city:buenos aires

  • #Radio_Sans_Nom, Paroles pas pareilles

    Radio Sans Nom est la petite sœur française de #La_Colifata, première station née dans un #hôpital_psychiatrique, à Buenos Aires. Radio Sans Nom est une #radio nomade et ouverte. Chaque mardi après-midi, elle rassemble ses participant·e·s pour son émission diffusée en direct.


    http://syntone.fr/radio-sans-nom-paroles-pas-pareilles
    #santé_mentale #psychiatrie

    –-> Les directs de Radio Sans Nom s’écoutent sur http://www.alsolnet.com/stream/lacolifataenlace et sur le site de la plateforme radio *DUUU (https://www.duuuradio.fr/auteur/radio-sans-nom) qui est en résidence au T2G-Théâtre de Gennevilliers depuis la rentrée 2017. Vous retrouverez l’émission qui fait l’objet de ce reportage sur notre page d’écoute.


  • Pressée par Trump, la Chine change rapidement sa loi sur les investissements
    https://www.latribune.fr/economie/international/pressee-par-trump-la-chine-change-rapidement-sa-loi-sur-les-investissement


    La rencontre entre les délégations des Etats-Unis et de la Chine, le 1er décembre 2018, en marge du G20, à Buenos Aires, pour négocier un accord commercial entre les deux pays.
    Crédits : Reuters

    Pour éviter une guerre commerciale avec les Etats-Unis, Pékin accélère la procédure législative sur les investissements étrangers en Chine pour se conformer aux exigences du président américain. Mais le flou de certaines parties du texte inquiète.

    La Chine, pressée de répondre aux exigences commerciales de Donald Trump, accélère la procédure pour voter une loi sur les investissements étrangers, mais des entreprises s’inquiètent de cette précipitation et de l’imprécision du texte. Parmi les nouveautés de cette future loi : les compagnies ne seront plus obligées de transférer leurs technologies à leurs partenaires chinois ; et davantage d’équité devrait être assurée entre firmes locales et internationales — une demande depuis longtemps réclamée par les sociétés occidentales.

    Le parlement chinois, soumis au Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir, devrait sauf surprise voter la loi lors de sa session plénière annuelle d’environ 10 jours qui débute le 5 mars. Soit à peine deux mois après l’étude de la version préliminaire. "La vitesse à laquelle ce projet de loi passe à l’Assemblée nationale populaire (ANP) est sans précédent", déclare à l’AFP Wang Jiangyu, spécialiste du droit chinois à l’Université nationale de Singapour. « Normalement, ça prend de un à trois ans pour qu’un projet de loi soit adopté et promulgué », explique-t-il.


  • Movimientos sociales en el siglo XXI - Perspectivas y herramientas analíticas
    https://www.cetri.be/Movimientos-sociales-en-el-siglo

    Colección Democracias en Movimiento. ISBN 978-987-722-373-6 CLACSO, Buenos Aires, Noviembre de 2018. “Este libro es de lectura obligatoria especialmente para los estudiosos de los movimientos sociales en América latina. Sus análisis abarcan un conjunto muy rico de movimientos sociales para proponer innovadoras perspectivas analíticas que dan cuenta de la enorme diversidad de los procesos colectivos de resistencias y de luchas de las últimas dos décadas”. Boaventura de Sousa Santos, Universidad de (...)

    #El_Sur_en_movimiento

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Mouvements_sociaux, Relations entre mouvements sociaux & gouvernements, Amérique latine & (...)

    #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements #Amérique_latine_&_Caraïbes


  • Your Complete Guide to the N.Y. Times’ Support of U.S.-Backed Coups in Latin America
    https://www.truthdig.com/articles/your-complete-guide-to-the-n-y-times-support-of-u-s-backed-coups-in-latin-

    A survey of The New York Times archives shows the Times editorial board has supported 10 out of 12 American-backed coups in Latin America, with two editorials—those involving the 1983 Grenada invasion and the 2009 Honduras coup—ranging from ambiguous to reluctant opposition. The survey can be viewed here.

    Covert involvement of the United States, by the CIA or other intelligence services, isn’t mentioned in any of the Times’ editorials on any of the coups. Absent an open, undeniable U.S. military invasion (as in the Dominican Republic, Panama and Grenada), things seem to happen in Latin American countries entirely on their own, with outside forces rarely, if ever, mentioned in the Times. Obviously, there are limits to what is “provable” in the immediate aftermath of such events (covert intervention is, by definition, covert), but the idea that the U.S. or other imperial actors could have stirred the pot, funded a junta or run weapons in any of the conflicts under the table is never entertained.

    (bourré de citations accablantes...) #venezuela #medias

    • More often than not, what one is left with, reading Times editorials on these coups, are racist, paternalistic “cycle of violence” cliches. Sigh, it’s just the way of things Over There. When reading these quotes, keep in mind the CIA supplied and funded the groups that ultimately killed these leaders:

      – Brazil 1964: “They have, throughout their history, suffered from a lack of first class rulers.”
      – Chile 1973: “No Chilean party or faction can escape some responsibility for the disaster, but a heavy share must be assigned to the unfortunate Dr. Allende himself.”
      – Argentina 1976: “It was typical of the cynicism with which many Argentines view their country’s politics that most people in Buenos Aires seemed more interested in a soccer telecast Tuesday night than in the ouster of President Isabel Martinez de Perlin by the armed forces. The script was familiar for this long‐anticipated coup.”

      See, it didn’t matter! It’s worth pointing out the military junta put in power by the CIA-contrived coup killed 10,000 to 30,000 Argentines from 1976 to 1983.


  • Bank Headquarters in Buenos Aires by #Clorindo_Testa | Buildings | Architectural Review

    https://www.architectural-review.com/essays/archive/bank-headquarters-in-buenos-aires-by-clorindo-testa/8683484.article

    Archive: the winning proposal broke away from the accepted pattern of bank design and made no concession to the conservatism of commercial architecture in Argentina

    Originally published in the AR in February 1963

    The building, just starting construction, is the outcome of a limited competition initiated in 1960. It will provide the Bank of London and South America with a new administrative headquarters for Argentina and Paraguay and new accommodation for the bank’s principal branch in Buenos Aires. It will house a staff of 1,500. Completion is expected early in 1965. The building will cost approximately £2 million.

    The site is that of the bank’s existing central office, which the bank has occupied since a few years after its foundation in 1862. It lies in the main banking district of the city, only a block away from the Plaza de Mayo. A seven-storey department-store nearby has been bought by the bank to house its various departments while the rebuilding is taking place.

    #architecture #argentine


  • #Escrache — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Escrache

    Escrache est le nom donné en Argentine, Uruguay, Espagne et d’autres pays hispanophones à un certain type de manifestation publique où des #activistes vont sur le lieu de travail ou de domicile de celles et ceux qu’ils veulent #dénoncer_publiquement.

    Cette #dénonciation_publique est pacifique et se fait aux moyens de chants, pancartes, musique, graffiti et théâtre de rue.

    Certains historiens affirment qu’il vient d’un mot de lunfardo (l’argot de Buenos Aires), escraco qui désignait à l’origine une arnaque ou l’on présentait à la personne arnaquée, un faux ticket de loto gagnant avec son nom dessus. D’autres disent qu’il vient du mot scraché du dialecte de Gênes ou il signifie faire le portrait.


  • « Les difficultés des “gilets jaunes” sont la conséquence de cinquante ans de politique d’#urbanisme »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/02/les-difficultes-des-gilets-jaunes-sont-la-consequence-de-cinquante-ans-de-po

    Dans le mouvement des « gilets jaunes », une raison essentielle a été insuffisamment pointée, qui sous-tend la plupart des autres. Les difficultés des « gilets jaunes » sont pour une grande part la conséquence de la politique d’urbanisme mise en œuvre dans notre pays depuis cinquante ans. Pour la faire courte, celle-ci a consisté à vider les villages, bourgs et villes petites et moyennes d’une grande partie de leurs habitants et activités au profit de périphéries sans âme et sans vie. Cette politique, à laquelle peu de #territoires ont échappé, s’articule autour du triptyque : étalement urbain de l’habitat, centre commercial et voiture individuelle.

    • L’universitaire Gabriel Dupuy [professeur émérite d’aménagement de l’espace à l’université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne] a montré comment l’ensemble des décisions publiques et privées dans le champ de l’urbanisme de ces dernières décennies avaient concouru à la mise en place d’un véritable système de « dépendance automobile » : les investissements publics conséquents réalisés en faveur des voies rapides, rocades, échangeurs et autres giratoires – au détriment de la rénovation d’un réseau ferré vieillissant et du développement d’aménagements cyclables – ont rendu possible et favorisé l’urbanisation périphérique peu dense sous la forme de lotissements de maisons individuelles. Privés de commerces et de services publics, ces quartiers sont insuffisamment peuplés pour permettre leur desserte efficace par des transports en commun, rendant l’usage de l’automobile indispensable. Cercle vicieux conduisant fréquemment à l’acquisition de plusieurs véhicules par ménage.

      D’où le sentiment de relégation ressenti par nombre d’habitants de ces territoires dont les modes de vie sont pleinement urbains et qui aspirent en conséquence à accéder aux emplois, services et aménités de la ville, pour eux et leurs enfants, mais qui y parviennent de plus en plus difficilement. D’où l’hypersensibilité au prix des carburants.

      Besoin de rencontres
      Il y a cinquante ans déjà, le philosophe Henri Lefebvre alertait sur le risque de fragmentation des espaces et des groupes sociaux induit par cet éclatement des villes. La solution pour contrer ces tendances centrifuges résidait, selon lui, dans l’affirmation et la mise en œuvre effective d’un « droit à la ville », condition de préservation et d’approfondissement de la civilisation humaine grâce à l’accès aux services et aux lieux d’échanges et de rencontres offerts par la centralité urbaine.

      Cette ambition est plus que jamais d’actualité. Le fait que le mouvement des « gilets jaunes » ait très peu concerné les classes moyennes et populaires résidant dans les grandes villes et métropoles confirme que, en dépit des apparences, la vie quotidienne y est probablement plus facile et plus supportable. La proximité et la mixité fonctionnelle (mélange de l’habitat, de l’emploi, des commerces et services) et sociale qui caractérisent le milieu urbain démultiplient les opportunités de rencontres, de travail, de loisirs, d’autonomie des jeunes, le tout pour un faible coût de mobilité.

