city:angers

  • Attaque fasciste à Angers
    https://nantes.indymedia.org/articles/44549

    Voilà un article sur la situation à Angers et ailleurs. J’en profite pour partager leur nouveau site d’info mutu : https://basse-chaine.info Aussi, ce serait cool de partager leur article https://basse-chaine.info/spip.php?article30 pour des constructions de cabanes dans une semaine.

    #/ #antifascisme #lutte #étudiant-e-s #lycéen-ne-s #mouvement #gilets_jaunes #/,antifascisme,lutte,étudiant-e-s,lycéen-ne-s,mouvement,gilets_jaunes


  • LRM : le départ du député Matthieu Orphelin signe de la fracture de la majorité
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/02/07/lrm-le-depart-du-depute-matthieu-orphelin-signe-de-la-fracture-de-la-majorit


    Le député de la première circonscription du Maine-et-Loire, Matthieu Orphelin, à Angers, en juin 2017.
    JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

    Le feu couvait depuis de longs mois, il s’est embrasé au plus mauvais moment pour la majorité. Le député écologiste Matthieu Orphelin a annoncé son départ du groupe La République en marche (LRM) dans un e-mail adressé à ses collègues mercredi 6 février. Un claquement de porte qui intervient au lendemain du vote sur la proposition de loi anticasseurs sur laquelle la majorité s’est fracturée. Cinquante députés LRM se sont abstenus, une première dans l’histoire du groupe.

    L’élu de Maine-et-Loire est l’un de ceux-là, mais contrairement à certains de ses collègues, ce n’était pas la première fois qu’il exprimait des divergences. La décision de partir mûrit depuis de longs mois. Matthieu Orphelin n’avait pas voulu la prendre au plus fort de la crise des « gilets jaunes » afin de ne pas fragiliser davantage l’exécutif. « Tant que je suis utile, je reste », avait-t-il coutume de répéter.

    Ce proche de Nicolas Hulot a toujours évolué aux marges d’un groupe dans lequel il endossait le rôle de lanceur d’alerte. Dès le mois de juillet 2017, aux tous premiers jours d’existence de la majorité, il avait été le premier à s’élever publiquement contre la hausse de 5 euros de l’aide personnalisée au logement (APL). Il a depuis joué une double partition : la lutte pour la transition écologique et la défense des plus vulnérables. Au printemps 2018, il avait été l’un des fervents opposants au projet de loi asile et immigration porté par le ministre de l’intérieur d’alors Gérard Collomb.

    Mais c’est sur les questions d’écologie qu’il avait particulièrement fait entendre sa différence. En mai 2018, c’est lui qui était à la manœuvre pour tenter d’inscrire dans la loi la promesse présidentielle d’interdire l’utilisation du glyphosate en trois ans. Les députés avaient finalement voté majoritairement contre.


  • #Angers : hommage à Mourad
    https://nantes.indymedia.org/articles/44425

    9 ans déjà depuis que Mourad nous a quitté. Un combattant hors pair. Une figure du quartier de la Roseraie. Il n’avait peur de personne. Il a été le premier à rassembler des gaillards de différents #quartiers, avec des gens du mouvement punk à l’époque (les années 1990) pour donner rendez vous une bonne fois pour toute à une quarantaine de skinheads du Mans qui venaient faire leurs ratonnades à Angers (Bd Foch et rue Lepneveu). ça a été la baston la plus longue qu’on a vécu sur Angers (près des Halles). Elle était nécessaire ! Des garçons, des filles, des dames âgées, avaient été agressé-e-s (1 coma), humilié-e-s, (...)

    #antifascisme #populaires #antifascisme,quartiers,populaires


  • Sept universités s’opposent à la hausse des frais de scolarité pour les étudiants étrangers - Libération

    https://www.liberation.fr/france/2019/01/17/sept-universites-s-opposent-a-la-hausse-des-frais-de-scolarite-pour-les-e

    Sept universités ont annoncé, cette semaine, leur refus d’augmenter les frais d’inscription pour les étrangers prévue dans le plan « Bienvenue en France ». Elles rejoignent ainsi l’Université Paris-Nanterre qui a clarifié sa position dans un communiqué datant du 12 décembre. La forte hausse annoncée à l’automne par le gouvernement a fait réagir officiellement pour l’instant les universités Clermont-Auvergne, Aix-Marseille, Toulouse Jean-Jaurès, Lyon-II, Nanterre, Rennes-II et Angers. Elles font bloc contre le coût d’une inscription en licence qui passera de 170 € par an à 2 770 € et en master (ou doctorat) de 243 € (ou 380 €) à 3 770 € pour les étudiants non communautaires (hors Union européenne). « Nous demandons un retrait de la hausse des frais d’inscription et la mise en place d’une réflexion collective sur l’accueil des étudiants étrangers », détaille à Libération Nadia Dupont, la chargée de mission formation à l’université Rennes-II. « Au-delà des questions de fond (attractivité de nos universités, accueil des étudiants), ce qui pose problème avec le plan "Bienvenue en France", c’est la méthode et le calendrier », expose Mathias Bernard, le président de l’université Clermont-Auvergne.

    #résister ! #université #macron crapule


  • Acte X - À l’ouest, du nouveau : le mouvement s’étend !
    https://nantes.indymedia.org/articles/44250

    Au moins10 000 manifestants à #Rennes, #Nantes et #Angers le 19 janvier. Mobilisation ascendante - Alors que le pouvoir met en scène un « grand débat », qui est en réalité un grand monologue présidentiel dans des villes en état de siège, vidées et bunkérisées, la révolte des #gilets_jaunes ne s’essouffle pas. Dans l’Ouest, le mouvement s’étend même à des villes qui étaient restées, jusque là, plutôt calmes. Retour rapide sur l’acte X, du samedi 19 janvier, à Nantes, Angers et Rennes.

    #Répression #Resistances #Répression,Resistances,gilets_jaunes


  • #Gilets_jaunes Le Mans Acte X

    Bien moins de monde ce matin que pour l’acte IX, les médias disent 500 manifestant·es pour une marche pacifique (l’acte IX avait dégénéré).
    Le rendez-vous était fixé à la gare à 11h, marche dans le calme pour rejoindre la place de la république vers 13h et faire une halte. Je suis rentrée à ce moment. Le fil d’infos de l’oiseau bleu annonce les premiers tirs de lacrymo place de la préfecture, il est 16h.

    Un gilet jaune en carton :)

    Plus de monde à Angers pour une manif grand-ouest qui était interdite par les autorités.


  • Pour l’acte IX des #gilets_jaunes à Paris, un service d’ordre les encadre | Le Huffington Post
    https://www.huffingtonpost.fr/2019/01/12/pour-lacte-ix-des-gilets-jaunes-a-paris-un-service-dordre-les-encadre

    L’acte IX de la mobilisation a été marqué à Paris par la mise en place d’un #service_d'ordre repérable aux brassards blancs.

    L’un des responsable de ce S.O est Victor Lanta, un identitaire adepte des ratonnades : Cet ancien para de Carcassonne qui combat aux côtés des « pro-russes »
    https://www.ladepeche.fr/article/2014/08/28/1940999-ancien-para-carcassonne-combat-cotes-pro-russes.html

    #extrême_droite


    • « Gilets jaunes » : l’ultradroite reprend des couleurs, Lucie Delaporte
      https://www.mediapart.fr/journal/france/180119/gilets-jaunes-l-ultradroite-reprend-des-couleurs?onglet=full

      Depuis la mi-novembre, la mouvance hétéroclite de l’extrême droite radicale tente de se refaire une santé grâce au mouvement des « gilets jaunes ». Des #identitaires aux #royalistes, en passant par les #conspirationnistes #dieudonno-soraliens, tour d’horizon d’une nébuleuse dopée par cette mobilisation aux contours politiques inédits.

      Sa vidéo fin octobre avait rapidement atteint les 4,5 millions de vues. Frank Buhler, qui appelait à une « mobilisation générale » le 17 novembre dernier contre la hausse du prix des carburants, est alors un parfait inconnu. La presse découvrira plus tard qu’il est responsable de circonscription pour Debout la France dans le Tarn-et-Garonne, et qu’il a été exclu du Front national pour avoir tenu des propos trop ouvertement racistes. La CGT s’était d’ailleurs appuyée sur le cas de celui qui se réclamait de la « patriosphère » pour expliquer, dans un communiqué daté du 30 octobre, pourquoi elle se désolidarisait du mouvement des gilets jaunes, « clairement […] d’extrême droite ».

      Si Frank Buhler sera rapidement mis à l’écart par les gilets jaunes, le mouvement dans sa majorité refusant d’être assimilé de près ou de loin à l’extrême droite, la place de cette mouvance dans les mobilisations n’en reste pas moins incontestable.

      Du Rassemblement national aux Patriotes de Florian Philippot en passant par Debout la France, depuis le début de la mobilisation, les partis d’extrême droite se sont très vite engouffrés dans la fronde des gilets jaunes, espérant en tirer quelques bénéfices électoraux quand la gauche paraissait plus divisée. Pour eux, les revendications antifiscales, la défense d’une France rurale oubliée ou un certain discours « antisystème » des gilets jaunes les désignaient comme les porte-voix naturels du mouvement.

      Pourtant, alors qu’une grande partie de la mobilisation des gilets jaunes s’est faite contre les partis, ils sont aussi dépassés sur leur droite par toute une mouvance radicale très présente dans la rue comme sur les réseaux sociaux, et qui n’entend surtout pas se faire récupérer par un jeu électoral qu’elle méprise.

      Pour le politologue Jean-Yves Camus, « cette nébuleuse d’extrême droite qui a déjà battu le pavé en 2013 et 2014 avec le “Printemps français” et “Jour de colère” a su monter dans le train assez vite et parvient à se refaire une santé grâce à ce mouvement, alors qu’elle était un peu atone depuis quelques années ».

      À la droite de la droite, à travers le mouvement des gilets jaunes se rejoue une bataille entre extrême droite électorale et extrême droite radicale. Cette dernière, qui attend le grand soir insurrectionnel pour changer de régime, pouvant aussi le cas échéant faire la courte échelle à un Rassemblement national avec lequel elle n’a pas toujours coupé les ponts.

      Le procès, la semaine dernière, des six prévenus membres des « Zouaves Paris » ou du Bastion social – deux émanations du GUD – condamnés pour « violences et dégradations » a rappelé la présence dans les cortèges de cette ultradroite pas toujours si éloignée des partis. L’un des prévenus, membre du Bastion social, avait également sa carte au Rassemblement national. Au-delà de ces groupuscules numériquement marginaux, certains débordements, comme les actes antisémites devant le Sacré-Cœur lors de l’acte VI du mouvement, ont aussi rendu manifeste l’influence de la sphère dieudonno-soralienne sur une partie des gilets jaunes. « Ce qui m’a le plus surpris, ce sont les primo-manifestants. Je n’avais pas imaginé que quand vous consommiez du Soral et du Dieudonné derrière votre écran, vous pouviez passer à un autre mode d’action politique », reconnaît à ce sujet Jean-Yves Camus.

      Alors que le mouvement des gilets jaunes dans son ensemble échappe largement à l’extrême droite, quelle attitude tenir vis-à-vis de la gauche et de l’extrême gauche honnies ? Pour une partie de l’ultradroite, il est temps de faire des alliances stratégiques, comme y appelle l’écrivain #négationniste Hervé Ryssen qui théorise une « union sacrée » contre le système. « Cette conjonction des forces entre l’extrême droite et l’extrême gauche, c’est le principal qu’il faut retenir sur le plan politique de ce mouvement des gilets jaunes », explique-t-il dans une vidéo alors que, sur le terrain, les batailles rangées entre antifas et ultradroite sont venues rappeler que peu de ces acteurs y étaient prêts.

      Comme l’explique Jean-Yves Camus : « Ils ont vis-à-vis de l’extrême gauche une stratégie en deux temps : on fait la révolution avec tous ceux qui veulent bien mettre la main à la pâte et on les écrase après. »

      Tour d’horizon de cette ultradroite qui tente, depuis des semaines, de faire une OPA sur le mouvement des gilets jaunes.

      Les soralo-dieudonnistes

      « Gilets jaunes, la révolution qui vient. » Comme à son habitude Alain Soral a gardé secret le lieu de sa réunion, prévue samedi prochain. Mais l’affiche, qui rassemble la crème de la crème de l’antisémitisme français, illustre à elle seule comment l’ultradroite tente de faire son miel du mouvement qui bouscule la classe politique depuis plus de deux mois. Ce jour-là, Alain Soral sera accompagné du directeur de l’hebdomadaire Rivarol Jérôme Bourbon, de « l’écrivain » négationniste Hervé Ryssen mais aussi d’Yvan Benedetti, ancien président de l’Œuvre française aujourd’hui dissoute.

      Une tentative de récupération du mouvement des gilets jaunes par la fine fleur de l’#antisémitisme français, comme l’a déjà raconté Street Press. Gourou des réseaux sociaux, Soral a très vite senti le potentiel de la révolte des gilets jaunes et posté très tôt des vidéos de soutien à ce mouvement « antisystème » et aux accents insurrectionnels. Il s’est immédiatement reconnu dans une fronde marquée par la défiance envers les partis comme les syndicats et aux contours politiques flous, lui qui définit son mouvement Égalité et réconciliation comme réunissant la « gauche du travail » et « la droite des valeurs ». Celui dont la pensée politique s’apparente, selon l’expression du chercheur André Déchot (lire ici nos enquêtes sur le personnage), à « une espèce de Tetris idéologique » se sent parfaitement à l’aise dans le caractère protéiforme de la révolte des gilets jaunes.

