata ne connaît peut-être pas son âge exact mais, à sa manière, elle a ses certitudes : « je suis née, je me suis mariée et j’ai eu mes enfants ici. Et c’est ici que j’ai des petits-enfants et même des arrière-petits-enfants. »

    « On me considère comme une étrangère ici. C’est très désagréable, mais que faire ? »

    Aminata Sidibé et sa famille sont des Peuls, un groupe ethnique d’éleveurs de bétail disséminés dans une douzaine de pays d’Afrique. Bien qu’elle soit la matriarche d’une famille élargie de 45 personnes dont les racines remontent à plusieurs générations en Côte d’Ivoire, pour le pays où vit Aminata, elle et les siens sont des étrangers.

    Le problème de sa famille s’explique par l’absence de citoyenneté que la Côte d’Ivoire ne reconnait que par le droit du sang en réclamant qu’au moins l’un des parents soit ivoirien. Il ne suffit pas d’être né en Côte d’Ivoire. Officiellement, Aminata et le reste de sa famille sont des « Burkinabés », des descendants de ressortissants du Burkina Faso voisin, une distinction qui les expose aux risques de l’apatridie. Du fait que plusieurs générations aient vécu hors du territoire, le Burkina Faso ne peut pas non plus les reconnaître en tant que citoyens.

    « Nous n’avons pas notre place ici », explique le fils d’Animata, Seydou Tall, 56 ans, né en Côte d’Ivoire et titulaire d’un certificat de naissance. Seydou possède un large troupeau. « Je ne veux pas d’une carte consulaire disant que je suis du Burkina Faso. Je ne le suis pas. Je veux avoir la nationalité de mon pays. »

    Dans le monde entier, on recense des millions de personnes sans nationalité. Toute leur vie, les apatrides sont confrontés à des inégalités et à des obstacles qui les empêchent d’exercer leurs droits fondamentaux tels que l’éducation, les soins de santé, l’emploi et la libre circulation.

    En Côte d’Ivoire, le nombre de personnes dépourvues de documents d’identité et risquant l’apatridie - comme les Peuls - est préoccupant. La Côte d’Ivoire a évalué sa population apatride à près de 700 000 personnes à la fin 2017. Cependant, une étude détaillée actuellement en préparation devrait permettre d’obtenir un nombre plus précis et beaucoup plus élevé de personnes apatrides ou risquant l’apatridie.

    Seydou explique qu’avec la nationalité ivoirienne, les membres de sa famille pourraient trouver des emplois qualifiés. Sans certificat de nationalité, ils ne peuvent pas postuler à un emploi formel, ni ouvrir un compte bancaire ou obtenir un permis de conduire.

    Les Peuls sont éleveurs de bétail, sans avoir le droit d’acheter des terres. Le droit de la famille qui s’applique à leurs terres dépend d’un accord privé avec l’ancien propriétaire qui ne leur confère aucune prérogative légale.

    Pour la famille, le chemin vers la citoyenneté est long. Monique Saraka, secrétaire générale de l’Association ivoirienne des femmes juristes, s’est rendue dans la petite ville pour dispenser des conseils à la famille sur leur statut.

    « Beaucoup de Peuls n’ont pas reçu d’éducation formelle et craignent de s’adresser aux autorités », déclare-t-elle. « La plupart n’ont même pas de certificat de naissance. »

    Monique Saraka prédit que, malheureusement, leur chemin vers la nationalité sera difficile ; les membres de la famille devraient déposer une demande de naturalisation.

    « C’est un processus long et lent », concède-t-elle. « Les personnes qui soumettent une demande peuvent attendre 10 ans, ou davantage encore. De plus, il y a la question du coût. Donc, les personnes, surtout dans les régions rurales, sont confrontées à tout cela et se découragent. Elles abandonnent. »

    Son association, avec l’appui du HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, plaide depuis 2015 pour que des changements soient apportés au système de demande de naturalisation. Le premier objectif est de faciliter l’obtention des documents de base, comme les certificats de naissance. Le gouvernement est sur le point d’adopter une loi rendant le processus gratuit pendant un an.

    Lever les obstacles à l’obtention de la nationalité ivoirienne prendra beaucoup plus de temps. Une loi temporaire ivoirienne facilitant la naturalisation a expiré en 2016.

    « Nous espérons que cette loi sera réintroduite et ajoutée à celle portant sur la nationalité. Ces personnes sont en Côte d’Ivoire depuis quatre générations », explique Monique Saraka. « Il est difficile de les imaginer avec une autre nationalité qu’ivoirienne. »

    La bonne nouvelle, c’est qu’à l’exception d’Aminata qui a perdu ses papiers après le décès de son mari, toutes les générations de sa famille ont un certificat de naissance. Alors que leur quête de citoyenneté ivoirienne se poursuit, les plus jeunes enfants peuvent au moins aller à l’école et s’imaginer un avenir avec les avantages d’une nationalité.

    « J’aime l’histoire, j’aime apprendre le passé », s’enthousiasme Boukary, 15 ans, qui va à l’école depuis cinq ans. « J’aimerais être policier. Je veux parler aux gens et séparer les bons des mauvais. »

    Adiba et Aïsha ont respectivement 13 et 12 ans, et toutes deux veulent devenir enseignantes. Cependant, sans document d’identité, elles ne peuvent pas poursuivre leurs études au-delà de l’enseignement secondaire.

    Dans sa chambre, Aminata, la matriarche, semble résignée à son statut actuel mais elle garde espoir.

    « Je laisse à mes fils le soin de prendre les décisions concernant les papiers », partage-t-elle. « Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent, je ne me suis jamais sentie menacée. Même s’ils disent que je suis une étrangère, je leur pardonne. Je m’en remets à Dieu. »

    https://www.unhcr.org/fr/news/stories/2019/5/5cd52d4fa/cote-divoire-vie-suspendue-temps-eleveurs-peuls.html
    #apatridie #peuls #éleveurs #nationalité #citoyenneté

  • EU net migration continues to decline as UK heads towards the general election, but impact of manifesto promises on migration can’t be predicted

    Today’s data from the Office for National Statistics (ONS) (https://www.ons.gov.uk/peoplepopulationandcommunity/populationandmigration/internationalmigration/bulletins/migrationstatisticsquarterlyreport/november2019) show that EU net migration had continued to decline, reaching the lowest level since before EU enlargement, as the UK heads towards the general election, the Migration Observatory at the University of Oxford said today.

    Today’s data suggest that net migration of EU citizens in the year ending June 2019 was 48,000, 78% below the pre-referendum peak of 218,000 in 2015. In separate population estimates also published today, Poland lost its place as the top country of birth for migrants living in the UK (although the difference between Poland, at 827,000 residents in YE June 2019, was not statistically different for figures from India, at 837,000).

    Non-EU net migration was broadly stable at 229,000 in the year ending June 2019, after steady increases since 2013. This makes non-EU considerably higher than EU net migration, although the precise contribution of EU vs. non-EU to the total remains uncertain due to problems identified in the data (see editor’s notes, below).

    Madeleine Sumption, Director of the Migration Observatory at the University of Oxford said: “EU net migration has fallen dramatically since before the referendum, and is now at its lowest level since before EU enlargement. The reasons for this will include things like the lower value of the pound making the UK less attractive, improving economic prospects in EU countries of origin, and potentially the political uncertainty of the prolonged Brexit process.”

