city:grenoble

  • À Grenoble, les militants du burkini tentent de convaincre les passants
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/a-grenoble-les-militants-du-burkini-tentent-de-convaincre-les-passants-2019

    À Grenoble ce dimanche, l’opération burkini dans les deux piscines municipales n’a pas eu lieu. La contre-opération « Tous à poil » non plus. Après plusieurs incidents dans les bassins et la fermeture des lieux à la demande des agents de la ville, les habitants ont pu se baigner tranquillement à la piscine en plein-air Jean-Bron, comme à celle des Dauphins. En revanche, chacun a dû vider son sac à l’entrée devant des vigiles (en nombre pour l’occasion : + 50% à Jean-Bron, +25% aux Dauphins, selon la mairie), avec pour obligation de montrer son maillot de bain. La police municipale était aussi là, de l’entrée jusqu’aux bassins de Jean-Bron, avec un petit renfort ponctuel de la police nationale. Et il a fallu ranger serviettes et maillots plus vite que d’habitude, puisque les deux établissements municipaux fermaient à 14 heures , au lieu de 19 heures au plus tôt en temps normal.

    Ils sont une quinzaine, ce dimanche midi, réunis à quelques pas de Jean-Bron, pour cette « opération burkini » : certains membres de l’Alliance citoyenne de Grenoble, d’autres venus en soutien sans pour autant afficher clairement leurs couleurs. Parmi eux, trois femmes voilées. Ils savent qu’ils ne vont pas pouvoir se mettre en burkinis, le dispositif de la Ville faisant obstacle. Alors que faire ? Aller à la piscine, payer son ticket d’entrée, et mobiliser les autres clients avant les bassins, c’est-à-dire dans les vestiaires ? Tous ne sont pas d’accord. Leur sortie sera donc minimale : discuter avec les passants devant l’établissement. Avant, ils doivent se préparer, avec des jeux de rôle. Extraits des dialogues, par les femmes voilées : « Nous, on ne peut pas aller à la piscine », « on nous oblige à mettre des maillots deux pièces » , « ce n’est pas normal, on est dans un état laïc ». Il est presque 13 heures quand l’équipée se décide à partir à pied pour la piscine. Dans les rangs, on parle de Tariq Ramadan, de la différence entre laïcité et laïcisme, eux protégeant la première, quand l’autre est le fait de ceux qui ne sont pas d’accord avec eux.

    « Le religieux n’a pas sa place dans une piscine »

    Ca m’étonnerais que « chacun » ai du vidé son sac et montré son maillot de bain pour prouvé que c’est pas une maillot trop pudique. Seul les femmes sont discriminées ici. Et si le religieux n’as pas sa place à la piscine alors que les mecs soient contrôlés aussi et les circoncis interdit de piscine.

    #discrimination #sexisme #islamophobie #marronnier #laïcité_mon_cul

  • Cédric Villani à Grenoble : l’intelligence artificielle de La République en Marche
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1144

    Il fallait Cédric Villani à la Maison du Tourisme pour tirer de chez eux des Grenoblois écrasés par 39° de canicule, ce jeudi 27 juin 2019. La réunion, intitulée « Intelligence artificielle et transition écologique : paradoxe ou opportunité ? », était organisée par deux députés locaux de La République en Marche, Emilie Chalas et Olivier Véran. Ambiance de fan club, smartphones à bout de bras, rires et applaudissements à chaque allusion politicienne, bruyante réprobation de toute critique. Nous n’étions pourtant que trois Chimpanzés du futur à contester le mathématicien député Villani, président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) et auteur d’un rapport sur la stratégie nationale en intelligence artificielle « pour repositionner la France et l’Europe au (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/villani_a_grenoble.pdf

  • La justice reconnaît une « faute » de l’Etat pour son inaction contre la pollution de l’air
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/06/25/la-justice-reconnait-une-faute-de-l-etat-pour-son-inaction-contre-la-polluti

    « Historique._ » Le mot est sur toutes les bouches après le jugement rendu, mardi 25 juin, par le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Pour la première fois, l’Etat était poursuivi pour son inaction face à la pollution de l’air, visé par un recours pour « carence fautive » déposé par une mère et sa fille atteintes de pathologies respiratoires importantes. Pour la première fois, sa responsabilité a été retenue.

    « C’est une décision historique, car la responsabilité de l’Etat est enfin reconnue dans un dossier de pollution de l’air, déclare au Monde François Lafforgue, l’avocat des requérantes, qui ont dû quitter la banlieue parisienne à cause de crises d’asthme qui se sont aggravées avec le pic de pollution intense de décembre 2016. Le tribunal retient la faute de l’Etat dans son incapacité à lutter contre la pollution de l’air. »
    […]
    Le tribunal a en revanche estimé que le lien de causalité entre les problèmes médicaux et la pollution n’était pas suffisamment démontré et n’a donc pas retenu la demande d’indemnisation, qui était de 160 000 euros.
    […]
    Selon nos informations, 39 autres dossiers similaires à celui de Farida sont en cours d’instruction dans divers tribunaux à Lyon, Lille ou Grenoble. Trois audiences sont déjà programmées devant le tribunal administratif de Paris, le 27 juin, dont celle de Clotilde Nonnez. Cette professeure de yoga parisienne avait été la première à attaquer l’Etat, en juin 2017, épuisée par les crises respiratoires à répétition.

  • Quand Hervé Kempf répond à Ariane Chemin sur la (non) reconnaissance du #journalisme dans le monde : magnifique boucle bouclée !

    Ariane Chemin, journaliste, Taha Bouhafs, journaliste

    https://reporterre.net/Ariane-Chemin-journaliste-Taha-Bouhafs-journaliste

    La liberté est une, la solidarité ne se découpe pas en morceaux

    Avant de venir au fond du sujet – désolé, c’est un peu long -, une précision : dans les critiques à l’égard de Taha Bouhafs, on sent un clair mépris de classe. « Il n’a pas fait d’école de journalisme, il n’a pas de formation ». Car oui, il vient d’un quartier populaire de Grenoble, il ne connaît pas tous les codes, tous les usages du bon ton et des classes moyennes. Mais si on n’était pas si con (ou réactionnaire), on devrait être ravi que des jeunes de banlieue deviennent journalistes, qu’ils aient ce feu sacré de la recherche d’informations, ce désir fou de raconter le monde pour le transformer. Ils n’ont pas fait Sciences Po, l’ESJ ou je ne sais quel autre de ces boites ? La belle affaire ! Le journalisme, c’est d’abord l’envie, le pif, la gnaque, le goût de l’info, le désir d’être là où ça se passe, et si possible le premier. Plutôt que de mégoter, on devrait dire à Taha, et à d’autres qui vont venir : bienvenue, apporte ton regard et ton talent, et si tu veux bien, on va te transmettre deux trois trucs utiles.

  • Viols à distance en streaming : un Français jugé pour complicité d’agressions sexuelles - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/viols-a-distance-en-streaming-un-francais-juge-pour-complicite-d-agressio

    Derrière son ordinateur, il tentait d’assouvir ses sordides fantasmes. Mais Stéphane L., renvoyé le 23 mai devant le tribunal correctionnel, ne se contentait pas d’agir en spectateur passif. Le pilote de ligne de 50 ans, domicilié en région parisienne, s’était tourné vers une forme d’exploitation sexuelle des enfants en plein essor : le live-streaming. Ou comment des Français commandent, sur Internet, des viols d’enfants diffusés en direct par des hommes où des femmes qui appliquent à la lettre les instructions des commanditaires.

    En 2010, un agent infiltré du FBI, explique avoir reçu de la part d’un certain « Benjibenji028 » des images explicites d’enfants. Il s’agit de Stéphane L. Les enquêteurs de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) sondent les comptes en banque du suspect. Ils découvrent qu’il a effectué des dizaines de virements – en général 30 euros - à des femmes installées aux Philippines. Interpellé le 12 août 2014 à son hôtel parisien, Stéphane L. n’est alors que le deuxième français impliqué dans une affaire de live-streaming. Il plonge les enquêteurs dans un monde où des enfants sont violés pour quelques dizaines d’euros.

    Il donne des instructions à la « réalisatrice »

    L’exploitation des ordinateurs de Stéphane L. permet aux policiers de découvrir de sordides conversations sur Skype. « Le contenu […] démontre qu’il a bénéficié de shows pédopornographiques […] et qu’il donnait des instructions afin que des fillettes se soumettent à des attouchements de nature sexuelle par un adulte », écrit la juge d’instruction dans son ordonnance de renvoi. Dans une discussion datée du 27 octobre 2013, Stéphane L. demande par exemple à une femme – violeuse sur commande - de pénétrer une enfant avec ses doigts. Une fillette dont l’âge – 8 ans ! - est clairement évoquée par la « réalisatrice » de ce show en live. « Super, j’aime cet âge », s’enthousiasme l’ancien pilote de l’armée de l’air décrivant par le menu et avec des mots très crus ce qu’il souhaite voir infliger à la fillette.

    LIRE AUSSI >L’inquiétant phénomène des viols à distance

    Une fois devant la juge pourtant, Stéphane L. minimise son implication. Il explique ne jamais avoir donné d’ordre, et avoir même souvent versé de l’argent pour rien. Quant aux quelques prestations auxquelles il a pu assister, cela n’avait rien d’un viol, se défend-il. « Elle simulait… Par exemple, au lieu de mettre un doigt, elle courbait le doigt pour que l’on croie qu’il y avait une pénétration alors qu’il n’y en avait pas ». Des dénégations qui compliquent fortement le travail de la justice, qui ne dispose pas d’enregistrements de ces prestations réalisées en direct.
    Une fillette entraînée depuis ses 3 ans…

    D’ailleurs, contre l’avis du parquet de Paris qui souhaitait un procès aux assises, la juge, qui n’a pas pu « démontrer la réalité d’un acte de pénétration », a décidé de renvoyer Stéphane L. devant le tribunal correctionnel. Il sera, avant la fin de l’année, le premier Français jugé pour « complicité d’agressions sexuelles » dans un dossier de live-streaming. « Jusque-là, les auteurs de ces infractions étaient uniquement condamnés pour consultation d’images pédopornographiques », souligne Ludivine Piron, chargée de mission à l’Ecpat, association qui lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants. « Nous aurions préféré un procès aux assises, mais cela reste un progrès significatif », appuie Me Emmanuel Daoud, l’avocat de l’Ecpat.

