city:casanova

  • HOMME QUE NOUS AIMONS LE PLUS (L’) - VERSION LONGUE -

    Un incroyable petit documentaire ("l’homme est le capital le plus précieux") hommage au « grand » Staline...

    https://www.cinearchives.org/recherche-avancee-424-1758-0-0.html

    Sur une musique de Jean Wiener !
    Texte écrit et dit par Paul Eluard...
    Avec la participation de George Sadoul

    L’homme que nous aimons le plus est une plongée soignée (et saisissante) dans l’organisation par le P.C.F. du culte à Staline durant la guerre froide. Ce film, interdit par la censure, n’obtint pas de visa (commercial ou non commercial). Prix du court-métrage au festival de Karlovy-Vary en 1950...

    Après avoir parcouru la France, des camionnettes et des camions, chargés de présents, confluent vers Paris où sont exposés au centre Jean-Pierre Timbaud dit « la maison des métallos » tous les cadeaux qui vont être envoyés à Moscou. Quatre reconstitutions illustrent l’attachement du « peuple de France » au « Vainqueur de Stalingrad » et à « l’homme de la paix » : un paysan de Grigny manifeste sa reconnaissance à Staline pour la libération du pays, un groupe d’ouvriers de l’entreprise Aubry (chantier Bonnenouvelle) acclame une déclaration lui rendant hommage, les ouvriers d’un atelier de Belleville réalisent bénévolement un tour miniature, une jeune mère collecte des signatures et écrit une lettre au dirigeant soviétique...

    L’exposition consacrée à Staline présente un assemblage hétérogène de productions artisanales, artistiques (Picasso et Fougeron...) et enfantines (dessins du chef soviétique) ; toutes les pièces exposées rendent hommage au maréchal, manifestent leur dévotion (plan sur un chapelet) ou évoquent tant l’histoire du mouvement ouvrier (Louise Michel, Jaurès, révolte vigneronne de 1907) que les figures de la Résistance (portraits de Danièle Casanova et de Jean-Pierre Timbaud, médaillon de Jacques Decours, citation de Pierre Rebière).

    Plusieurs plans documentaires illustrent le lien existant entre la France qui travaille et « Le penseur à habit de soldat » (Paul Eluard) : vues de quais et de bateaux, de mineurs, métallos, travailleurs et travailleuses du textile, cheminots et pêcheurs... Le film s’achève sur le discours de Thorez à la Mutualité et par une image de Staline.

    La version exploitée jusqu’ici de ce film, que l’on pensait complète, était en fait une version expurgée des passages où apparait André Marty - coupes vraisemblablement effectuées après son éviction du PCF en 1952. Cette version longue, redécouverte en 2015, comporte donc trois minutes supplémentaires.

    #union_soviétique #staline #urss #parti_communiste_français #pcf #staliniens

  • A Marseille quelle est la différence entre un élève d’une école primaire privée et un élève d’une école primaire publique en qui concerne le fonctionnement de l’école ?
    L’élève du privé reçoit de la ville 865 € par an et celui du public ...268€ !

    Aides Municipales au fonctionnement des écoles primaires public : 20.322.924€ pour 77000 élèves

    Aides Municipales au fonctionnement des écoles primaires privées : 11.677.076€ pour 13400 élèves

    des écoles privées avec des fonds publics - Marseille contre les PPP
    https://marseille-contre-les-ppp.fr/des-ecoles-privees-avec-des-fonds-publics

    Nous avons trouvé la source dans les délibérations :

    pour les années 2016/2017/2018 : Délibération 15-28434-DVSEJ
    Pour les années 2013/2014/2015 : Délibération 12-1349-SOSP
    Pour les années 2010/2011/2012 : Délibération 10-1138-SOSP
    Pour l’année 2009 : Délibération 08-1141-SOSP
    Pour l’année 2008 : Délibération 07-15335-EDUC
    Pour l’année 2007 : Délibération 06-14223-EDUC
    Pour l’année 2006 : Délibération 06-12525-EDUC
    Pour l’année 2005 : Délibération 05-1174-CESS
    Pour l’année 2003/2004 : Délibération 03-7929-EDUC
    Pour l’année 2002 : Délibération 02-6678-EDUC
    Pour les années 2000/2001 : Délibération 99-2132-EDUC

    Ces délibérations concernent la prise en charge par les communes des dépenses de fonctionnement des classes privées élémentaires du 1er degré, sous contrat d’association avec L’État. Elles précisent également que la Ville de Marseille prend également en charge les frais de fonctionnement matériel des classes maternelles des établissements privés sous contrat d’association avec l’État.

