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  • Un migrant se suicide au centre de rétention de Cornebarrieu, près de Toulouse
    samedi 22 septembre 2018 à 6:00 Par Mathieu Ferri, France Bleu Occitanie
    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/un-migrant-se-suicide-au-centre-de-retention-de-cornebarrieu-pres-de-toul

    Un jeune migrant s’est donné la mort ce vendredi au centre de rétention administrative (CRA) de Cornebarrieu, au bord des pistes de l’aéroport Toulouse-Blagnac.

    L’information est confirmée à l’Agence France Presse par la préfecture de la Haute-Garonne. Elle avait été dévoilée un peu plus tôt par « Le cercle des voisins », une association de riverains opposée à l’existence du CRA.

    « Une enquête judiciaire a été ouverte, cela relève désormais de la justice » a indiqué une source préfectorale, sans donner d’indication sur l’âge et la nationalité de la victime. Selon l’association « Le cercle des voisins du centre de Cornebarrieu », il s’agirait d’un Tunisien de 31 ans, arrivé au CRA vers le milieu du mois d’août.

    Ce migrant, dont la rétention administrative avait été prolongée de 15 jours dimanche dernier, se serait donné la mort par pendaison ce vendredi vers 17h40. L’association évoque une « probable faille de sécurité » dû à un nombre « trop important de retenus ». « Il y a trop de monde dans ce centre : les policiers sont débordés, tout le monde est débordé » peste « Le cercle des voisins ».

    Le CRA de Toulouse-Cornebarrieu a accueilli 1.069 retenus en 2017, selon le rapport annuel de la Cimade publié en juin.

    #migrant #CRA


  • Blagnac : Les habitants peuvent refuser l’installation d’un compteur Linky chez eux
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15100-blagnac-les-habitants-peuvent-refuser-l-installation-d-un-compteur-

    He bien c’est très bien, par ce que je rappelle utilement que nos traîtres de députés ainsi que les sénateurs (qui tous les deux sont toujours les 1ers à trahir nos intérêts quand il y a un petit billet à se faire...) s’étaient opposés à ce qu’on puisse refuser la pose de ce mouchard électromagnétique (Informations complémentaires)

    Illustration d’un compteur Linky. — G. Durand / 20 Minutes

    Le tribunal administratif de Toulouse a suspendu l’arrêté du maire de Blagnac interdisant la pose de compteurs Linky sur sa commune, mais a rappelé la possibilité aux habitants de refuser à Enedis l’entrée au sein de leur logement...

    Après avoir reçu de nombreux courriers d’habitants excédés, en mai dernier, le maire de Blagnac a pris un arrêté réglementant l’installation des compteurs électriques (...)


  • Compteurs Linky : les propriétaires auront le droit de refuser l’accès à leur logement

    https://www.lemonde.fr/energies/article/2018/09/12/compteurs-linky-la-justice-confirme-le-droit-des-usagers-de-refuser-l-acces-

    Le tribunal administratif de Toulouse a tranché en faveur de la commune de Blagnac, qui a publié un arrêté interdisant à Enedis de changer un compteur sans l’accord du propriétaire.

    C’est une première. Mardi 11 septembre, le tribunal administratif de Toulouse a confirmé le droit des habitants de Blagnac de refuser l’accès à leur logement pour la pose d’un compteur Linky, ainsi que la transmission des données collectées par le compteur, selon France 3 Occitanie.

    Le maire de cette commune, Joseph Carles, avait en effet pris un arrêté, le 16 mai, réglementant la pose des compteurs Linky par Enedis. Il voulait garantir à ses habitants la liberté d’accepter ou de refuser, sans pression, l’accès à leur logement ou à leur propriété, ainsi que la transmission des données collectées.

    Comme plus de 600 autres communes, d’après un décompte réalisé par un site anti-Linky, le maire de Blagnac s’était appuyé sur les directives de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) relatives au traitement des données de consommation détaillée pour justifier cet arrêté. Il permettait aussi à l’usager de stipuler son refus par lettre simple à Enedis.


  • Installation des compteurs #Linky : la justice donne raison à la Ville de Blagnac, une première en France – actu.fr
    https://actu.fr/occitanie/blagnac_31069/installation-compteurs-linky-justice-donne-raison-ville-blagnac-premiere-france

    Mardi 11 septembre 2018, le tribunal administratif de Toulouse a confirmé l’interdiction pour Enedis d’installer des compteurs Linky sans autorisation préalable des habitants

    Coup de tonnerre du côté de Blagnac (Haute-Garonne). Le tribunal administratif de Toulouse a confirmé, mardi 11 septembre 2018, un arrêté d’une commune qui réglementait les installations de compteurs Linky par Enedis. Une décision qui pourrait bien faire jurisprudence.

    Cette décision risque de faire écho. Si Blagnac n’est pas la première commune de France a prendre un arrêté concernant ces compteurs si controversés, c’est la première fois dans le pays que la justice donne raison à l’un de ceux-ci. À Ramonville (Haute-Garonne), le maire Christophe Lubac avait également engagé un bras de fer avec la préfecture.

    Cette décision du tribunal administratif de Toulouse confirme l’arrêté de la ville de Blagnac du 16 mai 2018 qui encadrait la pose de compteurs Linky par les agents d’Enedis. Ainsi, les usagers ont la liberté « d’exercer leur choix à titre individuel et sans pression pour refuser ou accepter : l’accès à leur logement ou propriété, la transmission des données collectées à des tiers partenaires commerciaux de l’opérateur », selon un communiqué de la mairie de Blagnac. Toutefois, les deux articles pré-cités ont été « suspendus » de l’arrêté, selon la préfecture.

    Ces deux articles qui concernent le respect de la propriété privée et le respect de la vie privée (en rapport aux données) sont deux aspects qu’Enedis se défend de ne pas respecter, comme l’explique Gaétan Gueguen, directeur territorial en Haute-Garonne :

    Nos agents respectent la propriété privée de chacun, avant chaque installation il y a une prise de rendez-vous et un courrier est également adressé au foyer en question. Nous ne rentrons pas chez les gens comme ça. Pour ce qui est des données recueillies sur les compteurs, celles-ci n’appartiennent qu’à l’usager et à personne d’autre. Enedis n’a pas le droit de les communiquer à un tiers.

    Suite à cet arrêté, le Préfet de Haute-Garonne avait saisi le tribunal administratif en référé, avant que ce dernier ne donne raison mardi 11 septembre au premier magistrat de Blagnac, Joseph Carles. Contactée par Actu Toulouse, la préfecture a déclaré ne pas vouloir faire appel.

