city:doha

  • Le Qatar annonce son départ de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole
    https://www.lemonde.fr/international/article/2018/12/03/le-qatar-annonce-son-depart-de-l-organisation-des-pays-exportateurs-de-petro

    L’émirat du Golfe, qui devrait se retirer du cartel de l’or noir en janvier, est l’un des plus petits producteurs de l’OPEP et son influence y est limitée.

    L’annonce a surpris. « Le Qatar a décidé de se retirer comme membre de l’OPEP avec effet en janvier 2019 », a déclaré lundi 3 décembre le nouveau ministre de l’énergie de l’émirat, Saad Sherida Al-Kaabi. Le pays est membre depuis 1961 de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole.

    Cette décision résulte d’une réflexion sur les moyens de renforcer le profil international du Qatar et de préparer sa stratégie de long terme, largement axée sur l’industrie gazière, a expliqué M. Al-Kaabi. Le richissime émirat, premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié, est l’un des plus petits producteurs de l’OPEP et son influence y est limitée.

    Son annonce survient juste avant une réunion cruciale du cartel et de ses partenaires à Vienne, en Autriche, les 6 et 7 décembre, qui a pour objectif de trouver un accord sur une réduction de la production de pétrole. Les prix de l’or noir ont chuté de plus d’un quart depuis le début d’octobre, lorsqu’ils avaient atteint leur plus haut niveau en quatre ans. Doha a assuré cependant qu’il continuerait de respecter ses engagements, comme les autres pays qui ne font pas partie de l’OPEP.

    Le ministre de l’énergie qatari assure que ce départ n’est pas politiquement motivé. Mais le petit Etat de 2,6 millions d’habitants est en conflit ouvert avec ses voisins, dont l’Arabie saoudite, chef de file du cartel et l’un de ses cofondateurs. Depuis le 5 juin 2017, Riyad et ses alliés – les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte – ont tous coupé leurs liens avec Doha, l’accusant de soutenir des mouvements « terroristes », de se rapprocher de l’Iran et de saper la stabilité de la région.

    La seule frontière terrestre de la petite nation péninsulaire avait alors été fermée, sa compagnie aérienne publique interdite d’emprunter l’espace aérien des pays voisins, et ses citoyens expulsés de ces mêmes pays. Depuis plusieurs mois, le régime saoudien entretient également le flou autour d’un projet de canal maritime, percé parallèlement à sa frontière avec le Qatar, qui transformerait de facto l’émirat en île.


  • A Haven for Money in the Middle East, Dubai Is Losing Its Shine - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-11-18/a-haven-for-money-in-the-middle-east-dubai-is-losing-its-shine

    There’s a deeper problem. Dubai prospered as a kind of Switzerland in the Gulf, a place to do business walled off from the often violent rivalries of the Middle East, says Jim Krane, author of the 2009 book “City of Gold: Dubai and the Dream of Capitalism.’’

    Now the state that Dubai is part of, the United Arab Emirates, has become an active player in those conflicts, fighting in civil wars from Libya to Yemen and joining the Saudi-led boycott of Qatar.

    “It’s a situation that Dubai finds itself in mostly through no fault of its own,’’ says Krane. “You can go to war with your neighbors, or you can trade with them. It’s really hard to do both.’’
    ‘Unpleasant Surprise’

    Stories of Qatari citizens being ordered to leave the U.A.E. shocked businesses that serviced the region from headquarters in Dubai. American executives were especially concerned about the prospect of being forced to pick sides, says Barbara Leaf, who was U.S. ambassador in the U.A.E. until March.

    “It has cast a shadow,’’ she says. “It was a very unpleasant surprise when U.A.E.-based companies found out they could no longer fly or ship goods directly to Doha.’’ The dispute rumbles on, even though the U.S. is applying renewed pressure for a settlement.

    #émirats


  • Regardez le documentaire interdit et explosif sur le lobby pro-israélien aux Etats-Unis - Télévision - Télérama.fr

    https://www.telerama.fr/television/regardez-le-documentaire-interdit-et-explosif-sur-le-lobby-pro-israelien-au

    Attention, matière inflammable ! Le site d’information sur le Proche-Orient et le Maghreb Orient XXI met en ligne les deux premiers épisodes d’une série documentaire en quatre volets : une enquête spectaculaire sur le lobby israélien aux Etats-Unis. Prévue début 2018, la diffusion de ce reportage mené par la cellule d’investigation de la chaîne qatarie Al-Jazira a été gelée par Doha qui, en plein contentieux avec ses voisins saoudiens et émiratis, n’a pas voulu s’aliéner l’administration Trump, infaillible appui d’Israël. Orient XXI précise sur son site qu’un accord est intervenu entre le gouvernement du Qatar et une partie du lobby pro-israélien qui a, en échange, accepté d’adopter une attitude neutre dans le conflit entre l’Arabie saoudite et le petit émirat. Dans Le Monde diplomatique, Alain Gresh, le directeur d’Orient XXI, rapporte qu’en avril 2018 le site de l’Organisation sioniste américaine (ZOA) publiait un communiqué se réjouissant que « le Qatar [ait] accepté de ne pas diffuser le documentaire vicieusement antisémite d’Al-Jazira réalisé par un infiltré sur le soi-disant lobby juif américain ».
    Nous avons visionné La Guerre secrète et Orienter les élites, les deux épisodes visibles sur le site d’Orient XXI. Premier constat : il s’agit d’un travail journalistique sérieux, précis et documenté qui fait intervenir de nombreuses personnalités, politiques, universitaires, essayistes, étudiants. L’expression « lobby juif », pour le moins tendancieuse, n’est jamais prononcée et il est expliqué à plusieurs reprises que les responsables des organisations incriminées dans le reportage ont été sollicitées, en vain, par ses auteurs. L’antisémitisme y est dénoncé sans équivoque. Nulle théorie du complot en vue, les adeptes des élucubrations antisémites type Protocoles des Sages de Sion peuvent donc s’abstenir.


  • DOCU AUTOCENSURÉ D’AL-JAZEERA SUR LE LOBBY PRO-ISRAÉLIEN : CE QU’IL RÉVÈLE VRAIMENT

    Arrêt sur images

    Le Qatar a fait taire sa télé emblématique pour éviter une catastrophe diplomatique. Arrêt sur Images a visionné deux épisodes de "The Lobby - USA", le documentaire interdit. On vous raconte.
    Une enquête filmée en caméra cachée, qui met au jour le poids et les pratiques des groupes de pression pro-israéliens aux Etats-Unis… C’est l’angle d’attaque de "The Lobby – USA", documentaire en quatre volets produit par la chaîne qatarie Al-Jazeera, qui promettait des révélations en cascade sur la stratégie d’influence du gouvernement Nethanyaou outre-Atlantique.

    Sauf que voilà, au début de l’année, après des mois d’expectative, le bras armé télévisé du Qatar a finalement décidé de remiser son film au placard. La raison ? En plein conflit larvé avec l’Arabie Saoudite, le petit émirat aurait préféré la jouer tactique. Soucieux de ne pas s’aliéner les puissants groupes de pressions israéliens, le Qatar a préféré geler la diffusion du reportage. Selon le site spécialisé sur le monde arabe, Orient XXI, Doha aurait accepté de déprogrammer le film "suite à un accord entre le gouvernement du Qatar et une partie du lobby pro-israélien qui a, en échange, accepté d’adopter une attitude neutre dans le conflit entre l’Arabie saoudite et le petit Emirat." Quelle histoire !

    "The Lobby - USA", une enquête sacrifiée sur l’autel des intérêts géostratégiques du Qatar… clap de fin pour un documentaire mort-né ? Non, car dès septembre, le Monde Diplomatique, sous la plume d’Alain Gresh, également directeur de publication du site Orient XXI, s’est procuré le film interdit, et en a divulgué les grandes lignes.

    Et voici que ce 2 novembre, Orient XXI, en partenariat avec le site pro-palestinien The Electronic Intifada (Etats-Unis) et le journal libanais Al-Akhbar ont rendu le documentaire public. Les deux premiers épisodes (sur quatre) ont pour l’instant été sous-titrés en français et mis en ligne par Orient XXI qui estime qu’"il y va du droit à l’information." Alors à quoi ressemble "The Lobby - USA" ? Que révèlent les premiers volets de l’enquête maintenue sous cloche par le Qatar ?

    INFILTRÉ

    "The Lobby - USA" se présente comme la suite d’un précédent documentaire de la chaîne déjà consacré aux lobbys pro-israéliens au Royaume-Uni. Diffusé début 2017, ce premier opus avait, comme nous vous le racontions à l’époque, déclenché un début de crise diplomatique entre Israël et la Grande-Bretagne. En cause : une séquence en caméra cachée dans laquelle un diplomate israélien conspirait avec un haut fonctionnaire pour faire « tomber » un ministre britannique aux positions jugées trop pro-palestiniennes. Cette fois, avec "The Lobby - USA", Al Jazeera reprend les mêmes ficelles pour mettre au jour le poids des groupes de pression pro-israéliens aux Etats-Unis.

    Pour les besoins de l’enquête, la chaîne a réussi à intégrer l’un de ses reporters dans les rangs des organisations pro-Israël aux Etat-Unis. James Anthony Leinfeld, dit "Tony", a infiltré durant cinq mois The Israël Projet (TIP) ou encore l’American Israël Public Affairs Comittee (AIPAC, le plus puissant lobby pro-israélien aux Etats-Unis). De cocktails en congrès, de conventions en stages de formation pour militants pro-israéliens, Tony a recueilli en caméra cachée les confidences de plusieurs membres et cadres de ces organisations qui poussent les intérêts israéliens sur le sol américain. "C’est une campagne psychologique impliquant espionnage et calomnies", commente la voix off dans les premières minutes du documentaire.
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    LE TEASER DU DOCUMENTAIRE

    "The Lobby – USA" - version sous-titrée - Orient XXI

    LE GOUVERNEMENT ISRAELIEN FINANCERAIT LE COMBAT ANTI-BDS AUX USA

    L’enquête d’Al-Jazeera montre l’obsession du pouvoir israélien pour le mouvement pro-palestinien BDS et ses partisans aux Etats-Unis. Lancée en 2005 par des ONG palestiniennes, la campagne BDS (pour Boycott, désinvestissement et sanctions) a gagné les facs américaines en appelant au boycott et à diverses pressions économiques à l’encontre d’Israël aussi longtemps que l’occupation des territoires palestiniens se poursuivra. Sous couverture, le reporter d’Al-Jazeera assiste à la conférence annuelle de l’Israeli American Council (IAC), dont le rôle est de mettre en relation les Juifs américains avec Israël. En caméra cachée, il a filmé l’événement : "Cette année, combattre BDS était le sujet central", explique la voix off.

    "The Lobby – USA"

    Mais comment remporter cette guerre d’influence contre un mouvement non violent ? "En utilisant notamment des outils cyber et Internet", expose lors de cet événement Sagi Balasha, membre de l’IAC, qui explique comment son organisation a mis en place "une unité civile de renseignement qui collecte, analyse, et agit contre les militants du mouvements BDS" aux Etats-Unis. L’enquête d’Al-Jazeera suggère que ce travail de surveillance des militants du BDS se fait avec le concours et le soutien opérationnel du gouvernement israélien. Filmée par Al Jazeera lors de ce congrès de lobbyiste, la ministre israélienne des affaires stratégiques invitée ce jour-là explique à la tribune de l’IAC que son ministère est partenaire de cette opération de renseignement. Elle explique : "Nous sommes un gouvernement qui travaille sur un territoire étranger et nous devons être très, très prudents." Une ministre d’un gouvernement étranger explique coordonner une campagne de surveillance sur le sol américain pour "cartographier" et "collecter du renseignement" sur les partisans du BDS. Une révélation d’importance.

    JULIA, L’ÉTUDIANTE-ESPIONNE QUI VEUT "CONTRÔLER LE RÉCIT"

    Sous couverture, Tony, le reporter d’Al-Jazeera, réussit à approcher une jeune Américaine qui lui en dit plus sur la façon dont le gouvernement israélien travaille avec ses relais diplomatiques aux Etats-Unis.
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    "IL S’AGIT PRINCIPALEMENT DE COLLECTE DE RENSEIGNEMENTS"

    Il s’agit de Julia Reifkind, alors employée à l’ambassade d’Israël à Washington, et membre de l’organisation pro-israélienne AIPAC. Filmée en caméra cachée dans un café de Washington, elle explique : "Personne ne sait ce qu’on fait. C’est essentiellement beaucoup de recherches, en surveillant les activités de BDS. Il s’agit principalement de collecte de renseignements que nous transmettons à Israël. C’est une grosse partie de mon travail. Renvoyer cela au ministère des affaires étrangères, et au ministère des affaires stratégiques."

    Al Jazeera nous explique qu’elle a dirigé un groupe pro-israélien affilié à l’AIPAC pendant qu’elle était à l’université de Davis, en Californie. Le documentaire ne dit pas si la jeune femme était déjà alors en poste à l’ambassade et si elle avait une double casquette d’agent diplomatique et de responsable étudiant. En revanche, le reportage s’attarde sur les facs américaines, et particulièrement sur celle de Davis en Californie, où des groupes de pression pro-israéliens tentent de discréditer le mouvement BDS et ses leaders étudiants.

