city:halifax

  • Sorry, I don’t speak French! - URBANIA
    (article de mars 2009)
    https://urbania.ca/article/sorry-i-dont-speak-french


    Visuel JOSÉE BISAILLON

    Je vis dans un quartier branché, habité par des redingotes hassidiques, des robes de deuil portugaises et les jupes à « raz le plaisir » de filles venues de Toronto pour flâner indéfiniment dans nos rues accueillantes.

    Il y a cent ans, le Mile End était une petite ville indépendante avec son hôtel de ville, son église et une population majoritairement canadienne française. Au détour de la Seconde Guerre mondiale, les Juifs sont venus s’y installer en si grand nombre que la langue parlée par la majorité était le Yiddish. Au cours des années 1970, les Italiens et les Portugais y ont peu à peu remplacés les Juifs partis s’installer dans l’ouest et ont ouvert des commerces. Si bien qu’on retrouve, chez nous, les meilleurs cafés Italiens, des épiceries portugaises, des boucheries hébraïques et les meilleurs bagels au monde.

    Un quartier formidable donc et qui attire, pour cette raison même, une nouvelle ethnie toute blanche : le Canadien anglais. Mais attention, pas n’importe quelle sorte : l’alter mondialiste/écolo/ conscientisé/ artiste/et curieux de tout…sauf de la société québécoise. Il y a quelques années déjà que j’étudie cette ethnie avec attention et je m’étonne encore de l’incontournable : « Sorry, I don’t speak french » prononcés par des êtres aussi scolarisés qui disent avoir choisi de vivre à Montréal, P.Q., parce que la ville vibre distinctement de Toronto, Halifax, Calgary ou Vancouver.

    #Québec

  • Le porte container Yantian Express (Hapag-Lloyd ) en feu avec ses 7500 containers à 1000 Km de la cote est du Canada

    https://gcaptain.com/hapag-lloyd-containership-yantian-express-on-fire-off-east-coast-of-canada
    https://www.hapag-lloyd.com/en/press/releases/2019/01/containers-caught-fire-on-board-the-yantian-express.html

    A fire has broke out aboard a Hapag-Lloyd containership in the North Atlantic off the east coast of Canada.

    In a statement posted to its website, Hapag-Lloyd said the fire started January 3 in one container on the deck of the Yantian Express and has spread to additional containers.

    Efforts to extinguish the fire were launched immediately but were suspended due to a significant deterioration of weather conditions.

    At the time of the update, the ship was located approximately 650 nautical miles off the coast of Canada.

    The crew of 8 officers and 15 seafarers are unharmed, Hapag-Lloyd said.

    The ship was sailing from Colombo, Sri Lanka to Halifax, via the Suez Canal, where it was expected to arrive on January 4, according to AIS ship tracking data. 

    The U.S. Coast Guard said Friday afternoon that it is coordinating the response efforts to ensure the safety of the crew.

    Another commercial vessel, Happy Ranger, was just 20 miles from the position of the Yantian Express and has diverted to provide assistance. A commercial tugboat is also en route.

    The Coast Guard said it is monitoring the situation. 

    The 7,510 TEU vessel 320-meters-long and is flagged in German flag. The ship operates in the East Coast Loop 5 (EC5) service. It was built in 2002.

    “It is still too early to make a precise estimate of any damage to the vessel or its cargo. Hapag-Lloyd is closely cooperating with all relevant authorities,” Hapag-Lloyd said.

    Both the Yantian Express and Happy Ranger are participating in the Automated Mutual-Assistance Vessel Rescue System (AMVER) program. 

    “Thanks to the participation of mariners in the AMVER system, we were able to coordinate a quick response,” said Petty Officer 1st Class Kelly Badal, operations unit watchstander at the Fifth District command center. “This system is crucial to coordinating nearby vessels to provide assistance when an emergency arises far from Coast Guard assets.”

    No pollution or injuries have been reported. 

    • The incident adds to a busy start to the year in terms of maritime accidents.
      On December 31, the car carrier Sincerity Ace suffered a fire with five fatalities in the Pacific Ocean between Japan and Hawaii. This ship is now abandoned, adrift and the fire continues on board.
      On January 1, the mega containership MSC ZOE lost an estimated 270 containers overboard in heavy weather in the North Sea. No injuries were reported. 
      On January 2, a 308-foot Chinese-flagged fish carrier, named Ou Ya Leng No. 6, ran aground on an uninhabited atoll in the Marshall Islands. Currently the crew of 24 remain on board the vessel. 

    • Yantian Express Abandoned in North Atlantic Due to Ongoing Container Fire – gCaptain
      https://gcaptain.com/yantian-express-abandoned-in-north-atlantic-due-to-ongoing-container-fire


      MV Yantian Express, sous son nom précédent _MV Shanghai Express, navire sous pavillon allemand

      The crew of the containership Yantian Express has been evacuated as the container fire continues to burn on board the ship in the North Atlantica, Hapag-Lloyd said in an update on Sunday.

      The fire started in one container on January 3rd and has since spread to other containers.

      Due to bad weather conditions, the fire has not been successfully contained and has significantly increased in intensity at times, according to Hapag-Lloyd. The salvage tug Smit Nicobar is on scene fighting the fire but as of the latest update, the fire had not been extinguished.

      The crew of the Yantian Express, comprised of 8 officers and 16 crew, has now been evacuated to the Smit Nicobar. All are unharmed, the company reported.

      The ship was last reported to be approximately 800 nautical miles off the coast of Canada (Nova Scotia).

      Further developments of the situation on the Yantian Express are being monitored closely, and the firefighting efforts with the salvage tug are ongoing,” Hapag-Lloyd said in its update.

      The company added that it could not make a precise estimate of any damage to the ship or its cargo.

  • La grève chez Postes Canada inquiète les PME Terry Pedwell - La Presse canadienne - 23 Octobre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/economie/539678/la-greve-chez-postes-canada-inquiete-les-pme

    Les petites entreprises ont appelé les employés de Postes Canada à mettre fin rapidement aux grèves tournantes lancées lundi dans quatre villes, craignant qu’une grève prolongée ne réduise leurs bénéfices avant la période de magasinage des Fêtes.
    . . . . .
    Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), qui représente 50 000 employés des postes, a lancé lundi des grèves tournantes à Victoria, Edmonton, Windsor, Ontario et Halifax pour faire pression sur Postes Canada afin qu’elle accepte des modifications au contrat de travail.

    Le syndicat a indiqué que près de 9000 travailleurs et travailleuses de la région du Grand Toronto quitteraient leur emploi mardi à 0 h 01 (HE).


    Photo : Jacques Nadeau Archives Le Devoir Partout au Canada, les clients risquent d’être confrontés à des retards dans la livraison des colis et du courrier.

    « Pour que nous puissions conclure des accords, Postes Canada doit parler de la nature changeante du travail postal et des problèmes liés à la croissance du nombre de colis, a déclaré lundi Mike Palecek, le président national du STTP. Nous devons répondre aux préoccupations en matière de santé et de sécurité et au travail précaire, ainsi qu’à l’égalité des sexes. Nous resterons à la table de négociation et sur les lignes de piquetage aussi longtemps qu’il le faudra pour obtenir un accord équitable pour nos membres. »

    Partout au Canada, les clients risquent d’être confrontés à des retards dans la livraison des colis et du courrier, car Toronto est une plaque tournante du traitement, a prévenu Postes Canada dans une déclaration lundi soir.

