city:berlin


  • Five hundred glass negatives by Lucia Moholy | The Charnel-House
    https://thecharnelhouse.org/2018/12/07/five-hundred-glass-negatives-by-lucia-moholy

    In 1915, twenty-one-year-old #Lucia_Schulz wrote in her journal that she could imagine herself using photography as “a passive artist,” recording everything from the best perspective, putting the film through the chemical processes she’d learned, and adding to the image her sense of “how the objects act on me.”

    On her twenty-seventh birthday, at the Registry Office in Charlottenburg, a borough of Berlin, she married the Hungarian Constructivist painter #Lászlo_Moholy-Nagy and became, in the blink of a bureaucratic instant, #Lucia_Moholy. A few years later, when Moholy-Nagy was recruited to teach as a master at the #Bauhaus school, Lucia went with him — she, her camera, her technical skills, and her knowledge of the darkroom.

    #photographie


  • Taxe numérique européenne : les Gafa ont encore gagné
    https://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/taxe-numerique-europeenne-seulement-si-l-ocde-echoue-04-12-2018-2276449_1897

    Certes, Paris et Berlin se sont mis d’accord sur une taxation du chiffre d’affaires des géants du numérique. Mais uniquement si l’OCDE échoue... La présidence autrichienne de l’Union européenne n’est pas parvenue, en dépit de ses efforts, à obtenir une décision unanime du Conseil européen sur l’établissement d’une taxe sur les géants du numérique. Les Gafa gagnent encore du temps. Les contribuables européens et les entreprises du secteur physique continueront donc, seuls, à assumer le poids des dépenses (...)

    #bénéfices #taxation #GAFAM


  • Depuis deux jours, des rumeurs se propagent sur les réseaux sociaux (notamment Facebook et les comptes sympathisants du mouvement des #gilets_jaunes) alimentant la théorie conspirationniste du "grand remplacement".

    La France va passer sous administration de l’ONU : la folle rumeur qui agite des “gilets jaunes”
    https://www.franceinter.fr/info/la-france-va-passer-sous-administration-de-l-onu-la-folle-rumeur-qui-agi

    La France va perdre sa souveraineté en signant le pacte migratoire de l’ONU le 10 décembre, entraînant la démission d’Emmanuel Macron. Cette folle rumeur agite des groupes Facebook de “gilets jaunes”. Certains sont persuadés qu’il faut “faire tomber” Macron avant.

    Repris également sur Libération :

    https://www.liberation.fr/checknews/2018/12/04/gilets-jaunes-d-ou-vient-l-appel-au-blocage-general-a-partir-du-10-decemb

    La rumeur impacte également la Belgique où, sur fond de crise gouvernemental, la N-VA dénonce le "pacte de l’ONU" devant être acté les 10 et 11 décembre prochains.

    https://www.liberation.fr/planete/2018/12/05/pacte-sur-les-migrations-la-belgique-s-echarpe_1696091

    Mais pas que, car toute la sphère euro-nationaliste xénophobe semble à la manœuvre.

    https://www.lematin.ch/suisse/pacte-onu-migrations-cest/story/27145120

    https://lepetitjournal.com/hambourg/les-allemands-sortent-leurs-gilets-jaunes-en-soutien-la-france-24569

    Certains Allemands se sont réunis, samedi dernier à la porte de Brundebourg (sic) à Berlin, suite à l’accord de la majorité des députés de Bundestag de signer le pack migratoire de l’ONU, le 10 et 11 décembre 2018.

    Mais qu’en est-il au juste de ce "pack de Marrakech" (comme j’ai pu le lire sur une page FB) ? Tentative d’explication ici :
    https://www.bastamag.net/Que-propose-vraiment-le-Pacte-mondial-sur-les-migrations-de-l-Onu-qui-fait

    #rumeurs #conspirationnisme #instrumentalisation #extrême_droite #xénophobie


  • Île de Pâques : le combat du peuple Rapa Nui pour la restitution de son patrimoine culturel
    https://www.franceculture.fr/sculpture/ile-de-paques-le-combat-du-peuple-rapa-nui-pour-la-restitution-de-son-

    C’est le symbole de l’Île de Pâques. Le moaï est devenu indissociable de cette île, rattachée au Chili depuis 1888, comme la Tour Eiffel l’est pour Paris. Près de mille statues aux airs de géant de pierre se dressent encore aujourd’hui sur cette île de 166 km2, située entre Tahiti et les côtes chiliennes. Mais certaines oeuvres manquent à l’appel et sont exposées dans des musées à l’étranger, comme à Paris, quai Branly. 150 ans après la disparition du moaï Hoa Hakananai’a, une délégation de l’Île de Pâques s’est rendue mardi 20 novembre au British Museum de Londres pour réclamer la restitution de la statue. La statue a été emportée sans autorisation en 1868 par un navire britannique. La reine Victoria l’avait ensuite offerte au musée londonien, mal à l’aise devant cette représentation dénudée.

    Cette revendication date en fait d’une trentaine d’années et s’inscrit dans un combat pluriel du peuple Rapa Nui. Sa terre est d’ailleurs sur le point de changer officiellement de nom pour s’appeler « Rapa Nui - Isla de Pascua ». « Nous voulons faire un acte de reconnaissance historique, de revendication : reconnaître l’origine et l’histoire millénaire de l’île », a ainsi déclaré le président du Chili, Sebastián Piñera. Le musée norvégien Kon-Tiki pourrait d’ores et déjà avoir créé un précédent : il vient lui de s’engager à restituer toute sa collection de pièces archéologiques et photographies de Rapa Nui.

    #restitution #art #musée #colonialisme #Ile_de_Pâques #Rapa_Nui

    • Les colonisateurs se sont appropriés les richesses et les œuvres d’art partout où ils passaient.
      Quand tu visites les musées européens, tu retrouves partout les traces de ces pillages. Par exemple à Berlin, l’Autel de Pergame (Grèce) ou la Porte d’Ishtar (Babylone) ou à Paris, rien que l’Obélisque de Louxor qui trône au milieu de la concorde (avec son piédestal carrément modifié car jugé indécent) ou les collections du département de l’Egypte ancienne au Louvre. Tous les continents ont été impactés par cette voracité européenne, du palais impérial chinois aux trésors des Dogons.
      Et ça se poursuit encore aujourd’hui avec le commerce « des antiquités » il suffit de faire un tour à Drouot ou dans les salles de vente.
      Et tout ces vols sont exposés avec fierté par ces Etats dit démocratiques qui ont fait de l’Art une marchandise rentable.

      #appropriation_culturelle #tableaux_de_chasse #pillage #trophées_de_guerre


  • L’Allemagne, ce pays où l’enlèvement international d’enfant est légal - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2018/12/02/l-allemagne-ce-pays-ou-l-enlevement-international-d-enfant-est-legal_1695

    Le Parlement européen, saisi régulièrement par des pétitions de parents non allemands victimes d’un enlèvement international d’enfant, a décidé de hausser le ton contre l’#Allemagne, puisque ce pays est le seul de l’Union à refuser d’appliquer le #droit_européen (l’Autriche, qui avait la même interprétation de l’intérêt de l’enfant, est rentrée dans le rang). Le 29 novembre, par 307 voix contre 211 et 112 abstentions, il a adopté une résolution ciblant uniquement Berlin, ce qui est sans précédent et montre l’agacement des eurodéputés.
    Langue maternelle

    La résolution décrit le système mis en place outre-Rhin pour refuser d’exécuter les décisions judiciaires européennes ordonnant le retour des enfants. Outre l’interprétation extensive, puisant sa source dans une loi du régime nazi, de l’intérêt de l’enfant qui est toujours de rester auprès de son parent allemand en Allemagne, même en cas de violence ou d’abus avéré contre le parent non allemand, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe estime que l’Allemagne n’a pas à exécuter une décision de justice européenne si l’#enfant, même de moins de 3 ans, n’a pas été entendu par le juge… Surtout, le pouvoir du Jungendamt est proprement terrifiant : c’est lui qui recommande au juge la décision à prendre et peut décider de mesures temporaires (comme la tutelle) sans aucun appel possible. Il peut aussi s’opposer au droit de visite du parent non allemand, imposer sa présence lors des visites ou refuser que le parent non allemand parle dans sa #langue_maternelle à son enfant…

    #parentalité


  • Info prise chez Nova dont je ne suis pas sur du rapport à l’underground.

    « Underground Radio Directory, et recense des radios underground de 28 différents pays, de Tokyo a Glasgow en passant par Kansas City mais aussi Marrakech et São Paulo, il y en a pour tous les goûts et on y fait de très belles découvertes. »

    Underground Radio Directory.
    http://www.undergroundradiodirectory.com/stations

    Number of stations : 86

    10TwentyRadio

    Bristol, England

    more info...

