city:berlin


    • Merci @unagi et @reka !
      Effectivement, pour celles et ceux qui se trouveraient à Berlin, on ne peut que recommander d’aller voir dans le quartier bavarois (Schöneberg) l’installation « Orte des Erinnerns im Bayerischen Viertel » de Renata Stih und Frieder Schnock : https://de.wikipedia.org/wiki/Orte_des_Erinnerns_(Bayerisches_Viertel). Elle montre à la perfection comment l’horreur s’insinue petit à petit dans les esprits et la vie quotidienne et finit par devenir la « normalité ».
      Par contre l’image (très connue) mise en tête du billet de The Intellectualist, sous le titre « In 1934, A NYT Editorial Asked Jews To Show More Civility Towards Nazis » date de 1943 (une arrestation dans le ghetto de Varsovie, voir https://www.histoire-image.org/de/etudes/enfant-juif-varsovie) et la juxtaposition prête, me semble-t-il, à confusion.
      Mais unagi pose ici une vraie question et il est intéressant d’essayer de comprendre pourquoi des déclarations d’apaisement face à la politique nazie ont couru en Allemagne même.
      1. Dans la République de Weimar : Depuis la révolution allemande de 1918/1919, à laquelle avaient participé beaucoup d’Allemandes et d’Allemands d’origine juive (voir Adolf Hitler, Mein Kampf (1925/27), à ce sujet), on retrouve souvent l’idée de devoir se faire le plus discrèt*e possible pour ne pas nuire à la cause juive ou sioniste. La ZVfD (Zionistische Vereinigung für Deutschland), par exemple, propose en 1918 de ne pas « se mettre en avant en tant que Juifs » (« als Juden zunächst nicht hervorzutreten ») tant que le Reich n’aura pas pris position sur le cas de la Palestine et le statut des Juifs en Allemagne (lettre de novembre 1918 de la ZVfD à ses délégations sur l’attitude à tenir après la révolution, citée dans Jehuda Reinharz, Dokumente zur Geschichte des deutschen Zionismus, 1882-1933 (1981), p. 237.
      2. Sous le régime nazi : Les « lois de Nuremberg » (« Nürnberger Gesetze ») désignent trois lois promulguées le 15.9.1935, dont le « Reichsbürgergesetz » et le « Gesetz zum Schutze des deutschen Blutes und der deutschen Ehre ». La première fait des Juifs des citoyens de seconde classe (de simples ressortissants allemands et non plus des « Reichsbürger », des citoyens du Reich de plein droit) et la deuxième instaure leur ségrégation « raciale » (pour protéger le « sang » et l’« honneur » allemands). Une troisième loi fixe l’apparence du drapeau national.
      Ces lois vagues, dont la rédaction a été bâclée, seront interprétées de plus en plus durement au fil de leurs décrets d’application. Mais, à leur promulgation, elles semblent offrir enfin une base légale à la situation des personnes d’origine juive en Allemagne, qui subissent déjà l’antisémitisme ambiant déjà exacerbé, et, surtout, ces lois sont présentées comme définitives. Ainsi, Hitler déclare qu’elles sont censées établir une « relation vivable » entre les peuples juif et allemand. (« Die deutsche Reichsregierung ist dabei beherrscht von dem Gedanken, durch einmalige säkulare Lösung veilleicht doch eine Ebene schaffen zu können, auf der es dem deutschen Volke möglich wird, ein erträgliches [vivable/supportable] Verhältnis zum jüdischen Volk finden zu können. » (Discours de Adolf Hitler du 15.9.1935 devant le Reichstag cité dans : David Jünger, Jahre der Ungewissheit : Emigrationspläne deutscher Juden 1933–1938 (2016), p. 211.)
      Il n’est donc pas étonnant que l’agence de presse de l’instance nationale représentative juive, relayant le discours ci-dessus, déclare : « Les lois décidées par le Reichstag à Nürnberg ont lourdement frappé les Juifs. Elles doivent cependant constituer une base sur laquelle une relation vivable est possible entre les peuples allemand et juif. La représentation nationale des Juifs d’Allemagne veut y contribuer de toutes ses forces. La condition pour une relation viable est l’espoir que les Juifs et les communautés juives conserveront en Allemagne leur base morale et économique d’existence par une fin mise à leur diffamation et leur boycott. » ( « Die vom Reichstag in Nürnberg beschlossenen Gesetze haben die Juden in Deutschland aufs Schwerste betroffen. Sie sollen aber eine Ebene schaffen, auf der ein erträgliches Verhältnis zwischen dem deutschen und dem jüdischen Volke möglich ist. Die Reichsvertretung der Juden in Deutschland ist willens, hierzu mit ihrer ganzen Kraft beizutragen. Voraussetzung für ein erträgliches Verhältnis ist die Hoffnung, daß den Juden und jüdischen Gemeinden in Deutschland durch Beendigung ihrer Diffarmierung und Boykottierung die moralische und wirtschaftliche Existenzmöglichkeit gelassen wird. » (Communiqué de la Pressestelle der Reichsvertretung des Juifs d’Allemagne du 22.9.1935, cité dans : Otto Dov Kulka, Deutsches Judentum unter dem Nationalsozialismus, vol. 1 (1998), p. 236).

      Désolée d’être si longue...

      #nazisme #normalité #mémoire #Berlin


  • Babylon Berlin
    https://www.babylon-berlin.com/de


    Téléchargez tous les films de la série en toute légalité. Attention - ils ne resteront pas en ligne éternellement. #auf_deutsch

    Folge 1
    https://pdvideosdaserste-a.akamaihd.net/de/2018/09/26/6039910e-0ad0-4856-89dd-d187cffb6c1c/1280-1.mp4

    Folge 2
    https://pdvideosdaserste-a.akamaihd.net/de/2018/09/26/87958abe-7263-495e-8d8c-5aac42c0a12c/1280-1.mp4

    Folge 3
    https://pdvideosdaserste-a.akamaihd.net/de/2018/09/26/032e1dc3-711a-43bf-a2ab-d96f223c39b7/960-1.mp4

    Folge 4
    https://pdvideosdaserste-a.akamaihd.net/de/2018/09/26/4f67109d-a4ed-4dc7-b6a1-ef60920f1b20/960-1.mp4

    Folge 5
    https://pdvideosdaserste-a.akamaihd.net/de/2018/09/26/03fca5fe-dcb2-4588-a58f-10bb9eb31289/960-1.mp4

    Folge 6
    https://pdvideosdaserste-a.akamaihd.net/de/2018/09/26/f138d102-369c-423e-98e1-5a7b69746fea/960-1.mp4

    Folge 7
    https://pdvideosdaserste-a.akamaihd.net/de/2018/09/26/b423d955-70df-4185-b5fa-0c331469a63d/960-1.mp4

    Folge 8
    https://pdvideosdaserste-a.akamaihd.net/de/2018/09/26/78377871-4398-4a7a-90c4-d924fbcf8ac0/1280-1.mp4

    Folge 9
    https://pdvideosdaserste-a.akamaihd.net/de/2018/10/01/2e9d7140-7ff6-49ad-984b-cc0ac9289815/960-1.mp4

    Folge 10
    https://pdvideosdaserste-a.akamaihd.net/de/2018/10/01/bbf4b89c-9a7c-4f33-ade5-2e12d36df44d/960-1.mp4

    Folge 11
    https://pdvideosdaserste-a.akamaihd.net/de/2018/10/01/73e90a04-87ce-42a3-974a-095621546e5a/960-1.mp4

    Folge 12
    https://pdvideosdaserste-a.akamaihd.net/de/2018/10/01/942cac1f-a159-4ffa-ac6b-34d4cfe1d801/960-1.mp4

    Folge 13
    https://pdvideosdaserste-a.akamaihd.net/de/2018/10/01/4fb842ae-5d70-43d6-8bcc-d71a824eb526/1280-1.mp4

    Folge 14
    https://pdvideosdaserste-a.akamaihd.net/de/2018/10/01/0e527988-00cd-45b7-97a4-d4c3bd4de6a0/960-1.mp4

    Folge 15
    https://pdvideosdaserste-a.akamaihd.net/de/2018/10/01/eb0ec925-5665-4f47-b150-56ed8d5bdfd7/960-1.mp4

    Folge 16
    https://pdvideosdaserste-a.akamaihd.net/de/2018/10/01/d348e48d-d5ed-4cb2-b90a-bf2bfd76b484/960-1.mp4

    Babylon Berlin - Videos der Sendung - Das Erste | ARD Mediathek
    https://www.ardmediathek.de/tv/Babylon-Berlin/Sendung?documentId=54319834&bcastId=54319834

    #Berlin #film #histoire #série_télévisée


  • Le scandale du dieselgate génère de gigantesques « cimetières » à VW RTS - 20 Octobre 2018
    https://www.rts.ch/info/economie/9932932-le-scandale-du-dieselgate-genere-de-gigantesques-cimetieres-a-vw.html

    Contraints de rappeler des centaines de milliers de véhicules à travers le monde, les constructeurs empêtrés dans le scandale des moteurs diesel doivent improviser des parkings géants pour stocker les voitures.
    Visé cette semaine par une enquête des autorités allemandes, le constructeur allemand Opel pourrait être obligé de rappeler quelque 100’000 voitures, comme ont déjà dû le faire les autres marques impliquées dans l’affaire du dieselgate.