    Tenez-vous-le pour dit. enfin … faut-il qu’on nous le dise …

    Nous pensons que tout le monde savait que les écoles privées recevaient de l’aide, bien loin de nous l’idée de vouloir revenir sur ce droit, mais nous n’avions pas imaginé que lorsque Mme Casanova, Mr Blum ou Mr Gaudin ou la ville en général communiquaient sur le montant annuel de 30 millions d’euros de fonctionnement pour les écoles, que celui-ci incluait plus de 10 millions pour les écoles privées

  • Le noeud du féminisme - Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2018/01/29/le-noeud-du-feminisme

    Ce qu’il y a d’absolument formidable dans l’extraordinaire retour de bâton que les femmes sont en train de se payer pour avoir osé dire qu’elles étaient victimes de violences coercitives et sexuelles, c’est que tous les hommes qui ont jugé bon de s’exprimer sur le sujet, l’ont fait pour s’inquiéter de ce qu’ils allaient désormais faire de leur queue.

    On aurait pu croire, on aurait pu penser que nos petits récits de viols les auraient attristés, peinés, ralentis dans leur verbiage. On aurait pu imaginer qu’eux qui se targuent de nos adorer telles des déesses, qui n’ont de cesse que de nous tenir valises et portes, écouteraient, voire se tairaient. On aurait aimé descendre de leur perchoir, d’où ils ne cessent de pérorer pour nous asséner leurs opinions convenues sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas.

    Alors évidemment tous ne le font pas de la même façon. Il y a le réaliste, le sexiste assumé qui sait que sans cette bonne vieille séduction à la française, ce doux commerce des mœurs qui le pousse à culbuter les inférieures, à voler des baisers et à taper des culs non consentants, il en serait encore à hydrater le cal de ses mains. Je crois que c’est encore celui que je hais le moins parce qu’il s’assume au moins. Il assume que la sexualité hétérosexuelle est tellement intrinsèquement empreinte de violences, que, si les choses changent, alors sa liberté sexuelle sera amoindrie. Oui il baisera moins parce qu’il ne pourra plus menacer, imposer, faire céder, être un gros lourd, draguer lourdement. Je reste quand même fascinée par tous ces types qui se prennent pour les fils spirituels de Laclos et Casanova quand leur vocabulaire dépasse à peine celui d’un chien en rut semi bourré. Mais à les entendre, c’est la totalité de l’identité nationale française que nous mettrions à mal en parlant violences sexuelles.

    Et puis il y a le féministe. Celui qui se dit que la fin des violences sexuelles n’est pas une fin en soi. Ce qui le comblerait c’est d’ensuite pouvoir continuer à fourrer mais dans l’égalité des sexes tu vois. Il est désarmant. Désarmant d’égoïsme, désarmant de bêtise. On ne sait comment lui expliquer que le féminisme ne va rien lui apporter. On ne sait comment lui dire que l’égalité entre les sexes n’est pas là pour qu’il puisse se rassurer sur le fait qu’à la fin il pourra encore baiser des femmes.

    Baiser, baiser, baiser. Ils n’ont tous que ce mot-là à la bouche. Tu leur parles viol, ils te demandent quand on aura fini notre comédie pour enfin revenir aux choses sérieuses : baiser. Tu leur expliques que le féminisme concourt à davantage d’égalité pour les femmes, cela leur semble insuffisant. Comment ? Juste pour les femmes ? Tu les sens très déçus. Ils se cherchent des buts. Peut-être lorsqu’elles seront nos égales, pourra-t-on baiser avec elles, se disent-ils.

    Ils n’arrivent pas à concevoir qu’on souhaite que la fin des violences sexuelles soit un but en soi. Il leur est tellement étranger (même s’ils affirment le contraire), il est tellement loin de leurs préoccupations, de leurs intérêts, qu’il faut trouver une cause supérieure, une cause qui rassemble : le coït hétérosexuel.

    Si cela ne ressemble pas à de la haine, cela en est fichtrement proche.