      La fraternité, la convivialité et la solidarité ressenties sur les ronds-points occupés par les « gilets jaunes » révèlent un fort besoin de rencontres, d’échanges, de coups de main, qui font de plus en plus défaut dans la vie quotidienne de nombre de ces personnes et que ni la télévision ni la sortie hebdomadaire au centre commercial ne compensent réellement.

      Centres-villes en état de mort clinique
      Le développement, sans équivalent en Europe, des centres commerciaux périphériques dans notre pays et la fermeture de nombre de commerces des villages et villes qui en découle – parfaitement décrite par le journaliste [et collaborateur du Monde] Olivier Razemon dans son enquête Comment la France a tué ses villes (Rue de l’Echiquier, 2016) – illustre tristement cette perte de lien social.

      Ces temples – privés – de la consommation attisent désirs d’achat et frustrations sans aucune des qualités et potentialités d’un véritable espace public urbain. Alors que notre pays est déjà suréquipé en centres commerciaux, des centaines de milliers de mètres carrés supplémentaires devraient encore voir le jour au cours des prochaines années, dans une fuite en avant qu’aucune des innombrables lois et commissions mises en place depuis quarante ans n’est parvenue à réguler, au détriment de milliers d’hectares de terres agricoles et d’espaces naturels. La vacance commerciale des centres-villes français a atteint le niveau sans précédent de 11 % en 2017 et dépasse 20 % dans nombre de villes petites et moyennes, dont les centres sont en état de mort clinique et renvoient une image désespérante à ceux qui les habitent encore. C’est une partie de l’histoire, de la civilisation et de l’identité françaises qui disparaissent sous nos yeux, victimes de politiques irresponsables.

      Le drame est que le modèle calamiteux des centres commerciaux périphériques est à présent imité par des services publics, hôpitaux, centres de santé, équipements sportifs, établissements culturels, etc., qui sont de plus en plus nombreux à quitter les centres-villes pour s’implanter eux aussi à proximité des rocades et échangeurs autoroutiers dans des lieux sans histoire, sans qualité et inaccessibles autrement qu’en automobile. Oubliant que seule une partie de la population est motorisée, les jeunes et les personnes âgées encore moins que les autres.

    • Encourager une densification raisonnée
      Alors, que faire pour remédier à cette évolution aux conséquences sociales et environnementales désastreuses ? Quelques mesures simples pourraient être mises en œuvre rapidement par le gouvernement et les élus locaux qui maîtrisent la politique d’urbanisme de leur territoire : planifier l’urbanisme à l’échelle des bassins de vie des populations, la seule pertinente, en confiant la responsabilité des plans locaux d’urbanisme aux intercommunalités, évolution programmée par la loi ALUR [pour l’accès au logement et un urbanisme rénové] de 2014 et qu’il est urgent de parachever ; réinvestir fortement les centres des bourgs et villes moyennes en rénovant les logements vétustes et en encourageant une densification raisonnée de ces territoires aux qualités patrimoniales souvent remarquables afin d’y accueillir de nouveaux habitants, ambition développée en 2018 par le programme gouvernemental « Action cœur de ville », qu’il est nécessaire d’amplifier ; atteindre le plus rapidement possible l’objectif promis par Nicolas Hulot dans son plan biodiversité annoncé en juillet 2018 de « zéro artificialisation nette des sols » ; décréter un moratoire immédiat sur toute nouvelle ouverture de centre commercial et conduire une politique active d’urbanisation des centres commerciaux existants en améliorant leur desserte par les transports publics et les modes actifs (vélo) et en les transformant en véritables quartiers de ville comportant des logements, des équipements publics et des espaces verts accessibles à tous ; aider les commerces de centre-ville à se moderniser et à développer de nouveaux services, grâce à la mise en place d’un fonds alimenté par une taxe sur les livraisons à domicile des sites de vente par Internet ainsi que sur les parkings des centres commerciaux ; enfin, amélioration des lignes de transports en commun et des modes actifs entre les territoires périphériques et ruraux et les centralités urbaines grâce à des liaisons fréquentes et rapides, dans une logique de partenariat entre territoires.

      L’adage du Moyen Age selon lequel « l’air de la ville rend libre » demeure pleinement valable. Contre l’assignation à résidence dénoncée par les « gilets jaunes » , il est urgent de mettre en œuvre une politique permettant à chacun de pleinement jouir de ce « droit à la ville » qui ne doit pas être réservé aux seuls habitants des centres-villes mais bien profiter à l’ensemble de la population qui aspire à la vie en société.

      Stéphane Lecler, urbaniste, a exercé diverses fonctions dans le secteur des transports et de l’urbanisme au sein de l’Etat et de collectivités locales. Il travaille actuellement à la Mairie de Paris.

    • En complément, ce chouette commentaire éclairé trouvé sur le réseau majoritaire :

      Viviane, Jane Jacobs, « grandeur et déclin des grandes villes américaines » où elle décrit dans le menu le jeu de relations sociales complexe d’une vraie ville, le rôle des rues, des places, la dictature des faux espaces verts. Mon livre de chevet.

      Complété par trois autres, « l’art de bâtir les villes » de Camille Sitte justement un autre angle de traitement des places et des rues, qui décrit au XIXe siècle en parcourant de long en large les villes européennes qui aime pourquoi une place ou une rue fonctionne ou pas, le rapport entre la largeur, la profondeur et la hauteur, l’exposition aux vents dominants, la circulation des véhicules, à l’époque des calèches, les débouchés des rues, le positionnement des monuments.

      Puis dans un autre genre, « garden cities of tomorrow, a Path to social reform » sur l’art des cités jardins ou dans une ville assez dense tout en ayant l’impression d’être dans un village urbain, le journaliste parlementaire et sociologue a avant l’heure, le socialiste Ebenezer Howard, horrifié par les miasmes de l’époque à Londres (absence d’égouts, incendies, pollutions au charbon de mauvaise qualité, smog, épidémies, misère sociale abondamment décrite par Dickens) imagine un maillage de villes autonomes, notamment sur le plan alimentaire, intégrant emplois, écoles, universités, habitations, dans des espaces paysagés, où l’on peut se déplacer en toute sécurité en vélo, adossés à une ligne de chemin de fer reliée à la capitale britannique. Non seulement il va l’imaginer, mais il va créer des fondations pour la mettre en place. D’abord à Letchworth, à 60 km au nord de Londres, puis à Welwyn garden city a mi chemin entre Londres et Letchworth. Je m’y suis rendu il y a 22 ans en scooter depuis le Pays Basque, et Welwyn m’est apparue comme une ville de la taille de Bayonne, et même population, avec à peu près la même surface construite et beaucoup plus d’espace consacrée à l’agriculture pour la nourrir, sans jamais se rendre compte qu’on est en ville, c’est troublant car toutes les fonctions de la ville sont là, tout en ayant l’impression d’être dans un village anglais avec un soupçon de verticalité en plus au fur et à mesure qu’on se dirige vers le cœur de la ville.

      En complément de des trois là, je recommanderais Friedrich Hundertwasser, peintre autrichien qui a imaginé des villes ou des quartiers qui ont été bâtis par des architectes après sa mort, avec des formes magnifiques et inédites, des toitures vegetalisées, ressemblant à des collines, des « arbres locataires » jaillissant des toits ou des fenêtres, des portes, des milliers, et des encadrements de fenêtres insolents de couleurs, des cours intérieures enveloppant des écoles ou des crèches et qu’on peut visiter dans des douzaines de villes autrichiennes, suisses, ou allemandes.

      Encore Franck Lloyd Wright, architecte de génie du bioclimatisme pendant pratiquement huit décennies, notamment, mais l’un des pires théoriciens de l’urbanisme et de l’étalement urbain, qu’il faut lire pour savoir ce qu’il ne faut pas faire 😉 mais dont l’œuvre architecturale doit nous inspirer pour nos villages urbains qui doivent être conçues comme des œuvres d’art que l’on vient visiter et non comme des quartiers monotones et déclinés à l’infini selon la pensée de « l’architecture moderne » de le Corbusier, d’abord dans tous les régimes productivistes autoritaires ou totalitaires de la planète des années 30 à 60, puis dans le reste du monde, sans savoir si vous vous trouvez dans une cité industrielle à Birmingham ou Pittsburgh, Buenos Aires ou Varsovie, en banlieue de Madrid ou de Bratislava, de Sarcelles ou de Turin, de Détroit ou de Toyota, de la banlieue ouvrière de Bilbao, ou soixante ans plus tard celle de Shenzen.

      L’art de bâtir des villes c’est aujourd’hui imaginer des « car free cities » comme celles imaginées par J.H. Crawford, ou encore comprendre les mécanismes décrits par Andres Duany, et Elizabeth Plater Zyberk, dans « suburban nation » ou James Howard Kunstler « geography of nowhere » ou encore ceux qui décrivent dans « fortress America » ou dénoncent des « gated communities » les communautés fermés, l’Amérique suburbaines et la géographie de nulle part que les français reproduisaient plus ou moins en les adaptant à la geographie plus réduite d’un urbanisme commercial délirant, une artificialisation et imperméabilisation des sols notamment dans des friches industrielles ou des zones humides en s’étalant à perte de vue.

      Jane Jacobs, journaliste et sociologue résident à Greenwich village à Manhattan, avait en 1961 un désaccord avec Ebenezer Howard (1895), sur le modèle des garden cities. Mais poussée à l’exil à Toronto au Canada pour que ses enfants ne soient pas envoyés au massacre dans la guerre du Vietnam, elle a commencé à nuancer sa position sur les cités jardins surtout depuis les progrès des matériaux, des formes constructives, des techniques bioclimatiques, et en rajoutant un minimum de compacité et de densité raisonnée aux théories d’Ebenezer Howard. Si on y rajoute l’art des places, des marchés, des halles, des rues, et les toitures végétalisées d’hundertwasser, de la ré-irruption de l’art, depuis le mobilier urbain, l’éclairage, les bancs, les jardins, les terrasses, les balcons, patios, rue intérieures, on aboutit à la pensée d’Herrikopolis d’Iker Zabalzagarai, mais ça, il vous faudra attendre encore un an ou deux pour la voir se décliner, avec d’autres dimensions que sont l’art de bâtir des villes qualitatives accessibles à tous, à faible empreinte écologique. 😉

      https://pin.it/rxbvbpwi6yabzt

    • Et toujours un commentaire intelligent (je vais inviter l’autrice !) :

      il est frappant de voir que Jane Jacobs [qui avant de s’illustrer par la publication de son livre, était une militante écologiste qui avait livré un combat titanesque pour empêcher, avec succès, la création d’une autoroute urbaine à travers Manhattan, devant littéralement couper la ville en deux] n’a consacré que de manière plus qu’anecdotique, une seule référence au tramway (et encore elle parlait d’un tramway à cheval datant du début du siècle) et deux passages au métro, sans référence aucune à celui ci en terme de mobilité mais en terme de stations dans le paysage.