    Face caméra, Julia Reifkind raconte comment, membre actif de l’AIPAC et leader étudiante pro-israélienne, elle a orchestré une campagne de dénigrement du BDS . Durant un débat, les étudiants pro-israéliens sont partis en signe de protestation, et ont mis en ligne des vidéos pour rendre publique leur protestation.
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    Le tout orchestré par l’AIPAC et Reifkind. "Notre volonté était de contrôler le récit", explique la jeune femme. Un activisme qui se double d’une stratégie de communication bien rôdée sur les réseaux sociaux. Reifkind raconte comment son groupe de pression a publié le jour-même des dizaines de tribunes, et inondé la presse de communiqués dénonçant le BDS, comme un "mouvement enraciné dans le mensonge et la haine". Elle raconte : "Quand les gens ouvraient leur Facebook, il ne voyaient pas les étudiants célébrant leur victoire mais il partageaient notre point de vue."

    L’AVOCAT QUI RACONTE LE FINANCEMENT DES CAMPAGNES ÉLECTORALES AMÉRICAINES

    DE L’ART DE BIEN ORIENTER UNE CAMPAGNE ÉLECTORALE

    Nouveau témoin filmé et enregistré à son insu, un "important avocat pro-israélien", David Ochs, compte inviter l’infiltré à une collecte de fonds. Dans un entretien téléphonique, il lui détaille le principe de ces collectes, pour lesquelles les donateurs pro-israéliens se réunissent au sein du "plus grand groupe de politique ad hoc, certainement le plus riche de Washington" D’après lui, le groupe soutient entre autre "Mark Lirk, sénateur de l’Illinois, Ted Deutch, de Floride, Barbara Comstock, députée de Virginie, Richard Burr de Caroline du Nord Kelly Ayotte [...] du comité des armements."
    David Ochs

    "TONY" A OBTENU LES CONFIDENCES DE DAVID OCHS

    Au téléphone, Ochs explique le déroulement des rencontres à Tony, sans que ce soit toujours très clair. Sauf ceci : "La seule manière de mettre la pression sur [les membres du congrès], c’est avec de l’argent". Pour cibler les candidats qu’ils feront bénéficier de leurs largesses, les membres du groupe de donateurs, qui semble piloté par l’AIPAC, “choisissent les candidats qui sont dans une course serrée”. On comprend qu’ils seront d’autant plus sensibles au “coup de pouce” de lobbys, et donc plus sensible à leur cause. Les donateurs viennent nombreux. Un militant anti-lobbys explique pourquoi à Al-Jazeera. "La limite de la contribution d’une personne à un candidat est de 2700 dollars."

    Donc, pour pouvoir amener beaucoup d’argent à un candidat sans enfreindre la loi, les particuliers se regroupent. "Ceci permet d’acheter le législateur", poursuit le militant. L’enjeu est aussi celui de la discrétion. En donnant en tant que particulier, et non en tant que groupe, “tout ce que nous verrons, sur les rapports financiers de campagne, ce sont les noms des particuliers qui ont contribué. Mais il n’y aura aucune trace, dans ces rapports, sur le fait qu’ils ont travaillé ensemble en tant que groupe”, conclut Holman. Quels sont les sujets sur lesquels les donateurs pilotés par l’Aipac souhaitent faire pression ? David Ochs répond crûment. “A New York (...) nous ne demandions rien sur ces putain de Palestiniens. Tu sais pourquoi ? Parce que c’est un petit problème, tout simplement. L’enjeu important, c’est l’Iran, nous voulons que tout soit concentré sur l’Iran.”

    INSINUATIONS AU PROGRAMME

    Ces pratiques semblent jouer avec la loi sans l’outrepasser vraiment. Mais l’avocat David Ochs sous-entend aussi que certains gros bienfaiteurs de la cause israélienne, pour dépasser la limite des 2700 dollars, transfèrent de l’argent à de plus petits donateurs pour qu’ils fassent des dons "à leur place". Une pratique "illégale" selon Holman, mais dont le documentaire peine à établir clairement la réalité, du moins dans les deux premiers épisodes.

    En septembre dans le Monde Diplo, le directeur d’Orient XXI, Alain Gresh, expliquait avoir eu accès au film "grâce à un ami résidant dans les pays du Golfe". Il ajoutait : "Cet enfouissement d’un travail qui a duré plus d’une année a suscité des remous au sein de la chaîne. Certains ont souhaité que ces révélations ne sombrent pas dans les sables mouvants des compromis géopolitiques." Des remous au sein de la chaîne ? C’est peu dire. En mars 2018, le chef de la cellule investigation d’Al-Jazeera, Clayton Swisher, avait pris la parole pour expliquer qu’il regrettait cette déprogrammation. Quelques jours plus tard, en signe de défiance, il prenait un congé sabbatique. A-t-il fait fuiter le documentaire ? Mystère. Dans tous les cas, Orient XXI annonce que les deux derniers des quatre épisodes de l’enquête seront sous-titrés en français et mis en ligne "dans les semaines à venir".

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  • UAE. The Other Murderous Gulf - Carnegie Endowment for International Peace

    https://carnegieendowment.org/2018/10/30/other-murderous-gulf-pub-77606

    Since the murder of Jamal Khashoggi by a Saudi hit squad in early October, Mohammed bin Zayed, the crown prince of Abu Dhabi and patron of Saudi Arabia’s own crown prince Mohammed bin Salman (MbS), has resembled the cat that swallowed the canary. The disastrous regional adventurism and ruthless despotism of his protégé has averted Washington’s gaze from the UAE’s own responsibility for the carnage that is roiling the region. But the UAE should not be given a get out jail free card. If the White House refuses to hold the Emirates accountable for undermining U.S. interests, Congress should use its constitutional power to step into the leadership void.

    Richard Sokolsky

    Richard Sokolsky is a nonresident senior fellow in Carnegie’s Russia and Eurasia Program. His work focuses on U.S. policy toward Russia in the wake of the Ukraine crisis.
    Throughout Yemen’s three-and-a-half-year civil war, the Emiratis have been as brutal and reckless as the Saudis. While Saudi aircraft slaughter innocent civilians at wedding halls, funerals, homes, markets, schools, and ports, UAE boots on the ground have also contributed to the humanitarian disaster. The UAE-led military offensive in and around the port city of Hodeidah has been a catastrophe: over 400,000 Yemenis have been displaced since June and the fighting has considerably worsened the country’s already alarming food crisis and famine. Human rights organizations have reported on secret UAE-administered detention facilities where torture, beatings, electric shocks, and killings have occurred. The UAE royal family has paid retired U.S. Special Forces soldiers to track down and assassinate Yemeni political figures that it believes are in league with the wider Muslim Brotherhood movement. In Aden, the UAE has organized, supplied, and paid militias to foment fractious proxy violence. Yemenis who once saw the Emirati intervention as an heroic act to defend their nation’s sovereignty from a ruthless Iran-supported militia are now depicting it as an occupation, if not colonization.

    The UAE is part of the coalition of “Saudi-led” Arab countries (along with Bahrain and Egypt) that imposed a blockade against Qatar in May 2017. These nations were attempting to, among other things, end Qatar’s “terrorism,” cut its ties to Iran, get it to stop meddling in the internal affairs of other countries, and force it to pursue a less independent foreign policy. The UAE has taken an even more hardline stance against the Qataris than the Saudis, in part because it is more fanatical than Riyadh about eradicating any trace of Muslim Brotherhood influence in Qatar and the region more broadly. The boycott, which has divided America’s partners in the Gulf Cooperation Council, has been a disaster for both the UAE and Saudi Arabia, affording both Iran and Turkey opportunities to expand their influence in Doha. Nor has it worked out well for Washington, which hoped to forge a united Gulf front to contain Iranian influence. But for the UAE, the Saudis have been a useful surrogate for outsized regional ambitions; the Emiratis’ relationship with the Kingdom has allowed them to punch well above their weight. That’s not a good thing.


  • Riyad aurait-il décidé de frapper à l’ultime porte ? – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/30/riyad-aurait-il-decide-de-frapper-a-lultime-porte

    Le journaliste dissident saoudien Jamal Khashoggi ©Getty                                                                                                           

    Quelques heures après l’annoncé de l’assassinat du journaliste saoudien Khashoggi en territoire turc, la presse occidentale a affirmé que les Américains iraient « sanctionné » le régime tortionnaire de Riyad. Le même jour, la chaîne saoudienne Al-Arabiya a fait publier un article où l’auteur menaçait les États-Unis : » Si Washington gèle les avoirs saoudiens placés dans les banques occidentales ( avoirs dont le montant est estimé à des milliers de milliards de dollars, NDLR) , Riyad se rapprocherait de la Russie et de la Chine et irait jusqu’à renouer les liens avec l’Iran et le Hezbollah ». Personne n’a cru l’auteur dont les propos ont été très rapidement démentis par les officiels saoudiens.

    PressTV-Les USA ont-ils « éliminé » MBS ?
    Depuis que la garde personnelle de Ben Salmane, composée entre autre d’agents US, l’a évacué de son palais à Riyad, en plein tentative de coup d’État, le prince héritier n’a fait aucune apparition publique.

    Près d’un mois après l’assassinat du journaliste Khashoggi, assassinat revendiqué désormais par Riyad force est de constater que les Saoudiens n’ont pas eu gain de cause. Diabolisé par la presse américaine et européenne, y compris par celle qui voyait en lui » le super réformateur », Ben Salmane (MBS) se sent abandonné : Certes les USA n’ont pas décidé d’annuler leurs contrats d’armements signés avec Riyad ni de revoir à la baisse leur niveau des relations avec ce dernier mais MBS croit toujours à un coup d’État « occidental » contre sa propre personne lequel a permis à l’opportuniste président truc de pêcher largement dans les eaux troubles.

    Un website d’informations proche de Doha vient d’affirmer avoir à sa disposition des informations selon lesquelles « un contact secret aurait eu récemment lieu entre les ministres saoudien et saoudien des Affaires étrangères ». Le site d’information « Al-Khaleej Online » ajoute que le chef de la Diplomatie saoudienne, Adel al-Jubeir aurait entré en contact, ces quelques dernières semaines et à plusieurs reprises, avec le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif pour parvenir à une entente sur les questions régionales, dont et surtout le Yémen. Ces contacts, à en croire le site, se seraient passés en secret. Cette information qui n’a été confirmée ni par les sources iraniennes ni par les sources saoudienne et qui au demeurant, cadrent bien mal avec le contexte actuel de la région, a également été reprise la semaine dernière, par certaines sources sur Twitter, qui confirmaient des contacts entre les deux ministres iranien et saoudien des Affaires étrangères.

    Aucune source iranienne n’a encore confirmée ces prétendus contacts.

    Le diable iranien VS l’ange saoudien ?
    L’Arabie saoudite, qui se donne pour « un phare de lumière » devant l’Iran, conclut un contrat d’équipements d’espionnage avec Israël.

    Les relations diplomatiques irano-saoudiennes sont interrompues depuis 2016, date à laquelle le régime de Riyad a décapité le leader des chiites et opposant pacifiste des politiques discriminatoires, Cheikh Nimr al-Nimr. Remonté sans cesse par ses alliés américain et israélien contre l’Iran, le prince Ben Salmane n’a cessé depuis de souffler sur les braises des hostilités contre l’Iran en qui il voit son pire ennemi. Si l’information de « Al-Khaleej Online » s’avère vraie, cela prouverait l’impasse dans laquelle se trouve le régime de Ben Salmane après avoir été lâché par ses mentors occidentaux. Ceci étant dit, l’Arabie des Salmane continue, à l’heure qu’il est à mener de la pire façon son oeuvre d’extermination de masse au Yémen.

    Khashoggi : Israël a piégé MBS ?
    Le départ du général saoudien, al-Assiri, a été accueilli avec consternation par les milieux du renseignement israélien. Pourquoi ? Quels liens entre al-Assiri et Israël ?                                                                                        https://www.presstv.com/DetailFr/2018/10/30/578514/contact-secret-arabie-saoudite-riyad-iran-aljubeir-zarif


  • A rational Hamas

    Hamas leader’s interview with Israeli paper caused an uproar. It wasn’t always like that

    Amira Hass

    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-hamas-leader-s-interview-with-israeli-paper-caused-an-uproar-it-wa

    The interview with Yahya Sinwar, Hamas chief in Gaza, which was conducted by Italian journalist Francesca Borri and published in the Israeli daily Yedioth Ahronoth,” set off a major internet storm in the Gaza Strip and the Palestinian diaspora. What? Sinwar spoke knowingly to an Israeli newspaper? It wasn’t the content that caused the uproar (“A new war is not in anyone’s interest, certainly not our interest”) – only the host.
    >> Israel is incomparably stronger than Hamas – but it will never win: Interview with Hamas leader in Gaza
    Sinwar’s bureau hastened to publish a clarification: The request was for an interview with an Italian newspaper and a British newspaper; the Western media department in the Hamas movement ascertained that the journalist was neither Jewish nor Israeli, and that she has never worked with the Israeli press. There was no face-to-face interview with the above-mentioned journalist, but rather a written response to her questions. The journalist met with Sinwar only for the purpose of a joint photo.

    Hamas leader Yahya Sinwar greets militants in Khan Younis, southern Gaza Strip, after his release from Israeli prison, October 20, 2011Adel Hana / ASSOCIATED PRESS
    Borri, 38, is a freelance journalist who began writing only about six years ago, mainly from Syria. “I think that Sinwar agreed to let me interview him because he knew that I’m a war correspondent and that I would understand when he told me that he isn’t interested in another war,” she told me over the phone from Italy on Friday.
    Her articles have been published in many languages – including in Hebrew in Yedioth Ahronoth. In June, Borri visited Gaza and published an article that was “tough on Hamas,” as she put it. She was haunted by the sight of little children begging, and in her opinion the Islamic resistance movement is also responsible for the terrible deterioration in the Strip. That article was also translated and published in Yedioth.
    And then Borri received a text message from one of Sinwar’s advisers, she told me. Why are you so hard on the Palestinians, he complained. They exchanged several text messages, until she asked if she could interview Sinwar. In late August she came to the Gaza Strip again, to interview him.