    • Il y avait un we promotionnel il y a pas longtemps. Je me suis régalée.
      on en parle un peu ici : https://seenthis.net/messages/657532
      et là : https://seenthis.net/messages/651611

      J’avais découvert Judith Bernard via ASI quant il y avait encore la TV et j’ai toujours trouvé interessant ce qu’elle faisait à l’époque. Avec Pierre Carles (découvert via rezo) et le sexisme de Shnedeirmann (qui m’enervait depuis longtemps) et aussi du mec pseudo scientifique dont j’ai oublié le nom, j’ai pas continué à suivre quant illes ont poursuivi sur le web. Mais dans Hors-série il m’a pas semblé y avoir Shneiderman, et j’ai bien aimé. Les 30€ annuels me semble bien dépensés vu la qualité des émissions.
      Les trois « dans le myth » Anonymous-cyborg et sorcières sont passionnant. La laideur féminine, l’emission avec G.Sellier a voire aussi. J’en ai stocké quelques unes que je compte écouté en dessinant probablement la semaine prochaine. J’ai téléchargé que le son car j’ai surtout pris des entretiens Lordon, celui sur la misarchie, les prédateurs au pouvoir, une sur les chants inuits (qui devrait intéressé @simplicissimus aussi) et d’autres que j’ai pas en tête ...

    • De ce que Judith Bernard m’a raconté, elle travaillait pour ASI version web après le mouvement des instits où elle s’est fait connaître. C’est suite à des divergences politiques (exactement, toujours d’après ce qu’elle m’a expliqué, une histoire de prise de position explicite ou non) que Bernard et Shneiderman ont décidé de la formule suivante : ASI héberge et produit HS. Ils sont indépendants mais hébergés et produits.

    • A propos de G. Sellier @mad_meg . Tout ce qu’elle raconte sur les politiques publiques du CNC et de la Cinémathèque est passionnant. Et puis Laura Raim l’invite à parler de cinéma. Et là mes roues en sont tombées. C’est très bizarre et assez affligeant. D’ailleurs je conseille vivement les premiers commentaires de cette émission avec des personnes qui visiblement pensent et parlent un peu mieux que moi... Mais alors ? Ne peut-on vraiment pas du tout penser le cinéma comme un objet un petit peu indépendant de ceux et celles qui l’ont fabriqué ? Et pareil : pour moi entre un personnage, un ou une auteur, et enfin le film lui-même ne peut-on pas imaginer une distance. Bon merde ça m’énerve excusez-moi

    • Elle dit qu’elle est en réaction à l’habitude française qui exclue tout débat sur le fond et réduit les films à des questions formelles. Je sais que sur ca on est souvent en désaccord. Les œuvres ne sortent pas du néant, elles sont d’une certaine époque, d’une certaine origine culturelle... Pourquoi est ce qu’on ne pourrait pas mettre en relation l’auteur et ou il se situe. Surtout dans le ciné dit d’auteur. Le contexte socio-culturel de la création des films je ne trouve pas réducteur de le connaitre et d’en discuter. Tu ne reçoit pas un film hong-kongais de la meme manière qu’un film suédois et un auteur pedophile ou/et violeur ca donnt un contexte a son discours qu’on peu vouloir prendre en consideration sur l’appreciation de son discours artistique.

    • « Je sais que sur ca on est souvent en désaccord. »
      Il ne me semble pas que ce soit figé, en tout cas pas de mon côté.
      Moi ce qui me gêne vraiment, notamment dans le site https://www.lecinemaestpolitique.fr, c’est la tendance systématique à jeter aux ordures un film sur le simple constat de ce qui s’y passe. Ainsi que le raccourci personnage mauvais=discours mauvais=film mauvais. Il me semble que les auteurs ne sont pas si con·ne·s que ça.

    • Si je pensait que changer d’avis est exclue (de ta part et de la mienne) je prendrait pas la peine de discuter.