    199Radio

    London, England

    more info...

    20ft Radio

    Kiev, Ukraine

    more info...

    2Day Radio

    Aberdeen, Scotland

    more info...

    8 Ball Radio

    New York City, USA

    more info...

    8K.NZ

    Christchurch, New Zealand

    more info...

    Automat Radio

    Worldwide

    more info...

    Balamii

    London, England

    more info...

    Basso Radio

    Helsinki, Finland

    more info...

    BBC Radio 6 Music

    London, England

    more info...

    Berlin Community Radio

    Berlin, Germany

    more info...

    Bloop

    London, England

    more info...


  • The Kaiser goes : the generals remain - Theodor Plivier
    https://libcom.org/history/kaiser-goes-generals-remain-theodor-plivier-1932

    Text entier en anglais : https://libcom.org/files/TheKaiserGoesTheGeneralsRemain.pdf https://libcom.org/files/TheKaiserGoesTheGeneralsRemain.mobi

    Du même auteur : Stalingrad (1945), Moskau (1952), Berlin (1954), une trilogie sur la guerre contre les nazis. Je n’ai pas encore trouvé de version en ligne.

    This is an amazing novel about the German Revolution, written by a participant. Republished here in PDF and Kindle formats.

    I’m republishing a novel about the German Revolution called The Kaiser Goes: the Generals Remain, written by a participant in the naval mutinies which kicked the whole thing off. But the novel doesn’t just concern rebellion in the armed forces, there’s all kinds of other exciting events covered too!

    I first became aware of the novel when I noticed some quotations from it in Working Class Politics in the German Revolution1, Ralf Hoffrogge’s wonderful book about the revolutionary shop stewards’ movement in Germany during and just after World War I.

    I set about finding a copy of The Kaiser goes..., read it, and immediately wanted to make it more widely available by scanning it. The results are here.

    Below I’ve gathered together all the most readily accessible information about the novel’s author, Theodor Plivier, that I can find. Hopefully, the sources referenced will provide a useful basis for anybody who wants to do further research.

    Dan Radnika

    October 2015

    THEODOR Otto Richard PLIVIER – Some biographical details

    Theodor Plivier (called Plievier after 1933) was born on 12 February 1892 in Berlin and died on 12 March 1955 in Tessin, Switzerland.

    Since his death Plivier/Plievier has been mostly known in his native Germany as a novelist, particularly for his trilogy of novels about the fighting on the Eastern Front in WWII, made up of the works Moscow, Stalingrad and Berlin.

    He was the son of an artisan file-maker (Feilenhauer in German) and spent his childhood in the Gesundbrunnen district in Berlin. There is still a plaque dedicated to him on the house where he was born at 29 Wiesenstraße. He was interested in literature from an early age. He began an apprenticeship at 17 with a plasterer and left his family home shortly after. For his apprenticeship he traveled across the German Empire, in Austria-Hungary and in the Netherlands. After briefly returning to his parents, he joined up as a sailor in the merchant navy. He first visited South America in 1910, and worked in the sodium nitrate (saltpetre) mines in 1913 in Chile. This period of his life seems to have provided much of the material for the novel The World’s Last Corner (see below).

    He returned to Germany, Hamburg, in 1914, when he was still only 22. He was arrested by the police for a brawl in a sailors’ pub, and was thus “recruited” into the imperial navy just as the First World War broke out. He spent his time in service on the auxiliary cruiser SMS Wolf, commanded by the famous Commander Karl August Nerger. It was he who led a victorious war of patriotic piracy in the Atlantic, the Indian Ocean and the Pacific, seizing enemy ships and their cargo, taking their crews prisoner, and returning in glory to Kiel in February 1918. The activities of SMS Wolf are described in fictional form in the final chapter of Plivier’s The Kaiser’s Coolies (see below). The young Plivier didn’t set foot on land for 451 days, but while at sea he became converted to revolutionary ideas, like thousands of other German sailors. Nevertheless, he never joined a political party. In November 1918, he was in Wilhelmshaven and participated in the strikes, uprisings and revolts accompanying the fall of the German Empire, including the Kiel Mutiny. He also played a small role in the November Revolution in Berlin.

    He left the navy after the armistice (11 November 1918) and, with Karl Raichle and Gregor Gog (both sailor veterans of the Wilmhelmshaven revolt), founded the “Green Way Commune”, near Bad Urach. It was a sort of commune of revolutionaries, artists, poets, proto-hippies, and whoever turned up. Two early participants were the anarchist Erich Mühsam and Johannes Becher (see below), who was a member of the German Communist Party (KPD). At this time several communes were set up around Germany, with Urach being one of three vegetarian communes set up in the Swabia region2.

    It was the beginning of the anarchist-oriented “Edition of the 12” publishing house. Plivier was certainly influenced by the ideas of Bakunin, but also Nietzsche. Later he took on some kind of “individualist anarchism”, ensuring that he didn’t join any party or formal political organisation.

    In Berlin in 1920 he married the actress Maria Stoz3. He belonged to the circle of friends of Käthe Kollwitz4, the radical painter and sculptor, who painted his portrait. On Christmas Day 1920 he showed a delegation from the American IWW to the grave of Karl Liebknecht5. In the early ‘20s he seems to have associated with the anarcho-syndicalist union, the FAUD (Free Workers’ Union of Germany), and addressed its public meetings6.

    Plivier underwent a “personal crisis” and began to follow the example of the “back to nature” poet Gusto Gräser7, another regular resident of “Green Way” and a man seen as the leading figure in the subculture of poets and wandering mystics known (disparagingly at the time) as the “Inflation Saints” (Inflationsheilige)8. In the words of the historian Ulrich Linse, “When the revolutionaries were killed, were in prison or had given up, the hour of the wandering prophets came. As the outer revolution had fizzled out, they found its continuation in the consciousness-being-revolution, in a spiritual change”9. Plivier began wearing sandals and robes…10 According to the Mountain of Truth book (see footnote), in 1922, in Weimar, Plivier was preaching a neo-Tolstoyan gospel of peace and anarchism, much influenced by Gräser. That year he published Anarchy, advocating a “masterless order, built up out of the moral power of free individuals”. Supposedly, “he was a religious anarchist, frequently quoting from the Bible”11. This was not unusual amongst the Inflationsheilige.

    His son Peter and his daughter Thora died from malnutrition during the terrible times of crisis and hyper-inflation in 1923. A year later he began to find work as a journalist and translator. He then worked for some time in South America as a cattle trader and as secretary to the German consul in Pisagua, Chile. On his return to Germany he wrote Des Kaisers Kulis (“The Kaiser’s Coolies”) in 1929, which was published the following year. It was a story based on his days in the Imperial Navy, denouncing the imperialist war in no uncertain terms. At the front of the book is a dedication to two sailors who were executed for participation in a strike and demonstration by hundreds of sailors from the Prinzregent Luitpold12. Erwin Piscator put on a play of his novel at the Lessingtheater in Berlin, with the first showing on 30 August 1930. Der Kaiser ging, die Generälen blieben (“The Kaiser Goes: The Generals Remain”) was published in 1932. In both novels Plivier did an enormous amount of research, as well as drawing on his own memories of important historical events. In the original edition of Der Kaiser ging… there is a citations section at the end with fifty book titles and a list of newspapers and magazines consulted. This attention to historical fact was to become a hallmark of Plivier’s method as a novelist. The postscript to Der Kaiser ging… clearly states what he was trying to do:

    “I have cast this history in the form of a novel, because it is my belief that events which are brought about not by any exchange of diplomatic notes, but by the sudden collision of opposed forces, do not lend themselves to a purely scientific treatment. By that method one can merely assemble a selection of facts belonging to any particular period – only artistic re-fashioning can yield a living picture of the whole. As in my former book, The Kaiser’s Coolies, so I have tried here to preserve strict historic truth, and in so far as exact material was available I have used it as the basis of my work. All the events described, all the persons introduced, are drawn to the life and their words reproduced verbatim. Occasional statements which the sources preserve only in indirect speech are here given direct form. But in no instance has the sense been altered.”

    His second marriage (which didn’t produce any children) was to the Jewish actress Hildegard Piscator in 1931. When Hitler came to power as Chancellor in 1933, his books were banned and publically burnt. He changed his name to Plievier. That year he decided to emigrate, and at the end of a long journey which led him to Prague, Zurich, Paris and Oslo, he ended up in the Soviet Union.