    Yahya Sinwar holds his son Ibrahim while he listens to Khaled Mashaal, the outgoing Hamas leader in exile, during his news conference in Doha, Qatar, on Monday, May 1, 2017Adel Hana,AP
    I asked her whether Hamas really didn’t know that the article would be published in Yedioth. “As a freelancer, transparency is important to me,” she said. “It was clear to everyone that the interview would be translated into other languages, including Hebrew. Everyone in Sinwar’s bureau knew that my articles have been published in Yedioth Ahronoth.”

    What caused the outrage was that the wording of the article seemed to indicate that Borri was sent by the Israeli newspaper, and that that’s how the situation was presented to Sinwar. Here is the wording of her first question: “This is the first time ever that you’re agreeing to speak to the Western media – and to an Israeli newspaper yet.” According to Borri, the words “and to an Israeli newspaper yet” didn’t appear in her original question to Sinwar.
    >> ’We can’t prevail against a nuclear power’: Hamas’ Gaza chief says he doesn’t want war with Israel
    On the other hand, she confirmed that Sinwar’s final remark in the article, “and they translate you regularly into Hebrew too,” really was said. “Sinwar spoke to me, and through me to the world. I had the impression that he’s interested in talking through me to the Israelis too,” she said.
    And was the interview really conducted face-to-face and during joint trips with Sinwar and his aides over the course of five days, or in writing, as Hamas claimed. Borri explains: “I never record. I feel that people’s answers change when they see a recording device.” She didn’t travel with him in his car, but she says she did join a convoy of cars with Sinwar through the Strip, yet preferred not to say where.
    On Thursday, in other words before the publication of the full article in Yedioth on Friday, the Al Jazeera website in Arabic already published the text of the written questions and answers that were exchanged, according to Hamas, between Sinwar’s bureau and Borri. A comparison of the written version with the article in Yedioth reveals great similarity between the two texts, with a few differences – mainly a change in the order of the questions and their answers, sentences, declarations and facts that were deleted from the Hebrew version, and a few sentences that were added to it.
    >> Israeli military strikes Gazans who launched incendiary balloons
    The questions and answers in the Arabic version flow, and there is a connection between the replies and the following questions; in other words, a conversation is taking place. According to Al Jazeera, the written questions and replies were exchanged several times between the parties. There is even mention of how during the interview, Sinwar pointed to one of his advisers and said that his son was killed by Israeli fire.
    Borri confirmed in a conversation with me that she combined the replies received in writing, over a period of time, with answers she received orally. Due to the great similarity between the two versions, my impression is that many replies were sent to her in writing. A Gaza resident told me that he was convinced that most of the answers were given in writing because of “the polished wording, the level-headed replies and the rational explanations.”
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    He believes that an entire team thought things through and wrote the answers, not Sinwar alone. He also said that the message in the interview is addressed to the Palestinians in Gaza “who are sick and tired of Hamas rule,” no less than to readers in the West, whom Borri enables to see a senior Hamas official as a leader who cares about his people, rather than as a caricature of a bloodthirsty fanatic.
    And I was left longing for the period when senior Hamas officials gave interviews to the Israeli press and to a Jewish Israeli like me – including Sheikh Ahmed Yassin, Ismail Haniyeh and many others. And I was left with the following conclusion: When Israel doesn’t allow Israeli journalists to enter Gaza, it makes life easy for Hamas.


  • Al-Jazira, les groupes pro-israéliens et le documentaire secret

    Sous la pression du pouvoir, qui ne veut pas fâcher les Américains, la chaîne qatarie a renoncé à diffuser « The Lobby – USA », un documentaire sur les groupes de pression qui défendent outre-Atlantique les intérêts du gouvernement de Benyamin Nétanyahou.
    https://abonnes.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/09/11/al-jazira-les-groupes-pro-israeliens-et-le-documentaire-secret_53532 ?

    C’est l’histoire d’un documentaire interdit, qui déchaîne les passions, sur fond d’imbroglio géopolitique moyen-oriental. Quatre épisodes de cinquante minutes, frappés de censure par la chaîne qui les a pourtant produits : Al-Jazira, le bras médiatique du Qatar.

    Durant la fin de l’année 2017 et le début de l’année 2018, le sort de ce film, nimbé de secret, a obsédé les cercles militants pro-palestiniens et pro-israéliens aux Etats-Unis. Les premiers se méfiaient de sa diffusion comme de la peste et les seconds l’attendaient comme le messie.

    Et pour cause : The Lobby – USA, comme il est intitulé, s’intéresse à la myriade de groupes de pression qui défendent outre-Atlantique les intérêts du gouvernement de Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien, à la tête d’une coalition de droite dure, hostile à la création d’un Etat palestinien.

    Lire aussi : Hanan Ashrawi : « Les Américains sont devenus complices de l’occupation israélienne »

    Grâce à un reporter infiltré dans leurs rangs et filmant en caméra cachée, le documentaire promettait de révéler les méthodes clandestines employées par ces organisations, très richement dotées, pour s’attacher le soutien quasi unanime du Congrès et contrer leurs adversaires dans la bataille pour l’opinion publique.

    Des révélations juteuses étaient attendues. Un premier documentaire du même genre, consacré aux lobbys pro-israéliens au Royaume-Uni et diffusé début 2017, avait montré un diplomate israélien conspirant avec un haut fonctionnaire pour faire « chuter » un ministre aux positions jugées trop pro-palestiniennes. Pris en flagrant délit d’ingérence dans la vie politique britannique, l’ambassade israélienne avait dû publier des excuses officielles et renvoyer au pays son très zélé employé. Le procès en « antisémitisme » dressé en réaction contre la chaîne avait été balayé par Ofcom, le gendarme du paysage audiovisuel britannique.

    Des extraits du film commencent à fuiter

    Mais début mars, après un long suspense et plusieurs déprogrammations, le journaliste américain Clayton Swisher, chef de la cellule investigation d’Al-Jazira, à l’origine de ce travail, s’est résolu à confirmer ce que la presse israélienne avait révélé quelque temps plus tôt : The Lobby – USA était sacrifié sur l’autel de la raison d’Etat. Pour s’attirer les faveurs des grandes organisations juives américaines, et par ricochet celle de l’administration Trump, dont elles ont l’oreille, les autorités de Doha gelaient la diffusion du deuxième volet.

    CYBER-HARCÈLEMENT SYSTÉMATISÉ DES PARTISANS DU BDS (BOYCOTT-DÉSINVESTISSEMENT-SANCTION)
    Une décision prise dans le contexte de la guerre froide sévissant dans le Golfe entre le camp pro-saoudien et le Qatar, que ses voisins boycottent au motif qu’il ferait le jeu de l’Iran et des islamistes au Proche-Orient. Conscient qu’il ne pèserait pas lourd face à Riyad si la Maison Blanche venait à le lâcher, le petit émirat gazier a jugé préférable, sur ce sujet ultrasensible, de mettre en sourdine sa caisse de résonance médiatique. Et tant pis si ce diktat sapait les prétentions d’« indépendance » de la chaîne, financée à 100 % par le pouvoir qatari.

    Mais en interne, la décision n’est visiblement pas passée. Dans un geste de défiance à l’égard de ses employeurs, Clayton Swisher a pris un congé sabbatique. Et depuis quelques semaines, comme on pouvait s’y attendre, des extraits du mystérieux film commencent à fuiter sur Internet et dans la presse. Deux sites pro-palestiniens américains, The Electronic Intifada et Gray Zone, ont diffusé des extraits.

    Puis Le Monde diplomatique, qui a eu accès à un montage quasi définitif des quatre épisodes, a publié un long exposé de leur contenu, que The Nation, un magasine progressiste américain, a repris à son tour.


  • UNRWA’s teaspoon of fish oil and glass of milk: The protective framework that millions of Palestinians remember
    Even if the United States and Israel manage to scuttle the refugee agency’s efforts, this assault strengthens the ties that bind Palestinians – despite their weakening political leadership
    Amira Hass Sep 08, 2018 12:40 PM
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-unrwa-the-protective-framework-that-millions-of-palestinians-remem

    Gazans in their 50s still remember, with a smile and a bit of disgust, the glass of milk and the spoonful of fish oil they had to drink at UNRWA schools every morning. As adults, they’re able to appreciate the supportive framework the UN Works and Relief Agency for Palestinian refugees gave them, and which that daily dose reflected.

    A resident of the Gaza Strip’s Al-Shati refugee camp, who studied math at Birzeit University in the West Bank in the 1980s, said half the students in his class were from Gaza, and most were refugees. “It’s thanks to the omega-3 in the oil they got from UNRWA,” he joked.

    The children of Gaza’s old-time residents, who aren’t refugees, envied the refugee children because UNRWA schools were considered better than government ones and even provided free notebooks and writing implements including crayons. But the difference also apparently stems from the refugees’ aspirational mantra. After the immediate trauma of losing their land and property, they educated their children in that mantra’s spirit: Study, because now education is your land.

    Good early education (compared to their surroundings, as one graduate of the UNRWA system stressed) was the basic service UNRWA gave and still gives Palestinian refugees, alongside health care. Most UNRWA employees, some 30,000 people in several different countries, work in these two departments. When residents of refugee camps have more employment opportunities, they have less need of services like food packages. And when UNRWA has to invest in emergency services, this weakens its essential education and health services.

    Even though the United States stopped its financial support for UNRWA, the new school year opened on schedule last week in the agency’s 711 elementary schools located in Lebanon, Syria, Jordan, the West Bank and Gaza. Every day, 526,000 Palestinian students leave there homes in these diverse lands’ almost 60 refugee camps and attend schools with uniform characteristics – doors and windowsills painted turquoise, the UN flag, a few trees in the schoolyard with whitewashed trunks, photographs of the tent camps of 1949 on the walls.

    These uniform characteristics have been maintained for almost seven decades. Millions of Palestinian children became acquainted with the UN flag before that of their host country, or even that of Palestine, and before they encountered the Star of David that they learned to hate so deeply as a symbol of daily military violence. They saw the characteristic turquoise whenever they went to the refugee camp’s clinic or ate lunch in the dining hall reserved for children of unemployed parents.

    The spontaneous architectural process that these camps underwent is also similar – from rows of tents with taps and toilets at the outskirts; less organized rows of a few rooms around an interior courtyard, which stole a few centimeters from the alleys and made them even narrower; the multistory buildings that arose in the 1990s to house grown-up children. The savings of family members who found jobs made this possible (in Gaza, the West Bank and pre-civil war Syria much more than in Lebanon).

    Beyond the clan

    The refugee camps initially maintained geographic divisions among the original villages from which residents were expelled, and even subdivisions among extended families. But with time, and marriages between people from different villages, these divisions blurred.

    In a society that to this day retains both ties of loyalty and material ties to the extended family, the refugee camps created more modern communities because they expanded the bounds of foundational social loyalties beyond the ties of blood – that is, the family and the clan – to a large group of people who were living through the same difficult experience and had to make do with living spaces several times smaller than what they or their parents had before. The social and national consciousness of a shared fate that goes beyond the shared fate of family members and village members was bolstered there, beyond any doubt.

    This happened even before the Palestinian political organizations became established. Until the Palestinian Authority was created, these organizations weren’t just a vehicle for resistance to Israel and the occupation, but also a kind of super-clans that created their own internal loyalties and developed networks of mutual aid and protection.

    The Palestinian dialect was also preserved in the camps, and people from different villages or regions even preserved their own unique accents. Over time, the Palestinian accent in every host country has absorbed some of the country’s unique variety of Arabic, but it’s still easy to tell a Palestinian in these countries by his accent.

    Some refugee camps underwent a similar sociological process of absorbing poor people who weren’t refugees. That happened in the Yarmouk camp in Damascus, before the civil war destroyed it, in several camps in Lebanon and in the Shoafat camp in Jerusalem. But at the same time, anyone who could left the camps.

    Residents of the West Bank’s Deheisheh camp built an offshoot of their camp on the other side of the road, and today it’s a large, separate community called Doha (named for the capital of Qatar, which helped finance the purchase of the land from Beit Jala residents). The Shabura and Jabalya camps in Gaza also have offshoots that are slightly more spacious. But the ties to and affection for the camp – no less than for the village of origin – remain.

    The uniform framework UNRWA has provided for millions of Palestinian in the camps over the last 70 years has undoubtedly helped them retain these affinities. But had it not been for UNRWA, would they have assimilated completely into their different environments (especially outside Palestine) and forgotten that they are Palestinians, as anti-UNRWA propagandists hope or claim?

    There are hundreds of thousands of Palestinians in South America who aren’t refugees (they mostly emigrated voluntarily) and never lived in refugee camps. But they haven’t abandoned their Palestinian identity. It has even strengthened among the second and third generations, along with their political consciousness. And if they don’t speak Arabic, they’re trying to learn it now.

    Collapse of traditional political system

    Without UNRWA, would the Palestinian refugees not have maintained their emotional ties to their towns and villages of origin? Would they not have made this the basis of their political demand for a right of return?

    Anyone who thinks so is confusing the framework with the content. Even if the United States and Israel manage to destroy the framework, UNRWA, this political and material assault is merely strengthening the ties that bind Palestinians to one another. This is happening despite, and in parallel with, the collapse of the traditional political system of the past 60 years that united Palestinians wherever they lived, inside and outside the refugee camps.

    The parties that comprised the PLO are either nonexistent or weak, divided and strife-ridden. The PLO itself has lost its virtue of being an organization that nurtured Palestinian identity and culture and tried to create a system of social and economic solidarity. It has become a thin shell of gray, anonymous bureaucrats and is completely dependent on the Palestinian Authority.