    Toronto touchée mardi par les grèves de Postes Canada La Presse canadienne - - 23 Octobre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/politique/canada/539603/les-syndiques-de-postes-canada-sont-en-greve-a-victoria-edmonton-windsor-e

    Les grèves tournantes des syndiqués de Postes Canada se déplaceront à Toronto et en périphérie, mardi, lors de la deuxième journée de débrayage, ciblant ainsi la plus grande région métropolitaine du pays, où résident 5,9 millions de personnes.
     
    Dans un communiqué publié en fin de soirée lundi, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) précise que la grève touchera la grande région métropolitaine de Toronto, à l’exception de Scarborough, et la majorité de la région de l’indicatif 905.
    
Neuf mille travailleurs des postes seront alors en grève, selon le syndicat, qui assure que les négociations se poursuivent.
 
    Toronto est « un centre de tri important pour le courrier et les colis au Canada », a reconnu Postes Canada peu avant minuit dans un communiqué.
 


    Photo : Annik MH de Carufel Le Devoir Les débrayages de 24 heures ont été lancés dans la nuit de lundi à Victoria, à Edmonton, à Windsor et à Halifax.

    La société de la Couronne a expliqué que la grève tournante aura « un impact important » sur ses opérations. Ses clients pourraient donc constater des retards de livraison à l’échelle du pays, a-t-elle prévenu.
 
    Le syndicat, qui représente 50 000 employés, a entamé dans la nuit de lundi des grèves de 24 heures à Victoria, Edmonton, Windsor et Halifax.
 
    Cette forme de débrayage a été lancée après que les négociateurs n’ont pas réussi à conclure un nouvel accord pour renouveler la convention collective avant la date butoir de lundi, fixée par le syndicat.

    #Poste #Canada #Gréve

  • Canada : Prisonniers de la terre promise Catherine Lefebvre - 8 Septembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/vivre/voyage/536126/prisonniers-de-la-terre-promise

    Pendant la Première Guerre mondiale, le gouvernement canadien a voté une loi permettant d’enfermer les immigrants, de peur qu’ils soient des espions des pays ennemis. Le centre d’interprétation Camp Spirit Lake http://www.campspiritlake.ca/main.aspx?PageName=Visite%20Virtuelle en Abitibi raconte ce chapitre honteux de l’histoire du Canada.


    De nombreuses familles ukrainiennes arrivent au Canada à la fin du XIXe siècle. En 1896, Clifford Sifton, alors ministre de l’Intérieur, recommande à Wilfrid Laurier d’accueillir des immigrants agriculteurs pour coloniser les régions rurales canadiennes. L’Ukraine, grenier à blé du continent européen, figure en tête des pays à courtiser. Et pour cause ! « Le gouvernement canadien leur offrait 160 acres de terres gratuites en plus d’un montant d’argent pour démarrer, explique l’historien Roger Blanchette. À la même époque, beaucoup de Canadiens français du Québec migraient aussi vers l’Ouest. Mais eux, ils devaient acheter leurs terres ! »

    Moins de vingt ans plus tard, la Première Guerre mondiale éclate. Deux semaines après le début des combats, le 18 août 1914, le gouvernement canadien adopte la Loi sur les mesures de guerre, qui permet entre autres l’enregistrement de tous les « sujets d’un pays ennemi », en l’occurrence ceux provenant des Empires austro-hongrois et ottoman ainsi que de l’Allemagne. Lesdits sujets représentent 80 000 immigrants. Dans la mêlée, 8579 d’entre eux, dont plus de 5000 Ukrainiens, prennent le chemin des camps d’internement. Des Autrichiens, des Allemands, des Polonais, des Turcs et des Bulgares font aussi partie du lot. Au total, 24 camps sont installés au Canada. Un des plus reculés de tous se trouve à Spirit Lake, le deuxième camp en importance au pays, à quelques kilomètres d’Amos, en Abitibi.


     Photo : Musée McCord Vue sur les barraques du camp de détention à Spirit Lake, aux environs de 1916. Le camp fermera ses portes le 28 janvier 1917. Un total de 1312 personnes y ont été détenues.

    Les 109 premiers détenus arrivent le 13 janvier 1915, la veille du jour de l’An orthodoxe. « La particularité du camp de Spirit Lake est que les détenus pouvaient venir avec leur famille, même si elles habitaient plus loin, à Lilienville », raconte Jim Slobodian. Né à Rouyn-Noranda en 1947 d’un père ukrainien et d’une mère montréalaise, il est aujourd’hui président du centre d’interprétation Camp Spirit Lake, ouvert depuis 2011. « Le seul autre camp à accepter ça était situé à Vernon en Colombie-Britannique », ajoute-t-il.

    Sur place, 200 soldats canadiens qui les surveillent, en plus de 50 ouvriers payés de la ville d’Amos pour gérer les travaux forcés des détenus, principalement le défrichage des terres. « Le Canada a bafoué plusieurs conventions internationales, dont celles de La Haye, qui doit assurer le bien-être des détenus, raconte François Labbé, historien et directeur général à la Corporation de la Maison Dumulon à Rouyn-Noranda. C’est une époque extrêmement frauduleuse. »

    Bien que les conditions de vie soient loin d’être parfaites, peu de détenus tentent de s’échapper du camp. Isolée du reste du monde, étant donné les 480 km de forêt dense et la horde de moustiques féroces, la poignée d’évadés finit même par revenir au camp tellement les temps sont durs dans ce coin reculé, au bout du chemin de fer.

    Construire le pays
    En 1916, au milieu de la guerre, pas moins de 400 000 soldats canadiens sont en poste pour combattre l’« ennemi ». Or, le manque de main-d’œuvre se fait de plus en plus sentir au pays, étant donné l’essor des industries ferroviaire, minière et de l’acier. Le gouvernement canadien a l’éclair de génie de libérer des détenus dans le but de pallier le sérieux manque en « capital humain ». Ainsi, un premier groupe de 1000 détenus est libéré des camps québécois, à condition d’obéir aux lois canadiennes. « Les compagnies qui engagent d’ex-détenus doivent les payer au salaire courant et leur offrir des emplois permanents », précise Jim Slobodian. Au-delà de l’Abitibi, plusieurs autres grands travaux ont été effectués par les détenus des camps d’internement. « Ce sont eux qui ont mis en place les canaux des Grands Lacs et ont construit plusieurs chemins de fer », ajoute François Labbé.


     Photo : Bibliothèque et Archives Canada Au plus fort de la guerre, des familles entières ont été détenues.

    Enfin, le camp Spirit Lake ferme ses portes le 28 janvier 1917, sans qu’aucune compensation soit offerte aux détenus. Au fil de ses activités, un total de 1312 détenus est demeuré à Spirit Lake, et 19 d’entre eux sont décédés pendant leur internement au camp. « Après la fermeture du camp, plusieurs d’entre eux sont partis travailler dans l’Ouest canadien ou dans les mines de charbon à Black Lake, près d’Halifax, ajoute Jim Slobodian. Aucun des Ukrainiens détenus n’est resté en Abitibi à cette époque-là, une époque où seul Amos est le chef-lieu de toute la région. »

    Un chapitre oublié
    Puis, Spirit Lake prend le nom de La Ferme en 1918, alors que la municipalité devient une ferme expérimentale, l’idée de départ du gouvernement. Puis, comme par magie, ce sombre chapitre de l’histoire canadienne est rapidement relégué aux oubliettes.