    He was initially not subject to much censorship in Moscow and published accounts of his adventures and political commentaries. When Operation Barbarossa was launched he was evacuated to Tashkent along with other foreigners. Here, for example, he met up (again?) with Johannes Robert Becher, the future Culture Minister of the DDR! In September 1943 he became a member of the National Committee for a Free Germany (NKFD), which gathered anti-Nazi German exiles living in the USSR – not just Communist Party members, although there were a fair number of them involved. In 1945 he wrote Stalingrad, based on testimonies which he collected, with official permission, from German prisoners of war in camps around Moscow. This novel was initially published in occupied Berlin and Mexico, but ended up being translated into 14 languages and being adapted for the theatre and TV13. It describes in unflinching and pitiless detail the German military defeat and its roots in the megalomania of Hitler and the incompetence of the High Command. It is the only novel by Plievier that was written specifically as a work of state propaganda. It is certainly “defeatist”, but only on the German side – it is certainly not “revolutionary defeatist” like Plievier’s writings about WWI. The French writer Pierre Vaydat (in the French-language magazine of German culture, Germanica14) even suggests that it was clearly aimed at “the new military class which was the officer corps of the Wehrmacht” in an effort to encourage them to rise up against Hitler and save the honour of the German military. The novel nevertheless only appeared in a censored form in the USSR.

    He returned to Weimar at the end of 1945, as an official of the Red Army! For two years he worked as a delegate of the regional assembly, as director of publications and had a leading position in the “Cultural Association [Kulturbund] for German Democratic Renewal” which was a Soviet organisation devoted to changing attitudes in Germany and preparing its inclusion into the USSR’s economic and political empire. As with so much else in Plievier’s life, this episode was partly fictionalised in a novel, in this case his last ever novel, Berlin.

    Plievier ended up breaking with the Soviet system in 1948, and made an announcement to this effect to a gathering of German writers in Frankfurt in May of that year15. However, Plievier had taken a long and tortuous political path since his days as a revolutionary sailor in 1918… He clearly ended up supporting the Cold War – seeing the struggle against “Communist” totalitarianism as a continuation of the struggle against fascism (logically enough). What’s more, his views had taken on a somewhat religious tinge, talking of a “spiritual rebirth” whose foundations “begin with the Ten Commandments from Mount Sinai and end with the theses of the Atlantic Charter”! Although it can be read as a denunciation of the horrors of war in general, it’s clear that Berlin, his description of the collapse of Nazi Germany in 1945, is far more of a denunciation of Soviet Russia than anything else. The character Colonel Zecke, obviously a mouthpiece for Plievier’s views, even claims that Churchill and Roosevelt only bombed Dresden because they wanted to please Stalin. If you say so, Theo…! One virtue of Plievier’s single-minded attack on the Russian side is that he draws attention to the mass rape of German women by Russian soldiers. This was a war crime which it was not at all fashionable to mention at the time he was writing, despite the existence of perhaps as many as two million victims16.

    Berlin ends with one of the recurring characters in Plievier’s war novels being killed while participating in the East German worker’s revolt in 195317. Despite his conservative turn, Plievier obviously still has some of the spirit of Wilhelmshaven and can’t restrain himself from giving the rebellious workers some advice about how to organise a proletarian insurrection – seize the means of production! Another character says:

    “What use was it raising one’s fists against tanks, fighting with the Vopos [Volkspolizei – People’s Police], trampling down propaganda posters – one has to get into the vital works, to get busy at the waterworks, the power stations, the metropolitan railway! But the workers are without organisation, without leadership or a plan –the revolt has broken out like a steppes fire and is flickering away uncoordinated, in all directions at once.”

    He went to live in the British Zone of Occupation. He got married for a third time, in 1950, to Margarete Grote, and went to live next to Lake Constance. He published Moscow (Moskau) in 1952 and Berlin in 1954. He moved to Tessin in Switzerland in 1953, and died from a heart attack there in 1955, at the age of 63.

    His works – particularly the pro-revolutionary ones – are almost unknown in the English-speaking world (or anywhere else) today. The republication of The Kaiser Goes: The Generals Remain in electronic form is a modest attempt to remedy this!

    Finally, please read Plivier’s novels! Even the reactionary ones…

    #Allemagne #histoire #révolution #littérature


  • Je suis allé voir le #film Suspiria (2018) de Luca Guadagnino, avec Dakota Johnson et Tilda Swinton
    https://www.youtube.com/watch?v=BY6QKRl56Ok

    C’est évidemment le remake du Suspiria de Dario Argento (écrit avec Daria Nicolodi), de 1977 (avec Jessica Harper).

    Généralement je ne vais pas voir les remakes des classiques de l’horreur. J’ai l’impression que ça donne soit des copies plan par plan mais avec des effets numériques tape à l’œil, soit des outrances gore. Mais là, un remake de Dario Argento, j’avais envie de voir.

    Hé ben c’est pas mal du tout. Il y a une ambiance pesante tout le long, on est relativement surpris par les évolutions de la trame, et les actrices sont épatantes. Évidemment, Tilda Swinton (qui, je le découvre en regardant la fiche IMDB en sortant de la salle, joue aussi le vieux monsieur, ainsi que la mère Markos), pour te foutre les chocottes, tu peux pas te rater. (Je vois que Dakota Johnson et Tilda Swinton étaient déjà dans A Bigger Splash (2015) du même Luca Guadagnino. Pas encore vu.)

    C’est largement de l’horreur d’ambiance, mais fais gaffe quand même : le premier meurtre est long et pénible, et il y a quelques effets gore. Un peu comme Hérédité (2018) : de l’ambiance, mais quand c’est horrible, c’est horrible…

    Plutôt bonne idée d’ajouter des éléments de cadre historique à Berlin, avec la bande à Baader, des évocations de la guerre… c’est pas vraiment lourd, et ça donne un peu de fond à un scénario un peu con-con sinon (c’est des histoires de sabbat de sorcières, à la base).

    Musique de Thom Yorke (Radiohead). Ouaip. Et un cameo de Jessica Harper. Ouaip aussi.

    (En revanche, la programmation du Gaumont à Montpellier, je comprends pas : le film ne passe qu’une fois par jour, à 21h50.)

    • Du coup je me suis revu le Suspiria de Dario Argento (1977) :
      https://www.youtube.com/watch?v=5Y0EEqtWrJI

      Je vais commencer par préciser que Suspiria n’est pas mon Argento préféré : pour moi le chef-d’œuvre, c’est Profondo Rosso avec David Hemmings (1975). C’est beaucoup plus « tenu » et développé, et on y retrouve l’humour à la con d’Argento (après, Profondo Rosso est presque deux fois plus long ; alors forcément il y a le temps pour y mettre beaucoup plus de choses). Mais bon, Suspiria, c’est tout de même un de mes classiques.

      Ce qui est amusant, en revoyant l’original après le remake, c’est que les choix du second font ressortir les limites du premier.

      – Toute la fin est différente. Et ça donne du corps et des enjeux à l’anecdote (le « sabbat de sorcières », un peu con-con sinon). En gros, dans le film d’Argento, le pourquoi et les enjeux autour du personnage de Jessica Harper, il n’y en a pas vraiment.

      – Et justement, les personnages du premier film ne sont pas très développés. Jessica Harper, on ne sait pas trop son parcours. Et surtout, ses copines, c’est assez néantissime. Le personnage de Udo Kier, on se demande même ce qu’il fait là.

      – L’aspect surnaturel surgit dans la scène finale, et le mot « sorcières » est prononcé pour la première fois au bout d’une heure de film. Les meurtres sont plus ou moins réalistes, essentiellement au couteau (comme dans tout bon giallo). Ce sont les espèces de cris omniprésents dans la bande son qui signalent que ce n’est pas un simple polar ; c’est assez pénible du coup, la bande son en fait des caisses dans l’infernal – je ne parle pas de la musique des Goblin, ça curieusement je supporte assez bien –, pendant que le scénario joue sur l’incertitude. Du coup, pendant une heure on fait comme si c’était un thriller, pendant 20 minutes on introduit le thème des sorcières sur le ton de l’évidence, et dans les 3 dernières minutes on montre que c’est totalement surnaturel (mais avec des effets sonores omniprésents qui, eux, contredisent cette hésitation pour le « surnaturel »). Dans le remake, c’est assumé : le thème des sorcières et des 3 Mères est balancé dès le début, et le premier meurtre (long et pénible, comme je l’ai écrit ci-dessus) est explicitement surnaturel.

      – Comme le surnaturel ne vient que tardivement, il y a une « résolution » de type thriller/polar, classique d’Argento, avec une information incompréhensible montrée au début, dont l’héroïne se souvient et qu’elle ne comprend que plus tard dans le film. Ici c’est assez lourd, et pas franchement intéressant, avec les « 3 iris » et le « secret », qui ouvrent une porte dérobée : c’est donc juste une anecdote – pas le dévoilement de la raison de la folie meurtrière comme dans Profondo Rosso par exemple.