    The PA, as Palestinian President Mahmoud Abbas admitted, fulfills its purpose of coordinating with Israel on security issues. It’s a provider of jobs pretending to be a political leadership. It’s also feuding with its rival, Hamas, and that group’s government in Gaza.

    Hamas is even weaker financially. And it maintains its image as a resistance movement mainly in the eyes of those who haven’t experienced the results of its military adventures and delusions on their own skin – that is, people who don’t live in Gaza but in the West Bank or the diaspora.

    In this situation, the framework that U.S. President Donald Trump and former Labor MK Einat Wilf want to destroy remains what it has been for 70 years – an economic and, to some extent, social stabilizer.

    UNRWA’s budget totals $1.2 billion. Its regular budget is $567 million, of which $450 million goes for education, and another $400 million is an emergency budget, of which 90 percent goes to Gaza. That enormous sum reflects the state of this tiny coastal enclave and the ruinous impact of Israel’s assaults and, even more, its restrictions on movement and trade that have left half the workforce unemployed. The rest of UNRWA’s budget is earmarked for various projects (for instance, in Lebanon’s Nahr al-Bared camp, or what remains of Gaza’s reconstruction).

    Eight months ago, when the United States first slashed its contribution by $300 million, UNRWA’s budget deficit was almost $500 million. With great effort, and with countries like Saudi Arabia, Qatar and the United Arab Emirates contributing $50 million each for the first time, the deficit has shrunk to $270 million.

    UNRWA had to immediately cut its emergency services, of which one of the most important is the Cash for Work program that provides temporary jobs for unemployed Gazans. Other emergency projects were also suspended: psychological treatment for people traumatized by Israeli attacks; help for the Bedouin in Area C, the part of the West Bank under full Israeli control; help for farmers whose lands and income are imprisoned on the other side of the separation barrier; mobile clinics. What is still being funded is the distribution of food and sanitary products such as diapers to 1 million Gazans once every three months.

    Because of the cuts, UNRWA couldn’t renew the contracts of 160 temporary workers in Gaza. It also reduced the salaries of several hundred people employed on its emergency projects.

    The big question is what will happen to its 2019 budget, and whether UNRWA will have to cut or even close its education and health services.


  • Oman’s Port Strategy – LobeLog
    https://lobelog.com/omans-port-strategy

    Within the Arabian Peninsula, Duqm and Salalah have much potential to further shape geopolitical relations amid strategic shifts in the regional balance of power. Any major investments by Saudi Arabia and the United Arab Emirates (UAE) in Duqm (and other Omani projects) should be watched closely for their effect on intra-Gulf politics. Some analysts contend that both countries are attempting to restrict the Sultanate’s geopolitical maneuverability as Muscat and Tehran try to maintain cooperative relations. As Riyadh and Abu Dhabi may use their petro-dollars to influence Oman’s future position in an increasingly polarized Gulf, they could use investments in Omani infrastructure projects as another way to gain leverage. Likewise, Oman’s trade infrastructure proved highly useful to Qatar last year when Doha needed alternatives to Jebel Ali as a logistics hub linking the emirate to the global economy.

    It goes without saying that Iran itself is a key factor in this equation. If tensions in the Strait of Hormuz escalate, Duqm and Salalah would need to prepare for any trade-related ramifications. The Omani government must stay vigilant and aware of any escalations of friction amid increasingly harsh rhetoric from Washington and Tehran that threaten to unleash an armed conflict in or near the strait. Yet the ports’ advantageous geographic locations could help Gulf states continue to sell their oil and gas in the event of such a crisis, as shipments via Duqm and Salalah will not need to travel through the strait. Whereas Saudi Arabia has its Red Sea coast and the UAE has one Emirate (Fujairah) outside the strait, which would enable these two states to continue exporting oil in the event of the strait’s closure, Bahrain, Kuwait, and Qatar are fully dependent on that artery for their hydrocarbon exports. As Amer No’man Ashour, chief analyst and economist at CNBC Arabia, explains:

    We all know that more than 30 per cent of oil shipments pass through the Strait of Hormuz and with this shift via the Port of Fujairah and the Duqm port, the GCC countries will ensure that their oil shipments are safe, and this will decrease the risk and the cost of insurance on ships… Al-Duqm Port is one of the best ever solutions to the oil issue… It is 800 kilometres away from UAE borders. We know that the UAE has had a partial solution via Fujairah with a capacity of 1.1 million barrels per day, but the production of the UAE is almost 3 million barrels per day. Most of Kuwait, Qatari and Saudi oil is produced in the eastern parts of the Gulf area and this new Omani port will be very suitable for exporting oil to the world.

    #oman #grand_jeu


  • Lobby israélien aux Etats-Unis, le documentaire interdit,

    par Alain Gresh (Le Monde diplomatique, septembre 2018)

    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/09/GRESH/59047

    À l’écran, il a tout du parfait gentleman. Malgré sa dégaine d’étudiant, James Anthony Kleinfeld, jeune Britannique juif bien sous tous rapports, diplômé de la prestigieuse université d’Oxford, parlant six langues, dont le néerlandais et le yiddish, s’orientant sans difficulté dans les arcanes des conflits au Proche-Orient, trouverait facilement sa place dans les bureaux d’un ministère des affaires étrangères occidental ou d’un think tank renommé. Pour l’heure, il a d’autres desseins : s’investir dans les organisations américaines favorables à Israël. Il est recruté par The Israel Project (TIP), qui s’occupe de soigner l’image d’Israël dans les médias. Accueilli à bras ouverts du fait de ses compétences, il côtoie durant cinq mois le gratin des responsables d’associations engagées dans la défense inconditionnelle d’Israël, notamment du puissant lobby pro-israélien aux États-Unis, l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac). Il fraie avec eux dans les cocktails, congrès, conventions, stages de formation pour militants, se liant avec les uns et les autres. Avenant, chaleureux, efficace, il gagne la confiance de ses interlocuteurs, qui lui parlent à cœur ouvert, laissant au vestiaire la langue de bois et les « éléments de langage » convenus. Et leurs confidences sont explosives.

    Comment influence-t-on le Congrès ? « Les membres du Congrès ne font rien si on ne fait pas pression sur eux, et la seule manière, c’est l’argent. » Comment combat-on les militants favorables aux droits des Palestiniens sur les campus universitaires ? « Avec les anti-Israéliens, le plus efficace est de faire des recherches sur eux, que vous mettez en ligne sur un site Web anonyme et que vous diffusez par des annonces ciblées sur Facebook. » Avec une candeur d’autant plus grande qu’ils croient s’épancher auprès d’un ami, les interlocuteurs de Kleinfeld admettent qu’ils se livrent à des opérations d’espionnage de citoyens américains, avec l’aide du ministère des affaires stratégiques israélien.

    Créé en (...)

    • Lobby israélien, le #documentaire interdit

      Une enquête menée par la chaîne qatarie #Al-Jazira dévoile les méthodes des groupes de pression américains favorables à Israël. Mais, soucieux de ne pas s’aliéner ces organisations dans son contentieux avec l’Arabie saoudite, le Qatar a gelé la diffusion du reportage.

      À l’écran, il a tout du parfait gentleman. Malgré sa dégaine d’étudiant, James Anthony Kleinfeld, jeune Britannique juif bien sous tous rapports, diplômé de la prestigieuse université d’Oxford, parlant six langues, dont le néerlandais et le yiddish, s’orientant sans difficulté dans les arcanes des conflits au Proche-Orient, trouverait facilement sa place dans les bureaux d’un ministère des affaires étrangères occidental ou d’un think tank renommé. Pour l’heure, il a d’autres desseins : s’investir dans les organisations américaines favorables à Israël. Il est recruté par The Israel Project (TIP), qui s’occupe de soigner l’image d’Israël dans les médias. Accueilli à bras ouverts du fait de ses compétences, il côtoie durant cinq mois le gratin des responsables d’associations engagées dans la défense inconditionnelle d’Israël, notamment du puissant lobby pro-israélien aux États-Unis, l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac) (1). Il fraie avec eux dans les cocktails, congrès, conventions, stages de formation pour militants, se liant avec les uns et les autres. Avenant, chaleureux, efficace, il gagne la confiance de ses interlocuteurs, qui lui parlent à cœur ouvert, laissant au vestiaire la langue de bois et les « éléments de langage » convenus. Et leurs confidences sont explosives.

      Comment influence-t-on le Congrès ? « Les membres du Congrès ne font rien si on ne fait pas pression sur eux, et la seule manière, c’est l’argent. » Comment combat-on les militants favorables aux droits des Palestiniens sur les campus universitaires ? « Avec les anti-Israéliens, le plus efficace est de faire des recherches sur eux, que vous mettez en ligne sur un site Web anonyme et que vous diffusez par des annonces ciblées sur Facebook. » Avec une candeur d’autant plus grande qu’ils croient s’épancher auprès d’un ami, les interlocuteurs de Kleinfeld admettent qu’ils se livrent à des opérations d’espionnage de citoyens américains, avec l’aide du ministère des affaires stratégiques israélien.

      Créé en 2006, ce dernier dépend directement du premier ministre Benyamin Netanyahou. L’une de ses responsables confie : « Nous sommes un gouvernement qui travaille sur un territoire étranger et nous devons être très, très prudents. » En effet, car certaines de ces actions pourraient se révéler passibles des tribunaux américains.

      À la fin du stage de « Tony », M. Eric Gallagher, son chef à TIP, se montre si satisfait de ses services qu’il lui propose de l’embaucher. « J’adorerais que tu viennes travailler pour moi. J’ai besoin de quelqu’un qui a l’esprit d’équipe, qui travaille dur, qui est passionné, curieux, bien formé, qui parle bien, qui a beaucoup lu. Tu es tout cela. »Mais son poulain refuse. Car, on l’aura deviné, il n’est pas tout à fait celui qu’il prétend être, même si ses diplômes et ses compétences ne sont pas contestables : il est un infiltré, missionné par la chaîne Al-Jazira, propriété de l’émirat du Qatar, pour réaliser un documentaire sur le lobby pro-israélien. Il a filmé en caméra cachée une partie des confidences qu’il a recueillies et il a réuni, avec d’autres membres d’une équipe dirigée par Phil Rees, de la cellule d’investigation de la chaîne, tous les ingrédients d’une enquête spectaculaire. La diffusion de celle-ci était d’autant plus attendue que, en 2017 déjà, un reportage d’Al-Jazira sur le lobby pro-israélien au Royaume-Uni (2) avait montré les ingérences d’Israël dans les affaires internes d’un pays étranger, et ses tentatives pour faire chuter un ministre considéré comme propalestinien — ce qui avait abouti à des excuses publiques de l’ambassadeur d’Israël à Londres et au retour précipité à Tel-Aviv d’un diplomate de haut rang.

      On pouvait donc s’attendre à un événement médiatique, avec ses démentis outragés et ses violentes polémiques. Mais non : la diffusion, programmée pour début 2018, a été reportée sine die, sans explications officielles. On a fini par apprendre, grâce à des articles dans la presse juive américaine (3), que le documentaire ne passerait pas, ce qu’a confirmé Clayton Swisher, directeur de la cellule d’investigation de la chaîne, dans un article où il regrettait ce choix ; quelques jours plus tard, la chaîne annonçait qu’il prenait un congé sabbatique (4). L’enquête a été sacrifiée dans la bataille sans merci que se livrent le Qatar d’un côté et l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis de l’autre pour gagner les faveurs de Washington dans le conflit qui les oppose depuis juin 2017 (5). Et quelle meilleure manière de l’emporter que de s’attirer les faveurs du puissant lobby pro-israélien, dont on connaît l’influence sur la politique américaine au Proche-Orient ?

      Pour faire pencher la balance, le Qatar a donc fait « reporter » la diffusion, obtenant en échange le secours inespéré d’une partie de l’aile droite d’un lobby déjà très à droite dans son ensemble. M. Morton Klein, le président de l’Organisation sioniste américaine (ZOA), un proche de M. Stephen Bannon, ancien conseiller du président Donald Trump, s’est même rendu à Doha et s’est réjoui d’avoir enterré le documentaire (lire « Le Qatar en quête d’amis »). Que de tels groupes, qui accusaient il y a peu le Qatar de financer le Hamas et le terrorisme, aient accepté de virer de bord en échange de la rétention de l’enquête en dit long sur le caractère embarrassant des révélations qu’elle contient.

      Cet enfouissement d’un travail qui a duré plus d’une année a suscité des remous au sein de la chaîne. Certains ont souhaité que ces révélations ne sombrent pas dans les sables mouvants des compromis géopolitiques. C’est la raison pour laquelle nous avons pu voir, grâce à un ami résidant dans le Golfe, les quatre épisodes du documentaire, de cinquante minutes chacun, dans leur version presque définitive.

      Ce qui frappe au visionnage, c’est la fébrilité qui a saisi le lobby depuis quelques années, due à une peur sourde de perdre son influence. Comment l’expliquer, alors que le soutien à Israël est massif aux États-Unis et que les élus des deux partis, républicain et démocrate, apportent un appui sans faille à n’importe quelle aventure d’Israël ? L’élection de M. Trump n’a-t-elle pas amené Washington à abandonner toute volonté de jouer les intermédiaires dans le conflit israélo-arabe et à se ranger sans aucun faux-semblant aux côtés du gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël ? Sans doute ; mais, dans ce paysage en apparence favorable, un spectre hante le lobby : celui de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS).