    Après l’éclatement du scandale en 2015, VW, notamment, avait dû racheter 8,5 millions de véhicules pour les mettre au normes d’ici 2020, dans l’espoir de les remettre sur le marché. A l’heure actuelle, Volkswagen se targue d’un taux de réparation de quelque 80% - avec de fortes disparités d’un pays à l’autre.

    Mais le groupe a dû improviser des sites pour déposer des centaines de milliers de véhicules. L’un de ces « purgatoires » automobiles est le nouvel aéroport de Berlin Brandenbourg - un chantier interminable, empêtré dans des affaires de corruption et de malfaçon notamment.

    Vols de véhicules
    Aux Etats-Unis - où VW a dû débourser près de 15 milliards de dollars pour indemniser ses clients américains, un demi-million de véhicules ont été rappelés, certains ajustés et revendus. Mais les véhicules restants sont entreposés sur une quarantaine de sites : dans le désert californien, dans un ancien stade de foot dans le Michigan, dans un port de Tampa en Floride, ou encore une ancienne usine de papier dans le Minnesota.

    >> Voir la galerie photo de différents exemples :
    https://www.rts.ch/info/economie/9932932-le-scandale-du-dieselgate-genere-de-gigantesques-cimetieres-a-vw.html

    Ces dépôts gigantesques ont entraîné de nouvelles difficultés pour VW, notamment des vols. Certains sont allés se servir dans ces dépôts, ont ensuite truqué les immatriculations des voitures, avant de revendre les véhicules. Dans d’autres cas, VW a fait l’objet de plaintes - les habitants de certaines régions n’appréciant guère de vivre à côté de des immenses parkings.
    Sujet radio : Katia Schaer

    Dernière étape avant la casse ?
    Un important procès s’est ouvert en septembre devant le tribunal régional de Brunswick, en Allemagne. Des actionnaires de VW reprochent au groupe de ne pas les avoir informés des risques financiers générés par le Dieselgate et exigent des dédommagements à hauteur de 10 milliards de francs.

    A ces difficultés judiciaires s’ajoute l’introduction de nouvelles normes d’émission en Europe depuis le premier septembre. Des normes auxquelles l’industrie automobile - Volkswagen inclus - se dit mal préparée. Certaines villes veulent d’ailleurs interdire une partie de ces voitures.

    Raison pour laquelle VW vient d’annoncer le rachat de ses anciens modèles encore en circulation. Des voitures qui seront d’abord entreposées avant de, par milliers aussi, partir à la casse.

     #dieselgate #pollution #volkswagen #voiture #diesel #Allemagne #USA #tricheurs #polueurs #escrocs


  • This Is Not an Atlas. A Global Collection of Counter-Cartographies

    This Is Not an Atlas gathers more than 40 counter-cartographies from all over the world. This collection shows how maps are created and transformed as a part of political struggle, for critical research or in art and education: from indigenous territories in the Amazon to the anti-eviction movement in San Francisco; from defending commons in Mexico to mapping refugee camps with balloons in Lebanon; from slums in Nairobi to squats in Berlin; from supporting communities in the Philippines to reporting sexual harassment in Cairo. This Is Not an Atlas seeks to inspire, to document the underrepresented, and to be a useful companion when becoming a counter-cartographer yourself.


    https://www.transcript-verlag.de/en/978-3-8376-4519-4/this-is-not-an-atlas

    #atlas (ou pas) #livre #cartographie #contre-cartographie
    cc @reka @fil


  • Chéribibi 45T party
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/168-only-the-sky-is-the-limit/cheribibi-night/article/cheribibi-45t-party

    Et c’est pas fini, puisque la soirée continuera avec Daniel aux platines et sa flopée de vinyles 45 tours où rythmes et grooves de la culture d’en bas nous transporteront de Kingston à Londres, de Berlin à Marseille, de Cotonou à Bali, jusqu’aux petites heures du matin... Bon voyage musical !

    samedi 20 octobre 2018 à 00h

    #Party


  • Manifestation à Karlsruhe hier, 13 octobre


    « Aucun être humain n’est illégal »
    Toute la gauche locale s’est rassemblée hier à Karlsruhe à l’appel du réseau antiracisme du Baden-Württemberg pour défendre le droit d’asile.

    En scandant : « Les expulsions sont de la torture, les expulsions sont des meurtres / Arrêtez les expulsions - immédiatement !/[...] Droit d’asile pour tous - immédiatement ! / Pas de frontières, pas de nations - arrêtez la déportation ! [...] »
    Mais aussi : « AfD et Pegida ne passeront pas ».
    Nous étions près de 2500.
    A Berlin, elles et ils étaient près de 240 000 à former un cortège de 5,5 km pour défendre une société « indivisible » (#Unteilbar).
    https://www.tagesschau.de/multimedia/video/video-459123.html
    #droit_d'asile #migration #solidarité #devoir_de_civisme #manifestation


  • L’#AfD appelle les jeunes Allemands à la délation

    Dans plusieurs régions d’Allemagne, le parti d’#extrême_droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) ouvre des #plateformes en ligne pour que les élèves puissent dénoncer les enseignants qui font preuve d’#esprit_critique à son égard.
    “Alternative pour l’Allemagne (AfD) incite élèves et parents d’élèves à dénoncer les enseignants de gauche”, titre à sa une le quotidien de Brême et de la Basse-Saxe Weser-Kurier. Annoncé le 11 octobre par la fédération régionale de l’AfD pour une application en 2019 à Brême, ce type d’initiative existe déjà à Hambourg, à Berlin et dans d’autres Länder. “Quand des professeurs présentent l’AfD sous un jour négatif, ils doivent craindre d’être dénoncés par les élèves sur une plateforme en ligne prévue à cet effet”, résume le quotidien régional.

    https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/lafd-appelle-les-jeunes-allemands-la-delation
    #Allemagne #délation #éducation #école #it_has_begun #réseaux_sociaux


  • CppCast Episode 170: WebAssembly and nxxm with Damien Buhl
    http://isocpp.org/feeder/?FeederAction=clicked&feed=All+Posts&seed=http%3A%2F%2Fisocpp.org%2Fblog%2F2

    Episode 170 of CppCast the only podcast for C++ developers by C++ developers. In this episode Rob and Jason are joined by Damien Buhl to discuss the current state of WebAssembly, nxxm and the belle::vue library.

    CppCast Episode 170: WebAssembly and nxxm with Damien Buhl by Rob Irving and Jason Turner

    About the interviewee:

    Damien was a Qt on Android Contributor which he presented at Droidcon 2011 in Berlin. He maintains ADAPT_STRUCT and Boost.Fusion. For a long time Damien worked for a 100 year old IoT company and now works on nxxm. He has a passion for C++ and JavaScript.

    #News,Video&_On-Demand,


  • WebAssembly and nxxm with Damien Buhl
    http://cppcast.libsyn.com/webassembly-and-nxxm-with-damien-buhl

    Rob and Jason are joined by Damien Buhl to discuss the current state of WebAssembly, nxxm and the belle::vue library. Damien was a Qt on Android Contributor which he presented at Droidcon 2011 in Berlin. He maintains ADAPT_STRUCT and Boost.Fusion. For a long time Damien worked for a 100 year old IoT company and now works on nxxm. He has a passion for C++ and JavaScript. News An Introduction to Torch (PyTorch) C++ front end CppQuiz Android App now available Std::any: How, when and why Damien Buhl @daminetreg Links nxxm C++ Everywhere with WebAssembly C++ Everywhere with WebAssembly Slidedeck Calls between Javascript and WebAssembly are finally fast Sponsors Backtrace Hosts @robwirving @lefticus  

    http://traffic.libsyn.com/cppcast/cppcast-170.mp3?dest-id=282890


  • Disparition de Jamal Khashoggi : Riyad sous pression - Moyen-Orient - RFI
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20181011-disparition-jamal-khashoggi-riyad-sous-pressio

    Pression mon œil,

    Trump ne compte pas réduire les ventes d’armes à l’Arabie saoudite
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/10/11/97001-20181011FILWWW00330-trump-ne-compte-pas-reduire-les-ventes-d-armes-a-

    Je n’aime pas l’idée de mettre fin à un investissement de 110 milliards de dollars aux Etats-Unis", a déclaré M. Trump à des journalistes à la Maison Blanche. "Vous savez ce qu’ils vont faire ? Ils vont prendre cet argent et le dépenser en Russie ou en Chine, ou le placer ailleurs.

    Yémen : Berlin veut continuer à livrer des armes aux belligérants, dont Riyad, rapporte la presse - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1138284/yemen-berlin-veut-continuer-a-livrer-des-armes-aux-belligerants-dont-

    Cette annonce intervient alors que l’Arabie saoudite est pressée de livrer des explications sur le sort d’un journaliste saoudien disparu début octobre à Istanbul, après la révélation d’éléments accréditant la thèse de sa disparition forcée ou de son assassinat par des agents de son pays.


