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  • « Gilets jaunes » : la démocratie directe en germe ? Collectif Lieux Communs - 20 Novembre 2018
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?Gilets-jaunes-la-democratie-en-germe

    Tract Gilets jaunes : la démocratie directe en germe ?
    Le mouvement populaire en cours, qu’il le sache ou non, défie toute l’organisation de la société et récolte un mé­pris officiel à la hauteur. Le surgissement de cette colère réveille des questions enfouies depuis si longtemps que leur simple formulation effraie. Pourtant la dégradation de la situation générale est telle qu’un choix s’impose entre le chaos qui s’avance et la reconquête, lente et laborieuse, d’une souveraineté véritablement collective.

    La colère des « gilets jaunes » est authentiquement populaire
    C’était immédiatement reconnaissable au mépris des médias et des politiciens : le bourrage de crâne des premiers pendant trois semaines était proportion­nel à la fébrilité du petit personnel politique. Mouvement hors partis, hors syndicats, hors associa­tion, il démon­tre en acte le décalage profond entre toutes les institutions et la réalité du pays. Il ne peut donc qu’être la cible de tous les chefs, les bu­reaucrates, les arrivistes et tous leurs discours bien-pensants qui chantent la « démocratie » mais chouinent dès que le peuple se mani­feste.

    Cette auto-organisation générale contraste avec tous les mouvements précédents
    Autant des mouvements-veto manipulés par les syndi­cats que des soubresauts récents (« pigeons », bonnets rouges, jour de colère) ou même les ’coor­dinations’ des années 1986-88. Il semble plutôt reprendre timi­dement l’élan et les pratiques des mou­vements ou­vriers des XVIII-XXe siècles, aujour­d’hui largement oubliés. Les ’réseaux sociaux’ électroniques ne font donc que jouer le rôle d’un lien social disparu, mais qui pourrait réapparaître autour d’un projet politique. Des gens se mani­festent, se rencontrent, se découvrent et tâtonnent pour se consti­tuer en corps politique par l’action.

    C’est un peuple sous les radars médiatiques qui s’est mobilisé
    C’est la ’France périphérique’, celle des grandes ban­lieues, de la semi-ruralité et des campagnes. Mais plus généralement celle des milieux modestes en voie de déclassement, pris en tenaille entre l’oli­garchie préda­trice et l’ensauvagement de l’espace publique. Ce sont les petites gens, les sans-grade, les « sans-dents », la France « rance » et « moisie » dont aucun média imbi­bé de libéralisme et de gau­chisme culturel au service des métropoles festives ne veut entendre parler. Ce sont tous ceux qui paient depuis quarante ans le prix fort de la ’mon­dialisation’ : désindustrialisation, pré­carisation, dé­sertification, insécurité sociale et cultu­relle, etc. C’est évidemment cet abandon qu’expriment épisodi­quement paysans ou employés, artisans ou pe­tits patrons, retraités ou chômeurs, policiers ou infir­mières, en Creuse ou à Mayotte, en Corse ou en Bre­tagne, en Guyane ou dans les Vosges.

    Les mots d’ordre initiaux sont simples : contre les prix élevés, les taxes et l’incurie gouvernementale
    Ils reflètent cet univers abandonné par tous les gou­vernements depuis des décennies et qui n’a plus que son bon sens pour s’orienter au jour le jour. Ils proviennent du monde de ceux qui ont renoncé, de­puis les deux guerres mondiales, à transformer la société et se sont résignés à se conformer au mo­dèle qui s’est imposé : ils jouent le jeu du salariat, de l’impôt, du crédit, de la consommation, de la voiture, de la télé et de la passivité politique « ré­publicaine ». En échange, l’oligarchie garantissait l’augmentation du niveau de vie, la société de consommation, la sécurité et la paix. Ce contrat so­cial, sur chaque point, se défait, et provoque un ras-le-bol latent à la fois viscéral et diffus mais conser­vateur puisque visant à revenir à une si­tuation anté­rieure jugée comme ’normale’.

    C’est la colère d’un peuple qui commence à comprendre que ce contrat social ne sera plus tenu
    Que sa part, réelle et symbolique, diminue au fil des années au profit de tous ces milieux qui ont dé­cidé de rompre ce qui faisait tenir la société en­semble. Ni l’abondance, ni la sécurité ne semblent plus assurées. C’est le grand patronat qui pille le pays et saigne à blanc les salariés ; c’est l’oligar­chie médiatique et politique qui accompagne en souriant le chaos social, culturel et écologique ; ce sont les classes aisées ur­baines et leur haine politi­quement correcte du populo. Et ce sont évidem­ment tous les bénéficiaires choyés du pré­tendu « multiculturalisme » ; élus clientélistes, in­digénistes revanchards, communautaristes racistes, islamistes sécessionnistes, gangs barbares, mafias in­ternationales, faux réfugiés, etc. Ces prédateurs et opportunistes de partout et de nulle part es­croquent les finances publiques et la solidarité gé­nérale pour asseoir leurs dominations sur plus pauvres, ou plus scru­puleux, qu’eux.

    Plus profondément, nous assistons à la transformation profonde des sociétés contemporaines
    Les couches dominantes et la finance internationale ne rencontrent aujourd’hui plus de résistances populaires conséquentes. Elles prennent des réflexes féodaux, impériaux, orientaux en instrumentalisant les migra­tions massives, les intégrismes et la voyoucratie pour diviser et terroriser les populations afin d’anéantir toute volonté et toute visée d’auto-détermination des peuples. Et il y a, en toile de fond, la dévastation écologique qui condamne, de toute façon, la société de consommation et le mode de vie qui l’accompagne, et qu’annonce la fin du pétrole à plus ou moins long terme. L’oligarchie se sert évidemment de la « transition énergétique » pour accroître les inégalités et affermir sa domination, interdisant toute solution durable. La situation, abso­lument nouvelle, est similaire à l’échelle européenne et mondiale.

    Les mouvements populaires plus ou moins radicaux ont donc un avenir certain
    Un nouvel ordre mondial s’installe, qui balaie la soli­darité collective, le cadre national, l’abondance éner­gétique et le consumérisme pour tous. Face à cela, des réactions instinctives de survie surgissent un peu par­tout, aboutissant au « populisme », sous diverses formes aux États-Unis, en Angleterre, en Grèce, en Allemagne, au Brésil, etc. Ces crises de régime peuvent aboutir à des mesures ponctuelles : relance de la croissance, redistribution relatives des richesses, limitation des privilèges médiatiques, fermeté migra­toire ou juridique, etc. Mais elles ne feront que repousser l’échéance en faisant perdurer et miroiter un mode de vie qui n’est pas généralisable à toute la pla­nète. Il n’est pas viable, à terme, ni économique­ment, ni énergétiquement, ni écologique­ment, ni culturel­lement. Il n’existe aucune ’solution cachée’ : il n’y a que les peuples qui pourraient inventer de réelles alternatives.

    Nous devons nous confronter aux vraies contradictions qui nous traversent
    Quels que soient les démagogues portés au pouvoir, les problèmes de fond resteront inchangés car les désirs des populations sont aujourd’hui intenables. On ne peut pas vouloir du pétrole, du gaz ou du charbon en abondance sans composer avec les dictatures qui nous les vendent. Il n’est pas possible d’exiger un niveau de vie croissant tout en dénonçant des catastrophes écologiques ou des immigrations massives. Lorsque l’on fait grandir des enfants entourés d’écrans et de gadgets technologiques il ne sert à rien de déplorer la montée de l’analphabétisme, des pathologies mentales et du désert social. Enfin, revendiquer plus de démocratie n’a de sens que si le divertissement passe enfin derrière la réflexion, la délibération et l’action poli­tique. Ces attitudes contradictoires, les nôtres, sont le terreau de tous les bonimenteurs.