      Ce mouvement lancé en 2005 se propose d’appliquer à Israël les méthodes non violentes qui ont fait leurs preuves contre l’Afrique du Sud de l’apartheid. Il a connu un essor sur les campus américains. Mais faut-il vraiment s’en alarmer, s’interroge M. David Brog, directeur des affaires stratégiques de Chrétiens unis pour Israël (CUFI) et directeur exécutif de la Maccabee Task Force, l’un des groupes qui combattent BDS ? « Israël est la “start-up nation”. Il reçoit plus d’investissements étrangers qu’à n’importe quel autre moment de son histoire. Alors pourquoi ne pas se calmer, comprendre que BDS ne vaut rien et l’ignorer ? » Il insiste : « Je ne pense pas que BDS ait jamais eu pour objectif que les universités retirent leurs investissements en Israël. En ce qui concerne l’argent, nous n’avons pas d’inquiétude à avoir ; mais les efforts déployés pour creuser un fossé entre nous, qui aimons Israël, et la génération montante, sont préoccupants. Parmi les jeunes nés après l’an 2000 et les étudiants, on en arrive au point où la majorité est plus favorable aux Palestiniens qu’aux Israéliens. » M. Jacob Baime, directeur exécutif de l’Israel on Campus Coalition, un groupe d’organisations qui emploie plus d’une centaine de personnes pour lutter contre BDS dans les universités, s’inquiète : « La seule chose que tous les membres du Congrès, tous les présidents, tous les ambassadeurs ont en commun est le fait d’avoir passé du temps sur les campus, et c’est durant cette période qu’ils ont été formés. » Seront-ils encore demain des « amis d’Israël » ?

      Discréditer le messager

      Un élément supplémentaire alarme le lobby. Le soutien à Israël a toujours transcendé les clivages entre démocrates et républicains. N’est-ce pas M. Barack Obama qui, quelques mois avant la fin de son mandat, a fait voter une aide inconditionnelle de 38 milliards de dollars (33 milliards d’euros) à Israël sur dix ans, en dépit de ses relations détestables avec M. Netanyahou ? Mais le paysage politique se transforme, et le ralliement inconditionnel du lobby à M. Trump réduit sa base, qui se résume de plus en plus au Parti républicain et à la droite évangélique. M. David Hazony, ancien directeur de The Tower Magazine et membre influent de TIP, le reconnaît dans le documentaire : « Le boycott immédiat d’Israël, ce n’est pas un problème. Le plus gros problème, c’est le Parti démocrate, les partisans de Bernie Sanders, tous ces anti-Israéliens qu’ils amènent dans le Parti démocrate. Être pro-israélien ne relèvera bientôt plus d’un consensus bipartisan, et chaque fois que la présidence changera, la politique à l’égard d’Israël risquera de changer. C’est une chose dangereuse pour Israël. C’est cela qui est en jeu dans la bataille sur les campus. » Ce que confirme John Mearsheimer, coauteur d’un célèbre livre (6) sur le lobby, dont les commentaires ponctuent le documentaire. Il constate que, désormais, le soutien à Israël croît au Parti républicain alors qu’il diminue au Parti démocrate : « Il y a une différence substantielle entre les deux partis. »

      Comment contrer cette évolution ? En engageant un débat politique ? Difficile, alors que, depuis l’échec des accords d’Oslo, signés en 1993, Israël est dirigé par des partis d’extrême droite qui refusent toute solution diplomatique. Il ne peut être question de discuter du sort des Palestiniens, de l’avenir des colonies ou du drame de Gaza. Et le ralliement du lobby à M. Netanyahou et à M. Trump est peu propice à susciter l’enthousiasme des étudiants américains. Le journaliste Max Blumenthal fait remarquer (Twitter, 15 février 2018) que c’est cette tactique du refus de la discussion que le lobby déploie au sujet du documentaire d’Al-Jazira : assimiler le journalisme d’investigation à de l’espionnage ; discréditer la chaîne en la réduisant à son propriétaire, le Qatar ; affirmer que le sujet est le « lobby juif », et non le soutien à Israël. Et ainsi éviter toute discussion sur le fond des révélations et sur la politique israélienne.

      Directeur exécutif du Comité d’urgence pour Israël (ECI), M. Noah Pollak synthétise la ligne adoptée face aux critiques : « Pour discréditer le message, il faut discréditer le messager. Quand vous évoquez BDS, vous devez dire que c’est un groupe qui prône la haine, la violence contre les civils. C’est-à-dire qu’il soutient le terrorisme. » Et, bien sûr, qu’il est antisémite. L’organisation Voix juives pour la paix (JVP) ? Il préfère l’appeler « Voix juives pour le Hamas »… Mais il reste optimiste, car, comme il l’explique à « Tony », la majorité des Américains reste favorable à Israël, alors qu’au Royaume-Uni « c’est de la haine pure. Vous avez laissé la moitié de ces Pakistanais de m… s’installer chez vous ».

      Pour « discréditer le messager », il faut accumuler des informations variées, qui vont de sa vie privée à ses activités professionnelles, en passant par ses convictions politiques. Le lobby pro-israélien a instauré ces dernières années un réseau d’espionnage. « Nos opérations de recherche,s’enorgueillit M. Baime, disposent d’une technologie de pointe. Quand je suis arrivé, il y a quelques années, notre budget était de quelques milliers de dollars ; il est aujourd’hui de 1,5 million, sans doute 2. Je ne sais même pas ; c’est énorme. » Mais ses amis et lui tiennent à rester « invisibles » : « Nous faisons cela de manière sécurisée et anonyme ; c’est la clé. »

      Parmi les groupes les plus redoutés par les militants favorables aux droits des Palestiniens figure Canary Mission (7), dont le financement, les membres et le fonctionnement restent secrets. Une journaliste proche du lobby explique son rôle : « Ceux qui le haïssent, ceux qui sont visés parlent de “liste noire”. Vous avez des noms, des étudiants et des professeurs d’université, des organisations qui ont des liens avec le terrorisme ou avec des terroristes qui ont appelé à la destruction de l’État juif. » Le site de l’organisation résume ainsi son objectif : « Assurez-vous que les radicaux d’aujourd’hui ne deviendront pas vos employés demain. » Surplombant la biographie de chaque victime clouée au pilori, ce slogan : « Si vous êtes raciste, le monde doit le savoir. »
      Kleinfeld a réussi à remonter à son fondateur et financier, M. Adam Milstein, président du Conseil israélien américain (IAC), condamné à une peine de prison pour fraude fiscale en 2009, ce qui ne l’a pas empêché de poursuivre ses activités du fond de sa cellule. Il expose au jeune homme sa philosophie : « Tout d’abord, mener des enquêtes sur eux [les militants favorables à la Palestine].. Quel est leur projet ? S’attaquer aux Juifs parce que c’est facile, parce que c’est populaire. Nous devons les démasquer pour ce qu’ils sont : des racistes, des gens hostiles à la démocratie. Nous devons les mettre sur la défensive. »

      Plusieurs étudiants témoignent des risques qu’ils encourent. Mme Summer Awad, qui a participé à la campagne pour les droits des Palestiniens à Knoxville (Tennessee), raconte comment elle a été harcelée sur Twitter, comment « ils » ont mis en ligne des informations à son sujet datant de plus de dix ans : « Ils creusent et creusent encore. Quelqu’un a contacté mon employeur et lui a demandé de me licencier, en le menaçant de le dénoncer comme antisémite s’il n’obtempérait pas. » Ces méthodes de délation peuvent signifier une mise à mort professionnelle ou, pour un étudiant, compliquer la recherche d’un emploi à la fin de son cursus. Certains des accusés ont donc envoyé des « messages de repentir » qui sont publiés dans une rubrique spéciale du site de Canary Mission (8) en échange du retrait de leur nom de la liste noire : des « aveux » anonymisés dans lesquels ils expliquent qu’ils ont été « trompés » et qui ressemblent à ceux arrachés aux suspects de sympathies communistes du temps du maccarthysme aux États-Unis dans les années 1950, ou dans les régimes autoritaires aujourd’hui. « C’est la guerre psychologique. Ils sont terrifiés, se réjouit M. Baime. Soit ils la ferment, soit ils passent leur temps à faire des recherches [sur les accusations portées contre eux] au lieu d’attaquer Israël. C’est très efficace. » Un autre interlocuteur de « Tony » regrette cependant que « diffamer quelqu’un en le traitant d’antisémite n’ait plus le même impact ».

      Ces croisades, qui s’appuient sur la récolte de données personnelles de citoyens américains, ne seraient pas possibles sans les moyens accordés par le ministère des affaires stratégiques israélien. Mme Sima Vaknin-Gil, sa directrice générale, le reconnaît lors d’une conférence à l’IAC : « En ce qui concerne la collecte de données, l’analyse de l’information, le travail sur les organisations militantes, la piste de l’argent, c’est quelque chose que seul un pays, avec les ressources dont il dispose, peut faire au mieux. » Elle ajoute : « Le fait que le gouvernement israélien ait décidé d’être un acteur-clé signifie beaucoup, parce que nous pouvons apporter des compétences que ne possèdent pas les organisations non gouvernementales impliquées dans cette affaire. Nous sommes le seul acteur du réseau pro-israélien à pouvoir combler les lacunes. (…) Nous avons le budget, et nous pouvons mettre sur la table des choses bien différentes. » Puis son propos se fait menaçant : « Tous ceux qui ont quelque chose à voir avec BDS doivent s’interroger à deux fois : est-ce que je dois choisir ce camp ou bien l’autre ? »

      Une violation des lois américaines

      Dans ce travail de collecte d’informations, Mme Vaknin-Gil admet : « Nous avons la FDD et d’autres qui travaillent [pour nous]. » La Fondation pour la défense des démocraties (FDD) est un think tank néoconservateur qui a joué ces dernières années un rôle important dans le rapprochement entre les Émirats arabes unis et Israël. Il a participé l’été dernier à la campagne contre le Qatar et contre Al-Jazira, accusée d’être un instrument de déstabilisation régionale. Or, selon la loi américaine, les organisations ou les individus travaillant pour un gouvernement étranger doivent s’enregistrer en tant que tels au ministère de la justice. Ce dernier osera-t-il traîner devant les tribunaux la FDD, qui n’a pas accompli ces démarches ?

      Comme le remarque Ali Abunimah, animateur du site The Electronic Intifada, « si vous aviez un enregistrement d’un haut responsable russe ou iranien, ou même canadien, reconnaissant que son pays mène des opérations clandestines d’espionnage de citoyens américains et utilise pour cela la couverture d’une organisation américaine, ce serait une bombe ! ». Car cette coopération ne se limite pas à la FDD, et nombre des interlocuteurs de Kleinfeld, comme M. Baime, l’admettent sous le sceau de la confidence, même s’ils ajoutent que le sujet est « délicat » et qu’il vaut mieux ne pas s’étendre.

      Le documentaire contient d’autres révélations, comme la manière dont les journalistes américains sont « pris en charge » à Jérusalem par TIP (9), cornaqués, mais aussi alimentés en sujets « clés en main » qu’ils n’ont plus qu’à diffuser aux États-Unis ; ou les pressions exercées sur les médias et les agences de presse pour qu’ils modifient leurs dépêches ou leurs articles…

      Bien que tout semble aujourd’hui sourire à Israël, ses partisans américains, en dépit de tous leurs moyens, sont nerveux. L’avenir leur paraît s’assombrir, y compris dans les milieux les plus susceptibles de les appuyer. Mme Vaknin-Gil l’admet : « Nous avons perdu la génération des Juifs nés après l’an 2000. Leurs parents viennent m’expliquer les difficultés qu’ils rencontrent avec leurs enfants durant des dîners de shabbat. [Les plus jeunes] ne reconnaissent pas l’État d’Israël et ne nous voient pas comme une entité à admirer. »

      #Alain_Gresh
      Directeur du journal en ligne Orient XXI

      #Palestine #BDS


  • Saudi Arabia Planned to Invade Qatar Last Summer. Rex Tillerson’s Efforts to Stop It May Have Cost Him His Job.
    https://theintercept.com/2018/08/01/rex-tillerson-qatar-saudi-uae

    THIRTEEN HOURS BEFORE Secretary of State Rex Tillerson learned from the presidential Twitter feed that he was being fired, he did something that President Donald Trump had been unwilling to do. Following a phone call with his British counterpart, Tillerson condemned a deadly nerve agent attack in the U.K., saying that he had “full confidence in the U.K.’s investigation and its assessment that Russia was likely responsible.

    White House Press Secretary Sarah Sanders had called the attack “reckless, indiscriminate, and irresponsible,” but stopped short of blaming Russia, leading numerous media outlets to speculate that Tillerson was fired for criticizing Russia.

    But in the months that followed his departure, press reports strongly suggested that the countries lobbying hardest for Tillerson’s removal were Saudi Arabia and the United Arab Emirates, both of which were frustrated by Tillerson’s attempts to mediate and end their blockade of Qatar. One report in the New York Times even suggested that the UAE ambassador to Washington knew that Tillerson would be forced out three months before he was fired in March.

    The Intercept has learned of a previously unreported episode that stoked the UAE and Saudi Arabia’s anger at Tillerson and that may have played a key role in his removal. In the summer of 2017, several months before the Gulf allies started pushing for his ouster, Tillerson intervened to stop a secret Saudi-led, UAE-backed plan to invade and essentially conquer Qatar, according to one current member of the U.S. intelligence community and two former State Department officials, all of whom declined to be named, citing the sensitivity of the matter.

    In the days and weeks after Saudi Arabia, the UAE, Egypt, and Bahrain cut diplomatic ties with Qatar and closed down their land, sea, and air borders with the country, Tillerson made a series of phone calls urging Saudi officials not to take military action against the country. The flurry of calls in June 2017 has been reported, but State Department and press accounts at the time described them as part of a broad-strokes effort to resolve tensions in the Gulf, not as an attempt by Tillerson to avert a Saudi-led military operation.

