city:city

  • Valence, Drôme : Atelier d’écriture aux prisonniers de la guerre sociale en cours. Le 23 janvier à 17h30

    La question carcérale, partie intégrante de la guerre des classes dans et hors des murs pénitentiaires.Aussi longtemps qu’existera l’enfermement, les personnes enfermées se révolteront.La prison n’est pas seulement le bâtiment hyper-sécurisé et presque inattaquable que l’on connaît. Le système-prison s’étend à toutes les institutions et les entreprises qui font que l’enfermement est possible.Les personnes détenues peuvent s’en prendre, malgré les difficultés, à la partie émergente de l’iceberg de l’enfermement : le système judiciaire, la prison et son personnel. La smart city a transformé la ville « aujourd’hui je pense à vous -subversif et autres cueilleurs d’étoiles »Les subversifs qui sont en – dehors ont la possibilité de s’attaquer, en plus de tout cela, à d’autres rouages, moins visibles à première vue, mais pas moins indispensables pour le fonctionnement de la ville prison.

    https://lelaboratoireanarchiste.noblogs.org/?p=14317


  • Uber est jugé une nouvelle fois ILLÉGAL à Bruxelles: „Pas d’impact immédiat sur nos activités“ - RTL Info
    https://www.rtl.be/info/belgique/societe/un-juge-vient-de-le-confirmer-uber-est-illegal-a-bruxelles-1088892.aspx


    Uber illegal in Belgien? Noch ist das nicht ganz klar. Wie in Deutschland gibt der US-Konzern vor, „lizensierte Fahrer“ einzusetzen, weigert sich, Gerichtsurteilen zu folgen und hat mächtige Unterstützer in der Politik.

    Der Kampf tobt in Wirklichkeit nicht zwischen Taxis und Uber sondern zwischen den Verteidigern staatlicher und gesellschaftlicher Sicherungssystemen auf der einen und den Gläubigen der unsichtbaren Hand auf der anderen Seite. Liberale wollen alle gesellschaftlichen Aufgaben dem Markt überlassen.

    Wozu das führt, sehen wir dort, wo diese Politik vollständig umgesetzt wurde. Bahnprivatisierung und Verlagerung der Industrie-Lager auf die Ladeflächen von LKW führten zu den verstopften Auftobahnen, auf denen heute antspanntes Reisen so gut wie unmöglich ist. Mit Hilfe eines überteuren und ineffektiven Mautsystems wurde versucht gegenzusteuern, jedoch wurde die Maut zu niedrig angesetzt, um den Bahntransport zu stärken oder die Autobahnen zu entlasten. Profitiert haben ausschließlich die Konzerne, denen Aufbau und Betrieb des Mautsystems unter Zusicherung voller Vertraulichkeit zugeschanzt wurde. Seitdem steckt die deutsche Verkehrspolitik zum Schaden aller anderen in einer Sackgasse.

    Die Deregulierung des ÖPNV wird zusätzlich zum absehbaren Verkehrskollaps und der erhöhten Umweltbelastung aufgrund zusätzlicher Autofahrten eine soziale Katastrophe bewirken, wenn nicht bald politisch umgesteuert wird, und es gelingt, die öffentliche Daseinsvorsorge zu stärken.

    La guerre continue entre les compagnies de taxi et Uber, cette entreprise américaine qui s’est lancée à la conquête du monde pour révolutionner le transport de personnes.
    Selon la juge du tribunal de commerce de Bruxelles (aile néerlandophone), le service de transports rémunérés Uber est illégal dans la capitale. Seuls les chauffeurs possédant une licence bruxelloise de taxi, et donc un luminaire au-dessus de leur véhicule, peuvent y effectuer des courses de taxis, selon un jugement rendu fin décembre.

    Le jugement confirme une précédente décision de septembre 2015 du tribunal de commerce de Bruxelles qui estimait que le service Uberpop enfreignait la législation en permettant à des chauffeurs de réaliser des courses rémunérées alors qu’ils ne disposent pas des autorisations et notamment d’une licence de taxi. Uberpop avait été abandonné, et le géant pensait s’être régularisé en obligeant Le dernier jugement considère que l’interdiction n’est pas limitée à un seul service mais s’applique à tous services d’Uber pour autant qu’il s’agisse de services de taxi.

    « Une juge a précisé »

    « L’interdiction existait déjà, mais Uber avait méconnu la première décision en l’interprétant à sa manière, et donc il a fallu demander à la juge de bien préciser que pour faire du taxi, il faut travailler avec des voitures qui ont une licence de taxi », explique Michel Pêtre, patron des Taxis Verts, dans le RTL info 7h ce matin. 

    La plateforme Uber risque d’écoper d’astreintes de 10.000 euros par infraction constatée, pour un montant maximum d’un million d’euros. Par ailleurs, il ressort du jugement qu’une incertitude subsiste quant à savoir si Uber X est un service de taxi ou de limousine.

    Uber : « Pas d’impact »

    Dans une réaction, Uber déplore que la « clarification du juge n’a pas pu être plus précise à propos de la différence fondamentale entre UberX et UberPOP », un service qu’Uber a suspendu en 2015.

    UberPOP, jugé illégal par le tribunal de commerce de Bruxelles en 2015, mettait en relation des particuliers avec des chauffeurs non professionnels alors qu’UberX, pour sa part, connecte les passagers avec des chauffeurs professionnels. Ces chauffeurs disposent des licences requises, selon Uber.

    « Cependant, cela n’a pas d’impact immédiat sur nos activités. Le juge dans cette affaire ne prononçait pas une décision déterminante mais informative, et cette opinion devra encore être considérée par la justice applicable avant qu’un jugement soit rendu », ajoute Uber.

    Uber illégal à Bruxelles? Le MR critique la gestion du dossier par le gouvernement - Le Soir
    https://www.lesoir.be/198535/article/2019-01-03/uber-illegal-bruxelles-le-mr-critique-la-gestion-du-dossier-par-le-gouverneme

    Le parti MR a réagi suite à cette désicion de justice qu’il juge « dommageable pour la capitale ».
    ...
    Vincent De Wolf, chef de file du MR au Parlement bruxellois, affirme qu’« il ne s’agit pas de commenter une décision de justice mais il est fort dommageable pour Bruxelles de ne pas avoir pu transformer l’essai et devenir une capitale à la pointe en termes de smart city. »

    Dans ce communiqué, le groupe MR dit avoir depuis toujours l’objectif de libéraliser le secteur de transports rémunérés de personnes et d’en finir avec les quotas et la fixation des prix par le gouvernement.

    Jugé illégal à Bruxelles, Uber risque jusqu’à un million d’euros d’astreintes
    https://www.sudinfo.be/id93973/article/2019-01-03/juge-illegal-bruxelles-uber-risque-jusqua-un-million-deuros-dastreintes

    Le jugement confirme une précédente décision de septembre 2015 du tribunal de commerce de Bruxelles qui estimait que le service Uberpop enfreignait la législation en permettant à des chauffeurs de réaliser des courses rémunérées alors qu’ils ne disposent pas des autorisations et notamment d’une licence de taxi. Le dernier jugement considère que l’interdiction n’est pas limitée à un seul service mais s’applique à tous services d’Uber pour autant qu’il s’agisse de services de taxi.

    Un doute subsiste par contre quant à savoir si Uber X est un service de taxi ou de limousine, ce dernier service faisant l’objet d’autres types de licences.

    Le service de transports Uber jugé illégal à Bruxelles
    https://www.sudinfo.be/id93910/article/2019-01-03/le-service-de-transports-uber-juge-illegal-bruxelles

    Uber illégal à Bruxelles | L’Echo
    https://www.lecho.be/entreprises/services/uber-illegal-a-bruxelles/10083911.html
    https://images.lecho.be/view?iid=dc:52134971&context=ONLINE&ratio=16/9&width=640&u=1546519936000

    Taxis Verts: „On demande la cessation d’Uber et des astreintes d’un million d’euros“
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_le-service-de-transports-uber-est-illegal-a-bruxelles-selon-un-jugement?

    Selon la juge du tribunal de commerce de Bruxelles (aile néerlandophone), le service de transports rémunérés Uber est illégal en cas de non détention de licence taxi, rapportent La Libre Belgique et La Dernière Heure jeudi. Seuls les chauffeurs possédant une licence bruxelloise de taxi, et donc un luminaire au-dessus de leur véhicule, peuvent y effectuer des courses de taxis, selon un jugement rendu fin décembre. La juge a clarifié fin décembre une décision prise en septembre 2015 qui avait mené à l’interdiction de l’un des deux services du géant américain, à savoir Uberpop.

    #Belgien #Taxi #Mietwagen #Uber #Justiz #Recht


  • Faire Genres !
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/faire-genres--4

    Faire Genres ! glisse ses pieds dans les pantoufles des Promesses de l’Aube et vous propose une matinale antipatriarcale, queer et féministe.

    Au programme de ce premier épisode de 2019, des réflexions sur la·es masculinité·s, des podcasts ad hoc, la définition du genre par Judith Butler, un point sur le livre « On ne naît pas soumise... », Friends, Sex & The City et l’agenda !

    Chansons :

    « Est-ce que tu aimes ? » - Arthur H & M

    « Cowboys Are Frequently Secretly (Fond of Each Other) » - Willie Nelson

    « Prison de Poupées » - Première Ligne

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-promesses-de-l-aube/faire-genres--4_05985__1.mp3


  • « Les difficultés des “gilets jaunes” sont la conséquence de cinquante ans de politique d’#urbanisme »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/02/les-difficultes-des-gilets-jaunes-sont-la-consequence-de-cinquante-ans-de-po

    Dans le mouvement des « gilets jaunes », une raison essentielle a été insuffisamment pointée, qui sous-tend la plupart des autres. Les difficultés des « gilets jaunes » sont pour une grande part la conséquence de la politique d’urbanisme mise en œuvre dans notre pays depuis cinquante ans. Pour la faire courte, celle-ci a consisté à vider les villages, bourgs et villes petites et moyennes d’une grande partie de leurs habitants et activités au profit de périphéries sans âme et sans vie. Cette politique, à laquelle peu de #territoires ont échappé, s’articule autour du triptyque : étalement urbain de l’habitat, centre commercial et voiture individuelle.

    • L’universitaire Gabriel Dupuy [professeur émérite d’aménagement de l’espace à l’université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne] a montré comment l’ensemble des décisions publiques et privées dans le champ de l’urbanisme de ces dernières décennies avaient concouru à la mise en place d’un véritable système de « dépendance automobile » : les investissements publics conséquents réalisés en faveur des voies rapides, rocades, échangeurs et autres giratoires – au détriment de la rénovation d’un réseau ferré vieillissant et du développement d’aménagements cyclables – ont rendu possible et favorisé l’urbanisation périphérique peu dense sous la forme de lotissements de maisons individuelles. Privés de commerces et de services publics, ces quartiers sont insuffisamment peuplés pour permettre leur desserte efficace par des transports en commun, rendant l’usage de l’automobile indispensable. Cercle vicieux conduisant fréquemment à l’acquisition de plusieurs véhicules par ménage.

      D’où le sentiment de relégation ressenti par nombre d’habitants de ces territoires dont les modes de vie sont pleinement urbains et qui aspirent en conséquence à accéder aux emplois, services et aménités de la ville, pour eux et leurs enfants, mais qui y parviennent de plus en plus difficilement. D’où l’hypersensibilité au prix des carburants.

      Besoin de rencontres
      Il y a cinquante ans déjà, le philosophe Henri Lefebvre alertait sur le risque de fragmentation des espaces et des groupes sociaux induit par cet éclatement des villes. La solution pour contrer ces tendances centrifuges résidait, selon lui, dans l’affirmation et la mise en œuvre effective d’un « droit à la ville », condition de préservation et d’approfondissement de la civilisation humaine grâce à l’accès aux services et aux lieux d’échanges et de rencontres offerts par la centralité urbaine.

      Cette ambition est plus que jamais d’actualité. Le fait que le mouvement des « gilets jaunes » ait très peu concerné les classes moyennes et populaires résidant dans les grandes villes et métropoles confirme que, en dépit des apparences, la vie quotidienne y est probablement plus facile et plus supportable. La proximité et la mixité fonctionnelle (mélange de l’habitat, de l’emploi, des commerces et services) et sociale qui caractérisent le milieu urbain démultiplient les opportunités de rencontres, de travail, de loisirs, d’autonomie des jeunes, le tout pour un faible coût de mobilité.