      Par rapport au site le cinéma est politique, le critère d’évaluation du ciné par les membres du site est la politique. En fait le ciné est plutot un prétexte à parler de féminisme, homophobie, racisme, transphobie, classes sociales... et de se servir du ciné comme un réservoir d’exemple de stéréotypes. C’est dans cet esprit que j’ai écrit un article là bas il y a quelques années. Ca me semble logique que les membre du site déconseillent les films qui ne sont pas satisfaisant sur le critère du discours tenu vu que c’est le critère du site. C’est un peu comme si il y avait un site « le cinéma est lumière » et que tu reprochait aux membres du site de se servir de la lumière comme critère pour évalué le cinéma et de pas s’interessé aux autres aspects des films. Si l’éclairage est mauvais, le site « le cinéma est lumière » déconseillera le film, et cela même si le montage est excellent et les acteurices époustoufflant·es. C’est la même chose que pour Sellier, comme elle l’explique le discours sur ce que racontent les films à été méprisé dans la critique ciné française pendant des années. C’est toujours pas fini d’ailleurs vu que les personnes qui s’intéressent à ce que disent les films, et pas à comment ils le disent, sont toujours facilement traité de con·nes. Ca me semble important, utile et bienvenu d’analysé le discours tenu par les films produits par Weinstein, de démonté le racisme des comédies françaises, d’analysé la culture du viol dans star war... Des critiques sur le génie grandios de Star war c’est pas ce qui manque, par contre de la critique politique on en trouve que depuis peu de temps.

      Par rapport aux gens du site le cinéma est politique que j’ai rencontré pour la plus part, illes ont des films qu’ils apprécient malgré le fait que politiquement ca leur déplaise. De mon coté ca m’arrive aussi, mais j’avoue qu’un film qui me dit des trucs misogynes, racistes, homophobes... ca me gâche le plaisir.

      J’ai pas mal édité ce message car je l’ai écrit un peu précipitamment tout à l’heur, j’espère que ca te pose pas de problème.

    • Non @mad_meg aucun problème. Plusieurs remarques viennent toutefois à mon esprit...
      Si un·e personnage, principal·e ou pas, a un comportement que les membres du site désapprouvent, j’ai souvent l’impression qu’aucune problématique n’est posée sur la distance possible entre le film et ce personnage. Cela me parait grave et susceptible de détériorer complètement la renommée du site. Bien sur, ce n’est pas le cas pour tous les articles mais certains, dans ce sens, m’ont bien semblé complètement à côté de la plaque. Rien n’est simple lorsqu’on affirme « le film dit... ». Il faut attraper ça avec des pincettes, et précisément, pour tenter de trouver un discours critique fertile. Ou alors (et c’est possible) on affirme haut et fort que compte tenu du monde audiovisuel actuel tout films contenant des violences sexistes est politiquement à bannir grâce au raccourci viol dans un film=film qui promeut la culture du viol.
      Et biensur, certains autres articles m’ont semblé tout à fait originaux et moralement/politiquement salvateurs (l’article sur Death Proof, ...).

      Je finis sur ton exemple le cinéma est politique et le cinéma est lumière. Cela me semble tout différent. Je ne crois pas qu’on puisse parler d’un film autrement que sur un plan politique. On peut bien sur aimer un film pour d’autres raisons que le supposé discours politique du film. Evidemment. Mais c’est comme si, dans un film tout était politique. De l’intérieur du film, ce qui s’y passe, narrativement mais aussi techniquement, et aussi de l’extérieur, quel système, quelle époque, l’accouche. On peut aussi l’apprécier pour d’autres raisons certes. Mais alors, que dirais « le cinéma est lumière » d’un film pornographique de vidéo club ? Non non... je crois que le politique chapeaute tout autre critère.

    • J’ai écrit ça sur LCEP à propos de La Leçon de piano :
      Compte tenu de la date de cet article et des nombreux commentaires qui y ont fait suite, il est un peu vain d’en faire quelque chose. Toutefois essayons.

      Julie G je ne me permettrai aucun reproche à votre analyse.
      Je me permettrai toutefois de vous proposer une autre grille de lecture, un autre point de vue. Je vois bien en effet votre volonté de prendre ce film comme un creuset à partir duquel vous élargissez votre propos à tout un ensemble de films et plus généralement de médias. Ainsi votre article fait fi de la date de production du film, du reste de l’œuvre de sa réalisatrice ainsi que de son mode de production. C’est un choix très clair qui vous permet, entre autre, de mettre les points sur les « i » en notant les violences dont l’héroïne est victime.

