city:aubry-du-hainaut

  • La Ville irrespirable : bientôt 300 000 habitants supplémentaires à Lille ? Hors-Sol - 24 Septembre 2018

    La Ville irrespirable

    Le chantage au logement social nécessiterait de construire 150 000 logements à Lille

    Suivant le ratio de logements vraiment sociaux par construction nouvelle, comme par exemple à Saint-Sauveur, les élus devraient construire 150 000 logements et accueillir près de 300 000 personnes pour lutter contre le « mal-logement ». Soit multiplier par deux la population. Une aberration écologique, sanitaire et sociale.

    Face aux critiques à l’égard du projet Saint-Sauveur, ses promoteurs ne ratent pas une occasion de faire du chantage au logement social. Faisons le calcul, pas à pas, de ce que cela impliquerait s’ils faisaient ce qu’ils disent :

    – 2 500 logements sont prévus sur Saint Sauveur,

    – dont 35 % de logements sociaux, soit 875 logements,

    – dont 25 % de logements « vraiment » sociaux (minimum imposé par la loi, on ne connaît pas « l’ambition » de la Ville), soit 219 logements dits en « P.L.A.I. » (7,5 % du total).

    Aujourd’hui 14 689 ménages sont en attente d’un logement social à Lille, dont 75 % éligibles à un logement vraiment social. Soit : 11 017 ménages en attente d’un P.L.A.I.(1)

    – Au ratio de 7,5 % de logement vraiment social construit à chaque projet immobilier, il faudrait construire en tout 146 857 logements à Lille pour satisfaire la demande, et ne plus se voir tirer des larmes de crocodile par S. Dendievel et M. Aubry.

    – Puisque l’on compte en moyenne 2 personnes par ménage, Lille devrait ainsi accueillir 293 713 personnes supplémentaires sur son territoire.

    Combien se déplaceront en voiture à carbone, en métro à uranium ? Quelle quantité d’eau sera ponctionnée dans des nappes phréatiques qui déjà n’en peuvent plus ? L’élu lillois Jacques Richir peut balayer d’un revers de main notre « malthusianisme » (VDN, 24/6/18), il n’en doit pas moins répondre à la question : Comment fait-on matériellement pour faire vivre en bonne santé 526 454 personnes à Lille intra-muros ?

    N’attendez pas la ville irrespirable
    Rejoignez la contestation de la ZAC Saint-Sauveur : https://parcsaintsauveur.wordpress.com

    https://hors-sol.herbesfolles.org

    1. Agence d’urbanisme de lille, 2018.

    #Lille #Ville #Logement #ZAC #saint-sauveur


  • #Fraude_fiscale : le juge Van Ruymbeke envoie les Balkany sur la route du tribunal
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070318/fraude-fiscale-le-juge-van-ruymbeke-envoie-les-balkany-sur-la-route-du-tri

    Patrick Balkany © Reuters Le maire de Levallois-Perret, #Patrick_Balkany, et sa femme Isabelle, qui est aussi sa première adjointe, ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel pour une fraude fiscale massive. Le fisc avait estimé à 16,5 millions d’euros leur patrimoine taxable. Très loin de ce qu’ils avaient déclaré.

    #France #Alexandre_Balkany #Arnaud_Claude #Isabelle_Balkany #Jean-Pierre_Aubry


  • Harcèlement sexuel chez les Jeunes Socialistes : 8 femmes accusent - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/11/14/harcelement-sexuel-chez-les-jeunes-socialistes-8-femmes-accusent_1610032

    Huit femmes brisent la loi du silence et accusent Thierry Marchal-Beck, ancien président du MJS, d’agressions sexuelles. Un comportement répété entre 2010 et 2014, parfois en public, et que beaucoup de cadres connaissaient. Révélations.

    Socialistes et parisiens, deux camarades boivent un verre après le boulot, un soir d’octobre. Voilà une semaine que le scandale Weinstein a explosé, révélant les témoignages de femmes agressées sexuellement depuis plus de vingt ans. Sur un coin d’écran allumé dans le troquet, les deux anciens membres du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) captent le visage d’Emma de Caunes, qui a elle aussi décidé de sortir de son silence contre le producteur américain. Les deux amis se réjouissent en trinquant  : aux Etats-Unis, en France, partout, la parole des victimes se libère. « Il y en a un qui doit pas être bien en ce moment, c’est Thierry Marchal-Beck », ajoute l’un d’eux en guise de toast, avant de ­passer à autre chose. De 2011 à 2013, Thierry Marchal-Beck dirigeait le MJS, l’organisation de jeunesse du Parti socialiste. Et c’est lui que huit femmes accusent aujourd’hui de faits pouvant être qualifiés de harcèlement et d’agressions sexuelles, entre 2010 et 2014. Huit victimes qui brisent la loi du silence, même si Libération a pu recenser au moins quatre cas supplémentaires. Dans leur grande majorité, ces faits sont prescrits et n’ont pour l’instant pas fait l’objet d’un dépôt de plainte, même si deux victimes y réfléchissent.

    Toutes ont été militantes ou cadres du MJS. Quelques-unes le sont encore, à Paris ou en province. Pour certaines d’entre elles – une minorité –, cela a commencé par des relations sexuelles consenties avec celui que la planète socialiste appelle « TMB ». Jusqu’au jour où il a dérapé. Contacté par Libération, l’intéressé se dit « sidéré » par l’objet de notre enquête, refusant de se livrer « à un exercice biaisé de questions-réponses ». L’ancien dirigeant socialiste explique qu’il se tient « naturellement » à la disposition de la justice et se « réserve le droit d’engager toute procédure ». Récit, chronologique, d’une ascension et d’une dérive qu’il appartiendra à la justice de démêler.

    « Je ne pouvais plus m’en sortir »

    Hiver 2010. Les élections européennes ne se sont pas mal terminées pour la gauche. Après des années de militantisme à l’Union nationale ­lycéenne (UNL) et au MJS, Thierry Marchal-Beck est entré dans l’équipe de direction de l’organisation de jeunesse, où il est chargé du projet et des relations extérieures. Il vit donc à Paris, où il rencontre Lise (1), qui y milite. Ils se plaisent et, au début, leur relation est consentie. « Ensuite, je ne pouvais plus m’en sortir », relate la jeune femme. La liaison bascule dans le harcèlement. TMB se fait pressant, ne lâche plus Lise, la couvre de SMS. Sur des motifs réels ou factices, le jeune ­dirigeant convoque la secrétaire nationale chez lui plutôt qu’au siège du PS. « J’ai dû le masturber pour m’en débarrasser. Il disait  : "Comme tu as dit oui une fois, tu ne peux plus dire non maintenant." » Cette pression incessante prend fin à l’été 2010, quand Lise rencontre son compagnon. L’agression et les souvenirs de Lise s’estompent. « Ce n’est qu’avec l’affaire Baupin (2), cinq ans plus tard, que j’ai réalisé ce qui m’était vraiment arrivé  : on était clairement dans un abus de pouvoir, explique l’ancienne cadre. A chaque affaire de harcèlement, ce qui m’est arrivé ressurgit. Je m’interroge sur mon statut de victime et mon incapacité à réagir. »

    « Je veux qu’il s’arrête »

    En 2011, Aurore est membre des instances nationales du MJS. Une relation amoureuse s’installe avec TMB, qui n’est pas encore président. Mais chacun sait déjà qu’il le deviendra lors du prochain congrès, en novembre. Comme Aurore vient de province, ils se voient quand elle « monte » à Paris. En sortant du bureau national du MJS, rue de Solférino, un soir du printemps 2011, Aurore veut rejoindre l’appartement qu’on lui prête dans la capitale. Sans TMB cette fois  : Aurore ne veut pas, ne veut plus. Mais lui s’impose et attrape la valise de la visiteuse. « Je la porte, je te raccompagne », assène-t-il, entraînant Aurore boire un verre dans le quartier tout proche de Saint-Michel. A chaque étape ensuite – se dire au revoir, faire le code d’entrée, monter jusqu’à l’appartement –, Aurore explique au futur président que la soirée s’arrête là, qu’il doit partir et la laisser. Mais il la suit jusque dans le couloir de l’immeuble. « Devant la porte de l’appartement, il me plaque contre le mur, commence à m’embrasser de force, raconte-t-elle. Je mens et je dis qu’un de mes cousins dort à l’intérieur. Il ne peut plus entrer. Pour ne pas que cela aille plus loin, je me sens obligée de lui faire une fellation. Je veux qu’il s’arrête, que son harcèlement s’arrête. Il part tout de suite après. »

