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  • Non-conformité de tenue au séisme de groupes électrogènes de secours à moteur Diesel des réacteurs EDF des centrales nucléaires de Gravelines, de Paluel et de Civaux
    https://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Pages/20190513_Non-conformite-de-tenue-au-seisme-de-groupes-%C3%A9lectrogenes-de-seco

    Non-conformité de tenue au séisme de groupes électrogènes de secours à moteur Diesel des réacteurs EDF des centrales nucléaires de Gravelines, de Paluel et de Civaux

    13/05/2019

    Le 6 mai 2019, EDF a déclaré à l’ASN un événement significatif pour la sûreté de niveau 2 sur l’échelle INES [1] concernant l’indisponibilité potentielle en cas de séisme de niveau SMHV [2] de l’ensemble des groupes électrogènes de secours à moteur Diesel des réacteurs des centrales nucléaires de Gravelines, de Paluel et de Civaux. Cette indisponibilité potentielle en cas de séisme est due à un risque d’interaction de raccords flexibles ou de tuyauteries véhiculant des fluides (fioul, huile, eau, air) nécessaires au fonctionnement des groupes électrogènes avec les structures environnantes.

    En cas de séisme, compte tenu d’une non-conformité affectant la ventilation du turboalternateur de secours LLS de ces réacteurs et dans l’attente de la mise en service des DUS (diesels d’ultime secours), le fonctionnement d’au moins un groupe électrogène de secours est nécessaire pour assurer l’alimentation électrique des équipements utilisés pour le maintien en état sûr des réacteurs.

    Lorsque les deux groupes électrogènes d’un réacteur sont concernés par une non-conformité, l’événement est classé au niveau 2 de l’échelle INES dans la mesure où le maintien du réacteur en état sûr ne peut pas être démontré en cas de séisme.

    Ainsi, une situation de séisme de niveau SMS (voire SMHV) [2] affectant les réacteurs concernés et engendrant potentiellement une perte des alimentations électriques externes pourrait conduire à terme à une fusion du cœur provoquée par l’impossibilité d’alimenter en électricité les dispositifs prévus pour refroidir le combustible, ainsi qu’à une perte de refroidissement de la piscine d’entreposage du combustible usé.

    Les travaux de remise en conformité ont été réalisés pour l’ensemble des réacteurs concernés, seul un des deux groupes électrogènes du réacteur n° 4 de la centrale nucléaire de Paluel n’a pas encore été traité, mais le sera lors de l’arrêt pour visite décennale actuellement en cours.

    L’IRSN rappelle qu’il a relevé de manière récurrente ces dernières années des écarts concernant les groupes électrogènes de secours et a formulé des recommandations visant à les résorber rapidement.

    Sur ce point, l’IRSN insiste sur l’importance pour la sûreté des contrôles associés aux programmes de maintenance préventive qui doivent permettre de détecter ce type d’écart. À cet égard, des événements significatifs relatifs à des défauts d’application de ces programmes de maintenance sont régulièrement déclarés par EDF. Comme l’IRSN l’a souligné à de nombreuses reprises, EDF doit appliquer avec rigueur ces programmes et s’assurer de leur complétude afin de garantir la conformité des installations.

    Télécharger la note d’information de l’IRSN « Non-conformité de tenue au séisme de groupes électrogènes de secours à moteur Diesel des réacteurs EDF (risque d’interaction des tuyauteries et raccords flexibles reliés aux moteurs avec les structures environnantes) » (PDF).

    [1] L’échelle INES (International Nuclear Event Scale) s’applique aux événements se produisant dans les installations nucléaires ; elle comporte sept niveaux.

    [2] Le séisme maximal historiquement vraisemblable (SMHV) correspond au séisme le plus pénalisant susceptible de se produire sur une durée d’environ 1000 ans, évalué sur la base des séismes historiquement connus. Le séisme majoré de sécurité (SMS) est défini en ajoutant conventionnellement 0,5 à la magnitude du SMHV ; il est retenu pour le dimensionnement aux séismes des installations nucléaires.