  • Le site Lundi Matin a publié, ce 8 octobre 2018, un texte du même Serge Quadruppani, ” Berlin 1933 vu de la Méditerranée 2018″. Un texte qui parle de Raymond Aron, du génocide des Juifs par les nazis, sur ce ton paisible et semi-mondain de la controverse entre gens de bonne compagnie, en l’occurrence, avec un autre éditorialiste, Daniel Schneidermann.

    A part dans une sphère politique bouffée jusqu’à l’os par l’antisémitisme, où pourrait-on imaginer qu’un militant honnête, qui se serait corrompu avec Robert Faurisson en connaissance de cause, mais aurait finalement eu des regrets et de la honte, puisse de nouveau et comme si de rien n’était, disserter sur la Shoah et les mauvaises analyses des autres ?

    A part dans une sphère politique dévorée par sa perversité totale, où ce genre de publications par un collectif peut-il susciter autre chose que la rupture la plus définitive et la plus visible qui soit ?

    Depuis des dizaines d’années, les pro-négationnistes de gauche tentent de maintenir l’existence de cette sphère là, de cet astre mort toujours renaissant, qui pourrit et salit sans fin les idées révolutionnaires et les mouvements sociaux. Les cycles s’enchainent et la litanie des monstres dont accouche notre camp : Rassinier, La Vieille Taupe, et Garaudy et Dieudonné…

    A propos des racines et des excroissances du négationnisme - Lignes de crêtes
    https://www.lignes-de-cretes.org/a-propos-des-racines-et-des-excroissances-du-negationnisme

    « Je ne prends pas la défense de l’Allemagne. Je prends la défense de la vérité (…) »

    C’est par ces mots que s’ouvre le premier pamphlet de littérature négationniste publié en France, Nuremberg ou la Terre Promise, en 1947.

    A l’époque, peu de lecteurs prendront la phrase au sérieux, son auteur Maurice Bardèche, beau-frère de Brasillach ayant entamé depuis l’exécution de celui-ci une entreprise de réhabilitation du nazisme et de la collaboration française sans équivoque, qui l’amène immédiatement à se lier avec l’ensemble des nazis encore actifs dans l’Europe de l’immédiate après-guerre.

    Soixante-dix ans après, cependant, la posture d’objectivité de Bardèche, aussi grotesque soit-elle, est adoptée par ses héritiers avec un immense succès.

    Hormis Vincent Reynouard, qui se dit ouvertement néo-nazi, la plupart des négationnistes et tous leurs soutiens se prétendent totalement neutres vis à vis du nazisme, et même pour beaucoup ses opposants. Dans le débat public, le négationnisme ne s’impose pas par une défense ouverte de ses thèses (de fait, très peu de gens parmi ceux qui défendent Faurisson connaissent les « arguments » qu’il invoque pour nier les chambres à gaz), mais toujours par le biais de débats sur la liberté d’expression ou la liberté de recherche historique soi-disant opposée à la main mise de l’Etat sur l’Histoire qu’incarneraient les lois qui pénalisent l’expression des thèses négationnistes. Les négationnistes seraient des chercheurs de vérité.

    C’est le long aboutissement d’un combat fasciste pour dépolitiser l’image du négationnisme. La dépolitisation est ce processus par lequel le négationnisme parvient à apparaître dans le débat public comme une idéologie ou une démarche historique ou militante pas forcément liée à l’extrême-droite.

    Ce combat a commencé par la mise en avant de certains parcours plutôt que d’autres : ainsi Bardèche, premier négationniste publié avec un tirage d’importance est généralement mis au second plan des récits négationnistes sur l’histoire de leur courant.


  • Hitler 1933 : pourquoi la presse n’a-t-elle rien voulu savoir ?
    https://www.franceculture.fr/histoire/hitler-1933-pourquoi-la-presse-na-t-elle-rien-voulu-savoir

    http://rf.proxycast.org/1488760065392386048/18064-07.10.2018-ITEMA_21839748-0.mp3

    Ils étaient 200 correspondants occidentaux en poste à Berlin de 1933 à 1941, et pourtant bien qu’autour d’eux s’abattent les persécutions sur les #Juifs et les opposants, ils ne seront qu’une poignée à alerter l’opinion... Pourquoi le #monde_médiatique n’a pas compris qui était #Hitler ? "Un fail comme celui-ci est forcément multi-causes" nous explique Daniel Schneidermann, auteur d’une enquête titrée" Berlin, 1933 : la presse internationale face à Hitler" aux éditions du Seuil.

    http://www.seuil.com/ouvrage/berlin-1933-daniel-schneidermann/9782021369267

    « Il faut se souvenir qu’à l’arrivée d’Hitler en 1933 l’énorme majorité des #patrons_de_presse : français, britanniques, américains sont avant tout #anti-communistes, la trouille qu’ils ont c’est l’expansion de la #révolution_soviétique en Europe. Donc pour beaucoup d’entre eux Hitler a au moins cet avantage c’est qu’il va constituer un barrage à l’expansion #communiste. (...) Il y a en tout cas une absence de préjugé défavorable. »

    #Daniel_Schneidermann, journaliste, créateur et animateur de l’émission, puis du site, " Arrêt sur images

    #Media #Presse #Journalisme



  • L’Italie fermera ses #aéroports aux migrants

    Le ministre italien de l’Intérieur s’est opposé, dimanche, à tout renvoi de migrants de l’Allemagne vers son pays, sans accord préalable.

    L’Italie va fermer ses aéroports aux avions de ligne non autorisés transportant des migrants en provenance d’Allemagne, a annoncé dimanche le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini. Une décision qui accentue les tensions entre Rome et Berlin.

    L’Allemagne et l’Italie travaillent à un #accord aux termes duquel des migrants résidant en Allemagne pourraient être renvoyés en Italie, pays où ils ont déposé une demande d’asile. L’accord n’a pas été signé pour le moment.

    Le quotidien La Repubblica rapportait samedi que l’office allemand pour les réfugiés avait adressé « des dizaines de lettres » à des migrants les informant d’un possible transfert vers l’Italie via des #vols_charters. Le premier vol est prévu mardi prochain.

    « Pas d’aéroports disponibles »

    « Si des gens pensent, à Berlin ou à Bruxelles, qu’ils vont pouvoir balancer des dizaines de migrants en Italie par des vols charter non autorisés, ils doivent savoir qu’il n’y a pas et n’y aura pas d’aéroports disponibles », a dit M. Salvini dans un communiqué. « Nous fermerons les aéroports comme nous avons fermé les #ports », a-t-il dit.

    Le ministre allemand de l’Intérieur Horst Seehofer affirmait en septembre qu’un accord avait été trouvé avec l’Italie et qu’il devait être signé prochainement. Matteo Salvini avait démenti le lendemain, exigeant de nouvelles concessions de la part de l’Allemagne. Le ministre italien avait alors expliqué qu’il avait reçu des assurances de la part de l’Allemagne que pour chaque migrant renvoyé en Italie les autorités allemandes accepteraient un demandeur d’asile en Italie. Matteo Salvini exigeait deux autres concessions - une révision du traité de Dublin sur la gestion des demandes d’asile dans le pays d’arrivée et la fin de la mission navale européenne Sophia qui porte secours aux migrants en Méditerranée.

    Sortir de l’impasse

    Horst Seehofer a appelé la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil italien Giuseppe Conte à intervenir pour sortir de l’impasse. « L’accord a été négocié et suit les mêmes principes que celui avec la Grèce »« , a dit M. Seehofer au Welt am Sonntag. »Nous renvoyons des réfugiés en Italie mais nous acceptons un même nombre de personnes sauvées en mer« .

     »Mais Salvini dit maintenant : je ne signerai que si l’Allemagne soutient la position de l’Italie sur le droit d’asile dans l’Union européenne". Rome demande une réforme du traité de Dublin afin que soit organisée une répartition des nouveaux arrivants dans l’ensemble de l’UE et non plus l’obligation de rester dans le pays où ils sont arrivés en Europe.

    https://www.tdg.ch/monde/L-Italie-fermera-ses-aeroports-aux-migrants/story/27268662

    Commentaire sur twitter :

    Charter deportation from Germany to Italy planned for Tuesday, but Salvini now saying that Italy is going to “close the airports” to “non-authorised charters”

    https://twitter.com/twentyone_miles/status/1049015499219263489

    Et comme dit Philippe sur twitter, l’Italie devient une #île :


    #péninsule

    #Italie #Salvini #fermeture #fermeture_des_aéroports #Dublin #renvois_Dublin #asile #migrations #réfugiés #Allemagne

    cc @isskein @reka

    • Quelques questions, car ce n’est pas du tout clair pour moi les termes de ce fantomatique accord :

      On peut lire :

      « Le ministre italien avait alors expliqué qu’il avait reçu des assurances de la part de l’Allemagne que pour chaque migrant renvoyé en Italie les autorités allemandes accepteraient un demandeur d’asile en Italie. »

      « L’accord a été négocié et suit les mêmes principes que celui avec la Grèce »« , a dit M. Seehofer au Welt am Sonntag. »Nous renvoyons des réfugiés en Italie mais nous acceptons un même nombre de personnes sauvées en mer« .