    There has been much discussion of migration policies outlined by the main political parties as the general election approaches. The Conservatives and the Brexit party have committed to ending free movement and introducing an “Australian style” points based system, the features of which are yet to be announced; Labour has signalled that it would consider free movement as part of a negotiations on the future UK-EU relationship, while the Liberal Democrats have promised to end the Brexit process and maintain free movement.

    Sumption added: “What will happen to migration in the coming years is highly uncertain, regardless of which party is power. It’s easy to imagine that migration policies are the only things that affect migration, but in reality, policies act more like a filter than a tap. The state of the economy, demand for workers by UK employers, conditions in countries of origin can have a big impact on migration, in some cases even more than changes in policy. That’s one reason why we’ve seen such a big drop in EU migration since 2016, despite the fact that policy has not yet changed at all.”

    Currently, the relatively low levels of EU net migration mean that restricting free movement now would be expected to have a much smaller impact on overall migration levels than it would have done in the past. However, this will not always be the case. EU migration has fluctuated up and down over time, and there is no reason to assume this would not continue to happen if the UK were to maintain free movement in the future. Recently revised ONS figures suggest that EU net migration made up a majority of the total from YE June 2013 to YE June 2016.

    https://migrationobservatory.ox.ac.uk/press/eu-net-migration-continues-to-decline-as-uk-heads-towards
    #migrations #Brexit #UK #Angleterre #statistiques #chiffres #citoyens_européens #migrants_européens

  • Le mensuel du numérique – Délégation académique au numérique - académie de Nancy-Metz
    https://www4.ac-nancy-metz.fr/dane/wp/le-mensuel-du-numerique

    Un partenariat entre la DANE de l’académie de Nancy-Metz et les Éditions É.P.I.C.U.R.E. (Editions Pour l’Information du CM2 à l’Université pour la Réussite des Elèves) est réalisé en vue de favoriser l’information sur le numérique éducatif, l’éducation et la citoyenneté.

    #tice #education #citoyenneté

  • The Conversation | Contrairement aux idées reçues, l’accueil des réfugiés a suscité un élan citoyen en Europe
    https://asile.ch/2019/10/14/the-conversation

    Dans cet article, The Conversation, démontre que l’accueil des réfugiés a suscité un élan citoyen en Europe, et ce, contrairement aux idées reçues et que des actions collectives spontanées initiées par des volontaires non-politisés peuvent aboutir à des actions ayant un impact sur les structures politiques et les opinions publiques. Dans son ouvrage à paraitre, […]

  • Par le sol et par le sang. Le droit de la nationalité dans le monde

    Quels pays facilitent, quels pays entravent l’acquisition de la nationalité pour les enfants d’immigrés ? Cet essai dresse un état des lieux contrasté, selon l’application du droit du sol ou du sang, avec des conditions ou discriminations particulières.


    https://laviedesidees.fr/Par-le-sol-et-par-le-sang.html
    #ius_soli #jus_sanguinis #nationalité #monde #droit #citoyenneté #droit_du_sang #droit_du_sol #cartographie #visualisation

    ping @karine4

  • Wir alle sind #Bern

    Wir alle sind Bern ist eine Plattform, eine Bewegung, ein Netzwerk – Menschen, welche sich gemeinsam einsetzen für eine Solidarische Stadt Bern, in der Vielfalt und Migration als gesellschaftliche Realität anerkannt werden. Nicht die Herkunft, sondern der Lebensmittelpunkt und die gemeinsame Zukunft sollen im Zentrum stehen, wenn es darum geht, das Leben in der Stadt zu gestalten.

    Wir beziehen uns dabei auf «#Urban_Citizenship» oder «Stadtbürger*innenschaft»: Uns geht es um eine rechtliche, politische, soziale und kulturelle Teilhabe aller Bewohner*innen der Stadt. Die Gegenwart und Zukunft in Bern soll von allen Menschen, die hier leben, gleichberechtigt mitbestimmt und auf Augenhöhe mitgestaltet werden können – ohne Ausgrenzung und Diskriminierung.

    https://wirallesindbern.ch/about

    Manifeste (en français) :

    Pour une ville de Berne solidaire

    Nous nous engageons pour une ville de Berne solidaire, dans laquelle migration et diversité sont reconnues comme des réalités sociales et priment, non pas l’origine, mais le point d’attache et l’avenir commun.
    Pour tout.e.s celles.eux qui sont ici et celles.eux qui arrivent encore.

    Nous considérons que la décision d’une personne pour s’établir à Berne relève de son libre choix et prenons ce point de départ pour nos réflexions sur un vivre ensemble solidaire. La criminalisation du franchissement des frontières, ainsi que la distinction entre des groupes qui sont inclus et ceux qui sont exlus, sont des obstacles à ce but. Nous nous engageons pour une ville solidaire, qui fait activement abstraction du statut de séjour de ses habitant.e.s et qui s’oppose aux expulsions.

    Dépassement de la culture dominante et droit à la #participation pour tout.e.s

    En plus de la sécurité du #droit_de_séjour, une ville solidaire comprend selon nous un accès au #logement, un #travail et une #formation, ainsi que la garantie de tous les #droits_fondamentaux pour tout.e.s – indépendamment de tout statut de séjour. Nous revendiquons également la reconnaissance de la migration en tant que réalité sociale, ainsi que le démantèlement de la culture dominante existante, qui nous divise au moyen d’un racisme structurel entre « locaux » et « étrangers ». Les structures du pouvoir, qui empêchent les membres de notre société de vivre une vie autonome, se révèlent non seulement à travers le #racisme, mais également dans la #marginalisation par la #pauvreté et par la #discrimination genrée ou sexuelle. Afin de surpasser ces structures du #pouvoir, nous devons tout d’abord les rendre visible, afin de les remplacer finalement par une #participation_égalitaire pour tout.e.s.

    #Démocratisation de la #démocratie et un « Nous » solidaire

    Une participation égalitaire signifie en premier lieu qu’il n’existe pas de déséquilibre structurel du pouvoir entre les habitant.e.s de la ville. Cette égalité se réfère aux rapports interpersonnels et, ainsi, à quelque chose de commun. La nature de cette chose commune, à laquelle nous prenons tout.e.s. part, se traduit par un processus constant de négociation. Afin que cette dernière aboutisse, nous avons besoin d’une démocratisation de la démocratie afin de remplacer un modèle dépassé, dans lequel les privilégiés et les puissants décident du destin des exclu.e.s. Une démocratie égalitaire demande des espaces de rencontres, un #droit_de_vote pour tout.e.s les habitant.e.s de la ville et un réel droit de participation, au lieu de processus participatifs, qui se contentent de mettre en scène cette participation. De plus, nous devons concevoir la solidarité comme un « #Nous », qui va au-delà de notre propre famille, notre origine, notre classe, notre orientation sexuelle ou notre genre. Cette solidarité relève d’un « Nous » commun, qui défend la #liberté, l’#égalité et la #justice pour tout.e.s et qui ne s’arrête pas aux frontières de la ville, car : nous sommes tout.e.s Berne.

    https://wirallesindbern.ch/manifeste

    La question d’une #carte_citoyenne qu’ils appelle #city_card :
    https://wirallesindbern.ch/city-card

    #ville-refuge #asile #migrations #réfugiés #Suisse #solidarité #accueil #citoyenneté #citoyenneté_urbaine

    Ajouté à cette métaliste sur les #villes-refuge :
    https://seenthis.net/messages/759145#message801886

    ping @karine4 @isskein @cede

    • Et à #Zurich, projet de #Züri_city_card

      In unserer Stadt sollen alle in Sicherheit leben. Dafür braucht es eine städtische Identitätskarte für alle Zürcherinnen und Zürcher, ob mit oder ohne geregelten Aufenthaltsstatus.