      Alain Soral n’a évidemment pas manqué de rappeler qu’il a de longue date défendu le RIC, en donnant maintes fois sur son site la parole à Étienne Chouard.

      « On n’en a rien à foutre des élections »

      Les références au passé chez Rothschild d’Emmanuel Macron sont évidemment l’occasion de clins d’œil antisémites appuyés et certaines banderoles aperçues ces dernières semaines laissaient peu de place au doute sur ce point. Alain Soral, qui se dit « national-socialiste à la française », n’aime rien tant que mixer les références historiques. À cet égard le mouvement des gilets jaunes, qui déconcerte parfois par les références allant de Robespierre au 6 février 1934, lui convient parfaitement.

      Le 1er décembre, Dieudonné, compère de longue date d’Alain Soral, avec qui il partage notamment la même obsession antisémite, est applaudi par certains gilets jaunes sur les Champs-Élysées. « Paralysons les administrations de l’État et le gouvernement et les chaînes TV et radios de propagande qui ne cessent de nous mentir depuis plus de 20 ans », écrit-il ce jour là sur Twitter. Il poste une vidéo le montrant avec un groupe de gilets jaunes, manifestement ravis de faire des selfies avec lui.

      Pour l’acte VI du mouvement, une petite centaine de manifestants s’est retrouvée sur les marches du Sacré-Cœur pour entonner la chanson de Dieudonné, « Manu la sens-tu... », faisant force « quenelles », signe de ralliement antisémite bien connu de la « dieudosphère ». Comme Alain Soral, Dieudonné a très tôt enfilé un gilet fluo. Dès le 19 novembre, il se fait photographier à Langon au côté d’un des initiateurs locaux du mouvement, Mathieu Seurot, sur un blocage de l’A62. Dans une vidéo aux accents lyriques, postée le 23 novembre et vue 300 000 fois, il salue un « mouvement apolitique né de l’augmentation frénétique du prix des carburants » et qui rassemble « agriculteurs, ouvriers, fonctionnaires ». « Chaque gilet jaune est une étincelle dans la nuit qui annonce le retour à la lumière », avance-t-il, invitant son public à venir désormais en gilet jaune à ses spectacles.

      Une nouvelle fois, Dieudonné rappelle que l’intérêt de ce mouvement est de passer au-dessus des partis. « Les prétendus responsables politiques de la soi-disant opposition semblent dépassés par l’ampleur du phénomène, empêtrés qu’ils sont dans leur stratégie politicienne, ils n’arrivent plus à dissimuler leur véritable objectif qui est de se goinfrer au maximum le temps de leur mandat », affirme celui qui a toujours échoué à se faire élire.

      Signe de la pénétration de cette sphère auprès de certains leaders du mouvement, lorsque Éric Drouet organise une conférence de presse, il choisit d’ailleurs deux « médias », Brut et Vincent Lapierre. Or le « journaliste » Vincent Lapierre, qui a longtemps collaboré au site d’Alain Soral et s’est récemment rapproché de Dieudonné, est une figure bien connue de cette mouvance conspirationniste.

      Sylvain Baron, qui s’est illustré dans le mouvement des gilets jaunes en organisant des rassemblements devant le siège des médias, est aussi, comme l’a déjà raconté Arrêt sur images, très proche de cette nébuleuse soralo-dieudodienne. Celui qui publie des textes en hommage à Faurisson invitait par exemple, sur sa page Facebook, les « djihadistes » à faire quelque chose lors du rassemblement en mémoire de Mireille Knoll – assassinée car juive – parce qu’il « n’y aura que des enculés d’europeïstes (sic), des larbins soumis à tous les intérêts prédateurs ainsi que tout ce que la France comporte de collabos et de parasites notoires à cette marche », écrivait-il.

      Hervé Ryssen

      Il a fait la une de Paris Match avec son drapeau français le 5 décembre dernier. L’heure de gloire pour cet essayiste négationniste, auteur notamment du succès de librairie Le Racisme antiblanc – Assassins d’hommes blancs (éditions Baskerville). Celui qui participera, aux côtés de Soral, au colloque « Gilets jaunes, la révolution qui vient », s’est incrusté lui aussi très tôt dans la mobilisation. « Moi, j’étais gilet jaune depuis le tout début », clame-t-il, n’hésitant pas à se présenter comme l’un des initiateurs du mouvement.

      Dans sa dernière vidéo, mise en ligne le 8 janvier et vue 140 000 fois, prenant acte du succès de l’acte VIII du mouvement, il masque mal son excitation devant les derniers débordements vis-à-vis des élus. Il se réjouit notamment du saccage du bureau de Benjamin Griveaux en des termes équivoques. « Effectivement une foule furieuse peut pénétrer dans un ministère. Et on l’a vu à certaines époques, dans certains pays, il y a des gens qui sont défenestrés. Alors ce n’est pas du tout ce à quoi on appelle […], mais quand les gens sont dans la misère, au bout du rouleau… », poursuit-il, sentencieux.

      Comme Soral et Dieudonné, cette figure de l’extrême droite pressent qu’un rapprochement, ponctuel et tactique, avec l’extrême gauche est à travers cette fronde inédite enfin possible. « Cette conjonction des forces entre l’extrême droite et l’extrême gauche, c’est le principal qu’il faut retenir sur le plan politique de ce mouvement des gilets jaunes […]. Depuis 1934, il y a une interdiction de parler avec les fachos […], cet interdit est en train de se déliter, de se fracasser », se réjouit-il. « Sur le plan électoral 11 millions d’électeurs FN, 7 millions FI, les abstentionnistes qui sont je pense très largement représentés parmi les gilets jaunes… Ça fait 22, 23, 24 millions d’électeurs… On est quand même très largement majoritaire dans le pays. On prend le pouvoir là ! Après il s’agit de se partager les ministères, c’est comme ça que je vois les choses », s’enflamme-t-il, assurant qu’il n’est pas forcément opportun de « polémiquer » sur l’immigration avec l’extrême gauche en ce moment, au nom justement de « l’union sacrée contre la macronie ».

      Comme Soral ou Dieudonné, Hervé Ryssen exhorte les vrais « patriotes » à ne pas se laisser abuser par la récupération électorale, fût-ce celle du RN, dont il a été un temps proche. « On n’en a rien à foutre des élections. On a compris que ces élections ne représentaient pas le petit peuple […]. Moi je suis abstentionniste depuis bien longtemps, affirme-t-il. Alors vous pouvez nous parler de Marion Maréchal... mais Marion Maréchal en 2048, c’est ça votre truc ? Mais en 2048, le Français de souche il sera très largement minoritaire dans le pays. Ce sera terminé. »

      Le parti nationaliste français d’Yvan Benedetti

      Cet ancien membre du FN proche de Bruno Gollnisch a été exclu du parti d’extrême droite en 2011 après s’être revendiqué « antisémite, antijuif ». « La révolte des gilets jaunes au pied du sapin France a été le plus surprenant et le plus heureux des cadeaux de la fin d’année 2018 », assure celui qui, depuis la dissolution de l’Œuvre française, est devenu porte-parole du Parti nationaliste français. Lui qui n’avait pas connu pareil enthousiasme depuis les manifs contre le mariage pour tous se sent manifestement revivre. « Cette année s’annonce difficile et périlleuse, mais la moisson de tant d’années de labours au service de la reconquête nationale a commencé. Souhaitons que les Français redeviennent maîtres de leurs lois. Les blés refleuriront plus beaux, ensoleillés du jaune de la révolte des gilets ! En avant la Victoire ! », poursuit-il, ce 1er janvier, dans ses vœux à ses militants.

      Dès le 10 décembre, devant l’ampleur du mouvement, Yvan Benedetti organise une conférence de presse pour saluer cette « révolte grandeur nature du peuple central, le peuple français historique ». Une « révolte » qui serait dans le fond le « troisième tour de l’élection présidentielle », les personnes mobilisées correspondant « peu ou prou au vote mariniste du second tour de l’élection présidentielle », selon lui.

      Devant les Champs-Élysées, le 1er décembre, il arbore le slogan « À bas les voleurs, révolution nationale », référence à la manifestation antiparlementaire du 6 février 1934. Pour lui, il faut impérativement aiguiller le mouvement des gilets jaunes vers la prévention du « génocide français, le génocide blanc » en mettant « fin à l’invasion migratoire ».

      Il sera ce jour-là, comme il l’a lui-même reconnu, violemment pris à parti par des antifas et devra quitter le cortège.

      L’Action française

      Depuis les grandes heures de la Manif pour tous, le vieux mouvement maurrassien n’avait pas connu pareil enthousiasme. « Ces dernières semaines, c’est de la folie. On a dû doubler notre secrétariat qui est passé de deux à quatre personnes pour faire face à l’afflux d’appels et de demandes d’adhésion », assure le jeune porte-parole de l’Action française Antoine Berth, qui part ce jour-là ouvrir une section de l’AF à Angers.

      Les monarchistes de l’Action française ont, eux aussi, été de presque tous les cortèges depuis le début. « On a été présents sur les ronds-points et même avant le 17 novembre », précise-t-il.

      Pour Antoine Berth, l’Action française s’est reconnue dans les revendications sociales du mouvement mais également, aussi étonnant que cela puisse paraître, dans ses aspirations démocratiques. « Il n’est pas normal qu’en France on soit pauvre en travaillant et ce alors que les plus riches reçoivent des cadeaux fiscaux et que certains touchent des allocations de manière indue », affirme-t-il. Sur les aspirations démocratiques du mouvement, l’Action française opposée à la « démocratie des partis » se dit « très à l’aise avec le RIC », le référendum d’initiative populaire. « Ce que nous défendons, c’est une monarchie populaire. Un roi avec des fonctions régaliennes très limitées et les lois seraient du ressort des citoyens. » Une des plus flagrantes preuves de déni actuel de démocratie ? Le pacte de Marrakech, affirme-t-il. « C’est typique, le gouvernement signe un texte engageant sans le consulter le peuple et alors que les Français sont globalement contre. Les gilets jaunes ne supportent pas le fait qu’une partie de la dépense publique soit consacrée à l’accueil des #migrants. »

      Ces zélateurs de Maurras ne voient pas trop d’inconvénients à côtoyer dans ces cortèges La France insoumise ou le NPA avec qui ils partagent, rappelle-t-il, la critique du libéralisme. « Les gens savent à peu près qui pense quoi, mais ils mettent de côté leurs différences, mais il y a des sujets sur lesquels on peut avancer ensemble. Il y a un décalage non pas entre la droite et la gauche sur ces sujets, mais entre les Français et leurs dirigeants. »

      Les nombreuses références à 1789 dans les rassemblements de gilets jaunes n’ont pas non plus découragé ces royalistes. « Bien sûr à l’AF, on condamne la révolution de 1789, mais celle de 1791 était archi-justifiée, car le roi n’avait pas mené les réformes nécessaires. Aujourd’hui encore il faut remettre en question les privilèges. Il faut une nouvelle nuit du 4 août ! », assure-t-il.

      L’organisation, qui tente de décoller l’étiquette d’antisémitisme, a précisé qu’Élie Hatem, présenté au prochain colloque de Soral comme membre de l’Action française, n’en faisait en réalité plus partie. Dans un communiqué, l’Action française a même dénoncé la tenue de ce « colloque raciste et haineux ». Pour autant, précise Antoine Berth, « il y a une fabrication de la présence de l’antisémitisme dans ce mouvement à partir de quelques gestes alors que, par rapport à la masse, c’est un épiphénomène. Il s’agit de casser un grand mouvement populaire ».

      Les enfants du GUD

      « Aujourd’hui nous avons une pensée toute spéciale pour notre camarade des Zouaves Paris qui passera Noël incarcéré à Fresnes, dans cette même prison où Robert Brasillach a rédigé ce poème, en 1944. » Pour la page Facebook Ouest Casual, qui relate ces dernières semaines les faits et gestes des différents héritiers du GUD dans le mouvement des gilets jaunes, les références – à travers la mention de cet écrivain collaborationniste – sont posées.

      Le procès des six prévenus d’extrême droite en marge de l’acte III, aux Champs-Élysées, qui ont été reconnus coupables de « participation à une entente en vue de commettre des violences ou des dégradations », a en effet été l’occasion de renouer avec des accents de martyrs très prisés par cette mouvance. L’audience a aussi permis de montrer la grande fluidité entre ces groupuscules, qui ont manifestement saisi la fronde des gilets jaunes comme l’occasion rêvée de faire parler d’eux à travers quelques opérations coups de poing.

      Parmi les prévenus, les quatre Parisiens ont commencé au GUD puis, lorsque le groupe a été mis en sommeil, ont poursuivi leur activisme aux Zouaves, alors que l’Alsacien et le Lyonnais se revendiquent, eux, du Bastion social, là encore créé par d’ex-gudards.

      S’ils sont numériquement peu nombreux, ces groupuscules ont un savoir-faire particulier pour la communication. Ils savent parfaitement déployer une banderole, au dernier moment, en tête de cortège, pour laisser croire qu’ils sont soutenus par l’ensemble des manifestants. Comme ce 15 décembre à Chambéry.

      En revanche, alors qu’une de leurs activités principales consiste à faire le coup de poing contre les « antifas », l’union sacrée avec « les gauchistes » n’est pas tout à fait à leur goût. De retour de manif, ils ne résistent pas au plaisir de raconter leurs bagarres.