  • Protection de l’enfance : mouvement d’inquiétude dans le Nord - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2018/11/06/protection-de-l-enfance-mouvement-d-inquietude-dans-le-nord_1690263

    Mardi après-midi, quelque 650 agents de l’Aide sociale à l’enfance ont manifesté devant l’hôtel du département, à Lille. Ils s’alarment d’un manque de moyens qui aboutit à la mise en danger de ceux qu’ils sont censés protéger.

    A chaque fois qu’elle parle de lui, Luisa (1) a l’estomac noué, et la mine légèrement déconfite, rongée par l’angoisse et la culpabilité. Son propos est grave : « Tous les matins je me réveille en pensant à lui et je me demande si aucun drame n’est arrivé dans la nuit. » Luisa, 48 ans, est assistante socioéducative à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) de Roubaix. Depuis quatre mois, elle tâche désespérément de trouver une place en foyer pour Malo, 14 ans, en « danger immédiat » dans son milieu familial. Cet été, le tribunal pour enfants de Lille a ordonné son placement dans un lieu sûr : « Malo vit seul avec sa mère suicidaire. Elle n’est malheureusement plus en mesure de prendre soin de lui, détaille Luisa. Son fils est livré à lui-même dans une maison mortifère. La situation est devenue trop dangereuse pour lui. » Problème : malgré la décision judiciaire de placement, Malo habite toujours chez sa mère car il ne reste plus aucune place de disponible pour lui en structure d’accueil. « La faute au département du Nord et à son président Jean-René Lecerf [divers droite] », selon Luisa, auquel elle reproche d’avoir « fait le choix » de supprimer 700 lits de foyers sur les 5 000 existants sur la période 2015-2018 (un lit coûte en moyenne 55 000 euros par an et par enfant). Une politique d’économies budgétaires lourde de conséquences pour les agents de l’ASE chargés de l’exécution des placements : aujourd’hui, un enfant peut attendre des jours, des semaines voire de mois dans sa famille avant qu’on ne lui trouve une solution. « Si la mère de Malo se suicide dans la semaine avec son gamin à la maison, qui est responsable ? » s’alarme-t-elle.

    Ce mardi après-midi, cette agente de l’ASE a manifesté aux côtés de 650 collègues devant les fenêtres de l’hôtel du département, à Lille, afin d’obtenir des « moyens concrets » pour pouvoir assurer la protection de « l’ensemble des enfants du territoire en péril dans leur environnement familial ». Des collègues venus des Unités territoriales de prévention et d’action sociale de Lille, Tourcoing, Wasquehal, Mouvaux, Haubourdin, Lambersart, Anzin, Saint-Amand-les-Eaux, Gravelines. Ils ont démarré le mouvement de protestation début octobre par une grève de dix jours, accusant le département de « non-assistance à enfants en danger ».

    Record de placements

    Car l’histoire de Malo n’est plus exceptionnelle. Dans l’agglomération lilloise, les situations dramatiques se sont accumulées. A Lille-Moulins, un nouveau-né a été « maintenu » quasiment deux mois à la maternité car aucune famille d’accueil n’est disponible dans le secteur, et reste pour l’heure en pouponnière. Faute de places définitives, Tom et Marine, frère et sœur de six et neuf ans, se font ballotter de foyer en foyer et rejoindront la semaine prochaine leur quatrième structure en l’espace de six mois. Martin, huit ans, vit pour sa part toujours chez ses parents malgré la décision de placement pour « négligences et maltraitances psychologiques » prise il y a quatre semaines. Même situation alarmante du côté d’Alice, seize ans, victime de violences physiques épisodiques par son père mais toujours logée sous son toit. Sans compter ces adolescents fugueurs qui décident un matin de frapper à la porte de l’ASE mais qui disparaissent dans la nature le soir venu, démoralisés de constater qu’aucune solution n’a pu leur être proposée. Ils ne reviennent jamais le lendemain.