      La fraternité, la convivialité et la solidarité ressenties sur les ronds-points occupés par les « gilets jaunes » révèlent un fort besoin de rencontres, d’échanges, de coups de main, qui font de plus en plus défaut dans la vie quotidienne de nombre de ces personnes et que ni la télévision ni la sortie hebdomadaire au centre commercial ne compensent réellement.

      Centres-villes en état de mort clinique
      Le développement, sans équivalent en Europe, des centres commerciaux périphériques dans notre pays et la fermeture de nombre de commerces des villages et villes qui en découle – parfaitement décrite par le journaliste [et collaborateur du Monde] Olivier Razemon dans son enquête Comment la France a tué ses villes (Rue de l’Echiquier, 2016) – illustre tristement cette perte de lien social.

      Ces temples – privés – de la consommation attisent désirs d’achat et frustrations sans aucune des qualités et potentialités d’un véritable espace public urbain. Alors que notre pays est déjà suréquipé en centres commerciaux, des centaines de milliers de mètres carrés supplémentaires devraient encore voir le jour au cours des prochaines années, dans une fuite en avant qu’aucune des innombrables lois et commissions mises en place depuis quarante ans n’est parvenue à réguler, au détriment de milliers d’hectares de terres agricoles et d’espaces naturels. La vacance commerciale des centres-villes français a atteint le niveau sans précédent de 11 % en 2017 et dépasse 20 % dans nombre de villes petites et moyennes, dont les centres sont en état de mort clinique et renvoient une image désespérante à ceux qui les habitent encore. C’est une partie de l’histoire, de la civilisation et de l’identité françaises qui disparaissent sous nos yeux, victimes de politiques irresponsables.

      Le drame est que le modèle calamiteux des centres commerciaux périphériques est à présent imité par des services publics, hôpitaux, centres de santé, équipements sportifs, établissements culturels, etc., qui sont de plus en plus nombreux à quitter les centres-villes pour s’implanter eux aussi à proximité des rocades et échangeurs autoroutiers dans des lieux sans histoire, sans qualité et inaccessibles autrement qu’en automobile. Oubliant que seule une partie de la population est motorisée, les jeunes et les personnes âgées encore moins que les autres.

    • Encourager une densification raisonnée
      Alors, que faire pour remédier à cette évolution aux conséquences sociales et environnementales désastreuses ? Quelques mesures simples pourraient être mises en œuvre rapidement par le gouvernement et les élus locaux qui maîtrisent la politique d’urbanisme de leur territoire : planifier l’urbanisme à l’échelle des bassins de vie des populations, la seule pertinente, en confiant la responsabilité des plans locaux d’urbanisme aux intercommunalités, évolution programmée par la loi ALUR [pour l’accès au logement et un urbanisme rénové] de 2014 et qu’il est urgent de parachever ; réinvestir fortement les centres des bourgs et villes moyennes en rénovant les logements vétustes et en encourageant une densification raisonnée de ces territoires aux qualités patrimoniales souvent remarquables afin d’y accueillir de nouveaux habitants, ambition développée en 2018 par le programme gouvernemental « Action cœur de ville », qu’il est nécessaire d’amplifier ; atteindre le plus rapidement possible l’objectif promis par Nicolas Hulot dans son plan biodiversité annoncé en juillet 2018 de « zéro artificialisation nette des sols » ; décréter un moratoire immédiat sur toute nouvelle ouverture de centre commercial et conduire une politique active d’urbanisation des centres commerciaux existants en améliorant leur desserte par les transports publics et les modes actifs (vélo) et en les transformant en véritables quartiers de ville comportant des logements, des équipements publics et des espaces verts accessibles à tous ; aider les commerces de centre-ville à se moderniser et à développer de nouveaux services, grâce à la mise en place d’un fonds alimenté par une taxe sur les livraisons à domicile des sites de vente par Internet ainsi que sur les parkings des centres commerciaux ; enfin, amélioration des lignes de transports en commun et des modes actifs entre les territoires périphériques et ruraux et les centralités urbaines grâce à des liaisons fréquentes et rapides, dans une logique de partenariat entre territoires.

      L’adage du Moyen Age selon lequel « l’air de la ville rend libre » demeure pleinement valable. Contre l’assignation à résidence dénoncée par les « gilets jaunes » , il est urgent de mettre en œuvre une politique permettant à chacun de pleinement jouir de ce « droit à la ville » qui ne doit pas être réservé aux seuls habitants des centres-villes mais bien profiter à l’ensemble de la population qui aspire à la vie en société.

      Stéphane Lecler, urbaniste, a exercé diverses fonctions dans le secteur des transports et de l’urbanisme au sein de l’Etat et de collectivités locales. Il travaille actuellement à la Mairie de Paris.

    • En complément, ce chouette commentaire éclairé trouvé sur le réseau majoritaire :

      Viviane, Jane Jacobs, « grandeur et déclin des grandes villes américaines » où elle décrit dans le menu le jeu de relations sociales complexe d’une vraie ville, le rôle des rues, des places, la dictature des faux espaces verts. Mon livre de chevet.

      Complété par trois autres, « l’art de bâtir les villes » de Camille Sitte justement un autre angle de traitement des places et des rues, qui décrit au XIXe siècle en parcourant de long en large les villes européennes qui aime pourquoi une place ou une rue fonctionne ou pas, le rapport entre la largeur, la profondeur et la hauteur, l’exposition aux vents dominants, la circulation des véhicules, à l’époque des calèches, les débouchés des rues, le positionnement des monuments.

      Puis dans un autre genre, « garden cities of tomorrow, a Path to social reform » sur l’art des cités jardins ou dans une ville assez dense tout en ayant l’impression d’être dans un village urbain, le journaliste parlementaire et sociologue a avant l’heure, le socialiste Ebenezer Howard, horrifié par les miasmes de l’époque à Londres (absence d’égouts, incendies, pollutions au charbon de mauvaise qualité, smog, épidémies, misère sociale abondamment décrite par Dickens) imagine un maillage de villes autonomes, notamment sur le plan alimentaire, intégrant emplois, écoles, universités, habitations, dans des espaces paysagés, où l’on peut se déplacer en toute sécurité en vélo, adossés à une ligne de chemin de fer reliée à la capitale britannique. Non seulement il va l’imaginer, mais il va créer des fondations pour la mettre en place. D’abord à Letchworth, à 60 km au nord de Londres, puis à Welwyn garden city a mi chemin entre Londres et Letchworth. Je m’y suis rendu il y a 22 ans en scooter depuis le Pays Basque, et Welwyn m’est apparue comme une ville de la taille de Bayonne, et même population, avec à peu près la même surface construite et beaucoup plus d’espace consacrée à l’agriculture pour la nourrir, sans jamais se rendre compte qu’on est en ville, c’est troublant car toutes les fonctions de la ville sont là, tout en ayant l’impression d’être dans un village anglais avec un soupçon de verticalité en plus au fur et à mesure qu’on se dirige vers le cœur de la ville.

      En complément de des trois là, je recommanderais Friedrich Hundertwasser, peintre autrichien qui a imaginé des villes ou des quartiers qui ont été bâtis par des architectes après sa mort, avec des formes magnifiques et inédites, des toitures vegetalisées, ressemblant à des collines, des « arbres locataires » jaillissant des toits ou des fenêtres, des portes, des milliers, et des encadrements de fenêtres insolents de couleurs, des cours intérieures enveloppant des écoles ou des crèches et qu’on peut visiter dans des douzaines de villes autrichiennes, suisses, ou allemandes.

      Encore Franck Lloyd Wright, architecte de génie du bioclimatisme pendant pratiquement huit décennies, notamment, mais l’un des pires théoriciens de l’urbanisme et de l’étalement urbain, qu’il faut lire pour savoir ce qu’il ne faut pas faire 😉 mais dont l’œuvre architecturale doit nous inspirer pour nos villages urbains qui doivent être conçues comme des œuvres d’art que l’on vient visiter et non comme des quartiers monotones et déclinés à l’infini selon la pensée de « l’architecture moderne » de le Corbusier, d’abord dans tous les régimes productivistes autoritaires ou totalitaires de la planète des années 30 à 60, puis dans le reste du monde, sans savoir si vous vous trouvez dans une cité industrielle à Birmingham ou Pittsburgh, Buenos Aires ou Varsovie, en banlieue de Madrid ou de Bratislava, de Sarcelles ou de Turin, de Détroit ou de Toyota, de la banlieue ouvrière de Bilbao, ou soixante ans plus tard celle de Shenzen.

      L’art de bâtir des villes c’est aujourd’hui imaginer des « car free cities » comme celles imaginées par J.H. Crawford, ou encore comprendre les mécanismes décrits par Andres Duany, et Elizabeth Plater Zyberk, dans « suburban nation » ou James Howard Kunstler « geography of nowhere » ou encore ceux qui décrivent dans « fortress America » ou dénoncent des « gated communities » les communautés fermés, l’Amérique suburbaines et la géographie de nulle part que les français reproduisaient plus ou moins en les adaptant à la geographie plus réduite d’un urbanisme commercial délirant, une artificialisation et imperméabilisation des sols notamment dans des friches industrielles ou des zones humides en s’étalant à perte de vue.

      Jane Jacobs, journaliste et sociologue résident à Greenwich village à Manhattan, avait en 1961 un désaccord avec Ebenezer Howard (1895), sur le modèle des garden cities. Mais poussée à l’exil à Toronto au Canada pour que ses enfants ne soient pas envoyés au massacre dans la guerre du Vietnam, elle a commencé à nuancer sa position sur les cités jardins surtout depuis les progrès des matériaux, des formes constructives, des techniques bioclimatiques, et en rajoutant un minimum de compacité et de densité raisonnée aux théories d’Ebenezer Howard. Si on y rajoute l’art des places, des marchés, des halles, des rues, et les toitures végétalisées d’hundertwasser, de la ré-irruption de l’art, depuis le mobilier urbain, l’éclairage, les bancs, les jardins, les terrasses, les balcons, patios, rue intérieures, on aboutit à la pensée d’Herrikopolis d’Iker Zabalzagarai, mais ça, il vous faudra attendre encore un an ou deux pour la voir se décliner, avec d’autres dimensions que sont l’art de bâtir des villes qualitatives accessibles à tous, à faible empreinte écologique. 😉

      https://pin.it/rxbvbpwi6yabzt

    • Et toujours un commentaire intelligent (je vais inviter l’autrice !) :

      il est frappant de voir que Jane Jacobs [qui avant de s’illustrer par la publication de son livre, était une militante écologiste qui avait livré un combat titanesque pour empêcher, avec succès, la création d’une autoroute urbaine à travers Manhattan, devant littéralement couper la ville en deux] n’a consacré que de manière plus qu’anecdotique, une seule référence au tramway (et encore elle parlait d’un tramway à cheval datant du début du siècle) et deux passages au métro, sans référence aucune à celui ci en terme de mobilité mais en terme de stations dans le paysage.

      J’adore le livre de jane jacobs au point de l’avoir numérisé et de l’avoir toujours sur moi, afin d’y faire référence dans les débats ou les conversations… et d’y faire des recherches en texte intégral.
      J’avais un doute sur le transport, mais non effectivement elle parle du bâti et de la ville, et quasiment pas des mobilités en dehors des voitures.

      Il faut préciser qu’à cette époque là, la question du métro ne se pose plus, l’essentiel du réseau new yorkais est déjà bâti, et les aménagements ne s’y font plus qu’à la marge.

      Le problème se pose en de tout autre termes dans les villes existantes dont le réseau existant est saturé, ou considéré comme obsolète, et que les autorités envisagent d’en construire un nouveau.

      Dans ma ville, et l’agglomération bayonnaise, on est en train de construire pour cette année un réseau innovant de trambus électrique (indépendant des caténairs et des voies sur rails dédiés des tramway) dont la recharge par induction se fera à chacune des stations. C’est une première mondiale, et de plus le trambus est construit en Pays Basque sud, à cinquante kilomètres à vol d’oiseau de chez nous… par une société coopérative ouvrière de production.

      Mais chaque construction d’un système de transport offre un certain nombre de désagréments, on défait des aménagements paysagers et urbains pour en reconstruire d’autres. Et le temps de la transition est douloureux. Et les travaux éprouvant, ce qui est le cas chez nous actuellement, où ça culmine en terme d’exaspération.

      L’urbanisme sous-terrain n’est quasiment évoqué par aucun des auteurs que je t’ai cité en amont.

      C’est pourtant une des pistes les plus intéressantes pour certains types d’activités, quoi qu’à mon tour je préfère plutôt les mobilités de surface, ou plus encore, les mobilités suspendues, qui peuvent s’affranchir des routes, des ponts, des rivières ou marécages, des baies et des collines…

      Ainsi un métro coûte environ 50 millions d’euros le kilomètre, contre 25 millions pour un tramway, 10 millions pour un trambus ou un système d’autobus en site propre, mais « à peine » 5 millions pour un sytème de téléphérique urbain.