      « Samedi 8 décembre, belle mob faf pour la manifestation des gilets jaunes à Lyon. Environ 150 gones, écrivent-ils sur leur page Facebook. Nous prenons la tête de cortège. Après un tour sur la presqu’île, nous décidons d’aller à la préfecture. Des participants à la manif pour le climat (et son lot d’antifas et autres crasseux) rejoignent la queue de cortège des gilets jaunes. Nous sommes environ 3 000. Après des gazages et charge de flics sur les quais, la manif est bloquée. Décision est prise de charger le groupe d’antifas reconnu. Les mêmes qui appelaient, sur internet, à nous virer des manifs, ont été beaucoup moins démonstratifs face à nous. Les pendules ont été remises à l’heure. We are Lyon ! »

      « Le renversement du pouvoir établi »

      Les Identitaires

      « Les bobos et les pseudo-élites ne comprennent pas ce ressentiment qui explose enfin », écrit une plume des Identitaires (ex-Bloc identitaire) sur leur site officiel au sujet du mouvement des gilets jaunes auquel, dès le lendemain du 17 novembre, ils ont tenté de donner une orientation bien particulière. « Que les observateurs ne s’y trompent pas ! Le mouvement des gilets jaunes est avant tout une révolte, plus ou moins consciente, contre l’immigration massive. Pourquoi ces hausses des taxes et des impôts, incessantes, si ce n’est pour payer les coûts toujours plus faramineux de l’immigration voulue par les bobos, ceux-là mêmes qui vomissent la France périphérique, la France qui souffre, la France qui travaille et qu’on tond ? »

      Passerelle entre les Identitaires, dont il est issu, et le RN, Damien Rieu, qui a été l’un des initiateurs de l’opération contre les migrants dans les Alpes et travaille à la communication du maire RN de Beaucaire, a changé sa photo de profil sur les réseaux sociaux pour revêtir, lui aussi, un gilet jaune et ne cesse de faire l’éloge du mouvement. Il relaie abondamment les textes de Pierre Sautarel, de « Fdesouche », qui diffuse le live de RT sur les mobilisations, interrogeant, par exemple, « un ancien parachutiste de Bretagne » qui rappelle à la caméra : « On est français, la France, elle appartient aux Français et pas à quatre politiciens à la con. »

      Proche de Marion Maréchal, cette mouvance identitaire a beaucoup relayé la chanson « gilets jaunes » du rappeur identitaire Kroc Blanc, qui contient une adresse explicite à Macron : « Te remercient mes fascistes t’es l’ennemi commun qui permet qu’on fraternise avec les gauchistes, frères, Français, humains ou citoyens, on est d’accord sur l’essentiel, venez on fait comme les Italiens »

      Vidéo de Kroc Blanc © Kroc Blanc

      Des Barjols aux Volontaires pour la France

      Groupuscule créé par des déçus du RN, les Barjols ont eux aussi défilé avec les gilets jaunes. Interrogé par Le Monde, son initiateur, Denis Collinet, expliquait avoir tourné la page du FN après le débat à la présidentielle raté de sa candidate. L’un de ses membres a été arrêté début novembre pour avoir fomenté un attentat contre Emmanuel Macron. Selon nos informations obtenues auprès des services de renseignement, deux militants des Barjols sont même parvenus à s’imposer localement comme des coordinateurs régionaux et porte-parole du mouvement en Mayenne et dans le Nord.

      Eux aussi adeptes de la manière forte, les Volontaires pour la France, qui se sont fixé comme objectif de « défendre l’identité française » et « combattre l’islamisation du pays » et dont Mediapart a raconté l’implication de la frange radicale dans des projets d’attentat contre des imams, n’ont pas manqué non plus d’enfiler leur gilet jaune ces dernières semaines. Avec, là encore, l’objectif de « renverser le pouvoir ». « L’ensemble de cette situation engendre la tentation chez de plus en plus de gilets jaunes de recourir à l’insurrection, soit le renversement du pouvoir établi. […] La responsabilité en échoit sans nul doute à un pouvoir autiste et arrogant, incapable de remise en cause, pieds et poings liés à ceux qui lui ont permis d’accéder au pouvoir au prix d’un hold-up démocratique au printemps 2017. L’addition va être salée », écrit un des volontaires sur leur site.

      Si vous avez des informations à nous communiquer, vous pouvez nous contacter à l’adresse enquete@mediapart.fr. Si vous souhaitez adresser des documents en passant par une plateforme hautement sécurisée, vous pouvez vous connecter au site frenchleaks.fr.

      #racisme #fascisme


  • Transmission/Transgression, au musée Bourdelle, jusqu’au 3 février

    https://www.youtube.com/watch?v=GNoLZHU3FMA

    une visite virtuelle sur Imgrum que je découvre
    (beaucoup d’images de la collection permanente et du cadre, mais aussi de l’expo)
    https://www.imgrumweb.com/hashtag/ExpoTransmission

    http://www.bourdelle.paris.fr/fr/exposition/transmission/transgression

    MAITRES ET ELEVES : RODIN, BOURDELLE, GIACOMETTI, RICHIER ...
    « Je suis comme Socrate. Je vous accouche de votre âme », disait Antoine Bourdelle à ses élèves.

    Plongeant les visiteurs au coeur des processus de création, faisant surgir les visages de ceux qui peuplaient les ateliers de Montparnasse, l’exposition met en lumière les rapports complexes qui se nouent entre maître et élève, entre artiste et praticien, à travers la figure du sculpteur Antoine Bourdelle.

    Leurs trajectoires, la fidélité à l’enseignement du maître ou son rejet violent, seront mis en scène dans l’exposition à travers environ165 oeuvres, dont une cinquantaine de photographies, une cinquantaine de sculptures et une quarantaine de dessins. Au centre du parcours, spécifiquement créé pour l’exposition, un module visuel et tactile dédié au processus de la taille par mise aux points.
                                         « Je ne suis pas un maître d’école, un professeur, mais un artiste qui travaille avec vous. »
    Antoine Bourdelle est une figure majeure de l’enseignement des arts à Paris au début du XXe siècle. Professeur, maître, mentor et parfois père de substitution, il se voit en camarade au milieu des artistes en devenir qui l’entourent. Sa personnalité charismatique et bienveillante fera venir à lui pendant quarante ans près de cinq cents élèves : Français, Russes, Américains, Chinois, Portugais, Brésiliens, Japonais, Polonais, Grecs, Suisses, Roumains, Suédois, Tchèques... Nombre d’entre eux de retour dans leur pays natal seront à leur tour des enseignants renommés, prolongeant ainsi les leçons de Bourdelle. Certains de ces élèves sont devenus célèbres comme Alberto Giacometti ou Germaine Richier ; d’autres ont été oubliés ou n’ont pas fait carrière : l’exposition fait ici ressurgir les visages de ces artistes venus du monde entier à la source du savoir.

    sinon @fil, tu y es pour quelque chose (communication et numérique) ?

    • et aussi, Germaine Richier

      Germaine Richier — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Germaine_Richier


      L’Homme de la nuit, grand (1954),
      Otterlo, musée Kröller-Müller.

      Le Christ d’Assy[
      En 1949, Germaine Richier est contactée pour participer à la décoration d’une nouvelle église construite sur le Plateau d’Assy. Les travaux de cette église conçue par l’architecte Maurice Novarina (1907-2002), commencés en 1937, se sont achevés en 1946.

      Le projet est né de la volonté des pères dominicains Marie-Alain Couturier (1897-1954) et Pie-Raymond Régamey (1900-1996) et du chanoine Devémy. Le père Couturier, pour se démarquer du style saint-sulpicien, souhaite faire « appel à la vitalité de l’art profane pour ranimer l’art chrétien. » Ainsi, il sollicite près d’une vingtaine d’artistes contemporains tels que Jean Bazaine, Georges Braque, Marc Chagall, Fernand Léger, Henri Matisse, Georges Rouault…

      En visitant l’atelier de Germaine Richier, Couturier et Devémy lui commandent le crucifix qui sera installé derrière le maître-autel. Elle réalise très vite une première esquisse : « […] je veux le résultat d’une conception, d’un savoir, d’une audace, le tout si possible très vivant […] je n’envisage pas une sculpture de plusieurs mois de travail, je veux aller directement si possible. » Le corps légèrement concave est décollé de la poutre verticale, les bras démesurés s’ouvrent sur le monde et sont confondus avec ceux de la croix, le visage est raviné et le corps, à peine déterminé, porte des traces de scarifications. Pour renforcer la pathétique, le bronze sera laissé à l’état naturel, sans patine, accusant les parties creusées et les parties saillantes de la matière qui déchire la forme. Le projet est accepté sans réserve.

      L’église Notre-Dame-de-Toute-Grâce est inaugurée le 4 août 1950 et consacrée par l’évêque d’Annecy. L’impression générale est favorable. Dans une lettre à H. Hubacher d’août 1950, Germaine Richier confie sa satisfaction de l’œuvre réalisée : « […] je crois que ma conversation avec le Christ de terre, de bois et de conviction a donné un assez beau résultat. […] L’activité vaut mieux que la rêverie, personnellement je suis heureuse que les montagnes n’aient pas à me regarder d’un œil inquiet. »

      Le 4 janvier 1951, à l’occasion d’une conférence donnée à Angers par Devémy, intitulée Est-ce que l’église d’Assy peut contribuer au renouveau de l’art sacré ?, des intégristes catholiques manifestent. Ils font circuler un tract qui oppose la photographie de l’œuvre de Richier à celle d’un crucifix « saint-sulpicien » et dénonce les « artistes (??) athées qui prétendent renouveler l’art chrétien ». S’appuyant sur les déclarations d’un cardinal du Vatican, ce groupe réclame le retrait du crucifix. Le 1er avril 1951, à la demande du même évêque qui avait consacré l’église, la sculpture est retirée et entreposée dans la chapelle des Morts. Bernard Dorival, conservateur du musée national d’art moderne, attaque avec virulence cette décision dans une chronique publiée dans le numéro 42 de la revue de La Table ronde en juin 1951 « Épurons nos églises ». Dans le numéro suivant, Gabriel Marcel critique Bernard Dorival pour défendre la position de la hiérarchie catholique. La sculpture est réinstallée à sa place d’origine pour les fêtes de Pâques de 1969.

      (soit 10 ans après la mort de Germaine Richier…)


  • Gilets Jaunes Le Mans le 12 janvier

    Nous étions selon le Maine Libre 2 000 personnes

    Place de préfecture c’était tendu, les crs n’ont pas arrêté de lancer des gaz lacrymo. Je dirais que cela a duré une demie heure. Puis ils ont chargé avec les véhicules et un cordon de crs très agressifs pour dégager la place.
    Ensuite les manifestant·es se sont engouffré·es dans des rues adjacentes mais je n’ai pas suivi car je craignais que cela dégénère.
    J’étais située de l’autre côté du nuage qu’on voit sur la photo.

    J’ai le sentiment que le mouvement prend de l’ampleur, au moins au Mans, 2 000 personnes selon les médias.

    • Des peines de prison prononcées à l’encontre de gilets jaunes

      Arrêtés en fin de journée, ils ont tous les trois été placés en garde à vue. Aux trois, il leur est reproché des faits de violence sur une personne dépositaire de l’autorité publique sans incapacité.

      La plus grosse peine, cinq mois de prison avec mandat de dépôt dont deux avec sursis, a été prononcée pour le dernier à comparaître.

      Avec une interdiction de manifester pendant trois ans sur le territoire de la Sarthe et de porter une arme pendant cette même période.

      Il a reconnu avoir renvoyé une grenade lacrymogène en direction des forces de l’ordre. « Je n’aurai pas dû le faire », reconnait-il.

      Son casier judiciaire portant onze mentions et neuf condamnations ne l’a pas aidé.

      Un autre des trois prévenus a été condamné à de la prison : huit mois avec mandat de dépôt dont deux avec sursis. Mais la peine sera exécutée sous le bénéfice d’un bracelet électronique.

      Lui aussi a une interdiction de manifester sur le territoire sarthois pendant trois ans ainsi que de porter une arme pendant cette période.

      Il lui est reproché des insultes envers les forces de l’ordre et d’avoir jeté une cannette en verre. Il reconnaît les premiers faits, pas le second.

      Enfin, le troisième prévenu écope de six mois avec sursis et mise à l’épreuve. Il est convoqué au service pénitentiaire d’insertion et de probation le 31 janvier.

      https://www.lemainelibre.fr/actualite/justice-des-peines-de-prison-prononcees-a-l-encontre-de-gilets-jaunes-1

      Lycéen en garde-à-vue : des lycéens manifestent
      https://www.lemainelibre.fr/actualite/le-mans-lyceen-en-garde-a-vue-des-lyceens-manifestent-17-01-2019-237558

      Ce mercredi, un lycéen de 17 ans, scolarisé à Malraux, à Allonnes, a été placé en garde à vue "pour des jets de projectiles place de la République et place Aristide-Briand" dans le cadre de la manifestation des Gilets jaunes remontant au samedi 5 janvier.

      Ce jeudi matin, des lycéens de Malraux, Touchard et du lycée sud se sont retrouvés devant la préfecture. Ils ont ensuite rejoint le tribunal où leur « camarade » devait être présent, selon eux.

    • Manifestation des gilets jaunes au Mans : un acte 10 totalement pacifique et sans confrontation avec les forces de l’ordre ?
      https://actu.fr/pays-de-la-loire/mans_72181/manifestation-gilets-jaunes-mans-acte-10-totalement-pacifique-sans-confrontatio

      Si avec deux marches organisées ce week-end des 19 et 20 janvier 2019 à Sablé-sur-Sarthe fait figure d’épicentre, Le Mans reste un point névralgique pour « un rassemblement du grand ouest » surtout après l’interdiction de manifestation à Angers. La frange pacifique du mouvement appelle à une nouvelle manifestation au départ de la gare SNCF du Mans à 11 h.
      Action symbolique contre les violences

      Cette marche « ultra-pacifique » doit notamment rallier la Cité judiciaire. Le groupe « Colère 72 » invite les manifestants à venir avec du ketchup ou un mélange de farine eau colorant pour fabriquer du faux sang. Il s’agit de « dénoncer les violences faites sur les gilets jaunes ».