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    We are a group of humble, authentic and ambitious people who develop and work with visionary technology that’s revolutionizing the photography industry. Coming from many different countries and professional backgrounds, we all now call Berlin or NYC home. We value knowledge sharing and open conversation, creatives, builders and thinkers. In the fast-moving world of deep learning, our goal is to understand beauty in photography and index the world’s photos. Do you want to be part of fierce, solution-oriented, courageous thinkers and doers with open minds and a passion for what they do? Then come join us!

    #Berlin #boulot



  • Alexandre Astier, compositeur, comédien, réalisateur et scénariste.
    https://www.francemusique.fr/emissions/musique-emoi/alexandre-astier-compositeur-humoriste-comedien-realisateur-et-scenari

    Astier sur France Musique pour parler donc avant tout de musique, et notamment évidemment de Bach. Et d’improvisation, d’écriture…

    http://rf.proxycast.org/1504062025964199936/16307-18.11.2018-ITEMA_21895853-0.mp3

    Jean-Sébastien Bach
    Cantate BWV 147 « Jesu bleibet meine Freude » (Choral)
    Consentus Musicus de Vienne
    Choeur de Garçons de Tolz
    Direction : Nikolaus Harnoncourt

    Jean-Sébastien Bach
    Concerto pour 2 violons et orchestre en ré mineur BWV.1043 (Vivace)
    Felix Ayo et Roberto Michelucci, violons.
    I Musici

    Jean-Sébastien Bach
    Variations Goldberg BWV.988 (Variation n°15)
    Ekaterina Derzhavina, piano

    Jean-Sébastien Bach / Alexandre Astier
    Extrait du spectacle d’Alexandre Astier « Que ma joie demeure »
    Unter deimem Schirmen (sous la protection de votre bouclier)

    Maurice Ravel
    Concerto pour piano en sol Majeur (Adagio assai)
    Martha Argerich, piano
    Orchestre Philharmonique de Berlin
    Direction : Claudio Abbado

    Miles Davis
    You’re under arrest
    Bob Berg : saxophone
    Robert Irving III : claviers
    JOHN Scofield : guitare
    Darryl Jones, basse
    Vincent Wilburn Jr. Steve : batterie
    Steve Thornton : percussions

    Charlie Parker
    Donna Lee
    Don Alias, congas
    Jaco Pastorius, basse

    Erik et Ulf Wakenius
    Birdland
    Erik et Ulf Wakenius, guitares

    Ludwig van Beethoven
    Symphonie n°8 en fa Majeur op.93 (Allegro vivace)
    Orchestre Révolutionnaire et Romantique
    Direction : John Eliot Gardiner

    Alexandre Astier
    Extrait de la B.O.F. « David et Madame Hansen »
    Camerata du Rhône
    Direction : Alexandre Astier

    Richard Robbins
    Extrait de la B.O.F. " Chambre avec vue "
    Orchestre Philharmonique de Londres
    Direction : John Pritchard

    Jean-Sébastien Bach
    Prélude en ut Majeur BWV. 846 (extrait du Clavier bien tempéré)
    Scott Ross, clavecin

    Jon Lennon / Paul Mac Cartney
    Blackbird
    Bobby Mc Ferrin, chant

    #Alexandre_Astier #musique #classique #Jean-Sébastien_Bach #radio #audio #France_Musique



  • Premier épisode : Les débuts de la #colonisation du Congo | Flandre Info
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2018/11/20/premier-episode-les-debuts-de-la-colonisation-du-congo

    Au fil de la série documentaire "Les enfants de la colonisation" de Canvas (sous-titrée en français), une vingtaine de témoins en Belgique et en RDC évoquent le Congo à l’époque coloniale et la manière dont l’héritage colonial a influencé leur propre vie. Le premier épisode revient sur l’histoire de la colonisation du Congo depuis la Conférence de Berlin sur les colonies de 1885. — Permalink

    #histoire


  • En Israël, la culture est prise entre deux feux
    Pierre Sorgue, Le Monde, le 16 novembre 2018
    https://www.lemonde.fr/m-actu/article/2018/11/16/en-israel-la-culture-est-prise-entre-deux-feux_5384505_4497186.html

    Lana Del Rey, Brian Eno, Peter Gabriel ou Arcade Fire… L’appel au boycott d’Israël pour dénoncer le sort des Palestiniens rencontre de plus en plus d’écho chez les artistes. Un dilemme pour le monde de la culture israélien.

    A trois heures du matin, The Block est à bloc. Le plus célèbre club électro de Tel-Aviv, enfoui sous le béton de la gare routière centrale, reçoit Carl Craig, ponte de la techno de Detroit (Michigan) aux Etats-Unis.

    La foule ondule, saute, tressaute au rythme des basses, dans le brouillard bleu que découpent les faisceaux de projecteurs épileptiques.

    BDS pour Boycott, désinvestissement, sanctions

    Yaron Trax, le maître des lieux, s’est glissé entre les danseurs pour s’assurer des bons réglages de sa sono analogique, réputée l’une des meilleures du monde. Le quadragénaire aux airs adolescents est aux anges parmi ces jeunes gens dont beaucoup sont venus au club comme ils étaient à la plage, en short et tee-shirt. Celui que porte Yaron ce soir-là reproduit les briques et la typographie reconnaissable entre toutes : Pink Floyd, The Wall. Lorsqu’on lui fait remarquer, il sourit comme un enfant contrit : « C’est un tee-shirt formidable et l’album l’est aussi. Quel dommage que Roger Waters soit devenu aussi décevant… »

    Car le musicien britannique, ex-membre de Pink Floyd, est le spectre qui hante la scène israélienne et dérange l’intelligentsia de gauche, celui qui empêche la bulle libérale et hédoniste qu’est Tel-Aviv de flotter innocemment à cinquante kilomètres du mouroir à ciel ouvert qu’est la bande de Gaza.

    Depuis des années, Roger Waters offre sa voix aux militants internationaux du BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions), mouvement né en 2005 de la société civile palestinienne, un an après que la Cour internationale de justice a jugé illégal le mur de séparation construit entre Israël et les territoires occupés.

    Il prône les pressions sur l’État d’Israël pour parvenir à ce que n’ont jamais obtenu des décennies de guerre, de résolutions de l’ONU et de vains processus de paix pendant lesquels le nombre des colons n’a cessé de croître (500 000 aujourd’hui) : la fin de l’occupation des territoires, la pleine égalité pour les citoyens palestiniens d’Israël, le droit au retour des réfugiés chassés de leurs terres.

    La scène musicale comme estrade politique

    Il suffit de voir les gratte-ciel bleutés qui poussent à Tel-Aviv pour s’en convaincre : le boycott économique n’a que peu d’effets. La « start-up nation » se porte bien, ses relations commerciales et diplomatiques n’ont cessé de se développer avec l’Afrique, l’Inde, la Chine, voire certains pays arabes. En ce mois d’octobre encore estival, les plages sont noires de monde, les ruelles de la vieille ville de Jérusalem, pleines de visiteurs : le pays aura accueilli plus de 4 millions de touristes à la fin de l’année, soit 46 % de plus qu’en 2016.

    Au-delà du portefeuille, le BDS s’attaque aussi aux cœurs et aux têtes. Il appelle au boycott culturel et académique, comme celui qui s’exerçait sur l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid. Et celui-là trouve, ces derniers mois, un écho bien supérieur. Depuis longtemps, la scène musicale sert d’estrade politique. D’un côté, Roger Waters, Peter Gabriel, Brian Eno, Elvis Costello, Lauryn Hill (The Fugees), Arcade Fire et d’autres ont annoncé qu’ils ne joueront plus en Israël tant qu’ils ne pourront en accepter la politique.

    De l’autre, Nick Cave, Radiohead, Paul McCartney, Alicia Keys, parmi beaucoup, sont venus au nom du dialogue et du refus de se voir dicter leur conduite. Mais, récemment, deux chanteuses moins politisées et plus populaires parmi les adolescents ont suivi le mouvement : en décembre, Lorde, la jeune rockeuse néo-zélandaise, annulait son concert après avoir été « alertée » par une lettre ouverte signée de deux fans – l’une Juive, l’autre Palestinienne –, puis en septembre, après de nombreux appels dont celui de Roger Waters, Lana Del Rey faisait faux bond. Parce qu’elle ne pourrait pas se produire également dans les territoires palestiniens, dit-elle, elle renonçait à jouer au festival Meteor qui devait être une sorte de Coachella version kibboutznik, dans le nord d’Israël.