      Avec un téléphérique urbain, pour le même prix qu’un métro, on peut irriguer dix fois plus un système de mobilité et toucher les périphéries, où les quartiers difficiles à desservir par un système conventionnel du fait d’une densité de population insuffisante.

      Mais chaque système a ses avantages et ses inconvénients.

      Il est étonnant de voir que le trambus bayonnais entre Bayonne-Anglet-Biarritz (et quelques communes de proximité) reprend le tracé du tramway ancien, d’abord à cheveaux, ensuite électrifié, qui prévalait avant ma naissance, remplacé par un système de bus jugé alors plus performant.

      On ne cesse de faire et de défaire puis de refaire des choses, même si les technologies ont considérablement évoluées entre temps.


  • affordance.info : Spéculation faciale : panique dans le panoptique.
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2018/12/speculation-faciale.html

    A Nice on apprend que “les passagers du tramway sont filmés par un système qui lit les émotions sur leur visage pour détecter toute situation anormale.” C’est une filiale d’Engie qui s’y colle. Plus loin dans l’article du Monde, mais toujours à Nice on apprend encore que :
    le conseil municipal a voté, en juin, l’expérimentation d’une batterie de solutions safe city avec Thales, à la tête d’un consortium de quinze sociétés spécialisées dans l’analyse des réseaux sociaux, la géolocalisation, la biométrie ou la simulation de foules.

    Je rappelle qu’en Chine, en plus du déjà tristement célèbre système de “Social Credit Score”, on découvrait récemment des projets gouvernementaux de surveillance permettant de déployer : 
    « des capteurs cérébraux (“Brain-reading technology”) pour détecter les changements d’état émotionnel des employés sur les chaînes de production, dans l’armée et dans les postes de pilotage de trains à haute-vitesse. »

    En Chine. En 2018. Et donc à Nice, en 2018 toujours, tout le monde à l’air de trouve ça normal que “les passagers du tramway soient filmés par un système qui lit les émotions sur leur visage pour détecter toute situation anormale.”


  • N’achetez rien. Déconnectez-vous.
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1103

    Voici notre dernière vidéo (sur https://vimeo.com/307132592

    ), ou plutôt celle de Grenoble Anti-Linky, un collectif auquel nous participons depuis quatre ans, qui multiplie les textes d’alerte et d’analyse, les réunions publiques, les actions, manifestations et rassemblements contre les capteurs communicants, la smart city, les objets connectés, la voiture électro-nucléaire, etc. (Voir ici) Grenoble est l’une des cinq villes pilotes pour la 5G, technologie de communication sans fil indispensable au déploiement des voitures-robots, des objets connectés, de l’Internet des objets et de la smart city. Ici, EDF s’appelle GEG (Gaz Electricité Grenoble), et Enedis se nomme GreenAlp. Ville Verte, ville machine. Sous la direction d’Eric Piolle, son ingénieur maire, Grenoble reste le laboratoire de (...)

    « http://grenoble-anti-linky.eklablog.com » #Nécrotechnologies


  • Citoyens et consommateurs dévisagés pour garantir leur « bien-être »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/12/19/citoyens-et-consommateurs-devisages-pour-garantir-leur-bien-etre_5399814_323
    #pub #smile_you_re_being_analyzed
    #video_surveillance

    Une start-up de Metz, Two-I, rencontre un succès rapide en développant des solutions d’analyse des images de #caméras de surveillance, qui permettent non seulement de compter les passants, mais de décrypter en temps réel leur sexe, leur âge et les émotions exprimées par leur visage. Son credo : s’imposer comme un « outil de la #smart_city » en fournissant une mesure objective du « bien-être » pour guider la gestion de la ville.

    Les métropoles de #Metz, de #Nancy, de Nice et quelques autres se sont déjà laissé convaincre, comme plusieurs gestionnaires de stades. Depuis cet automne, la société signe également des contrats à Dubaï, où ses technologies pourraient être mises à profit par le « ministère du bonheur » créé par les Emirats arabes unis pour garantir le « bien-être social » et la « positivité ».

    L’analyse des émotions permet aussi d’évaluer « l’expérience client » dans un centre commercial, ou le ressenti face à une #publicité. « Nous avons de grosses commandes à #Dubaï liées à l’affichage publicitaire », indique M. Trombini. Grâce aux caméras intégrées aux écrans, les annonceurs savent si leur message est bien vu par le public voulu ou s’il rate sa cible, et comment il est perçu.

    Après une première levée de fonds de 250 000 euros lors de la création de la #start_up, en juillet 2017, la société, qui compte désormais quatorze collaborateurs, a réuni un million d’euros supplémentaires en mai. « On fera peut-être encore un tour de table, mais notre objectif est d’atteindre la rentabilité en 2019. On entre en phase d’industrialisation », indique Julien Trombini.

    • Comment des villes « hyper connectées » contrôlent l’espace public
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/12/19/au-nom-de-la-smart-city-des-villes-sous-surveillance_5399527_3234.html

      De Nice à Valenciennes (Nord), de Marseille à la Défense ou à Nîmes, de plus en plus de collectivités se laissent tenter par des plates-formes numériques organisées autour des outils de surveillance et de contrôle de l’espace public.

      Un mouvement de fond, en phase avec de puissants intérêts industriels et porté par des subventions publiques, qui prospère dans un certain flou juridique et inquiète les associations de défense des libertés publiques. Construits autour d’une vidéoprotection dernier cri, dopée à l’intelligence artificielle, aux algorithmes et au « big data », ces dispositifs ont l’avantage de rendre bien concret l’un des rêves fondateurs de la smart city : la gestion centralisée de la ville depuis un poste unique de commandement.

      C’est le début d’une révolution : la fibre optique et les technologies numériques permettent l’interopérabilité de tous les systèmes, une interconnexion des différents métiers de la ville, qui fonctionnaient jusque-là en silos : l’éclairage public, la mobilité et le stationnement, la sécurité, les parcs et jardins, les réseaux d’eau ou d’énergie… « Le même matériel permet d’imbriquer la sécurité avec d’autres enjeux et d’autres fonctions. En mutualisant les équipements, nous multiplions les services, que ce soit dans la gestion quotidienne, pour les grands événements ou en cas de crise », explique Nathalie Allegret, directrice du marché Villes et territoires connectés chez Engie Ineo, l’un des poids lourds du secteur.

    • https://www.laquadrature.net/2018/12/19/reconnaissance-faciale-au-lycee-lexperimentation-avant-la-generalisati

      Le 14 décembre dernier, le Conseil Régional de #PACA a voté une mesure visant à faire installer, à partir de 2019, des dispositifs de #reconnaissance_faciale à l’entrée de deux #lycées de Nice et de Marseille. Dès le mois d’octobre, La #Quadrature_du_Net avait demandé à la CNIL la communication des documents en sa possession sur ce dossier, cette dernière ayant été consultée par la région pour la mise en place de ces dispositifs. L’analyse de ces documents, ainsi que les précisions apportées par Christian Estrosi, confirment l’impuissance de la CNIL à enrayer la banalisation d’une technologie particulièrement liberticide et qui vise ici à s’étendre à l’ensemble des établissements scolaires de la région.

      De quoi s’agit-il ? En octobre 2017, Renaud Muselier, président de la région PACA, demande les conseils de la CNIL pour la mise en place dans deux lycées de Nice et de Marseille de dispositifs de « portiques virtuels » associant « des moyens classiques d’identification (…) à un dispositif biométrique utilisant des technologies de comparaison faciale, seuls à même d’après nos premières investigations, d’apporter une solution fiable et rapide dans un contexte de contrôle d’accès portant sur un nombre potentiellement élevé de personnes ». Cette nouvelle étape est la suite logique de sa politique sécuritaire ayant conduit, entre 2016 et 2017, à ce que plus de 1 300 caméras de vidéosurveillance soient installées dans l’ensemble des lycées de la région. La technologisation à outrance est également présentée par la région comme une réponse au contexte d’austérité budgétaire :


  • Comment des villes « hyper connectées » contrôlent l’espace public
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/12/19/au-nom-de-la-smart-city-des-villes-sous-surveillance_5399527_3234.html

    Ni fantasme ni science-fiction : ces dispositifs sont très exactement ceux que des villes françaises commencent à expérimenter sous le nom générique de « safe city » (la ville sûre), avatar en uniforme de la « smart city », la « ville hyper connectée ». « La sécurité est, avec la mobilité, le pilier le plus réaliste de la smart city, estime Marc Darmon, directeur général adjoint du groupe Thales. Il y a un marché porteur pour ces technologies, par la conjonction de l’urbanisation, de la numérisation et de risques qui s’aggravent. »
    Un mouvement de fond

    De Nice à Valenciennes (Nord), de Marseille à la Défense ou à Nîmes, de plus en plus de collectivités se laissent tenter par des plates-formes numériques organisées autour des outils de surveillance et de contrôle de l’espace public.

    Un mouvement de fond, en phase avec de puissants intérêts industriels et porté par des subventions publiques, qui prospère dans un certain flou juridique et inquiète les associations de défense des libertés publiques. Construits autour d’une vidéoprotection dernier cri, dopée à l’intelligence artificielle, aux algorithmes et au « big data », ces dispositifs ont l’avantage de rendre bien concret l’un des rêves fondateurs de la smart city : la gestion centralisée de la ville depuis un poste unique de commandement.

    Mais dans ce schéma, les outils de surveillance occupent une place à part. Au point de faire de la sécurité la première priorité. « La vidéoprotection n’est qu’une partie de la smart city, mais c’est peut-être la plus importante, car elle donne une vision instantanée du territoire : c’est le cœur et le poumon de la ville, c’est un outil qui sert à la gestion ordinaire de l’espace urbain », assume Bernard Serafino, responsable de la sécurité au cabinet du maire de Nîmes.
    « Big data de la tranquillité publique »

    La préfecture du Gard a déployé, avec Engie Ineo, un système de vidéosurveillance intelligente à l’échelle des quinze communes de l’agglomération : 600 caméras, reliées à un centre de supervision high-tech, qui permettent de gérer l’espace urbain et de rechercher et de suivre un individu ou un véhicule d’un bout à l’autre de l’agglomération.

    La ville de Marseille, de son côté, se fait fort depuis le printemps de mettre en place un « big data de la tranquillité publique » grâce aux technologies de Engie Ineo et à une plate-forme de données Oracle, un dispositif censé être opérationnel début 2019. « La safe city est la première brique de la smart city, c’est un outil d’aide à la décision pour la collectivité », décrit Caroline Pozmentier, l’adjointe au maire chargée de la sécurité publique.

    « Une logique de surveillance massive »

    Dans ce contexte, les plates-formes safe city « made in France » sont cofinancées par la Banque publique d’investissement (Bpifrance), subventionnées par les collectivités et encouragées par le Comité de la filière industrielle de sécurité (Cofis), placé sous la tutelle du premier ministre Edouard Philippe.

    « C’est important pour les villes de se dire qu’il y a des acteurs français sur ces sujets clés : notre droit est plus contraignant que celui de la Chine ou des Etats-Unis sur la gestion des données », estime Nathalie Allegret, chez Engie Ineo.