      Pour éviter les tensions des dernières semaines devant la préfecture de la Sarthe, les plus pacifiques devraient ensuite rejoindre le rond-point des Fontenelles, dans le quartier des Maillets.
      Vers une convergence des luttes ?

      Le mouvement se veut toujours « apolitique, non syndical, non associatif de toute obédience, non philosophique ou religieux » mais un rapprochement s’est opéré. Une réunion a d’ailleurs eu lieu cette semaine avec plusieurs organisations syndicales sarthoises sur fond de convergence des luttes, un gilet jaune précise :

      Les revendications prioritaires des gilets jaunes portent sur les points suivants : pouvoir d’achat, justice fiscale, démocratie, justice climatique… Beaucoup de ces revendications ressemblent à celles de nombreux syndiqués, à celles portées par des organisations syndicales.

      L’appel au calme de Stéphane Le Foll

      A LIRE AUSSI. Au Mans, des gilets jaunes s’invitent à la mairie et rencontrent Stéphane Le Foll

      Le mouvement gilet jaunes s’organise. Après la rencontre avec le maire du Mans Stéphane le Foll, le cabinet du maire a proposé aux gilets jaunes une salle à la maison des associations pouvant servir de QG. Les gilets jaunes ont également rencontré le sénateur Jean-Pierre Vogel.


  • How We Built the World’s Prettiest Auto-Generated Transit Maps
    https://medium.com/transit-app/how-we-built-the-worlds-prettiest-auto-generated-transit-maps-12d0c6fa502f

    Villes disponibles
    Canada
    France
    United States
    United Kingdom
    Iceland
    Italy
    Germany
    Australia
    New Zealand
    Mexico
    Kenya
    Nicaragua

    ////

    Angers
    Besançon
    Béziers
    Bordeaux
    Brest
    Cahors
    Grenoble
    Fougères
    Le Mans
    Lille
    Lorient
    Lyon
    Marseille
    Metz
    Montpellier
    Nancy
    Nantes
    Nice
    Paris
    Perpignan
    Rennes
    Strasbourg
    Toulon
    Toulouse

    #transport #urban_matter #cartographie


  • • Dijon sous surveillance
    https://dijon.sous-surveillance.net/spip.php?rubrique3

    Dans les rues, dans les transports en commun, devant les commerces et les écoles... les caméras se multiplient ! La vidéo-surveillance enregistre nos faits et gestes au quotidien, diminuant ainsi notre intimité comme une peau de chagrin. En parallèle, les technologies ne cessent de se perfectionner (reconnaissance faciale, GPS, RFID, …). Il devient important de suivre l’évolution de l’implantation des caméras. Dans ce contexte, « Sous-surveillance.net » propose un outil de suivi. Ce projet permet à chaque ville de se doter facilement d’un site local de cartographie des caméras, publiques comme privées, qui filment l’espace public.

    Cette cartographie est participative, collaborative et accessible au plus grand nombre. Elle permet de rendre visible la prolifération des caméras tout en collectant un maximum d’informations les concernant. Dès maintenant, chacun et chacune peut s’approprier le site, lutter, agir, participer, partager ses idées, informer, consulter la revue de presse et se réapproprier l’espace urbain !

    Lyon, Bourges, Marseille, Paris, Toulouse, Angers, Clermont-Ferrand, Rennes, Dijon, Luxembourg… ont déjà lancé leur site ou préparent son lancement. Si un site existe déjà dans votre ville, participez à la cartographie ou, mieux, rejoignez son collectif ! Sinon, pour ouvrir un site dans votre ville, contactez-nous ! À vous de veiller sur la surveillance !

    #caméra #videossurveilance #carte


  • Alliance Europa | Les obligations des États en matière de secours en mer
    https://asile.ch/2018/11/20/alliance-europa-les-obligations-des-etats-en-matiere-de-secours-en-mer-livret-

    Faisant suite au Concours Rousseau qui s’est déroulé à Angers en mai 2018, et sur la base des travaux de recherche menés par les étudiants, un livret a été publié, présentant les obligations des États en matière de secours en mer : chiffres, dates, zones, définitions et éclairages pour permettre de mieux comprendre cette problématique. […]


  • Les obligations des États en matière de secours en mer – livret à destination de la société civile

    Faisant suite au Concours Rousseau qui s’est déroulé à Angers en mai 2018, et sur la base des travaux de recherche menés par les étudiants, un #livret a été publié, présentant les obligations des États en matière de secours en mer : chiffres, dates, zones, définitions et éclairages pour permettre de mieux comprendre cette problématique.

    En mai 2018, la Faculté de droit de l’Université d’Angers a accueilli le Concours Rousseau et en son sein, les joutes éliminatoires lors desquelles les étudiants ont pu débattre du droit des réfugiés et du devoir de secours en mer dans le cadre d’un cas pratique fictif présenté devant le Tribunal International du droit de la mer. Autour de ces questions et de ces problématiques qui font écho à l’actualité, les juristes ont confronté leurs positions sur cette branche du droit international encore marginale devant d’éminents professeurs et professionnels du droit.

    Résultant du travail de recherche mené par les étudiants à cette occasion, un livret a été publié par les doctorants, pour présenter au grand public les obligations des États en matière de secours en mer : chiffres, dates, zones, définitions. Il permet notamment d’éclairer les enjeux mis en lumière par l’Aquarius ces derniers mois.


    https://alliance-europa.eu/fr/publication/les-obligations-des-etats-en-matiere-de-secours-en-mer-livret-a-dest

    #droit_de_la_mer #livret #manuel #mer #SAR #secours_en_mer #migrations #sauvetage #convention_SAR #droit_international #ports #lieu_sûr #détresse #situation_de_détresse #Méditerranée #asile #réfugiés

    ping @reka


  • À Angers, #réquisition d’une ancienne CPAM | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/cpam-requisitionnee/blog/140918/angers-requisition-dune-ancienne-cpam

    Annotations :

    En France, aujourd’hui, on compte entre 140 000 et 240 000 personnes à la rue1. En étendant la problématique au mal-logement, c’est 3,6 millions de mal-logé.e.s2. En moyenne, ce sont 2000 personnes qui meurent chaque année dans la rue3. Pourtant, face à cela, l’INSEE relevait en 2018 que 2,8 millions de logements demeuraient vacants. Le chiffre donne d’autant plus le vertige – au vu du drame humain auquel il doit être confronté – puisqu’il a augmenté de presque 30 % depuis 20104. Le retrait de la #Loi_Elan, et notamment des articles concernant : La pénalisation des occupant.e.s sans droit ni titre, Le détricotage de la #Loi SRU, Les dispositifs favorisant la cession (...)

    #lutte #squat #-Angers #logement


  • Le #climat s’affole dans les #villes européennes | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/climat-saffole-villes-europeennes/00086214

    « La maison urbaine brûle. » A Kiruna, une ville minière du nord de la Suède, les températures moyennes annuelles étaient au XXIe siècle (jusqu’au 31 décembre 2017) supérieures de 3 °C à la moyenne annuelle du XXe siècle. A Grenade, à Cordoue et à ­Malaga, trois villes d’Andalousie, les températures moyennes annuelles sont supérieures au XXIe siècle d’au moins 1,5 °C à celles du XXe siècle. A Bucarest, capitale de la Roumanie, cette hausse est de + 1,4 °C. En France, à Avignon, ville qui enregistre la plus forte hausse de l’Hexagone, elle est de + 1,2 °C.

    Dans plusieurs villes d’Europe, hébergeant plusieurs millions d’habitants, le seuil de 1,5 °C est donc d’ores et déjà franchi. C’est pourtant la limite que s’étaient fixés en décembre 2015 les 195 membres de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, lors de l’Accord de Paris. A savoir « limiter l’élévation des températures à 1,5 °C par rapport aux niveaux de l’ère préindustrielle », une période que l’on situe généralement entre 1850 et 1900. Certes, l’objectif de cet accord international est global et non local, ce qui signifie qu’il intègre notamment le niveau de réchauffement des océans et de toutes les régions du monde, dont les pôles Nord et Sud. Mais ces données exclusives permettent d’évaluer précisément les répercussions locales du réchauffement.

    De nombreuses villes en ­Europe ont déjà dépassé l’objectif de l’accord de Paris, signé en décembre 2015, de limiter le réchauffement global à deux degrés Twitter

    Sur le même sujet
    Entretien Jean Jouzel : « Face au changement climatique, la fenêtre de tir est très étroite »
    +1 Article

    Ces chiffres sont issus d’une grande enquête intitulée « Europe, un degré plus chaud » (Europe One Degree Warmer), menée par le consortium de médias European Data Journalism Network (­EDJNet), dont fait partie Alternatives Economiques et qui regroupe une vingtaine de médias européens. Ils ont été obtenus après l’analyse de plus de 100 millions de données fournies par le Centre européen de prévision météorologique à moyen terme (CEPMMT), une organisation intergouvernementale qui procède à la « réanalyse » des données météorologiques issues d’une multitude de sources, comme les stations météo, les ballons-sondes, les bouées et les satellites. C’est la première fois que des données de réanalyse sont rendues accessibles à une telle échelle.

    Ecart entre les températures moyennes enregistrées entre 2000 et 2017 et tout au long du XXe siècle dans différentes villes européennes, en °C

    Les flèches montrent l’intensité de l’augmentation des températures depuis le siècle dernier. Leur inclinaison varie selon l’intensité. Source : EDJnet

    Ecart entre les températures moyennes enregistrées entre 2000 et 2017 et tout au long du XXe siècle dans différentes villes françaises, en °C

    Les flèches montrent l’intensité de l’augmentation des températures depuis le siècle dernier. Leur inclinaison varie selon l’intensité. Source : EDJnet

    Ces informations permettent d’étudier les phénomènes climatiques sur des périodes supérieures à un siècle, en harmonisant les données de milliers de sources différentes, autorisant ainsi des comparaisons dans le temps et l’espace. Si les valeurs absolues diffèrent des données provenant directement des stations météo (essentiellement parce que les villes sont sujettes à l’effet « îlot de chaleur », en raison duquel les températures de l’intérieur des villes peuvent être supérieures de 10 °C à celles des campagnes alentour), les tendances générales restent les mêmes.
    Retrouvez le détail de l’évolution des températures entre le XXe et le XXIe siècle dans 558 villes européennes
    Ecart entre les températures moyennes enregistrées entre 2000 et 2017 et au XXe siècle, en °C

    En cliquant sur le nom des villes listées, vous pouvez accéder à un rapport détaillé propre à chacune de ces communes avec de nombreuses informations complémentaires.
    Source : EDJnet

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    En se penchant sur les données journalières, EDJNet a pu montrer que le nombre de jours chauds et froids avait également évolué au cours des 117 dernières années. A Split par exemple, deuxième ville de Croatie, le nombre de jours où la température moyenne atteint 27 °C a bondi de 6 par an au XXe siècle à 14 par an au XXIe siècle. Inversement, le nombre de jours froids a reculé dans la plupart des villes. A Riga, capitale de la Lettonie, le nombre de jours où la température moyenne était inférieure à -1 °C est ainsi tombé de 75 au siècle dernier à 57 au XXIe siècle.
    Zoom Une enquête data collaborative

    L’enquête « Europe, un degré plus chaud » est basée sur l’analyse de plus de 100 000 données météorologiques recueillies auprès du European Centre for Medium-Range Weather Forecasts (ECMWF). Ce centre international calcule des données météorologiques dites « re-traitées », basées sur une variété de sources telles que des stations et des ballons météorologiques, des bouées et des observations satellites.

    Cette méthode d’harmonisation permet d’observer des données sur de longues périodes et de faire des comparaisons entre différents lieux. Elle permet aussi de dégager une tendance, indépendamment de l’effet d’îlot de chaleur urbaine, qui peut se traduire par un différentiel de températures entre un centre-ville et sa périphérie.

    Le traitement des données et les réponses des collectivités ont ensuite été effectués de manière collaborative par les membres du European Data Jouralism Network (EDJNet) sous la coordination de l’agence de data journalisme Journalism++ Stocklholm.

    Cliquez ici pour en savoir plus.
    De lourds impacts

    Même limitée à 2 °C ou moins, l’élévation des températures peut être lourde de conséquences, observe Mojca Dolinar, responsable du département de climatologie à l’Agence slovène de l’environnement, un service de l’État. Une atmosphère plus chaude absorbe davantage d’eau avant de la libérer sous forme de pluie, explique-t-il. Résultat : les épisodes pluvieux sont plus espacés dans le temps et les sécheresses s’aggravent. Dans le même temps, les précipitations, du fait de la plus forte concentration d’eau dans l’atmosphère, ont tendance à être plus intenses, entraînant des inondations plus graves.

    La hausse des températures a des conséquences sur la mortalité, les infrastructures, la concentration des élèves… Twitter

    L’élévation des températures et les vagues de chaleur en particulier ont été responsables de plusieurs milliers de décès depuis 2000. La canicule de 2003 a provoqué plus de 70 000 décès supplémentaires en Europe de l’Ouest. Malgré la mise en œuvre de « plans canicule » dans plusieurs pays, une analyse du lien entre chaleur et mortalité dans 9 villes européennes a montré que, si la surmortalité a reculé à Paris, Rome et Athènes depuis 2003, la hausse des températures n’en continue pas moins d’entraîner une surmortalité, et pas uniquement dans les villes méridionales. Les villes nordiques sont ainsi plus exposées au stress thermique que celles habituées aux chaleurs régulières. A Madrid, par exemple, la mortalité augmente (par rapport aux jours non-chauds) quand la température journalière moyenne dépasse 21 °C, contre 19 °C à Stockholm.