    Depuis plusieurs années, quelques courants évoquent la démocratie directe
    C’est effectivement la seule manière pour le peuple de s’occuper de ses propres affaires et d’abord de se confronter à lui-même, à ses lâchetés, à ses responsabilités, à ses choix. Mais cela ne se fera jamais du jour au lendemain, sinon au profit de quelques manipula­teurs comme tous les milieux politiciens en sécrètent naturellement. La démocratie ne peut que partir de la base, s’enraciner dans une auto-organisation populaire pratiquée au quotidien, dans la durée. Des mouvements, trop éphé­mères, inventent d’autres pratiques politiques comme la tenue d’assemblée générale, la rotation des tâches, le tirage au sort, le mandat direct ou la révocation des délégués. Il est donc question de l’émergence d’une nouvelle culture politique populaire, de l’apparition de nouvelles formes politique, de l’avènement d’une autre manière de faire société.

    S’engager dans la voie de l’auto-gouvernement, c’est travailler sur le long terme
    C’est être capable de survivre à la médiatisation, à la récupération, au sabotage, à la menace et à la répress­ion y compris indirecte. Mais c’est, avant tout, parve­nir à se reconstituer comme un corps politique, face à l’atomisation sociale, la confusion idéologique, la fragmentation ethnico-religieuse et le découragement. Les risques d’affrontements violents sont réels et iront grandissant. Ils n’auront de sens que selon une ligne explicitement politique : il s’agit de séparer ceux qui veulent reprendre le projet d’émancipation individuel et collectif dont la France, l’Europe, l’Occident sont encore porteurs, de ceux qui cherchent à priver les peuples des moyens d’agir sur leurs destinées au profit d’intérêts particuliers.

    Lieux Communs
19-20 novembre 2018
    #GiletsJaunes #politique #mépris #colère #domination #oligarchie #france_périphérique #devastation


  • La Montagne Creuse vendredi 22 juin 2018
    La voracité de la grande distribution

    D’après une étude oxfam

    Selon un calcul de l’ONG, les huit premières grandes surfaces du monde cotées en bourse ont réalisé quelque 1.000 milliards de dollars de vente en 2016 et près de 22 milliards de bénéfices. « Au lieu de réinvestir dans leurs fournisseurs, elles ont reversé la même année plus de 15 milliards de dollars de dividendes à leurs actionnaires », indique cette étude internationale, intitulée : « Derrière le code-barres, des inégalités à la chaîne »

    #alimentaire #paysans #distribution



  • Affaire de Tarnac : après dix ans de procédure, l’énergie contestataire des « inculpés » est intacte - Royère-de-Vassivière (23460) - La Montagne
    https://www.lamontagne.fr/royere-de-vassiviere/politique/justice/2018/02/27/affaire-de-tarnac-apres-dix-ans-de-procedure-l-energie-contestataire-des-

    Depuis 2008, initiatives rassembleuses et regains de tension sur le plateau de Millevaches

    Depuis 2008, le plateau de Millevaches est resté un foyer actif de « subversion » idéologique. En octobre 2014, la mort de Rémi Fraisse, sur la ZAD de Sivens (Tarn), a entraîné en réaction l’affaire dite du « cadenassage des gendarmeries » entre Creuse, Haute-Vienne et Corrèze. Ce qui a ravivé la surveillance des autorités, pour peu qu’elle se soit relâchée, sur les groupes militants libertaires, écologistes, anti-capitalistes, regroupés parfois dans un but pratique sous le terme d’ « alternatifs » du plateau de Millevaches.

    Dans le même temps, ces mêmes réseaux ont tenu à démontrer leur impact positif et sur le territoire et leur « ouverture », à travers, par exemple, les fêtes de la Montagne limousine.

    #Tarnac


  • Affaire de Tarnac : trouver des fonds pour payer les frais de justice - France 3 Nouvelle-Aquitaine
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/affaire-tarnac-trouver-fonds-payer-frais-justice-142953

    Un bal des inculpés a eu lieu hier soir à Royère-de-Vassivière en Creuse pour soutenir les huit prévenus de l’affaire de #Tarnac. Leur procès s’ouvre le 13 mars devant la 14ème chambre correctionnelle de Paris.

    A partir du 13 mars, le procès en correctionnel débute à Paris. Certains comparaissent pour refus de prélèvement ADN, d’autres pour tentative de sabotage ou complicité de recel de faux.
    100 000 euros de frais depuis 10 ans


  • Tout Macron tient dans cette phrase : « Vous n’allez pas me faire peur avec votre tee-shirt : la meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler. »
    pour lui il est inimaginable qu’on ne veuille pas devenir riche, qu’on ne veuille pas porter un costard, qu’on ne puisse se contenter d’un t-shirt. c’est son mépris de classe.
    l’expression du mépris de classe est à Macron, #PrésidentDesRiches, ce que l’air est au commun des mortels... une respiration, un réflexe vital auquel il ne pense plus, le souffle d’une pompe (à fric pou lui, organique pour nous) qui irrigue tout son être, la contraction d’un muscle qui imprime son rythme à la vie. certains mentent, lui, méprise comme il respire.et derrière lui, sa pitoyable bande de winners qui tente de le justifier, de nous faire croire que sa pensée complexe ne peut être comprise des pauvres bêtes de somme que nous sommes. comme le demandait déjà il y a longtemps NTM : mais qu’est-ce qu’on attend...

    http://www.lepoint.fr/politique/gm-s-macron-evoque-ceux-qui-veulent-foutre-le-bordel-plutot-que-chercher-du-

    • A rajouter à la deuxième compilation d’articles sur les #réformes_antisociales du #gouvernement_Macron :
      https://seenthis.net/messages/623691

      #Emmanuel_Macron #EnMarcheVersLeFN

      Alors qu’il discute avec le président de la région Nouvelle-Aquitaine dans un couloir, le président de la République a cette phrase : « Il y a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes. Parce qu’il y en a certains qui ont les qualifications pour le faire. »

      (...)

      Déjà quand il était ministre de l’Économie, après avoir évoqué les salariées « illettrées » de l’abattoir breton Gad, il s’était emporté face à un gréviste en mai 2016, lui assénant : « Vous n’allez pas me faire peur avec votre tee-shirt : la meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler. » Une polémique s’était ensuivie sur un supposé « mépris » de classe de la part de l’ancien banquier. Rebelote en juillet dernier, avec sa phrase sur les « gens qui ne sont rien » puis en août, il évoquait la « France [qui] n’est pas un pays réformable » et s’en prenait en septembre aux « fainéants ».

    • 150 licenciés, 15 postes demandant de tout autres qualifications à 150 kms. Il faut courir sa chance, se mobiliser pour l’économie. Tout autre comportement est une déviance qui pourra relever de la (les) punition(s). La phrase de Maquereau c’est du #policemploi pur jus. Le licencié et la chômeuse digne doivent s’activer dans et pour l’emploi, en créer un, vendre des prestations. Et pour servir cette logique de concurrence, la morale du travail. Le fainéant c’est la paresse mère de tous les vices. Il contrevient à l’ordre social qui le produit et pour lequel il doit produire. Un fouteur de bordel, en principe discret, si possible invisible. On doit aller le chercher, le faire bouger (convocation, visites domiciliaires). Qu’il décide, s’affranchissant de sa condition, d’apparaître en nombre plutôt que seul menace l’ordre social.