      Stadtbürgerschaft für alle

      In Zürich leben geschätzte 14’000 Menschen ohne Aufenthaltsstatus, sogenannte Sans-Papiers. Sie gehören zu den Schutzlosesten unserer Gesellschaft, weil sie ihre Grundrechte nicht wahrnehmen können. Sans-Papiers können – wenn sie Opfer von Gewalt oder Ausbeutung werden – keine Anzeige erstatten, sie können sich nur unter dem Risiko einer Ausschaffung ärztlich behandeln lassen, keine Versicherung abschliessen, keinen Handyvertrag lösen, keine eigene Wohnung mieten und keine staatliche Hilfe annehmen. Sie leben im Schatten unserer Stadt.

      https://www.zuericitycard.ch

  • Greece to Offer Limited Number of Citizenships to Major Real Estate Investors

    The Greek government plans to introduce a limited citizenship-granting scheme to non-EU nationals who wish to invest more than €2 million in the country’s real estate market, it was disclosed on Thursday.

    According to media reports, Greek authorities are reviewing ways to introduce a mechanism similar to the ”Golden Visa” plan which currently grants a five-year residency permit to non-EU nationals who buy Greek properties worth more than €250,000.

    According to the same reports, when this program is launched, it will offer a limited number of citizenships, most likely up to two hundred per annum.

    The scheme will incorporate strict terms, among which will be the obligation of the investor to become a permanent resident of Greece.

    Additionally, the investor will have to pay at least €2 million to a Greek bank account upfront.

    This mechanism will also grant citizenship to the partner, children or parents of the investor.

    Up until now, the United Kingdom, the Netherlands, Cyprus, Malta, and Bulgaria are the only EU member states to grant citizenship to large-scale real estate investors.

    The Greek scheme will be almost identical to that of Cyprus in terms of its conditions.

    Similar programs are understandably extremely popular among wealthy investors, particularly the Chinese and Russians, mainly because by obtaining citizenship in an EU member state, they automatically become EU citizens.

    This grants them the right to freely work and reside anywhere across Europe.

    For this reason, the EU Commission regularly scrutinizes these programs, in an effort to avert incidents of money laundering and criminal activities which may be hidden behind such schemes.

    https://greece.greekreporter.com/2019/09/12/greece-to-offer-limited-number-of-citizenships-to-major-real-e
    #citoyenneté #passeport #Grèce #citoyenneté_en_vente #investissements #immobilier #business #vente #riches #richesse #vente_de_passeports #passeports

    La Grèce comme #Malte :
    https://seenthis.net/messages/688041
    (et peut-être d’autres pays dont je ne me rappelle plus...)

  • ‘They are already citizens’: What will it take to bring Europe’s undocumented out of the shadows?

    Innovative ways of supporting undocumented migrants so that they can access vital health, social and emergency services are required so that European countries can properly assist these vulnerable people.

    https://horizon-magazine.eu/article/they-are-already-citizens-what-will-it-take-bring-europe-s-undocume
    #régularisation #citoyenneté #sans-papiers #migrations #accès_aux_droits #santé

  • En #Inde, près de deux millions de citoyens, la plupart #musulmans, déchus de leur #nationalité

    La Cour suprême exclut de nombreux citoyens des registres d’état civil de l’#Etat_de_l’Assam.


    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/08/31/en-inde-pres-de-deux-millions-de-citoyens-la-plupart-musulmans-dechus-de-leu
    #citoyenneté #apatridie #Assam #apatrides

    –---------

    En 2018, le Courrier international titrait :
    Inde. Quatre millions d’habitants de l’Assam considérés comme apatrides
    https://seenthis.net/messages/712102

    • India builds detention camps for up to 1.9m people ‘stripped of citizenship’ in Assam

      Ten centres ‘planned’ across northeastern state after national register published
      The Indian government is building mass detention camps after almost two million people were told they could be effectively stripped of citizenship.

      Around 1.9m people in the north-eastern state of Assam were excluded when India published the state’s final National Register of Citizens (NRC) list in August.

      Those excluded from the register will have to appeal to prove they are citizens. The UN and other international rights groups have expressed concern that many could be rendered stateless.

      The citizenship list is part of a drive to detect illegal immigrants in Assam.

      The Indian government claims that the migrants have arrived from neighbouring Muslim-majority Bangladesh.

      Critics say that the register has upended the lives of Muslims who have lived legally in the state for decades.

      Record keeping in parts of rural India is poor and many, including those building the camps, have been caught out by the NRC’s stringent requirements.

      “We don’t have birth certificates,” Malati Hajong, one of the labourers working at a site near the village of Goalpara, told the Reuters news agency.

      The Goalpara camp is one of at least 10 planned detention centres, according to local media reports.

      It is around the size of seven football pitches and designed to hold 3,000 people.

      Officials plan to have a school and hospital at the centre, as well as a high boundary wall and watchtowers for the security forces.

      Critics have accused the Modi administration of using the NRC to target Assam’s large Muslim community.

      But the government says it is simply complying with an order from India’s Supreme Court, which said the NRC had been delayed for too long and set a strict deadline for its completion.

      Government sources say those excluded from the list retain their rights and have 120 days to appeal at local “Foreigners Tribunals”. If that fails, they can take their cases to the High Court of Assam and ultimately the Supreme Court. What happens to those who fail at all levels of appeal is yet to be decided, they said.

      Last month the local chapter of India’s ruling Bharatiya Janata Party expressed dismay after it became apparent that many Hindus had also been excluded from the list.

      Officials said the government may pass legislation to protect legitimate citizens.

      The government is already in the process of bringing legislation to grant citizenship to Hindu, Sikh and Buddhist immigrants from neighbouring countries.

      Muslim immigrants are not included in the law.

      The nationalist, hardline Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS) group also called for genuine citizens to be included in the list after it emerged that Hindus had been affected. The RSS and BJP are closely affiliated.

      https://www.independent.co.uk/news/world/asia/assam-india-detention-camps-bangladesh-nrc-list-a9099251.html

      #camps_de_détention #détention

    • India Takes Step Toward Blocking Naturalization for Muslims

      A bill establishing a religious test for immigrants has passed the lower house of Parliament, a major step for Prime Minister Narendra Modi’s Hindu-nationalist agenda.

      India took a major step toward the official marginalization of Muslims on Tuesday as one house of Parliament passed a bill that would establish a religious test for migrants who want to become citizens, solidifying Prime Minister Narendra Modi’s Hindu-nationalist agenda.

      The measure would give migrants of all of South Asia’s major religions a clear path to Indian citizenship — except Islam. It is the most significant move yet to profoundly alter India’s secular nature enshrined by its founding leaders when the country gained independence in 1947.