    « Mon ascension s’est arrêtée net »

    Entre 2010 et 2011, tout va changer pour Marie. En 2010, elle est une jeune pousse socialiste prometteuse, pressentie pour prendre la tête de sa fédération départementale, en banlieue parisienne. Tout le monde chante ses louanges. A la même époque, elle a le « béguin » pour TMB. A la base, c’était un « jeu de séduction consenti des deux côtés », dit-elle sept ans plus tard. Sauf que Marie ne franchira jamais la ligne jaune  : elle est en couple et n’entend pas tromper son compagnon. TMB, en revanche, tentera sa chance en permanence, faisant balader sa main sous sa jupe, entre autres. Marie dit et redit non. Courant 2011, le scénario prend une tournure politique. « J’apprends par des camarades bienveillants que le futur président se répand sur mon état psychologique supposé instable dans les instances nationales, relate l’ancienne militante qui poursuit des études de droit en parallèle. En fait, plus je disais non, plus il disait à tout le monde que je n’étais pas digne de confiance. » Du coup, Marie est lâchée par la direction, qui semble se ranger à l’avis de TMB sur sa personnalité. Elle alerte plusieurs responsables nationaux, expliquant que le futur patron du MJS est « dangereux pour les femmes et pour l’organisation ». Mais en novembre 2011, Thierry Marchal-Beck est intronisé. « Et là, mon ascension dans le mouvement s’arrête net », se souvient Marie. Ni proposition ni promotion  : plus rien jusqu’au départ de TMB, en 2013. Marquée, la jeune femme part étudier à l’étranger. A son retour, elle quitte le MJS et s’installe en province.

    « Sa voix n’a pas changé »

    Une après-midi, fin 2011, juste après l’élection de TMB à la présidence du MJS, Diane, responsable fédérale en province et membre du bureau national, fait le point avec le président dans son bureau, situé sous les combles à Solférino. Pendant qu’il lui parle, d’un ton égal, Thierry Marchal-Beck ferme la porte subrepticement derrière elle et enlève sa ceinture, raconte-t-elle. « Sa voix n’a pas changé pendant qu’il faisait ça », témoigne aujourd’hui la jeune femme. Tout se passe très vite  : « un quart ou une demi-seconde » plus tard, TMB a ouvert sa braguette. « Il prend ma tête, l’approche de son sexe pour m’obliger à lui faire une fellation. Je le repousse très fort, je l’insulte et je pars en courant. » Quelques jours après la scène, ils se recroisent et TMB « fait comme si de rien n’était », se souvient-elle, ­claquant même la bise à sa camarade. « Et après, comme d’habitude, il monte à la tribune pour dire combien il faut protéger les femmes parce qu’il est un grand féministe. C’était surréaliste », estime Diane six ans plus tard.

    « Il agissait sans se soucier des témoins »

    Louise, militante francilienne du MJS, n’avait, elle, jamais croisé le président du mouvement jusqu’à cette rencontre de jeunes socialistes à Bruxelles, mi-décembre 2012. 300 militants de toute l’Europe ont rallié pour l’occasion la capitale de la Belgique. Le samedi 15 décembre, une tournée des bars s’organise. La troupe fait halte au Floris Bar, spécialisé dans les absinthes et situé impasse de la Fidélité. Quittant la piste de danse, Marchal-Beck arrive à la table de Louise par derrière, plaque ses mains sur ses seins et les malaxe devant ses amis qui assistent, bouche bée, à la scène, de face. « Je me retourne et je réalise qui est en train de me faire ça, raconte l’ancienne militante francilienne. On ne se connaît pas, il arrive et il me pelote vigoureusement. » Devant la réaction de la tablée, le président du MJS lâche son emprise et tourne les talons. « Avec le recul, je me suis dit que ce qu’il avait fait était totalement dingue, il agissait sans se soucier des témoins », souffle Louise.

    « Je me souviens de tout »

    Blandine a également fait le déplacement à Bruxelles. Elle est membre du MJS Paris, une fédération vitrine représentant 20 % des effectifs de l’organisation nationale. Thierry Marchal-Beck est le « suivi » de la « fédé » de Paris  : son référent politique. Au courant de tout, l’œil sur tous. Comme Louise, Blandine ne le connaît pas personnellement. Comme Louise, elle le croise dans le couloir d’un bar bruxellois, ce ­samedi 15 décembre 2012  : « Il m’a plaquée dans un coin, passant ses mains sous mon tee-shirt, sur mes seins, mon ventre, mon dos et m’expliquant que j’avais tellement bu que de toute façon je ne me souviendrai de rien le lendemain. Malheureusement si  : je n’étais pas saoule et je me souviens de tout. » La jeune femme se dégage et raconte immédiatement la scène à ses responsables fédéraux. « Ce qui s’est passé était une agression inacceptable, confirme l’un d’eux, contacté par ­Libération. J’ai récupéré Blandine choquée et on est partis. » La jeune militante décide de ne pas porter plainte mais parle ouvertement de ce qui lui est arrivé dans les instances du MJS. « Pour que ça change. » Ce qui revient aux oreilles du président, qui pique une colère, expliquant qu’il n’a rien fait et qu’on cherche à lui nuire.

    « Ah, tu portes des bas »

    En 2013, Vanessa s’apprête, elle, à prendre la tête de sa fédération, en province. Une rencontre – la première – est organisée avec le président du mouvement, le 28 février, en marge d’une réunion publique où se pressent toutes les huiles socialistes du département. Sur le mode de la plaisanterie, le responsable de Vanessa la prévient que TMB est plutôt porté sur la chose. Un peu collant pendant le pot de l’amitié, Marchal-Beck termine en lui pinçant les fesses. La voilà sur ses gardes. Elle en parle à son responsable, que Libération a joint et qui confirme. Quelques mois plus tard, Vanessa est à Paris pour un conseil national du MJS, fin 2013. En sortant des toilettes, elle tombe sur TMB qui place sa main, d’autorité, sous sa jupe. « Ah, tu portes des bas », glisse-t-il selon elle. « Je le regarde dans les yeux sans pouvoir bouger, se souvient Vanessa, qui n’avait jusque-là décrit ce moment qu’à une seule personne en trois ans. Il remonte sa main entre mes jambes vers mon sexe et ajoute "oh, et un string". Cette phrase reste gravée en moi. Je ne porte plus de bas  : chaque fois j’y pense. » Elle se débat et sort fumer une cigarette, sans parler de ce qui vient de lui arriver. Pendant des mois, elle va occulter la scène. Ce n’est qu’en recroisant TMB le 3 mai 2014, pour une soirée en banlieue parisienne consacrée aux élections européennes, que tout lui revient en mémoire. Ce soir-là, le président du MJS tentera de forcer une autre militante dans les toilettes du Pavillon Baltard. Devant son refus, il finira par se contenter d’exhiber son sexe, selon plusieurs responsables du MJS ayant recueilli son récit à l’époque et avec lesquels Libération a échangé.