      J’adore le livre de jane jacobs au point de l’avoir numérisé et de l’avoir toujours sur moi, afin d’y faire référence dans les débats ou les conversations… et d’y faire des recherches en texte intégral.
      J’avais un doute sur le transport, mais non effectivement elle parle du bâti et de la ville, et quasiment pas des mobilités en dehors des voitures.

      Il faut préciser qu’à cette époque là, la question du métro ne se pose plus, l’essentiel du réseau new yorkais est déjà bâti, et les aménagements ne s’y font plus qu’à la marge.

      Le problème se pose en de tout autre termes dans les villes existantes dont le réseau existant est saturé, ou considéré comme obsolète, et que les autorités envisagent d’en construire un nouveau.

      Dans ma ville, et l’agglomération bayonnaise, on est en train de construire pour cette année un réseau innovant de trambus électrique (indépendant des caténairs et des voies sur rails dédiés des tramway) dont la recharge par induction se fera à chacune des stations. C’est une première mondiale, et de plus le trambus est construit en Pays Basque sud, à cinquante kilomètres à vol d’oiseau de chez nous… par une société coopérative ouvrière de production.

      Mais chaque construction d’un système de transport offre un certain nombre de désagréments, on défait des aménagements paysagers et urbains pour en reconstruire d’autres. Et le temps de la transition est douloureux. Et les travaux éprouvant, ce qui est le cas chez nous actuellement, où ça culmine en terme d’exaspération.

      L’urbanisme sous-terrain n’est quasiment évoqué par aucun des auteurs que je t’ai cité en amont.

      C’est pourtant une des pistes les plus intéressantes pour certains types d’activités, quoi qu’à mon tour je préfère plutôt les mobilités de surface, ou plus encore, les mobilités suspendues, qui peuvent s’affranchir des routes, des ponts, des rivières ou marécages, des baies et des collines…

      Ainsi un métro coûte environ 50 millions d’euros le kilomètre, contre 25 millions pour un tramway, 10 millions pour un trambus ou un système d’autobus en site propre, mais « à peine » 5 millions pour un sytème de téléphérique urbain.

      Avec un téléphérique urbain, pour le même prix qu’un métro, on peut irriguer dix fois plus un système de mobilité et toucher les périphéries, où les quartiers difficiles à desservir par un système conventionnel du fait d’une densité de population insuffisante.

      Mais chaque système a ses avantages et ses inconvénients.

      Il est étonnant de voir que le trambus bayonnais entre Bayonne-Anglet-Biarritz (et quelques communes de proximité) reprend le tracé du tramway ancien, d’abord à cheveaux, ensuite électrifié, qui prévalait avant ma naissance, remplacé par un système de bus jugé alors plus performant.

      On ne cesse de faire et de défaire puis de refaire des choses, même si les technologies ont considérablement évoluées entre temps.


  • Depuis la crise des « gilets jaunes », la vie à huis clos d’Emmanuel Macron

    Insultes, huées, menaces… Quand il sort, désormais, cela tourne mal. Depuis le début de la mobilisation des « gilets jaunes », pour le président qui aimait tant les promenades, elles sont devenues rares (et discrètes). Comme les visites.

    De l’aéroport de Loudes, en Haute-Loire, jusqu’au Puy-en-Velay, il y a 10 km, un quart d’heure en voiture. Ce 4 décembre, pour rejoindre la préfecture incendiée trois jours plus tôt par les « gilets jaunes », Emmanuel Macron n’a heureusement pas besoin de passer par le rond-point de Lachamp, sur la commune de Saint-Pierre-Eynac. C’est là, sur la RN88, que des manifestants avaient cousu un pantin de taille humaine, posé sur un échafaud plus vrai que nature. Sur le billot était écrit : « Te guillotiner c’est notre projet. »

    Le président de la République file vers la préfecture. En route, il discute avec les passagers en gilet jaune d’une voiture croisée par hasard. Aucune image, aucune vidéo. Le 3 décembre, il n’a aussi passé qu’une tête dans le bureau de l’un de ses collaborateurs qui recevait un « gilet » venu de Chalon-sur-Saône à pied. Ces gens seront parmi les rares protestataires qu’Emmanuel Macron a rencontrés durant cette crise ouverte le 17 novembre, où sa capacité à réformer et sa popularité se sont abîmées, mais où il a aussi perdu une part de sa liberté.

    Sans prévenir les élus, il est venu au Puy apporter son soutien au préfet. Celui-ci montre les armoires en cendres, les vitres brisées, les bureaux noircis par la suie. Il conte au chef de l’Etat ce samedi où le « portail a été pété », les pneus entassés et enflammés, et cette bataille inégale entre les « trente » de la préfecture et les deux cents manifestants empêchant les pompiers d’accéder au bâtiment. Bilan : trente-huit blessés… « Ils criaient : “Vous allez tous griller comme des poulets ! », termine le préfet. « Vous les connaissez ? », interroge Emmanuel Macron, incrédule.

    Dès que l’avion présidentiel s’est posé à Loudes, la nouvelle de sa visite s’est ébruitée. Un message posté sur Facebook a réveillé quelques « gilets jaunes ». Une vingtaine d’hommes et de femmes attendent le chef de l’État à la sortie de la préfecture. « Ouuuuuh ! Démission ! », « Enculé ! », « Président des riches ! » Pas encore de quoi trop s’émouvoir. C’est sur la route de la caserne de gendarmerie que tout va basculer…

    « On vous hait ! »

    M. Macron commence par traverser Le Puy vitre ouverte, pour dire bonjour. Des insultes lui répondent, il doit vite la remonter. Un homme se jette ensuite devant la voiture. En sortant de la caserne, cinquante manifestants l’injurient encore : « On vous hait ! »

    L’échange promis à la presse locale est annulé. Les services de sécurité exfiltrent le président par une sortie annexe. De la séquence ne reste que l’image d’un démarrage en trombe sous les huées. Quelques jours plus tard, le chef de l’État racontera au président du MoDem François Bayrou que, de la voiture, il a entendu une femme lancer : « Salope, j’espère que tu vas crever sur la route ! »

    Emmanuel Macron aime pourtant les promenades. Dès son arrivée au ministère de l’économie, en 2014, il avait fait de ces échappées sa griffe. Elles étaient à la fois le thermomètre de sa popularité et un moyen d’asseoir sa notoriété. « Il est où, Emmanuel ? », s’agaçait François Hollande à chaque déplacement avec lui. « Emmanuel » traînait derrière. Selfies, autographes, bisous, il se régalait. Mais, depuis que les « gilets jaunes » le traquent sur Facebook, ces déambulations sont impensables. Il voyage incognito, ou alors sans caméras.

    Jeudi 20 décembre, c’est avec l’AFP et France-info, ces médias de « l’ancien monde », qu’il est allé à Soissons, dans l’Aisne, visiter sans prévenir un centre pour enfants victimes de maltraitance. Officiellement, personne n’a été exclu du voyage, mais il fallait éviter les caméras, en cas d’incident. « S’il ne prévient pas avant de partir, c’est qu’il sait déjà qu’il risque de s’en prendre plein la figure », confirme un conseiller. Sa photographe officielle, Soazig de la Moissonnière, envoie seule quelques clichés où le président, décontracté au milieu de son équipe, rit à la table d’un restaurant Courtepaille, à Mareuil-lès-Meaux (Seine-et-Marne).

    Gibets, cibles et cercueils

    Deux jours avant les injures du Puy-en-Velay, sa petite promenade à pied au milieu des vitrines fracassées de l’avenue Kléber, à Paris, avait déjà mal tourné. Il revenait alors d’Argentine, où il avait participé au G20. Sur les portables de ses collaborateurs, il a découvert de Buenos Aires les images des violences du 1er décembre et il se rend à l’Arc de triomphe saccagé avant de partir à la rencontre des commerçants. Mais des « gilets jaunes » débarquent. Copieusement sifflé, il doit s’éclipser sous la protection des policiers.

    Avant le 11-Novembre, « il était déjà revenu de son périple dans l’est de la France très conscient qu’une colère grondait », assure Philippe Grangeon, l’un de ses conseillers. Mais c’était au temps où l’Élysée pouvait encore accuser les médias de grossir le trait. « Je parle aux gens, ça se passe bien, mais les journalistes écrivent à l’avance un scénario où je me ferais sans cesse alpaguer, comme si j’étais un personnage de télé-réalité ! », se plaint Emmanuel Macron devant les ministres Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Jean-Michel Blanquer et François de Rugy qu’il reçoit à l’Élysée au retour de sa fameuse « itinérance mémorielle » dans onze départements. Ce n’est qu’à la deuxième journée de mobilisation des « gilets jaunes », le 24 novembre, qu’il évoque des « scènes de guerre ». Une semaine plus tard, l’Arc de triomphe est pris d’assaut.

    « Je connais cette violence et cette vulgarité, ce sont les mêmes qui étaient déposées dans la boîte aux lettres de mes parents, lorsque j’ai rencontré Emmanuel », assure Brigitte Macron à ses conseillers désolés. Sauf qu’à l’époque les insultes n’étaient pas si menaçantes. Désormais, les manifestants crachent sur les vitrines et prennent à partie les employés de la chocolaterie familiale d’Amiens. « J’ai l’impression d’être un bouc émissaire, un défouloir » : le 4 décembre, Jean-Alexandre Trogneux, propriétaire du commerce, se fend d’une mise au point : la boutique n’appartient pas au président, son oncle par alliance. Un internaute de la Somme, terre des plus farouches ennemis du président – le député François Ruffin et l’écrivain Edouard Louis –, est placé en garde à vue.