      —> Mais qui sont ces « migrants renvoyés en Italie », si ce n’est des dublinés ? Et qui sont ces « réfugiés renvoyés en Italie » ? Si c’est des réfugiés, donc des personnes avec un statut reconnu, ils ne peuvent pas être renvoyés en Italie, j’imagine...
      —> Et les « personnes sauvées en mer » ? Il s’agit d’un nombre de personne déterminé, qui n’ont pas déjà été catégorisés en « migrants » ou « demandeurs d’asile » ?

      Et puis :

      « L’Allemagne et l’Italie travaillent à un #accord aux termes duquel des migrants résidant en Allemagne pourraient être renvoyés en Italie, pays où ils ont déposé une demande d’asile. L’accord n’a pas été signé pour le moment. »

      —> ce n’est pas déjà Dublin, ça ? C’est quoi si ce n’est pas Dublin ?

      #accord_UE-Turquie (bis)

      ping @i_s_

    • v. aussi le fil de discussion sur twitter de Matteo Villa :

      Sui voli #charter dalla Germania all’Italia non bisogna fare confusione, né cedere alla disinformazione.
      (1) Si tratta di “dublinati”, persone che hanno fatto primo ingresso in 🇪🇺 dall’Italia, non migranti fermati alla frontiera tedesca e rispediti in Italia in modi spicci. Finché non cambiamo Dublino, gli accordi sono questi.
      2) Non è certo qualcosa di eccezionale. Tra 2014 e 2017, la Germania ha fatto più di 50.000 richieste di trasferimento verso l’Italia applicando le regole Dublino.
      (3) Non è neanche mistero che il sistema Dublino non funzioni. Sulle oltre 50.000 richieste da parte tedesca dal 2014, l’Italia ha effettuato solo circa 12.000 trasferimenti. Meno di 1 su 4 alla fine torna in 🇮🇹.
      (4) una volta effettuato il trasferimento verso l’Italia, il richiedente asilo non è detenuto. Può quindi tentare di spostarsi di nuovo verso il Paese che lo ha riportato indietro.
      (5) Utilizzare voli charter rispetto a voli di linea è uno strappo diplomatico? Dipende. Tecnicamente, senza il consenso dell’Italia l’aereo non potrebbe neppure partire.
      (6) Vogliamo fare tutto questo casino per 40/100 persone? Davvero?

      https://twitter.com/emmevilla/status/1048951274677460993

    • Migranti, la Germania riporta 40 profughi a Roma con volo charter

      L’arrivo del primo #charter dalla Germania, con a bordo 40 migranti cosiddetti «secondari» respinti dal governo tedesco, è previsto all’aeroporto di Fiumicino giovedì prossimo, l’11 ottobre. Nonostante le smentite ufficiali del Viminale, un’intesa è stata dunque raggiunta. Adesso che la notizia è pubblica, però, bisognerà vedere cosa succederà nelle prossime ore. «Non farò favori elettorali alla Merkel», aveva detto il mese scorso Matteo Salvini all’ultimo vertice europeo sull’immigrazione.

      Così, anche se formalmente il ministero dell’Interno non può opporsi, potrebbe essere la polizia di frontiera italiana, per motivi legati al piano di volo, a non autorizzare l’atterraggio o lo sbarco dei passeggeri. È la prima volta, infatti, che la Germania si serve di un charter per riportare in Italia i «dublinanti», cioè quei migranti che sbarcano e chiedono asilo da noi, ma poi se ne vanno da uomini liberi nel resto d’Europa. In base al Trattato di Dublino, però, quando vengono rintracciati possono essere rimandati indietro, perché le norme dell’accordo prevedono appunto che sia il Paese di primo approdo a valutarne la domanda d’asilo e quindi a farsi carico dello straniero fino all’esito della procedura.

      Finora, però, il rientro dei «dublinanti» in Italia si svolgeva con viaggi di singoli migranti su aerei di linea. Dalla Francia, per esempio, ne arrivano così una ventina ogni mese. E dalla Germania, fino a oggi, una media di 25: tutti selezionati dopo una lunga istruttoria, quindi accompagnati a bordo dalla polizia tedesca fino all’atterraggio in Italia, qui infine presi in consegna dalle nostre forze dell’ordine e portati in un centro d’accoglienza.

      Ma il governo tedesco ora ha deciso di accelerare le operazioni: l’Ufficio federale per l’immigrazione e i rifugiati ha già inviato decine di lettere ai migranti arrivati in Germania passando per l’Italia, avvisandoli che saranno riportati presto nel primo Paese d’ingresso in Europa.

      Un giro di vite deciso a prescindere dal patto sui migranti fra Italia e Germania da tempo in discussione e che il nostro ministro dell’Interno, Matteo Salvini, continua ad escludere di aver mai firmato. Da Berlino, però, lo danno già per stipulato e a condizioni precise: la Germania può rimandare in Italia i migranti che attraversano il confine, garantendo in cambio la sua disponibilità a rivedere i termini dei ricollocamenti. Nei giorni scorsi, però, lo stesso Salvini era stato chiaro, parlando di «accordo a saldo zero»: in cambio cioè del ritorno in Italia dei «dublinanti» il nostro Paese invierà a Berlino un analogo numero di profughi da accogliere. «Firmerò l’accordo quando sarà chiaro che non ci sarà un solo immigrato in più a nostro carico», aveva detto. E dal Viminale, infatti, continuano a dire che la firma del ministro non c’è.

      Ma ora l’intesa apparentemente trovata sul charter in arrivo l’11 ottobre infittisce il giallo. E l’opposizione attacca: «Biglietti già fatti — ha twittato il deputato del Pd Filippo Sensi — nei prossimi giorni la Germania riporterà in Italia molti profughi, quanti? Matteo Salvini aveva tuonato che l’accordo con il suo amico Seehofer non c’era. Chi mente?». E Alessia Morani, Pd, commenta su Fb: «L’amico tedesco di Salvini, il sovranista Seehofer, vuole rimandare in Italia i profughi coi voli charter. Queste sono le conseguenze dell’accordo di giugno del premier Conte e della politica isolazionista di Salvini: si apparenta con chi alza i muri contro di noi, invece che fare accordi per la redistribuzione dei richiedenti asilo in Europa. La ricetta sovranista sta complicando la gestione dei migranti. Stanno creando il caos e questa incapacità la pagheranno gli italiani».

      https://roma.corriere.it/notizie/cronaca/18_ottobre_06/primo-volo-charter-profughi-dublino-merkel-salvini-6c4cd2a8-c9a4-11e8-

      Quelques explications de plus dans cet article :

      È la prima volta, infatti, che la Germania si serve di un charter per riportare in Italia i «dublinanti» (...) Finora, però, il rientro dei «dublinanti» in Italia si svolgeva con viaggi di singoli migranti su aerei di linea.

      –-> donc, ce qui est nouveau c’est le fait que l’Allemagne renvoie les « dublinés » via charter, alors qu’avant ces renvois étaient effectués sur des vols de ligne.

      Le fameux accord, qui ressemble à celui entre la Turquie et l’UE, devrait prévoir ceci :

      la Germania può rimandare in Italia i migranti che attraversano il confine, garantendo in cambio la sua disponibilità a rivedere i termini dei ricollocamenti.

      –-> l’Allemagne peut renvoyer en Italie les migrants qui traversent la frontière, en garantissant, en échange, sa disponibilité à revoir les termes des #relocalisation

      Salvini sur ce point :

      Salvini era stato chiaro, parlando di «accordo a saldo zero»: in cambio cioè del ritorno in Italia dei «dublinanti» il nostro Paese invierà a Berlino un analogo numero di profughi da accogliere

      –-> Salvini demande un « accord avec un solde zéro » : en échange du retour des dublinés en Italie, l’Italie enverra à Berlin un nombre analogue de réfugiés à accueillir.

      Le journal rapporte les mots de Salvini qui dit ne pas avoir signé d’accord avec l’Allemagne :

      dal Viminale, infatti, continuano a dire che la firma del ministro non c’è.

      ... mais vu qu’il y a un charter qui devrait arriver à Rome le 11 octobre... et donc on se demande si cet accord a été signé...
      Du coup, c’est la polémique : qui ment ? Seehofer ou Salvini ?

      –------------------

      Nouveau terme, @sinehebdo :

      40 migranti cosiddetti «secondari»

      –-> « #migrants_secondaires », ça doit faire référence aux #mouvements_secondaires... que l’UE cherche par tout les moyens de combattre, mais qui, en réalité, avec ses politiques, les créent... les associations et quelques chercheurs/ses utilisent plutôt le terme #Migrerrants (#migrerrance)
      #terminologie #vocabulaire #mots

    • Berlin dément avoir le projet de renvoyer des migrants en Italie

      Les autorités allemandes ont démenti dimanche avoir le projet de renvoyer en Italie des migrants résidant en Allemagne comme le rapportait un quotidien italien, information qui avait provoqué un regain de tension entre Berlin et Rome.