    Pour l’association, ce procès devra montrer le « véritable business derrière ces viols en direct ». Un gagne-pain familial parfois, à l’image de cette femme contactée par Stéphane L. qui mettait en scène sa fille. Une situation déjà entrevue en Roumanie. « Mais le live-streaming est aussi l’œuvre de réseaux mafieux, souligne Ludivine Piron. C’est un marché très lucratif, avec des enfants réduits en esclavage. » Le 11 août 2014, une Philippine explique ainsi à Stéphane L. « entraîner » une petite fille de 11 ans à réaliser de telles prestations « depuis ses trois ans »…

    Ce militaire n’est pas le complice, c’est le commanditaire des viols et c’est pas une agression sexuelle c’est un pédo-viol avec préméditation et en bande organisée.
    #viol #correctionnalisation #pedocriminalité #pornographie

    • Viols à distance en streaming : «Un phénomène exponentiel»
      http://www.leparisien.fr/faits-divers/viols-a-distance-en-streaming-un-phenomene-exponentiel-17-06-2019-8095494

      Des enfants de moins de 10 ans violés en direct pour le plaisir d’Occidentaux cachés derrière leur ordinateur. Et pour un montant dérisoire : environ 50 dollars l’agression. Phénomène inquiétant, le live-streaming préoccupe magistrats et policiers depuis un peu plus de quatre ans. 7 dossiers sont actuellement entre les mains des enquêteurs spécialisés, 17 ont été traités depuis 2016. « Mais le phénomène est exponentiel, souligne le commissaire divisionnaire Philippe Guichard, patron de l’Office central de répression des violences aux personnes (OCRVP). Je crains que nous arrivions rapidement à plus de 90 Français impliqués dans ces faits abjects. »

      Preuve de l’engagement des autorités à circonscrire ce fléau, Jérôme Bonet, directeur central de la police judiciaire et Philippe Guichard ouvriront, ce mardi à Singapour, un séminaire international dédié notamment au live-streaming. « L’objectif est d’éviter que ce phénomène apparu aux Philippines ne gangrène davantage de pays pauvres, détaille le commissaire Guichard. Il est vital de mettre en place des collaborations internationales. » Car ces dossiers, dont certains concernent l’Europe de l’Est, sont épineux.

      Multiplier les partenariats avec les autorités locales

      Très souvent, l’implication de ressortissants français est signalée à l’OCRVP grâce aux services de police étrangers, notamment américains. Tracfin ou Western Union ont aussi pris l’habitude d’alerter les policiers sur les mouvements de fonds suspects : l’île de Cebu, région pauvre des Philippes, concentre nombre de transactions. Ces hommes « de tous les profils » sont alors traqués sur Internet. « Mais les enquêtes sont difficiles, note Philippe Guichard. Comme nous n’avons pas d’accord judiciaire avec les Philippines, nous ne pouvons entendre ni les victimes ni les auteurs directs des viols. Les investigations se concentrent alors sur les supports numériques saisis chez les commanditaires français. »

      Reste que la justice peine jusque-là à obtenir des condamnations exemplaires. Ainsi, à Grenoble, un internaute mis en examen pour complicité de viols a finalement été condamné à deux ans de prison pour la simple « détention d’images pédopornographiques ». « Juridiquement, donner des instructions pour commettre un viol sur un mineur, c’est de la complicité de viol et cela doit être jugé devant une cour d’assises, plaide Aude Groualle, cheffe de la section des mineurs au parquet de Paris, qui sera représentée à Singapour. La difficulté tient au principe même du live-streaming, avec une vidéo en direct qu’il est difficile pour nous de récupérer. »

      La justice peine donc à matérialiser les viols, malgré des écrits sans équivoque. « Au parquet de Paris, notre position est claire, prévient Aude Groualle. Si nous avons des éléments permettant d’établir qu’il y a eu des instructions pour un viol, nous qualifions cela de complicité de viol. Pour parvenir à renvoyer des mis en cause devant la cour d’assises, nous devons multiplier les partenariats avec les autorités locales afin de retrouver les violeurs et les victimes. »

  • La menace terroriste en France n’est pas seulement islamiste

    « #Terrorisme d’Etat, cyber, ultradroite, ultragauche, radicaux régionaux et même animalistes : pour les services de renseignement, d’autres menaces s’ajoutent à la principale, celle des jihadistes »

    https://www.lopinion.fr/edition/politique/menace-terroriste-en-france-n-est-pas-seulement-islamiste-189864

    Y’en aura pour tout le monde, au supermarché de la construction des terreurs d’Etat !

    Au risque d’une confusion entre les violences dans les manifestations – #NDDL #GiletsJaunes – et le terrorisme

    Ha bon ?!

    Les services français redoutent notamment les membres de l’ultragauche qui ont été formés militairement en allant combattre avec les Kurdes syriens de l’YPG ou en Colombie avec les Farc ou l’ELN. Plusieurs gendarmeries ont bien été incendiées en 2017, comme à Grenoble, mais la justice n’a pas ouvert d’enquêtes pour terrorisme. Une certaine prudence semble de mise depuis le fiasco judiciaire de l’affaire du « Groupe de Tarnac », qualifié de « terroriste » en 2008 avant d’être définitivement blanchi en 2018.

    De quoi faire ironiser @davduf sur twitter ?
    https://twitter.com/davduf/status/1140525200406175745

    Au demeurant l’article prouve surtout que les seuls qui passent à l’acte, sauf geste suicidaire de solitaire fragile psychologiquement, ce sont les groupuscules d’ultra-droite, armés, et fréquemment militarisés...

  • #Terrorisme : encore le #nationalisme, encore le #racisme, encore lourdement armé... et avec un gendarme !

    Ils voulaient s’en prendre à des musulmans et des juifs : un groupe d’ultra droite démantelé

    L’enquête avait débuté avec l’arrestation le 7 septembre 2018 d’un homme dans le cadre d’une enquête diligentée par le parquet de Grenoble. Le suspect est un gendarme volontaire adjoint dont le contrat arrivait à expiration. A son domicile, les enquêteurs retrouvent des munitions de kalachnikov, des produits explosifs, un pistolet de marque Glock et un fusil. A l’issue de sa garde à vue, il a été placé sous contrôle judiciaire pour détention d’armes et produits explosifs.

    https://www.bfmtv.com/police-justice/ils-voulaient-s-en-prendre-a-des-musulmans-et-des-juifs-un-groupe-d-ultra-dro

  • INVITATION OYE OYE !!!

    Nous sommes très heureuses et heureux de vous convier
    les 13, 14, 17 ou 18 juin 2019 à Grenoble pour l’exposition-performance-requête-procès
    Bureau des dépositions. Exercice de justice spéculative.
    20h00 Théâtre Midi/Minuit, 38 rue Saint Laurent, 38000 Grenoble

    Le Bureau des dépositions est un collectif ouvert, une oeuvre sous licence creative commons, qui a commencé à s’élaborer au Patio solidaire en février 2018, lieu et collectif d’occupation sur le campus universitaire grenoblois.

    Les co-auteur.trice.s du Bureau des dépositions, autorisé.e.s à travailler ou non, fonctionnaires ou non, en demande d’asile ou non, abonné.e.s au gaz ou non, rédigent des lettres qui lèvent les complicités en matière de politiques migratoires.

    Les 13, 14, 17 et 18 juin, en public et sur les ondes (r22 Tout-Monde), les co-auteur.trice.s exposeront une requête juridique en cours d’écriture, qui vise à attaquer le droit des étrangers, depuis le droit d’auteur. Ce travail de justice spéculative, qui part du présent et du droit d’existant et institue une autre justice, s’inspire de la performance Plaidoirie pour une jurisprudence écrite et performée par O. Martin, P. Bernier, S. Preuss-Laussinotte, S. Canevet.

    Essai de requête pour atteinte à l’intégrité de Bureau des dépositions,
    co-auteurs.co-autrices : Mamy Kaba, Ousmane Kouyaté, Sarah Mekdjian, Mamadou Djoulde Baldé, Aliou Diallo, Aguibou Diallo, Diakité Laye, Marie Moreau, Ben Bangoura, Pathé Diallo, Saâ Raphaël Moudekeno.
    Avec la radio r22 Tout-Monde : https://r22.fr

    Réservation et informations : justice.speculative@gmail.com

  • #Tero_Loko : travailler la terre pour mieux s’enraciner

    Le projet est aujourd’hui unique en France : permettre à des personnes au statut de réfugié de s’insérer professionnellement à travers l’agriculture avec pour but de redynamiser un petit village rural et créer du #lien_social. Tero Loko a concrètement vu le jour en avril dernier, après 3 ans de travail préparatoire, avec l’arrivée de ses premiers salariés en insertion, originaires du continent africain. Basée à Notre Dame de L’Osier, un village de 500 habitants, dans le sud de l’Isère (entre Grenoble, Valence et Lyon), Tero Loko s’invite comme une réponse aux nombreuses problématiques auxquelles sont exposés les #territoires_ruraux français, peu habitués à accueillir des étrangers encore moins mobilisés sur du #travail_agricole. Le projet de Tero Loko ? #Maraîchage et production de #pain couplés à un projet d’#hébergement et d’#accompagnement_social.
    #Clémentine_Méténier nous invite dans le quotidien des premiers « tero lokiens », mains, bras et têtes de cette petite entreprise agricole.

    https://clementinemetenier.blog/2019/06/09/tero-loko-travailler-la-terre-pour-mieux-senraciner

    A écouter ici : http://www.rfi.fr/emission/20190607-agriculture-benin-jardins-espoir-ferme-urbaine-tero-loko (pour écouter, s’abonner au podcast « itunes » de l’émission)

    #agriculture #intégration_professionnelle #travail #asile #migrations #Notre-Dame-de-l'Osier #Isère
    ping @odilon @karine4 @isskein

  • CONQUÉRIR NOTRE AUTONOMIE
    (Extraits)

    Nous faisons face à un système de dominations qui nous exploite et nous oppresse au quotidien. Le capitalisme déploie sa logique marchande dans la totalité de nos vies. Tout devient une simple marchandise, un moyen de profits, d’accumulation. C’est contre ce monde qu’il nous faut nous battre et organiser nos existences. Nous, en tant que dominé-e-s nous savons et vivons la nécessité de sortir de rapports de dominations qui détruisent tout et nous empêchent de vivre, d’être autonomes. Libres et égaux. Déployer cette logique, communiser, c’est instituer des formes d’existence totalement incompatibles avec la persistance du capitalisme. C’est lier des relations concrètement égalitaires et libertaires, c’est faire du monde un commun. Comment construire notre puissance face au pouvoir, qui exploite, oppresse, détruit ; comment conquérir notre autonomie ? [...]