      L’emploi public d’un langage grossier est revendiqué, quitte à ajouter du mépris de classe au mépris de classe (Castaner sur GM&S : « Je crois qu’on peut être cultivé et parler comme les Français »). Ces provocs répétées choquent, suscitent l’opposition. Pourquoi prendre ce risque ? La politique menée actuellement repose sur une base sociale très étroite. Le régime a besoin d’activer un poujadisme entrepreneurial.
      En marche, c’est la énième vitesse d’une Restauration post 68 qui allait tantôt rampante, tantôt sapant, tantôt par bonds.
      Au fait, on a acheté des monceaux de grenades, ça commence à arroser, la moindre manif, le moindre trouble :La « marche des hospitaliers » réprimée à Paris
      https://paris-luttes.info/la-marche-des-hospitaliers-8809

      edit : L’insulte de macron est voulue…
      https://seenthis.net/messages/635211

    • EGLETONS, ELUS & GM&S - MACRON : ET LA REALITE, BORDEL ?!

      Macron, en visite à Egletons n’a pas daigné rencontrer ni les élus ni les GM&S. Le pouvoir utilisant les gaz lacrymogènes contre des élus de la République, on n’a jamais vu ça...

      https://www.youtube.com/watch?v=qzIHOF2pAuk

      Il y a quelque chose de pourri en Macronie. Certains se sont rendus compte, mercredi, que ça sentait même vraiment le gaz. Encore choqués par l’accueil qui leur a été réservé à Égletons, les élus se réunissaient jeudi à Guéret pour décider des suites à donner à cette atteinte. Ce jour-là, l’objectif était double pour les élus de la Creuse, de la Haute-Vienne et de l’Indre : montrer leur désaccord sur le projet de reprise que ce soit sur le nombre de repris et sur les conditions de départ déplorables de ceux qui ne le sont pas... et avoir un débat plus large sur la vie dans leurs territoires. Une rencontre qu’ils ne voulaient pas agressive mais constructive pour laquelle ils ont sollicité le préfet, « le canal habituel ». On connaît la suite, refus, lacrymo et bordel... Un mot dont s’est excusé Emmanuel Macron qui maintient le fond. C’est pourtant justement le fond qui est moche. Un cynisme qu’ont eu du mal à encaisser les élus, le maire de Guéret Michel Vergnier en tête. « Oh oui, on peut très bien aller à Ussel quand on vit sur la Souterraine, Saint-Sulpice-le-Guérétois ou Guéret... Franchement, ça prouve la méconnaissance totale des territoires et un mépris incroyable », reprenait le président de l’association des maire de Creuse en préambule de la réunion. Quant au lacrymo, tous l’ont encore en travers de la gorge. « Ce que je souhaite, c’est qu’on réponde à ça de manière unitaire », pose Michel Vergnier qui précise que les élus du territoire ont le soutien des élus de l’AMF : « Taper et gazer des élus, c’est quand même quelque chose de pas banal. » Pour les élus, il apparaît nécessaire d’apporter une réponse immédiate, d’exiger un rendez-vous et d’accompagner la demande de moyens de pression... Les propositions n’ont pas tardé à fuser. « J’ai une idée à soumettre », s’avance Didier Martinez, maire du Monteil-au-Vicomte, qui voulait parler avec le président, mercredi, de GM&S, des emplois aidés, de la taxe d’habitation... « Eh bien, Macron n’a pas voulu me voir... je ne vois pas pourquoi j’aurais à le voir tous les jours dans ma mairie. » Le portrait enlevé ou retourné fera partie des directives envoyées lundi, à tous les maire de Creuse. Tout comme l’affichage grand format du dessin de Michel Janvier où le masque à gaz rejoint l’écharpe dans la panoplie des élus. Deux actions pour exister dans l’immédiat, qui pourraient en appeler d’autres, plus dures, en cas de non-réponse : fermetures de mairies, boycott, grève administrative, voire, l’idée a été soulevée, une démission collective... Par ailleurs a été soulevée aussi l’implication des creusois de manière plus générale. David Gipoulou, élu sur Guéret insiste, sur le dossier GM&S, point de départ du mécontentement, l’importance de la force du peuple. Et la nécessité de l’informer. « J’entends des gens qui respectent les GM&S, et j’ entends aussi un petit venin qui circule et que le député de la Creuse continue de distiller. » Ce venin, c’est la théorie selon laquelle 120, c’est mieux que rien, et revendiquer plus, c’est le risque de les perdre. « Un piège », rappelle Claude Guerrier, maire de Saint-Sulpice-le-Guéretois, « la moyenne d’âge est passée de 50 à 56 ans... ça condamne déjà l’entreprise à court terme. Un cadre, pourtant proche d’Alain Martineau a évalué à 175 le nombre d’emplois nécessaires pour répondre aux commandes. » Ne tient plus aux creusois de se rappeler ce qu’a vécu Aubusson hier, d’imaginer ce qui peut arriver sur Guéret demain... pour ne pas terminer, pour reprendre l’image de Claude Guerrier, « dans une réserve, comme de bons sauvages à qui on lancera des cacahuètes ... »

      Michelle Tirone


  • GM&S : Lech Kowalski, le cinéaste indépendant placé en garde à vue pour avoir dit « non »

    http://www.liberation.fr/futurs/2017/09/22/gms-lech-kowalski-le-cineaste-independant-place-en-garde-a-vue-pour-avoir

    Connu pour avoir filmé les Sex Pistols et Iggy Pop, Lech Kowalski a été arrêté en Creuse, mercredi, pour « rébellion » alors qu’il couvrait une manifestation des ouvriers de GM&S. Il donne sa version des faits à « Libération ».

    Il y a 7 ans, j’ai filmé un groupe d’ouvriers qui menaçait de faire sauter son usine à Crépy-en-Valois, dans l’Oise. Mon idée cette année était d’y retourner pour voir ce qu’il s’est passé depuis. C’est là que deux ouvriers m’ont proposé d’aller visiter GM&S à La Souterraine : même chose, les ouvriers menaçaient alors de faire sauter leur usine. Je me suis dit que j’allais faire un film avec ces deux histoires. On s’est installés à La Souterraine et depuis avril on filme, parfois à partir de 6 h et toute la journée. L’objectif est d’être au plus près des ouvriers, de montrer pourquoi ils se battent. L’histoire du film, au-delà des travailleurs qui perdent leur job à La Souterraine, c’est la mondialisation et l’éradication de la classe moyenne.

    A un moment, on a constaté qu’on était encerclés par les gendarmes ; ils ont laissé sortir quelques ouvriers. Les forces de l’ordre ont dit : « les médias sortent ». J’ai dit : « Pourquoi ? ». Les médias partent tout le temps ! Depuis six mois que je travaille ici, tout se passe dans le secret. Les négociations, c’est ce qu’il y a de plus essentiel et on ne peut jamais tourner ! Il faut toujours qu’un négociateur prenne du temps pour tout raconter aux autres. C’est pourquoi j’ai décidé cette fois de dire non. En France, face aux CRS, on se laisse faire. J’ai décidé de dire stop. Les autres médias ont décidé de rester aussi. Alors deux gendarmes m’ont attrapé et m’ont tiré. Ils ont tapé sur ma caméra et ont cassé mon micro. Mais je filmais quand même.