    « Il était violent »

    Depuis la campagne présidentielle de 2012, Hélène en pince pour TMB. Elle le connaît depuis 2009. Il était d’ailleurs le « suivi » de la fédération de province dont elle était animatrice fédérale. Pendant la campagne de Hollande, « on était plus souvent ensemble que chez nous. Il y avait beaucoup de [rapports] consentis, mais des sentiments partagés, ce ­serait beaucoup dire », estime aujourd’hui l’ancienne cadre du MJS. Deux ans plus tard, à l’été 2014, de l’eau a coulé sous les ponts  : Hélène s’apprête à quitter le mouvement et organise sa soirée d’adieu. Loin des regards, même modus operandi que celui décrit par la plupart des jeunes femmes qui accusent TMB  : il la plaque contre un mur, tente de l’embrasser de force et passe ses mains sous son tee-shirt. « Il n’était pas entreprenant, simplement violent. » Hélène tente de le raisonner puis le repousse avant de rejoindre ses amis. En silence.
    Laure Bretton

    Et ici son portrait :
    http://www.liberation.fr/france/2017/11/14/tmb-militant-precoce-et-presse_1610110

    A 32 ans, Thierry Marchal-Beck, ancien président des Jeunes Socialistes et ex-collaborateur de Benoît Hamon, a grimpé les échelons en se fondant sur l’écologie et… le féminisme .

    Abientôt 32 ans, Thierry Marchal-Beck a milité pendant plus de la moitié de sa vie. D’abord à l’Union nationale lycéenne (UNL) puis au Mouvement des jeunes socialistes (MJS), au sein duquel il participe à 17 ans à la campagne 2002 de Lionel Jospin. Originaire de Lorraine, il a étudié à Sciences-Po Lille et plusieurs années aux Etats-Unis, observant la campagne de Barack Obama. De retour en France, il intègre la direction du MJS en 2009, où il sera chargé du projet et des relations extérieures de l’organisation de jeunesse du PS, qui dispose d’une très large autonomie et d’un budget propre depuis 1993. Les deux piliers programmatiques de « TMB », son surnom-acronyme en interne, seront l’écologie et le féminisme. « Je suis féministe, car l’égalité est au cœur du combat socialiste », professe-t-il sans arrêt.

    En 2011, il succède à Laurianne Deniaud à la présidence du mouvement après avoir piloté « Les jeunes avec Aubry » pendant la primaire socialiste. Hollande investi, le MJS se range derrière le « candidat normal » et TMB se retrouve souvent à chauffer les salles pendant la campagne de 2012. La gauche peut l’emporter, Hollande parle de jeunesse dans tous ses discours. « C’était la belle époque du MJS », relate un ancien permanent du mouvement. La page Facebook de Thierry Marchal-Beck regorge de photos prises avec les ténors du PS : d’Ayrault à Aubry en passant par Cambadélis, Désir et Montebourg.

    Pour beaucoup, TMB est un homme politique précoce et brillant, mais ils sont aussi nombreux à raconter quelqu’un de dur et extrêmement exigeant. En janvier 2014, il effectue un stage d’un mois au cabinet de Benoît Hamon à Bercy avant de devenir son chef de cabinet adjoint au ministère de l’Education. Cent quarante-sept jours plus tard, Hamon quitte le gouvernement et TMB la scène médiatique, faisant des apparitions sporadiques dans les médias. En 2015 et 2016, il passe dans le privé, travaillant successivement pour Alliance 7, la fédération de l’épicerie, et le Syndicat du chocolat. Pendant la présidentielle, il intègre l’équipe de campagne de Hamon où il s’est d’abord occupé du projet, notamment les questions sociales, puis de la mobilisation, particulièrement pour l’outre-mer.
    Laure Bretton

    Militant féministe, il n’y a pas mieux finalement comme couverture. Moi perso, si je me passe en revue les gars qui m’ont gravement fait galérer dans la vie, la plupart se disait féministes lol C’est pour ça que maintenant quand un mec me dit ça, direct je me mets en mode « alerte activée »

    #MJS #harcèlement #agressions_sexuelles #TMB #femmes


  • Revers de médaille pour Aubry
    http://labrique.net/index.php/thematiques/politicaille/898-revers-de-medaille-pour-aubry

    Novembre 2016, le parc des Olieux est évacué, karchérisé et barricadé pour éviter toute réinstallation des mineurs isolés étrangers. Une partie d’entre eux investit une maison abandonnée de la rue de Fontenoy. Janvier 2017, les jeunes sont à nouveau délogés par la bleusaille. Les expulsions successives et l’invisibilisation de ces jeunes migrants n’entament pas pour autant la détermination du collectif des Olieux qui lutte à leurs côtés face au cynisme des pouvoirs locaux. 

    #Politicaille


  • *

    N°50 - Printemps 2017 - Récréation permanente *
    http://labrique.net/index.php/numeros/887-n-50-recreation-permanente


    p2. Edito « 2017 n’aura pas lieu »
    p3. Revers de médaille pour Aubry
    p4-5. Le journalisme sacrifié
    p6. L’argent des Mulliez planqué à Croix
    p7-18. Dossier Récréation permanente
    p7. On ne nait pas enfant, on le devient
    p8-9. Révolutionner l’école
    p10-11. Bienvenue au collège d’Alcatraz
    p12-13. L’école émancipatrice
    p14-15. Politique : ne pas laisser à la portée des enfants
    p16-17. Coupez le cordon, mettez-les en wi-fi !
    p18. Deligny, la fuite entre les lignes
    p19. Le « Beau bar » de génération identitaire
    p20. Grand Stade
    p21. Les matins qui piquent
    p23. Un stade de foot. Coûte que coûte
    p24. Brèves générales

    #Lille #La_Brique


  • Taxe d’habitation à Marseille
    Ignoble avec les faibles...
    par Iffik Le Guen
    paru dans CQFD n°152 (mars 2017)
    http://cqfd-journal.org/Ignoble-avec-les-faibles

    Autre particularisme marseillais, le grand écart existant entre les niveaux de taxation des habitations en fonction des quartiers. Louer 100 m² à Saint-Mauront, souvent décrit comme le quartier le plus pauvre de France, ou à Noailles, dans le centre-ville dégradé, c’est 1 200 euros à verser annuellement au percepteur. La même surface à Bompard, immeubles de caractère et vue imprenable sur la Méditerranée juste au-dessous de Notre-dame-de-la-Garde, c’est 750 euros. « La valeur locative du bien immobilier qui sert de base au calcul de la taxe d’habitation n’a pas été révisée depuis 1970, ce qui crée une très forte injustice sociale », conclut Maxime. Et un instrument de poids dans la gestion clientéliste de la ville. Le maintien du statu quo profite ainsi aux zones les plus aisées, considérées comme périphériques sur le cadastre actuel.

    #Marseille #CQFD #Taxe_Habitation


  • N°49 - hiver 2016 - La conquête de l’espace La Brique - Vient de sortir
    http://labrique.net/index.php/numeros/853-n-49-hiver-2016-la-conquete-de-l-espace

    P.1 Couverture dessinée par KRST


    p.2 Edito : Comédie urbaine :
    http://labrique.net/index.php/thematiques/editos/854-edito-n-49-comedie-urbaine
    p.3 Sauvons Saint-Sauveur :
    http://labrique.net/index.php/thematiques/droit-a-la-ville/855-sauvons-saint-sauveur
    p.4-5 Exil à Calais : fin de partie ?
    p.6 Hébergement : la machine infernale :
    http://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/857-hebergement-la-machine-infernale
    p.7 Management social, le naufrage
    p.8 L’errance, un marché peu porteur
    DOSSIER p.9-13 L’émancipation sous contrainte / Des femmes pour l’excuse sécuritaire / Mixité : l’égalité déchante
    p.14 Page de pub pour les anti-pubs
    p.15 À l’ombre des regards
    p.16-17 Ilep : le gâchis socialiste / Pargneaux l’apparatchik
    p.18-19 Le houille, une usine à gaz
    p.20 Linky : ampère et contre tous
    p.21 Brèves générales
    p.22 J’ai fait de l’art
    p.23 Poulet grillé
    p.24 Poésie de Stella. Illustration d’Aris

    Edito N°49 - Comédie urbaine
    Après des mois sous pression, les jeunes exilé.es qui campent depuis l’été 2015 au parc des Olieux dans le quartier de Lille Moulins sont dégagé.es le 23 novembre dernier. Dans la foulée, le site est grillagé pour dissuader toute réinstallation. La mairie est parvenue à ses fins et le parc va redevenir une aire de jeux pour enfants avec balançoires et tourniquets. Vingt jours plus tard, le collectif des Olieux organise une manifestation de soutien dans le quartier qui se conclut par l’ouverture d’une maison vide. Sur le fronton du squat, un slogan peint comme un coup de gueule : « Partout chez nous ».