      The bill passed in the lower house, the Lok Sabha, a few minutes after midnight, following a few hours of debate. The vote was 311 to 80. The measure now moves to the upper house, the Rajya Sabha, where Mr. Modi seems to have enough allies that most analysts predict it will soon become law.

      Muslim Indians are deeply unsettled. They see the new measure, called the Citizenship Amendment Bill, as the first step by the governing party to make second-class citizens of India’s 200 million Muslims, one of the largest Muslim populations in the world, and render many of them stateless.
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      “We are heading toward totalitarianism, a fascist state,” said Asaduddin Owaisi, a Muslim lawmaker, who on Monday dramatically tore up a copy of the bill while giving a speech in Parliament. “We are making India a theocratic country.”

      The legislation goes hand in hand with a contentious program that began in the northeastern state of Assam this year, in which all 33 million residents of the state had to prove, with documentary evidence, that they or their ancestors were Indian citizens. Approximately two million people — many of them Muslims, and many of them lifelong residents of India — were left off the state’s citizenship rolls after that exercise.

      Now, Mr. Modi’s Bharatiya Janata Party, or B.J.P., is hoping to expand that kind of citizenship test to other states. And the new legislation would become a guiding principle for who could hope to call themselves Indians.

      Mr. Modi and his party are deeply rooted in an ideology that sees India as a Hindu nation. And since the B.J.P.’s landslide re-election win in May, Mr. Modi’s administration has celebrated one Hindu nationalist victory after another, each a demoralizing drumbeat for Muslims.
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      First came the Assam citizenship tests. Then Mr. Modi stripped away autonomy and statehood for Kashmir, which used to be India’s only Muslim-majority state. And last month, Hindu fundamentalists scored a big court victory allowing them to build a new temple over the ruins of a demolished mosque in the flash point city of Ayodhya.

      With the new citizenship bill, Mr. Modi’s party says it is simply trying to protect persecuted Hindus, Buddhists and Christians (and members of a few smaller religions) who migrate from predominantly Muslim countries such as Pakistan or Afghanistan.

      But the legislation would also make it easier to incarcerate and deport Muslim residents, even those whose families have been in India for generations, if they cannot produce proof of citizenship.

      Under Mr. Modi’s leadership, anti-Muslim sentiment has become blatantly more mainstream and public. Intimidation and attacks against Muslim communities have increased in recent years. And overt displays of Hindu piety and nationalism have become central in pop culture and politics.

      Mr. Modi’s fellow lawmakers in the B.J.P. are unapologetic about their pro-Hindu position.

      “There are Muslim countries, there are Jew countries, everybody has their own identity. And we are a billion-plus, right? We must have one identity,” said Ravi Kishan, a famous action-film hero and member of Parliament who is a central supporter of the citizenship legislation.

      When asked if he was trying to turn India into a Hindu nation, he laughed. “India has always been a Hindu nation,” he said. “The Muslims also are Hindus.” (This is a common Hindu nationalist belief: that India’s Muslims are relatively recent converts, even though Islam arrived in India hundreds of years ago.)

      Even before lawmakers in the Lok Sabha voted, protests were breaking out.

      In Assam, where the citizenship program began last summer, thousands of people have marched in the streets, hoisting placards and torches and shouting out their opposition to the bill.

      People are talking of mass fasts and boycotts of schools and markets. On Monday, some hanged effigies of Mr. Modi and his right-hand man, Amit Shah, the home minister.

      The leaders of the opposition Indian National Congress party are trying to paint the bill as a danger to India’s democracy. After India won its independence, its founding leaders, Mohandas K. Gandhi and Jawaharlal Nehru among them, made a clear decision: Even though the country was 80 percent Hindu, it would not be an officially Hindu nation. Minorities, especially Muslims, would be treated equally.

      Rahul Gandhi, a party leader and great-grandson of Mr. Nehru, said, “India belongs to everybody — all communities, all religions, all cultures.” Shashi Tharoor, the party’s intellectual heavyweight, called the bill an “all-out assault on the very idea of India.”

      But the Congress party is at a low point in its 100-year-plus history. And Mr. Modi’s party has the numbers: With allies, it controls nearly two-thirds of the seats in the lower house.

      Some of Mr. Modi’s critics believe the bill is serving to distract the public from another pressing issue: the economy. For the first time in decades, India’s economy is slowing significantly. It is still huge, but several big industries, like car and motorcycle manufacturing, have seen sales plummet like never before.

      “The economy is in tatters,” said Aman Wadud, a human rights lawyer in Assam. The bill, he said, was “the only issue left to polarize the country and distract people.”

      But forging India into an overtly Hindu nation has been a core goal of Mr. Modi’s party and of the R.S.S., a right-wing volunteer group whose ranks Mr. Modi rose up through and which provides him a backbone of support. And India’s recent moves in Kashmir, along with the Ayodhya temple ruling and the Assam citizenship tests, have been hugely popular with the prime minister’s base.

      Earlier this year, Mr. Modi’s government tried to push similar citizenship legislation. The bill sailed through the lower house but stalled after many politicians in Assam said they did not like the religious dimension the B.J.P. was injecting — or the possibility that a large number of Hindu Bengalis would be made citizens and would be able to legally acquire land in Assam.

      The bill gathered new momentum this fall, after the citizenship test in Assam. Assam has witnessed waves of migration over the years, and many of those people whose citizenship was being questioned were migrants, both Hindus and Muslims, from neighboring Bangladesh.

      Mr. Shah, the home minister and architect of the B.J.P.’s recent political victories, promised to protect the Hindus and other non-Muslims. He has called illegal migrants from Bangladesh “termites,” and along with his other statements made clear that Muslims were his target. Mr. Shah has also promised to impose the citizenship test from Assam on the entire country.

      The citizenship bill is a piece of the campaign to identify and deport Muslims who have been living in India for years, critics of the bill say. It lays out a path to Indian citizenship for migrants from Pakistan, Bangladesh and Afghanistan if they can prove they have been in India for at least five years and ascribe to the specified religions.

      To overcome the resistance from politicians in Assam, who do not want Hindu or Muslim migrants taking their land, the new version of the bill carves out special protections for areas predominated by indigenous people.

      Mr. Modi’s supporters employ a certain logic when defending the bill’s exclusion of Muslims. They say Muslims are not persecuted in Pakistan, Bangladesh or Afghanistan, which is mostly true. They also say that when India and Pakistan were granted independence in 1947, the British carved out Pakistan as a haven for Muslims, while India remained predominantly Hindu. To them, the extension of that process is to ask illegal Muslims migrants to leave India and seek refuge in neighboring, mainly Muslim nations.

      Article 25 of the Indian Constitution says, “All persons are equally entitled to freedom of conscience and the right freely to profess, practice and propagate religion.” Given that, many opponents of the bill say the citizenship legislation is patently unconstitutional. But the Hindu nationalists have an answer for that, as well.

      “We are not talking about citizens,” said Ramesh Shinde, a spokesman for the Hindu Janajagruti Samiti, a Hindu organization that is considered a far-right group. “We are talking about migrants.”

      Both sides agree on one thing: The bill could have far-reaching consequences.