    La surmortalité causée par la canicule de 2017 (baptisée « Lucifer »), qui a vu les températures franchir la barre des 40 °C dans les Balkans, en Italie et en Espagne, et par la canicule de 2018 en Europe du Nord, n’a pas encore été étudiée par les autorités sanitaires nationales et les universitaires.
    Moins bonnes performances scolaires

    Si les canicules sont les plus meurtrières, l’élévation des températures influe également sur la vie des Européens par d’autres biais. Les chercheurs ont ainsi montré que les élèves étaient moins performants, notamment en mathématiques, lorsque la température journalière moyenne dépassait 22 °C. Dans 415 des 539 villes analysées par EDJNet, le nombre annuel de jours d’école affichant une température journalière moyenne supérieure à 22 °C avait augmenté au XXIe siècle par rapport au siècle précédent. A Séville, par exemple, les élèves ont connu au XXe siècle une moyenne annuelle de 12 jours d’école à plus de 22 °C, un nombre qui est passé à 24, soit le double, au XXIe siècle. Les conséquences d’un environnement plus chaud sur les résultats des élèves européens n’ont pas encore été évaluées.

    Depuis les années 1980, les criminologues savent que, aux Etats-Unis au moins, les faits de violence augmentent avec le mercure. En Europe, malgré la hausse des températures, aucune agence de lutte contre la criminalité ni aucun chercheur universitaire n’a étudié la question.

    Les transports ferroviaire et routier sont également concernés par la hausse des températures, le bitume se ramollissant au point que certaines routes doivent être fermées les jours de forte chaleur. Le trafic ferroviaire urbain (les trains de surface et tramways) peut être perturbé par un voilement des rails lorsque le métal se dilate et devient instable. Avec à la clé des risques de retards et, comme cela s’est produit dans le métro de Washington en 2012, des déraillements. La hausse des températures a aussi un impact sur la pollution, et donc sur notre santé : de fortes chaleurs accroissent la formation d’ozone et la concentration de particules fines (PM10).
    Politiques d’adaptation

    Face à ces conséquences, les scientifiques appellent à la mise en place de politiques d’adaptation aux changements climatiques. Il s’agit de la « deuxième jambe » de la lutte contre les dérèglements climatiques, aux côtés des mesures d’atténuation qui consistent à limiter les émissions de gaz à effet de serre, principales responsables du réchauffement. Dans le cadre de l’enquête menée par EDJNet, un questionnaire a été envoyé à une dizaine de collectivités locales 1 pour pouvoir comparer et évaluer leur politique d’adaptation. Selon les villes, les réponses sont très variables.

    Paris fait figure de précurseur en la matière en France. La ville a adopté une « stratégie d’adaptation » fin 2015, comportant 30 objectifs déclinés en 35 actions. « On a bâti la stratégie d’adaptation sur quatre piliers, explique Célia Blauel, adjointe à la maire de Paris pour l’environnement : la gestion de crise, avec des plans canicule et en cas de crue de la Seine, mais aussi le développement d’un nouvel urbanisme et la mobilisation citoyenne. Le 4e pilier concerne les risques liés au dérèglement climatique tel que l’approvisionnement en eau, en alimentation durable. »
    Des villes inégalement prêtes

    « Concrètement, Paris est particulièrement touché par le phénomène d’îlots de chaleur urbaine, poursuit l’adjointe. La définition et l’identification d’îlots de fraîcheur urbaine (IFU) sont donc une des actions de la politique d’adaptation de la ville. Une application numérique en cartographie environ 800. Parmi les IFU, la mise en place de cours d’école « Oasis » consiste à remplacer le bitume des cours de récréation par des revêtements perméables à l’eau de pluie et des espaces plantés. Hors période scolaire, ces cours d’école sont ouvertes au public pour offrir un espace de fraîcheur. Trois cours Oasis ont été mises en route à la rentrée dernière et l’objectif est d’en compter de 40 à 45 à l’été 2019. »
    Emile LUIDER/REA Brumisateurs sur les quais de Seine à Paris, été 2017.

    « Beaucoup de collectivités ont réalisé des cartographies de leurs îlots de chaleur urbaine afin d’identifier les lieux problématiques, comme à Toulouse et à Lyon », rappelle Elsa ­Richard, chercheuse à Auxilia, un cabinet de conseil aux collectivités. « On observe aussi beaucoup de chantiers sur la végétalisation, les fontaines et les miroirs à eau comme à Nantes, Orléans, ou Angers. Mais d’autres types de réponses doivent être apportés, notamment pour lutter contre l’imperméabilisation des sols. La grande difficulté est de faire vivre le sujet de l’adaptation au niveau local. »

    « La seule chose que nous faisons, dans les écoles, sont des préaux, la mise en place de ventilateurs et de brumisateur » – La mairie d’Avignon Twitter

    Certaines villes n’ont d’ailleurs pas pris le temps de répondre au questionnaire, ou se sont contentées de réponses orales, comme Avignon, pourtant la ville française où les températures ont le plus augmenté depuis 2000. « La seule chose que nous faisons, dans les écoles, sont des préaux, la mise en place de ventilateurs et de brumisateur » a ainsi indiqué notre interlocutrice au sein de la direction de la communication de la Ville. « Avignon est un cas assez classique, explique Elsa Richard. Les changements de pratiques liés au changement climatique ne sont pas forcément facilités dans les lieux où la chaleur est déjà une habitude. »
    L’adaptation, parent pauvre du climat

    « L’adaptation est le parent pauvre des politiques climatiques » confirme Pascale Bosbœuf, doctorante à l’université Paris-Est, qui travaille sur les politiques locales d’adaptation. « Parce que l’adaptation n’a pas d’objectifs chiffrés, contrairement aux politiques d’atténuation qui visent des objectifs de réduction d’émission de gaz à effets de serre. » Seul élément contraignant : la loi de transition énergétique impose aux intercommunalités de plus de 20 000 habitants de réaliser un diagnostic de vulnérabilité de leur territoire et d’intégrer un volet adaptation dans leur « Plan climat-air-énergie territorial » (PCAET).

    « L’adaptation revient à investir pour des effets qui interviendront dans un temps difficilement prévisible » – Pascale Bosboeuf, chercheure Twitter

    Cependant, selon le récent rapport « Le défi climatique des villes » publié par le WWF, 77 % des collectivités concernées ne seront pas en mesure de respecter l’échéance du 31 décembre 2018 pour avoir adopté un PCAET. « Tout dépend de la collectivité. C’est une question de volonté et d’affichage, affirme Pascale Bosbœuf. L’adaptation revient à investir pour des effets qui interviendront dans un temps difficilement prévisible. » D’où l’absence de gain électoral direct pour les élus. Du point de vue des habitants, « face à un enjeu si important, on ne se pense jamais les plus exposés, on se rassure en se disant qu’on est en France », complète ­la doctorante.

    Jusqu’à récemment, le problème de la hausse des températures était peu tangible, hormis sur le littoral et les zones de montage, qui sont d’ailleurs plus avancés en matière d’adaptation. Mais l’été caniculaire 2018 a mieux révélé les problématiques de chaleur en ville. « La question à laquelle cela renvoie est : quelle capacité d’anticipation peut avoir un individu et une collectivité publique ? », souligne Elsa Richard. La marche pour le climat du 8 septembre dernier, qui a mobilisé plus d’une centaine de milliers de personnes en France, est peut-être un début de réponse.

    Article publié en partenariat avec la plateforme européenne de datajournalisme (EDJnet), dont Alternatives Economiques est un des membres fondateurs.


  • #Angers : occupation d’une ancienne CPAM contre la #loi_ELAN
    https://fr.squat.net/2018/09/13/angers-occupation-d-une-ancienne-cpam-contre-la-loi-elan

    Auto-réquisition d’un espace d’accueil, d’hébergement et d’activités Nous avons collectivement réquisitionné l’ancienne CPAM du quartier de la Doutre à Angers, depuis le 3 septembre 2018. Celle-ci était laissée sans occupation ni activité depuis au moins deux ans. Nous souhaitons par ce texte éclairer notre démarche. Une #manifestation est prévue à 15h devant la préfecture samedi […]

    #ex-CPAM_du_34_boulevard_Daviers #lois #ouverture


  • L’université Bretagne Loire pas conviée à la réunion sur son avenir au ministère !
    https://www.ouest-france.fr/bretagne/l-universite-bretagne-loire-pas-conviee-la-reunion-sur-son-avenir-au-mi

    Une réunion est prévue sur l’université Bretagne Loire (UBL) au ministère de l’enseignement supérieur, le 19 septembre, avec les présidents des universités de Rennes 1 et 2, Nantes, Angers, Le Mans, Bretagne occidentale et Bretagne Sud. Selon nos informations, la première concernée, l’UBL n’est pas invitée  !

    Selon nos informations, les présidents des universités de Rennes 1 et 2, Nantes, Angers, Le Mans, Bretagne occidentale (Brest et Quimper), et Bretagne Sud (Vannes, Lorient et Pontivy) ont été conviés à une réunion au ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, le 19 septembre.

    Au programme, notamment, les ordonnances de réforme des universités, la question des contrats de site passés avec l’État… mais aussi l’avenir de l’université de Bretagne Loire (UBL), qui souhaitait fédérer tous ces établissements. Pourtant, toujours selon nos informations, celle-ci n’a pas été conviée à la rencontre.
    Les 15 grandes écoles intégrées à l’UBL n’ont pas également été invitées à cette réunion au ministère de Frédérique Vidal. 

    Après le retrait du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), et les créations à venir de l’université de Rennes (fédérant les universités rennaises et 5 grandes écoles) et de l’université de Nantes, la question de l’avenir de cette ComUE (communauté d’universités et d’établissements) pesant 160 000 étudiants et employant 120 agents sur un vaste territoire comprenant Bretagne et Pays de la Loire se pose.

    La structure pourrait devenir un organisme de coopération interrégional, sous un autre statut que celui de ComUE, et voir son budget (aujourd’hui 19 millions d’euros par an) restreint.
    Les quatre grands pôles universitaires (Rennes, Nantes, Brest-Lorient-Vannes, Le Mans-Angers) en resteraient membres, mais pourraient chacun nouer des relations contractuelles directement avec l’État.

    Étonnamment, les dirigeants de l’université de Bretagne-Loire n’ont pourtant pas été conviés à cette réunion prévue au ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, le 19 septembre. Selon nos informations, ils n’ont même pas été avertis «  officiellement  » de sa tenue et l’auraient appris par d’autres biais.

    Contactés, le président de l’UBL, Pascal Olivard, ainsi que son cabinet, ne souhaitent pas réagir.

    Également contacté, le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation n’a pas répondu à nos sollicitations.



  • le 15 mai à Cannes

    Manal Issa, candeur nature
    Par Julie Brafman — 10 mai 2018 à 20:06
    http://next.liberation.fr/cinema/2018/05/10/manal-issa-candeur-nature_1649249

    Dans l’inépuisable série des hasards qui mènent au tapis rouge, cette histoire-là est savoureuse : une élève de l’Institut des sciences et techniques de l’ingénieur à Angers (Istia) est repérée sur Facebook par une réalisatrice insatisfaite des castings. Elle devient actrice, est nommée révélation aux césars, ne s’arrête plus de tourner. « C’était une photo banale, je faisais un câlin à un arbre, rigole Manal Issa. Quand j’ai reçu le message du producteur, je me suis dit "c’est bizarre" et puis "bon, j’essaie". » Comme un clin d’œil, le film était intitulé Peur de rien… Trois ans plus tard, elle est à Cannes pour Mon Tissu préféré de la réalisatrice syrienne Gaya Jiji. Elle campe Nahla (rôle pour lequel elle a pris 12 kilos « en m’empiffrant de chocolat »), une jeune femme syrienne secrète et renfrognée, qui erre entre fantasmes d’ailleurs et désir de rien.

    « On pourrait penser que c’est prétentieux mais quand j’ai lu le scénario, je me suis dit qu’il n’y avait que moi pour faire ce rôle. Il est tellement intérieur, tellement différent de ce qu’on voit au cinéma. Nahla n’a de comptes à rendre à personne, elle s’en fout. » Nahla, c’est une moue boudeuse entourée de deux joues rondes, des robes aux couleurs fanées et peu de mots. Manal Issa est l’inverse : fluette et dynamique, rigolote et un peu paumée.

    #marcheduretour

    • Publié le 16 mai 2018 à 13h25 | Mis à jour le 16 mai 2018 à 13h25
      Manal Issa soutient Gaza sur le tapis rouge à Cannes

      « Stop the attack on Gaza » : la photo de la Libanaise Manal Issa brandissant une affiche de soutien aux Palestiniens sur le tapis rouge cannois faisait parler d’elle mercredi, même si l’actrice a refusé de commenter son geste.

      « Elle ne souhaite pas s’exprimer car elle veut attirer l’attention sur Gaza et pas sur elle-même », a indiqué à l’AFP l’entourage de l’actrice, au lendemain de son geste sur le tapis rouge, lors de la montée des marches pour Solo, le dernier opus de Star Wars.

      Au pied des marches du Palais des festivals, Manal Issa, 26 ans, a déplié une grande feuille de papier blanche, avec en rouge ce message : « Stop the attack on Gaza !! » (« Arrêtez l’attaque sur Gaza »). Une référence aux près de 60 manifestants palestiniens tués lundi, dans de violents affrontements entre soldats israéliens et Palestiniens, le même jour que l’inauguration de la nouvelle ambassade américaine, déménagée de Tel Aviv à Jérusalem.