    Bataille urbaine
     
    Une semaine après leur arrivée, les habitant.es de ce nouvel espace de lutte sont expulsé.es. Dehors comme dedans, aucun droit de cité pour ces jeunes réfugié.es. C’est que la mairie de Lille avance ses pions . . . . .
    La suite : http://labrique.net/index.php/thematiques/editos/854-edito-n-49-comedie-urbaine

    Sauvons Saint-Sauveur
    La friche Saint-Sauveur est un espace libre de 23 hectares au cœur de Lille. Aubry veut y construire une ville dans la ville, exploiter chaque parcelle de terre pour y ériger logements, bureaux et commerces en tous genres. Un projet titanesque de plus, du béton sur du béton, dans une métropole qui étouffe déjà. Mais pourquoi ne pas y faire un espace de friche autonome laissé aux habitant.es ?

    Créée en 1865, la gare de marchandises Saint-Sauveur a été active jusqu’en 2003. Son flux d’activités devenant trop intense pour le centre-ville, elle a été transférée vers la plate-forme multimodale Delta 3 de Douai1. Consciente du potentiel de cet immense terrain à deux pas du centre ville, Aubry installe dans le quartier des avant-postes gentrificateurs : la Maison Folie Moulins en 2004, l’espace Saint-Sauveur2 en 2009, le Flow en 2014. Nouveauté : le St-So Bazaar, . . . . .
    La suite : http://labrique.net/index.php/thematiques/droit-a-la-ville/855-sauvons-saint-sauveur

    Hébergement : la machine infernale
    Le système d’hébergement et de réinsertion sociale dresse d’innombrables obstacles au relogement des personnes sans abri. Plutôt que de leur proposer des solutions durables et descentes, élus, administrations et gestionnaires de structures alimentent un système qui dissimule la pénurie. L’offre insuffisante de logements est remplacée par une obscure mécanique de gestion de la misère. Pour comprendre cette machine infernale, il faut d’abord s’intéresser à comment elle broie les personnes à la rue, privées des ressources nécessaires pour la dézinguer.
     

    La première étape pour accéder aux places d’hébergement, c’est l’appel au 115. 8 h 30, un jour ordinaire, dans les locaux de la coordination mobile d’aide et d’orientation (CMAO)1. Le standard est ouvert depuis une heure et plus aucune place n’est disponible. « Parfois y’en a même pas avant l’ouverture » nous confie . . . .

    La suite : http://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/857-hebergement-la-machine-infernale

    #Noel


  • Sauvons Saint-Sauveur
    http://labrique.net/index.php/thematiques/droit-a-la-ville/855-sauvons-saint-sauveur

    La friche Saint-Sauveur est un espace libre de 23 hectares au cœur de Lille. Aubry veut y construire une ville dans la ville, exploiter chaque parcelle de terre pour y ériger logements, bureaux et commerces en tous genres. Un projet titanesque de plus, du béton sur du béton, dans une métropole qui étouffe déjà. Mais pourquoi ne pas y faire un espace de friche autonome laissé aux habitant.es ? 


  • Balades dans Riga avec Kristine

    http://balades-dans-riga.blogspot.fr

    Je m’appelle Kristine Krapane , je suis guide certifiée de Riga et je travaille en français et en anglais .

    D’après moi, l’impression d’une ville où on habite est créée par nous-mêmes. Alors c’est important non seulement de raconter l’histoire ou les faits différents mais aussi « traduire » notre culture, notre regard sur la vie et expliquer pourquoi tout est juste comme ça et pas autrement

    Visiter Riga, capitale de la Lettonie avec Kristine, c’est :

    Visiter la Vieille ville de Riga : balader dans les rues anciennes de Riga. Vous y connaîtrez l’histoire du développement de la ville, l’information sur les principaux monuments, les légendes différentes et des faits intéressants.

    Découvrir le Quartier Art Nouveau  : Riga est considérée comme une des premières métropole d’Art Nouveau en Europe, car un tiers de tous les bâtiments est construit dans le style "Art Nouveau". De plus, on peut observer trois types de bâtiments de ce style apparu au début du 20 siècle.

    Savourer les parfums lettons au Marché Central : Visiter le plus grand marché couvert en Europe. L’histoire du marché, la cuisine lettone et la possibilité de déguster les spécialités lettonnes.

    Et de nombreuses autres découvertes selon vos curiosités ...

    #Tourisme #lettonie #Riga #guide #guide_francophone #visiter_Riga #art_nouveau #architecture #spécialités_lettonnes #Marché_Central #Marché #capitale_lettonie

    • Bonjour Labdien,

      Ca fait longtemps que j’ai envie de découvrir les « Républiques baltes », et je ne dois pas être le seul.

      Bon, ce n’est pas prêt de se faire, vu la crise économique générée en France par l’Euro.

      Emissions de musiques Baltes sur des radios libres françaises ?
      Pourquoi pas, propose.

      Fait quelques exemples et publie les liens vers les MP3 sur SennThis, en mettant les mots clefs radio audio , avec le signe # qui va bien.
      Ca profitera aux SeenThisien(e)s
      Ensuite tu pourras les proposer à des radios libres françaises.

      Métropole Européenne ?
      Si tu parles de Lille, tu exagères un peu, beaucoup.
      La Rue Gambetta, par exemple, le quartier Saint Sauver, des morceaux d’Hellemmes, commencent à ressembler à Alep, suite au patient travail de Tartine Aubry et des apparatchik du PS.

      Quel temps il fait en Lettonie ?
      Sur Lille, gris entre 5 et 10 degrés.
      Pour information, en Suisse ce Dimanche, Le foehn a fait grimper les températures jusqu’à 20 degrés dans les vallées alpines tessinoises.
      http://www.rts.ch/info/suisse/8266323-des-temperatures-jusqu-a-20-degres-ont-ete-enregistrees-au-tessin-.html

      La recommandation de sujets sur l’Art Nouveau de ton pays n’est pas une idée en l’air.
      Peu de choses sur ce sujet existent, et cela amènerait des lecteurs.
      Par exemple, je n’ai jamais réussi à trouver de livres sur Ödön Lechner (Hongrie) en Français, je le regrette bien.

      Amicalement,
      André
      Post Scriptum : Informations sur Tourcoing
      https://seenthis.net/messages/554807

    • Bonjour @lettonie_francija

      Tu n’as pas repris les mots clefs radio audio , avec le signe # qui va bien, comme je te l’avais conseillé.
      Tu fais ce que tu veux, mais tes liens ne seront pas repris par le Radiophone, par exemple.

      Ceci dit pourquoi tombes tu aussi rapidement dans le #PATHOS ? ? ? ?
      Tu as des problèmes de crédulité dans ton job ?
      Tu as trop fêté Noel ?

      Je n’ai dis aucun mal des Pays Baltes.
      Je te suggère même des choses afin de les faire connaître, et tu me traites de baltophile virulent. Tu as des ennuis avec autre chose, c’est certain.
      Ensuite, tu embrayes les insultes sur la #LDH (à laquelle je n’appartient pas, manque de temps, et il y a tellement d’assos qui font des trucs biens, il faut faire des choix).

      Si c’est parce que l’air letton te manques, tu peux faire un aller et retour dans le journée au Luxembourg, il devrait y faire assez froid rapidement, cela se fait dans la journée depuis Tourcoing.
      Tu pourras boire un petit coup avec Jean Claude Junker, il devrait apprécier tes propos.
      Le Luxembourg, l’Europe, des sujets qui vont te détendre.

      La sensibilité des Baltes à leur voisins Russes est bien connue, mais il faudrait qu’ils se calment.
      Je te rappelles que ce sont les Allemands qui sont venus foutre le brun dans cette région, et depuis longtemps.
      Chevaliers teutoniques pour rappel, par exemple.