    Toujours est-il que cette décision pourrait avoir de grandes répercussions partout en France, où des associations anti-linky se sont mobilisées sur tout le territoire, et où plusieurs communes ont pris des arrêtés similaires face à l’installation de ce compteur polémique.


  • Loi Pacte : le gouvernement privatise jusqu’à l’absurde - Observatoire des multinationales
    http://multinationales.org/Loi-Pacte-le-gouvernement-privatise-jusqu-a-l-absurde

    Toujours selon François Ecalle, il faut d’ailleurs aussi rappeler que rien ne démontre que la privatisation de grands aéroports privés en Europe « ait permis aux États concernés de réaliser une bonne opération financière tout en garantissant des prix bas et une qualité élevée à leurs clients ». On peut aussi se souvenir des nombreux projets de privatisations d’aéroports régionaux lorsqu’Emmanuel Macron n’était encore que ministre de l’Économie, comme à Nice et à Lyon (lire notre article). Mais c’est surtout le cas de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, en 2015, qui a mis en lumière les méthodes peu avouables à la fois du gouvernement lors de la vente, et du repreneur privé chinois une fois la privatisation conclue, révélées par Mediapart. Le journal avait découvert un pacte secret qui donnait le contrôle à plus de 50% aux actionnaires privés, contrairement à ce qu’affirmait le gouvernement. Dès l’automne 2016, les actionnaires chinois n’ont pas hésité à se verser un dividende exceptionnel de 15 millions d’euros en se servant dans les réserves accumulées les années antérieures.

    #privatisation #spoliation #corruption


  • De Victor Hugo à Jaurès et Matabiau, des chantiers à la pelle - 05/03/2018 - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/article/2018/03/05/2753466-victor-hugo-jaures-matabiau-chantiers-pelle.html

    En plus de tous ces lieux où il y a des travaux à Toulouse, de nombreux autres espaces publics ont fermés leurs accès et on peut se poser la question de cette gestion des espaces normalement accessibles à tou·tes.
    Samedi et dimanche derniers les barrières de sécurité qui fermaient les quais de la Garonne et les digues ont été arrachées pour le bonheur des promenades sous le soleil. Sauf que ça risque d’être chaud, car ces bords de Garonne qui accueillent toute une foule dès qu’il fait beau sont signalés comme fermés pour travaux, certains pour deux ans et surtout tous en même temps - du Pont Saint Michel au Pont de Blagnac, presque 5km fermé d’un coup ! ça permet d’arracher les arbres qui formaient une petite forêt le long des berges et servaient de refuge sauvage aux oiseaux de toute sorte. Par ailleurs, des amis venus en visite m’ont demandé où passaient tous les beaux pavés qui étaient retirés pour être remplacés par du béton et combien ils étaient revendus.

    #urbanisme
    #écologie
    #toulouse


  • Les dessous de l’opération mains propres en cours chez Airbus

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/10/13/les-dessous-de-l-operation-mains-propres-en-cours-chez-airbus_5200278_3234.h

    Sous le coup de plusieurs enquêtes anticorruption, l’avionneur européen apparaît fragilisé comme jamais. Pour expliquer ces turbulences, les regards se tournent vers les Etats-Unis.

    Un petit dessin, juste un petit dessin, mais qui en dit tant… Une main anonyme a eu le courage de l’afficher dans un couloir des locaux d’Airbus à Suresnes (Hauts-de-Seine), le dernier bastion parisien du groupe, dont les équipes seront bientôt transférées à Toulouse. Il met en scène un chien aux vagues airs de Snoopy. Assis à son bureau, l’animal à la grosse truffe noire s’apprête à prendre un café. Il sourit béatement, inconscient du danger qui menace : des flammes dévorent la pièce et vont bientôt le consumer.

    Airbus en feu ? Qui pourrait le croire ? Comment imaginer que le joyau européen de l’aéronautique et de la défense, cité en modèle par tous les présidents de la République française depuis sa création en 2000 sous le nom d’EADS, puisse être en danger ? En janvier 2011, délaissant les salons de l’Elysée, Nicolas Sarkozy avait même choisi de présenter ses vœux aux forces économiques du pays depuis l’usine d’assemblage de l’A380, à Blagnac (Haute-Garonne), dans la banlieue toulousaine. « Vous faites les meilleurs avions du monde, je l’ai encore dit à Barack Obama il y a quelques jours », avait-il lancé, menton en l’air, défiant Boeing, donc les Etats-Unis.

    L’heure n’est plus aux rodomontades. Certes, en cet automne 2017, les chaînes du constructeur tournent à plein, fortes de huit années de commandes. Et l’action Airbus flirte avec les 80 euros, alors qu’elle n’en valait que 54 il y a un an. Ces chiffres rassurent les fonds d’investissement et les petits porteurs, qui auraient mauvais jeu de se plaindre. Mais combien de temps cela va-t-il durer ? Derrière une vitrine flatteuse, Airbus affronte une sacrée « shit storm », selon le terme choisi par l’un des propres avocats du groupe. En français : une « tempête d’emmerdements ».

    Le groupe « s’autodénonce »

    Plantons le décor : des enquêtes anticorruption, anciennes comme récentes, lancées dans plusieurs pays, qui fragilisent le géant aéronautique (67 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 134 000 salariés en 2016) ; des révélations dans la presse, notamment dans les colonnes de Mediapart et d’Intelligence Online ; des équipes commerciales démotivées et en ordre dispersé ; des pouvoirs de plus en plus concentrés entre les mains du PDG allemand, Tom Enders, qui se livre à une interminable guerre des chefs. L’homme, considéré en interne comme un autocrate, a éliminé de son état-major plusieurs figures historiques françaises, comme Marwan Lahoud, l’ancien responsable de la stratégie du groupe, et dilué les responsabilités de son numéro 2, Fabrice Brégier. Et puis, aux aguets, il y a les Etats-Unis, qui ne se contentent pas d’observer les déboires du groupe européen. Comme Le Monde a pu l’établir, ils sont l’un des protagonistes majeurs de la « shit storm ».