    Étonnamment, les Ukrainiens reviennent en Abitibi pour travailler dans les mines dans les années 1920. À l’époque, l’Église catholique décourage fortement ses disciples de travailler dans les mines, sous prétexte que c’est l’image du purgatoire et que cela va à l’encontre de la mission agricole de l’Église. Il revient donc aux immigrants de descendre dans les cages.

    Et ce n’est qu’au moment d’ériger la croix haute de 24 mètres (80 pieds) sur l’église Saint-Viateur de Trécesson (le canton regroupant La Ferme et Villemontel), en 1941, que les travailleurs constatent de vieux bâtiments en ruine, quelque chose qui ressemble à un cimetière et un petit chemin qui menait aux familles des détenus.

    Il aura fallu 70 ans entre la découverte par hasard de l’ancien site du camp d’internement et l’ouverture du centre d’interprétation Camp Spirit Lake. Et pourtant, encore trop d’entre nous ignorent ce troublant passage de l’histoire canadienne.

    #Canada #Abitib #déportation #guerre #Ukraine #migrations #Histoire #conflit #guerres #première_guerre_mondiale #camps

  • Permis de tuer ? Masculinité, culture d’agression et armée
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2018/03/19/introduction-demilie-beauchesne-a-son-ouvrage-

    Selon l’Organisation mondiale de la santé, 35% des femmes dans le monde indiquent avoir subi des violences physiques ou sexuelles au cours de leur vie1. Une femme sur trois. Les Québécoises adultes comptent pour 92,8 % des victimes d’agression sexuelle, selon le Conseil du statut de la femme2. En matière de violences contre les femmes, les statistiques parlent d’elles-mêmes : nous vivons dans une société profondément inégale caractérisée par une vaste succession de violences à l’égard des femmes.

    De temps à autre, un cas de violence extrême fait la une des médias, tel un cas d’exception occultant tous les autres, lesquels sont désormais banals, ravalés au rang de faits divers. Ces événements retiennent momentanément l’attention du public puis s’estompent, pour finalement disparaître. Pendant ce temps sont négligées les violences systémiques à l’encontre des femmes.

    Pourtant, l’actualité amène son lot d’événements pour nous les rappeler. Pensons à certains élus provinciaux (tels que Gerry Sklavounos, député de Laurier-Dorion, ou Pierre Paradis, ex-ministre de l’Agriculture) qui se voient publiquement accusés de harcèlement ou de viol et sont aussitôt blanchis, faute de preuve ou en l’absence d’une « victime parfaite ». Ou à ce juge qui innocente un chauffeur de taxi d’Halifax ayant violé une cliente ivre et inconsciente, sous prétexte que la femme était peut-être consentante. Ou bien au maire de l’arrondissement de Montréal-Nord – et ancien policier du Service de police de la Ville de Montréal –, reconnu coupable d’attouchements sexuels sur une mineure. Ou encore au meurtre de Daphné Boudreault par son ex-conjoint, quelques heures à peine après qu’elle a alerté la police de Richelieu-Saint- Laurent, car elle se sentait menacée…

    La majorité des analyses de ces cas dits d’exception associent la violence à un individu seul ou encore mettent en cause la victime et, par le fait même, déresponsabilisent l’ensemble de la société. Or, il existe une trame commune à toutes ces violences. L’État est non seule- ment incapable de les prévenir, mais de plus il participe en quelque sorte à ces crimes, à ce silencieux féminicide.

    #virilité #masculinité #feminicide

    • Je soutiendrai la thèse selon laquelle Russell Williams n’est pas en contradiction avec les valeurs militaires canadiennes, mais est plutôt l’effet programmé et brutal d’une construction sociale de la domination à travers sa formation de militaire, laquelle reflète la socialisation à l’œuvre dans la société patriarcale.

  • Face à la Corée du Nord, la dissuasion nucléaire des Etats-Unis en question

    http://www.lemonde.fr/international/article/2017/11/22/face-a-la-coree-du-nord-la-dissuasion-nucleaire-des-etats-unis-en-question_5

    Le général Hyten, commandant des forces stratégiques américaines, a déclaré lors du forum sur la sécurité d’Halifax qu’il n’exécuterait pas un ordre « illégal » du président Trump.

    Le général John Hyten, commandant des forces stratégiques américaines, vient de nourrir malgré lui le débat de politique intérieure qui sévit aux Etats-Unis sur les capacités à gouverner du président Donald Trump. En août, celui-ci avait promis à la Corée du Nord une puissance « de feu et de fureur telle que le monde n’en a jamais vu ». Au Congrès, des élus démocrates veulent en conséquence mieux encadrer le pouvoir du président républicain, tenté de déclencher une frappe nucléaire préventive face à Kim Jong-un.

    Le général Hyten, présent au Forum international sur la sécurité d’Halifax (Canada) du 17 au 19 novembre, a expliqué pour sa part qu’il n’appliquerait pas aveuglément la décision éventuelle d’une telle apocalypse. « Je vais donner des conseils au président, il me dira quoi faire. Et si c’est illégal, devinez quoi ? Je dirai : “Monsieur le président, c’est illégal.” Et devinez ce qu’il fera ? Le président me demandera ce qui est légal. Puis nous apporterons des options, un ensemble de possibilités pour répondre à toutes les situations. Ce n’est pas si compliqué. »

    Le général dit se plier aux principes du droit de la guerre : la nécessité d’employer l’arme atomique, la proportionnalité de la réponse, la discrimination des cibles, la limitation des pertes civiles. « Si vous exécutez un ordre illégal, vous allez en prison pour le restant de votre vie ! Cela s’applique à l’arme nucléaire », a-t-il ajouté.

    « Fardeau de l’escalade »

    Au-delà de l’imprévisibilité de M. Trump, des raisons plus profondes, liées à la crédibilité de la dissuasion américaine, peuvent expliquer le retour d’un certain débat sur le nucléaire aux Etats-Unis. Le secrétaire à la défense, James Mattis, a demandé de « créer les conditions pour que la diplomatie fonctionne, tout en étant prêt, chaque minute, chaque jour, à répondre à tout événement en provenance de Corée du Nord », relate le général Hyten. Selon lui, l’assurance que cela pourrait « mal finir » pour Kim Jong-un « est un élément de dissuasion clair ».

    Les Etats-Unis ont un plan de modernisation de leur arsenal atomique de 1 500 milliards de dollars sur trente ans. Lancé par l’ancien président Barack Obama, il est confirmé par la nouvelle administration, en dépit des critiques sur son coût. « Les gens ont oublié ce qu’est le concept de la dissuasion », juge le commandant américain. Evident durant la guerre froide, « ce concept est beaucoup plus large au XXIe siècle. La dissuasion commence avec les armes nucléaires mais englobe les activités spatiales, le cyber et les armes conventionnelles ».

    La doctrine américaine a intégré de longue date la nécessité de gérer une éventuelle escalade par un recours limité à l’arme nucléaire, note Corentin Brustlein, de l’Institut français des relations internationales (IFRI), dans une analyse à paraître vendredi 24 novembre (« La Guerre nucléaire limitée : un renouveau stratégique américain »). Mais les Etats-Unis ont dû adapter leur posture face aux scénarios militaires posés par la Corée du Nord et la Russie, ainsi que face aux nouvelles armes de « déni d’accès » (des défenses antiaériennes puissantes). L’arsenal nucléaire comptera à l’avenir des armes plus « flexibles », c’est-à-dire de puissance variable ou duales (conventionnelles et nucléaires).