      Dans le Nord, on a l’habitude des envahisseurs, est ce que l’on est aussi virulents que toi ?
      Tiens, Louis XIV, combien de morts quand il a annexé la région ?
      Relire Le Roy Ladurie, Histoire des Paysans Français

      1815, 1870, 1914, 1940, combien de morts suite aux passages germaniques dans le 59 ? Le 62 ?

      Tu parles de Tourcoing.
      Est ce que tu y habites ?
      Fait attention à toi, l’extrême droite dans cette ville est en pleine croissance.

      Si tu montes sur un mat d’antenne de radio, méfie toi aussi.
      Le plus souvent, il y a des antennes relais pour le réseau GSM, en fonctionnement c’est extrêmement dangereux.

      Repose toi bien,
      André

    • L’information que j’ai posté hier sur Auchan City Tourcoing a été reprise par France Inter.

      Sanctionnée pour avoir fait une fausse couche en caisse - lundi 26 décembre 2016 à 13h44 - France Inter avec , Élodie Forêt

      C’est dans ce même Auchan City de Tourcoing, dans le Nord, qu’une caissière avait été licenciée pour une erreur de caisse de 85 centimes au mois d’août dernier
      Une nouvelle affaire concernant la manière dont les grands magasins traitent leur personnel

      L’information sur France Inter : (Mp3 - 2mn12s) : http://www-radio-campus.univ-lille1.fr/ArchivesN/LibrePensee/HDM161222C.MP3

      Source : https://www.franceinter.fr/societe/sanctionnee-pour-avoir-fait-une-fausse-en-caisse


  • Le magnétiseur d’Isabelle Balkany et le bras droit de Patrick renvoyés en correctionnelle
    https://www.mediapart.fr/journal/france/151116/le-magnetiseur-d-isabelle-balkany-et-le-bras-droit-de-patrick-renvoyes-en-

    À eux deux, ils détiennent bien des secrets. Le bras droit de #Patrick_Balkany et le « guérisseur » d’Isabelle sont renvoyés devant le tribunal correctionnel pour « détournement de fonds publics » et « recel ».

    #France #Emploi_fictif #Isabelle_Balkany #Jean-Pierre_Aubry #Levallois-Perret #Serge_Tournaire


  • #Arnaud_Montebourg veut « rassembler tous ceux qui sont perdus »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/111116/arnaud-montebourg-veut-rassembler-tous-ceux-qui-sont-perdus

    Arnaud Montebourg, jeudi au #PS de Villeurbanne avec Aurélie Filippetti © LB En déplacement pendant deux jours à Lyon, le candidat a martelé le même message : « l’économie d’abord ». Il veut convaincre qu’il incarne une « alternative crédible » à la politique du gouvernement pour remporter la #primaire du PS.> Pourquoi Montebourg veut être candidat> Arnaud Montebourg candidat appelle François Hollande à « bien réfléchir »

    #France #BAP #Belle_alliance_populaire


  • La Brique N°48 - automne 2016 - La santé, c’est capital
    + Edito. Ruer dans les brancards

    p.1 Couverture de Pole Ka
    p.2 Edito - Ruer dans les brancards : http://labrique.net/index.php/thematiques/editos/826-edito-ruer-dans-les-brancards
    p.3 La santé pour tous, partout
    p.4-5 Une sécu dépecée dans l’indifférence générale
    p.6-7 L’hôpital-entreprise, la santé à l’agonie : http://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/829-l-hopital-entreprise-la-sante-a-l-agonie
    p.8-9 Pour un droit à la folie !
    p.10-11 Le business du social
    p.12-13 Souffrir de faire souffrir
    p.14-15 Lille Sud, poubelle des riches : http://labrique.net/index.php/thematiques/droit-a-la-ville/833-lille-sud-poubelle-des-riches
    p.16 Paupiette d’ouvrier à la vapeur
    p.17-20 L’héritage toxique de Metaleurop. Les silences d’Évin-Malmaison
    p.21 Le prix du sang. Avec ou sans ton sang ?
    p.22-23 Blouses blanches et gueules noires de l’industrie pharmaceutique
    p.24-25 Contrat à impact social, rentabiliser la misère
    p.26-27 Olieux : l’État sans état d’A.M.E.
    p.28 En bref et contre tout
    p.29-31 À Dunkerque, Suez-Lyonnaise se fait du beurre sur le dos des pauvres
    p.32 BD de Florent Grouazel

    Edito. Ruer dans les brancards
    La Brique, 10 octobre 2016, Le collectif de La Brique

     » La lutte est une fête !" On le martelait en juin alors que sortait un numéro tout frais sur les luttes lilloises. Les vacances d’été ont eu comme d’habitude leur petit effet. La mobilisation s’est tassée, le gouvernement a fait passer sa loi, les médias parlent luttes des places entre présidentiables. Une rentrée dans l’ordre ? Pas franchement.
     
    En septembre, l’activisme lillois s’est à nouveau secoué : manifestation contre la « loi Travaille ! » du 15 septembre ; blocage du centre de tri de Villeneuve d’Ascq, en réaction à la cruauté de la direction de La Poste laissant sur le carreau une de ses salarié.es victime d’un AVC ; mobilisation contre « La Citadelle », le bar fasciste de Génération identitaire. Le mouvement du printemps a creusé des sillons contestataires. Les nouvelles têtes rencontrées sont toujours là. À l’heure où nos élites vieillissantes s’écharpent pour les présidentielles à venir, et posent – à coups de thèmes réactionnaires – les pavés de l’enfer à venir, la lutte travaille son ébullition.
     
    Nous n’en démordrons pas
    Un œil sur le bouillon révolutionnaire, on est retourné.es à nos petits fourneaux, histoire de concocter ce numéro sur la santé qui nous attendait au frigo. Un sujet déjà dépecé dans La Brique : en 2008 sortait un numéro intitulé « Santé : les malades payent l’apéro » (n°7). http://labrique.net/index.php/numeros/22-n-07-mai-juin-2008-sante-les-malades-paient-l-apero
    Huit ans plus tard, l’apéro a toujours le même goût amer, et le coût de l’ardoise ne cesse d’augmenter. Les dernières réformes promeuvent encore davantage les restrictions budgétaires. L’État asphyxie les budgets des hôpitaux, noie les soignant.es dans la paperasse managériale et étouffe celles et ceux qui doivent régler une partie toujours plus importante de la douloureuse. Exit la solidarité, place à une santé rentable aux profits des plus fortuné.es. Là-haut, les différents gouvernements appellent à la rescousse les grandes firmes capitalistes censées, pour notre salut, pallier le retrait de l’État. La santé devient un marché comme un autre, le soin une marchandise, le compte bien garni une nécessité pour ne pas crever.

    Alors on a pris le stéthoscope, histoire d’aller palper le pouls de ces professions hyper genrées et hiérarchisées : infirmières, aides-soignantes, médecins, travailleurs sociaux nous ont raconté leur vécu et la façon dont les transformations néolibérales impactent leur métier. On s’est aussi rencardé.es sur les luttes qui se trament dans la région. À Lille Sud, des habitant.es se battent pour faire reconnaître un énième cas de pollution. Au parc des Olieux, les jeunes gagnent un procès contre la Métropole et dénoncent la façon dont l’État français organise l’absence de soins. Le People’s Health Movement, réseau mondial de résistances et de promotion de la santé des peuples, vient se mêler des affaires du département du Nord. En bref, voilà une petite radiographie de l’état du conflit social qui fait chaque jour pulser la ville.
     