    « Nous sommes face à une affaire d’Etat qui touche aux questions de souveraineté nationale de plusieurs Etats européens. N’oubliez pas qu’Airbus est aussi un acteur de la défense », évalue en connaisseur, Alain Juillet, l’ancien directeur du renseignement de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Une affaire d’Etat ? Les précautions prises par nombre de nos interlocuteurs le laissent penser : rencontres dans des squares, informateurs qui s’assoient sur leur téléphone pour « être sûr [s] de ne pas être écouté [s] »… En tout cas, « la crise est durable, confie un membre du conseil d’administration. Il faut mettre un casque lourd et s’armer de patience. » Afin d’éviter une mauvaise chute en Bourse, où 74 % du capital d’Airbus est coté, l’urgence, on l’a compris à Toulouse, est de régler le dossier corruption, de loin le plus épineux. Jusqu’à maintenant, l’industriel a échappé à une condamnation, en dépit de plusieurs enquêtes ouvertes. Mais l’étau se resserre depuis un an avec le lancement de nouvelles procédures.

    Concernant ces faits, rappelons la version officielle, dont l’avionneur ne démord pas. Au printemps 2016, à l’issue d’un audit interne lancé deux ans plus tôt, Tom Enders et John Harrison, le directeur juridique du groupe, sont allés se confesser – « spontanément », insiste le groupe – à l’UK Export Finance (UKEF), l’agence britannique de crédits à l’exportation. Ils avouent ne pas avoir mentionné la présence d’intermédiaires lors de la négociation de contrats à l’étranger. Pudiquement appelés, dans le jargon des affaires, des « business partners » ou des « consultants tiers », les intermédiaires ne sont pas tous des porteurs de valises. « Certains sont traducteurs ou vendent leurs réseaux locaux », précise un ancien manageur. Avoir recours à leurs services est autorisé à condition qu’ils soient identifiés et que leur rémunération soit traçable. Ne pas les déclarer est une faute au regard du droit britannique. Pourtant, rien ne dit qu’il ne s’agit pas, en l’occurence, d’une simple négligence. Après consultation et accord du conseil d’administration, la direction d’Airbus se dénonce également auprès du Serious Fraud Office (SFO), l’agence britannique de lutte contre la corruption.

    Des pratiques commerciales passées au crible

    D’après les informations du Monde, le caractère spontané de cette opération mains propres est sujet à interrogations. Une première question tombe sous le sens : pourquoi avoir attendu près de vingt-quatre mois entre l’audit et l’autodénonciation ? Qu’est-ce qui déclenche, en 2016, cet accès de vertu ? En matière de guerre économique, comme dans tout bon roman d’espionnage, il faut toujours se demander à qui profite le crime. Qui avait intérêt à ce qu’Airbus perde ainsi de son lustre en admettant d’avoir omis de mentionner des intermédiaires ? Qui, si ce n’est Boeing, son grand rival ?

    En réalité, le tournant de l’histoire a lieu en juin 2015, quand l’aile droite du Congrès américain interrompt la mission de l’Export-Import Bank of the United States (Ex-Im), une agence fédérale qui soutient financièrement les entreprises exportatrices américaines. La majorité républicaine lui reproche d’être une entrave au libre marché et de favoriser un capitalisme de copinage. Surnommée « la banque de Boeing », Ex-Im se porte garant sur environ 15 % des ventes d’avions du constructeur. « Si les Etats-Unis n’ont pas d’agence de crédit à l’export, (…) nous ne pourrons plus concurrencer les pays qui en ont une. (…) Cela veut dire des suppressions d’emplois, de la perte de compétitivité », s’enflamme, en octobre 2015, le nouveau patron de Boeing, Dennis Muilenburg, lors de sa première apparition à la télévision, sur CBS News.

    Impensable pour Washington de voir Airbus distancer son champion de Seattle. Le gel des aides d’Ex-Im déséquilibre la compétition. Le groupe européen, l’éternel concurrent, doit être freiné. Selon une source proche de l’enquête, les services américains procèdent alors à un examen minutieux des pratiques commerciales d’Airbus afin d’y dénicher des faits litigieux, puis transmettent au ministère américain de la justice (DoJ) un dossier à charge. Le DoJ aurait ensuite averti Airbus qu’il avait en sa possession des éléments susceptibles de déclencher l’ouverture d’une enquête préliminaire.

    « Scénario catastrophe »

    De quelles affaires s’agissait-il ? « Les services américains sont bien au courant du business qui se fait avec les pays du Golfe, avance cette source. C’est là qu’ils ont dû chercher. » L’hypothèse selon laquelle Airbus s’est dénoncé aux Britanniques sous la pression des Etats-Unis – et non par brusque besoin de se « confesser » – est étayée par une note officielle des services du ministère français des finances, à laquelle Le Monde a eu accès. Daté du 2 février 2017 et intitulé « Risque de procédure judiciaire américaine à l’encontre du groupe Airbus », ce document résume les événements passés et en cours à l’attention du ministre de l’époque, Michel Sapin. Pour Bercy, l’affaire dont se serait emparé le DoJ concernerait « la cession au fonds d’investissement américain KKR de l’activité électronique de défense d’Airbus Group », en mars 2016. La justice américaine se sent donc en droit d’intervenir au titre du Foreign Corrupt Practices Act (FCPA), sa législation anticorruption.

    FCPA… Ces quatre lettres sont le pire cauchemar des multinationales. Une « bombe atomique économique », pour les spécialistes de l’éthique et des règles de conformité. Au nom de cette loi extraterritoriale, le DoJ a déjà sanctionné plusieurs groupes français : 285 millions d’euros d’amende pour Technip en 2010, 630 millions pour Alstom en 2014. « Les entreprises européennes sont victimes d’un véritable impérialisme juridique. Les Américains utilisent le droit pour détruire leurs concurrents », tempête Pierre Lellouche, ancien député (LR) de Paris et auteur d’un rapport d’information sur l’extraterritorialité de la loi américaine publié en 2016 avec la socialiste Karine Berger. Le mode opératoire est chaque fois identique. Le DoJ envoie un courrier au PDG de la société soupçonnée de corruption et lui donne le choix : soit l’entreprise plaide coupable au pénal, ce qui l’expose à l’exclusion des marchés publics, soit elle s’engage, via une transaction (baptisée « deferred prosecution agreement »), à lancer un audit interne des procédures et des contrats signés depuis dix ans. A la remise du rapport, le procureur fixe le montant de l’amende à payer pour éviter les poursuites pénales.