    Ce n’est pas une mission historique, ce n’est pas en tant que classe du travail mais contre cette société de classe, cette hiérarchie, qu’il faut se battre. C’est une nécessité pour le vivant et ce qui veut vivre. Le pouvoir n’a jamais rien lâché sans y être contraint, il ne le fera jamais, il broiera tant qu’il peut. L’abattre est aujourd’hui une question de survie. Être pragmatique ce n’est pas négocier le pourcentage d’abattage des forêts, de population de poisson, de la toxicité de notre eau. Être pragmatique c’est abattre cette société de classe avant que l’autre moitié du vivant soit broyée. Il n’y a nulle part ou s’enfuir, il faut l’affronter.

    En tant que dominé-e-s nous savons et vivons la nécessité de sortir de rapports de domination qui détruisent tout et nous empêchent de vivre, d’être autonomes. Il est déjà possible de voir des actions se renouveler contre la domination, de façons plus ou moins spontanées. C’est par la violence que le capitalisme nous réduit à une simple donnée, un chiffre, une unité et dans ce processus il se créer des résistances, auxquelles la domination doit encore s’adapter. C’est dans une lutte que la société de classe s’impose ; Dans un antagonisme. Absentéisme, sabotage, vol, débrouillardise, réseaux de soutien, émeute, mise en commun, ZAD, etc. en sont les traces. La domination en mouvement se reconfigure, la classe se compose et se recompose. C’est de cette réalité matérielle qu’il faut partir pour élaborer une stratégie de lutte efficace.

    Notre solidarité, la débrouillardise, la mise en commun sera une nécessité première pour vivre dans cet effondrement. Ne pouvant plus offrir un confort suffisant, ne pouvant entretenir l’espoir, le système de domination, pour persister, se fait plus autoritaire. Il faut s’organiser face aux appropriations étatiques ou même privées, mafieuses qui veulent faire persister cette société hiérarchique, qui veulent faire perdurer une forme d’exploitation et de société de classe. C’est dans la lutte que nous créons le commun.

    Face à ce système totalitaire, il faut créer des poches d’air, des espaces de liberté, il faut s’attaquer directement à ce qui nous exploite, il faut détruire l’usine, détruire la ville-usine. Il n’y a rien à attendre de fausses solutions, qui ne font que reconfigurer la domination, qui ne font bien souvent qu’étendre la domination, le contrôle. Les autolib’ n’ont rien d’écologique, ce ne sont que des artifices marchands, elles ne sont qu’opium qui nous empêchent de construire de vraies solutions communément. Les centres commerciaux détruisent les liens que tisseraient des activités locales, autonomes. Les transports en commun, l’architecture des banlieues, les outils de travail, sont les outils de la domination auxquels s’attaquent spontanément les exploité-e-s, les vivant comme tels. Il faut détruire ce qui quantifie, dans le seul but de quantifier, d’échanger, il faut redonner aux rues leurs fonctions vitales, détruire les artères marchandes ; elles doivent être des lieux de vies et non de circulation des marchandises.

    Dans l’action directe contre le système marchand, nous constituons un mouvement commun, nous conquérons notre autonomie. Ces actions peuvent prendre plusieurs formes, selon les dispositifs contre lesquelles elles se dirigent ; Comme le sabotage, pratique historique de l’anarcho-syndicalisme, qui doit aujourd’hui s’étendre aux champs élargis de l’usine, la ville, ses moyens de contrôle, les réseaux de transport marchands etc. À Grenoble, avril 2017, les valideurs à quai des trams ont était mis hors service en y versant un liquide corrosif. De façon répété, ce genre d’action peut permettre la gratuité des transports, faire payer les transports étant de fait impossible, réparer n’étant pas rentable ; Comme l’occupation, la mise en commun de lieux de vie, tels les ZAD ou les Squats, qui tout en résistant au développement de la domination nous permettent d’organiser la lutte et de vivre, de vivre de nouvelles formes d’existence, des formes non-marchandes et non-hiérarchiques, communes et anarchiques. À notre dame des landes on affrontait un projet d’aéroport destructeur, on cultive, fait de la récup, à Bure on lutte contre l’enfouissement de déchets nucléaire qui n’est qu’une impasse pour cette industrie ; Comme l’auto-réduction, qui consiste à imposer la baisse du prix d’un produit ou d’un service voire sa gratuité, à mettre en bien commun ce qui est produit tel que cela s’est fait dans le mouvement autonome italien des années 70. À Parkdale, suite à l’embourgeoisement, le propriétaire voulait augmenter les loyers, mais les locataires se sont organisé-e-s un par un et ont organisé une gréve des loyers, Ils ont arrêté de payer leur loyer et ont stoppé les augmentations qui menaçaient d’expulsions de nombreux locataires ; Comme un potager commun ; Comme un groupe de discussion, d’agitation, d’information, d’entraide ; Comme du hacking, le développement de logiciel libre, de low-technologie ; Des placards communs dans nos quartiers, des plantations sauvages, des manif’ sauvages etc...

    L’action directe est diverse et n’a comme limite que notre imagination, ce qui la définit c’est son caractère direct, nous agissons de nous même, avec nos propres forces et moyens, comme l’ont fait les anarcho-syndicalistes aux heures victorieuses de la CGT. Nous ne jouerons pas leur jeu parlementaire, nous n’avons pas d’intermédiaire, de représentant, de bureaucrate, nous ne déléguerons jamais notre puissance pour qu’elle se perde dans des négociations syndicales et politiques, ou des accords écologiques qui ne sont que du spectacle. Nous sommes autonomes, et nos actions sont directes, elles communisent contre le capital.

    Notre autonomie n’adviendra que de nous même, elle ne pourra venir de la domination capitaliste, de son évolution logique, de l’avènement mécanique du socialisme ou même de la prise du pouvoir. Dans ce système en crise perpétuelle pour reconfigurer sa domination, il nous faut construire notre autonomie, il nous faut communiser, mettre en commun. C’est dépasser la propriété privé, individuelle, et la planification collective, c’est faire commun, s’articuler solidairement. C’est sur ces pratiques que se fondent nos modes d’existence futurs. Vivant l’autonomie, la défendre sera alors pour tous et toutes une évidence. Communiser, c’est un moyen de faire face aux difficultés que l’on rencontre dans la reproduction de nos existences, dans la crise. C’est une lutte contre le capital pour assurer notre survie. Nous communisons pour vivre mieux.

    Entre ami-e-s, entre collègues, en groupes affinitaires, il nous faut nous organiser de façon égalitaire et libertaire. A travers nos relations il nous faut abattre les différentes dissociations qui nous classent, pour être concrètement égaux. Il nous faut instituer l’entraide pour nous libérer concrètement. Il s’agit de plus qu’une égalité ou d’une liberté formelle, abstraite, absolue, individuelle. C’est ensemble que l’on se construit, au consensus, avec l’accord de tou-te-s. Il nous faut créer des collectifs puissant qui vont s’attaquer aux processus et aux catégories institués de la domination(sa répression meurtrière, sa socialisation inégalitaire, sa misère et son luxe, sa violence etc). Des changements individuels, une morale individuelle, une pureté militante ne créera jamais un rapport de force qui émancipe. Toute exploitation, oppression, toute hiérarchie à travers nos relations doit être défaite, communément. La liberté n’est pas la liberté d’exploiter et d’oppresser. S’approprier, faire propriété, n’est pas liberté, n’est pas communiser.

    Les situations concrètes étant plurielles et changeantes, les organisations adéquates seront nécessairement diverses. Selon les problèmes, selon les compétences, les besoins, les désirs, les moyens, l’organisation s’adapte au concret. Le concret déborde toujours nos planifications, déployons une rationalité qui en prend acte sans surplanifier encore. Les solutions ne préexistent pas aux différents problèmes, elles se construisent communément, selon les diverses déterminations qui nous lient. Manger, boire, se loger, se déplacer, produire, se fera avec et selon chacun, il faut initier, instituer l’entraide, plutôt que de s’en remettre à un État ou au marché. S’il est nécessaire de loger des personnes, voyons comment faire, construire ou réaffecter etc. De nombreuses choses dans notre quotidien, vivent déjà dans ces rapports d’entraides, en réalité pour beaucoup sans l’entraide, la survie ne serait même pas possible. C’est ensemble que l’on vit et répond à nos besoins, nos désirs, à notre volonté, comme réponse consciente de notre imaginaire à nos déterminations.
    La médiation du système marchand nous tue, ses impératifs abstraits, économiques et politiques menacent tout. Il faut abolir l’économie en tant que rationalisation abstraite des besoins. L’économie n’est pas quelque chose qui aurait toujours existé, tout échange ne relève pas de rapports marchands, c’est une catégorie spécifique de notre période historique. Il y a d’autres moyens de répondre à nos besoins que la médiation du marché ou de l’état, nous pouvons répondre à nos besoins directement, communément, sans médiation, sans abstraction. Cette rationalité concrète vise la satisfaction immédiate, directe, autonome des nécessités de l’existence. C’est s’organiser selon nos propres règles, égalitaire et libertaire. Une chaise dans le capitalisme n’est pas la même chose qu’une chaise dans la communisation, car elle ne renvoie pas au même écosystème social, au même processus de production. Il faut imaginer ce qu’une ZAD à l’échelle d’un pays peut déployer comme puissance et comme diversité de formes d’existence.