    Selon les derniers chiffres officiels, le Nord est le département français qui enregistre le plus de mesures de placement (10 400 en 2015), bien loin devant le Pas-de-Calais (6 400) et la Seine-Saint-Denis (4 600). Sandrine, une collègue de Luisa : « Malheureusement, sur notre territoire, tous les signaux sociaux sont au rouge et nous conduisent inévitablement à un nombre très élevé de placements judiciaires. Beaucoup de familles sont en grosse difficulté économique. Certains quartiers détiennent des records en matière de taux de pauvreté et de taux de chômage. Des parents accablés sombrent dans la dépression, l’alcool, la drogue, et négligent leurs mômes sans vraiment s’en rendre compte, ou les maltraitent dans les pires cas. C’est justement à l’Aide sociale à l’enfance de proposer à ces enfants un avenir plus lumineux. On ne peut pas les abandonner à leur sort. Ou les balader de foyer en famille d’accueil alors qu’ils ont besoin de sécurité et de stabilité. Parfois, il m’arrive de me dire que nous sommes devenus plus maltraitants que ce qui se passe dans ces familles. »

    Rien que pour le secteur de Roubaix-Ville, 22 enfants sont actuellement en attente de placement. Pour la ville de Wasquehal, les agents de l’ASE en évoquent au moins dix. A Tourcoing-Mouvaux, le chiffre monte à 24 pour le mois d’octobre. Et le phénomène risque d’empirer : « Lors de la fermeture des 700 lits, on a essayé de replacer le plus d’enfants dans des familles d’accueil. Sauf que ces familles d’accueil ne se démultiplient pas à l’infini. Aujourd’hui, plus aucun assistant familial n’est disponible non plus, alerte Marie, assistante socioéducative de 28 ans. Certains ont le profil pour être épanouis en famille d’accueil, d’autres sont plus heureux en foyer. Il y a encore quelques années, on cherchait une place adaptée pour chaque gamin. Aujourd’hui, on cherche juste une place. Il n’y a plus de projet de fond, on ne fait plus que de la mise à l’abri », résume Rose, travailleuse sociale depuis dix ans.

    L’offre et la demande

    La mission est loin d’être évidente. D’après les travailleurs sociaux, l’ASE du Nord fonctionne désormais sur le modèle de l’offre et de la demande : les foyers, en position de force, peuvent se permettre de « choisir » les enfants qu’ils accueilleront. Les jeunes aux profils les plus complexes (problèmes psychologiques ou psychiatriques graves) deviennent des « incasables ». Et les lieux de placement ne se gênent plus pour procéder à des « fins de prise en charge » entraînant le retour immédiat de l’enfant dans son environnement familial, sans information ni autorisation préalable du juge pour enfants. « Chaque unité territoriale de prévention et d’action sociale en vient à se concurrencer et à devoir vendre la détresse de l’enfant dont il est référent pour obtenir la place en foyer, déplore Rose. On doit limite montrer le CV du môme et justifier pourquoi il mérite plus la place qu’un autre, pourquoi il ne décevra pas les éducateurs et se comportera de manière respectueuse etc. Nous sommes le service public, c’est ubuesque ! »

    D’un point de vue juridique, le département du Nord se trouve de fait dans une situation strictement illégale. « Lorsqu’on ordonne le placement d’un mineur, celui-ci doit être exécuté immédiatement. Si le département n’applique nos décisions que des mois plus tard, il est dans l’illégalité la plus totale », pointe Judith Haziza, juge pour enfants à Lille et déléguée régionale du Syndicat de la magistrature. Par voie de communiqué, le Syndicat a apporté son soutien officiel au mouvement social, « considérant que le manque de moyens matériels et humains alloués par le département à la protection de l’enfance a une incidence directe sur l’exécution des décisions de justice. » « Ce n’est pas à la justice d’adapter ses jugements en fonction du nombre de places disponibles en structures d’accueil. C’est à la politique départementale de s’adapter à la réalité du territoire et à nos décisions », souligne Judith Haziza.