    « Voulant éviter ce scénario catastrophe, Airbus a pesé les risques. Quitte à faire l’objet d’une enquête, le constructeur a jugé moins dangereux de se dénoncer auprès des Britanniques que des Américains », reprend notre source. Un pari risqué, mais pas impossible. Risqué, car la règle de droit selon laquelle nul ne peut être jugé deux fois pour les mêmes faits, ne s’applique pas systématiquement à l’international. Sur ce point, les spécialistes ne sont pas d’accord. Dans leur rapport, Pierre Lellouche et Karine Berger précisent que les autorités américaines peuvent, dans le cadre d’une coopération internationale, renoncer à poursuivre quand une autre juridiction l’a fait, en l’occurrence en Grande-Bretagne. Mais c’est du cas par cas. Cette hypothèse est ici plausible puisque, selon nos informations, le DoJ dispose d’un officier de liaison au sein de l’agence britannique. Avec Londres, Washington se sent en confiance.

    Réactions en chaîne

    La démarche « vertueuse » d’Airbus censée circonscrire les dégâts a provoqué une série de réactions en chaîne que le fabricant n’avait certainement pas anticipée. Début mai 2016, une conférence téléphonique est organisée par l’UKEF pour informer les deux partenaires européens qui assurent avec lui – et solidairement– les contrats à l’exportation du groupe aéronautique, la Coface pour la France et Euler Hermes pour l’Allemagne. Lors de cette réunion-clé, UKEF mentionne les deux contrats litigieux présentés par Airbus, dont l’un implique Turkish Airlines. Les organismes d’assurance-crédit évoquent la possibilité de suspendre les aides accordées au constructeur, une décision lourde qui sera annoncée quatre mois plus tard, en septembre. Airbus, le joyau Airbus, est ainsi placé pour la première fois de son histoire « en vigilance renforcée », donc en situation de faiblesse. Boeing commence à respirer.

    Au cours de la même conférence téléphonique, les échanges portent aussi sur les éventuelles suites judiciaires à donner à l’affaire. Aux yeux de l’UKEF, c’est réglé : le Serious Fraud Office est sur le dossier. De leur côté, la Coface et Euler Hermes débattent avec leurs tutelles – la direction générale du Trésor (DGT) pour la première et le BMWI, le ministère allemand de l’économie, pour le second – qui participent aux entretiens. Faut-il aller en justice ? Il y a un hic : contrairement à l’UKEF, ni la Coface ni Euler Hermes ne demandent à Airbus de déclarer leurs intermédiaires. Difficile, dans ces conditions, de poursuivre le groupe pour avoir omis de le faire.

    Les Allemands tranchent. Selon nos informations, un procureur fédéral a été saisi du dossier outre-Rhin. A Paris, on s’interroge : faut-il ou non faire jouer l’article 40 du code de procédure pénal, qui impose à un fonctionnaire d’avertir le procureur de la République de tout crime ou délit dont il a connaissance ? Certains plaident pour l’inaction, de peur de gêner davantage le champion aéronautique. D’autres, fidèles à l’adage selon lequel « Le bruit sec d’un parapluie qui s’ouvre est préférable au bruit sourd d’une carrière qui se brise », incitent à agir.

    « On se croirait dans “La Firme” »

    Le calendrier va jouer en faveur de ces derniers. Nous sommes alors début juin 2016, et la loi Sapin 2, qui renforce les mesures anticorruption en France, arrive en débat à l’Assemblée nationale : « Il était hors de question, en ce qui me concerne, de ne pas donner suite au dossier Airbus. J’ai donc demandé la plus grande fermeté », assure aujourd’hui l’ancien ministre de l’économie, Michel Sapin. Des instructions sont données. En juin 2016, le parquet national financier (PNF) est saisi. Signe de la gravité de l’affaire : pour la première fois depuis la création du PNF, en 2013, la lettre qu’il reçoit est signée par la directrice générale du Trésor, Odile Renaud-Basso elle-même, et non, comme c’est d’ordinaire le cas, par un membre de son équipe. Dans la foulée, le PNF ouvre une enquête préliminaire pour « corruption d’agents publics à l’étranger, blanchiment, abus de biens sociaux, faux et usage de faux ».

    Les investigations remontent jusqu’en 2005 et s’intéressent aux montages financiers de dizaines de contrats. Elles sont menées conjointement avec le SFO britannique, qui dispose d’une quinzaine d’enquêteurs contre un seul au PNF – et encore, pas à plein temps. Les échanges de documents passent par une plate-forme cryptée. Ultime précaution : l’enquête est inscrite sous un nom de code dans Cassiopée, le fichier interne des magistrats du PNF qui répertorie les procédures en cours.

    Chez Airbus, les avocats et les auditeurs associés aux investigations ont pris leurs quartiers. « Ils sont la boîte », soupire un cadre. A Toulouse comme à Suresnes, ils ont leurs propres bureaux, stores fermés, quand ils n’occupent pas un plateau entier. « On a l’impression de ne plus être chez nous. Tous ces costumes-cravates qui épluchent nos contrats et dressent les profils de nos intermédiaires… On se croirait dans La Firme [le film de Sydney Pollack]. » Les rôles sont répartis : les cabinets Clifford Chance et Dechert œuvrent pour le SFO et le PNF. Hughes Hubbard & Reed et Forensic Risk Alliance travaillent pour Airbus. Les consultants de PriceWaterHouseCoopers (PWC), eux, finalisent leur rapport destiné aux trois agences d’assurance-crédit, afin d’évaluer si les nouvelles procédures mises en place respectent les règles du jeu. Il en va du rétablissement des garanties à l’exportation.

    Risques d’ingérence

    Pour faciliter la collecte des données, les salariés doivent remettre leurs ordinateurs, leurs téléphones, leurs clés USB et certains de leurs dossiers. Plus d’un milliard de pages seraient ainsi en cours d’analyse. « Un jour, témoigne un employé, ils sont venus dans mon bureau en mon absence, et ont pris mon PC. D’habitude, ils préviennent avant. Ils me soupçonnaient de vouloir faire disparaître des documents. Il y a une menace diffuse. On est à la limite du harcèlement moral. » Quelques-uns arrivent à en plaisanter, se moquent de « Babel et Bobard », surnom donné en interne à Hughes Hubbard & Reed. Mais la plupart vivent dans la peur. Du blâme, du licenciement, de l’entretien à venir. « Certains collègues ont été entendus dix fois. Ces interrogatoires sont flippants. Sans parler des problèmes de sécurité : des cabinets anglo-saxons ont accès à nos secrets commerciaux, à notre réseau international et à notre stratégie », s’alarme un cadre.

    Les services du ministère français de l’économie partagent ces inquiétudes. La note que Le Monde s’est procurée indique qu’une partie des informations collectées par les avocats et les consultants a été transmise aux agences de crédit à l’export et à PWC « sans système de cryptage ou de protection ». Les risques d’ingérence sont en tout cas assez sérieux pour que la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) se soit emparée du sujet.