      Je crois que c’est tout le travail de Jane Champion que de prendre le point de vue de ses personnages féminins pour étudier, le plus précisément possible la manière qu’elles ont de résister à un monde qui les écrase et les détruit. C’est d’ailleurs d’après moi toute la richesse du cinéma que de pouvoir mettre en scène des personnages mauvais (raciste, misogyne, fasciste, ...), des personnages qui dégoûtent, en les rendant donc plus humains mais sans faire l’éloge de leurs méfaits.
      Pour La Leçon de piano, Jane Campignon me semble s’attacher à décrire les nuances de ce personnage trouble qui, en effet, finira par trouver une source de liberté dans le personnage joué par Harvey Keitel. Je ne crois pas qu’elle en fait une règle absolue : oppresse ou viole ton égérie elle finira par t’aimer. Je repense aussi à la scène d’un érotisme fou (chacun sa sensibilité) du trou dans la chaussette. Justement, il me semble que cette scène est absolument rare dans le cinéma mainstream et d’autant plus dans le cinéma primé à Cannes. Vous parlez de la sacro sainte pénétration je crois pourtant que personne d’autre que Jane Camion n’a su dans le cinéma explorer autant les questions de désir féminin.

      Enfin, vous citez d’autres œuvres cinématographiques ou télévisuelles où des femmes ont eu une place importante, scénaristes, réalisatrices... Tout les cas que vous citez sont les produits de système extrêmement rigoureux en terme de production (studio hollywoodien, major, chaîne de télé,...). Depuis ses débuts Jane Campion a pris soin de son indépendance (au début...) pour explorer les thématiques qui lui tenait à cœur.

    • J’avais pas eu le temps de te répondre la dernière fois et merci à toi de relancé la discutions avec un exemple précis. C’est justement ce que j’allais te demandé pour discuter plus concrètement. Comme j’ai vu la leçon de piano une seule fois et il y a longtemps et que je connais mal la filmographie de Campion (j’ai beaucoup apprécié sa série Top of the lake), que je me souviens pas du texte de Julie G, il faut que je me rafraîchisse la mémoire. Je révise et je te répondre la semaine prochaine.

      Par rapport à cette phrase :

      Ou alors (et c’est possible) on affirme haut et fort que compte tenu du monde audiovisuel actuel tout films contenant des violences sexistes est politiquement à bannir grâce au raccourci viol dans un film=film qui promeut la culture du viol.

      Avec ce genre de phrase j’ai pas l’impression que tu comprenne ce qu’est la culture du viol. Le site ne préconise pas le bannissement de films. Les films sont des supports à discutions sur les stéréotypes culturels, le cinéma est choisi pour son coté industriel (plus de critique des Disney, Batman que de Campion).

      Par rapport à Campion la possiblilité qu’une scène d’un de ses films vehicule des clichés sur le viol ne met pas en cause ni la qualité du film en question ni l’independance de Campion. Je voie pas comment on peu se prétendre immunisé contre le patriarcat et je pense que c’est interessant d’avoir des interrogations y compris vis à vis des réalisatrices et du ciné indé. Mais peut être que il n’y a rien de problématique vis à vis de la culture du viol dans la leçon de piano comme tu le dit, là dessus je te répond dans quelques jours.

    • Je reviens après la lecture de l’article de Julie G sur La leçon de piano.
      Je reprend ton commentaire pour y répondre précisément.

      Pour La Leçon de piano, Jane Campignon me semble s’attacher à décrire les nuances de ce personnage trouble qui, en effet, finira par trouver une source de liberté dans le personnage joué par Harvey Keitel. Je ne crois pas qu’elle en fait une règle absolue : oppresse ou viole ton égérie elle finira par t’aimer.

      Julie G ne prétend pas que Campion fasse une règle absolue de ce stéréotype. Julie G dit que Campion utilise se stéréotype sans s’en rendre compte et ne le dépasse pas, elle le valide dans son scénario. Le fait que Harvey Keitel soit un agresseur sexuel est atténué et les exemples d’inversion de culpabilité propre à la culture du viol sont bien présents.

      Je repense aussi à la scène d’un érotisme fou (chacun sa sensibilité) du trou dans la chaussette. Justement, il me semble que cette scène est absolument rare dans le cinéma mainstream et d’autant plus dans le cinéma primé à Cannes. Vous parlez de la sacro sainte pénétration je crois pourtant que personne d’autre que Jane Camion n’a su dans le cinéma explorer autant les questions de désir féminin.