    In the calls, Tillerson, who dealt extensively with the Qatari government as the CEO of Exxon Mobil, urged Saudi King Salman, then-Deputy Crown Prince Mohammed bin Salman, and Foreign Minister Adel al-Jubeir not to attack Qatar or otherwise escalate hostilities, the sources told The Intercept. Tillerson also encouraged Defense Secretary Jim Mattis to call his counterparts in Saudi Arabia to explain the dangers of such an invasion. Al Udeid Air Base near Doha, Qatar’s capital city, is the forward headquarters of U.S. Central Command and home to some 10,000 American troops.

    Pressure from Tillerson caused Mohammed bin Salman, the de facto ruler of the country, to back down, concerned that the invasion would damage Saudi Arabia’s long-term relationship with the U.S. But Tillerson’s intervention enraged Mohammed bin Zayed, the crown prince of Abu Dhabi and effective ruler of that country, according to the U.S. intelligence official and a source close to the Emirati royal family, who declined to be identified, citing concerns about his safety.

    Later that June, Mohammed bin Salman would be named crown prince, leapfrogging over his cousin to become next in line for the throne after his elderly father. His ascension signaled his growing influence over the kingdom’s affairs.

    Qatari intelligence agents working inside Saudi Arabia discovered the plan in the early summer of 2017, according to the U.S. intelligence official. Tillerson acted after the Qatari government notified him and the U.S. embassy in Doha. Several months later, intelligence reporting by the U.S. and U.K. confirmed the existence of the plan.

    The plan, which was largely devised by the Saudi and UAE crown princes and was likely some weeks away from being implemented, involved Saudi ground troops crossing the land border into Qatar, and, with military support from the UAE, advancing roughly 70 miles toward Doha. Circumventing the U.S. air base, Saudi forces would then seize the capital.


  • 2001 :

    Bush déclare la guerre aux #taliban - Libération
    http://www.liberation.fr/evenement/2001/09/22/bush-declare-la-guerre-aux-taliban_377871

    L’objectif immédiat de la Maison Blanche semble désormais être le renversement du régime taliban. « Si le fait de faire partir des gens protège les Américains et protège #le_monde_entier du #terrorisme, alors les #objectifs seront atteints »

    17 ans (et des dizaines de milliers de victimes civiles et des centaines de milliards de dollars) plus tard :

    « Signaux très positifs » entre Américains et talibans réunis à Doha - SWI swissinfo.ch
    https://www.swissinfo.ch/fre/toute-l-actu-en-bref/-signaux-tr%C3%A8s-positifs--entre-am%C3%A9ricains-et-talibans-r%C3%A9unis-%C3%A0-doha/44288436

    La délégation américaine était conduite par Alice Wells, sous-secrétaire d’Etat adjointe chargée de l’Asie du Sud et du centre (archives).

    #complexe_militaro_industriel #criminel #etats-unis


  • “National security” cited as reason Al Jazeera nixed Israel lobby film | The Electronic Intifada
    https://electronicintifada.net/content/national-security-cited-reason-al-jazeera-nixed-israel-lobby-film/24566

    Al Jazeera’s investigative documentary into the US Israel lobby was censored by Qatar over “national security” fears, The Electronic Intifada has learned.

    These include that broadcast of the film could add to pressure for the US to pull its massive Al Udeid air base out of the Gulf state, or make a Saudi military invasion more likely.

    A source has confirmed that broadcast of The Lobby – USA was indefinitely delayed as “a matter of national security” for Qatar. The source has been briefed by a high-level individual in Doha.

    One of the Israel lobby groups whose activities are revealed in the film has been mounting a campaign to convince the US to withdraw its military forces from Qatar – which leaders in the emirate would see as a major blow to their security.

    The tiny gas-rich monarchy houses and funds satellite channel Al Jazeera.

    In April, managers at the channel were forced to deny a claim by a right-wing American Zionist group that the program has been canceled altogether.

    In October 2017, the head of Al Jazeera’s investigative unit promised that the film would be aired “very soon.”

    Yet eight months later, it has yet to see the light of day.

    In March, The Electronic Intifada exclusively published the first concrete details of what is in the film.

    The film reportedly identifies a number of lobby groups as working directly with Israel to spy on American citizens using sophisticated data gathering techniques. The documentary is also said to cast light on covert efforts to smear and intimidate Americans seen as too critical of Israel.

    Some of the activity revealed in the film could include US organizations acting as front operations for Israel without registering as agents of a foreign state as required by US law.

    The latest revelation over the censored film shows how seriously Qatar’s leadership is taking threats of repercussions should it air.

    Threats
    The Israel lobby groups reported on in the film could be expected to take legal action against Al Jazeera if it is broadcast.

    However, such threats alone would be unlikely to deter Al Jazeera from broadcasting the film.

    The network has a history of vigorously defending its work and it was completely vindicated over complaints about a documentary aired in January 2017 that revealed how Israel lobby groups in Britain collude with the Israeli embassy, and how the embassy interfered in British politics.

    Israel’s supporters are also pushing for the US Congress to force the network, which has a large US operation, to register as a “foreign agent” in a similar fashion to Russian channel RT.

    But the high-level individual in Doha’s claim that the film is being censored as “a matter of national security” ties the affair to even more serious threats to Qatar and bolsters the conclusion that the censorship is being ordered at the highest level of the state.

    A year ago, with the support of US President Donald Trump and his son-in-law Jared Kushner, Saudi Arabia and the United Arab Emirates cut off diplomatic relations with Qatar and imposed a transport and economic blockade on the country.

    Saudi rulers and their allies see Qatar as too independent of their influence and too open to relations with their regional rival Iran, and the blockade was an attempt to force it to heel.

    The Saudis and Israel accused Qatar of funding “terrorism,” and have taken measures to restrict Al Jazeera or demanded it be shut down altogether over what they perceive as the channel’s anti-Israel and anti-Saudi-monarchy biases.

    The blockade and the diplomatic assault sparked existential fears in Qatar that Saudi-led forces could go as far as to invade and install a more pliant regime in Doha.

    French newspaper Le Monde reported on Friday that the Saudi king has threatened “military action” against Qatar should it go ahead with a planned purchase of a Russian air defense missile system.

    In 2011, Saudi and Emirati forces intervened in Bahrain, another small Gulf nation, at the request of its ruling Khalifa monarchy in order to quell a popular uprising demanding democratic reforms.

    For three years, US and British-backed Saudi and Emirati forces have been waging a bloody and devastating war on Yemen to reimpose a Saudi-backed leadership on the country, clear evidence of their unprecedented readiness to directly use military force to impose their will.

    And no one in the region will have forgotten how quickly Iraqi forces were able to sweep in and take over Kuwait in August 1990.

    Air base
    The lesson of the Kuwait invasion for other small Gulf countries is that only the protection of the United States could guarantee their security from bigger neighbors.

    Qatar implemented that lesson by hosting the largest US military facility in the region, the massive Al Udeid air base.

    The Saudi-led bloc has pushed for the US to withdraw from the base and the Saudi foreign minister predicted that should the Americans pull out of Al Udeid, the regime in Doha would fall “in less than a week.”

    US warplanes operate from the Al Udeid air base near Doha, Qatar, October 2017. US Air Force Photo
    It would be a disaster from the perspective of Doha if the Israel lobby was to put its full weight behind a campaign to pull US forces out of Qatar.

    Earlier this year, an influential member of Congress and a former US defense secretary publicly discussed moving the US base out of Qatar at a conference hosted by the Foundation for Defense of Democracies (FDD).

    FDD is a neoconservative Israel lobby group that happens to be one of the subjects of the undercover Al Jazeera film.

    As The Electronic Intifada revealed in March, FDD is one of the groups acting as an agent of the Israeli government even though it is not registered to do so.

    In July 2017, FDD’s Jonathan Schanzer testified to Congress that it would be an “insane arrangement” to keep US forces at the Al Udeid air base while Qatar continued to support “terror.”

    It will concentrate minds in Doha that FDD was one of the lobby groups most dedicated to destroying the international deal with Iran over its nuclear energy program, a goal effectively achieved when the Trump administration pulled out of it last month.

    In a sign of how vulnerable Qatar feels over the issue, Doha has announced plans to upgrade the Al Udeid base in the hope, as the US military newspaper Stars and Stripes put it, “that the strategic military hub will be counted as one of the Pentagon’s permanent overseas installations.”

    The final straw?
    The cornerstone of Qatar’s effort to win back favor in Washington has been to aggressively compete with its Gulf rivals for the affections of Israel and its Washington lobby.

    Their belief appears to be that this lobby is so influential that winning its support can result in favorable changes to US policy.

    Qatar’s charm offensive has included junkets to Doha for such high-profile Israel supporters as Harvard law professor Alan Dershowitz and Morton Klein, the head of the Zionist Organization of America who publicly took credit for convincing Qatar’s ruler Emir Tamim bin Hamad Al Thani to veto broadcast of the documentary.

    While an all-out Saudi invasion of Qatar over a film series may seem far fetched, the thinking in Doha seems to be that broadcast of The Lobby – USA could be the final straw that antagonizes Qatar’s enemies and exposes it to further danger – especially over Al Udeid.

    With an administration in Washington that is seen as impulsive and unpredictable – it has just launched a trade war against its biggest partners Canada and the European Union – leaders in Doha may see it as foolhardy to take any chances.

    If that is the reason Al Jazeera’s film has been suppressed it is not so much a measure of any real and imminent threat Qatar faces, but rather of how successfully the lobby has convinced Arab rulers, including in Doha, that their well-being and longevity rests on cooperating with, or at least not crossing, Israel and its backers.

    Asa Winstanley is associate editor and Ali Abunimah is executive director of The Electronic Intifada.

    Qatar Al Jazeera The Lobby—USA Al Udeid air base Tamim bin Hamad Al Thani Donald Trump Jared Kushner Saudi Arabia United Arab Emirates Bahrain Iran Kuwait Foundation for the Defense of Democracies Jonathan Schanzer Morton Klein Alan Dershowitz Zionist Organization of America

    Gaza medic killed by Israel as she rescued injured
    Ali Abunimah 2 June 2018

    Who is the Labour Party’s “witchfinder general”?
    Asa Winstanley 31 May 2018

    Israeli minister threatens to destroy Gaza “once and for all”
    Ali Abunimah 30 May 2018

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  • Le blocus du Qatar est-il un échec ? Par Abdulrahman Al Rashed dans As-Sharq Al-Awsat- Actuarabe
    http://actuarabe.com/le-blocus-du-qatar-est-il-un-echec

    Que dire de la menace qatarie de rapprochement avec l’Iran ? Les liens entre Doha et Téhéran étaient bons avant le boycott et ils ont fait échouer la coordination à l’intérieur du Conseil de coopération du Golfe. Si Doha veut accroître les échanges commerciaux ainsi que la coopération civile et militaire avec le régime de Téhéran, elle se heurtera aux Etats-Unis, qui imposent de lourdes sanctions aux Etats coopérant avec l’Iran, notamment dans des domaines vitaux directement liés aux entreprises et aux intérêts américains.


  • جريدة الأخبار
    https://al-akhbar.com/Arab_Island/251546

    Joli titre : « Crise dans le Golfe : la Coupe du monde contre [droit] au petit pèlerinage » [pour les Qataris].

    Début de manoeuvres de la part des Saoudiens au vu d’échéances qui se rapprochent... Le club MBZMBS (désormais appelés ainsi dans les réseaux sociaux, c’est assez marrant : مبس ومبز) a oublié, dans son immense lucidité, que le Qatar possède une arme de dissuasion, la chaîne BeIN, titulaire des droits exclusifs de retransmission du Mondial dans la région. Les Emiratis semblent avoir cédé (https://twitter.com/Mowahiedd/status/1004159040866390017) et les Saoudiens commencent à paniquer face au dilemme qui les attend : céder aux Qataris ou susciter une grosse colère chez leurs sujets privés de jeux du cirque...

    #nuit_torride


  • The online war between Qatar and Saudi Arabia - BBC News

    https://www.bbc.com/news/blogs-trending-44294826

    A year-long political conflict between the tiny, wealthy state of Qatar and its larger neighbours - including Saudi Arabia and the United Arab Emirates - has been fought with a new arsenal of weapons: bots, fake news and hacking.
    In the early hours of 24 May 2017, a news story appeared on the website of Qatar’s official news agency, QNA, reporting that the country’s emir, Sheikh Tamim bin Hamad al-Thani, had made an astonishing speech.
    The quotes then appeared on the QNA’s social media accounts and on the news ticker running along the bottom of the screen on videos uploaded to the agency’s YouTube channel.
    The emir was quoted praising Islamist groups Hamas, Hezbollah and the Muslim Brotherhood. And perhaps most controversially of all, Iran, Saudi Arabia’s arch-rival.
    Image copyrightREUTERS
    Image caption
    Qatari citizens have expressed their support for their emir on a mural in Doha
    But the story soon disappeared from the QNA website, and Qatar’s foreign ministry issued a statement denying the speech had ever taken place. No video footage has ever emerged of the emir actually saying the words supposedly attributed to him.
    Qatar claimed that the QNA had been hacked. And they said the hack was designed to deliberately spread fake news about the country’s leader and its foreign policies. The Qataris specifically blamed UAE, an allegation later repeated by a Washington Post report which cited US intelligence sources. The UAE categorically denied those reports.
    But the story of the emir’s speech unleashed a media free-for-all. Within minutes, Saudi and UAE-owned TV networks - Al Arabiya and Sky News Arabia - picked up on the comments attributed to al-Thani. Both networks accused Qatar of funding extremist groups and of destabilising the region.
    And soon after there was another alleged hacking - this time, targeted at the UAE. Youssef al-Otaiba, the UAE’s ambassador to the US was hacked. His emails were leaked to the press. This led to long, lurid articles about his private life in international media.