    Désarroi

    Fin octobre, lors d’une conférence de presse, Jean-René Lecerf s’était défendu en expliquant qu’il n’avait pas supprimé mais « transformé » ces 700 lits en « 350 places pour les mineurs non accompagnés et 350 places en soutien éducatif à domicile ». Doriane Bécue, vice-présidente chargée de l’enfance du département avait pour sa part confirmé vouloir « réformer le système en privilégiant le préventif plutôt que le curatif ». Contacté par Libération, le département du Nord a simplement ajouté qu’il « souhaitait éviter la séparation par un placement et inverser la tendance en "réparant" les familles ». Judith Haziza : « Concrètement, depuis trois ans, qu’est-ce qui a été mis en place pour augmenter les moyens de la prévention ? On n’en voit aucun résultat. A l’heure actuelle, le nombre de saisines judiciaires dans notre tribunal ne diminue toujours pas. »

    Tout le désarroi des agents de l’ASE du Nord se trouve là : ils sont asphyxiés, coincés entre l’impossibilité de placer les enfants et l’incapacité d’intervenir correctement en « prévention éducative ». L’argent n’est nulle part, la bricole, quotidienne. Et les répercussions sur les enfants plus que préoccupantes. « Aujourd’hui, le département nous dit qu’on sauvera les jeunes par la prévention. C’est bien joli, mais on n’a aucun gros moyen pour le faire, donc on ne le fait pas, ou mal, explique Hélène, assistance sociale. Il faut détecter au plus tôt les négligences en famille. Le manque de stimulation pour la tranche d’âge 0-3 ans peut être irrévocable à vie. De même, un enfant victime de maltraitance risque de reproduire le même schéma une fois adulte. Plus on tarde à les placer, plus on les récupère profondément abîmés. » Et de conclure, en forme d’avertissement : « Si ces enfants ne sont pas protégés, ils n’arriveront pas à s’insérer dans la société. Ils auront besoin d’aides financières, de suivi médical et psychologique à vie. Tout cela coûte cher. Le département veut faire des économies ? Il fait un très mauvais calcul. »

    (1) A la demande des intéressés, tous les noms ont été modifiés.

    Les juges de Bobigny aussi

    Tandis que la colère gronde dans le Nord contre le manque de moyens humains et matériels affectés à l’Aide sociale à l’enfance pour exécuter les décisions de justice, la sonnette d’alarme a également été tirée en Seine-Saint-Denis. Dans une tribune publiée ce lundi par le Monde et France Inter, les quinze juges des enfants du tribunal de grande instance de Bobigny ont lancé un « appel au secours » et dénoncé « la forte dégradation » des dispositifs de protection de l’enfance. « Des mineurs en détresse ne peuvent ainsi plus recevoir l’aide dont ils ont besoin, faute de moyens financiers alloués à la protection de l’enfance par le conseil départemental, tributaire en partie des dotations de l’Etat », ont-ils écrit. Ce à quoi la ministre de la Justice, Nicole #Belloubet, a répondu : « Je ne nie pas la responsabilité de l’Etat, mais je dis que la mise en œuvre des décisions de nature civile comme celles dont vous me parlez qui concernent les enfants, cela appartient aux départements. » Retour à l’envoyeur, en somme.
    Anaïs Moran envoyée spéciale à Roubaix, Photos Antoine Bruy. Tendance Floue

    #ASE #protection_de_l_enfance #maltraitance #conseil_départemental #nord #seine_st_denis #état #manifestations #juge_pour_enfants

  • Dunkerque parie sur la gratuité des transports
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/06/29/dunkerque-parie-sur-la-gratuite-des-transports_5323090_3234.html

    A partir du 1er  septembre, les 200 000 habitants des 17 villes de la communauté urbaine dunkerquoise circuleront sans ticket.