    Dans les « manifs », l’effigie du président est lardée de coups de couteau, ligotée par des chaînes, ensanglantée. Gibets, cibles, cercueils trônent devant les cahutes de bord de route. Sur les sites des manifestants, on parle de lui « jeter des pierres » et même de « le pendre ». Quant aux comptes Facebook d’Eric Drouet et de Priscillia Ludosky, deux des initiateurs du mouvement, ils relaient un faux « mandat d’arrêt » contre Emmanuel Macron, coupable de « haute trahison. »

    Déplacements officiels annulés

    Il n’y a pas que les coups de menton ou de gueule sur les réseaux sociaux. Dans la nuit du 14 au 15 décembre, le député (La République en marche, LRM) de l’Eure Bruno Questel voit débouler devant chez lui « un groupe d’hommes, mais aussi de femmes, largement alcoolisés ». Des visages déjà croisés dix fois dans cette circonscription où il a été élu maire en 2002, conseiller général et enfin parlementaire.

    « Ils voulaient s’installer chez moi », raconte le député au téléphone à Emmanuel Macron et à son premier ministre, Edouard Philippe, après que la police a retrouvé six douilles de cartouches tirées devant sa maison. Même le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, pratiquement inconnu du grand public, a vu ses enfants menacés.

    A Paris, les époux Macron aimaient improviser un dîner à La Rotonde, cette brasserie de Montparnasse où les patrons leur arrangent toujours une table au fond du restaurant. Ils étaient même allés voir Le Grand Bain, le « feel good movie » de Gilles Lellouche, dans une « vraie » salle de cinéma. Trop dangereux aujourd’hui. Depuis le 1er décembre, Brigitte Macron n’a pas franchi les limites du périphérique, se contentant, sans aucune publicité, d’une visite à l’hôpital des Invalides, d’une autre à Necker, d’une troisième à l’Institut de la mémoire de la Pitié-Salpêtrière.

    Adieu les longs week-ends à la Lanterne, aux confins du parc du château de Versailles, où Brigitte Macron a l’habitude d’acheter son pain dans les boulangeries avoisinantes : depuis la mi-novembre, les séjours sont brefs et rares. Hormis sa visite surprise à Soissons, le président lui-même est peu sorti de l’Élysée. Le ministère de l’intérieur craint des bousculades, une agression, voire bien pire. Ses agendas ont été vidés, des déplacements officiels annulés : sa visite en Serbie, les 5 et 6 décembre, puis son séjour à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), le 18 décembre, afin de préparer le G7 de 2019 en compagnie de 150 ambassadeurs. L’agenda officiel est loin d’être rempli. « Il est en réunion interne », répond son service de communication.

    Aucun de ceux qui l’entourent n’a souvenir d’un tel rejet sur le terrain. Seul Bruno Le Maire, lorsqu’il était le ministre de l’agriculture de Nicolas Sarkozy, a connu les quolibets et les tas de fumier déversés sur son passage. Pour les jeunes conseillers de l’Élysée, l’expérience est inédite. « On ne va pas finir le quinquennat dans un abri antiatomique », expliquait au Monde le chargé de la communication de l’Élysée, Sylvain Fort, en prenant ses fonctions après l’« affaire » Benalla. « Débunkériser », disait-on alors au Palais. Devant l’association de la presse présidentielle, à la Maison des polytechniciens, le 17 décembre, il détaille cette fois la menace que fait peser sur le président une « défiance transformée en sécession ».

    « Il ne sort plus sans se maquiller »

    Devant les députés LRM, ou en conseil des ministres, Emmanuel Macron ne laisse échapper aucune fébrilité. Occupé à ne pas imposer ses certitudes, il laisse les autres parler. Mais ceux qui le croisent notent sa fatigue. « Il ne sort plus sans se maquiller tellement il est marqué. Il se maquille même les mains », assure un député LRM qui a l’oreille du chef de l’État. Lors de son allocution enregistrée à l’Élysée, le 10 décembre, plus de 23 millions de téléspectateurs découvrent un président mal rasé et amaigri.

    L’Élysée est devenu un huis clos où les corps étrangers sont de plus en plus rares. Le président (Les Républicains) du Sénat, Gérard Larcher, ou l’ancien chef de l’État Nicolas Sarkozy ont été reçus les 4 et 7 décembre. Le jeudi, John Chambers, l’ex-patron du groupe informatique Cisco devenu ambassadeur de la French Tech à l’international, a aussi franchi le perron du Palais avec une quarantaine de « capital-risqueurs » et d’investisseurs venus découvrir de prometteuses jeunes pousses françaises. Mais le chef de l’État a surtout consulté son premier cercle.

    Depuis que les présidents communiquent par messagerie privée, les « visiteurs du soir » sont rares, ou plus exactement leurs visites sont désormais virtuelles. Emmanuel Macron possède deux téléphones et passe de l’un à l’autre. Naguère, les conseillers ou les gardes guettaient l’heure à laquelle il quittait son bureau et éteignait les lumières. Aujourd’hui, ceux qui communiquent avec lui par Telegram notent l’heure à laquelle il cesse ses consultations : 2 heures, 3 heures du matin…

    Il échange évidemment avec son secrétaire général et son premier ministre, qui ont longtemps plaidé que des concessions aux « gilets jaunes » obéreraient la capacité de réforme du gouvernement. Mais ces dernières semaines, Philippe Grangeon, François Bayrou et Richard Ferrand (président de l’Assemblée nationale), les « sociaux », comme on les appelle, ont joué les premiers rôles dans l’entourage du chef de l’État. Avec Jean-Paul Delevoye (haut-commissaire à la réforme des retraites), ces trois-là ont participé à la vidéoconférence qu’Emmanuel Macron a organisée le 8 décembre à l’Élysée afin de réfléchir à la sortie de crise. C’est avec eux, ces représentants du vieux monde, qu’il s’est convaincu de lâcher plus de 10 milliards d’euros pour « sauver le capital des réformes ».

    Pas de trêve pour son anniversaire

    Insulté sur les réseaux sociaux, le président n’ignore pas la tentation et les références révolutionnaires d’une partie des émeutiers. « Le référendum d’initiative citoyenne n’est pas conçu par ses initiateurs – qui ne sont pas des gentils “gilets jaunes”, mais des complotistes de la pire espèce – comme un outil démocratique mais comme un outil de sédition », a encore confié Sylvain Fort, lundi 17 décembre.

    Quand une partie de l’extrême gauche s’est mise à espérer tout haut que la police rejoigne le mouvement de contestation, le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, a été prié d’éteindre au plus vite la sourde fronde au sein des forces de l’ordre. Une prime de 300 euros a été attribuée à 110 000 policiers et gendarmes, ainsi qu’une hausse de salaire de 150 euros.

    Même au sein de l’armée, il a fallu menacer de sanctions une dizaine de généraux, un amiral et un colonel de la 2e section, c’est-à-dire retraités mais encore mobilisables, après qu’ils ont signé une lettre ouverte sur un site d’extrême droite.

    « Vous ne pouvez pas décider seul d’effacer nos repères civilisationnels et nous priver de notre patrie charnelle, disait le texte, en s’insurgeant de la signature par la France du pacte de Marrakech (Maroc) sur les migrations. Vous êtes comptable devant les Français de vos actions. Votre élection ne constitue pas un blanc-seing. » Des airs de putsch ? En tout cas un affront pour le président, qui est aussi le chef des armées, et déteste qu’elles le contestent.

    Vendredi 21 décembre, c’était son anniversaire. Quarante et un ans. Encore une jeunesse. Évidemment, Facebook a repéré l’événement et appelé à « pourrir la fête ». Pas de trêve, au contraire. « A bas sa majesté Macron ! », « Dégage Macron Ier ! », continuent de crier les « gilets jaunes » sur les ronds-points rasés puis reconstruits. Rond-point de la Jaunaie, à Redon, en Ille-et-Vilaine, une nouvelle guillotine vient d’être installée : « On veut juste qu’il comprenne qu’il faut qu’il s’en aille », explique une manifestante.

    Voilà le jeune président rattrapé par le fameux « dégagisme » qui l’a aidé à se hisser à la tête du pouvoir, mais aussi par ses analyses historiques et ses critiques sur la « normalisation » progressive des présidents de la Ve République. En juillet 2015, dans l’hebdomadaire Le 1, il assurait que le grand « absent » de « la politique française » était « la figure du roi », dont « fondamentalement le peuple français n’a [vait] pas voulu la mort ». A l’époque, il pensait encore qu’il manquait un roi à la France.

    Raphaëlle Bacqué, Ariane Chemin, Virginie Maling . Publié dans #LeMonde.
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/12/22/emmanuel-macron-a-huis-clos-en-son-palais_5401266_823448.html

    • C’est maintenant l’ordre qui doit régner, le calme et la concorde.

      Peut pas parler français le Méprisant de la république ?
      Il en appelle à la concorde  !
      Le seul qui ne pourra pas la ramener, en appelle à la concorde ... Pitoyable. Surtout de la part de celui qui a tout déclenché par sa Haine de nous.



  • Un seul chiffre, un monde décadent
    https://joellepalmieri.wordpress.com/2018/12/06/un-seul-chiffre-un-monde-decadent

    12 089. C’est le nombre de kilomètres que les participants du G20, présents à Buenos Aires en Argentine du 30 novembre au 1er décembre 2018, n’ont pas empruntés pour se joindre à Katowice en Pologne aux débats de la COP24[1]. Les tenants du commerce international[2] n’ont ostensiblement pas dénié faire le lien entre néolibéralisme débridé et changement climatique … Lire la suite →

    #Humeurs #économie #domination #féminisme #militarisation #mondialisation #occident #racisme #violences


    https://0.gravatar.com/avatar/9756ba41fe8333157071419a20733f4a?s=96&d=https%3A%2F%2F0.gravatar.com%2Fa


  • Face aux Gilets jaunes, l’escalade des violences policières
    5 décembre 2018 / Pierre Isnard-Dupuy (Reporterre)
    https://reporterre.net/Face-aux-Gilets-jaunes-l-escalade-des-violences-policieres

    De Paris à Toulouse, en passant par Marseille, des barricades enflammées ont été érigées, des vitrines et des véhicules ont été vandalisées. « Je n’accepterai jamais la violence », a déclaré Emmanuel Macron depuis le G20, à Buenos Aires, en Argentine. Auditionné par la commission des lois de l’Assemblée nationale lundi, Chrisophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, a qualifié les actes des manifestants violents « d’extrêmement graves, d’indignes et de honteux ». Il a loué sans nuance « le courage et l’abnégation » des forces de l’ordre.