    « La probabilité est aujourd’hui plus grande que le seuil nucléaire soit franchi en premier par les adversaires des Etats-Unis, plutôt que par ces derniers ou par l’OTAN. Pour autant, le fardeau de l’escalade n’en apparaît pas moins lourd », explique M. Brustlein. Sous Obama, la priorité a été de « maximiser l’effet dissuasif initial, c’est-à-dire de décourager le premier emploi limité de l’arme nucléaire, plutôt que de démontrer la capacité à prendre l’ascendant à chaque palier d’une escalade ». Les plans militaires ont également intégré les capacités conventionnelles, cyber et spatiales.

    « Il faut un plan B »

    Le président Trump validera une nouvelle doctrine nucléaire début 2018. En attendant, « le Pentagone a dû revenir aux fondamentaux, notamment les principes de la “diplomatie de la violence” théorisée par Thomas Schelling, qui rappelait la nécessité de coupler la menace (de représailles ou d’interdiction) et la promesse de retenue si l’agresseur abandonne ses ambitions », écrit l’IFRI.

    Peut-on vivre avec une Corée du Nord nucléaire, se sont demandé les participants du forum d’Halifax ? « La réponse est oui. La question est plutôt : le veut-on ? », a répondu le général Hyten. « Nous devons admettre que la stratégie menée vis-à-vis de la Corée du Nord est un échec », a assuré l’ancien ministre israélien de la défense Moshe Yaalon, pour qui, par ailleurs, la menace principale demeure l’Iran.

    Les responsables militaires américains sont prudents, mais certains pensent qu’il faut frapper, confie au Monde Eliot Cohen, professeur à l’université Johns Hopkins de Washington. « Tout comme une partie de l’armée sud-coréenne, pour qui l’alternative est entre la guerre et le fait d’assumer que le pays soit un protectorat américain à vie. »

    La menace nord-coréenne atteint « le système d’alliance des Etats-Unis, car la Corée du Sud et le Japon ne font pas complètement confiance au parapluie nucléaire des Etats-Unis », a rappelé Sung-han Kim, de l’Institut Ilmin des relations internationales de Séoul. « Il nous faut un plan B car nos efforts diplomatiques ont échoué », estime aussi cet expert pour qui trois options se présentent : « L’achèvement complet du parapluie américain, le redéploiement d’armes nucléaires tactiques américaines en Corée du Sud, ou le développement par la Corée du Sud de ses propres armes. » Sur ce dernier point, le général Hyten a clairement répondu : « Non. »

  • Google will ‘de-rank’ RT articles to make them harder to find – Eric Schmidt — RT World News
    https://www.rt.com/news/410444-google-alphabet-derank-rt

    Eric Schmidt, the Executive Chairman of Google’s parent company Alphabet, says the company will “engineer” specific algorithms for RT and Sputnik to make their articles less prominent on the search engine’s news delivery services.

    “We are working on detecting and de-ranking those kinds of sites – it’s basically RT and Sputnik,” Schmidt said during a Q & A session at the Halifax International Security Forum in Canada on Saturday, when asked about whether Google facilitates “Russian propaganda.”

    “We are well of aware of it, and we are trying to engineer the systems to prevent that [the content being delivered to wide audiences]. But we don’t want to ban the sites – that’s not how we operate.”

    La censure qui a déjà frappé les sites des progressistes américains va maintenant vers la droite soutenue par les Russes... mais c’est toujours de la censure... économique, ou du « ranking ».

    During the discussion, Schmidt claimed that he was “very strongly not in favor of censorship,” but said that he has faith in “ranking” without acknowledging if the system might serve the same function. Schmidt, who joined Google in 2001, said that the company’s algorithm was capable of detecting “repetitive, exploitative, false, and weaponized” info, but did not elaborate on how these qualities were determined.

    #Google #Censure #Ranking

  • #Google will ‘de-rank’ RT articles to make them harder to find – Eric Schmidt
    https://www.rt.com/news/410444-google-alphabet-derank-rt

    Eric Schmidt, the Executive Chairman of Google’s parent company #Alphabet, says the company will “engineer” specific algorithms for RT and Sputnik to make their articles less prominent on the search engine’s news delivery services.

    “We are working on detecting and de-ranking those kinds of sites – it’s basically RT and Sputnik,” Schmidt said during a Q & A session at the Halifax International Security Forum in Canada on Saturday, when asked about whether Google facilitates “Russian propaganda.”

    • “Good to have Google on record as defying all logic and reason: facts aren’t allowed if they come from RT, ‘because Russia’ – even if we have Google on Congressional record saying they’ve found no manipulation of their platform or policy violations by RT,” Sputnik and RT Editor-in-Chief Margarita Simonyan said in a statement.

    • #rétropédalage !

      Google renonce à diminuer la visibilité de RT et Sputnik dans ses résultats - Tech - Numerama
      http://www.numerama.com/tech/309491-google-renonce-a-diminuer-la-visibilite-de-rt-et-sputnik-dans-ses-r

      Depuis qu’Eric Schmidt, patron d’Alphabet (la maison-mère de Google) a promis de rendre RT et Sputnik moins visibles dans ses résultats de recherche, l’entreprise fait l’objet de vives critiques en Russie. Elle a visiblement tenu à rassurer les deux médias, réputés proches du Kremlin, en informant le gendarme du web russe qu’aucun changement ne serait entrepris.

      Eric Schmidt, président d’Alphabet (la maison-mère de Google) a-t-il parlé trop vite à la mi-novembre, en affirmant que le moteur de recherche allait réduire la visibilité des résultats en provenance de RT et Sputnik, deux médias russes influents considérés comme des relais de propagande du Kremlin ?

      Depuis la promesse d’Eric Schmidt, formulée à l’occasion d’un salon annuel dédié à la sécurité — en réponse à une question d’un membre du public sur la visibilité de ces sites sur Google –, l’entreprise fait face à une vague de critiques en provenance de Russie. Et elle a visiblement tenu à préciser les propos du président d’Alphabet, à en juger par le courrier qu’elle a adressé au Roskomnadzor, l’autorité de contrôle du web russe.

      « Nous souhaitons vous indiquer qu’Eric Schmidt, en parlant du classement des sources sur le web, dont les sites Russia Today et Sputnik, faisait référence au travail en cours de Google pour améliorer l’efficacité des recherches. Nous ne modifions pas notre algorithme pour re-classifier [les résultats] » affirme ainsi Google dans ce texte publié sur le site du Roskomnadzor. Contactée par Reuters, une porte-parole de l’entreprise confirme l’envoi du courrier mais refuse d’en dire plus sur le sujet.

  • Au réveil
    Impossible de poser le pied par terre
    Je clopine jusqu’aux toilettes. Kafka

    Dans le miroir de la salle de bain
    Ma tête de cévenol
    Et le corps d’un scarabée vouté

    Un peu de lecture, mais rattrapé par
    Du sommeil lourd et sans rêve
    Julia, prévenue, monte et prend peur

    Les Moins que rien

    Pour Mon Oncle Stanley avec lequel j’ai passé l’une des nuits les plus étranges de ma vie et pour la docteure D. qui m’a bien soigné, ma gratitude à tous les deux

    Fontenay-sous-Bois, le 10 août 2017

    Chère Docteure

    Je ne sais pas comment vous remercier. Déjà, pour commencer, cela vous fera plaisir d’entendre que je vais mieux, grâce à vous, grâce à votre équipe. Les heures que j’ai passées aux urgences de lundi à mardi comptent parmi les plus riches de mon existence, qui compte déjà quelques trésors.