    Françaises ou non, ces technologies soulèvent quelques inquiétudes. « La safe city, c’est la prolifération d’outils issus du milieu du renseignement, dans une logique de surveillance massive, d’identification des signaux faibles, des comportements suspects », dénonce Félix Tréguer, un responsable marseillais de l’association La Quadrature du Net. « Ces outils permettront un contrôle social très sophistiqué quand leur potentiel sera optimisé, estime-t-il. Nous ne trouvons pas rassurant que la police municipale devienne le service de renseignement de l’espace public urbain et de son double numérique. »

    « Améliorer les secours, la circulation, c’est légitime, mais la généralisation de la vidéosurveillance nous inquiète, et scruter les réseaux sociaux, ce n’est pas le rôle d’un maire ! Sans aucun garde-fou, un outil pareil ne peut pas faire preuve de la neutralité indispensable, redoute Henri Busquet, de la Ligue des droits de l’homme à Nice. C’est potentiellement un outil de destruction politique, qui fait courir un risque particulier aux opposants, aux journalistes… »

    La tentation du contrôle social

    L’inquiétude est d’autant plus vive que certains élus ne cachent pas vouloir repousser les limites du cadre légal. « On pourrait faire beaucoup mieux, estime M. Estrosi, qui s’est plusieurs fois heurté à la CNIL. Ce qui nous limite, c’est la loi, notamment la loi Informatique et libertés de 1978. Je demande à ce que le législateur fasse évoluer les textes, au rythme où évolue la société. Je dispose du logiciel qui permettrait dès demain matin d’appliquer la reconnaissance faciale et d’identifier des individus fichés où qu’ils se trouvent dans la ville… Pourquoi se l’interdire ? Est-ce qu’on veut prendre le risque de voir des gens mourir au nom des libertés individuelles, alors qu’on a les technologies qui permettraient de l’éviter ? »

    #Capitalisme_surveillance #Videosurveillance #Smart_city #Safe_city

    • Imaginez : depuis la salle de commande d’un centre municipal de #supervision, vous contrôlez toute votre #ville. Sur un mur d’écrans, vous suivez les individus au comportement « anormal », vous vérifiez les objets abandonnés, vous repérez une altercation dans la rue, sans oublier de surveiller les tramways bondés, de garder un œil sur la crue de la rivière… Pas besoin de chercher au hasard : l’#intelligence_artificielle vous montre, parmi les images filmées par des centaines de caméras haute définition à vision nocturne, uniquement ce que vous devez voir.
      Mieux : vous recevez en direct les #vidéos d’attroupements suspects ou de véhicules gênants envoyées depuis leur smartphone par vos administrés, et un algorithme scanne les réseaux sociaux pour anticiper d’éventuels rassemblements à risques.

      D’un simple geste sur un terminal numérique mobile – audacieusement baptisé « tablette d’hypervision » –, vous ouvrez ou fermez les bornes d’accès au centre-ville piéton, vous maîtrisez l’entrée des bâtiments publics, vous modifiez les feux de circulation, vous intensifiez l’éclairage d’une rue. Un bruit suspect retentit ? Les caméras de la zone se tournent d’elles-mêmes vers son origine. Sur la carte numérique de la ville, toutes les équipes – #police, secours, services techniques – sont géolocalisées, vous pouvez les envoyer sur place au plus vite en cas de besoin…

      #sécuritaire #sécurité


  • Terratreme curtas-metragens
    https://www.nova-cinema.org/prog/2019/170-a-fabrica-de-nada/pedro-pinho-terratreme/article/terratreme-curtas-metragens

    •+ Ascensão [Ascension] Pedro Peralta, 2016, PT, DCP, vo st fr, 17’ Dans le brouillard des premières lueurs du jour, un groupe de paysans tente de remonter d’un puits le corps d’un homme. Parmi l’assemblée silencieuse, des femmes au regard dur nous fixent. Une mère attend le corps de son fils. L’attente cesse. Comment la vie peut-elle s’arrêter si dans la nature tout renaît infiniment ? Un film comme un espace de communion, un geste d’amour inconditionnel. •+ A Cidade e o Sol [The City and the Sun] Leonor Noivo, 2012, PT, DCP, vo st ang, 19’ Une femme et deux chiens, dans une maison, dans une ville. Elle trouve dans ses gestes quotidiens le souvenir de quelqu’un qui est parti. Le soleil la rend aveugle, agressive et, tout comme la mort, elle ne (...)


  • The Ghost of King Leopold II Still Haunts Us – Media Diversified

    https://mediadiversified.org/2015/04/20/the-ghost-of-king-leopold-ii-still-haunts-us-belgium-colonization-

    Merci Meta pour le signalement !

    In an article entitled “The Early Spread and Epidemic Ignition of HIV-1 in Human Populations” in the magazine Science in October 2014, Nuno Faria and his fellow researchers revealed the location of Ground Zero for one of the world’s most deadly infectious diseases—HIV. They discovered that HIV-1 originated in Kinshasa, the capital city of the Democratic Republic of Congo (DRC) and explain that the deadly virus spread throughout the Congo via the railroad network. HIV-1 was subsequently transmitted by Haitian professionals back to Haiti and then to the United States (1).

    Faria and colleagues presented their research findings as follows:

    Our estimated location of pandemic origin explains the observation that Kinshasa exhibits more contemporary HIV-1 genetic diversity than anywhere else. It clarifies why the oldest known HIV-1 sequences were sourced from this city and why several early cases indicative of AIDS are linked to Kinshasa (p. 57).

    #congo #léopold #massacre #génocide #colonialisme

    • ça me rappelle le livre « Les fantômes du roi Léopold » que j’avais lu il y a 20 ans...
      Les Fantômes du Roi Léopold, un #holocauste oublié

      « Le remarquable document d’Hochschild dépasse toutes les autres études sur le Congo. Il montre comment l’Europe entière - et les États-Unis - s’est rendue complice de l’holocauste perpétré par le roi Léopold sur le peuple congolais. », Nadine Gordimer.
      « Un ouvrage exceptionnel, profondément stimulant, qui m’a bouleversé comme l’avait fait en son temps Au cœur des ténèbres, et pour la même raison : parce qu’il révèle les horreurs cachées commises au Congo. Passé obscur, sur lequel Hochschild fait la lumière, c’est notre passé à tous. », Paul Theroux.
      Dans les années 1880, alors que l’Europe se lance dans la colonisation de l’Afrique, le roi #Léopold_II de #Belgique s’empare, à titre personnel, des immenses territoires traversés par le fleuve Congo, afin de faire main basse sur ses prodigieuses richesses. Réduite en esclavage, la population subit travail forcé, tortures et mutilations, au point qu’on estime à 10 millions le nombre d’Africains qui périrent. Tandis que Léopold II continue de cultiver sa réputation d’humaniste, des voix commencent à dénoncer ce crime de masse, donnant naissance au premier mouvement international de défense des droits de l’homme du XXe siècle…
      Avec une force d’évocation exceptionnelle, Adam Hochschild peint le portrait d’un roi mégalomane et décrit les combats de ses opposants, la vie des témoins - explorateurs, missionnaires - et celle des victimes. S’il révèle un épisode tragique de l’histoire contemporaine, il dissèque aussi l’ensemble du système colonial, offrant des clés indispensables à la compréhension d’une actualité dramatique.


      https://www.librairiedialogues.fr/livre/852912-les-fantomes-du-roi-leopold-un-holocauste-oublie-adam-hoch

      Ce livre m’avait profondément marquée...
      #livre

    • Et ce reportage passé sur arte sur la question #sida et #HIV, en lien avec le #colonialisme et la #colonisation :
      Sida, un héritage de l’époque coloniale

      Des scientifiques mènent une enquête au coeur de l’Afrique, à la recherche des origines du VIH. Un documentaire captivant, diffusé à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre.

      Il est l’un des plus grands tueurs de la planète. Avec plus de 36 millions de morts et près de 37 millions de personnes infectées, le sida constitue à ce jour la pandémie la plus destructrice de l’histoire contemporaine. Afin de mieux la connaître, une équipe de scientifiques part sur les traces de son origine, au cœur de l’Afrique, dans l’ancien Congo belge. En parvenant à mettre la main sur d’anciens prélèvements humains contenant le virus, ils arrivent à la conclusion que la première transmission du sida – du chimpanzé à l’homme – se situe autour de l’an 1908, des décennies avant les premiers cas connus.

      Catastrophe en germe
      Les chercheurs ne s’arrêtent pas là. Ils se plongent dans l’histoire coloniale du Congo pour comprendre comment le VIH a pu se propager. Au début du XXe siècle, soucieuses de ne pas perdre la main-d’oeuvre indigène qu’elles exploitent, les autorités coloniales lancent des campagnes massives de vaccination contre la maladie du sommeil, où l’on a souvent recours à des seringues mal stérilisées. De même, la syphilis, qui se répand alors, augmente considérablement les risques de transmission du sida entre les hommes. Parallèlement, le chemin de fer se développe dans le pays car Kinshasa est une plaque tournante de l’industrie minière. Le virus devient mouvant. Lors de l’indépendance du Congo, en 1960, la pandémie couve. Dans les années 1970, les ravages successifs de la guerre civile, puis les errements du régime prédateur de Mobutu, qui ruine l’économie, créent les conditions chaotiques d’une propagation fulgurante du virus...
      Carl Gierstorfer signe un documentaire passionnant, où l’enquête scientifique se mêle à des images d’archives, parfois dures, témoignant de la cruauté et des ravages de la colonisation. Il rappelle également qu’à l’heure où les maladies infectieuses se développent dans le monde entier, les conditions d’une nouvelle pandémie sont peut-être à nouveau réunies.

      https://www.arte.tv/fr/videos/051599-000-A/sida-un-heritage-de-l-epoque-coloniale

      #film_documentaire #documentaire #film #épidémies #santé #maladie

    • Je viens de voir qu’il y a une « Avenue Léopold II » dans le 16e arrondissement et je me demande « quelle est la date limite » : on aurait pas idée de nommer une rue Pol Pot, Pétain, Staline ou Hitler, mais Léopold II ne pose pas de problème. Date limite, vers 1900 ?

      

      Il y a des exceptions comme Robespierre qui a ses rus en province ou en banlieue mais pas à Paris parce que c’était un personnage « assoiffé de sang » :

      Une rue Robespierre dans la capitale, par Alexis Corbière

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/27/une-rue-robespierre-dans-la-capitale_1541487_3232.html

      ❝Une rue Robespierre dans la capitale, par Alexis Corbière

      Robespierre n’était pas au sein du Comité de salut public le personnage « assoiffé de sang » qu’un vulgaire révisionnisme historique a dépeint par la suite.

      Publié le 27 juin 2011 à 13h35 - Mis à jour le 27 juin 2011

    • @cdb_77 c’est peut-être un autre pétin ? si c’est la bonne orthographe sinon c’est Pétain

      https://www.france24.com/fr/20130409-france-derniere-rue-marechal-petain-debaptisee-belrain

      Le petit village de Belrain, dans la Meuse (Est), possédait la dernière rue en France dénommée en hommage au Maréchal-Pétain. Sur décision de ses élus, le lieu a été débaptisé et attend son nouveau nom. La dernière « rue du Maréchal-Pétain », en France, a été débaptisée.

      Seulement en 2013 !

    • • il y a une rue de Petin à Baileux, juste à côté des bières de Chimay dans le Hainaut belge,

      • il y a une rue du Petin à Verchin, sur les bords de la Lys dans le Pas-de-Calais

      • il y a un Henri Pétin (et quelques autres cf. les homonymes en haut de page)

      Henri Pétin — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_P%C3%A9tin

      Henri Pétin est un homme politique français né le 16 avril 1870 à Paris et décédé le 20 janvier 1911 à La Seyne-sur-Mer (Var).

      Biographie
      Auteur de théâtre et de chansons sous le pseudonyme d’Henri de Mamers, il est aussi à la tête d’une maison de commerce en métaux à La Seyne-sur-Mer et se lance dans la construction navale. Maire de La Seyne-sur-Mer de 1904 à 1911, conseiller général, il est député du Var de 1909 à 1910, siégeant au groupe radical-socialiste.


  • Bitcoin : des escrocs israéliens dans le viseur de la justice - Par Antoine Izambard le 03.12.2018 à 12h22
    https://www.challenges.fr/finance-et-marche/marches-financiers/bitcoin-des-escrocs-israeliens-dans-le-viseur-de-la-justice_629370

    Ramat Gan. Cette ville israélienne de la banlieue est de Tel Aviv est depuis quelques semaines dans le viseur de la justice française. Celle-ci suspecte la « city israélienne », peuplée d’innombrables diamantaires et gratte-ciel, d’héberger un vaste trafic d’escroqueries au bitcoin. « La plupart des suspects, qui sont aussi liés aux arnaques aux diamants, ont fait perdre aux épargnants français un minimum de 20 millions d’euros d’après les plaintes reçues par la gendarmerie », précise un enquêteur français. Selon nos informations, les juridictions interrégionales spécialisées (JIRS) traitant de la criminalité organisée et de la délinquance financière, ont également ouvert depuis le début de l’année une dizaine d’informations judiciaires pour escroquerie en bande organisée et blanchiment contre une demi-douzaine de franco-israéliens.

    #escroquerie #Israel


  • Amazing discovery of 7,500-year-old temple city in Kuwait could change the way we think about human civilisation forever
    https://www.thesun.co.uk/news/7808002/temple-discovery-kuwait-7500-year-old

    Sophisticated human civilisation may have started further back in time than previously thought after a 7,500-year-old temple city was uncovered

    Découverte: le plus ancien temple du #Golfe aurait plus de 7.000 ans - Sputnik France
    https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201811191038961896-koweit-archeologie-temple-decouverte

    L’universitaire pense que l’érection de ce temple a été inspirée par des lieux de culte de Mésopotamie et par la culture connue sous le nom d’#Obeïd (4500-4000 avant JC). On pense que cette communauté s’est développée en Mésopotamie, mais a eu une portée mondiale, rayonnant dans les régions voisines. Ses traces matérielles sous forme de céramique et autres objets caractéristiques ont été relevées de la Turquie au golfe Persique.