    Elles se sont pourtant rendues responsables d’actions, contraire à la déontologie et à l’origine de graves blessées et d’un décès. (...)

    #violences_policières


  • Guerre commerciale : La Chine et les Etats-Unis d’accord pour une trêve
    https://lemediapresse.fr/actualites/guerre-commerciale-la-chine-et-les-etats-unis-daccord-pour-une-treve

    La guerre commerciale que semblaient se mener la Chine et les États-Unis aura droit à une trêve. En conclusion du G20 qui s’est tenu à Buenos Aires, en Argentine, Washington a suspendu un projet d’augmentation des droits de douane sur les importations de produits chinois. Ces droits de douanes, qui sont à l’heure actuelle de […]


  • Donald Trump veut « mettre fin » à l’Aléna rapidement
    https://www.lemonde.fr/international/article/2018/12/02/donald-trump-veut-mettre-fin-a-l-alena-rapidement_5391562_3210.html


    Les trois chefs d’Etat d’Amerique du Nord signent le nouveau traité durement négocié ces derniers mois.
    SAUL LOEB / AFP

    Le président américain Donald Trump a expliqué samedi vouloir rapidement mettre fin à l’Aléna, l’accord de libre-échange remontant à 1994 avec le Mexique et le Canada, en faveur du nouveau traité qu’il vient de signer avec eux en marge du G20, au risque d’un affrontement potentiel avec le Congrès.

    A bord de l’avion Air Force One qui le ramenait aux Etats-Unis de retour du sommet du G20 en Argentine, M. Trump a déclaré à des journalistes qu’il allait demander officiellement au Congrès de « mettre fin » à l’#Aléna (Accord de libre-échange nord-américain, #Nafta en anglais) « dans une période de temps relativement courte ».

    Cette démarche déclencherait un délai de six mois avant que les Etats-Unis quittent cet accord, durant lequel le Congrès se verrait demander d’approuver le nouvel accord signé vendredi, l’Accord Etats-Unis, Mexique et Canada (#AEUMC, ou #USMCA selon l’acronyme anglais).

    Lors de sa signature à Buenos Aires, une victoire pour lui après des mois de négociations tendues, M. Trump avait qualifié le nouvel accord de « tellement meilleur que l’Aléna », qu’il juge « désastreux » pour l’économie américaine, l’accusant d’avoir fait perdre des millions d’emplois notamment dans l’automobile.
    L’AEUMC prévoit pour le secteur automobile des règles incitant à se fournir en matériaux et composants aux Etats-Unis et une clause forçant le Mexique à augmenter les salariés du secteur. « Il sera mis fin (à l’Aléna) et le Congrès aura le choix entre l’AEUMC ou la situation d’avant l’Aléna, qui fonctionnait très bien », a poursuivi le président républicain.


  • « Gilets jaunes » : « Je n’accepterai jamais la violence » explique Macron
    https://www.rtl.fr/actu/politique/gilets-jaunes-je-n-accepterai-jamais-la-violence-explique-macron-7795777892

    En marge de son déplacement à Buenos Aires (Argentine) pour le G20, le chef de l’État a réagi aux violents affrontements entre manifestants et CRS qui se sont déroulés à Paris ce samedi 1er décembre.

    Le gars qui a des yeux et des mains arrachés sur la conscience, du fait de l’usage continu et assumé des GLI-F4, t’explique que la violence lui fait horreur.


  • Au G20 de Buenos Aires, des destructions et un mot d’ordre, « Macron démission »
    « Gilets jaunes » à Paris, un compromis pour sauver les apparences

    Boxe : nul entre la Chine et les États-Unis pour le titre des poids lourds
    Tyson Fury et Deontay Wilder s’entendent sur une trêve commerciales

    Valérie Pécresse confrontée à un grand vide politique
    Climat : le COP24 vise la disparition du ticket de métro « fin 2021 »

    Boxe : nul entre Trump et Bush pour le titre des poids lourds
    L’hommage de Tyson Fury à Deontay Wilder, deux hommes que tout oppose

    En zone euro, l’expérimentation débutera le premier février 2019 auprès de plus de 10000 jeunes.
    Pass Culture : une trop lente hausse des salaires

    Les nouvelles armes de l’Afrique contre deux missionnaires américains
    North Sentinel le Sida dans le viseur de la police indienne.

    S’aimer comme on se quitte : Maria Pacôme, figure du théâtre et du cinéma populaires, est morte.
    « Oscar », « La Crise » : « Elle ne veut pas me voler ma jeunesse »

    #de_la_dyslexie_créative

    • Boxe : nul entre Trump et Bush pour le titre des poids lourds
      L’hommage de Tyson Fury à Deontay Wilder, deux hommes que tout oppose

      Boxe : nul entre la Chine et les États-Unis pour le titre des poids lourds
      Tyson Fury et Deontay Wilder s’entendent sur une trêve commerciales

      @philippe_de_jonckheere vainqueur par KO au premier round


  • Notes sur les marionnettes du G-20
    http://www.dedefensa.org/article/notes-sur-les-marionnettes-du-g-20

    Notes sur les marionnettes du G-20

    1erdécembre 2018 – D’abord, la grande nouvelle : le G-20 de Buenos-Aires fut ouvert finalement, en fanfare si l’on veut, ou bien comme un signal divin de mécontentement pour ceux qui ont l’esprit au Ciel, par un tremblement de terre dont l’épicentre était fort proche de la capitale argentine mais de magnitude modérée (3.8 sur l’échelle de Richter) et autorisée par les services de sécurité. On ne crut pas une seconde à une attaque terroriste : le mécontentement divin, certes un peu méprisant, n’en est donc qu’à l’avertissement, pas à la punition... Le journaliste Steve Herman tweeta :

    « I was sitting next to @GalloVOA in the @WhiteHouse press filing center here in Buenos Aires and we heard this rumble and saw the chandeliers sway slightly. I assured him that as a veteran of (...)


  • CIA Intercepts Underpin Assessment Saudi Crown Prince Targeted Khashoggi - WSJ
    Conclusion that Mohammad ‘probably ordered’ killing relies in part on 11 messages he sent to adviser who oversaw hit squad around time it killed journalist

    https://www.wsj.com/articles/cia-intercepts-underpin-assessment-saudi-crown-prince-targeted-khashoggi-154364

    WASHINGTON—Saudi Crown Prince Mohammed bin Salman sent at least 11 messages to his closest adviser, who oversaw the team that killed journalist Jamal Khashoggi, in the hours before and after the journalist’s death in October, according to a highly classified CIA assessment.

    The Saudi leader also in August 2017 had told associates that if his efforts to persuade Mr. Khashoggi to return to Saudi Arabia weren’t successful, “we could possibly lure him outside Saudi Arabia and make arrangements,” according to the assessment, a communication that it states “seems to foreshadow the Saudi operation launched against Khashoggi.”

    Mr. Khashoggi, a critic of the kingdom’s leadership who lived in Virginia and wrote columns for the Washington Post, was killed by Saudi operatives on Oct. 2 shortly after entering the Saudi consulate in Istanbul, where he sought papers needed to marry his Turkish fiancée.

    Excerpts of the Central Intelligence Agency’s assessment, which cites electronic intercepts and other clandestine information, were reviewed by The Wall Street Journal.

    The CIA last month concluded that Prince Mohammed had likely ordered Mr. Khashoggi’s killing, and President Trump and leaders in Congress were briefed on intelligence gathered by the spy agency. Mr. Trump afterward questioned the CIA’s conclusion about the prince, saying “maybe he did; and maybe he didn’t.”

    The previously unreported excerpts reviewed by the Journal state that the CIA has “medium-to-high confidence” that Prince Mohammed “personally targeted” Khashoggi and “probably ordered his death.” It added: “To be clear, we lack direct reporting of the Crown Prince issuing a kill order.”

    The electronic messages sent by Prince Mohammed were to Saud al-Qahtani, according to the CIA. Mr. Qahtani supervised the 15-man team that killed Mr. Khashoggi and, during the same period, was also in direct communication with the team’s leader in Istanbul, the assessment says. The content of the messages between Prince Mohammed and Mr. Qahtani isn’t known, the document says. It doesn’t say in what form the messages were sent.

    It is unclear from the excerpts whether the 2017 comments regarding luring Mr. Khashoggi to a third country cited in the assessment are from Prince Mohammed directly, or from someone else describing his remarks.

    Saudi Arabia has acknowledged Mr. Khashoggi was murdered in the consulate. But it has denied Prince Mohammed had any role and blamed the operation on rogue operatives. The Saudi Public Prosecutor’s office last month announced charges against 11 Saudis in connection with Mr. Khashoggi’s death, saying it would seek the death penalty in five cases. The office didn’t release their names.

    The U.S. Treasury Department in mid-November slapped sanctions on 17 Saudis whom it linked to the killing. But Mr. Trump, in a statement days later, said he intended to maintain strong relations with the crown prince because of Saudi Arabia’s opposition to Iran, its investments in the U.S. and its role in the oil market.

    The Trump administration’s posture has angered many in Congress, and the intercepts and intelligence gathered by the CIA may complicate Mr. Trump’s efforts to maintain relations with Prince Mohammed, the de facto leader one of the world’s biggest oil producers. The two are among the world’s leaders meeting this weekend in Buenos Aires for a summit of Group of 20 nations.

    Earlier this week, the Senate voted to begin consideration of a resolution to withdraw U.S. support for a Saudi-led military coalition fighting against Houthi rebels in Yemen, with senators venting their frustration over Mr. Trump’s reluctance to hold Prince Mohammed responsible for Mr. Khashoggi’s death.


  • Macron-MBS : les yeux dans les yeux - Le Point

    VIDÉO. En marge du G20, le président français a interpellé le prince héritier d’Arabie saoudite pour lui envoyer, selon l’Élysée, un message de fermeté. Par Armin Arefi

    https://www.lepoint.fr/monde/macron-mbs-les-yeux-dans-les-yeux-30-11-2018-2275658_24.php

    C’était sans aucun doute l’invité le plus attendu du sommet du G20 à Buenos Aires. Pour son premier face-à-face avec des dirigeants occidentaux depuis l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi le 2 octobre au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, le prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS), soupçonné par la CIA d’avoir commandité le meurtre, se savait attendu au tournant par les chefs d’État et de gouvernement des vingt premières puissances mondiales.