    Outre les failles de sécurité, c’est le statut même des avocats dans le droit américain qui pose problème. « Aux Etats-Unis, ce sont des officers of the court. Ils ne peuvent pas mentir à un juge ni à un procureur. Dans le cadre d’un audit en entreprise, ils sont tenus, s’ils sont interrogés, de révéler les infractions mises au jour, explique le bâtonnier Paul-Albert Iweins, avocat associé au cabinet Taylor Wessing. L’avocat français ou allemand, lui, est tenu au secret professionnel. »

    Interrogé sur de possibles fuites outre-Atlantique dont Boeing pourrait profiter, Airbus brandit la loi de blocage de 1968, qui interdit aux entreprises basées en France de communiquer des renseignements économiques stratégiques à des autorités étrangères. « C’est la défense classique des cabinets américains, sourit Me Iweins. La loi de blocage, je ne l’ai jamais vue fonctionner efficacement sur ce type de dossiers. Elle n’a pas empêché les investigations chez Alstom ou dans l’affaire BNP Paribas. » Cette thèse d’une possible emprise américaine alimente d’autant plus la paranoïa que Tom Enders a placé, en 2016, à la tête de la recherche d’Airbus Paul Eremenko, un ancien de Google et de Motorola, mais aussi de la Darpa, l’agence de recherche du Pentagone.

    Une addition en milliards d’euros

    Une chose est sûre : le coût de l’opération mains propres va se chiffrer en milliards. Faisons l’addition : l’amende à venir (entre 1 et 3 milliards d’euros, selon un connaisseur du dossier), les honoraires des avocats (au moins 60 millions rien qu’en 2016) et des consultants (1 million par mois pour PWC), les « golden parachutes » des managers écartés, sans oublier la suppression temporaire des garanties publiques à l’exportation, qui oblige Airbus à piocher dans sa trésorerie.

    Surtout, l’avionneur a mis à mal l’un de ses actifs les plus stratégiques : son réseau d’intermédiaires. Chez Airbus, les intermédiaires étaient la chasse gardée de Jean-Paul Gut, puis de Marwan Lahoud, au sein du Strategy and Marketing Organisation (SMO). Il était fréquent, témoigne un ancien, d’y entendre ce proverbe libanais : « Le vrai commerce, c’est vendre quelque chose que vous n’avez pas à quelqu’un qui n’en veut pas ». Surnommé le « bullshit castle » (le « château des conneries ») par Tom Enders, qui le rend responsable des turbulences actuelles, le SMO a été démantelé en 2016. L’ensemble des « business partners » – les intermédiaires, une centaine environ – ne sont plus payés depuis le lancement de l’audit interne, il y a trois ans. Remerciés sans ménagement, plusieurs ont saisi la justice.

    La tension monte. Dans un mail daté du 1er juillet 2017, que Le Monde a pu consulter, John Harrison, le directeur juridique, demande aux salariés d’Airbus en poste à l’étranger d’être prudents, car certains intermédiaires, furieux d’avoir été lésés, représentent désormais pour eux « une menace directe ». « Tout ce bordel pénalise la recherche de nouveaux contrats. Aujourd’hui, le carnet de commandes est plein, mais dans cinq ans ? », fulmine un commercial. La DGSE non plus n’y trouve pas son compte, car parmi les intermédiaires malmenés figurent plusieurs de ses agents.

    A Paris et à Berlin, les Etats brillent par leur silence. Depuis que Tom Enders a réorganisé le groupe, en 2013, pour renforcer son pouvoir, l’Allemagne et la France, pourtant actionnaires à hauteur de 11 % chacune du capital du constructeur, n’ont plus de représentant au conseil d’administration. « Demander des informations ? Convoquer Tom Enders ? Vous plaisantez ! Ce monsieur répond quand il le souhaite », témoigne un ancien membre d’un cabinet ministériel. Sollicité, l’Elysée n’a pas souhaité répondre à nos questions. Pour le moment, le PDG allemand, qui a le soutien de son conseil d’administration, tient bon. Dans une lettre du 6 octobre, adressée aux 134 000 salariés du groupe, il prévient que « le processus en cours sera long » et que « de sérieuses conséquences ne sont pas à exclure », avant de conclure par un royal « Keep calm and carry on » (« Restez calmes et continuez »).

    Les Américains peuvent sourire. Airbus est affaibli. Et Boeing bientôt réconforté : la banque Ex-Im devrait de nouveau l’épauler d’ici à la fin octobre.


  • "Gestion prédatrice, spoliation" : l’actionnaire chinois de l’aéroport dans le colimateur

    http://www.ladepeche.fr/article/2017/09/13/2644570-gestion-predatrice-spoliation-l-actionnaire-chinois-dans-le-colima

    Dans un document titré « Aéroport de Toulouse-Blagnac : histoire d’une spoliation », le groupe d’opposition « Métropole citoyenne » du conseil communautaire de la métropole de Toulouse dénonce la « gestion prédatrice » de l’actionnaire chinois. Propriétaire de 49,99 % des parts de l’aéroport depuis 2014, Casil Europe s’est versé 20,3 millions de dividendes en 2015 et 2016. 

    « En prélevant la totalité des bénéfices générés par la plateforme en 2015 (4,991 M€) et en 2016 (7,85 M€), et en puisant 15 M€ dans les réserves financières constituées avant son entrée au capital par les gestionnaires publics d’ATB, le consortium Casil Europe s’est versé en deux ans l’équivalent d’une dizaine d’années de dividendes du temps où la puissance publique dirigeait la société », constatent les conseillers de « Métropole citoyenne » (1). « Aucune société ne pratique de tels niveaux de prélèvement sur les bénéfices pour le versement de dividendes (...) De nombreuses sociétés interdisent même par statut de telles pratiques. Il s’agit là de prédation, pas de gestion responsable », considèrent Marc Péré, François Lépineux, Bernard Sancé et Nathalie Simon Labric.


  • #Violences_policières dans la zone d’attente de #Toulouse-Blagnac

    Les allégations et témoignages de violences et de pressions policières sont fréquents en #zone_d’attente. Ce qu’a vécu M. F., à Toulouse-Blagnac, ces deux dernières semaines, est un nouvel exemple de traitements inhumains et dégradants que peuvent subir les personnes enfermées aux #frontières françaises.

    http://www.anafe.org/spip.php?article429
    #police #asile #migrations #réfugiés #France


  • Réfugié, enfermé et torturé par la police française | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-anselme/blog/260717/refugie-enferme-et-torture-par-la-police-francaise

    Les allégations et témoignages de violences et de pressions policières sont fréquents en zone d’attente. Ce qu’a vécu M. F., à Toulouse-Blagnac, ces deux dernières semaines, est un nouvel exemple de traitements inhumains et dégradants que peuvent subir les personnes enfermées aux frontières françaises. Violences, pressions, acharnement : jusqu’où ira la machine à expulser ? Témoignage.