      Le quotidien La Repubblica rapportait samedi que l’office allemand pour les réfugiés avait adressé « des dizaines de lettres » à des migrants les informant d’un possible transfert vers l’Italie via des vols charters. Le premier vol est prévu mardi prochain.

      Cette information a provoqué une vive réaction de la part du ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini qui a menacé de fermer tous les aéroports de son pays aux avions de ligne non autorisés transportant des migrants en provenance d’Allemagne.

      « Aucun vol de transfert n’est prévu vers l’Italie dans les prochains jours », a déclaré un porte-parole du ministère allemand de l’Intérieur dans un courrier électronique.

      L’Allemagne et l’Italie travaillent à un accord aux termes duquel des migrants résidant en Allemagne pourraient être renvoyés en Italie, pays où ils ont déposé une demande d’asile. L’accord n’a pas été signé pour le moment.

      « Si des gens pensent, à Berlin ou à Bruxelles, qu’ils vont pouvoir balancer des dizaines de migrants en Italie par des vols charters non autorisés, ils doivent savoir qu’il n’y a pas et n’y aura pas d’aéroports disponibles », a dit Salvini dans un communiqué.

      « Nous fermerons les aéroports comme nous avons fermé les ports », a-t-il dit.

      Le ministre allemand de l’Intérieur Horst Seehofer affirmait en septembre qu’un accord avait été trouvé avec l’Italie et qu’il devait être signé prochainement. Salvini avait démenti le lendemain, exigeant de nouvelles concessions de la part de l’Allemagne.

      Le ministre italien avait alors expliqué qu’il avait reçu des assurances de la part de l’Allemagne que pour chaque migrant renvoyé en Italie les autorités allemandes accepteraient un demandeur d’asile en Italie.

      Matteo Salvini exigeait deux autres concessions - une révision du traité de Dublin sur la gestion des demandes d’asile dans le pays d’arrivée et la fin de la mission navale européenne #Sophia qui porte secours aux migrants en Méditerranée.

      Seehofer a appelé la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil italien Giuseppe Conte à intervenir pour sortir de l’#impasse.

      « L’accord a été négocié et suit les mêmes principes que celui avec la Grèce », a dit Seehofer au Welt am Sonntag. « Nous renvoyons des réfugiés en Italie mais nous acceptons un même nombre de personnes sauvées en mer ».

      « Mais Salvini dit maintenant : je ne signerai que si l’Allemagne soutient la position de l’Italie sur le droit d’asile dans l’Union européenne », poursuit Seehofer.

      Rome demande une réforme du traité de Dublin afin que soit organisée une répartition des nouveaux arrivants dans l’ensemble de l’UE et non plus l’obligation de rester dans le pays où ils sont arrivés en Europe

      https://www.mediapart.fr/journal/international/071018/berlin-dement-avoir-le-projet-de-renvoyer-des-migrants-en-italie
      #opération_Sophia



  • Quand la gare de Strasbourg avait sa terrasse, son cinéma et ses trains de nuit
    https://www.rue89strasbourg.com/quand-la-gare-de-strasbourg-avait-sa-terrasse-son-cinema-et-ses-tra

    Fin des années 60, en gare de Strasbourg, le voyageur pouvait boire une bière en terrasse, et regarder un film avant de prendre un train de nuit pour Berlin. Aujourd’hui, la station ferroviaire doit devenir un « city booster » avec crèche et laboratoire d’analyse médicale… Retour sur les grandes évolutions de ce noeud urbain de la SNCF. (lire l’article complet : Quand la gare de Strasbourg avait sa terrasse, son cinéma et ses trains de nuit)


    • Rick Roderick on Marcuse - One-Dimensional Man [full length] | 45 Min.

      https://www.youtube.com/watch?v=WNAKr1TQ0xc

      This video is 4th in the 8-part video lecture series, The Self Under Siege: Philosophy in the Twentieth Century (1993). Lecture Notes:

      I. Marcuse became a pop figure, the philosopher of the 60s. He expressed a key contradiction in modernity. Modernity is “enlightenment”, the end of myth and dogma, the power of reason; but it is also the rise of technology, capitalism, specialization, instrumental reason and the return of myth and dogma. The enlightenment built an intellect powerful enough to surrendering dogmatically before the powers of technology. This is the “Dialectic of Enlightenment” as analyzed by Herxheimer and Adorno and popularized by Marcuse. II. Instrumental rationality, information-based individual reason, leads to irrational outcomes. Individual monologic rationality is not rational in the totality of overall system. How did the force of the love of reason become itself unreasonable? The self cannot escape siege under the sway of instrumental reason alone, it drains the world of meaning and leads to the entwinement of myth and enlightenment. The film “Dr. Strangelove” is one long example of the contradictions outlined by Marcuse. III. Instrumental reason is the product of a one-dimensional society that produces one-dimensional human beings. Marcuse criticizes our society along at least two dimensions. First, the inner dimension: anxiety, despair, nausea and a massive industry in drugs to deal with these pathologies. A society of addicts. Second, the outer social world: alienation (separation from the subject and the object and the self in Marx’s sense); rationalization (bureaucracy and technical action in Weber’s sense). These produce a one-dimensional culture or banality which reduces human suffering and human desire to trivia and image.

      IV. Such humans have by now become deeply skeptical and cynical about almost everything; in particular, the government and the culture industry. Beyond that, we are becoming skeptical about our history, our meaning, our purpose and the general fate of the species.

      V. Marcuse’s method of criticism is called internal critique which measures a society against its own historically accumulated concepts and ideals in order to point out the gap between the actual social practices and the principles.

      VI. Marcuse also never lost faith in the human species to reconstruct itself, to begin anew. This hope of liberation transcended the field of economics and standard Marxism, as well as the achievements of the so-called free and democratic world of today. He also rested his hope in the possibility of that the self could be won against the odds. Today, unfortunately, this view will seem to many quaint.

      For more information, see http://www.rickroderick.org

    • #lumières #raison #rationalité #séparation #addiction #aliénation #banalisation #complexité #démocratie #désillusion

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      https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbert_Marcuse

      #Herbert_Marcuse, né le 19 juillet 1898 à Berlin et mort le 29 juillet 1979 à Starnberg (Bavière), est un philosophe, sociologue marxiste, américain d’origine allemande, membre de l’École de Francfort avec Theodor Adorno et Max Horkheimer.

      [...]

      Il est notamment l’auteur et de L’Homme unidimensionnel (1964), qui veut démontrer le caractère inégalitaire et totalitaire du capitalisme des « Trente Glorieuses ». Ces affirmations lui valurent des critiques, notamment celle qui proclamerait la tolérance envers toutes les opinions sauf les opinions « qui perpétuent la servitude », malmènent l’autonomie au profit du statu quo répressif et protègent « la machine de discrimination qui est déjà en service »4. Pour Marcuse, la tolérance envers des idées qui servent le système de domination et d’oppression est une dénaturation du concept de tolérance : Marcuse oppose la vraie tolérance, qui est nécessairement émancipatrice, à une perversion opportuniste de l’idée de tolérance, qu’il qualifie de « tolérance répressive ». Selon Marcuse, c’est la « tolérance répressive » qui a autorisé la prise du pouvoir par le parti nazi en Allemagne5. Pour Marcuse, « une des réalisations de la civilisation industrielle avancée est la régression non-terroriste et démocratique de la liberté – la non-liberté efficace, lisse, raisonnable qui semble plonger ses racines dans le progrès technique même ».

      [...]


  • Zahlen, bitte ! 500 Millionen Mark pro Monat : der Zusammenbruch der DDR | heise online
    https://www.heise.de/newsticker/meldung/Zahlen-bitte-500-Millionen-Mark-pro-Monat-der-Zusammenbruch-der-DDR-4179952.ht


    Vous vous demandez toujours comment le premier état socialiste sur le seuil allemand a pu disparaître quasiment sans faire de bruit ? Cet article donne une réponse toute simple et plausible : Les dirigeants intelligents à Berlin-Est comprenaient que la banqueroute de la RDA était imminente, les autres étaient trop occupés par leurs rituels et routines pour s’en rendre compte. On se débarrassa d’eux d’un coup de main. Les élections suivantes éliminaient le parti SED au profit des nouvelles branches des partis politiques de l’Ouest.

    par Detlef Borchers
    A l’occasion de la “Journée de l’unité allemande” : un rappel de quelques chiffres clé qui accompagnaient le chant du cygne du socialisme vraiment existant.

    En fin de compte, la République démocratique allemande était un État complètement surendetté, qui dépendait du soutien financier de la République fédérale d’Allemagne. Mois après mois, 500 millions de DM ont dû être levés pour assurer le service de la dette des “emprunts existants”. Finalement, les supérieurs de la RDA ont tenté de réorganiser l’économie planifiée avec une “loi sur les voyages”. Avec l’ouverture du Mur et l’afflux incontrôlable de voyageurs dans la République fédérale, cette tentative a échoué.