  • Lot-et-Garonne : l’appel désespéré du département à Emmanuel Macron - France 3 Nouvelle-Aquitaine
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/lot-et-garonne/agen/lot-garonne-appel-desespere-du-departement-emmanuel-mac


    En résumé, 15 départements annoncent qu’ils vont suspendre le paiement du #RSA

    « La campagne présidentielle a mis en exergue les profondes inégalités qui fracturent notre pays, entre [...] les territoires qui bénéficient pleinement de l’économie mondialisée et ceux, ruraux, engagés dans des trajectoires d’appauvrissement en proie à un sentiment d’abandon et de déclassement », écrit le sénateur.


  • L’apaisement ne me gagne qu’arrivé en Creuse. Quitter Paris ressemble toujours à une fuite, à un exode. Que le séjour ait été fastueux ou terne, c’est toujours en termes de repli militaire que se pose la question du retour. Dès la Loire franchie, je guette les faibles ondulations océanes de la plaine, cette houle de grand large qui m’indique que je suis encore loin de la côte, loin de la Creuse. Les silos se dressent comme des usines. Parfois, un front de feu — les brûlis sur les chaumes — me poursuit jusqu’au-delà de Châteauroux.

    Il se dit que certains piroguiers du Pacifique se guident sur l’océan à la couleur changeante de l’eau. De retour de voyage, je surveille la lourdeur du vert des feuillages quand, vers Argenton, ils évoquent les verdures d’Aubusson. J’observe les landes quand elles prennent les couleurs de Guillaumin. J’espère la lumière mélancolique qui tombe sur un sol granitique si peu enclin à l’onctuosité des formes.
    La Souterraine annonce les vallonnements que j’aime. Les maisons basses de l’Indre paraissent se relever, se simplifier, structurant leurs murs, appareillant leurs façades, même les plus modestes. Il demeure toujours une raideur dans les routes, une vastitude des champs qui me rappellent l’Île-de-France et son grand large. Mais, progressivement, la route sinue, hésite, les prés se rétrécissent comme dans un univers d’enfant, les arbres eux-mêmes me semblent plus petits, plus suppliants. Les églises se drapent d’austérité et de granit. Les étangs se multiplient comme des ciels à nos pieds. J’approche du centre. Les prés sont sertis de murets de pierres sèches savamment disposées. Des chaos granitiques percent les châtaigneraies qui recouvrent des puys ronds comme des seins. Je suis enfin au pays de l’enfance, je suis en Creuse. Je suis dans la Profondeur d’où l’on vient et où l’on retournera, ce coeur comme un repli de peau, qui ferait songer à un jardin s’il n’était traversé de rêves violents tombant comme la foudre du plateau magique de Millevaches.

    Jean-Guy Soumy, « Lorsque que je rentre de voyage... », in Le Limousin. Terre sensible et rebelle, Paris, Autrement, 1995, p. 27.

    #jean-guy_soumy #creuse #la_souterraine #géoculturelim


  • Treize ans : attention, je découvre enfin que j"habite à Guéret. Découverte inquiétante, horrifiante, voici comment : l’Angleterre, les plages du Kent, les petits Français en liberté pour la première fois. Ils fument des cigarettes et s’entassent autour des boîtes à sous. Ils ont un vocabulaire que je ne connais pas, de sous-entendus que je ne comprends pas, ils me font peur. Ce sont les Parisiens. Finalement, je marche avec un grand dégingandé blond, et timide. Serait-il de Guéret lui aussi ? Mais voici qu’il dit, en se penchant au parapet où giclent les embruns de la Manche : Je n’aime que la mer. La mer, il n’y a que ça dans la vie. Je serai marin. Je suis du Havre, et vous ? De Guéret ? C’est où ? En Creuse. La Creuse ? Guéret ? Si au moins c’était un chantier naval, si au moins c’était un port fluvial, et même un port tout ensablé comme Brouage, ce serait mieux que rien, mais Guéret, ce n’est rien. Rien, voilà tout.

    Pierrette Fleutiaux, « Huit ans : j’habite à Guéret, mais je ne le sais pas », in Le Limousin. Terre sensible et rebelle, Paris, Autrement, 1995, p. 30 ; cité dans Yannick Beaubatie, « Bourgs, hameaux, lieux-dits et cités... » dans Comment peut-on être limousin ?, Fanlac, 1999, p. 52.

    #cpoel #guéret #géoculturelim #brouage


  • One of Biggest Icebergs Ever Recorded Expected to Break Off from Antarctica – gCaptain
    https://gcaptain.com/one-of-biggest-icebergs-ever-recorded-expected-to-break-off-from-antarctic


    A close-up of the rift on the Larsen C ice shelf.
    Photo: Swansea University

    A giant iceberg the size of Delaware is expected to break away from the Antarctic peninsula, so big it’s likely to be one of the biggest iceberg calving events ever recorded, scientists said Friday.

    Researchers at the Swansea University’s College of Science in Wales have been watching the the rift in the Larsen C ice shelf for several years now. The researchers said today the long-running grew suddenly in December and there’s now just 20km of ice keeping the 5,000 sq km piece of ice from floating away.


  • Creuse : Ségolène Royal et Manuel Valls donnent leur feu vert pour doubler la capacité d’accueil de la ferme des 1000 veaux
    France 3 Limousin | Par Cécile Gauthier Publié le 10/12/2016
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/limousin/creuse-segolene-royal-manuel-valls-donnent-leur-feu-ver

    Un coup dur pour les opposants au centre d’engraissement de Saint-Martial-le-Vieux en Creuse. Cet été le tribunal administratif de Limoges leur avait donné raison dans la procédure lancée contre la SAS Alliance Millevache qui exploite le centre d’engraissement. Celle ci avait conçu le site pour accueillir au moins 800 broutards, hors n’ayant pas ouvert dans les 3 ans impartis pour le faire, la décision préfectorale avait été rendue caduque et le tribunal de Limoges avait alors statué sur une suspension d’ouverture du projet originel.

    Cependant l’accueil de 400 bêtes n’étant pas soumise à autorisation ni à étude d’impact, une simple déclaration en préfecture avait permis l’arrivée des 400 premiers veaux.

    Par décret la ministre de l’environnement Ségolène Royal et l’ex premier ministre Manuel Valls viennent donc tout simplement de doubler cette capacité d’accueil soumise à aucune autorisation ni étude d’impact sur l’environnement.

    Pour Aurore Lenoir porte parole de LPEA, l’une des associations opposantes au projet, c’est un comble que ce décret viennent de la ministre de l’environnement :

    Les fermes intensives sont ainsi officiellement légitimées, il n’y aura plus aucune étude d’impact sur l’environnement et en plus le décret prévoit un allègement des contrôles.

    Désormais une simple déclaration en préfecture permettra l’ouverture d’une ferme usine pouvant accueillir 800 animaux.


  • Clinton-Trump : cinq questions sur l’incroyable écart de 2 millions de voix
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/11/24/clinton-trump-cinq-questions-sur-l-incroyable-ecart-de-2-millions-de-voix_50

    Faut-il réformer ce système étrange ?
    Si ce système est sans doute injuste, il est essentiellement antidémocratique, surtout avec nos habitudes européennes de vote proportionnel et/ou direct.

    #essentiellement_antidémocratique pour nous autres, européens.

    Il est donc urgentissime de #Supprimer_le_Sénat de la République française !