    Quand vous êtes entrée dans notre chambre à l’Oncle Stanley et moi, je dois vous dire que je n’en menais pas large et le désespoir guettait. Et j’ai repris espoir en vous voyant beurrer les biscottes de l’Oncle Stanley, je me suis cette toubib qui beurre les tartines du vieux Mr Lawson, je peux d’emblée lui faire confiance.

    Vous ne connaissez peut-être pas un photographe helvético-états-unien qui s’appelle Robert Frank et que j’ai étudié il y a une trentaine d’années. Robert Frank a photographié son voisin d’hôpital à Halifax en Nouvelle Écosse au Canada et dans la gélatine il a écrit sa tendresse pour ce Mr Lawson, l’Oncle Stanley. Et c’est à cette série d’images que j’ai tout de suite pensé quand j’ai fait la connaissance du vieux monsieur avec qui j’ai partagé ma chambre.

    Vous faites un travail admirable. Vous êtes manifestement compétente, mais vous êtes aussi tellement dévouée et attentionnée, je ne sais pas si en haut-lieu on vous le dit de temps en temps, les hauts-lieux sont parfois ingrats, comme nous allons le voir, en tout cas, moi, je vous le dis. Cela ne changera pas grand-chose à pas grand-chose, cela vous fera peut-être plaisir de l’entendre.

    Il y a un peu plus d’un mois, le petit morveux que les veaux de Français ont été guidés d’élire pour président a eu cette parole remarquablement révélatrice, il a parlé des anonymes, en disant « des gens qui ne sont riens ». Vous n’imaginez pas à quel point cela m’a mis en colère. J’ai eu une envie irrépressible de le gifler comme on ne devrait pas gifler un adolescent présomptueux qui vous manque de respect.

    Depuis, je prends note de toutes sortes de situations dans lesquelles des moins que rien étalent des richesses insoupçonnées, surtout d’humanité et, cette nuit, dans votre service, j’ai été servi de très copieuses rations de pareils trésors. Vous, votre confrère infectiologue, Kevin, les infirmiers, les aides-soignantes et Mon (inénarrable) Oncle Stanley. À toutes et tous, merci, du fond du cœur, j’ai l’intuition qu’on ne doit pas vous le dire assez. Vous êtes à la fois des sentinelles et des remparts de ce qu’il y a et doit rester de meilleur en nous.

    Pour vous remercier, toutes et tous, je vous envoie un extrait d’un texte en cours que je suis en train d’écrire. Cela s’intitule Mon Oiseau bleu , ce sont des poèmes très brefs en trois vers librement écrits sans bien suivre des règles japonaises ancestrales eux appellent cela des haïkus , je ne suis pas très sûr que mes petits poèmes en soient de très bons et surtout de très authentiques, mais au moins ils vous raconteront comment un patient vit les choses dans votre service, dans lequel, je dois vous le dire, on dort très mal !

    Avec mon respect, mon amitié et mes remerciements

    Philippe De Jonckheere

    PS : je joins à cet envoi, un exemplaire de mon roman Une Fuite en Égypte pour la bibliothèque du CE (vous pouvez être la première à le lire avant de le verser à la bibliothèque !). Mon prochain livre sorte en 2018, il s’intitulera Raffut et il parle de rugby et de handicap mental, vous pourrez l’offrir à votre mari !

    Aux urgences de Bry-sur-Marne
    Dans la salle d’attente
    Une belle variété de personnes

    Un téléviseur allumé
    Longtemps que je n’en avais vu un
    En fait tout va bien dans le monde

    En fait tout va bien dans le monde
    Macron a déjà tout réparé
    Encore un peu de terrorisme qui fait chier

    Encore un peu de terrorisme qui fait chier
    Mais dans l’ensemble tout va
    Dormez braves gens

    Dormez braves gens
    Et, de fait, personne ne regarde
    Le téléviseur muet

    Le téléviseur muet
    Suis-je le seul à le remarquer ?
    Tous plongés dans leur téléphone

    Une très chouette infirmière
    Me demande si je suis belge
    Son compagnon s’appelle comme moi

    Profession ?
    J’ose (pour rire)
    Écrivain !

    Ah ? dans nos fichiers
    Vous êtes connu comme informaticien
    J’emmerde l’informatique !

    Une chouette docteure
    Se frotte les mains avec intérêt
    Pour mes rougeurs pas ragoûtantes

    Je lui propose de la cartographie expérimentale
    Elle dessine au stylo-bille
    Les contours de mes rougeurs

    Je suis aux urgences
    Et je pense aux cartographes
    De mon Facebook®©™ bio

    Je grelote
    En plein mois d’août
    Autour de moi les gens sont en nage

    On me propose la nuitée
    Je ne refuse jamais
    De dormir ailleurs

    Mon hôte s’appelle Kevin
    Un chouette infirmier
    Qui me parle comme à un vieillard

    Kevin me propose un plateau-repas, j’accepte
    Mais je préviens Kevin que je n’ai pas mangé
    Depuis trois jours, je vais picorer, au mieux

    Kevin, le chouette infirmier
    Me fait remarquer que cela ne le changera
    Pas des autres patients, tous très âgés

    Et, de fait, on amène mon compagnon de la nuit
    Un très vieux monsieur qui me fait penser
    Immédiatement à Mr Lawson de Robert Frank

    Mon Mr Lawson,
    Mon Oncle Stanley à moi
    S’appelle Roger

    Mon Oncle Stanley ne tient plus sur ses jambes
    Ne maîtrise plus ni mains ni sphincters
    Mais il a une bouille. Et un sourire édenté !

    Il n’entend plus très bien
    Du coup il parle
    Très très très, très, très fort

    Et aussi, et ça j’aime
    À un point ! il rit
    Très très très, très, très fort

    Et, le pauvre !
    Il a mal partout
    Dans n’importe quelle position

    Mais il rit
    Il a l’œil
    Qui pétille

    Je comprends mal
    Ce qu’il me dit
    Mais on se comprend bien

    Kevin est un peu las des nombreuses demandes
    De changements de positions de Mon Oncle Stanley
    Alors j’apprends à me servir des commandes du lit

    Mon Oncle Stanley et moi
    On trouve des positions
    Pas toutes dans le manuel

    Et ça le fait rire
    Mais rire
    Très très très, très, très fort

    Je ne vais pas tarder
    À découvrir que Mon Oncle Stanley
    A d’autres talents

    Julia s’égare
    Pour me rapporter mes affaires
    Fine psychologue, sans sens de l’orientation

    Elle a oublié mon respirateur
    On rit très très très, très, très fort
    Fine psychologue, tête en l’air

    Je m’endors
    Je me réveille, Julia a branché mon respirateur
    Et me tend le masque, m’embrasse, s’en va, je dors

    Choses entendues et choses vues
    La nuit sera longue aux urgences
    Et les nerfs de tous très éprouvés

    Des hommes sombres (pompiers ?)
    Poussent un brancard sur lequel
    Git un homme sans vie

    Mais trouvez-nous quelqu’un
    Elle est en train de se maculer
    Avec ses selles !

    Voix de Kevin, paniqué
    Mais Madame où est-ce que
    Vous allez, vous ne pouvez pas marcher ?