    Un « tsunami d’annulations »

    Après le refus, en avril, de l’actrice Natalie Portman de recevoir le Genesis Prize (considéré comme un « Nobel » israélien) pour exprimer son désaccord avec le gouvernement Nétanyahou et les violences commises à Gaza, après la défection de l’équipe d’Argentine de Lionel Messi qui, en juin, a annulé une rencontre amicale avec celle d’Israël à la suite de pressions internationales (de menaces, dit-on du côté israélien), le retrait de Lana Del Rey fut une autre secousse médiatique.

    « Une belle surprise qui aidera peut-être les jeunes à se poser des questions sur une politique insoutenable dans les territoires occupés, mais aussi en Israël, où les Palestiniens, qui représentent 20 % de la population, sont victimes d’une cinquantaine de lois discriminatoires, à commencer par le logement et la terre », explique Kobi Snitz, chercheur en neurobiologie au Weizmann Institute et cofondateur de Boycott from Within (« boycott de l’intérieur »), qui rassemble une poignée de militants suffisamment téméraires pour affronter les torrents de haine qu’ils suscitent au sein du pouvoir, des médias et sur les réseaux sociaux.

    Dans la foulée de Lana Del Rey, quatorze artistes, dont plusieurs DJ, ont décliné l’invitation du festival. Des dizaines d’autres ont exprimé leur soutien au boycott sur les réseaux sociaux. Yaron Trax commence à se faire du souci pour « la capitale du clubbing » qu’est Tel-Aviv. Idit Frenkel, qui officie souvent derrière les platines de The Block, a signé un long article dans le quotidien israélien Haaretz, pour évoquer le « tsunami d’annulations ». Le titre de la tribune était emprunté aux paroles d’une chanson de Don McLean, American Pie (1971) : « The day the music died » [« le jour où la musique est morte »].

    Le boycott la laisse amère : « On peut comprendre ceux qui veulent lutter de manière non violente contre les morts de Gaza, le développement des colonies ou la décision de Trump d’installer l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. Mais ne pas venir, c’est punir ceux qui essaient de changer les choses, y compris dans la minuscule scène underground qu’abhorrent les nationalistes et les religieux du gouvernement. »

    Si certaines figures de l’électro, comme l’Américano-Chilien Nicolas Jaar ou les Français d’Acid Arab, viennent encore en Israël, ils ne jouent plus à Tel-Aviv mais à Haïfa, au Kabareet, tenu et animé par Jazar Crew, un collectif d’artistes palestiniens. Haïfa, la cité portuaire qui soigne sa réputation de tolérance et de coexistence entre Juifs et Arabes…

    Une forme d’apartheid ?

    Attablé dans un café du centre-ville, Ayez Fadel, 31 ans, l’un des fondateurs et DJ de Jazar Crew, connaît l’antienne par cœur : « Mais même ici, grandir en étant palestinien, c’est éprouver la discrimination. Les écoles publiques arabes moins dotées que les établissements juifs, les boîtes de nuit où l’on te demande ton “Hoger”, le livret militaire que tu n’as pas [la majorité des Arabes citoyens d’Israël n’effectuent pas leur service militaire], la langue… Une nouvelle loi fait de l’hébreu la seule langue officielle, elle dit aussi que le pays est “l’Etat-nation du peuple juif”, alors que je suis un Palestinien vivant ici par la force de l’histoire, que mes impôts servent à protéger les colonies juives et à financer une armée qui a tué 44 enfants palestiniens ces trois derniers mois… Parler d’apartheid ne me paraît pas exagéré. »

    Ayez Fadel comprend le boycott et revendique la dimension politique de Jazar Crew : « Une manière de sensibiliser les jeunes. Nous n’avons plus honte d’être palestiniens, nous sommes éduqués et confiants. Et nous ne cessons de répéter que nos positions ne sont pas contre les Juifs mais contre ce régime. » Le jeune homme se dit prêt à collaborer avec Yaron Trax, qui l’a appelé pour que The Block et Kabareet « organisent quelque chose ensemble ». Mais, précise-t-il, « à condition qu’il fasse une déclaration claire sur l’occupation des territoires et les droits des Palestiniens ».

    Les turbulences qui agitent le microcosme underground reflètent assez bien le désarroi du monde de la culture devant ces appels au boycott. « En ce moment, pas un dîner sans qu’on en parle », reconnaît la responsable d’une galerie d’art installée aux franges de Florentine, ancien quartier d’entrepôts et d’ateliers de Tel-Aviv devenu le préféré des artistes et des bobos. Comme beaucoup d’opposants à l’occupation, elle refuse d’acheter les produits des colonies – certaines se sont spécialisées dans l’agriculture et l’élevage bio – ou le vin venu du Golan. « Mais le BDS culturel, dit-elle, frappe ce qui reste de l’élite de gauche, celle que Nétanyahou et son gouvernement détestent. Si on la muselle, on n’entendra plus que les voix des plus réactionnaires… »

    C’est aussi ce que pense Avi Pitchon, écrivain, critique et commissaire d’expositions : « Le boycott culturel réduit le débat à une polarisation extrême entre les activistes et le gouvernement, il déshumanise et nourrit la paranoïa, ce “nous” contre “eux” dont joue un régime de moins en moins démocratique. Ce tout ou rien est un piège, quoi que disent les créateurs ils seront perdants. Alors, ils préfèrent laisser parler leur art… »

    C’est peut-être pour cela que chercher à les rencontrer pour évoquer la question relève de la chasse au dahu. Groupe pop connu pour ses textes radicaux, écrivain loué comme l’une des « grandes voix morales » du pays, cinéastes, producteurs de concerts, responsables de théâtre, de centre d’art contemporain… tous se disent trop occupés. D’autres se ravisent après avoir parlé et demandent à n’être plus cités.

    Pnina Blayer, la directrice artistique du Festival international du film de Haïfa qui s’est déroulé fin septembre sans les « grands noms » invités, exige les questions par courriel et adresse des réponses aussi sèches que le fleuve Jourdain surexploité : selon elle, la situation dans la bande Gaza et la guerre en Syrie sont les motifs des absences, dont aucune n’a été motivée par le BDS, qui n’aura découragé qu’un film marocain, et si Agnès Varda, à qui le festival rendait hommage, n’est pas venue, ce n’est pas pour des raisons politiques.

    Il faut comprendre sa prudence : pendant que le festival est soumis aux pressions de l’étranger, sa propre ministre de la culture, la très droitière Miri Regev, demande à celui des finances de lui couper les vivres pour avoir accueilli deux films israéliens qui « sapent les valeurs et symboles » de l’Etat (l’un d’eux raconte l’histoire d’un metteur en scène palestinien qui monte une pièce narrant un amour entre une Juive et un Arabe…).

    Le projet de loi « Loyauté dans la culture »

    La même ministre se démène pour l’adoption d’un projet de loi « Loyauté dans la culture » qui veut supprimer les fonds à toute organisation déniant « Israël comme un Etat juif et démocratique » ou qui ferait du jour de l’indépendance celui de la Nakba, la « catastrophe » que vécurent 700 000 Palestiniens expulsés en 1948.

    Le monde de la culture a manifesté le 27 octobre contre ce texte, de nombreux cinéastes israéliens, comme Amos Gitaï ou Ari Folman, sont parmi les signataires d’une tribune parue lundi 12 novembre dans Le Monde pour demander le retrait du texte. En attendant, des députés ont également proposé de punir de sept ans de prison tout appel au boycott et l’entrée du pays est déjà interdite à tout étranger qui soutient activement le BDS.

    Car, pour le gouvernement, c’est la guerre. Au vingt-neuvième étage d’une tour de Bnei Brak, dans la banlieue de Tel-Aviv, une trentaine de personnes travaillent au sein de la National Task Force for Countering Delegitimization (« force d’intervention contre la délégitimisation »), qui dépend du ministère des affaires étrangères.

    « Nous révélons les relations entre le BDS et des organisations terroristes comme le Hamas ou le Front populaire de libération de la Palestine ; comment, sous couvert de droits de l’homme, il s’attaque à la légitimité d’Israël ; comment il bombarde les artistes par des cyberattaques menées par des robots. Nous travaillons avec des centaines d’organisations pro-israéliennes en leur offrant articles, vidéos et autres outils pour affronter les arguments du BDS », résume Tzahi Gavrieli, le directeur.

    Le bureau a lancé la plate-forme 4il sur Internet, Facebook et Twitter : des images de jolies filles montrent la diversité du pays, des vidéos soulignent la réussite de certains « Arabes israéliens ». Des posts saluent la criminalisation du boycott en France (en 2015, la justice a confirmé la condamnation de militants ayant appelé au boycott des produits israéliens) ou en Allemagne (le BDS a été jugé antisémite par l’Office fédéral de la protection de la constitution de Berlin).