  • L’#Arabie_saoudite menace le #Qatar d’une « action militaire » s’il se dote de missiles #S-400
    https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/06/01/l-arabie-saoudite-menace-le-qatar-de-represailles-militaires-s-il-se-dote-de


    Ça fait un joli porte-bougie pour le premier anniversaire de la #nuit_torride

    Un an après son début, la crise interne aux monarchies du Golfe ne donne aucun signe d’apaisement. La tension entre le Qatar, d’un côté, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn, de l’autre, qui ont rompu leurs relations diplomatiques et économiques avec Doha depuis le 5 juin 2017, n’a peut-être même jamais été aussi vive.

    Selon des informations obtenues par Le Monde, la couronne saoudienne a récemment envoyé un courrier à la présidence française, dans lequel Riyad se dit prêt à mener une « action militaire » contre le Qatar si ce dernier acquiert, comme il en a exprimé l’intention, le système de défense antiaérien russe S-400.

    L’ambassadeur du Qatar à Moscou, Fahad Bin Mohamed Al-Attiyah, avait affirmé en janvier que son pays entendait se doter de ce modèle de missiles antimissiles, considéré comme l’un des plus performants au monde, précisant que les tractations avec le Kremlin étaient à un « stade avancé ». Un mois plus tard, Riyad avait reconnu à son tour être en lice pour obtenir ces batteries sol-air.

    Dans la lettre envoyée à l’Elysée, dont le contenu a été dévoilé au Monde par une source française proche du dossier, le roi Salman exprime sa « profonde préoccupation » vis-à-vis des négociations en cours entre Doha et Moscou. Le souverain saoudien s’inquiète des conséquences qu’une installation des S-400 sur le territoire qatari aurait sur la sécurité de l’espace aérien saoudien et met en garde contre un risque d’« escalade ».


  • Trump Is Ending One Gulf Conflict to Start Another – Foreign Policy
    http://foreignpolicy.com/2018/05/03/trump-is-ending-one-gulf-conflict-to-start-another

    Now Trump is back to intervening — but only to make an apparent U-turn. Instead of hammering the Qataris as he did last June, the president just sent his newly confirmed secretary of state, Mike Pompeo, to the Middle East, where he read the Saudis the riot act. Pompeo told Foreign Minister Adel al-Jubeir to fix the problem with Qataris. Enough is apparently enough.

    What changed? The Trump administration realized its relationship with #Iran is coming to a head, and it wants a unified Gulf Cooperation Council on its side. Trump’s change of tone on Qatar almost certainly means he has made up his mind to bust the Iran nuclear deal in the coming weeks.

    Ironically, the Saudi-Emirati-Egyptian-Bahraini blockade had become, in the interim, the new regional reality, with #Qatar using its considerable financial wherewithal to tread water. It has set up its own dairy industry, adjusted Qatar Airways’ flight patterns, deepened its ties with Turkey, and accepted shipments of food from Iran, especially in the early days of the blockade. The emir has also used the fact that not everyone in the region was on board with the four countries’ program to his own diplomatic advantage.

    The blockading nations, for their part, once they understood the Qataris would not knuckle under and accede to 13 demands they had laid out as a condition for ending the blockade, shifted to working toward Doha’s long-term isolation in the region. The conflict has thus settled into a pattern of each side indulging in various degrees of trolling via fake news, strategic leaks, and hacks to embarrass the other. At times the level of pettiness has barely approached middle school levels. Etihad Airways has, for example, removed the word “Qatar” from its moving map program; meanwhile, the repeated public dumps of the Emirati ambassador’s emails have taken on a vendetta quality.

    #nuit_torride #mesquineries
    #bagarre_de_cour_de_récréation (c’est pas moi qui le dit…)


  • » Elderly Palestinian Man Dies of Wounds after Being Run Over by Israeli Settler
    IMEMC News - April 16, 2018 9:11 PM
    http://imemc.org/article/elderly-palestinian-man-dies-of-wounds-after-being-run-over-by-israeli-settle

    An elderly Palestinian man, on Monday, has died of wounds he sustained as a result of being run over by a settler, according to the PNN.

    Identified as Odeh Malash , from Al-Doha town, in Bethlehem, the man was run over by an Israeli settler about a month ago, in the town of Shuafat in Jerusalem, where he works.

    Malash has been in a coma, since then, and was announced deceased, as a result of his wounds, today.

    #Palestine_assassinée


    • Qualifier Israël de régime d’apartheid est-il erroné ou excessif ? La Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale des Nations Unies a voulu en avoir le cœur net en confiant une étude sur le sujet à deux universitaires. Publié en 2017, le rapport de Richard Falk, ancien rapporteur spécial de l’ONU sur les territoires occupés, et de Virginia Tilley, professeure étasunienne spécialisée dans les conflits à caractère racial ou ethnique, est pourtant passé presque inaperçu.

      Et pour cause : postée sur le site des Nations Unies, l’étude en a vite été retirée : « Notre rapport a été validé par les Nations Unies et nous n’avons reçu aucune critique sur le fond. Mais, mis sous pression par Israël et ses soutiens, le secrétaire général de l’ONU a prétexté que le texte n’avait pas été soumis selon les règles de procédures. Ce qui est faux », assure Virginia Tilley au Courrier. La spécialiste était de passage fin mars à Genève pour y donner une conférence à l’Institut des hautes études internationales et du développement.
      « Actes inhumains »

      Il faut dire que les conclusions du rapport n’y vont pas par quatre chemins : « Les preuves disponibles établissent au-delà de tout doute raisonnable qu’Israël est coupable de politiques et de pratiques qui constituent le crime d’apartheid tel que défini juridiquement dans le droit international. » Pour les auteurs de l’étude, l’apartheid s’applique selon eux tant aux Palestiniens des territoires occupés et de la bande de Gaza, à ceux qui vivent à Jérusalem-Est et en Israël, qu’aux réfugiés demeurant dans d’autres pays. « Tous ces éléments que nous voyions au départ comme séparés, compartimentés, proviennent d’une même logique première : la discrimination raciale », précise Virginia Tilley.

      C’est dans les territoires occupés et à Gaza, où vivent quelque 4,6 millions de Palestiniens, que l’apartheid apparait plus clairement, estime la professeure : « Là, il y a deux systèmes très distincts : un mur qui sépare les populations, des routes réservées aux juifs (colons), des lois civiles pour les juifs, d’autres – militaires – pour les arabes, des tribunaux pour les juifs, d’autres pour les Palestiniens. C’est une séparation totale ». A cela s’ajoutent « une gestion discriminatoire de terres et de l’aménagement du territoire par des institutions nationales juives chargées d’administrer les ‘terres d’Etat’ dans l’intérêt de la population juive », et les « actes inhumains quotidiennement et systématiquement pratiqués par Israël en Cisjordanie », constate le document.

      Et c’est là que la similarité avec l’Afrique du Sud est la plus forte, estime Virgina Tilley, qui a vécu et mené des études sur l’apartheid dans ce pays : « Les Israéliens ont appris énormément sur le système des bantoustans et ont importé les méthodes d’Afrique du Sud. Quand j’y travaillais, des membres du gouvernement me racontaient que chaque fois qu’Ariel Sharon leur rendait visite, il posait beaucoup de questions sur ces régions autonomes réservées aux Noirs. » La séparation de la Cisjordanie en zones A, B et C s’inspirerait directement du système sud-africain. « De nombreuses dispositions des accords d’Oslo sont calquées sur les Constitutions des bantoustans, point par point. »
      Lois discriminatoires

      La situation des quelque 1,7 million de Palestiniens qui résident en Israël même est très différente de celle qui prévalait en Afrique du Sud. Mais les « arabes » y sont également soumis à l’apartheid selon les deux experts. « Leur situation peut porter à confusion car ils sont des citoyens d’Israël et peuvent voter, prévient Virgina Tilley. Mais ils sont soumis à des lois discriminatoires, lesquelles assurent que les citoyens juifs ont des privilèges : accès aux terres et à des emplois, à des logements subventionnés, de meilleurs salaires, des protections diverses, etc. Tous types d’avantages basés sur le fait d’être juif. Les Palestiniens et arabes en sont exclus. »

      Le rapport ajoute : « Cette politique de domination se manifeste aussi dans la qualité inférieure des services, dans des lois de zonage restrictif et des allocations budgétaires limitées pour les collectivités palestiniennes. » Les citoyens juifs disposent d’un statut supérieur à celui de leurs homologues non juifs, ils ont la nationalité (le’um), alors que les autres n’ont « que » la citoyenneté (ezrahut).

      Si les arabes israéliens ont le droit de vote, ils ne peuvent contester la législation qui maintient le « régime racial », précise l’étude. « C’est illégal en Israël car ils n’ont pas le droit de créer un parti politique qui s’oppose aux lois qui font d’eux des citoyens de seconde classe », précise Virginia Tilley.

      Quant aux 300 000 Palestiniens de Jérusalem-Est, ils sont encore plus mal lotis : « Ils sont victimes d’expulsions et de démolitions de leurs maisons décidées par Israël dans le cadre de sa politique ‘d’équilibre démographique’ en faveur des résidents juifs. » Ses habitants arabes ne disposent que du statut de « résident permanent » et peuvent être expulsés vers la Cisjordanie, et perdre jusqu’à leur droit de visite dans la ville, « s’ils s’identifient politiquement, de manière ostentatoire aux Palestiniens des territoires occupés », indique la professeure.
      La solution d’un Etat démocratique pour tous

      Les Palestiniens réfugiés à l’étranger, entre 5 et 8 millions, seraient victimes d’apartheid en raison du refus d’Israël de les laisser rentrer chez eux, expliquent Richard Falk et Virginia Tilley : « Cela fait partie intégrante du système d’oppression et de domination du peuple palestinien dans son ensemble, estiment-ils. Le refus du droit au retour fait en sorte que la population palestinienne ne croisse pas au point de menacer le contrôle par Israël du territoire [occupé] ni de fournir aux Palestiniens citoyens d’Israël le poids démographique nécessaire pour obtenir les pleins droits démocratiques, éliminant par là le caractère juif de l’Etat d’Israël. »

      Pour les deux universitaires, seul l’établissement d’un Etat démocratique pour tous sur l’ensemble du territoire d’Israël et de Palestine est à même d’en finir avec l’apartheid, et donc, de régler la cause du conflit (lire ci-dessous). Une solution que préconise Virginia Tilley depuis la publication de son livre sur la question en 2005, The One State solution.

      #apartheid #Israël #mots #terminologie #rapport #ONU #discriminations #vocabulaire

    • ESCWA Launches Report on Israeli Practices Towards the Palestinian People and the Question of Apartheid

      United Nations Under-Secretary-General and Executive Secretary of the UN Economic and Social Commission for Western Asia (ESCWA) Rima Khalaf pointed out today that it is not an easy matter for a United Nations entity to conclude that a State has established an apartheid regime. In recent years, some have labelled Israeli practices as racist, while others have warned that Israel risks becoming an apartheid State. A few have raised the question as to whether in fact it already has.

      Khalaf’s remarks were given during a press conference held this afternoon at the UN House, in Beirut, when she launched a report by ESCWA on “Israeli Practices towards the Palestinian People and the Question of Apartheid.”

      Khalaf noted that Israel, encouraged by the international community’s disregard for its continual violations of international law, has succeeded over the past decades in imposing and maintaining an apartheid regime that works on two levels. First, the political and geographic fragmentation of the Palestinian people which enfeebles their capacity for resistance and makes it almost impossible for them to change the reality on the ground. Secondly, the oppression of all Palestinians through an array of laws, policies and practices that ensure domination of them by a racial group and serve to maintain the regime.

      The Executive Secretary stressed that the importance of this report is not limited to the fact that it is the first of its kind published by a United Nations body, clearly concluding that Israel is a racial State that has established an apartheid regime. It also provides fresh insight into the cause of the Palestinian people and into how to achieve peace.

      Khalaf maintained that the report shows that there can be no solution, be it in the form of two States, or following any other regional or international approach, as long as the apartheid regime imposed by Israel on the Palestinian people as a whole has not been dismantled. Apartheid is a crime against humanity. Not only does international law prohibit that crime, it obliges States and international bodies, and even individuals and private institutions, to take measures to combat it wherever it is committed and to punish its perpetrators. The solution therefore lies in implementing international law, applying the principles of non-discrimination, upholding the right of peoples to self-determination and achieving justice.

      Khalaf concluded that the report recognizes that only a ruling by an international tribunal would lend its conclusion that Israel is an apartheid State greater authority. It recommends the revival of the United Nations Centre against Apartheid and the Special Committee against Apartheid, the work of both of which came to an end by 1994, when the world believed that it had rid itself of apartheid with its demise in South Africa. It also calls on States, Governments and institutions to support boycott, divestment and sanctions initiatives and other activities aimed at ending the Israeli regime of apartheid.

      The report was prepared, at the request of ESCWA, by two specialists renowned for their expertise in the field: Richard Falk, a former United Nations special rapporteur on the situation of human rights in the Palestinian territories occupied since 1967 and professor emeritus of international law at Princeton University; and Virginia Tilley, a researcher and professor of political science at Southern Illinois University with a wealth of experience in Israeli policy analysis.