  • Les sulfureuses privatisations d’Emmanuel Macron | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070717/les-sulfureuses-privatisations-d-emmanuel-macron?onglet=full

    ême si le gouvernement n’a encore donné que très peu de détails sur les privatisations qu’il envisage pour la durée du quinquennat, deux raisons majeures font craindre qu’elles ne soient les plus controversées que la France ait jamais connues. D’abord, la France a déjà abandonné aux appétits privés les sociétés industrielles, financières et commerciales qu’elle contrôlait et ne détient plus dans certains de ces groupes que des participations minoritaires. L’essentiel des futures cessions d’actifs pourrait donc porter sur des biens d’un autre type : des « biens communs », comme disent les économistes, c’est-à-dire des entreprises qui assument des missions de service public. Ensuite, si le passé parle pour l’avenir, les privatisations conduites par Emmanuel Macron du temps où il était ministre de l’économie constituent un très mauvais présage pour les futures opérations.

    Une cession des parts dans Orange (13,5 % du capital pour environ 5 milliards d’euros) ou dans Air France-KLM (17,6 %, pour un peu plus de 600 millions d’euros) poserait tout autant des problèmes stratégiques. En pleine révolution numérique, est-il par exemple concevable que la puissance publique abandonne au privé tous les leviers de la téléphonie et de l’accès à Internet, facilitant la constitution d’immenses fortunes, réalisées en un temps record, le plus souvent sur le démembrement des anciens monopoles publics, comme en ont profité des milliardaires tels que Patrick Drahi ou Xavier Niel ?

    Autre question de même nature : alors qu’à la fin de la guerre, la puissance publique avait à juste titre considéré que le pluralisme de la presse reposait aussi sur l’universalité de sa diffusion, et avait donc adopté une loi célèbre pour la garantir, connue sous le nom de « loi Bichet », est-il concevable que les kiosques du futur, qui seront numériques, ne soient pas assujettis au même principe d’universalité et ne mettent en vente sur leurs portails, à l’image du portail SFR Presse de Patrick Drahi, que les journaux qui leur plaisent ? À l’aune de cette seule question, dont l’État se désintéresse totalement, on mesure la gravité qu’aurait un retrait total de celui-ci dans un domaine aussi stratégique que la téléphonie et l’accès à Internet.

    L’affaire n’en est pas restée là. Car quelque temps plus tard, à l’automne 2016, les actionnaires chinois de l’aéroport de Toulouse-Blagnac se sont servi un dividende exceptionnel de 15 millions d’euros, en puisant dans les réserves accumulées les années antérieures. En bref, ils sont allés puiser dans les réserves de la société, mises de côté pour faire face aux investissements futurs, pour se rembourser d’une partie de leur mise de départ. Le vote sur ce dividende a été acquis avec l’appui des représentants de l’APE. En somme, les investisseurs chinois et l’État, en totale complicité, se sont comportés comme un fonds rapace, siphonnant la trésorerie de l’entreprise, au risque de mettre à mal son développement.

    Le 28 juin, les investisseurs chinois ont franchi un pas de plus – toujours avec l’appui de l’État français – en faisant voter un nouveau versement de dividendes de 7,85 millions d’euros (lire ici l’article d’Actu Toulouse), comprenant une nouvelle ponction sur les réserves de l’entreprise à hauteur de 1,5 million d’euros. Au fil des mois, les collectivités locales (le département et la Région), qui ont essayé de défendre les intérêts publics, ont ainsi eu la consternante surprise de constater que l’APE avait partie liée avec les oligarques chinois contre eux, pour les aider à siphonner le plus possible d’argent. Pour mémoire, le commissaire aux participations de l’État, Martin Vial, qui pilote de la sorte l’APE et brade ainsi l’intérêt général, est l’époux de Florence Parly, l’ex-socialiste promue par Emmanuel Macron ministre des armées.

    En somme, la privatisation de l’aéroport de Toulouse est sans doute la pire, économiquement la plus dangereuse et éthiquement la plus contestable, que la France ait connue. Malheureusement, sous le prétexte de financer la nouvelle économie, elle marque sans doute aussi par anticipation l’ouverture d’une ère nouvelle : les sulfureuses privatisations du quinquennat Macron…

    #politique_France #services_publics #intérêt_général


  • Nouvelle distribution de dividendes pour les actionnaires de l’aéroport Toulouse-Blagnac - ToulÉco
    http://www.touleco.fr/Nouvelle-distribution-de-dividendes-pour-les-actionnaires-de-l,22347
    Se gaver

    Lors de l’assemblée générale qui a réuni mercredi les actionnaires de l’aéroport Toulouse-Blagnac, la totalité des bénéfices de 2016 engendrés par la plate-forme aéroportuaire, soit 7,3 millions d’euros, ont été distribués aux différents actionnaires.


  • L’#industrie_aéronautique européenne : organisation industrielle et fonctionnement en réseaux | Cairn.info

    http://www.cairn.info/revue-espace-geographique-2005-2-page-117.htm

    Au mois d’avril 2004 a commencé l’assemblage du nouvel avion Airbus A380 dans la nouvelle usine baptisée Jean-Luc Lagardère sur le site de la zone AéroConstellation, qui jouxte l’aéroport international de Toulouse-Blagnac (Jalabert, Zuliani, 2003). Dès juin, ce premier exemplaire, non muni de ses moteurs, a quitté l’immense hall de montage (490 m de longueur, 250 m de largeur, 49 m de hauteur) construit et équipé en deux années pour gagner un atelier voisin où il est soumis à de multiples tests de « torture », de résistance et de déformations. Un des nouveaux gros moteurs qui l’équiperont, produit par Rolls-Royce (GB) et Snecma (France) est à l’essai dans le ciel toulousain, monté sur un quadrimoteur A340 : poussée, tests des circuits hydrauliques, niveau sonore… Un nouvel exemplaire est terminé ; il est utilisé pour les essais en vol qui ont commencé en avril 2005. Or, en 1999, ce projet d’avion civil très gros-porteur, le plus grand jamais réalisé (de 550 à 800 passagers selon les versions et les aménagements intérieurs, avion double pont, 73 m de long, 80 m d’envergure, 24 m de haut, 500 t au décollage) était dans les cartons des bureaux d’études, et la zone AéroConstellation (230 ha équipés et 120 ha en réserve) n’était qu’un ensemble de terrains anciennement agricoles, peu occupés, où avait commencé à se développer une base de loisirs.