    Chute (bruyante)
    Kevin hurle (bruyamment)
    Un numéro codé

    Des collègues rappliquent
    Saint-Lazare à 8 heures serait
    Plus tranquille pour dormir

    Kevin, lampe de poche dans la bouche
    Soulève mon bras, prend mes constantes
    Et répond au téléphone, il est trois heures

    Mais pourquoi ils nous l’amènent
    Il ne va pas passer six heures ?
    Je ne dors plus, je ne veux plus

    Aux toilettes je découvre
    Que les rougeurs ont fraudé les frontières
    Et sont désormais dans l’aine. J’ai peur

    Je prends mon téléphone de poche
    Et je tâche de prendre en note
    Mes poèmes de ma nuit aux urgences

    http://www.desordre.net/bloc/ursula/2017/sons/agnel_minton.mp3

    J’ai passé la nuit
    Avec Phil Minton
    Et Sophie Agnel

    Le vieux monsieur à côté de moi
    A un très étonnant répertoire
    De raclements de gorge

    Et avec la tringlerie de son lit
    Il produit une grande variété sonore
    Nuit aux urgences

    (Tête de Sophie Agnel
    Quand elle a reçu
    Ces neuf lignes !)

    Arrivée de l’équipe du matin, soupirs
    Des aides-soignantes qui doivent passer la wassingue
    Sur les scènes de guerre de la nuit

    La vieille dame qui ne peut plus marcher
    Fait une nouvelle tentative d’évasion
    J’ai de l’admiration pour son opiniâtreté

    Quant à la dame qui fait du Gasiorowski
    Elle a, apparemment
    De nouvelles idées

    Mon Oncle Stanley à moi
    A des accidents de pistolet
    C’est comme ça qu’on dit

    Bref, c’est la foire
    La visite de la docteure
    Arrive avec le petit-déjeuner, tard

    Mon Oncle Stanley à moi
    N’a plus aucune maîtrise de ses mains
    Mais il tente de se débrouiller

    Un jour, peut-être
    Je me battrais avec la cellophane
    D’un duo de biscottes

    La docteure est chouette
    Elle vient en aide à l’Oncle Stanley
    Elle lui beurre ses biscottes

    La docteure est chouette
    Elle beurre les biscottes, pendant que cela
    Continue d’être la guerre pour les aides-soignantes

    La docteure est chouette
    Elle prend beaucoup de précautions
    Pour ménager l’Oncle Stanley

    Elle note deux ou trois trucs
    Mesure une plaie avec un petit décimètre
    D’écolière, bonne élève, débrouillarde (et souple)

    Elle voit que les aides-soignantes sont au clip
    Aide l’Oncle Stanley avec son jus d’orange
    Et d’un très beau sourire, s’excuse

    Vous êtes Monsieur De Jonckheere
    Vous êtes arrivé hier à 1800 avec épisodes fébriles
    Vous avez un érysipèle, dites-moi

    Elle est chouette,
    Elle écoute tout attentivement
    Elle me fait préciser des trucs

    Elle regarde attentivement la cartographie expérimentale
    Les rouges gagnent du terrain, mais reculent pas endroits
    Elle est rassurante, pas d’amputation ? Non pas encore !

    Elle est chouette,
    Elle me rassure
    Ce n’est pas moche, dit-elle

    Elle est chouette
    Elle promet de revenir avec un confrère
    Infectiologue, pour être sûre, dit-elle

    J’échange quelques messages avec Julia
    Avec Clément, je rassure mon monde
    Mais quelle nuit !

    On emmène Mon Oncle Stanley
    À la radiographie, ça l’amuse beaucoup
    Il rit très très très, très, très fort

    http://www.desordre.net/musique/zappa_illinois_ennema_bandit.mp3

    Où je découvre que, par je ne sais quel miracle
    J’ai dû faire un test, que sais-je ? sur mon téléphone
    Se trouve tout Bongo Fury de Frank Zappa

    Je profite de l’absence de Mon Oncle Stanley
    Pour écouter Zappa au téléphone
    Comme Proust écoutait du théâtre

    Sophie Agnel me répond
    Je suis devenu ami avec elle
    On rigole à propos de Phil Minton

    Je lis Les Beaux jours d’Aranjuez
    De Peter Handke, splendide
    Aux antipodes du navet de Wenders

    Dans le couloir j’entends
    La chouette toubib parler de moi
    C’est un Monsieur, la soixantaine

    Arrive l’infectiologue
    Je ne savais pas qu’un jour
    Je serais content d’en voir un

    La chouette toubib lui dit que ma CPS
    Était à 220, je corrige, 227
    C’est bon, j’ai leur attention

    L’infectiologue étudie la cartographie expérimentale
    Inspecte mes pieds, trouve à redire
    Un mois dans les Cévennes, des pieds de Cévenol

    Il montre une région de la carte
    Où il décèle le recul des Rouges
    Je suis confiant, dit-il

    La chouette toubib me sourit
    Cette docteure aime ce qu’elle fait
    Elle est complètement du côté de la vie

    Je vais tout de suite signer
    Vos papiers de sortie
    Appelez votre fils

    Huit heures plus tôt
    Je considérais la vie
    Amputé

    Arrivent Mon Oncle Stanley et son plateau
    Pas d’aide soignante, je lui propose de l’aider
    Je lui coupe sa viande et lui donne une bouchée

    Il a un sourire extraordinaire
    Elle est bonne exulte-t-il
    Cet homme a encore du plaisir

    Il rate une bouchée
    On rit très très très, très, très fort
    Je voudrais l’embrasser

    L’aide-soignante me voit catastrophée
    Je la rassure, j’aime ce que je fais
    Tellement plus que l’ open space , pense-je

    Et je pense justement que si mes collègues
    Me voyaient et m’entendaient
    Rire très très très, très, très fort…

    Avec l’aide-soignante qui a repris les commandes
    Pendant qu’elle donne à manger à Mon Oncle Stanley
    On parle des citronniers de son enfance, en Algérie

    Clément arrive, quand je sors
    La guerre est finie
    Mme Gasiorowski est passée à autre chose

    La chouette toubib me signe les papiers
    Elle me donne des prescriptions
    Et des conseils, elle rayonne

    Elle me demande comment je me sens ?
    Je réponds soulagé, mais très fatigué
    Je n’entrerai pas dans une mêlée, dis-je

    Ah je me disais aussi
    Vous êtes comme mon mari
    Un faux sauvage, un rugbyman

    Je la remercie, j’ai tellement d’admiration
    Pour cette docteure qui beurre les tartines
    De Mon Oncle Stanley, elle est solaire

    Je fais mes adieux à Mon Oncle Stanley
    Je suis obligé de guider sa main dans la mienne
    Cet homme m’a redonné de l’espoir, pour longtemps

    Et quand je pars finalement
    Il dit très très très, très, très fort
    Au revoir mon petit gars !

    Je pourrais pleurer
    D’être le petit gars
    De Mon Oncle Stanley

    Arrivés à la maison
    Clément m’aide
    Je n’ai toujours pas faim

    Je tente de grappiller
    Quelques heures de sommeil
    En pensant à Mon Oncle Stanley

    Cela faisait longtemps
    Que je n’avais pas vécu
    Une telle aventure !

    Le reste de la journée
    Est évidemment
    Très morne

    Cela ne peut pas être
    Urgences à Bry-sur-Marne
    Tous les jours !

    #mon_oiseau_bleu

  • Ports America Signed to Nova Scotia Mega-Port Project – gCaptain
    https://gcaptain.com/ports-america-recruited-to-nova-scotia-mega-port-project


    Sydney Harbor, Nova Scotia

    U.S. terminal operator Ports America and #Sydney_Harbour Investment Partners have announced an agreement for the promotion, development and management of the proposed Novaporte deepwater mega-port in Sydney Harbour, #Nova_Scotia capable of accommodating the world’s largest ships.