    Sans médiation qui nous exploite et nous oppresse, nous pouvons déployer notre puissance qui n’est plus fragmentée, divisée, hiérarchisée, classée. L’éducation, la santé, le logement, l’agriculture, l’architecture, l’art, l’amour prendront d’autres formes, libéré-e-s de la domination marchande et de sa rationalité abstraite. La technique doit être nécessaire, elle ne doit pas se développer pour elle-même, mais servir le commun, non pas le quantifier, le détruire. Des formes tout a fait nouvelles d’existences s’organiseront, chacun subvenant directement aux volontés des autres. Nous ne quantifierons, produirons pas sans fin, sous une autorité, ou dans un but abstrait, un but marchand, mais dans la concrétude et les limites de nos besoins communs. Nos activités doivent être l’expression de notre imaginaire face à la diversité des nécessités. Il ne doit pas y avoir de fondement absolu, mystique, à notre autonomie, il n’y a qu’une vérité crue, des déterminations concrètes auxquelles il nous faut répondre. Comme la science, nous procédons sans aucune autorité. Notre imaginaire en tant que capacité de notre corps à répondre aux déterminations a été, est et sera une force déterminante pour notre forme de vie. Il nous faut en saisir les limites, les failles, pour dépasser l’abstrait, pour faire de l’imaginaire la puissance sociale qu’elle est. Notre civilisation s’est organisée avec des chefs, cette hiérarchie n’est plus adaptée à la complexité du concret auxquels doivent faire face nos larges groupes sociaux. La communisation est un mouvement déterminé.

    Selon les nécessités qu’impliquent les différentes échelles géographiques (locale, régionale, internationale), nous pouvons former des fédérations autonomes, égalitaires et libertaires. Bien sûr il est impossible que tout le monde s’occupe de tout, des personnes peuvent donc se charger de fonctions précises. Ces personnes n’ont pas de pouvoir décisionnel à proprement parler. Ils ne disposent d’aucun moyen coercitif pour imposer des décisions et peuvent être remplacé-e-s à tout moment s’ils ne peuvent tenir leurs responsabilités. Il nous faut nous organiser, nous coordonner comme un ensemble divers, souple et autonome, sans chefs ni représentant-e-s mais avec des responsabilités communes. La critique doit être courante entre nous, personne n’est parfait et sans chefs, c’est communément que l’on construit notre autonomie.

    Cette autonomie peut nous permettre une diversité tactique, allant de la lutte non violente, de l’expérimentation de zones d’autonomies à des formes de luttes plus clandestines, qui se lient stratégiquement dans la lutte. Cette souplesse, puissance tactique face à la totalité capitaliste, est de plus un moyen de faire face au niveau de surveillance auquel il nous faut faire face. Il nous faut nous connaître pour nous faire confiance. Il nous faut veiller les uns sur les autres. Et sans centre d’organisation, il est d’autant plus difficile pour l’état de nous contrôler, de nous administrer, et de nous réprimer, nous casser. Sans chefs, notre mouvement est alors pour eux ingouvernable.

    Ce qui nous lie c’est une lutte radicale contre toute domination. Cette radicalité est primordiale pour former un mouvement commun face au capitalisme et ses réactions. A travers cette rationalité concrète nous nous opposons à toutes variantes capitalistes, à tout alter-capitalisme, à tout anticapitalisme tronqué. Tout ce qui substitue notre puissance immédiate à une autorité supérieure ou une valeur absolue, abstraite, doit être combattu. Ces fascistes qui critiquent la société capitaliste à travers des catégories autoritaire, essentielles, comme « la nation », « la femme », affirmant le bien fondé des inégalités ; Ces libéraux pour qui la liberté abstraite d’exploiter est si essentiel, qu’ils nient les inégalités ; Ces étatistes qui sont incapables d’entrevoir la sortie du capitalisme, et qui se contentent alors de gérer, de planifier les catastrophes, de façon plus ou moins autoritaire selon la conjoncture ; Ces fausses solutions écologiques qui sans faire la critique du capitalisme s’en remettent à un mysticisme ou à des technologies qui n’ont de durable que le nom. C’est face à toutes ces variantes qu’il nous faut lutter avec la ferme intention d’abattre le capitalisme. Il faut s’opposer radicalement au capitalisme pour ne pas en être une roue de secours. Nous visons plus que l’autogestion, l’auto-exploitation et la charité. Gattaz a bien proposé de sauver des entreprises par le bénévolat !

    Il est nécessaire d’être offensifs et d’ancrer nos pratiques dans un rapport de force sous peine d’être récupérés. Solidaires dans notre radicalité nous constituons un front autonome, en rupture radicale d’avec le capitalisme. Aider son prochain, protéger un coin de nature n’a aucun avenir si on ne s’attaque pas radicalement au capitalisme qui finira par le bouffer. C’est conscient-e-s des nécessités écologiques et sociales que nous communisons. C’est cette lutte pour notre autonomie, qui construit notre futur monde commun.

    Il faut prendre et produire communément ce dont nous avons besoins, il ne s’agit pas de comptabiliser, de quantifier, d’administrer abstraitement. La satisfaction de nos besoins, nos désirs, de nos volontés doit être sans médiation, autonome. Nous produirons, cultiverons non pas dans le seul but de quantifier, de hiérarchiser ; tout est commun, nous serons alors au delà du concept de gratuité. Bouffe, toit, meubles, outil, instrument, art etc. Dans la satisfaction immédiate et commune de nos besoins nous abolissons le travail, la propriété, la dissociation de la valeur marchande, les qualités diverses de chacun font irruption dans la quantité, les standards sont brisés ; Nous développons les moyens de notre autonomie ; nous déployons une rationalité concrète, pratique, qui brise les abstractions qui nous dominent ; Nous conquérons notre autonomie.

    Guillaume Deloison, 2017
    https://guillaumedeloison.wordpress.com/2018/02/03/conquerir-notre-autonomie
    https://www.youtube.com/channel/UCzB4XvWgVlXFI4ljbQXzmwA

  • Revue de presse du 19.05 au 25.05.19
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    Européennes : tiens, le protectionnisme est devenu tendance !

    Températures, fonte des glaces, catastrophes : les rapports scientifiques donnent le vertige

    « L’idée de ’grand remplacement’ évoque l’effondrement d’un univers familier que vit une partie de la population »

    L’effondrement peut-il nous éviter d’aller dans le mur ?

    Algérie : les non-jeûneurs s’affichent et cassent le mur du silence

    De plus en plus de Français ne croient plus en Dieu

    La communauté chinoise de Seine-Saint-Denis fait bloc face à l’insécurité

    Un « tombeau » pour déchets nucléaires est-il en train de fuiter dans le Pacifique ?

    « La démocratie est en crise car nous ne croyons plus au bon sens populaire »

    Burkini dans une piscine de Grenoble : « Ne cédons rien face à la provocation »

    Pour en finir avec le fumiste Saul Alinsky

    « La classe moyenne occidentale ne veut pas et ne va pas mourir »

    Bonus

    (...la suite...)

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • Conférence de Gaël Giraud, Chef économiste de l’Agence Française de Développement (AFD). Titre : L’effet « reine rouge » : l’économie face aux contraintes physiques et énergétiques d’un monde aux dimensions finies. Résumé : Il s’agira d’exposer quelques uns des enjeux d’une réinscription de l’économie dans le cadre général posé par les contraintes matérielles et thermodynamiques, macro-économiques et historiques. Gaël Giraud discutera l’intérêt de ces enjeux pour le développement durable et la contribution de la France à l’Aide publique au développement. Conférence donnée le 8 novembre 2018 à Grenoble dans le cadre du cycle « Grands séminaires ISTerre ». Conférence organisée par l’Institut des Sciences de la Terre de Grenoble (ISTerre). Montage et diffusion en collaboration avec l’équipe STEEP et le cycle de conférences « Comprendre et Agir ».

    https://www.youtube.com/watch?v=n3LyVbGUFu4

  • La Charte de #Grenoble (avril 1946)

    Préambule

    Les représentants des étudiants français, légalement réunis en Congrès National à Grenoble, le 24 avril 1946, conscients de la valeur historique de l’époque

    Où l’Union Française élabore la nouvelle Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ;
    Où s’édifie le Statut pacifique des Nations ;
    Où le monde du travail et de la jeunesse dégage les bases d’une révolution économique et sociale au service de l’Homme ;
    Affirment leur volonté de participer à l’effort unanime de reconstruction ;
    Fidèles aux buts traditionnels poursuivis par la Jeunesse étudiante française lorsqu’elle était à la plus haute conscience de sa mission ;
    Fidèles à l’exemple des meilleurs d’entre eux, morts dans la lutte du peuple français pour sa liberté ;
    Constatant le caractère périmé des institutions qui les régissent ;
    Déclarent vouloir se placer, comme ils l’ont fait si souvent au cours de notre histoire, à l’avant-garde de la jeunesse française, en définissant librement, comme bases de leurs tâches et de leurs revendications, les principes suivants :

    Article 1
    L’étudiant est un jeune travailleur intellectuel.

    Article 2
    En tant que jeune, l’étudiant a droit à une prévoyance sociale particulière dans les domaines physique, intellectuel et moral.

    Article 3
    En tant que jeune, l’étudiant a le devoir de s’intégrer à l’ensemble de la Jeunesse Nationale et Mondiale.

    Article 4
    En tant que travailleur, l’étudiant a droit au travail et au repos dans les meilleures conditions et dans l’indépendance matérielle, tant personnelle que sociale, garanties par le libre exercice des droits syndicaux.

    Article 5
    En tant que travailleur, l’étudiant a le devoir d’acquérir la meilleure compétence technique.

    Article 6
    En tant qu’intellectuel, l’étudiant a droit à la recherche de la vérité, et à la liberté qui en est la condition première.

    Article 7
    En tant qu’intellectuel, l’étudiant a le devoir :
    de rechercher, propager et défendre la Vérité, ce qui implique le devoir de faire partager et progresser la culture et de dégager le sens de l’histoire ;
    de défendre la liberté contre toute oppression, ce qui, pour l’intellectuel, constitue la mission la plus sacrée.

  • Quand l’UE cherche de déconstruire des #préjugés... en les créant elle-même...