    LE MONDE ECONOMIE | 29.06.2018 à 11h24 • Mis à jour le 29.06.2018 à 17h10 |
    Par Laurie Moniez (Lille, correspondance)
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    Lâcheront-ils leur voiture ? Le 1er septembre, les 200 000 habitants des 17 villes de la communauté urbaine dunkerquoise vont bénéficier des transports en commun gratuits. Terminé le ticket à 1,40 euro. Si une trentaine de communes françaises ont déjà fait ce choix (Niort, Compiègne, Gap, Porto-Vecchio…), Dunkerque devient la plus grande agglomération française à franchir le cap. En offrant la gratuité pour tous, résidents et extérieurs, la ville du Nord dépasse même à l’échelle européenne Tallinn, capitale de l’Estonie et ses 420 000 habitants, qui réserve cette gratuité à ses seuls résidents.

    Dans le Dunkerquois, territoire profondément lié à l’industrie, la qualité de l’air est un enjeu majeur. Près du port de Dunkerque, ArcelorMittal, considéré comme le plus gros pollueur industriel des Hauts-de-France, a rejeté pas moins de 2 930 tonnes de poussières en 2016, selon la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement). Un chiffre auquel il faut ajouter les 13,5 millions de tonnes de CO2 émises par le groupe sidérurgique dans le ciel dunkerquois, un triste record national.

    La Communauté urbaine de Dunkerque (CUD) a donc fait le choix politique d’un grand projet d’aménagement urbain destiné à favoriser les circulations douces et les transports en commun : le plan DK’Plus. Depuis les années 1970, le réseau actuel avait peu changé et dans le Dunkerquois moins de 5 % des déplacements se font aujourd’hui en bus, contre 66 % pour la voiture, selon une étude publiée en 2015. Avec une nouvelle flotte de bus aux couleurs vives, équipés progressivement du Wi-Fi, aux sièges rénovés, et aux horaires élargis en soirée chaque week-end, la CUD espère convaincre les Dunkerquois de laisser leur voiture au garage.

    Baisse des incivilités

    En attendant, les habitants ont subi pendant vingt-deux mois « l’un des plus gros chantiers des cinquante dernières années », explique Damien Carême, vice-président de la CUD et maire de Grande-Synthe. Le résultat, c’est un nouveau réseau permettant plus de fluidité grâce aux voies dédiées et aux feux prioritaires. « Avec les transports en commun, vous ne serez plus en retard au boulot ou au lycée », assure M. Carême. Surtout, les usagers vont découvrir des lignes plus simples à utiliser, davantage d’arrêts, une fréquence plus importante en zone dense avec de meilleures connexions entre les lignes… Désormais, 83 % de la population sera située à moins de 300 mètres d’un arrêt de bus.

    La gratuité proposée à titre expérimental uniquement le week-end depuis 2015 a permis de constater une hausse de fréquentation de 30 % le samedi et de 80 % le dimanche. « Et les incivilités ont chuté de 60 %, précise le président de la CUD et maire de Dunkerque Patrice Vergriete (divers gauche), balayant ainsi un préjugé sur la gratuité. Les chauffeurs disent qu’ils découvrent une nouvelle clientèle, qui dit bonjour. »

    Pour le financement, la CUD a fait des choix. Elle a abandonné, en 2014, le projet de son précédent président qui rêvait d’une nouvelle salle de sports et de spectacles de 8 000 places, estimée à 180 millions d’euros. « Cette Arena était inutile, indique M. Vergriete. Pour les travaux du DK’Plus, nous avons investi 60 millions d’euros et 5 millions d’euros pour les études. » Une somme financée par le VTA (versement transport additionnel), une taxe sur les entreprises du secteur qui avait été augmentée de 0,5 point en 2011 pour financer la fameuse Arena.

    « Cohésion sociale »

    En intégrant le manque à gagner de 4,5 millions d’euros sur les recettes de billets, le surcoût d’exploitation du nouveau réseau gratuit est de 8,9 millions d’euros, pour atteindre 42,9 millions d’euros. Ce montant est financé aux deux tiers par le VTA et le solde par le budget général de la CUD. Les élus promettent donc qu’il n’y aura pas de hausse des impôts.