    Bilans de santé  
    On cogitait sur le corps malade de la Métropole quand la mairie est venue souiller l’opération en posant ses doigts sales. Fin août, voilà que la municipalité nous intente un procès – une tentative de bâillonnage à 61 euros d’amende. Incriminée par la municipalité pour avoir vendu notre journal à grands renforts de cordes vocales, notre directeur de publication a dû comparaître le 4 octobre devant le tribunal de proximité. Ce procès, aussi tragi-comique soit-il, s’inscrit dans la lignée des tentatives de plusieurs municipalités de faire taire des canards prompts à venir cancaner dans les buffets politico-financiers. Depuis Fakir attaqué en 2002 pour diffamation par Gilles de Robien et ses associés, puis par le Courrier Picard – l’équivalent fonctionnel de « Notre Voix du Nord » ; le Nouveau jour J, poursuivi par la mairie de Nancy pour affichage sauvage ; plus récemment, Le Postillon, cité à comparaître par le président de la métropole de Grenoble dont on apprend la condamnation récente. À chacun de ces procès, c’est la possibilité d’une autre information qu’on malmène : celle qui rend visible la violence sociale du patronat et des élu.es contre les pauvres, et celle qui met en lumière les résistances organisées par les militant.es.

    Il reste que, à l’heure du bilan de santé – c’est le thème après tout –, autant la jouer sans euphémisme : la municipalité qui nous attaque incarne un parti asséché par l’austérité, en train de se faire gicler de toutes ses positions de pouvoir, sans militant.es, endetté jusqu’à l’os, et qui n’a plus comme perspective que de renâcler son passé décadent. La Brique, riche à millions, vous propose un 32 pages sans précédent – le tout servi par une génération qui a envie d’en découdre. Alors rassurons immédiatement Aubry et sa clique : vous ne nous empêcherez pas de crier contre les marchés et sur les marchés !

    #Lille #presse #La_Brique #luttes_sociales #Presse #Santé #Hôpital
     
     


  • Pourquoi l’Igas a voulu garder secret un rapport sur les 35 heures..
    https://www.crashdebug.fr:443/actualites-france/12094-pourquoi-l-igas-a-voulu-garder-secret-un-rapport-sur-les-35-heu

    Dix-huit ans après son adoption, la loi sur les 35 heures fait encore débat. La preuve : l’Inspection générale des affaires sociales a tenté d’enterrer un rapport plutôt clément envers cette réforme.

    La direction de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) a raté l’enterrement d’un rapport sur les 35 heures. Le document qui ne devait pas être rendu public a finalement été diffusé par Mediapart et Le Monde, lundi 18 juillet.

    Pour justifier sa décision de remettre cette étude plutôt tendre envers l’héritage de la loi Aubry au gouvernement, le patron de l’Igas, Pierre Boissier, avait soutenu début juillet que ces auteurs avaient fait preuve d’”erreurs manifeste d’appréciation” et que leurs conclusions étaient “entachées d’insuffisances flagrantes”. Une appréciation contestée par les (...)


  • Pourquoi l’Igas a voulu garder secret un rapport sur les 35 heures...
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/12094-pourquoi-l-igas-a-voulu-garder-secret-un-rapport-sur-les-35-heures

    Dix-huit ans après son adoption, la loi sur les 35 heures fait encore débat. La preuve : l’Inspection générale des affaires sociales a tenté d’enterrer un rapport plutôt clément envers cette réforme.

    La direction de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) a raté l’enterrement d’un rapport sur les 35 heures. Le document qui ne devait pas être rendu public a finalement été diffusé par Mediapart et Le Monde, lundi 18 juillet.

    Pour justifier sa décision de remettre cette étude plutôt tendre envers l’héritage de la loi Aubry au gouvernement, le patron de l’Igas, Pierre Boissier, avait soutenu début juillet que ces auteurs avaient fait preuve d’”erreurs manifeste d’appréciation” et que leurs conclusions étaient “entachées d’insuffisances flagrantes”. Une appréciation contestée par les (...)

    #En_vedette #Liberté,_Égalité,_Fraternité... #Actualités_France


  • La révélation de Franz-Olivier
    https://www.youtube.com/watch?v=dDuOHW8aXok

    Pendant ce temps, un autre Franz-Olivier, pourchassé par la pensée unique anticapitaliste islamo-gauchiste, réclame une dictature libérale (« Le Point », 21 avril 2016) http://www.lepoint.fr/editos-du-point/franz-olivier-giesbert/fog-2017-pour-une-presidence-a-la-hussarde-22-04-2016-2034185_70.php

    2017 : une présidence à la hussarde

    Notre cher et vieux pays a longtemps été craint ou admiré. Aujourd’hui, il fait pitié. Même si le printemps bat son plein dans les champs et les forêts, nous ne sommes toujours pas sortis d’un hiver crépusculaire qui n’en finit pas. Brrr...

    La France serait-elle en train d’agoniser, comme le disent tant de prophètes de malheur ? Bien sûr que non. Observez comme elle reste très dégourdie quand il s’agit de dire (ou de faire) des bêtises : sur ce plan, c’est même tous les jours festival.

    Enthousiastes, nos bons confrères ont fait tout ce qu’ils ont pu pour transformer le phénomène de Nuit debout en un grand mouvement qui allait submerger le pays, sinon le monde entier. Ont-ils de quoi être fiers de leurs créatures ? A en juger par le flot d’injures qui, samedi soir, tomba sur le philosophe Alain Finkielkraut, venu écouter les manifestants de la place de la République, ceux-ci ne sont que les avatars des idéologues haineux qui, depuis la Révolution française, prétendent faire l’Histoire.

    Quand ils ne versent pas dans l’islamo-gauchisme, nos médias bien-pensants, pardonnez le pléonasme, ressemblent de plus en plus à une secte apocalyptique agenouillée devant Nuit debout, grattant sans cesse des allumettes pour mettre le feu à la maison et attribuant tous nos malheurs au libéralisme, un comble dans un pays qui, avec 57 % des dépenses publiques par rapport au PIB, relève bien plus du communisme mou que du thatchérisme débridé. Passons.

    Dans ce climat d’infantilisme et de confusionnisme général, sera-t-il possible de lancer, après l’élection présidentielle de 2017, les grandes réformes dont le pays a besoin ? Il est permis de s’interroger, tant les murs du statu quo semblent inébranlables : qui s’y frotte s’y pique, la preuve par Myriam El Khomri et tant d’autres, fracassés par l’ultraconservatisme de la France en général et de la gauche archaïque en particulier.

    La France ne recouvrera pas le moral ni le tonus économique tant que ne seront pas prises au moins trois mesures qui devraient être les priorités du prochain président. D’abord, la suppression des 35 heures, fléau social qui détruit la valeur travail. Elles étaient censées créer des emplois ; il suffit d’observer les chiffres du chômage pour comprendre qu’il n’en a rien été. En plus, contrairement à la désinformation distillée par des économistes stipendiés, cette réforme de Mme Aubry, Attila de l’économie, a fait de nous l’un des pays du monde où l’on travaille le moins en heures annuelles. Avec l’Allemagne, il est vrai, mais nos voisins ont une tradition du travail partiel que nous n’avons pas. Comment s’étonner, alors, que nous ne cessions de descendre les marches du podium ?

    La baisse des dépenses publiques est une autre priorité. Alors que notre dette publique s’élève à 2 200 milliards et représente 95,7 % du PIB, c’est même devenu une urgence nationale. Certes, les taux d’intérêt, exceptionnellement bas, nous masquent la gravité de la situation. Mais, à force de dépenser plus que nous produisons, donc de vivre au-dessus de nos moyens, nous nous endettons toujours davantage, ce qui, en cas de nouvelle crise financière mondiale, nous mettra en danger, voire, un jour, en situation de faillite.

    Enfin, le chômage restera massif en France tant que ne sera pas desserré l’étau du droit du travail et des dispositifs antilicenciement qui, avec la bonne intention de protéger l’emploi, finissent par le tuer. Au lieu de nous crisper sur notre modèle social de chômage de masse qui fabrique malheur et pessimisme, nous n’avons pas d’autre solution que de nous inspirer de ce qui marche chez nos partenaires : c’est une honte historique que de laisser 2 millions de jeunes végéter hors sol, sans emploi ni formation ; il faut les sortir de là. Telle était la raison d’être de la loi El Khomri première version qui s’imposait et qu’ont récusée... les militants petits-bourgeois de Nuit debout !