    Un post du 23 octobre relaie le rapport de Human Rights Watch sur la torture pratiquée par le Hamas et l’Autorité palestinienne en demandant si la communauté internationale va exercer sur eux les mêmes pressions que sur Israël… Des messages vantent le concours Eurovision de la chanson de mai prochain : avec ses 186 millions de téléspectateurs, la manifestation est une vitrine que le gouvernement ne veut pas voir entachée, malgré l’appel au boycott lancé par 140 artistes internationaux.

    L’« instrumentalisation » du monde de la culture ?

    La lutte contre le BDS est aussi l’affaire d’Adam Shay au sein du Jerusalem Center for Public Affairs, un think tank niché dans un quartier tranquille de la ville sainte. Il « scrute » les militants locaux, conseille les promoteurs de spectacles, essaie de convaincre des artistes ciblés que ce qu’on leur raconte est un tissu de mensonges et qu’ils ne regretteront pas de venir.

    « David Guetta était là la semaine dernière », se réjouit le jeune homme avant de confier qu’il cherchait à faire venir Rachid Taha, peu avant sa mort, en septembre : « Cela aurait été un gros truc » (vu les relations qui liaient le rockeur français à Brian Eno, très impliqué dans le BDS, on imagine mal une réponse positive).

    C’est cette « instrumentalisation » du monde de la culture qui, aux yeux des militants du BDS, justifie les appels au boycott de ceux dont les travaux ou les voyages sont financés par le gouvernement. Ils aident, disent-ils, le pays à soigner son image de démocratie favorable à la liberté d’expression. Les artistes se retrouvent coincés entre le marteau du gouvernement, qui tient (et serre) les cordons de la bourse, et l’enclume des pressions internationales.

    « À l’étranger, nous sommes considérés par certains comme des collaborateurs ; ici, comme des traîtres. Mais l’argent du ministère est aussi celui de mes impôts. Si la solution est de dire non, où va-t-il aller et qui va dire ce que l’on dit ? », demande Hillel Kogan, danseur et chorégraphe de la célèbre compagnie Batsheva, qui dut affronter cet été quelques militants pro-BDS à Montpellier et à Toulouse alors que, invité de la très diplomatique saison « France-Israël », il s’apprêtait, avec le Palestinien d’Israël Adi Boutros, à interpréter sa pièce We Love Arabs.

    Certains dans le pays ont regretté que l’écrivain David Grossman, considéré comme une « conscience » par le camp de la paix, se laisse « enrôler » par le pouvoir en acceptant le prix Israël de littérature 2018 des mains du ministre de l’éducation ou, en 2017, lorsqu’il accompagne à New York une pièce tirée de l’un de ses romans et adaptée par deux troupes israéliennes qui s’étaient produites dans les colonies (ce que l’auteur désapprouve). Ce, sous les yeux de la ministre de la culture qui avait fait le voyage. « Une manière de résister au BDS qui est une nouvelle forme d’antisémitisme », avait dit Miri Regev ce jour-là.

    Car c’est l’argument massue des contempteurs du BDS. Le mouvement a beau condamner racisme et antisémitisme, le public hétéroclite qu’il mobilise laisse parfois suinter des attaques haineuses, voire négationnistes. Dans le petit théâtre de Jérusalem où il travaille avec de jeunes comédiens juifs et arabes, Arik Eshet se souvient du festival de théâtre d’Édimbourg de 2014, lorsque des militants « agressifs » avaient fait annuler son spectacle : « Tu entends des gens crier qu’Israël ne devrait pas exister. C’est traumatisant… »

    La nécessaire mobilisation de la société civile

    Roger Waters est systématiquement accusé d’infamie. Du coup, Gideon Levy, le journaliste de Haaretz qui se démène inlassablement pour évoquer le sort des Palestiniens, ne cesse de défendre le chanteur. « J’ai passé de longues nuits à discuter avec lui, rien ne lui est plus étranger que les sentiments antisémites, ces accusations sont intolérables », assène-t-il dans le salon de sa maison, dont un mur est orné d’une vieille publicité ensoleillée où est inscrit : « Visit Palestine ».

    Un BDS efficace, ajoute-t-il, serait le seul moyen d’en finir avec les bains de sang : « Le changement ne viendra pas de l’intérieur d’Israël, la vie est trop bonne ici. Or les Etats-Unis soutiennent le pays et l’Europe est une plaisanterie : le seul espoir est la mobilisation de la société civile. La gauche sioniste appelle depuis des lustres à deux Etats mais n’a rien fait pour ça, nous devons en payer le prix. La criminalisation du BDS est un scandale : pourquoi serait-il légitime de boycotter l’Iran et pas Israël ? »

    En les réduisant au rang de producteurs de « biens culturels » ou d’instruments du soft power d’un Etat dont ils n’approuvent pas la politique, le BDS interroge les artistes de manière inconfortable sur leurs responsabilités de créateurs et de citoyens au cœur d’une opinion publique au mieux indifférente, au pis de plus en plus xénophobe. Et dans les conversations un nom revient souvent, comme s’ils étaient orphelins d’une figure capable d’indignation, de « courage », disent certains.

    « Il nous manque un penseur comme Leibowitz », glisse le photographe Miki Kratsman, l’un des fondateurs de l’ONG Breaking the Silence qui recueille les témoignages des soldats sur les exactions auxquelles les contraint l’occupation. C’est aussi ce que dit Zeev Tene, un vieux rockeur dont Ari Folman utilisa une chanson pour son film Valse avec Bachir et qui, depuis deux ans, part, le 6 juin, date anniversaire de la guerre des Six-Jours, le long du mur de séparation avec quelques musiciens et un camion en guise d’estrade pour jouer devant une banderole qui proclame « Make Israel small again ».

    Yeshayahu Leibowitz, mort en 1994, grand penseur et moraliste, religieux convaincu et sioniste affirmé, fut un critique féroce de l’occupation qui « détruit la moralité du conquérant ». Outré par la torture, il alla jusqu’à employer le terme de « judéo-nazis »… Or, constate l’historien « post-sioniste » Shlomo Sand, qui fait lui aussi référence à Leibowitz, « je n’ai pas vu l’Université se mettre en grève lorsqu’une succursale a été ouverte dans la colonie d’Ariel. Je n’ai entendu aucune de nos voix de la gauche sioniste prôner l’objection de conscience dans les territoires ou soutenir les refuzniks [qui refusent de servir dans l’armée]. Le BDS les met devant leurs contradictions… »

    Mais le malaise, explique-t-il, vient aussi du fait que, « en posant le droit au retour des réfugiés, le BDS questionne les conditions mêmes de la naissance d’Israël dans un pays encore hanté par la Shoah. Ce droit au retour ne peut être ignoré, mais il faut être honnête : on ne pourra pas accueillir 5 millions de réfugiés. Je soutiens le BDS à condition qu’il ne mette pas en danger l’existence d’Israël. »

    Une situation parfois absurde

    L’historien déplore aussi la « stupidité » de certains appels au boycott culturel. Les musiciens d’Apo and the Apostles, un Arménien de Jérusalem et trois Palestiniens de Bethléem, partagent sûrement son avis. Lorsque ces talentueux garçons qui mêlent leur folk-rock à des nuances orientales doivent se produire dans un festival de musique alternative arabe à Tel-Aviv, le BDS décrète que ce n’est pas acceptable parce qu’ils ne sont pas des « Palestiniens de 48 », ceux restés en Israël…

    Shady Srour aussi a quelques remarques à faire sur les censeurs du BDS : cinéaste palestinien de Nazareth, il a tourné un très joli film dans sa ville natale, Holy Air, où comment un homme essaie de s’en sortir en vendant de l’« air saint » aux touristes venus sur les traces de Jésus. C’est drôle, féministe, sexy, acide, « beckettien », plus grave lorsque les rêves sont empêchés par le seul fait de n’être pas un citoyen comme les autres.

    Mais le BDS ne rit pas : il a demandé son retrait d’un festival du film israélien à Londres, puis du Festival des cinémas arabes de l’Institut du monde arabe, à Paris, qui a congédié le réalisateur d’un bref courrier. « Je suis palestinien, mon père fut l’un de ceux chassés vers le Liban. Me boycotter, c’est m’empêcher d’affirmer mon propre récit face à celui des Israéliens. Le BDS vient chez moi pour me couper la langue… Aucun financement arabe ne m’est accordé parce que j’ai un passeport israélien, où est-ce que je trouve l’argent ? » On comprend que son film soit teinté de tristesse et d’absurde.