  • #Montpellier : Dans la série « Fabre and the city », le musée Fabre fait parler les œuvres
    https://www.20minutes.fr/arts-stars/culture/2366363-20181106-montpellier-serie-fabre-and-the-city-musee-fabre-fait-par

    A l’ère de Netflix, le musée Fabre s’offre une série. Dès vendredi, l’amiral culturel montpelliérain diffusera sur Internet le feuilleton Fabre and the city, une série graphique en sept épisodes où les personnages tirés des œuvres du musée prennent vie.

    La première saison (car il y en aura une deuxième) transporte les spectateurs dans la préhistoire du musée, à la fin du XVIIIe siècle, alors qu’une Société des Beaux-Arts fait ses premiers pas à Montpellier. Accessible gratuitement sur l’application et la plate-forme dédiées, la série propose de se promener à son rythme dans l’intrigue, en balayant son doigt sur l’écran pour faire avancer les péripéties rencontrées par les protagonistes.

    Cépé, l’illustrateur montpelliérain qui a été sélectionné pour dessiner ce projet, a notamment donné vie à des bustes de Voltaire et de Rousseau, à l’Ecorché, imaginé par Jean-Antoine Houdon en 1778, au Vieillard, peint par François-Xavier Fabre en 1784 ou encore la Fillette, inspirée par une œuvre de 1725 de Jean-Baptiste Greuze.

    Le site officiel de la websérie :
    http://fabreandthecity.montpellier3m.fr

    Il y aura aussi (demain) une app de visite géolocalisée en ville, replaçant l’histoire des prémices du musée dans des lieux emblématiques.


  • Les Gafa dans la ville : un quartier de Berlin repousse Google
    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/02/les-gafa-dans-la-ville-un-quartier-de-berlin-repousse-google_1689452

    L’alliance inattendue entre les riverains anticapitalistes et de jeunes expats hacktivistes dessine le nouveau combat des années à venir contre l’irruption des géants du Web dans la ville.

    Il y a toujours de bonnes raisons de détester son voisin. A fortiori quand il s’appelle Google. Depuis deux ans, des affiches « Google ist kein guter Nachbar ! » (Google n’est pas un bon voisin), s’affichaient partout sur les murs du quartier berlinois de Kreuzberg. Après une longue et intense mobilisation, les riverains viennent d’obtenir une éclatante victoire qui résonne dans le monde entier : la société renonce à installer comme prévu un « Google campus » au bord du canal de Kreuzberg. Oui, un petit quartier peut à lui seul repousser un géant du Web.

    Au nom de quoi Google ne ferait-il pas un bon voisin ? Après tout, Google est propre, poli, pas trop bruyant et paye sans doute sa tournée à la fête des voisins. Le maire de Berlin, d’ailleurs, se montrait ravi de l’investissement de Google. La capitale allemande se targue d’être une nouvelle capitale européenne des start-up, une « Silicon Allee » capable de rivaliser avec Paris ou Londres, avec son vivier de jeunes créatifs venus du monde entier. Dans ce contexte, l’argent de Google est toujours le bienvenu et la ville cherche maintenant un nouveau quartier pour installer ce campus Google. Un élu du quartier voisin de Lichtenberg propose de loger Google (sans ironie aucune)… dans l’ancien QG de la Stasi. Un haut lieu du traitement des données personnelles.

    Le vrai problème c’était Kreuzberg, et sa sociologie si particulière. Ce quartier est toujours présenté comme le foyer historique de la contre-culture et de l’anticapitalisme berlinois. C’est oublier que depuis une dizaine d’années, le quartier s’est profondément gentrifié et internationalisé, devenu l’épicentre du Berlin hipster. L’arrivée de Google, dans des locaux de 3 000 mètres carrés, n’aurait pas fondamentalement changé la donne. Au début de l’année, Factory, un immense incubateur à start-up de 150 000 mètres carrés, a ouvert ses portes quelques centaines de mètres plus loin. Un projet financé en partie par… Google. Mais le combat contre le campus est devenu hautement symbolique en coalisant les deux populations très différentes qui peuplent maintenant le quartier : les anars allemands et la jeune génération d’expats. Pour les premiers, se battre contre Google est le prolongement naturel des combats contre la gentrification. Pour les seconds – qui sont ironiquement une force majeure de gentrification de quartier –, ce n’est pas tant une question de voisinage que de combat global contre Google.

    Le site Fuck off Google, porte-étendard de la lutte, a été monté par un hacktiviste français, ancien de la Quadrature du Net. Arrivé il y a deux ans, il se fait appeler Sergey Schmidt, en référence aux noms des deux fondateurs du moteur de recherche. Dans une interview donnée à Exberliner, il raconte qu’au départ, il n’osait pas aller aux « cafés anti-Google » dans une petite librairie anarchiste… parce qu’il ne parle pas assez bien allemand. Plus que la gentrification, Sergey Schmidt dénonce une entreprise qui pratique l’évasion fiscale et la collecte massive de données et veut imposer « un futur dystopique dans laquelle la fusion entre les humains et les ordinateurs est vendue comme inévitable ». Dans les réunions de quartiers, l’activiste français haranguait les riverains : « Ce n’est pas une gentrification normale. Ceux qui veulent transformer Kreuzberg en Silicon Valley ont une idéologie derrière ».

    L’alliance hétéroclite des anars berlinois et des hacktivistes expats préfigure ce qui sera un des grands combats des années à venir : la lutte contre l’invasion pernicieuse des Gafa dans les villes. « Quatre entreprises états-uniennes (Google, Apple, Facebook, Amazon), opérant partout dans le monde et disposant de moyens financiers colossaux sont en train d’investir nos quartiers. Après avoir complètement restructuré des filières entières – l’économie numérique, l’informatique, la musique, le livre, l’alimentaire – leur prochain terrain de jeu est déjà choisi : la ville », dénonce l’adjoint au maire de Paris Ian Brossat, dans son livre Airbnb, la ville uberisée. A Paris, l’élu communiste ne lutte pas (encore ?) contre Google mais contre Airbnb, qu’il accuse de vider les quartiers de ses habitants et de promouvoir une ville-Potemkine, un Disneyland pour visiteurs étrangers.

    Les théories quelque peu paranos qu’on pouvait entendre aux réunions anti-Google à Kreuzberg – « Cela commence avec un campus et ça se termine avec Google, propriétaire de tout le quartier, qui récolte les données des habitants » – ne sont plus si dystopiques que cela. A Toronto, une filiale de Google, Sidewalk Labs, a récupéré une vaste friche industrielle de 325 hectares, pour y développer un projet test de smart city, un SimCity géant où Google pourra construire des logements, des bureaux, des parcs et surtout placer des milliers de capteurs pour recueillir des données. Toronto pose le problème de l’irruption sans élection d’un acteur majeur qui pourrait prendre à terme le pouvoir sur la ville. A Seattle, Amazon a pris possession d’une partie du centre-ville pour construire son siège social. Avec de véritables ambitions urbanistes : « Nous ne bâtissons pas un campus, mais un quartier. » Le mot « campus » lui-même, qui a sans doute agité le chiffon rouge pour les activistes de Kreuzberg, est un terme utilisé par tous les géants du Web américains pour désigner leurs sièges sociaux et bien signifier leur intervention sur la ville.

    Le projet de campus berlinois était bien plus modeste mais a fini par prendre une grande importance symbolique. Chaque victoire d’un quartier, d’un voisinage contre un géant du Web va maintenant s’inscrire dans ce combat pour la suprématie sur les villes du futur. Google n’est définitivement pas un voisin ordinaire. Peut-être qu’il paye sa bouteille à la fête des voisins, mais il souhaiterait surtout payer le wi-fi à tout le monde. Et siphonner au passage les données.

    Vincent Glad

    #Google #Gafa #gentrification #fuck_off_google #dégooglelisons #Berlin


  • Une alliance des anars locaux et des hacktivistes expatriés pour contrer les GAFA dans un quartier d’une capitale. Pas mal dans un monde en pleine reconfiguration ou tout semble possible.

    L’alliance hétéroclite des anars berlinois et des hacktivistes expats préfigure ce qui sera un des grands combats des années à venir : la lutte contre l’invasion pernicieuse des Gafa dans les villes. « Quatre entreprises états-uniennes (Google, Apple, Facebook, Amazon), opérant partout dans le monde et disposant de moyens financiers colossaux sont en train d’investir nos quartiers. Après avoir complètement restructuré des filières entières - l’économie numérique, l’informatique, la musique, le livre, l’alimentaire - leur prochain terrain de jeu est déjà choisi : la ville », dénonce l’adjoint au maire de Paris Ian Brossat, dans son livre Airbnb, la ville uberisée. A Paris, l’élu communiste ne lutte pas (encore ?) contre Google mais contre Airbnb, qu’il accuse de vider les quartiers de ses habitants et de promouvoir une ville-Potemkine, un Disneyland pour visiteurs étrangers.
    théories quelque peu paranos qu’on pouvait entendre aux réunions anti-Google à Kreuzberg - « Cela commence avec un campus et ça se termine avec Google, propriétaire de tout le quartier, qui récolte les données des habitants » - ne sont plus si dystopiques que cela. A Toronto, une filiale de Google, Sidewalk Labs, a récupéré une vaste friche industrielle de 325 hectares, pour y développer un projet test de smart city, un SimCity géant où Google pourra construire des logements, des bureaux, des parcs et surtout placer des milliers de capteurs pour recueillir des données. Toronto pose le problème de l’irruption sans élection d’un acteur majeur qui pourrait prendre à terme le pouvoir sur la ville. A Seattle, Amazon a pris possession d’une partie du centre-ville pour construire son siège social. Avec de véritables ambitions urbanistes :

    « Nous ne bâtissons pas un campus, mais un quartier. » Le mot « campus » lui-même, qui a sans doute agité le chiffon rouge pour les activistes de Kreuzberg, est un terme utilisé par tous les géants du Web américains pour désigner leurs sièges sociaux et bien signifier leur intervention sur la ville

    Les Gafa dans la ville : un quartier de Berlin repousse Google
    Vincent Glad,, auteur du blog l’An 2000 sur liberation.fr, Vincent Glad auteur du blog l’An 2000 sur liberation.fr
    #gafa #smartcities


  • Accord trouvé sur l’accès du secteur financier britannique au marché de l’UE, selon le Times rtr/jvia - 1 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/2018/10/22/11/38/9936322.image?w=900&h=506

    Theresa May a trouvé un accord avec les négociateurs européens qui va permettre au secteur financier britannique de conserver l’accès au marché unique de l’Union européenne après le Brexit, rapporte jeudi le Times.

    Theresa May a trouvé un accord avec les négociateurs européens qui va permettre au secteur financier britannique de conserver l’accès au marché unique de l’Union européenne après le Brexit, rapporte jeudi le Times.

    Londres et Bruxelles sont parvenus à un accord de principe sur tous les aspects d’un futur partenariat concernant les services, de même que sur les échanges de données, après la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE prévue le 29 mars prochain, ajoute le journal, qui cite des sources gouvernementales.

    Le secteur financier britannique avait dénoncé en juillet le plan de Brexit de Theresa May, auquel il reprochait de ne pas tenir compte de ses propres propositions pour faciliter ses activités dans l’UE après le Brexit.


    La Première ministre britannique Theresa May, photographiée à Londres le 24 juillet 2018. [Matt Dunham - Reuters]

    « Reconnaissance mutuelle »
    La City de Londres, quartier des affaires de la capitale britannique, et TheCityUK, organisme de promotion de la Grande-Bretagne en tant que place financière, ont conjointement plaidé pendant des mois pour l’adoption d’un principe plus ambitieux de « reconnaissance mutuelle », dans le cadre duquel Londres et Bruxelles auraient réciproquement reconnu leurs règles financières pour permettre un large accès à leurs marchés.


  • Netanyahou à Oman. Opération normalisation d’Israël dans le Golfe | Courrier international
    https://www.courrierinternational.com/article/netanyahou-oman-operation-normalisation-disrael-dans-le-golfe

    Le sultan d’Oman, Qabous ben Saïd, sert la main du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, en visite surprise dans le sultanat, le 26 octobre 2018. Photo : Omani Royal Palace / AFP

    La présence du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à Mascate a pris de court de nombreux observateurs. Pourtant, les pas vers une normalisation des relations se multiplient dans tous les pays du Golfe.