    Depuis 1973, l’économie de la RDA vit à crédit. Jusque-là, elle avait une dette extérieure constante de deux milliards de DM (= DM de la République fédérale d’Allemagne), mais avec la crise pétrolière, elle a commencé à vivre sur un grand pied. L’Union soviétique fournissait entre 20 et 35 millions de tonnes de pétrole par an à des prix bien inférieurs à ceux du marché mondial. Affinés en RDA, les produits pétroliers pourraient être vendus à l’Occident, c’est-à-dire que des dettes pourraient être contractées et réglées. La RDA s’est appuyée sur de nouvelles hausses des prix du pétrole. En 1989, elle avait accumulé 49 milliards de DM de dettes en devises, dont un prêt immédiat de 1 milliard de DM, que le politicien de la CSU Franz-Josef Strauß avait contracté en 1983 lors d’une grave crise en RDA. A l’époque, la RDA avait déjà 23 milliards de dettes envers la Deutsche Bundesbank, qui voulait fermer le robinet. En échange du prêt immédiat, la RDA a dû démanteler les installations d’autodéfense à la frontière ouest en 1984 et déminer les mines jusqu’en 1985.

    Le 16 mai 1989, Gerhard Schürer, président de la commission de planification de l’Etat, prête le serment de révélation devant le Politburo de la RDA : “La dette occidentale” augmente de 500 millions de DM par mois ; si cette politique continue, la RDA sera insolvable en 1991 au plus tard. Selon M. Schürer, 65 pour cent des recettes d’exportation de la RDA ont été immédiatement restituées à l’Allemagne pour le service des prêts. La situation ne peut être maîtrisée que si la consommation intérieure de la population est réduite de 30 pour cent et que ces biens de consommation peuvent être exportés.

    La raison immédiate de cette sortie de fonds dramatique était l’annonce par l’URSS de réduire ses exportations de pétrole vers la RDA de 13 millions de tonnes au cours de la perestroïka. L’offre de gaz naturel bon marché devrait également être considérablement réduite : Sous Gorbatchev, une politique a été initiée pour se soucier moins des Etats du bloc et pour améliorer la situation de la population avec les recettes du marché mondial. La perestroïka (reconstruction) introduite par Gorbatschow et surtout la glasnost (ouverture) furent rejetées par le régime de la RDA. Le 18 novembre 1988, Erich Honecker interdit le journal russe de langue allemande Spoutnik, dans lequel les idées de Gorbatchev étaient discutées.

    Lorsque Gerhard Schürer a choqué le Politburo avec son chèque en liquide, il était en train de fermenter en RDA. En mars 1989, des élections locales y ont eu lieu, qui ont été radicalement falsifiées par le “Parti du Peuple Dirigeant”. En conséquence, la protestation politique des groupes pacifistes et des militants écologistes est descendue dans la rue et a reçu l’approbation de la population ; ils voulaient voir un changement. Dans ce contexte, une réduction de 30 % de la consommation aurait été un appel à la révolution. Le 19 août 1989, l’idéologue en chef Otto Reinhold tonnerre devant les caméras : “La RDA sera socialiste ou pas du tout”. C’est ce que les citoyens ont reconnu avec la fuite massive vers la Hongrie et la Tchécoslovaquie. Gorbatchev avait laissé entendre à ces pays qu’ils étaient libres de disposer de leurs frontières.

    Surtout le départ via la Hongrie a fait mal. Le Politburo a enregistré avec déplaisir que la RFA ait accordé un prêt immédiat de 500 millions de DM le 10 septembre 1989 pour maintenir la frontière ouverte. Il y avait l’argent dont on avait désespérément besoin. Un groupe de travail a été créé pour élaborer une “loi sur les voyages” qui, si la frontière germano-allemande était ouverte, fournirait les devises nécessaires pour rembourser la dette. Dès mai 1988, l’augmentation du forfait de transit de 525 millions de DM à 860 millions de DM pour la période de 1990 à 1999 a généré des recettes supplémentaires. Le groupe de travail est arrivé à la conclusion que 300 DM pourraient être facturés pour chaque citoyen de la RDA qui se rend en RFA (et y retourne). Avec 12,5 millions de voyageurs par an, cela aurait généré 3,8 milliards de DM et la RDA aurait pu assurer le service et réduire sa dette. Gerhard Schürer a salué cette solution.

    Mais l’inattendu s’est produit jusqu’à l’adoption et l’introduction de la loi sur les voyages en novembre. Lors d’une réunion du Politburo du SED le 17 octobre, Erich Honecker a été démis de ses fonctions sur proposition de Willi Stoph, président du Conseil d’Etat de la RDA. À la surprise de tous les participants, la décision a été unanime, comme Schürer l’a noté dans ses notes. Avec Egon Krenz, le successeur approprié a été rapidement trouvé. Le Comité Central du SED s’est réuni le 18 octobre : Honecker a demandé à 47 membres du CC et 159 présidents de district de démissionner pour raisons de santé. Krenz proposa immédiatement au gouvernement fédéral de Bonn une “coopération approfondie”, mais insista sur le “respect” de la citoyenneté de la RDA, qu’il qualifia de non-négociable.

    Le 6 novembre, Alexander Schalck-Golodkowski, représentant de la RDA, s’est rendu chez Wolfgang Schäuble, président du groupe parlementaire de la CDU, et chez Rudolf Seiters, ministre de la Chancellerie. Il était censé faire participer le gouvernement fédéral à la loi sur les voyages prévue à court terme avec un prêt de 12 à 13 milliards de DM. En garantie, les 3,8 milliards de DM par an seraient suffisants pour réduire le prêt. La République fédérale d’Allemagne était prête à parler, mais a fixé des exigences bien différentes de celles de la loi sur les voyages : Le SED devrait abandonner le monopole du pouvoir et permettre des élections générales libres. Ces demandes ont également été annoncées à la télévision ouest-allemande, tandis que les négociations sur la loi sur les voyages et le prêt souhaité ont été dissimulées. L’Union soviétique encore puissante ne devait pas voir à quel point la RDA liait sa survie à la bonne volonté de la RFA.

    Le 8 novembre 1989, la conférence fatidique de la ZK commença, au cours de laquelle devait être décidée “Die Wende” (Egon Krenz). La première journée a été consacrée aux questions de personnel, la seconde à la “politique culturelle”. Cette question cachait un débat féroce sur la manière de faire face aux manifestations de masse qui ont secoué la RDA. Le 9 novembre à 15h50, c’est finalement au tour de la nouvelle loi sur les voyages de remplacer l’ancienne réglementation sur les voyages. “Les voyages privés à l’étranger peuvent être demandés sans aucune condition préalable. Les autorisations sont délivrées à bref délai... /... / Les départs définitifs peuvent être effectués via tous les points de passage frontaliers de la RDA vers la RFA ou vers Berlin (Ouest).”.

    Un communiqué de presse sur le nouveau règlement devait être publié le 10 novembre, mais les attachés de presse Günter Schabowski, Manfred Banaschak, Gerhard Beil et Helga Labs devaient se présenter devant la presse internationale dans la soirée et expliquer la nouvelle procédure de voyage sans, bien sûr, expliquer la procédure concrète et la “prise en charge des frais de voyage” par la RFA. Et puis il y a eu un incident historique. Les frontières entre l’Est et l’Ouest ont été “inondées” à Berlin après la diffusion du Tagesschau.

    Les membres du Comité central n’ont rien remarqué de tout cela. Ils ne regardaient pas la télévision, la télévision ouest-allemande, certainement pas. A 20 heures, ils ont débattu de la dette occidentale et le rapport de Günter Ehrensperger, chef du département financier de la ZK, a choqué les participants. Il a expliqué que “nous avons vécu au-dessus de nos moyens année après année au moins depuis 1973 et nous nous sommes trompés nous-mêmes. Et si nous voulons sortir de cette situation, nous devons travailler dur pendant au moins 15 ans et consommer moins que ce que nous produisons.” « Les gens s’enfuient », c’était une interjection quand les gens s’enfuyaient il y a longtemps - détruisant tous les plans pour de beaux prêts de voyage.

    Le 10 novembre, Gerhard Schürer a finalement fait comprendre au plénum de la ZK à quel point la situation économique en RDA était désolante. Il a dénoncé la décadence de l’industrie, les subventions et l’endettement. Son représentant, Werner Jarowinsky, a notamment porté la microélectronique devant les tribunaux et a comparé les énormes coûts de production des puces, dont la puce mégabit, aux prix du marché mondial. 12 milliards à 14 milliards de marks ont été victimes d’une économie pure et simple, résume Jarowinsky avec amertume.