      Two former special rapporteurs on the situation of human rights in the occupied Palestinian territory, Falk and his predecessor, John Dugard, raised in their reports the issue of whether Israel has actually become an apartheid State and recommended that it be examined more closely. About two years ago, member States requested that the ESCWA secretariat prepare a study on the matter. At the Commission’s twenty-ninth session, held in Doha, Qatar in December 2016, member States adopted a resolution stressing the need to complete the study and disseminate it widely.

      The report concludes, on the basis of scholarly enquiry and overwhelming evidence, that Israel has imposed a regime of apartheid on the Palestinian people as a whole, wherever they may be. A regime that affects Palestinians in Israel itself, in the territory occupied in 1967 and in the diaspora.

      During the press conference, Khalaf gave the floor to Falk and Tilley who participated by video conference. Falk said that this study concludes with clarity and conviction that Israel is guilty of the international crime of apartheid as a result of the manner in which exerts control over the Palestinian people in their varying circumstances. It reached this important conclusion by treating contentions of Israeli responsibility for the crime of apartheid by rigorously applying the definition of apartheid under international law.

      Falk added that the study calls, above all, on the various bodies of the United Nations to consider the analysis and conclusions of this study, and on that basis endorse the central finding of apartheid, and further explore what practical measures might be taken to uphold the purpose of the Convention on the Suppression and Punishment of the Crime of Apartheid. It should also be appreciated that apartheid is a crime of the greatest magnitude, treated by customary international law as peremptory norm, that is a legal standard that is unconditionally valid, applies universally, and cannot be disavowed by governments or international institutions.

      For her part, Dr Tilley noted that it has become entirely clear that “we are no longer talking about risk of apartheid but practice of apartheid. There is an urgency for a response as Palestinians are currently suffering from this regime. There are many references to apartheid in polemics on the Israel-Palestine conflict.” She added that reference for a finding of apartheid in Israel-Palestine is not South Africa but International Law. She concluded that the key finding is that Israel has designed its apartheid regime around a strategic fragmentation of the Palestinian people geographically and legally.

      https://www.unescwa.org/news/escwa-launches-report-israeli-practices-towards-palestinian-people-and-ques

      Lien pour télécharger le rapport:
      https://www.middleeastmonitor.com/wp-content/uploads/downloads/201703_UN_ESCWA-israeli-practices-palestinian-people-apartheid-oc


  • Mongolian Football Federation sign cooperation agreement with Qatar Football Association | The UB Post
    http://theubpost.mn/2018/03/20/mongolian-football-federation-sign-cooperation-agreement-with-qatar-footba

    #Qatar Football Association (QFA) President Sheikh Hamad bin Khalifa bin Ahmed al-Thani signed co-operation agreements with Hungarian Football Federation President Sandor Csanyi and Mongolian Football Federation (MFF) President Ganbaatar Amgalanbaatar, at Al Bidda Tower in Doha.

    #diplomatie_du_footbal


  • Je signale ce #podcast « nouvelle génération » qui soulève bien des questions : « Deux ans au Qatar » (#Binge_Audio en partnariat avec Libération )
    https://www.binge.audio/deux-ans-au-qatar

    « Deux ans au #Qatar » va vous raconter ce pays comme vous ne l’avez jamais vu. La journaliste #Camille_Maestracci a passé deux ans à Doha et elle a eu envie de raconter ce qu’on peut voir derrière les façades et les clichés.

    https://soundcloud.com/binge-actu/sets/lenquete-deux-ans-au-qatar

    Binge ouvre un nouveau format avec cette petite série, qui s’écoute de fait avec plaisir - mais non sans agacement. Sans pouvoir juger de la qualité de ce que la journaliste rapporte de son expérience au Qatar, faute de connaître le sujet, la forme interroge beaucoup. Elle fait le choix de la narration à la première personne, comme si elle s’adressait à un·e ami·e, tutoyant l’auditrice et l’auditeur - ce qui laisse simplement un sentiment, non d’ouverture ou de renouvellement, mais d’entre-soi.
    Surtout, sans doute pour renforcer ce côté amical et informel, elle multiplie les "je crois" , "si je me souviens bien" , "il me semble que" , apposés non seulement à des impressions personnelles (auquel cas ce serait tout à fait acceptable) mais à des faits (le coût d’un chantier, une action de l’émir...). On y apprend aussi que la relation entre la France et le Qatar relève en somme de l’affectif.
    Est-ce qu’elle n’a réellement pas fait d’enquête (contrairement à ce que l’intitulé de la série annonce) et considère ses émotions de journaliste comme de facto du journalisme, ou est-ce qu’elle fait semblant de ne pas avoir fait d’enquête pour avoir l’air plus cool ? On n’en sait rien, mais dans les deux cas c’est très problématique. Le #storytelling journalistique peut être aussi intéressant que plaisant, mais n’empêche aucunement la rigueur...

    #journalisme #audio

    • J’utilise beaucoup le tutoiement à la radio. Je ne sais pas si j’ai raison de le faire, mais j’ai envie de m’adresser à cette personne qui est de l’autre côté du poste et que j’imagine seul(e). Cela doit arriver, mais cela serait étonnant que ce soit la règle générale. Quoi qu’il en soit dans sa manière de parler et de dire « tu », je ne vois pas de volonté d’intimité, plutôt un discours « d’entre potes », pas très intime, plutôt pour la flambe, comme dans les cours d’école ou à la fac ou jeune salarié ; En fait le ton employé est celui que l’on lit sur ces pseudos médias cool du type de Vice et le mélange entre impressions et faits réels est sciemment entretenu. C’est du docu à poil, où l’idée est plutôt de faire un témoignage d’un fait « vécu » et hyper subjectif plutôt qu’une enquête approfondie pour dépasser les clichés. Bref, une volonté de faire sensation plutôt que de tenter de comprendre une situation dans sa complexité. Peut-on appeler ça du journalisme ? Je ne crois pas. D’ailleurs, pour ma part, je ne veux jamais être nommé journaliste. Je veux bien dire que je fais des performances, des conférences voire de la radio mais le journalisme, ce n’est pas ce que je fais. Et je ne crois pas que ce soit non plus ce qui est présenté ici. C’est un peu du paris match moderne, le fameux choc des photos sans le poids des mots...

    • Je suis bien d’accord que le contexte plus général du programme change complètement la perception du tutoiement. Je l’entends d’une manière très différente dans d’autres émissions ou podcasts, où l’on sent qu’il y a une vraie volonté de casser les barrières entre les deux côtés du micro. Ici, ce n’est clairement pas le cas.

      Est-ce du journalisme ? Je ne pense pas non plus. Mais c’est bien présenté comme tel par Binge, qui parle d’ "enquête" et insiste sur le statut de "journaliste" de l’autrice. Camille Maestracci, elle, évoque un "récit personnel" et met en avant son métier dans l’audiovisuel lors de ces deux ans au Qatar plutôt que son statut en tant que productrice de ce podcast. Par ailleurs, Libé est partenaire de ce podcast...


  • The sinister reason behind Qatar’s wooing of the Jews

    Doha wants to influence D.C. elites. But rather than targeting Congress or the media, they’re lavishly, and disproportionately, focusing on right-wing, pro-Israel Jews

    Jonathan S. Tobin Feb 08, 2018 2:20 PM

    A debate over the good name of Qatar has become a burning issue in Washington. The Emirate has been waging an all out charm offensive aimed at convincing Americans not to back Saudi Arabia’s efforts to isolate it. 
    But while efforts seeking to influence D.C. elites are commonplace, the most prominent targets of Qatar’s public relations push aren’t the usual suspects in Congress or the media.
    Instead, Qatar’s PR team has focused on winning the hearts and minds of a very specific niche of opinion leader that is not generally given much attention, let alone love, by Arab states: the pro-Israel community in general and right-wing Jews in particular.

    Women walk past artwork on the corniche waterside looking towards the city skyline in Doha, Qatar. Nov. 22, 2012Bloomberg
    This has not only reaped some benefits for the Qataris but also set off something of a civil war on the right between those who buy the Emirate’s arguments and those who dismiss them as propaganda intended to cover up its support for terrorism.
    But as interesting as this nasty intramural quarrel might be, it’s worth pondering if there’s something more to Qatar’s efforts than a generic Washington influence operation. It is, after all, logical for them to seek out those who may have Trump’s ear.
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    Yet the disproportionate attention given the Jews may have a more sinister origin that should be familiar to students of Jewish and Zionist history.
    The obvious explanation for Qatar’s strategy is the increased importance of pro-Israel opinion in the Trump administration, especially when compared to its predecessor. With supporters of the settlement movement appointed to posts like the U.S. ambassador to Israel and an Orthodox Jews like presidential son-in-law Jared Kushner at Trump’s side, the Jewish right’s stock is at an all-time high.
    That elevates the importance of pro-Israel organizations and lobbyists who might otherwise be assumed to be hostile to any Gulf nation, especially one that is host and sponsor of the rabidly anti-Israel Al Jazeera network and is believed to have played a major role in funding Hamas.

    Alan Dershowitz addresses an audience at Brandeis University, in Waltham, Mass. Jan. 23, 2007ASSOCIATED PRESS
    That has led to a stream of invitations for pro-Israel figures to visit Qatar and to hear its leaders make the case that it has gotten a bum rap from critics. Some, like the Zionist Organization of America’s Mort Klein, insist they were only there to insist that the emirate cease funding terrorism. Others returned from a tour of Qatar singing its praises or at least, willing to give its assertion that it no longer has ties with Hamas the benefit of the doubt.

    One prominent convert to the pro-Qatar side is attorney and author Alan Dershowitz, a longtime liberal Democrat who is also a pillar of the pro-Israel community. Dershowitz was impressed by Qatar’s efforts to put its best face forward to the Jews noting that Israeli athletes were welcomed to compete in Doha while Saudi Arabia - which has established strong under-the-table ties with Israel and is a Trump administration favorite - continued its discriminatory attitude towards Israelis. Dershowitz even went so far as to call Qatar “the Israel of the Gulf States.” 
    That in turn generated some fierce pushback from other pro-Israel figures with scholar Jonathan Schanzer of the Foundation for the Defense of Democracies pointing out there is proof that Qatar’s alibis about Hamas and terror ring false and urging Dershowitz to stick to topics he knows something about. More extreme was the reaction from the always-incendiary Rabbi Shmuley Boteach who branded Dershowitz a sellout.
    Who is right in this dispute?

    Members of Qatar’s armed forces during national day celebrations in Doha. Qatar is using its extraordinary wealth to fund a massive push in defense spending. December 17, 2017 STRINGER/AFP
    Until proven otherwise, the skeptics about Qatar have the better arguments. Qatar’s involvement in Gaza can’t be written off as mere philanthropy.
    But as even Schanzer pointed out, there’s no harm in Jews going there to learn more about the place. Nor, despite the close ties it is establishing with Israel, is there any reason for pro-Israel figures to get involved in the politics of the Arabian Peninsula, let alone take the side of the Saudis in their feud with Qatar. The Gulf emirate has always had an ambivalent relationship with the West, with Doha being a U.S. Navy base while also serving as a beachhead for Iranian influence. Drawing firm conclusions about its behavior is probably unwarranted.
    But there’s another factor here that needs to also be examined.
    While their Washington PR representative — a former aide to Senator Ted Cruz - may have told his client that winning over supporters of Israel is the path to success, the attention given the American Jewish community is still disproportionate. Conservative Jewish groups may have loud voices and some influential backers but their ability to influence events, let alone national opinion is limited. That’s why most lobbyists don’t squander that much attention on them.

    The newsroom at the headquarters of the Qatar-based and funded Al Jazeera English-language channel in Doha. February 7, 2011REUTERS
    Another plausible explanation for all this attention stems from the traditional anti-Semitic belief that Jews and Zionists can exert mysterious control over major powers like the United States. Just like the well-meaning British statesmen who really thought the Balfour Declaration would boost the Allied war effort because of the unique and sinister ability of Jews to influence the United States and Russia, others have similarly bought into unfounded notions about Jewish power.
    The contemporary Arab and Muslim world has become a place where anti-Semitic texts like the Protocols of the Elders of Zion freely circulate. Those who demonize Israel and its supporters are prone to attribute exaggerated powers to Jews in this way. If the Qataris are that focused on American Jews and right-wingers at that, it’s just as likely to be as much the product of this sort of distorted thinking as anything else.
    Seen in that light, the dustup on the Jewish right about Qatar is even sillier that it seems. Reports about Qatar dangling the prospect of spiking an Al Jazeera documentary about pro-Israel lobbyists is particularly absurd because few in the U.S. take the network seriously.
    Rather than argue about the virtues of the Emirate, supporters of Israel need to wonder about the reasons they are being wooed and conclude they’d be better off staying out of this dispute altogether.
    Jonathan S. Tobin is editor in chief of JNS.org and a contributing writer for National Review. Twitter: @jonathans_tobin


  • How Qatar Is Winning The Diplomatic War In Its Dispute With Saudi Arabia And The UAE
    https://www.forbes.com/sites/dominicdudley/2018/01/31/qatar-winning-war-saudi-uae

    The diplomatic efforts of Qatar to circumvent the economic and political embargo on the country by a number of erstwhile allies in the region appears to be working, with the US government now emphasizing its support for Doha while still calling for all sides to compromise.

    The embargo was launched on Qatar in June last year by Bahrain, Egypt, the UAE and Saudi Arabia, with the last two of these countries the driving force behind the move. They accuse Qatar of supporting terrorism and destabilizing the region. Qatar rejected the accusations and has moved quickly to deepen its ties with other countries inside the region – such as Iran, Oman and Turkey – and those further afield, including the US.

    Those efforts appear to be paying off, with a strategic dialogue held this week in Washington at which senior US administration figures emphasized the close ties between the two countries.

    #nuit_torride clap de fin ?