    « J’aurai l’occasion indubitablement de l’évoquer [cette affaire, NDLR] avec le prince héritier en marge du sommet », avait d’ailleurs prévenu dès jeudi en Argentine Emmanuel Macron, alors que la France a déjà décidé de sanctionner 18 personnes en lien avec l’affaire, mais pas le prince héritier. « Je souhaite que les investigations apportent une clarté complète à la famille, aux proches et à la communauté internationale, et qu’il puisse y avoir une association de la communauté internationale », avait ajouté le président de la République. Pour l’heure, la justice saoudienne a inculpé 11 personnes – sur un total de 21 suspects – et requis la peine de mort contre 5 d’entre elles. Mais elle a totalement mis hors de cause le prince héritier. En outre, Riyad a fait savoir à la Turquie qu’il ne souhaitait pas qu’une enquête internationale soit ouverte sur cette affaire.

    Macron : « Je suis inquiet »
    Indéniablement, Emmanuel Macron a joint le geste à la parole. Dans une vidéo d’une minute, mise en ligne sur Twitter ce vendredi par le journal saoudien en langue anglaise Saudi Gazette (et supprimée depuis, NDLR), on aperçoit les deux dirigeants dialoguer jeudi en face à face dans l’espace d’accueil réservé aux chefs d’État. Visage fermé, le président français glisse quelques mots à l’oreille du prince héritier saoudien, visiblement sur la défensive. « Ne soyez pas inquiet », assure ce dernier, dont le sourire appuyé trahit un certain embarras. « Je suis inquiet », lui répond le chef de l’État français, alors que MBS lui tapote le bras gauche pour tenter de le tranquilliser.


  • A l’occasion du G20, le criminel en chef saoudien va-t-il devoir rendre des comptes ?
    27 novembre 2018 – Al Jazeera – Traduction : Chronique de Palestine
    http://www.chroniquepalestine.com/occasion-g20-criminel-en-chef-saoudien-va-t-il-rendre-des-compte

    Human Rights Watch a soumis une demande d’enquête à l’Argentine avant l’arrivée de Mohammed bin Salman au sommet du G20.

    L’Argentine a été fermement sollicitée pour interroger le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman pour des crimes de guerre au Yémen et pour le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

    Human Rights Watch, basé à New York, a déclaré avoir soumis lundi la demande au juge fédéral argentin Ariel Lijo.

    Sarah Leah Whitson, directrice de HRW pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a déclaré que le groupe de défense des droits de l’homme s’était rendu en Argentine parce que le prince Mohammed, également, connu sous le nom de MBS, assistera à l’ouverture du sommet du G20 cette semaine à Buenos Aires.

    La constitution argentine reconnaît la compétence universelle en matière de crimes de guerre et de torture, ce qui signifie que les autorités judiciaires peuvent enquêter sur ces crimes et engager des poursuites, quel que soit le lieu où ils ont été commis. (...)


  • Quand l’anti-féminisme débarque de France pour donner des leçons en Argentine | Marie Bardet
    http://www.contretemps.eu/anti-feminisme-france-argentine

    Je lis l’intervention de Catherine Millet, invitée à donner la conférence d’ouverture du Festival International de Littérature de la ville de Buenos Aires la semaine dernière, dans un auditorium du MALBA (Museo de Artes Latinoamericano de Buenos Aires) plein à craquer, selon l’article qui retranscrit la conférence. Source : Contretemps


  • Russia-Ukraine tensions rise after #Kerch Strait ship capture - BBC News
    https://www.bbc.com/news/world-europe-46340283

    Ukraine’s parliament is to decide whether to bring in martial law, after Sunday’s capture of three of its naval vessels and 23 crew members by Russia.

    The three ships were sailing off the coast of Crimea, which was annexed by Russia in 2014, when they were seized.

    Russia opened fire, before its special forces stormed the vessels. Between three and six Ukrainians were injured.
    Ukraine said it was a Russian “act of aggression”. Moscow said the ships had illegally entered its waters.

    On Monday, Ukrainian President Petro Poroshenko said he was proposing that parliament back a 30-day martial law - half the length of that recommended by Ukraine’s security and defence council a day earlier.

    In a televised address, Mr Poroshenko said he did not want martial law to affect presidential elections set for 31 March 2019. If backed by MPs, martial law would enter into force at 09:00 local time (07:00 GMT) on 28 November.

    Sunday’s clash between Russian and Ukrainian vessels marks a major escalation of tension between the two countries.
    This is the first time the two militaries have come into open conflict in recent years, although Ukrainian forces have been fighting Russian-backed separatists and Russia volunteers in the east of the country.

    #Crimée

    https://www.youtube.com/watch?v=PpxNuTlwwEA

    • La Russie bloque le passage en mer d’Azov en immobilisant un pétrolier sous le pont de Crimée.

      Russian jet fighters fly over a bridge connecting the Russian mainland with the Crimean Peninsula with a cargo ship beneath it after three Ukrainian navy vessels were stopped by Russia from entering the Sea of Azov via the Kerch Strait in the Black Sea - H24info
      https://www.h24info.ma/monde/la-russie-capture-trois-navires-ukrainiens-escalade-de-tensions-entre-kiev-et-moscou/attachment/russian-jet-fighters-fly-over-a-bridge-connecting-the-russian-mainland-with-

      Russian jet fighters fly over a bridge connecting the Russian mainland with the Crimean Peninsula with a cargo ship beneath it after three Ukrainian navy vessels were stopped by Russia from entering the Sea of Azov via the Kerch Strait in the Black Sea

    • Détroit/Kertch : la Russie a agi « en stricte conformité avec le droit international »
      http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/11/26/97001-20181126FILWWW00122-detroitkertch-la-russie-a-agi-en-stricte-conformi

      Les gardes-frontières russes qui ont arraisonné dimanche trois navires ukrainiens dans le détroit de Kertch ont agi «  en stricte conformité avec le droit international  », a assuré aujourd’hui le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov au lendemain de cet incident sans précédent. «  La partie russe a agi en stricte conformité avec la législation, à la fois le droit international et le droit intérieur_ », a-t-il déclaré aux journalistes, précisant qu’il s’agissait d’une «  intrusion de navires de guerre étrangers dans les eaux territoriales de la Fédération de Russie  ».

    • Occasion de clarifier (à chaud !) le statut de la mer d’Azov et du détroit : s’il s’agit d’eaux internationales, la Russie n’a pas le droit de bloquer l’accès,…

      Tensions en mer d’Azov | Grip
      https://www.grip.org/fr/node/2634

      Statut juridique de la mer d’Azov

      Le statut juridique de la mer d’Azov est complexe pour deux raisons : la chute de l’URSS et l’annexion russe de la Crimée. Cet espace maritime était considéré du temps de l’URSS comme une mer intérieure et la question se pose de savoir si ce statut aurait pu être transmis à la fois à l’Ukraine et à la Russie après 1991. Selon cette hypothèse, la mer d’Azov serait donc une mer intérieure partagée entre l’Ukraine et la Russie. Dans un autre scénario, la mer d’Azov aurait perdu ce statut de mer intérieure lors de l’indépendance de l’Ukraine et le régime classique du droit de la mer s’appliquerait donc avec des zones économiques exclusives pour la Russie et l’Ukraine et un régime d’eaux internationales au centre de la mer d’Azov. L’annexion de la Crimée complexifie l’équation puisque les deux États revendiquent des zones économiques exclusives autour de la Crimée. Pour compliquer davantage le casse-tête juridique, plusieurs accords bilatéraux ont été signés entre l’Ukraine et la Russie garantissant la liberté de navigation sur cette mer. En 2003, un Accord de coopération sur l’usage de la mer d’Azov et du détroit de Kertch a été signé entre l’Ukraine et la Russie réitérant le statut de « mer interne partagée ». L’Ukraine pourrait cependant dénoncer cet accord au vu des incidents récents et revenir au régime classique de partage des eaux territoriales selon les définitions de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Cette question du statut de la mer d’Azov est importante car elle conditionne la possibilité pour l’Ukraine d’intenter une action devant la justice internationale.

    • Russia Ignores Western Calls to Free Captured Ukrainian Ships

      Ukraine introduces martial law citing threat of Russian invasion | Reuters
      https://uk.reuters.com/article/uk-ukraine-crisis-russia-idUKKCN1NV0MW


      Seized Ukrainian ships, small armoured artillery ships and a tug boat, are seen anchored in a port of Kerch, Crimea November 26, 2018.
      REUTERS/Pavel Rebrov

      The crisis erupted when border patrol boats belonging to Russia’s FSB security service seized two small Ukrainian armoured artillery vessels and a tug boat after opening fire on them and wounding three sailors on Sunday.

      The Ukrainian vessels had been trying to enter the Sea of Azov from the Black Sea via the narrow Kerch Strait that separates Crimea from the Russian mainland.

      Interfax news agency quoted Russia’s human rights commissioner, Tatyana Moskalkova, as saying on Monday that 24 Ukrainian sailors were being detained. Three of the sailors were wounded but were not in a serious condition and were recovering in hospital.

      The FSB said the Ukrainian ships had ignored warning shots, forcing Russian vessels to open fire for real, after they illegally entered Russian territorial waters.

      A Reuters witness in Kerch, a port in Crimea, said the three Ukrainian vessels were being held there on Monday.

    • Trump Says He Does Not Like Russia-Ukraine Situation
      http://themoscowtimes.com/news/trump-says-he-does-not-like-russia-ukraine-situation-63606

      U.S. President Donald Trump on Monday said he does not like what is happening between Russia and Ukraine, a day after Russian crews seized Ukrainian vessels near Crimea.

      We do not like what’s happening either way. And hopefully it will get straightened out,” Trump told reporters as he left the White House.

      Trump said European leaders were working on the situation. “They’re not thrilled. We’re all working on it together,” he said.