    #mondialisation #airbus #transport_aérien


  • LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS REJETTE LE RECOURS CONTRE LA PRIVATISATION DE L’AEROPORT DE TOULOUSE, FAUTE DE PREUVES.
    http://universitepopulairetoulouse.fr/spip.php?article936

    COMMUNIQUE DE PRESSE du Collectif contre la privatisation de la gestion de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, 15 mars 2017 « 

    Ecologie & Politique

    #Ecologie_&_Politique
    http://universitepopulairetoulouse.fr/IMG/pdf/communiquedepresse15mars2017aeroporttoulousejugement_ta_


  • 1 Contribution de l’ABAVE au débat public sur la troisième ligne de métro
    http://universitepopulairetoulouse.fr/spip.php?article852

    Contribution de l’ABAVE au débat public sur la troisième ligne de métro Décembre 2016 www.abave.netabave@free.fr L’association Blagnac à Vivre Environnement existe depuis 1983 et défend une vision respectueuse de l’environnement autour de Blagnac. Faisant le constat de l’échec des décisions en matière de transport à limiter les déplacements polluants (automobile et avion), elle demande, à la fois des mesures de restriction d’usage de la voiture individuelle et des mesures franches d’offre des transports (...)

    #Fondation_Copernic_31

    http://universitepopulairetoulouse.fr/IMG/pdf/contribution_abavedebat3emeligne.pdf


  • Les réserves de l’Aéroport de Toulouse vont être dilapidées
    http://universitepopulairetoulouse.fr/spip.php?article815

    Un article de Laurent Mauduit, paru dans Médiaprt le 17 octobre concernant l’aéroport de Toulouse Blagnac Avec la complicité active de l’État, les actionnaires chinois de l’Aéroport de Toulouse- Blagnac récemment privatisé vont se servir jeudi un dividende exceptionnel de 15 millions d’euros. Une conséquence du pacte d’actionnaires secret passé par Emmanuel Macron avec ces investisseurs. « 

    #Fondation_Copernic_31

    http://universitepopulairetoulouse.fr/IMG/pdf/article_650533.pdf


  • Les réserves de l’Aéroport de Toulouse vont être dilapidées
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/171016/les-reserves-de-l-aeroport-de-toulouse-vont-etre-dilapidees

    Avec la complicité active de l’État, les actionnaires chinois de l’Aéroport de Toulouse-Blagnac récemment privatisé vont se servir jeudi un dividende exceptionnel de 15 millions d’euros. Une conséquence du pacte d’actionnaires secret passé par #Emmanuel_Macron avec ces investisseurs.

    #Economie #aéroport_de_Toulouse-Blagnac #élection_présidentielle_2017 #politique_économique #privatisation


  • Investissements chinois, de Toulouse aux Champs-Élysées, par Martine @Bulard
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/10/BULARD/56414 #st

    Partenaire du Club Med depuis plusieurs années, le conglomérat shanghaïen Fosun a fini par l’absorber. Il cherche dans la foulée à acquérir la Compagnie des Alpes et ses concessions sur les plus grandes stations de ski (Les Arcs, La Plagne, Serre-Chevalier…). Son objectif ? Attirer la clientèle chinoise. Dans son propre pays, où le tourisme a explosé et où un Club devrait ouvrir prochainement ; à l’étranger, où cent vingt millions de Chinois ont passé leurs vacances en 2015, singulièrement en France, première destination occidentale.

    On s’étonnera à peine que le territoire national ressemble à un champ de bataille pour les opérateurs chinois. Outre Fosun, le groupe hôtelier Jin Jiang a racheté Louvre Hôtels (Kyriad, Campanile, Première Classe) et pris, à la surprise générale, 15 % d’Accor (Mercure, Ibis, Novotel…) sans cacher son envie d’aller plus loin ; Kai Yuan s’est offert l’hôtel cinq étoiles Marriott sur les Champs-Élysées, à Paris ; la compagnie Hainan Airlines a croqué une part de Pierre et Vacances et pris 10 % du capital de Center Parcs — elle a également racheté la compagnie à bas coût Aigle Azur puis Servair, la filiale restauration d’Air France.

    Plus spectaculaire encore, le groupe chinois Symbiose allié au canadien SNC-Lavalin s’est approprié l’aéroport de Toulouse-Blagnac, à proximité des pistes d’essai d’Airbus. Non seulement il a profité de la privatisation de cet aéroport pour en prendre 49,9 % du capital, mais MM. Manuel Valls et Emmanuel Macron lui ont octroyé un pacte d’actionnaires hors normes permettant aux propriétaires chinois, minoritaires, de diriger. Sûrs d’eux-mêmes, ces derniers ont d’ailleurs voulu faire main basse sur une partie de la cagnotte de l’aéroport (70 millions d’euros) en réclamant, moins d’un an après leur arrivée, le versement de 20 millions d’euros de dividendes…

    http://zinc.mondediplo.net/messages/39086 via Le Monde diplomatique


  • 1 pour le Secret d’affaires et 0 pour la Transparence
    http://universitepopulairetoulouse.fr/spip.php?article784

    Communiqué du collectif contre la privatisation de l’aéroport de Toulouse -Blagnac. Le référé du tribunal de grande instance. Un article de France3 Un coup d’arrêt pour la recherche de la vérité dans l’affaire de la privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac Ce matin , 20 septembre , le président du tribunal de grande instance de Toulouse a invalidé les 2 ordonnances de juillet de ce même tribunal autorisant le Collectif contre les nuisances aériennes de l’agglomération Toulousaine à envoyer un (...)

    #Fondation_Copernic_31

    « http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/haute-garonne/toulouse/aeroport-de-toulouse-pas-d-huissier-pour-espionner-les- »
    http://universitepopulairetoulouse.fr/IMG/pdf/aeroport_-_decision_refere_tgi_du_20092016.pdf


  • Aéroport de Toulouse : un caillou dans la chaussure de Macron
    https://www.mediapart.fr/journal/france/030916/aeroport-de-toulouse-un-caillou-dans-la-chaussure-de-macron

    Le tribunal dira mardi s’il confirme des ordonnances prises en juillet, permettant aux opposants à la #privatisation de l’aéroport de Blagnac de connaître le pacte secret d’actionnaires, passé par l’État avec des investisseurs chinois. En jeu : la confirmation judiciaire du mensonge d’Emmanuel Macron.