    #IsraelOman #catastrophe_arabe

    • Le ministre israélien des sports aux Émirats arabes unis se joindra à l’équipe d’Abu Dhabi pour un tournoi de judo
      26 octobre 2018
      http://www.fr.awdnews.com/index/le-ministre-israelien-des-sports-aux-emirats-arabes-unis-se-joindra-a-le

      Le ministre israélien de la Culture et des Sports Miri Regev s’est rendu aux Emirats Arabes Unis (EAU) pour accompagner l’équipe de judo israélienne au Grand Chelem d’Abu Dhabi 2018 alors que les pays arabes de la région réchauffent considérablement leurs relations avec le régime de Tel Aviv après des rapports de contacts secrets.

      Mme Regev est arrivée à Abu Dhabi vendredi matin, et elle doit participer à la cérémonie d’ouverture de l’événement international qui se tiendra demain à Zayed Sports City, la capitale émiratie, a rapporté une agence de presse palestinienne de langue arabe, Ma’an.

      #IsraelEAU
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      Palestine Alqadi
      ‏ @ALQadiPAL - 07:43 - 28 oct. 2018
      https://twitter.com/ALQadiPAL/status/1056496579992059905

      ويستمر مسلسل التطبيع بعد قطر وعمان

      وزيرة الثقافة والرياضة الصهيونية ميري ريجيف في لحظة امتنان مع رئيس الجودو الإماراتي،

      الوزيرة عملت كمتحدثة باسم جيش الاحتلال، تكره العرب ، لإحظوا ، اين يركز نظره خجلا

      ليش يا عرب ليش تطعنو القدس بظهرها ؟

    • La visite d’une ministre israélienne aux Émirats interroge sur les relations d’Israël avec le Golfe
      Nadda Osman - 30 octobre 2018
      https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/la-visite-d-une-ministre-isra-lienne-aux-mirats-interroge-sur-les-rel

      En moins d’une semaine, trois hauts responsables israéliens, dont le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, se sont rendus en visite officielle dans le Golfe

      La visite officielle de la ministre israélienne Miri Regev aux Émirats arabes unis ce week-end a suscité des réactions mitigées sur les réseaux sociaux. Les internautes se demandaient si cela marquait le début du réchauffement des relations entre Israël et les EAU.

      Regev, la ministre israélienne de la Culture et des Sports, a assisté dimanche au grand tournoi de judo à Abou Dabi, où l’un des athlètes israéliens a remporté l’or. Cet événement a particulièrement attiré l’attention car c’était la première fois que l’hymne national israélien, Hatikvah, était joué aux Émirats.

      Regev a ensuite tweeté : « Nous avons fait l’histoire. Le peuple d’Israël vit ! »

      Bien que les Israéliens aient déjà assisté à des événements sportifs dans le Golfe auparavant, leur participation était souvent subordonnée à l’absence de symboles nationaux.

      L’année dernière, la Fédération internationale de judo a toutefois menacé d’annuler le grand chelem d’Abou Dabi si les athlètes israéliens ne bénéficiaient pas des mêmes droits que les autres concurrents.
      (...)
      La visite de la ministre est survenue quelques jours seulement après le voyage surprise du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à Oman pour rencontrer le sultan Qaboos, marquant la première visite d’un dirigeant israélien dans ce pays du Golfe depuis 1996.
      (...)
      La rencontre de Mascate portait plus sur le désir d’Oman de jouer un rôle dans la région que sur la conclusion d’un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens, a déclaré à MEE une source diplomatique occidentale.

      « Oman tente de jouer un rôle régional entre les divers parties et axes de la région et considère Israël comme un acteur important concernant diverses questions régionales », a déclaré le diplomate.

      Ce mardi, un troisième haut responsable israélien s’est rendu dans un pays du Golfe. Le ministre israélien des Communications, Ayoub Kara, participe en ce moment à la Conférence de plénipotentiaires de l’Union internationale des télécommunications à Dubaï, où il a appelé à la « paix et la stabilité » dans la région.

      #Golfe


  • Kevin Lynch and the GPS: Predicting the Culture of Navigation in 1960 - Failed Architecture
    https://failedarchitecture.com/kevin-lynch-and-the-gps-predicting-the-culture-of-navigation-in-

    The cognitive map and The Image of the City
    In 1948, psychologist Edward C. Tolman made his laboratory rats navigate an elaborate maze. It was a classic experimental design with two groups of rats running two trials each: in the first trial, only one of the two groups would receive a reward for completing the maze; in the second trial, both groups would receive the reward. In line with expectations, the reward-group outperformed the delayed reward-group during the first trial. In the second trial, however, the rats in the delayed reward-group were the champions.

    How did the rats in this group pull this off? They were not acting from a stimulus-response relationship, as they had received no reward at the end of the first trial. Tolman inferred that they must have developed some form of internal representation of the territory, a ‘cognitive map’ that allowed them to navigate the maze as quickly as they did.

    Tolman’s study became an instant classic. It signaled a shift from behaviorism to cognitivism, from pairing of stimulus and response to goal-directed processing of information. The concept of the cognitive map (a mental representation of survey knowledge) became widespread.


  • Quand la gare de Strasbourg avait sa terrasse, son cinéma et ses trains de nuit
    https://www.rue89strasbourg.com/quand-la-gare-de-strasbourg-avait-sa-terrasse-son-cinema-et-ses-tra

    Fin des années 60, en gare de Strasbourg, le voyageur pouvait boire une bière en terrasse, et regarder un film avant de prendre un train de nuit pour Berlin. Aujourd’hui, la station ferroviaire doit devenir un « city booster » avec crèche et laboratoire d’analyse médicale… Retour sur les grandes évolutions de ce noeud urbain de la SNCF. (lire l’article complet : Quand la gare de Strasbourg avait sa terrasse, son cinéma et ses trains de nuit)


  • Une adolescente handicapée privée de cabine d’essayage dans un magasin Pimkie Guillaume Poingt - 27 Septembre 2018 - le figaro
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/09/27/20002-20180927ARTFIG00053-une-adolescente-handicapee-privee-de-cabine-d-ess

    La cabine d’essayage normalement réservée aux personnes handicapées n’était pas disponible car des vêtements y étaient stockés. Face au refus du magasin de libérer la cabine, l’adolescente et sa mère ont finalement dû partir.

    33.000 « like », près de 60.000 partages et une avalanche de messages de soutien. Le post Facebook d’une mère de famille a suscité une vive polémique, et une grande indignation, sur les réseaux sociaux. Le week-end dernier, Sandrine se rend au centre commercial de Parly 2 (Yvelines) avec ses deux filles, Zoé et Camille. Âgée de 17 ans, Camille est handicapée et se déplace en fauteuil roulant, comme Sandrine l’explique dans son message sur Facebook.


    Tout se déroule pour le mieux jusqu’au moment où elles rentrent dans la boutique Pimkie pour choisir puis essayer des vêtements. La cabine d’essayage normalement réservée aux personnes handicapées n’est en effet pas disponible car les vendeuses y stockent des vêtements. Une vendeuse puis la responsable du magasin expliquent alors à Sandrine qu’elle peut installer sa fille dans la cabine « normale ». Un lieu pourtant totalement inadapté aux personnes à mobilité réduite..... Sandrine insiste pour installer sa fille dans la cabine réservée aux personnes handicapées mais la responsable finit par lui dire que « les cartons ne bougeraient pas ». En colère et se sentant profondément humiliée, Sandrine se résout à quitter le magasin avec ses deux filles. Dans la foulée, elle lance un appel au boycott de la marque.

    Pimkie présente ses excuses
    Face à l’ampleur de la polémique, Pimkie a réagi dans un communiqué publié lundi. « Samedi 22 septembre, un regrettable évènement est survenu dans l’un de nos magasins », explique l’enseigne. Avant de poursuivre : « Nous tenions à nous excuser auprès d’elle (NLDR : de Camille), cette situation ne reflète en aucun cas l’attention que nous souhaitons porter à nos clientes ». La marque explique également qu’elle fera « son maximum » pour que « cela reste un incident isolé ».
    D’autres précédents
    Au cours des dernières semaines, plusieurs cas de discrimination à l’encontre de personnes handicapées ont suscité des polémiques. Au mois d’août, un jeune homme handicapé avait notamment été privé de son chien d’assistance dans un supermarché Carrefour au motif que l’animal risquait de « lécher les légumes » et de « renifler les saucissons ». La loi autorise pourtant les chiens d’assistance à entrer dans les lieux publics.
    La mésaventure vécue par Camille et sa mère pose également la question de l’accessibilité des lieux publics aux personnes à mobilité réduite. Des handicapés manifestaient d’ailleurs mercredi à Paris pour dénoncer l’inaccessibilité du métro parisien : sur 303 stations, seulement 9 sont équipées pour les personnes à mobilité réduite.

    LE POST facebook Sandrine Zcs à Parly 2
    https://www.facebook.com/jesandrine/posts/10212601242046385
    Petit message d’appel à Boycott et surtout à faire passer de façon virale les amis svp# aujourd’hui comme toutes les mamans je décide d’aller faire du shopping avec mes filles, zoé et Camille. Camille est une ado de 17 ans et Camille est en fauteuil. Jusqu’ici rien d’anormal ... nous rentrons dans la boutique PIMKIE à Parly 2 (78150 Le Chesnay) mes ados choisissent des vêtements et au moment de vouloir aller en cabine. Celle réservée aux handicapés n’est pas disponible.

    Non pas car une personne valide est dedans... non !!! Mais car c’est là où les vendeuses stockent leurs vêtements.

    Je demande où ma fille peut aller et on m’indique une cabine normale. Je demande à voir la responsable qui arrive et me dit que la cabine PMR n’est pas libre et que je peux m’installer dans la cabine normale. Je lui répond qu’elle peut prendre ma place et y installer ma fille !!!

    Cette dernière n’a rien trouvé de mieux que de me répondre que les cartons ne bougeraient pas.

    Je n’ai eu le choix de quitter le magasin avec le sentiment que ma fille n’a eu aucun droit au respect, ni même qu’elle fait partie de la société. JAMAIS on l’a traitée aussi mal dans un

    commerce ! HONTEUX !
    @PIMKIE#DISCRIMINATION

    Vous pouvez également aller poster des commentaires via ce lien sur leur site directement : https://fr.custplace.com/pimkie

    Un grand merci pour Camille !

    #Mulliez #discrimination #handicap #accessibilité #Auchan, #Adeo, #Décathlon, #Oosterdam-Pimkie, #Acadie #Maison-Familiale ) #Kiabi #Happychic ( #Jules, #Brice ), HTM Group ( #Boulanger etc ...), #Agapes ( #Flunch ...), #Cultura , #Mobivia ( #Norauto )

    • A propos de boycott, pour information @bce_106

      Auchan, protégez vos salariés
      Campagne citoyenne de boycott adressée à Auchan Holding - lancée par Franck B.
      https://www.i-boycott.org/campaigns/auchan-protegez-vos-salaries
      Auchan Holding est une société française, détenant des enseignes en France et dans le reste du monde, notamment : Auchan, Auchan City, A2Pas, Simply Market, Atac, Auchandirect, Auchandrive et Chronodrive. L’enseigne Auchan City, apparue en 2011, est un nouveau concept visant à créer des hypermarchés en plein centre-ville. Fin 2013, le magasin pilote de Tourcoing (59) comptait 80 collaborateurs et environ 4 000 clients par jour. Cette campagne participative de boycott responsable a pour but d’inciter Auchan Holding à garantir des conditions de travail dignes dans sa filiale AMV Distribution (Auchan City Tourcoing) et à améliorer le dialogue social dans l’ensemble du groupe. 
      SCANDALES AUCHAN : BOYCOTTONS (Terrene Trash)

      https://www.youtube.com/watch?v=ABlxB4O3MeE


      La première campagne de boycott par un citoyen sur I-boycott.org pour dénoncer les conditions de travail à Auchan City.
      0:48 Sketch
      4:21 Harcèlement
      4:50 Renvoyée pour une erreur de caisse
      7:09 L’horreur totale : fausse couche en caisse
      13:41 Les enseignes à boycotter
      14:25 Les revendications
      16:48 Pourquoi boycotter tout le groupe Auchan Holding ?
      17:46 Le déroulement de la campagne
      18:37 L’urgence

      UN MANAGEMENT DE LA TERREUR ?
      Licenciée pour 85 centimes
      En août 2016, la presse fait connaître au grand public l’affaire d’une caissière d’Auchan City Tourcoing licenciée pour une erreur de caisse de 0,85€. La direction déclare qu’elle a «  intentionnellement fraudé ». Le syndicat CGT lance diverses actions, notamment une pétition en ligne. L’hôtesse de caisse se verra finalement réintégrée dans un autre établissement du groupe.