    • On observe par ailleurs de petits biais électoraux liés à la démographie. Comme un Etat ne peut pas avoir moins de trois grands électeurs, certains Etats très peu peuplés se retrouvent avec un poids non proportionnel.

      Creuse, 120 872 habitants, 2 sénateurs
      Hérault, 1 092 331 habitants, 4 sénateurs
      (populations légales 2013)
      Un sénateur de l’Hérault représente 4,5 fois plus d’habitants que celui de la Creuse.

    • Ah, j’avais pas lu la suite, tellement j’étais énervé ; je suis parti direct dans les calculs…

      J’aurais dû :-(

      Ces différences de poids électoral entre territoires existent aussi en France dans les élections départementales ou législatives : un député ne représente pas le même nombre d’électeurs selon les circonscriptions.

    • J’ai vu passer cette discussion, mais je ne suis pas d’accord. Le premier ministre n’est pas « élu » (j’ai bien vu les guillemets…) il est nommé par le président (art. 8 de la constitution). Ainsi, pour prendre les 3 derniers, ni Manuel Valls, ni Jean-Marc Ayrault, ni François Fillon n’ont été « candidats » au poste. Le gouvernement dont « il dirige l’action » est responsable devant le parlement et doit donc y obtenir une majorité, votée par les élus du peuple.

      Je parlais spécifiquement de l’#élection_au_second_degré, ce système antidémocratique qui s’applique pour l’élection du président des États-Unis comme pour l’élection de nos sénateurs, où le collège électoral (le pluriel serait plus correct) est composé des parlementaires, conseillers régionaux et généraux (dixit le site du Sénat) et les délégués des conseils municipaux.

      Le nombre d’habitants par élu est venu en deuxième lieu, en réaction aux petits biais électoraux liés à la démographie. Et comme j’avais récupéré les données du Sénat entre temps, j’ai continué sur la lancée. Au passage, avant la réforme de 2013, il y avait une contrainte de même nature que celle qui est mentionnée pour le POTUS : il y avait au moins DEUX sénateurs par département. La maintenir a été jugé un peu trop gros : le plus petit des 7 départements n’ayant qu’un sénateur est la Lozère avec 76 707 habitants (pop. lég. 2013).


  • Michel Sapin va devoir rembourser des indemnités indûment perçues
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/12415-michel-sapin-va-devoir-rembourser-des-indemnites-indument-percues

    Quand on vous parle de la corruption qui gangrène notre pays et en est la source de tout ses maux...

    Michel Sapin

    Le ministre plaide une "erreur purement administrative et involontaire".

    Le genre de nouvelle qui fait mauvais genre. Michel Sapin, ministre de l’Économie et des Finances, pourrait devoir rembourser une indemnité d’élu municipal indûment perçue dans le passé, a décidé le tribunal administratif (TA) de Limoges, enjoignant à la commune d’Argenton-sur-Creuse (Indre) de recouvrer cette indemnité.

    Et il ne s’agit pas d’un simple dépassement : le montant de ces indemnités indues, perçues par l’ancienne équipe municipale, est estimé au total entre 80.000 à 100.000 euros pour tous les élus concernés.

    A compter de 2009, période durant laquelle les socialistes (...)

    #En_vedette #Liberté,_Égalité,_Fraternité... #Actualités_France


  • Greffe de rein : les diplômés privilégiés
    http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/16110-Greffe-de-rein-les-diplomes-privilegies

    Les patients atteints d’insuffisance rénale les plus instruits ont presque deux fois plus de chances de bénéficier d’une greffe de rein que les malades les moins diplômés, révèle une étude française publiée ce mercredi dans la revue Population. Ces travaux dirigés par le sociologue Christian Baudelot de l’Ecole Normale Supérieure et du Centre Maurice-Halbwachs, en collaboration avec l’association de patients Renaloo, sont les premiers à montrer ces inégalités d’accès à la transplantation rénale en France.

    Pour mener cette étude, l’équipe s’est appuyée sur l’enquête des Etats généraux du rein 2012 et l’enquête Quavi-REIN 2011 menée grâce au registre de l’Agence de la Biomédecine. Au total, 11 400 patients en dialyse ou transplantés ont été interrogés sur leur niveau de diplôme, profession et revenus. « Ces deux sources convergent vers la même conclusion : quels que soient la tranche d’âge et le sexe, les patients diplômés ont plus souvent accès à la greffe que les autres », indique Christian Baudelot à Pourquoidocteur.
    […]
    En effet, l’organisation du système de soins aurait favorisé la dialyse au détriment de la transplantation rénale.

    Cette dernière s’exerce uniquement dans des centres hospitaliers universitaires tandis que la dialyse est en grande partie prise en charge par des cliniques privées et des associations à but non lucratif. « Et la généralisation de la tarification à l’acte avec des forfaits de dialyse entièrement pris en charge par la sécurité sociale rend le système de la dialyse très rentable à la fois pour les cliniques et les hôpitaux publics », souligne Christian Baudelot. Une hypothèse confirmée par un rapport de la Cour des Comptes rendu public en septembre 2015 dans lequel les Sages de la rue Cambon soulevaient que « la plupart des malades ont trois séances de quatre heures chaque semaine, ce qui génère un revenu de près de 6 000 € par patient et par an pour le praticien présent. De fait, ce dernier n’est pas incité à orienter sa patientèle vers les alternatives possibles. »

    #T2A !

    • C’est bien dégueulasse. C’est assez paradoxal que les plus diplômés (et en général les plus riches-bourgeois) soient greffé en hôpitaux publique tandis que les moins diplômés se retrouvent sous dialyse en clinique privée. Mais j’oublie qu’on ne prête qu’aux riches et que les pauvres payent plein pot.
      #classisme #eugénisme #discrimination #bourgeoisie #greffes #médecine

      L’organisation du système de soins est également responsable des inégalités géographiques dans l’inscription sur liste d’attente. Certaines régions seraient en effet plus enclines à inscrire les patients dialysés sur la liste, à l’instar de l’Ile-de-France où 87 % des malades de moins de 60 ans étaient inscrits sur la liste d’attente en 2011, contre seulement 36 % en région Provence-Alpes-Côtes-d’Azur. Ajouter à cela que 8 départements (Alpes de Haute-Provence, Ariège, Creuse, Eure, Jura, Lozère, Haute-Marne et Haute-Saône) n’ont pas de centres autorisés au prélèvement en 2014.

      Enfin, le sociologue souligne que les patients les plus instruits, et ce quel que soit la pathologie, savent mieux s’orienter dans l’univers médical car ils sont mieux informés et comprennent le parcours de soins. Ainsi, ils peuvent accéder aux meilleurs traitements.

      La liste d’attente égalitaire

      Cependant, ces inégalités s’estompent une fois que le malade a été inscrit sur la liste d’attente car ce n’est plus un médecin qui décide de l’ordre des priorités mais un algorithme mathématique mis en place par l’Agence de la Biomédecine. Ce système permet ainsi l’équité entre les malades et supprime le facteur discriminant qu’es le diplôme.

      Pour remédier à ces inégalités, le sociologue suggère de modifier le système de tarification à l’acte. Il insiste également sur l’importance de développer la greffe de reins à partir de donneurs vivant, en améliorant l’information donnée aux patients et aux familles, et notamment les plus vulnérables.

    • J’ai remarqué la même chose en chirurgie de la main : alors que les travailleurs manuels sont forcément plus exposés et plus dépendant de leurs capacités de préhension, ils sont moins bien soignés, moins bien orientés (vers les fameuses cliniques de la main) et plus souvent laissés avec des séquelles importantes et invalidantes sur l’air du fatalisme, alors qu’un cadre urbain recevra des soins bien plus pointus pour retrouver toute la finesse de ses gestes et une esthétique qui ne soit pas disqualifiante socialement.