    « Le coût de cette mesure est compensé par ses effets positifs, garantit le maire de Dunkerque. Cela permet de rendre du pouvoir d’achat, c’est favorable à l’environnement, c’est un enjeu de cohésion sociale, et ça rend les personnes plus mobiles. »

    Ce schéma pourrait-il être transposé à d’autres villes ? « Je ne suis pas là pour faire la leçon aux élus locaux, prévient M. Vergriete. C’est vrai que nous sommes regardés de près car beaucoup disaient que c’était impossible à réaliser dans des agglomérations de plus de 100 000 habitants. » Le maire de Dunkerque regrette que ce débat de société soit pollué par les « arguments fallacieux » avancés par d’autres collectivités, à commencer par le fait que ce qui est gratuit aurait moins de valeur. « Les arguments du débat en France sont assez minables », balaye-t-il avant d’annoncer que les 3 et 4 septembre se tiendront dans sa commune les premières rencontres des villes du transport gratuit. Parmi les tables rondes, chercheurs et maires de Tübingen (Allemagne), Tallinn (Estonie), Châteauroux ou Niort, reviendront sur les effets de la gratuité des transports en commun dans leurs villes. Les impacts environnementaux seront également abordés.

    #gratuité_des_transports #municipalité

    • @aude_v ça reste des arguments mainstream qui ne touche que les gens qui se focalisent dessus. On peut aussi poser la crédibilité de l’argument du « manque à gagner » tellement il est stupide.
      Reste que le nombre de collectivité qui mettent en place la gratuité des transports est en nette augmentation malgrès tous les argument d’arrière garde.

  • Revue de presse du 20.01 au 26.01.18
    https://collectiflieuxcommuns.fr/672-revue-de-presse-semaine-du

    Le Mexique a connu son année la plus meurtrière en vingt ans

    Flics dépressifs

    Musulmans, pourquoi Jérusalem ?

    « Il faut revenir à une agriculture locale »

    « La Tunisie n’est pas un modèle pour le monde arabe »

    Loi sur l’immigration : le grand décryptage de la démographe Michèle Tribalat

    Facebook redouble de nouveautés pour vous espionner... et ça fait peur

    Le vrai enjeu du “shutdown” : qui peut faire partie de l’Amérique ?

    Six associations portent plainte contre EDF et la centrale nucléaire de Gravelines

    Japon : les enjeux géopolitiques d’un « soleil démographique couchant »

    « Pas de confiance au sein d’un pays sans maîtrise de l’immigration »

    Les fantasmes d’une aviation écologiquement responsable

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • Redémarrage de réacteurs nucléaires : le Conseil d’Etat saisi d’une demande d’annulation
    http://www.europe1.fr/societe/redemarrage-de-reacteurs-nucleaires-le-conseil-detat-saisi-dune-demande-dann

    Une association antinucléaire, l’Observatoire du nucléaire, a annoncé vendredi avoir déposé devant le Conseil d’État des recours en urgence pour faire annuler les autorisations de redémarrage des réacteurs Dampierre 3, Gravelines 2 et Tricastin 3. Le Conseil d’Etat a confirmé avoir enregistré trois recours en « référé suspension », contre le redémarrage de réacteurs.

    Générateurs de vapeur défectueux : comment l’Autorité de sûreté nucléaire fait le jeu d’EDF au détriment de la sûreté et de la démocratie - Observatoire du nucléaire
    http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article323

    Pour mémoire, depuis avril 2015, les révélations se multiplient concernant des pièces mal fabriquées par Areva au Creusot et par le japonais Japan Casting & Forging Corp (JCFC).

    Outre la question cruciale de la cuve du réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche), il est apparu que de nombreux réacteurs actuellement en service sont dotés de générateurs de vapeur non conformes, susceptibles de rompre et de causer une catastrophe nucléaire ().