      Fausse couche à son poste
      Cette même année, dans ce même Auchan City de Tourcoing, un autre scandale éclate concernant une hôtesse de caisse, « Fadila » (nom d’emprunt), âgée de 23 ans, en contrat de professionnalisation. D’après son propre témoignage, alors qu’elle est arrêtée pour raison de santé, elle découvre qu’elle est enceinte de deux mois, en informe son employeur, et demande un aménagement de son planning de travail (afin de ne pas travailler huit heures d’affilée), ainsi que la possibilité de se rendre régulièrement aux toilettes pour vomir.
      Ses demandes ne sont pas suivies d’effet. La possibilité de se rendre régulièrement aux toilettes lui est même refusée. De retour au travail, elle est contrainte de rester à son poste, et d’avaler son vomi. La jeune femme reprend le travail, victime de vertiges, de troubles de la vision... Elle est contrainte de se mettre à nouveau en arrêt. Sa supérieure lui téléphone pour lui indiquer un problème de badge, qui fait que sa présence dans l’entreprise n’a pas été comptabilisée cette semaine-là. Celle-ci ne prend aucune nouvelle de l’état de santé de « Fadila ».
      Le 21 novembre dernier, elle reprend le travail. Elle ressent des douleurs au ventre, lesquelles s’amplifient fortement au cours de l’après-midi. Elle téléphone à l’accueil pour avertir de son état et demander du paracétamol. On la renvoie de service en service, jusqu’à ce qu’elle abandonne. Alors qu’elle ne peut toujours pas quitter son poste, depuis trois heures qu’elle demande à aller aux toilettes, les clients à sa caisse remarquent sa pâleur. Elle se rend compte, en se levant, que son siège est ensanglanté. Elle a perdu son enfant.
      Elle reçoit par la suite une fiche de paie pour le mois de novembre comportant la mention « absence injustifiée ». La rémunération indiquée s’élève à environ 350 euros. Aucune mention d’accident du travail sur la fiche de paie.
      Version d’Auchan City (consultable dans les sources) : la direction d’Auchan City Tourcoing reconnaît uniquement un retard dans la déclaration de l’accident du travail, et conteste le reste du témoignage.
      Situation au 2 Février 2017 : Fadila ne perçoit toujours aucun revenu, car Auchan City n’a pas fait le nécessaire pour qu’elle soit indemnisée par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie.
      D’autres témoignages
      Le 30 décembre 2016, le site d’informations "Bondy Blog" relaie de multiples témoignages d’employés de ce même établissement exposant un « climat de terreur » avec notamment des cas de harcèlement à base d’humiliations et de remarques racistes.

      LES RAISONS DE CES DYSFONCTIONNEMENTS
      Le magasin Auchan City Tourcoing constitue un magasin expérimental pour le groupe, où y seraient notamment testées des méthodes de management différentes. L’union locale de la CGT Tourcoing dénonce également une surcharge de travail généralisée.
      D’après les comptes annuels 2015 de Auchan Holding, la société AMV Distribution (enseigne Auchan City, à Tourcoing) constitue une entité distincte à l’intérieur du groupe, directement détenue à 100% par Auchan Holding. En conséquence, les représentants du personnel de Auchan City Tourcoing se retrouvent isolés, et ne peuvent pas mener leurs actions et leurs négociations en commun avec leurs homologues des autres enseignes du groupe, que ce soient les hypermarchés Auchan, les Symply Markets, ou même le Auchan City de Coignères !

      COMMENT AGIR ?
      Le pouvoir décisionnel permettant d’accéder à toutes nos revendications se situe au niveau d’Auchan Holding qui détient notamment Auchan City Tourcoing (AMV Distribution).
      Je lance donc cette campagne participative de boycott responsable de toutes les enseignes Auchan Holding : 
      • Auchan, Auchan City, A2Pas, Auchandirect
      • Simply Market, Atac
      • Auchandrive, Chronodrive
      • Oney Bank/Banque Accord (96,88% du capital)
      • Little Extra (95%).

      REVENDICATIONS
      • Résolution de la situation pour « Fadila » (dommages-intérêts, et prise en charge CPAM d’urgence)
      • Changement radical dans l’encadrement d’Auchan City Tourcoing
      .
      • Alignement des conditions de salaire et des primes, sur celles des hypermarchés Auchan, pour les salariés des magasins Auchan City.
      • Embauches en CDI, et temps complets afin de faire face à la charge de travail excessive à Auchan City Tourcoing.
      • Obtention d’un délégué de groupe au niveau Auchan Holding pour chaque organisation syndicale présente dans les filiales (afin de permettre un meilleur dialogue social, et de donner aux représentants du personnel une meilleure visibilité sur la stratégie du groupe).
      • Assurance que l’amélioration des conditions de travail ne se fera pas au détriment de l’emploi (moratoire sur l’augmentation du nombre de caisses automatiques). *
 
 *À chaque boycottant d’évaluer l’efficacité des mesures qui seront prises, compte tenu des témoignages de harcèlement. 


  • [Projet] cf. city flows | Till Nagel & Christopher Pietsch
    cf. city flows a comparative visualization of urban bike mobility

    Une exposition sur la mobilité urbaine à vélo conçue « pour aider les citoyens à analyser de façon “décontractée” trois systèmes de Vélo en libre-service (VLS) ».

    Trois écrans montrent l’évolution de la mobilité en VLS (trajectoires) des villes de New York, Berlin et Londres... d’ou le cf. (pour confer, en latin).

    Le principe de la co-géo-visualisation de ces “flux” selon différentes modalités graphiques apparaît réussi. Il pousse l’observateur à la comparaison des morphologies urbaines, similitudes, différences, qui résultent du trafic en VLS. Cela permet aussi et surtout de voir la ville autrement que via le prisme des véhicules à moteur.

    Sur les représentations, on notera par exemple cette “magnifique” carte des trajectoires de VLS en 3D et en edge bundling, une “expérience” que je trouve réussie. Après, on peut toujours discuter sur les aspects thématiques etc.


    La représentation animée, en 3D, d’un flux figuré par une ligne (et non pas une bande, de surface mesurable) est également très intéressante. Elle change de propositions antérieures (le flux est symbolisé par une bande) pour laquelle le passage à la 3D donne l’effet d’un caisson, d’un bâtiment ... alors qu’il s’agit d’un déplacement. C’est un peu gênant que la cartographique de flux ressemble à celle de bâtiments en 3D. (Dans la vue ci-dessous, il s’agit de New-York).

    Référence bibliographique : Till Nagel & al. (2016),Staged Analysis :
    From Evocative to Comparative Visualizations of Urban Mobility, Proceedings of the IEEE VIS 2016 Arts Program, VISAP’16 : Metamorphoses, Baltimore, Maryland, October 23th-28th, 2016
    –> https://uclab.fh-potsdam.de/wp/wp-content/uploads/staged-analysis-visap-2016.pdf

    En savoir plus sur le projet cf. city flows : https://uclab.fh-potsdam.de/cf

    #cartedeflux #réseau #trajectoire #VLS #flowmap #ville #city #réseau #vélo #bike #Berlin #Londres #New-York #gFlowiz


  • Schweizer Revue : Éditions > 2018 > Juillet 4/2018
    https://www.revue.ch/fr/editions/2018/04/detail/news/detail/News/les-passerelles-discretes-des-chats-helvetiques

    Un objet typique des quartiers résidentiels suisses fait – enfin – l’objet d’une analyse approfondie.

    Les échelles pour chats des zones résidentielles suisses sont un phénomène urbain à la fois typique et méconnu. Nulle part au monde, elles sont aussi nombreuses à s’intégrer discrètement au milieu urbain sous des formes si variées. Une grande habileté architectonique permet de bricoler des passerelles entre l’espace de vie en liberté et le domicile douillet : escaliers en colimaçon, ponts à bascule étroits et périlleux, dispositifs en zigzag permettant aux chats de monter ou petits balcons rembourrés avec de la fourrure vissés sur les façades des maisons. Pourtant, malgré la grande densité de constructions aménagées pour les chats, les échelles n’ont encore fait l’objet d’aucune étude. Cela va changer, car l’auteure et graphiste Brigitte Schuster écrit actuellement un ouvrage de référence sur les échelles pour chats, et donc sur les relations entre les citadins et cet animal domestique. Un projet surprenant ? Brigitte Schuster le prend très au sérieux. Pour analyser les échelles pour chats, elle combine approche sociologique, architectonique et esthétique. Son examen du sujet l’amène à se demander si, finalement, les escaliers ne seraient pas plus importants pour les individus que pour les chats : elles montrent la nécessité qu’ont les humains à offrir à leurs animaux un accès dans leur domicile. Les chats pourraient sans doute vivre au quotidien sans ces aides. L’ouvrage artistique de Brigitte Schuster paraîtra début 2019 en allemand et en anglais, mais il est possible de le réserver dès à présent.


  • Palestinians prevent Israeli settlers’ raid of Khan al-Ahmar
    Sept. 7, 2018 1:33 P.M. (Updated: Sept. 7, 2018 5:08 P.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=780980

    JERUSALEM (Ma’an) — A group of Palestinians prevented a group of Israeli settlers from raiding the Khan al-Ahmar village east of occupied Jerusalem City, on Friday morning.

    Locals said that Israeli settlers attempted to raid the Bedouin village, threatened with demolition that is expected to take place in less than a week, to provoke residents and activists carrying out a sit-in at the village.

    Palestinian youths prevented Israeli settlers from raiding the village and forced them to leave back to the nearby main street.

    Israeli settlers were carrying Israeli flags and repeating racist slogans.

    Locals added that the settlers also called for expelling Palestinians of Bedouin areas east of Jerusalem in favor of increasing Israeli settlements in the area.

    Earlier this week, the Israeli High Court had rejected an appeal against the demolition of the village, and ordered the evacuation of its residents in preparation for its demolition within a week.

    Khan al-Ahmar has been under threat of demolition by Israeli forces; the demolition would leave more than 35 Palestinian families displaced, as part of an Israeli plan to expand the nearby illegal Israeli settlement of Kfar Adummim.

    #colonialisme_de_peuplement #Khan_al-Ahmar

    • La démolition d’un village de Cisjordanie « comprommet la paix », avertit l’UE
      La destruction de la communauté bédouine de Khan al-Ahmar, à une place stratégique, menace la solution à deux états, dit l’Union européenne
      Par Times of Israel Staff Aujourd’hui, 14:13
      https://fr.timesofisrael.com/la-demolition-dun-village-de-cisjordanie-comprommet-la-paix-averti

      L’Union européenne a vivement recommandé jeudi à Israël de reconsidérer la démolition d’un village bédouin en Cisjordanie, avertissant qu’elle pourrait nuire aux efforts livrés pour conclure un accord de paix entre Israël et les Palestiniens.

      Un jugement de la Haute cour émis la veille a approuvé la destruction de Khan al-Ahmar après le rejet d’un dernier appel dans une affaire qui aura suscité les critiques à l’international.

      « Les conséquences de la démolition de cette communauté et le déplacement de ses résidents, notamment des enfants, contre leur volonté pourrait être très grave, menacer sérieusement la viabilité d’une solution à deux état et venir compromettre les perspectives de paix », a noté l’UE dans un communiqué. « La communauté de Khan al-Ahmar est située dans un secteur sensible de la zone C qui est d’importance stratégique pour préserver la contiguïté d’un futur état palestinien ».

    • Cisjordanie occupée
      L’Union européenne appelle Israël à revenir sur sa décision de démolir un village palestinien
      Avec Agences, 18 juillet 2018 à 18:32
      https://lematin.ma/journal/2018/lunion-europeenne-appelle-israel-revenir-decision-demolir-village-palestinien/297395.html

      La chef de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini, a appelé mercredi les autorités israéliennes à revenir sur leur décision de démolir le village palestinien de Khan Al-Ahmar, faisant part de sa profonde préoccupation quant au sort de la communauté bédouine qui y réside. (...)

    • Demolition of Palestinian Community Imminent. Israeli High Court Green Lights Razing of #Khan_al-Ahmar

      Residents of Khan al-Ahmar thought they had found a way around Israel’s discriminatory building permit regime in Area C of the West Bank. Since a building permit is required only for concrete structures, they built their school, which serves 160 children from five villages, using clay and 2,200 old tires.

      The plan didn’t work. The Israeli army has exclusive control over planning in Area C. It has allocated just one percent of that land for Palestinian buildings, and refuses the vast majority of Palestinian permit applications.