    • Et donc, il s’agit des canonnières Nikopol (P176, le nom est très clairement lisible sur le côté de la passerelle) lancée en novembre 2015 et Berdiansk (P175) lancée en juin 2017, de la classe Gurza-M.
      https://en.wikipedia.org/wiki/Gyurza-M-class_artillery_boat


      P175 Berdiansk
      Ministry of Défense of Ukraine, via WP

      et du remorqueur Yani Kipu, A947 (bizarre, c’est un nom turc !?)

      EDIT : non, le nom donné par liveuamap
      https://liveuamap.com/en/2018/26-november-photo-tugboat-yani-kipu-a947-and-2-armored-boats
      n’est pas le bon…

      il s’agit du Krasnoperekopsk, A947 de la classe Prometey
      http://www.shipspotting.com/gallery/photo.php?lid=1091579


      Photographer : Igor Terokhin
      shipspotting.com

      EDIT (bis) ben si, Yani Kapu et Krasnoperekopsk sont deux noms pour désigner les mêmes choses :

      • une ville du nord de la Crimée (juste à l’ouest de l’isthme de Perekop) nommée donc, Perekop la rouge
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Krasnoperekopsk

      • qui a donné son nom à un remorqueur « d’attaque » (« de raid » disent les versions en anglais) soviétique en 1974
      https://uk.wikipedia.org/wiki/Яни_Капу_(буксир)

      La ville a été rebaptisée par l’Ukraine Yani Kapu (Yañı Qapı, la nouvelle porte en tatar) le 12 mai 2016, deux ans après l’annexion de la Crimée par la Russie… Et le remorqueur a suivi.

    • Vladimir Poutine qualifie les incidents en mer Noire de « provocation »
      https://www.lemonde.fr/international/article/2018/11/28/vladimir-poutine-qualifie-les-incidents-en-mer-noire-de-mousse-politique_538

      Jusqu’ici plutôt en retrait, Vladimir Poutine a, pour la première fois, commenté en public, mercredi 28 novembre, les incidents survenus quatre jours plus tôt en mer Noire entre la marine ukrainienne et les forces de sécurité russes. Interrogé sur le sujet en marge d’un forum d’investissement organisé par la banque VTB à Moscou, le chef du Kremlin a répondu : « C’est une provocation, bien sûr ! »

      Sans jamais prononcer le nom de Petro Porochenko, le chef du Kremlin a ouvertement accusé son homologue ukrainien de calculs politiques. « C’est une provocation organisée par les autorités actuelles, je pense même par son président actuel, à l’approche de l’élection présidentielle en Ukraine au mois de mars de l’année prochaine », a souligné M. Poutine. Qui ajoute : « Les sondages, si je ne me trompe pas, placent le président au cinquième rang, il y a même des chances qu’il ne passe pas au second tour, donc, il fallait faire quelque chose pour exacerber la situation et créer des obstacles infranchissables pour ses concurrents. (…) Je suis sûr de cela. »

      A aucun moment, le président russe n’a évoqué les trois navires ukrainiens saisis par les forces de sécurité russes – sauf pour déclarer qu’elles avaient accompli « leur mission » et respecté « les ordres » – ni même le sort des 24 marins capturés à leur bord. Ces derniers comparaissent depuis mardi devant un tribunal russe pour être placés, les uns après les autres, en détention provisoire pour deux mois.

      « C’est un incident frontalier, pas plus », a-t-il minimisé, en évoquant des éléments récents « d’une autre envergure » tels que « le rattachement de la Crimée à la Russie » en 2014, ou « la guerre civile » dans le Donbass, dans l’est de l’Ukraine qui opposent les séparatistes prorusses soutenus par Moscou et les forces armées de Kiev. « Une guerre de facto, a poursuivi M. Poutine, et pourtant, aucune loi martiale n’avait été instaurée. Et là, un petit incident et on instaure la loi martiale ! C’est évident que c’est organisé à l’approche de l’élection présidentielle. »

    • Un avion espion US mène une reconnaissance près du détroit de Kertch - Sputnik France
      https://fr.sputniknews.com/russie/201811281039082977-vol-reconnaissance-boeing-detroit-kertch

      Au surlendemain de l’incident en mer Noire, où trois navires militaires ukrainiens ont violé les eaux territoriales russes, un avion de lutte anti-sous-marine Boeing P-8A Poseidon de l’US Navy a effectué un vol de reconnaissance dans la région du détroit de Kertch et de la Crimée, selon le portail de suivi des vols PlaneRadar.

      Le mardi 27 novembre un Boeing P-8A Poseidon américain a mené une mission de reconnaissance dans la région du détroit de Kertch et de la Crimée, a annoncé le site PlaneRadar via Twitter.


      Un avion de patrouille maritime, Boeing P-8A Poseidon de l’US Navy, immatriculé 168848, effectue un vol de reconnaissance le long des côtes russe de la mer Noire, a annoncé le site.

      L’appareil, appartenant à la 26e escadrille de patrouille de la marine américaine est passé à une distance de 31 km des côtes de la Crimée.

      Plus tôt le même jour, cette même région a été espionnée par un drone stratégique RQ-4A Global Hawk de l’US Air Force, qui avait également été repéré à proximité de la ligne de séparation dans le Donbass.

    • Un excellent article de synthèse antérieur à la crise (12 septembre 2018) par Igor Delanoë.

      Jeux dangeureux en mer d’Azov - Le portail des forces navales de la Fédération de Russie
      http://www.rusnavyintelligence.com/2018/09/jeux-dangeureux-en-mer-d-azov.html

      Voilà plusieurs mois que la tension monte en mer d’Azov entre Russes et Ukrainiens au sujet de la liberté de navigation. Pour l’instant, les escarmouches n’ont pas dégénéré en accrochages, mais l’Ukraine a commencé à transférer par chemin de fer des vedettes armées depuis la mer Noire vers la mer d’Azov.

      Depuis le printemps derniers, des chalutiers ukrainiens et autres navires étrangers souhaitant se rendre dans les ports d’Ukraine situés en mer d’Azov sont régulièrement arraisonnés par les gardes-côtes russes. La Russie fait en outre attendre parfois pendant plusieurs jours les navires qui souhaitent transiter par le détroit de Kertch depuis la mer Noire à destination des côtes ukrainiennes de la mer d’Azov. Depuis l’annexion de la Crimée par Moscou, cette mer est de facto sous contrôle de la Russie qui en commande l’accès par le détroit de Kertch, situé entre la péninsule criméenne et la presqu’île russe de Taman. Russes et Ukrainiens ont signé en 2003 un accord selon lequel les eaux de la mer d’Azov et celles du détroit de Kertch sont considérées comme des eaux intérieures. Toutefois, depuis l’annexion de 2014, Kiev souhaite déchirer ce papier et internationaliser le régime de la mer d’Azov, en espérant ainsi que l’arrivée de nouveaux acteurs maritimes étrangers fera contrepoids à l’hyper-influence russe dans cette sous-région du bassin pontique.

      L’inauguration du pont de Kertch qui relie la Crimée à la Russie continentale en mai dernier a aiguisé les tensions. La Russie, qui n’écarte pas la possibilité que l’Ukraine tente une opération de sabotage contre l’édifice, a transféré depuis la flottille de la mer Caspienne, via le canal Volga-Don, 2 canonnières fluviales ainsi que des petits navires lance-missiles, qui ont rejoint plus tard le détachement opérationnel russe en Méditerranée. Kiev, de son côté, a transféré 2 vedettes du Projet 58155 faiblement armées depuis la mer Noire vers le port de Berdiansk par chemin de fer. La première unité est arrivée le 8 septembre et la seconde, le 11 septembre. Une troisième vedette doit prochainement être basculée en mer d’Azov. L’idée pour les Ukrainiens est de pouvoir assurer la protection des deux principaux ports de commerce que sont Marioupol et Berdiansk. A terme, Kiev souhaite établir une division de vedettes en mer d’Azov. Compte-tenu du peu de profondeur de cette mer - 6 mètres en moyenne - seules des unités de faible tonnage peuvent y être engagées. Toutefois, pour Moscou, le bassin de la mer d’Azov demeure fermé à toute activité des flottes de l’OTAN - qui ont en revanche accès à la mer Noire selon les conditions énoncées dans la Convention de Montreux (1936). Aussi, en cas de conflit dans le Donbass, ce « lac russe » constituerait une plateforme de tir potentiel pour des missiles Kalibr ainsi qu’un point de départ pour des opérations amphibies.

      Quels sont les objectifs recherchés par les uns et par les autres à travers ces escarmouches ? Pour Kiev, il s’agit de maintenir à l’ordre du jour le sujet « Crimée » qui est une affaire classée - outre la question des sanctions criméennes - par nombre de chancellerie occidentale. Par ailleurs, l’année 2019 sera une année charnière en Ukraine : l’élection présidentielle à lieu en mars, et le contrat de transit gazier qui lie Kiev à Gazprom depuis la fin des années 2000 arrive à son terme. Aussi, ces escarmouches visent potentiellement à renforcer la position de négociation de Moscou tout autant que la rhétorique patriotique à Kiev. L’Ukraine ne se satisfait pas du statu quo en mer d’Azov et souhaite mettre sur la table la question de la délimitation des frontières maritimes, sans être pour autant prête à sérieusement négocier. Rappelons par ailleurs que l’Ukraine a coupé les canaux d’alimentation d’eau fraîche vers la Crimée. Il pourrait y avoir là une monnaie d’échange potentielle.

      Contrairement à ce que pourrait laisser croire le nom de son blog, Le portail des forces navales de la Fédération de Russie, il ne s’agit pas d’un site officiel.

      A propos - Le portail des forces navales de la Fédération de Russie
      http://www.rusnavyintelligence.com/pages/A_propos-4830107.html

      A propos
      Igor Delanoë est docteur en histoire moderne et contemporaine de l’Université de Nice-Sophia Antipolis, et chercheur associé au Harvard Ukrainian Research Institute (Harvard University) ainsi qu’au Center for International and European Studies (université Kadir Has, Istanbul). Il est le directeur adjoint de l’Observatoire franco-russe, le centre d’analyse de la Chambre de commerce et d’industrie franco-russe depuis septembre 2015.

    • Pour mémoire, l’accord russo-ukrainien de décembre 2003 sur la circulation en mer d’Azov (il est parfois – pas systématiquement – cité) est officiellement toujours en vigueur malgré l’annexion de la Crimée en 2014.