    Les décodeurs de l’#Europe
    https://decodeursdeleurope.eu
    #EU #UE

    Notamment sur l’#agriculture...


    https://decodeursdeleurope.eu/la-pac-protege-les-agriculteurs-francais
    ping @odilon

    Ou la belle #propagande à #Frontex :


    #migrations #frontières #contrôles_frontaliers

    L’Europe à la botte des #lobbies ! Vraiment ?


    https://decodeursdeleurope.eu/non-leurope-n-est-pas-a-la-botte-des-lobbies
    #lobbysme #lobby

    https://decodeursdeleurope.eu/non-l-europe-n-est-pas-une-passoire

    J’ai pris à la Maison de l’international de Grenoble une carte postale hallucinante sur la #culture dans l’UE... je pensais la trouver online mais pas trouvé.
    Il y a cette vidéo :
    https://www.youtube.com/watch?v=1AvKSbXdfh8


    Mais il n’y a pas le même contenu que sur la carte postale, où on disait, en gros : la #diversité_culturelle de l’UE... magnifique, il faut en être fier, MAIS (et c’était vraiment cela qui était écrit)... mais... cette diversité empêche le rayonnement culturel de l’Europe en dehors de ses frontières !
    Je vais la scanner et la mettre ici, car ça vaut vraiment la peine !

    #stéréotypes

  • Et si on revenait à la bougie ?
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1127

    Cela fait 150 ans que ça dure. Depuis l’invention de la « Houille blanche » en 1869 à Grenoble, des générations d’opposants au despotisme de l’électro-industrie ont essuyé l’invective : « - Vous les opposants (passéistes/obscurantistes/conservateurs/écologistes), vous voulez revenir à la bougie ! » Le mouvement anti-Linky, les pêcheurs du Tréport opposés aux éoliennes en mer et les habitants de Bure contre l’enfouissement de déchets nucléaires sous leurs pieds, font partie parmi tant d’autres de cette dernière vague d’humains à se faire ainsi apostropher par les Seigneurs du Progrès. À force, on finit par se demander si l’électrification de nos vies, de nos villes et campagnes, à l’échelle nationale et globale, fut un tel bienfait, et pour qui. C’est ce que nous avons tâché de savoir, à partir de l’exemple (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/geg.pdf

  • Je pense que la phrase, niveau café-du-commerce-de-droite, que j’ai la plus entendue, et ça depuis que je suis gamin, c’est : « Le problème, en France, c’est qu’on n’y aime pas les riches ». Un temps, ça c’est vaguement affiné pour devenir « c’est qu’on n’y aime pas ceux qui réussissent ». Le moindre crétin de droite, avec un verre dans le pif, va te la sortir (et comme tu sais, ça sert de fondement philosophique à la longue complainte, qui va suivre, sur les impôts).

    Et donc on avait bien besoin du quotidien de révérence pour aborder ce sujet tabou : Les riches, ces mal-aimés
    https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2019/04/19/les-riches-ces-mal-aimes_5452586_4497916.html

    On les jalouse, on les envie, surtout on ne les aime pas. Même quand ils donnent leur argent pour la bonne cause. L’historien allemand Rainer Zitelmann a étudié dans plusieurs pays, dont la France, les mécanismes de cette détestation.

  • #Grenoble (38) : #Le_38 fête ses 4 ans, le dimanche 21 avril 2019
    https://fr.squat.net/2019/04/07/grenoble-le-38-fete-ses-4-ans

    C’est l’anniversaire du 38, centre social Tchoukar et occupé du quartier St-Bruno (au 38 rue d’Alembert, Grenoble, 38ruedalembert@@@riseup.net). Au programme dès 13h : clowns, tournoi de coinche, atelier vélo, ateliers créatifs, arts martiaux, courts-métrages, soldes du magasin gratuit… Puis à 18h, concerts avec les Profs de Skids (surf – Grenoble) et Arno de Cea & The […]

  • #L’Ouvre-Porte se lance à Grenoble pour aider les SDF

    L’association lyonnaise ouvre sa première antenne dans la commune.

    L’association l’Ouvre-Porte œuvre contre la précarité à Grenoble en mettant en relation des personnes sans domicile fixe avec des bénévoles prêts à les accueillir pour un temps. L’antenne grenobloise de l’Ouvre-Porte est née d’un ras-le-bol. Celui de Charlotte Doubovetzky, Grenobloise sensible aux problèmes de #logement et de ses colocataires, déçus du fonctionnement de certaines associations d’#hébergement d’urgence locales.

    Le leitmotiv de l’association est l’hébergement citoyen. Des #volontaires se proposent pour accueillir gratuitement des personnes en situation de grande précarité. Pour une douche, un repas, une nuit, ou plusieurs, ils leur offrent l’hospitalité sans contrepartie.

    Aujourd’hui, deux jeunes demandeurs d’asile sont pris en charge. Sidi et Chériff, deux Maliens de 19 ans arrivés en France il y a plus de deux ans. Ils sont sortis de la rue grâce à l’Ouvre-Porte.


    https://www.ledauphine.com/isere-sud/2019/03/31/l-ouvre-porte-se-lance-a-grenoble-pour-aider-les-sdf-ltoq
    #accueil #hospitalité #Grenoble #France #SDF #sans-abritisme #sans-abris

  • Révélations sur des « patriotes » qui projetaient des attentats islamophobes

    En France, 350 militants de l’ultradroite possèdent légalement, comme le terroriste de Christchurch, des armes à feu. Tenant des propos similaires à ceux de Brenton Tarrant, certains membres du site Réseau libre ont cherché à perpétrer des attentats visant la communauté musulmane. Emportés par leur haine, ces nostalgiques de l’OAS exprimaient aussi leur mépris à l’encontre… des victimes du 13-Novembre ou du colonel Beltrame.

    Au lendemain du deuxième anniversaire du massacre du 13-Novembre, Merlin (un pseudo) « persiste et signe » : « Je m’engage à buter tout ce qui peut être musulman, hommes, femmes, enfants. Et ce sans pitié et sans remords. » Au cours de l’été 2018, Glock 17 bat le rappel des troupes : « Nettoyez vos canons, graissez vos culasses, et tirez dans le tas ! »
    Mais, le 30 septembre 2018, Anonyme se languit toujours : « Vivement la première salve patriotique ! J’ai la détente qui me démange, je commence à avoir une crampe à l’index… » À l’approche du troisième anniversaire du 13-Novembre, Povbête regrette : « Si j’étais calé, j’irais bien faire sauter une petite mosquée, histoire de me remonter le moral et de faire comprendre à ces saloperies de muzz [abréviation de musulmans] qu’on ne veut pas d’eux. »
    Entre deux imprécations haineuses, ils s’échangent des conseils techniques, dissertent sur la meilleure façon de commettre ce qu’ils ne nomment jamais comme un attentat, préférant parler d’« insurrection anti-islamique brutale et spontanée ». Glock 17 préconise des « tirs à l’affût et [de] reprendre le cours des choses de la vie sans JAMAIS revendiquer et se vanter ». Zardoz propose de « buter l’ambassadeur du Qatar pour l’exemple » tandis que Bjorn milite pour des actions visant à « monter les communautés muzz les unes contre les autres en alternant les cibles. Jamais au même endroit avec, si possible, des modes opératoires différents. Le but est de distiller la peur chez les muzz. Et bon safari à tous ! »
    Ces échanges ont lieu sur le site reseaulibre.org, sabordé en novembre dernier et sur lequel Mediapart enquête depuis près d’un an. Au fil des discussions entre les quelque 800 membres actifs du site s’esquisse le tableau d’une communauté de suprémacistes blancs, obsédés par la peur de l’autre, n’attendant qu’une étincelle pour passer à l’acte et perpétrer leurs propres attentats islamophobes.
    Les thèses véhiculées par ce site sont celles qui ont inspiré le terroriste australien de Christchurch, qui a tué, le 15 mars, cinquante personnes dans deux mosquées, en Nouvelle-Zélande : la théorie du « grand remplacement » élaborée par l’essayiste d’extrême droite Renaud Camus, l’échec d’un Front national jugé trop modéré, l’attentat islamophobe prôné pour défendre la race blanche.
    Dans son manifeste, intitulé lui aussi « Le grand remplacement » et posté sur les réseaux sociaux une heure avant les attentats, Brenton Tarrant, le terroriste de Christchurch, justifiait sa volonté de s’en prendre à des musulmans et évoquait la France et son « invasion par les non-Blancs ». Le manifeste donne pour point de bascule de son auteur le fait que Marine Le Pen ne soit pas parvenue à s’opposer à Emmanuel Macron, le candidat du « mondialisme » lors de la dernière élection présidentielle.
    Selon nos informations, les services de renseignement estiment à 350 le nombre de membres de l’ultradroite qui, comme l’Australien Tarrant, possèdent légalement une ou plusieurs armes à feu. Parmi eux, 147 font l’objet d’une fiche sûreté de l’État, la fameuse fiche S. La DGSI s’inquiète de l’émergence au sein de la mouvance traditionnelle d’extrême droite radicale de groupuscules qualifiés de « populo-patriotes » réunissant des « guerriers de claviers », le plus souvent jusque-là inconnus des services et n’excluant plus de recourir à l’action violente. Comme l’expriment au quotidien les membres de Réseau libre.