      Mais en fait, c’est toute la #médecine qui est souvent une médecine de classe (et sexiste, avec ça !)… ce qui n’est pas étonnant, vu la sociologie du recrutement des #médecins.

    • L’article en pdf http://www.ined.fr/fichier/rte/General/Publications/Population/2016/04-Pop_2016_BaudelotEtAl_23-52.pdf

      et son résumé

      La lutte contre les inégalités sociales de santé est un enjeu majeur de santé publique. Certaines de ces inégalités sont à ce jour peu documentées et donc peu présentes dans les débats. C’est le cas des maladies rénales et de l’accès à leurs traitements (dialyse et greffe de rein). Ces deux traitements ont des conséquences bien différentes en termes de qualité de vie et d’activité professionnelle. La greffe de rein procure au patient à la fois un quotidien plus confortable et une plus longue espérance de vie, mais son accès est contraint par l’offre de greffons. À partir de deux enquêtes récentes inédites, Christian Baudelot, Yvanie Caillé, Olivier Godechot et Sylvie Mercier rendent compte de l’accès socialement différencié à ces deux traitements et en examinent les mécanismes. À chaque étape de la maladie, une dynamique cumulative conduit les patients les moins diplômés à être en situation de désavantage pour bénéficier d’une greffe de rein.

      J’ai pas lu, mais les différents graphiques sont impressionnants…


  • www.lepopulaire.fr - Creuse - GUERET (23000) - Pascal Desfarges : « Je compare l’émergence des tiers-lieux à celle des monastères au XIIe siècle »
    http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/departement/creuse/2016/06/03/pascal-desfarges-je-compare-lemergence-des-tiers-lieux-a-celle-des-monas

    Ces lieux représentent un contre-pouvoir ou du moins un équilibre des pouvoirs face la société algorithmique imposée par de très grands groupes comme Facebook, Google, Apple ou Samsung qui sont en train de monopoliser les données, de les capter et de les revendre. On assiste aussi à l’avènement de la société de contrôle où tout va être automatisé : domotique, traçage… Je travaille sur ce sujet comme sur la ville intelligente. À la ville transhumaniste, j’oppose la ville collaborative.

    À la ville intelligente, j’oppose l’intelligence de la ville. Et cette intelligence est produite par ses habitants.

    #informatique_libre #tiers_lieux



  • lemonde.fr/police-justice/article/2015/08/25/pique-nique-terroriste-dans-l-ombre-de-tarnac_4736160_1653578.html

    Les gendarmes comprennent rapidement de quoi il retourne. Devant l’entrée de la brigade ont été placardées deux affiches : « Ils tuent Rémi Fraisse, ce n’est pas une bavure, de fait nos mondes sont ennemis ». Le blocage du portillon est de toute évidence une réponse à la mort du jeune homme, tué deux semaines plus tôt par une grenade lancée par un gendarme lors des rassemblements contre le barrage de Sivens. Quatre autres brigades ont fait l’objet dans la nuit du même type de sabotage, en Creuse et en Corrèze.
    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/08/25/pique-nique-terroriste-dans-l-ombre-de-tarnac_4736160_1653578.html#6QvpBZGtZ

    C’est quand même troublant cette fixette de la bleusaille pour la Corrèze.

    • Les gendarmes croient tenir leurs terroristes sur le plateau de Millevaches ! Louise Fessard
      https://www.mediapart.fr/journal/france/250815/les-gendarmes-croient-tenir-leurs-terroristes-sur-le-plateau-de-millevache

      Sur le plateau de Millevaches, l’affaire de Tarnac a laissé des traces. Accusé d’avoir cadenassé une gendarmerie du Limousin, un militant creusois de 35 ans sera jugé le 3 septembre pour « entrave au mouvement de personnel ou de matériel militaire ». Au départ ouverte pour « #terrorisme », l’enquête révèle une #surveillance gendarmesque délirante du plateau.