    Après l’ouverture du mur, la question des recettes provenant des frais de voyage n’était plus à l’ordre du jour. Lorsque le Premier ministre désigné de la RDA, Hans Modrow, a demandé un prêt de 15 milliards lors de la première rencontre avec le chancelier Helmut Kohl le 19 décembre, il l’a rejeté. Le pays ne pouvait pas vivre comme ça.

    traduit avec https://www.deepl.com/translator

    Allemagne #RDA #politique #histoire


  • Les yeux doux de Benyamin Nétanyahou à l’extrême droite européenne
    https://orientxxi.info/magazine/les-liaisons-dangereuses-de-benyamin-netanyahou,2651

    « Qu’importe qu’ils soient antisémites pourvu qu’ils soient sionistes » : tel pourrait être le fil rouge de la « drague » ostensible, voire ostentatoire, à laquelle se livre le premier ministre israélien dans les milieux populistes et néofascistes européens. Mais on aurait tort de réduire ces manœuvres à l’expression d’une simple realpolitik. Car elles relèvent aussi de sa génétique personnelle et politique. Personnelle, car son père, Benzion Nétanyahou, a toujours milité aux côtés du leader révisionniste Zeev Jabotinsky dont il fut même, un temps, l’assistant. Politique, car les ancêtres du Likoud, l’Irgoun, le Betar et le Lehi fricotèrent avec le fascisme et le nazisme.

    À force de rabâcher que le mufti de Jérusalem, Amin Al-Husseini, a rejoint (seul) Berlin et créé deux légions SS (bosniaques), on finirait par oublier que le Lehi, en tant que tel, proposa en 1941 une alliance au IIIe Reich. Et que le Betar, puis l’Irgoun, dès les années 1920, bénéficièrent du soutien politique et matériel de Benito Mussolini, qui appréciait Jabotinsky : « Pour que le sionisme réussisse, estimait le Duce, il vous faut un État juif, avec un drapeau juif et une langue juive. La personne qui comprend vraiment cela, c’est votre fasciste, Jabotinsky »


  • German police use neo-Nazi codename amid Erdoğan visit - World News
    http://www.hurriyetdailynews.com/german-police-use-neo-nazi-codename-amid-erdogan-visit-137353

    A Neo-nazi scandal has shaken German police on Sept. 28 during Turkish President Recep Tayyip Erdoğan’s state visit to Berlin.

    Special forces officers, deployed in Berlin to protect the Turkish president, used the codename of a prominent neo-Nazi figure “Uwe Bohnhardt” during their assignment, the police confirmed on Sept. 28.

    Uwe Boehnhardt was one of the three members of Neo-nazi terorist organization National Socialist Underground (NSU), which killed eight Turkish immigrants, a Greek citizen and a German police officer between 2000 and 2007.

    The police deportment of the eastern federal state of Saxony said in a statement that two officers from its special forces were immediately recalled and an internal investigation was launched on the incident.

    They could be suspended according to the result of the investigation, it said.


  • Réponse de la France à la déclaration russe relative à l’anniversaire des (...) - Représentation Permanente de la France auprès de l’OSCE
    https://osce.delegfrance.org/Reponse-de-la-France-a-la-declaration-russe-relative-a-l-anniversa

    Réponse de la France à la déclaration russe relative à l’anniversaire des accords de Munich 1938 au conseil permanent du 27 septembre 2018 Monsieur le président, ma délégation souhaite réagir à la déclaration prononcée à l’instant par la délégation russe.

    Tout d’abord, nous souhaitons soulever un point d’ordre : la rubrique des points d’actualité permet à ce Conseil d’aborder des questions politiques intéressant de manière immédiate la sécurité en Europe afin de favoriser le dialogue, non d’exploiter à des fins politiques des sujets du passé qui appartiennent aux historiens. Il y va aussi de la crédibilité de notre organisation.
    Ma délégation regrette d’être obligée de soulever ce point d’ordre pour la troisième année consécutive au moins.

    Les causes de la deuxième guerre mondiale sont multiples et complexes. En France, les historiens jouissent heureusement d’une pleine liberté pour analyser ces pages de l’Histoire européenne qui ont ravagé notre continent et contre lesquelles le projet de l’Union européenne est né, fort de ces valeurs de paix et de tolérance que nous défendons chaque jour.

    Outre les accords de Munich, que l’historiographie soviétique a nommé pour des raisons politiques transparentes le « complot de Munich » que vient encore de mentionner la déclaration russe, les étapes ayant conduit au conflit incluent le pacte germano-soviétique de 1939 et ses conséquences : démembrement de la Pologne, début des massacres et déplacements de masse de populations en Europe de l’est, première étape vers la fin de l’indépendance et de la souveraineté de certains pays, et occupation de la France. La Fédération de Russie semble avoir sur ces questions une mémoire tronquée. Il faut en effet ajouter au pacte Molotov-Ribbentrop, ses protocoles secrets, y compris la livraison par la Gestapo des réfugiés russes au NKVD et la visite de Molotov à Berlin en 1940 pour négocier avec Hitler l’entrée de l’URSS dans l’Axe.

    Nombreuses sont les questions qui se posent encore aux historiens sur les calculs et les motivations de l’URSS à la veille de la deuxième guerre mondiale. Elles nous rappellent combien il demeure indispensable, pour l’indivisibilité de la sécurité de l’espace OSCE, que tous les Etats participants renoncent à la manipulation du passé à des fins politiques. Plutôt que de ressasser l’histoire dont nous n’épuiserons pas aujourd’hui la complexité, il faut la dépasser : le projet européen présente à cet égard un exemple remarquable. Il est en revanche regrettable de constater chaque jour combien la Russie se fait le soutien indispensable de mouvements politiques extrémistes, en Europe et au-delà.

    #russie #ingérence #manipulations #histoire


  • Saudi Arabia, Germany turn page on diplomatic dispute -
    The spat was triggered last November when Germany’s foreign minister at the time, Sigmar Gabriel, condemned ’adventurism’ in the Middle East

    Reuters
    Sep 26, 2018 5:39 PM

    https://www.haaretz.com/middle-east-news/saudi-arabia-germany-turn-page-on-diplomatic-dispute-1.6511068

    Germany and Saudi Arabia have agreed to end a prolonged diplomatic row that prompted the kingdom to pull its ambassador from Berlin and punish German firms operating in the country.
    The spat was triggered last November when Germany’s foreign minister at the time, Sigmar Gabriel, condemned “adventurism” in the Middle East, in comments that were widely seen as an attack on increasingly assertive Saudi policies, notably in Yemen.
    The comments, which aggravated already tense relations caused by a moratorium on German arms exports to Saudi Arabia, led Riyadh to withdraw its ambassador and freeze out German companies, particularly in the lucrative healthcare sector.

    Gabriel’s successor Heiko Maas, egged on by German industry, had been working for months to resolve the dispute. Earlier this month, Berlin signed off on the delivery of four artillery positioning systems to Saudi Arabia, a step that officials say accelerated the rapprochement.
    Standing alongside his Saudi counterpart Adel al-Jubeir at the United Nations on Tuesday, Maas spoke of “misunderstandings” that had undermined what were otherwise “strong and strategic ties” between the countries, saying “we sincerely regret this”.
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    “We should have been clearer in our communication and engagement in order to avoid such misunderstandings between Germany and the kingdom,” he said. “We’ll do our best to make this partnership with the kingdom even stronger than before.”
    Jubeir said he welcomed Maas’ statement and invited him to the kingdom to intensify their ties. He spoke of a “a new phase of close cooperation in all areas” between Berlin and Riyadh.
    Officials told Reuters that the Saudi ambassador, Prince Khalid bin Bandar bin Sultan, son of longtime Saudi ambassador to the United States, Prince Bandar bin Sultan, was expected to return to Berlin soon.
    After weeks of delay, the new German ambassador to Saudi Arabia, Joerg Ranau, is now expected to receive his accreditation and take up his position in Riyadh.
    “The Gordian knot has been broken,” said Volker Treier, foreign trade chief at the German chambers of commerce and industry (DIHK), who is in Riyadh to celebrate the 40th anniversary of the local chamber.
    “The optimism is back. Diplomacy triumphed,” he said. “Everyone we have met here has made clear they want to work closely with us again.”
    The dispute hit trade between the countries. German exports to Saudi Arabia fell 5 percent in the first half of 2018. And companies like Siemens Healthineers, Bayer and Boehringer Ingelheim complained that they were being excluded from public healthcare tenders.
    In a strongly-worded June letter to Saudi Crown Prince Mohammed bin Salman, European and U.S. pharmaceutical associations warned that the restrictions could hurt Saudipatients and dampen future investment in the kingdom.
    The dispute with Germany predates one that erupted between Canada and Saudi Arabia this summer after the Canadian foreign minister, in a tweet, called for the release of human rights activists in Saudi Arabia.
    The kingdom responded by expelling the Canadian ambassador, recalling its own envoy, freezing new trade and investment, suspending flights and ordering Saudi students to leave Canada.
    Saudi Arabia’s role in the Yemen war, in which Arab forces are fighting Iran-aligned Houthis, remains controversial in Germany.
    Chancellor Angela Merkel’s new government went so far as to write into its coalition agreement earlier this year that no arms could be sent to countries involved in the conflict. It is unclear how recent arms deliveries fit with this ban.