  • Chronique de la « Marchandisation En Marche » (1) :

    Lu ce matin dans la presse locale en ligne ( Le Pourriel de l’Ouest) :

    Réunions annulées, formations reportées, nuits d’hôtels à payer… La grève des cheminots grève les comptes des entreprises angevines qui dépendent du train. Le cabinet de conseil Capital Homme a ainsi perdu 10 000 € en avril, soit un tiers de son chiffre d’affaire.

    En temps normal, ses collaborateurs effectuent deux à trois déplacements par semaine, principalement vers la capitale. Mais le mouvement des cheminots a transformé l’organisation du travail en véritable casse-tête : « Nous avons dû reporter 30 rendez-vous en avril et au moins 10 en mai déjà », s’alarme la dirigeante, Nathalie Grillet.

    Aujourd’hui, elle affirme être allée au bout des alternatives au train. Outre les conséquences financières, le stress lié à cette gymnastique permanente laisse des traces sur le plan humain : « On est tous à bout, y compris nos clients », confie-t-elle. "Si ça dure, la situation va vite devenir insoutenable.

    Capital Homme est une entreprise de management dont l’un des deux sièges est à Angers et qui se propose d’optimiser le « capital humain » et d’accompagner par le conseil et le coaching les gestionnaires ou managers (dudit capital) sur les chemins chaotiques des mutations auquelles nos organisations (traduisez entreprises pompe-à-fric) sont aujourd’hui confrontées :
    – en transformant leurs modèles existants,
    – en les faisant évoluer d’une culture de produit vers une culture de service (comme si il y avait encore une différence entre ces deux notions dans la société marchande où tout se monnaye) ,
    – en asseyant des dynamiques transversales et collectives, (wow)
    – en dirigeant l’inconnaissable (tranquillou) ,
    – en développant des communautés au sein des entreprises (antagonistes de préférence car pour bien régner, il faut DI-VI-SER) ,
    – en faisant mieux avec moins (c’est marrant comme se positionne cet argument de la rentabilité car, en dernier ressort, c’est bien de ça dont il s’agit, d’optimiser le débit de la « pompe à fric ») .

    Le lien vers le site de cette bande de braves bitards qui, soit dit en passant ont dû oublier que 50% des hommes étaient aussi des femmes : https://www.capitalhomme.fr

    Et pour clore ce petit aparté, j’apprends par les Échos que notre gouvernement de foutriquets rétropédale furieusement en jurant la main sur le cœur que non, non, il n’y aura pas de privatisation de la SNCF et que le terme « incessibilité » sera inscrit en lettres de feu dans la charte ferrovière.
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-transport/0301673866152-pas-de-privatisation-en-vue-a-la-sncf-martele-lexecutif-21756

    Il y eut également en ce jour le « live SNCF » de francetvinfo (point freu) pour me remonter un peu le moral. La somme des égoïsmes individuels s’est retrouvée coincée dans les embouteillages (malgré les incitations perverses au covoiturage) et n’a pas encore fait plier la détermination des cheminots et autres salarié·es de la SNCF. Quel panard !
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/sncf/greve-a-la-sncf/direct-greve-a-la-sncf-la-journee-s-annonce-tres-difficile_2751435.html


  • [le 102] Concert avec Bitpart, Better Off Dead & Faux Départ
    https://grenoble.indymedia.org/2018-04-09-le-102-Concert-avec-Bitpart-Better

    Le Samedi 28 Avril 2018 A partir de 19h30, repas végétalien Suivi d’un concert avec : BITPART BETTER OFF DEAD FAUX DEPART 1. Punk rock aigre-doux, Paris. Nouveau disque en approche. 2. Punk rock catchy, Angers. Nouveau disque en approche. 3. Punk rock pour personnes insomniaques et anxieuses, Lyon. Nouveau disque en approche. PRIX LIBRE https://bitpart.bandcamp.com https://betteroffdeadpunk.bandcamp.com https://fauxdepart.noblogs.org 102 rue d’alembert / Grenoble (Tram A-B (...)

    #Agenda

    https://bitpart.bandcamp.com
    https://betteroffdeadpunk.bandcamp.com
    https://fauxdepart.noblogs.org
    https://le102.net


  • Forces de l’ordre liées à l’#ultra-droite violente : la #DGSI s’inquiète - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/090418/forces-de-l-ordre-liees-l-ultra-droite-violente-la-dgsi-s-inquiete

    Les #services de renseignement s’inquiètent de la proportion grandissante de membres des forces de sécurité ayant rejoint des #groupuscules_d'autodéfense. Parmi les « objectifs de la DGSI » suivis pour leurs liens avec « l’extrême droite violente », on recense une cinquantaine de policiers, gendarmes et militaires. Les autorités de tutelle ont été alertées à l’automne dernier.

    Ces derniers jours, des membres de cette mouvance se sont manifestés en commettant des exactions à l’intérieur des facultés, que ce soit à Montpellier (ici et là), à Lille, à Angers, à Strasbourg, ou encore au lycée autogéré de Paris. Mais ce n’est pas cette branche-là de l’ultra-droite qui inquiète le plus les services. D’après nos informations, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a récemment souligné la proportion grandissante de militaires ou de membres des forces de l’ordre ayant intégré des groupuscules d’autodéfense nés dans la foulée des attentats. Comme nous l’ont confirmé plusieurs sources, une cinquantaine d’objectifs de la DGSI sont… des fonctionnaires, membres des services de sécurité, en activité ou à la retraite.

    À telle enseigne que les services de renseignement ont dû sensibiliser à ce sujet plusieurs administrations. Parmi lesquelles les différents corps d’armée, la police, la gendarmerie, les douanes ainsi que l’administration pénitentiaire. Cela afin d’améliorer l’échange d’informations sur les fonctionnaires suspects mais aussi afin de prévenir le recrutement de tout nouveau policier ou militaire déjà recensé comme figurant dans cette mouvance. L’« entrisme » de « l’extrême droite violente » au sein des forces de sécurité préoccupe la DGSI, les Renseignements territoriaux (RT) et la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) de Paris.

    Selon une source, certains membres des forces de l’ordre seraient même sollicités pour accéder aux informations confidentielles que recèlent les fichiers de police et de gendarmerie.

    Au premier rang de ces groupuscules de défense civile, Les Volontaires pour la France (VPF), apparus au lendemain du 13-Novembre et ayant pour objectifs de « défendre l’identité française » et de « combattre l’islamisation du pays ». Sur les quelque 200 militants disséminés en France, les VPF comptent une cinquantaine de militaires et de membres des forces de l’ordre à la retraite. Contacté, le groupuscule revendique « près de 800 membres, parmi lesquels de nombreux militaires en retraite dont un certain nombre d’officiers supérieurs et de généraux ».

    Antoine Martinez, l’un des co-présidents de ce groupe désormais constitué en association, est d’ailleurs un ancien général de l’armée de l’air, « spécialiste du renseignement » autoproclamé, et président du comité de soutien au général à la retraite Christian Piquemal qui avait, en février 2016, défrayé la chronique en s’impliquant dans une manifestation non autorisée contre la politique migratoire. L’ancien parachutiste et ex-commandant de la Légion étrangère avait été relaxé par la justice mais radié des cadres de l’armée.

    Le second co-président des VPF, l’ancien député européen (#FN) Yvan Blot, revendique, lui, dans sa biographie être un « ancien haut fonctionnaire au ministère de l’intérieur en charge des affaires de terrorisme ». Il serait désormais, selon la réponse des VPF adressée à Mediapart, « aujourd’hui conseiller du Club Valdaï, proche du Kremlin ».

    Rencontré, un ponte de la lutte antiterroriste confirme : « L’ultra-droite se structure de façon assez inquiétante. Et c’est vrai que l’on retrouve beaucoup de militaires ou d’anciens militaires. En revanche, au sein des forces de l’ordre, ce n’est pas flagrant », tempère ce haut gradé… des forces de l’ordre. « Les dangers sont en province et non à Paris. Ce sont souvent des militaires de retour de mission en Afghanistan ou en Irak, complète un ancien des services. Ils rentrent traumatisés, il faut les surveiller pour ne pas qu’ils continuent leur combat individuel. Certains créent des groupes sur les réseaux sociaux, ou se radicalisent à travers eux, d’autres peuvent passer à l’action. »

    • Tout à fait caractéristique d’un régime proto-fasciste. Toutes les conditions se mettent en place pour l’affrontement qui s’annonce et Macron est le dirigeant adéquat pour permettre d’arriver au stade supérieur vu l’énième aggravation de la violence des rapports sociaux qu’il facilite.
      @ant1 C’est possible d’avoir un copier coller de l’article en entier ?

    • @ninachani
      es services de renseignement ont alerté à l’automne leurs autorités de tutelle. Atone depuis le démantèlement du groupe skinhead « Troisième Voie », dont des sympathisants avaient tué en 2013 le militant d’extrême gauche Clément Méric, la mouvance dite de l’ultra-droite est de retour et, estiment les services, le risque de la voir passer à l’action violente est « évalué à la hausse pour la période à venir » selon les uns, « demeure élevé » selon les autres.

      Ces derniers jours, des membres de cette mouvance se sont manifestés en commettant des exactions à l’intérieur des facultés, que ce soit à Montpellier (ici et là), à Lille, à Angers, à Strasbourg, ou encore au lycée autogéré de Paris. Mais ce n’est pas cette branche-là de l’ultra-droite qui inquiète le plus les services. D’après nos informations, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a récemment souligné la proportion grandissante de militaires ou de membres des forces de l’ordre ayant intégré des groupuscules d’autodéfense nés dans la foulée des attentats. Comme nous l’ont confirmé plusieurs sources, une cinquantaine d’objectifs de la DGSI sont… des fonctionnaires, membres des services de sécurité, en activité ou à la retraite.

      À telle enseigne que les services de renseignement ont dû sensibiliser à ce sujet plusieurs administrations. Parmi lesquelles les différents corps d’armée, la police, la gendarmerie, les douanes ainsi que l’administration pénitentiaire. Cela afin d’améliorer l’échange d’informations sur les fonctionnaires suspects mais aussi afin de prévenir le recrutement de tout nouveau policier ou militaire déjà recensé comme figurant dans cette mouvance. L’« entrisme » de « l’extrême droite violente » au sein des forces de sécurité préoccupe la DGSI, les Renseignements territoriaux (RT) et la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) de Paris.

      Capture d’écran du manifeste des réseaux Rémora. © DR
      Capture d’écran du manifeste des réseaux Rémora. © DR
      Depuis 2015 et le début de la vague d’attentats qui ensanglantent la France, plusieurs groupuscules affiliés à l’extrême droite radicale se sont constitués dans le but de lutter contre « le péril islamique » et de se substituer à un État défaillant, en se préparant à recourir à la violence dans la perspective d’une guerre civile. « Même s’ils restent embryonnaires, ils claironnent leur volonté de riposter et nous suivons cela de très près », concède un autre haut gradé des services de renseignement.

      Déjà en mai 2016, Patrick Calvar, le patron d’alors de la DGSI, avait tiré la sonnette d’alarme lors d’une audition devant la commission de la défense nationale et des forces armées à l’Assemblée nationale : « Les extrémismes montent partout et nous sommes, nous, services intérieurs, en train de déplacer des ressources pour nous intéresser à l’ultra-droite qui n’attend que la confrontation […]. Il nous appartient donc d’anticiper et de bloquer tous ces groupes qui voudraient, à un moment ou à un autre, déclencher des affrontements intercommunautaires. » Ce que n’avait alors pas encore perçu son service, c’est l’influence grandissante de certains de leurs propres collègues au sein des groupuscules.

      Car, dans ce contexte de conflit larvé, ces milices qui ne disent pas leur nom draguent les membres de services de sécurité, construisent leurs discours à leur attention, veillent à valoriser chaque nouvelle recrue issue des rangs de la police, de la gendarmerie ou de l’armée. Des professionnels recherchés à la fois pour leur savoir-faire en matière de maintien de l’ordre et d’opérations coups-de-poing ainsi que pour leurs réseaux. Selon une source, certains membres des forces de l’ordre seraient même sollicités pour accéder aux informations confidentielles que recèlent les fichiers de police et de gendarmerie.

      Au premier rang de ces groupuscules de défense civile, Les Volontaires pour la France (VPF), apparus au lendemain du 13-Novembre et ayant pour objectifs de « défendre l’identité française » et de « combattre l’islamisation du pays ». Sur les quelque 200 militants disséminés en France, les VPF comptent une cinquantaine de militaires et de membres des forces de l’ordre à la retraite. Contacté, le groupuscule revendique « près de 800 membres, parmi lesquels de nombreux militaires en retraite dont un certain nombre d’officiers supérieurs et de généraux ».

      Antoine Martinez, l’un des co-présidents de ce groupe désormais constitué en association, est d’ailleurs un ancien général de l’armée de l’air, « spécialiste du renseignement » autoproclamé, et président du comité de soutien au général à la retraite Christian Piquemal qui avait, en février 2016, défrayé la chronique en s’impliquant dans une manifestation non autorisée contre la politique migratoire. L’ancien parachutiste et ex-commandant de la Légion étrangère avait été relaxé par la justice mais radié des cadres de l’armée.