    #Palestine #Culture #Apartheid #BDS #Boycott_culturel


  • Freiheit statt Facebook ! Die Linke : Landesverband Berlin : LAG Netzpolitik
    https://dielinke.berlin/partei/igag/lag-netzpolitik/detail/news/freiheit-statt-facebook
    Depuis le 15 octobre c’est officiel. Le comité pour la politique des réseaux (LAG Netzpolitik) du partie Die Linke de Berlin se prononce contre l’utilisation de Facebook comme plateforme de communication.

    Freiheit statt Facebook!

    Wir haben beschlossen, unsere Facebook-Seite nicht als eine weitere Kommunikationsplattform mit Euch zu nutzen, sondern wichtige Informationen auf unser Webseite oder über unsere Mailinglisten und Newsletter zur Verfügung zu stellen.
    ...
    Facebook wächst und wird weiter versuchen, in immer neue Lebensbereiche der digitalen oder auch offline-Welt einzudringen, um diese in das Geschäftsmodell einzubeziehen. Diese Entwicklung muss gestoppt werden.
    ...
    Aber wir müssen anfangen! Macht mit beim Aufbau von Alternativen!

    Texte complet sur Seenthis : https://seenthis.net/messages/719565

    Voici le texte complet en français redigé sur base d’une traduction de https://www.deepl.com/translator

    15 octobre 2018 La liberté au lieu de Facebook !

    Nous avons décidé de ne pas utiliser notre page Facebook comme une autre plateforme de communication avec vous, mais de mettre à votre disposition des informations importantes sur notre site Web ou via nos listes de diffusion et bulletins d’information.

    Presque tout ce qui concerne Facebook en termes d’utilisation des données et de son modèle économique est dit ou connu. Malheureusement, la connaissance des machinations de Facebook ne conduit pas la plupart des gens à un changement fondamental de leur comportement. Par commodité ou par ignorance, Facebook continue d’être utilisé parce que les gens craignent d’être exclus de la communication avec leurs amis, les victimes de la publicité, les groupes de convictions, les partenaires de dialogue, etc. et qu’ils ne reçoivent plus d’informations importantes.

    Facebook ne s’intéresse pas à votre interaction sociale ! Quiconque utilise Facebook se vend sans qu’on le lui demande et sans participer aux bénéfices. Vous acceptez d’abandonner le contrôle de vos données, de devenir vous-même une marchandise et de devenir catégorisable. D’autres peuvent utiliser cette information pour décider de l’information que vous voyez, de ce à quoi vous participez, de ce à quoi vous ne participez pas et des possibilités qui s’offrent à vous. Les agences de publicité, les partis politiques et les agences gouvernementales peuvent évaluer votre personnalité et déterminer votre valeur en fonction de leurs critères.

    Les nombreux cas révélés montrent également que très souvent, vos données sont totalement insuffisamment protégées contre les abus. Facebook paie les frais de connexion à ses services, en particulier dans les pays pauvres. Pour beaucoup de Facebook, cela en fait un synonyme d’Internet et les prive encore plus d’un accès autodéterminé et neutre à l’Internet.

    En fin de compte, vous vous livrez à des multinationales dans des monopoles inattaquables. Ces groupes ne peuvent plus être contrôlés par l’entreprise, mais agissent exclusivement pour leur propre profit sans tenir compte des conséquences pour l’individu. Une société cotée en bourse est d’autant plus touchée par l’inexorable obligation de réaliser des bénéfices. Aussi avantageux que puisse être le réseautage social numérique, Facebook n’a d’autre rôle que de développer les réseaux sociaux afin d’en tirer profit.

    Nous pensons qu’un réseau ne peut jamais fonctionner sur cette base s’il prétend créer un espace d’interaction sociale. Cette base n’a plus rien à voir non plus avec un État de droit et une démocratie toujours fondée sur l’égalité de tous. Au contraire, elle peut finalement conduire à l’instauration de conditions antidémocratiques. Les points de vue, les modes de vie, les traits de personnalité et les comportements qui s’écartent de la « norme » peuvent être stigmatisés.

    C’est pourquoi nous n’utilisons pas cette page Facebook comme une autre plateforme de communication avec vous. Pour cela, nous utilisons d’autres moyens, tels que notre propre site web, bulletin d’information, .... Et nous voulons encore plus, nous voulons vous encourager à chercher d’autres moyens ! À cette fin, nous appelons à une éducation plus forte pour la conception de la vie numérique, pas dans le sens que nous entendons souvent aujourd’hui en tant qu’utilisateurs de l’Internet, non - la conception de sa propre communication numérique est aujourd’hui une éducation de base nécessaire comme la lecture, l’écriture et le calcul.

    Cela devrait permettre à chacun de communiquer par d’autres moyens, de construire son propre réseau de messagerie sur des serveurs de chat décentralisés, de construire sa propre communauté sociale réelle et bien plus encore. Les réseaux peuvent et doivent également être construits avec des fonds publics, sans être soumis à la pression de la commercialisation et du contrôle démocratique.

    Nous avons besoin d’un réseau neutre qui n’entrave pas l’accès à l’information et à d’autres offres par des intérêts commerciaux ou autres.

    Il en va de même pour les fondements et l’infrastructure de notre communication que pour les autres biens de bien-être existentiel : ils doivent être fournis et contrôlés par la société plutôt que par des monopoles économiques. Ce n’est pas pour rien qu’aux XIXe et XXe siècles, l’approvisionnement en eau, les réseaux d’électricité, les chemins de fer et les communications par poste et par téléphone étaient municipalisés ou si fortement réglementés qu’ils ne pouvaient servir à détruire les fondations de la démocratie.

    Nous ne voulons pas non plus encourager nos données publiques à être jetées à la gorge par l’avidité des sociétés internationales. Facebook est en pleine croissance et continuera d’essayer de pénétrer de nouveaux domaines de la vie dans le monde numérique ou hors ligne afin de les inclure dans le modèle économique. Il faut mettre un terme à cette évolution. Ce n’est pas une vision, non, il y a un autre moyen, déjà dans l’ici et maintenant. Par exemple, à Barcelone, où les données relatives au trafic ne sont mises à disposition que par l’intermédiaire des applications publiques de l’entreprise au lieu d’être données à des sociétés de collecte de données. Ensuite, nous les trouverons ailleurs que sur Google, Facebook et Cie. un long chemin de beaucoup de petits pas.

    Mais nous devons commencer ! Participez à la construction d’alternatives !

    #réseaux-sociaux #Allemagne #gauche #politique #Facebook


  • Deprecating and Deleting Functions in C++
    https://www.fluentcpp.com/2018/11/20/deprecating-and-deleting-functions-in-cpp

    Today’s guest post is written by Federico Kircheis, a (mainly C++) developer in Berlin, always looking for how to improve himself, and finding interesting problems to solve. Federico is the author of the article on Function poisoning in C++ on Fluent C++. In today’s article, he goes further and shows us how to delete functions […]


  • Novembre 1918 : le drapeau rouge flotte sur Strasbourg Jacques R. Pauwels - 16 Novembre 2018

    https://www.investigaction.net/fr/le-drapeau-rouge-flotte-sur-strasbourg

    http://www.jacquespauwels.net/november-1918-red-revolution-in-strasbourg
    https://www.globalresearch.ca/november-1918-red-revolution-strasbourg/5659993

    L’historien Jacques Pauwels nous rappelle un événement de la fin de la Première Guerre mondiale absent des grandes commémorations pour le centenaire de l’Armistice. Pas étonnant d’ailleurs… En novembre 1918, soldats allemands mutinés et ouvriers établissaient un soviet révolutionnaire en Alsace, instaurant bon nombre de mesures progressistes. Horrifiés, la bourgeoisie locale et les sociaux-démocrates allaient tout faire pour être “libérés”. (IGA)

    Dans le contexte de la révolution qui, en Allemagne, accompagna la défaite en novembre 1918, une situation révolutionnaire apparut en novembre 1918 à Strasbourg, ville appartenant toujours au Reich en ce temps-là. Inspirés par la proclamation d’une « république libre et socialiste » à Berlin par Karl Liebknecht le 9 de ce mois — et la proclamation, dès le 8 novembre, d’une république de soviets bavaroise (Räterepublik) à Munich, des soldats mutinés ainsi que des civils, majoritairement ouvriers, constituèrent un soviet révolutionnaire dans la capitale alsacienne et introduisirent immédiatement toutes sortes de réformes radicalement démocratiques, y compris l’abolition de la censure, des salaires plus élevés, de meilleures conditions de travail, le droit de faire grève et de manifester, etc. En outre, les révolutionnaires déclaraient qu’ils n’avaient « rien de commun avec les États capitalistes [et ne voulaient être] ni Allemands ni Français » mais vivre, à la suite du « triomphe du drapeau rouge », dans une « république d’Alsace-Lorraine » – Republik Elsaß-Lothringen – , libre, démocratique et tolérante sur le plan linguistique. Des drapeaux rouges flottaient sur toute la capitale alsacienne. Or, des mouvements révolutionnaires, sous la forme de soviets ou autres, surgirent simultanément dans bien d’autres villes alsaciennes, notamment Colmar, Mulhouse, Haguenau, Molsheim, Neuf-Brisach, Ribeauvillé, Saverne et Sélestat.