    Il faut leur pardonner, ils ne savent pas ce qu’ils disent. Pour s’en convaincre, il suffit de les écouter. Mais ce n’est pas grave, il faut que jeunesse se passe. Un jour, ils seront à leur tour grands patrons ou élus socialistes comme leurs ancêtres trotskistes. En attendant, l’emploi des sans-grade de leur génération est le dernier de leur souci.

    La morale de cette histoire, c’est que, pour faire passer ces trois réformes et quelques autres, le prochain président devra avoir la main sûre et prompte, quitte à faire donner le 49-3, afin de ne pas se laisser embourber dans le statu quo. L’Histoire l’a démontré : tout nouveau pouvoir n’a guère plus de trois mois pour imposer son changement. Pour ne l’avoir pas compris, Jacques Chirac a raté le début de son quinquennat en 2002, tout comme Nicolas Sarkozy en 2007 ou François Hollande en 2012. Moyennant quoi on sera en droit de considérer comme un menteur ou un imposteur tout candidat qui prétendra changer le pays sur cinq ans, en prenant son temps et en recherchant un consensus.


  • En #France, des décennies de lutte pour l’#avortement et la #contraception
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/10/A/53943 #st

    1920. Interdiction de l’avortement et de la contraception.

    1942. L’avortement devient un « crime contre l’Etat » passible de la peine de mort.

    1943. Marie-Louise Giraud est guillotinée pour avoir pratiqué plusieurs avortements.

    1967. La loi Neuwirth autorise la vente de contraceptifs sur ordonnance en pharmacie, avec autorisation parentale obligatoire pour les mineures.

    1971. Marche internationale des femmes, à l’initiative du Mouvement de libération des femmes (MLF), « pour une contraception et un avortement libres et gratuits ».

    Avril 1973. Création du Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (MLAC).

    1974. Remboursement de la contraception et suppression de l’autorisation parentale pour les mineures.

    1975. Promulgation de la loi Veil autorisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG) jusqu’à dix semaines de grossesse.

    1982. La loi Roudy autorise le remboursement de l’IVG par la Sécurité sociale.

    1990. Autorisation de la délivrance de la pilule abortive à l’hôpital.

    1991. Loi autorisant la publicité pour les préservatifs et la contraception.

    1993. La loi Neiertz instaure un délit d’entrave à l’IVG.

    2000. Autorisation de la contraception d’urgence (pilule du lendemain).

    2001. Loi Aubry portant à douze semaines de grossesse le délai légal pour une IVG et abrogeant la nécessité de l’autorisation parentale pour les mineures.

    http://zinc.mondediplo.net/messages/24165 via Le Monde diplomatique


  • Strauss-Kahn, le retour.
    http://zec.hautetfort.com/archive/2016/04/06/strauss-kahn-le-retour.html

    D’ Aubry à Parisot, de la droite à la gauche, on ne tarissait pas d’éloge sur Strauss-Kahn, ce "grand patron" du FMI, qui faisait preuve d’un "leadership exceptionnel ". Celui qui, habillé chaudement de l’étoffe d’un président, incarnait la social-démocratie mondialisée, triomphante et pleine de morgue.

    Une fois les sanglots ravalés et les mouchoirs remisés, n’oublions pas quel fut le parcours de cette merveille dont nous fûmes accablés par la presse et menacés par les sondages avant d’en être débarrassés par le scandale.

    Les grands médias, la social-démocratie et le patronat perdirent leur candidat de "gauche" à la présidentielle, celui qui avait la faveur des sondages à répétition commandés par les mêmes médias ... La " chance historique pour les socialistes, parce que son profil correspondait exceptionnellement aux circonstances ", selon le mot d’Alain Duhamel, n’était plus dans la course. Panique dans les hautes sphères

    2002, l’IPSOS dressait un portrait flatteur du "néo-libéral socialiste" qui " fait plus homme de droite que de gauche."

    « Technicien sans être technocrate, politique sans être (trop) “langue de bois”. Séducteur sans être démagogue, stratège sans être un simple tacticien. On lui reconnaît une capacité d’adaptation sans superficialité, une ambition réelle mais pas de visée carriériste. Sa récente implication dans ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire de la MNEF ne bouleverse guère la donne. Il paraît donc cumuler un nombre d’atouts non négligeables au premier rang desquels se trouve une aptitude à pouvoir faire autre chose que de la politique. DSK n’est pas nécessairement perçu comme un professionnel de la politique au sens étroit du terme. »

    Aujourd’hui Strauss-Kahn nous revient, via LSK, son ancienne société d’investissement luxembourgeoise, en faillite depuis novembre 2014, qui aurait aidé des clients à ouvrir des sociétés offshore dans des paradis fiscaux.

    > L’express : La nouvelle affaire qui vise DSK
    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/lsk-la-nouvelle-affaire-qui-vise-dsk_1726404.html

    > Le Monde « Panama papers » : le business offshore de LSK, l’ex-fonds d’investissement de Strauss-Kahn dominique+strauss+kahn+4.JPG
    http://www.lemonde.fr/evasion-fiscale/article/2016/04/06/le-business-offshore-de-lsk-l-ex-fonds-d-investissement-de-strauss-kahn_4896

    > Sa vie, ses œuvres : http://zec.hautetfort.com/archive/2016/04/06/strauss-kahn-le-retour.html

    #Strauss-Kahn, #LSK, #Panama_papers #Paradis_fiscaux #social-démocratie


  • @reka @fil @visionscarto Question pour les cartographes et autres concepteurs de visualisations. Ce matin je trouve près de mon clavier un tract de la CGT qui reprend une idée que j’avais eue de faire une histoire du droit du travail, ses grandes dates, comme la limitation de la journée de travail à onze heures en 1900, les congés payés en 1936, la semaine de 40 heures en 1946, les 35 heures en 1998 et puis des trucs moins folichons, la retraite à 62 ans et la future loi El Khomri, pour s’apercevoir, finalement qu’à partir de 2002 s’enclenche une régression sociale claire.

    Et donc je me demande comment on pourrait quantifier les choses pour représenter ce déclin, éventuellement le mettre en relation avec des éléments de contextes économiques, sociaux et démographiques ?

    Y aurait moyen de se représenter les choses ? Est-ce que cela aurait un sens ? Est-ce que ce n’est pas compter des carrottes avec des pommes de terre ?

    • Ce serait très intéressant de faire l’expérience. Pour travailler dans l’ordre, il faut tout d’abord constituer un tableau élémentaire avec en ordre chronologique tous les événements que l’on considère important pour le sujet. Tu en cites déjà quelques uns, in faut sans doute faire une recherche pour identifier des étapes importantes, soit pour le progrès, soit pour la dégradation. En plus des questions de droit et de lois, Il faut rechercher un peu chez certains économistes qui ont travaillé sur les salaires (entre autres) et qui ont montré que les salaires sont resté très stagnant relativement à l’évolution générale des autres élements de l’économie (ce n’est qu’un exemple) Une fois le tableau constituer, c’est la matière du tableau qui suscite ou suggère l’image que l’on peut en donner. J’ai déjà une vague idée, mais pour que ce soit moins vague, il faudrait un tableau le plus exhaustif possible. La figure mentionnée par Fil est une solution possible, j’en vois d’autres qu’il faudra tester.

      Du coup je vais consacrer une petite heure la semaine prochaine pour faire quelques recherches, je pense qu’il existe déjà des chronologie. J’ouvre un dossier droit du travail que je place dans la dropbox, et j’invite qui veut participer (uploader le résultat de vos recherches et consulter les esquisses expérimentales ... quand elles seront faites) -> écrire à reka@visionscarto.net

      Je vais aussi regrouper dans cette drop tout ce que j’ai sur le sujet dans mes archives.