    Sydney Harbour Investment Partners, or SHIP, is a private company with exclusive development rights to the approximately 500 acres at the Port of Sydney. Now with the support of Ports America and a specially formed development group, they plan build a dedicated, semi-automated, deep-water marine container facility capable of handling 18,000+ TEU Ultra Large Container Vessels.
    […]
    Novaporte is a uniquely located deep water port able to handle the largest of the next generation of ultra-large container vessels,” said Peter Ford, Chief Strategy Officer at Ports America. “Geographically, it is the first stop for vessels on the Great Circle Route from Europe and Asia via the Suez. It has abundant land, an adjacent 1,200-acre logistics park and is located in a foreign trade zone. Add to that abundant power, road and rail, as well as a skilled work force, and you have the makings of an East Coast gateway for the next generation of super ships.

  • Le défilé des prophètes laïcs Gaëtan Pelletier
    https://gaetanpelletier.wordpress.com/2016/09/23/le-defile-des-prophetes-laics
    « Le monde a besoin de plus de Canada. Le monde a besoin de plus de pays comme le Canada ! » Bono 
    « La pauvreté est sexiste ». Justin Trudeau
    « Je l’admets, je suis un peu obsédé par les engrais. À vrai dire, c’est leur rôle qui me fascine, pas leur utilisation. J’assiste à des réunions où les engrais constituent un sujet de conversation des plus sérieux. »  Bill Gates 


    . . . .

    Fascinés par le Canada ? On notera que le Canada est le pays qui a le plus encouragé les investissements offshore. 

    Aussi étonnant que cela puisse paraître, le Canada favorise de mille manières les détenteurs de fortune et les entreprises cherchant à contourner son système fiscal et ses lois. Pour ce faire, il a largement contribué à créer les paradis fiscaux des Caraïbes à partir des années 1950. Sous l’impulsion de banquiers, juristes et hommes politiques canadiens, ces législations se sont converties en des États de complaisance dont certaines comptent aujourd’hui parmi les plus redoutables du monde. Un ancien ministre canadien des Finances a développé le modèle offshore des Bahamas. Un avocat de Calgary, ancien bonze du parti conservateur, a structuré aux Îles Caïmans des lois rendant opaque le secret bancaire. Le gouvernement du Canada a fait de la Barbade le havre fiscal de prédilection des entreprises canadiennes. Aujourd’hui, le Canada partage son siège dans les instances de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international avec un collectif de paradis fiscaux de la Caraïbe britannique. Inévitablement, le Canada s’est trouvé dominé par ses propres créatures. Le voici à Halifax ou à Toronto liant ses destinés avec des institutions des Bermudes, quand le gouvernement fédéral n’en est pas à signer un accord de libre-échange avec le Panama, repaire mondial des narcotrafiquants. Cela, sur fond de rumeur persistante d’une annexion directe au territoire canadien de législations de complaisance telles que les Îles Turques-et-Caciques. Les échappatoires qu’il prévoit au profit des sociétés justifient à l’étranger des délocalisations vers chez lui, exactement comme s’il s’agissait du Luxembourg ou de Belize. Ce livre porte sur ces dérives qui, de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui, font structurellement du Canada un paradis fiscal. (3) La médiocratie, Alain Deneault.

    On dirait maintenant que les miroirs se regardent entre eux. Ça dépasse le Frankenstein de Mary Shelley : on veut créer ne créature mono-penseure à la limite de la robotique qui a l’avantage d’être guérie à grands coûts… par des laboratoires pharmaceutiques qui vendent à coûts grands. On se miroite narcissiquement jusqu’à la moelle.

    . . . . .

    #Canada #offshore #Caraïbes #Bahamas #Îles_Caïmans #Bermudes #Panama #paradis_fiscaux #évasion_fiscale #paradis-fiscaux #CETA

  • Canada sending largest icebreaker to North Pole to bolster Arctic claim | CTV News
    http://www.ctvnews.ca/canada/canada-sending-largest-icebreaker-to-north-pole-to-bolster-arctic-claim-1.29

    HALIFAX — Canada’s largest icebreaker is preparing for a critical expedition to the North Pole, marking the country’s final mission in the High Arctic before making an official claim to the barren, but strategically important area at the top of the world.

    The Canadian Coast Guard Ship Louis S. St-Laurent is scheduled to leave Halifax harbour on Friday, carrying a team of international — and somewhat excited — scientists and high-tech gear for mapping the ocean floor.

    #arctique #frontières #canada

  • Les filles gagnent moins que les garçons, dès l’argent de poche ! (Ouest France)
    http://www.ouest-france.fr/societe/les-filles-gagnent-moins-que-les-garcons-des-largent-de-poche-4272889

    La différence de revenus entre hommes et femmes commence dès 8 ans au Royaume-Uni : les garçons reçoivent 12 % de plus d’argent de poche que les filles, selon une étude de la banque Halifax publiée vendredi.

    #éducation #famille #argent_de_poche #sexisme #genre

  • Le 67ème #Prix_Italia a commencé à Turin
    http://www.prixitalia.rai.it

    Avec un nouveau concours, New Radio Formats, dans lequel sont sélectionnés :

    "CARGOLAND: The Pirate" - #LU_OLKOWSKI, United States
    In this episode, Lu Olkowski meets one man embodying the spirit of the sadly, fast-fading waterfront.
    http://cargoland.kcrw.com/the-pirate

    "Dr. Clock" - #VERONICA_SIMMONDS, Canada
    The story of a horologist living in Halifax, Nova Scotia, who is the first person to tell you time does not exist.
    http://www.abc.net.au/radionational/programs/soundproof/dr-clock/6075288

    "In One Ear and Out the Other" – #ABC, Australia
    Where does the sound go when it gets inside your ears? A bizarre trip inside the brain of Producer #Tim_Hinman, as he does his best to follow the pathways of cognition to the source – only to be confronted with an increasingly strange inner universe.
    http://www.abc.net.au/radionational/programs/radiotonic/in-one-ear-out-the-other/5861876

    "Movies in Your Head" - RADIOTOPIA’S THE HEART, Canada
    How does one’s sense of reality fail when falling in love? Why do we sometimes find ourselves lost in dreams of the future with someone we’ve met once or twice?
    http://www.theheartradio.org

    "Pamela" – Atelier de création sonore radiophonique (#Acsr) Belgium
    A sentimental, saccharine radio drama infested with a poetic, yet trashy virus, mingling everything and wreaking havoc in the highly conventional maudlin universe of Pamela and John.
    https://soundcloud.com/acsr_bxl/pamela-de-sebastian-dicenaire-episode1

    "Polyphaune #6: parade amoureuse" - #Phaune_RADIO, France
    24 hours a day, Phaune Radio invites you to explore the animal kingdom and its worlds of sounds, to travel ever closer to wild and imaginary biotopes.
    https://soundcloud.com/phaune-radio/polyphaune-6-parade-amoureuse

    "The Hurricane" – #MITRA_KABOLI, United States
    Eintagsliebe , a sort of real German word meaning “one-day’s love” or, a “fling”. It can be analogous to the mayfly, eintagsfliege. The mayfly sneaks in through an open window and lives her mayfly life to the fullest - perhaps even finding her true mayfly love. Before she knows it, death has overtaken her.
    http://www.theheartradio.org/episodes/thehurricane

    "The Savage Bull" – #RTÉ, Ireland
    A radio diptych depicting the brutalisation of war. In two parts: first, a Holocaust commemoration and then, a portrayal of the intense conflict in Gaza.