      #paywall comme le précédent

    • Gendarmerie et terroristes du cadenas, suite de l’article de Mediapart précité

      • Le 3 septembre, Gregory, un militant de 35 ans, comparaîtra devant le tribunal de grande instance de Guéret (Creuse) pour « entrave au mouvement de personnel ou de matériel militaire ». Rangé parmi les atteintes à la défense nationale, il s’agit d’un délit introduit dans le code pénal le 4 juin 1960 – en pleine guerre d’Algérie – par une ordonnance visant à faciliter « le maintien de l’ordre, la sauvegarde de l’État et la pacification de l’Algérie ».
      C’est une blague potache qui vaut au Creusois d’être jugé pour cette infraction rarement poursuivie devant les tribunaux français. Il est accusé d’avoir le 8 novembre 2014 cadenassé le portail de la gendarmerie d’Eymoutiers (Haute-Vienne) lors d’une manifestation pacifique en mémoire du jeune botaniste Rémi Fraisse. Gregory est également poursuivi pour « organisation d’une manifestation non déclarée ». Il encourt jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.
      Ce samedi 8 novembre 2014, le plateau de Millevaches est en ébullition après la mort du jeune militant écologiste Rémi Fraisse, tué le 26 octobre par une grenade d’un gendarme à Sivens (Tarn). Environ 80 personnes défilent pacifiquement du centre-bourg d’Eymoutiers jusqu’à la gendarmerie devant laquelle elles s’installent pour pique-niquer. Un participant, le visage dissimulé par sa capuche et un foulard, cadenasse l’entrée de la brigade. Après quoi, il retire tranquillement sa capuche pour rejoindre le pique-nique. Les manifestants accrochent deux banderoles « Désarmons la police » et « A la niche les cognes », maculant symboliquement le macadam de peinture rouge. L’action sera revendiquée par l’Assemblée populaire du plateau de Millevaches dans une vidéo publiée par Rue89 le 10 novembre (l’appel a depuis été retiré mais on peut le retrouver ici).
      « Nous, assemblée populaire du plateau de Millevaches, appelons tous et chacun dans les jours qui viennent, à se rendre en masse devant les commissariats, gendarmeries et casernes, afin d’y bloquer par tous les moyens nécessaires, piquets, soudures, cadenas, murets, etc., la sortie des uniformes globalement inutiles, malfaisants et régulièrement assassins qui les peuplent. »
      « C’était franchement bon enfant avec des vieux et des jeunes, du genre casse-croûte devant la gendarmerie, se souvient Didier, 58 ans, retraité d’ERDF installé dans un village des alentours depuis trente ans. Il n’y a pas eu d’insulte, ni de cris. Les gendarmes, qui étaient à 200 mètres, n’ont pas eu à intervenir. » Sur le plateau, la mort du jeune militant écologiste a profondément touché. « Ça a créé de la colère "On nous tire comme des lapins !", car les gens ont réalisé que ça aurait pu être n’importe lequel d’entre nous : des Rémi Fraisse, il y en a plein ici », explique Daniel Denevert, 66 ans, ancien cadre supérieur dans la santé qui s’est installé dans le coin en 2009 à l’âge de la retraite. « Je l’ai vraiment vécu comme une injustice, ajoute de son côté Didier. Face aux jeunes, on n’hésite pas à tirer dans le tas, à faire dix blessés pour en effrayer cent, mais quand des agriculteurs se conduisent mal, on ne leur tire pas au Flashball dans la figure, ni à la grenade ! »
      Ce dont ne se doutent alors pas les manifestants, c’est que les militaires, mis en cause dans l’affaire de Sivens, sont sur les dents. Et que des enquêteurs, venus de la section de recherche de Limoges, les photographient soigneusement derrière une fenêtre de la brigade. Car le matin déjà, un gendarme d’Eymoutiers, venant à 6h40 prendre son service, s’est heurté à un portail dûment clos par une chaîne cadenassée. Sur le boîtier interphone de la brigade figurait une affiche fraîchement collée au ton accusatoire : « Ils tuent Rémi Fraisse ». Dans quatre brigades voisines de Corrèze et de Creuse, ses collègues militaires ont eu la même mauvaise surprise.
      Ni une ni deux, l’OPJ d’Eymoutiers, qui n’a pas froid aux yeux, se lance dans une enquête de flagrance pour « terrorisme » par « dégradation de bien » et « participation à un mouvement insurrectionnel ». Rien que ça. Présenté comme « faisant partie du premier cercle des responsables du mouvement » du plateau de Millevaches, le poseur de cadenas est rapidement identifié sur les photographies du rassemblement comme un habitant d’un petit village voisin, nommé Gregory. Où l’on retrouve l’« ultra-gauche »
      Lorsqu’ils repèrent en plus parmi les pique-niqueurs Julien Coupat et Gabrielle Hallez, les gendarmes pensent tenir leur insurrection. Venus en voisin de Tarnac (Corrèze), les deux militants, soupçonnés d’avoir saboté des lignes de TGV en 2008, sont alors encore sous le coup d’une mise en examen pour terrorisme [la juge d’instruction parisienne en charge du dossier a depuis abandonné cette qualification - ndlr]. Mieux encore, les gendarmes de la cellule de renseignement du Limousin, appelés en renfort, croient reconnaître une autre mise en examen, Aria Thomas, un cadenas à la main.
      « Au regard de l’implantation des lieux de commission des faits, de l’appartenance à la mouvance politique (extrême gauche) des individus impliqués et de la sensibilité qui en découlait », les gendarmes de la section de recherche de Limoges sont saisis de l’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Guéret. Lequel parquet requalifie les faits en « entrave au mouvement de personnel ou de matériel militaire ». Au total, ce sont 36 manifestants qui sont identifiés sur les clichés et étiquetés « sympathisants de la communauté anarchiste » pour avoir participé à un pique-nique militant devant la gendarmerie. Leurs profils n’ont pourtant rien d’inquiétant : une employée du Conseil départemental, le responsable d’une radio associative du plateau, plusieurs acteurs locaux de l’économie solidaire et sociale (« De Fil en réseau », « Garage associatif et solidaire en Limousin »), le « fils du médecin retraité » d’un village voisin, ainsi qu’une adolescente de 14 ans…
      Les enquêteurs ne lésinent pas sur les moyens. À l’issue de la manifestation, ils filent plusieurs manifestants dans Eymoutiers et relèvent leurs plaques d’immatriculation, ainsi que celles des participants à une réunion se déroulant plus tard dans l’après-midi. Le 15 et le 16 novembre 2014, deux autres rassemblements en mémoire de Rémi Fraisse à Tulle et à Saint-Antonin sont placés sous surveillance. Sans résultat. L’analyse des empreintes digitales et génétiques sur les quelques mégots et morceaux d’adhésif ne donne rien non plus, à part un profil inconnu des fichiers ; pas plus que celle du trafic téléphonique des bornes situées à proximité des brigades cadenassées. C’est également en vain qu’une trentaine de quincailleries et de magasins de motos de la région sont interrogés sur les récents acheteurs de chaînes et de cadenas.
      Manifestation à Tulle, le 15 novembre, après la mort de Rémi Fraisse. © (dr)
      À défaut de faits, il faut donc pas mal d’inspiration à la section de recherche de Limoges pour conclure le 18 mai 2015 à une action « d’individus formant la frange radicale de la mouvance anarchiste (…) regroupés autour d’une organisation auto-baptisée "Assemblée Populaire du Plateau de Millevaches" ». Dans ce rapport de synthèse, l’enquêteur voit dans l’Assemblée une « structure clandestine dont la finalité portait sur des opérations de déstabilisation de l’État par des actions violentes ». Et, dans une vision très policière, il la dote de deux théoriciens, Julien Coupat et le romancier Serge Quadruppani.
      Voici l’intégralité du passage intitulé « Historique de la mouvance anarchiste du Limousin ».
      « Dans les années 90 jusqu’au début des années 2000, des individus affiliés à des mouvements libertaires d’ultra-gauche s’installaient en Haute-Vienne, notamment dans les communes de Nouic, Blond, Cieux et surtout Bussière-Boffy. Ces installations accompagnées d’implantations de yourtes engendraient une profonde discorde avec les élus et la population.
      À partir de 2008 et suite à la médiatisation de l’affaire "des inculpés de Tarnac", de nombreux membres se revendiquant des milieux anarcho-autonomes rejoignaient le "Plateau de Millevaches" situé aux confins des trois départements de la région du Limousin pour se rassembler autour de leur leader charismatique et idéologue, le nommé Julien Coupat (mis en examen et incarcéré dans l’affaire citée supra relative à des actes de terrorisme sur les lignes du TGV français). Ces nouveaux arrivants bénéficiaient alors d’appuis de certains élus locaux et de personnes déjà installées et ralliées à leur cause. Au fil du temps, émergeait alors une structure clandestine dont la finalité portait sur des opérations de déstabilisation de l’État par des actions violentes menées au cours des manifestations d’importance.
      Cette communauté anarchiste se regroupait finalement dans un mouvement baptisé "L’assemblée populaire du Plateau de Millevaches". Son observation permettait de mettre en évidence que celle-ci était régulièrement fréquentée par de nombreux sympathisants belges, suisses, italiens et allemands ainsi que par de jeunes activistes originaires de différentes régions de France. Très méfiants, les membres de cette mouvance adoptaient une attitude de délinquants d’habitude. Au delà de ce mode de vie qui s’apparentait à la théorie prônée par Coupat Julien et Quadruppani Serge (considéré comme l’un des fondateurs), ces individus affichaient une volonté d’agir de manière concertée avec comme seul but de porter atteinte à l’État, à l’autorité de celui-ci et à ses infrastructures. Ils obéissaient ainsi à une doctrine "philosophico-insurrectionnaliste", tel qu’il était mentionné dans un pamphlet intitulé "L’insurrection qui vient".
      De ce fait, ils s’agrégeaient systématiquement à des mouvements de mécontentement écologistes, altermondialistes, anti-nucléaires, etc., prenant systématiquement pour prétexte certaines initiatives gouvernementales qu’ils baptisaient de "grands projets inutiles et imposés par le gouvernement ou les collectivités territoriales". La violence à l’égard des forces de l’ordre avec la volonté de porter atteinte à leur intégrité physique apparaissait toujours dans les slogans de ces individus.
      La mort de Fraisse Rémi donnait alors une nouvelle tribune à ces activistes et servait d’argument aux fins de mener des actions violentes contre les intérêts de l’État et ses représentants. Ils espéraient ainsi entraîner dans leur sillage les lycéens, écologistes, anticapitalistes, etc., souhaitant défendre cette cause et dénoncer la position du gouvernement. »
      « Un copié-collé de l’affaire de Tarnac »
      « C’est de la pure connerie, un copié-collé de Tarnac », réagit Daniel Denevert. Librement inspirée des élucubrations policières de l’affaire de Tarnac, cette réécriture de l’histoire du plateau de Millevaches ferait presque sourire ses habitants si elle ne dévoilait pas un degré de surveillance policière inquiétant.
      En fait de cellule clandestine, l’Assemblée populaire du plateau de Millevaches est un mouvement informel créé en 2010 au moment du mouvement contre la réforme des retraites. « Nous avions fait des blocages de dépôts de carburant, des taggages, une caisse de solidarité pour les grévistes, explique Daniel Denevert. Depuis, nous avons pris l’habitude de nous réunir à chaque fois qu’un sujet de société national ou local surgit. La liste de diffusion rassemble 150 à 200 personnes avec des parcours et sensibilités très différentes, des écolos, des artisans, des agriculteurs, des libertaires, etc. C’est une terre assez isolée, peu peuplée, avec des habitudes de solidarité quotidienne. L’assemblée fait écho à cet esprit de bienveillance. »
      Serge Quadruppani.
      Qualifié de fondateur du mouvement, l’écrivain et traducteur de polars Serge Quadruppani, 53 ans, ne s’est en fait installé sur le plateau qu’en 2011, soit un an après sa création. Croyant reconnaître sa voix dans l’appel vidéo diffusé sur Dailymotion, les gendarmes ont demandé à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) de comparer sa bande-son avec un entretien radiophonique donné par l’écrivain. Encore une fausse piste, l’expert n’a relevé « aucune concordance objective ». « C’est très flatteur d’avoir voulu faire de moi l’idéologue du plateau, j’ai beaucoup de sympathie pour ce qui s’y passe, mais ces gens n’ont pas besoin de moi comme théoricien, s’amuse le romancier libertaire. Quant à la structure clandestine, c’est ridicule, il s’agit d’une assemblée publique à laquelle toute le monde peut participer. »
      Entendu en audition libre le 24 mars 2015 à l’issue de l’enquête, le seul suspect Gregory a refusé de répondre aux questions des gendarmes. « J’ai l’impression qu’ils se sont tapés de gros films et ont écrit une belle histoire », dit le jeune homme, investi dans une association agricole. Jointe par téléphone, son avocate Me Martine Blandy, juge l’enquête « disproportionnée dans ses qualificatifs et ses moyens ». « Cette débauche de moyens n’a mené à rien, elle a juste permis de faire du renseignement », estime l’avocate limougeaude.
      Michel Lulek, qui dirige un trimestriel local intitulé INPS, ne reconnaît pas non plus sa montagne limousine dans le récit gendarmesque. « Ce n’est pas du tout le campement de babas caricatural décrit, dit ce journaliste. Le plateau a connu des vagues successives d’installations de nouveaux habitants : des agriculteurs normands et hollandais dans les années 1950, le retour à la terre un peu naïf post-1968, la génération "développement local et éducation populaire" de la décentralisation des années 1980 dont je fais partie. Puis dans les années 2000 sont arrivés des gens dans une recherche d’autonomie, catalogués de décroissants qui ont installé quelques yourtes, ainsi que des militants engagés dans des luttes politiques, des squats. Les assemblées reflètent cette diversité, y compris celle des natifs du coin. »
      Il rappelle que le mouvement s’est également investi dans des débats très locaux, comme la réforme des communautés de communes et l’avenir du plateau, une région à faible densité que les géographes de la Datar transformeraient volontiers en « usine à bois et plateforme de production d’hydroélectricité pour le reste du pays ». « Réduire ces mobilisations à une groupe d’activistes, dans une grille de lecture policière hiérarchisée, c’est aussi une façon facile de se boucher les oreilles et de ne pas entendre les vraies questions posées sur le déficit de démocratie locale et la reconfiguration d’un territoire », estime Michel Lulek.