      The Indian government is already racing to build an enormous network of prisons to house thousands of migrants. If immigration law is applied selectively, Hindu migrants who are swept up in raids may be released and allowed to apply for citizenship, while Muslim migrants could instead be sent to detention camps, opponents say.

      “In every state, Muslims are running around for papers,” said Mr. Wadud, the human rights lawyer in Assam. “An environment of fear has been created.”

      Mr. Kishan, the action hero turned politician, said he would next push to change India’s name to Bharat, the traditional Hindi word for India. But he said that he was not anti-Muslim, and that Muslims living in India legally had nothing to fear.

      “How can I be anti-Muslim? My staff in Mumbai is Muslim,” he said.

      “Hindus and Muslims in India are like this,” he said, interlacing his fingers. “But,” he added with a big smile, “I love Hindus.”

      https://www.nytimes.com/2019/12/09/world/asia/india-muslims-citizenship-narendra-modi.html

  • ’Where do I go ?’ EU citizens face legal limbo after decades in Britain

    Anna Amato was just two when she moved to Britain from Italy with her parents 55 years ago.

    She has lived in Britain ever since, attending school and university, working in a variety of jobs, and paying taxes. She has always lived in the city of Bristol in the west of England, marrying a British husband and raising two British children.

    Like thousands of European Union nationals who have made Britain their home after living in the country for decades, Amato always assumed she had earned the legal right to settle permanently.

    But the government didn’t agree. The interior ministry rejected her request for permanent residency last year, saying she did not have enough evidence to document her status.

    She was devastated.

    “You are in your country, it is a democracy, all of a sudden you are told after this time no one knows what is going to happen to you,” Amato, 57, told Reuters. “Where do I go? It is really, really scary.”

    Amato is one of a growing number of EU nationals denied the right to live indefinitely in Britain ahead of the country’s departure from the bloc, currently scheduled for October 31.

    For decades, Britain’s membership of the EU has guaranteed the bloc’s citizens the right to live and work in the country. But as Britain prepares to sever ties with Brussels after 46 years, EU citizens must apply for a new legal lifeline to remain, known as settled status.

    Under the government’s plans, EU citizens who can prove they have lived continuously in Britain for five years will be granted settled status, giving them the same rights to work, study and benefits they currently hold.

    But Reuters has spoken to six EU nationals, including a top French chef, who have been refused settled status, even though they should automatically qualify through continuous residency.

    Many EU nationals are concerned they could lose the right to free healthcare or employment. Others are worried about how they will prove they have the right to return if they travel abroad.

    The fate of EU migrants has been thrown further into confusion by the government’s announcement this month that their automatic right to live and work in Britain will end abruptly - and sooner than expected - in the event of a no-deal Brexit.
    ‘SO INSULTING’

    The problems facing EU nationals asked to suddenly prove their status mirrors the Windrush scandal, in which British citizens of Caribbean origin were denied rights despite living lawfully in the country for decades. Some lost jobs, others were wrongly deported.

    Virendra Sharma, a lawmaker in the opposition Labour Party and a supporter of the pro-EU Best for Britain campaign group, said Amato’s case was a sign the government is ill-prepared for such a drastic overhaul of the immigration system.

    “Anna’s story is a tragic one,” he said. “How can somebody who has given so much of their life to the UK, who went to school here and got married here, have their existence in this country wiped? I think most people would say that can’t be right.”

    Amato, who speaks with a soft Bristol accent, began trying to unravel her immigration status in 2017. It was a year after Britain voted to leave the EU and the government was promising to tighten immigration rules for the bloc’s citizens. She spent about three months compiling documents to apply for settled status. They included tax returns, bank statements, her qualifications and social security number, known in Britain as a national insurance number.

    In a career spanning almost 40 years, Amato ran a pizza takeaway for almost 20 years and also worked as a personal assistant and counsellor. Amato, who says she’s apolitical, estimates she has paid more than half a million pounds ($615,000) in taxes.

    By the time she had finished collecting documents she filled a box, which was so heavy it cost her 35 pounds to post.

    But the interior ministry refused her application saying she had “failed to show you have a permanent right of residence in the UK,” according to a letter seen by Reuters.

    Amato then made a series of frantic calls to the ministry and sent almost a dozen emails complaining there had been a mistake. The government so far refused to change its decision.

    In one email which particularly riles Amato, a government official told her she had failed to prove herself as, “a qualified person either as a worker, a self-employed person, a student, a jobseeker, or a self-sufficient person”. “It is so insulting,” she said, wiping away tears. “You know we all need a basic need to feel a sense of belonging, wherever we are.”

    “All of a sudden, they snatch it away from you. You become unstable. It gives you anxiety, stress, you know it affects every aspect of your life. It is so upsetting,” she said.

    The interior ministry said Amato had not reapplied under its EU Settlement Scheme and that it had told her where to get assistance with the process.

    The government launched its EU Settlement Scheme for registering EU citizens in January this year.
    ‘PAINFUL AND EMBARRASSING’

    The status of British and EU nationals living in each other’s territories has been one of the most important issues in Brexit talks, which have dragged on for the past three years.

    Both sides have promised to ensure settled citizens do not lose any rights.

    In his first statement to parliament after becoming prime minister in July, Boris Johnson said he wanted to thank EU citizens living in Britain for their contribution and promised to ensure they could remain after Brexit.

    But Daniel Hannan, a prominent Brexit supporter and Conservative lawmaker in the European Parliament, has called on the government to do more, saying he had been contacted by EU nationals in his constituency denied long-term residency.

    “This is a breach of the assurances I and other Leavers gave during the referendum,” he said. “Please help sort this out.”

    Until recently, the government had been advising the estimated 3.5 million EU citizens living in Britain that they had until December 2020 to register to retain their rights. So far, only about 1 million people have applied.

    Richard Bertinet, a renowned French chef who has lived in Britain for the past 31 years, was denied settled status after applying earlier this month with the help of his British wife, a former lawyer.

    Bertinet, who has written two award-winning cookbooks, appeared on cookery television programmes and set up a bakery that supplies upmarket supermarket chain Waitrose, said he had only been granted pre-settled status.

    The ministry gave him the right to stay until 2024, when he will need to reapply for settled status.

    “It is painful and embarrassing,” he told Reuters. “I have spent more time in my life in this country than in France.”

    Bertinet said he fears more for vulnerable people, such as those who speak poor English or the elderly.

    “There are going to be a lot of tears for a lot of people.”

    The interior ministry said in response to a request for comment that it has been in touch with Bertinet to help him provide evidence to be granted settled status.But others may not be so fortunate. It can be particularly difficult to prove residency for stay-at-home parents or carers even if they have lived in Britain for years.

    Amato says she is not sure she will apply again to confirm her residency status - and will just deal with the consequences.

    She could apply for citizenship through her British husband. But she’s offended by the idea of having to sit an English and history test and paying more than a thousand pounds to get citizenship after living in Britain for over half a century.

    “I resent the fact I have to apply for settlement in my own country. If I apply again, I am enabling the system,” she said. “What is next? A badge, branding?”

    Amato says her Italian father, who had dementia in later life and died in March, would be upset at how EU migrants are being treated. He moved his family to Britain to work in a factory making washing machines in 1964, a time when Britain was looking abroad for workers.