    "Total vocal" - #ARTE_Radio, France
    Do Automated Voices have a Soul? Nicolas Guadagno dreams up a world where automated voices go off the rails, revolt and express themselves.
    http://arteradio.com/serie/total_vocal

    #création_radio #audio

  • Nouveau crash d’un Airbus A320 au Canada : pas de blessé grave parmi les 137 personnes à bord
    http://www.brujitafr.fr/2015/03/nouveau-crash-d-un-airbus-a320-au-canada-pas-de-blesse-grave-parmi-les-137

    Un A320 a connu un atterrissage plus que difficile ce dimanche matin à l’aéroport d’Halifax, au Canada.

    L’avion, un airbus A320, est sorti de la piste avec 132 passagers et 5 membres d’équipage.

    Selon Air Canada, tous les passagers ont pu quitter l’appareil et il n’y aurait pas de blessé grave.

    Le mauvais temps serait la cause du problème. Une ligne électrique a été touché, ce qui a plongé l’aéroport dans le noir un moment.

    source via Maître Confucius

    Les avions à travers le monde = ça ne tourne pas rond ! - MOINS de BIENS PLUS de LIENSCommentaire trouvé ici : Permafrost a dit... 24/03 : crash en France. 24/03 : un avion se pose d’urgence en Chine ; panne mécanique : (...)

  • Canadian jailed for refusing to unlock his phone at the airport
    https://www.hackread.com/canadian-jailed-for-refusing-to-unlock-his-phone-at-the-airport

    Alian Philippon, a 38-year-old citizen from Ste-Anne-des-Plaines, Quebec, will be facing up to 24,000 Canadian Dollars fine and one-year jail time for refusing to unlock his BlackBerry smartphone during airport security checking.

    Reportedly, Philipon has been charged with ““obstructing border officials” for obstructing a detailed and intensive security screening by Halifax airport’s border service officials.

    The Canadian has been detained since he did not let the security officials check his phone data by refusing to provide its password to Canada Border Services Agency (CBSA) officers. He arrived this week from the Dominican Republic.

    • http://ici.radio-canada.ca/regions/atlantique/2015/03/05/008-accusation-mot-de-passe-telephone-douanes.shtml

      Rob Currie, de la Faculté de droit de l’Université Dalhousie, explique que les services douaniers ont le droit d’inspecter tout objet que les voyageurs amènent dans le pays, y compris les téléphones, tablettes et ordinateurs.

      Les voyageurs sont-ils tenus de divulguer le mot de passe de ces appareils ? Rob Currie affirme que les tribunaux ne se sont pas encore prononcés à ce sujet. Selon lui, l’inspection d’un téléphone est une chose, et le fait d’aider ou non les douaniers à faire une inspection est une autre question.

      M. Currie ajoute qu’il n’est pas clairement stipulé dans les lois au Canada que les douaniers ont le droit d’exiger un mot de passe pour inspecter ces appareils. L’accusation d’entrave à leur travail repose sur cette question, et la suite des procédures judiciaires dans cette affaire sera très intéressante, dit-il.

  • NunatsiaqOnline 2014-03-20: NEWS: Fednav introduces its latest Arctic ship: MV Nunavik

    http://www.nunatsiaqonline.ca/stories/article/65674fednav_introduces_its_latest_arctic_ship_mv_nunavik

    Named after the region it will serve, at least for the first part of its life, Fednav’s latest ice-class cargo ship, the MV Nunavik, will soon be on its way to Deception Bay to pick up mineral concentrates bound for markets in Europe.

    The Nunavik is in Halifax at the moment, said Tim Keane, senior manager of Arctic operations and projects, but within a week, it will make its maiden voyage laden with supplies for the Canadian Royalties-owned Nunavik Nickel mine just east of Salluit on the Hudson Strait coastline of Nunavik.

    #arctique #canada #transport_maritime

  • Pentagon Releases Strategy for Arctic - NYTimes.com

    http://www.nytimes.com/2013/11/23/world/pentagon-releases-strategy-for-arctic.html?emc=edit_tnt_20131123&tntemail0=

    WASHINGTON — As a shrinking northern ice cap sets the stage for increased competition over natural resources, Defense Secretary Chuck Hagel on Friday released the Pentagon’s first “Arctic Strategy,” intended to safeguard American security interests and the region’s environment.

    –—

    Canada welcomes U.S. Arctic strategy

    http://www.bramptonguardian.com/news-story/4233687-canada-welcomes-u-s-arctic-strategy

    Canada welcomes U.S. Arctic strategy

    HALIFAX - A new Arctic strategy released by the U.S. is welcome and “entirely consistent” with Canada’s approach in the region Defence Minister Rob Nicholson said Saturday.

    Speaking as part of a panel at the Halifax International Security Forum Nicholson said the strategy outlined Friday by U.S. Defence Secretary Chuck Hagel focuses domestically on the north within a context of international cooperation.

    “Certainly the Americans have a large stake in this and this (strategy) is appropriate. We view this as a low tension area and so we reach out and want to have cooperation between other countries.”

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    Climate change will make the Arctic a new battleground. Here’s how America will fight | Grist

    http://grist.org/news/climate-change-will-make-the-arctic-a-new-battleground-heres-how-america-will

    U.S. Defense Secretary Chuck Hagel laid out the Pentagon’s first-ever Arctic strategy — a military strategy designed to keep the fast-melting region peaceful and clean as it is plundered by drillers and traversed by shippers. From his speech on Friday [PDF]:

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    Putin’s green security strategy goes Arctic | Barentsobserver

    http://barentsobserver.com/en/nature/2013/11/putins-green-security-strategy-goes-arctic-27-11

    A new federal Environmental Security Strategy will have a high focus on Arctic issues, as well as on cross-border pollution, President Putin says.

    #arctique #géostratégie #russie #états-unis

  • La Coop Media, un réseau canadien de médias alternatifs
    http://www.mediacoop.ca/about

    La Coop Média est un réseau pancanadien de coopératives locales se consacrant à assurer une couverture médiatique participative et locale.

    A noter dans cette page de présentation :

    Structure La Coop Média est financée par son lectorat et gérée par ses membres. Elle dépend de la participation de centaines de personnes qui la font vivre grâce à leurs discussions, leurs photographies, leurs reportages, leurs vidéos et toutes autres formes de journalisme participatif. Elle cherche aussi à financer des journalistes expérimentées afin de produire des reportages approfondis de qualité en puisant autant que possible parmi les idées et le contenu générés par les membres. La Coop Média est formellement organisée comme une coopérative de solidarité avec trois types de membres : les lectrices, les contributrices et les rédactrices. Le conseil d’administration compte des représentantes de chaque type de membres (une lectrice, une contributrice et trois éditrices). La Coop entend représenter les intérêts communs de différents groupes. Par exemple, les lectrices veulent une couverture médiatique de qualité et locale, et sont disposées à payer pour l’obtenir ; les contributrices veulent couvrir des enjeux sans la contrainte de la presse commerciale et être rémunérées pour leur travail ; les rédactrices se chargent d’organiser la coopérative et d’assurer la gestion quotidienne.

    Présentation : In February 2009, editors of the Dominion newspaper established Canada’s first democratically-run news media co-operative in Halifax, Nova Scotia. New chapters will be sprouting up across the country to offer a progressive and community-based alternative to the corporate news model.
    http://www.youtube.com/watch?v=84kNemIQti0&feature=player_embedded#

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