  • Le projet de mines d’or en Creuse fait réagir associations, élus et riverains - France 3 Limousin
    http://limousin.france3.fr/2014/02/26/le-projet-de-mines-d-or-en-creuse-fait-reagir-associations-elus-et-

    Raffa

    Le projet de mines d’or en Creuse fait réagir associations, élus et riverains - France 3 Limousin - http://limousin.france3.fr/2014...

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    « Un permis d’exploration minière a été accordé en novembre dernier à la société Cominor pour une recherche de plusieurs métaux dont l’or au nord-est de la Creuse. Une réunion avait lieu hier à Guéret. » - Raffa


  • #Fukushima : « Notre vie, désormais, c’est de creuser notre tombe » | Rue89 Planète
    http://www.rue89.com/rue89-planete/2013/05/22/fukushima-vie-desormais-cest-creuser-tombe-242483

    Les autorités vont rouvrir discrètement la zone interdite entourant la centrale #nucléaire. Les réfugiés pourront retrouver leur domicile, à leurs risques et périls.

    Et puis le provisoire est devenu durable. Aujourd’hui, après leur avoir versé une indemnité forfaitaire, les autorités départementales exigent des réfugiés qu’ils remboursement les sommes versées, afin de les redistribuer sous forme d’allocations mensuelles pour une période non définie.

    Et parce qu’il faut bien susciter la reprise économique de la région, les autorités ont aussi décidé de rouvrir la zone de vingt kilomètres évacuée après l’accident.

    #radioactivité #réfugiés

    • Aujourd’hui, Martin est japonais...

      Avec une bêche à l’épaule,
      Avec, à la lèvre, un doux chant,
      Avec, à la lèvre, un doux chant,
      Avec, à l’âme, un grand courage,
      Il s’en allait trimer aux champs !

      Pauvre Martin, pauvre misère,
      Creuse la terre, creuse le temps !

      Pour gagner le pain de sa vie,
      De l’aurore jusqu’au couchant,
      De l’aurore jusqu’au couchant,
      Il s’en allait bêcher la terre
      En tous les lieux, par tous les temps !

      Pauvre Martin, pauvre misère,
      Creuse la terre, creuse le temps !

      Sans laisser voir, sur son visage,
      Ni l’air jaloux ni l’air méchant,
      Ni l’air jaloux ni l’air méchant,
      Il retournait le champ des autres,
      Toujours bêchant, toujours bêchant !

      Pauvre Martin, pauvre misère,
      Creuse la terre, creuse le temps !

      Et quand la mort lui a fait signe
      De labourer son dernier champ,
      De labourer son dernier champ,
      Il creusa lui-même sa tombe
      En faisant vite, en se cachant...

      Pauvre Martin, pauvre misère,
      Creuse la terre, creuse le temps !

      Il creusa lui-même sa tombe
      En faisant vite, en se cachant,
      En faisant vite, en se cachant,
      Et s’y étendit sans rien dire
      Pour ne pas déranger les gens...

      Pauvre Martin, pauvre misère,
      Dors sous la terre, dors sous le temps !

      http://www.parolesmania.com/paroles_georges_brassens_9624/paroles_pauvre_martin_334327.html


  • Guerre à la Guerre ! Gentioux, 11 Novembre 2011 at Atheneo du Puy de Dôme
    http://anarsixtrois.unblog.fr/2011/10/30/guerre-a-la-guerre-gentioux-11-novembre-2011

    Comme tous les ans, des centaines d’anti-militaristes (dont une majorité d’anarchistes !) se rassembleront le 11 Novembre à Gentioux, en Creuse. Nous nous rassemblerons une nouvelle fois pour dire non à la guerre, à toutes les guerres (sauf la guerre sociale, indécrotables anarchosyndicalistes !).