      Khan al-Ahmar was no exception. Over the years, Israeli authorities issued demolition orders against the school and every other structure in this small village of 180 residents, just east of Jerusalem, on the grounds that they lacked permits. On September 5, Israel’s High Court rejected several appeals, and green-lighted demolition.

      Israeli military planning documents do not recognize the community’s presence, and Israeli authorities have repeatedly confiscated its land, demolished its buildings, and expelled its Palestinian residents for building without permits.

      This isn’t the community’s first displacement. In the early 1950s, Israeli forces evicted residents from the Tel Arad district of the Negev desert. The community fled to the West Bank and built a village in the current location. They registered as Palestine refugees with the United Nations.

      In 1977, Israel established the settlement of Ma’ale Adumim, allocating it the land on which Khan al-Ahmar sits.

      International law prohibits an occupying power from destroying property, including schools, unless “absolutely necessary” for “military operations.” Transferring civilians within an occupied territory, either by direct force or indirect coercion into a place not of their choosing, is a war crime under the International Criminal Court’s statute.

      Israeli officials should know that the demolition and any resulting displacement of the population may subject them to criminal investigation.

      Other states also have a duty to ensure that the Geneva Conventions are respected, and should make clear to Israeli officials that, if the demolition goes ahead, people implicated in any criminal acts could be investigated and prosecuted by domestic authorities outside of Israel where they have jurisdiction.

      Global condemnation alone has not stopped serious war crimes during Israel’s 50-year occupation. Action and justice is long overdue.


      https://www.hrw.org/news/2018/09/16/demolition-palestinian-community-imminent


  • Université d’été des mouvements sociaux : un bon point «  communs  » par Erwan Manac’h | Politis
    https://www.politis.fr/articles/2018/08/universite-dete-des-mouvements-sociaux-un-bon-point-communs-39245

    Université d’été des mouvements sociaux : un bon point «  communs  »

    À l’université d’été des mouvements sociaux, impulsée par Attac, des ateliers ont montré comment la philosophie des communs prend sa place dans les revendications démocratiques. Reportage.

    Le facilitateur ne lâche pas son auditoire du regard et introduit l’atelier du jour par une « prise de température ». Au cinquième jour du « Commons camp » (camp des communs) organisé dans le cadre de l’université d’été solidaire et rebelle des mouvements sociaux, qui s’est déroulée du 21 au 26 août à Grenoble, sous la houlette d’Attac, la salle est encore composée pour moitié de nouveaux participants.

    Attac, entremetteur des gauches

    L’association altermondialiste Attac a fait évoluer son ­rendez-vous traditionnel de fin d’été en ouvrant encore un peu plus ses portes : l’Université solidaire et rebelle des mouvements sociaux, coorganisée avec le Centre de recherche et d’information pour le développement, était conçue comme un rassemblement, en partie autogéré, de toutes les composantes du mouvement social. Trois cents organisations et quelque 2 000 participants ont répondu à l’invitation, du 22 au 26 août, pour cinq jours de formation et de rencontres sur le campus universitaire de Grenoble. L’événement a également attiré des militants de douze nationalités, dont la présence remarquée de féministes argentines. On constate aussi l’absence quasi totale de responsables politiques parmi les invités du forum. Signe que l’espoir de changer les choses par les urnes s’est amenuisé au sein du mouvement social.
    L’animateur propose donc dix minutes de retour d’expérience en petits groupes pour accueillir les néophytes : mains agitées au-dessus de la tête pour signifier l’approbation, poignets en croix pour exprimer une opposition radicale. L’assemblée valide sa proposition et se reforme dix minutes plus tard pour entamer un éprouvant travail de mise en commun des propositions de la salle et répondre à la question du jour : comment réaliser la « reliance » entre les acteurs locaux du mouvement des « communs ». Un secrétaire de séance note au tableau les idées qui cascadent, pendant qu’une dessinatrice noircit un paperboard, esquissant peu à peu un schéma général de la séance. En ligne, un « wiki », site participatif, est complété en temps réel pour suivre le déroulement des discussions (1), et chacun est invité à semer ses impressions sur de grandes feuilles de couleur placardées dans le couloir. « La jaune pour ce qui était positif, la verte pour le négatif », clame un jeune brun aux traits tirés par les cinq jours du camp. « Mais non, c’est l’inverse », lance un militant goguenard, tee-shirt défraîchi floqué d’un énorme logo d’Attac.

    L’heure tourne. Il faut faire la synthèse des propositions, conjuguer l’inexpérience des uns avec l’impatience des autres et constituer des groupes de travail. « C’est presque fini », tempère le chef d’orchestre, debout au milieu d’un cercle de chaises en rangs serrés, sentant frémir la frustration. Point technique. « J’ai besoin de le faire maintenant », s’excuse une militante en se glissant au centre du cercle. « Lorsqu’on veut faire l’ordre du jour en commun, cela prend une heure et demie, constate-t-elle_. Si nous avons deux heures d’activité, il faut peut-être prévoir de fonctionner autrement. »_ Réflexion entendue, l’assemblée reprend son cours, tranche les derniers compromis et se dissout en petits groupes de travail qui partent entamer, chacun, leur propre travail de « coconstruction ».

    Bienvenue dans une assemblée des « communs ». Florilège de couleurs et de gestes au service de l’intelligence collective, réapprentissage permanent de l’écoute et de la parole, en partage. La scène peut paraître déroutante, mais elle devient ordinaire dans le paysage militant, comme les références à ce mouvement aux contours flous, parfois difficile à rendre concret. Les « communs », c’est le nom que se donnent les partisans d’une troisième voie, entre la propriété privée (qui conduit à la confiscation d’une richesse) et la gestion publique des biens (souvent vécue elle aussi comme une dépossession). Un local partagé, une régie gérant l’eau potable, Wikipedia ou une monnaie complémentaire : un « commun » peut prendre des formes très variables. Ce qui compte, c’est l’exigence démocratique de chaque instant.

    « Le commun, c’est le mouvement qui va émerger naturellement quand tous les autres modèles auront échoué », résume Gaëlle Krikorian, de Remix the commons, une plate-forme créée pour documenter et appuyer les projets. « Les gens inventent des solutions pour répondre à des besoins qu’ils ont. Des communautés s’organisent, élaborent des règles pour opérer, travailler ou produire ensemble, même si beaucoup n’appellent pas ça des “communs” », applaudit la sociologue.

    On assiste surtout à l’éclosion d’une nouvelle culture militante, imprégnée du mouvement des places publiques, de Tahrir à Nuit debout en passant par la Puerta del Sol. Une culture du collectif en forte résonance avec l’esprit collaboratif qui domine sur Internet avec les wikis – « les communs numériques » – et dans le mouvement du « libre » en général. Résultat, cette mouvance s’est dotée d’un vocabulaire neuf et de méthodes en complète rupture avec la culture militante traditionnelle et ses conférences virant parfois à la succession de monologues devant un auditoire amorphe.

    « Ce n’est pas qu’une question de méthodologie, précise Frédéric Sultan, de Remix the commons. Il s’agit de faire en sorte que chacun puisse trouver sa place, peu importe où il en est de son cheminement. C’est le souci de faire en sorte que le mouvement soit émancipateur pour l’individu. »

    L’ambition des cinq jours d’atelier était de relier cette dynamique avec le « municipalisme », idée selon laquelle la commune constitue l’échelle idéale pour un changement « par le bas ». L’Espagne est désormais constellée de villes reprises par des mouvements citoyens, et un réseau mondial est en train de se solidifier, démontrant au passage que l’ancrage local peut se conjuguer avec une vision globale.

    La difficulté, éprouvée dans plusieurs villes « gagnées » par des mouvements citoyens, est de trouver la bonne dialectique entre les nouveaux élus et ces mouvements dont ils sont issus. Surtout lorsque l’épreuve du pouvoir se déroule sous contrainte financière, comme à Grenoble, gouvernée par une liste composée de militants des différents mouvements sociaux de la ville. « C’est pour cela que nous avons besoin de la méthode des communs et d’outils pour impulser de la démocratie participative. La puissance publique doit être facilitatrice, agir en appui d’un mouvement, et ne pas faire à la place des habitants », analyse Anne-Sophie Olmos, élue à Grenoble et co-initiatrice de l’Assemblée des communs dans la ville. Elle ressort enthousiaste de ces journées : « J’ai trouvé une qualité d’écoute et un respect de la parole remarquables. »

    La « reliance » devait aussi se faire, pour les organisateurs, avec le mouvement pour le « droit à la ville » : la lutte des habitants de quartiers populaires pour faire entendre leur voix dans les choix d’urbanisme et celle des mal-logés. Communs, municipalisme et droit au logement : trois mouvements très différents qui se sont donné « un espace de rencontre et d’apprentissage », résume Melissa Perez, facilitatrice pour Sense in the city. « À chaque rencontre, j’ai l’impression qu’il y a une évolution », se félicite cette « entremêleuse d’envies » professionnelle.

    Au-delà de ce désir de « reliance », le mouvement des communs tend à se consolider. Une assemblée européenne des communs a vu le jour, « un magma très riche, intéressant et bordélique », rapporte Gaëlle Krikorian. Est également apparu un « archipel d’initiatives » nommé « Osons les jours heureux », qui regroupe une cinquantaine d’organisations. « N’importe qui, même un tout petit groupe, peut y aller. Les gens sont en lien, c’est le plus important », résume une participante. La « plate-forme transiscope », référençant toutes les initiatives, est en cours de développement et doit être lancée courant septembre. Tandis que Bruxelles accueillera les 22 et 23 septembre le deuxième forum des « Fearless cities » (villes sans peur), qui regroupe le mouvement municipaliste global.

    Des efforts simultanés pour se réinventer et faire converger les initiatives, tendus vers une ambition commune : diffuser l’idée que chacun peu agir à son échelle. Au-delà des cercles militants traditionnels.

    (1) frama.link/commonscamp2018
    Erwan Manac’h
    par Erwan Manac’h
    publié le 29 août 2018

    #Communs


  • Débordements sur Papier - Ulule

    https://fr.ulule.com/debordements-revue

    Ce premier numéro papier de la revue Débordements sera en grande partie consacré au travail de David Simon. Ancien journaliste pour le Baltimore Sun, auteur de deux enquêtes magistrales consacrées à l’Amérique urbaine (Homicide : A Year in the Killing Streets et The Corner : A Year in the Life of an Inncer-City Neighborhood, co-écrit avec Ed Burns), il a été le showrunner de The Wire, série généralement considérée une des meilleures de l’histoire de la télévision.

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    L’édito :

    Edito #4 - Débordements
    http://www.debordements.fr/tigres-de-papier

    u commencement, il y avait quelques ami.e.s autour d’une table de salon – ainsi que toutes sortes de choses à boire et à grignoter.

    Au commencement, il y avait le projet, vague, de créer une « revue en ligne ». Une de plus ? Oui, mais nous étions suffisamment ignorants de ce qui existait pour ne pas nous en soucier. Débordements, puisque ce serait son nom, croiserait des pratiques d’écriture, des rapports au cinéma, des temporalités ; et, aussi bien, les juxtaposerait, les opposerait peut-être. De l’université à la critique, de la critique à l’université – ces champs auxquels nous appartenions à peine étaient autant des points d’arrivée que de départ. Quelques rubriques, aux noms élémentaires : « critique », « recherche », « traduction », « entretien »,... Sur la page d’accueil, une mosaïque permettrait d’avoir un aperçu des dernières publications – composant ainsi une image en mouvement de notre travail.

    Nous n’avions qu’une certitude : il fallait aller voir ailleurs. Sortir de la fac pour se risquer à l’exercice de la critique. Sortir de France pour voir ce qui s’écrivait dans d’autres langues. Sortir du cinéma pour aller voir comment il entrelaçait ses puissances avec la vidéo, la bande dessinée, Internet, la photographie... Certains chantiers sont restés en plan. D’autres se sont développés tant bien que mal – avec les moyens du bord.

    A travers les six textes qui le constitue, écrits par des critiques de cinéma (Gabriel Bortzmeyer, Jean-Marie Samocki, Raphaël Nieuwjaer), des historiens (Sophie Wahnich), des autrices-traductrices (Emilie Notéris) ou des universitaires (Dork Zabunyan, sous réserve), ce dossier permettra de ressaisir le cheminement et les modulations d’une oeuvre d’une grande cohérence et d’une ampleur exceptionnelle. Avec une attention égale portée aux mini-séries (The Corner, Generation Kill, Show Me a Hero) et aux séries (The Wire, Treme, The Deuce), il constituera à notre connaissance la seule monographie consacrée à un auteur de télévision.❞

    #revue #nouvelle_publications #débordements