      Le second co-président des VPF, l’ancien député européen (FN) Yvan Blot, revendique, lui, dans sa biographie être un « ancien haut fonctionnaire au ministère de l’intérieur en charge des affaires de terrorisme ». Il serait désormais, selon la réponse des VPF adressée à Mediapart, « aujourd’hui conseiller du Club Valdaï, proche du Kremlin ». Sur le site des VPF, on peut lire que « les Volontaires peuvent se former, s’instruire, s’entraîner grâce à des journées, des week-ends ou des séminaires de formation organisés par les cadres de l’organisation et animés par des spécialistes dans tous les domaines ». Toujours dans le mail à Mediapart, les VPF assurent n’être « en aucun cas une milice », ni être « affiliés ou associés à aucun parti politique ». « Nous sommes des pères et des mères de famille lucides et précautionneux, conscients des dangers et de l’utopie du vivre ensemble avec un islam conquérant, pour les avoir déjà vécus sur des théâtres d’opérations extérieures (Liban, Kosovo...) », conclut l’association dans sa réponse.

      Sur le site internet des Volontaires pour la France (VPF).
      Sur le site internet des Volontaires pour la France (VPF).
      À la tête des réseaux Rémora, on retrouve... un ancien inspecteur des renseignements généraux (RG). Âgé de 68 ans, passé par le Bloc identitaire puis le Front national, le militant Luc Sommeyre appelle, sur internet, « la société civile tout entière » à anticiper « la désespérance prévisible de nos Soldats, de nos Gendarmes et de nos Policiers », faute d’être en nombre suffisant pour répondre à des « attentats multiples et coordonnés par Daesh ». Pour ce faire, il invite les « patriotes » à constituer quinze cellules, composées « à l’idéal » de quatre à sept personnes, réparties sur l’ensemble du territoire afin d’« apporter leur connaissance parfaite du terrain et leur soutien aux unités de l’armée, de la gendarmerie et de la police qui pourraient être amenées à intervenir hors de leurs bases naturelles » en cas d’attaques des « islamo-terroristes ».

      Il s’agit de collecter du renseignement opérationnel, comme identifier « l’emplacement des stocks de nourriture et d’eau potable, […] des transformateurs électriques et autres sources d’approvisionnement énergétique » mais aussi localiser « les centres de réunion des individus qui se déclarent ouvertement ennemis de notre Patrie, comme les mosquées salafistes », dénombrer et identifier « les personnes physiques qui manifestent une hostilité ouverte ou larvée à l’encontre de notre Pays et des nôtres ». En clair, procéder à un fichage d’individus et de lieux de culte, autant de procédés qui ne doivent pas tout à fait correspondre avec le « respect absolu de la loi républicaine » affiché en capitales sur le site qui héberge le manifeste fondateur des réseaux Rémora. Une douzaine de cellules seraient néanmoins constituées, remplissant leurs missions « avec sérieux et discrétion ». Luc Sommeyre revendique « plusieurs centaines de femmes et d’hommes répartis sur l’ensemble du territoire national et en Europe ».

      Apparus en Finlande en 2015, les Soldats d’Odin – du nom du roi des dieux dans la mythologie nordique – proposent, eux, des patrouilles de rue afin de lutter contre les migrants et la délinquance que ceux-ci sont supposés occasionner. Un an plus tard, ce mouvement scandinave a le droit à sa déclinaison française avec les « Soldats d’Odin Breizh », basés dans le Finistère. Ils auraient également essaimé à Bordeaux et dans le nord de la France.

      Photo postée sur la page Facebook des Soldats d’Odin avec la légende suivante : « AG 2018 soldats d’Odin officiel France ».
      Photo postée sur la page Facebook des Soldats d’Odin avec la légende suivante : « AG 2018 soldats d’Odin officiel France ».

      « On ignore tout du facho des champs »

      La réédition du livre de Piero San Giorgio.
      La réédition du livre de Piero San Giorgio.
      À l’origine de cette régénérescence : Piero San Giorgio, un officier de réserve suisse dont le best-seller Survivre à l’effondrement économique, réédité en « édition de combat », se revendique « manuel de survie ». L’écrivain, qui a donné des conférences avec Alain Soral, prédit un état de guerre généralisé d’ici à 2025 et propose de développer des zones rurales autosuffisantes pour survivre. Certains militants veulent s’inspirer de son mode d’emploi pour créer des groupes de survie, sorte de « Tarnac de droite ». À Guerlesquin, dans le Finistère, les identitaires avaient déjà créé leur propre lieu, Ty Breizh, qui a depuis été mis en vente.
      Rencontré, un ponte de la lutte antiterroriste confirme : « L’ultra-droite se structure de façon assez inquiétante. Et c’est vrai que l’on retrouve beaucoup de militaires ou d’anciens militaires. En revanche, au sein des forces de l’ordre, ce n’est pas flagrant », tempère ce haut gradé… des forces de l’ordre. « Les dangers sont en province et non à Paris. Ce sont souvent des militaires de retour de mission en Afghanistan ou en Irak, complète un ancien des services. Ils rentrent traumatisés, il faut les surveiller pour ne pas qu’ils continuent leur combat individuel. Certains créent des groupes sur les réseaux sociaux, ou se radicalisent à travers eux, d’autres peuvent passer à l’action. »

      Lors des rassemblements contre le « mariage pour tous » en 2013, certains militaires radicalisés avaient déjà témoigné de leurs velléités. Le collectif Printemps français avait ainsi tenté d’occuper les Champs-Élysées – une idée impulsée par Philippe Darantière, un ancien officier parachutiste reconverti dans l’intelligence économique. Parallèlement, une publication d’extrême droite avait appelé des hauts gradés catholiques – tel Bruno Dary, ancien gouverneur militaire de Paris – à provoquer un coup d’État.

      Ce sont aussi des hauts gradés que l’on retrouve dans des clubs prônant un « réarmement moral », non violent, comme le cercle Renaissance, parfois comparé à une sorte de « maçonnerie blanche ». En février, le colonel Éric du Réau a ainsi remis leur prix 2018 à un ancien aumônier militaire, Jean-Paul Argouarc’h. Dans les années 2000, du Réau a milité sous les couleurs du Front national, où il a notamment fait du rabattage de parrainages pour Jean-Marie Le Pen auprès d’anciens militaires.

      Les « patrouilles » des Soldats d’Odin. © Page Facebook "Soldats d’Odin Officiels France"
      Les « patrouilles » des Soldats d’Odin. © Page Facebook "Soldats d’Odin Officiels France"
      La multiplicité de ces structures complique la tâche des services. « Dans les grandes villes comme Lyon par exemple, c’est facile, nos clients sont sous nos yeux, considère un analyste. Mais on ignore tout du facho des champs… » Selon un vétéran des services, les groupes violents se montent « là où l’extrême droite est la moins suivie » ou bien où « le maillage gendarmesque est allégé ».
      Dans le Grand Ouest, entre Nantes et Angers, les actions violentes de jeunes d’extrême droite liés aux identitaires ou au GUD ont connu une forte résurgence : « Nez de cochons » pour s’opposer à la construction de la mosquée ; descentes en ville ciblant les personnes noires et arabes aux cris d’« À mort les Arabes, à mort les Noirs », avec une matraque de 25 centimètres, propos suprémacistes et racistes, chasse aux antifascistes, tournée de salons du livre dans l’Ouest pour s’en prendre aux stands des « rouges ». Comme « un faux air d’Orange mécanique » dans le Maine-et-Loire, notaient Le Monde et Ouest-France. À Angers, un bar associatif d’extrême droite est depuis le début de l’année le lieu de réunions de militants et a déjà reçu la visite de la police.

      En Loire-Atlantique, le département voisin, des actes de violence ciblant les migrants, non élucidés, inquiètent aussi : cocktails Molotov contre un squat occupé par des réfugiés ici, coups de feu sur un centre d’accueil là. « À Nantes, cette mouvance est plus visible qu’il y a quelques années », avait réagi le directeur départemental de la police, Jean-Christophe Bertrand.

      Dans le nord de l’Hexagone, à Calais, toute l’ultra-droite semble s’être donné rendez-vous ces dernières années, développant des collectifs et milices en réaction aux camps de migrants. On y a vu, pêle-mêle, le général Piquemal, l’ex-policier Luc Sommeyre, ou encore le groupe « Sauvons Calais » de Kevin Reche, un militant issu du Parti de la France (créé par d’ex-FN) dont le tatouage d’une division SS a fait polémique. En 2016, un épisode avait été très médiatisé : un Calaisien lié à l’extrême droite radicale avait brandi un fusil contre des manifestants lors d’une marche en soutien aux réfugiés.

      À Calais, en janvier 2016, un homme brandit un fusil contre des manifestants lors d’une marche en soutien aux réfugiés.
      À Calais, en janvier 2016, un homme brandit un fusil contre des manifestants lors d’une marche en soutien aux réfugiés.
      À Marseille, le retour des violences de l’ultra-droite est venue des rangs des royalistes de l’Action française (AF), avec des actions coups-de-poing et l’installation en 2014 d’un local dans le fief des antifascistes, suscitant des affrontements. Depuis, l’arrivée de Bastion social, d’inspiration néofasciste, est venue cristalliser les tensions (ce sera l’objet du second volet de notre enquête).

      Ce foisonnement n’est pas sans générer quelques frustrations et tensions. Là où les dirigeants, de peur de poursuites pénales, insistent pour inscrire leur action dans un cadre plus ou moins légal, leurs militants ne l’entendent pas de cette oreille. Ainsi, certains groupes d’autodéfense connaîtraient déjà une hémorragie de leurs effectifs, des membres faisant sécession afin de créer des cellules destinées à mener de réelles opérations clandestines.

      Différentes sources au sein des services de renseignement et de la lutte anti-terroriste soulignent « la faiblesse » induite par les scissions successives de ces groupuscules et surtout leur « amateurisme ». « D’un point de vue opérationnel, ils sont mauvais. Mais mauvais… », s’amuse le responsable de la lutte antiterroriste précité. « D’ailleurs, lors de leurs manifestations, on ne dénombre pas de représentants de pays voisins. Il n’y a pas de coopération internationale, de convergence des luttes comme on le constate avec les mouvements de l’ultra-gauche. » Un haut gradé des services de renseignement insiste sur le fait que les groupes de l’ultra-droite, au fil de leurs dissensions successives, ont « perdu de leur superbe ».

      En revanche, ces mêmes sources constatent avec une certaine appréhension que différents groupuscules incitent leurs membres à s’armer, par un biais légal, en leur recommandant de pratiquer la chasse ou le tir sportif. En octobre 2017, la sous-direction antiterroriste (SDAT) et la DGSI démantelaient une cellule constituée autour d’un certain Logan Nisin. Selon nos informations, on recense parmi ses complices présumés un fils de gendarme, un fils de policier ainsi qu’un élève de l’école de formation des sous-officiers de l’armée de l’air.

      Cette « organisation d’ultra-droite à visée terroriste, la première depuis plusieurs dizaines d’années en France », comme la qualifiera un rapport de la SDAT, projetait des actions violentes contre des migrants, des trafiquants de drogue puis des assassinats politiques – Jean-Luc Mélenchon, puis Christophe Castaner avaient été envisagés comme cibles – dans les Bouches-du-Rhône. Sur l’une de ses pages Facebook, dédiée au terroriste norvégien Anders Breivik, on pouvait lire : « Rebeus, blacks, dealers, migrants, racailles, jihadistes, si toi aussi tu rêves de tous les tuer, nous en avons fait le vœu, rejoins-nous ! » Comme l’avait révélé Le Monde (ici et là), plusieurs suspects avaient à leur domicile des armes « toujours détenues légalement », nombre d’entre eux étant des pratiquants de tir sportif ou des amateurs d’airsoft (un jeu d’équipes en plein air avec des répliques d’armes à feu).

      Cette volonté de s’armer fait craindre aux services « des passages à l’acte ». Avant Logan Nisin, il y a eu le précédent du sergent de l’armée de l’air Christophe Lavigne (deux missions en Afghanistan à son actif). En 2013, sa mère prévient la police : elle redoute la radicalisation de son fils de 23 ans. L’ancien militaire est neutralisé en 2013 par la DGSI, qui le suspecte de projeter d’attaquer une mosquée à côté de Lyon. Un an plus tôt, l’ancien militaire avait jeté un cocktail Molotov sur la mosquée de Libourne (Gironde), ce qui lui avait valu une condamnation pour « dégradation d’un lieu de culte en relation avec une entreprise terroriste ».

      En garde à vue, il avait notamment indiqué qu’il voulait créer des émeutes semblables à celles de 2005 en banlieue. Pour le procureur, l’ancien militaire s’était « testé » pour voir s’il était capable de mener « un projet de plus grande ampleur ». En février 2016, Christophe Lavigne est à nouveau condamné, pour “détention d’armes” : des armes et 200 kilos de munitions ont été saisis chez lui et chez son père, lors d’une perquisition administrative dans le cadre de l’état d’urgence. D’après Le Monde, le jeune homme ne figurait sur aucun fichier de renseignement, n’était encarté dans aucune organisation, mais ne cachait pas, sur Facebook, sa sympathie pour la mouvance identitaire.
      Désormais, l’apport de vrais professionnels de la sécurité se fait sentir. La mouvance apprend à mieux cloisonner ses réseaux. Les membres des groupuscules sont invités à protéger leurs communications en ayant recours à des messageries cryptées. « Cette précaution élémentaire réduira à néant la nocivité des taupes qui ne manqueront pas de tenter de s’infiltrer », explique le site d’un de ces groupes. « Attention : on ne joue plus… »

      Si vous avez des informations à nous communiquer, vous pouvez nous contacter à l’adresse enquete@mediapart.fr. Si vous souhaitez adresser des documents en passant par une plateforme hautement sécurisée, vous pouvez vous connecter au site frenchleaks.fr.