      Et personne ne semble réellement se soucier de savoir si l’Ukraine avait demandé l’autorisation préalable de franchissement du détroit, étant entendu que, des deux côtés, on renforce les (faibles) moyens militaires…

      Il est difficilement concevable que la Russie ait pu arraisonner les navires ukrainiens si l’autorisation avait été demandée et, a fortiori, accordée…

      Accord russo-ukrainien sur la mer d’Azov - Libération
      (article du 27 décembre 2003)
      https://www.liberation.fr/planete/2003/12/27/accord-russo-ukrainien-sur-la-mer-d-azov_456591

      La conclusion, mercredi [24 décembre], d’un accord russo-ukrainien sur la mer d’Azov était interprétée, à Kiev, comme une nouvelle concession du président Léonid Koutchma à Vladimir Poutine. Selon le texte signé par les deux chefs d’Etat, la mer d’Azov et le détroit de Kertch (en Crimée, sud de l’Ukraine), qui la sépare de la mer Noire, seront désormais « gérés conjointement ». Les bateaux ukrainiens et russes jouiront de la liberté de navigation. En revanche, les bâtiments militaires des pays tiers ne pourront y entrer que sur autorisation des deux pays, ce qui permettra à Moscou d’empêcher l’entrée de navires de l’Otan. « Cette mesure est peu compatible avec l’intention de l’Ukraine d’adhérer à l’Alliance atlantique », relève l’hebdomadaire Zerkalo Nedeli. Un différend a récemment éclaté après que la Russie a mis en doute l’appartenance à l’Ukraine de l’île de Touzla, dans le détroit de Kertch.

    • J’aime bien le double discours – dès les éléments soulignés après le titre… _ la part du trafic qui passe par Kertch est marginale (moins de 5% et déplorable vers d’autres ports) mais le blocus (temporaire) souligne le risque sur les approvisionnement en blé ukrainien (qui sera très abondant cette saison)

      Chokepoint Blockade Exposes Supply Risk for Black Sea Grain - Bloomberg
      https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-11-26/russian-flareup-with-ukraine-brings-focus-on-shipping-chokepoint

      •  Access cut to Kerch Strait between Black Sea and Sea of Azov
      The ports handles a relatively small share of Ukrainian grain
      •  Access cut to Kerch Strait between Black Sea and Sea of Azov
      The ports handles a relatively small share of Ukrainian grain

      Russia’s brief blockade of a key shipping channel for Black Sea grain highlights the risk of disruption to an important source of global supply.

      Russia cut off access to the Kerch Strait between the Sea of Azov and the Black Sea after tensions with Ukraine flared up over the weekend, and has since reopened the passage. Still, the conflict means some traders will likely reroute cargoes to avoid passing through the strait, according to the Ukrainian Grain Association.

      We are expecting a record harvest this season, and we plan record exports,” said Mykola Horbachov, head of the Ukrainian Grain Association. “So any window that is being closed for us means heavier pressure on our infrastructure, both seaport and railway. We are stretched to the limit.

      Ukraine ranks among the world’s biggest corn and wheat producers, supplying food to major markets in Europe, the Middle East and Asia. Analysts said they didn’t expect much market impact because the proportion of Ukrainian grain that moves from ports on the Sea of Azov is relatively small, and the incident seems limited so far.

      Grain markets largely shrugged off the news. Benchmark prices in Chicago rose 1 percent and milling wheat futures in Paris added 0.2 percent.

      Shipments from the Ukraine ports of Mariupol and Berdyansk make up about 5 percents of the country’s grain exports, and cargoes that had previously planned to leave those areas may instead move by rail or other ports, Horbachov said. The two ports are on the Azov Sea and rely on the Kerch Strait.

      In terms of grain exports, it won’t have a big impact because I don’t think that Russia will stop their boats in the Kerch Strait, and in terms of Ukraine exports, there is not a lot of exports from the Azov Sea,” said Gautier Maupu, a Black Sea grains analyst with Agritel in Kiev. “Russian exports will not slow down, so there will not be a strong impact on markets.

      Still, the blockade highlights the threat of disruption to Black Sea supplies just as global grains markets are buffeted by the trade war between the U.S. and China. Wheat has jumped about 20 percent this year in Chicago as heat and dryness worldwide curbed output, including in the Black Sea.

    • Poutine défend sa version des affrontements avec l’Ukraine en mer Noire
      https://www.lemonde.fr/international/article/2018/12/03/poutine-avance-sa-version-des-affrontements-avec-l-ukraine-en-mer-noire_5391


      Vladimir Poutine, à Buenos Aires, le 1er décembre.
      MARCOS BRINDICCI / REUTERS

      Privé de rencontre bilatérale avec Donald Trump, en représailles après les incidents survenus le 25 novembre au large de la Crimée qui ont abouti à la capture de trois bateaux et de vingt-quatre marins ukrainiens par la Russie, M. Poutine a livré sa version des faits au président américain « debout », comme il a lui-même décrit l’échange, en marge d’un dîner.

      Face à son homologue français, Emmanuel Macron, ou avec la chancelière allemande, Angela Merkel, avec lesquels il a pu s’entretenir en aparté, il a même sorti un stylo pour dessiner sur le papier sa chronologie des événements. Aux journalistes ensuite, M. Poutine a assuré que « la guerre va continuer » dans l’est de l’Ukraine, tant que les autorités actuelles de Kiev « resteront au pouvoir ».

      Version de VVP dont la seule chose que l’on ait le droit de savoir est qu’il qualifie l’événement de provocation. Absolument rien sur le déroulement des faits, ni en gros, ni en détail.

    • Ukraine resumes grain shipments from Azov Sea | Reuters
      https://af.reuters.com/article/worldNews/idAFKBN1O30M5


      FILE PHOTO: Cranes are seen in the Azov Sea port of Mariupol, Ukraine December 2, 2018.
      REUTERS/Gleb Garanich/File Photo

      Ukraine said on Tuesday it had resumed grain shipments from the Azov Sea, blocked for around 10 days after a military standoff with Russia in the Kerch Strait off Crimea.
      […]
      Earlier, Ukraine’s infrastructure minister Volodymyr Omelyan had said the two ports - vital for eastern Ukraine’s economy - had been “partially unlocked” with the restoration of some free movement through the Kerch Strait.


  • Séminaire de cartographie | par Carla Lois,

    Carla Lois, chercheuse au CONICET et professeure à l’Université de Buenos Aires, est invitée à l’EHESS du 5 novembre au 5 décembre 2018.

    Elle présentera dans ce cadre 4 conférences de cartographie

    –> Lieu séances 1,2 et 3 :
    EHESS, 105 boulevard Raspail, Paris, 75006 - Salle 11 - de 11h00 à 13h00

    1er séminaire (08/11) : Introduction historiographique aux études d’histoire de la cartographie / et des notes méthodologiques

    2eme séminaire (15/11) : La performativité des cartes (où comment elles créent des réalités)

    3ème séminaire (22/11) : Les atlas dans le marché du livre : le cas des révolutions sud-américaines et les opérations éditoriales pour publier des atlas actualisés.

    –> Lieu séance 4 :
    Laboratoire Géographie-cités, 13, rue du Four, 75006,
    3e étage (bibliothèque)

    4ème séminaire (30/11) : Paysages de mots : la visualité des toponymes dans les cartes, in : Séminaire « Epistémologie et histoire de la géographie »

    ht Nicolas Verdier.

    #cartographie #seminaire #épistémologie #performativité


  • Un an après #MeToo : la condition des femmes (1/4) : « Sans oui, c’est non » : la bataille du consentement
    https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/culturesmonde-du-lundi-08-octobre-2018

    L’onde de choc #MeToo a révélé l’ampleur des cas d’agressions sexuelles révélant l’extrême banalité des « viols sans violence » opérant en pleine « zone grise ». Quels sont les impacts de #MeToo sur la définition juridique du viol ? Comment doit-on et peut-on définir les frontières du consentement ?

    « Sans oui, c’est non » : la bataille du consentement
    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11701-08.10.2018-ITEMA_21841965-0.mp3?track=false

    De la Chine au Japon : l’émancipation en marche
    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11701-09.10.2018-ITEMA_21843507-0.mp3?track=false

    De la rue à l’université : la "troisième vague" féministe
    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11701-10.10.2018-ITEMA_21845036-0.mp3?track=false

    De Washington à Buenos Aires : l’éternel combat de l’avortement
    à venir

    #femmes #sexisme #féminisme



  • Bike Trip : 5000 km à vélo pour cartographier l’Amérique du Sud
    https://www.trekmag.com/news-bike-trip-5000-km-velo-cartographier-amerique-sud

    Alban Vivert est parti de Bogota début mai, pour une itinérance sur deux roues à travers la #Colombie, l’#Équateur et le #Pérou. Un périple musclé, avec 5 130 km et 95 000 mètres de dénivelé positif. Durant quatre mois, il sillonne les routes et les petits chemins, passe des cols à plus de 4 000 m d’altitude et pédale sous tous les temps. Accroché en permanence à son vélo, un GPS qui enregistre sa trace. Car au-delà du défi sportif, l’idée d’Alban était "d’apporter quelque chose au pays visité".
    L’utilisation du #vélo, véhicule passe partout, a permis de cartographier des routes inexistantes sur #Google_Maps et de nourrir une base de données de 110 000 photos des régions traversées, toutes géolocalisées et ajoutées le jour même sur #Mapillary ou #OpenStreetMap. « Au total, j’ai cartographié plus de 10 000 objets, du chemin de terre au café du coin en passant par les maisons ou les administrations », raconte le voyageur. [...]
    Dans chaque pays traversé, le projet #Nomad_Maps s’est appuyé sur les communautés « OpenStreet » locales. Des contributeurs à la cartographie collaborative qui ont géolocalisé leur maison, leur quartier ou lancé des projets. « Le but final, c’est ce qu’on appelle le ’carto empowerment’, c’est à dire se remettre à exister par l’information géographique. À Bogota, j’ai par exemple travaillé avec une association qui agissait dans un quartier délaissé. En le cartographiant de manière exhaustive, les habitants pouvaient ainsi montrer qu’ils existaient. Il rendaient ainsi leur quartier attractif au niveau touristique ou pour les investisseurs pour ne pas qu’il tombe en désuétude et dans l’oubli des politiques publiques », raconte Alban.

    #cartographie