    “He loved the UK because he thought it was a fair and decent nation. He was proud to be here,” she said. “I feel betrayed.”

    https://uk.reuters.com/article/uk-britain-eu-immigration-insight/where-do-i-go-eu-citizens-face-legal-limbo-after-decades-in-britain-idUK
    #citoyens_européens #UK #Angleterre #limbe #limbe_législatif #brexit

    Ajouté à la métaliste sur les conséquences du Brexit sur les citoyens européens vivant en UK :
    https://seenthis.net/messages/784126

    • How EU families in Britain are coping with Brexit uncertainty

      Mirela left Croatia in 1991 because of the civil war in Yugoslavia. Her husband Frank grew up in the Republic of Ireland. Both are worried Brexit has left a deep scar through British society, one that it will take years to heal. They also worry about the impact of Brexit on their mixed-nationality families and how to mitigate it.

      “It is a smart option to get as many passports as you can,” Mirela, who holds a passport from the newest EU member state, Croatia, told our team. For Frank, an Irish national, his Republic of Ireland passport is the best to have under current circumstances due to the additional arrangements between the Republic of Ireland and the UK regarding the status of their citizens.

      Mirela, who has seen how quickly a country can implode and how rapidly the value of a passport can change, is not persuaded. “Things can change quickly,” She says.

      These comments are a snapshot of the many, often animated and tense, conversations EU families have had since June 2016.

      Boris Johnson, the British prime minister, recently said the chances of a Brexit deal are now “touch and go”, having previously said the odds of a no-deal Brexit were “a million to one”. This has reopened the debate around the protections provided by the “EU settled status” arrangement, further igniting EU citizens’ anxieties and moving more people towards applying for a British passport via naturalisation.

      The latest Home Office immigration statistics released in August show that since March 2019, when the scheme was officially launched after a pilot phase, more than a million EU nationals have applied for “EU settled status” which allows them to continue living in the UK after Brexit.

      Data also reveal that the share of British citizenship applications by EU nationals has increased from 4% in 2007 to 30% in June 2019. At the time of the 2016 EU referendum, applications by EU citizens accounted for 12% of the total.

      Our study – EU families and Eurochildren in Brexiting Britain – shows that for some EU citizens, the result of the EU referendum has meant a sudden and even shocking realisation of the fragility of their legal position in the UK. Others, instead, had already encountered the UK government’s “hostile environment” and experienced being at the receiving end of the virulent anti-immigration rhetoric of some British newspapers.

      Indeed, research shows that Polish and other Central and Eastern EU nationals in the UK have felt negatively targeted by British populist media since much before the June 2016 EU referendum. This might explain why, similarly to Romanian citizens, they began to apply in sizeable numbers for British citizenship even before the referendum and are currently the two main countries of origin of citizenship applicants, followed by Italians, Germans and French.

      Given the above, it’s unsurprising, therefore, that while the increase in applications for British citizenship from citizens of so-called “old member states” (EU14) (Austria, Belgium, Denmark, Finland, France, Germany, Greece, Republic of Ireland, Italy, Luxembourg, the Netherlands, Portugal, Spain and Sweden) has been steeper since June 2016, the increase among citizens of “new member states” – divided into EU8 (Czech Republic, Estonia, Hungary, Latvia, Lithuania, Poland, Slovakia, Slovenia) and EU2 (Romania, Bulgaria), according to their date of accession to the EU – began earlier.

      In 2013, 47% of all British citizenship applications by EU citizens came from EU8 nationals, 27% from EU2 nationals, and 25% from EU14 nationals. By contrast, in 2019, EU14 citizens accounted for 51% of all EU applications, with the EU8 accounting for 30%, and the EU2 18%.

      Newspaper reports often take this as evidence of EU nationals racing to secure their status in the UK. But there are an estimated 3.7m EU nationals in the UK, and only one third has so far applied for settled status and 130,000 for citizenship since the EU referendum.

      Our findings have highlighted how some EU citizens, particularly children, risk falling through the cracks of the settled status registration process and, as a consequence, may encounter insurmountable obstacles to later accessing citizenship.
      A hard decision

      There are a range of economic, social and legal considerations, including fees, eligibility restrictions, and the right to dual nationality that may preclude EU nationals from applying for citizenship. We also found that for those in the position to do it, it is rarely a decision that is taken lightly. Many going through the process feel like the decision has been forced upon them by circumstances, and ultimately decided to apply with family and the future of their children at the forefront of their minds.

      Family composition, in terms of the countries of birth of both parents and children, also plays a role in the decision-making process. We found that in mixed nationality families, including those with a UK-born partner, leaving the UK and “going home” is a rarely a realistic option and that naturalisation becomes the only viable way of keeping the family safe and together.

      We also found that attitudes towards naturalisation vary significantly among EU nationals. Better off and more educated EU nationals, for example, are more reluctant to apply to become British, on ideological and political grounds. Among EU14 nationals this response to naturalisation was more frequent.

      Others, like Mirela, take a more pragmatic approach to acquiring a British passport, particularly those who have previously experienced the constraints and difficulties of visa restrictions and come from countries with lower trust in state institutions and the rule of law (for example, Romania and Bulgaria).

      The outcome of the EU referendum is tearing some EU families apart, uprooting children and parents, spreading them across borders, and forcing families to reconsider their future in the UK. Under these circumstances, becoming a British citizen is often a defensive move – for those who can afford the £1,349 per person application fee – and a way for them to “take back control” over their lives after years of uncertainty.

      https://theconversation.com/how-eu-families-in-britain-are-coping-with-brexit-uncertainty-12265

  • La Democrazia del Reddito Universale

    Come ricordano anche gli altri saggi compresi in questo volume, l’idea di un diritto alla «sussistenza», al «minimo vitale», non è certo nuova. Fu già sostenuta da Russel, dai Fabiani e, andando a ritroso, argomenti in suo favore li ritroviamo in Hegel, in Kant, in Thomas Paine e altri ancora 1 . Si potrebbe anzi affermare che esista un legame profondo tra questa idea e quella di «comunità politica», come già attestavano l’uso dei pranzi in comune nelle antiche Sparta e Atene 2 o l’introduzione della lex frumentaria 3 nella Roma repubblicana. «A tutti i pasti consumati insieme invitiamo la libertà. Il posto rimane vuoto, ma il piatto rimane in tavola», così René Char ricostruisce, richiamando proprio l’antico rito del consumo collettivo di risorse sociali, l’inebriante esperienza, che solo pochi sono riusciti a vivere nel ’900 4 , dell’affacciarsi della libertà in uno spazio pubblico, libertà che finirà poi irrigidita e snaturata nei canali stretti della democrazia parlamentare. Rielaborando questa tradizione «politica» la teoria democratica ha connesso strettamente, sopratutto nel corso degli anni ’70, i concetti di reddito «di base» e di cittadinanza. In una visione lineare e progressiva della citizenship.

    https://www.bin-italia.org/la-democrazia-del-reddito-universale

    Pour télécharger le #livre :


    http://www.bin-italia.org/UP/pubb/Democrazia.pdf

    #revenu_universel #rdb #revenu_de_base #économie #démocratie #travail #post-fordisme #salariat #travail_salarié #temps #citoyenneté

    ping @albertocampiphoto

  • Interior minister says 92,000 Syrians granted Turkish citizenship

    A total of 92,280 Syrians have been naturalized in Turkey, according to a statement from Turkish Interior Minister Süleyman Soylu.