    Mais la bourgeoisie locale, majoritairement germanophone, ainsi que les sociaux-démocrates, furent horrifiés et décidèrent qu’ils préféraient être « français plutôt que rouges » ; ils firent appel aux chefs de l’armée française de « hâter leur entrée à Strasbourg » afin de mettre fin à « la domination des rouges ». Par conséquent, les troupes françaises firent leur entrée dans Strasbourg quelques jours avant la date prévue, à savoir le 22 novembre, renversèrent le soviet et annulèrent toutes les mesures démocratiques qu’il avait prises. Sans tarder, Strasbourg et le reste de l’Alsace (et le Nord de la Lorraine) furent annexés unilatéralement par la France et soumis à un processus draconien de « re-francisation », incluant une prohibition de l’usage de l’allemand et même de l’alsacien dans l’enseignement et les services publics et l’expulsion ou ostracisme des personnes soupçonnées de déloyauté envers la France ; le célèbre Docteur Albert Schweitzer fut l’une des victimes de ce genre de traitement.

    Après leur prétendue libération, les Alsaciens se retrouvèrent donc moins libres qu’auparavant, et ne jouissaient plus de la liberté de parler leur propre langue. Le cas de l’Alsace fournit une preuve supplémentaire que les objectifs de la Grande Guerre, même du côté de la puissance la plus démocratique de l’Europe, la France, n’incluaient pas des idéaux tels que la démocratie, la justice et les principes wilsoniens de l’autodétermination des peuples, et qu’une guerre victorieuse signifiait un recul, un retour vers une politique autoritaire et un triomphe pour les variétés les plus fanatiques du nationalisme.

    Jacques Pauwels est historien, auteur notamment de « 1914-1918 La Grande Guerre des classes », deuxième édition (entièrement refondue, mise à jour et augmentée d’un index), Éditions Delga, Paris, 2016. https://editionsdelga.fr/1914-1918-la-grande-guerre-des-classes
    #Strasbourg #Alsace-Lorraine #guerre #Histoire #Soviet


  • A leaky database of SMS text messages exposed password resets and two-factor codes
    https://techcrunch.com/2018/11/15/millions-sms-text-messages-leaked-two-factor-codes

    A security lapse has exposed a massive database containing tens of millions of text messages, including password reset links, two-factor codes, shipping notifications and more. The exposed server belongs to Voxox (formerly Telcentris), a San Diego, Calif.-based communications company. The server wasn’t protected with a password, allowing anyone who knew where to look to peek in and snoop on a near-real-time stream of text messages. For Sébastien Kaul, a Berlin-based security researcher, it (...)

    #hacking


  • La « gauche non mélenchoniste » se réunit autour de Raphaël Glucksmann
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/11/15/la-gauche-non-melenchoniste-se-reunit-autour-de-raphael-glucksmann_5384134_8

    Beaucoup de gens n’ont pas pu rentrer dans la salle de La Marbrerie, louée pour l’occasion. Les organisateurs voulaient montrer leur capacité à rassembler autour de quelques idées fortes : « Europe, démocratie, justice sociale et écologie ».

    Où l’on voudrait te faire comprendre que la FI, c’est l’ancien monde, et que la vague dégagiste va l’emporter.

    Je ne sais pas si le Monde a une seule fois fait mention des réunions FI où il n’était pas possible d’accueillir tout le monde.

    Ceci dit, pour dégager l’ancien monde, faudra revenir une autre fois :

    Dans l’assistance, on pouvait croiser Guillaume Balas (eurodéputé Génération. s, le mouvement de Benoît Hamon), l’ancien maire communiste de Saint-Denis Patrick Braouezec, Stéphane Troussel, président (PS) du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Philippe Martin, l’ancien ministre socialiste de l’écologie, Julien Bayou, candidat déclaré d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à la mairie de Paris… Mais aucun membre connu de La France insoumise.


  • ECE et Brookfield Properties présentent la rénovation du Potsdamer Platz Shopping Arkaden à Berlin - Business Immo
    https://www.businessimmo.com/contents/104438/ece-et-brookfield-properties-presentent-la-renovation-du-potsdamer-pla


    Money makes the world go round ...

    En direct du Mapic (Cannes) - ECE et Brookfield Properties Germany, gestionnaire de la Potsdamer Platz, présente à l’occasion du Mapic leur projet de rénovation du Potsdamer Platz Shopping Arkaden à Berlin. Un nouveau concept comprenant six zones thématiques différentes sera développé. La conception architecturale se veut moderne avec des façades sur deux et trois étages. Un hall de marché proposera des options de restauration. La rénovation devrait commencer en 2019. ECE se chargera de la planification et de la conception, de la gestion du projet, de la location des espaces de vente et de la nouvelle image de marque.

    Héhé, avec 69 shopping malls géants pour une population qui ne compte qu’un tier de Paris et sa banlieue ils sont mal barrés. Au début c’était un truc huppé, branché et moderne au milieu de la Daimler City , là c’est un assemblage de commerces anodins que tu trouves partout ailleurs. Alors on investit ...

    #Berlin #Alte_Potsdamer_Straße #commerce


  • 1000 km de murs ont été érigés en #Europe contre la libre-circulation des gens
    https://www.bastamag.net/1000-km-de-murs-et-clotures-ont-ete-eriges-en-Europe-contre-la-libre

    Il y a 29 ans, le mur de Berlin tombait, et le « rideau de fer » qui coupait l’Europe en deux avec lui. C’était alors le symbole d’une liberté nouvelle pour l’Allemagne et pour l’Europe de l’Est. Depuis, se son construits en Europe l’équivalent de six murs de Berlin, rappelle un rapport de l’ONG néerlandaise TNI publié le 9 novembre, date de la chute du Mur« Les États membres de l’Union européenne et de l’espace Schengen ont construit près de 1000 km de murs depuis les années 1990 pour empêcher les exilés de (...)

    En bref

    / #Droites_extrêmes, Europe, #Migrations, #Droits_fondamentaux


  • La république en vrac | Agnès Maillard
    https://blog.monolecte.fr/2018/11/14/la-republique-en-vrac

    S’il y a bien une chose que nous apprend l’appel au blocage du 17 novembre, c’est que les fractures sociales évoquées depuis plus de 20 ans par les politiques de tous bords sont à présent bien consommées. La question n’est pas tant de savoir ce qu’il faut faire ce samedi-là que de découvrir ce que cela fait ressortir comme fantasmes et représentations sociales de part et d’autre, des failles à présent béantes qui ont atomisé notre tissu social, qui nous empêche à présent totalement de faire société. Source : Le Monolecte


  • Sociologie de l’espace

    http://journals.openedition.org/lectures/19530

    Martina Löw, précurseure décisive du spatial turn, détaille dans ce livre à la fois rigoureux et foisonnant l’espace comme produit social et sa constitution comme acte performatif. Son idée phare : l’espace émerge de l’interaction entre objets, structures et culture. Cette théorie dynamique de l’interdépendance des dimensions matérielles, sociales et symboliques de l’espace permet un nouveau regard sur l’architecture, le développement urbain et l’action sociale, éclairé par la sociologie de la culture.
    L’auteure lance ainsi un des grands défis pour l’avenir : établir la typologie et comprendre les mécanismes relationnels comme des organisations spatiales du social qui engagent notre quotidien et déterminent nos choix de vie. L’ouvrage combine des analyses théoriques approfondies avec de nombreux exemples scientifiques, historiques, littéraires et cinématographiques. Paru une première fois en 2001 dans sa version originale et réédité maintes fois depuis, il est devenu l’un des travaux sociologiques les plus influents de ces deux dernières décennies.
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    Auteur

    #Martina_Löw

    Martina Löw est professeur de sociologie de planification et d’architecture à l’Université Technique de Berlin. Elle a obtenu en 1993 sa thèse de sociologie à l’Université de Johan Wolfgang Goethe à Frankfurt/Main et en 2000 son habilitation à l’Université Martin-Luther à Halle/Saale, département d’histoire, Philosophie et sciences sociales. Ses domaines de recherches portent sur la sociologie urbaine et la théorie de l’espace.

    #sociologie #espace #territoire