    D’abord sous l’intitulé d’ EuroCalifat , puis de Réseau libre, l’autoproclamé « réseau des Patriotes » a vu le jour en réaction à la vague migratoire de l’été 2015. « L’invasion musulmane en Europe a débuté il y a quelques semaines », écrivent ses administrateurs le 10 septembre de cette année-là. Des administrateurs qui, d’emblée, annoncent la couleur : « Le combat ne sera pas virtuel, il sera dans la rue de vos villes et campagnes, dans vos maisons. Préparez-vous-y ! »
    Le serveur étant hébergé en Russie, aucune donnée de connexion ne peut être communiquée aux autorités françaises. Du moins « sans un ordre judiciaire d’un tribunal russe », comme s’en gargarisent les administrateurs. Pour achever le dispositif de sécurité, les membres ne peuvent communiquer entre eux que s’ils ont installé sur leurs ordinateurs un logiciel de cryptage des messages. L’anonymat de chacun ainsi préservé, la parole se lâche.
    L’islamophobie et le racisme s’y expriment sans filtre. On y parle de « crouilles », de « singes », de « bougnoules »… On s’assume membre de « la fachosphère ». Comme le terroriste australien de Christchurch, on idolâtre le Norvégien Anders Breivik qui a tué 77 personnes le 22 juillet 2011, d’abord en faisant exploser une bombe à Oslo puis en ouvrant le feu sur la petite île d’Utoya, où se tenait un camp de la jeunesse travailliste.
    « Tant qu’à aller en taule, il vaut mieux y aller pour une action à la Anders Breivik », assume Beretta. Un administrateur de Réseau libre prophétise à propos de la France : « Attention, un Breivik qui n’a plus rien à perdre pourrait surgir… » Ce qui provoque l’assentiment de Francky la Tabasse : « Oui, il était en avance sur son temps, il y en aura d’autres ! »
    Les concerts du rappeur Médine prévus au Bataclan à l’automne 2018 leur font voir rouge, comme l’a relevé à l’époque Le Journal du dimanche. « La Saint-Barthélemy [référence au massacre des protestants en 1572 – ndlr] se fêtera en 2018 les 19 et 20 octobre », pouvait-on lire sur la page d’accueil du site. « Il y a, c’est évident, des opérations prévues par divers groupes de patriotes, pour les concerts orduriers des 19 et 20 octobre au Bataclan. […] Pour info, nous pensons qu’aucune action “légale” ne pourra empêcher ces concerts. Réseau libre travaille donc sur un autre type d’action, sans s’inquiéter des probables dommages collatéraux, partant du principe que tous les spectateurs sont des ordures… », écrit l’un des administrateurs le 8 septembre.
    Un membre se porte volontaire « pour abattre cette ordure de Médine », un autre plaide pour une série d’assassinats de musulmans dans diverses villes de l’Hexagone, des tracts de revendication épinglés sur les cadavres au moyen « de brochette à barbecue agrémentée d’une saucisse pur porc »… L’annulation par Médine de ses concerts coupe l’herbe sous le pied des plus velléitaires. Même si Réseau libre conseille « très, très fortement » au rappeur de renoncer à se produire en public et ce quelle que soit la salle de concert : « Considérant que ses spectateurs sont tous des envahisseurs de notre pays, il n’y aura pas de dommages collatéraux, seulement des ennemis éliminés. »

    Les « Bisounours » du 13-Novembre et la « supercherie » Beltrame

    C’est une constante chez les membres du site, tout le monde est mis dans un même sac : les musulmans, les terroristes et même leurs victimes. Ainsi les survivants et les familles des défunts des massacres du 13-Novembre sont catalogués « Bisounours », « victimes de leur lâcheté et de leur soumission ». Les associations qui les représentent « nagent dans la bien-pensance ». « Un bon nombre des refroidis des attentats parisiens étaient certainement des vivre-ensemblistes de première », estime Gary.
    Le 28 avril 2017, le compte Twitter EuroCalifat, vestige du site qui avait précédé Réseau libre, lance le hashtag #JeSuisNiNi : « Face aux attentats musulmans en Europe, Ni fleurs Ni bougies ! Que les ‘‘victimes’’ assument leurs choix politiques ! »
    Même le gendarme Arnaud Beltrame, qui donna sa vie en échange de celle d’une otage lors de l’attentat de Trèbes, ne trouve pas grâce à leurs yeux. Son héroïsme ne serait que « supercherie ». Une femme ne supporte pas qu’« un ex du GIGN se fasse si lamentablement doublé » par « une merde de musulman » parvenant à l’égorger.
    Le sacrifice de Beltrame ne serait, selon elle, que le suicide « d’un loser, d’un perdant ! ». Un autre s’indigne qu’un lieutenant-colonel en activité se soit proposé en otage à la place d’un civil. « Cela ne se fait pas en temps de guerre, il y a une échelle de valeur. […] Un officier est plus utile au combat qu’un civil, DONC il doit passer en priorité ! »

    Le billet de Réseau Libre visant Pierre Serne avait été posté sur Twitter le 27 janvier 2018.
    Plusieurs personnalités politiques, journalistes ou militants, sont aussi vilipendées sur le site. C’est le cas du conseiller régional d’Île-de-France (EELV) Pierre Serne, ciblé parce qu’homosexuel et défendant les droits des sans-papiers. En janvier 2018, l’élu, qui venait d’obtenir gain de cause devant le tribunal administratif de Paris après son recours contre la décision de Valérie Pécresse de supprimer l’aide au transport pour les bénéficiaires de l’Aide médicale d’État (AME), a été violemment attaqué dans un billet homophobe et xénophobe intitulé « Z’êtes clando ? 75 % de réduction ! ».

    Le texte, assorti d’une photo montrant son visage tuméfié « après une saine correction », lors d’une manifestation pour les droits LGBT à Moscou en 2006, le qualifiait de « vermine de souche » et de « petite fiotte gay ». Réseau libre se réjouissait de cette « raclée prise alors qu’il prétendait forcer les autorités russes à autoriser une ‘‘marche des tarlouzes’’ à Moscou », et spéculait sur des violences plus importantes qui pourraient « prochainement lui tomber dessus en francarabia ».
    Les représentants politiques de l’extrême droite ne sont pas beaucoup mieux considérés. Ainsi Marine Le Pen se retrouve dans le « Racailloscope » qui réunit les personnages publics supposés complaisants vis-à-vis de l’islam, mais aussi de l’étranger. La patronne du Rassemblement national, représentée en boubou, se voit reprocher son « renoncement à toutes les valeurs nationalistes et patriotiques du FN à son origine ». Le terroriste de Christchurch décrira lui aussi dans son manifeste Marine Le Pen comme une incapable.

    Deux personnages retranchés derrière des anonymats relatifs ont le droit à d’autres égards. Il faut dire qu’ils sont des contributeurs réguliers de Réseau libre.
    À chaque question qu’on lui pose, il commence ses réponses par un « Réfléchissez ! » péremptoire, des « Vous êtes naïf » et « Soyons sérieux » moqueurs ou, au mieux, un « Il ne vous a pas échappé » complice. Sur Réseau libre, les interviews de Monsieur X oscillent entre connivence et mégalomanie. « Il serait dommage de priver vos lecteurs de mes lumières », « C’est toujours intéressant avec Monsieur X », fanfaronne-t-il. L’homme est présenté par le site comme « un officier français des Services », un « contact dans les services antiterroristes ». À ce titre, il est interrogé après chaque attentat et n’hésite pas à évoquer « une guerre de civilisation ».
    Concernant le sort à réserver aux djihadistes, il résume, dans un entretien en mars 2016, les deux options à ses yeux : « La première, on fait tout pour récupérer les individus vivants en espérant qu’ils parlent et pour les traduire devant un tribunal. La seconde, on identifie la menace et on procède à son élimination au moment opportun. Je vous laisse deviner quelle est mon option préférée… »
    En juin de cette même année, il annonce « un attentat imminent », d’après « des informations crédibles, recoupées » avec des services étrangers. Il s’agirait d’une attaque d’envergure contre une petite ville entière qui serait ciblée par plusieurs dizaines de terroristes armés. Un seul moyen de se protéger, selon lui : constituer « des milices citoyennes, puissamment armées » qui patrouillent dans les villes. Et, bien sûr, un arsenal pour se défendre. « Dites-vous bien qu’avoir une arme non autorisée peut vous conduire en prison, mais ne pas en avoir peut vous conduire au cimetière », conclut ce jour-là Monsieur X.
    D’autres fois, il dénonce « des agents dormants à l’intérieur de nos systèmes de sécurité », il y aurait des « des barbus, fussent-ils sans barbe » parmi les policiers chargés d’assurer la protection du président de la République, des barbus au sein des aéroports. Il voit l’œuvre d’une « cinquième colonne musulmane » un peu partout et espère « un ordre clair pour nettoyer » les banlieues. Des propos bien peu républicains pour un supposé fonctionnaire.
    Tant et si bien qu’un membre interroge les administrateurs : « Serait-il possible que vous vous fassiez balader par un mytho ? »
    Réseau libre et certains membres prennent la défense de Monsieur X : tout ce qu’il a dit se serait vérifié par la suite. C’est plus compliqué que cela. Ses propos dénotent quelques connaissances en matière de terrorisme, mais ses bouffées paranoïaques dévoient ses analyses.
    Mediapart n’a pas pu identifier qui se cachait derrière Monsieur X. En revanche, les services de renseignement s’inquiètent depuis plus d’un an de connivences entre certains membres des forces de l’ordre et l’ultradroite. D’après nos informations, un commissaire occupant un poste central dans la lutte antiterroriste s’est vu récemment reprocher par sa hiérarchie directe les propos complotistes qu’il tenait lors de réunions stratégiques.
    De son côté, Monsieur X semble trahir, au moins à une occasion, le secret d’enquêtes en cours. Dans un entretien publié sur le site le 23 septembre 2018 et intitulé « Exclusif : les vraies raisons de l’annulation du concert au Bataclan », il affirme que le rappeur Médine aurait été contraint d’annuler ses concerts à cause d’un projet d’attentat détecté par un informateur de la DGSI (et par Mediapart, lire notre Boîte noire).
    Monsieur X assure que l’indicateur était l’administrateur d’un forum de jeu sur lequel les membres du complot échangeaient. « Si les intéressés lisent ça (et ils le liront sans doute) ils vont cesser de communiquer sur ce forum, assure Monsieur X. Franchement, ces activistes ont eu une excellente idée, ils semblent d’un excellent niveau opérationnel et méritent en quelque sorte de ne pas être identifiés ! Vous savez, je ne suis pas le seul dans les Services à être de votre côté… Ou du leur… »
    Dans la foulée de cet entretien, Réseau libre explique avoir décidé de diffuser cet entretien « pour que les gars sachent qu’ils ont été balancés et qu’ils agissent en conséquence ».Un ancien de l’OAS « avec pas mal d’années de tôle derrière lui, mais qui ne regrette rien »
    La paranoïa, déjà galopante dans les rangs des habitués du site, est à son paroxysme depuis l’été 2018 et la vague d’interpellations ayant visé des membres du groupe Action des forces opérationnelles (AFO) qui préparait des attaques contre des musulmans. L’un d’eux s’était constitué dans son domicile un laboratoire de fabrication d’explosifs. Plusieurs armes à feu avaient également été découvertes en perquisition. Les services de renseignement suspectent que plusieurs caches d’armes auraient été disséminées dans les onze régions où cette cellule clandestine est présente.
    Sur Réseau libre, le coup de filet fait réagir. Anonyme et Beretta évoquent « les copains d’AFO », « des copains résistants qui se mouillent pour nous et ce pays de merde », des copains qui n’avaient encore rien fait mais « en avaient peut-être l’intention »… Le 14 août, Vidocq, qui se revendique comme un membre du groupe ayant échappé aux interpellations, cherche à rassurer tout le monde : « Quelques groupes, comme nous l’AFO, s’organisent en prévision du grand chaos. Notre devoir est de défendre la MÈRE PATRIE de tous envahisseurs […]. Depuis cette affaire, nous engrangeons beaucoup d’adhésions. »