    The minister, who spoke to representatives from Turkish media outlets at the ministry on Friday, said 47,000 of the naturalized Syrians are adults while 45,280 of them are children.

    According to a statement from Soylu in February, 3,644,342 Syrians had fled to Turkey since the start of the civil war in the neighboring country.

    During Friday’s meeting the minister said most Syrians want to return to Syria the moment the country becomes a safe place to live.

    “Some 65 to 70 percent of Syrians, according to surveys, say they will return to Syria if the country becomes safe again. This shows that they will return. For those who want to stay in Turkey, I don’t think there will be a problems for them,” said Soylu.

    In recent weeks Turkish media have reported that some Syrian refugees in the country are being deported even if they are registered. These Syrians are allegedly being forced sign a document saying they are leaving Turkey of their own accord.

    In a move that unsettled Syrian refugees, the İstanbul Governor’s Office on July 22 directed Syrians who are not registered in İstanbul to leave the city by Aug. 20 and return to the cities where they registered and gained temporary protection status.

    The governor’s office said those who do not leave İstanbul by Aug. 20 will be sent back to the cities of their registration in line with an order from the Interior Ministry.

    On Wednesday, Abdullah Ayaz, who heads the Turkish Interior Ministry’s migration management department, denied reports about the deportation of some Syrians from Turkey, saying that such an act would be legally impossible.

    The ruling Justice and Development Party (AKP) government is said to have tightened its policy on Syrian refugees following its loss of İstanbul in the mayoral election held in June to an opposition candidate. Many say the public’s unease with the Syrian refugees is one of the reasons for the AKP’s election loss in İstanbul and some other major cities.

    https://www.turkishminute.com/2019/08/02/interior-minister-says-92000-syrians-granted-turkish-citizenship
    #asile #migrations #réfugiés_syriens #nationalité #Turquie #citoyenneté

    v. aussi les annonces de Erdogan à partir de 2016 sur ce sujet :
    https://seenthis.net/messages/505950
    https://seenthis.net/messages/508084

    Et à mettre en lien avec les renvois de Syriens en Syrie :
    https://seenthis.net/messages/617415

  • The European benchmark for refugee integration: A comparative analysis of the National Integration Evaluation Mechanism in 14 EU countries

    The report presents a comparative, indicator-based assessment of the refugee integration frameworks in place in 14 countries: Czechia, France, Greece, Hungary, Italy, Latvia, Lithuania, the Netherlands, Poland, Portugal, Romania, Slovenia, Spain and Sweden.

    Conclusions cover the full range of integration dimensions, such as housing, employment, education and aspects of legal integration, and refer to recognized refugees and beneficiaries of subsidiary protection.

    Legal and policy indicators are the focus of analysis, as well as indicators on mainstreaming, coordination and efforts to involve refugees and locals.

    Results are presented in terms of concrete steps that policymakers need to take in order to establish a refugee integration framework in line with the standards required by international and EU law.


    http://www.ismu.org/en/the-european-benchmark-for-refugee-integration-a-comparative-analysis-of-the-n

    #rapport #intégration #France #Grèce #République_Tchèque #Hongrie #Italie #Lettonie #Lituanie #Pays-Bas #Pologne #Portugal #Roumanie #Slovénie #Espagne #Suède #réfugiés #migrations #asile #regroupement_familial #citoyenneté #logement #hébergement #emploi #travail #intégration_professionnelle #éducation #santé #sécurité_sociale
    ping @karine4

  • #Grève dans les #92 - Le #facteur n’est pas passé | FUMIGENE MAG
    http://www.fumigene.org/2018/06/06/greve-dans-les-92-le-facteur-nest-pas-passe
    #PTT #postes #poste #la_poste

    texte partagé par collectif oeil sur FB :

    Ce dimanche 16 juin 2019 à 6h, 7 policiers ont sonné à la porte de chez Leo Ks, #photographe et #vidéaste, membre du Collectif OEIL, pour l’interpeller.

    Il a été menotté et emmené en garde à vue au commissariat du XVe arrondissement de Paris. Lors de son interrogatoire, la police lui a reproché des faits de « dégradations au siège de la Poste ». il a été libéré le jour même, un peu avant 20h.

    Vendredi 14 juin, les grévistes de la Poste, en grève depuis 15 mois dans les Hauts-de-Seine, ont occupé le siège de leur entreprise. Par cette action, les postier.es en grève voulaient une nouvelle fois interpeller les cadres de l’entreprise afin de mettre en place de vraies négociations et faire signer le protocole de fin de conflit.

    Leo Ks et NnoMan ont suivi l’action, pour la documenter de l’intérieur, afin de réaliser un reportage photo et vidéo.

    Ils n’ont commis et n’ont été témoins d’aucune dégradation de la part des grévistes.

    Lors de cette action, la police a tenté à plusieurs reprises d’empêcher Leo Ks et NnoMan de filmer ; avant de les retenir plus d’une heure à l’écart, surveillés par deux agents de la #BAC.

    Pendant ce temps, une unité d’intervention procédait à l’évacuation des grévistes, en fracassant la porte à coups de bélier et de masse.

    Ce dimanche matin, le syndicaliste Gaël Quirante, a été lui aussi réveillé par la police puis placé en garde à vue, à la sûreté territoriale.

    La police s’est également rendue chez deux autres postiers (qui n’étaient pas chez eux) et ont placé une sympathisante en garde à vue, elle aussi dans le commissariat du XVe.

    Ces #arrestations, au petit matin, avec de nombreux effectifs de police, chez des grévistes, chez une citoyenne, chez un photographe qui donne la parole à cette lutte, est une nouvelle attaque contre le #mouvement_social, contre celles et ceux qui se révoltent pour leurs droits, et contre la presse indépendante.

    Par ces attaques, ce sont non seulement les #journalistes qui sont visés ; c’est l’ensemble du mouvement qui est pris pour cible avec une volonté claire de criminaliser les luttes sociales et syndicales.

    Nous condamnons ces arrestations, que ce soit à l’encontre de notre collègue et ami, ou à l’encontre de tous les autres, de ceux qui luttent pour leurs droits et pour le maintien de #services_publics pour tous les #citoyens de ce pays.

    Nous espérons la libération immédiate de #Gaël_Quirante ainsi que l’arrêt des #poursuites contre les #grévistes.

    Nous ne baisserons ni les yeux, ni les objectifs de nos appareils photo !

    #Collectif_OEIL.
    #fumigene_le_mag
    #criminalisation_mouvements_sociaux
    #liberté_de_la_presse

    Pitinome
    NnoMan
    Leo Ks
    Maxwell Aurélien James

  • Des « gilets jaunes » s’essayent à la démocratie délibérative, pour sortir de la nasse
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160619/des-gilets-jaunes-s-essayent-la-democratie-deliberative-pour-sortir-de-la-

    Depuis la mi-juin, des assemblées délibératives rassemblent « gilets jaunes » et sympathisants du mouvement, de manière simultanée, dans plusieurs villes de France. Ils réfléchissent ensemble à la rédaction de « propositions de loi citoyennes ». Une manière d’entretenir « un petit bouillonnement » démocratique et de réunir les multiples groupes locaux encore vaillants, isolés par la décrue des manifestations.