      Oui mais l’article ne parle que de la leçon de piano et prend la peine de dire que le film est beau et que l’oeuvre de Camprion est féministe. Le fait qu’il y ai des scènes qui explore un érotisme différent dans ce film ou dans d’autres de Campion, ne change pas la pértinance des remarques faites par Julie G sur les scènes qui lui ont posé problème.

      Par rapport à l’époque, c’était pas tourné au XIXeme, et le féminisme existe depuis deux siècles. Meme si c’était une oeuvre de jeunesse, ca ne change pas que les stéréotypes : « elle est devenu amoureuse de son agresseur » et « les agresseurs sont en fait de grands amoureux » sont présents dans se film et qu’on en avait jamais parlé. En parlé comme le fait Julie G ne fait pas de la leçon de piano un film à bannir, ni un mauvais film. C’est juste qu’il est important et utile de bien comprendre que les clichés de « elle est devenu amoureuse de son agresseur » et « les agresseurs sont en fait de grands amoureux » sont très commun, y compris dans le ciné d’auteurices, y compris dans le ciné réalisé par des femmes, y compris dans le ciné réalisé par des femmes féministes.

      Du coup je comprend pas ce que tu reproche ici à Julie G. Elle ne dit pas que le film est à bannir, elle ne dit pas que Campion est une mauvaise féministe ou qu’elle n’aurait pas d’indépendance. C’est très bien que Campion soit indépendante, mais c’est pas le sujet. Le sujet c’est la culture du viol et aussi la culture colonial (cf la partie sur les maoris) qui est insidieuse au point qu’on la trouve là ou on aurait pas cru la trouvé.

    • Je te conseil ces textes
      https://womenandfiction.blog/2016/03/31/un-viol-disparait-zone-grise-et-mere-coupable

      L’utilisation de ce vocabulaire anachronique a des limites, mais pour moi, il s’agit d’un préalable nécessaire à toute étude, pour éviter de reconduire la culture du viol sans regard critique, pour éviter de présenter les violences sexuelles comme normales : à partir du moment où les bons mots sont utilisés, on peut contextualiser, proposer des nuances, mettre en valeur le traitement des violences sexuelles spécifique à la trilogie (très riche et surtout contradictoire chez Beaumarchais, entre analyse des rapports sociaux de pouvoir et naturalisation des violences).

      –----
      Laclos, Casanova et la culture du viol, ou du danger de fétichiser le XVIIIe siècle
      http://imaristo.hypotheses.org/166

      Je passe sur la déconstruction de cette théorie et de ses conséquences politiques[8] pour me concentrer plutôt sur son sous-bassement épistémologique : une vision tronquée et partielle de la littérature et de la culture du XVIIIe siècle, au service d’une thèse idéologique de type réactionnaire. Ce que je veux défendre ici, c’est l’idée qu’une attention portée à ce que la pensée féministe appelle, depuis les années 1970, la « culture du viol » (soit, suivant une définition minimale, un ensemble de discours et de représentations qui tendent à minimiser, tolérer, voire même excuser ou encourager le viol des femmes) non seulement n’est pas une lecture a priori anachronique de la littérature du XVIIIe siècle, mais pourrait même rendre compte de la réalité de la présence du viol dans ces textes de manière beaucoup plus satisfaisante, et nous permettre de mieux saisir la puissance critique et libératoire de certains d’entre eux, à l’image de cette page des Liaisons dangereuses avec laquelle j’ai commencé ce billet.

  • Small talk
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/163-pink-screens-festival/seances/article/small-talk

    Hui-chen Huang, 2016, TW, ZH ST FR ANG, 88’

    Profondément intime, Small Talk brise aussi un tabou en questionnant l’amour inconditionnel d’une mère. La réalisatrice tente de comprendre sa propre mère, mariée à un jeune âge, qui a rapidement divorcé de son mari et élevé seule ses deux filles. Depuis, elle est devenue prêtresse taoïste et, étonnante Casanova, a eu de nombreuses relations avec des femmes, à la fois tues et évidentes. Le désir de rapprochement entre la fille et la mère est palpable, malgré les obstacles. Teddy du meilleur documentaire à la Berlinale 2017. En collaboration avec Elles tournent/Dames Draaien •+ Nonna Pascal Plante, 2016, CA, vo fr st ang, 10’ Une jeune ado initie sa grand-maman au net et lui crée un profil Facebook. Elles se plongent dans la passé, créant un lien (...)