    AFO engrange également la caution du criminologue Xavier Raufer qui, quelques jours après le coup de filet, donne une interview au site complotiste Boulevard Voltaire. Celui qui aime à se définir comme « un expert » considère qu’on a là une affaire montée de toutes pièces par un renseignement intérieur obsédé par de « fantomatiques terroristes d’extrême droite ».
    En appui de sa démonstration, l’âge des interpellés : « On ne passe pas au terrorisme au moment de la ménopause ou au moment de la retraite. » Et leur volubilité sur les réseaux sociaux. « Quand des gens ont des projets terroristes, ils évitent de tout raconter sur un site internet ou sur un blog. On sent donc un peu la conspiration des branquignols avec des gens qui peut-être parlaient beaucoup, s’échauffaient les uns les autres », juge-t-il. Des propos étonnants car, au moment où Xavier Raufer s’exprime, personne n’a évoqué de communications des membres d’AFO sur « un site internet »…
    De son vrai nom Christian de Bongain, Xavier Raufer, après avoir milité au sein du mouvement d’extrême droite Occident, s’est fait connaître par ses nombreux ouvrages, certains coécrits avec Alain Bauer, consacrés à la criminalité et au terrorisme. Après avoir eu son rond de serviette dans les médias, il a peu à peu disparu des écrans et accorde désormais l’essentiel de ses entretiens à sa propre chaîne YouTube, à Atlantico, ou à des publications d’extrême droite (Boulevard Voltaire, Éléments, Breizh Info, TV-Libertés).
    Toutes ses productions sont en revanche reprises sur Réseau libre où il est, outre Monsieur X, l’expert le plus cité et la seule personnalité, hormis le collectif depuis interdit Les Brigandes, à voir ses prises de parole publiques reproduites. On y retrouve notamment la vidéo de son intervention aux Estivales de Marine Le Pen en septembre 2016, où il analyse « l’invisible désastre sécuritaire » de la France et affirme que « chacun sait que la plupart du temps, j’espère ne pas avoir un procès en disant cela, ce sont rarement des Berrichons qui cambriolent ».
    Si le fond choque, la forme reste toujours policée, le criminologue continue d’enseigner au CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), à des fonctionnaires qui passent « une licence professionnelle d’analyste criminel opérationnel, mention renseignement ».

    Sur Réseau libre, un certain XR emploie un ton beaucoup moins feutré. Au lendemain des attentats du 13-Novembre, XR délivre une analyse acidulée : « La rafalade des melons, n’importe qui aurait pu la faire ! » ; s’impatiente : « Les banlieues qui ont fêté les attentats seront-elles nettoyées ? » ; stipendie « les gouvernements successifs […] qui ont acheté une paix sociale illusoire dans les cités en finançant les racailles ». Un dernier thème, exprimé publiquement en des termes moins crus, par Xavier Raufer qui aime insister sur « ces politiques de la ville, qui financent les émeutiers ». À l’occasion de la première commémoration du 13-Novembre, XR se lamente contre « les zélites de la francarabia » ; lors de l’éclatement de l’affaire Benalla, il se gausse de « toutes ces putes de la ripoublique ».

    « XR », le pseudo peut évoquer bien sûr les initiales de Xavier Raufer. Le criminologue l’utilise en tout cas officiellement comme nom de son mail personnel et de sa chaîne YouTube « XR Vidéos ». Les membres de Réseau libre ne s’y trompent pas. Ainsi, lorsque Patriote commente la vidéo de Xavier Raufer aux Estivales de Marine Le Pen, il le nomme « XR ». Alors qui se cache derrière le XR, contributeur privilégié de Réseau libre, qui s’exprime de manière grivoise et haineuse ? Le criminologue lui-même, ou un animateur du site cherchant à faire croire qu’il a le soutien du criminologue et offrant une copie bien plus vulgaire que l’original ?
    Contacté, Xavier Raufer conteste formellement connaître jusqu’à l’existence de Réseau libre : « Je n’ai jamais entendu parler de ces gens-là, je ne sais pas qui c’est. Je n’ai jamais correspondu avec eux. » De lui-même, il décrit en tout cas la sociologie des membres de Réseau libre, parlant d’une « mouvance de conspirateurs du midi de la France qui se la jouent en préparant des trucs qui n’auront jamais lieu », d’« anciens conspirateurs Algérie française » qui, « après avoir bu trois litres de Cahors », vont « mettre une tête de cochon devant une mosquée ».
    Pour lui, il s’agirait d’inoffensifs « mythomanes, cinglés, alcooliques ». Être la référence de ce site ne l’inquiète pas : « C’est un hommage que le vice rend à la vertu, balaie-t-il. Les gens me citent parce qu’ils ont envie de me citer, et je ne suis en aucun cas responsable ».
    Questionné sur son interview sur Boulevard Voltaire dans laquelle il évoque des membres d’AFO qui s’échaufferaient sur un site internet – ce qui n’a jamais été mentionné jusqu’ici dans les médias, ni dans la procédure –, Xavier Raufer s’énerve. « Je suis criminologue depuis trente ans, ça se passe toujours de la même façon, et en gros ça ne pouvait s’être passé que comme ça. Vous savez, quand un médecin a vu cent bronchites, à la 101e il est capable d’expliquer comment ça se passe ! »

    Lorsque Monsieur X et XR prennent la parole sur Réseau libre, ils s’adressent à un public âgé de « papys font la résistance », « plus proche de sucer les pissenlits par la racine que de téter le biberon », résume un de ces principaux contributeurs. Corneliu est « un vieux soldat », Vidocq « un vétéran des troupes de marine ». « J’ai 64 ans, je suis malade, célibataire et sans enfants, sans famille », se décrit Patriote. À 65 ans, Merlin, autoproclamé « soldat du Christ, comme soldat pour ma Patrie », considère que « bordel ! Puisque vous êtes plus prêt de la mort, comme je le suis, que de la naissance, qu’est-ce que ça peut foutre de crever les armes à la main ? »
    Contacté, cet ex-contributeur très actif précise avoir quitté le site à cause de certains désaccords de fond, mais ne renie rien. Pour ce sexagénaire retraité, il s’agissait « de redonner espoir à tous les vrais patriotes », « de réveiller les moutons sur ce qu’il advenait de notre nation » et de « renier tout ce qui caractérise la gauche caviar, les gauchos en général et les collabos sous toutes leurs formes ». Il affirme qu’« aucun d’entre [eux] » ne serait passé « de la parole aux actes ».
    Souvent pointe une nostalgie pour la France d’avant. Ulysse raconte « les sirènes d’usine d’autrefois » qui le réveillaient tous les matins à l’aube, regrette « l’école sous Pétain » où « on ne faisait pas tant d’histoires », la discipline était sévère et les maîtresses en blouse grise. ARNT, « un ancien de l’OAS, avec pas mal d’années de tôle derrière lui, mais qui ne regrette rien », invite les membres voulant s’inspirer du passé à aller au préalable sur Google « à la rubrique ‘‘victimes de l’OAS’’, en termes d’efficacité meurtrière, c’est autre chose que le SAC ! ». Le Touriste, ayant « un peu connu le côté obscure (sic) de la vie », rappelle ce qui lui semble l’essentiel de la clandestinité : « Si vous êtes en retard à un rendez-vous vous n’avez que trois excuses : la police, l’hôpital ou la mort ! »

    Une figure d’ultradroite ressurgit en Russie

    Réseau libre compte pas moins de 1 500 abonnés à sa newsletter et 2 600 commentateurs uniques. Parmi eux, 800 sont des membres actifs (dont 390 sont présents sur Twitter). Le premier billet du site explique que ses « rédacteurs » sont « de diverses origines » que « certains ont milité et/ou militent dans des organisations diverses, en général très discrètes », que certains « ont déjà à leur actif une importante expérience de l’information en ligne » sur des sites d’ultradroite et « participent bien souvent à d’autres blogs et sites sous divers pseudonymes ».
    Sur Réseau libre se côtoient des membres des réseaux Rémora (fondés par un ancien inspecteur des Renseignements généraux, les ex-RG, et appelant la société civile à se substituer aux soldats, aux policiers et aux gendarmes en cas d’attaque des « islamo-terroristes »), l’administrateur d’un cercle de tir belge, un président de club de karaté francilien, un chef d’atelier mécanicien poids lourds, un dirigeant d’une société de sécurité incendie du sud de la France, un sexagénaire belge conseiller en alimentation bio et témoin de Jéhovah, un abbé dont le site a fermé pour « incitation au terrorisme », ou encore des contributeurs d’un blog de réinformation russe ou de sites de la « fachosphère » français tels que Riposte laïque (un site islamophobe dont l’animatrice a écrit, au sujet du terroriste de Christchurch, que « quoi qu’il ait fait, Brenton Tarrant est des nôtres »).

    Les adresses mail des membres de Réseau libre renvoient en France, Belgique, Suisse, Allemagne, Canada, Russie. Mais s’agissant de l’administration et l’animation du site, tout converge vers un Français réfugié au pays de Vladimir Poutine : Joël Michel Sambuis, 59 ans. Contacté par Mediapart, il n’a pas donné suite.