    • 1900 : limitation de la journée de travail à 11 heures (10 heures tente en 1902 et 10 heures en 1904) (et à l’époque on travaillait aussi le dimanche ?, soir 77 heures par semaine)
      1906 : instauration du repos dominical, ainsi que création d’un ministère du travail et de la prévoyance sociale.
      1907 : création des conseils des prud’hommes et élection à parité de patrons et de salariés.
      1919 : création des conventions collectives et journées de 8 heures (là on sent qu’il a fallu lâcher du lest après le génécide social de la première guerre mondiale)
      1930 : adoption de la loi sur les assurances sociales couvrant maladie, maternité, chômage, invalidité, vieillesse et décès.
      1936 : signature des accords de Matignon entre le gouvernement et le Front Populaire, la patronat et la CGT. Ils instituent les contrats colelctifs, les délégués du personnel, 15 jours de congés annuels payés et la semaine de 40 heures.
      1944 : le conseil nationale de la résistance préconise la création d’une Sécurité Sociale, la sécurité de l’emploi, le droit au travail et à la retraite.
      1946 : rétablissement des semaines de 40 heures de travail qui avient été abrogées en 1941 (on note qu’il quand même fallu deux ans pour y consentir)
      1947 : instauration du salaire minimum vital
      1950 : création du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) qui deviendra le salaire minimum de croissance (SMIC)
      1956 : 3ème semaine de congés payés
      1962 : 4ème semaine de congés payés
      1967 : participation des salariés au bénéfice de l’entreprise.
      1972 : loi égalité hommes/femmes
      1975 : accord entre le CNPF et les syndicats ouvriers sur le pourventage des indemnités de licenciement économique (90% du salaire annuel brut). On note que c’est deux ans après la première crise pétrolière de 1973 et donc le début du chômage de masse, en 1974, il y a 100.000 chômeurs en France, en 1980, un million. (aujourd’hui c’est nettement moins, 1/7 de mois pêndant 7 ans puis 3/5 ème de mois pour toutes les autres années, il serait intéressant de savoir comment et à quel rythme s’est fait la baisse).
      1982 : semaine de 39 heures et 5ème semaine de congés payés.
      1991 : le harcèlement sexuel est un délit
      1998 : adoption de la loi des 35 heures, effective en 2000
      2000 : allègement des cotisations sociales pour les entreprises passées aux 35 heures (loi Aubry II)

      Et à mon avis c’est à partir de là que s’opère le déclin. La retraite à 62 ans et la menace qu’elle passe très prochainement à 63 ans. Voilà @reka je suis à peu près certain que des personnes comme @colporteur ou @cqfd, d’anciens collègues aussi, sans doute, bref, pour ne mentionner qu’eux, peuvent t’apporter des dates à partir de 2000.

    • @reka J’ai failli ne pas oser en parler. Je suis content de l’avoir fait. Et je suis naturellement très impatient de voir ce que cela donne, et voir comment cela sera sûrment très différent que tout ce que je peux imaginer. Je vais regarder ce que je peux trouver de chiffré par rapport aux dates, mais surtout retrouver les dates du déclin. A à un moment j’avais commis ce fichier :

      http://www.desordre.net/bloc/extreme_droite

      Il doit me rester des brouillons et des bouts de trucs, si je trouve des trucs intéressants je te les poste

    • Euh, excusez, je complique mais on ne peut se faire une idée exacte du droit du travail sans faire le lien avec le droit AU chômage, c’est à dire la protection du travailleur confronté au #chômage, phénomène qui a commencé à croître dès 1967.
      voir par exemple
      Pas de droit du travail sans #droit_au_chômage !
      http://seenthis.net/messages/467923

      Et ne pas oublier la mensualisation, acquis ouvrier contre le salaire à la tâche, aux pièces (1966 ? 67) le passage du SMIG (panier de biens préservé de l’inflation) au SMIC (indexation du salaire minimum sur la croissance, c’est à dire une mesure de la productivité sociale, en 1967), car d’une part c’est dès 1976, avec les « stages Barre », que l’on crée des emplois « jeunes » ou/et chômeurs (en plus de l’intérim) dont le salaire est inférieur au SMIC, et que dans les années 90, socialistes, l’individualisation des salaires vient à rebours de toute la logique collective antérieure.

      Pour ce qui est du chômage/précarité de l’emploi (et du travail, généralisation des stages), je ne me lance pas ici faute de connaissances suffisantes à ce stade. Quelques repères tout de même, sans oublier que ce sont parfois les pratiques plus que les textes qui modifient radicalement la donne (par ex généralisation de la sous-traitance, « externalisation des services », ou nécessité des stages en entreprises tout au long des divers cycles de formation).

      1958 création de l’Unedic
      1967 création des annexes 8 et 10 (spectacle)
      1974 création de l’allocation supplémentaire d’attente qui garantissait aux licenciés 90% de leur ancien salaire brut (soit un net supérieur au salaire nominal hors primes), celle ci est supprimée, selon moi en 1979 (sans certitude), selon louis Maurin en 1982,
      http://www.crdp-montpellier.fr/ressources/dda/exclusion/dda3_413_1.HTML
      1982 , tournant majeur, la création des « filières d’indemnisation » à l’Unedic qui saucissonne les droits en les proportionnant strictement à la durée antérieure d’affiliation (basculement de la majorité des chômeurs dans la non indemnisation), l’idée reçue selon laquelle le « tournant de la rigueur socialiste » daterait du blocage des salaires de 1983 est fausse, ce « tournant » a débuté contre les chômeurs et précaires, sur les allocations chômage.
      1988/89 création du RMI (...)
      1992 instauration de l’allocation unique dégressive (supprimée en 2001 par le Pare et son « allocation de retour à l’emploi ») et suppression de l’allocation formation reclassement (AFR) qui permettait de disposer d’un revenu pour se former, au départ y compris pour des formations sans lien étroit avec les emplois disponibles, les professions, et dont les critères avaient été progressivement durcis (aujourd’hui un chômeur ne peut espérer une alloc que pour une formation brève vers des « métiers en tension »)
      Rabotages successifs des droits des saisonniers et intérimaires, du chômage en activité à temps réduit (chrono et détail à établir
      2007 instauration du RSA (...)
      2014 : 1 jour cotisé un jour indemnisé devient le principe de base avec une durée plafond réduite.

      ...

      Il ya bien des événements de ce genre qui demandent à être caractérisés, analysés, qui peuvent pas apparaître dans une chronologie sans phrases, qui sont des déplacements plus que des progrès ou régression. Ainsi la RTT (35 H) est aussi ne mesure de flexibilisation/ annualisation du temps de travail qui ne peut être décrite en terme d’"accord gagnant/gagnant comme on aime à le faire ces dernières années dans la logique de défense d’un supposé contrat social.


  • Déluge de bombes sur le #code du #travail, par Martine Bulard (Le Monde diplomatique, 19 février 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2016-02-19-code-du-travail

    Jusqu’à présent, le principe fondamental du droit du travail donnait la priorité aux #lois édictées par les élus de la #République à moins qu’un accord à un niveau inférieur (branche, entreprise) se révèle plus favorable au salarié. Désormais, un accord dans une #entreprise prévaut sur la loi, même s’il est défavorable à ce dernier. Singulière conception de l’« #égalité réelle » ! Cette disposition fondamentale permettra au prochain président de la République d’amputer ce qui restera (encore) des droits des travailleurs.

    Quant au fameux contrat de travail à durée indéterminée (CDI) maintenu dans la loi, il pourra être rompu à tout moment en cas « de réorganisation de l’entreprise » ou de « conquête de marché ». Au delà de ces situations somme toute très fréquentes, la direction n’aura même plus à se justifier : il lui suffira de payer trois mois de salaire pour les employés embauchés depuis moins de deux ans, six pour les moins de cinq ans, etc. La notion même de licenciement abusif disparaît de fait. Le patron qui paye peut se séparer de son salarié sans risque de pénalité supplémentaire.

    Même tour de passe-passe pour les 35 heures. Entre les dérogations, un décompte du temps de travail et le paiement au rabais des heures supplémentaires, la réforme Aubry va passer aux oubliettes…

    Après une lecture rapide des 131 pages de ce nouveau code du travail, on peut retenir les dispositions concernant la durée du travail, la réforme des prud’hommes (le prochain numéro du Monde diplomatique, en kiosques le 2 mars, y consacrera un article), l’élargissement du droit de licencier et de réduire autoritairement les salaires, le moindre paiement des heures supplémentaires, etc.