  • #Toulouse: le Conseil municipal pérennise #La_Chapelle
    https://fr.squat.net/2017/06/28/toulouse-le-conseil-municipal-perennise-la-chapelle

    À l’unanimité ! Ce vendredi 23 juin 2017, la journée est déjà bien avancée et le conseil municipal s’étire en longueur… lorsqu’enfin la délibération 8.3 arrive à l’ordre du jour. La 8.3 est la délibération qui annonce : « Chapelle Casanova – Conclusion d’un bail emphytéotique et signature d’une promesse unilatérale de vente avec l’association L’Atelier […]

    #légalisation

  • Grappes catholiques, Plumed Serpent

    Il y a dans l’acte de l’amour une grande ressemblance avec la torture ou avec une opération chirurgicale.
    Baudelaire, Mon coeur mis à nu.

    Operated. The surgeon’s knife has probed in her entrails and withdrawn, leaving the raw jagged gash of its passage on her belly. I see her full dark suffering eyes, beautiful as the eyes of an antelope. O cruel wound !
    Libidinous God !
    James Joyce, Giacomo Casanova.

    L’Être le plus prostitué , c’est l’être par excellence, c’est Dieu, puisqu’il est l’ami suprême pour chaque individu, puisqu’il est le réservoir commun, inépuisable de l’amour.

    Qu’est ce que l’amour ?
    Le besoin de sortir de soi.
    L’homme est un animal adorateur.
    Adorer, c’est se sacrifier et se prostituer.
    Aussi tout amour est-il prostitution.
    Baudelaire, Mon coeur mis à nu.

  • Marseille : école primaire, gestion secondaire (Libération)
    http://www.liberation.fr/france/2016/02/01/marseille-ecole-primaire-gestion-secondaire_1430436

    Des murs décrépis, des préfabriqués du siècle dernier, des soupçons d’amiante, des salles de classe qui débordent, du mobilier de récup, une gestion des travaux, ubuesque et même une pénurie organisée de papier toilette… Bienvenue dans les écoles publiques de Marseille, la deuxième ville de France. Si la situation n’est pas nouvelle, la municipalité fait face, depuis quelques semaines, à une nouvelle fronde. Professeurs et parents en appellent cette fois à l’Etat, considérant que la municipalité, seule compétente légalement dans la construction et l’entretien des écoles, est défaillante.

    Tout un dossier dans Libération…

    #éducation #locaux #école #inégalités

  • Rodolphe Burger - Déshabillé à l’heure du thé
    http://www.arteradio.com/son/616210/vickie_

    « Et après le débat / Comme dit Casanova... » A sa sortie en 1995, la chanson « la Chambre » de Kat Onoma fait un petit tour en radio. Cette ballade intimiste et sensuelle est tirée d’un poème de Pierre Alféri dont Rodolphe Burger dévoile ici la version longue. Avant d’interpréter « la Chambre » en version encore plus dénudée que l’originale. Certains prétendent que c’est la plus belle #chanson du monde

    http://www.arteradio.com/sons/26lachambre_hq_fr.mp3

  • Prison - Les Surgissantes
    http://www.surgissantes.com/constellation?id=130

    #Constellation
    #PRISON

    Surveillance, jouissance, industrie, punition, évasion

    A l’unanimité le jury déclare l’internaute coupable d’oublier trop souvent qu’il est libre et qu’il y a des prisons. Il le condamne donc aux TIG suivants : au parloir de Fresnes accompagner Claude une mère rendant visite à ses deux fils, sous les murs de la Santé trinquer avec Jonas Mekas à la mémoire de Jean Genet, à Supermax, Colorado, découvrir l’industrie carcérale made in USA, à Folsom avec Johnny Cash chanter pour les détenus, à Venise avec Casanova, imaginer, préparer et réussir une évasion réputée impossible.

    • Constellation PETER SZENDY (que j’ai eu comme prof mais pas sur ses sujets de prédilection)
      http://www.surgissantes.com/constellation?id=186

      Cavernes, bobine, scanner, traque et taupologie

      Elle est tendre au toucher mais peut être tendue, dans l’attente, aux aguets, on la laisse parfois traîner sans qu’elle soit traînante, c’est l’#oreille, #organe de la peur et des fantasmes, dont notre invité s’est fait une spécialité. Non Peter Szendy n’est pas ORL, il est philosophe, musicologue, et surtout il est l’auteur de livres passionnants sur l’#écoute.