    Une douzaine de réacteurs sont actuellement arrêtés pour vérifications or, sous la pression d’EDF qui est obligée d’importer de grandes quantités d’électricité, l’ASN autorise de façon irresponsable la remise en marche de ces réacteurs.

    C’est ainsi le cas du réacteur Dampierre 3, relancé hier mercredi, et des réacteurs Tricastin 3 et Gravelines 2 dont la remise en service est annoncée pour demain vendredi.

    Or l’ASN ne publie pas ses autorisations, ce qui a pour effet d’empêcher qu’elles soient contestées en justice : de toute évidence, l’ASN protège les intérêts industriels avant la sûreté des citoyens, et bafoue les droits de ces derniers en les empêchant d’exercer les recours qu’ils ont pourtant le droit de lancer.

    L’Observatoire du #nucléaire, qui veut contester en justice les autorisations de relance des réacteurs, dénonce le jeu de l’ASN et exige la publication des autorisations dès qu’elles sont signées, afin que les recours légitimes puissent être mis en oeuvre.

    () Dans les démonstrations de sûreté, la rupture de la cuve ou d’un générateur de vapeur est dite « exclue », ce qui signifie… qu’il ne faut surtout pas qu’elle se produise : il n’y a alors aucune parade possible et c’est la perspective d’une catastrophe qui peut être de la gravité de celles de Tchernobyl et Fukushima.

  • Le plan miracle de Pôle Emploi pour inverser la courbe du chômage
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/12175-le-plan-miracle-de-pole-emploi-pour-inverser-la-courbe-du-chomage

    Un Pôle Emploi à Gravelines, dans le nord de la France, lors d’un forum. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

    Les cadres de Pôle emploi ont reçu un document détaillant le plan pour inverser la courbe du chômage. Objectif : formation.

    e nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (sans activité) a augmenté de 5.400 en juin. Mais le gouvernement ne se laisse pas abattre : François Hollande a posé une inversion de la courbe comme condition à une candidature pour 2017. Et Pôle Emploi a un plan pour y parvenir.

    Il est détaillé dans un document distribué aux cadres de Pôle emploi que "Le Canard enchaîné" s’est procuré. Le projet, annoncé en janvier 2016 par le gouvernement, consiste à orienter 500.000 chômeurs supplémentaires vers des formations professionnelles. Ils glisseront ainsi de la catégorie A à la (...)

    #En_vedette #Liberté,_Égalité,_Fraternité... #Actualités_France

  • Comment la France impose ses centrales nucléaires vieillissantes à ses voisins européens
    http://www.bastamag.net/Centrales-nucleaires-frontalieres-les-pays-voisins-directement-menaces-mai

    Sur les 19 centrales nucléaires françaises, cinq se trouvent à proximité des frontières du pays : Fessenheim, à la frontière allemande, Cattenom, tout près du Luxembourg, Gravelines et Chooz, près de la frontière belge, ou Bugey, à quelques dizaines de kilomètres de la Suisse. Nos voisins s’inquiètent de plus en plus d’avoir ces réacteurs vieillissants à leurs portes, sans aucun pouvoir sur la poursuite de leur exploitation ou leur degré de sécurisation. En matière de sécurité #Nucléaire, la coopération (...)

    #Décrypter

    / #Europe, #Le_risque_nucléaire, A la une, #Enquêtes, Nucléaire

  • [Calais] Video et article : La Jungle résiste aux attaques fascistes et policières 05/01/15
    http://bxl.indymedia.org/spip.php?article9879

    par CMS - Local | répression / contrôle social, sans-papiers, Calais Il était environ 00.30 dans la nuit du 4 au 5 janvier lorsqu’un groupe de réfugiés quitta la Jungle se dirigeant vers Calais en empruntant la Route de Gravelines. Alors qu’ils passaient devant la maison habitée par les (...) — Local, répression / contrôle social, sans-papiers, Calais

  • FRANCE : Dans la centrale nucléaire de Gravelines, ça fuit un petit peu...
    http://www.brujitafr.fr/2014/11/france-dans-la-centrale-nucleaire-de-gravelines-ca-fuit-un-petit-peu.html

    La plus grande centrale nucléaire française stocke ses rejets radioactifs liquides dans des réservoirs défectueux. Le recours à la sous-traitance par EDF est pointé du doigt.