  • Israël et ses expatriés : un rapport difficile
    22 septembre 2018 Par La rédaction de Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/220918/israel-et-ses-expatries-un-rapport-difficile?onglet=full

    Plus de 15 000 Israéliens ont quitté l’État hébreu en 2017. C’est près de 6 300 de plus que d’Israéliens revenant dans le pays. Ce déficit tend certes à s’affaiblir, mais dans un pays qui se veut le refuge des Juifs du monde entier, ces expatriés soulèvent bien des questions en Israël. Le quotidien suisse Neue Zürcher Zeitung publie une enquête sur ce phénomène. Les raisons de partir sont nombreuses : elles peuvent être économiques, liées à la formation ou plus politiques, par rejet de la politique gouvernementale ou par désespoir de voir un jour la paix régner dans la région.

    Beaucoup en Israël estiment que ces départs nuisent à l’image d’un pays qui se veut performant sur le plan économique et à la pointe de la technologie. D’autres critiquent une forme de trahison vis-à-vis du seul État juif, d’autres encore redoutent la fuite des cerveaux. Mais les réactions de la société israélienne face aux expatriés sont complexes et paradoxales. Ainsi, la droite souhaitait accorder le droit de vote aux Israéliens de l’étranger sur leur lieu de résidence, pensant que ces derniers soutiendraient plutôt la politique de Benjamin Netanyahou. La gauche s’y opposait, estimant qu’il était injuste de donner le droit de vote à ceux qui ne subissent pas directement cette politique. Puis, la droite a fait marche arrière devant la crainte de voir les Juifs de gauche étasuniens, par exemple, faire un aliya par correspondance en demandant un passeport sans jamais résider en Israël, et en votant… à gauche.

    En lire plus dans la NZZ : https://www.nzz.ch/international/der-kampf-um-die-abgestiegenen-seelen-ld.1422166

    • nzz.ch, siehe oben

      [...]

      (Die) Bemerkungen lösten in Israel eine riesige Debatte aus. Und starker Tobak ist es fürwahr – auch hippe Israeli in Berlin werden nicht gerne pauschal beschuldigt, ihr Land «wegzuwerfen». Lapid wurde heftig angegriffen, aber in den sozialen Netzwerken ergriffen auch viele Partei für ihn und warfen den Expats Fahnenflucht, mangelnden Patriotismus und Schlimmeres vor. Die Linke schlug zurück und diagnostizierte einen andauernden Exodus, der Ausdruck von Verdruss und Verzweiflung über die dominierende Politik der Rechten sei. Joseph Chamie und Barry Mirkin, zwei amerikanische Wissenschafter, schrieben 2011 in der Zeitschrift «Foreign Policy» einen Artikel mit dem Titel «The Million Missing Israelis» und behaupteten, bis zu eine Million Israeli lebten im Ausland. Das seien rund 13 Prozent, ein für OECD-Länder hoher Wert. 1980 hätten lediglich 270 000 Israeli im Ausland gelebt.

      [...]

      ... das Wesentliche, die Begründung der Auswanderung. Für ... war es nicht nur das, was weglockte, die angeblich bessere Bildung im Ausland, die bessere Lebensqualität, das Einkommen und die tollen Berufschancen. Nein, sie fanden auch Faktoren, die die Menschen wegtrieben. Die Politik der Regierung. Der offene Rassismus in breiten Volksschichten. Die fehlenden Friedensaussichten. Die allgemeine Niedergeschlagenheit. «The question is not why we left, but why it took us so long to do so.» Und ahnungsvoll wurde festgestellt, dass viele Expats bereits Doppelbürger waren oder es werden wollten. Rund 100 000 Israeli hätten bereits den deutschen Pass, in den USA gebe es denselben Trend. Die Israeli im Ausland seien tendenziell gescheiter, gebildeter, wohlhabender, säkularer als der Durchschnitt, hiess es weiter. Angesichts dieses Exodus werde die Lage in Israel langsam schwierig. Die Emigration stärke die Ultraorthodoxen und die Araber. Damit gefährde sie das zionistische Projekt.

      [...]

    • The million missing Israelis | Foreign Policy 2011

      https://foreignpolicy.com/2011/07/05/the-million-missing-israelis

      [...]

      At the lower end is the official estimate of 750,000 Israeli emigrants — 10 percent of the population — issued by the Israeli Ministry of Immigrant Absorption, which is about the same as that for Mexico, Morocco, and Sri Lanka. Prime Minister Benjamin Netanyahu’s government places the current number of Israeli citizens living abroad in the range of 800,000 to 1 million, representing up to 13 percent of the population, which is relatively high among OECD countries. Consistent with this latter figure is the estimated 1 million Israelis in the Diaspora reported at the first-ever global conference of Israelis living abroad, held in this January.

      Current estimates of Israelis living abroad are substantially higher than those for the past. During Israel’s first decade, some 100,000 Jews are believed to have emigrated from Israel. By 1980, Israel’s Central Bureau of Statistics estimated some 270,000 Israelis living abroad for more than a year, or 7 percent of the population. Several decades later, the number of Israeli emigrants had swelled to about 550,000 — or almost double the proportion at the end of the 1950s.

      Of the Israelis currently residing abroad, roughly 60 percent are believed to have settled in North America, a quarter in Europe, and 15 percent distributed across the rest of the world. It is estimated that about 45 percent of the adult Israeli expatriates have completed at least a university degree, in contrast to 22 percent of the Israeli population. The Israeli emigrants are deemed to be disproportionately secular, liberal, and cosmopolitan. Furthermore, the emigrants are generally younger than the immigrants to Israel, especially those from the former Soviet Union, hastening the aging of Israel’s population.

      The often-cited reasons for Israeli emigration center on seeking better living and financial conditions, employment and professional opportunities, and higher education, as well as pessimism regarding prospects for peace. Consistent with these motives, one of the most frequently given explanations for leaving Israel is: “The question is not why we left, but why it took us so long to do so.” And recent opinion polls find that almost half of Israeli youth would prefer to live somewhere else if they had the chance. Again, the most often-cited reason to emigrate is because the situation in Israel is viewed as “not good.”

      Another important factor contributing to the outflow of Jewish Israelis is previous emigration experience. As 40 percent of Jewish Israelis are foreign-born, emigration is nothing new for many in the country. Moreover, as Israeli emigrants cannot yet vote from abroad, they are likely to feel marginalized from mainstream Israeli society, further contributing to their decision to remain abroad as well as attracting others to do the same. Whether the Netanyahu government’s effort in the Knesset to approve a bill granting voting rights to Israelis living abroad will slow the trend is uncertain.

      Adding to emigration pressures, many Israelis have already taken preliminary steps to eventually leaving. One survey found close to 60 percent of Israelis had approached or were intending to approach a foreign embassy to ask for citizenship and a passport. An estimated 100,000 Israelis have German passports, while more are applying for passports based on their German ancestry. And a large number of Israelis have dual nationality, including an estimated 500,000 Israelis holding U.S. passports (with close to a quarter-million pending applications).

      [...]


  • La promotion du chef des services secrets allemands évoque la tradition de la Gestapo.
    https://www.wsws.org/fr/articles/2018/09/22/alle-s22.html

    Un jour après que Hans-Georg Maaßen, ancien président des services de renseignement allemands (Office fédéral de protection de la Constitution, BfV), a quitté ses fonctions pour devenir secrétaire d’État au ministère de l’intérieur, le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer (Union chrétienne-sociale, CSU) a annoncé les nouvelles responsabilités de Maaßen.

    Maaßen a provoqué l’indignation populaire et des manifestations de masse lorsqu’il a défendu publiquement l’émeute néonazie du mois dernier à Chemnitz, en niant que les fascistes avaient attaqué des étrangers. Les déclarations fascisantes de Maaßen ont déclenché des appels pour son renvoi. Mais au lieu de cela, il a été promu.

    Lors d’une conférence de presse, Seehofer a d’abord félicité l’ancien chef des services de renseignements pour sa « coopération étroite et confiante » des derniers mois et a déclaré que Maaßen avait fait preuve d’un « grand mérite » à la tête d’une importante agence. Il a ensuite annoncé que Maaßen, à son nouveau poste de secrétaire d’État au ministère de l’intérieur, assumerait la responsabilité de trois domaines clés de la sécurité intérieure – la police fédérale, la cybersécurité et la sécurité publique.

    A Berlin, le feuilleton Maaßen se poursuit. Après avoir réalisé que l’accord sur la démotion-promotion du chef du renseignement intérieur était catastrophique pour sa crédibilité, le SPD veut négocier à nouveau avec ses partenaires de coalition.

    Merkel und Seehofer offen für neuen Maaßen-Deal
    In einem Brief hat SPD-Chefin Nahles eine Neuverhandlung der Maaßen-Beförderung gefordert. Nun zeigen sich Bundeskanzlerin und Innenminister offenbar gesprächsbereit - Seehofer zumindest unter Vorbehalt.
    http://www.spiegel.de/politik/deutschland/horst-seehofer-schliesst-verhandlungen-deal-um-hans-georg-maassen-nicht-aus-