    #INSTITUTIONS #citoyens,_gilets_jaunes,_démocratie,_assemblées

  • Instant Canopé - Les émotions à l’école - Réseau Canopé
    https://www.reseau-canope.fr/service/instant-canope-les-emotions-a-lecole.html

    Comment tenir compte des émotions pour enseigner et pour apprendre ?
    La joie, la surprise, la colère, la peur, le dégoût, la tristesse… Ces émotions s’expriment à travers notre corps par nos rires, nos pleurs, ou simplement notre regard, nos gestes… et peuvent parfois nous déborder. Les émotions ne sont donc pas réductibles à la seule question individuelle, à une « intériorité » qui serait détachée du réel et du social. Reste qu’il est bien difficile de saisir avec justesse les ressorts collectifs des réactions à l’origine de telle ou telle situation, et d’agir sur les acteurs impliqués. Le nouveau numéro de Diversité propose de faire le point sur la place et le rôle des émotions en éducation.

    avec Imane AGHA, référente nationale et chargée d’études « prévention et lutte contre le harcèlement » au sein de la Dgesco, ministère de l’Education nationale et de la jeunesse

    Grégoire BORST, professeur de psychologie du développement et de neurosciences cognitives de l’éducation à l’université Paris Descartes, directeur du Laboratoire de psychologie du développement et de l’éducation de l’enfant – LaPsyDÉ au CNRS

    Anne CORDIER, maîtresse de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication, ÉSPÉ – Université de Rouen Normandie, UMR 6590 ESO – Espaces et Sociétés

    Gérôme TRUC, sociologue, chargé de recherche au CNRS, auteur de Sidérations : Une sociologie des attentats aux PUF en 2016

    Rencontre animée par :
    Régis GUYON, directeur territorial adjoint Auvergne-Rhône-Alpes et rédacteur en chef de la revue Diversité, Réseau Canopé

    #émotion #conférence #citoyenneté

  • Écoutons encore une fois Servan* :

    “(...) Quand vous aurez ainsi formé la chaîne des #idées dans la tête de vos #citoyens, vous pourrez alors vous vanter de les conduire et d’être leurs #maîtres. Un #despote #imbécile peut contraindre des #esclaves avec des #chaînes de fer ; mais un vrai #politique les lie bien plus fortement par la chaîne de leurs propres idées ; c’est au plan fixe de la #raison qu’il en attache le premier bout ; lien d’autant plus fort que nous en ignorons la texture et que nous le croyons notre ouvrage ; le désespoir et le temps rongent les liens de fer et d’acier, mais il ne peut rien contre l’union habituelle des idées, il ne fait que la resserrer davantage ; et sur les molles fibres du cerveau est fondée la base inébranlable des plus fermes #Empires”.

    * JM Servan, Discours sur l’administration et la justice criminelle 1767, p. 35.

    #MICHEL_FOUCAULT (Surveiller et punir, p. 105, collection Bibliothèque des histoires, Gallimard, 1975)

    • J’aime bien comment la ville de Lyon, premier pollueur lumineux, qui a cru bon de « décorer » son centre ville avec de la lumière et d’en faire en fête, retourne sa veste en se hissant lanceur d’alerte anti pollution lumineuse.

      La règle du "juste ce dont tu as besoin" n’est pas encore dans tous les esprits.
      Alors de là à passer en dessous des besoins, on est loin.

      Et je signe des permis de construire le long des voies vertes et bleues.
      Et je m’installe un projecteur ou un globe d’éclairage public…
      Franchement, portez des lunettes de vision nocturne, vous tuerez moins d’oiseaux.

  • En finir avec « l’autre #Europe »
    https://lemediapresse.fr/europe/en-finir-avec-lautre-europe

    Dans cette tribune publiée par Le Média Presse, Ramzi Kebaïli, membre du collectif « Citoyens Souverains » et auteur de l’ouvrage « Quittons l’Europe ! Pour une souveraineté populaire et inclusive », pointe les failles de l’idéal européen et se fait l’avocat d’une démarche véritablement internationaliste.

    #Citoyens_Souverains #Frexit #UE #Union_Européenne

  • Territori partecipativi

    Verso una geografia per la partecipazione
    Tiziana Banini, Marco Picone

    Orti urbani tra partecipazione e retorica. Il caso del #Comun’Orto di #Rovereto
    Angela Alaimo
    #agriculture_urbaine

    Sperimentazioni di pianificazione partecipata: #cross-action all’#Officina_dei_Saperi a #Ferrara
    Valentina Albanese, Domenico Casellato
    #planification #aménagement_du_territoire

    Associazioni e territorio: tracce partecipative nella #Valle_dell’Aniene
    Tiziana Banini

    I processi partecipativi nell’esperienza del Piano Paesaggistico Regionale del #Friuli-Venezia_Giulia
    Alma Bianchetti, Andrea Guaran

    Vulnerabilità e partecipazione in una piccola comunità della foresta amazzonica guyanese
    Elisa Bignante
    #Guyane #Amazonie #vulnérabilité

    Partecipazione e identità territoriale. Il caso di #Castel_del_Giudice (Molise)
    Stefano De Rubertis, Angelo Belliggiano, Marilena Labianca

    Tra didattica partecipata e “nuove” forme partecipative dell’abitare: l’esperienza di un docufilm
    Isabelle Dumont
    #film_documentaire #habiter

    Progettualità e partecipazione nella Strategia Nazionale per le #Aree_Interne: il #Basso_Sangro-Trigno
    Valentina Evangelista

    The City of the Sensitive and the Brave. Personal Stories, #Art and Place-Making in #Cluj, #omania
    Kinga Xénia Havadi-Nagy, Oana-Ramona Ilovan
    #Roumanie

    La participation pour la protection de l’#eau en #Bretagne: quelle place pour les “territoires”?
    Emmanuelle Hellier

    Sviluppo locale e pratiche partecipative: tra aspettative deluse e innovazioni territoriali inaspettate
    Marina Marengo
    #développement_local #innovation #innovations_territoriales

    Innovazione sociale e istituzionalizzazione: l’esempio delle cooperative di comunità nell’area interna dell’Appennino Emiliano
    Maria Giulia Pezzi, Giulia Urso
    #innovations_sociales #coopératives #Apennins

    Roll-with-Participation. Il caso di #ProMondello a #Palermo
    Marco Picone
    #Palerme

    Processi partecipativi glocal. Il caso di #Isernia
    Emilia Sarno

    La #participation_citoyenne via un appel à projets: interprétation libre ou imposée de la participation, de l’#identité et de la #convivialité villageoise?
    Serge Schmitz

    Coesione e partecipazione territoriale per un rinnovato concetto di cittadinanza attiva. Il caso di #Urban_Experience
    Silvia Siniscalchi
    #cohésion_territoriale #citoyenneté #citoyenneté_active

    Identità, conflitti e riqualificazione: i processi partecipativi nel quartiere #Bolognina a #Bologna
    Diana Sprega, Emanuele Frixa, Matteo Proto

    #requalification #Bologne


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    #géographie #revue #participation #Italie #territoire