    L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a sommé EDF de se conformer à la réglementation à la suite d’une série de défaillances qui illustre le décalage entre le discours rassurant de l’opérateur sur l’entretien de ses installations et l’état réel des équipements à la centrale nucléaire de Gravelines (Nord). La mise en demeure d’EDF par l’ASN est datée du 15 avril 2014 mais a été publiée sur le site internet de l’Autorité seulement ce 7 novembre [1].

    « Fuites, perforations », « inétanchéité », « présence de sous-épaisseurs » : voici ce que rapporte l’ASN sur des réservoirs contenant les rejets liquides des (...)

  • FRANCE : Le plus grand datacenter du monde s’installe dans la « Ch’tilicon Valley »
    http://www.brujitafr.fr/article-france-le-plus-grand-datacenter-du-monde-s-installe-dans-la-ch-til

    Dans le-Nord Pas-de-Calais, le groupe OVH va investir 180 millions d’euros pour monter un centre d’hébergement de données numériques pharaonique. Des serveurs sur le site de Gravelines © OVH Lorsque vous avez cliqué sur le lien vous menant à cet article, votre ordinateur (ou votre téléphone) a envoyé une requête qui s’est déplacée à la vitesse de la lumière pour atteindre le centre de donnée (datacenter) qui héberge wedemain.fr. C’est en France, dans les Flandres, que le plus grand de ces silos numériques va bientôt élire domicile. France : dans un silence médiatique de cathédrale, la majorité socialiste installe big brother à… (...)

  • Départ de feu rapidement maîtrisé dans une partie non-nucléaire la centrale de Gravelines
    http://www.romandie.com/news/n/_Depart_de_feu_rapidement_maitrise_dans_une_partie_non_nucleaire_la_centra

    LILLE - Un départ de feu a été rapidement maîtrisé mardi sous la toiture d’un bâtiment de la partie non-nucléaire de la centrale de Gravelines (Nord), sans conséquence pour les installations et l’environnement, a indiqué EDF dans un court communiqué.

    Comme de bien entendu ....
    #accident_nucléaire_toujours_sans_conséquence

  • Un réacteur #nucléaire arrêté à Gravelines après un problème technique
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/14/un-reacteur-nucleaire-arrete-a-gravelines-apres-un-probleme-technique_170110

    Le réacteur numéro 6 de la centrale de Gravelines, d’une puissance de 900 MW, est à l’arrêt en raison d’un « défaut sur un capteur sur une pompe », a précisé la porte-parole. "Il n’y a pas de problème de sûreté. C’est un problème technique.

    Le 5 avril 2012, la centrale de Penly (Seine-Maritime) avait elle aussi rencontré une défaillance sur l’une des pompes de son système de refroidissement, provoquant un incendie et un arrêt du réacteur.

    non mais t’inquiètes pas, c’est pas un problème de #sûreté, c’est un problème technique... (comprend qui veut) et là je le signale juste comme ça pour le fun parce qu’on sait bien qu’il n’y a pas de problème, jamais, de sûreté avec le nucléaire

  • Le nouveau terminal méthanier d’EDF : une véritable bombe à retardement - Usine à gaz - Basta !
    http://www.bastamag.net/article1659.html

    Le chantier du terminal méthanier de Dunkerque, voulu par Henri Proglio et Nicolas Sarkozy, va débuter. Une bombe financière qui coûtera 1,5 milliard d’euros pour une cinquantaine d’emplois directs créés. Une bombe écologique, sur un site industriel déjà à hauts risques, à proximité de la centrale nucléaire de Gravelines. Et une bombe sociale que contribuables et clients d’EDF devront bien financer. L’utilité du terminal ? Dérisoire, estiment des syndicalistes.

    #énergies