      Depuis octobre 2017, Mediapart a interrogé des représentants des différents services de renseignement dépendants de la place Beauvau ainsi que des sources à l’intérieur de divers groupuscules afin d’établir un état des lieux de cette mouvance. C’est au cours de cette enquête que nous avons découvert, incidemment, l’influence grandissante des membres de sécurité au sein des groupuscules de l’ultra-droite.

      Contacté, Luc Sommeyre, le dirigeant des Réseaux Rémora, n’a pas répondu. Sollicité par l’intermédiaire de son avocat Xavier Nogueras, Christophe Lavigne n’a pas souhaité faire de commentaires. Nous avons cité de longs passages du mail de réponse de l’association des Volontaires pour la France (VPF).


  • Angers. Des contrôles au bar associatif d’extrême-droite
    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/angers-des-controles-au-bar-associatif-d-extreme-droite-5576459

    Le bar associatif d’extrême-droite L’Alvarium, situé 85, avenue Pasteur à Angers, est depuis un mois le lieu de réunion de militants. Une visite de sécurité a été organisée vendredi. Puis la police est intervenue en raison du bruit.

    #extrême_droite #identitaires #Angers


  • Femmes voilées recherchent jobs désespérément

    http://abonnes.lemonde.fr/religions/article/2018/02/03/femmes-voilees-recherchent-jobs-desesperement_5251214_1653130.html

    Femmes voilées recherchent jobs désespérément
    De jeunes diplômées racontent leur difficulté à trouver un emploi.

    LE MONDE | 03.02.2018 à 06h31 • Mis à jour le 03.02.2018 à 07h54 |
    Par Cécile Chambraud
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    Elles y vont le plus souvent avec la boule au ventre. Pour tout demandeur d’emploi, l’entretien d’embauche est une épreuve. Lorsqu’on est une femme et que l’on porte un voile, il devient vite un tourment. « Parfois, c’était plus le foulard que moi-même qu’on regardait », témoigne Myriam (les femmes interrogées ont souhaité préserver leur anonymat), une Parisienne de 23 ans titulaire d’un BTS d’assistant manageur.

    Il arrive que, pendant l’entretien, le recruteur glisse une question à ce sujet. « On m’a déjà demandé : lorsque vous viendrez travailler, enlèverez-vous votre voile ? », se souvient la Toulousaine Samira, 24 ans, titulaire d’un DUT de techniques de commercialisation. Mais souvent, il demeure un non-dit.

    Pourtant, c’est bien à ce moment-là que se referme, pour nombre de ces diplômées, la porte entre-ouverte de l’entreprise recruteuse que leur CV avait pourtant intéressée. Dans le huis clos de l’entretien d’embauche, les femmes voilées ressentent durement l’obstacle invisible qui leur est réservé sur la voie de l’emploi salarié, en particulier de l’emploi qualifié auxquels les ont préparées leurs diplômes.

    C’est une réalité impossible à quantifier, difficile à saisir. « Le refus d’embauche est assez peu visible car il est très difficile de le démontrer », souligne Lila Charef, directrice exécutive du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). C’est pourtant une pratique bien réelle, dont le caractère insidieux n’empêche pas qu’elle soit contraire à la loi, qui interdit aux entreprises de discriminer lors de l’embauche, que ce soit en fonction de la religion, du sexe, de l’âge ou de tout critère autre que les compétences. « Elle a pour conséquence que le secteur privé devient une peau de chagrin pour ces femmes », ajoute Lila Charef.

    « Vous correspondez au poste, mais... »

    De nombreuses femmes témoignent de cette difficulté par leur parcours. Elle surgit parfois avant même la fin de leurs études. A Angers, après de nombreux refus, en master d’économétrie, Sarah a dû faire son stage de fin d’étude au sein de l’université. Dans son mastère en systèmes d’information et d’aide à la décision, le directeur de formation et le coach en communication avaient prévenu Mina : avec son voile, elle aurait du mal à trouver un emploi qui corresponde à ses compétences d’ingénieure en informatique décisionnelle.

    Cette Toulousaine, âgée aujourd’hui de 26 ans, a eu un avant-goût de ce qui l’attendait au moment de trouver un stage. Elle avait postulé avec des CV sans photo. Le jour de l’entretien, elle avait un discret foulard noué en turban. Avec le recruteur, cela ne s’est pas bien passé. « L’attitude de cette personne, ses regards, montrait qu’elle n’était pas contente », témoigne-t-elle. Elle a finalement effectué un stage de six mois chez Orange, société qui avait déposé une offre dans son mastère.

    En Ile-de-France, Linda, 28 ans, a mesuré la différence quand elle a commencé à se voiler, en seconde année de mastère de management. « J’ai vu la différence entre avant et après, même lorsque je recherchais un job d’été, dit-elle. Je n’avais jamais eu de problème avant. » La différence a persisté lorsqu’il s’est agi de décrocher un emploi. « J’ai vite compris qu’il fallait mieux l’enlever lors des entretiens, même pour un simple turban, explique cette employée d’un cabinet de conseil. Pour un même poste, sans turban, ça passait mieux. Ce domaine recrute beaucoup, j’avais plein de propositions, mais j’ai compris que ce serait un frein. »

    A Paris, les entretiens se « passent bien » pour Myriam mais n’aboutissent pas pour autant à une embauche. « Vous correspondez au poste, mais avec votre foulard, ça ne passera pas », lui disent certains recruteurs. A Pôle emploi, un conseiller l’a « mise en garde » contre les conséquences du port du foulard. Cette incertitude sur les motifs profonds des refus qui leur sont opposés est déstabilisante.

    Dilemme

    Une fois qu’elle a eu fini son stage chez Orange, à Toulouse, Mina s’est mise en quête d’un emploi. « Là, je n’ai eu que des refus, raconte-t-elle. Je décrochais des entretiens, certaines entreprises me contactaient spontanément car elles recherchaient mon profil, mais quand j’arrivais, on me disait que finalement il n’y avait pas de place ou que je ne correspondais pas », dit la jeune ingénieure.

    Un jour, pendant un entretien, deux recruteuses lui demandent si elle a une idée de ce qui a pu motiver les refus précédents. Le voile, répond-elle. « Oui, pour nous, le voile ne peut pas passer. Il faudra le retirer, et on signera un contrat tout de suite. » Elle a refusé.

    Garder le voile, le retirer : devant les difficultés, ce dilemme s’impose à toutes un jour ou l’autre. Chacune le résout à sa façon, soit en tranchant une fois pour toutes, soit en hésitant, mais jamais simplement.

    La sociologue Fatiha Ajbli a étudié dans sa thèse, soutenue en 2011, les « stratégies variées » de ces femmes qui cherchent à concilier voile et emploi. « La nature de leur arbitrage entre le travail et le signe religieux déterminera leur trajectoire professionnelle », résume-t-elle.

    Même si, d’une manière générale, « plus le diplôme est important et professionnalisant, plus la place de la visibilité religieuse sera prête à être aménagée », Fatiha Ajbli observe que les nouvelles générations de femmes pratiquantes sont moins « complexées » que les précédentes et plus déterminées à concilier les deux. « Elles sont moins marquées par cette tension, plus à l’aise avec l’articulation des deux sphères », résume-t-elle.

    Parcours du combattant

    Myriam a tenu bon : « Dans ma famille, certains me disaient de le retirer pour l’entretien. J’ai été tentée, mais il fait tellement partie de moi. Je ne voulais pas l’ôter. J’ai étudié comme tout le monde, pourquoi serais-je désavantagée par un bout de tissu ? » Elle a fini par être embauchée dans une entreprise parisienne de services. D’abord à un poste de téléconseillère qui ne lui convenait pas. La perspective de recommencer ce parcours du combattant l’a dissuadée de chercher ailleurs. Finalement, à la faveur d’une mobilité interne, elle est devenue gestionnaire et « cela se passe très bien ».

    A Paris, après sa formation de comptable, Fatoumata, 26 ans, a elle aussi voulu conserver son voile. Conséquence, elle a dû se contenter dans un premier temps de garde d’enfant avant d’être embauchée – avec son voile – par l’association Coexister. « Je pouvais être moi-même », se souvient-elle. Puis elle a dû chercher ailleurs. Après des déconvenues, elle s’est résolue à aller tête nue à un entretien. « Ça m’a fait bizarre. Mais on me regardait enfin comme une personne lambda ! », se souvient-elle. Elle a été embauchée et se demande encore si ses collègues l’auraient considérée de la même manière si elle était venue voilée au début. « Les gens croient que parce qu’on est voilée, on ne parle que de religion ou qu’on ne sait pas rigoler », ironise-t-elle.

    Linda a fini par retirer son foulard. « Dès ce moment, ça s’est très bien passé. J’ai décroché un stage. Pour mon premier job, j’ai pris la décision d’y aller sans – j’avais un loyer à payer. On devient schizo : on a l’impression d’être deux personnes selon qu’on porte son voile ou non. » Son choix ne va pas sans interrogations : « L’enlever, c’est un déchirement pour nous, témoigne la jeune femme. On ne se sent pas nous-mêmes. Après, on s’y fait. Je l’enlève avant d’arriver au travail. J’ai l’impression d’être une hors-la-loi. » Elle se demande comment cela se passerait, si elle demandait à son employeur de pouvoir venir voilée. Avec la « peur que mes collègues changent de regard sur moi ».

    Découragement et perte de confiance

    Mina n’a pas voulu le retirer : « Il fait partie de moi », tranche-t-elle. Ses professeurs l’avaient prévenue qu’elle aurait du mal à trouver un emploi à Toulouse et lui conseillaient d’aller en région parisienne. Cette recherche sans aboutissement est usante. « A force de chercher, le moral en prend un gros coup », résume-t-elle. Toutes évoquent des périodes de découragement et de perte de confiance en soi.

    Certaines, qui n’ont pu trouver un emploi à la hauteur de leurs qualifications, se rabattent sur des pis-aller. Sarah, l’analyste de données, « envisage de partir au Royaume-Uni, où c’est plus souple ». Samira a intégré un centre de formation privé acceptant les femmes voilées, mais pour un emploi qui n’a « rien à voir avec [ses] qualifications » de commerciale. Elle réfléchit à la suite : « J’attends d’avoir la bonne idée pour monter une auto-entreprise », dit-elle.

    Mina a travaillé dans une association dont les bénévoles se sont révélés « intolérants », puis dans une école privée musulmane. « Malheureusement, cette intolérance nous pousse bien souvent à travailler “en communauté”, dans une entreprise dont le patron est musulman, alors que ce que j’aime, c’est le contact avec les gens de tous horizons », regrette Mina.

    Aujourd’hui, trois ans après avoir fini ses études, elle est télésecrétaire à domicile, avec le statut d’autoentrepreneuse. Tout en élevant son petit enfant, elle gère les plannings de médecins et d’entreprises. Elle est payée à l’appel et gagne « une misère ». Mais elle « préfère travailler seule plutôt que de prendre des refus ». Mina n’entend pas en rester là : « Garder le voile, ça ne me handicape pas du cerveau ! » Elle essaye de développer son activité d’autoentrepreneuse « pour les années à venir ».

    Une évolution vers l’entrepreneuriat

    La réorientation vers l’entrepreneuriat d’une partie de ces femmes qui ont trouvé close la porte du salariat, c’est ce que scrute la doctorante en sociologie Hanane Karimi. Initialement, elles sont allées en nombre vers des plates-formes d’appels téléphoniques et le télémarketing. La chercheuse observe que « ces stratégies d’évitement ne comblent plus ces femmes et elles trouvent dans l’entrepreneuriat un moyen de dépasser la limitation du marché de l’emploi ». D’où la croissance d’un entrepreneuriat musulman féminin dans des domaines très variés, de l’artisanat au coaching sportif en passant par les services numériques. « Sa particularité, souligne la chercheuse, c’est qu’il n’est pas un premier choix, mais une conséquence de cette limitation. »

    Ses recherches ont appris à Hanane Karimi qu’entre ces entreprises majoritairement individuelles, des réseaux d’entraide, de partage d’outils et de compétences se constituent et se diffusent. Il s’y fait aussi un gros travail de reconstruction de « l’estime de soi », écornée par les échecs rencontrés ailleurs. L’entrepreneuriat « permet à des femmes qui avaient renoncé de reprendre un parcours professionnel », explique la chercheuse.

    « Progressivement, de réseaux d’entre-soi subi, ils évoluent vers quelque chose de plus inclusif, avec plus de mixité [avec des non-musulmans], qui dépasse le réseau initial », décrypte-t-elle. Elle donne en exemple le réseau AKB, à l’origine (2011) destiné « à soutenir les femmes musulmanes » dans la création d’entreprise. Il s’adresse aujourd’hui « à toutes les femmes en difficulté professionnelle », explique le site de l’association. Le 5 février, il organisera le 6e « concours des entrepreneuses plurielles ».


  • #Angers: Une ruche pleine de mouches à merde
    https://nantes.indymedia.org/articles/39961

    Si vous suivez régulièrement le RAAF, vous n’êtes pas sans savoir que nous aimons poser des questions. Pas parce que nous sommes ingénu-e-s, au contraire la lutte contre l’extrême-droite locale nous ont rendu-e-s très lucides. Ces dernières années, les pouvoirs publics locaux, qu’ils soient municipaux ou étatique ont traité avec une incontestable légèreté l’activisme de l’extrême-droite locale. Pourtant, depuis le mouvement de la Manif pour Tous, les meneurs et les guignols qui s’activent dans l’ombre sont connus. Pourtant, il faut reconnaître que leur action se déploie le plus souvent dans une relative impunité. Parcourez le blog et le Twitter du RAAF et forgez vous votre opinion. Alors, posons encore quelques questions, il finira bien par en sortir quelque-chose. Mais avant, il nous faut poser le (...)

    #Resistances #antifascisme #Resistances,antifascisme