    #France #Economie #aéroport_de_Toulouse-Blagnac #Emmanuel_Macron #politique_économique


  • Pacte secret, ils y tiennent !
    http://universitepopulairetoulouse.fr/spip.php?article773

    Communiqué du Collectif Unitaire et documents ASSIGNATION EN REFERE DEVANT MONSIEUR LE PRESIDENT DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE TOULOUSE articles de presse actucotétoulouse et La Tribune La Direction de l’aéroport de Toulouse-Blagnac conteste la décision du juge de révéler le pacte d’actionnaires signé entre l’Etat et Casil Europe Par deux ordonnances, du 28 juin 2016 et du 5 juillet 2016, Monsieur le Président du Tribunal de Grande Instance a autorisé les membres du Collectif unitaire (...)

    #Fondation_Copernic_31

    « http://actu.cotetoulouse.fr/privatisation-aeroport-toulouse-obligee-reveler-pacte-actionnaires »
    « http://objectifnews.latribune.fr/entreprises/business/2016-09-02/privatisation-de-l-aeroport-atb-ne-veut-toujours-pas-reveler- »
    http://universitepopulairetoulouse.fr/IMG/pdf/ass_refere_tgi_aeroport_tb_-_beer-demander_et_autres_2.0


  • Une gestion de l’espace aérien à Toulouse hasardeuse et inquiétante
    http://universitepopulairetoulouse.fr/spip.php?article756

    On a frôlé une catastrophe aérienne dans le ciel toulousain. Ci dessous le communiqué du CCNAT et deux articles de La Dépêche. Inquiétant ! Communiqué du Collectif contre les Nuisances Aériennes de l’Agglomération Toulousaine Une gestion de l’espace aérien à Toulouse hasardeuse et inquiétante >> Les statistiques d’accidents données par la DGAC sont d’un accident pour un million de vols donc pour Toulouse -Blagnac une probabilité d’un accident grave tous les 10 ans. >> A Toulouse le dernier accident qui a (...)

    #Fondation_Copernic_31

    « http://www.ladepeche.fr/article/2016/08/03/2395361-atterrissage-urgence-vol-toulouse-oran-passagers-decrivent-avion-p »
    « http://www.ladepeche.fr/article/2016/08/09/2397861-aeroport-toulouse-la-gestion-de-l-espace-aerien-est-hasardeuse.htm »


  • Miroir Social - #Privatisation : les aéroports de Lyon et Nice bientôt vendus
    http://www.miroirsocial.com/actualite/13641/privatisation-les-aeroports-de-lyon-et-nice-bientot-vendus

    Quels que soient le ou les gagnants de ces deux marchés, cette privatisation partielle des aéroports - menée techniquement par l’Agence des participations de l’Etat - conduit certains tels les représentants des collectivités locales à s’inquiéter.

    Ils évoquent notamment les risques pour la qualité de la sécurité des sites aéroportuaires ou encore s’inquiètent du futur mode de gestion des deux aéroports et des conséquences - positives ou non - que ces privatisations auront sur les économies régionales.

    Dans le cadre de ces ventes, si les pistes des aéroports et les terrains des sites restent dans le giron de l’Etat, le droit d’exploitation (des zones commerciales, parkings, bagages…) des sites sera en revanche acquis par les futurs actionnaires majoritaires privés.

    Or, en général, les actionnaires privés cherchent à multiplier les bénéfices pour rentabiliser leurs investissements…
    Dans l’attente de la position de l’Etat

    L’aéroport de Toulouse en fait déjà l’amère expérience, un an seulement après la vente de la plateforme au consortium chinois Symbiose associé à un groupe canadien.

    L’actionnaire majoritaire chinois de l’aéroport a en effet décidé récemment de verser 50 millions d’euros de dividendes aux actionnaires de la Société de l’aéroport de Toulouse-Blagnac (SATB) dont il a pris le contrôle en rachetant 49.9% des parts de l’Etat. Ce dernier détenait auparavant 60% de la SATB.

    Face aux protestations des collectivités territoriales et de la CCI de Toulouse, le consortium accepterait de ne verser « que » 20 millions. C’est encore trop s’insurgent les collectivités rappelant qu’avant la privatisation seule la moitié des gains annuels (cinq millions d’euros) étaient redistribués. Le reste allait à l’investissement.

    Le consortium chinois semble prêt, lui, à puiser dans le bas de laine de l’aéroport pour conforter ses dividendes. Alors que l’Etat détient encore 10.1% de parts à Toulouse, les collectivités (département, région, Toulouse métropole) et la CCI attendent désormais qu’il fasse connaître sa position dans cette affaire.

    A eux trois ces actionnaires détiennent encore en effet 50.1% des parts de l’aéroport… Ce ne sera pas le cas à Nice ou Lyon.


  • Nouvelle entourloupe autour de la #privatisation des aéroports de Nice et Lyon
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/070716/nouvelle-entourloupe-autour-de-la-privatisation-des-aeroports-de-nice-et-l

    Les groupes industriels Vinci et Atlantia devanceraient des fonds d’investissement dans la procédure de sélection des offres, pour la cession des aéroports de Lyon et Nice. Mais selon nos informations, #Emmanuel_Macron imposerait un troisième tour. Comme pour Toulouse-Blagnac, ces deux privatisations sont en train de dérailler.

    #Economie #aéroport_de_Lyon #aéroport_de_Nice


  • Aéroport de Toulouse : Macron rattrapé par son mensonge
    http://universitepopulairetoulouse.fr/spip.php?article726

    Les investisseurs chinois qui gèrent depuis un an l’aéroport de Toulouse-Blagnac veulent siphonner la trésorerie de l’entreprise pour se servir un dividende exceptionnel. Emmanuel Macron, qui avait juré qu’il ne s’agissait pas d’une privatisation, se retrouve piégé par son mensonge. PAR LAURENT MAUDUIT ARTICLE PUBLIÉ LE VENDREDI 17 JUIN 2016, dans MEDIAPART L’actionnaire chinois convoite la cagnotte de l’aéroport de Toulouse-Blagnac est l’affirmation d’un article de La Dépêche du 01-06-2016. Casil (...)

    #Fondation_Copernic_31

    « http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/01/2356469-actionnaire-chinois-convoite-cagnotte-aeroport-toulouse-blagnac.ht »
    http://universitepopulairetoulouse.fr/IMG/pdf/article_632825.pdf