      La constellation Szendy, en forme de ◄◄ REWIND, revient sur quelques unes des œuvres évoquées dans son essai Sur écoute. Esthétique de l’espionnage .

      #son #audio

  • Pitoyables « séducteurs » (CSP)
    http://comite-de-salut-public.blogspot.fr/2012/09/pitoyables-seducteurs.html

    Sans doute n’est pas Casanova 2.0 qui veut, il n’empêche : ici la forme indigente ("S’il est un problème que tout bon queutard a déjà rencontré c’est la fille que vous embrasser passionnément depuis environ 1/4 d’heure tandis qu’elle frotte sa chatte sur votre jambe, ou votre braquemard tout en restant habillée", ah Baudelaire, tu n’aura pas écrit en vain...) rejoint un fond particulièrement croquignolet, l’auteur de ces lignes se répandant à l’envie en diatribes masculinistes soralo-zemmouriennes aussi criardes que ridicules, comme quoi les plus hystériques sont définitivement les gens qui ont un problème avec le féminisme.

    Qu’il soit un con est une chose. Mais il y a bien pire qu’un simple con : le con qui théorise. Et pire que le con machiste qui théorise : le con machiste qui théorise parce qu’il fait partie d’une « communauté de séduction »...Vous ne connaissez pas les « communautés de séduction » ? Vous vivez dans un bonheur innocent dont j’ai scrupule à vous sortir. Pourtant le chemin de vérité passe parfois par de terribles souffrances.

    • +1 @grommeleur
      Le terme de super-tombeur était bien suffisant, qu’il emballe au supermarché ou dans les ministères, on s’en fout, ça reste une pensée de viandard que celui qui critique ferait bien de bannir de son vocabulaire s’il ne veut pas passer lui aussi pour un gros beauf machiste.

      #machisme_ordinaire

  • Le plus ancien détenu de France ne perd pas espoir - 26/06/2012 - leParisien.fr
    http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/le-plus-ancien-detenu-de-france-ne-perd-pas-espoir-26-06-2012-2065296.php

    Casanova Agamemnon détient un triste record. A 62 ans, le numéro d’écrou 7697 cumule près de quarante-trois années de prison, ce qui en fait le plus ancien détenu du pays. Depuis son incarcération en 1969, il n’a connu que neuf mois de liberté
    Originaire de l’île de la Réunion, Casanova Agamemnon est encore mineur (la majorité d’alors est fixée à 21 ans) lorsqu’il abat son patron.
    « A l’époque, la société locale est encore très coloniale. Lui, c’est l’employé noir qui va tuer le patron blanc : il écope de la perpétuité », raconte Anaïs Charles-Dominique, qui a coréalisé un documentaire sur lui, « Prisonnier d’un mythe ». Il sort de prison en 1985, mais son retour chaotique à l’air libre ne sera que de courte durée. Après avoir tué son frère, il est interpellé en mai 1986 à l’issue d’une cavale médiatique. Sa nouvelle condamnation à dix ans de prison réanime la perpétuité qui, depuis, se poursuit. Incarcéré au centre de détention de Val-de-Reuil (Eure), le détenu ne reçoit qu’une seule visite par an, celle de Jean-Charles Najède, un ami d’enfance. « Avec moi, il a toujours le moral. Il faut dire qu’il est content de me voir, je crois qu’il attend ma visite », confie ce visiteur providentiel qui entretient également une relation épistolaire suivie.
    Une demande de remise en liberté actuellement examinée
    La manière avec laquelle ce vieux routier de la pénitentiaire gère sa détention stupéfie ceux qui le côtoient. Très sportif, il a encore belle allure. « Il est d’une sérénité apparente désarmante et garde le sens de l’humour », s’étonne son avocat, Me Etienne Noël, dont l’une des demandes de remise en liberté est actuellement examinée. « Le problème, c’est qu’il doit être à la Réunion pour préparer son projet de sortie mais que l’administration pénitentiaire refuse le transfert », peste l’avocat. Malgré le temps qui passe, Casanova Agamemnon n’a jamais perdu espoir de sortir.

    #prison #longue_peine