    Grillé en France à cause d’une série de condamnations (« détention d’armes » en marge d’un groupe paramilitaire effectuant des virées armées, « escroquerie », « faux et usage de faux »), ce diplômé en mathématiques de l’université de Grenoble s’était exilé en 1998 à Moscou grâce à un passeport contrefait. Avec sa femme russe, cet admirateur du régime poutinien menait grand train dans la capitale.
    Un vétéran des services de renseignement français se souvient de ce personnage perçu comme un « mythomane » : « Il se présentait comme un ancien des services de renseignement, mais aussi comme un ancien du service d’ordre du RPR, puis du Front national. En avançant, on s’est rendu compte qu’il n’était peut-être pas si mythomane... Notre hypothèse, c’était qu’il avait été récupéré par les services russes. »
    Sur Réseau libre, Joël Sambuis jongle avec divers pseudonymes, mais signe ses textes majeurs du nom SOS-R, en référence à SOS-Racaille, ancêtre de ce « réseau des patriotes ». Tout a commencé à la fin des années 1990 : Sambuis investit les forums en ligne Usenet avec des commentaires racistes sous le pseudonyme de Caméléon. L’année suivante, il lance un site du même nom, spécialisé dans la revente de faux papiers, comptes bancaires, internet ou téléphoniques anonymes, qui propose aux internautes le kit du parfait anonyme. En 2001, la plateforme Liberty-web est créée, qui hébergera une trentaine de sites islamophobes : SOS-Racaille, Libertyvox, Euro-Reconquista, Canal-Résistance, etc.
    Site phare de cette nébuleuse, SOS-Racaille voit converger islamophobes et néonazis. On y discute des moyens d’amener la France à la guerre civile, on attaque violemment des internautes jugés « trotsko-UMPistes », qui sont la cible de rumeurs et d’usurpations d’identité.
    En 2001, le site annonce le lancement d’un groupe d’action, les Comités Canal Résistance (CCR), présenté comme une « organisation clandestine » créée « au cœur du dispositif d’État », comptant des « fonctionnaires de police ou de justice », et voulant « retrouver la racaille et la châtier ». Menés par un certain « Colonel X », les CCR annoncent une dizaine d’attaques et prédisent un « 9 septembre de la vermine pro-musulmane de France ». Leur seule action revendiquée sera l’attaque à la peinture, en janvier 2003, d’une quinzaine de mosquées dans l’Hexagone.
    Face à l’inaction des policiers et à l’inaboutissement des plaintes pour cyberharcèlement du fait de l’anonymat des auteurs, une dizaine de victimes du réseau SOS-Racaille, passionnées d’informatique, décident d’enquêter elles-mêmes, regroupées dans un groupe baptisé V8.
    Ce petit cercle remonte une filière russe et identifie Joël Sambuis, puis transmet ses trouvailles aux autorités. Les policiers ne prêtent pas attention au travail de ces « cyberenquêteurs ». Jusqu’à ce que la galaxie SOS-Racaille, où fleurissaient des appels à « abattre Ben Shirak », n’inspire le militant d’extrême droite Maxime Brunerie dans sa tentative d’assassinat de Jacques Chirac, le 14 juillet 2002. Toute la nébuleuse Liberty-web disparaît subitement, puis Joël Sambuis est arrêté à Moscou par les polices française et russe, sans être extradé.
    S’appuyant sur des « messages » apparus dans les investigations menées à l’époque par la section antiterroriste de la brigade criminelle, qu’il dirigeait, Amaury de Hauteclocque avait affirmé aux auteurs du livre La Fachosphère, que Maxime Brunerie « avait pris ses instructions de la part de (...) Joël Sambuis ». Mais faute d’identification formelle, Sambuis sera libéré six mois plus tard et bénéficiera d’un non-lieu. S’estimant « à l’abri » à Moscou, il reconnaîtra être « le dirigeant de la plateforme de Liberty-web » et le « webmaster de SOS-Racaille ».

    Quinze ans plus tard, l’histoire se répète. Le 26 avril 2018, le conseiller régional Pierre Serne dépose une plainte avec constitution de partie civile des chefs d’« injure publique en raison de l’orientation sexuelle » et de « provocation à la haine, à la violence ou à la discrimination à raison de l’orientation sexuelle ». L’enquête, ouverte en août 2018, est close un mois et demi plus tard, les investigations menées n’ayant pas permis d’identifier l’auteur et le directeur de publication de Réseau libre…

    Fin 2018, l’élu, s’appuyant sur « plusieurs indices graves et concordants », dépose une requête pour demander à la juge d’ordonner une série d’actes permettant, selon lui, de confirmer l’identité de l’auteur et animateur du site. Joint, Pierre Serne souhaite que la justice agisse contre « ce genre d’injures et de menaces, qui préfigurent parfois aussi des passages à l’acte » : « Les auteurs de ce site anonyme et caché, pourtant assez aisés à identifier, sévissent depuis des années en toute impunité, s’en sortent sans souci. […] Il est temps qu’ils soient eux aussi pourchassés, condamnés, affichés, mis hors d’état de nuire. Y compris quand ils sont bien camouflés et vivent officiellement des vies bien rangées de bons pères de famille, notables locaux ou cadres respectés »
    Est-ce dû à la plainte du conseiller régional, au démantèlement d’AFO ou à la conjonction des deux ? Toujours est-il que les administrateurs de Réseau libre prennent au sérieux la pression qui pèse sur eux.
    Dans un billet stupéfiant d’audace publié le 30 septembre 2018, ils menacent à leur tour… les « collabos de la DGSI ». Ils préviennent que « si nous nous sentons un peu trop étouffés par leur surveillance », « si Réseau libre devait être mis hors ligne ou ses admins inquiétés », les identités de certains agents « actifs » de la DGSI « dont nos contacts en haut lieu nous ont communiqué photos, adresses et numéros de téléphone » seront diffusées « automatiquement sur plusieurs réseaux sociaux, sites de réinformation, médias français et étrangers ! ».
    Mais, moins d’un mois plus tard, Réseau libre, dans un article intitulé « Clap de fin : le rideau tombe », annonce « fermer définitivement ses portes ». « La raison ? Non point les procédures judiciaires avérées ou non, les menaces diverses et variées. Non, tout simplement un constat réaliste qu’il n’y a en francarabia et probablement dans la plupart des pays occidentaux plus rien à sauver », se justifie l’administrateur en remerciant au passage « l’inestimable XR et Monsieur X ».

    Avant de renvoyer vers le site de Léon (un ancien contributeur très virulent) – qui affiche pour profession de foi « Vous vous préparez à un affrontement sans pitié dans vos villages et vos villes pour libérer notre pays ? Vous êtes Léon ! » –, Réseau libre offre à ses membres « un cadeau d’adieu » : les adresses mail d’un « ami de la Grande Serbie » qui permet « de s’équiper » et fournit une prestation « honnête, discrète et fiable ».
    Douze jours plus tard, Anonyme dépose l’un des derniers commentaires laissés sur Réseau libre. Il est très heureux. Il vient de recevoir sa commande. « Une arme de poing et une d’épaule, je n’en dis pas plus. Merci encore à Réseau libre d’avoir permis ceci ! »

    Matthieu Suc & Marine Turchi

    https://www.mediapart.fr/journal/france/010419/revelations-sur-des-patriotes-qui-projetaient-des-attentats-islamophobes

  • Bas salaires, logement trop cher, stop à la misère !
    https://grenoble.indymedia.org/articles-4/locaux/article/bas-salaires-logement-trop-cher-stop-a-la-misere

    Locaux | Logement / Squats, Révoltes / Luttes sociales Communiqué de presse du Dal 38 Aujourd’hui, pendant l’acte XX des gilets jaunes et à deux jours de la fin de la trêve hivernale, plus de 500 personnes ont défilé à Grenoble contre les expulsions, les coupures et le logement cher, pour le droit au logement. De la tour Perret au quartier de l’Arlequin, en passant par l’Abbaye, Léon Jouhaux, Malherbe et Teisseire, des slogans ont dénoncé les loyers trop chers pour des revenus trop bas, les logements vacants, les démolitions de logements sociaux et (...)

    #Locaux #Logement_/_Squats #Révoltes_/_Luttes_sociales

  • La ville de Plan-de-Cuques confie à Tetras-Libre le déploiement de PrimTux dans ses écoles
    https://linuxfr.org/news/la-ville-de-plan-de-cuques-confie-a-tetras-libre-le-deploiement-de-primtux-

    PrimTux est une distribution GNU/Linux éducative, fréquemment évoquée sur LinuxFr.org. Linux-Eole (acronyme de Ensemble Ouvert Libre et Évolutif, à ne pas confondre avec l’événement European Open Source & free software Law Event) est une distribution pour gérer les serveurs en milieu scolaire.

    L’entreprise Tétras Libre, « artisans du logiciel libre », s’est vue confier les déploiements de postes PrimTux et de serveurs Linux-Eole dans ses écoles de la ville de Plan-de-Cuques, dans les Bouches-du-Rhône. Les développements initiaux (GPL) avaient été réalisés pour la ville de Grenoble (« prise en main des postes à distance, diagnostics automatisés et modifications d’interface ») et il s’agit donc d’une mutualisation. lien n°1 : Prestation Primtux / Eole pour la Ville de Plan-de-Cuques lien n°2 : (...)

  • Pourquoi vous avez tout intérêt à rejoindre les gilets jaunes
    https://grenoble.indymedia.org/articles-4/locaux/article/pourquoi-vous-avez-tout-interet-a-rejoindre-les-gilets-jaunes

    par Cerise et Grenade - #Locaux | Révoltes / Luttes sociales Le mouvement des gilets jaunes, à Grenoble, est constitue en majorité de travailleurs aux revenus faibles, plus ou moins précaires, d’« auto-entrepreneurs », bref de la classe sociale à peine plus fortunée que les exclus, les marginaux et les gens dépendant directement d’allocations sociales. Même au niveau national, a part quelques rares intellectuels intègres et visionnaires (Merci F. Boulo et J. Branco entre autres), peu de membres de la classe moyenne rejoignent ce mouvement. Cette classe est (...)

    #Révoltes_/_Luttes_sociales

  • Comprendre les enjeux du blocage administratif qui a visé Indymedia Grenoble et Nantes
    https://grenoble.indymedia.org/articles-4/locaux/article/comprendre-les-enjeux-du-blocage-administratif-qui-a-vise-indyme

    Locaux | Répression / Contrôle social, #Média, #Édito, #Édito_complet Afin de mieux comprendre les enjeux et le cadre de la censure administrative qui a visé Indymedia Grenoble et Nantes il y a quelques mois, voici la vidéo d’une conférence mise en ligne il y a maintenant un an. Il est aussi intéressant de rappeler que le résultat du jugement rendu le 31 janvier dernier, et aboutissant à un non-blocage du site, a un caractère jurisprudentiel qui permet de tracer les contours de la définition du terrorisme en droit (...)

    #Locaux #Répression_/_Contrôle_social